Silvestre de Sacy – Relation de l'Égypte par Abd-Allatif (Paris 1810) — archive.org text layer

History/Historians – Arabic medieval · ʿAbd al-Laṭīf al-Baghdādī — al-Ifāda wa-l-iʿtibār (account of Egypt, 1200–01) · none · L0 witness

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Attribution: Silvestre de Sacy – Relation de l'Égypte par Abd-Allatif (Paris 1810); public domain in Canada (death year verified: Silvestre de Sacy d.1838 (https://www.wikidata.org/wiki/Q507774 d. 1838-02-21) — staged at corpus/incoming/histories/historians/abd-al-latif-relation/sacy-relation-abd-allatif-1810.pdf from https://archive.org/details/bub_gb_tNivq4w3_EAC (HIST-1, 2026-09-29)); OCR text by the Kemetic project, Yousef Hanna 2026.

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17,395 lines · a line number is a link to itself
refL0 witness
p. 188
22369relation de
22370l’égypte.
22371, 5g
22372t
22373di*““— *- *«
22374pas trompé. Hérodote compare roeufr^codae^poLT*
2237586"” "* “ SOit
22376de lote ; et AI. Geoffroy assure «ne r«.
22377..
22378,
22379,
22380.
22381’ P U
22382ë rosseur
22383> à celui
22384l'œuf est parfaitement exact. Mais n'y'auro it
22385il
22386'* di ' nension *
22387différence entre les deux espèces de crocodile du Nil
22388! “ ^ ^
22389<aj>
22390Plusieurs des observations contenues dans ce nassaw
22391effectivement à
22392Aristote
22393: mais elles son. mêlées
22394ici avec dl
22395lames vraies ou fausses qui ne
22396se trouvent nas d,n
22397,
22398parttcu ’
22399s«phe;
22400et sans doute
22401le
22402traité cité par AbcTallatif
22403" tCr" S
22404,
22405de ce Phi,°-
22406s“PP°sé, mal-à-propos
22407attribué à
22408Aristote
22409c
22410qUUn °uvnSe
22411lui-même
22412le donner
22413à
22414entendre
22415Si
22416l’o
22417’
22418n°tfe aU ‘eUr Semb,e
22419endroit ce qu’Aristote a
22420écrit sur
22421I ^
22422Un
22423*—
22424par
22425Cam'us
22426' °" ^
22427**»*•
22428s».. .
22429p -
22430' si ‘
22431un' 6““- <*L*r2^h^Z'^Trt^
22432L’'kridUm
22433- le*ie<rAid-#IIaiif
22434*-•ïzttiïsrsx"-*—
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22436di" » « pMoiopl,,
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22438'-
22439S«A„.,„« n, di, poi.,.
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22444livre l-
22445cHAfirag HL
22446Tm. //,/. 1#,,
22447ttsaiv.
22448Hist. *ttî .utin,
224491 v > «U, /• /,
22450»*'***.
22451UJ Ko/
22452fitcl^nar imu.
p. 189
22453LIVRE
22454[.*'
22455CHAPITRE
22456III.
22457Al/m. des miss,
22458t. VI, f. 240.
22459* Hîft.
22460natter.
22461tir. vin ,
22462e. 2J ,
22463'• t, F 4S*
22464* Peser. anim.
22465p. h.
22466Spieiteg GMgr.
22467niera
22468Htlr.
22469p.
22470*>*•
22471A tu if.
22472Dete.
22473Æg.
22474p.120,
22475note
22476HbUM. rentre.
22477e$9pf./-
2247814*.
22479IM. f.
22480Afan. Ar. Je U
22481Btti.
22482impériale,
22483*
22484' *9* • f*t. ÿ6
22485recta.
22486* Mou*. Pelai.
22487J'h'r",r. 77
22488* Voy. dans U
22489levant
22490, part. //,
22491F
2249248.
22493Peserh. dtW
22494•AJriees , dans le
22495!" vol. de U coi.
22496ieet. de Ramusio,
22497fat. lot rtrso.
22498160
22499RELATION DE
22500LÉGYPTE.
22501<32> Le P. Sicard, parlant des poissons que l’on pèche dans
22502les lacs de
22503la liasse Egypte, y comprend te dauphin , espèce de petit cétacée qui abonde
22504dans le lac Menzalèh. a Les dauphins ,
22505dit-il , sont des poissons
22506si communs
22507a et
22508si,connus, que
22509si je vous en parle, c’est parce qu’il y en a une si grande
22510» abondance, qu’on pourrait bien dire qu’ils y fourmillent, sur-tout vers les
22511» embouchures qui communiquent à la mer. » Voycç Pline * et Forskal
22512b
22513.
22514<33>
22515Tennis
22516est une
22517ville située dans une
22518île du lac Menzalèh
22519,
22520lac qui
22521porte aussi le nom de lac de
22522Tennis. Plusieurs écrivains ont confondu mal-
22523à-propos cette ville avec l’ancienne ville de Tanis, nommée en hébreu jyv
22524,
22525et en copte 2C&KH.
22526Michaëlis
22527, qui étoit tombé
22528dans
22529la même
22530faute,
22531a
22532reconnu et corrigé cette erreur dans ses notes sur la Description de l’Egypte
22533d’Abou’Iféda.
22534Il est singulier que M. Wahl, qui cite lui-même celte note de
22535Michaëlis, ait appliqué à Tennis dont
22536il est ici question
22537, ce qui ne convient
22538qu’à Tanis. Peut-être
22539le nom de Tennis vient-il du mot Grec r*m,
22540île, ou
22541nuit, petite Ile, et de l’article féminin de la langue Égyptienne, ’^tUtCOC-
22542<34> On lit, dans les deux éditions du texte,
22543j-Lï. Dans
22544le manuscrit,
22545autant que
22546j’en puis juger par
22547le fac-similé, on
22548lit »Ui
22549.
22550Il faut
22551lire -U,
22552comme l’ont bien vu M. Wahl çt Pococke, qui a traduit ce mot par progmies.
22553<î5> Kazwini
22554explique
22555cette
22556idée d’une manière
22557plus
22558claire. « Suivant
22559» Ebn-Sina [ Avicenne ]
22560,
22561le scinque
22562est un
22563waral
22564fluviatile;*mais,
22565selon
22566» d autres ,
22567c est le produit du crocodile lorsqu’il
22568a déposé ses oeufs hors de
22569” l’eau. En ce
22570cas
22571, ceux des petits qui gagnent
22572le
22573fleuve deviennent des
22574» crocodiles,
22575et ceux qui se retirent sur la terre deviennent des scinques, »
22576Cette fable est rapportée par Vansleb *, avec quelques différences, ainsi
22577que par Hasselquist
22578*’
22579; mais l’un et l’autre substituent au scinque le tupmam-
22580bis du Ni! [ lacerta Nilolica J
22581,
22582nommé waral , et sur lequel on peut consulter
22583Vansleb, Nouv. Relation d’Egypte, p. 292; Pococke, a Description oftke
22584East, 1. 1 , p. 208
22585; et Forskal , Descript. anim. p. viij et
225861 3. Pococke écrit ce
22587nom
2258811'orra!; Forskal l’écrit encore d’une manière plus corrompue, varan 1 1
22589varar; Léon Africain écrit guaral
22590,
22591et dit que les Arabes mangent cet animal,
22592apres lut avoir coupé la tête et la queue, dans lesquelles est son venin.
22593<î6>
22594St,da
22595est
22596le nom de
22597la
22598ville de Sidon ou Seide;
22599et
22600le
22601peut
22602poisson dont parle Abd-allatif, est ainsi nommé, parce qu’on le pêche dans
22603les environs de cette ville. Ebn-Beïtar ne l’a pas omis dans son Dictionnaire
22604de»
22605Digitized by Google
p. 190
22606des médicamens simples. Voici ce qu'il en
22607dit
22608: « Soma'icat Saida
22609( c’est-à-
22610» dire, le petit poisson de Seide). Le Schérif en parle de la manière suivante:
22611» Cet animal,
22612dit-il
22613, se trouve dans une source près de
22614la ville de Seïde en
22615» Syrie
22616;
22617il
22618ressemble beaucoup aux plus
22619petits lézards £yll j^>
22620(
22621est
22622» un synonyme de jj\
226231
22624* 1— Incerta gecko. Voyez la note <J7> ). On le prend
22625» dans le printemps , et jamais dans aucune autre saison
22626:
22627c’est le moment
22628» de ses amours
22629et celui où
22630il
22631est le plus en chaleur. Le mâle
22632est meilleur
22633» pour l’usage. Lorsque le mâle
22634est en vie , on le distingue de la femelle
22635il
22636» certains signes; mais, quand
22637il est mort et séché, tous ces signes dispa-
22638» roissent
22639,
22640et
22641l'animai ne
22642produit
22643plus aucun
22644effet. Quand on a
22645pris ce
22646» poisson
22647, on le sale légèrement et on le fait sécher
22648Quelques pér-
22649is sonnes prétendent que
22650l'un des signes par lesquels on distingue les mâles
22651» des femelles,
22652c’est
22653la
22654petitesse de
22655leur tète
22656et
22657la longueur de leur corps.
22658si On en fait très-peu d’usage
22659Ebn-Djémi, dans son ouvrage intitulé
22660ss Kitab alirschad
22661,
22662dit
22663: Le meilleur est celui que l'on prend après la moitié
22664ss du mois de schobat
22665(la
22666mi-février),
22667ss
22668Le Schérif, cité par Ebn-Beïtar,
22669est certainement
22670le géographe connu
22671sous le nom de schéiif Edrisi ; car l’on trouve dans la Ceographia Nubien iis
22672,
22673qui est
22674, comme l'on sait
22675, un abrégé de l'ouvrage du schérif Edrisi , les mêmes
22676particularités sur ce petit poisson.
22677Je ne sais
22678si
22679ce ne pourroit pas
22680être
22681le dragonneau ,
22682petit poisson assez
22683commun
22684dans
22685la Méditerranée
22686,
22687que quelques - uns
22688ont nommé poisson-
22689lézard
22690,
22691à cause de
22692la ressemblance qu’on lui a trouvée avec
22693le lézard, et
22694que Linné appelle caUionymus dracunculus. Voyez Valmont de fiomare.
22695<37> Le mot Uù>
22696, qu’on lit dans le texte, ou
22697cjlkc comme nom d’unité,
22698est
22699, suivant le Kamous
22700,
22701le nom d’un jvetit animai semblable au sam-abras.
22702Le sam-abras
22703est
22704l’espèce de
22705petit
22706lézard que Forskal nomme abou-bors
22707jj yl ,
22708et M. Sonnini bourse. Forskal observe qu’à Alep on l'appelle burs.
22709Tous ces noms signifient
22710également
22711le lépreux ;
22712et Forskal donne la raison
22713de cette dénomination. C’est le lactrta gecko de Linné , suivant Hasseiquist et
22714Forskal. Quant au lézard nommé ILo idha
22715,
22716je conjecture que c’est le lacerta
22717oce/lata de Forskal
22718: car ce
22719naturaliste nous apprend que
22720les Égyptiens le
22721nomment seblie ; et Damiri, cité par Bochart, assure positivement que le lé-
22722zard nommé idha ou adhay'eh porte en Egypte le nom de sahliy'eh cJ*
22723. Co
22724X
22725LIVRE I-
22726CHAPITRE HL
22727Man.
22728Ar.
22729dt
22730S. G. •/ 1/2.
22731Gtcgraph. A'«L
22732cfim.
22733part. V
22734,
22735F "7
22736-
22737Dût. nn/y. rais,
22738ti'hm. aat.
22739Afan.
22740Ar.
22741As
22742S. g. t»: l9s.
22743[User.
22744aaim.
22745p. yilj <t tj.
22746l'ap. Jans U
22747Ijrxant, part. //,
22748fjS.
p. 191
22749LIVRE !.-
22750CHAPITRE
22751III.
22752* Hierareieen
22753,
22754I IV, c. fi
22755r. Il,
22756p. foi et s«i
22757, de
22758l'édit. de M. Ko-
22759semmüller.
22760* Tom.
22761Il
22762,
22763p . 4&) et suh. de
22764la mime édit.
22765* Voyage dams
22766la haute et iaise
22767Égypte,
22768MHS. /
22769,
22770p. 4<y; tom. II
22771,
22772f' >S4-
22773* A'owv. Relation
22774A Égypte, p. *9j,
22775• Tcm. V, p.aS
22776et mtr.
22777ÎIMflCaf. T'entre
22778.
22779€fnpt. p. 144.
22780De meJ.
22781mat.
22782HÉ
22783II
22784,
22785c. 71
22786,
22787f. fj.
22788Vey. dans U
22789Levant
22790, part. U
22791,
22792F- 47-
22793«Hoflsf. Dmfw.
22794CâHpL/* 'f/.
22795’ Diet. unntr.
22796rais. d’Ain. Bat.
22797162
22798RELATION DE l’ÉGYPTE.
22799lézard est sans venin
22800’. On trouve beaucoup de détails curieux sur les diverses
22801espèces de lézards dans le chapitre I." du livre IV de
228021’Hitrojouon b
22803.
22804M.
22805Sonnini
22806‘
22807décrit une espèce de
22808lézard habitant des
22809déserts, qui me
22810paroit avoir beaucoup de rapports avec le Incerta oceüata de ForsJtal. Peut-
22811être
22812le
22813lézard vu
22814par Vansleb dans
22815le
22816désert de
22817S. Antoine,
22818et
22819qu'il
22820fit
22821manger
22822à un
22823chien
22824,
22825étoit-ii
22826aussi
22827de
22828cette même espèce
22829J
22830. On
22831trouve
22832dans
22833le Voyage aux sources du NiL' une description de cette espèce de
22834lézard.
22835Bruce
22836le nomme tl-adda
22837,
22838sans doute LLJI
22839. Sa figure est
22840repré-
22841sentée au naturel
22842,
22843p/. jp du Voyage de Bruce.
22844M. Geoffroy croit que ce lézard est le scinque des boutiques. L'espèce de
22845lézard
22846décrite par M.
22847Sonnini
22848est, suivant
22849le même M. Geoffroy,
22850très-
22851voisine du
22852lacerta octllata
22853,
22854mais forme cependant une espèce differente.
22855<3®>
22856II est bien singulier que M. Wahl ait traduit ainsi ce passage: « De là
22857u vient
228581 habitude qu’a cet animal de remuer la
22859tête de côté et d’autre [<]. »
22860II a été induit en erreur par
22861le mot
22862, dont
22863il n’a pas saisi le sens.
22864<39>
22865Dioscoride semble faire une distinction entre les scinques de la haute
22866Egypte et ceux de
22867I Inde.
22868II y en a aussi
22869, suivant lui , une espèce qui naît
22870dans
22871la mer Erythrée ,
22872et une
22873autre qui se trouve dans
22874la
22875Alauritanie M.
22876Hasselquist
22877assure qu’on
22878trouve
22879le
22880scinque dans
22881l’Arabie
22882Pétrée près de
22883la mer Kouge
22884, et dans la haute Egypte sur les bords du Nil.
22885<4o> En
22886vain chercheroit-on
22887rien
22888qui
22889ressemble
22890au
22891texte
22892d’Abd-allatif
22893dans
22894la manière dont M. Wahl a traduit ce passage
22895: « Quand on leur met
22896» h manger
22897,
22898dans le
22899lieu
22900qu’ils habitent
22901, de l’herbe nommée dttbihh
22902,
22903les
22904» yeux leur sautent de la tête; bien
22905plus,
22906leur queue se fend,
22907leur ventre
22908» crève, en sorte que les intestins se répandent avec la graisse et les reins
22909:
22910» ensuite on les remplit de sel [3}, &c . „
22911Dans l’édition
22912in- 8.' du texte, on
22913lit JJJ| J au lieu de jkJ! J à iombre.
22914M. Wahl
22915a reconnu et corrigé cette faute.
22916« Les paysans de l’Égypte , dit M. Vabnont de Botnare ’
22917, portent au Caire
22918["] Sttian »a*
22919kri ttrfm Zti/in
22920m 3C™
22921iinn
22922Nt'M
22923»« i»w» Vufnu
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22947f' ”
22948v
22949Digitized by Goo;
22950e
p. 192
22951» des scinques
22952( ce sont
22953les scitiques des boutiques
22954)
22955, d’où par Alexandrie
22956» on
22957les transporte à Venise et à Marseille pour l’usage des pharmacies de
22958» l’Europe. Ces lézards semblent avoir été écorchés :
22959ils ont une ouverture
22960» longitudinale au ventre , par laquelle on en a
22961retiré
22962la chair ,
22963les viscères
22964» et les os;
22965ils ont ensuite été baignés dans une saumure, puis
22966ils ont été
22967jj desséchés
22968; enfin
22969ils ont été enveloppés après avoir été remplis d’absinthe
22970>j ou d'autres herbes aromatiques,
22971jj
22972Dioscoride a parlé de cette manière de préparer le scinque èn y joignant des
22973herbes aromatiques
22974,
22975me/%ulfurce
22976ir
22977ra-fJo um
22978;
22979et
22980c'est
22981à tort que Saumaise
22982vouloit corriger ce texte et
22983lire -me/^vé/unic,
22984i yt&ffrpn pan
22985ti
22986et que
22987d’autres
22988ont changé
22989effdk/em
22990en
22991tgfJi>•«
22992b
22993. Dans notre manuscrit
22994Arabe de Dioscoride, on
22995lit
22996j
22997; on a corrigé en interligne
22998,
22999et en marge on
23000lit ,_>4 J-».
23001j
23002. Au lieu de
23003, qui peut
23004signifier de l'amadou, ou
23005,
23006qui veut dire un
23007vase de terre
23008,
23009l’interprète
23010Arabe avoit écrit ujü du cresson
23011, ce qui est la traduction du grec Ir etfdù/xu \
23012et cette leçon
23013a
23014été altérée
23015,
23016soit par l’ignorance des copistes
23017,
23018soit par
23019la
23020hardiesse de quelque
23021critique
23022:
23023mais
23024elle se retrouve dans Ebn-Beïtar, qui
23025cite ce passage de Dioscoride
23026,
23027et on y
23028lit ujjj& j
23029•
23030<4 *> M. Wahl a encore rendu ce passage d’une manière fort éloignée du
23031sens de l’auteur.
23032<4a> Je joins
23033ici
23034les observations de M. Geoffroy sur tout cet alinéa
23035:
23036«
23037Il est assez difficile d’accorder tous les faits Rapportés
23038ici par Abd-aliatif
23039» sur le scinque.
23040Etablissons d'abord les espèces dont
23041il paroît être question
23042jj dans ce passage.
23043»
23044i .*
23045Il y
23046a en Egypte deux
23047tupinambis appelés waran ou waral : un
23048jj terrestre , que l’on distingue par
23049la dénomination de waral de terre ou de
23050jj monta une J»j^l JJ} et
23051J*^l JJ3
23052;
23053et un aquatique, qui est spécifié par
23054la
23055jj dénomination de waral du fleuve
23056_>asJI JJ3
23057.
23058jj Le waral terrestre a les dents aiguës et tranchantes
23059, la queue ronde, et
23060jj le corps couleur de chair ,
23061tacheté par grandes masses obscures: Prosper
23062jj Alpin le regarde comme
23063le scinque des anciens;
23064et M. Cuvier, après de
23065jj longues recherches , est du même avis.
23066jj Le waral du Nil
23067( tacerta Nilotica de Hasseiquist, tupinambis du Nil de
23068>j Daudin
23069) a les dents coniques
23070: tout son corps est d’un vert varié de jaune
23071X s
23072LIVRE I."
23073CHAPITRE
23074111.
23075* Estrtit. PUn
23076.
23077in
23078Set.
23079p. jjj
23080cet. 2.
23081Ant SureU.
23082sckoha
23083in Dior
23084car. p. j).
23085Man. Ar. dt ta
23086Biif.
23087importait ,
23088ni tojr.
23089'
23090MbfiEct. Qt nfio.
23091F
23092‘4*-
p. 193
23093LIVRE
23094I.*»
23095CHAPITRE
23096III,
23097l 64
23098RELATION DE É’ÉCYPTE.
23099»et rembruni par de
23100petits
23101traits
23102noirs.
23103C’est
23104celui-ci que
23105les Égyptiens
23106» m'ont dit provenir des œufs dis crocodile, éclos en
23107terrain
23108sec.
2310971 2.° Le stellion spinipède de Daudin. il a été décrit et figuré par Belon,
2311077 page }S
23111,
23112sous le nom de crvcodile terrestre ou crocodile d'Arabie :
23113il est d'un
23114» beau vert de pré.
23115» j." Le
23116stellion proprement
23117dit, ou hardhoun
23118des Arabes,
23119est
23120» un lézard beaucoup plus
23121petit que les précédens
23122, long à-peu-près d’un
23123» pied , et d’une couleur olivâtre nuancée de noirâtre.
23124» 4 -
23125<
23126’ Le scinque ordinaire figuré par M. Lacépède, par Bruce, pl. jp,
23127» et par M.
23128Latreille, dans son Histoire des reptiles.
23129II
23130est très-petit, a
23131la
23132» queue courte et très-grosse
23133; sa couleur
23134est un jaune sale, relevé par des
2313577 traits obscurs transversaux.
23136C’est le scinque des boutiques,
23137celui dont on
2313877 fait de grands envois en
23139Europe. On
23140ne
23141le trouve pas dans
23142la basse
23143” Egypte
23144; et
23145il est assez rare dans
23146la haute.
23147Il
23148est apporté au Caire par les
2314977 caravanes qui viennent d’Abyssinie.
2315077 D’après ces
23151données
23152, examinons
23153le passage d’Abd-allatif ,
23154et nous
23155» trouverons que ces mots, le scinque est une espece de waral , ou plutôt c'est
2315677 le u aral lui-même , si ce n'est qu'il a la queue courte
23157, paroissent s’appliquer
2315877 au stellion spinipède
23159, qui a de l’analogie avec les warals , mais qui en diffère
2316077 par sa queue beaucoup plus courte.
2316177 Abd-allatif ajoute
23162: On pourrait dire que
23163te crocodile est le wara/ aqua-
2316477 tique; et
23165le waral,
23166le crocodile de
23167terre. Je
23168crois volontiers que
23169le stellion
23170» spinipède est
23171le
23172crocodile
23173terrestre
23174, xponcAiXoc %pmû»c d’Hérodote
23175:
23176il a
23177la
23178» queue couverte cfécailles épineuses.
23179» Le scinque, continue Abd-allatif, habite
23180les rives du NU ; il se nourrit
23181y> dans Veau de petits poissons
23182,
23183et sur
23184terre de
23185l’espece de jé\ard, &c. Ceci
23186» n est applicable qu’au waral aquatique.
23187» Plus loin, cet auteur
23188dit
23189: Le waral habite les montagnes,
23190et le scinque
23191* vit dans
23192les plaines désertes
23193et dans les eaux. Le premier caractère
23194n’est
23195* aPP'rcable qu'au wara | terrestre
23196;
23197le second convient au waral aquatique
23198,
23199» qui
23200s échappé quelquefois dans
23201le désert.
23202» Enfin Abd-allatif ajoute
23203: Ij waral est d'un jaune tirant sur
23204le gris , U
23205r> scinque est nuancé de jaune
23206et de noir. Le jaune tirant sur le gris
23207est à-peu-
23208» près
23209la couleur du waral
23210terrestre
23211;
23212le waral aquatique
23213est effectivement
23214» nuancé de jaune et de noir. »
23215Digitized by Goog
p. 194
23216RELATION DE L’ÉGYPTE.
232171 65
23218Je donna cette note telle que je l’ai reçue de M. Geoffroy. Je n’y ai ajouté
23219que les mots Grecs et Arabes.
23220<4 j>
23221Forskal nous apprend que l’hippopotame est nommé par les Égyp-
23222tiens abou-mner.
23223Je soupçonne que
23224ce nom
23225est corrompu.
23226Voye^,
23227sur
23228l’hippopotame, Léon
23229Africain, Ducritt.
23230dell' Africa,
232311 . IX, fol. 100
23232verso,
23233dans
23234le tome I." de
23235la collection de Ramusio; Prosper Alpin, Hist.
23236nat.
23237Ægypt.
23238part.
23239I,
23240p.
2324124 $
23242rl
23243suiv.
23244;
23245Hasselquist
23246, Voyage
23247dans
23248le Levant,
23249pire. 11
23250, p. 8; Maillet,
23251Description de l’Égypte,
23252t. II
23253, p, 126 ;
23254les Mé-
23255moires des missions
23256,
23257t.
23258VI, p. ayi. Voyez
23259aussi
23260l’Histoire
23261des animaux
23262d’Aristote,
23263t. //, p. 418 et suiv.;
23264et J. G. Schneider
23265, Historia hippopotame
23266veterum critica,
23267à
23268la suite d’Artedi Synonymia piscium.
23269<44> Le mot pi
23270, employé dans
23271le texte , signifie indubitablement ici le
23272Ai/. Voyez ci-devant chap. l
23273, note 0 >,p. 7. M. Wahl a eu tort de traduire,
23274il se
23275trouve dans la mer à Damiette.
23276<4$> Pococke traduit , et si quas earum invadat
23277, percunt :
23278il fàlioit traduire
23279,
23280Si quos verh ex hominibus qui in navigio erant assequatur, intereunt. p ne peut
23281se dire que des hommes. M. Wahl
23282n’est point tombé dans
23283la même erreur.
23284<46> Ce nom
23285est certainement corrompu. M. Wahl
23286croit qu’il faut
23287y
23288substimer Anatolius, et je pense
23289qu’il a raison; mais je doute fort que cet
23290Anatolius soit l’évêque de Laodicée, dont parle S. Jérôme dans son Catalogue
23291des
23292écrivains ecclésiastiques. Ce doit
23293être YAnatolius cité dans
23294les Géopo-
23295niques et les Hippiatriques
23296, et auquel on attribue un fragment nei n/x7m6uûr
23297è) àm^mSuir
23298, qu’a publié Fabricius, avec
23299les notes de J. Rentdorf, dans le
23300tome IV de sa Bibliothèque Grecque.
23301Il est même k remarquer que, dans le
23302manuscrit d’après lequel ce fragment
23303a été publié , le nom de l’auteur est
23304écrit par corruption
23305; ce qui a beaucoup de rapport avec Nitoualis.
23306Dans les Annonces littéraires deGottingue, en rendant compte de l’ouvrage
23307d’Abd-alIatif, on a proposé de substituer
23308Nicolas à
23309,
23310<47> Presque
23311tous
23312les auteurs qui ont
23313parlé de l’hippopotame,
23314lui ont
23315reconnu quelque ressemblance avec
23316le cochon. M. Vaillant
23317' confirme ce
23318rapprochement , en disant que la peau de l’hippopotame ressemble beau-
23319coup à celle du cochon;
23320il ajoute:»
23321L’hippopotame
23322lui- même approche
23323» un peu de cet animal. » Divers auteurs
23324b attestent que l'anima! que nous
23325livre 1."
23326CHAPITRE
23327IU.
23328Dtscr.
23329ma lia.
23330p. h.
23331MJ.
23332Txntm.
233331+7.
23334S, Hitrua, Oper.
23335t. IV,
23336pmrt. H
23337,
23338cul. 120.
23339Lt Qaiea
23340. Oriens
23341Christ,
23342font. U,
23343P• 79 l -
23344Page jy f et suiv.
23345et t. Xllt,
23346p. jS.
23347Jkief. tom. IV,
23348P • /»'•
23349%«:
23350o.
23351//**, 2f s.ytrmht
23352,
23353«-* '//•
23354* Premier Voyage
23355i/mirs
23356l'int/risur
23357Je l'Afrique , 1. 1,
23358P 3S7
23359%SihueiJer, Hist.
23360hippopot.
23361voter,
23362trit.
23363ta
23364ArtteU
23365Synsn.
23366piscium,
23367F Uf.
p. 195
23368LIVRE |.°
23369CHAPlTIlb
23370Ul.
23371abfûüflf.
23372Prnfw.
23373C|WL
23374p.
23375/*/-
23376Synomym, pise.
23377r V7-
233787 rf*. IVt
233792Qf
23380etsuiv. , nu!. (>i
23381r
23382*
23383lihf.p. jij'
23384166
23385RELATION DE L’ÉGXPTE.
23386nommons,
23387d'après les Crées, hippopotame ou cheval de rivière, est nommé
23388par d’autres nations, beeufmarin et cochon de mer.
23389<48> Le texte doit
23390être prononcé aussi Lii 0.4
23391: ce que je remarque,
23392parce que vraisemblablement M. Wahl
23393a
23394lu jj:
23395; car
23396il
23397traduit
23398:
23399Ils nt
23400purent en prendre aucun
23401[ fonnren aber feinee babbuft œtr&en ).
23402Il faut aussi
23403prononcer ensuite j?JJL.L» au passif, comme porte
23404le manuscrit.
23405<49>
23406Voyc^, sur Alarii
23407,
23408la note <tj> du chapitre I." de ce livre, p. 14.
23409<jo>
23410II paroit que l'expression d'Abd-allalif n’est pas
23411tout-à-fâit exacte
23412,
23413et que des
23414six dents antérieures, tant supérieures qu’inférieures ,
23415les quatre
23416du milieu sont beaucoup plus courtes que celles des extrémités.
23417Voye{ les
23418passages de Colutnna
23419et de Gillius, cités par M. Rosenmüller
23420, conjointe-
23421ment avec celui d'Abd-allatif,
23422t. Ili
23423, p. 722, de son édition de
23424l’Hieroçoïcoa
23425de Bochart.
23426<5 >> Suivant
23427le témoignage de Gillius,
23428cité par M. Schneider dans ses
23429notes
23430et supplémens à l'ouvrage d'Artédi
23431, le nombre des dents mâchelières
23432de l'hippopotame que Gillius avoit vu â Constantinople
23433, n’étoit que de sept
23434pour chaque
23435côté des mâchoires supérieure et inférieure
23436: Singula maxillt
23437armabantur septem dentibus ; rostrum in quadrum
23438redigebatur. M.
23439Brisson leur
23440donne
23441huit dents mâchelières sur chaque rangée
23442, en tout trente-deux. On
23443voit qu'Abd-allatif leur en a trouvé quarante.
23444Il
23445faut consulter
23446le mémoire de M. Cuvier sur l’hippopotame et sur son
23447ostéologie
23448, dans les Ahnaies du Muséum d'histoire naturelle. C’est lâ que
23449I on
23450trouvera l’érudition jointe
23451i
23452l’observation
23453;
23454et
23455l’on
23456y
23457reconnoîtra
23458, comme
23459dans tout ce qui sort de
23460la plume de ce savant distingué ,
23461I emploi que le
23462génie
23463sait faire des matériaux qui à tout autre paroïtroient
23464insulfisans pour
23465parvenir à la découverte de
23466la vérité.
23467«
23468L’hippopotame
23469,
23470dit M. Cuvier
23471,
23472a donc
23473en
23474tout
23475trente-six dents
23476:
23477«savoir
23478,
23479huit
23480incisives, quatre canines
23481et
23482vingt-quatre molaires;
23483et, en
23484» comptant les
23485molaires antérieures qui tombent sans être remplacées,
23486il )
23487» en a quarante. »
23488<5« La queue de l’hippopotame, observe M. Geoffroy
23489, est comprimée
23490sur les côtés , et ce caractère se trouve aussi dans la queue du waral aqua-
23491tique. Peut-être est-ce ce rapport qu’a voulu indiquer Abd-aliatif.
23492Digitized by G00J
23493le
p. 196
23494relation de
23495l’égypte.
23496l6
23497« É^P«
23498derr
23499e,t c°mn,un
23500bouchure du fleuve
23501et dans le non d’AI
23502' T
23503** ,r°UVe
23504,a côte *
23505l'«n-
23506d’Abd-allalif s'applique^*1,
235071“ '» *»**»
23508soupçonner
23509que
23510l'auteur a confondu
23511I
23512il
23513mr,que
23514- qumque l’onpufoe
23515orpi»«q»ihabi lr
23516„„
23517^7
23518"" "" "
23519’’ ”»
23520que ce poisson est commun dans les contrées ’l
23521c
23522*?•**"•
23523à Alexandrie. D’après cette observation
23524j'a i mi
23525' P ^ 7“* * '^P'e eI
23526traduction
23527ie nom Arabe W*. que de’li do""
23528a ‘mé ‘°nSe'W *•» ma
23529Pense qu’il convient d’adopter celui de
23530/
23531,
23532équ,valfn '
23533! mais je
23534On peut voir,
23535*"*"
23536nrnre de M. Geoffroy sur Vanaiomit
23537d ^
23538nalure,le
23539. «n Mé-
23540torpillt , du gymnote IpurdissZZZT' JF** ***" *
23541ce Mémoire offrira la
23542figUre de la niét" lé”
23543’ ** ,a p,anche î°m<e à
23544Si l'on veut trouver rLfl « qu"
23545a7
23546f
23547^ *" '™<>'eur.
23548ce que les anciens en ont dit
23549il faut
23550X
23551' f 7* CUn<ÎUX SUr ,a r0rPil,e
23552. et
23553tote par M. Camus, , //, -,
23554des animaux d’Aiis-
23555d’histoire naturelle de M. Val,nom de
23556D
23557‘,C ‘io" naire universel raisonné
23558Plusieurs des particularités attribuées à la Sv A-
23559'*
23560Vr,isembIab‘e que
23561trembleur ; et peut-être le nom Crec^
23562T™'
23563da
23564e. au silure trembleur, commeJe nom léAéX “"T?
23565* '*
23566t0rpi,,(?
23567dépenser. Ainsi, quand Athénée comnte h ,
23568éf
23569** qU
23570”* asse* ™uref
23571du Ntl, ce n’est pas de la raie torpille qu'07d ''.T*’’ P"™* '«Poissons
23572i: m c'
23573-
23574E î,
23575«
23576•"
23577re
23578,' m’ fe * *»
23579lorptdo, a vraiment décrit
23580le
23581silure
23582tre.nl
23583I
23584’
23585*
23586’e "om de
23587^u Nil a aussi été indiqué par M. J.
23588^
23589Ce poisson
23590Abd-allatif assure tenir d’un né,
23591I
235925
23593S°US
23594? n°m de torP'l/e-
23595dam u„ filet, se fah^ au
23596''efreI t,eclrique du raâda,
23597pris
23598médiat avec c« poisson ;
23599et le même L
23600,^ ** m"" S°'* en conta« im-
23601‘‘‘«is:
23602UVBEI."
23603chamtui
23604lit.
236057V"" f, p. JfS
23606et suit.
23607At/ien. Dtipnc*
23608•'*- VU, c. /7/
23609ÜstâgL.
23610kDuc r. 4„im
23611P• // et t6.
23612* °ijfn. 0„
23613t f, t
23614•* '""ers
23615„f tht
23616FOpt- p. #2.
23617pl*l*r. Afora
23618'/ A
23619H'urrr
23620**<*,
23621tom. IV
23622P*rt. //
23623, p. 9t7
p. 197
23624/
23625ni
23626’j
23627,
23628I
23629!
23630*/'»
23631!
23632i
236331
236344
23635-
23636>
23637;
23638j
23639î
23640i
23641;
23642i
23643*
23644\*
23645î-
23646i
23647*
236484
23649I
23650*
23651i /
23652.
23653r
23654•
23655•
23656]
23657!
23658I
23659'
23660i
23661•
23662i
23663•
23664i
23665.
236661 68
23667RELATION DE
23668L'ÉGYPTE.
23669de
23670la
23671manière de manger
23672le râpa» , parce que
23673, dans ce dernier endroit
23674, je
23675UVRf i.-
23676pense qu’il parle de la raie
23677torpille. Forskal
23678, qui
23679, comme je J'ai dit, a décrit
23680c¥»r.T»E
23681lit.
23682v
23683, ^
23684r
23685,
23686,
23687,
23688,,
23689,
23690sous le nom de raja torpédo le silure trembleur
23691,
23692le raada d Abd-alJaur
23693, dit:
23694Ægyplii coctum
23695edunt, sapidumque luudant. L'usage peut avoir varié à
23696cet
23697égard.
23698Il est assez inutile de rechercher si c’est de la torpille ou du silure trembleur
23699nin
23700qJii entenc*u
23701l ,ar 'er Uorapollon,
23702lorsqu'il
23703dit « que
23704les Egyptiens, pour
23705r
23706'4S-
23707» signifier un homme qui en sauve beaucoup d’autres sur la mer, peignent
23708«une
23709torpil/e , ràfKt
23710,
23711parce que, quand ce poisson voit beaucoup
23712d’autres
23713a> poissons qui ne peuvent pas nager
23714,
23715il les prend sur son corps et les sauve. »
23716Un pareil acte de générosité ne convient guère 1 la torpille, qui se sert de
23717sa vertu électrique pour engourdir les poissons dont elle veut faire sa proie.
23718Je dois ajouter un mot sur le nom Arabe de ce poisson , et sur
23719la signi-
23720fication propre du verbe
23721duquel
23722il vient, et que
23723j’ai rendu par trtmbhr.
23724Pococke a rendu le mot dtj par torpor
23725,
23726et j^ujl par torpore corripitur. Celan’est
23727pas exact. Ces mots
23728signifient trtmor et trtmure corrtptus fuit, et désignent
23729précisément
23730ce
23731tremblement
23732involontaire
23733qui
23734accompagne
23735une
23736frayeur
23737soudaine
23738et inattendue
23739, comme
23740celle
23741qu’occasionne un
23742violent coup de
23743tonnerre. Le verbe
23744a
23745, en arabe
23746, le même sens à-peu-près que
23747!
23748et de
23749là vient que
23750l'animal connu dans
23751les
23752livres Arabes sous le nom de
23753> et queVansleb * indique sous ce même nom , est appelé aussi , comme
23754\("‘r
23755nous l’apprenons de Forskal b
23756, j.Lj
23757.
23758L’engourdissement ou la torpeur qui
23759accompagne lé tremblement occasionné par l’attouchement du silure trem-
23760bieur ou de
23761la torpille
23762,
23763et qui a valu à ce dernier poisson le nom de '*f“*
23764en grec et
23765celui de torpédo en
23766latin ,
23767n’est pas oublié
23768par Abd - allalif, qui
237691 exprime par le mot Arabe j r
23770,
23771fmt,.
23772<54> Dans l'édition in- 8:
23773. on
23774lit
23775, et M. Wahl a observé avec raison
23776qu il falloit lire
23777b
23778. Cette faute ne se trouve pas dans l’édition in-j-
23779<$5>
23780Voye^
23781,
23782sur
23783les poissons du Nil en général, Prosper Alpin, Ha’
23784nat. Ægypt. part,
23785t
23786, p. ao
23787i
23788; R. Pococke
23789, a Descr. oftke Eau,
23790I, P- î0Ii
23791le
23792P.
23793Sicard dans
23794les nouveaux Mémoires
23795des missions,
23796/. H, p
2379721
23798'• V1
23799‘ P- 339 <t suio. ; Vansleb
23800, Nouv. Relation d’Égypte , p. 73
23801Hasselquist,
23802Voyage dans le Levant, part. u,p. J0 ,t suiv.; et Forskal, Descr. anim. p.*
23803et suiv., et p. 21 et suiv.
23804<jé>
23805Digitized by GoogI
p. 198
23806LIVRE L-
23807CHArnst
23808llf.
23809RELATION DE
23810l’ÉGYPTE.
23811169
23812<j6>
23813Voyr^, sur ces mois
23814,
23815la note <t> du chapitre
23816I." de ce
23817livre, ci-devant p. 7.
23818<57> Le dragon d'eau est l'anguille (murana anguilla). Vansleb la nomme,
23819comme notre auteur, taaban mé‘. Forskal la nomme o4*j
23820,
23821qu’il prononce
23822mal teejeban k
23823:
23824il l'appelle aussi kanneesck ; c’est le mot
23825. Les deux mots
23826fjüA. et jjLju sont les noms génériques des serpens. M. Sonnini, qui décrit
23827cette anguille, la nomme antsth *
23828il fâlloit écrire hancsch.
23829<j8> Le sarab est la taupe
23830( salpa
23831)
23832i
23833. On nomme ce poisson
2383411 Alexan-
23835drie scharb. M. Geoffroy , qui l’a disséqué et décrit , m'assure que c’est bien
23836le spams sarba
23837L.
23838Forskal
23839*
23840a décrit sous
23841les noms de sparus sarba un
23842poisson de
23843la mer Rouge. Les mauvaises qualités qu’Abd-allatif attribue k
23844ce poisson , viennent sans doute de ce
23845qu'il
23846fait volontiers son séjour dans
23847la fange.
23848Voye-^ Artedi, à l'endroit cité, et l’Histoire des animaux d’Aristote.
23849Prosper Alpin attribue, en général
23850, aux poissons du Nil, des qualités
23851nuisibles k
23852la
23853santé
23854, et en
23855chtrche
23856la cause dans
23857le limon que
23858charie ce
23859fleuve
23860: mais ceci ne regarde que
23861les poissons du Nil
23862,
23863et ne peut s’appli-
23864quer
23865k celui dont nous parlons.
23866M. Wahl a cru que le poisson nommé sarb par Abd-allatif pouvoit être
23867le même que Forskal appelle sirm
23868, espèce de clupée.
23869<S9> Ni Pococke ni M. Wahl n’ont saisi le sens de cet endroit
23870:
23871la phrase
23872finit au mot Uo-io
23873. Les mots suivant se lisent ainsi dans le manuscrit, autant
23874que j'en puis juger par le fac-similé,
23875ïjj+c* 1#» iLtSdl câUjivs.Ylj
23876: au lieu de
23877I4S
23878,
23879il
23880faut lire U~t
23881,
23882et non jà
23883, comme a imprimé M. White. Les deux
23884points du
23885tf du mot j ont été omis par le copiste.
23886* N» r r. Refairem
23887J t-cr»
23888,
23889p- 7 *-
23890* Descr.
23891arum,
23892F- w.
23893* Voyage dame
23894ta haute et tasse
23895Éfpptt
23896, tom. If ,
23897r $*•&
23898* Descr.
23899aitim.
23900V J*-
23901* Artedi Syrien,
23902fisc. ed. Sehmei-
23903•*"- r ri-
23904Hist. des anim.
23905h. r- 7t 6-
23906O*
23907mtd. Æ4.
23908T- J4-
23909xttaltst. tVatw.
23910(Eatrt r iis-
23911ûner. uia,
23912f. «rÿ.
23913<6o>
23914Tarsek ou
23915tirsek. Cette espèce de poisson ou plutôt de reptile
23916est
23917nommée par Vansleb * et le P. Sicard b
23918. Prosper Alpin en fait mention
23919, sans
23920• AV»r.
23921indiquer son nom
23922*; Forskal
23923la nomme testudo triunguis
23924,
23925et en donne,
23926sur
23927'sïïS*J,l'whi
23928des ouï-dire, une courte description l
23929. M. Sonnini en parle assez au long en
23930deux endroits de son Voyage dans
23931la haute et basse Égypte, t.I.p.yjaet
23932suis.,
23933et
23934t. II , p. yy et suiv.
23935: dans le premier passage,
23936il s’agit d’une espèce
23937r- "
23938de tortue qui ne se trouve que dans le haut du Nil ; et ce voyageur confirme
23939le fait rapporté par Vansleb, que cette espèce de tortue mange les oeufs du
23940crocodile. M. Sonnini croit que tirsek est le nom générique des tortues
23941; ce
23942que je ne saurais admettre.
23943/
23944;
23945«1
239461
23947i
23948y
239491
23950•
23951t
23952n
23953Digitized by Google
p. 199
23954tyo
23955relation de l’égypte.
23956———
23957<6i>
23958In
23959Ni/o quoque
23960,
23961dit Prosper Alpin,
23962nascuntur
23963testudines
23964omnium
23965U'HEi."
23966nmxima
23967,
23968quct habent operimenta usquequaque rotunda
23969, atque adtb ampla,
23970ut
23971rotundum
23972c/ypeurn maximum
23973amutari
23974videantur. Ces
23975saillies
23976membraneuses
23977•< £f>r«. r-7j-
23978ju ; on ,
23979fgjj donner le nom de tortue mol/t. M. Sonnini doute si cette tortue
23980Hut. natur, ALg,
23981ra,t. i, f
23982. jcj.
23983gji exclusivement habitante du Nil, ou
23984si
23985elle remonte de
23986la
23987mer. Void
23988ce que je tiens de M. Geoffroy à ce sujet.
23989Le tirs'eh habite tout le fleuve
23990: ce reptile ne se plaît que dans l'eau douce.
23991M. Geoffroy
23992l’a trouvé plusieurs fois près du Caire , où
23993il descend avec les
23994grandes eaux, comme
23995tous
23996les
23997poissons du
23998haut
23999Nil. La tortue Grecque
24000porte en Égypte le nom de
24001soiahfet «Uuk-
24002; ce qui prouve que le nom de
24003tirs'eh appartient exclusivement h la tortue molle.
24004Pococke a traduit ainsi les derniers mots d'Abd-allatif
24005: Nisi quitd concha
24006ejus
24007, scilicet tergum osstum , ipsi clypei instar sit, ex cujus corpore emintnt proemi-
24008nentitt circiter spithamales. Cette traduction est directement opposée au sens
24009de l’auteur , suivant lequel
24010il
24011n’est point question de parties qui sortent du
24012corps à
24013la longueur d’un empan
24014,
24015mais d'une saillie de l’écaille ou carapace.
24016M. Wahl, qui a traduit
24017, « Elle a des doigts propres k nager, garnis d'ongles,
24018» qui
24019saillent en-dehors de son corps d’un empan de long [] »
24020,
24021a encore
24022plus défiguré le texte. Ce que veut dire Abd-allatif, me semble être exprimé
24023par Forskal dans cette description
24024: Dorsi
24025disco rugoso
24026,
24027orbiculato ; LIMBO
24028-P“'r-
24029DEPRESSIORE
24030,
240311Æ.Y1 ;
24032et
24033par M. Sonnini
24034, qui
24035dit
24036: « La carapace
24037est
24038Vcy,f, j„,
24039» arrondie, couverte d’aspérités, applatie
24040et lisse sur ses bords. »
24041a.
24042'
24043rr
24044r°/j“
24045,l""
24046<6as Le mot Arabe est débinas. Pococke
24047l’a conservé dans sa traduction,
24048et r* prononcé dalinso. M. Wahl le prononce
24049dolainis, et croit que
24050cest
24051le diminutif de
24052, mot qui
24053signifie,
24054selon
24055lui,
24056moule .coquillage,
24057et qui est , dit- il , d’origine Égyptienne. J’ai fait voir ailleurs que ce mot étott
24058une corruption du grec tvoùvn, qui a passé dans
24059la langue Latine, et de ik
24060dans la nôtre, telline. On peut consulter, sur
24061la telline, le Dictionnaire uni-
24062versel raisonné d’histoire naturelle de M. Valmont de Bomare.
24063La telline dont parle Abd-allatif, me paroit être celle que Forskal nomme
24064tellina
24065incarnata.
24066Prosper Alpin
24067atteste
24068l’usage commun
24069des
24070tellines
24071en
24072Égypte.
24073f/'ci
24074rt"'
24075t™xirtn SrrMtSifcniK
24076*' il ^J'
240771* "'f1*'’1 '
24078Ckr/srcmdtfrit
24079rom, U
24080,
24081f• iJi
24082suif.
24083Deur.
24084anim.
24085f- *rx.
24086ttar. Æg.
24087I, f. xej.
24088\
24089Digitized by Goo;
24090le
p. 200
24091RELATION DE LÉGYPTE.
24092.
24093«Z*
24094CHAPITRE
24095IV.
24096LIVRE l.-
24097CUAPlTHb IV,
24098Description des Monnmens antiques vus en Égyptepar 1'Auteur.
24099D E
24100tous
24101les
24102pays que
24103j'ai
24104vus
24105par moi-même
24106,
24107ou
24108que
24109je
24110Pis* 88.
24111commis
24112sur* le
24113rapport
24114d'autrui
24115,
24116il
24117n’en
24118est aucun
24119qui puisse
24120entrer en comparaison avec l’Égypte, pour
24121le grand nombre de
24122monumens antiques quelle renferme.
24123Une des merveilles de ce pays,
24124ce sont
24125les pyramides
24126: elles
24127ont attiré l’attention d’un très-grand nombre d écrivains, qui ont
24128consigné dans
24129leurs
24130ouvrages
24131la description
24132et
24133les dimensions
24134de ces édifices
24135Elles sont en très-grand nombre, et sont toutes
24136situées du même côté du
24137fleuve que Djizèh
24138, sur
24139la même ligne
24140que l’ancienne capitale de l’Égypte
24141, et dans un espace d’environ
24142deux
24143journées de marche
24144<i>. On
24145en
24146voit
24147aussi beaucoup à
24148Bousir
24149<x>.
24150Parmi
24151ces pyramides
24152,
24153il
24154y en a de grandes et de
24155petites; quelques-unes sont
24156construites de
24157terre
24158et de briques;
24159la plupart sont bâties en pierres
24160: on en
24161voit qui sont formées
24162par marches ou degrés;
24163mais
24164le
24165plus grand nombre sont d’une
24166forme exactement pyramidale et offrent des surfaces unies.
24167On voyoit
24168autrefois à Djizèh une quantité considérable de
24169pyramides
24170,
24171petites
24172, à
24173la vérité
24174,
24175qui furent détruites du temps
24176de Salah
24177- eddin Yousouf
24178fils d’Ayyoub.
24179Leur
24180destruction
24181fut
24182l’ouvrage de Karakousch, eunuque Grec,
24183qui étoit un des émirs
24184de
24185l’armée de ce
24186prince,
24187et homme de génie
24188< 3 >.
24189Il
24190a voit la
24191surintendance des bâtimens de la capitale;
24192et ce fut
24193fui qui
24194fit
24195élever le mur construit en pierres qui renferme dans son enceinte
24196Fostat, le Caire,
24197tout le terrain qui sépare ces deux villes,
24198et
24199Pigcjo.
24200Y»
24201V'
24202t
24203'
24204•
24205<
24206Digitized by Google
p. 201
24207LIVRE LH
24208CHAflTRK IV,
24209Cocu. oct. ixoo.
24210172
24211relation de l’égypte.
24212la citadelle bâtie sur le mont Mokattam <4>. C’est à lui aussi que
24213l’on
24214doit la construction de cette citadelle et des deux puits
24215<5)
24216que l’on y voit aujourd’hui. Ces puits sont mis eux-mêmes, avec
24217raison, au nombre des merveilles de l'Égypte; on y descend par
24218un
24219escalier de
24220près de
24221trois cents degrés. Karakousch employa
24222les pierres qui provinrent de la démolition des petites pyramides
24223qu’il
24224fit
24225détruire
24226,
24227à
24228la
24229construction
24230des
24231arches que
24232l’on
24233voit
24234présentement à Djizèh
24235<6>;
24236on
24237doit compter
24238ces arches
24239elles-
24240mêmes parmi
24241les édifices dignes de la plus grande admiration,
24242et
24243elles
24244méritent
24245d’être assimilées aux ouvrages des géans. U y
24246avoit plus de
24247quarante arches
24248pareilles; mais, en
24249la
24250présente
24251année
242525177 de
24253l’hégire
24254, l’intendance de ces arches se trouvant
24255confiée
24256à
24257un homme ignorant
24258et
24259téméraire
24260,
24261il
24262s'avisa de
24263les.
24264boucher.
24265Il se flattoit que par ce moyen les eaux, retenues dans
24266leur cours comme par une digue
24267, se répandraient sur le territoire
24268de Djizèh,
24269qui participerait
24270ainsi au bénéfice de
24271l’inondation.
24272Il est arrivé tout
24273le contraire
24274:
24275l’effort des eaux contre ces arches
24276en a ébranlé trois qui se sont fendues et entrouvertes, sans que
24277pour cela
24278tes
24279terres que
24280cet homme avoit espéré
24281faire jouir de
242821 inondation <7) en aient retiré cet avantage.
24283On voit encore aujourd’hui
24284les restes des pyramides détruites
24285par Karakousch
24286; je veux
24287dire
24288les
24289matériaux qui
24290formoient
24291le
24292noyau
24293et
242941 intérieur de ces édifices. Comme ce n’étoient que des
24295débris de bâti mens et de petites pierres qui ne pouvoient servir
24296à rien pour la
24297construction des arches dont
24298j’ai parlé,
24299on
24300les a
24301laissés sur la place.
24302Pour en venir maintenant à celles des pyramides qui ont été
24303l’objet de tant de récits
24304, que l’on distingue de toutes les autres,
24305et dont la grandeur attire par-dessus tout l'admiration
24306, elles sont
24307au nombre de trois,
24308placées sur une même ligne à Djizèh,
24309en
24310Digitized by Goojle
p. 202
24311RELATION DE l’ÊGYPTE.
24312173
24313face de Fostat ,
24314à peu de distance
24315les unes des autres ,
24316et elles
24317se regardent par leurs angles dans
24318la direction du levant <8>. De
24319ces
24320trois pyramides
24321, deux
24322sont d’une grandeur
24323énorme.
24324Les
24325poètes qui les ont décrites, se sont abandonnés à tout l’enthou-
24326siasme
24327quelles
24328leur inspiroient;
24329ils
24330les ont comparées à deux
24331immenses mamelles qui
24332s’élèvent sur
24333le sein de l’Égypte. Elles
24334sont
24335très - proches
24336l’une de
24337l’autre,
24338et sont
24339bâties en
24340pierres
24341blanches
24342:
24343la troisième
24344,
24345qui est d’un quart
24346moins grande que
24347les deux premières,
24348est
24349construite en
24350granit rouge tiqueté de
24351points
24352et d’une extrême dureté
24353<ç>. Le fer ne peut y mordre
24354qu’avec peine. Celle-ci paroît petite
24355, quand on la compare aux
24356deux autres
24357; mais , lorsqu’on l’aborde de près
24358,
24359et que les yeux
24360ne voient plus quelle,
24361elle inspire une
24362sorte de saisissement,
24363et l’on ne peut la considérer sans que la vue se fatigue.
24364La forme que
24365l’on a adoptée dans
24366la construction des pyra-
24367mides, et
24368ta solidité qu’on a su
24369leur donner,
24370sont bien dignes
24371d’admiration
24372:
24373c’est à
24374leur forme
24375quelles
24376doivent
24377l’avantage
24378d’avoir résisté aux efforts des siècles
24379, ou plutôt il sembfe que ce
24380soit le temps qui ait résisté aux efforts de ces édifices éternels <io>.
24381En effet
24382, quand on
24383se
24384livre à de
24385profondes
24386réflexions
24387sur
24388la
24389construction des pyramides, on est forcé de reconnoître que les
24390plus grands
24391génies y ont prodigué toutes
24392leurs combinaisons;
24393que
24394les esprits
24395les plus subtils y
24396ont épuisé tous leurs efforts;
24397que les âmes les mieux éclairées ont employé avec une sorte de
24398profusion, en faveur de ces édifices, tous les talens quelles pos-
24399sédoient et quelles pouvoient appliquer à leur construction ; et
24400que la plus savante théorie de la géométrie a fait usage de toutes
24401ses ressources pour produire ces merveilles, comme le dernier
24402terme auquel il étoit possible d’atteindre. Aussi peut-on dire que
24403ces édifices nous parlent encore aujourd’hui de ceux qui les ont
24404/
24405»
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p. 203
24408LIVRE l»
24409CHAPITRE IV.
24410***8' 94 -
24411Ij4
24412RELATION DE L’ÉGYPTE.
24413élevés
24414,
24415nous apprennent
24416leur
24417histoire
24418,
24419nous
24420racontent d’une
24421manière très-intelligible
24422les progrès qu’ils avoient laits dans
24423les
24424sciences
24425, et l'excellence de leur génie; en un mot
24426, nous mettent
24427au
24428lait de leur vie et de leurs actions.
24429Ce que ces édifices présentent de singulièrement remarquable,
24430c'est la forme pyramidale que
24431l’on a adoptée pour leur construc-
24432tion
24433, forme qui commence par une base carrée et finit par un
24434point. Or, une des propriétés de cette forme,
24435c’est que
24436le centre
24437de la pesanteur est au milieu même de
24438l’édifice; en sorte qu’il’
24439s’appuie sur lui-même
24440, qu’il supporte lui-même tout l’effort de sa
24441masse
24442, que toutes ses parties se portent respectivement
24443les unes
24444sur les autres, et qu’il ne gravite pas vers un point hors de
24445lui.
24446Une autre particularité digne encore d’admiration,
24447c’est que
24448leur forme carrée a été disposée de manière que chacun de leurs
24449angles
24450fait face à l’un des quatre vents cardinaux
24451<ii>. Or,
24452la
24453violence du vent se trouve rompue, quand elle est reçue par un
24454angle; ce qui ne seroit pas,
24455si elle rencontroit un plan.
24456Mais
24457revenons aux deux
24458grandes
24459pyramides.
24460Ceux qui en
24461ont pris les dimensions, assurent que la base de chacune d'elles
24462est de quatre cents coudées de longueur slir autant de largeur, et
24463que leur hauteur perpendiculaire est également de quatre cents
24464coudées.
24465La coudée employée dans ces mesures
24466est
24467la coudée
24468noire tu>, Leur figure pyramidale est tronquée par le haut,
24469et
24470offre en
24471cet endroit un plan.de dix coudées en
24472tout sens<i3>-
24473Voici une chose que
24474j’ai observée par moi-même. Lorsque je
24475les
24476visitai
24477,
24478il y avoit en
24479notre compagnie un
24480tireur, qui
24481tira une
24482fléché dans
24483fa direction de
24484la hauteur perpendiculaire d’une de
24485pyramides et dans celle de son épaisseur <i4> (vers sa base),
24486et
24487la flèche tomba à-peu-près à
24488la moitié de cet espace. Nous
24489fumes instruits que, dans un village voisin,
24490il y avoit des gen»
24491Digitized by Goog
p. 204
24492RELATION DE
24493L’ÉGYPTE.
24494I75
24495accoutumés à monter au haut des pyramides, qui
24496le faisoient
244971 '
24498*
24499LIVRE V
24500sans aucune peine
24501<ij>. Nous envoyâmes chercher un de
24502ces
24503ouutu iv.
24504hommes, et, pour une bagatelle que nous
24505lui donnâmes,
24506il se
24507mit à monter sur une des pyramides comme nous aurions monté
24508un. escalier et même plus vite,
24509sans quitter ni
24510sa
24511chaussure
24512ni
24513ses yctemens qui étoient
24514fort amples. Je lui avois recommandé
24515de prendre,
24516avec
24517son
24518turban,
24519la mesure du
24520plan
24521supérieur,
24522quand
24523il
24524seroit monté.
24525Lorsqu’il
24526fut descendu
24527, nous prîmes la
24528mesure de la portion de son turban qui répondoit à celle du plan
24529supérieur de la pyramide
24530;
24531elle se trouva être de onze coudées
24532à
24533la mesure de la coudée
24534naturelle.
24535J'ai vu un homme instruit dans
24536l’art de prendre les mesures,
24537qui donnoit à la hauteur perpendiculaire de cette pyramide trois
24538cent dix-sept coudées environ
24539,
24540et à chacun des côtés des quatre
24541plans
24542triangulaires
24543qui
24544s’inclinent
24545sur
24546cette
24547perpendiculaire,
24548quatre cent soixante coudées. Je
24549crois qu’il y a erreur dans ces
24550mesures <i6>, et. que, pour qu’elles fussent justes,
24551il faudrait qu’il
24552eût donné à
24553la perpendiculaire quatre cents coudées; et,
24554si
24555le
24556ciel favorise mes projets <i 7 >, je veux en prendre les dimensions
24557par moi-même.
24558L’une de ces deux pyramides est ouverte-, et offre une entrée
24559par
24560laquelle on
24561pénètre dans l’intérieur. Cette ouverture mène
24562à des passages étroits, à des conduits qui s’étendent jusqu'à une
24563grande profondeur, à des puits <i8> et à des précipices
24564, comme
24565l’assurent
24566les personnes qui ont le courage de
24567s’y enfoncer;
24568car
24569il y
24570a un grand nombre de
24571gens qu’une
24572folle cupidité
24573et des
24574espérances chimériques conduisent dans l’intérieur de cet édifice.
24575Ils s’enfoncent dans ses
24576cavités
24577les
24578plus profondes,
24579et arrivent
24580enfin à un endroit où
24581il ne leur est plus possible de pousser plus
24582avant. Quant
24583au
24584passage
24585le
24586plus fréquenté,
24587et que
24588l’on
24589suit
24590Digitized by Google
p. 205
245911 **
245921
24593, g
245941
24595i
24596!;îl
24597;
24598i
24599f
24600.
24601I
24602*
24603•*
24604J
24605/
24606«
246071
24608i
24609«-
246101
24611»
24612•
24613i
24614I y6
24615RELATION DE L'ÉGYPTE.
24616d’ordinaire <iÿ>,
24617c’est un glacis qui conduit vers la partie supé-
24618ciumtm iv.
24619rieure de
24620la pyramide, où
24621l’on trouve une chambre carrée, et
24622dans cette chambre un sarcophage de
24623pierre <io>.
24624Cette ouverture
24625par
24626laquelle on
24627pénètre
24628aujourd’hui
24629dans
24630l’intérieur de la pyramide, n’est point la porte qui avoit été mé-
24631nagée
24632lors de
24633sa construction
24634:
24635c’est un
24636trou
24637fait avec effort
24638et
24639pratiqué au
24640hasard. On
24641dit que c’est
24642le khalife Mamoun ou
24643qui
24644l’a
24645fait ouvrir. La plupart <n> des personnes de notre com-
24646pagnie entrèrent dans cette ouverture
24647,
24648et montèrent jusqu'à
24649la
24650chambre pratiquée en haut de la pyramide
24651: à leur descente
24652, elles
24653racontèrent les choses merveilleuses quelles avoientvues, et elles
24654rapportèrent que ce passage étoit
24655si plein de chauve-souris et de
24656leurs ordures <23), qu’il en étoit presque bouché; que les chauve-
24657souris y étoient presque aussi grosses que des pigeons, et qu’on y
24658voyoit, dans la partie supérieure, des ouvertures et des fenêtres
24659qui sembloient avoir été ménagées pour donner passage à l’air et
24660P»g«98.
24661à
24662la lumière. Dans une autre visite que je rendis aux pyramides,
24663j entrai dans ce conduit intérieur avec plusieurs personnes,
24664et je
24665pénétrai jusqu’aux deux
24666tiers environ
24667; mais
24668,
24669ayant perdu con-
24670noissance par un
24671effet de la frayeur que m’inspiroit cette montée,
24672je redescendis, à demi mort.
24673Ces pyramides sont construites de grandes pierres, qui ont de
24674dix à vingt coudées de longueur , sur une épaisseur de deux a trois
24675coudées
24676et autant de
24677largeur. Ce
24678qui
24679est
24680sur-tout digne delà
24681plus grande admiration, c’est i’extréme justesse avec laquelle ces
24682pierres ont été appareillées
24683et disposées les unes sur
24684les autres
24685eurs assises sont
24686si bien rapportées, que l’on ne pourroit fourrer
24687tre deux de ces pierres une aiguille ou un cheveu. Elles sont
24688iees par un mortier qui forme une couche de l’épaisseur
24689d’une
24690euilie de papier
24691: je ne sais de quoi est fait ce mortier, qui m’est
24692totalement
24693Digitized by Goog
24694I
p. 206
24695RELATION DEL’ ÉGYPTE.
24696477
24697totalement inconnu <*4>. Ces pierres sont revêtues d’écriture dans
24698cet ancien caractère dont on ignore aujourd'hui la valeur. Je n’ai
24699rencontré dans toute l'Égypte personne qui pût dire connoître,
24700même par ouï-dire, quelqu’un qui fût au fait de ce caractère. Ces <z$>
24701inscriptions sont en
24702si grand nombre, que, si l'on vouloit copier
24703sur du
24704papier
24705celles seulement que Ion
24706voit
24707sur la
24708surface de
24709ces deux pyramides, on en empliroit plus de dix mille pages o6>.
24710J’ai lu dans quelques livres des anciens Sabéens
24711, que
24712, de ces
24713deux pyramides, l’une est
24714le tombeau d’Agathodémon <iy>
24715,
24716et
24717l’autre celui d’Hermès. Ce sont, suivant eux, deux grands pro-
24718phètes
24719; mais Agathodémon
24720est
24721le
24722plus
24723ancien
24724des deux et
24725le
24726plus grand <i8>.
24727Ils disent que de toutes les contrées de la terre
24728on venoit en pèlerinage à ces deux pyramides.
24729Je me suis étendu, dans mon grand ouvrage,
24730sur cet objet,
24731et
24732j’ai rapporté ce que d’autres ont dit 09) de
24733ces édifices
24734:
24735j’y
24736renvoie donc les
24737lecteurs qui
24738désireront
24739plus de
24740détails;
24741dans
24742celui-ci
24743, je me borne à rendre compte de ce que
24744j’ai vu.
24745Quand Mélic-alaziz Othman ben- Yousouf <30) eut succédé
24746à son père,
24747il se
24748laissa persuader par quelques personnes de sa
24749cour, gens dépourvus de bon
24750sens, de démolir ces pyramides;
24751et l’on commença par la pyramide rouge
24752, qui est la troisième des
24753grandes pyramides <3 1> et la moins considérable.
24754Le sultan y envoya donc des sapeurs <3a>, des mineurs et des
24755appareilleurs
24756,
24757sous
24758la conduite de quelques-uns des principaux
24759officiers et des premiers émirs de sa cour, et leur donna ordre de
24760la détruire. Pour exécuter les ordres dont ils étoient chargés,
24761ils
24762établirent leur camp
24763près de la pyramide;
24764ils y ramassèrent de
24765tous côtés un grand nombre de travailleurs, et les entretinrent à
24766grands
24767frais.
24768Ils y demeurèrent ainsi huit mois entiers, occupés
24769avec tout leur monde <33) à l’exécution de la commission dont ils
24770LIVRE I."
24771chah rus IV.
24772Page 100.
p. 207
24773I78
24774RELATION DE L’ÉGYPTE.
24775~"y
24776-
24777»
24778étoient charges, enlevant chaque jour, après
24779s’étre donné bien
24780ourmaiv.
24781du mal
24782et avoir
24783épuisé
24784toutes
24785leurs
24786forces
24787<}4>, une ou
24788deux
24789pierres. Les uns
24790les poussoient d'en-haut avec des coins et
24791des
24792leviers
24793, tandis que d’autres travailleurs les tiroient d’en-bas avec
24794P>ge ici.
24795des cordes et des câbles. Quand une de ces pierres venoit enfin
24796à tomber
24797, elle
24798faisoit un bruit épouvantable
24799,
24800qui retentissoit à
24801un
24802très -grand
24803éloignement
24804,
24805et qui ébranloit la terre et
24806faisoit
24807trembler les montagnes. Dans sa chute, elle s’enfonçoit dans le
24808sable
24809;
24810il
24811falloir derechef employer de grands
24812efforts pour
24813l’en
24814retirer;
24815après quoi,
24816l’on y pratiquoit des entailles, pour y faire
24817entrer des coins
24818: on
24819faisoit ainsi éclater ces pierres en plusieurs
24820morceaux; puis on chargeoit chaque morceau sur un chariot pour
24821le traîner au pied de la montagne qui est à peu de distance, et où
24822on le jet oit.
24823Cota.
24824Après
24825être restés long-temps campés en cet endroit, et avoir
24826consommé tous leurs moyens pécuniaires, comme leur peine et
24827leurs fatigues aiioient toujours en croissant
24828, que leur résolution
24829<111 contraire
24830saffoiblissoit- de jour en
24831jour,
24832et que leurs forces
24833etotent épuisées
24834,
24835ils furent contraints de renoncer honteusement
24836*1 leur entreprise. Loin d obtenir le succès qu’ils s'étoient promis,
24837et de réussir dans leur dessein
24838,
24839le
24840seul avantage qu’ils en
24841reti-
24842rèrent
24843fut
24844de gâter
24845la pyramide
24846,
24847et de mettre dans
24848toute son
24849évidence
24850leur impuissance
24851et
24852leur
24853foibiesse.
24854Ceci
24855se
24856passa en
248571 année 593
24858* Aujourd hui, quand on considère
24859les pierres prove-
24860nues de
24861la démolition
24862, on
24863se persuade que
24864la pyramide a été
24865détruite jusqu aux fondemens; mais si, au contraire, on porte les
24866regards sur la pyramide, on s’imagine quelle n’a éprouvé aucune
24867dégradation
24868, et que d’un côté seulement il y a une partie 'du revê-
24869tenient qui s’est détachée <3 j>.
24870Etant un jour témoin de l’extrême peine qu'il en coûtoit pour
24871Digitized by Gotn^ll
p. 208
24872RELATION DE LEGYPTE.
24873l 79
24874LIVRE I."
24875CHANTRE IV,
24876Page 104.
24877arracher une seule pierre,
24878je m’adressai à
24879l’un des piqueurs qui
24880dirigeoient
24881les appareilieurs <36>; et je lui
24882fis cette question
24883: Si
24884l’on vous offroit mille pièces d'or pour remettre une de ces pierres
24885à sa place et l’ajuster comme elle étoit auparavant
24886, pensez-vous
24887que vous pussiez y réussir! Sa réponse fut que, quand on leur
24888donneroit encore plusieurs fois autant
24889,
24890ils n’en pourroient point
24891venir à bout
24892; ce qu’il affirma avec serment.
24893En face des pyramides, sur la rive orientale du Nil
24894, on aper-
24895çoit un grand nombre d’excavations immenses et très- profondes,
24896qui communiquent
24897les unes aux autres
24898,
24899et dont quelques-unes
24900x
24901ont jusqu’à trois étages. On les nomme la ville. Un cavalier peut
24902y entrer en tenant sa lance haute,
24903et y faire des excursions pen-
24904dant un jour
24905entier sans
24906les avoir parcourues en
24907totalité; tant
24908elles sont nombreuses et vastes, et tant elles s’étendent au loin.
2490911 est facile de reconnoître que ce sont les carrières d'où
24910l’on a
24911tiré
24912les
24913pierres qui ont servi à construire
24914les pyramides
24915<37>.
24916Quant aux carrières qui ont fourni
24917le
24918granit rouge, on
24919assure
24920quelles se trouvent à Kolzom et à Oswan.
24921Auprès de ces pyramides on voit encore des restes d'anciens
24922édifices
24923gigantesques
24924et
24925beaucoup
24926de
24927souterrains
24928solidement
24929construits;
24930et
24931il
24932est
24933bien
24934rare de rencontrer quelque partie de
24935ces
24936ruines
24937qui
24938ne
24939soit
24940couverte
24941d’inscriptions en
24942cet
24943ancien
24944caractère inconnu aujourd’hui.
24945A un peu plus de la portée d’une flèche de ces pyramides
24946, on
24947volt la figure colossale d'une tête et d’un cou qui sortent de terre.
24948On nomme cette figure ALoulhaul;
24949et
24950l’on
24951dit que
24952le corps au-
24953Page 10*.
24954quel cette tête appartient
24955, est enseveli sous la terre. En jugeant des
24956dimensions du corps par celles de la tête,
24957il doit avoir soixante-
24958dix coudées et plus de longueur. On voit sur
24959la figure une teinte
24960rougeâtre et un
24961vêrnis rouge, qui a -tout leclat de
24962la fraîcheur.
24963Digitized by Google
p. 209
24964LIVRE !.~
24965CHAUT»* IV,
24966P>B' '«S.
24967180
24968RELATION DE
24969l'ÉCYPTE,
24970Cette figure
24971est
24972très-belle,
24973et
24974sa bouche porte l’empreinte des
24975grâces et de la beauté. On diroit quelle sourit gracieusement <j8>.
24976Un homme
24977d’esprit m’ayant demandé quel
24978étoit
24979, de
24980tout ce
24981que j'avois vu en Égypte,
24982l’objet qui
24983avoit
24984le plus
24985excité mon
24986admiration
24987, je lui dis que c’étoit la justesse des proportions dans
24988la tête du sphinx. En effet, on remarque,
24989entre
24990les
24991différentes
24992parties de cette tête, le nez, par exemple, les yeux et les oreilles,
24993les mêmes proportions qu observe
24994la nature dans ses ouvrages
24995:
24996cest ainsi que
24997le nez d’un enfant convient à sa
24998taille et
24999est en
25000proportion avec le reste de son corps
25001, de telle manière que,
25002s’il <39)
25003appartenoit au visage d’un homme fait, ce seroit une difformité;
25004de meme
25005le nez d un homme
25006fait
25007, transporté sur
25008le visage d’un
25009enfant, le défigureroit.
25010Il en est ainsi de tous les autres membres:
25011il n en est aucun qui ne doive avoir une certaine forme et certaines
25012dimensions pour être en proportion avec telle ou
25013telle ligure; et
25014si ces proportions ne sont pas observées
25015,
25016la figure en est gâtée.
25017Or,
25018il est bien étonnant que, dans une figure aussi colossale, le
25019sculpteur ait su conserver la juste proportion de toutes les parties,
25020tandis que
25021la nature ne présentoit aucun modèle d’un semblable
25022colosse
25023, ni rien qui pût lui être comparé.
25024Parmi les monumens antiques de l'Égypte,
25025il faut comprendre
25026ceux que l’on voit à Aïn-schems
25027, petite ville qui étoit entourée
25028d un mur, que l’on reconnoît encore aujourd’hui, quoique détruit.
25029On von facilement que ces ruines appartiennent à un temple; 011
25030y trouve des figures effrayantes et colossales de pierre de taille,
25031qui ont plus de trente coudées de long, et dont tous les membres
25032sont dans des dimensions proportionnées. De ces figures, les unes
25033étoient debout sur des piédestaux,
25034les autres assises dans diffé-
25035rentes positions
25036singulières,
25037et avec une parfaite
25038régularité. La
25039porte de
25040la ville subsiste encore aujourd’hui. *La plupart de
25041ces
25042I
25043Digitized by Goo;
25044le
p. 210
25045Z**#**»
25046relation de l’égypte.
25047,8,
25048pierres sont couvertes de figures d’hommes et d’autres animaux -
25049e
25050un grand nombre d’inscriptions en caractère inconnu
25051II est
25052L,VHE '"
25053rare de rencontrer une pierre qui n’offre, ou une inscription
25054ou
25055quelque objet gravé en creux, ou une figure en relief f4o>
25056Cest dans
25057cette ville que se
25058trouvent les deux obélisques
25059si
25060renommés> que l’on appelle <4 .> /rj Jeux aiguilles de Pharaon. Ces
25061obehsques consistent en une base carrée, longues large de dix
25062coudees, «dune hauteur à-peu-près égale, établie sur une fon-
25063dation solide dans
25064la terre. Au-dessus de cette base s’élève une
25065colonne carrée, de forme pyramidale,. haute de cent coudées
25066qui peut avoir vers
25067le pied un diamètre de cinq coudées
25068et sé
25069enn,„e par un
25070point.
25071La télé
25072est recouverte d’une espèce de
25073chapeau en
25074cuivre, en forme d’entonnoir,
25075qui
25076descend^,,
25077•
25078r, r*?
25079*« <.* c.
25080la pluie et des années,
25081s’est rouillé et a pris une couleur verte
25082une partie de cette rouille verte a coulé le long du fût de lobé’
25083T
25084’a
25085SUrfaCC * 1,0bdiSt
25086J Ue
25087CSt couvertc de ce
25088g
25089e d écriture dont nous avons parlé.
25090J'ai vu un de ces deux
25091Obehsques qu,
25092eto.t tombé et s’étoit fendu en deux en tomh
25093a cause de l’énormité de son poids. On avoit enlevé le cuivre qui
25094'
25095couvroit la tête de cet obélisque. Autour de ces obélisques
25096«
25097a une multitude d’autres qu’on ne sauroit compter Z> "LZ
25098P
25099n ont que la moitié ou le tiers de la hauteur des .rands pJL
25100petits obélisques
25101on n’en voit guère qui soient
25102la plupart sont de plusieurs pièces rapportées <40 Le Z
25103j
25104nombre ont été renversés; mais leurs bases sont encore"
25105„
25106Z]
25107J ai vu à Alexandrie, sur le rivaue de
25108la m „ r
25109o P
25110,
25111^ces
25112de^obélisques plus grands que
25113les p^
25114cr
25115,c
25116de p,kr •
25117“ *«
25118Digitized by Got
p. 211
25119LIVRE
25120I.*'
25121CHAPITRf IV
25122Page
25123I
25124I ».
25125[82
25126RELATION DE
25127L’ÉGYPTE.
25128Quant aux berbis du Saïd
25129, tout ce que ion pourroit dire sur
25130leur grandeur, l’excellence de leur construction et la juste propor-
25131tion de leurs formes, cette innombrable multitude de figures, de
25132sculptures en creux et en relief, et d’inscriptions qu’ils offrent à
25133l’admiration des spectateurs,
25134le tout
25135joint à
25136la solidité de leur
25137construction et à l’énorme grosseur <47) des pierres et des maté-
25138riaux mis en œuvre
25139: tout cela,
25140dis-je, est si connu, qu’il seroit
25141superflu de s’arrêter à le décrire <4 8>.
25142J’ai vu à Alexandrie
25143la colonne nommée Amoud-ahiiwuri fia
25144colonne des piliers].
25145Elle
25146est de granit, de
25147cette pierre rouge
25148,
25149tiquetée, qui
25150est d’une extrême dureté.
25151Cette colonne est d’une
25152grosseur et d’une hauteur surprenantes: je n’aurois pas de peine
25153à croire quelle a soixante-dix coudées de haut; son diamètre est
25154de cinq coudées; elle est élevée sur une base très-grande et pro-
25155portionnée à ses dimensions. Sur le sommet de cette colonne est
25156un grand chapiteau <49) , qui n’a pu être ainsi placé avec une juste
25157précision sans une profonde connoissance de la mécanique et de
25158I art d’élever de grands
25159poids
25160,
25161et une extrême habileté dans
25162la
25163géométrie
25164pratique. Un homme
25165digne de
25166foi m’a assuré avoir
25167mesuré
25168la périphérie
25169de
25170cette
25171colonne
25172,
25173et
25174l’avoir trouvée de
25175soixante-quinze empans de
25176la grande mesure <jo>.
25177J ai vu aussi sur les bords de la mer, du côté où elle avoisine
25178les murailles de la ville
25179,
25180plus de quatre
25181cents colonnes brisées
25182en deux ou
25183trois
25184parties
25185, dont
25186la pierre
25187étoit
25188pareille à
25189celle
25190dont est faite
25191la colonne des
25192piliers
25193,
25194et qui paroissoient
25195être à
25196celle-ci dans
25197la
25198proportion d’un
25199tiers ou
25200d’un quart. Tous
25201les
25202habitans d’Alexandrie, sans exception
25203, assurent que ces colonnes
25204etoient dressées autour de la colonne des piliers; mais qu’un gou-
25205verneur d'Alexandrie nommé Karadja<% i> , qui commandoit dans
25206cette ville pour Yousouf fils d’Ayyoub (Saladin), jugea à propos
25207Digitized by Go.ogl
p. 212
25208LIVRE I."
25209c«a«the IV.
25210relation de
25211l’égypte.
2521218 ^
25213de renverser ces colonnes . de les briser et de les jeter <,x> sur le
25214ord de la mer. sous le prétexte de rompre l’effort des flots et de
25215meure .uns,
25216es murailles de la ville à l’abri de leur violence
25217ou
25218empêcher
25219les vaisseaux ennemis de mouiller contre les murs
25220ie t: ri,
25221• “ en h°™
25222» - f-
25223J’ai vu pareillement, autour de la colonne des piliers, des restes
25224assez considérables de ces colonnes,
25225les uns entiers,
25226les autres
25227brisés ; on pouvoit juger encore par ces restes
25228, que ces colonnes
25229avoient été couvertes d’un
25230toit qu’elles supportent. Au-dessus
25231de la colonne des piliers est une coupole support* par cette co-
25232lonne<53>. Je pense que cet édifice étoitle portiqueoùenseignoient
25233Anstote,
25234et
25235après lui ses
25236disciples;
25237et que Jétoit-là I académie
25238P
25239que
25240fit construire Alexandre quand
25241il bâtit cette ville, et où <„>
25242,
25243placée
25244la
25245bibliothèque que brûla Amrou ben-Alâs
25246avec
25247la permission d’Omar <j j>.
25248’ aVec
25249dWleTn«r”*
252501'
25251,r01’ *“ P°U'
25252«* te»»
25253par,er - Des dcnvains exacts assurent qu’il a deux cent rî„
25254quante coudées de hauteur.
252554
25256‘
25257J’ai lu une note écrite de la main <,6> d’un homme curieux et
25258avec so
25259î7>
25260k
25261qüI P°rt0,t qUii aVO“ mesuré ,a col««ne des piliers
25262son chapiteau et sa base, et qu’il avoit trouvé leur hf ,
25263au ,o„,
25264co„to .l
25265j ri
25266*7"-
25267s- *-WIZLÏÏT
25268ce qui, réuni a la hauteur de la m|nnn.
25269a
25270vingt-cinq coudées deux tiers d’élévation
25271;
25272qTe”Ïa^eJTU
25273ba.e est de douze coudées,
25274et celle du ch.phe.u de sep, coût-
25275ât deutte. Suivant 1. même
25276„ m,me^
25277P
25278a»
25279s,
25280les mesures du phare, et .voit trouvé sa hauteur
25281e *
25282' *•
25283e.«8es don, „ J°
25284'J
p. 213
252851 84
25286RELATION
25287DE L’ÉGYPTE.
25288-
25289.
25290le premier, qui est carré, a cent vingt-une coudées;
25291le second
25292,
25293cMrir.E iv.
25294est à huit pans
25295et porte quatre-vingt-une coudées et demie;
25296le
25297%
25298troisième, qui
25299est de forme circulaire,
25300a trente-une coudées et
25301PageiKi.
25302demie. Au-dessus du phare s’élève une chapelle <58) qui a en-
25303viron dix coudées de hauteur.
25304Passons maintenant à d’autres vestiges de l’antique grandeur
25305de l’Égypte
25306: je veux parler des ruines de l'ancienne capitale de
25307ce pays, qui étoit située dans
25308le territoire de Djizèh
25309, un peu au-
25310dessus de
25311Fostat. Cette
25312capitale
25313étoit Memphis;
25314c'ctoit là que
25315les Pharaons faisoient leur résidence, et
25316cette ville étoit le siège
25317de l’emprre des rois d'Égypte. C’est de cette ville que
25318l’on
25319doit
25320entendre ces mots que Dieu dit dans
25321l’Alcoran
25322,
25323en. parlant de
25324Moise
25325:
25326«
25327II
25328entra
25329dans
25330la
25331ville
25332au moment où
25333les
25334habitans
25335* s’abandonnoient au sommeil <59>»; et encore ceux-ci: «Moïse
25336sortit donc de
25337la
25338ville, rempli
25339d'effroi,
25340et regardant •autour de
25341»
25342lui <6o>. » Car Moïse faisoit sa demeure dans un
25343village du
25344territoire de Djizèh, peu éloigné de la capitale, et qui se nom-
25345moit Dimouh <60. Les Juifs y ont aujourd’hui une synagogue. Les
25346ruines de Memphis
25347occupent actuellement une demi- journée
25348de chemin en tout
25349sens.
25350Cette ville étoit
25351florissante au temps
25352d Abraham, de Joseph et de Moïse, et long-temps avant eux <6 i>,
25353et elle le fut encore après eux
25354, jusqu’à l’époque du règne de Na-
25355buchodonosor. Ce prince dévasta l'Égypte, qui demeura ensuite
25356quarante
25357ans
25358dans
25359cet état de désolation
25360<6}>. Ce
25361qui
25362attira
25363contre l’Égypte les armes de Nabuchodonosor,
25364ce fut
25365l'asile que
25366le roi d’Égypte accorda dans
25367ses états aux Juifs qui fuyoient
25368la
25369poursuite de
25370ce conquérant ; car ce
25371roi
25372les prit sous sa protec-
25373tion, et ne voulut point les livrer à leur ennemi. Nabuchodo-
25374nosor, pour s’en venger
25375. marcha contre le roi d’Égypte
25376, et ruina
25377tout
25378le pays. Alexandre s'en étant rendu maître dans la suite,
25379)
25380fonda
25381/
25382/
25383;
25384Digitized by Goog
p. 214
25385relation de l’égypte.
2538618 ^
25387fonda la ville d’Alexandrie
25388, et en
25389fit la capitale du royaume •
25390exandne conserva ce rang jusqu’au temps où,
25391la religion Mu-
25392sulmane s étant établie
25393, cette ville fut prise par les Musulmans
25394sous
25395la conduite dAmrou ben-AJâs, qui transporta le siège dû
25396gouvernement à Postât. Dans la suite, Moëzz étant venu du Ma-
25397greb, fonda la ville du Caire et en
25398fi,
25399fa capitale de ses nouveaux
25400domaines. Les choses son (restées sur le même pied jusqn’à ce jour
25401Nous avons rapporté tout cela fort au long et avec le plus grand
25402détail dans notre grand ouvrage. Revenons maintenant à k des
25403-
25404cnpt'on des ruines de Memphis, que l’on appelle rancienne Misr
25405Malgré
25406I immense étendue de cette. ville et la haute antiquité
25407« laquelle elle remonte,
25408nonobstant
25409toutes
25410les vicissitudes des
25411dtvers gouvernemens dont
25412elle a successivement subi
25413le joug
25414quelques efforts que d.fférens peuples aient faits pour
25415l’anéantit’
25416en en
25417faisant disparoître jusqu’aux moindres vestiges
25418effaçant
25419pu « ~ plus %ires
25420, ,„nspor ,anl
25421. ma,oraux don, die
25422étoi, cons,roi,e,
25423dévastant se, édifices
25424r
254251" 1
25426leS
25427™feoien, lWnemen,, enfin
25428, „
25429ce que quatre mille ans e, pin, on, dû ajourne à ,an, de causes
25430de destruction , », ruines offrent encore aux peu, de, specu
25431leur, une rdunion de
25432merveilles qui confond
25433l'intelligence
25434et
25435que
25436I homme le plu, éloquent emrepiendroi, inutU.ml *’d“
25437;r,le
25438Z,"e
25439l'admiration
25440Les
25441ruine
25442****
25443““P'<l'«ll que l'on donne
254444
25445es
25446,urnes,
25447es, une nouvelle cause de ravissement. A peine
25448a-t-elle f,„ naître „ne
25449da„,
25450du spectateur.
25451il
25452suggéré une
25453idée encore plu, admirable,
25454et quand on „„
254551
25456avoir acquis un, «onnoissanre parfaite,
25457,11, vous convainc",.,
25458"
25459au même instant que ce que vous aviez conçu est encore
25460h
25461au-dessous de la vérité.
25462*
25463ncore
25464bien
25465livre l-
25466CHAPITRE IV.
254671 Page
25468»
254691
254708
25471.
25472Digitized by Google
p. 215
25473LIVHE
25474i.*
25475CHAPITRE
25476I
254771>;*ge HR.
254781 86
25479RELATION DE
25480l’ÉCYPTE.
25481•
25482Du nombre des merveilles qu’on admire parmi
25483ies ruines de
25484Memphis, est
25485la chambre ou niche que ion nomme la chambre
25486verte <6p. Elle
25487est faite d’une
25488seule
25489pierre de neuf coudées de
25490haut
25491sur
25492huit de
25493long
25494et sept de large. On
25495a creusé
25496dans
25497le
25498milieu
25499de
25500cette
25501pierre
25502une
25503niche,
25504en
25505donnant deux
25506coudées
25507d'épaisseur
25508tant à
25509ses parois
25510latérales qu’aux parties du haut et
25511du bas: tout le surplus forme la capacité intérieure de la chambre.
25512Elle est entièrement couverte, par dehors comme par dedans, de
25513sculptures en creux et en relief, et d’inscriptions en anciens carac-
25514tères. Sur le dehors, on voit la figure du soleil dans la partie du
25515ciel où
25516il se lève,
25517et un grand nombre
25518de figures
25519d’astres, de
25520sphères, d’hommes et d’animaux. Les hommes y sont représentés
25521dans des attitudes et des postures variées:
25522les uns sont en place,
25523les autres marchent; ceux-ci étendent les pieds, ceux-là les ont en
25524repos;
25525les
25526uns ont
25527leurs habits retroussés pour travailler <66>,
25528d autres
25529portent
25530des matériaux
25531; on
25532en voit d’autres enfin
25533qui
25534donnent des ordres par rapport à leur emploi. On voit clairement
25535que ces tableaux ont eu pour objet de mettre sous les yeux le récit
25536de choses importantes, d’actions remarquables, de circonstances
25537extraordinaires
25538,
25539et de représenter sous des emblèmes des secrets
25540très-profonds. On demeure convaincu que tout cela n'a pas été
25541fait pour un simple divertissement, et qu’on n’a pas employé tous
25542les efforts de lart a de pareils ouvrages, dans la.seule vue de les
25543embellir et de
25544les décorer. Cette
25545niche
25546étoit solidement établie
25547sur des
25548bases de grandes et massives pierres de granit. Mais des
25549hommes insensés et stupides
25550, dans
25551le fol espoir de trouver des
25552trésors cachés, ont creusé
25553le terrain sous ces bases; ce qui a dé-
25554rangé la position de cette niche, détruit son assiette, et changé le
25555centre de gravité des différentes parties, qui, étant venues à peser
25556les unes sur les autres, ont occasionné plusieurs légères fêlures
25557Digitized by Goog
p. 216
25558RELATION DE L’ÉGYPTE.
255591 87
25560dans le bloc. Cette niche étoit placée dans «n magnifique temple ——
25561construit de grandes et énormes <67> pierres assemblées avec la
25562cmakthe iv.
25563plus grande jultesse et
25564l'art
25565le plus parfait.
25566O11 voit au même lieu des piédestaux <68> établis sur des bases
25567énormes. Les pierres provenues de la démolition des édifices rem-
25568plissent toute
25569la surface de
25570ces ruines
25571: on trouve en quelques
25572endroits des pans de muraille encore debout
25573,
25574construits de ces
25575grosses pierres dont je viens de parler; ailleurs,
25576il ne reste que les
25577fondemens, ou bien des monceaux de décombres. J’y ai vu
25578l’arc
25579d’une porte très-haute, dont les deux murs latéraux' ne sont formés
25580chacun que d’une pierre; et la voûte supérieure, qui étoit d'une
25581seule pierre <69)
25582,
25583étoit tombée au devant de la porte.
25584Malgré toute l’exactitude et la justesse avec lesquelles on avoit
25585disposé et assis
25586les pierres de ces édifices, on avoit encore pra-
25587tiqué entre
25588les
25589pierres des trous d’un empan de dimension
25590sur
25591deux doigts de hauteur, dans lesquels on aperçoit
25592la rouille du
25593cuivre et
25594le vert-de-gris. Je reconnus qu’en cela on avoit eu en
25595vue de ménager des attaches à ces
25596pierres
25597,
25598et
25599de les
25600lier ainsi
25601plus fortement
25602les unes avec
25603les autres, en plaçant du
25604cuivre
25605entre les deux pierres contiguës et versant du plomb par-dessus.
25606Des gens vils et des malheureux <70 ont recherché ces liens de
25607cuivre, et en ont arraché une grande quantité <71*. Pour y par-
25608venir,
25609ils ont brisé beaucoup de ces pierres. En vérité,
25610ils se sont
25611Page 114.
25612donné bien de
25613la peine pour les enlever, et ont
25614fait voir toute
25615leur bassesse et
25616leur sordide cupidité.
25617Quant aux figures d'idoles que
25618l’on trouve parmi ces ruines
25619,
25620soit que
25621l’on considère leur nombre, soit qu’on
25622ait égard à leur
25623prodigieuse grandeur
25624,
25625c’est une chose au-dessus de toute des-
25626cription et dont on ne sauroit donner une idée; mais ce qui est
25627encore plus digne d’exciter l’admiration,
25628c’est
25629l’exactitude dans
25630Aa
25631a
25632Digitized by Google
p. 217
256331 88
25634RELATION
25635DE
25636l’ÉGYPTE.
25637leurs formes, fa justesse de leurs proportions et leur ressemblance
25638i-IVRE I.»
25639.
25640,
25641. ,
25642,
25643.
25644chaut** iv.
25645avec la nature. Nous en avons mesure une qui
25646, sans son piédestal,
25647avoir plus de trente coudées
25648:
25649sa largeur, du
25650côfé droit au
25651côté
25652gauche, portoit environ dix coudées
25653;
25654ei du devant au derrière,
25655elle étoit épaisse en proportion. Cette statue étoit d’une seule pierre
25656de granit rouge; elle étoit recouverte d’un vernis rouge
25657, auquel son
25658antiquité sembloit ne faire qu’ajouter une nouvelle fraîcheur.
25659Certes, rien n’est plus merveilleux, que de voir comment on a
25660su conserver dans un colosse aussi énorme la justesse des propor-
25661tions que garde la nature. On n’ignore pas que tous les membres
25662du corps, soit instrumentaires, soit similaires <7 a>, ont certaines
25663dimensions propres
25664, mais qu’ils ont aussi
25665certaines proportions
25666relatives avec les autres membres. C’est de ces dimensions propres
25667et de ces proportions relatives que se forment et se composent
25668la beauté du tout
25669et l’élégance de la figure entière
25670:
25671s’il manque
25672Pige us.
25673quelque chose à ces conditions,
25674il en résulte une difformité plus
25675ou moins grande
25676,
25677suivant que ces défauts sont plus ou moins
25678graves. Or , ce rapport de toutes les parties a été observé dans ces
25679figures, avec une vérité qu’on
25680ne peut assez admirer, d abord
25681pour les justes dimensions de chaque membre considéré séparé-
25682ment
25683, et ensuite pour les proportions respectives que les différens
25684membres ont entre eux.
25685Vous verrez en effet , si vous y faites attention, que, dans ces
25686statues,
25687la poitrine se sépare du cou à la région de la clavicule,
25688avec les plus justes proportions. De
25689là, la poitrine, formée par
25690les
25691côtes supérieures, va
25692<7 3> en
25693s’élevant jusqu’aux deux ma-
25694melles
25695<7 $>, q U i sont protubérantes au-dessus de toute la région
25696qui
25697les environne,
25698et
25699se détachent du reste de
25700la poitrine dans
25701une exactitude de proportions
25702admirable
25703:
25704elles s’élèvent pro-
25705gressivement jusqu’au mamelon
25706, qui lui-même
25707est formé dans
25708Digitized by Googll
p. 218
25709ie rapport ie plus exact avec la grandeur de ces colosses. De là
25710vous descendez en vous portant,
25711soit à
25712la région enfoncée du
25713sternum <7 j>, à l’interstice formé par la retraite des fausses côtes
25714et à la pointe du cœur <76», soit à l’endroit où
25715l’on observe les
25716élévations
25717et
25718les enfoncemens alternatifs des côtes et leur obli-
25719quité <77>, tout comme cela a lieu dans l'homme naturel. Vous
25720descendez ensuite au défaut des côtes, à la région molle formée
25721par les tégumens extérieurs du ventre <78>
25722: vous observez l’obli-
25723quité des tendons
25724<79)
25725et des muscles du ventre à droite et à
25726gauche, leur tension et leur forme bombée <8o>;
25727la dépression
25728des parties qui
25729sont dans la région ombilicale
25730ali voisinage des
25731hypocondres, la forme vraie du nombril,
25732la tension du muscle
25733qui l'environne
25734,
25735la dépression de la partie hypogastrique vçrs le
25736pubis,
25737les aines <8i>,
25738les artères et les veines inguinales <8i>;
25739enfin
25740,
25741le passage de
25742là aux deux os des hanches <8 î>.
25743Vous observez pareillement la séparation de l'omoplate
25744, son
25745articulation
25746avec
25747l’os humérus,
25748puis
25749celle
25750de
25751l’humérus avec
25752l’avant-bras <847,
25753fa torsion de la veine dite la corJe Ju bras <8j>,
25754les extrémités saillantes du cubitus et du radius dans l'endroit de
25755leur articulation avec
25756le carpe
25757<86>, l'épine du coude, les deux
25758protubérances qui
25759forment
25760l’articulation de
25761l’avant-bras sur
25762ie
25763bras <87>, et
25764les muscles de l’avant-bras; enfin,
25765la mollesse des
25766chairs,
25767la tension des tendons, et autres choses qu’il seroit trop
25768long de détailler.
25769Il y a quelques-unes de ces figures que l’on a
25770représentées tenant dans
25771la main une espèce de
25772cylindre d’un
25773empan de diamètre, qui paroît être un volume; et
25774l’on n’a pas
25775oublié de figurer les rides et les plis
25776<88> qui se forment sur la
25777peau de la main quand on la ferme
25778, vers la partie externe atte-
25779nant
25780le petit
25781doigt. La beauté du
25782visage de ces
25783statues,
25784et la
25785justesse de proportions qu’on y remarque, sont ce que l’art des
25786LIVRE I"
25787CHA M IV.
25788Page 118.
p. 219
25789! J
257901
25791i
25792190
25793RELATION DE
25794L’ÉGYPTE.
25795hommes peut faire de plus excellent, et ce qu'une substance telle
25796«hamt.e
25797iv.
25798que
25799la pierre peut recevoir de plus parfait.
25800Il n’y manque que
25801l imitation des
25802chairs
25803et du sang. La figure de l’oreille, de son
25804pavillon et de ses sinuosités, est faite pareillement avec une res-
25805semblance parfaite.
25806J’ai vu deux lions placés en face l’un de l’autre à peu de dis-
25807tance; leur aspect inspiroit la terreur
25808; on avoitsu, malgré leur
25809grandeur
25810colossale
25811et infiniment au-dessus de
25812la
25813nature,
25814leur
25815conserver toute
25816la vérité des formes et des proportions ;
25817ils ont
25818été brisés et couverts de terre.
25819Nous avons trouvé un pan assez considérable des murailles de
25820la ville,
25821qui étoient bâties en petites pierres et en
25822briques. Ces
25823l’agc
25824i
25825t o.
25826briques sont grandes et grosses <89>, d’une forme obiongue <90):
25827elles égalent à-peu-prcs
25828la moitié d’une de
25829ces briques de l'Irak,
25830qui sont du temps des Chosroès <90. Le même rapport de di-
25831mensions a lieu entre les briques que l’on
25832fait aujourdhui dans
25833ces deux pays
25834: une brique d’Égypte n’est pas plus grande que la
25835moitié d’une brique de l'Irak.
25836Un homme de bon sens, en voyant tous ces restes de lanti-
25837quité, se sent porté à excuser l’erreur du vulgaire, qui croit que
25838les hommes de ces siècles reculés vivoient beaucoup plus long-
25839temps que ceux de notre temps
25840;
25841qu’ils étoient d'une taille gigan-
25842tesque; ou quau moyen d’une baguette dont
25843ils donnoient un
25844coup sur les pierres,
25845elles leur obéissoient,
25846et se transportoient
25847d elles-mêmes par-tout où
25848ils
25849le leur ordonnoient. On demeure
25850en
25851efîet dans une sorte de stupeur, quand on se représente com-
25852bien
25853à une connoissance profonde de
25854la
25855géométrie
25856il a
25857fallu
25858réunir de génie, de résolution
25859, de patience, pour exécuter dt
25860semblables ouvrages; ce qu’ils ont exigé d’instrumens différens et
25861de travail opiniâtre <92>;
25862j usqu
25863-
25864à quel point [[ falloir avoir étudie
25865Digitized by Googfl
p. 220
25866RELATION DE
25867L’ÉGYPTE.
25868I 9 1
25869les membres des animaux
25870et en
25871particulier ceux de l'homme
25872,
25873leurs justes dimensions
25874,
25875les rapports de proportion
25876qu’ils ont
25877chauthe iv.
25878entre eux, la manière dont ils s’articulent les uns avec les autres,
25879leurs positions, et
25880la distance où ils doivent être respectivement.
25881Dans l’homme,
25882par exemple,
25883la moitié
25884inférieure
25885est
25886plus
25887longue
25888d’une quantité déterminée que la moitié supérieure
25889;
25890je
25891veux dire, que le tronc
25892: ce qui est le contraire de la proportion
25893observée dans tous
25894les autres animaux
25895<93>. Un homme d'une
25896conformation
25897bien
25898proportionnée
25899doit
25900avoir
25901huit empans
25902de
25903hauteur
25904:
25905la longueur,
25906depuis
25907la main
25908jusqu’au
25909pli du coude,
25910doit
25911être de deux empans
25912;
25913le bras doit avoir un empan et un
25914quart de long,
25915en
25916employant pour
25917unité
25918de
25919mesuré l’empan
25920Pageijs.
25921même de celui que l’on veut mesurer. Tous les autres os, grands
25922ou petits,
25923les os de la jambe <94>,
25924les vertèbres,
25925les phalanges
25926des doigts, sont assujettis de même à certaines règles, tant pour
25927les dimensions d’où résulte leur forme particulière, que pour les
25928rapports qu’ils doivent
25929avoir les uns avec les autres. La même
25930chose a lieu pour toutes les parties du corps internes et externes,
25931comme est la dépression du sinciput
25932<9 $> au-dessous du sommet
25933de
25934la tête avec élévation au-dessus de tout ce qui l’entoure <y 6>,
25935l’étendue du front et des deux arcades sourcilières, l’enfoncement
25936des deux tempes
25937,
25938l’élévation
25939des deux pommettes
25940,
25941la forme
25942plate des joues, le tranchant mousse <97) du nez,
25943la mollesse du
25944cartilage qui en forme la pointe, l’évasement des narines,
25945l’ex-
25946tension de l'isthme qui les sépare
25947, le peu d’épaisseur des lèvres
25948,
25949la rondeur du menton, la forme tranchante et arrondie des deux
25950mâchoires,
25951et beaucoup d’autres
25952particularités qu’il est presque
25953impossible de décrire, et que l'on ne saisit bien que par la vue,
25954la dissection et l'inspection des parties.
25955Aristote,
25956dans son onzième
25957livre des animaux
25958,
25959emploie un
259601
25961r
25962!
25963i
25964Digitized by Google
p. 221
25965LIVRE L-
25966cdAPtriie IV.
25967P»gt ij4-
25968ip 2
25969RELATION DE
25970L’ÉGYPTE.
25971chapitre à prouver que
25972,
25973quoique quelques hommes
25974aient
25975fait
25976usage
25977de
25978sagacité
25979et
25980d’adresse
25981pour
25982parvenir à
25983connoîlre
25984les
25985membres des animaux et leurs proportions respectives, ce qu'ils
25986ont acquis de science à cet égard
25987est bien
25988petit
25989et bien misé-
25990rable,
25991si on
25992le compare à la réalité et à ce que fait la nature; et
25993que, si nous estimons beaucoup ces connoissances
25994,
25995tout impar-
25996faites quelles sont, c’est à raison du sentiment que nous avons de
25997la foiblesse de nos facultés
25998,
25999et à cause de
26000la comparaison que
26001nous faisons de l’homme qui
26002les possède avec celui qui en
26003est
26004privé. C’est ainsi que l’on voit avec admiration une fourmi em-
26005porter un grain d’orge, tandis que personne ne s'avise d’admirer
26006un éléphant qui porte une charge de plusieurs quintaux. Voici la
26007substance de ses paroles,
26008présentées à ma manière <ÿ8>:
26009~ Cest
26010» une chose -étonnante que nous mettions tant d’intérêt à acquérir
26011»
26012le
26013talent de représenter. les choses par la
26014peinture ou de
26015les
26016» imiter par
26017l’art du
26018statuaire ou du fondeur <99),
26019et que nous
26020» parvenions à bien comprendre les procédés de ces arts; etquau
26021» contraire nous n’ayons aucun empressement pour connoitre les
26022>* ouvrages de la nature
26023, sur-tout quand
26024il nous est possible d en
26025* découvrir
26026les causes. Nous ne devons donc avoir aucune re-
26027» pugnance à étudier la nature des animaux, de ceux même qui
26028» paraissent les plus vils
26029; et
26030il faut bien nous garder de nous en
26031”
26032faire une peine, et d’imiter en cela la conduite des enfans.cari
26033” n est aucun des ouvrages de la nature qui ne renferme des sujets
26034” d’admiration. Nous devons
26035, par cette raison
26036, chercher a con
26037» noître la nature de tous
26038les animaux,
26039et être convaincus qui
26040" n y en a pas un seul qui ne renferme quelque merveille nature
26041" parce qu’aucun d’eux n’a été formé sans but , par hasard , ou (&'
26042” un jeu de la fortune <,oo>. Au contraire, tout ce qui a reçu^e
26043>•
26044la nature l’existence, a été produit pour quelque chose,
26045Digitized by GoogJ
p. 222
26046’
26047RELATION DE L’ÉGYPTE.
26048193
26049»> dire, pour ia perfection du tout. Ainsi chacun a sa place, son
26050» rang, et un mérite distingué <10 1>. » Béni
26051soit Dieu,
26052le plus
26053c ,MtlTnçiv.
26054excellent auteur des choses!
26055Quant aux parties intérieures des animaux
26056, aux cavités de
26057leurs
26058corps
26059et aux merveilles
26060quelles
26061renferment
26062,
26063et dont
26064la
26065description
26066se trouve dans
26067les
26068traités d’anatomie de Galien
26069et
26070autres auteurs
26071, et dans l'ouvrage de ce savant médecin
26072, De l'usage
26073des parties
26074,
26075la plus petite portion de ces admirables ouvrages de
26076la nature suffirait pour désespérer <ioa> l’artiste qui voudrait les
26077représenter, et
26078il chercherait en vain quelqu'un dont les talens
26079pussent venir à son secours et suppléer aux siens
26080:
26081il faut qu’il
26082pagc
26083, je.
26084convienne alors de la vérité de ce que Dieu dit dans l’Alcoran
26085:
26086L'homme a été crééfoible.
26087Je dis,
26088de plus, que l’admiration que nous inspirent les ou-
26089vrages de l’art, rentre
26090dans
26091celle que nous
26092causent
26093les choses
26094naturelles
26095: car les productions de l’art , sous un certain point de
26096vue, sont des œuvres de la nature, puisqu’elles sont l’effet et le
26097produit des facultés
26098naturelles.
26099Ainsi un mécanicien
26100est digne
26101de nos éloges, quand
26102il
26103parvient à remuer un poids énorme;
26104mais n’auroit-il pas encore plus de droit à notre admiration,
26105s’il
26106réussissoit à
26107faire une statue capable de remuer elle-même un
26108poids quel
26109qu’il fût
26110!
26111C’est Dieu qui vous a créés
26112, vous et ce que vous faites. Béni
26113soit celui dont l’empire embrasse toutes
26114les choses visibles et in-
26115visibles, et qui domine sur vos âmes
26116! Ne comprenez-vous donc
26117pas (toute sa grandeur)! La lumière de sa gloire est répandue
26118par-tout, et aucltn voile ne peut l’obscurcir <10 j>.
2611911 connolt ce
26120qui échappe aux yeux
26121,
26122et tout ce qui est caché dans le secret
26123des cœurs
26124: car tout ce qui existe n'existe que par
26125lui <io4>,
26126se
26127meut, ou se tient en repos, en exécution de ses volontés; toutes
26128B b
26129J
26130*1
26131Digitized by Google
p. 223
26132l*fr
26133194
26134RELATION DE
26135L’ÉGYPTE.
26136choses se réjouissent «Je voir ses ordres s’accomplir par rapport à
26137cjuhi.s iv.
26138elles,
26139et
26140tressaillent d'alégresse en approchant de sa sainte ma-
26141jesté. Par
26142leur
26143multiplicité même
26144elles attestent son
26145unité; par
26146les changemens quelles éprouvent, elles rendent témoignage Je
26147son éternité.
26148Il n’y a aucune chose qui ne chante ses louanges.
26149P»gc 138.
26150Mais
26151il
26152est
26153temps
26154de
26155revenir à notre
26156sujet. Quelque grand
26157que fût
26158le nombre de ces statues,
26159elles ont éprouvé les ravages
26160du temps à un
26161tel point, que,
26162si
26163l’on en excepte un très-petit
26164nombre,
26165elles sont aujourd’hui brisées en morceaux et ne sont
26166plus que des amas de décombres.
26167J’en
26168ai vu une très-grande,
26169dans
26170le côté de laquelle on avoit
26171taillé une meule d’un diamètre
26172de deux coudées
26173, sans que
26174la
26175statue en
26176fût par trop difformée
26177et quelle eût éprouvé une altération bien sensible.
26178J’ai vu aussi
26179une statue qui entre ses jambes en
26180avoit une autre plus petite,
26181faite du même bloc: celle-ci,
26182par comparaison avec la grande,
26183paroissoit être un enfant;
26184et cependant cette petite statue égaloit
26185la taille de l’homme le plus grand. Elle étoit d’une beauté et d’une
26186grâce qui enchantoient les regards, et l’on ne pouvoit se lasser de
26187la considérer.
26188.v,
26189uu ces statues ont été laites,
26190le cuite aes iuu««
26191étoit universellement répandu par toute la terre,
26192et régnoit chez
26193toutes les nations. Cest pour cette raison que Dieu dans lAlco-
26194,
26195ran dit, en parlant d’Abraham
26196:
26197« Abraham formoit une nation;
26198” ^ *^°it obéissant a Dieu
26199, orthodoxe, et n’étoit point du nombre
26200” des polythéistes < 1 o j >. » Ces paroles signifient qu’Abraham étoit
26201le seul homme de son siècle qui professât le dogme de
26202I unité, et
26203qu’il formoit ainsi à lui seul une nation à part, étant distingué et
26204séparé de tout le
26205reste des hommes par une croyance opposée
26206à
26207celle dont ils faisoient profession.
26208Les enfans d’Israël, ayant été témoins des hommages que les
26209Digitized by Goog
p. 224
26210RELATION DE
26211l’ÉGYPTE.
26212ICJJ
26213Égyptiens rendoient à ces idoles , de la profonde vénération qu'ils
26214témoignoient pour elles
26215, et du zèle qu’ils mettoient à leur culte,
26216iv.
26217s’étant accoutumés
26218,
26219par
26220le Long séjour qu’ils firent parmi
26221cette
26222nation , à voir pratiquer ces cérémonies superstitieuses
26223, et ayant
26224encore retrouvé en Syrie des peuples pareillement livrés au culte
26225de leurs idoles, demandèrent à Moïse qu’il leur donnât des dieux
26226Page 14®.
26227comme ces peuples en avoient
26228; ce qui feur attira de la part de
26229Moïse ce reproche
26230: Vous êtes une nation insensée <io6>. Le plus
26231grand nombre des Chrétiens <io7>, étant ou des Égyptiens ou des
26232Sabéens, ont conservé une grande propension pour la source d’où
26233ils tiraient leur origine, et se sont laissé facilement entraîner aux
26234anciennes coutumes de leurs pères
26235: en conséquence, ils ont admis
26236des images dans leurs églises et dans les temples destinés à l’exer-
26237cice de leur culte.
26238Ils offt même poussé les choses à l’excès;
26239ils
26240ont varié en toutes sortes de manières l’abus qu’ils ont fait de cet
26241usage, et
26242iis ont porté
26243la
26244folie jusqu’à prétendre figurer le dieu
26245qu’ils adorent, environné des anges. Tout cela n’étoit qu’un reste
26246des coutumes de leurs ancêtres, qui s’étoit conservé parmi eux;
26247avec cette différence néanmoins, que leurs ancêtres
26248, bien foin de
26249représenter la divinité sous aucune figure
26250, en avoient une trop
26251grande idée pour imaginer quelle pût être saisie parles sens ou
26252comprise par l'intelligence. Ce qui a entraîné les Chrétiens à ces
26253excès, et ce qui les a enhardis à adopter une pareille coutume,
26254c’est le dogme qu’ils professent de la divinité d’une créature <io8>.
26255Nous avons discuté cela avec soin dans le traité que nous avons
26256composé contre les Chrétiens.
26257Les souverains ont toujours veillé avec beaucoup de soin à la
26258conservation <109) de ces restes précieux de l’antiquité; et quoique
26259ennemis déclarés des peuples dont ces statues étoient l’ouvrage,
26260ils n’ont point souffert qu’on les endommageât, ou qu’on se fît un
26261Bb
262621
262631
26264S
26265t
26266Digitized by Google
p. 225
26267UVÜE I-
26268CHAPITRE
26269IV,
26270Page 14s.
26271196
26272RELATION DE
26273l’ÉGYPTE.
26274jeu de les détruire <1 io>. Plusieurs avantages que ces monumens
26275offroient, leur ont dicté cette conduite.
26276Ils
26277les
26278ont
26279d'abord
26280considérés comme une
26281sorte
26282d’annales
26283propres à rappeler le souvenir des siècles passés. En second lieu,
26284ce sont, pour ainsi dire, des témoins qui déposent en faveur Je
26285la vérité des livres révélés
26286; car
26287il est fait mention de ces idoles, et
26288des peuples qui les adoroient , dans i’Alcoran
26289: or la vue de ce qui
26290en reste, ajoute le témoignage de la propre expérience de chacun
26291à celui de l’autorité
26292, et confirme la vérité de la tradition
26293<1
262941
26295»>.
26296Ces monumens sont encore des avertissemens de
26297l’avenir
26298,
26299qui
26300appellent notre
26301attention
26302sur le sort
26303réservé aux choses de ce
26304monde. Outre cela
26305,
26306ils nous offrent une ébauche de l’histoire et
26307de la conduite des anciens habitans de la terre
26308; nous apprenons,
26309en
26310les étudiant, à quel degré d’avancerftent dans les sciences ils
26311étoient parvenus, quelle étoit la justesse de leur esprit, et d'autres
26312circonstances semblables. Or ce sont là autant de choses dont la
26313connoissance satisfait l'esprit, et dont on aime à pouvoir se faire
26314une idée.
26315Mais de notre temps on a lâché
26316la bride aux hommes
26317,
26318et
26319personne ne
26320s est mis en peine de réprimer leurs caprices; on a
26321laissé chacun se conduire comme bon lui a semblé; abandonnes
26322ainsi à leurs fantaisies qui sont devenues la
26323seule règle de leur
26324conduite, et ne connoissant plus de frein qui pût les empêcher
26325dagir suivant la direction que leur impriment leurs préjugés ou
26326leurs passions, les hommes se sont laissé entraîner chacun à leurs
26327inclinations naturelles;
26328ils ont suivi toute la fougue de leurs pen-
26329chans, et ont obéi à toutes les impressions de leur aveugle caprice
26330et de
26331leur
26332prévention. Quand
26333ils
26334ont aperçu des monumens
26335d’une grandeur colossale,
26336l’aspect de ces monumens leur a ins-
26337piré la terreur;
26338ils se sont
26339fait des idées
26340sottes et fausses dé la
26341Digitized by
26342I
26343Coolie
p. 226
26344I
26345RELATION DE l’ÉGYPTE.
26346197
26347nature <1
263481 a> de ces restes de l’antiquité. Comme toutes les pensées
263491
263501
26351*
26352LIVRE L"
26353de ces gens-là n'étoient occupées que de l’objet unique de leurs
26354Ch*ht« iv.
26355vœux, et de la seule chose qui eût des charmes pour leurs cœurs,
26356je veux dire de l’or et de l’argent,
26357ils ont éprouvé ce qu’un poète
26358a dit d’un buveur :
26359« Tout ce
26360qu’il aperçoit
26361lui paroît un gobelet
26362; quand
26363il voit
26364» quelqu’un ,
26365il croit toujours voir celui qui verse à boire. »
26366Ainsi tout ce qui paroissoit désigner quelque chose, a été,
26367P>g« M4 -
26368à leurs yeux
26369, le signal d’un trésor caché
26370:
26371iis n’ont pas pu voir
26372une ouverture pratiquée dans une montagne
26373,
26374sans
26375s’imaginer
26376que c’étoit un chemin qui couduisoit à quelque riche dépôt; une
26377statue colossale a été, pour eux,
26378le gardien de l’argent déposé à
26379ses pieds,
26380et
26381le vengeur implacable de toute entreprise formée
26382contre
26383la sûreté de ce dépôt,
26384lis ont donc eu recours à toutes
26385sortes d'artifices pour détruire ces statues et
26386les dégrader
26387;
26388ils en
26389ont mutilé les
26390figures
26391, comme
26392des gens qui espéraient par-là
26393atteindre leur but, et qui craignoient, en
26394les attaquant ouver-
26395tement
26396, de s’attirer leur propre ruine
26397: ils ont fait des ouvertures
26398et creusé des trous dans les pierres,
26399ne doutant point que ce ne
26400fussent autant de coffres forts remplis de sommes immenses;
26401iis
26402se
26403sont
26404aussi
26405enfoncés
26406dans
26407les
26408fentes
26409des
26410montagnes
26411,
26412sem-
26413blables aux voleurs qui
26414pénètrent dans
26415les maisons par toute
26416autre voie que
26417par
26418les
26419portes
26420,
26421et qui saisissent avidemem une
26422occasion inconnue à tout autre qu’à eux.
26423Parmi ces fentes,
26424il y en a dans lesquelles on ne peut entrer
26425qu'en
26426marchant à
26427quatre
26428pattes;
26429il
26430faut, pour
26431pénétrer dans
26432d'autres
26433, se traîner sur le derrière
26434:
26435il y a telles de ces fentes où
26436il
26437est impossible de
26438s’introduire autrement qu’en
26439se traînant à
26440*
26441plat ventre,
26442le visage collé contre terre <nj>; quelques-unes de
26443ces dernières sont
26444si
26445étroites,
26446qu’il n’y a même qu’une personne
26447Digitized by Google
p. 227
26448LIVRE l*
26449chapitre IV,
26450Fige
26451198
26452RELATION DE
26453l’ÉCYPTE.
26454extrêmement mince qui puisse s’y glisser de la sorte. La plupart
26455de ces ouvertures ne sont autre chose que des
26456crevasses natu-
26457relles qui se rencontrent dans les montagnes.
26458Parmi
26459ces hommes avides dont nous parlons,
26460les
26461uns,
26462qui
26463jouissoient de quelque aisance
26464, ont perdu <1
26465i 4>leur bien à ces
26466infructueuses recherches;
26467les autres,
26468gens pauvres et sans res-
26469source, vont trouver des hommes opulens, dont
26470ils excitent
26471la
26472cupidité et enflamment les espérances
26473, tant par les sermens qu’ils
26474prodiguent, que par les secrets qu’ils se vantent d’avoir décou-
26475verts et de posséder seuls , et par des indices certains qu’ils assurent
26476avoir vus
26477:
26478ils font perdre ainsi aux victimes de leurs séductions
26479tout d’une fois et leur raison
26480et leur argent; et ces malheureux
26481finissent par se trouver réduits à une affreuse misère, en récom-
26482pense de leur sotte crédulité <1 ij>.
26483Il y a cependant quelques circonstances qui contribuent réel-
26484lement à fortifier leur convoitise
26485et
26486à soutenir leur constance:
26487cest
26488qu’ils
26489rencontrent de temps
26490à autre sous
26491terre de
26492vastes
26493caveaux trcs-solidement construits
26494, où sont renfermés une quan-
26495tité immense de cadavres qui y ont été déposés à des époques très-
26496reculées. Ces corps ont été enveloppés dans des linceuls de toile
26497de chanvre
26498;
26499il y en a pour lesquels on a employé plus de mille
26500aunes de toile. Chaque membre d’abord, comme
26501la main,
26502le
26503pied ou
26504les
26505doigts <ii6>, a été enveloppé séparément avec des
26506bandes très-fines. Tout
26507le corps ensuite a été emmaillotté dune
26508seule pièce
26509,
26510de
26511manière
26512à
26513n’avoir plus
26514que
26515l’apparence dun
26516grand
26517ballot.
26518Les Bédouins
26519,
26520les Arabes
26521établis dans
26522les
26523terres
26524en culture <u 7 >, et tous ceux généralement qui s’occupent à la
26525recherche de
26526ces caveaux mortuaires
26527, enlèvent
26528les
26529linceuls
26530et
26531tout ce qui
26532se trouve avoir encore une consistance suffisante
26533;
26534ds emploient tout cela à se faire
26535des vêtemens, ou bien
26536ils
26537le
26538Digitized by Gocjle
p. 228
26539RELATION DE LÉGYPTE.
265401 99
26541vendent <1 18> à des manufacturiers de papiers, qui en font du
26542papier à i'usage des
26543épiciers <119).
26544Quelques-uns
26545de ces cadavres sont renfermés dans des cer-
26546cueils de fortes
26547planches de bois de figuier-sycomore
26548; d'autres
26549ont des
26550cercueils de pierre,
26551soit
26552marbre, soit granit;
26553enfin,
26554il
26555en est qui se trouvent enfermés dans des jarres pleines de miel.
26556Un homme sûr m’a raconté ri2o> qu’étant une fois occupés,
26557lui
26558et d'autres personnes, à rechercher <121? des trésors dans le voisi-
26559nage
26560des pyramides
26561,
26562iis
26563trouvèrent une cruche bien
26564scellée
26565;
26566l’ayant ouverte <i22>,et ayant reconnu quelle contenoit du miel,
26567ils se mirent à en manger. L’un d’eux remarqua un cheveu qui
26568s’étoit collé à son doigt
26569;
26570il
26571le tira
26572, et l’on
26573vit paraître, un
26574petit
26575enfant dont tous les membres étoient encore adhérens<i2j>, dont
26576le corps sembloit avoir conservé sa fraîcheur, et qui portoit sur lui
26577quelques bijoux et de riches ornemens. On trouve sur le front , les
26578yeux et le nez de ces cadavres, des feuilles d’or qui sont comme
26579une pellicule. De pareilles feuilles d’or se trouvent aussi sur les
26580parties sexuelles des femmes
26581:
26582il y a même des cadavres recou-
26583verts entièrement de semblables feuilles de ce métal.
26584II en
26585est
26586d’autres avec lesquels on trouve de l’or, des bijoux ou des pierres
26587précieuses. On rencontre fréquemment, avec un cadavre, l’instru-
26588ment dont le mort se servoit pour gagner sa vie. Je tiens de gens
26589dignes de foi
26590<i 24>
26591,
26592qu’ils ont trouvé auprès d’un barbier sa pierre
26593à repasser et son rasoir; qu’un autre cadavre leur a offert l’instru-
26594ment <jui sert à l’application des ventouses; qu’ailleurs ils ont ren-
26595contré les outils d’un tisserand. Tout cela donne lieu de croire que
26596c’étoit une pratique reçue parmi ces anciens peuples
26597, d’enterrer
26598avec
26599les morts les instrumens de leur profession , ou
26600les choses
26601qui étoient à leur usage <i2j>. J’ai ouï dire que, parmi les nations
26602de l’Abyssinie,
26603il y en
26604a quelques-unes qui observent la môme
26605LIVRE 1“
26606CHAPITRE IV.
26607Page
26608. 48 .
p. 229
26609200
26610LIVRE I.”
26611CHAPITRE IV.
26612Page
26613l }o.
26614RELATION DE L’ÉGYPTE.
26615coutume, et qui regardent comme un mauvais augure de toucher
26616les meubles d’un mort et de s’en servir. Nous avions un parent qui
26617étoit aile s’établir dans i’Abyssinie
26618,
26619et qui y avoit gagné
26620, entre
26621autres profits, deux cents onces d’or: lorsqu’il mourut, les gens du
26622lieu forcèrent un Égyptien qui demeurait avec lui, à emporter cet
26623or; ce qu’il fit malgré lui et en leur reprochant leur bienfait <u«>.
26624Il paraît <i 27> que l’usage de ces anciens temps étoit d’ensevelir
26625un peu d’or avec
26626les morts. Un des kadhis de Bousir,
26627village
26628voisin des lieux où l'on déposoit les morts, m’a rapporté qu’ayant
26629ouvert trois tombeaux , l’on avoit trouvé sur chaque cadavre une
26630feuille d’or
26631si mince que
26632l’on
26633n’avoit pas
26634pu
26635l’enlever
26636,
26637et que
26638chacun
26639de
26640ces
26641cadavres
26642avoit
26643aussi
26644dans
26645la bouche un
26646petit
26647lingot d’or;
26648qu’il avoit pris les
26649trois lingots, dont
26650le poids
26651étoit
26652ensemble de neuf mithkals.
26653Les histoires de ce genre
26654sont en
26655trop grand nombre pour trouver place dans ce
26656livre.
26657On trouve aussi dans
26658le ventre et dans
26659le cerveau des cada-
26660vres, de cette substance que
26661l’on nomme momie , en très-grande
26662abondance. Les habitans de la campagne <ia 8 > la transportent à
26663la ville, ou on
26664la vend pour peu de chose:
26665j’ai
26666acheté pour la
26667moitié d’un dirhem d’Égypte
26668trois têtes remplies de cette subs-
26669tance. Un des marchands de cette drogue me montra une besace
26670qui en étoit pleine
26671; j’y vis la poitrine et le ventre d’un cadavre qui
26672étoient remplis <i2 9 > de cette momie. Je remarquai que cette ma-
26673tière s étoit insinuée dans les os, lesquels s’en
26674étoient tellement
26675imprégnés, et en avoient été
26676si intimement pénétrés, qu iis sent-
26677‘
26678bloient eux-mêmes faire partie de la momie. J’observai aussi, sur
26679la partie extérieure du crâne,
26680les traces des linceuls qui avoient
26681servi à envelopper le corps , et les marques du tissu de la toile,
26682qui y avoit fait une impression pareille à celle qui se fait sur de
26683re appliquée sur une étoffe pour recevoir un cachet <i 3o>-
26684Cette
26685e
26686Digitized by'Goog
p. 230
26687RELATION DE L’ÉGYPTE.
26688201
26689Cette’ momie est noire comme du bitume. J’ai observé qu’ex-
26690posée aux grandes chaleurs de l’été, elle fond et s’attache à tout
26691ce qui l’approche
26692;
26693si on la projette sur les charbons
26694, elle bouil-
26695lonne
26696et exhale une fumée dont
26697l’odeur
26698ressemble à celle du
26699bitume ou de la poix blanche
26700: l'opinion
26701la plus commune
26702<i 3 1>
26703est que
26704cette momie
26705est
26706un mélange
26707de poix
26708blanche
26709et de
26710myrrhe.
26711Quant à la momie proprement dite <1 3i>,
26712c’est une substance
26713qui découle du sommet des montagnes
26714, mêlée avec
26715les eaux qui
26716l’entraînent; elle se coagule ensuite comme la poix minérale, et
26717exhale une odeur de poix blanche mêlée avec du bitume. Suivant
26718Galien,
26719la momie sort de source comme
26720la poix minérale et la
26721naphte <1 33>; d’autres disent que la momie est une variété de poix
26722minérale, et ori la nomme mcnstrves des montagnes. Cette momie
26723qu’on trouve dans les cavités des cadavres en Egypte,
26724s’éloigne
26725peu de la nature delà momie minérale; et l’on peut en substituer
26726l’usage à celui de
26727la momie
26728minérale
26729, quand on a de la peine
26730à s’en procurer <1 34>.
26731Ce que l’on trouve de plus singulier dans ces cimetières
26732,
26733ce
26734sont des corps de différentes espèces d’animaux, oiseaux, qua-
26735drupèdes
26736<1 3 s>
26737et
26738reptiles
26739: chaque corps
26740est enveloppé d’une
26741plus ou moins grande quantité
26742<
267431 3 6>
26744d'étoffe;
26745il en est entière-
26746ment entouré,
26747et s’est conservé à l’abri de cette enveloppe.
26748Des gens dignes de foi m’ont assuré qu’ayant trouvé sous terre
26749une chambre bien exactement fermée, et l’ayant ouverte,
26750ils y
26751virent un paquet
26752entortillé de bandes de toile de chanvre qui
26753tomboient en lambeaux
26754: ils le détortillèrent sans se rebuter de la
26755grande
26756quantité
26757d’étoffe qui
26758formoit ce paquet
26759,
26760et trouvèrent
26761dans l’intérieur un veau bien conservé, qui avoit été emmaillotté
26762avec beaucoup de soin et d’adresse
26763<> 37>. Un autre m’a assuré
26764Ce
26765LIVRE I."
26766CHAfflRE
26767IV'.
26768‘Pige ijl.
26769Page 154.
p. 231
26770202
26771LIVRE
26772!.**
26773CHAPITRE
26774IV,
26775Page
26776i fi.
26777RELATION DE
26778L’ÉGYPTE.
26779avoir trouvé de même un épervier, dont l’enveloppe étoit formée
26780d’une
26781si grande quantité de bandes de toile
26782, qu’on avoit eu bien
26783de
26784la peine à
26785le développer
26786: on trouva qu’il n’avoit point perdu
26787ses plumes
26788<i 38>.
26789J’ai entendu raconter de pareilles découvertes
26790de chats, de moineaux, de scarabées et autres animaux; décou-
26791vertes dont
26792il seroit trop long de faire mention
26793, et qui d’ailleurs
26794ne valent pas la peine que l’on en parle.
26795Un émir, homme digne de confiance, m’a aussi racontéque,
26796tandis
26797qu’il
26798étoit à Kous
26799, quelques-uns de
26800ces
26801gens qui
26802font
26803métier de chercher
26804< 1 39> des trésors,
26805vinrent le trouver, et
26806lui
26807dirent qu’il
26808s’étoit ouvert sous leurs
26809pieds une excavation dans
26810laquelle
26811ils soupçonnoient qu’il y avoit quelque trésor caché.
26812Il
26813se rendit avec eux sur le lieu
26814, accompagné d’une troupe de sol-
26815dats
26816;
26817et,
26818ayant
26819fait une
26820fouille,
26821ils
26822découvrirent une grande
26823cruche dont
26824l’orifice
26825étoit
26826bien
26827fermé
26828avec
26829du
26830plâtre
26831<140).
26832L’ayant ouverte, non sans peine
26833,
26834ils y trouvèrent de petits pa-
26835quets grands comme le doigt,
26836entortillés dans des
26837chiffons.
26838Ils
26839les détortillèrent, et virent qu’ils renfermoient de petits poissons
26840de l’espèce que l’on nomme sir <140
26841:
26842ils étoient comme delà
26843poussière qui s’envole quand on souffle dessus. On transporta la
26844cruche à Kous,
26845et on
26846la déposa entre les mains du prévôt
26847:
26848là,
26849près de cent personnes
26850s’étant rassemblées
26851, on développa tous
26852les petits paquets jusqu’au dernier, sans y trouver rien autre chose
26853que de ces petits poissons.
26854Dans la suite, je vis moi-même, dans les cimetières au village
26855de Bousir , une multitude de choses curieuses que les bornes de
26856cet ouvrage ne me permettent point d’y rapporter. Entre autres
26857choses
26858,
26859j y observai des caveaux construits avec beaucoup dart,
26860une quantité innombrable de squelettes ensevelis étoit renfermée
26861dans chacun de ces caveaux. Les uns étoient remplis de squelettes
26862Digitized by Goo
p. 232
26863RELATION DE l'ÉGYPTE.
26864203
26865de chiens, d’autres de squelettes de bœufs; dans d’autres,
26866c’étoient
26867des squelettes de chats
26868: tous ces
26869squelettes étoient enveloppés
26870dans des morceaux de toile de chanvre. Je vis aussi dans ces cime-
26871tières quelques ossemens humains, mais tellement cariés, qu’ils
26872ne ressembloient plus qu’à ces fibres blanches
26873qui enveloppent
26874la base des feuilles du palmier 0 4i>. Le plus grand nombre des
26875squelettes que j’ai vus étoient cependant fermes
26876, et toutes leurs
26877parties
26878tenoient fortement
26879les unes aux autres
26880;
26881ils sembioient
26882être
26883bien plus
26884frais que ceux
26885des personnes
26886mortes dans
26887le
26888cours de l’année 597
26889,
26890dont je parlerai à la fin de cet écrit <i4j>.
26891Cela est vrai
26892sur-tout des anciens cadavres qui avoient été en-
26893duits de poix ou de goudron
26894:
26895ceux-ci étoient de
26896la couleur du
26897fer,
26898et en avoient
26899la fermeté
26900et la pesanteur <1 44>. Je vis une
26901incroyable quantité <>4p de crânes de bœufs et de brebis; et je
26902distinguois très-bien les têtes des brebis de celles des chèvres, et
26903les têtes des vaches de celles des taureaux
26904:
26905la chair des bœufs
26906s’étoit tellement attachée aux enveloppes, que le tout ne formoit
26907qu’une seule pièce d’un rouge noirâtre, sous laquelle paroissoient
26908les os, d’une blancheur extrême
26909; 'quelques os cependant étoient
26910rouges , et d’autres noirs. 11 en est de même des ossemens humains.
26911Assurément on humectoit les linceuls avec de l’aloès et du gou-
26912dron
26913, et on les en imbiboit avant de les employer à envelopper
26914les cadavres
26915:
26916c’est pour cela que ces linceuls coinmuniquoient
26917leur couleur aux chairs
26918et
26919les
26920conservoient.
26921Si
26922ces substances
26923aromatiques pénétroient jusqu’aux os, elles en altéroient aussi la
26924couleur
26925, et
26926ils devenoient rouges ou noirs. J’ai trouvé en divers
26927endroits des monceaux de cadavres de chiens
26928, qui en contenoient
26929peut-être cent mille et plus. Tous ces cadavres sont extraits par
26930les hommes qui font métier de chercher des trésors <146); car il y
26931a une fouie de gens qui n’ont d’autre gagne-pain que de fouiller
26932livre 1-
26933CMAPfTIIS IV.
26934Com. ©et.
26935• *ot>.
26936p*gc 158.
p. 233
269372o4
26938relation de
26939l’égypte.
26940"
26941|
26942'
26943f
26944|
26945--
26946les cimetières et d’en
26947tirer tout ce qui s’offre à leurs recherches,
26948cmamtu iv.
26949comine bois, morceaux d’étoffe, et autres choses. Quoique
26950j'aie
26951fait une exacte perquisition
26952dans tous ceux de ces
26953lieux où
26954ii
26955ma etc possible de pénétrer
26956, je
26957n y ai jamais trouvé aucune tête
26958de cheval
26959, de chameau ou d’âne. Comme cette singularité m’avoit
26960beaucoup frappé
26961, je
26962fis à ce sujet quelques questions aux vieil-
26963lards du village de Bousir,
26964et ils m’assurèrent, sans me laisser le
26965temps d achever
26966, qu ils avoient fait la même remarque, et que,
26967malgré toutes leurs recherches
26968,
26969ils n’en avoient point trouvé. Les
26970.
26971bières sont, pour la plupart, de bois de figuier-sycomore
26972:
26973il y en
26974a dont le bois
26975est encore ferme et
26976solide,
26977et
26978d’autres où
26979il
26980est
26981comme
26982réduit en cendre
26983<« 47>- Quelques kadhis de Bousir me
26984racontèrent
26985,
26986entre
26987autres
26988singularités remarquables
26989,
26990qu’ayant
26991découvert un cercueil de pierre et
26992l’ayant brisé,
26993ils trouvèrent
26994dedans un autre
26995cercueil
26996pareil
26997:
26998celui-ci,
26999pareillement
27000forcé,
27001leur
27002offrit une
27003bière;
27004et l’ayant ouverte,
27005ils y reconnurent un
27006Itzard
27007de
270081 espèce nommée sohliyya, qui est le sam-abras <148),
27009bien enveloppé dans des linceuls
27010et enseveli avec beaucoup de
27011soin.
27012Nous vîmes à Bousir plusieurs pyramides.
27013Il y en avoit une
27014démolie, dont
27015il ne restoit que le noyau
27016: nous la mesurâmes à
27017partii de ses fondemens, et nous trouvâmes quelle ne le cédoit
27018point aux deux pyramides de Djizch.
27019fout ce que nous avons dit des cimetières de Bousir, se re-
27020ouve dans ceux d Aïn-schems
27021, des Berbis
27022, et autres.
27023est
27024bon
27025d observer
27026qu’il
27027n’est point fait mention, que
27028je
27029, des pyramides,
27030ni dans
27031le Pentateuque,
27032ni dans aucun
27033e livre (ancien). Je ne vois pas non plus qu’Aristote en ait
27034par
27035dans son Truité Je la politique,
27036il dit
27037: Comme c'étoit l'usage
27038gyptiens dans les édifices qu'ils construisaient
27039<1 49>* Alexandre
27040Digitized by Goolle
p. 234
27041i
27042i
27043relation de l’égypte.
27044205
27045Aphrodisius
27046est
27047auteur d’une petite chronique où
27048il parle des
270491
27050Juifs, des Mages et des Safcéens
27051:
27052il y dit aussi quelque chose de
27053cmmuiv.
27054l'histoire des Égyptiens <150. Je trouve cependant que Galien,
27055dans un endroit de ses ouvrages,
27056fait mention des pyramides; et
27057il dérive leur nom de harm
27058,
27059qui signifie
27060vieillesse décrépite <150.
27061Dans son commentaire sur le Traité d'Hippocrate des
27062airs et des
27063lieux
27064,
27065il dit aussi
27066:
27067•« Celui qui veut étudier la science des astres
27068,
27069» doit nécessairement aller en Égypte, parce que les habitans de
27070» ce pays se sont beaucoup appliqués à cette étude
27071» Tel
27072est. le sens de ses paroles.
27073Il dit pareillement, dans son livre des
27074Opérations anatomiques Oj3>
27075: « Quiconque veut bien connoîtxe
27076» de quelle manière les os sont disposés , ne saurait mieux faire
27077» que d’aller à Alexandrie, pour y voir les cadavres anciens que
27078» l'on y conserve <15 4>. »
27079On peut comparer les Égyptiens habitans primitifs de l’Égypte
27080aux Nabatéens de
27081l'Jrak, Memphis
27082à Babylone,
27083les rois Grecs
27084et
27085les
27086Césars <ijs>
27087de
27088l’Égypte aux souverains
27089Perses
27090et aux
27091Pige
27092Chosroës de l’Irak , Alexandrie à Madaïn , Fostat à Bagdad. Tous
27093*•’
27094ces pays sont réunis aujourd’hui par la profession de l’islamisme,
27095et reconnoissent l’empire des enfans d’Abbas.
27096i
27097I
27098V
27099r
27100Digitized by Google
p. 235
27101206
27102RELATION DE l’ÉGYPTE.
27103LIVRE I.-
27104CHANTRE
27105IV.
27106NOTES.
27107Mimoirtt sur
27108l'Mot"
27109r- '47-
27110Ûe h .
27111tt Ottr.
27112in O». PImarc fi.
27113J* Mont. Oru te.
27114t-hSS-
27115Mmh.
27116c.
27117if
27118,
27119Abulftti. Dttrr.
27120f. u et ta.
27121hiiit. d’H/rod.
27122J.*
27123id.
27124tem. //,
27125P’ *93-
27126<i> Au
27127lieu de
27128qu’on
27129lit dans les deux éditions,
27130il vaudrait peut-
27131être mieux
27132lire au féminin «ax/j
27133. Dans
27134le manuscrit ,
27135la première
27136lettre de
27137ce mot est sans points diacritiques. Si on lit avec M.
27138Vt'hite au masculin,
27139le
27140sujet sera Uif
27141, la totalité dts pyramides.
27142<a> Abd-allatif parie souvent de ce lieu
27143, qui n’est autre que
27144le Busiris
27145dont Pline
27146, parlant des pyramides
27147, dit
27148: Vico apposito, quem vacant Bustrin
27149,
27150in quo sunt assueti scandere illas. D’Anville a parlé de ce lieu avec quelque
27151étendue. Je crois que les pyramides nommées pyramides de Bonsir par Abd-
27152allatif, sont celles que l’on nomme aujourd'hui pyramides de SakKara. Notre
27153auteur considère aussi les souterrains de SakKara comme appartenant au ter-
27154ritoire de Bousir.
27155Busiris
27156,
27157suivant Eudoxe , cité par Plutarque ,
27158est un mot Égyptien qui
27159signifie
27160le tombeau
27161d'Osiris. Cette étymologie
27162n'a pas déplu à Jiblonski,
27163qui observe que fkK
27164signifie en copte un monument sépulcral
27165, un tombeau,
27166et en effet
27167, quoique le mot ordinaire en copte pour
27168dire un
27169tombeau
27170soit
27171•U.£R.tf
27172, cependant le mot &K est aussi employé en ce sens dans la traduc
27173tion du nouveau Testament, pour rendre le mot Grec -ne /irntuHu. Jablonskt,
27174ou plutôt la Croze, conjecture que fut a pu faire au pluriel ÊJtOTTi ut q ue
27175c’est ce mot qu'Hésychius a eu en vue
27176, en disant que les Égyptiens appelé
27177fiuyjoi
27178les lieux où
27179ils mettent les morts. Mais la Croze semble n avoir pas
27180fait attention que ÊK est employé comme pluriel , niU&K , dans
27181I endroit ci
27182du nouveau Testament. Quoi qu’il en soit , je conjecture que Busiris pourrait
27183être formé du monosyllabe
27184et du nom d’Osiris, et signifier, ce qui ap-
27185partient, ce qui est consacré à
27186Osiris. Alors on comprend comment ce n°^
27187pu être commun à un roi et à
27188plusieurs lieux
27189( voye\
27190le Moschtarek de
27191^
27192kouti,
27193cité par Abou’Iféda } ; ce qu’il
27194est
27195difficile de concevoir,
27196si ce m
27197signifie le tombeau d'Osiris.
27198.
27199M. Larcher
27200, dans ses notes sur le livre II d’Hérodote
27201, dit que boa,
27202les Égyptiens , signifioit un tombeau , un sépulcre ; ce qui n est pas a jso
27203exact
27204, comme on vient de le voir.
27205<3> L’éloge qu’Abd-allatif fait ici de Karakousch s’accorde assez mal avec
27206Digitized by Goolle
p. 236
27207REL ATI O N
27208L EGYPTE.
27209207
27210/es
27211naïvetés
27212plaisantes ou
27213ridicules qu’on
27214lui
27215attribue,
27216et que Sovouti
27217a
27218©cueillies dans un petit ouvrage
27219intitulé
27220kLI
27221*
27222*
27223i. ».
27224» ^
27225Je trouve parmi ter manurcrits Arabe* de laBiidioihèque I^Tf^rialJ^ S
27226’
27227f)U
27228'
27229re'e’rr'tv.
27230Z£*r
27231* di. ZZSZtSZ a-ca;
27232homme de bien, mats doué de peu de génie et de
27233•
27234c
27235i c
27236a!
27237*-''M
27238noissoit bien son insuffisance ZY foZ,Ï
27239& ^^ «»
27240il partoit, suivant son usage, pour l/w
27241Havor'
272426”^
27243***'
27244mandement de l%PZ
27245prmces ses fils pour adjoint. Il arriva cependant
27246en l'année t'â l"*?"
27247**
27248du jeune prince qui partageoit le gouvernement avec Karako
27249h
27250*T"
27251« demeura chargé
27252d, ,admj„„d„„ peZtmSmutTmo’",^"'
27253terai d’en extraire quelques-uns
27254*
27255n°mbre
27256;
27257'e me con,en-
27258et lui eaprua qu elle ,e„„i, d. llë
27259T"” &m”" ™> V 'coure,
27260ceul pour
27261l’ensevelir. « Le,
27262foncjs d
27263ma" ’ e * queUe "’avoit pas de lin-
27264- épuisés
27265, lui dit Karakousch; revenez l’Zée prSH'"*,
27266» nous vous donnerons un linceul
27267D
27268P
27269"
27270’
27271’ D,eu a,dan, >
27272-
27273r™rùîz:
27274•* ? y r* -—--
27275qu’elle
27276fit une Êusse couche
27277Sur
27278I
27279,
27280• ^
27281e,OIt gro“e de wP f mois
27282,
27283condamna le soldat à prendre la femme ch "7
27284-
27285dU
27286la,JOUreur
27287> Karai°usch
27288t"' * *- * 4. m«i
27289sXi “ù ir™
27290»
27291.‘tei-.’Sny: ,?r-
27292Un créancier se PUi“^nlh "
27293^
27294gagemens,
27295le débiteur
27296se justifioit end'
27297"^ "! “‘“k1*0" P« 1 «s en-
27298Su
27299.i avoi, gagné quelque
27300^ ?""" S **
27301’ ^
27302ne pouvoir réussir à
27303le rencontrer-
27304et nJi
27305"
27306-
27307S°n Creancier
27308> mais qu’il
27309-gent, que son créancier^ ZZ
27310^ ^
27311de sa créance. U-dessus Karakousch II
27312demander ie ^mboursemen,
27313pnson . a fin que son débiteur fût sûr de I
27314^
27315°" mit *' cr*anci«’ en
p. 237
27316LIVRE L-
27317CHAP1TRE IV.
27318Temt ! , p. ji
27319et tu h.
27320P/.Xtt.
27321Terne ///, p, joy.
27322y
27323Ma». Ar. Jt U
27324Btil.
27325impériale ,
27326«.* 6Sl. fol.
27327itrso et 160.
27328Nouvelle fit 1er.
27329<*'Égypte , p. t39
27330« p. 2jp
27331et ttth.
27332208
27333RELATION DE
27334l’ÉGYPTE.
27335Quelque chose ayant été volé du temps de Karakousch , et
27336les proprié-
27337taires lui en ayant porté leur plainte,
27338il s’informa d’eux si la rue où
27339ils demeu-
27340roient étoit fermée d’une porte. Sur leur réponse affirmative,
27341il se fit apporter
27342la porte, et ordonna qu’on la frappât. Pendant qu’on exécutoit ses ordres,
27343il
27344approcha son oreille de la porte, et
27345il lui parla tout bas. Ensuite
27346il
27347fit appeler
27348tous les habitans de la rue, et
27349, en présence de la porte,
27350il
27351leur
27352dit
27353: « La
27354» porte que voilà
27355, me dit que
27356celui qui a la chose volée a une plume sur b
27357» tète. » Le voleur
27358, qui se trouvoit
27359lit
27360, porta machinalement la main à sa tête.
27361Karakousch
27362, qui le vit, le fit battre pour tirer de
27363lui un aveu
27364: celui-ci avoua
27365le vol, et rendit la çhose volée, que Karakousch
27366fit remettre au propriétaire.
27367Ce trait prouve que les saillies de Karakousch n'éloient pas toujours celles
27368d’un insensé. Soyouti en rapporte quelques-unes où le ridicule est joint k la
27369barbarie.
27370<4> Cette citadelle,
27371qui fut nommée U château de la montagne
27372.
27373est encore aujourd’hui
27374la résidence du pacha et le quartier qu’occupent les
27375Janissaires et les Azaps. Sa situation est à
27376l’est du Caire , en sortant par
27377la
27378porte de Zoweïla; elle a au nord Kaïtbay
27379,
27380et au sud Karafa. On peut voir
27381ce que dit de cette citadelle et des bâtimens qu’elle renferme, M. Niebuhr,
27382dans son Voyage en Arabie, et le plan qu’il donne du Caire et de ses environs.
27383On trouve aussi un plan du Caire, et particulièrement du château, à
27384lJ >UI,e
27385de
27386la Description des pyramides de Ghizèh
27387, par le chef de brigade Grobert.
27388• M. Langlès
27389, qui a cité ce passage d’Abd-alIatif dans les notes et édaircis-
27390semens qu
27391il a joints à son édition du Voyage de Norden, n’a pas distingué
27392le
27393château de la montagne d’avec l'ancien château ou fort nommé Kase ahtha
27394• Ce dernier appartenoit à
27395la
27396ville de Fostat ou Misr-alatii,
27397et
27398existoit même avant la conquête de l'Égypte par les Musulmans. Parmi
27399écrivains Arabes ,
27400les uns
27401le confondent avec Babelyoun [Babyione], j«
27402autres l’en distinguent;
27403et cette opinion paraît la mieux fondée. Lequamf
27404de lostat où
27405étoit ce château,
27406porte encore
27407le nom de quartUr dt
27408alschama ; et c’est Ik que sont situées l’église appelée la Moallala et les pn
27409cipales églises des Chrétiens,
27410ainsi qu’on peut le voir dans Makrizi et que
27411t
27412dit aussi Vansleb. Je ne m’arrêterai pas plus long-temps sur le Kasralsc au
27413dont je n’ai parlé que par occasion
27414; mais je reviens k la citadelle de la mon-
27415tagne. Cette place et le puits que pon y admire, sont connus sous
27416le nom
27417Digitized by Goc^Ie
p. 238
27418RELATION DE
27419l’ÉGYPTE.
27420209
27421de Joseph
27422,
27423parce que Salah-eddin ou Saladîn, par l'ordre duquel
27424ils furent
27425construits , se nommoit Joseph
27426,
27427et non , comme on
27428l’a- dit *
27429, parce qu’il étoit
27430fils d’un ptince de ce nom. Yousoufétoit le nom de Saladin , et Ayyoub celui
27431de son
27432père. Void ce que
27433Makrizi
27434dit de
27435la fondation du château de
27436la
27437montagne
27438:
27439•
27440« Cette citadelle est bâtie sur une grande éminence de la montagne
27441: elle
27442» tient au mont Mokattam, et domine sur le Caire, Misr,
27443le Nil et Karafa;
27444» elle a
27445le Caire au nord , Misr
27446,
27447Karafa et fiirket alhabesch au
27448sud-ouest
27449,
27450« le grand cours du Nil k l’ouest, et le mont Mokattam derrière elle k l’est.
27451» Le
27452lieu où
27453elle
27454est
27455bâtie, portoit auparavant
27456le nom de Aobbai alhawa
27457» [ pavillon du bel -air ]
27458: ensuite on
27459fit au-dessus de
27460cet endroit
27461l’hip-
27462jj podrome d’AHmed ben-Touloun. Dans la suite, ce lieu fut converti en un
27463» cimetière, où l'on construisit plusieurs mosquées
27464; et
27465il demeura en cet état
27466« jusqu’au temps où Mélic-alnaser Salah-eddin Yousouf ben-Ayynub , le pre-
27467» rnier des rois qui régnèrent en Égypte , y
27468fit construire cette citadelle par
27469jj le ministère de l’eunuque Boha-eddin Karakousch , en l'année 562. Depuis
27470>j ce temps jusqu'aujourd’hui , ce château a toujours été
27471la demeure des sou-
27472jj verains qui ont régné en Egypte. C’est le huitième endroit qui ait servi en
27473j» Égypte de résidence aux souverains. Avant le déluge
27474, les rois
27475résidoient
27476» dans
27477la
27478ville d’Amsous. Après
27479le déluge
27480, Memphis
27481fût
27482la
27483ville
27484royale,
27485>j jusqu’à sa destruction
27486par Nabuchodonosor. Alexandre
27487fils de Philippe
27488jj étant monté
27489sur le trône,
27490et étant venu en Égypte, où
27491il
27492bâtit
27493la
27494ville
27495jj d’Alexandrie, celte nouvelle ville succéda à Memphis dans le titre de ville
27496jj royale ,
27497et conserva cette prérogative jusqu’k
27498ce que , Dieu ayant
27499établi
27500jj l’islamisme
27501, Amrou ben - Alâs
27502entra
27503avec
27504les
27505années Musulmanes en
27506jj Egypte, s’empara de
27507la
27508citadelle , et fonda Fostat, qui
27509, dès ce moment
27510,
27511jj devint
27512la résidence des émirs gouverneurs de ce pays. Les choses demeu-
27513>j rèrent sur ce pied jusqu’k l'extinction des khalifes de la maison d’Omayya.
27514jj Les armées des Abbasis étant entrées en Égypte , et ayant bâti hors de
27515jj Fostat
27516le
27517quartier nommé Alasker,
27518les
27519gouverneurs
27520habitèrent
27521tantôt
27522jj Fostat, tantôt Alasker. Ahmed ben-Touloun fit faire dans la suite le château
27523,
27524jj l’hippodrome et
27525le quartier appelé A/kata'i
27526,
27527auprès d’Alasker; et Alkatai
27528jj devint la résidence des émirs de la famille de Touloun
27529; mais , après l’ex-
27530>j tinction de cette dynastie, les émirs habitèrent de nouveau Alasker, jusqu'il
27531j> ce que le général des armées de Moézz, Djewhar, étant venu du Magreb,
27532LIVRE 1."
27533CHAPITRE
27534IV.
27535• ravage J'F.g.
27536et
27537tie A *b.
27538/A.
27539Ji M. Lang!h ,
27540t.
27541III. p
27542s*).
27543Alan. Ar. Je /.»
27544Dib!a importait
27545,
27546».* 6#i
27547, Jal. /?*
27548vers* tr fÿt rtc lu.
27549Com. oct. 1
275501
2755166.
27552D< I
27553»•
27554/
27555Digitized by Google
p. 239
275562 IO
27557LIVRE I-
27558CHAPITRE
27559IV,
27560Com, tout
275611 17J.
27562Corn, juillet 1 17$,
27563RELATION DE
27564L’ÉGYPTE.
27565» jeta les fondemens du Caire. Depuis
27566ce moment , jusqu’k
27567la destruction
27568»de
27569la puissance
27570des E'atémis par
27571le
27572sultan
27573Salah - eddin Yousouf ben-
27574» Ayyoub, le Caire fut la résidence des khalifes et imams en Egypte. Salah-
27575j> eddin , devenu
27576seul
27577maître de ce pays ,
27578fit bâtir
27579la citadelle de la mon-
27580j> tagne et y établit sa demeure. Après
27581lui
27582, Mtîic-alcamel Mohammed
27583fils
27584«de Mélic-aladel Aboubecr ben-Ayyoub
27585y demeura
27586également,
27587et
27588son
27589» exemple fut suivi par
27590les princes
27591ses descendans. Les mamloucs Bahiris,
27592« qui s'emparèrent de la souveraineté et succédèrent k la famille des Ayyoubis,
27593» ont continué jusqu'aujourd’hui k résider dans cette citadelle
27594» Voici ce qui donna lieu k
27595la construction de cette citadelle. Le sultan
27596« Salah-eddin Yousouf, ayant mis fin k la puissance des Fatémis, et s’étant
27597» rendu seul souverain absolu en Egypte , ne quitta pas pour cela le palan
27598» du grand vizir qu’il occupoit précédemment au Caire. Cependant
27599il nétoit
27600« pas sans quelques inquiétudes , tant de la part des partisans que les khalifes
27601» Fatémis avoient encore en Égypte, que du côté de Mélic-aladel Nour-
27602» eddin Mahmoud ben-Zenghi, sultan de Syrie. Il se prémunit d’abord contre
27603» les attaques de Nour-eddin
27604, en envoyant , en Tannée 569, son frère Mélic-
27605» almoaddham Schems-eddaula Touranschah , dans le Yémen , afin d y con-
27606» quérir un nouveau royaume qui pût
27607lui offrir un asile en cas de quelque
27608» attaque de la part de Nour-eddin. Schems-eddaula conquit effectivement
27609«tout le Yémen;
27610et, d’un autre côté, Dieu
27611délivra Salah-eddin d inquié-
27612« tude de la part de Nour-eddin
27613, qui mourut cette année-ik même. Libre
27614« de toute crainte de ce côté, Salah-eddin voulut s'assurer en Égypte d’une
27615» place
27616forte où
27617il pût établir
27618sa demeure
27619;
27620car
27621il avoit partagé entre
27622ses
27623« émirs les deux châteaux qu’occupoient les Fatémis, et
27624il les y avoit établis.
27625» On dit qu’il fixa son choix sur l’emplacement où est la citadelle de la mon-
27626« tagne
27627, parce qu’il observa que de la viande exposée en plein ait au Caire
27628«sétoit corrompue dans l'espace de vingt-quatre heures; tandis que celle
27629« qu’on avoit suspendue au lieu où est située
27630la citadelle, n’avoit éprouve de
27631« corruption qu’au bout de quarante-huit
27632heures. H ordonna donc que
27633l 00
27634» construisît en cet endroit une citadelle, et
27635il chargea du soûl de cette cons-
27636» truction un de ses émirs, l’eunuque Karakousch Asadi. Karakousch com-
27637» mença la construction de cette citadelle , et celle du mur du Caire, dont
27638il
27639« avoit aussi été chargé, en Tannée 57a.
27640Il détruisit les mosquées, supprima
27641» les tombeaux, et fit démolir les petites pyramides qui étoient k Djtzèh en
27642Digitized by Goo
p. 240
27643a face de la ville de Misr, et dont le nombre étoit fort grand. On transporta
27644» les pierres que fournit cette démolition
27645, et l’on en construisit le mur et la
27646» citadelle du Caire et les arches de Djizèh. L’intention du sultan
27647étoit que
27648» le mur renfermât dans une même enceinte le Caire, Fostat et la citadelle;
27649» mais
27650il mourut avant que le mur et la citadelle fussent achevés. Ces ouvrages
27651» furent négligés jusqu’au règne de Mélic-afadel Seïf-eddin Aboubecr ben-
27652» Àyyoub, qui établit son fils Méb'c-aicamel Nasir-eddin Mohammed dans
27653»» la citadelle de h montagne
27654,
27655le nomma son lieutenant en Égypte ,
27656et
27657le
27658» désigna pour son successeur.
27659Celui-ci
27660fit achever
27661la citadelle , et fit bâtir
27662» dans l’intérieur le
27663palais du sultan en l’année 6o4-
2766411
27665y
27666fit
27667sa demeure
27668» ordinaire jusqu’à sa mort , et après Ksi elle a toujours été la résidence des
27669» souverains jusqu'à ce jour. Saiah-eddin Yousouf ben-Ayyoub y résidoit de
27670» temps à autre. Son fils Mélic-alaziz Othman y demeura quelque temps' du
27671» vivant de son père
27672; mais
27673ensuite
27674il transporta sa
27675résidence au palais du
27676» vizir. »
27677On pourroit tirer de Makrizi beaucoup d’autres détails sur les bâtimens
27678renfermés dans la citadelle et sur le mur du Caire ; mais
27679ils seroient superflus
27680ici. Je me contente d’observer que l’on voit encore sur le plan de M. Niebuhr,
27681à l'est de la citadelle et sur la montagne, un petit bâtiment qui porte le nom
27682de Kobbat alhawa [ pavillon du bel-air] , et qui est en ruine.
27683<j>
27684Abd-ailatif dit des deux puits
27685,
27686et non du puits
27687,
27688parce que ce puits est
27689divisé dans
27690sa hauteur en deux
27691parties
27692par un
27693repos ou
27694réservoir.
27695Il
27696est
27697inutile d’indiquer
27698tous
27699les voyageurs qui ont
27700parlé de ce puits
27701:
27702il
27703suffit
27704de renvoyer aux descriptions qu’en ont données Maillet
27705,
27706Description de
27707l’Égypte ,
27708t. / ,p. 266; Pococke , a Descr. oftke East ,
277091. 1 , p. }4; P- Lucas
27710,
27711Voyage fait en 17 i4i
27712t. II
27713, p. 126 ; M. Niebuhr, Voyage en Arabie, 1. 1,
27714p 93 et 94! M. Grobert
27715, Descr. des pyramides de Ghizèh
27716, p. 140. Maillet
27717,
27718Pococke, et plusieurs autres après eux, ont cru que ce puits avoit
27719pris son
27720nom
27721d’un
27722vizir du sultan Mohammed ben - Kélaoun
27723,
27724par ordre duquel
27725il
27726avoit
27727été
27728creusé. M. Niebuhr
27729,
27730mieux
27731instruit par
27732quelques gens du
27733pays, en a attribué le travail à Saladin, et a pensé que c’étoit de ce prince
27734qu’il avoit pris le nom de puits de Joseph. M. Savary avoit déjà observé que
27735telle étoit l’opinion des habitans. L’autorité d’Àbd-allatif, auteur contempo-
27736rain , lève tout doute à cet égard. Shaw a connu ce passage tTAbd-allatif;
27737Dit
27738LIVRE L"
27739CHAP1TKB IV.
27740Coin, juillet 1107.
27741Veyetgt en Ar.
27742tem.
27743I , fl. XH t
27744f.tf.
27745I tlt. sur l'Èp.
277461. 1. p. it).
27747Voy. Je M. Shsw,
27748traJact.
27749Frm/tf.
27750i.t/.p.ij.
p. 241
277512
27752I 2
27753RELATION DE
27754L* ÉGYPTE.
27755LiVflE J."
27756CHAPITRE
27757IV.
27758Matf. Ar. dt la
27759Bikl.
27760importait,
27761H.' 6S* ,
27762J'itl
27763WW, it a.' é/J.
27764•
27765mais , loin d’en tirer ia conséquence ,
27766il a attribué ce puits aux Babyloniens.
27767Ce qui a donné lieu à l’erreur de Maillet et de Pococke,
27768c’est
27769qu'ils auront
27770entendu dire que ce puits étoit l’ouvrage d’un sultan nommé Milic-aUmn
27771;
27772et ce nom étant commun à Saladin et h Mohammed ben-Kélaoun, ils auront
27773attribué au dernier ce qui appartenoit au premier.
27774Voici ce que Makrizi
27775dit de
27776ce
27777puits
27778: « Le puits de la citadelle est du
27779» nombre des cl.oses que l’on admire. C’est Karakousch qui
27780l’a fait creuser.
27781» Ebn-Abd-aidhaher dit
27782; Ce puits est d’une construction merveilleuse. Des
27783» boeufs
27784placés en haut font monter
27785l’eau en tournant ,
27786et l’élèvent d’un
27787» réservoir qui est h moitié de
27788la profondeur du puits
27789;
27790à
27791la hauteur de ce
27792» réservoir sont d autres
27793boeufs qui
27794, en tournant
27795, élèvent l’eau du fond du
27796» puits jusqu au
27797réservoir
27798;
27799il y a un chemin pratiqué par où
27800les lsoeufs des-
27801» tendent jusqu â
27802la source très-aisément
27803:
27804tout cela est creusé dans le roc;
27805» il n y a pas la moindre bâtisse. On dit que le lieu où est ce puits se trouve
27806» dans
27807la même direction que l’étang nommé
27808Birktt aljil [l’étang del'élé-
27809» phant]
27810: leau de cette source est douce. J’ai entendu raconter
27811il quelques
27812» vieillards du pays
27813, que
27814, quand on creusa ce puits , on trouva de fétu très-
27815» douce. Karakousch et ses employés
27816, ayant désiré avoir l’eau plus abondante,
27817» firent augmenter l’ouverture dans le roc,
27818et
27819il en sortit une eau salée qui
27820« altéra la douceur de la première source. Le kadhi Nasir-eddin Schafi ben-
27821» Ali, dans son Traité des édifices merveilleux,
27822dit que i’on descend dans ce
2782333 Pu '^ par un escalier d’environ trois cents marches. »
27824bII'-’i
27825.
27826<6> Makrizi par,e de ces arches de D;ïzèh
27827, d’après fauteur du Traité des
27828{d,ficn merveilleux,
27829mais
27830dans
27831les termes mêmes
27832(TA'bd-allatif, dont
27833cet
27834ecrtvain avoit sans doute emprunté son récit. En finissant,
27835il ajoute
27836: « En
27837-"..ou. *>».
27838»
278391 année 708, Mélic-almodhaffer Bibars Djaschenghir ordonna que l’on
27840réparât ces arches. En conséquence, on releva ce qui avoit été détruit, on
27841” répara ce qui étoit endommagé , et elles recouvrèrent leur utilité. Quand
27842» Karakousch voulut construire ces arches
27843,
27844il bâtit, avec les pierres des pyra-
27845des démolies, une chaussée qui commençoit de la rive du Nil en lace de
27846ostat
27847,
27848et sembloit une montagne qui se prolongent sur la terre pendant
27849» un espace de ilx milles
27850, jusqu’à ce qu’elle atteignît ces arches. »
27851Les arches dont il est question ici existent encore aujourd’hui
27852, ainsi qu’une
27853artte tac
27854aussee; ou du moins il existe, entre Djizèh et les pyramides, des
27855\
27856Digitized by Goolle
p. 242
27857:
27858RELATION DE l’ÉGYPTE.
278592.
278601 3
27861arches et des portions de chaussée qui sont des
27862restes de celles dont parle
27863Abd-allatif, ou qui ont été construites à différentes époques pour les rem-
27864placer, M. N iebuhr a observé en cet endroit deux ponts de dix arches chacun,
27865à chaque extrémité et entre les ponts une digue ou chaussée maçonnée
27866, en
27867partie de briques
27868et en partie de pierres de
27869taille , longue de quinze cents
27870pas doubles. Plus près de Djizèh, le même voyageur a vu deux autres ponts,
27871l’un de cinq , l'autrd de trois arches. Les inscriptions Arabes que M. de Haven
27872trouva sur les deux ponts voisins des pyramides , attribuent ces ouvrages, ou
27873plutôt leur rétablissement , au sultan Kaïtbay, vers l'an de l’hégire 880. Une
27874inscription plus-ancienne de l'un des mêmes ponts montre que ce pont avoit
27875déjà été réparé en 7
278761
278776 par ordre du sultan Mélic-alnaser Mohammed ben-
27878Kélaoun. Ces ponts et ces chaussées avoient déjà été observés par Norden ",
27879qui
27880les avoit reconnus pour l’ouvrage des Mahométans.
27881Pococke
27882fc
27883, qui a
27884aussi observé ces ouvrages
27885,
27886s'est donc bien trbmpé en prenant
27887la chaussée
27888dont
27889il s’agit pour celle-là même dont parle Hérodote, qui avoit coûté dix
27890ans de
27891travail,
27892et qui paroissoit à l’historien Grec presque aussi admirable
27893que les pyramides.
27894Ebn-alwardi n'a pas oublié de faire mention de ces arches ou ponts de
27895Djizèh. Ces arches sont
27896,
27897dit-il, au nombre de quarante. M. Chr. Mar. Frâhn,
27898à qui nous devons \Egypte de cet écrivain
27899, publiée à Halle en
279001 8o4 , en
27901arabe et en latin , sous le titre de Ægyptus auetore Jbn-Ahard't
27902,
27903n auroit pas dû
27904confondre ces arches avec les ponts de bateaux qui, à une certaine époque,
27905joignoient l’ile de Raudha avec les deux rives du Nil. Il a rendu ainsi le texte
27906d’Ebn-alwardi
27907: Flumen hic ponte , nulli plane comparando
27908, junctum ; quadra-
27909ginta enim nititur fornicibus uno dispositis
27910ordine. Mais celte traduction
27911n’est
27912pas exacte; Ebn-alwardi
27913dit seulement
27914: « A Djizèh sont les ponts
27915; on n’a
27916» jamais rien fait de semblable à cet ouvrage. Ce sont quarante arches sur
27917» une seule
27918ligne. » Ces
27919arches
27920n’ont
27921rien de commun avec
27922le pont de
27923bateaux dont
27924il parle ailleurs *
27925, ni avec ceux dont Ebn-Haukal
27926h et Édrisi *
27927font mention
27928, comme l’a cru M. Frâhn d
27929.
27930La chaussée faite par Karakousch , et qui s'étendoit depuis le bord du Nil
27931sur le rivage qui
27932fait face à Fostat jusqu’aux ponts dont nous venons de
27933parler, fournissoit, en
27934tout temps, une route commode pour le transport
27935des matériaux destinés à la construction du mur du Caire et de la citadelle
27936de la montagne.
27937LIVRE I."
27938CHAPITRE. IV.
27939Voy. fit A relit/.
27940(• /,
27941p.
279421)6
27943et
27944suit.
27945Coin, nui
27946147J.
27947Com,nun
279481 31 6.
27949* Voy. J 'Égypte
27950et Je .Write
27951.
27952/,/.
27953Je Al. Lang!is
27954,
27955t. / a
27956p.
27957tjo,
27958et
27959pl. XUV.
27960*A Dtscr. ofthe
27961Enst, 1. 1, p.
27962Ægypt. eiot. Un-
27963AharJi , p. J2.
27964JM. p. jé.
27965* Ibid. p. jj tt
27966**
279671
27968The
27969orient.
27970Geograpby.p. p>.
27971• Geograp. Ani.
27972f • >7
27973-
27974* Æg. aot. Un-
27975Ah. p. pS et d/m
279761
27977>|
279781
27979I
279801
27981S
27982i
279831
27984Digitized by Google
p. 243
27985I
27986I
27987.
27988t
27989•
27990214
27991relation de l’égypte.
27992<7> On lit ici, dans l'édition in- 8.' du
27993texte Arabe
27994, j;jjj u t
27995:
27996il faut lire
27997u\ RE I."
27998|
27999_ cet(e faU |e n’existe pas dans l'édition
28000in-4.‘
28001CHAPirkB IV.
28002~
28003<8>
28004Abd-ailatif se
28005seroit exprimé
28006plus exactement,
28007en disant que
28008les
28009angles des
28010trois pyramides sont opposés
28011les uns aux autres sur une ligne
28012dont ia direction
28013est du sud-est au nord-ouest.
28014Voyt^ Norden,
28015Voyage
28016d’Égypte et de Nubie , édit, de M. Langlès , 1. 1 , p. uj « ,14, et pl. XUII;
28017M. Grobert, Description des pyramides de Ghizèh, pl. /,
28018Dtscr.
28019efts pyr.
28020de Ghijik , p. pp
28021tl /Ml.
28022Mld. p. jo.
28023nu. r. 97 .
28024<9)
2802511 paroit qu’à l’époque où écrivoit Abd-allatif,
28026les
28027trois grandes py-
28028ramides avoient encore tout leur revêtement;
28029ce qui lui
28030a
28031fait croire que
28032la troisième pyramide étoit entièrement construite en granit rouge. Dans la
28033Description des pyramides de Ghizèh [Djizèh] de M. Grobert, ce genre de
28034granit est décrit avec beaucoup
28035d’exactitude
28036; mais
28037il
28038s’est
28039glissé
28040tant de
28041fautes d impression dans cette description, que
28042je
28043crois
28044utile de
28045l’insérer
28046ici , en rectifiant ces fautes
28047:
28048« N.”
280494. Beau granit
28050rose antique de file (TÉléphantine
28051, détaché du
28052» revêtement de la pyramide nommée Mycerinus.
28053* On croit que c’est
28054le pyropaciton de Pline.
28055» C est
28056le granit antique Égyptien , dont plusieurs monument ont été
28057• transportés d’Egypte à Rome.
28058» U est formé de gros fragmensde feld spath rose de deux nuances, qui
28059» y domine et
28060lui donne
28061sa
28062couleur , de
28063quartz
28064gris ou
28065blanchâtre peu
280660 fondant
28067, et de schorl noirâtre qui y tient le milieu pour la quantité.
28068” C est une des Piu*
28069belles pierres que l’on connoisse
28070:
28071elle reçoit un
28072» magnifique poli, &c.
28073» Son revêtement (celui de la troisième pyramide) , dit M. Grobert , rècem-
28074’ ment enlevé
28075, est au pied de sa base.
28076Il est en granit rouge, de l’espèce que
28077’
280781 on ,rouve * i’ile d’Éléphantine, vis-à-vis d’Asouan. Le plus grand nombre
28079* des obélisques d’Égypte est formé de ce granit.
28080.
280811
28082"lèV*ment d“ revêtement de 13 Peb'e pyramide a été très-moderne.
28083’
28084s
28085eaux morceaux de granit d’Éléphantine qui sont dispersés et abon-
28086mment entassés près de sa base , conservent encore l'appareil des deux
28087P
28088ens
28089taillés à
28090I équerre; ce qui prouve incontestablement que sa sur-
28091face achevée a été construite par assises. »
28092Digitized by Googl
p. 244
280933
28094i
28095RELATION DE
28096l’ÉGYPTE.
280972IJ
28098/
28099•
28100Norden avoit dit que
28101le sommet de la seconde pyramide est revêtu de
28102granit des quatre côtés *
28103; mais cette assertion , contraire au récit des auteurs
28104Arabes, est détruite par M. Grobert
28105fc
28106.
28107Beaucoup d'auteurs Arabes nomment la troisième pyramide u^UI
28108; ce qu’il
28109faut traduire colorie ou Ht couleur, et non pas peinte.
28110M. Wahl a substitué , dans la description d'Abd-allatif, du basalte au granit.
28111Les motifs qu’il donne ne sauraient justifier cette traduction.
28112<io> Un aunre écrivain a exprimé
28113la même pensée, suivant Makrizi
28114, en
28115disant
28116:
28117Toutes choses redoutent le temps, mais le temps redoute les pyramides.
28118Si ces
28119expressions, un peu
28120gigantesques,
28121avoient besoin d’excuse,
28122elles
28123seraient justifiées par ce beau vers, qui durera autant que les pyramides, et
28124qu’il étoit si naturel de leur appliquer
28125:
28126Leur masse indestructible a fatigué le temps.
28127Les François pouvoient-iis négliger l’occasion de le graver sur les pyramides !
28128<t i>
28129Voyei ce que j’ai déjlt observé note <8>.
28130<tî>
28131Voye^ Golius, Nota in Atferg. p. 7} et seq.
28132; Casiri , BibUoth. Arab.
28133Hisp. Escur.
281341. 1 ,
28135p.
28136j 66;
28137Ed. Bernard , de Mensuris et Ponderibus antiquij
28138libri
28139très,
28140ed.
28141ait. p. 117 et suiv. Je pourrais joindre k ces autorités divers
28142extraits relatifs au même sujet
28143, que m’a fournis un manuscrit Arabe
28144; mais ils
28145ajouteroient peu de chose & ce qu’on trouve dans l’ouvrage d’Ed. Bernard ;
28146et le texte exigerait quelques discussions critiques qui m’écarteroient trop de
28147mon sujet.
28148<t3>
28149L’auteur de la notice de cet ouvrage , insérée dans les Annonces litté-
28150raires de Cottingue
28151,
28152voudrait que l’on traduisit UAL j par
28153ces mots ,
28154à
28155la
28156même coudée [ eodtm
28157cubito ] ; mais
28158c’est une
28159erreur
28160:
28161le sens est celui que
28162j’ai exprimé
28163, ainsi que Pococke.
28164Ebn-Haukal, pour exprimer l’étendue du plan qu’offre la pyramide tron-
28165quée, dit que ce plan est égal h l’espace qu’occupe un chameau accroupi [1].
28166<i 4> Pococke et M. Wahl ont omis l’un et l’autTe la traduction des mots
28167tSÛu jj
28168, que
28169j’ai rendus par ceux-ci, et dans celle de son épaisseur.
28170<ij> M. White observe fort k propos dans ses notes, que le passage de
28171*»J
28172tjt. UjLj
28173Uf" [|]
28174LIVRE I."
28175CHAPITRE IV.
28176• Voy. d'É/?ptr
28177H de Nui.
28178g. I,
28179p. tJJ.
28180* Dtscr. aies Pyr.
28181P- 95 <t P. *8.
28182autattaf. Dntw.
28183Poème des Jar-
28184dins
28185,
28186(hat.t tv.
28187L 'Imagination,
28188(haut m , not.
28189Man. Ar. de S.
28190G. 0/ Jjef.
28191©iftmgifiji*
28192Srlrferft
28193fcnjci^e
28194JB. stoj
28195, jj
28196tcj lem-
28197ère,
28198iJJ.
28199Man de la Ithl.
28200de l'unrter srt/ de
28201IjyJ,
28202.
28203tjt,.
28204I
282051
28206h
28207I
28208I
28209I
28210i
28211)
28212r
28213i
28214I
28215*
28216Digitized by Google
p. 245
28217I
28218ZI 6
28219RELATION DE L’ÉGYPTE.
28220______
28221Pline où cet écrivain, parlant des pyramides, dit *, ( Pyramides ) tilt sunt
28222livre l."
28223jn partc Africa , monte saxeo sterilique , interMemphim oppidum et quoi appdlan
28224pu*. Hin. *~i.
28225diximus Delta , à Nilo minus quatuor milita passuum , à Memphi septem ; yICO
28226W**7*?' W-
28227rtPPOSITO QUEM VOCANT BUSSRIN , IN QUO SUNT ASSUET1 SCANDIRE
28228ILLAS, suppose que, du temps de cet écrivain , les pyramides avoient encore
28229AUtlltt. Hht.
28230leur revêtement
28231: car, ditM. White, res crat haud sant memorabilis,
28232si «a
28233dtgip. eumptoa.
28234p
282359-
28236perfectissima operis lavituao, contra quant nunc est, lubricum et difficilem asctnsm
28237^/v fArcHtm.
28238prabuerit. La même observation n’a point échappé à M. Quatreinèrede Quincy.
28239Le même raisonnement s’applique aux expressions d’Abd-allatif, et autorise 1
28240en tirer la même conséquence
28241: ainsi les pyramides conservoient encore leur
28242revêtement, du moins en grande partie, au XIII.' siècle.
28243<t6>
28244Les mesures données ici h la pyramide sont les mêmes que lui donne
28245un écrivain Arabe nommé Mohalli, et cité par Ed. Bernard
28246;
28247si ce n’est que
28248Mohalli ne donne que neuf coudées de dimension en tout sens à la section
28249qui termine la pyramide tronquée.
28250t fcr.^
282511'
28252Su'vant
28253le témoignage de Kircher
28254,
28255Joseph ben- Attiphasi
28256,
28257c’est-à-dire
28258^
28259, dans son Histoire d’Égypte, etEbn-Salamas , dans l’ouvrage
28260intitulé le Jardin des merveilles du monde
28261,
28262donnent
282633 17 coudées de hauteur
28264à la pyramide, et 46o coudées à chacun des côtés des triangles équilatéraux
28265'
28266*lu i en forment les plans
28267inclinés. Ces mesures sont conformes
28268à
28269celles qui
28270*>*• .mu un.
28271sonl données ici par Abd-allatif.
28272( Voyez, sur Ebn-Salamas , M. Sim. Assemam
28273r‘,’p
28274'
28275'
28276et M. Schnurrer b
28277. )
28278irtc'.TÏf. +7""
28279Abd-allatif observe que ces dimensions lui semblent erronées, et
28280il croit
28281t
28282lue
28283* on auroit dû donner, pour la hauteur de
28284la pyramide, 4°° coudées.
28285Il y
28286a effectivement erreur dans
28287les mesures données,
28288abstraction faite des
28289véritables dimensions de la pyramide ; mais
28290la
28291supposition d’Abd-allatif est
28292encore plus fausse
28293: car, en admettant une pyramide quadrangulaire régu-
28294lière non tronquée, dont la base ait en tout sens 46o coudées, et dont tous
28295les triangles soient équilatéraux et aient conséquemment pour mesure com-
28296mune de tous leurs côtés 46o coudées ,
28297la hauteur de la pyramide sera de
28298315 coudées
28299; et si l’on suppose la même pyramide tronquée et terminée
28300par une section de .0 coudées en
28301tout sens,
28302la hauteur sera réduite h
283033 ri
28304coudées
28305; Ce qui s’éloigne bien peu du nombre donné
283063
283071
283087 -
28309II bmt seulement observer qu’en disant que les triangles équilatéraux qui
28310' Catal. tft’ Coït.
28311non.
28312part,
28313t,
28314p. tji tt »f,
28315* Biklsoth. Arai.
28316tpte. t,p. 47 tt
28317«f.
28318Digitized by GoogL
p. 246
28319RELATION
28320DE
28321L’ÉGYPTE.
28322217
28323forment les quatre plans inclinés de la pyramide , ont
28324, pour mesure commune
28325de tous leurs côtés , 460 coudées , on a supposé les triangles parfaits , et qu’on
28326n’a point eu égard à la section de la pyramide, qui change les triangles en
28327des trapèzes isocèles dont
28328les deux côtés parallèles ont, savoir, le côté infé-
28329rieur 460 coudées ,
28330et ie côté supérieur
283311 o coudées , et dont les deux côtés
28332égaux ont 4jo coudées chacun.
28333Lorsqu’Abd-allatif dit qu’on aurait dû donner pour la hauteur de la pyra-
28334mide 4oo coudées, peut-être a- t-il entendu parler de l'apothème de la pyra-
28335mide
28336: car, suivant les mesures données,
28337si l’on
28338n’a aucun
28339égard h ce que
28340ln pyramide e.,t tronquée, on trouvera que la mesure de son apothème serait
28341398 coudées 7^
28342; ce qui approche beaucoup de 4oo.
28343Au reste, puur connoitie les mesures exactes des trois grandes pyramides,
28344il faut consulter la Description des pyramides de Ghizèh, de M. Grobert.
28345<17)
28346Il
28347est bien étonnant que Pococke ait traduit, si favcant mihi instru-
28348menta menstria. M. Wahl a tellement défiguré ce passage, qu’on ne peut
28349reconnoître le texte dans sa traduction. La même expresssion , ou du moins
28350une expression
28351très- analogue à
28352celle-ci
28353, se retrouve ailleurs, et a été bien
28354entendue par M. White.
28355Ce passage d'Abd-allattf, depuis ces mots , mais menons aux deux grandes
28356pyramides
28357,
28358a été rapporté dans les notes sur le Voyage de Norden; mais la
28359traduction n’en est pas tout-à-fâit exacte.
28360<t8>
28361L’auteur du
28362livre
28363intitulé
28364<_jGJVI ùJL a
28365décrit, comme
28366témoin oculaire, le puits qui se trouve dans
28367la pyramide ouverte. « Ce puits
28368» est, dit-il
28369, de forme carrée, et profond de dix coudées. En y descendant,
28370» on trouve , dans chacun des côtés qui forment le carré , une porte qui con-
28371» duif h une grande pièce où sont déposés des cadavres humains
28372m Ces quatre pièces
28373, qui ont leur ouverture dans le puits , sont remplies de
28374» chauve-souris sans nombre
28375: on pénètre dans le puits et dans ces appar-
28376at temens , accompagné d’un porteur de lanternes dont la lumière est entre-
28377» tenue avec de
28378la naphte , de l’huile ou autres substances pareilles , ou bien
28379» avec du foin bien sec,
28380lié en petites bottes en forme de flambeaux,
28381et au-
28382» quel on met le feu
28383; parce que,
28384si l'on y entrait avec de la bougie ou des
28385» torches ordinaires
28386, les chauve-souris les éteindraient avec leurs ailes. »
28387F <
28388LIVRE I."
28389CHAPITRE
28390IV.
28391Mtcttf. ttwitît.
28392Pagt 174
28393,
283941. ta,
28395fi l'éet.
28396Tamt l//,p. if
283974
28398ttafj.
28399Metn. Ar. ft la
28400Bill,
28401impérial/
28402,
28403»•’ «v .M »
p. 247
28404I
284052
28406I 8
28407RELATION DE
28408l’ÉCY-PTE.
28409LIVRE !.-
28410CHAPITRE IV.
28411Tant III , p.joj
28412et JMh
28413.
28414Mar. Ar. Je U
28415Btll.
28416imp/ria/e
28417,
28418m.' Mi, fol
284196j
28420recta.
28421Bill. Ar. Hiif.
28422Eteur.
28423tam.
28424Il t
28425P • MS-
28426Coxn. déc.
284271
284281
284296 1
28430.
28431Corn, nui
284321
284331 17,
28434Corn. déc.
284351
284361 27.
28437' Afan. Ar. Ht U
28438Bill,
28439importait
28440,
28441"•* 9S4
28442.
28443/«/• S9
28444rersa.
28445fc Hui. fol.
284463
28447j
28448recta.
28449* /lui. fol. fo
28450vert».
284514 MJ. fol, sf
28452Tarn
28453.
28454///, p. 2^ f
28455Mate.
28456©;b?w.
28457<àW-r- r?t.
28458On peut
28459voir le surplus de ce passage dans les notes et
28460éclaircissement
28461sur le Voyage de Norden.
28462J’observe que, dans
28463le manuscrit
28464d’où
28465j’ai
28466tiré
28467ce passage,
28468le
28469titre de
28470l’ouvrage, placé en tête du manuscrit, est cjliïl j*j
28471j
28472<_,UYI fit
28473; mais l'auteur
28474lui-même, dans son avertissement, dit qu’il la intitulé tplAVI
28475«Ju,
28476c’est-h-dire , Présentfait aux sages et choix de choses merveilleuses.
28477Dans le même frontispice, l’auteur est nommé Abou-Abd-allah Moham-
28478med fils d’Abd-arrahim
28479Kaisi Gamati fils de Témim
28480Kdirowan'i [>];
28481mais Makrizi, qui le cite,
28482le nomme tantôt Abou-Mohammed Abd-allah, et
28483tantôt Abou- Abd-allah Mohammed. Les surnoms Kaisi et Camati indiquent
28484qu’il étoit de
28485la tribu Arabe de Ka'is, et qu’il avoit été élevé et avoit vécu à
28486Grenade.
28487II paraît
28488, par sa préface
28489, que des revers de fortune l’avoient con-
28490traint à abandonner sa patrie, et qu’en l'année
284915 57
28492il se trouvoit à Mossul,
28493où
28494il composa cet ouvrage. Ailleurs *
28495,
28496il observe qu’il a vu la Sardaigne, en
28497se rendant
28498h Alexandrie en
28499l’an 511,
28500qu’en l’année
285015 î 4
28502il se trouvoit I
28503Abher
28504* , et que cette même année
28505il visita le Sedjestan
28506Cet écrivain avoit
28507beaucoup voyagé ,
28508et
28509il
28510affirme même avoir visité
28511la ville de Bolgar
285121
28513: son
28514ouvrage néanmoins n’est pas d’un grand intérêt. Je ne le trouve point indiqué
28515dans Hadji Khalfa, à moins que ce ne soit celui qu’il désigne sous le titre de
28516cjLJYI
28517sans aucune autre indication. D’Herbelot paraît n'en avoir
28518parlé que d’après le manuscrit de la Bibliothèque impériale; Ebn-Kbilcan n en
28519parle point dans son Dictionnaire des hommes illustres
28520; Casiri n’a point eu
28521occasion d en parler , son ouvrage ne se trouvant pas dans la bibliothèque
28522de
28523I Escurial.
28524Voyr^
28525,
28526au surplus ,
28527les notes
28528et édaircissemens sur le \ oyage
28529de Norden.
28530•
28531<' 9> Pococle a mal traduit
28532, Quod fera ad viam quâ ingrtiiuntur , ta multhm
28533trita est;
28534locus autem lubricus ad superiortm
28535tjus partem ducit ; et M. ^ahl a
28536encore moins rendu le sens en disant
28537[»]
28538: « Le chemin par lequel on passe
28539» dans l’intérieur de cette pyramide, a été souvent pratiqué; mais il est glissant
28540«et dangereux,
28541et conduit vers le haut. » Dans
28542les Annonces
28543littéraires il
28544Gottingue, on propose de traduire
28545en cette manière
28546, In ea
28547Ml
28548!*—*‘>JI
28549o» »+* »i *«^1
28550[
285511 ]
28552àtaxÂ
285531
28554! pd & J.li>||^
28555r.-i jw
28556<E«S i« HH*
28557,fl *
28558Setrrtm, rtn WW*»
28559M"‘’
28560Digitized by Googl
p. 248
28561RELATION DE
28562l’ÉGYPTE.
28563219
28564(via) mult'um
28565est aqua impurce ( sordisJ ; ce qui est encore bien plus éloigné
28566du sens de l’auteur. Pococke devoit traduire
28567: Ea veto via quâ vulgo incedunt
28568in pyramidem mirantes , et qua plurimùm
28569teritur, via quidem est lubrica. Je re-
28570marque cette faute
28571, quoique peu importante en elle-même
28572, parce qu’elle tient
28573à l’usage de la conjonction i_»
28574, que l’on n’a pas suffisamment développé , et
28575qui a donné lieu à plus d’une méprise de ce genre. On trouvera dans ma
28576Grammaire Arabe des observations sur les usages variés de cette conjonction.
28577<ao> Pococke a bien rendu le mot
28578par sepulcrum
28579:
28580il a constamment
28581ce sens dans tous
28582les écrivains Arabes; et M. Wahl a eu tort de
28583le rendre
28584par le mot SapcUc f “ne chapelle.
28585<ai>
28586Il me 'paraît
28587fort douteux que
28588la première ouverture de la grande
28589pyramide soit due au khalife Mamoun. Mon doute est fondé sur la manière
28590dont Denys de Telmahre, patriarche Jacobite d'Antioche, qui accompagna
28591Mamoun en Égypte, parle de la pyramide, qui étoit
28592déjlt ouverte quand
28593il
28594la visita. On peut voir ce que
28595j’ai dit à ce sujet dans mes
28596Observations sur
28597le nom
28598des pyramides. M. Wahl observé que quelques historiens Orientaux
28599attribuent
28600la première
28601ouverture de
28602la pyramide au
28603khalife Mahmoud , et
28604d’autres h Haroun Raschid
28605; mais
28606il ne cite pas l'ouvrage d’où
28607il a
28608tiré cela.
28609Il doit, au surplus, y avoir là quelque erreur; car
28610il
28611n’y a point de
28612khalife
28613avant Mamoun qui ait porté
28614le nom de Mahmoud. M. Wahl auroit-ii voulu
28615parler du
28616khalife Mahdi
28617, dont
28618le nom
28619étoit Mohammed ! Je ne dois pas
28620dissimuler que
28621la tradition commune,
28622qui
28623attribue à Mamoun l’ouverture
28624de
28625la pyramide ,
28626est appuyée du témoignage de Masoudi , qui écrivoit un
28627siècle
28628environ
28629après
28630le voyage de ce khalife.
28631Suivant Makrizi
28632, Masoudi
28633rapporte ce fait dans l’ouvrage intitulé Histoire des temps passés et des choses
28634que la fortune a détruites ; et
28635il y dit « qu’Abd-allah Mamoun fils de Haroun
28636« Raschid, étant venu en Égypte et ayant
28637visité
28638les pyramides, voulut en
28639» démolir une pour
28640savoir ce qu’elles renfermoient ; que, sur les représen-
28641s> tâtions qu’on lui
28642fit que c’étoit une entreprise dont
28643il ne viendrait pas à
28644*> bout, il répondit, Hfaut absolument y faire une ouverture
28645,
28646et
28647qu'alors on
28648» fit, p'our lui obéir,
28649l’entaille que l’on voit ouverte aujourd’hui; qu’on ent-
28650» ploya pour cela le feu , le vinaigre , &c. » Comme nous possédons l’ouvrage
28651de Masoudi cité ici par Makrizi, j’y ai cherché ce passage, et je l’y ai trouvé.
2865211 est vrai que , dans notre manuscrit , on lit
28653: Raschid, étant venu en Égypte
28654Ec
286551
28656LIVRE 1 “
28657CHAPITRE
28658IV',
28659QtàKtM.
28660«fîcbr.
286613IS|n4 fr
28662.
28663'Jtf.
28664P*rt. I , P. iyt
28665tt tait.
28666îlbNiflaf.
28667«MPt. p.
28668J71
28669t*
28670Pogt ff, ou Ma-
28671gasin tneyt lopt.l.
28672iv, t. VIt
28673P 49
28674*'-
28675MttalUt. Pntfo.
28676p*g.
2867717
28678J
28679,
28680""(Il
28681.Watt. Ar. «/r Ai
28682Eibl. imprêtait
28683.
28684a.* 6S1, j»l.
28685vtrsv.
28686Meta. Ar. Jt
28687S.
28688G.
28689ijj
28690.
28691fui. yj
28692uct*.
p. 249
28693220
28694LIVRE I."
28695CHAPITRE IV.
28696Patgt if, OU Al*-
28697gaj.
28698encjtlopéj.
28699•n Vit ,
28700I. VI t
28701P 7*>
28702VMflOAf- tiftsfrc
28703f*WL PH
28704*73
28705»
28706Dtscr. des py-
28707T*m. de Ght^ïh
28708,
28709P V-
28710Voyage dan* U
28711**ytt rt lasse Êg,
28712»«• /, p. ig7 .
28713RELATION DE LÉGYPTE.
28714tt ayant vu Us pyramides &c. Mais je n’hésite pas à penser que c’est ici une
28715faute de notre manuscrit; car je ne me rappelle pas qu’aucun écrivain Arabe
28716fasse mention d’un voyage de Haroun Raschid en Égypte.
28717£hn-Haukal, contemporain de Masoudi, se contente de dire que l’un des
28718khalifes Abbasis, qu’il croit être Mamoun ou Motasem
28719, avoit eu l'idée d’en-
28720treprendre la destruction des pyramides ; mais qu’il renonça à ce projet, parce
28721qu’il reconnut que tous les revenus qu’il
28722tiroit de l’Egypte ne suffiraient pas
28723à
28724la dépense de cette
28725entreprise.
28726J’ai rapporté ce passage d’Ebn-Haubl,
28727d’après Makrizi, dans ma Notice de ta Géographie OrientaleJ'Ehn- Hauka!
28728,
28729où on peut le voir; et je
28730l’ai depuis retrouvé dans le manuscrit d’Ebn-Hauial
28731de la bibliothèque de l’université deLeyde. Ne pourroit-on pas supposer que
28732la pyramide avoit été ouverte avant Mamoun , et que ce prince ayant donné
28733des ordres pour qu’on poussât plus loin les recherches dans l’intérieur de ce
28734monument, cela aura donné lieu de lui en attribuer la première ouverture!
28735<aa> M. Wahl a cru qu’il falloit lire
28736, au
28737lieu de
28738, que porte le
28739texte- imprimé
28740: mais
28741il
28742se trompe
28743, JjLj est
28744la vraie leçon
28745;
28746et
28747le sens est,
28748comme
28749je l’ai exprimé , la plupart des personnes de
28750notre compagnie.
28751<2J> Le mot que M. White a lu et imprimé
28752, est sans points diacri-
28753tiques dans
28754le manuscrit, du moins autant que
28755je
28756puis en juger par le fit
28757simili. Ce mot, qui signifie proprement urines
28758,
28759ne semble pas convenir par-
28760faitement ici. Cependant je ne vois pas qu’on puisse lire autrement que ne la
28761fait M. White
28762;
28763et sans doute Pococke
28764, qui a traduit eorumque rtenon, a lu
28765de même. Le mot propre pour exprimer la fiente des oiseaux est jji; ma»
28766il peut
28767se faire que l’on emploie aussi dans ce sens le mot Jjt, â cause de
28768la demi-liquidité de ces excrémens.
28769<a4> Suivant M. Grobert , « toutes les pierres des pyramides sont maçon
28770» nées
28771;
28772le mortier qui
28773les
28774lie
28775est exactement semblable i
28776celui d Europe,
28777» leurs surfaces sont aussi équarries que l’état de vétusté peut le permettre
28778* on peut reconnoître qu’elles ont été piquées
28779; mais aucun vestige n annon
28780» que celles du revêtement aient été retenues par des entailles ou feuillures.
28781Abd-allatif ne parle vraisemblablement que des pierres du revêtement.
28782« On ne peut trop admirer , dit aussi M. Denon
28783,
28784la précision de
28785ap|
28786» reil des pyramides ,
28787et l'inaltérabilité de leur forme, de leur construction,
28788Digitized by Googl
p. 250
2878922
28790I
28791RELATION DE
28792L* ÉGYPTE.
28793I lfn,
28794UJ
28795eS dimer
287960n5
287971
28798immense$
28799’ qU’°n peut dire de « monumens
28800gtg
28801tesques quiis sont
28802le dernier chaînon
28803entre les colosses de l’art
28804et
28805» ceux de
28806la nature. »
288071
28808et
28809livre I."
28810CHAFITKE IV.
28811foU^
28812Dr 'T™
28813in
28814:
288158; dU
28816,ex,e Arabe
28817-
28818,e mot “J
28819répété deux
28820ois. Cest une faute, qui ne se trouve pas dans l’édition in-4
28821.‘
28822<a6> Je traduis A*» par^„, et non, comme Pococle, par /ivres
28823con
28824feeret numirum decies m,Ilium Übrorum.
28825C’est
28826et non ^
28827dire un volume.
28828’
28829°" “**
28830’ 9“ veu ‘
28831Voilà, assurément, un témoignage bien positif; et je ne puis m’empêcher
28832de repéter ici ce que j ai dit dans ma Notice de l’édition de M White n
28833,1
28834»
28835- - ?- «**—
28836s
28837", ^7"
28838on nn p... uucun.tL,
28839ii irr
28840,gnagtr
28841u
28842;
28843°biet aussi g™*^
28844™
28845sexprtme dune manière affirmative.
28846Il
28847est
28848fortifié
28849d’ailleurs par ceux de
28850plusieurs autres écrivains Arabes plus anciens
28851er
28852a
28853P
28854°
28855l« «prewions * „„„
28856^
28857TïZT*.'*"*?"* d‘" !
28858P,».,
28859négative que
28860l'on vendre*
28861,ir„ du^ilene.
28862’.l
28863.
288641“' ‘
28865retpecublea, pût détruire l'autorité d'un témoin treulaim ét'diuT'd 7 '‘7
28866**
28867» “"«W ». ..cote augmenté p,,“ ZZX\
288687
28869’’
28870lignes de là Abd-allatif, en parlant des
28871,nitX
28872CeSmo,S<
28873lue dlt ^ quelques
28874ment à
28875la destination primitive et à l’origine des pyramide
288761 c°l,rs "lanve-
28877» etendu dans mon grand ouvrage sur
28878cet objet
28879e,7’Ï
28880'
28881J
28882““
28883» d’autres ont dit de ces édifices
28884•
28885j’y renvoie dn
28886!
28887i
28888rappor,é ce que
28889.
28890» plus de détails
28891: dansceluki, je'meborneà rendre c:LZ7'Su
28892,
28893J ai
28894dit *-
28895plusieurs
28896autres écrivains Arabes
28897TV
28898saccordoien, avec lui sur les inscriptions hiéroglyphiques des pyraÏd
28899’
28900vais en citer quelques-uns.
28901S
28902q
28903aes Pyramides
28904; ,e
28905« Les pyramides, dit Masoudi
28906auteur
28907,
28908- de l’hégire, et qui écrivoi, en^pte, son,d^fi”^T
28909r
28910argée
28911» plus. On ne sait ce que c’es, aueV. T
28912r°yaUmeS qUi
28913«***«
28914Ebn-Khordadbèh
28915, voyaeeur «
289166
28917.qUeUe Signifie’ ”
28918Pays Musulmans, écrivoi, dans le iii/dèi”* l’hé^eD"
289196^”^ 1'1"' **
28920siecie de I hégire. Dans un passage cité
28921!
28922'
28923I
28924j.
28925Digitized by Google
p. 251
289262 2 2
28927«
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28930»
28931}
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28933*
28934î
28935i
289361
28937:
28938'
28939!
28940LIVRE I."
28941CHAPITRE IV.
28942Alan. Ar. A* la
28943PM.
28944impériale ,
28945éja , /»/. 6/
28946un*.
28947Caill. At Bat-
28948Aeitstl ,H*J»por.
28949in
28950Terr.
28951Saact.
28952apuA
28953Canis,
28954in
28955L*et. nntif. t. V
28956,
28957part. U , p. ItJ.
28958AlttceHantons
28959Wtrks of Af. J.
28960Créants, tom. /,
28961p. tsj.
28962lltroA.
28963IInfor,
28964tli. // ,
28965cap.uj,
28966pag. 164, tf ttf.
28967Wttul.
28968Mise. A HércJ.
28969traJ.
28970An
28971grec
28972,
289733." édit . tom. Ift
28974"«• (est).
28975r-
28976us-
28977REt a t i o n de l’égypte.
28978par Makrizi
28979,
28980il s'expriment ainsi
28981: « Tous les secrets de la magie et toutes les
28982„ recettes de l’art médical sont écrits sur ces pyramides en caractère musnad. n
28983Le même Makrizi
28984cite un autre écrivain, qui dit
28985: k Nous avons vu les
28986» surfaces de ces deux grandes pyramides couvertes d'écriture depuis
28987le haut
28988» jusqu’en bas
28989: les lignes étoient serrées et bien alignées les unes en face des
28990«autres;
28991elles étoient écrites dans les caractères
28992djont se servoienl ceux qui
28993>> ont construit ces édifices ; on
2899411’en connoit point aujourd'hui les lettres
28995,
28996» et l’on ne peut en deviner
28997le sens. »
28998Ebn-Haukal, voyageur et écrivain du iv.
28999c siècle de l’hégire, atteste pareil-
29000lement que
29001les
29002faces
29003extérieures
29004des
29005grandes
29006pyramides étoient remplies
29007d’écriture dans un
29008caractère
29009qu'il nomme
29010Grec-Syriaque
29011,
29012s’il n’y a pu de
29013faute dans
29014le manuscrit de son ouvrage , appartenant h
29015la bibliothèque de
29016Leyde, et que
29017j’ai sous
29018les yeux
29019[1], ou simplement
29020Grec, suivant que le
29021passage d’Ebn-Haukal est cité par Makrizi.
29022Guillaume de Baldensel
29023, qui voyagea dans la Terre-sainte et en Egypte
29024au commencement du xiv.' siècle
29025, atteste avoir vu , sur les deux plus grandes
29026pyramides, des
29027inscriptions en divers caractères,
29028in quibus
29029,
29030dit-il,
29031inreni
29032scripturas diversorum idiomatum ; et
29033il rapporte une inscription en six vers
29034Latins.
29035Le savant Greaves
29036, dans sa Pyramidographie
29037,
29038a révoqué en doute ce que
29039les Arabes disent de ces inscriptions
29040; mais les autorités
29041qu’il avoit sous hs
29042yeux
29043, n’étoient pas aussi précises que celles que
29044j’ai citées.
29045Hérodote parle
29046d une inscription gravée sur
29047la pyramide de Chéops
29048,
29049qui
29050semble ne pas
29051répondre ï cette multitude d’inscriptions mentionnées par les Arabes
29052; mats
29053il a pu parler de celle-là seulement, à cause de la singularité de son contenu.
29054De ce que cet historien dit que cette inscription étoit en caractères Egyptiens,
29055je ne sais
29056si l’on peut absolument en conclure , avec son savant traducteur
29057,
29058dont
29059il ne m’appartient pas de faire l’éloge, que cette inscription
29060étoit proba-
29061blement en
29062caractères ordinaires ,
29063et non point
29064en
29065hiéroglyphes.
29066Peut-être, au
29067surplus, cette inscription étoit-eile en caractères ordinaires, et les autres en
29068hiéroglyphes. M. White
29069, pour concilier le silence des auteurs Grecs et Latins
29070sur les inscriptions des pyramides avec le témoignage des écrivains Arabes,
29071fait une observation judicieuse, que je rapporterai dans ses propres termes:
29072leiLj-JI -ùiLjJI «LCL
29073odj N
29074Digitized by Googfl
p. 252
29075*" **«.
29076qui b
29077o,oZZ 'u
29078CaUSamfMUm
29079« «
29080“-criptio. ~~ IV-
29081phicls,
29082talium notarum ZlZ77 ^ “** «“ «* *4,,-
29083Je -
29084dois pas
29085dissimuler c4SZ777
29086U ”'*!“»
29087&ZZZZ
29088voyageurs,
29089fa parue la p!„s élevée du revêL’en.Tfl
29090d“ " *
29091qu. subsiste encore
29092, n'offre point de caractère^
29093,
29094'a
29095k
29096SeCOnde Py^mide,
29097seulement que la superficie
29098entière
29099rt
29100•
29101roë YP^iques. Cela prouve
29102On ajoute encore qu’on n’aperçoit au”
29103PyrarmdeS n
29104’f
29105n é,oit Pas couverte,
29106les fragmens nombreux qui sont répandus
29107****•£! dhlérog,yPbe». ni parm |
29108P^ces de granit ou de IClfZ
29109“ *"** Pyrai" id«> ni « 'es
29110mens
29111> « que l'on re.,o4ZZ
29112de ,eu" «*»
29113de Imteaux
29114, de seuils ou de jambaees \ d
29115^ aU,eUrs
29116’ où i,s «"eut
29117demander si ces observationS'fai,
29118N
29119'
29120eS,' i ' paS F—* *
29121« «
29122elles ont été aussi multiplié ou^
291237* PeUahade "^«aaire,
29124lune démonstration à cette preuve négative
29125!
29126P<>Ur d°"ner ,a for«
29127queC^/ou 0,^177XZZ277ZZ<2 r*
29128SemL,e
29129v’
29130dém°n'r‘
29131Grec dune même divinité
29132•
29133et
29134il
29135i
29136ri
29137_>
29138**Ue
29139es norns Égyptien et
29140s„
29141'T”*"'"' « •>-*#.
291421 egypnen tttmji.
29143'
29144<Iue ,a
29145traduction
29146littérale de
29147<-8>
29148Ici finit, dans l’édition oi-a* deM Whi.»
29149t
29150.
29151<*9> M. White a traduit
29152• Ja
291534 ,
29154UCti°"* P°Cocke -
29155™)ori. Cela ne rend pas
29156le mot j’S^^T''"’" * Hku his“ in^
29157m0t
29158signifie « quc
29159empZu
29160diteClemeM * ~Ul. Le
29161Paraphraser un peu cet endroit, efrendre rT
29162“**
29163^
29164n,ieu*
29165ai‘»é
29166^
29167I auteur
29168, parce qu’elle trace une ligne^T"'
29169'3 pensée
29170grand ouvrage et celui-d.
29171g
29172démarcation précise entre son
29173•*:»-* ,**
29174.
29175jüii
p. 253
29176LIVRE l»
29177CHAPITRE IV,
29178Gtfrtug. cdrfrr.
29179ïntriar
29180. «« i&*
29181.
29182j/
29183Êfj*
29184».• irj.
29185TlfcUlUf. frnfw.
29186Cf9f*>^ *7*
29187Le*.
29188Ar. Lét.
29189Chrtttomatt.
29190Ar.
29191nteomsn.p. 14).
29192K»aKa(. EX rfw.
29193«MRL F
29194<7*-
29195Sur. tj, 9. if,
29196Chrtstom.it. Ar,
29197t. M, p. tfj,é
29198* AMM.
29199Hist.
29200Ægypt. iompthJ.
29201p.
29202i»o de F/dit.
29203i»-4‘
29204'
29205HtAfcU
29206fcte
29207p.
292081J4 ;
29209Le*. Ar.
29210Im. Chrtst. Ar,
29211accêmm.p.jtj,
29212224
29213RELATION DE
29214L’ÉGYPTE.
29215<3 j> M. White a rendu, j'ignore sur quelle autorité,
29216le mot LJl». par
29217machinarii; ce qui
29218a été déjà remarqué dans les Annonces
29219littéraires de Got-
29220tingue. Pococte l’avoit traduit par serves. M. Wahl a conservé le mot original,
29221et
29222a ajouté en note que ce mot signifie habitons d'Alep, yille célèbre de U
29223Syrie. Dans le Dictionnaire rédigé pour la Chrestomathie Arabe de M. Jahn,
29224on trouve ce mot ainsi expliqué
29225:
29226milites HaLbenses qui ubique in Oriente
29227habebejntur, et primi erant in aggressione munimentorum
29228.
29229Je présume que cette
29230explication a été fournie à M. Jahn par M. Aryda,
29231savat.t Maronite, quia
29232eu part à l’édition de ce dictionnaire. D. Gabriel Taouif , ancien curé des
29233Catholiques au Caire , et aujourd’hui professeur d’arabe vulgaire à Marseille,
29234m’a assuré que, lorsque l’on ajoute le surnom de
29235Atépins aux mots
29236carriers et <jyUi sapeurs, c’est pour indiquer que les ouvriers dont on parle,
29237sont très-habiles dans leur métier,
29238les AJépins ayant
29239la réputation d’être
29240les
29241plus experts dans l’architecture en (lierre et dans
29242la construction des caves.
29243Il est bien singulier que M. Wahl
29244ait rendu
29245les deux mots suivant oylïi
29246et ujjl» par drtbuncn et Jutrrlierer. Il a pris <jyb“ pour .Uiü
29247, pluriel de
29248uyejü
29249tribunus, prcefectus, jli signifie un homme qui
292501 oupe les pierres dans la
29251carrière, ou qui les taille dans la roche , un carrier;
29252, un sapeur , un mineur,
29253et tout ouvrier employé à creuser et à faire des voûtes ou caves au-dessous
29254des édifices , dans un terrain de pierres
29255et de roches. Ceux qui creusent
29256la
29257terre se nomment jU*
29258, et les tailleurs de pierres ou appareilleurs ciU
29259•
29260<3P Les mots fL.
29261plu sont une expression empruntée de lAlcoran;
29262Hariri l’a employée dans sa septième makama ou séance.
29263<34> Au lieu de ^lycc.1
29264, qu’on
29265lit dans
29266les deux éditions et dans
29267le ma
29268nuscrit,
29269je lis ^lyu-l
29270;
29271et cette correction est d’autant moins douteuse, que
29272l’on trouve ailleurs dans notre auteur * la même expression
29273j ^
29274P
29275ç-jll
29276. D’ailleurs
29277il y a souvent des points diacritiques omis dans le minus
29278crit. M. Jahn a imprimé
29279jyu» I dans sa Chrestomathie Arabe
29280.
29281<35> M. White a eu tort de traduire, nam lateris ejus pars quadam solu
29282modo diruta est :
29283lj dépend de ce qui précède.
29284<}6> Ce passage aurait dû foire sentir à M. Wahl le sens du mot UJ>
29285:
29286mais
29287il la omis
29288ici dans sa traduction.
29289<37>
29290Digitized by Googlj
p. 254
29291RELATION DE L’ÉGYPTE.
2929222 J
29293<37> La traduction de M. Wahl, en cet endroit, n’a pas le moindre rap-
29294port avec le texte.
29295<38) Je
2929611e m’étendrai
29297point sur le sphinx, ni sur
29298les mutilations qu’il a
29299éprouvées depuis l’époque d’Abd-allatif ; on peut voir ces
29300détails dans les
29301notes et éclaircissemens joints par M. Langlès à son édition du Voyage de
29302Norden
29303: mais je ne puis m’empêcher de citer deux écrivains modernes , dont
29304le témoignage confirme
29305, après six siècles révolus , le récit de notre auteur.
29306« Cette statue monstrueuse et vraiment colossale , dit M. Grobert, ....
29307u a été peinte en jaune, et la couleur a été conservée jusqu’à nos jours dans
29308T ,‘
29309» les parties qui ne sont pas ébréchées. »
29310L’autre passage est bien plus important, par ses détails, et par le nom de
29311l’auteur, juge irrécusable en pareil sujet. C’est M. Denon qui s’exprime ainsi
29312:
29313« Je n’eus que le temps d’observer le sphinx, qui mérite d’être dessiné
29314itmtu
29315» avec le soin le plus scrupuleux
29316, et qui ne
29317l’a jamais été de cette manière.
29318» Quoique ses proportions soient colossales,
29319les contours qui en sont con-
29320» servés sont aussi souples que (surs ; l’expression de la tête est douce
29321, gra-
29322» cieuse et tranquille; le caractère en est Africain
29323: mais
29324la bouche, dont les
29325»lêvres sont épaisses,
29326a une
29327mollesse dans
29328le mouvement
29329et une
29330finesse
29331» d’exécution vraiment admirables ;
29332c’est de
29333la chair et de
29334la vie. Lorsqu’on
29335m a
29336fait un pareil monument , l’art
29337étoit sans doute à un haut degré de per-
29338m fèction
29339:
29340s’il manque à cette tête ce qu’on est convenu d’appeler du style,
29341m c’est-à-dire, les formes droites et fières que les Grecs ont données à
29342leurs
29343m divinités, on
29344n’a rendu justice,
29345ni à
29346la simplicité, ni au passage grand
29347m et doux de la nature, qu’on doit admirer dans
29348cette
29349figure
29350: en tout on
29351» n’a
29352jamais été surpris que de
29353la dimension de ce monument, tandis que
29354m la perfection de son exécution est plus étonnante encore. »
29355<39> On lit ici dans les deux éditions du texte, Jj».jJ ,_hV! ,jj| idJj ylTJ
29356.
29357Le mot
29358<_>jt est de trop,
29359et effectivement
29360il ne se
29361lit pas dans le manuscrit.
29362<4°> M. White a
29363traduit
29364, qui ...
29365.
29366picturâ aut effigie careat. Je crois que
29367jjij signifie ce qui est sculpté en creux
29368,
29369et
29370•
29371ce qui est en relief.
29372<40 On lit, dans les deux éditions du texte,
29373; mais
29374il faut lire
29375.
29376Dans le manuscrit ,
29377la première lettre de ce mot est sans points diacritiques.
29378<4î> Denys de Telmahre n’a pas oublié les obélisques (THéliopoIis dans
29379’
29380F f
29381LIVRE I."
29382oumas IV.
29383l'i-v.
29384it Ff u
29385A, A«S.
29386f.
29387///,
29388F 137 •' '*'»•
p. 255
293892 2 6
29390RELATION
29391DE L ÉG VPTE.
293921 énumération des merveilles qu'il avoit vues en Égypte.
29393J’ai cité ailleurs* le
29394livre i."
29395pasjage de cet écrivain , et je me propose de le rapporter en original
29396il la fin
29397de cet ouvrage. S. Ephrein , dans son Commentaire
29398b sur le chapitre XXXlll
29399d’jsafe
29400fàjt aussi mention de ces obélisques. « Cette maison du soleil , dit-il . est
29401p. fl tt tut*.
294021
29403,
29404*
29405’
29406* s. Efhnm. Of.
29407» la ville nommée Héliopolis en Égypte , où le culte des démons et l’adoration
29408? ]).•’. i"i^o.
29409” des idoles étoient le plus en vigueur.
29410Il y avoit dans ce lieu quelques co-
29411” lonnes énormes , dignes d’admiration. Chacune d’elles étoit haute de soixante
29412» coudées ,
29413et
29414la base
29415sur laquelle
29416elle étoit élevée avoit dix coudées
29417:
29418le
29419» bonnet qui est sur la tête de chacune de ces colonnes, est de cuivre blanc,
29420» et du poids
29421(je mille livres ou même davantage. Sur ces colonnes étoient
29422» représentées des figures d’hommes et d’animaux
29423, qui étoient adorées par
29424» les idolâtres de ce temps-là
29425:
29426les colonnes étoient aussi chargées d’inscrip-
29427» tions en caractères sacerdotaux, contenant les mystères du paganisme. »
29428Le revêtement de
29429cuivre
29430qui
29431couvroit
29432le
29433haut de ces obélisques,
29434est
29435nommé par S. Éphrem f
29436«
29437Denys de Telmahre
29438le nomme
29439Ces deux mots signifient pi/tus,
29440cassis. Abd-allatif emploie le mot'
29441qui veut dire un bonnet tout simple de la forme de la tête, ainsi que le décrit
29442Vansleb dans sa Relation de l'Égypte,
29443écrite en italien [ J. Je pense que ce
29444rï'êh."'
29445‘k *'
29446b°nnet est ce que
29447le même Vansleb appelle le chaperon dans son Histoire
29448de l'église d’Alexandrie.
29449Kodhâï, cité par Makrizi, emploie le mot
29450au lieu de ïyoJï
29451. Ebn-
29452Khordadbêli se sert du mot jjL collier;
29453d'autres écrivains se servent du mot
29454revêtement. On
29455trouve une
29456figure grossière de cet obélisque dans
29457le
29458»•* W»M
29459‘9
29460manuscrit du Tohfat alalbab.
29461î,’"
29462<43> Ebn - KhortIadbèh
29463{ et non Ebn- Djardawia
29464,
29465ainsi que je
29466l’ai
29467écrit
29468ailleurs)
29469, écrivain du ni.* siècle de l’hégire, cité par Makrizi, avoit déjà fait
29470*a üléme rema*P«- « A Aïn-schems en Égypte, dit-ii, sont deux colonnes,
29471-f*.
29472J’1
29473* reste d’un plus grand nombre qui étoient autrefois en ce lieu
29474: au haut de
29475« chacune est un collier [entourage] de cuivre. De l’une des deux, et de des-
29476» sous cet entourage,
29477il distille de l’eau
29478: cette eau descend environ jusqu ’k la
29479» moitié de la colonne
29480, et n’atteint pas plus loin. Elle distille sans interruption
29481[i] t ellee cm
29482il fual,
29483lj monMAi vrwgoMO
29484Jistuii dm yrni melon, i
29485il copuaie di mm
29486rifr.i ; i
29487au ten maggicrc de! eope dtl melon.
29488Onde mi h Jw*»» uttc >1
29489• """ ”
29490f„„ lia
29491hrrelU
29492,
29493e b chl.me.ie KALASVt.
29494Rciizione ddl’ Egitto, f. >97-
29495Digitized by Goo
p. 256
29496RELATION DE
29497L ÉGYPTE.
29498» jour et nuit
29499: la parue de la colonne qui en est mouillée, est verte et humide ;
29500» Im
29501ite tombe pas jusqu’à terre. C’est un ouvrage de Houscbenc [.J „
29502uvre
29503lohammed fils d’Abd-alrahim donne la description de cet obélisque dans
29504CM* ,,T“ ,V*
29505le Tithf.it „/ n
29506..
29507™~.puuu ae cet obélisque dans
29508Tohfat atalbab
29509et ce passage a aussi été rapporté par Ma triai
29510Voici **».
29511* /a
29512“ °"
29513'e ,H d3,,S *
29514ala,bab
29515•• « A" *. nommi dîn-scbrmt en
29516” ^-^ypte.
29517il v a une rnlnnn* rarr^o
29518j
29519*.
29520fttmiv.
29521Man. Ar. dt ta
29522» Frverex.
29523*1
29524f
29525« VIII IIJC
29526SCtltlIlS dl
29527»
29528Egypte,
29529,1 y a une colonne carrée, haute de cent coudées environ
29530, et faite
29531,
29532» d un marbre dont
29533la couleur imite celle de la conque de Vénus
29534et qui est
29535“ Ua77
29536n ‘- Cette colü,,ne
29537d
29538’UIle seu *e Pièce , et se termine en pointe
29539“*
29540«par le haut
29541, comme on le
29542voit dans
29543la
29544figure
29545d-jointe.
29546Elle
29547es, placée
29548« sur une base de marbre qui est comme une maison. Sur son somme, est
29549:~T
29550l ^ tUmC SUSii b“U^ r°r ’ ^
29551représentée la
29552figure d un homme assts sur un siège e, regardant le levant. De dessous ce
29553» revêtement
29554il sort de l'eau qui coule sur cette pierre dans une longueur
29555«denvtron dix coudées, autant qu’on peu, en juger à la vue. Cettfeau
29556“ na,lfe7‘ Vé«éter sur ia Pierre u"« *°r,e de mousse d’eau que l’on
29557•-ceÎrTÎ'
29558°" VOU “
29559lout ,emPs - hiver « clé , le brillant de Peau sur
29560tte verdure, et ,e ly
29561a, vu moi-même;
29562les habitans du pays assurent
29563.
29564» quelle s y conserve toujours sans aucune interruption l’été comme IV
29565:rrr:
29566: “
29567»* * r«-^ L.
29568» nombre des choses merveilleuses [ij. »
29569n
29570Jai raPPOrté Ce passaSe en entiCT
29571' Pïr« V» Malrtzi; d’après lequel je
29572cfri-iljk-l,
29573JU [>]
29574oi 'r ‘*tu
29575tfj O* J*t
29576ur*
29577«i-ilyU-fJC
29578j
29579Jl
29580et ^
29581,L.
29582La*.v».| ^
29583V, OU jtiu
29584, Vj .jjU V
29585^
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29588[^ t 4.
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29624j/ ju,,
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29626,r>
29627Digitized by Google
p. 257
29628LIVRE L"
29629CHANTBE IV.
29630Com. avril 1118.
29631Com. janv. ijj 8.
29632M<W. Ar. de la
29633Sa/,
29634imp/rialt
29635,
29636(7** P- *5!
29637228
29638RELATION DE LÉGYPTE.
29639•
29640Pavois cité dans mes
29641Observations, sur te mm des pyramides
29642, y a
29643fait plu-
29644sieurs retranchemens.
29645J'ai rendu
29646le mot £
29647par un marbre dont ta
29648couleur
29649imite celle de
29650la conque de Vénus ;
29651et ce sens, qui ne se trouve pas dans
29652les
29653dictionnaires, m’est fourni par l’auteur même de cet ouvrage, qui, dans un
29654passage que
29655je citerai
29656à l'occasion de
29657la colonne de Pompée,
29658dit :« Ces
29659» colonnes
29660sont
29661faites
29662d’un
29663marbre rouge nuancé
29664de
29665diverses
29666couleurs
29667,
29668» luisant comme la conque de Vénus de l’Arabie heureuse,
29669poli comme un
29670» miroir []. » J’observe aussi que la figure d’un homme assis et regardant le
29671levant
29672étoit sans doute gravée sur
29673le revêtement en cuivre du sommet de
29674l’obélisque
29675, ainsi que je
29676l’ai exprimé dans ma traduction , et non pas élevée
29677au-dessus de ce
29678revêterrtent, comme je l’avois donné à entendre dans mes
29679Observations sur Us pyramides.
29680La couleur ordinaire du coquillage bivalve nommé conque de Vénus,
29681est
29682le
29683lilas nue de blanc; ce qui approche assez de la couleur du granit.
29684Mohammed ben-Abd-alrahim ne fait mention que de l’un des obélisques
29685d Héliopolis, sans doute parce que les particularités qui
29686l’a voient frappé, ne
29687se voyoient que
29688sur celui-là
29689:
29690c’est celui-là même qui tomba dans la suite,
29691mais qui étoit encore sur pied en
29692J
29693t a
29694, époque du voyage de cet écrivain en
29695Egypte.
29696Voyr^ ci-devant note <t8>.
29697A
29698I occasion de ces obélisques , Makrizi
29699cite aussi tout le passage (TAbd-
29700aliatif mot pour mot
29701, non pas cependant sous le nom d’Abd allatif, mais
29702sous celui de Schaji ben- Ali , dans son Traité des
29703édifices merveilleux f«J. Cet
29704auteur, comme
29705je
29706l’ai observé
29707plusieurs
29708fois,
29709avoit copié très-souvent les
29710propres paroles d’Abd-allatif.
29711Après ce passage, Makrizi ajoute
29712: « Mohammed ben-Ibrahim Djèzi (ou
29713» plutôt Diqéri) dit dans sa Chronique
29714: Le 4 de ramadl.an de celle année
29715»
29716(il veut dire l’année 656), tomba une des aiguilles de Pharaon qui sont en
29717«Egypte
29718, au lieu nommé Malaria,
29719lieu qui
29720fait partie des faubourgs du
29721>> Caire; on trouva dans son intérieur près de aoo quintaux de cuivre,
29722et
29723» de sa tête on en
29724tira pour la valeur de
297251 o,ooo. dinars. »
29726Makrizi lui-même, dans ses Annales [j], rapporte le même
29727fait, et dans
29728les mêmes termes
29729, au 4 de ramadhan 656. Mais
29730il faut qu’il y ait erreur dans
29731t
29732*
29733fc>Vy| eîA
29734^u^ii
29735[,]
29736|
29737yijjji ^1* judj
29738w
29739•L4VjyUil jUdl çjdlTjUl
29740[
29741uJj*l u^j-UI
29742V
29743Digitized by GooglJ
p. 258
29744RELATION DE
29745L’ÉGYPTE.
2974622p
29747l’auteur suivi par Makrizi
29748; car Abd-allatif, qui écrivoit en 598 *, avoit défi,
29749vu cet obélisque renversé, et s’étoit aperçu que le cuivre dont étoit formé le
29750revêtement de son sommet avoit été enlevé. Les expressions mêmes d’Abd-
29751allatif ,.*£0—ulj
29752prouvent que cet événement ne s’étoit pas passé
29753sous ses yeux , mais avant son séjour en Égypte. Je conjecture que cela sera
29754arrivé en
29755j 56
29756, et que Mohammed ben-lbrahim
29757, cité par Makrizi, aura tiré
29758ce fait d'un ouvrage où
29759il s’étoit glissé une faute de date. Abou’imahasen n’en
29760fait mention, ni sous l’année 556, ni sous l’année 65 6.
29761Il faut corriger, d’après cela,
29762ce que
29763dit k ce sujet M. Langlès dans les
29764notes et éclaircissemens joints à son édition du Voyage de Norden.
29765Voyt{
29766,
29767sur l’obélisque d’Aïn-schems , Pococke, a Detcript. of the East
29768,
297691 . 1 ,
29770p. 2 3
29771; Shaw, Voyages
29772,
29773trad.
29774Franç.
29775t. II, p.
2977614.2.
29777et suiv. Le savant
29778Zoêga conjecture que l’obélisque qui subsiste encore k Héliopolis.,
29779et celui
29780que l’on voit k Rome, où
29781il a été transporté par Auguste et placé dans le
29782Champ-de-Mars
29783, font partie des quatre obélisques élevés à Héliopolis par
29784Sothis ou Séthosis, qui est le même que Sésosiris.
29785LIVRÉ I,"
29786CHAPITRE IV.
29787’Com. scpMZoï.
29788Com. déc.
297891160.
29790Vor.
29791A'Ëg.
29792er
29793Ai jV«j.
29794t.
29795///
29796,
29797p. j/f,
29798mort.
29799De orig. tt ut »
29800oltliic. p. 6aj.
29801<44' Dans
29802l’édition m-q.' , on
29803lit
29804ici ^ V
29805;
29806il
29807faut
29808lire
29809ç Y
29810. Cette
29811faute
29812est corrigée dans Verra ta.
29813<4j> La traduction de M. White, parvu/os hosct inter obeliscos vix inveniet
29814unum qui sut separatim
29815, sunt enim alii aliis innexi
29816,
29817est fort éloignée du sens
29818de l'original , comme on l’a bien observé dans les Annonces littéraires de Got-
29819tinguc : celle de Pococke * s’en éloigne moins, mais elle est louche. M. Wahl ",
29820• AU*u«t. Hiu.
29821au contraire , a bien saisi le sens de ce passage.
29822Arp,*j.
29823<46> Ce sont les’ obélisques ou aiguilles de Cléopâtre
29824:
29825il paroît que, du
29826'*’•
29827temps d’Abd-allatif, celui qui est renversé aujourd’hui étoit encore sur pied.
29828Voy
29829les noies
29830et éclaircissemens joints au Voyage d’Égypte et de Nubie,
29831t.III, p. 184 ; M. Denon, Voyage dans la haute et basse Égypte,
29832/. I
29833, p. 82;
29834M. Norty, Relation de l’expédition d’Égypte,/?, jy ; M. Zoêga, de orig,
29835et
29836usu obtitsc. p. 606.
29837<47> Le mot
29838lia.
29839, employé
29840ici ,
29841et qui ne peut signifier autre chose que
29842la grosseur, justifie le seni que j’ai donné ailleurs au mot JU
29843. Fôyt^chap. II,
29844note <39>, p. 83.
29845<48>
29846J’ai déjà prouvé en plusieurs endroits que le mot berbi ou birba est
29847i
298481 x
29849*
29850‘
29851\
29852t
29853>
29854.
29855?
29856;
298571
29858Digitized by Google
p. 259
29859t
29860LIVRE L*'
29861CH A PU SB IV.
29862De erèg. tt usu
29863oie/. y. ni ttija.
29864Ci-tifr. y. tj}.
29865Ci-dey. y. iM.
29866K' Ut. Ael'ttydd,
29867d éçryu, y. 6j.
29868Vy.
29869d‘Ég. et
29870de Nui.
29871t. H!
29872,
29873y. iSj.
29874Ckttttom. Ar.
29875t. n.f
29876y.,
2987723O
29878RELATION DE l’ÉGYPTE.
29879un mot Egyptien adopté par les Arabes, quand
29880iis patient des monumens
29881anciens consacrés par
29882les Egyptiens au culte de leurs divinités.
29883Voyt^ No-
29884tices et Extraits des manuscrits,
29885t.
29886/, p. 270, note (d)
29887;
29888Observations
29889sur le
29890nom des pyramides, p. }i et suiv. M. Hartmann, auteur de l’ouvrage intitulé
29891Geographia Africee Edrisiana
29892,
29893qui parousoit avoir des doutes sur cette expli-
29894cation du mot
29895bfpbi ,
29896s'est rendu aux
29897raisons dont j’ai appuyé mon opinion
29898dans ce dernier écrit, ainsi qu’il m’a fait l'honneur de me le mander dans ses
29899lettres. M. Zoéga a aussi adopté cette explication du mot
29900b. rbi.
29901Observons , en passant
29902, que
29903c'est
29904ici
29905le
29906seul
29907texte dont on
29908puisse
29909in-
29910duire qu’Abd-allatif ait
29911visité le SaiJ. Comme
29912il atteste en divers endioits
29913qu’il ne parle dans cet ouvrage que de ce qu’il a vu par lui-méme, on doit
29914conclure de ce qu’il dit
29915ici des berbis du Saïd, qu’il les avoit vus.
2991611 ne paraît
29917pas cependant avoir pénétré jusqu’à Syéne, puisqu’en parlant des carrières
29918de granit, il dit
29919: « On assure quelles se trouvent à Kolzom et à Oswan. »
29920<49>
29921il n’est pas hors de propos d’observer qu’Abd-allatif emploie le mot
29922Ut b également pour le piédestal et le chapiteau.
29923<jo> A
29924la lettre, l’empan parfait; voyez la note
29925<64> du chapitre II. La
29926mesure donnée
29927ici par Abd-allatif sur un ouï-dire est beaucoup trop forte,
29928la colonne de Pompée ne portant dans son plus grand diamètre, suivant
29929M. Norry
29930, que huit pieds quatre pouces
29931; ce qui ne donne que vingt-cinq
29932pieds pour la circonférence.
29933<5 0 On a quelquefois, mais mal-à-propos
29934, confondu Karadja, gouver-
29935neur d’Alexandrie du temps de Saladin, avec Karaltousch, eunuque Grec,
29936qui avoit le gouvernement général de l'Égypte en l’absence du même prince.
29937La ville d’Alexandrie avoit son gouverneur particulier. Kbalil fils de Schahin
29938Dhahéri fut gouverneur d’Alexandrie sous le sultan Barsebaï. LTjstoire fournit
29939beaucoup d'autres exemples de gouverneurs particuliers d'Alexandrie, comme
29940on peut le voir dans l’Histoire des descendans de Saladin et des Mamloucs,
29941par Makrizi.
29942<5x> M. White a imprimé, dans
29943les deux éditions du texte,
29944;_mais
29945le manuscrit porte LaÜllj. Le medda sur Vétif montre qu’il faut lire U.UJI,;
29946ce qui vaut mieux, »UJI étant un nom d’action, comme pj> et
29947<S }> Dans la notice que
29948j’ai dormée de l'édition in- 4-' d’Abd-allatif,
29949; ai
29950Digitized by Goog|
p. 260
29951relation de
29952l’égypte.
29953231
29954fait observer que notre auteur nous fournit , «Tune manière certaine
29955, la vraie
29956signification du nom amoud alsmvari
29957,
29958sous lequel b colonne dite de Pompée
29959est désignée par les Arabes; et que nous apprenons de lui que ce nom, qui
29960signifie la colonne des piliers ou des colonnades, a
29961été donné à ce magnifique
29962monument
29963parce qu’il
29964étoit placé au centre d’un portique composé d'un
29965grand nombre de colonnes. Je vais répéter ici les observations dont j’accom-
29966\
29967Pagn°K cette réflexion,
29968et j’y en joindrai quelques autres.
29969Je 11e m’arrêterai pas long-temps sur les conséquences de ce passage im-
29970portant; et je le ferai d’autant moins
29971, qu’elles ont été développées avec la plus
29972Langlé$ d3nS '«
29973** * ioin.es à son édition du
29974slT.?,?
29975p J"’
29976et Par
29977.,M - Whi
29978!
29979e dans Ie
29980ouvrage qu’il a publié
29981!re
29982Æoypuaca;
29983j insisterai peu aussi sur l’autorité de divers autres
29984eenvams Arabes , tels que Makrizi, don. j’ai fai. connoître ailleurs les expres-
29985sions, et Soyouti, qui tous deux attestent la même chose, parce qu’on peu.
29986P
29987g
29988Abou Isorour dou Schultens avoit
29989tiré
29990le premier le
29991fait dont
29992il
29993éÎrivV
29994mi“’e VeUX ^ °b5erVfr de V'I Poids es. ici le témoignage d’un
29995colo
29996” ,U
29997qU ‘ rapp°rte avoir vu Par I“i- même
29998les débris de ces
29999colonnes
30000, et qui fonde ce qu’il dit de leur destruction et de l’époque de cette
30001esiruction
30002, sur
30003le récit unanime de tous les habitai» d'Alexandrie. J’ajoute
30004rrrr:
30005amvé sous ,e règ,,e de
30006«ou, au Piu S ..en»
30007ZZiïSlT*
30008d
30009’Abd-aJ,adfe" Un*-' « enfin, que le nom
30010ême de la colonne dépose puissamment en faveur de ce récit. Je veux bien
30011meurera pas moins certain et inattaquable. La seule chose que l’on pourroit
30012desirer pour
30013le confirmer
30014.
30015"
30016pourroit
30017M. Whue a satisfait en
30018partie à ce que l’on pouvoit exiger à ce, égard
30019en citant un passage de l’abréviateur d’Edrisi, qui atteste que" a colonne dl’
30020ê
30021'
3002256 ,rOUVO,, dam un bâ,imem ^tué au midi de
30023la ville, « don.
30024les
30025LIVRE J."
30026CH a PU'AK IV.
30027d'Ég.
30028et
30029« iV»i.
30030t. nt
30031,
30032F >79 *t suht.
30033Ægypt. p. p /r
30034tuh.np.f7t79t
30035Mag, tncyehp.
30036y•* an. tàm. U' t
30037t-H*. Voy. aussi
30038*£gyptJ*ca,f. pt
30039Hou tu J
30040note y), erp. 13g.
30041Biihvtk. crie,
30042tout. /, part. // ,
30043p. Ho.
30044Ægjpt. p. SS.
30045\ b
30046Digitized by Google
30047.
p. 261
30048LIVRE
30049I «
30050CHAPITRE IV.
30051* GtOgr. A'l»6.
30052part.
30053///
30054,(m
30055(limât ,
30056et
30057p. ÿS
30058Je Ve’J. battu*.
30059Com, min
30060i ijj,
30061-**»/> /X,
30062t. U
30063.
30064p. jét et sait.
30065Coin. nov. 1067,
30066Man. Ar. J* la
30067Ml.
30068impériale t
30069p. 6t.
30070232
30071RELATION
30072DE
30073l’ÉGYPTE.
30074» colonnes ,
30075dit-il *
30076, sont encore sur pied ;
30077les jambages des portes subsistent
30078» aussi. Cet édifice forme un carré long
30079: I chacun des côtés les plus courts
30080» on compte seize colonnes
30081:
30082il y en a soixante-sept
30083ît chacun des côtés les
30084» plus longs. Vers le côté septentrional
30085est une grande colonne garnie d’un
30086» chapiteau, et posée sur une base de marbre, &c. » Édrisi, que cet auteur
30087ne lait qu’alléger,
30088écrivoit vers l’an de l’hégire
300895 48, par conséquent cin-
30090quante ans avant Abd allatif
30091: son témoignage confirme donc ce que notre
30092auteur raconte de la ruine de cet édifice du temps de Saladin.
30093Je
30094puis
30095citer
30096ici d autres autorités non moins
30097positives. La première est
30098celle d un écrivain dont
30099le nom m est inconnu , mais dontj'ouvrsge, qui ne
30100se trouve que très-imparfait à
30101fa Bibliothèque impériale , a été pris mal-à-
30102propos pour celui d Édrisi. ( lroyt^ ce que j’en ai dit dans le Magasin encyclo-
30103pédique.
30104) L auteur anonyme de cet ouvrage écrivoit en l’année 460, comme
30105il
30106I atteste iui-mème en plusieurs endroits. Voici ce qu’il dit dans la descrip-
30107tion d Alexandrie [«J. « Le même auteur
30108( j’ignore de qui
30109il parle , parce qu’il
30110» y a une lacune dans
30111le manuscrit
30112)
30113dit
30114: Le grand palais d’Alexandrie est
30115a> ruiné aujourd hui
30116:
30117il est placé sur une grande colline , en face de la porte de
30118» la
30119ville
30120; sa longueur est de cinq cents coudées ,
30121et sa largeur de la moitié
30122» ou environ.
30123Il n en existe plus rien, si ce n’est ses colonnes [ sawari] , qui
30124JL»
30125[1]
30126**l> d*yj
30127pJI
30128çk *—•*£J gljj vjLo-?- JjL iUüoil
30129«J* j! «Uj y.
30130*—#kj cJ* W-*
30131t uiï U,U
30132olic
30133,bo
301345
30135O^-lj yî tûcij OuJj jf.
30136^
30137üL y. lWj| /^Jül yj,u
30138<jj jW-t '•>ifi yL
30139üy^j*x_UkL ifdu.
30140Juji
301411*0. y(r,L 0
30142|
30143» sont
30144yüul «-cXst y. j—La Jf J»j-e
30145jUal ï_*_ilr ^Uj,I j
30146fj-r*
30147A—iljk-Vf ijU J**
30148^
30149Ou)
30150ïjiÀt
30151Le mot sj£L\
30152, que j’ai traduit par seuil,
30153signifie peut-être
30154ici linteau
30155;
30156mais
30157j ai dû
30158le
30159traduire ainsi
30160, parce que Djcwhari
30161l explique
30162par le mot
30163,
30164et que l’auteur du Kamous
30165dit encore plus clairement « que c est dans une
30166» porte Ja pièce de bois sur laquelle on marche,
30167« et que l’on nomme
30168la partie s upc-
30169» rieuredans laquelle tourne le battant #âC.VÎ
30170UUc
30171Uj-jJ jJî
30172~jLJ| »<j js-SÎ cî^
301731
30174Digitized by Cooglii
p. 262
30175V
30176RELATION
30177L EGYPTE.
30178» sont encore sur pied sans qu'aucune soit tombée, et sa porte, qui est de
30179» la bâtisse la plus solide et la mieux construite. Chaque jambage est d une
30180LIV RE
30181» seule
30182pierre
30183; le seuil est pareillement d'une seule pierre. Les colonnes du
30184» palais passent le nombre de cent
30185; elles ont chacune environ dix empans de
30186» grosseur. Dans la partie septentrionale de ce palais est une grande colonne
30187» de trente-six empans de grosseur (c’est â-dire, de circonférence)
30188; elle est
30189n si haute, qu’on ne peut en atteindre le sommet en lançant une pierre. Elle
30190» porte un chapiteau très-solidement bâti
30191; ce qui montre qu’elle supportoit
30192» quelque construction. Sa base est d'une pierre rouge ; elle est carrée et très-
30193» solide
30194: chaque côté de cette base a vingt- deux empans de large sur huit de
30195» haut. La colonne est posée sur un pivot que l'on a introduit dans la terre
30196:
30197» quand
30198il fait un vent violent, on place des pierres sous la colonne, et par
30199» la violence de son mouvement elle les réduit en poussière. »
30200,
30201Une seconde autorité est celle de l’auteur du Tohfat alalbab
30202,
30203qui, comme
30204a-Jiy**tp. ut.
30205je l'ai dit ailleurs ,
30206visita Alexandrie en l'année
30207j
30208t
30209i . Voici comment
30210il parle
30211Com. nui 1117.
30212de la colonne de Pompée et de l'édifice auquel elle appartenoit [>]
30213:
30214<x Les génies avoient construit pour Salomon à Alexandrie une grande
30215ét«. Ar a, u
30216» salle qui est au nombre des merveilles du monde. Elle est formée de co-
30217».* pu. fil. m
30218» tonnes d’un marbre rouge , nuancé de diverses couleurs ,
30219luisant comme
30220n la conque de Vénus de l’Arabie heureuse
30221,
30222poli comme un miroir; quand
30223» on porte la vue sur ces colonnes, on y voit, tant leur surface est luisante,
30224» un homme que l’on a derrière
30225soi. Ces colonnes sont au nombre de trois
30226» cents ou environ
30227: chacune d’elles a trente coudées de hauteur, et est posée
30228» sur une base de marbre ;
30229et sur le sommet de la colonne est un chapiteau
30230vji>à£.Y]
30231^jJl oLf
30232[
302331 ]
30234Ulji
30235Jf ^Ijâ iûU
30236—J
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30266Digitized by Google
p. 263
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30293&»•,*. ti; De.u ,
30294aras Akxmmir,
30295234
30296RELATION DE L’ÉGYPTE.
30297» aussi de marbre, très-solidement établi. Au milieu de cette salle est une co-
30298» lonne de marbre , haute de cent coudées chacune Je dix coudées
30299( ces mots
30300» sont déplacés ici , ou
30301il y a quelque chose d’omis )
30302;
30303elle
30304est de marbre de
30305„ diverses couleurs
30306, comme
30307les autres colonnes. Les génies avoient coupé
30308,
30309» pour former le toit de celte salle
30310, qui étoit la salle d’audience de Salomon,
30311» une
30312pienre verte d’une seule pièce
30313et de forme carrée
30314;
30315mais
30316, quand
30317ils
30318«apprirent sa mort,
30319ils jetèrent
30320cette pierre sur les bords du Nil, dans la
30321» partie
30322la plus reculée de l’Égvpte. Parmi les colonnes de cette salle,
30323il y
30324» en a une qui se remue et s’incline vers le levant
30325et
30326vers
30327le couchant au
30328» moment du lever ou du coucher du soleil. Tout le monde voit ce mouve-
30329» ment sans en connoitre la cause. C’est là une chose merveilleuse. »
30330Ces autorités , malgré les fables dont elles sont mêlées et les exagérations
30331qu’elles peuvent contenir ,
30332suffisent pour qu’il ne reste aucun doute que la
30333colonne dite de Pompée doit son nom Arabe de colonne des piliers aux por-
30334tiques dont
30335elle étoit environnée
30336, et qui subsistoient encore, du moins en
30337partie, du temps de Saladin
30338; et cette opinion a déjà été adoptée parM. Gme-
30339lin , ou par l’un des savans qui ont contribué avec
30340lui aux additions jointes
30341à la traduction Allemande abrégée du Voyage de Bruce*, et par M. Paulus,
30342dans
30343l’édition
30344qu’il a donnée de
30345la
30346Description
30347de
30348l’Egypte
30349ancienne
30350de
30351Th. J. Ditmar
30352l
30353. Je suis surpris que M. Wahl
30354c
30355ait hésité sur l’origine de ce
30356nom , et qu’il ait cru qu’il n’y avoit rien à opposer à la conjecture plus ingé-
30357nieuse que solide de Michaêlis, qui avoit pensé que
30358le nom Arabe pouvoit
30359signifier
30360colonne
30361de
30362l'empereur Sévère ;
30363conjecture adoptée légèrement par
30364divers écrivains
30365, tandis que Michaêlis l’avoit lui-même abandonnée.
30366Aux autorités
30367tirées des écrivains Arabes
30368je ne puis me dispenser den
30369joindre une autre beaucoup plus ancienne, à laquelle
30370il paroît qu’on n’a pas
30371fait assez attention , mais qui n'a pas été négligée par M. Zoêga. Mie est tirée
30372des ouvrages du rhéteur Aphthonius.
30373Aphthonius , après avoir décrit la situation de ce qu’il appelle Yacropolis
30374d Alexandrie, l’élévation du terrain
30375, les différent chemins qui y conduisoient,
30376les cent degrés par lesquels on montoit pour y parvenir, le propylée qui en
30377décoroit l’entrée, continue ainsi
30378:
30379« Quand on entre dans la citadelle , on trouve un emplacement borné par
30380» quatre côtés égaux
30381; en sorte que la figure de cet édifice est celle d’un moule
30382” à faire des briques (c’est-à-dire, d’un carré long). Au milieu est une cour
30383Digitized by GooglJ
p. 264
30384relation de L’Égypte.
303852
30386: ;i
30387nvir°nnée *
30388« > ceue cour succèdent des portique,
30389:
30390les por-
30391> tiques aussi sont divisés par des colonnes
30392ri’„ nn „,a
30393^
30394«
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30398.
303991
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30402- *
30403» mère dun portique et la première dun autre
30404En
30405derl
30406’i
30407•
30408d
30409» on a construit des cabinets! les uns, qui servait ^renfoniert« livres^sont
30410«ouvertsàceux qui veulent s'appliquer * fetude de ia philosopheT«Z
30411” à toute la «Ile un moyen facile d'acquérir la sagesse
30412- les autre
30413I\7
30414» sacrés au culte des anciennes divinité.
30415Ces .Lia
30416’
304176
30418C°n '
30419» dorures, e, les chapiteaux des colonnes sont de cuivre” U^ *
30420» décoree d’embellissemens de différentes sortes
30421l
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30423Conr est
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30506Digitized by Google
p. 265
30507LIVRE I/*
30508CHAPITRE IV.
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30517et
305181. IV.
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30521Onomarticem ,
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30523TiUtmtmt , Hitt.
30524des tmp. tam.
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30527Mag.
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30532y,
30533p. ;< et San.
30534La Rente pkihs.
30535an. tSup , m* s»,
30536p. HJ.
30537De orig. et usa
30538•htlijç. p. hop.
30539Æ&ptm , aut.
30540Jtn - al - yardi t
30541F• t°4, note.
30542236
30543RELATION DE L’ÉGYPTE.
30544choses créées doivent leur existence, soit des emblèmes des élément, if%i,
30545nmr omn,
30546Aplithonius
30547, comme le remarque Fabricius , est postérieur k Aristide et i
30548Herinogène qu’il cite
30549,
30550et par conséquent
30551il
30552florissoit au plutôt dans le lit.'
30553siècle. Fabricius ne croit pas pouvoir autrement indiquer l’âge de ce rhéteur.
30554Le passage que je viens de citer prouve, ce me semble, qu’il écrivoit après
30555l’abolition du paganisme
30556:
30557«i /* nie otIa*/ vfj-âr iJpufimot Sicvç ; les autres on! lit
30558consacrés au culte des anciennes divinités.
30559II dit encore un peu plus bas
30560: îéfvlq
30561e3.TUM.vja.riM Jiepnutror tfôf nûliae, Snu n7( etixat 3«î( lee/cidjirm (ou ttrcfiiÇirn ) ;
30562ily a un édifice avec des portes qui sont
30563( ou qui étoient J appelées du nom du
30564anciennes divinités. Fabricius croit Aphthonius antérieur à Babrias, dont
30565il est
30566fait mention dans
30567les lettres de Julien l’apostat. En ce cas,
30568il faudrait placer
30569Aphthonius entre Constantin et Julien. Saxius
30570le place par conjecture k l’an
30571315. D’après l’observation que je viens de faire , ce rhéteur aurait écrit posté-
30572rieurement à l'an 389, où les temples furent détruits et l'idolâtrie abolie en
30573Egypte par les lois de Théodose et le zèle outré de Théophile.
30574Nous savons aujourd’hui que
30575la colonne dite de Pompée a été consacrée
30576à l'empereur Dioclétien par un préfet de l’Egypte;
30577et
30578l’inscription Grecque
30579gravée sur le piédestal de la colonne qui nous donne
30580la connoissance de ce
30581fait
30582, a été expliquée par M. de
30583Villoison. Le nom du préfet, qui pouvoit
30584être Pomponius
30585,
30586comme le conjecture ce savant , ayant été â demi efface par
30587le temps
30588, aura donné lieu k
30589la dénomination vulgaire de colonne de Pomper.
30590M. de Châteaubriand,
30591qui a proposé dernièrement une restitution de cette
30592inscription , ignorait sans doute ce que M. de Villoison avoil écrit k ce sujet.
30593Il croit devoir
30594lire Po/lion pour le nom du préfet d’Égypte qui a consacré
30595cette colonne k Dioclétien. En
30596lisant avec M. de Villoison Pomponius,
30597les
30598quatre lignes de l’inscription sont d’une longueur égale;
30599les unes ayant 24
30600lettres
30601, et
30602les autres 23. La
30603restitution de M. de Villoison ne souffre
30604, au
30605surplus
30606, quelque
30607incertitude que par rapport
30608k ce nom
30609propre. Le même
30610savant se croit fondé k supposer que ce monument fut consacré à Dioclétien,
30611en l’an 302 ou environ
30612: mais
30613il ne suit pas de là que cette date soit celle de
30614I érection de
30615la colonne; et M. Zoêga a déjk
30616fait voir qu’il n’y a point de
30617raison suffisante pour reculer l’érection de cette colonne jusqu’au temps où
30618I Egypte étott devenue une province de l’empire Romain.
30619Observons que M. Fràhn
30620, qui vient de publier la Description de l'Egypte
30621Digitized by Goog
p. 266
30622RELATION DE
30623L ÉGYPTE.
30624dEbn-alwarf, en arabe et en latin, a eu tort de confondre, comme Ta frit
30625uss. Léon Africain, ce qui concerne la colonne de Pompée avec ce qui est
30626relatif au phare,
30627et de croire que
30628le mot
30629htmaduslaoar ou plutôt hcma-
30630dU,!a0ar de Lé0" *"*
30631jUVI aU ,
30632tandis qu31 n’y a aucun doute
30633que ce ne soit cSjÇj-JI ays
30634.
30635Si l’on demande maintenant quel est parmi les anciens monumens d'A-
30636lexandrie celui dont Aphthonius nous a donné la description, et auquel ap-
30637partiennent les portiques et
30638les colonnades qui subsistent encore au temps
30639de baladin,
30640et dont Pococke a même encore vu des ruines autour de la co-
30641™‘>i! 1
30642PT
30643Ph ' ’T r
30644r3 ‘ ”Ujle diffiCUlte * dire^
30645^Scraprun,
30646,
30647ou temple de Serapts. En
30648l.sant avec quelque attention
30649la description nue
30650Strabon nous
30651a
30652laissée de la
30653ville d’Alexandrie et de ses ports,
30654et prenant
30655en même temps en considération U situation actuelle de la colonne de Pom
30656pee, on se convaincra aisément que son emplacement ne convient, ni au
30657palais des rois, ni au musée qui en faisoit partie, ni aux sépultures royales
30658n. au temple de Neptune , ni enfin au iVW,* , car
30659Z/dfZZlZl
30660mour du grand por,
30661Il faudra aussi que l’on exclue de même le sZpcum
30662,
30663si
30664ThZÎZZ
30665*7
30666Cement ad°p,é P" d,Anvil,e
30667’ Près de l'extrémité sud de
30668lnL r
30669n '
30670S‘* aU COmraire > on ‘“itStrabon, qui place le Serapcun
30671en dedans du canal „ré du port Cibotos au lac Maréotis, on leconnoî.ra que
30672a place qu occupe la colonne de Pompée es, précisément celle où a dû être
30673Snupeum. On sentira parlement l’identité des deux positions
30674en com
30675parant
30676la
30677description du
30678local qu’on
30679lit dans Ruffin
30680e, dans Aphthonius
30681avec ce qu Abd-allatif et
30682les voyageurs modernes nous rappprtem du
30683siJ
30684de la colonne. Je
30685n’entrerai point dans
30686le détail des preuves sur lesquelles
30687cette opinion est établie
30688ï nn iiMi» lor
30689j
30690»
30691...
30692^
30693^
30694livre r.*»
30695CHAPtTBB
30696JV.
30697Rtlatiofti t/tll’
30698Africa,
30699u
30700t. / Jr U Coll,et.
30701tft Ramufio, f !,
30702fy rteto A.
30703A Dtstr. cf tht
30704t. 1, f. t.
30705Strai.
30706Grogr.
307071• XVN,
30708r, // #
30709r- n4S rt ”1. tm
30710fait. Almtlov,
30711Hitt. tectesiau.
30712/• //, c. JJ.
30713t
30714.
30715.
30716aans « aetau des preuves sur lesoueii^
30717cette opunon est établie
30718: on peu, les voir dans l’ouvrage intituléÆJ
30719tiaca
30720ou M. White I a démontrée avec autan, d’érudition que de sagacité ^
30721'
30722tn admettant cette onîninn
30723r
30724ciuuiuon que de sagacité.
30725ceL7.hT
30726lnt Ce“e °Pini°n ’ °" "e 56 ,TOUVe P“ “ contradiction avec
30727ce que
30728I histoire nous apprend de
30729la destruction du Bruthium par Aurélien
30730puisque ce quartier d’Alexandrie n’a
30731rien de commun avec Lp,„ t
30732sstgné au Sempeum. La destruction du
30733culte de Sérapis
30734et même de son
30735temple par Théophile, n’embarrasse pas davantage
30736: car on ne
30737Imaginer que tous les bâtimens dépendans du Srrapeum furent renverse!
30738-est et, indépendamment du témoignage des écrans Ara^M
30739Wbi.e
30740P ouve, par un passage d’Evagre, qu’on auxoit tort de le croire.
30741J
30742Ægypr. part. I,
30743apptB'Ux
30744m.‘ j f
30745P- y/ et t un.
30746Amm. Marc.
30747M. XX//, c . /6
30748.
30749PaS *7j , es
30750n/.
30751Lrnt/ti.
30752I
30753»
30754Digitized by Google
p. 267
30755LIVRE I.”
30756chantais IV.
30757Cl. Ptoi. mag.
30758Construct.
30759Itkti
30760xut
30761i
30762tu. ut
30763,
30764r- *»•
30765Pu**.
30766Doct.
30767rtmp. t. / , p. /y/.
30768238
30769RELATION DE l’ÉCYPTE.
30770On demandera
30771peut-être pourquoi
30772Aphthonius ne nomme
30773pas ce lieu
30774Serapcum. Je crois en voirla raison
30775: c’est qu’à l’époque où
30776il écrivoit, le culte
30777de Sérapis
30778étoit détruit
30779j
30780et cela confirme l'observation que
30781j’ai faite précé-
30782demment sur l’âge de ce rhéteur.
30783Que les portiques décrits par les auteurs Arabes cités
30784tant par moi-mème
30785que par M. White ,
30786soient ceux dont parle Aphthonius ,
30787et dont Ruffm dit,
30788Porticuspost hxcomntm ambitum, quadratis ordinibus distincts , intrinstcus cir-
30789cumibant,
30790c’est ce dont je ne doute aucunement : mais je n’oserois également
30791assurer, quoique je le conjecture, que ce soit pareillement de ces portiques
30792que parle Ptolémée , ou plutôt Hipparque , cité par Ptolémée dans son Traité
30793de la grande construction.
30794,
30795« Par ces observations, dit Hipparque ,
30796il paroît clairement que les diffé-
30797» rences des années ont
30798été infiniment
30799petites. Quant aux solstices , je ne
30800» suis pas éloigné de croire qu’Architnède et nous-mêmes nous nous soyons
30801» trompés, et dans l’observation , et dans le calcul , jusqu’à un quart de jour.
30802» On peut connoître exactement l'irrégularité des révolutions annuelles, par
30803» les observations faites sur le cercle de cuivre qui est à Alexandrie, dans le
30804» portique nommé quadrangulairc [1], et qui paroît destinéà indiquer le jour de
30805»
308061 équinoxe, jour auquel sa surface concave commence à être éclairée du côté
30807» opposé
30808( à celui qui étoit illuminé avant l'équinoxe ). » Ici Ptolémée, d’après
30809Hipparque, rend compte d'un grand nombre d'observations d'équinoxes de
30810printemps et d'automne , faites à Alexandrie sur le cercle dont if s agit
30811: Hip-
30812parque ne dit pas
30813les avoir faites lui-même
30814,
30815quoiqu’il semble en garantir
308161 exactitude,
30817et que les années où elles ont été
30818faites conviennent à
30819I époque
30820où
30821il florissoit
30822( 147 et années suivantes avant J. C.). Après cela, Ptolémée
30823reprend ainsi
30824:
30825« Le défaut d’exactitude
30826( provenant du vice des instrumens
30827) est encore
30828» plus grand dans ceux qui ne sont pas placés chaque fois et vérifiés exacte-
30829» ment au moment même des observations, mais qui, depuis une époque
30830» quelconque, ont été établis à demeure sur le plan où ils sont dressés, pour
30831» qu ils conservassent longtemps une même position. Leur inexactitudea lieu,
30832» quand, par
30833le laps du temps,
30834ils ont éprouvé un déplacement,
30835sans que
30836» l'on s’en soit aperçu. C’est ce qu’on peut voir dans les cercles de cuivre qui
30837[. j 'Axfiiuc 3 A-W-J*
30838ià".
30839i Ztinà ’AM
30840"f**"
30841'fS.'ina.nV.
30842ôc Æ* Tntp*pSfM
30843j
30844i, t» •n'Ijjljwri» t&Mvpin !«
30845Digitized by GoogJ
p. 268
30846RELATION DE LÉGVPTE.
30847239
30848» sont chez nous dans la palestre, et qui paroissent posés dans le plan du
30849cercle équinoxial
30850r
308513
30852: car, en observant, nous âvons reconnu dans leur
30853» position, et sur- tout dans celle du plus grand et du plus ancien, une telle
30854» différence, que quelquefois leurs surfaces concaves se trouvent illuminées
30855» deux fois aux mêmes jours équinoxiaux. »
30856Si
30857le portique quadrangu/aire dont parie Hipparque est le même que celui
30858qui est décrit par Aphthonius, ne pourroit-on pas supposer que le chapiteau
30859de la colonne de Pompée supportoit un
30860petit observatoire,
30861et que c’étoit
30862Ih
30863qu’étoit posé le cercle sur lequel furent faites les observations des équinoxes
30864rapportées par Hipparque
30865! Cette colonne n’étoit peut-être pas isolée, mais
30866liée avec quelque
30867partie des bâtimens environnans qui y donnoit accès
30868;
30869et
30870cette circonstance expliqueroit
30871le silence de Strabon sur celte colonne. Ce
30872que dit Aphthonius
30873, que sur le chapiteau de
30874la colonne on voyoit
30875les prin-
30876cipes des choses, peut s’entendre de certaines figures relatives h l'astronomie,
30877comme
30878les
30879signes du zodiaque ou
30880les
30881représentations
30882des
30883constellations.
30884Suivant quelques auteurs Arabes , ce chapiteau portoit une statue de bronze,
30885qui fût fondue et convertie en monnoie de cuivre sous
30886le khalifat de Walid
30887fils d'Abd-almélic. Abd-allatif dit avoir vu sur le chapiteau une kobha , c'est-
30888à-dire," une coupole ou construction en forme de voûte. Pococke avoit fait
30889remarquer qu’il paroissoit avoir été destiné h porter une statue, parce qu’on
30890y voyoit un creux pratiqué sans doute pour recevoir quelque chose. M. Norry
30891,
30892parlant de ce chapiteau , dit
30893: « Un cercle de 2 mètres 2 centimètres [ 6 pieds
30894jj
30895j pouces] de diamètre, et déprimé de 6 centimètres
30896[ 2 pouces], feroit
30897» croire qu’il y a eu autrefois un socle dessus, portant peut-être la figure du
30898» héros à qui l’on avoit élevé cette colonne. »
30899On voit
30900, par la figure jointe h la relation de M. Norry, que la plate-forme
30901du chapiteau a, dans sa partie la plus étroite, 9 pieds 3 pouces de diamètre,
30902et que sa diagonale est de
309031 6 pieds
309043 pouces. Le cercle tracé sur le chapiteau
30905,
30906ayant 6 pieds
309073 pouces de diamètre, auroit pu suffire pour y placer quelques
30908instTumens d’observation , et
30909il pouvoit être mis à l’abri des injures du temps
30910par un petit dôme dans lequel on auroit pratiqué les ouvertures nécessaires.
30911De grands cercles destinés aux observations astronomiques, placés ainsi
30912sur de hautes colonnes ou dans des bâtimens très-élevés, comme la tour du
30913[1]
30914Ci r orri y*
30915fô.' to' *di* w T»
30916iajuuj
30917xfiwr, w
30918t>T n iVsuACArS o^in'A'
30919,
30920êué
30921I
30922ûjj nr Qim qgi/p,
30923ïdii ns hr.
30924LIVRE I.”
30925CHANT» IV.
30926r*rr /,
30927p 67 tt (r
30928l
30929ijj*. J'dg. et t/t
30930S’il.
30931ton. Ht
30932,
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30934A Dtfcr
30935cj fht
30936Eûst , 1. 1, p. f.
30937liefat. tfel'nréJ.
30938•t't-s- r
30939t}.
30940Digitized by Google
p. 269
30941LIVRE I."
30942CHAPITRE IV,
30943* Afag, tHCydop.
30944«n
30945v,
30946tom.
30947III
30948,
30949p. jfa
30950tt
30951luit. ;
30952Voy. d'Êg.
30953«t dt
30954A* 4. mm.
30955Hl,
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30957*Ægrpt. pun. I
30958,
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30964BiSt.
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30969rien.
30970e*nx<-u<HRr««si
30971»«Xiïraf<*. t (<
30972Ctintt, p. Vi.
30973phare, peuvent avoir donné
30974lieu à ce que les écrivains Arabes,
30975toujours
30976amis du merveilleux, racontent du grand miroir placé sur le phare d’Alexan-
30977drie, au moyen duquel on voyoit les vaisseaux sortir des ports de la Grèce.
30978<ç4>
30979L’affixe féminin, dans U-j
30980,
30981paroît ne pouvoir se rapporter qu’aux
30982colonnes U-fVI
30983; car
30984il n’est guère naturel de penser qu'il se rapporte k ïuu#.
30985Au surplus,
30986il pourrait se rapporter à jts , qui régulièrement est féminin.
30987<55>
30988Plusieurs écrivains célèbres ont révoqué en doute le fait rapporté par
30989Abou’lfaradj , dans son Histoire Arabe des dynasties, au sujet de la destruc-
30990tion de la bibliothèque d'Alexandrie paf l’ordre du khalife Omar; et
30991il
30992fau-
30993drait une longue dissertation pour rapporter et apprécier tout ce qui a été
30994écrit k ce sujet. On trouvera les motifs sur lesquels ces doutes sont fondés,
30995dans une dissertation Allemande publiée à Gottingue, en 1791 , parM. Ch.
30996Reinhard, sous ce titre, Urber tic jûngjicn 04>icf finie ber 2dcyflnbrimfd>fn
309972)tbUotbcdf ; et dans les Remarques sur les anciennes bibliothèques d’Alexandrie,
30998insérées par M, de Saillie-Croix dans
30999le Magasin encyclopédique, année y,
31000t. IV,p.
31001M. Langlès
31002* et M. White k ont soutenu l’opinion commune,
31003sans adopter cependant ce que
31004le
31005récit d’Abou’lfaradj a d’exagéré. Une des
31006objections que l’on faisoil valoir contre le récit d’Abou’lfaradj , étoit le silence
31007des autres
31008écrivains Arabes sur un
31009fait aussi grave.
31010Cette objection a sans
31011doute perdu de sa force par
31012les témoignages d’Abd-allatif et de Alakrizi
31013,
31014quoique l’on pût dire encore que Alakrizi n'est, vraisemblablement, dans le
31015passage indiqué par M. Langlès
31016, que le copiste d'Abd-allatif. Sans vouloir
31017entrer en lice
31018ici avec
31019le savant auteur des remarques que je viens de citer
31020,
31021pour lequel je fais profession des sentimens les plus vifs d’estime et d’amitié,
31022je produirai quelques nouvelles autorités
31023, propres, je crois, à prouver que, si
31024le fait,
31025tel quil
31026est rapporté par Abou’lfaradj, offre beaucoup de détails qui
31027ne sauraient soutenir l’épreuve de la critique,
31028il est très-vraisemblable néan-
31029moins qu’il repose sur une vérité historique, et qu’Amrou condamna réelle-
31030ment au feu, par l’ordre d’Omar, une collection nombreuse de livres qui se
31031trouvoit k Alexandrie lors de la conquête de cette ville par les Arabes.
31032La première autorité me sera fournie par Hadji-Khalfâ , écrivain moderne
31033,
31034il est vrai , mais auquel on ne saurait contester une vaste érudition. \ oici
31035comment
31036il s’exprime dans les prolégomènes de son Dictionnaire bibliogra-
31037phique
31038: « Dans les premiers temps de l’islamisme , les Arabes ne çultivoient
31039» aucune
31040Digitized by Goog
p. 270
31041RELATION DE
31042L’ÉGYPTE.
310432^1
31044r> aucune autre science que leur langue, l’étude des décisions légales conte-
31045» nues
31046dans leur code,
31047et la médecine
31048: car quelques particuliers parmi eux
31049» possédoient
31050la médecine , parce quelle
31051est d’une indispensable nécessité
31052as pour tous les hommes en général. Leur éloignement pour les sciences avoit
31053» pour but de conserver la pureté de leur croyance et des dogmes fondamen-
31054j> taux de l'islamisme, et d’empêcher que l’étude des connoissances cultivées
31055» par le> anciens peuples n’y introduisît quelque affaiblissement et n’y portât
31056» quelque atteinte, avant que celte nouvelle religion fût solidement affermie.
31057» On dit qu’ils poussèrent le scrupule si loin , qu’r/j brûlerait Us livres qui leur
31058» tombèrent sous la main dans 1rs pays dont ilsJirent la conquête. Il fut même fait
31059» défense de lire le Pentateuque et l’Evangile, afin que la doctrine demeurât
31060n uniforme, et que tout se réduisit à recevoir et à mettre en pratique ce qui
31061» étoit contenu dans l’Alcoran ou fondé sur l’exemple du prophète. »
31062Hadji - Khalfa ajoute qu’un
31063particulier
31064ayant
31065présenté
31066à Abd - allah
31067fils
31068d’Abbas un
31069livre
31070qu’il avoit écrit, Abd allah
31071le
31072prit de
31073la
31074main de
31075cet
31076homme
31077et effaça
31078l’écriture en le trempant dans
31079l’eau; et
31080il rendit raison de
31081cette conduite, en disant que,
31082si
31083les Musulmans s’accoutumoient â écrire,
31084ils perdroient l’habitude de
31085retenir de mémoire
31086les choses dont
31087ils avoient
31088besoin ; et que ce qui étoit mis par écrit étoit sujet à
31089être altéré par des in-
31090terpolations, des suppressions et des changentens, inconvénient qui n’avoit
31091pas lieu pour ce qui étoit une fois gravé dans la mémoire.
31092Le même auteur me fournira un fait
31093fort analogue à ce que l’on raconte
31094de la destruction de la bibliothèque d’Alexandrie
31095; et
31096ici
31097il ne fait que rap-
31098jtorter les paroles d'Ebn-Khaldoun , écrivain du vin.* siècle de l'hégire
31099, qui
31100est d'un grand
31101poids. Ceci
31102se
31103lit dans
31104le Dictionnaire bibliographique de
31105Hadji-Khalfa
31106,
31107à l’article intitulé De la science philosophique :
31108« Ehn-Khaldoun, dans ses Prolégomènes historiques
31109, s’exprime en ces
31110ss termes
31111: Les sciences intellectuelles
31112, qui sont naturelles h l’homme
31113, en tant
31114ss qu'il
31115est doué de
31116la
31117faculté de penser
31118,
31119n’appartiennent à aucune nation
31120ss exclusivement. On voit , au contraire, que tous les peuples s’y sont appli-
31121ss qués, et qu’ils ont toqs également connu
31122les
31123vérités que
31124l’on peut
31125saisir
31126ss dans ces sciences ,
31127et
31128les questions auxquelles
31129elles donnent lieu.
31130Elles
31131ss existent dans tout le genre humain, depuis le commencement de la civili-
31132sa sation
31133: ce sont ces sciences auxquelles on donne le nom de philosophie et
31134ss de sagesse.
31135.
31136.
31137. Aucun peuple ne
31138s’est plus livré â leur étude que les deux
31139H h
31140LIVRE
31141I."
31142CHAPITRE
31143IV.
31144C.hrtfltm. Ar.
31145t.
31146// ,
31147p.
31148p/>
31149tt
31150luit. ; H. p.
31151Alntt. Ar. dt t*
31152Bill,
31153impériale
31154,
311557M
31156.
31157<W
31158Uf#».
31159([HW. lUfbfrf-
31160*fr Œifffflfdb. bc*
311610t.p *9*'
31162Digitized by Google
p. 271
31163*4 2
31164RELATION DE LÉCYPTE.
31165LIVRE I."
31166CHAPITRE IV.
31167Corn, février 701,
31168Annml.
31169AUsl.
31170vi-
31171» grandes nations , les Perses et les Grecs
31172Ces sciences furent fort en
31173n honneur parmi les
31174Perses
31175; et l’on dit même qu’elles passèrent des Perses
31176» aux Grecs
31177,
31178lorsqu’Alexandre , ayant vaincu Darius et l'ayant
31179fait mourir,
31180» s’empara de
31181ses
31182états,
31183et devint maître des
31184livres des Perses et de
31185leurs
31186» travaux scientifiques. Mais
31187, quand les Musulmans eurent conquis les pro-
31188» vinces de la Perse, et que plusieurs des livres de cette nation furent tombés
31189» en leur pouvoir, Saad
31190fils d’Abou-'Wak.kas
31191écrivit à Omar, pour lui de-
31192» mander la permission de les transporter cher
31193les Musulmans. La réponse
31194» d’Omar fut
31195: Jete^-les dans l'eau ; car,
31196si ce qu’ils contiennent est capable
31197» de diriger
31198( vers la vérité
31199) , Dieu nous a dirigés par quelque chose de bien
31200» supérieur h cela ;
31201si
31202, au contraire , ce qu’ils renferment est propre à égarer,
31203» Dieu nous en a préservés. On jeta donc ces livres dans l’eau et dans lefeu, et
31204» ainsi périrent les sciences des Perses. Quant aux Grecs
31205[
31206], l’empire
31207» appartint d’abord panni eux aux Ioniens ( cjLjj
31208)
31209: ces sciences furent aussi
31210» très- cultivées chez eux, et les hommes les plus célèbres de cette nation les
31211» soutinrent
31212; en sorte qu’on peut regarder ces savans comme
31213les colonnes
31214» de la philosophie. Ceux qu’on nomme les Péripalitkiens
31215[ O)^ ]
31216>
31217» nombre desquels sont les Stoïciens [
31218oL* I]
31219, se distinguèrent particu-
31220» fièrement dans la culture de ces sciences.... Lorsque l’empire eut passé des
31221» Grecs [ yyylijj
31222] aux Césars
31223, et que ceux-ci furent devenus Chré-
31224» tiens
31225,
31226ils renoncèrent b ces sciences, suivant que l’exigeoient les. dogmes
31227»de la religion qu’ils professoient; en conséquence, elles se conservèrent
31228» seulement dans les livres qui en trailoient , et qui demeurèrent enfouis dans
31229» leurs bibliothèques. Ensuite vint l’islamisme.
31230.
31231.
31232. Voilà la substance de ce
31233» que dit Ebn-Khaldoun. »
31234Il n’est pas inutile de remarquer ici, en passant, qu’avant le siècle des khalifes
31235Abbasis, et dans les commencemens de la dynastie des enfims dOmayya,
31236quelques
31237livres,
31238et spécialement des traités de chimiê, avoient été traduits
31239du grec en arabe par Khaled fils de Yézid fils de Moawia, mort en 8a, sur
31240lequel on peut consulter Ebn-Khiican et Abôu’lféda.
31241Le passage d’Ebn-Khaldoun que
31242je viens de citer d’après Hadji-Khalfa
31243,
31244ne se trouve pas dans le fragment manuscrit des Prolégomènes historiques
31245de cet auteur que
31246je possède; mais j’y trouve un autre texte qui a
31247trait au
31248même fait. Le voici
31249:
31250.. Les philosophes, parmi l’espèce humaine , ont été en
31251» très-grand nombre
31252; ce qui ne nous est point parvenu des travaux finis sur
31253Digitized by Goog^
p. 272
31254RELATION DE L’ÉGYPTE.
312552,^3
31256» les sciences, est plus considérable que ce qui a été transmis jusqu’à nous.
31257» Que sont devenus les ouvrages
31258scientifiques des Perses qu'Omar ordonna
31259» d'anéantir tors dt la conquête de leur pays! où
31260sont ceux des Chaldéens
31261,
31262» des Syriens, des Babyloniens. ...
31263! où sont ceux des Égyptiens qui
31264les
31265» ont précédés
31266! Les travaux d'un
31267seul peuple sont venus jusqu'à nous , je
31268» veux parler des Grecs. »
31269Ce que l’on a dit du khalife Omar, qui eut recours à une ruse pour sauver
31270un manuscrit d’Aristote trouvé par l'un de ses soldats dans le sac de la ville
31271d'Amoria, me paroît très-suspect
31272: car cette ville fut prise pour la première
31273fois par les Musulmans en l’an
31274j 2 de l’hégire , trente-neuf ans après la mort
31275d’Omar ; et pour la seconde fois
31276, par Motasem , en l’an 2 2 3 . On peut croire
31277qu'Omar ignorait jusqu’au nom d'Aristote.
31278D’après les autorités que je viens de rapporter ,
31279jointes à celles d’Abou’I-
31280faradj,
31281d’Abd-ailatif et de Makrizi, on ne peut guère douter que les pre-
31282mières conquêtes des Musulmans n’aient été fatales aux livres des pays con-
31283quis,
31284et qu’Alexandrie
31285n’ait
31286aussi partagé ce
31287soit.
31288La bibliothèque
31289qu’ils
31290livrèrent aux flammes, n’étoit assurément ni celle qu'avoient établie les pre-
31291miers Ptolémées
31292, ni l'ancienne bibliothèque du Serapeum
31293,
31294ni peut-être même
31295celle du Sebasteum ou temple d’Auguste ; mais une nouvelle collection , fort
31296inférieure
31297sans doute aux
31298précédentes, formée pour
31299le service de
31300l’école
31301d'Alexandrie ,
31302et qui avoit pu être placée
31303dans ces mêmes armoires dont
31304Aphlhonius
31305fait mention ,
31306et qu’Orose avoit vues vides au commencement
31307du v.
31308c siècle, peu de temps peut-être après Aphthonius. M. Reinhart, dans
31309sa Dissertation déjà citée, a lait valoir deux passages,
31310l’un d’Ammonius
31311fils
31312d’Herméas
31313,
31314l’autre
31315de Jean
31316Phiioponus
31317,
31318qui
31319parient
31320des
31321bibliothèques
31322d’Alexandrie comme n’existant plus de leur temps. Le premier dit « qu’il a
31323» existé dans la grande bibliothèque d’Alexandrie quarante livres des Analy-
31324» tiques et deux des Catégories d’Aristote; » l’autre, « que, dans les anciennes
31325s» bibliothèques
31326,
31327il se trouvoit quarante
31328livres des Analytiques , dont quatre
31329» seulement ont
31330été reconnus pour appartenir véritablement à Aristote. »
31331Mais cela prouve seulement,
31332ce qui
31333d’ailleurs
31334n’a pas besoin de preuve,
31335que , du temps d'Ammonius , vers
31336la
31337fin du v.*
31338siècle
31339,
31340l'ancienne
31341biblio-
31342thèque des Ptolémées n'existoit plus,
31343et que, sous son
31344disciple Jean Phi-
31345ioponus
31346, quarante ans plus tard
31347,
31348les bibliothèques anciennes du Serapeum
31349et du Sebasteum étoient
31350aussi anéanties. Encore est-ce pousser bien loin les
31351Hh»
31352LIVRE l.“
31353CHAtlTBS
31354IV.
31355Mag. tmefetof,
31356an y, ton.
31357III
31358,
31359F- 1*4
31360Col. in Aljtrg.
31361F
31362*9*-
31363Com. janvier 67*.
31364Annal. Mot/
31365/. // t p. ///.
31366Com. dct. 8 37.
31367Urb. bir jürgfl.
31368ber 2ll«.
31369Sibt. p
31370. -fa o +f.
31371Comm. ad Ana-
31372lyt. Aritt. pr. !
31373,
31374fot.2.6.
31375Comm. in Aritt.
31376Cartg.fol. j.
31377Sasii Ottoman.
31378> ti p +.
31379lui. f. SI-
p. 273
31380LIVRE L-
31381CHAPITRE
31382IV.
31383* Amm. Mord-
31384tii. XXII,
31385t.
31386r6 ,
31387p. 27} , et nt. tr-
31388mtJti.
31389' Eusti.Pompk.
31390Chron.
31391aA
31392ah.
31393Dam.
31394CCLX.X
31395,
31396p. 174 , tt Sintig.
31397A
31398iwaJy.p. 217.
31399* P. Oros. Hi*t.
31400W. vt, cap. tj.
31401p. 42t.
31402* éMag.
31403tncy. l.
31404an v
31405, tom. IV t
31406/»• 4i7-
31407MtaBftf. ÂVnhu.
31408€SUp(. p. ift.
31409Laxh. HtptAgf.
31410tôt. tjS7 .
31411Thés, ting. Arai.
31412t• /, toi. 97p.
31413Ata n.
31414Ar.
31415,ft
31416S. Ç. H.* tÿgm
31417Asie. Op. Ar.
31418z\\
31419RELATION DE LÉGYPTE.
31420conséquences de ce texte
31421: car la bibliothèque du Sebaslcum pourrait
31422s’ètte
31423conservée malgré
31424la destruction du Bruchium par Aurélien; et les passages
31425d’Ammien Marcellin
31426‘ et de la Chronique d’Eusèbe
31427b
31428, qui nous apprennent
31429fa destruction du Brachium
31430,
31431ne paraissent pas devoir s’entendre d’une ruine
31432totale des édifices contenus dans ce quartier. Quant au Serapeum
31433,
31434le
31435témoi-
31436gnage d’Aphthonius et celui d'Orose
31437c nous prouvent que, long-temps après
31438la destruction du temple de Sérapis
31439,
31440les portiques et les armoires destinées
31441ti conserver les livres subsistoient encore; et même, suivant Orose, ce n’étoit
31442que de son temps que les
31443livres en avoient été
31444enlevés
31445: Vidimus armant
31446librorum
31447, quibus dertlictit , exinanita ta à nostris hominibus noslris ttmporibus
31448,
31449memorentur i
31450. Je
31451dis de plus que
31452le passage de Jean Philoponus
31453,
31454cité par
31455M. Reinhart,qui dit, dans les anciennes bibliothèques
31456[ i» im7( mXasun Æiôu»-
31457S»wjc], donne lieu de croire que, de.son temps,
31458il existoit effectivement à
31459Alexandrie des
31460bibliothèques modernes, et que c’est pour cela qu’il désigne
31461celles dont
31462il entend parler
31463, par l’épithète d'anciennes [n>u«î(].
31464<j6> Dans l’édition in- S.' du texte Arabe, on
31465lit W
31466; mais
31467il faut lire Ajt
31468comme le porte le texte de l'édition in-q.‘
31469<57> Le mot
31470a
31471été rendu diversement. Pococle a traduit, nupt-
31472rorum cujusdam; M. White, cujusdam peregrinatoris. M. Wahl a cm que ce
31473mot signifioit un antiquaire [ etneo 2fnttquaren ]. Toutes ces traductions sont
31474hasardées
31475et
31476sans
31477autorité. J-tè signifie,
31478suivant Castell
31479, peritus
31480, philoso-
31481phas
31482,
31483veritatis
31484indagator ;
31485et
31486Castell appuie
31487cette
31488signification
31489sur divers
31490passages d’Avicenne. Avant Castell , Giggeius avoit dit
31491, prudentes,
31492qui
31493veritatis
31494scientiam compararunt ,
31495et
31496vera
31497loquunlur
31498;
31499certifieantes.
31500Cette
31501signification me paraît avoir son origine dans celle qu’indique Firouzabadi
31502fietd J.~i c
31503, c’est-à-dire
31504: « J-
31505-- j
31506signifie Vaction de
31507séparer
31508ce qui
31509» provient de la mine, ou de séparer l’or ou autre métal de sa gangue. » H
31510ne restera aucun doute sur la signification du mot J-a.it
31511, si l’on veut comparer
31512les passages suivans d’Avicenne,
31513t. I ,p. jp,
31514/. 26 et 2), ttp. )7° •
3151539- 0n
31516lit dans ce dentier UYI
31517^
31518. Castell a cru que cH
31519un mot
31520different de
31521;
31522il
31523lui a donné place dans son Dictionnaire, et
31524I a traduit
31525par sublimis medicus: mais c’est une faute;
31526il faut prononcer
31527et
31528est
31529le génitif pluriel ysL^tf
31530, in statu
31531constructo. Avicenne emploie
31532dans le même sens,
31533r. /, p. jj ,
31534I. jj
31535,
31536le mot uyîtf
31537; et Plempius a rendu
31538Digitized by GoogB
p. 274
31539RELATION DE L’ÉGYPTE.
31540*45
31541les inots
31542par pltrique euriosions
31543vtriMis
31544indagatorts
31545,
31546et
31547ceux-a »UO ^ usi-uoJI par cordatiorts philosophas.
31548livre L-
31549'
31550CHAPITRE IV.
31551<>
31552>
31553I y a dans
31554le texte
31555mosquée. On peut consulter, sur le nhare
31556tMuS
315571*
31558'**’
31559'Alpxnnrlrv*
31560J
31561L. m
31562•
31563.
315641.1
315651
31566•**"*Cmnom*
31567\
31568vyu peut consulter
31569, sur te phare
31570TsiUIc
31571d Alexandrie, Montfâucon , dans les Mémoires de l’Académie des inscriptions
31572ltu ‘
31573interprète et
31574et belles-lettres,
31575». VI. p. J7d « suiv.;
31576et M. Langlès, dans
31577ses notes e,
31578eclaircissemens sur le Voyage de Norden, u JII.p. 162 rt suiv.
31579<59>
31580Voyti l’Alcoran, sur. sS,
31581v. i;.
31582<6o> Voyez
31583ibid.
31584v. n.
31585<6 i> Dimouh est une dénomination commune à plusieurs lieux en Égypte-
31586il y a trois
31587villages de ce nom dans le Fayyoum
31588:
31589celui dont
31590il est question
31591é!û"iû’^fùh.
31592ici appartient au territoire de Djizèh , et il en est fût mention dans les cadastres
31593dp l’F rn/rsto
31594du Vmr.n‘ 267
31595de
31596I7gyP
31597-
31598e
31599‘
31600.
31601•
31602MW
31603Makrizi, dans le chapitre de sa Description historique et topographique
31604de
31605I Égypte et du Caire, intitulé des Synagogues des Juifs , dit :
31606« üu nombre des synagogues qu’ont
31607les Juifs en Égypte est
31608celle de
31609m...a,*u
31610—
31611.
31612*00
31613-1 — —
31614ic csi cene
31615cie
31616fitwf
31617» Dimouh
31618ii
31619Djizèh.
31620C’est
31621le
31622principal objet de
31623la vénération des Juifs en
31624> f
31625—
31626;i_
31627_•
31628...
31629"•
31630»
316311 —
31632UCS JUIIS ÇI1
31633* £gyP ,e
31634: car ils croien ' ««»
31635. «ns
31636hésiter, que ce lieu est celui où Moïse
31637» fiiydAmran fiusoit sa demeure, à l'époque où
31638il rapportoit à Pharaon
31639les
31640» ordres qu’il recevoir de Dieu, pour les lui annoncer, pendant tout le temps
31641» de son séjour en Egypte,
31642depuis son retour du pays de Madian jusqu’à
31643»
316441 instant où
31645il sortit d’Egypte avec les enfans d’Israël. Les Juifs disent aussi
31646«que
31647l’édifice que
31648l’on
31649voit aujourd'hui à Dimouh,
31650fût bâti quarante ans
31651» après
31652la dernière destruction de Jérusalem par Titus
31653, plus de cinq cents
31654» ans avant
31655l’islamisme. Dans cette synagogue est un arbre de rislakht M
31656« dune grandeur immense. I*s Juift ne doutent aucunement que ce. arbre
31657« ne soit du temps de Moïse
31658:
31659ils disent que, ce prophète ayant planté son
31660» bâton en ce. endroit, Dieu
31661fi.
31662naître de ce bâton cet arbre;
31663qu’il de-
31664» meura dans toute sa beauté, couver, de branches vertes, avec un tronc
31665" TL.Ï
31666a,T
31667dr0it ’ qui S
31668'
31669élevoit vers le ciei * JMq-’-u temps
31670« où Mélic- alaschrafSchaban
31671fils de Hoseïn bâtit au-dessous de la citadelle
31672» le collège qui porte son nom. Ce prince, à qui l’on avoi. vanté la beauté
31673[0
31674ou
31675. Peut-être ce mot en-il altéré. Seroit-cc
31676!
31677.
31678Digitized by Google
p. 275
31679\
31680246
31681RELATION DE L’ÉGYPTE.
31682livre 1.-
31683CHAPITRE
31684IV.
31685hiKtr, D- Bfn-
31686jam. faut un. et
31687Boris
31688C.
31689Lempe-
31690rtur, p. ny et no.
31691M*m. Ar. Jt U
31692BM.
31693importait ,
31694»•* «a , /#/. }66
31695vers*.
31696» de cet arbre, donna ordre qu’on
31697le coupât pour
31698le faire servir à la cons-
31699» traction de cet édifice. Lorsqu’on vint le lendemain matin pour exécuter
31700» l’ordre du prince, on trouva que l’arbre étoit devenu tortu,
31701s’étoit couibé
31702» et n’avoit plus qu’un aspect affreux. On le laissa donc, et
31703il demeura en
31704» cet état pendant un assez long espace de temps. Ensuite
31705il arriva qu’un Juif
31706» commit une fornication avec une femme Juive sous cet arbre. Dès ce mo-
31707» ment ses branches s’inclinèrent vers la terre,
31708ses feuilles tombèrent,
31709et il
31710» se sécha ; en sorte qu’il n'y resta pas une
31711sfeule feuille verte. C’est en cet
31712» état qu’on le voit encore aujourd'hui. En un certain jour de l’année,
31713les
31714» Juifs. viennent en pèlerinage avec toute leur famille à cette synagogue
31715; ce
31716» jour est celui de
31717la promulgation de la loi, au mois de siwan
31718: cela leur
31719» tient lieu de iVbligation où
31720ils étoient d'aller à Jérusalem. »
31721Benjamin de Tudèle
31722fait mention de cette synagogue,
31723quoiqu'il en dé-
31724signe l’emplacement d’une manière peu exacte. Après avoir décrit les pyra-
31725mides,
31726il dit
31727: a En ce lieu, hors de
31728la ville
31729(il parle de l'ancienne capitale,'
31730» qui doit être Memphis)
31731, est la synagogue de Moïse notre maître, bâtiment
31732» d une haute antiquité. Là est un vieillard qui dessert celte synagogue
31733: c’est
31734» un disciple des sages; on le nomme le schéikh Abou-nascr. »
31735Il y a voit aussi à Dimouh un couvent, ainsi que nous l’apprend Makrizi:
31736«
31737Le monastère
31738de Dimouh
31739à Djizèh
31740;
31741on
31742l’appelle Dimouh
31743alsiba
31744» fL-ll
31745:
31746il est sous l’invocation des SS. Côme
31747(
31748je
31749lis 0Ljs )
31750» et Damien
31751:
31752c’est un beau
31753couvent.
31754Les
31755Chrétiens disent qu’un philo-
31756» sophe nommé Siba a demeuré à Dimouh , et que la synagogue de Dimouh
31757,
31758» qui appartient aujourd’hui aux Juifs, étoit anciennement un monastère de
31759» Chrétiens
31760; mais que les Chrétiens se trouvant dans un moment de détresse,
31761» les Juifs achetèrent d’eux ce monastère. »
31762<6a>
31763J ai traduit «I.LaL par
31764long- temps. Cette expression, qui signifie à
31765la lettre
31766ce que Dieu veut , s’emploie vulgairement pour indiquer une grande
31767quantité, un grand espace indéterminé. On en trouve plusieurs exemples dans
31768Abd-allattf.
31769II en est de cette formule à-peu-près comme de AiII
31770.
31771Popei ci-
31772devant le chapitre I/’, note O», page,,.
31773<6p Je répéterai ici ce que
31774j’ai déjà dit dans ma Notice de l’édition d’Abd
31775*Uadf d0nnée Par M - White.
31776'
31777U tradition dont ü s’agit ici, reUtive h un feit sur lequel le témoignage
31778Digitized by Goog
p. 276
31779RELATION
31780DE
31781l’ÉGYPTE.
3178224 7
31783de l’Écriture semble difficile it concilier avec celui d’Hérodote*, mérite d'ètre
31784remarquée. On pourvoit croire, par les expressions mêmes dans lesquelles est
31785conçu le récit d’Abd-ailatif, et par la mention qu'il fait des quarante années
31786quedura la dévastation de l’Égypte, qu'il aurait tenu ce qu’il dit h ce sujet, des
31787Juifs ou des Chrétiens, qui établissoient ce fait uniquement sur l’autorité des
31788prophètes
31789: mais Abd-aflatif n’est pas
31790le seul écrivain Musulman qui fasse
31791mention
31792de
31793la conquête de l’Égypte par Nabuchodonosor ; et l’on peut
31794assurer que c’étoit une
31795tradition généralement répandue en Égypte, et qui
31796n’étoit révoquée en doute par personne. Je pourvois joindre ici les témoi-
31797gnages de divers auteurs Musulmans , tels que Masoudi , Abouifeda , Nowaïri
31798et Makrizi. Je me contenterai de
31799rapporter
31800le passage de ce dernier, qui
31801s’expryne ainsi dans le chapitre où
31802il traite de Memphis et de ses rois
31803: « En-
31804» suite régna Nékas
31805.
31806.
31807. Celui-ci, étant mort, eut pour successeur son
31808» fils Fournis
31809( ou Fournis, sans doute Psammis ) , fils de Nékas
31810:
31811il régna sur
31812» l’Egypte assez long-temps. Ensuite Bokht-nasar lui fit la guerre , le tua, et
31813» ruina la ville de Memphis et beaucoup d’autres villes d’Egypte
31814:
31815il emmena
31816» les habitans du pays en captivité
31817, sans y en laisser un
31818seul
31819; en sorte que
31820» l’Égypte demeura quarante ans dévastée et sans aucun habitant. »
31821Les passages des autres auteurs que
31822j’ai
31823indiqués
31824, se trouvent dans les
31825manuscrits suivans de la Bibliothèque impériale
31826: Masoudi, manuscrit Arabe,
31827n,° 598
31828,
31829fol. 11a verso;
31830Abouifeda, manuscrit Arabe,
31831n.° 615,
31832fol. 44
31833verso; Nowdiri, manuscrit Arabe, n.° 700
31834,
31835fol.
318365 6 verso.
31837<64> On
31838lit
31839, dans les deux éditions ,
31840: mais c’est une faute ; et
31841il faut
31842lire iJji
31843, comme le porte le manuscrit.
31844<6j>
31845C’est proprement une chapelle monolithe. Hérodote nous a laissé la
31846description de deux chapelles monolithes qu’il avoit vues , l’une à Buto dans
31847le temple de Latone, l’autre à Sais dans celui de Minerve. Ces deux monu-
31848mens de la grandeur des Égyptiens ont été
31849l’objet d’un Mémoire curieux
31850de M. le comte de Caylus
31851, inséré dans le Recueil de l’Académie des belles-
31852lettres. La chapelle monolithe vue par Abd-allatif étoit dans des propor-
31853tions bien inférieures aux deux ouvrages de ce genre décrits par Hérodote.
31854Makrizi, dans le chapitre de sa Description historique et topographique de
31855l’Égypte où
31856ii
31857traite de Memphis et des
31858rois qui y ont eu
31859le siège de leur
31860empire, parle aussi de cette chapelle monolithe, auprès de laquelle»
31861il y
31862livre |.“
31863CHAPITRE IV.
31864* Hitt. d'Héred.
31865trad. JeAf. La*
31866chtr , 2.' éd. r //,
31867p. j*6 a sut*.
31868Alan, Ar.de fa
31869Bill,
31870impériah ,
31871*•’ ffi, fet. jj
31872terto.
31873Hitt- d'Héred.
31874>". ‘-'SS «‘7t.
31875p. rte
31876tt
31877idf
31878, ex
31879ed. Wttitl.
31880Terne XXX/.
31881Hùt.p. jjettuiv.
p. 277
31882.
31883\
31884I
31885\
31886)
31887J
31888è
31889I,
31890ï48
31891RELATION DE L’ÉGYPTE.
31892LIVRE I."
31893CHAPITRE
31894IV.
31895Alan. Ar. de la
31896Bit!
31897.
31898imP* riait
31899,
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31901, Jal.
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31924P • 9S “ F7 .
31925**
31926pl.X2J,u.*‘tetJ.
31927Ci-devant note
3192899 • ?•
31929» avoit autrefois
31930,
31931dit-il, d“ux grandes statues. Dans la chapelle, étoit une
31932» statue d'Aziz; cette statue étoit d'or, et avuit pour yeux deux pieites fines
31933» du plus grand prix
31934: la chapelle,
31935et
31936les deux statues qui etuient dans son
31937>» voisinage,
31938firent mises en pièces après l'an 600 de
31939l’hégire.
31940«• Quelques
31941lignes
31942plus
31943loin
31944,
31945il
31946s'exprime d'une manière plus positive, a
3194711 y
31948avoit i
31949s> Memphis ,
31950dit-il
31951, une maison de cette pierre dure de granit
31952sur
31953laquelle
31954» le fer ne mord point
31955:
31956elle
31957étoit d’une
31958seule pièce. On voyoit dessus des
31959» figures sculptées et de l'écriture. Sur la face de la porte étoient des figures
31960» de serpens qui présentoient leur poitrail. Cette pièce étoit d’une grandeur
31961» et d'un poids
31962tels
31963,
31964que
31965plusieurs
31966milliers d’hommes
31967réunis n
31968: auraient pu
31969» la remuer. Les Sabéens disent que c’étoil un temple consacré à
31970(a lune
31971,
31972» et qu’il faisoit
31973partie de sept temples
31974pareils consacrés aux sept planètes,
31975» et qui existoient
31976îi Memphis. L’émir Seïf-eddin Scheïkhou Omari hrisa cette
31977» maison
31978verte après l’année 750
31979; et l’on en voit des morceaux dans le cou-
31980» vent qu’il a fondé, et dans la djami qu’il
31981a
31982fait construire au quartier des
31983» Sabéens hors du Caire. » L’auteur du Tohfat a/albab en parle aussi
31984: » J ai
31985» vu , dit-il , dans le palais du Pharaon contemporain de Moïse, une rnaisou
31986» très-grande, d’une seule pièce, verte comme le myrte, sur laquelle étoient
31987>s représentés les sphères célestes et les astres. Je n’ai jamais rien vu de plus
31988ss admirable,
31989ss M. Denon a donné le plan et la .vue géométrale d un de ces
31990monumens monolithes.
31991<66> M. White a lu dans le manuscrit
31992, et c’est ainsi qu il a imprimé
31993dans les deux éditions; mais je me suis assuré que le manuscrit porte
31994,
31995quoique, à
31996la vérité,
31997il manque un des
31998trois points du
31999fj>. Le mot jt**
32000donne un sens bien plus
32001satisfaisant que
32002. Pococke a lu comme mot
32003;
32004car
32005il a traduit
32006, opéré se accingentcs.
32007<Ô7> M. Whitea traduit, ainsi que-Pococke,
32008par duris
32009,
32010mars sa vrai
32011signification est grand, énorme, massif. J’en
32012ai déjà fait l’observation.
32013<68>
32014J’ai
32015fait observer précédemment que notre auteur emploie le mot
32016tAtla
32017, et au pluriel .xclyi
32018, dans
32019le sens de chapiteau
32020,
32021comme dans
32022piédestal. Cependant, comme
32023il ne me paroit pas
32024vraisemblable qu
32025aüatif veuille parler ici de colonnes encore subsistantes avec leurs chaprteaux,
32026paîce que, dans ce cas,
32027il eût sans doute donné les dimensions de ces co-
32028lonnes, ou du moins
32029il en eût
32030fait une mention plus précise
32031,
32032je crois qw
320334
32034\
32035Digitized by GoogJ
p. 278
32036RELATION DE
32037l’ÉGYPTE.
32038oitty signifie
32039ici des piédestaux
32040,
32041et
32042iS-fi des
32043blocs enfoncés dans la terre et
32044.
32045--
32046destinés à
32047servir de fondations aux piédestaux qui portoient
32048les colonnes.
32049C’est précisément ainsi et dans les mêmes termes que l’auteur du manuscrit
32050Arabe n.* 580,
32051dans un passage que
32052j’ai
32053cité ci-devant, note <53), décrit
32054ctUntut />. y*.
32055le
32056piédestal
32057et
32058les fondations de
32059la
32060colonne
32061dite de Pompée. Pococke
32062et
32063M. White ont entendu
32064ici par ot'y des chapiteaux, et par a-f- des
32065colonnes.
32066Je crois avoir suffisamment justifié le sens que
32067j ai adoptée
32068<Ô9>
32069Il n’y a point, dans tout l’ouvrage d’Abd-allatif, d'endroit qui m’ait
32070offert plus de difficultés que celui-ci. On lit, dans les deux éditions du texte,
32071; ce que M. White traduit ainsi
32072, pars rerô ejus posita supem'e. M. Wahl
32073a pensé
32074qu’il falloit lire
32075; et
32076il a entendu par-lit les poteaux oujambages
32077de la porte [ibre Pfoffrn]. Pococke a traduit suptrliminare.
32078II ne me paroît
32079pas qu’on puisse lire le manuscrit autrement que ne l’a fait M. White
32080:
32081,
32082que M. Wahl propose de lire,
32083n’offre aucune signification convenable. Ce-
32084pendant M. Jahn^paroît avoir adopté la conjecture deM. Wahl
32085: car, quoiqu’il
32086ait imprimé
32087<usrjl dans
32088sa Chrestomalhie , on ne
32089trouve point ce mot dans
32090son Dictionnaire
32091; mais on y trouve le mot
32092avec ses pluriels
32093, *_stj et
32094j^jl
32095. Quant à moi
32096, je crois qu’il y a une faute dans le manuscrit; et je pense
32097qu’il faut lire Lî-jl
32098. Suivant les deux Dictionnaires de Djewhari et de Firouz-
32099ahadi,
32100signifie une sorte d'édifice ; ce qui est extrêmement vague
32101: mais, si
32102ronconsuIteGiggeius‘etCastell'',on verra que ~jl signifie un bâtiment long,
32103en forme de voûte , adificii genus ob/ongum etJomicatum porticûs instar, et qu’il
32104est synonyme du persan
32105, d’où
32106il tire peut-être son origine. Castell explique
32107ainsi ce mot Persan ‘
32108:
32109Tecta, contecta domus , in longum exstructa , et porticûs
32110instar fomicata. Je crois donc que j-jl signifie ici
32111la pierre qui formott, non
32112la voûte , car les Egyptiens ne connurent point cette forme de construction
32113,
32114mais l’arc supérieur de cette vaste porte. Le mot ^Ijl, pluriel de -jf, est em-
32115ployé ailleurs par notre auteur jjpns la description des bains
32116( liv,*l , chap. j ).
32117Il y auroit encore une autre manière de corriger le texte
32118; ce seroit de lire
32119*#j!j
32120. Le pronom affixe se rapporterait à
32121la porte; et
32122il faudrait
32123traduire:
32124« Une pierre qui est tombée devant cette porte, lui a causé un ébranlement . j»
32125La première
32126conjecture me paroît cependant plus vraisemblable; car, en
32127admettant la seconde,
32128il semble qu’Abd-allatif auroit dit^ sAjIj
32129, et non
32130pas
32131li
32132awatu*. fcftiîw.
32133aittt» r*i
321343«6«f*
32135«rab.
32136p- t4i•
32137Ln.
32138Ar.
32139Lut.
32140Ckrrst-
32141Ar.
32142tu*
32143c animaJ. f. ///.
32144* Thés. Ltstg. Ar
32145g. I,
32146Ctrl. 76.
32147k Ln, hift&gl.
32148cal, 7#.
32149* DUt. Ptrt. in
32150Les. heptagL fît.
32151J15’
32152.De Vmrchiuft.
32153F.g) ptitrne
32154, par
32155Al. Quatremirrde
32156Quincj , p. uA,
32157$
32158»
32159Digitized by Google
p. 279
32160LIVRE I."
32161CHAPITRE
32162IV.
32163* Ahdollat. Hi»t.
32164Ægvpt. camptnJ.
32165?
32166k Thés.
32167fistg. Ar.
32168t. /, col. féj.
32169• Alan.
32170Ar.
32171dt
32172S. C.
32173h.* /y/.
32174Ci-dnant p. 246.
32175Âric.
32176Op. Ar.
32177t. t , p. S rt y.
32178Abv
32179A!}
32180iin
32181Tsina Car
32182mtJ.
32183inttrpr.
32184et te hol.
32185V.
32186F.
32187Pltmpio
32188,
32189/, /. 2} 11 26.
32190Op
32191Ane. Ar.
32192* Thti. htsg. Ar.
32193t. //, col. 6:0.
32194%
321954/jt. hep s.ig l.
32196toi. lof}.
321972 ÿ O
32198RELATION DE
32199I.’ÉCYPTE.
32200<70>
32201L’original porte
32202; dans
32203les deux éditions du texte, on a
32204omis la conjonction. Le mot
32205se retrouve encore dans notre auteur, an
32206chapitre a du livre II
32207; et M. White * ne paroît pas en avoir saisi parfaitement
32208' le sens. Giggeius a bien
32209expliqué ce mot
32210, qu'U
32211traduit ainsi 1
32212, kno
32213inter-
32214dictât
32215, qui fortunatus tssc requit
32216,
32217d’après l’auteur du Kamous
32218,
32219qui dit ‘
32220«
32221Sj.vZ
32222» un homme malheureux
32223, à qui rien ne réussit heureusement. Cette signification
32224» est aussi celle du mot Ôj.
32225,
32226prononcé hodi par un dhamma [0. »
32227<7 t>
32228Voyeq_, sur cette expression *JJt <Ll., ce que j’ai dit ci-devant note <6a>.
32229<72> Je joins ici la définition des parties similaires et instrumentaires
32230,
32231telle
32232que la donne Avicenne
32233; et j’emprunte
32234la traduction de Plempius
32235:
32236Parles alite sunt simplices, alite compost tir.
32237Simplices sunt
32238, quarum quameunque exiguam
32239, sentibilem tamen
32240, portiunculam
32241acceperis , ta
32242totius
32243et nomen
32244et defnitionem
32245sibi
32246vindicat
32247: exemple
32248sent can
32249partesque tjus ;
32250et os ac partes ossis ; item nervus hujusqut particules , atque id
32251genus alite ; quam ob causam dictée partes vocari soient CONSIMl LIS.
32252Composites sunt
32253, quarum quameunque particulam sumpseris, illi totius nique
32254nomen , neque defnitio potest accommodari
32255,
32256uti est manus etfades; neque tnim
32257faciei
32258vel rnanis particula nominefaciei vel manus insigniri potest, vocanturqut
32259hte partes INSTRUmentariæ , eb quia organa sunt atque instrumenta quibuJ
32260anima utitur ad motus suos et actiones rite plen 'eque eliciendas.
32261<73> Le mot oo.L doit être
32262lu JLS.L
32263;
32264car jo-JI
32265est du genre masculin.
32266Dans le manuscrit ,
32267la première lettre est sans points diacritiques.
32268<74> On
32269lit, dans les deux éditions du texte,
32270titf’jO*-)
32271; mais
32272il faut
32273l,re >
32274avec le manuscrit, (jcjjujjJI.
32275<7J>
32276Il ny a aucun doute que fad ne signifie le sternum, comme Ton peut
32277s’en assurer en lisant dans Avicenne la description de cet 05 situé i U partie
32278moyenne et antérieure de
32279la poitrine.
32280Il faut seulement observer que, dans
322811 édition Arabe des œuvres d’Avicenne, ce mot est écrit J~> au lieu de
32282•
32283</'
322841 Le mot jj est expliqué dans les Dictionnaires de Giggeius
32285et de
32286Castell
32287h de plusieurs manières , toutes peu satisfaisantes. L’auteur du KamouS
32288Digitized by Goo;
p. 280
32289RELATION DE l’ÉGTPTE.
322902 J
322911
32292dit * : « Zirr est un petit os placé sous le coeur, et qui lui sert d’appui [•]. » Je
32293ne vois ce mot ni dans l’anatomie du coeur donnée par Avicenne
32294L
32295, ni dans
32296la traduction Arabe du Traité de Galien de usu partium
32297traité où se trouve
32298la description de ce viscère d
32299. Mais,
32300si l’on
32301réfléchit que le mot jj signifie
32302proprement un bouton d'habit
32303,
32304on demeurera convaincu que ce mot, appliqué
32305au cœur, ne peut désigner que sa partie inférieure, que l’on appelle la pointe
32306du cœur, mais qui est plutôt arrondie que pointue. M. White a traduit en ce
32307sens , txtrcmitatemque cordis.
32308Galien , dans sonT raité de anatom. administrai. *, décrit en détail le cartilage
32309qu’il appelle l'os du cœur, parce que , chez les grands animaux comme l’éléphant
32310,
32311cette partie du coeur est ossifiée; et il remarque qu’avant lui personne n'avoit
32312fait attention à cette particularité, ni observé l’usage de ce cartilage.
32313«
32314L’oreillette droite ,
32315dit M. Sabatier , communique avec son ventricule
32316» par une large ouverture bordée d’une espèce de zone blanchâtre, que l’on
32317» a regardée comme un des tendons du cœur
32318, parce que ses fibres
32319, quoique
32320» charnues, y paraissent plus rapprochées que par-tout ailleurs. Cette ou-
32321ïs verture est le lieu où l’on rencontre quelquefois des concrétions osseuses ou
32322» pierreuses assez étendues, non-seulement chez les animaux ,
32323mais encore
32324» chez l’homme. »
32325Je ne pense pas que le mot Arabe jj doive s’entendre de ce tendon.
32326<77> Le mot
32327signifie proprement rendre crépu , crêper,
32328boucler. II me
32329semble que ce mot, appliqué à
32330la région des côtes , doit signifier l’élévation
32331et l’abaissement successifs produits dans
32332les parties latérales de
32333la poitrine
32334par la saillie des côtes et l’enfoncement des muscles qui les unissent. Quant
32335au mot
32336lyjt
32337, je pense qu’il ne peut signifier que la courbure oblique des côtes.
32338L’auteur du Kamous explique
32339les mots jjJ et tsyJI par
32340,
32341être tortu
32342;
32343il
32344explique aussi ,_s^L et ^jJI par <_>J>sùl , se pencher, se tourner vers quelque chose,
32345<787 « La surface extérieure du ventre , dit Avicenne ,
32346c’est la peau
32347: au-
32348» dessous est le premier tégument
32349( ou membrane adipeuse ). Ces deux parties
32350» s’appellent en commun
32351: ensuite sont les muscles
32352, puis le péritoine,
32353» puis l'épiploon
32354, et enfin les intestins [*]. »
32355JhSjJI ^ J[>.
32356JjVI LaJI
32357Iis
32358LIVRE I-
32359CHAPI1HB
32360IV.
32361*
32362.1tan.
32363Ar. Jt
32364S. G. a* /y/.
32365% Avie. Op. Ar.
32366t. S, p. on.
32367• Man. Ar.Jt la
32368Bit/,
32369impermit ,
32370».* fJS.
32371* Gai. Jt ata
32372part.
32373I. V! , e. J p
32374tn
32375Op.
32376Hipp.
32377tt
32378Gai.
32379tam.
32380IV,
32381p. 422.
32382• LU. vu
32383, e. ta.
32384in Op.
32385Hipp.
32386tt
32387Gal.t.lV,p.ijp.
32388Trait/ eempltt
32389J.terni.
32390ttm. U
32391,
32392p. il/.
32393Àrk. Op. Ar.
32394< > r- S97-
32395Digitized by Google
p. 281
32396LIVRE
32397I."
32398CHAPITRE
32399IV.
32400* A'ic. Op. Ar.
32401• ï.r- '>
32402Alun. Ar. At la
32403Bibl.
32404impfriait
32405,
32406»' Hÿ3.
32407' AUolUt. /fin.
32408Ægy-pt. crmptnJ.
32409in appt»J.
32410Dfsf».
32411ÇSWtf'M*
32412Avit. Optr. Ar.
32413F- $*7-
32414JM. 1. 1, p. 33.
32415Ai»
32416At) Un
32417Tsina Can. mtj.
32418tum. /, p. pi.
32419JM.
32420ton. //,
32421F- '9il A*U. Op.
32422Ar.
32423t. / , p. 30p
32424.
324252JZ
32426'RELATION DE
32427l’ÉGYPTE.
32428<79>
32429Tci et un peu plu» loin
32430j’ai traduit
32431le mot
32432par tendons,
32433et non
32434par nerfs, pour m’exprimer d’une manière plus exacte. Dans Avicenne*
32435,
32436signifie les nerfs, et
32437jJj
32438les tendons.
32439<8o> Je
32440rapporte
32441les
32442aflîxes des mots U_yy
32443et IjtlJùj! aux
32444tendons a
32445aux muscles du ventre
32446. M. White, en
32447tiaduisant ijus mm
32448lensionem et elcvationem
32449, a rapporté ces pronoms au ventre lui- même; ce qui
32450semble
32451plus naturel
32452: mats
32453je
32454n’ai pas cru devoir l’imiter, parce que, dans
32455l’usage ordinaire
32456,
32457le mot
32458est du
32459genre
32460masculin. Je dois
32461cependant
32462avouer que , selon Djewltari , on le fait quelquefois féminin.
32463<8 > Les mots
32464ont été rendus ainsi par Pococle, et venu
32465et rami emu!sentes. M. White * a traduit , et venets duas umbdicares, et vasa vent
32466émutsentis ;
32467et M. Wahl b
32468, avec la veine ombilicale
32469et
32470les veines crurales
32471[].
32472Toutes ces
32473traductions sont hasardées;
32474et dans les deux dernières,
32475le mot
32476^JL. reçoit, dans une même ligne, deux interprétations fort différentes.
32477Nos
32478dictionnaires offrent,
32479il
32480est
32481vrai,
32482plusieurs
32483interprétations du mot
32484oJL». et au duel
32485. En examinant divers passages d’Avicenne ou ces
32486mots se rencontrent,
32487il ne peut
32488rester aucun doute que <jUU nt
32489s’8n'^e
32490quelquefois
32491les
32492uretères
32493,
32494c’est à-dire,
32495les canaux qui conduisent lutine des
32496reins dans
32497la vessie. Voici comment Avicenne s’exprime dans la descnpuon
32498des reins
32499: « Dans l’intérieur de chacun des reins est une cavité où se dépose
32500ss la substance aqueuse apportée par
32501l'artère lmu/gente gllül > qui ést courte:
32502» ensuite est extraite de cette cavité, pour être portée à la vessie par
32503I uretere
32504ss vjJlil j
32505, l’eau
32506, qui se sépare peu-à-peu , à mesure que le rein purifie cette
32507» substance aqueuse du
32508reste de
32509la substance sanguine qui y étott mêlée. »
32510Plempius a effectivement traduit ce mot Arabe par uretère dans les deux pas-
32511sages suivans. Le premier est celui où Avicenne décrit les veines qui naissent
32512de la veine cave inférieure
32513, après sa bifurcation ou division en deux branches,
32514qui sont les veines iliaques primitives
32515: Décimas
32516,
32517dit- il, ex ureteris régions ex tria
32518secus ad ilia ascendens.
32519I.e second passage se trouve dans
32520la description
32521médicament simple nommé
32522Jj. Hthargyrus; Plempius le traduit ainsi
32523: Est
32524léthale medicamentum , urinant sistens
32525,
32526v. ntrem
32527et ureteres infans ac disr< miens.
32528Mais, quoique cette signification des mots
32529et jM** s0 ‘ l ^ors
32530doute
32531,
32532je
32533crois cependant qu’ils se prennent aussi pour les aines, ou cette
32534t'j
32535Sair.t (<> juta- U8>
32536Digitized by Goog
p. 282
32537RELATION DE
32538l’ÉCYPTE.
325392 J 3
32540partie où se
32541fait le jeu de la cuisse sur le bassin , et qui est aux extrémités in*
32542férieutes ce qu'est
32543l'aisselle aux extrémités supérieures. Ce
32544n’est qu'en ce
32545sens, ce me semble, qu'on peut entendre ce mot dans un passage d'Avicenne
32546où
32547il prescrit la manière de traiter les plaies faites au ventre. Après avoir dé-
32548taille les procédés qu’on doit suivre dans la suture du ventre,
32549il recommande
32550de bander fermement la plaie, de tremper une bande de laine dans de l’huile
32551médiocrement chaude , et d’en envelopper les deux tiisse/lei el les deux aines
32552ejcJUij u^JuV! J*. t>Ajj
32553. Les traducteurs d’Avicenne ont conservé dans leur
32554traduction barbare les deux mots atabathein et albalebetein
32555,
32556qu’ils n’ont pas
32557entendus. Mais une circonstance qui met hors de doute le sens que je donne
32558dans ce passage d’Avicenne au mot (jUl*.
32559, c’est que ce médecin ne
32560fait en
32561cet endroit que copier Galien, comme
32562il en avertit lui-même. Et effective-
32563ment, je retrouve tout ce chapitre d’Avicenne dans
32564le traité de Galien, in-
32565titulé Methodus medertdi
32566,
32567liv. VI
32568, chap. 4 , où cet écrivain s’exprime ainsi:
32569Deligatio verà exlrinsecùs
32570vel pracipu'e in bis necessaria
32571est. Quartes verb cura-
32572tionis in bis pars non paulb ab aliis dissidet : siquidem quod
32573inter INGUINA
32574et axillas
32575est, id totum molli lanâ ex oleo médiocrités calido imbutn circumdart
32576oportet [•]. Dans
32577la
32578traduction Latine imprimée, au lieu de
32579inter inguina
32580et
32581axillas
32582,
32583on
32584lit inter bubones et axillas ; mais c’est une faute grossière, occa-
32585sionnée par l’équivoque du mot Grec
32586/3 kj
32587C
32588ùr
32589,
32590qui peut également signifier
32591inguen et bubo. Dans
32592le même
32593traité de Galien
32594, on trouve cet autre passage
32595où
32596fe
32597traducteur
32598n'a pas commis
32599la même
32600faute
32601: Quidam
32602in
32603iis
32604qtet
32605in
32606axillis et INGUINIBUS suppurant,
32607in myrtei foliiformam semper cxtùdi cutem
32608jubent
32609[»].
32610Si
32611l'on doutoit que
32612le mot
32613fituCàe eût ce sens,
32614il suffirait, pour
32615s’en convaincre, de parcourir les chap. 107
32616et suiv. du Traité de Galien de
32617fasciis.
32618Aussi
32619Foèsius
32620dit-il
32621:
32622BooCàr
32623Hippocrati
32624quandoque
32625tNGVEN
32626signi-
32627fcat.
32628J’ai voulu vérifier comment le mot /inCàr avoit été rendu par Honaiii
32629ben-lshak dans la traduction Arabe du Traité de Galien de usu partium
32630;
32631et
32632,
32633dans deux passages que
32634j’ai comparés du
32635livre xvt
32636,
32637chap.
3263810
32639et
3264011,
32641j’ai
32642trouvé que le traducteur avoit employé le mot (jçcojYt [j].
32643[•} H’ /’ «£<.’?!»
32644inéline în /»
32645*. jxÔAMr
32646t-n Tou/an aticLjeaja
32647'
326487»
32649jj
32650Jli TiTueT,*
32651' fl rie
32652àiÇÿLXUae
32653V
32654ITT/
32655TO*
32656OLfS-Ut
32657i raju yb%r
32658nuuiieue,
32659léser amxèr liv.rmç,
32660«Acr
32661tr xoaAu
32662xete-
32663rajjZx.tii
32664ts auib £
32665i/ (IxCmeat n
32666i. ua^erèa.
32667[»] Tirtf J’ itï ruit xeim fjueo^xrr
32668*. Ce-
32669Cma 9. eextt, nee/nn , an uxivvn eeopm.ettlxç
326701*71 Luen 7* Jiiua-nc.
32671[ jJ Ce mot eut ponctué ainsi auJet. JyS.
32672I A St
32673I."
32674casriTiE
32675iv.
32676A y ic.
32677Op. Ar,
32678t, U , p. ifJ»
32679Aric. Op. t
32680fl
32681,
32682Vemet.
326831^64
32684.
32685/*.
326864i>
32687Oper. Hipp. et
32688Cal. t. X , p 14e.
32689Cal. JfetÂ, meJ.
32690/.
32691.VJ// ,
32692e. j
32693, in
32694Op. Wfp. et Cal.
32695t. X , p.
32696fi/,/,
32697tem. XII
32698,
32699P 497.
32700t'aet.
32701<Eien.
32702Htpp. p. 78.
32703I» Op. Htpp. et
32704Cat.
32705t. iV, p, 6ps
32706•< *yi
32707Ifan. Ar. tfe fa
32708BHt.
32709itpp/ri.ile
32710,
32711»* yW, Jal. 2i'p
32712rettd tt -JJ rt. te.
32713\
32714A
327151
32716i
32717Digitized by Google
p. 283
32718LIVRE |."
32719CHAPITRE
32720IV,
32721* Lez.
32722keptagl.
32723tfif. u9.
32724* Ibid. col, sAoa.
32725Albucas. de Cki-
32726rurg. Ar. et Lot,
32727p. tyt.
32728A\ic.
32729Op. Ar.
32730h. /•
32731!HJ. f. 44.
32732Ci-dtidnt p, zj2.
32733' Lit. V, t. J
32734,
32735rit
32736Op. Hipp. et Col.
32737t. /!', p. 40t.
32738Afctn. Ar. de ht
32739Bibl.
32740rmp/riale
32741,
32742» •’ ptS .
32743Jvl. 94
32744recto. Sf
32745rects,
32746fo reeto.
32747F't'J'-
32748254
32749relation de
32750l’égypte.
32751Le mot
32752ou, comme on le lit ailleurs, ïù,!
32753b
32754, a donc le même sens que
32755vJU
32756; et ce qui le prouve, c’est que le passage de Galien que j'ai cité con-
32757cernant
32758la manière de conduire et de
32759traiter
32760les
32761plaies du bas
32762ventre , est
32763rapporté
32764aussi par Albucasis
32765,
32766ou
32767plutôt Abou’llusis,
32768dans son Traité de
32769chirurgie ,
32770et que les mots tun^u fiouCàreit 71
32771iflj
32772y sont rendus par
32773Mf,
32774(JH
32775Jy»
32776. Cet auteur emploie toujours
32777le mot
32778»ujl
32779pour l’aine. Je crois aussi que c'est de la même manière qu’on doit expliquer
32780le mot (jLil» dans un
32781autre
32782passage d’Avicenne
32783,
32784où
32785il
32786dit
32787que «
32788les
32789» symptômes auxquels on connoit que
32790la
32791crise d'une maladie doit se faire
32792» par métastase aux parties
32793inférieures du corps, ce sont des douleurs qui
32794» surviennent au bas du corps, avec inflammation et gonflement, des aines
32795» et des hanches
32796er-JUl ^ ^liuilj cjUJI £». » Un peu plus haut ,
32797il
32798avoit compté le gonflement des aines
32799,
32800ipJUi j-liuil
32801, au nombre des symptômes
32802qui indiquent que l’humeur veut prendre sa
32803sortie par les déjections excré-
32804mentielles. Je pense même que c’est ainsi qu’on doit entendre les mots i_Jl»
32805et (jUl» dans
32806les deux endroits
32807cités précédemment
32808, où Plempius
32809les a
32810rendus par uretères
32811,
32812mais à tort.
32813Cette signification me paraît suffisamment
32814établie pour
32815justifier la ma-
32816nière dont j’ai traduit ce passage d’Abd-allatif.
32817J'ajouterai qu’ayant consulté
32818la version Arabe du Traité de Galien dt usu
32819partium
32820, pour voir de quel terme
32821le
32822traducteur s’étoit
32823servi pour rendre
32824le
32825grec
32826oi «lipnripiç
32827,
32828j'ai trouvé qu’il 11’avoit point employé le mot uM^> ma‘s
32829J_j^'
32830cSjbé
32831, c’est-à-dire , littéralement
32832,
32833les conduits de l’urine.
32834Les Arabes ont donc employé les deux mots qUU et
32835> ou
32836pour traduire le mot Grec QouCunc, les aines. Ces deux mots Araires ne pa-
32837raissent pas cependant avoir été regardés comme parfaitement synonymes
32838;
32839car, dans le Thésaurus Arabico-Syro-Latinus de Thomas a Nmaria, je trouve
32840Femora , lumbi
32841(js-JÜ
32842Glandulœfemoris
328431A .
32844-» ’«!
32845ybuipYl
32846Je sais que la traduction Latine de cet ouvrage ne mérite pas de confiance
32847.
32848mats
32849il y a néanmoins lieu de croire qu’Elias Barsinacus, auteur de ce voca-
32850bulaire
32851, faisoit quelque différence entre les deux mots Arabes dont il s'agit.
32852Dans
328531 errata , on a substitué duo inguina à glandulce femoris.
32854Je ne puis m’empêcher de propose" ici une conjecture. Les mots jA-dO* f
32855Digitized by Goog
p. 284
32856’ relation de
32857l’égypte.
32858255
32859et lA.
32860ne seraient - ils point
32861passés chez
32862les médecins Arabes
32863,
32864et
32865n’auroienl-ils pas formé le mot
32866üjLijt
32867! ne pourroit-on pas même supposer
32868que
32869**ijl n’est qu’une corruption postérieure provenue de l'équivoque des
32870lettres Arabes , et que
32871l'usage a
32872ensuite consacrée
32873!
32874Cette supposition me
32875paroît assez vraisemblable
32876,
32877et
32878il y en a des exemples.
32879<8x>
32880J’ai
32881traduit
32882j.jo par Us artères
32883et Us veines inguinales. Dans
32884divers traités de médecine, le mot
32885comprend tous les canaux sanguins ,
32886c'est-à-dire, les artères et les veines. Pour les distinguer, on appelle les artères
32887cjjlj-J!
32888I
32889, Us veines qui ont une pulsation ; et les veines proprement dites
32890sont nommées
32891, Us veines qui n’ont point de pulsation. C'est
32892ainsi que s’exprime
328931 lorrain brn-Ishak, dans sa traduction du Traité de Ga-
32894lien de usu partium.
32895Il
32896s’agit
32897ici des artères et des veines nommées crurales.
32898La pulsation de l'artère crurale se fait sentir dans l’aine.
32899<8j> tdy signifie proprement la partie des os du bassin ou du grand os
32900innommé à laquelle
32901appartient la
32902cavité cotyloïde, où
32903s’articule la
32904tête du
32905fémur. Voye^ Avicenne , dans la description dts os du pubis iüljJI pUsc
32906.
32907<84> Je
32908crois que par la
32909séparation de l'omoplate Abd - aliatif entend
32910la
32911division de l’omoplate d’avec la clavicule, c’est-à-dire, l'endroit où la clavi-
32912cule s’articule avec l’apophyse de l’omoplate, nommée acromium ou acromion.
32913Ce qui
32914suit
32915signifie
32916à
32917la
32918lettre ,
32919et son
32920articulation avec U bras
32921, puis avec
32922l'avant- bras ;
32923et Pococke a rendu littéralement,
32924Similiter etiam rcperias
32925scapuhe commissuras , ejusqut cum brachio conjunctionem , dein cum lacerto : mais
32926il est clair que, pour donner un sens raisonnable à ce passage, il faut suppléer
32927une ellipse , et traduire comme je l’ai fait
32928: « l’articulation de l'omoplate avec
32929» le bras
32930,
32931puis
32932celle du
32933bras avec
32934l’avant-bras. » M. Wahl
32935a
32936traduit de
32937même CO- La traduction deM. White manque ici d'exactitude.
32938Au
32939lieu de jJL«jI
32940,
32941il
32942faut
32943lire IjJLljI
32944;
32945le pronom
32946afïïxe devant
32947être
32948féminin, puisqu’il se rapporte à
32949, qui est de ce genre. Dans le manus-
32950crit, cette faute a été corrigée en interligne, et, à ce que je crois, par
32951la
32952main même de laquelle est
32953le manuscrit.
32954<85>
32955J'ai rendu ceci littéralement. M. White a traduit, separatlonem autem
3295610 eu Ztemunj
32957ter Gdjutfrr
32958imt iSu
32959SJctfsupfiirs mit trm #trra
32960tf'Tot $imçi.é<Titm mit t.ra
32961«atfra ïim.
32962LIS RE
32963I.»
32964cttAVims
32965IV..
32966Alan. Ar. Jt /
32967m
32968Bill,
32969impériale
32970,
32971m.’ yff.
32972Axic. Cp. Ar.
32973>i.ri7.
32974Alcfet/ar. Htet.
32975Ægxpt. eampettJ.
32976in append.
p. 285
32977LIVRE
32978I/*
32979CHAPITRE
32980IV.
32981• AbJi’Hur. Hist.
32982Agpft. comp*"J.
3298310 HpptttJ.
32984*
32985iMfittaf. Tfttfw
32986<É$9Ft P*ei-
32987Atic. Op.
32988Ar.
32989t. /,/. fi.
32990Abu
32991Atf
32992il"-
32993Tmut (an. meA.
32994l
32995>. T- 7‘-
32996Trait/ comptai
32997A’anat.
32998J.'
32999/Ait.
33000t. ///,
33001/. ijf a
33002•ir
33003256
33004relation de
33005l’égypte.
33006nervorum per brachium manumque extensorum
33007; et Pococke
33008*
33009,
33010etfbrat tenditrai»
33011cubiti. La traduction de M. W ahl
33012h porte [•] , la courbure de la corde de l'avant-
33013bras.
33014Il ne peut y avoir aucun doute sur
33015la veine
33016à
33017laquelle
33018appartient
33019le
33020nom de corde de l'avant-bras. Cette veine est l'une des trois grosses brandies
33021que produit
33022la veine céphalique,
33023iorsqu’après avoir parcouru la partie anté-
33024rieure du bras
33025,
33026elle est arrivée
33027il la partie inférieure de l'humérus et au voisi-
33028nage de son condyle externe. Avicenne se sert
33029, pour désigner cette veine
33030nommée par nos anatomistes radiale externe, de la dénomination employé*
33031par Abd-allalif. Je vais citer le passage d’Avicenne, suivant la traduction de
33032Plempius:
33033Vma scaputaris, quæ ccphalica est , simul atque humero ex adverse opponitur,
33034propafines
33035varias
33036tffundit
33037in cutem
33038extentamque musculorum
33039rigtoncm. Cùm
33040autem ad superiorem brachii articulum proxime appuient
33041, triparttl'o tecta remuai
33042unurn
33043, qui BRA CH11 FUHICULUS dicilur, in eminentem suptnoris brachii ossis
33044seu radii sedem projicit;
33045inde extrorsùm déclinons versiis gibbam infrions tssis
33046brachiipartum , spargitse in inferiorem et extemam brachialis regionem. Aliénait
33047in cubitoflexum detorquet
33048, qui manifeste in brachio conspicuus cum rama axillaeis
33049coitionem facit , Jitque istorum concursu vena qua nigra seu mediana apptllatur.
33050Terlium
33051intrè retondit
33052, qui abditus
33053inibi se etiam axillaris eamo complicatet
33054inscrit.
33055“ La
33056veine céphalique,
33057dit M. Sabatier
33058descend obliquement de
33059» derrière en devant
33060, jusqu’au-dessous du bord inférieur du tendon du grand
33061« pectoral
33062: parvenue it cet endroit, elle devient extérieureet se jiorteau dessous
33063» des tégumens
33064Cette veine glisse le long de
33065la partie antérieure du
33066» bras , en s’approchant de son bord externe et antérieur. Dans ce trajet, elle
33067» donne un assez grand nombre de veines cutanées..
33068•
33069» Lorsque
33070la céphalique
33071est arrivée
33072à
33073la
33074partie
33075inférieure
33076de l’humerus
33077»et au voisinage de son condyle externe,
33078elle se sépare en
33079trois grosses
33080» branches
33081: une qui descend obliquement vers la partie supérieure et ante-
33082» rieure de l’avant-bras, sous le nom de
33083veine médiane céphalique; et deux
33084* autr« qui descendent le long de son bord radial
33085, l’une en dedans et faune
33086» en dehors , sous ceux de veine radiale interne et externe. U médiane cépha-
33087» lique rencontre bientôt une veine semblable fournie par
33088la bastüque; U
33089[•)
33090M. Wahl explique cela eu noie par
330911
33092rtrttf numus.
33093*
33094» radial*
33095Digitized by GoogJ
p. 286
33096RELATION DE l’ÉGYPTE.
33097257
33098» radiale interne se perd en rameaux cutanés sur la face antérieure de l’avant-
33099» bras, jusqu’au voisinage du poignet; et
33100la radiale externe se continue sur
33101» la face externe de cette partie, non sans y répandre quelques ramifications ;
33102» elle s'avance ensuite sur
33103la face convexe et
33104le long du bord
33105radial de la
33106» main , et se porte dans l’intervalle du premier
33107et du second os du méta-
33108» carpe, où on l’appelle céphalique du pouce. »
33109<86> « pjt=> , dit l’auteur du Kamous
33110,
33111est Xextrémité de celui des os de l'avant-
33112s» bras qui est du cité du pouce. On la nomme aussi £ If
33113; ou bien l’on entend
33114» par ces deux mots Us
33115extrémités des deux os de l'avant-bras vers U carpe;
33116» ou bien encore on appelle
33117Xextrémité de celui qui est du côté du pouce,
33118» et pY Xextrémité de celui qui est du côté du doigt auriculaire, à laquelle ap-
33119» partient le nom de py-Je*
33120. De ces deux extrémités , celle qu'on nomme
33121» pf est la plus cachée et la plus effacée par les chairs ; ce que l’on exprime
33122» par le mot
33123, qui s'emploie pour faire entendre la manière d’étre d’un
33124» os qpi n’a point de protubérance sensible [ 1 ]. »
33125« Nous pouvons,
33126dit M. Bottmttn, observer trois faces et trois angles au
33127» corps du cubitus .... Ces trois angles et ces trois faces se confondent in-
33128« férieurement pour former le col du cubitus, au-dessous duquel se présente
33129» une éminence en forme de tète
33130, qui offre postérieurement une épine.
33131.
33132.
33133.
33134» L’extrémité
33135inférieure
33136( du radius)
33137offre une large face articulaire,
33138» propre à la connexion de cet os avec la main .... Du côté externe (de la
33139» cavité glénoïdale), existe une éminence appelée l'épine du radius. »
33140Ces deux éminences pourroient être nommées Us malléoles ou chevilles de ta
33141main : elles sont plus ou moins sensibles , suivant les mouvemens que la main
33142exécute sur l’avant-bras, a En faisant exécuter au carpe les divers mouvemens
33143» que lui permet l’énarthrosè sur la cavité glénoïdale du radius, nous verrons
33144» que, si nous portons le poignet du côté interne ,
33145il y aura une convexité au
33146» côté externe
33147, qui offrira deux éminences , l'une formée par l’épine du cu-
33148» bitus, l’autre par l’os cunéiforme
33149( l’un des os du carpe
33150)
33151: alors l’éminence
33152» née de la grosse extrémité du radius disparaîtra. Le contraire arrivera ,
33153si
33154(JtJI
33155.. £jO
33156[i]
33157jk>
33158jl
33159tSôil
33160cJjh*
33161^I^jYI dt tSûJI
33162lv»U»l
33163py—ySO!
33164jiir jJûJ
33165yt çjoJlj •xj)
33166J
331671
33168Kk
33169LIVRE L"
33170CHAPITRE IV.
33171Mait. Ar. Ai
33172r. ç. ».* iff.
33173Court J’anat»
33174i l'aso^r Jet art»
33175P JS*
33176IM. f.
33177WJ. f. et.
p. 287
33178t
33179j
33180«
33181I
33182l
33183I
33184258
33185relation de
33186l’égypte.
331871
331881
331891
33190.i-
33191» nous fléchissons
33192la main vers
33193la partie externe ,
33194c'est-à-dire que la grosse
33195L,v B£
33196*•’’
33197» extrémité du radius se prononcera fortement avec
33198le concours de l’os ni.
33199(MAiinc IV.
33200.
33201,
33202,,
33203,
33204,
33205.
33206,
33207.
33208» vrcularre,
33209ou scaphoïde,
33210le plus interne de
33211la première rangée des os du
33212» carj>e, et que l'épine du cubitus et l’os cunéiforme cesseront de s’exprimer. »
33213l/ es t donc Kextrémité inférieure du cubitus
33214, jlf ou py-J’Vépine du radius.
33215<87)
33216L’épine du coude est l’olécrane;
33217et
33218les deux protubérances qui format
33219l'articulation de l'avant-bras sur h bras, sont les deux condyles de l'humérus.
33220r«.r, j„,.r
33221« La partie de l'humérus qui s’aplatit
33222,
33223offre deux faces un peu convexes
33224» dans
33225leur milieu ,
33226et terminées sur leurs
33227côtés par des bords trandlans,
33228» connus sous le nom rfépines. Ces épines
33229, qui sont distinguées en internes et
33230» externes
33231,
33232finissent par deujt éminences latérales observées à l'extrémité infé-
33233» rieure et nommées condyles: l'une d’elles, placée au côté interne, saillante,
33234» inégale dans sa surface,
33235est située un peu en arrière
33236;
33237l'autre est externe,
33238» plus grosse, moins saillante que l'interne ,
33239et un peu plus en devant.
33240» Lextrémité supérieure du cubitus est très-grosse;
33241elle offre antérieure-
33242» ment une petite apophyse nommée coronoide , et postérieurement une tuié-
33243» rosité qui fait une saillie considérable en arrière
33244connue sous le nom
33245» déolécrane. L’avant-bras est mu sur le bras, ou le bras sur l'avant-bras, de
33246» deux manières
33247:
33248il est fléchi ou étendu. Dans la flexion
33249, l’avant-bras forme
33250» un angle avec le bras; l'apophyse olécrane en fait le coude. »
33251On lit, dans les deux éditions du texte, ,*«!-. H J -s. Jj( .; ceque.Vf. V/hiie
33252a omis dans sa traduction. M. Wahl
33253, que le mot -jj# a sans doute embarrassé
33254,
33255a traduit, l'écoulement tant externe qu'intime de la jointure du bras avec l’avant-
33256bras [i], sans qu’on voie trop ce qu’il a entendu par 3 bflufT, écoulement. Po-
33257cocke a traduit conjunctiones bracbii cum
33258lacerto ; ce qui ne permet pas de
33259juger comment
33260il a lu le texte. Le manuscrit paroît bien offrir le mot tsjv
33261>
33262mais je tiens pour sûr qu’il faut lire^ ,
33263les deux éminences ou tubérosités.
33264Abd-allatif, qui fait remarquer celles que forme l’articulation du carpe avec
33265le cubitus et le radius,
33266n’a pas dû négliger de faire mention de l’olécrane et
33267des condyles
33268, qui marquent celle de l’humérus avec l’avant-bras.
33269' 88
33270Le tex,e porte r'J-Wj or^l «Jr\>
33271; ce
33272flue
33273,e remarcIue ’ pour
33274prouver que dans ces descriptions Jl*, ne signifie pas peindre, et confirmer
33275ce que j’ai dit dans la note <40 de ce chapitre.
33276CO e«ml t« d.fra,
33277U,s
33278îuituf
33279e„
33280Xm.
33281f.ji.
33282nu, p. J4
33283.
332842èU. p. tyS,
33285HWillAf. OceIîç.
3328629*.
33287!°8le
33288Digitized by Gi
p. 288
33289RELATION DE
33290l’ÉGYPTE.
33291'
332922J9
33293<89>
33294Voye
33295sur
33296le
33297sens que je donne au mot
33298,
33299la note <67) de ce
33300chapitre, et la note <)9> du chapitre II , page Sy.
33301<90> Pococke nous donne les dimensions des briques crues dont est cons-
33302truite
33303la pyramide de Dahschour.
33304Parmi
33305ces
33306briques
33307,
33308les
33309unes ont
333101 ;
33311pouces i de long sur 6
33312de large et 4 d’épaisseur; les autres,
333131 5 pouces de
33314long sur 7 de
33315large et 4 { d’épaisseur. Ce voyageur ajoute qu’on appelle
33316ces
33317briques
33318ktoubt
33319cl - menschi'eh
33320, c’est-à-dire
33321,
33322briques de Menschiéh , du
33323nom d’un village voisin nommé Menschi'eh- Daschour
33324,
33325ou plutôt Dahschour.
33326Ktoubt est une faute;
33327il failoit écrire toube
33328,
33329i_>ji>
33330.
33331Il faut se souvenir que le
33332pied Anglois, employé par Pococke,
33333est au pied de roi à-peu-près comme
333341 j à
3333516. Voye^, sur l’usage des briques chez les Égyptiens, M. Quatremère
33336de Quincy, De l’état de l'architecture Égyptienne, pag, 64 et suiv. Suivant
33337M. Girard
33338,
33339les briques conservées dans plusieurs monumens antiques en
33340Égypte ont
33341des dimensions
33342plus
33343considérables que celles qu’on fabrique
33344aujourd’hui dans ce pays.
33345<90
33346II semble qu'Abd-allatif veuille parler ici des briques employées à la
33347construction de ^yto-iou Ctèsiphon
33348, et aux monumens bâtis sous la dynastie
33349des Sassanides, sur lesquels
33350il faut consulter le Voyage d'Edward Ives. Ce-
33351pendant le voyageur que je cite ici, dans la description détaillée qu'il offre
33352de
33353l’arc de Chosroès
33354,
33355Tauh Kcsstra jij—
33356ne donne aux briques dont
33357ce monument
33358est construit, qu'un
33359pied carré
33360et
33361j pouces depaisseur
33362[•].
33363M. Niebuhr donne aussi la même dimension aux briques des ruines qu’on
33364voit près de Hellèh.
33365Peut-être en existe-t-il, ou du moins en voyoit-on du
33366temps d'Abd-allatif, dont les dimensions étoient du double de celles qui ont
33367été observées par Ed. Ives et M. Niebuhr.
33368<91) M. White a imprimé dans les deux éditions JL^îU gpcJlj, et le ma-
33369nuscrit ne porte pas autrement; mais je suis certain
33370qu’il y a un point omis
33371sur
33372le £
33373,
33374et qu’il
33375faut
33376lire JhfîU gptjlj
33377: et en
33378effet
33379,
33380le verbe gju
33381, qui
33382signifie employer tous ses efforts à faire une chose, se construit avec la prépo-
33383sition J.
33384Voyeç ci-devant la note <34> de ce chapitre, page 224.
33385<93> M. White observe avec beaucoup de vraisemblance qu’Abd-allatif
33386[
333871 ] Port ofthe rooftfthit nom Ufallen in
33388tfate imfaj thiik.
33389the refaitfabrie it fri/l of faith a fort tyu.trt aitel
33390,
33391Kkj
33392LIVRE I.-
33393ÇU A PITRE IV,
33394A Dtttr. tf the
33395faut , 1. 1, t Si.
33396MM. sur IÊf.
33397t.iii.r. h.
33398A Veyngtfrem
33399i'rtflami
33400t,<
33401fer-
33402JitA.f. i£ÿ, nott.
33403Voyetfttn Ar,fa-
33404itf j t. Il, f. J/J,
33405Hier Jtsanim,
33406A'ArttU'tt
33407,
33408/. !t
33409,
33410t. I.y. te.U.d'
33411Al, Camm.
33412I
33413Digitized by Google
p. 289
33414LIVRE
33415|."
33416CHAPITRE
33417IV.
33418VfetaBât. CVsfw-
33419Hht.
33420é£&pt. rompe k,/.
33421îm appeu J.
33422* Amc. Op. Ar.
33423$. / , p. ti.
33424‘ Alu
33425Atj
33426/'ifl*
33427Trima C-am. meJ.
33428t.l.p. 44.
33429Afan. Ar. de A>
33430Bill,
33431impériale ,
33432m* 124^
33433Traité rompltt
33434d'-tuat. drM..\a-
33435iatier, e. /, p. jg
33436et Jy.
33437AyJe. Op. Ar.
33438t./ t p. u.
33439Alu
33440Al}
33441ilm-
33442Tsiua Can. mrd.
33443260
33444RELATION DE
33445l’ÉGYPTE.
33446paroît avoir eu en vue le passage suivant d'Aristote [•]
33447: « L’homme, après
33448i> avoir pris sa croissance, a
33449le haut du corps moindre que le bas
33450:
33451il diffère
33452» en cela des autres animaux qui ont du sang. »
33453<9d> M. White a traduit
33454par cartilagines , et M. Wahl par le pèmi
33455[0d>ienbrmr6|brf ]. Pococke a rendu ce mot par arterias.
33456est
33457le pluriel
33458ou
33459la forme collective , dont le singulier ou nom d'unité est
33460- «
33461: or ce nom
33462est commun aux deux os de la jambe , comme oJj aux deux os de l’avant-bras.
33463L'os qui occupe
33464la
33465partie intérieure de
33466la jambe se nomme djOCJI r.-«H
33467c'est le tibia; celui qui occupe la partie extérieure est nommé cSjà-JI i.-ïl l
33468,
33469c’est le péroné. Voyez , sur cela , Avicenne * et la traduction de Plemp/us \
33470<95>
33471Castell donne k j-yL plusieurs significations
33472qu’il est difficile de re-
33473garder comme appartenant toutes au même mot
33474: mais, selon Djewhari, ce
33475mot signifie seulement l’endroit où se fait sentir un mouvement dans la tête d'un
33476enfant 0] ; et ce lexicographe le rapporte à la racine ^il
33477. C’est ce qu’on nomme
33478la fontanelle dans les enfans. On appelle ainsi un espace membraneux d'une
33479assez grande étendue, et dont la forme est semblable h celle d'une losange;
33480elle se trouve à l’endroit où les deux os pariétaux s’unissent avec le coronal ;
33481les pulsations du cerveau y sont fort sensibles. A mesure que l'enfint croît
33482, la
33483fontanelle se rétrécit peu-k-peu , et disparaît enfin tout-k-firit. Ce n’est guère
33484411 a
334851 age uc ucu* ans qu eue est entièrement ossinee. çyv esr nom.
33486supérieure de la tète vers
33487le devant. C’est aussi
33488le sens qu’exige le passage
33489d’Avicenne où
33490, après avoir décrit
33491le crâne en
33492général, passant à
33493la des-
33494cription des os qui
33495le composent ,
33496il remarque que
33497les os qui forment
33498les
33499parais du crâne, et qui sont le coronal , les deux pariétaux et l’occipital
33500, sont
33501d’une nature plus dure et plus solide que le -yL ou lieu de lafontanelle, et
33502U ajoute que
33503la nature a eu deux raisons de donner moins de dureté k cette
33504partie du crâne
33505: la première, pour que les vapeurs qui s'élèvent du cerveau
33506trouvassent
33507Ik un passage par où elles pussent s’échapper; la seconde, pour
33508que cette portion des os du crâne ne pesât pas trop sur le cerveau. Cette
33509partie est aplanie et déprimée au-dessous de l'occiput, qui sans doute
33510est
33511désigné
33512ici par les mots ^\J\
33513\ , la sommité de la tête
33514,
33515quoique d’ailleurs
33516[1] De?r Jl nti-me i fd, cuifum,
33517~,j! j-,sUl M
33518î*«, ni uu
33519,x
33520. indrla r£r «a™*,. 4
33521^ ^
33522~
33523LjJ|
33524Çun } ccrt itcupuL, nvrorf/W.
33525Digitized by Gooqfl
p. 290
33526Relation de
33527l’égypte.
33528261
33529cette expression puisse être prôe quelquefois moins rigoureusement pour le
33530T‘P
33531‘"'U
33532^ Dam "ne ,eMre de rimam de
33533que
33534j’ai publiée
33535dans ml Crestomathie Arabe, ce prince di, « qu’il a reçu une lettre du mi-
33536» n. tre du
33537ro, de France, e, qu’il
33538l’a élevée
33539et posée sur sa
33540tète; „ et ü
33541emploie, pour exprjtner cette idée,
33542le mot
33543.
33544<9«>
33545II y a dans
33546le manuscrit, comme on le lit dans les deux éditions du
33547texte,
33548U .yij
33549, et le mot
33550est au génitif comme ïjji ; maij ü doh
33551y avoir .et une faute,
33552et U faut certainement
33553lire
33554U iÿj
33555ou bien , *
33556U
33557. J ai
33558suivi cette dernière leçon dans ma traduction. ïyü , n’ayant ni
33559article ni complément, ne peut être admis; au
33560lieu que, dans la leçon que
33561,a. suivie, jü est au génitif, parce qu’il est gouverné, ainsi que
33562L
33563a préposition d [,]. Ajoutons que le nom d’action de U
33564est yf, quel on
33565ouve dans notre auteur un peu plus loin, et que la forme ïÿj paroi, n’étre
33566Point admise
33567: du moins ne se trouve-t-elle pas dans les diclbnnaires.
33568<97>
33569J’ai usé d’une périphrase pour rendre l’idée exprimée par le mot if ut
33570employé
33571ici, en parlant du nez
33572et des deux mâchoires.
33573Pococlte a
33574trachdt
33575tornatu'a nas, ,n conum fomicatum.... rr maxiUarum forma cnica; e. M
33576White
33577Tun Trf^r
33578tmS ’”aManm - U
33579Arabe renferme
33580l’idée’
33581d enr surface ,.sse oupolu, et celle d'uneforme angulaire mousse ou arrondie.
33582<9S> Un ego i/lud dressé, dit Pococfe.
33583Vérin ejus
33584. parce b me
33585interpre-
33586tando détona,
33587,ta se haben,
33588,
33589di. M. White. J'avdis d’abord imaginé que Un
33590pouvoit induire de la manière dont s’exprime ici Abd-alla.if, qu’il avoit cité
33591Atism.e d après
33592le1 texte Grec;
33593et
33594il paroi, que
33595c’a été
33596adssi
33597la pensée de
33598M. White. Cependant le mot Arabe j-JUL ne présente pas absoLen, ce
33599sens , et signifie seulement suivant ma maniéré de Varranger ; et j’ai des raison,
33600de croire que notre auteur n’a pas consulté le texte original d’Aris tote. JT”
33601es, une «pression us.tee dans les lions écrivains Arabes
33602: l’auteur de la BibîC
33603thèque Arabe des philosophe» dit de même Jy
33604U,
33605.
33606Le passage d’Aristote,
33607cité
33608ici par Alid-allatif, se trouve
33609comme
33610I-
33611observé M. W hite, dans
33612le Traité des parties des animaux. San/doute
33613la traduction Arabe , ce traité é.oit joint à VHistoire des animaux C’est L
33614•
33615“ qUC 16
336161 " ,iVfe d“ T'aité d“Parti“
33617°»imaux est cité par Abd-albtif
33618\A> tr-W' &? y*
33619co
33620livre I."
33621CMAPITAG IV.
33622f Chrestam. Ar,
33623’
33624f- 071 . u
33625». tu. f. atj.
33626AUJUt. Mise,
33627e onpinJ,
33628im *Pt**dv
33629Wd,
33630Ar. Hitp.
33631&***•
33632rom.
33633/
33634P
33635AMoitett. Mist.
33636Æ-ftpt. tonpt*J.
33637Pi' 4-
p. 291
33638LIVRE !«"
33639CH AUTRE
33640IV.
33641f/iir. Mtt **<m.
33642J'Artst, tam, /;
33643Dise, sur Anst.
33644p.
336452 <5 2
33646relation de l'égypte.
33647comme
33648le XI.*
33649livre du
33650Traité des animaux. On voit
33651par-là qu’Abd ïllatif
33652regardoit le morceau qui forme le X.* livre de I*Histoire des animaux, comme
33653appartenant effectivement
33654il cet ouvrage et au philosophe de Stagire
33655; ce qui
33656est, pour le moins,
33657fort douteux.
3365811
33659est bon de
33660rapporter
33661ici
33662le
33663passage
33664d’Aristote , afin de faire voir l’inexactitude de la traduction Arabe [•].
33665« Puisque
33666nous avons
33667traité précédemment de ces chose» (des choses
33668» divines)
33669, en exposant ce qui nous a paru
33670le plus vraisemblable,
33671il nous
33672» reste maintenant & parler de la nature des animaux, ne négligeant , autant
33673» qu’il nous sera possible,
33674rien de ce qui paroît ou
33675vil ou noble
33676: car, par
33677» rapport à ceux même des animaux qui n’affectent pas nos sens d’une ma-
33678ss nière agréable,
33679la nature qui les a formés, offre néanmoins dans leurcon-
33680»» templalion , des plaisirs inappréciables
33681<1 ceux qui peuvent en teconnoitre
33682»> les causes et qui sont vraiment philosophes. Rien, en effet, ne serait plus
33683s» ridicule et plus absurde que de prendre plaisir à considérer
33684les images de
33685» ces animaux produites par l’art
33686, parce que nous observons en même temps
33687s» l’art dont elles sont l’ouvrage, soit la peinture, soit la plastique, et de ne
33688*> pas considérer avec plus d’empressement les originaux formés par la nature
33689» elle-même
33690, lorsque nous pouvons découvrir les causes
33691( de leur organisa-
33692» tion ). Ainsi nous ne devons point ressentir une horreur puérile pour
33693I étude
33694s> des animaux qui nous paraissent plus vils que les autres
33695: car , dans tous les
33696» ouvrages de la nature, il y a toujours quelque chose digne d’admirat/on. On
33697» raconte d'Heraclite
33698, qu’apercevant des étrangers qui étoienl venus pour lut
33699[i] las» Ji d&t
33700//naSt/ar, h{ypp**t
33701•» fané,iupcp
33702rfMT
33703,
33704temr *%/
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33706ft'ffft'Cérnjr, /ÂuJiir m^-Kidnae eie Jiiyamp,
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33767Arntot. Opw» i »mr /. f )7S’
33768Digitized by Googl
p. 292
33769RELATION DE l’ÉGYPTE.
33770163
33771» parler, mai» qui s’ètoient arrêtés et n'osoient avancer parce qu’ils i’avoient
33772» vu auprès d'un four où
33773il se chauffoit
33774,
33775il leur dit d’entrer hardiment
33776: car ,
33777» ajouta-t-il , ici même
33778il y a des dieux. De même l'on doit aborder sans ré-
33779» pugnance l’étude et
33780la recherche de ce qui concerne chacune des espèce»
33781» des animaux
33782, persuadé qu’il 11’y en a aucune qui ne renferme quelque mer-
33783» veille de la nature et quelque beauté
33784: car on peut dire aussi des ouvrages
33785» de la nature, et plus même que de toute autre chose
33786, que rien
3378711’y existe
33788» par hasard ,
33789et que tout y
33790est
33791fait pour un but quel qu’il
33792soit. Cette
33793fin
33794» que
33795la nature s’est proposée, et pour laquelle chaque chose existe ou a été
33796» faite, y tient lieu de la beauté qui y manque. »
33797<99> La signification que je donne au mot fj>\ l'an du fondeur, est auto-
33798risée par celle de plusieurs mots dérivés de la même racine , et employés dans
33799ce sens , comme on peut
33800le voir dans
33801le Dictionnaire de
33802Castel). On ne
33803la trouve point dans le Kamous
33804;
33805mais elle résulte naturellement de
33806la signi-
33807fication propre de
33808et
33809jfjs
33810, verser, répandre. Le traducteur Arabe a rendu
33811le mot Grec
33812i»r «Xamnîr par une périphrase qui exprime deux differentes
33813manières de faire dés statues
33814, par la sculpture et par la fonte.
33815<ioo> Dans les deux éditions du texte, on lit ojÜL
33816. Aussi M. While a-t-il
33817traduit
33818: Nihil enim
33819illis insitum
33820est frustra , neque tamquam ex casu, et acci-
33821dente , neque SCCLPTCRA. O11
33822lit dans le manuscrit
33823, etje suis con-
33824vaincu qu’ij faut suppléer un point et
33825lire
33826> ce qui
33827signifie par un effet
33828de ta fortune
33829,
33830ou du hasard. Le mot oJÇ est originairement Persan ; mais
33831il
33832a
33833été adopté p 3 r les Arabes, comme l'atteste l’auteur du Kamous. Pococke a
33834sans doute lu ainsi, puisqu’il
33835traduit
33836: JVatura
33837nihil eorum frustra fuit, neque
33838per accident
33839, nec contingenter, nec FOKTVITo. M. Wahl a exprimé le même
33840sens; mais
33841il paroit avoir négligé le mot
33842, qui ne lui oflroit aucun sens
33843plausible.
33844Je m’aperçois après coup que , dans
33845les Annonces
33846littéraires de Got-
33847tingue,
33848le passage de la
33849traduction de M. White, qui fait le sujet de cette
33850note et de la suivante, a été critiqué par l’auteur de la notice de cet ouvrage,
33851et qu'il a proposé de traduire ainsi
33852: Et intelligemus esse in eo, si totum spec-
33853tetur, aliquid naturalc
33854, quod
33855scitu
33856sit dignum.
33857JVihil enim
33858illis insitum
33859est
33860frustra.... neque temerè; sed quidquid est à natura, id tpi cuit ad aliud, scilicet
33861aa perftclionem rci, adeique est ilfi locus, et dignitas, et preestantia conveniens.
33862UVHE l.“
33863CIUM1TM IV,
33864Le*.
33865htptagl.
33866col. j*?f.
33867A Lia Hat. Hi
33868t.
33869Agppt-
338701 cmpet)J.
33871in apptttd.
33872WtaUt. Dm fie.
33873çrlrtac
33874ïnvut
33875,
33876tût.
33877Jjse/t.
33878jfg.
33879Digitized by Google
p. 293
33880LIVRE L-
33881CHAPITRE
33882IV.
33883»
33884AMi tlar. Hist.
33885Æsypt. fompenj.
33886»0 apptiu/.
33887libellât. r.-nîw-
33888«*9Pt- f. **/•
33889Ahor.
33890sur. 6J
33891,
33892*• / <i i.
33893Sur. 4»
33894,
33895». 20.
338962^4
33897RELATION DE l’ÉGYPTE.’
33898<ioi> On lit dans la traduction de M. White
33899: Sed quidquid txpoltstatt frf
33900nalura, id tantum contingit rei, hoc est , pcrftctionis Stàtui; et idcirco erit illi locus,
33901et gradue,
33902et virtus integra; ce qui ne présente pas un sens clair. M. Whiie
33903a regardé tout
33904cela comme appartenant à Abd-allatif, et comme étranger
33905au
33906passage
33907d’Aristote. Pococke
33908l'a
33909rendu
33910d’une manière moins obscure
33911:
33912Quidquid vmi naturale exislit, ad aliquid tendit, scilicet ad statuas perfeetioms;
33913et ad hoc datus est ipsi locus, et ordo.et gradue convtniens.M. Wahl a exprimé
33914à-peu-près le même sens en le paraphrasant: mais
33915il y a mal-à propos
33916lié ce
33917qui
33918suit
33919[ 1 ]. Pour nioi, je suis convaincu que,
33920jusqu’à ces mots
33921exclusive-
33922ment Béni soit Dieu , Ù'c, tout ce qui précède appartient à la citation d’Aris-
33923tote. Les mots fUJI JL' sont une fausse interprétation de n?) /"*«»> dont
33924le
33925traducteur n’a pas saisi
33926le sens
33927;
33928et dans ce qui suit
33929*—
33930'
33931j'““’
33932ïZL. «JLàSj üàj.j
33933, on reconnoît
33934la phrase Grecque
33935, » A mut
33936«vriçsxu
33937«
33938)*;«»»
33939rnO-coc,
33940-tir t! <*Aeû /?(3*
33941, quoiqu’on n'y en retrouve pas le sens.
33942Le mot
33943jl^L.
33944est employé
33945plus haut dans
33946la description des
33947ruines de
33948Memphis, pour dire uneportion de' bâtisse considérable
33949,
33950p.
33951i taWetp.
33952r 2 8 [jJ.
33953<roa>
33954I
33955est une allusion à ce passage de l’Alcoran
33956: « ' ous naper-
33957s> cevrez aucun défaut dans
33958la création du Dieu miséricordieux
33959: regardez
33960» la encore une fois, y trouverez-vous quelque imperfection! Portez- y en
33961» core votre regard deux fois
33962: votre regard retournera vers vous, humilié et
33963» ébloui [4> » M. Whiie l’a mal entendu.
33964<ic>3> Tout cet alinéa est rempli d’allusions k divers passages de
339651 Alcoran.
33966L’expression
33967yct-VI üjL.
33968est empruntée du même livre
33969: elle ne signifie pas
33970oculum dolosum
33971,
33972comme a traduit M.White; mais, cotnmelarendu
33973oc
33974e,
33975qua oculos fallunt.
33976<<°4> Le texte doit
33977être prononcé en cette manière
33978:
33979^
33980ti xjjoùù &c.
33981; ce que j’observe
33982, pour qu’on ne lise pas (j* > el Pw,-e
33983<lu
33984j'avois d’abord cru mai-k-propos qu’il
33985falloil
33986lire üjj au ^eu
33987L^'
33988[•ImtttM.uiti
33989ûuf irttm StU
33990ftînnt r«$K»
33991ÇfOïtort
33992liniaiii,
33993ruU)
33994f,i.n
33995rcortira
33996JJifiiw,
33997sut Œil»* *nto«irfn
33998un» fflitt»
33999fxhabtïifttR
34000©<||bk’fer0
34001ïeb
34002tftitûué'rf.
34003idL> LL> ü-fït w» ^ ...^1^ [,]
34004üL. uks
34005Jy. jj. lùoaAjj
34006[)]
34007<|0)>
34008Digilized by Google
p. 294
34009265
34010RELATION DE
34011L’ÉGYPTE.
34012<ro 5 >
34013Vhjit{ l’Alcoran
34014, sur. 16,
34015v. 120, édition de Mnracd.
34016<io6> Vyri l’Alœran, sur. 7, v.ijS, édition de Marracci.
34017O07> Les mots
34018signifient la plus grande partit d’entre eux.
34019et la masse. Pococke a eu tort de traduire Na^irororum magnates et prœcipui.
34020et
34021son ' àeox synonymes
34022; car Fauteur du Kamous explique ainsi
34023ce dernter mot £.]
34024: « Djomhour, prononcé par un dhamma, signifie, quand
34025il
34026» ^ dit des hommes , la plupart, et de toutejautre chose, la plus grande por-
34027* V°yfz ce
34028<l ue
34029l‘31
34030dit sur
34031le W
34032, ci-devant note <aa> de ce
34033chapitre, page aao. Ce même mot
34034se trouve encore dans le même sens
34035page s+2, ligne ip.de l'édition in-g‘
34036’
34037<io8> L’auteur veut parler de l’incarnation et de la divinité de Jésus-Christ.
34038<>09> ü y a ici, dans le texte des deux éditions, Üù
34039: c’est le nom d’action
34040du verbe Jy,
34041et
34042il
34043signifie, comme
34044je
34045l’ai
34046traduit, conservation, ou, plus
34047moralement
34048, l'action de subsister. Je ne sais pourquoi M. White
34049, dans ['er-
34050rata de
34051I édition m-4:
34052,
34053substitue LU. à U, . Cette correction
34054n'est nulle-
34055ment nécessaire, et elle est contraire au manuscrit, qui porte L*
34056.
34057<r. Us
34058mo,s
34059n
34060’0"' P«
34061clé
34062tendus
34063très- exactement
34064par
34065ne, qui
34066a
34067traduit,
34068ne
34069qu'es .
34070.
34071. Hla
34072ludibrio expontret. Pococle en a
34073mieux
34074saisi
34075le sens, en les rendant ainsi
34076: ne quis.
34077.
34078. ea ludibrio haberet.
34079de le P’ fivm*'
34080*” m°1S^
34081^3J J
34082’ ,a note <93> du chapme II
34083< ... U, mo„ «,
34084<|é
34085tratluciran.^
34086.,** ,^
34087|
34088\ “
34089! "3'ri” ,r;r
34090‘ ^ •*» *»
34091f™r
34092£%•
34093çjzii•riïï^crs-jLt- uœ 41
34094««m
34095r.™,,”", “
34096ZZ
34097des talismans, pour défendre ces
34098trésors contre les ravisseurs.
34099LIVRE l”
34100CHAPITRÉ IV.
34101AklAUt. Hist.
34102Æpppt. cesmprnJ.
34103xir appdttj.
34104Mm».
34105Ar.
34106tfé
34107S. G. ms 1,7.
34108AbJcUét. Hist
34109.
34110Æ^rpt. te'mptmJ.
34111h appt»J.
34112Ci -<iftarts p. /sf.
34113Ma*. Ar. Jt ta
34114BHt.
34115impérial* t
34116m*
34117^tf-UI ^ ...^L Jjrt4î
34118£,j
34119Li
34120Digitized by Google
p. 295
34121LA RE I*
34122CHAPITRE
34123IV.
341243cnfw.
34125€49Pf« A
34126r*i* j*, tt AUg.
34127•nyth an VU/ ,
34128*• vi, r #9.
34129266
34130relation
34131df.
34132l’égypte.
34133<iij>
34134Je ne
34135signifie pas
34136ici, comme
34137!e
34138traduit M. White, varits
34139modij, mais doit être entendu de la manièie
34140la plus littérale, sur U ùsay.
34141<1 >4> Au lieu de cL. 1
34142, que portent les deux éditions , il faut lire
34143, comme
34144dans le manuscrit,
34145u. L»l.
34146<1
34147r j> £>t L est ce que les Arabes appellent verbe d'admiration oï»JI Ja> .
34148M.. Wahl a
34149traduit
34150: «
34151Il
34152a perdu son bon sens et tout ce
34153qu’il
34154|>ossédoit,
34155» et , ce qui est
34156le plus fâcheux
34157,
34158il
34159l’a perdu sans retour ,
34160et sans pouvoir le
34161» recouvrer [•]. » Le texte ne signifie pas cela.
34162<1 16> Les deux éditions du texte portent £->VI
34163; mais on lit dans le ma-
34164nuscrit £jL.VI , et
34165il
34166faut corriger ainsi.
34167<1 »7>
34168Il y a dans le texte le mol
34169, que
34170l'on ne doit pas prendre ici
34171comme le nom propre d’une contrée de
34172la basse Egypte.
3417311 signifie aussi
34174tout
34175te terrain en culture
34176,
34177tant de la haute que de
34178la basse Égypte
34179; et
34180c'est
34181le sens qu’on doit lui donner en cet endroit, ainsi que dans un autre passage
34182de ce chapitre. Je rapporterai ailleurs des preuves de cette signification.
34183<ii 8> Les deux éditions portent lebj ;
34184mais, dans
34185le
34186manuscrit
34187, on
34188lit
34189j!
34190. Cette faute est indiquée dans Ytrrata de l’édition in-4/
34191<> • 9>
34192J’ai déjà remarqué, dans ma Notice de l’édition d’Abd-al/atifdonnée
34193par M. White, que Pococke seul
34194a voit bien entendu le sens de ce passage,
34195qu’il a rendu ainsi
34196: Aut ea
34197chartariis vendant , ad conficicndam chartam tm-
34198poretieam.
34199Il est sur-tout étonnant que M. White ait rendu
34200par mos^ko
34201imiutum.
34202<i20> Au lieu de
34203on lit ici, dans l’édition
34204in- S.' du texte Arabe,
34205:
34206c’est une faute d’impression.
34207<'at>
34208II faut prononcer ÿyüuj
34209, mot qui vient de la racine les
34210, et non
34211üykiL
34212, comme M. Jahn a écrit ce mot dans sa Chrestomathie Arabe.
34213Oaa> Les deux éditions du
34214texte Arabe portent Ij-aia» mais
34215il fout lite
34216V"
342174-**
34218’
34219et c ®st ainsi que porte le manuscrit.
34220Digitized by Google
p. 296
34221LIVRE 1.-
34222CNAP1TKE
34223(V.
342243*l>n'*
342253tr*b.
34226cbt.a»*" /
34227RELATION DE l’ÉGYPTE.
34228267
34229<txj>
34230II y a ici, dans les deux éditions du texte, cà—«L.
34231. Le manuscrit
34232porte csLUu
34233; et c'est ainsi qu’il faut lire. Immédiatement avant ce mot,
34234l’édi-
34235tion in- S.' porte
34236au lieu de
34237; et, quelques lignes plus lias, on y
34238lit
34239f
34240ôlylj au lieu de
34241!j
34242. Ces deux dernières fautes ne
34243se trouvent
34244ni dans
34245édition
34246in-4.,’, ni dans le manuscrit.
34247<t2,j> On
34248lit ici, dans l'édition in-4.',
34249; mais
34250l'édition
34251in- S.' porte
34252,
34253et c'est ainsi qu'on
34254lit dans le manuscrit.
34255<ta)> M. White a lu et imprimé dans
34256les deux éditions JL, en un seul
34257mot, et
34258il a traduit en conséquence
34259et opes
34260tjus ; mais
34261il vaut mieux lire en
34262deux mots «J L,
34263, et les deux mots paraissent séjrarés dans le manuscrit.
34264<1 ’6> Les mots
34265Lié ont été traduits par M. White, iisque valedixit
34266;
34267mais je ne les crois iras susceptibles de ce sens. Pococke a approché du sens,
34268MMIm. mtr.
34269en traduisant
34270,
34271accrpil autem tas mu/lùm aversatus. M. W ahl a exprimé un
34272/»
34273sens tout contraire, en cette manière,
34274et il nesc te fit pas dire deux fuis [1].
34275st*«itjf. Dit».
34276Le
34277texte
34278est absolument opposé h cette idée.
34279<!27> Le texte signifie k
34280la lettre
34281: « C'étoit un usage parmi eux (et Dieu
34282» est tiès-savant
34283) de
34284placer avec
34285le mort un peu
34286d’or. » Cette
34287formule
34288lcd al
34289, Dieu est tris-savant
34290,
34291s'emploie j>our
34292indiquer que
34293l’on ne garantit
34294pas
34295la
34296vérité de ce que l’on avance.
34297C'e.st pour rendre cette idée
34298, que j'ai
34299traduit ainsi
34300: Il paROÎl que l’usage de ces anciens temps était
34301etfc.
34302<ta8> Le mot
34303est encore employé
34304ici dans
34305le même sens que
34306j’ai
34307observé ci devant
34308, note<ii7> de ce chapitre.
34309CjSDI. A "T-
34310<tî9> M. White a imprimé, dans l'une et l’autre édition du texte,
34311;
34312et
34313il a traduit, comme
34314l'a fait aussi Pococke, tl intestina
34315: mais le manuscrit
34316porte
34317avec un dhamma sur
34318le
34319j;
34320ce
34321qui prouve que le
34322>
34323est un
34324aflfixe. Le sens est donc, et fartura tjus. Ce pronom se rapporte grammati-
34325calement h ,jLJI
34326,
34327le ventre ; mais sans doute
34328il
34329faut aussi le rapjtôtter logi-
34330quement
34331il jj-JI
34332, la poitrine. Une raison qui confirme encore la leçon du
34333manuscrit, c'est que les cadavres, avant d'ètre embaumés, étoient vidés, et
34334qu'on en
34335retirait les enttailles.
34336[•] C;r JÎtr
34337:i-fi
34338fl Sj st$( l<Jj
34339fa, K
34340S::Un.
34341LI
34342!
34343\
34344Digitized by
p. 297
34345LIVRE I/*
34346ciurnstt IV.
34347268
34348RELATION DE L’ÉGYPTE.
34349<130 M. Villoteau
34350,
34351l'ua des membres de
34352la Commission
34353des
34354sciences
34355et des arts d’Égypte,
34356et auteur des
34357Recbirches sur /analogie dt la massai
34358avec les arts qui on! pour objet l'imitation du langage, a bien
34359voulu ine com-
34360muniquer un extrait (lu journal du voyage que, pendant son séjour en Égypte,
34361il a
34362fait avec
34363la Commission des sciences et
34364arts,
34365|>our
34366visiter
34367les monu-
34368mens anciens qui se trouvent sur l’une et l’autre rive du Nil, depuis le Caire,
34369jusqu'à
34370l’île de
34371Fhiié, nommée aujourd'hui Djhjrn
34372elbirbe JjJI •»,
34373l’ile du
34374Jemple. Cet extrait, qui concerne
34375les momies, mérite de trouver
34376place
34377ici ;
34378et les lecteurs me sauront bon gré de le
34379leur faire connoitre.
34380« Le
343811
34382j vendémiaire an 9
34383[
34384j octobre 1800],
34385étant partis de Carnalt,
34386nous passâmes sur la rive opposée du Nil
34387, où nous campâmes vis-à-vis du
34388village de Gourney.
34389» A peine étions-nous campés en cet endroit, que nous vîmes arriver des
34390hommes avec des corps morts qu’ils porloient sur leurs épaules; et quand ils
34391furent prés de nous, nous aperçûmes que c’étoient des momies qu’ils nous
34392apportoient. En effet , ils les déposèrent à terre, et offrirent de nous les vendre.
34393L’une étoit une momie de femme, très- bien conservée. Nous voulûmes con-
34394noître de quelle manière
34395elle avoit été embaumée et enveloppée. En con-
34396séquence
34397,
34398après avoir enlevé
34399le dessus,
34400qui
34401étoit composé d’une
34402partie
34403supérieure et d'une partie inférieure dont l’ouverture avoit été lacée par de-
34404vant, on déroula avec précaution un grand nombre de Iwndei qui passoient,
34405les unes autour des jambes et des pieds, les autres sur les cuisses, le corps,
34406les bras et la tête
34407: 011 commença alors à distinguer davantage les formes des
34408extrémités, c'est-à-dire, de
34409la tète, des pieds et des mains, tandis que celles
34410du sein et du corps s’effaçoient un peu.
34411s» A mesure que l’on approchoit de la peau ,
34412les bandes ttoient plus larges,
34413et les extrémités plus distinctes. Enfin
34414, on distingua patfaitement les ongles
34415des doigts des mains et des pieds, le nez,
34416la Irouçhe, les yeux, &c. Ensuite
34417on arriva à une espèce d'enveloppe qui couvroil chaque partie
34418; en sorte que
34419Ton enleva d’une seule pièce la partie qui couvrait le dessus du visage, et qui
34420conservoit parfaitement la forme des parties saillantes de la figure. Les autre
34421parties étoient plus couvertes à pro|>ortion ; mais celles où l'embaumeur avoit
34422eu
34423le talent de rétablir les formes, n’offrirent bientit plus q«* <*«
34424noirs et desséchés. La forme et la couleur des ongles , exprimées sur les enve-
34425loppes
34426, disparurent.
34427Digitizecfby Googl
p. 298
34428RELATION DE l’ÉGYPTE.
34429269
34430» Cependant toute» les parties du corps, quoique desséchées , conservoient '
34431encore d'une manière
34432très-seiisible
34433leur forme
34434naturelle. Les cheveux,
34435les
34436.
34437#
34438CHAH I Ht»
34439IV.
34440yeux, le nez el la bouche se trouvèrent si bien conservés, qu'on distinguait
34441parfaitement
34442le caractère de
34443la physionomie que cet ensemble dcyoit avoir
34444formée. Les cheveux étoicni noirs, sans aucun mélange de cheveux blancs,
34445quoique
34446la personne parût ètie morte âgée
34447: on rentarquoit seulement qu’ils
34448étoicm un peu
34449roux près de
34450la
34451racine.
34452Ils étoient bien plantés, longs, et
34453divisés en nattes ajyez longues, retroussées sur la tète avec quelque désordre;
34454ce qui me fait présumer qu'alors, comme aujourd'hui
34455, les femmes laissoient
34456tomber leurs cheveux en nombreuses tresses le long de leur dos jusqu'à
34457la
34458ceinture. Les paupières ,
34459les sourcils et
34460les cils étoient encore dans leur état
34461natutel
34462; les yeux ne paroissoient un peu altérés , que parce qu'ils étoient des-
34463sèches , et que la prunelle en étoit tant soit peu retirée intérieurement. Le nez
34464étoit, à peu de chose piès, comme dans son état naturel, et d’une forme très-
34465régulière et très-agréable. La langue desstchée étoit, dans la bouche, comme
34466une feuille de parchemin. Les lèvres étoient fines , et la bouche
34467petite
34468: les
34469dents paroissoient être usées de vieillesse, et avoir perdu leur tranchant
34470; mais
34471elles étoient toutes conservées, et ne semhloient point avoir été gâtées. C’est
34472une chose très- remarquable aujourd'hui en Egypte, que les naturels ont tous
34473de très-belles dents , et
34474les conservent telles jusqu’à l’âge le plus avancé. La
34475tète, en général,
34476offrait un ovale assez régulier. Cette personne avoit été
34477ouverte sur
34478le côté gauche du
34479ventre pour qu'on pût
34480retirer du corps
34481les
34482entrailles,
34483et
34484introduire
34485le» aromates. On en
34486retira assez pour s’assurer que
34487c’étoient toutes matières résineuses. Les parties sexuelles, quoique desséchées,
34488avoient parfaitement conservé leurs formes. Cette femme avoit les bras et les
34489mains étendus et alongés sur les côtés.
34490» Un homme que nous développâmes de la même manière, avoit les bras
34491croisés sur la poitrine. Nous remarquâmes que ces deux
34492positions des
34493bias
34494étoient constamment observées dans les momies d’hommes et de femmes.
34495ss Le lendemain matin ,
34496nous allâmes
34497voir les
34498colosses fameux qui , au
34499rapport de beaucoup d’auteurs anciens, faisoient entendre un son dés qu’ils
34500étoient frappés
34501des rayons du
34502soleil
34503levant.
34504Les
34505habitans nomment
34506l’un
34507Charnu
34508,
34509et
34510l’autre Tharna
34511: le premier, disent-ils, est
34512le mari; et l’autre,
34513la
34514femme.
34515» Le
34516soir, à quatre heures , nous allâmes voir plusieurs grottes, et nous
34517i
34518Digitized by Google
p. 299
34519LIVRE
34520CMAFiTItfc
34521iJO
34522RELATION DE
34523l’ÉGYPTE.
34524pénétrâmes dans les caveaux des momies. Ces grottes, qui sont à-peu-près
34525i mi-côte de la montagne qui gît au nord du Mimnonium et des colosses
34526sont |>eii!tes des couleurs
34527les plus agréables
34528et
34529les plus fraîches. Elles sont
34530chargées d'omemens et de figures allégoriques et hiéroglyphiques peintes ou
34531gravées sur un enduit dune espèce de plâtre, comme dans la plupart des
34532autres endroits que nous avons
34533visités.
34534» Les caveaux des momies dans lesquels nous sommes descendus, sont
34535extrêmement encombrés. On ne peut y pénétrer qu’en rompant dans
34536la plus
34537grande partie de leur profondeur
34538: dans
34539certains endroits, un homme d’un
34540embonpoint ordinaire ne se glisse en rampant qu’avec une gène excessive;
34541et
34542il scroit impossible à une personne un peu corpulente d'y passer.
34543» Après s'être traîné long-temps sur des bras, des jambes, des tètes, des
34544carcasses et des corps de momies plus ou moins fracassés
34545et brisés, on par-
34546vient enfin à
34547I endroit du caveau où elles sont déposées. Là on voit des mo-
34548mies entassées confusément jusqu’il une profondeur considérable, et souvent
34549arrachées par morceaux
34550les unes de dessous
34551les autres
34552: quelques-unes pa-
34553roissem avoir été bridées
34554, je ne sais par quel accident. Ceci me fit songer au
34555danger qui nous eût menacés,
34556si la moindre flammèche se fût échappée des
34557bougies allumées dont nous et nos domestiques étions tous munis. Environnés
34558de toutes parts , cpmme nous
34559l étions, de momies remplies de substances rési-
34560neuses tres-combu .tibles , n us seiions devenus la proie d'un incendie affr eux
34561que rien n’a u i oit pu éteindie.
34562» J'eus occasion de juger de l'activité du feu dans ces matières, par
34563la
34564rapidité avec
34565laquelle
34566la flamme
34567se communiqua à plusieurs momies que
34568nous avions
34569fait
34570retirer lors de l’ouverture de l’un de ces caveaux. L/n ma-
34571telot de notre
34572suite
34573ayant eu
34574l’imprudence d'allumer sa pipe près de cet
34575endroit
34576,
34577et
34578le vent ayant porté une étincelle sur l’une de ces momies ,
34579il
34580s alluma en un
34581instant un incendie qui dura
34582plusieurs jours,
34583et ne cessa
34584que lorsque toutes ces matières combustibles furent consumées.
34585» Après
34586avoir pénétré dans
34587trois ou quatre des caveaux,
34588sans avoir pu
34589trouver une seule, momie entière,
34590et bien moins encore avec son cercueil,
34591atn.-i que nous avions jugé qu’il devoit s'en
34592trouver, d'après
34593les morceaux
34594qu{ quelque» Arabes nous avoient apportés
34595le matin, nous renonçâmes h
34596no» redit relies
34597, persuadés qu'elles seroient infructueuses. Ainsi trompés dans
34598no» e.qiérance»
34599, probablement par la malice de noue guide, qui étoit un
34600Digitized by Google
p. 300
34601RELATION DE
34602l’ÉGYPTE.
34603ZJl
34604de cm hommes qui font leur état de déterrer et de vendre
34605les momies
34606,
34607et
34608qui seuls comioissent
34609les caveaux qui ont été
34610le moins fouillés , nous nous
34611décidâmes h charger ces Arabes de foire eux - mêmes
34612ces recherches. Mais
34613,
34614soit qu'ils ne
34615voulussent pas nous
34616laisser apercevoir
34617qu'ils ne nous avoient
34618pas bien dirigés
34619, soit qu’il n’y eût réellement dans ce canton aucune momie
34620dans un état parfait de conservation , je ne pus jamais obtenir de ces Araires
34621une momie dans son
34622cercueil. »
34623<i 3 i>
34624«3 ! oJbJlj doit être
34625traduit, comme je
34626l’ai
34627fait,
34628et non par imb
34629poti'us
34630,
34631comme l'a rendu M. White. Suivant Pococbe
346321 et M. Wahl b ,lescns
34633‘ MMUt.Hia.
34634est
34635, cuti momie est
34636te plus communément un mélange de poix et de myrrhe
34637;
34638mais alors l’auteur auroit
34639dit iù
34640j
34641. D’ailleurs Abd-allatifne peut parler
34642ici que par conjecture
34643; et c’est ce qu’exprime son texte.
34644<130) Au lieu de
34645, comme on
34646lit dans les deux éditions du texte,
34647il fout lire
34648, ainsi que porte le manusciit.
34649<1 33> Je doute fort que Galien ait
34650dit ce qu'Abd-allatif lui attribue
34651ici.
34652Je trouve qu’il a parlé du bitume de Judée en plusieurs endroits, notamment
34653dans son Traité de simpl. medicam. facultau liv. IV, chap. 20 *,
34654et liv. IX,
34655"Oftro nn
34656chap.
346571
34658,
346592 \
34660Il en parle encore dans le xi.‘ livre du même traité, chao
346612
34662" c‘,, '
3466331111 >
346641
34665t
34666•
34667*
34668f
34669•
34670ft /oÿ,
34671•
34672ai
34673S- 9 et
346741 o
34675c
34676; et
34677il semble que c’est en cet endroit que devroit se trouver ce
34678* tua. ?. J¥7 .
34679que cite Abd-allatif; car Galien y fait mention du bitume que l’on trouvoit
34680r
34681près de la ville d'Apollonia en Épire ,
34682et il le distingue du bitume de Judée:
34683or c’est ce bitume d’Apollonia que Dioscoride nomme pissaspha/te,
34684et dont
34685il dit
34686: Gignitur in Apollonia Epidamno vicina ( bituminis sptcics qucedam) quee
34687°P"‘
34688pissasphaltos appcllalur. Ea
34689e
34690montibus Cerauniis astuantis Jiuminis impetu
34691F >4
34692dévotvitur .
34693et
34694in littus exspuitur. Iltic in glebas coada mixtam bitumini pictm
34695redolet, Pline en parle aussi sous le même nom de pissasphahe au livre XXIV,
34696chap. 25 *, et au livre xxxv, chap.
346975 1. Il dit en ce dernier endroit k
34698; Est
34699’Htm. Hue. —t.
34700Yerb liquidum bitumen , sicut 'Lacynthium
34701,
34702et quod à Babylone invehitur. ..
34703.
34704Liquidum est et Apelloniaticum. Ce qui me persuade que ce que cite Abd-allalif
34705' l3,J t- 7‘s-
34706ne se trouve point dans Galien , c’est que je ne trouve rien de semblable dans
34707Vlndex in omncs Galeni tlbrosd’A. M. Brasavolus, et qu'Ebn-Briiar, à l'aiticle
34708au*
34709Ar A
347101
34711Gy
34712, ne cite point Galien. Peut-être Abd-allatifaura-t-il eu en vue quelque
34713S
34714*‘7J '
34715traité faussement attribué
34716II Galien, ou aura-t-il
34717isité de mémoire comme de
34718LIVRE I."
34719CHAPITRE
34720IV.
34721Digilized by Google
p. 301
34722LIVRE
34723l.‘*
34724chautiif
34725!V.
34726* Arttt.
34727/il
34728J*
34729mir. ami* ml. et pi.
34730i* J. Bi* l mah a
34731,
34732*
34733*î9 ’
34734F-
34735**
34736Sia.
34737* AJ. Vmr, /fiit.
34738/. StUt, c. ié.
34739/*/.
34740ij rats.
34741J. A
34742Sar. ttitl.
34743im
34744l'iost. f. ié.
34745272
34746relation de l’éctpte.
34747Galion ce
34748qu'il avoit lu dans Dio«coride ou dans quelque aulre auteur, par
34749exemple, dans Aristote
34750que semble avoir copié tlien
34751Voici comment le passage de Dioscoride est cité par Dm-Beïtar :
34752« Aloumui.
34753Dioscoride,
34754dans son
347551."
34756livre,
34757dit
34758: On
34759le tiouve dans
34760le
34761» pays nomme Apollonia
34762: il descend des monts appelés montagms de la foudre
34763» avec l’eau, et les eaux
34764le jettent sur le rivage
34765:
34766il est alors épaissi et devenu
34767» fênne
34768:
34769il exhale une odeur mixte de poix blanche [ fft J
34770, mêlée avec du
34771» bitume, à laquelle se joint une sorte de puanteur. Les vertus du moumia
34772» sont les mêmes que celles dé la poix blanche et du bitume que l'on a mêlés
34773» ensemble
34774[1]. » Celte dernière phrase est prise du chapitre 101 de Dios-
34775coride.
34776Ijl»
34777, dans
34778le
34779texte,
34780doit
34781être prononcé avec un tachdid
34782,
34783comme
34784venant de la racine js
34785, et ce mot exprime le grec ^«xenAîc m,/um**yvîa.
34786Dans le manuscrit Arabe de Dioscoride de
34787la Bibliothèque impériale, ce
34788passage se
34789lit à-peu-près de même; la seule chose digne d observation , c'est
34790qu’il porte
34791: « On le trouve dans le pays nommé Apollonia, qui est voisin de
34792>» celui que l'on appelle Épidaure [»]. s> Ce qui prouve que le manuscrit Grec
34793que le traducteur avoit sous les yeux
34794j sortoi t ir aintSMvïa. r# «r<s< tWiup«, et
34795non T» wfiç
34796Éaidâ/xta
34797,
34798comme a corrigé Sarazin d’après un manuscrit.
34799Voyt^ aussi Plutarque dans la vie de Sylla , Oper. Plut, tome 1
34800, page 468 ;
34801et Strabon, liv. xvi , tome 11 , page 110S B, de l'édition d’Abneloveen.
34802< 1 }4> Ce qu’on appelle c*>j et 0
34803IjL>
34804est la poix blanche, nommée aussi
34805poix grasse, substance produite par quelques végétaux
34806: on
34807la distingue en
34808*U1 £
34809• iL*A£.îyJl
34810IgJ JUj Jfjl
34811Ijl* jLdj
348124^sSlL»j
34813£
34814• yiàJly
34815oJjJl 4I;
34816*>*•
34817> >1 [g o—&jU *y J**
34818»_y*j
34819ILU bî
348200/5
34821CO
34822<p <*JÎ
34823UJ JÜu jJI
34824(J*
34825WjliÜJjJÎ
34826AU
34827'Uî £* ifju.\y*i\
34828JUü JjJI
34829Îjl>3
34830(J
348313
34832f f <jl
34833jAÎif
34834J»
34835j
34836\j *++
34837On voit bien
34838qu’il
34839faut
34840lire LrJdi-Jv -
34841Lijlyl
34842et
34843I •
34844mot
34845est une
34846faute qui a clé corrigée en marge du manus-
34847crit /ou on
34848lit
34849I\Ju9
34850Enfin , aprà le mot yüu
34851avtcdv bUnmt
34852.
34853la même main a aussi ajouté en
34854interligne
34855, JJ £. joinit À ub< sent d< puaetear ,
34856comme dam Galk*.
34857poix
34858/
34859Digitized by Gcxpgle
p. 302
34860relation de legypte.
34861*73
34862poix
34863liquide
34864*->^j
34865,
34866et poix
34867seche ^j-jL o-*j
34868.
34869Suivant
34870la
34871traduction
34872'
34873Arabe de Dioscoride , et Ebn-Beïtar , on appelle oJj la poix que l'on retire
34874du pin jjïl
34875et du sapin c_>y--Jl
34876; et
34877goudron
34878, celle qu'on tire du cidre,
34879.
34880Les mêmes auteurs emploient
34881le mot
34882comme synonyme de
34883pissasphahe, et j*s ou
34884pour l'asphalte ou bitume de Judée. Quant au mot
34885ou fd
34886,
34887je crois
34888qu’il
34889signifie
34890proprement
34891la poix
34892blanche
34893convertie en
34894brai
34895sec par
34896la cuisson. Ce mot ne se trouve
34897ni dans le Dioscoride Arabe
34898ni dans Ebn-Beïtar. Au
34899reste,
34900je conjecture que ces mots ne sont pas tou-
34901LIVRE I."
34902CHAPITRE IV,
34903jours employés dans une signification aussi rigoureuse. L’auteur du Kamous
34904,
34905par exemple , semble confondre
34906les mots jIj ou j+s avec la poix
34907et le
34908goudron
34909(jljLï
34910: car, à la racine _,y
34911,
34912il dit, « AJokawwar
34913,
34914prononcé comme
34915si moaddham
34916,
34917signifie ce qui est enduit de goudron [«]; » et à la racine
34918,
34919il
34920s’exprime en ces termes Ms «
34921Kir ou kar , substance noire dont on se
34922sert
34923» pour en enduire
34924les vaisseaux et
34925les chanteaux; ou bien ces deux mots
34926» sont synonymes de
34927[ift
34928: on emploie , en parlant d’une citerne et d’une
3492933 outre
34930, le verbe kayyara
34931, qui veut dire les enduire de la substance nommée
349323> KIR. s> Enfin, au mot jlo
34933, on lit [0
34934: « Katran, kitran, et kaliran
34935,
34936en pre-
34937ss nonçant ce mot comme dhariban , est le suc tiré de la Sabine
34938et du pin et
3493933 autres arbres de la même nature; maktour et mokatran signifient ce qui est
3494033 enduit de ce suc, >»
34941Ebn-Beïtar, dans son Dictionnaire des médicamens simples, au mot Ly
34942cite d’abord
34943l'article du pissasphahe
34944,
34945tiré du premier livre de la Matière mé-
34946dicale de Dioscoride;
34947puis
34948il
34949ajoute
34950: « Voici ce que je dis
34951à ce sujet
34952; on
3495333 donne le nom de moumia tjLy , tant au médicament dont
34954il vient d’être
34955s» parlé
34956, qu’ï celui qui porte
34957le nom de bitume de Judée ijSjÿJI jiuJ!
34958, et k
3495933 la momie des tombeaux jjyidl
34960, qui
34961se trouve en grande quantité
34962s> en Égypte ,
34963et qui n’est autre chose qu’un amalgame dont les Grecs [4] >e
34964ss servoient autrefois pour embaumer leurs morts ,
34965afin que
34966les cadavres se
3496733 conservassent dans letat où Us étoient, sans éprouver aucune altération.
34968olj
34969UJL Jlil
34970co
34971JLj
34972(jî jUJIj j—CJL _3«*ll [0
34973*4
34974lj
34975ül^kill Cl]
349761*», ilj
34977jjVlj J-jjVI ïjL^c
34978*—j JÜI ujJÜ-Uj
34979[,] Le texte pone çjjiï .
34980M ra
34981Su
34982At*m. Ar.
34983ati
34984G.
34985<71-
p. 303
34986LIVRE
34987CJtAmu
34988274
34989RELATION DE
34990L’ÉGYPTE.
34991. » Ce nom se donne encore U une sorte de pierres qui se trouvent
34992îi Sanaa
34993» dans le Yémen. Ce sont des pierres noires dqns lesquelles il y a une petite
34994» cavité; elles sont fort légères. Cn les cassant
34995,
34996011 trouve dans cette cavité
34997» une substance coulante noire
34998; après
34999les avoir cassées, on les fait bouillit
35000s> dans de l’huile, où elles jettent tout ce qu'elles contenoient de cette subs-
35001» tance humide
35002,
35003noire
35004et coulante.
35005Elles donnent , en général , une plus
35006» grande abondance de cette substance quand l'année a été pluvieuse dans
35007s» ce pays. Tous ces médicarnens sont
35008utiles pour consolider les fractures )
35009» cette vertu qu'on leur attribue
35010, est prouvée par l’expérience. »
35011On peut consulter, sur
35012la momie naturelle,
35013Sauinaise de Haman,
35014hyltt
35015Uitr. à la fin des Exercit. P lin, in Salin, p.
35016160 et 161
35017;
35018Corneille Lebrun,
35019Voyage en Perse, p. 231; I ht oriental Ceograpky of Ebn-Haukat , p. 153;
35020mais sur-tout
35021la
35022relation curieuse de Kxmpler,
35023insérée dans
35024ses
35025Ameenit.
35026exetica,
35027fitsc.
350281 tl , obs.
350293
35030, page
35031j 16
35032et suiv.
35033il faut y joindre ce que dit
35034M. Valmont de Bomare, dans son Dictionnaire universel
35035raisonné
35036d'his-
35037toire natuielle , 4 -' édition,
35038/. VIII
35039, p. j+2,
35040note.
35041Je trouve dans Ebn-Beïtar, au sujet de l’asphalte ou bitume de Judée, un
35042passage important extrait du MorsehtJ de Témimi , que je vais transcrire ici. -
35043« On donne spécialement le nom de bitume de Judée
35044jüll à l’une
35045» des deux espèces de bitume que l’on tire du lac de Juda bysa 'jeA ou mer
35046» puante
35047( le lac Asphaltite ) , qui appartient au gouvernement de la Palestine,
35048» et qui est peu éloigné de Jérusalem. Ce Lie
35049est entre les deux Cour ou
35050» vallées , la vallée de Ségor et celle de Jéricho. Le bitume dont nous parlons
35051» est celui que l’on se procure en faisant des fouilles dans la tene, et que
35052» l’on retire de la
35053terre qui forme le rivage de cette mer. C’est la meilleure
35054» des deux espèces de bitume de Judée;
35055et c’est celle qui entre dans la coin-
35056» position de la meilleure thériaque, connue sous le nom de farouk
35057jLJl
35058,
35059» et la plus estimée. Ce bitume de Judée est ce qu’on nomme dans ce canton
35060» homar
350611
35062, parce que les habitans de cette contrée de la Syrie en font
35063» usage pour calfater leurs vignes [t]. Voici ce que l’on entend par ce mot
35064» calfater
35065aII
35066t e t en quoi consiste cette opération.
35067Ils font dissoudre dans
35068" de
35069l’huile l'une de cei deux espèces de bitume de Judée, que
35070I on tire de
35071» ce lac
35072: ensuite, quand ils ont découvert leurs vignes, c’e.t- à-dire, quand
35073I-] U texte porte
35074:
35075U Ujjl*
350761
35077I
35078«
35079fci
35080Digitized by GojJgle
p. 304
35081RELATION DE
35082L ÉGYPTE
35083» fls !« ont attachée, CO vers époque où U vigne commence h végéter
35084et
35085» aussitôt que les yeux viennent à paraître ,
35086ils prennent ce !>;»
35087g
35088...
35089' *
35090m**r*f-* n*k ' -''—iz:;:;:iïiZ'Zz
35091*> «le la vigne,
35092,ls trempent dans cette dissolution un bâton de la grosseur du
35093» petit dotgt; p„,» avec ce bâton
35094ils tracent, en frottant, une ligne cCatÎ
35095T
35096'“OU’ " ,OU ‘
35097- « »e corps de
35098la branleTJ. Sur
35099« « petits rameaux, sou sur le tronc même du cep, pour empêcher que le,
35100« précamro*
351010"/^
35102*“ manSem ’ Quand Hs on, usé de
35103celte
35104précaunon. le ver ne fai, aucun tort i leurs vignes; mais,
35105s’ils négligent
35106d en
35107faire usage , les veis montent aux yeux de h vicm»
35108t
35109g g
35110»
35111périr en même temps et les hou^T\î£
35112„
35113.
35114. \
35115Une
35116t”*"
35117de bKu,ne ^ Judée que ion se procure par des fouilles-
35118** cest celle quoi, nomme en Syrie anotanon 0r;U,ol
35119-
35120il v
35121’
35122. lm
35123’
35124» auf J*
35125|ac ;«>»«
35126x
35127•
35128.
35129’v
35130*
35131•
35132i» y en
35133a une autre
35134que le lac ,ette lu-mème sur le nvage dans les temps driver A l’extérieur
35135tz“r
35136» g'and
35137ce bitume
35138o
35139’
35140’ ^ T^ ^,rouvel' t u » mouvement plus
35141» fumage7 £72»*ZZ^
35142« "*« • » détache et
35143« approche de la nalure de .Ce’ eTdèT
35144dU"e
35145S '‘ l,SlanC' *
35146» jette sur les rives du lac
35147II n'
35148a
35149'
35150“
35151'égerP 'C W * « al<’"
35152<* vent le
35153** « -^ Produise le bitume deiuTvZT
35154^ *“ **
35155* est le véritable bitume de Judée
35156O.,'
35157I
35158^
35159q
35160J.°"
35161"°m,ne
35162» les rivages du lac Asphaliite
35163h
35164.
35165e trouve en faisant des fouilles sur
35166» dans le sein même de la terre, où
35167il
35168esi fom]
35169V ’gU”
35170Se
35171‘ r°UVe amassé
35172«avec- du sel, des cailloux et de la ,erreOn7n ^T
35173• On en ram;t$se beaucoup
35174; et on le
35175a dan, IC teste
35176fil
35177I
35178que dan,
35179ta ver,™Arabe du Pen,„eu,u*.
35180, Msâ'.l—P.oJi.iuUmêtaeKm
35181I
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35187LIVRE
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35190i-
35191.
35192Digitized by Google
p. 305
35193- v«irj
35194LIVRE |.*»
35195chapitae IV.
35196Lia Allât. SjrM-
35197"••fis, p. 10f
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352010
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35206foj. Latia,
35207r. //,
35208ta/. 41X,
35209* Thet. tiag. Ar.
352109. Ht ,
35211tôt. nj8.
35212Lt*- ktpiagL
35213"•HH-
35214276
35215RELATION DE l’ÉCYPTE.
35216. » purifie, par le feu et par l’eau chaude
35217, des cailloux et de la terre qu’il con-
35218» tier.t, comme on purifie
35219la cire et
35220I.» poix végétale. Quand
35221ii
35222est purifié,
35223»on
35224le reire;
35225il n’a plus alors qu’une codeur éteinte tt obstine , et
35226il
3522711’a
35228» point du tout l’éclat du bitume que le lac jette sur se> bords , ni cette odeur
35229» de naphte qui se trouve dans ce premier. L’odeur de cette seconde espèce
35230» que l'on
35231tire en creusant la terre
35232, qu’on purifie , et qu’on nomme abotamm,
35233« approchede celle du brai de l'Irak, jl>JI j-ïilj quand on en casse un mor-
35234» ceau , lu cassure n’offre point l'éclat de celui que le lac jetie sur ses rives. »
35235Le mot anotanun, ou, comme on le
35236lit aussi, abotunon
35237,
35238ne seroit-il pas le
35239grec asmtut
35240!
35241Cette double es|ièce de bitume, observée par Témimi, me semble fournir
35242l'explication d’un passage d’Eugésippe
35243, qui , dans son Traité Je distamiis lo-
35244corum Tenet Sanctee
35245.
35246écrit en l’an
352471 040 et publié par Léon Allatius , dit
35248: /*
35249exitu S gor, uxor Lotk
35250salis in effgi. m muta/a fuie : cojus adhuc apparent ves-
35251tigia supra ripam preedicli maris. Multùm
35252et alumines
35253, mullùmt/ue calaranni
35254,
35255quod ab
35256incolis reperstur et legitur ,
35257et ex mari birumen
35258reperitur et extrahitur,
35259quodJudaice appellatur, in multis necessarium. V raisemhlablement il làut mettre
35260un point après apparent vestigia ; et lire ensuite , Supra ripam pradtcli maris
35261multùm et aluminis , multùmque cataranni , &c. et plus bas substituer Judaicum
35262à Judaice.
35263-
35264Le mot cataranni
35265, que du Cange n’a point entendu, et qu’il propose de
35266changer en safaranni [du safran], est certainement le mot Arabe katirân et
35267kitrân
35268, qui
35269signifie proprement
35270la poix
35271végétale
35272,
35273mais quelquefois
35274aussi,
35275comme l’attestent Giggeius
35276* et Castell
35277fc
35278,
35279l asphalte ou bitume. Eugésippe a
35280donc connu et distingué les deux espèces d’asphalte indiquées par Temitni:
35281celle que l’on
35282tire de terre sur
35283les bords du
35284lac ,
35285et qu’Eugésippe nomme
35286cataranni ; et
35287celle que les eaux po'rtent et déposent sur
35288les rives, et qu’il
35289appelle bitume dt Judée.
35290Je
35291dois observer que M. Oedmann, dans l’ouvrage
35292intitulé MUangts
35293d’histoire
35294naturelle, pour servir à l'intel/ig ncc de
35295l'Ecriture sainte (>J, a
35296ras-
35297semblé ce que les voyageurs ont dit de plus curieux sur la mer Alorte et sur
35298le bitume qu’elle fournit.
35299Puisque
35300j’ai cité un passage du /Morsehed de Tcmimi,
35301je crois
35302îl propos
35303de donner
35304ici ce qu’Ebn-Abi-Osaïba nous apprend concernant te l^bre
35305t>]
35306eutmlHSRtiM te, MMiulua*,
35307(u< TitUrM? tn Siücjnt
35308Digitizéd by G
p. 306
35309\
35310\
35311RELATION DE l’ÉGYPTE.
35312277
35313médecin. « Témimi
35314. dont le nom entier est Abuu- Abd-allah Mohammedfils
35315» d'Ahmedfils de Said Témimi [}, demeuioit d'abord L Jérusalem
35316:
35317il quitta
35318» celte
35319ville pour passer en Égypte
35320, où
35321il demeura jusqu'à
35322sa mort.
35323Il y
35324Lis RE I.”
35325CHANTRE
35326IV.
35327V
35328» étoit
35329ver» l'an 570
35330,
35331lorsque
35332les Fatémis étoient maîtres de ce pays,
35333et
35334C0m.iwU.9t0.
353355) composa, pour Yaloub ben Cal» (*]
35336, vizir du khalife Muézi, un ouvrage en
35337*> plusieurs volumes sur les moyens de prolonge ses jours , eu corrigeant les vices
35338» de l'air, et en
35339se garantissant de la peste (jJ. Ce médecin s’est paniculièr»-
35340» ment occupé de
35341la composition des antidotes et contre- poisons
35342, et a com-
35343as posé divers ouvrages sur cette matière.
35344Il avoil beaucoup profité
35345à Jéru-
35346a> salem des leçons d'un moine
35347Chrétien
35348, nommé [abbé Zacharie
35349, fis de
35350» Thawaba *
35351(4J.
35352»> Toye^, au surplus,
35353la .note
35354<4 ù> sur le
35355chapitre 11 de
35356• Mot.StlrrS,,
35357. <i}5> Je 11’ignore
35358pas que le mot
35359ne
35360se dit ordinairement que des
35361bêtes sauvage»,
35362et répond au mot fra des Latins; mais
35363il
35364est indubitable
35365qu'il est prb, dans cette énumération, pour toute» les bêtes à quatre pieds.
35366<1 j6>
35367Ljj ljj£
35368I
35369ne
35370signifie
35371pas
35372veste hic
35373vel illi
35374,
35375comme
35376a
35377traduit
35378M. White, ni multis vestibus, comme
35379l’a rendu Pococke, mais hic vel i/lâ
35380AtMUe. Hue.
35381»
35382.
35383Afor'templvS.
35384quanhtate v . stium
35385: car
35386I u-£= est une de ces expressions vagues et indetermi-
35387<» .ffenJ.
35388nées que les grammairiens Arabes nomment tAilif ; et le nom qui les suit,
35389et qui
35390sert à
35391déterminer
35392la chose dont
35393il
35394s'agit , doit être mis à l'accusatif,
35395comme
35396terme circonstanciel de ditcrmmation
35397,
35398. Cela est expliqué dans
35399T.meS, «."710
35400ma Grammaire Arabe.
35401"m-
35402<13 7>
35403Paul Lucas , dans la relation de son troisième voyage fait en
354041 7 iS
35405,
35406s 0
35407-
35408P.
35409Lue. fait e»
35410dit avoir vu dans
35411le» catacombes de Bousir, qu’il nomme Aboutire
35412,
35413plusieurs
35414'7'v. '
3541511
35416rts-
35417tètes de boeuf, et même une caisse qui renfeimoit un boeuf embaumé. Has-
35418,
354191
354201
35421tewï, tjm.t.
35422selquist parle d’un boeuf trouvé par
35423le P. Sicard
35424,
35425et qui fut,
35426dit-il, envoyé
35427t- 'À-
35428à Paris par ce missionnaire. Peut-être ce» boeufs embaumés sont-il»des apis.
35429ce 1.” livre \
35430fjt
35431;
35432<•</. /y. f. /,
35433f»I.
35434Ilies st fît.
35435* Ct Jt\AtU p
35436ff.
35437comme
35438le conjecturent P. Lucas et M. White.
35439Le» naturalistes François de l’expédition d’Lgypte ont remarqué dans les
35440Ahd.vlUt. Hlit.
35441Æg\ rt. kim»tr.d.
35442? )'(
35443cT^ ü? VJ*** 10
35444y* JJ" O*
35445cH
35446M M
35447Digitized by
p. 307
354481
35449‘
35450278
35451RELATION DE L’ÉGYPTE.
35452—
35453catacombes de Saccara , vers le nord
35454, un endroit rempli cfossemen $ de boeufs ;
35455rK*F.TM
35456"v.
35457ce
35458tlui ltur a donné lieu de
35459îu8er
35460Clue cette
35461l ,arti e des catacombes élçit des-
35462tinée à
35463la sépulture des bœufs sacrés ou autres bœufs embaumés, et que,
35464si
35465l’on dcblayoit tous ces ossemens , on pourrait trouver des momies de bœufs
35466dans leur entier
35467: mais ils n’ont pas eu
35468le loisir d'effectuer cette recherche.
35469L’observation de ces o-semens les a convaincus que
35470le bœuf de l'ancienne
35471Égypte étoit de la même espèce que notre bœuf commun domestique.
35472<'j8>
35473«<
35474Il arrive quelquefois , dit Hasselquist.
35475.
35476.
35477, qu’on trouve dans ces
35478’’
35479» unlfs «n oiseau dont
35480les plumes, la tête
35481,
35482les jambes,
35483les pieds, et même
35484» les couleurs, sont
35485si bien conservés, que l’on connoit aisément son espèce.
35486» La cigogne appelée
35487ibis et
35488la gtue (ardea grusj sont les seuls, h ce que
35489» l’on
35490tn’a dit
35491,
35492que l’on puisse re«.onnoître.
35493>»
35494Je ne puis,
35495h
35496l'occasion de ces momies d'oiseaux, m’empêcher de ren-
35497voyer
35498les lecteurs auxquels cette circonstance
35499rappellera
35500l'oiseau chéri
35501des
35502Égyptiens, l'ibis
35503, qui
35504< toit pendant sa vie et après sa mort l'objet privilégié
35505d
35506f leur vénération
35507et de leur
35508gratitude, au Mémoire sur T,bit d,s anciens
35509r "* " E£yPt,tns
35510• publié par M. Cuvier, et h KHistoire naturelle et mythologique de
35511l’ibis
35512,
35513par M. Savigny.
35514<t}9> On
35515lit
35516dans
35517les deux éditions; c’est une faute typographique,
35518le manuscrit porte csért
35519* Cette fat te est corrigée dans rerrata de l’éd. in-yd
35520<* 4°> Au lieu de
35521que portent les deux éditions,
35522il faut lire
35523Dans le manuscrit
35524, le point diacritique du ^ est omis.
35525<i4i> Tous les traducteurs ont conservé le mot original sir. l-e nom de ce
35526petit poisson
35527se rencontra souvent dans les auteurs Arabes. Je vais en con-
35528séquence réunir ici
35529les passages qui peuvent servir à déterminer son espèce.
35530Dans
35531la
35532traduction Arabe de Dioscoride
35533,
35534le mot
35535sir est employé pour
35536rendre le grec fuufit. Dioscoride s'exprime ainsi sur la mxnide [•]:
35537~~
35538Manet quoque caput ustum tritumque, si insprgatur, cal/osas s, dis rhagadas
35539emendat
35540: iptius rero garum in ore putrtsceniia u/ccra col/utione sedat.
35541mûrie
35542»V riumtr am/ûraç J>ctxAufe]tuw
35543wrwff
35544Dr mrd. mat.
35545lih.
35546il , cap. 31, in
35547Openbus Dioscar, pag
3554896.
35549• [0 n.e.
35550nçueur'Stej ufaxi
35551A"‘
35552’
35553»
35554«fc-'éx* wro.tu,*'
35555fuyxJàf
35556«tti
35557„• j >a£ÿ .
35558Digitized by Goc>
p. 308
35559RELATION DE l’ÉGYPTE.
35560279
35561Voici maintenant la traduction Arabe du texte de Dioscoride.
35562m Mdinous
35563, autrement manidous
35564: c’est un petit poisson que les habitans
35565» de la Syrie nomment sfr; sa tête, brûlée, pulvérisée,
35566et saupoudrée sur
35567» les gerçures qui surviennent
35568au
35569siège,
35570les
35571guérit
35572:
35573la saumure
35574faite de
35575» ce poisson
35576,
35577prise en gargarisme
35578, guérit
35579les mauvais ulcères , corrompus
35580» et fétides
35581, qui viennent dans la bouche
35582(•]. »
35583Cette traduction
35584, pour
35585le
35586dire en
35587passant
35588,
35589justifie
35590les corrections
35591de
35592J. A. Sara un
35593, qui propose de lire Ad]vXitf au lieu de Ad]ù*+, et ««màin
35594au
35595lieu de
35596: Cinertm
35597enim per se,
35598dit-il,
35599recliùs inspergi ijnàm
35600if/ml
35601dixerimus.
35602Une glose marginale, ajoutée postérieurement sur le nom de ce poisson,
35603dit qu’on l'appelle en arabe iLs» sahnât : ïU*J! y>j
35604.
35605Les deux mots
35606sir et «L* sahnât semblent donc être synonymes
35607; et
35608en effet, Djewhari, au mot
35609,
35610dit
35611: « Le mot sir est aussi synonyme de
35612» sahnât. Ou lit dans
35613les traditions qu’un homme qui portoit du
35614sir, passa
35615» auprès de Salim ben-Abd-allah ,
35616et que Salim, après en avoir goûté, lui
35617» demanda combien
35618il vouloit
35619le vendre
35620;
35621et on explique ce mot dans
35622les
35623» recueils de traditions par sahnât,
35624Djazir, dans une
35625satire,
35626dit, pour se
35627» moquer de certaines gens
35628: Quand ils ont mis de l’oignon dans leur sir, et
35629» qu’ils ont acheté un canad [ scomber thynnus, suivant Forskal], de celui qui
35630»
35631sale cette sorte de poissons, ils se mettent à débiter des blasphèmes [1]. »
35632Le même auteur rapporte encore ce dernier trait au mot ojùf*. A la racine
35633o*
356341
35635il dit: « Sihnâ,
35636la première syllabe
35637étant prononcée par un
35638kesra
35639,
35640» signifie quelque chose que l’on mange avec le pain, et qui se fait avec du
35641» poisson. LVi peut être prononcé bref ou long. Sihnât est la même chose,
35642» mais a une signification plus spéciale [j]. *
35643jL*-»
35644yjtcrj
35645CO
35646O-»*
356471 lil
35648fLJIJ*Î
35649•U
356501
35651tfUJI J*
356521*1 AJ
35653bl A-*» Jj*II Jjl}j
35654(jJl
35655{ A
35656ÂvOtll ) tUrwtll ÀÀÂjJI UsJ
35657fÜ\ J
35658jj ïLtfJI Loi jax*Il
35659[a]
35660*A. J»J i» JA «î sMt
35661fL
35662j
35663K-A*a ï
35664JL. ^
35665Axa
35666Jb ®LWI Ajf £Mc.vJl
35667^
35668fjrr* <j
35669lîf
35670Js-ÎN,J
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35675B LllJ îj
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35678LIVRE f-
35679CM A PI T RL IV.
35680Aian.
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35683la Dtp.
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35685J. A. Sur. u fret,
35686im Dièse, p. *p.
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35748p HJ.
35749Ottfr.
35750mnim.
35751P «,
35752a.
35753280
35754RELATION DE L’ÉGYPTE.
35755Firouzabadi, dans le Kam'ous, dit aussi [.]
35756: « Sir est la même chose que
35757» sihnât, ou une chose qui y ressemble; ce sont encore de petits poissons salés
35758» dont on
35759fait le sihnât; » et au mot ^
35760,
35761il dit
35762: « Sahnât et sihnât, sahnaa
35763n et sihnaa , chose que
35764I on mange sur son pain
35765, et qui se fait avec de petits
35766>3 poissons
35767: ce mets excite l’appétit et fortifie l'estomac [*]. ».
35768Avicenne
357691 nomme le sir à l’article samac [piscis
35770)
35771; et Plempius
35772b a traduit
35773ce mot
35774par mena. Avicenne
35775‘ parle
35776aussi du sihna; et, dans
35777la
35778traduction
35779de Plempius
35780, ce mot est rendu par encrasichotorum salsamentum.
35781Kazwini fait aussi mention du sir : « C’est un petit poisson, dit-il , auquel
35782» on donne ce nom en Syrie; on en fait une saumure qui,
35783prise en garga-
35784» risme,
35785est très-utile contre les aphtes d'une mauvaise nature
35786'.
35787»»
35788Alakrizi
35789parle en
35790plusieurs endroits du. sir, et
35791le distingue formellement
35792du sihnât, comme formant deux mets difftrens, dans un repas dont
35793il donne
35794la description f
35795.
35796Ebn-1 l.iuknl fait mention d’un village nommé
35797j> , bourg du sir, situé
35798sur le canal d’Alexandrie
35799, et où il y avoit beaucoup de pécheurs de ce poisson.
35800De tout cela je conclus que sir
35801signifie une sorte de petit poisson ; et
35802«Ls?
35803, une préparation faite avec du poisson salé, une saumurt.
35804Ebn-Beïtar dit
35805: « Sahnat
35806;
35807c’est du poisson broyé.
35808>» Je reviendrai
35809ailleurs
35810sur la signification du mot sL*
35811.
35812Pococke, dans
35813sa
35814traduction des Annales d’Eutychius, a rendu
35815le mot
35816Arabe
35817par maria. Je crois que celle traduction n’est pas exacte, et que
35818dans les écrivains Arabes de l'Égypte
35819ne signifie pas di la saumurt, mais
35820des salaisons, de petits poissons salés; ce qui n’empêche pas que ce même
35821mot
3582211e se prenne aussi dans
35823la langue Arabe pour la saumure, ou une pré-
35824paration
35825faite avec du poisson
35826salé
35827, une sorte de pâte ou de fromage de
35828poisson.
35829Il faut comparer au récit d’Eutychius celui d’Elmacin, qui, au lieu
35830de
35831,
35832emploie
35833les mots
35834coUy.
35835, des salaisons d'Egypte, Ces deux
35836expressions sont effectivement synonymes , commeon le verra tout-à-l’heure.
35837Forskal
35838, parmi
35839les poissons
35840qu'il n’a connus que de nom
35841, comprend le
35842spams mana
35843,
35844qu'il nomme en grec nyZXa ; ce mot semble être un diminutif
35845de nfjs ou di£jc.
35846Lfcÿy- jt ïUjbJI
35847' J-.'-CJIy j~<JI
35848fi]
35849ïWI
35850,vij ^bl
35851«LsâJlj iibjéJ!
35852[»]
35853tXjc/J
35854*—•
35855LîltwJ
35856I Q*
35857Al. Schneider,
35858"blgitized by Go
p. 310
35859'
35860RELATION DE
35861L’ÉGYPTE.
3586228l
35863LIVRE I.-
35864CHAPITRE
35865IV.
35866* P*g*97-
35867P*P 4f
35868• «
35869Alag.
35870fitijrt /, «.
35871ix.t.ii.ri».
35872M. Schneider , dans son édition de la Synonymia piscium * d’Artedi , parle
35873,
35874d'après
35875différens auteurs , de diverses esj>èces de salaisons que le commun
35876du peuple et les moines mangeoiem h Alexandrie, et qui sont nommés bu-
35877ridta ou boridia, manomenia et mtmbradia. Boridia vient vraisemblablement
35878du poisson nommé buuri iSjjt
35879, mugit cephalus ; manomenia doit être le mana
35880salé, et peut-être la saumure faiteavec ce poisson. Dans le Vocabulaire Copte-
35881Arabe publié par Kircher, je trouve «mmlohH, sahamentum
35882,
35883; Tiras S p
35884,
35885u*g. Æt- nnit.
35886cerlum edulii grnus Ægyptiis usilatum
35887,
35888. I-ecopte ItUVOtlH a beaucoup
35889g,at
35890j,
35891de rapport avec le grec manomenia. Quant à 2£Jp
35892, je soupçonne que ce mot
35893//»///]
35894n’est pas originairement Copte; mais
35895qu’il est emprunté des Arabes. Le
35896/•/. //»»«*•
35897répond souvent au j»
35898.
35899Le mot sir semble avoir été adopté par les Grecs modernes
35900; car je trouve
35901dans la
35902j.
35903c lettre de M. de
35904Villoison à M. Akerbiad
35905, sur l’inscription de
35906Rosette, ces mots
35907: «
35908Il avoit fourni trois cents pains et une grande provi-
35909» s;on de mef{
35910( espèce de poisson salé qui vient de
35911la mer Noire) , de fèves,
35912» de purée de favette, de caviar, &c. «Mais peut-être
35913le merc de la mer
35914Noire n.'a-t-il rien de commun que le nom avec le sir des Arabes.
35915Si le sir est la même chose que la manide ou mana de» Grecs, on pourroit
35916croire que
35917le nom Arabe répond au mot François minuit ou mendolc ; car
35918c'est
35919il ce poisson de la Méditerranée que plusieurs écrivains appliquent ce
35920qu’Aristote, Athénée, Élien et autres anciens disent de
35921la manide. Voyez
35922l’Histoire des animaux d’Aristote, traduite par M. Camus, tome 11 , page 494;
35923Al. Valmont de Bomare, Dictionnaire universel raisonné d’histoire naturelle,
35924au mot Alendu!e ; Artedi , Synonymie piscium
35925j
35926édit, de M. Schneider
35927, page p(.
35928Mais les autorités sur lesquelles on pourroit établir
35929l'identité du poisson
35930nommé manide par les Grecs,
35931et de celui que les Arabes appellent sir, ne
35932me paroissent pas d'un grand poids
35933; et on peut leur opposer un passage de
35934Makrizi, que je citerai dans peu , et dans lequel cet écrivain dit expressément
35935que le sir est un poisson de la grandeur du doigt, et même plus petit ; caractère
35936qui ne convient pas k la mendole,
35937dont la longueur est d'un demi-pied , et va
35938quelquefois jusqu'à neuf pouces, suivant M. Valmont de Homare. Abd-ailatif et
35939plusieurs autres des écrivains Arabes que j'ai cités, observent aussi la petitesse
35940du sir comme son caractère distinctif. Au reste, je pense que le mot
35941sir a
35942été appliqué à diverses
35943sortes de poissons en divers pays,
35944et qu’il désigne
35945tantôt un poisson de mer,
35946tantôt une espèce de petit poisson du Nil. La
35947Nn
35948Digitized by Google
p. 311
35949LIVRE I.-
35950< MA PI T ili. IV
35951Dtieript. an'i
35952f. *iii a ty.
35953282
35954RELATION DE l’ÉCYPTE.
35955note suivante, qui m’a été communiquée par M. Geoffroy de Saint-Hilaire,
35956fera connoîire que le nom de
35957sir se donne
35958it un poisson de mtr qui
35959est le
35960joél , atheriius ktpsetus.
35961« On donne en Egypte
35962le nom de sir
35963à un poisson
35964littoral des mers
35965d’Alexandrie et de Sués.
35966Il
35967est Iç même que le jotl ou Vatherina hrpsetus.
35968Il
35969a un décimètre [ j pouces
359708
35971lignes ] de long , dans sa plus grande dimen-
35972sion
35973; mais
35974il est ordinaire de
35975le trouver
35976plus
35977petit. Ces
35978poissons ont une
35979chair délicate
35980;
35981ils sont en
35982si grande abondance
35983, qu’on en prend
35984â chaque
35985coup de filet.
35986Ils suivent dîfférens appâts
35987,
35988et se laissent conduire dans
35989les
35990lieux où
35991il est plus facile de les prendre.
35992Leur corps est presque diaphane,
35993sauf une bande sur les flancs de couleur et de reflets argentins. On a com-
35994paré, sur les côtes de France
35995, cette bande à une étoffe d’argent
35996; ce qui a fait
35997donner le nom de prêtns aux joëls.
35998» Je n’ai point vu qu’en Égypte on conservât ce poisson dans le sel. Has-
35999selquist parle de ce poisson, comme l’ayant vu dans le port de Smyrne.
36000» Il y a une sorte d’anchois que les Égyptiens préparent dans de la sau-
36001mure. Au moment où le Nil est dans son plus grand décroissement , les eaux
36002de la mer se mêlent avec celles du fleuve dans une longueur d’une lieue au-
36003dessus de son embouchure. Tout ce mélange d’eaux douces et deaux salées
36004est alors occupé presque exclusivement par une prodigieuse quantité de ces
36005dupées
36006,
36007qui
36008, pour la taille, tiennent le milieu entre les sardines et les anchois.
36009On se hâte de
36010faire cette
36011récolte, parce que
36012le temps où on peut
36013la
36014faire
36015n’est pas de longue durée. La pêche est
36016alors
36017si abondante
36018,
36019et
36020le profit si
36021grand
36022, qüe
36023les pêcheurs du
36024haut
36025Nil
36026quittent
36027l’eau douce, pour venir y
36028prendre part. »
36029D’après ces observations de M. Geoffroy,
36030il ne me paroîtroit pas absurde
36031de supposer que
36032la dupée dont
36033il parle,
36034a pu quelquefois, dans
36035t usage vul-
36036gaire, être confondue, sous la dénomination de sir , avec le joél.
36037Forskal a observé le joêl en Égypte et h Djidda sur le golfe Arabique
36038:
36039il ne
36040lui donne que
36041la longueur du doigt
36042,
36043et
36044l’épaisseur d un
36045travers de
36046doigt. Il ne nous fait pas connoître le nom que ce poisson porte en Égypte,
36047mais seulement
36048celui qu’on
36049lui donne h Djidda
36050:
36051c'est,
36052selon
36053lui,
36054abtu-
36055guesdigousch
36056,
36057ou abou-kcschkout , ou kesehiausch, ou enfin gucsdtgousch. Les
36058Grecs à
36059Constantinople
36060le nomment iSterr*»
36061et
36062les
36063Dires grumisch
36064baluk
360656^ J*/" , poisson d’argent.
36066Digitized by Google
p. 312
36067Mum * -
36068RELATION
36069DE
36070L* ÉGYPTE.
36071La dupée décrite par M. Geoffroy ,„e paroi, aussi avoir été observai
36072Dpd.ia par Forsla. . sous le nom de Cupra rncrasUMus. Les Arabes ZZn
36073ce voyageur
36074la nomment Marna et taaf
36075;
36076d'autres
36077l’appellent jardin
36078Kl|e
36079..« si*.
36080*
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36085-£r^.trr
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36087,> •* «
36088Alakriyt
36089» c est-à-dire, salaisons.
36090ta.‘3" T‘T*
36091» revenu pour le fisc
36092rVc»
36093^
36094r i
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36096un °»jet de
36097;ir 7
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36100J;
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36104"
36105» des notaire, er unl.LbTd ^
36106i«l«teu,.
36107“d’Alexandrie, le *
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36110Es,l’” , ”l
36111‘, V» <• ‘>">1
36112» taractes d'Oswan, et plusieur
36113•
36114’
36115""
36116e
361171 «'“«wa , Damiette
36118,
36119les ca-
36120» 'Oient pour leur mission, au momem où'iTnI
36121^
36122Par-
36123» les eaux à se retirer de dessus Z
36124,
36125W commença» à décroître, e,
36126» rentrer dans le lit du fleuve Ann ri
36127' |U<? ” avo,ent couvertes, pour
36128»— r».!»*.£*üt:
36129z
36130SL-r
36131“'oi' ** *» «-
36132“où
36133le Nil avoit «,,( deentnm, afin d’e.pfcSe.itüT' “ 1“““
36134> le Heuve
36135, e, de le, h„„ >
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36138»|tlaÇ=,.d„file,.,e,„„|,i,!oi,|.„ u
36139,,r„,d„”~f"'''.’ "»«
36140** Par le courant de l’eau
36141arrivé»
36142et
36143rs *
36144e P°lsson . entraîné
36145u, afnV0,t 8ÜX
36146fiJe^
36147déchoient daller plu,
36148Nn a
36149livre f
36150CHAPITIE
36151IV.
36152Dticripi, an, tu.
36153n * ,07 • f‘
36154ti
361557*-
36156\
36157i
36158Digitized by Google
p. 313
36159LIVRE
36160I «
36161CHAPITWL IV.
36162ft.
36163Z%\
36164RELATION DE
36165l’ÉGYPTE.
36166» loin et de redescendre avec l'eau
36167:
36168il s’amassoit donc dans
36169les filets. On le
36170» tiroit ensuite
36171!i
36172terre, on
36173le dépo.oit sur des tapis, on le
36174saloit
36175, et on le
36176» mettoit dans des vases
36177; et , lorsqu'il étoit suffisamment
36178fait, on le vendoit
36179» sous
36180le nom de salaisons et de sir. On ne préparait
36181ainsi que
36182le poisson
36183» qui étoit de
36184la
36185taille du doigt et au-dessous. Cette même espèce, quand
36186» elle
36187est fraîche, se nomme absaria; on la mange rôtie et fiite [i], »
36188Il est bien évident que le poisson dont
36189il est question
36190ici, est un poisson
36191du Nil. Voyons maintenant ce que nous apprend un observateur moderne
36192,
36193M. Antes , dans l'ouvrage intitulé
36194Observations on the manners and caslums of
36195the Egyptians.
36196« Lorsque le Nil est débordé, dit M. Antes, on voit paraître des millions
36197»de petits poissons qui remplissent
36198tous les étangs et toutes
36199les eaux qui
36200» couvrent
36201les campagnes. Excepté dans celte saison, on ne voit point ces
36202wl
36203L jis ojLJI L j to
36204ul>—
36205I
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36269*4
36270tjXSL.j b-ïy-A
36271Ce
36272passage
36273se
36274trouve
36275dan»
36276fc
36277chapitre
36278intitule,
36279JL ^LJ»I j£=»ï
36280. Jetai col-
36281lationne sur plusieurs manuscrits.
36282Il y en a où
36283on
36284lit jLijVI au
36285lieu de iLjVI, «
36286«Lll au lieu de b Lll
36287:
36288les
36289autres va-
36290riantes ne
36291sont que des
36292fautes
36293évidentes de
36294copiste, Le mm ^Litl
36295est sans point ou omis
36296dans les manuscrits que
36297j'ai consultes
36298:
36299il faut
36300le prononcer, comme je
36301le fais
36302: t'c«t le plu-
36303riel de
36304t
36305mot que
36306j'ai
36307exp'iquc ci-dcwnt
36308,
36309pstgf
36310i/2
36311Quant au mot jlanVf
36312, que
36313j'ai
36314traduit par des r.uts, c’est par conjecture que
36315je
36316l’ai rendu ainsi.
36317Il se trouve en ce em dans
36318a traduction Arabe du Nouveau Testament,
36319publiée pjr Erpcnius
36320( Lv. de S. Jean
36321,
36322c. U ,
36323v. 6 , p. 2 f6 ). C\»t >a»s doute un mot Grec
36324qui a passe dans
36325l'arabe.
36326»g!e
36327Digitized by Go
p. 314
36328/
36329RELATION DE
36330l’ÉCYPTH.
3633128j
36332» poissons
36333; ou
36334,
36335si on
36336le»
36337voit quelquefois , ce
36338n’est que rarement.
36339Ils ne
36340»
36341|» 'Sseni point les dimensions des anchois ordinaires, et on en distingue de
36342» deux
36343sortes
36344, appelées l’une raja et
36345l’autre
36346brssari. Ces poissons frits sont
36347» alors un manger excellent ; mais
36348la
36349première espèce est
36350meilleure
36351: on la
36352s» distingue de l'autre, parce qu’elle est un peu plus large, et a sur la peau
36353>» quelques taches rouges. Cette même espèce atteint
36354la grosseur d’un petit
36355ss hareng; mais elle commence alors
36356il être moins agréable à manger, k cause
36357js d’une infinité d’arètes qu’on ne sent point quand ce poisson est petit. Les
36358» gens du pays disent que ce» petits poissons sont produits par un poisson
36359» du Nil, appelé banni
36360,
36361auquel véritablement
36362iis ressemblent beaucoup.
36363>»
36364M. Geoffroy
36365m’a
36366assuré que
36367ces
36368petits
36369poissons
36370sont
36371effectivement de
36372petits bunnis ( cyprinus Niloîicus); mais
36373il est constant qu’on distingue ces
36374petits poissons en deux espèces
36375, dont l’une
36376poite
36377le notn de rai jly
36378, et
36379l’autre celui d'absaria ou besaria
36380, ce qui est
36381la même chose.
36382J’ai consulté k
36383ce sujet par écrit M. Michel Sabbagh, homme instruit, et digne de confiance;
36384je vais traduire sa réponse
36385:
36386« Après vous avoir offert mes salutations et présenté mes civilités, je vous
36387j» donne avis que j’ai reçu l’honneur de votre lettre
36388; je l’ai lue , et j’en ai très-
36389» bien compris le contenu. Quant à
36390la Question que vous me faites relative-
36391» tnent
36392II ces petits poissons dont patte Mukrizi dans son ouvrage,
36393il faut,
36394j> Monsieur, que vous sachiez qu'au moment où le Nil commence k décroître,
36395j» les habirans de
36396I Egypte ferment les ouvertures des étangs qui ont été rem-
36397» plis par les eaux du fleuve lors de sa crue;
36398ils jettent alors dans ces étangs
36399jj quelque chose qu’ils nomment bahma
36400,
36401et qui est
36402fait avec de la graine de
36403jj lin. Environ une semaine aptès cela,
36404tous les étangs se trouvent remplis
36405j> de ces petits poissons en une quantité inexprimable. C’est
36406lit ce qu’oq ap-
36407jj jielle absaria. Ces poissons ressemblent aux petits poissons que l’on mange
36408jj ici, il Pari»; j’en ai vu et j’en ai mangé accommodés k la manière des Égyp-
36409jj tiens. Sous ce nom,
36410il se trouve des
36411poissons de diverses
36412sortes; mais,
36413jj panai ces eqtèces,
36414il y en a une particulière qu’on appelle rai : ce qui dis-
36415jj lingue cette espèce, c’est qu’elle est d’un blanc brillant, aussi éclatant que
36416» l'argent, avec
36417I extrémité de la queue rouge. C’est Ik l’espace que les habi-
36418jj ian> du Caire salent, et qu’ils nomment sir. Dans les parties hautes du Saïd,
36419jj ce poisson devient plus grand, et
36420il aiteint la longueur d’un empan et plus.
36421» On l’y sale et on le transporte au Caire. Dans le Saïd , on l’appelle rpscbal,
36422Digitized by Google
p. 315
36423LIVRE |.«*
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36425IV.
36426Dtstr.
36427airim.
36428*' 97 . /»•
36429"
3643028 6
36431RELATION DE
36432l’ÉGYPTE.
36433» et au Caire on le nomme mélouha [ salaison ]. J’ajoute que
36434, quant au btsari,
36435» je l’ai trouvé dans beaucoup de pays; mais, pour l’espèce particulière nom-
36436» inée rai,
36437j’ai ouï-dire aux gens
36438les plus distingués et aux savans du Caire
36439» qu’elle ne se trouve que dans le Nil. Et effectivement,
36440je ne l’ai vue qu'en
36441» Égypte; au lieu que j’ai mangé
36442le btsari péché dans plusieurs rivières de
36443» Syrie,
36444à Alep, et même dans ce pays-ci.
36445» Je m'étonne bien que Makrizi
36446n'ait pas distingué le rai et le btsari, et
36447» n’en ait point caractérisé la différence.
36448Peut-être que de son temps on ne
36449» disiinguott pas ces poissons
36450: mais aujourd’hui on ne sale absolument que
36451» le rai ; tt pour le btsari
36452,
36453on
36454le mange
36455frais
36456; on dit même qu’il n’est pas
36457» bon
36458il saler. On prétend aussi que
36459le rai est
36460très- pur dans son intérieur,
36461» et qu'il en est tout le contraire du btsari. Et en effet,
36462la chose est comme
36463» on
36464le dit
36465: car j’ai vu que les cuisiniers au Caire, quand
36466iis apprêtent du
36467» btsari
36468,
36469le vident avec grand soin
36470; au lieu qu’ils font cuire le rai sans même
36471» l’ouvrir. Le rai se soutient toujours à un prix plus haut que le btsari.
36472Il ne
36473» sort point des étangs d'autres poissons que ces petits poissons-Iiu Voilà ce
36474» que j’avois, Monsieur, à vous faire savoir
36475[>]. »
36476Forskul a indiqué sous le nom de saima
36477, et sous celui de résiliai en arabe,
36478le même poisson que M. Michel Sa‘>bagh nous apprend que l’on nomme rai
36479au Caire et rosihat dans le Saïd.
36480Il le décrit ainsi
36481: Pinnis albidis
36482, cauda di-
36483midio inftriort rubro , colort argtntto. Mais ce naturaliste a décrit sous le nom'
36484de salme Nilolicus, en arabe rai ifjj, une autre espèce dont le dos est ver-
36485dâtre, dorso virtscintt.
36486iSôJI
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36520>>
36521Ch
36522I-V*
36523A
36524iuJf
36525Digilized by-Gcd
p. 316
36526t
36527RELATION DE
36528L’ÉGYPTE.
36529287
36530Richard Pococke fait aussi mention d'un poisson nommé rai,
36531qui vient,
36532dit-il
36533, de la mer , et qu’on nomme cefalo en Italie *. Pococke s’est sans doute
36534trompé sur le nom de ce poisson
36535: c’est le bouri ou mulet ( mugil ctphalus)
36536,
36537qui n'a rien de commun avec celui qui nous occupe.
36538Le poisson décrit par M. Michel Sahbagh, sous les noms de rai et nichai,
36539me semble devoir être
36540celui dont parle
36541Abd-allatif,
36542d’autant plus qu’il ne
36543pareil pas vraisemblable que
36544les anciens Égyptiens
36545, qui avoient h mer en
36546horreur, eussent embaumé des poissons de mer et les eussent transportés &
36547Saccara.
36548Hérodote n’a pas oublié de faire mention de cette prodigieuse quantité de
36549petits poissons produits dans les fossés et les lagunes qui sont proche du Nil,
36550quand la crue du fleuve les a remplis. Il paraît que les Grecs établis en Égypte
36551les nommoient hepstlus; car Athénée
36552dit
36553: « A Naucratis, ma
36554patrie, on
36555» appelle hipsetus de petits poissons qui restent dans les canaux après le dé-
36556» croissement des eaux du
36557Nil.
36558•> Elitn en
36559fait aussi mention. Le passage
36560d'Athénée nous apprend qu’en Egypte on donnoit à des poissons du Nil
36561le
36562nom d’htpsetus
36563,
36564tandis que ce nom s’appliquoil communément U des poissons
36565de mer. La même chose a lieu pour le mot j—
36566;
36567et peut-être ce mot, dans
36568l'origine,
36569signifioit-il, comme le grec «4»7ic, moins une espèce de poisson
36570déterminée, qu’une manière dé préparer ou d'accommoder de petits poissons
36571pour les manger.
36572Je remarque même comme vraisemblable que le mot
36573a signifié primi-
36574tivement dt la saumure,
36575et que ce n’est que par suite qu’on a nommé ainsi
36576* jjflS .t J-—» jj (Jbij
36577Jj
36578sbL j bLio-s-j
36579fils ü-cjUI
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36629LIVRE I."
36630CHAPITRE
36631IV.
36632* A Dtur.
36633af
36634tht
36635Eatt,
36636t.
36637t
36638,
36639P
366402*1.
36641Lit. /t, c. tf
36642.
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36645Dr >puos. t. Vêt,
36646e. (m,
36647rom.
36648///,
36649pug.
36650tco ,
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36657r*M-
36658J17 . n tJ.
36659SihnttJ.
36660Digitized by Google
p. 317
36661Li\ RE l.~
36662CHAPITRE
36663IV.
36664C./.
36665Pagt t<ft.
36666Ci ffruxntp. ajfs
36667D/eoJ.
36668Jtgypr.
36669ft-nr. ///
36670, p. ifj ;
36671M/m.
36672sur lÉg.
36673t. W . p. tê+
36674M/m. tttr t'Ég,
36675U'i.p.tSt U ifJ,
36676288
36677RELATION DE L’ÉGYPTE.
36678les petits poissons de diverses espèces qu’on saloit et qu’on employoh b faire
36679de la saumure. En effet, le mot "ï sir a ce sens chez lesTalmudistes, comme
36680on peut le voir dans le Lexicon Hebraicum Chalddicum Tatmudicum dtBuxtorf,
36681et dans le Tsrmak David de David de Pomis. Je crois aussi que c’est le sens
36682du mot Arabe
36683, dans
36684le vers de Djazir
36685cité par Djewhari;
36686et
36687Firouz-
36688abadi indique cette signification.
36689Absaria ou bvsaria n’est autre chose que le grec moderne -\à-ei , poisson
36690,
36691formé du grec ancien o’4*e«*
36692<i4i> Le mot ij—d n’est pas expliqué d’une manière satisfaisante par nos
36693dictionnaires
36694: ni Djewhari ni Firouzabadi n'en donnent la signification, parce
36695qu'ils supposent que ce mot est suffisamment connu de
36696tout le monde. Ce
36697que l’on appelle ,_jJ
36698,
36699est proprement cette appendice en forme de réseau,
36700qui enveloppe
36701la ba>e des pétioles de chaque rangée de feuilles du dattier.
36702« Les feuilles, dit M. Reynier dans ses Obstrvations sur le palmier- dattier
36703» et sur sa
36704culture
36705, ont, b
36706la base de
36707leurs
36708pétioles,
36709des appendices ou
36710» stipules qui embrassent le bourgeon et servent d'enveloppes aux tudimens
36711>» des feuilles, et, dans une saison , b ceux des fleurs
36712:
36713le développement de
36714» ces appendices précède celui des
36715feuilles-,
36716elles
36717[les
36718feuilles] s’alongent
36719» ensuite en faisceau
36720, où toutes les folioles sont appliquées les unes sur les
36721» autres
36722; elles n’ont alors aucune couleur. A cette époque,
36723ces appendices
36724» sont blanches, d’une consistance de
36725cuir
36726fort tenace,
36727et sont couvertes
36728» d’un épiderme très-lisse, au travers duquel on aperçoit un tissu en manière
36729'
36730» de réseau , formé par l'entrelacement des fibres qui
36731les composent. Dès
36732» que
36733la feuille entièrement développée devient extérieure, ses appendices
36734» brunissent dans les parties exposées b la lumière, l’épiderme se dessèche et
36735* tombe en lambeaux
36736,
36737et
36738les fibres
36739, mises
36740b nu
36741et durcies par
36742I action de
36743» l’air, se conservent dans cet
36744état,
36745mais finissent
36746enfin par
36747se détruire,
36748» quand on n’a pas soin de les récolter. Nous verrons plus bas quel est l’usage
36749s» auquel on les emploie. Quel
36750est
36751le rôle de ces appendices dans
36752I organi-
36753» sation du dattier! Servent-elles uniquement b
36754la conservation du bourgeon
36755s» comme enveloppe
36756! Contiennent-elles un appareil de vaisseaux nécessaires
36757» au développement d’une feuille aussi grande, mais inutiles pour son entre-
36758” tien
36759! C est ce que je n’ai pas pu découvrir.
36760» On coupe ... les feuilles [du palmier-dattier] vers la fin de l’hiver, au
36761.» moment
36762Digitized by Google
p. 318
36763RELATION DE
36764l’ÉGTPTE.
36765*89
36766UVRE |.«
36767CHAPITRE
36768IV.
36769T*mt IJ # p
36770tfz.
36771” moment ou la sève, devenant active, développe rapidement les feuilles qui
36772« * échappent du bourgeon. Les appendices qui garnissent la base des pé-
36773» «oies, et que l’on récolte 4
36774la même époque, on. pareillement leur utilité-
36775» on en febnque des cordes de diffêrens diamètres
36776,
36777qui sont applicables à
36778» tous les divers usages, même à la navigation du Nil
36779».
36780M. Reynier avoi, d’abord décrit ces stipules ou appendices en des termes
36781un peu
36782différent dans
36783la Décade Egyptien*,;
36784e,
36785je
36786transcrirai
36787encore ce
36788passage
36789, parce que
36790la
36791comparaison de
36792ces deux rédactions donnera une
36793idee plus complète de ce dont
36794il s’agit.
36795« Les
36796feuilles,
36797avant de
36798se développer, sont
36799entourées
36800d’expansions
36801..très -remarquables, d’une substance coriace
36802et d’une
36803surface lisse
36804qui
36805* s emboîtant les unes dans les autres, servent d’abri aux rudimens les moins
36806" °nn”’ reumsau cen,re -
36807Ell« *e forment avant
36808les feuilles;
36809et ces der-
36810*» mères lorsqu’elle, commencent i paroî.re, son. ployées en un faisceau
36811» ou toutes les folioles son. appliquées les unes contre les autres
36812: alors l’en-
36813veloppe a acquis «ou, son accroissement.
36814Cette expansion es. organisée
36815» différemment du reste de la plante
36816: ses
36817fibres forment un entrelacement
36818u
36819reseau. Avant
36820le développement de
36821la
36822feuille,
36823elles sont blanche,
36824» d une constance de cuir très tenace
36825: lorsque
36826la feuille es. développée'
36827>• cette
36828ecorce blanche disparoit
36829;
36830il ne
36831reste
36832plus qu’un
36833réseau de
36834fibre,’
36835» brunes appliquées contre la base du pétiole. Dan, ce. état, on les récolte
36836« avec sotn pour
36837fiûre des cordes
36838:
36839leur ténacité e. leur souplesse les rend
36840» très-propres à cet emploi .... »
36841Krmpfer a décrit avec soin ces appendice, qui enveloppent e. unissent
36842la base des petiole, d une même rangée,
36843e. qu’il appelle miculatum inro/u-
36844crem.ou me; et
36845.1 a eu soin de remarquer qu’on le nomme
36846Usure,ium
36847a
36848r.
36849dit -1\ p.nss,mum coma fruitur ,
36850in qua , ur frondium , sic prasertim spadcZ
36851*-* -*• » *» «—UÆ
36852"• *•
36853J :»f
36854***-> p.da i
36855M. Desfontaines , dans un Mémoire sur la culture et les
36856»
36857.
36858^er-dattier, observe aussi que les
36859fils qui se détaZ^
36860feuilles
36861, sont tres-propres 4 faire des cordages.
36862P
36863" f > ’'
36864(''
36865r «l>.
36866<>43>
36867Voyelt sur «s faits, |e chapitre III du livre II de cet ouvrage.
36868-
36869t
36870O
36871»'Ji
36872*
36873/
36874Digitized by
p. 319
36875LIVRE l.~
36876CHAPITUr IV.
36877p‘i> 'U-
36878Ci-Jr\ant p. 24t.
36879TtvtMt
36880Alan
36881Ar. At ht
36882F)ll.
36883importai*
36884,
36885*• ISt, /ah 2)
36886net*.
36887Almakriii fiht.
36888m, n.
36889Ar. p
36890J21
36891T'ait* A*
36892munit.
36893Al s.AtAjakriri.
36894f . {ÿ.
36895200
36896RELATION DE
36897L'ÉGYPTE.,
36898<ij( 4> On
36899lit dans
36900l'édition
36901in- S.’
36902:
36903l’édition
36904in-^.‘ porte axitjj,
36905;
36906ce qui
36907est conforme au manuscrit. M. Jahn, dans sa Chrestomathie Arabe,
36908a imprimé
36909; ce qui me donne lieu de croire qu’il a suivi l'édition in- S.’
36910<i4î>
36911Voye^ ce que j’ai dit sur le sens de cette expression
36912*ul L U
36913, dans
36914la note
36915<Ô2> de ce chapitre.
36916J'ai observé une expression pareille dans une
36917lettre de l’imam de Mascate, que j’ai publiée dans ma Chrestomathie Atabe.
36918<146) Le mot vjLL.
36919, dans le sens de trésor caché, est particulier à l’Égypte.
36920Makrizi en fixe positivement la signification; car on trouve dans sa Descrip-
36921tion historique et topographique de l'Egypte et du Caire un chapitre intitulé.
36922Des
36923dépôts
36924enfouis
36925et
36926des
36927trésors
36928que
36929tes
36930habitons
36931de
36932l'Egypte nomment
36933matalib,
36934[>]. Cet auteur nous apprend que, suivant une tradition reçue
36935parmi les habitans de l’Egypte et de la Syrie, quand les Grecs, ou plutôt les
36936Romains du Bas-Empire, furent contraints d’abandonner ces provinces
36937,
36938ils
36939cachèrent leurs trésors dans des lieux qu’ils avoient préparés pour Cela ; qu'ils
36940consignèrent
36941par écrit
36942les
36943renseignemens
36944propres
36945h
36946faire reconnoître ces
36947lieux
36948; et que les livres qui contenoient ces indications
36949, furent déposés dans
36950la grande église de Constantinople, où on les garde. D’autres disent, ajoute-
36951t-il
36952, que ces livres n’ont point été écrits par les Romains ;
36953qu’ils avoient été
36954écrits long-temps auparavant par les anciens Grecs
36955,
36956les Chaldéent
36957et les Égyptiens, pour conserver la connoissance des trésors cachés et confiés
36958li
36959la garde de certains
36960talismans ,
36961et que
36962les Romains qui possédoient ces
36963livres,
36964les emportèrent avec eux et
36965les déposèrent dans
36966la grande église de
36967Constantinople.
36968Il est inutile de rapporter les exemples que donne Makrizi
36969de trésors découverts en Égypte h diverses époques
36970; on en peut voir un
36971dans
36972le Traité des inonnoies Musulmanes de ce même écrivain. Ces événe-
36973mens, en excitant l’avidité, ont causé la destruction de beaucoup de inonu-
36974mens ; et de nos jours encore ils mettent le plus grand obstacle aux fouilles et
36975aux recherches que l’on voudroit faire pour l’intérêt de
36976I histoire et des arts,
36977le peuple s’imaginant toujours que de semblables rechetches de
36978la part des
36979Européens n’ont pour objet que de découvrir des trésors et de les enlever.
36980Plusieurs
36981éctivains ont composé
36982des
36983traités
36984sur
36985les
36986recettes magiques
36987propres k jrrocurer la découverte de ces précieux dépôts. Un ouvrage de ce
36988w-v wil
36989'
36990Jal
36991jJtj
36992Digitized by Goègle
p. 320
36993RELATION DE
36994t’ÉCYPTE.
3699529 1
36996genre, qui se trouve parmi
36997les manuscrits Arabes de la Bibliothèque iippé-
36998.
36999riale , indique , dans un
37000très-grand détail
37001,
37002tous
37003les
37004lieux de l'Égypte qui
37005renferment des trésors ,
37006et
37007les procédés que
37008l'on doit mettre en usage ]>our
37009parvenir
37010il s’en emparer.
3701111 est intitulé Traité qui contient tout ce étant on peut
37012avoir besoin
37013, cSncernetnt tes dons
37014,
37015les dépôts cachés et les trésors [iJ.
37016Si
37017l’on
3701811e savoit pas iusqu'où va
37019la crédulité soutenue par une aveugle
37020cupidité, on n'iinagineroit pas qu’un pareil livre eût pu trouver des lecteurs.
37021La seule chose remarquable qu'offre ce volume
37022, ce sont plusieurs alphabets
37023magiques que
37024l’auteur
37025dit avoir recueillis de divers
37026livres, et qui méritent
37027cependant peu de confiance. Parmi ces alphabets ,
37028il y en a un
37029qu’il emploie
37030lui-méme fort souvent dans
37031le cours de son ouvrage au lieu de l'alphabet
37032Araire
37033, pour
37034écrire
37035les noms des diverses substances végétales
37036, minérales
37037on animales, que l'on doit employer dans les fumigations qu’il prescrit. On
37038trouve, en comparant plusieurs endroits de ce volume,
37039la valeur de tous les
37040caractères dottl cet alphabet se compose.
37041<i 47> Je ne
37042sais ce qui
37043a engagé M. Vhite à traduire
37044ainsi
37045: Ex ligna
37046Sycomori, quod virtute pollet pradurâ ; et quidquid ex eo exil , dilabitur in cintres.
37047M. Wahl n’a pas mieux rendu le sens, ayant pris l», qui est ici le conjonctif,
37048pour l'adverbe négatif;
37049et
37050le sens ptoposé dans
37051les Annonces
37052littéraires de
37053Gottingun, propter illam (firmitalem) non fit in area (ferait) tinis, est aussi
37054contraire à l’intention de l’auteur qult
37055la grammaire. Le texte n’est suscep-
37056tible d’aucun autre sens que de celui que je lui
37057ai donné, et que Pococke
37058*
37059a aussi exprimé. La note de M. While k sur ce passage me paroît tomber h
37060faux
37061: car
37062il
37063n’est point
37064ici question de cadavres qui tombent en cendres
37065,
37066comme ceux dont parle Aristote dans le passage rapporté par Al. White.
37067< 1
370684
37069&>
37070Voye^ la note <J7> du chapitre 111 de ce I." livre,
37071<i49> Sans doute Abd-allalif n'avoit sous
37072les yeux qu'un extrait ou une
37073traduction
37074infidèle de la Politique d’Aristote
37075: car ce philosophe y parle en
37076propres termes des pyramides dans un passage qui, certainement, est celui-
37077li même qu'a eu en vue Abd-aliatif.
37078« C’est encore ,
37079dit-il
37080, une des
37081ressources des
37082tyrans d’appauvrir ceux
37083yjlkllj LUI, gui!
37084(j
37085*-iU. çjUis» co
37086Oo a
37087LIVRE ir
37088CH A pi t RE IV.
37089élfstir. Ar. «/r la
37090Bill.
37091imptrutU
37092,
370931»
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37095Vb&sBof. Dfttho.
37096/•
37097fit*.
37098Wbrtiuj.
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37100Itnif
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37102s an. lift.
37103ttpt.
37104j/j.
37105' A.'uMt tr. Hitt.
37106Æ$>pt e. mptmj.
37107in nppen.l.
37108Ci- Aemut p. 16t.
37109/V RepuH. /, y,
37110tmp. //
37111,
37112in Oper.
37113Ariit.
37114tern.
37115II
37116?• +>7-
37117Digitized by
p. 321
37118LIVRE I.*’
37119C.HAFJTÜC IV.
37120MtalUf- ÎVifw.
37121Psg. 9 et Imh,
37122es A/ag.
37123esiytl.
37124mn.
37125\'i , t*>m. 17,
37126F
371274}-* tttm’n.
37128Afas. Ar. Je la
371299M,
37130impériale
37131,
37132»•*
37133ww.
37134292
37135RELATION DE
37136L’ÉGYPTE.
37137» auxquels
37138ils commandent
37139, pour n'érre pas obligés d’entretenir une garde
37140>3
37141( pour
37142la sûreté de leurs personnes
371431
37144, et atin que
37145les sujets , vivant au jour
37146» le jour, n’aient pas
37147le
37148loisir de s’occuper h
37149traîner des conjurations. Les
37150» pyramides d'Egypte,
37151les offrandes des Cypsélides
37152,
37153le temple de Jupiier
37154» Olympien
37155élevé par les
37156Pisistratides
37157, et
37158les ouvrages
37159faits à Samo» par
37160» Polycrate, nous offrent des exemples de cette politique. »
37161Dans mes Observations sur
37162te nom
37163des pyramides
37164,
37165j’ai
37166traduit
37167: «
37168II
37169dit
37170» seulement dans son second livre de la Politique; » c’est une faute qu’ont
37171commise également Pococke et M. White
37172: J Jy Lîl j ne peut pas signi-
37173fier dans son second livre, mais bien dans te cours de son
37174traité. M. Wahl a
37175rendu
37176le sens exactement.
37177<ijo> Je
37178supjiose que
37179l’ouvrage
37180cité
37181ici
37182par
37183Abd-allatif est un
37184traité
37185attribué
37186faussement
37187par
37188les
37189Arabes
37190il Alexandre Aphrodisius. Elm-Abi-
37191Osaïba n’en fait aucune mention parmi les nombreux ouvrages de ce méde-
37192cin , dont il donne la liste liv. J v, chap. dernier, de son Histoire des médecins.
37193<1 î i> Je répéterai ici en peu de mots ce que
37194j’ai dit dans mes Observations
37195sur U nom des pyramides , au
37196sujet de cette étymologie attribuée par Abd-
37197allatif k Galien.
37198Un passage de Makrizi m’a mis à portée de retrouver l’endroit des ouvrages
37199de Galien que notre auteur avoir en vue. Voici ce que dit Makrizi
37200:
37201« Mamoun
37202fit
37203faire une grande ouverture dans cvtte pyramide
37204; on y
37205» trouva un glacis qui conduisoit en montant
37206îi une chambre carrée de forme
37207» cubique; et sur le plancher de cette chambre, on trouva un sarcophage de
37208» marbre qui
37209y
37210est encore aujourd’hui, personne n’ayant pu
37211le
37212tirer de ce
37213» lieu. C’est ce qui a fait dire à Galien que
37214les pyramides étoient des tom-
37215» beaux. A
37216la
37217fin de son cinquième livre du régime de ta santé
37218,
37219il
37220dit
37221: On
37222» nomme ceux qui sont parvenus à cet âge , HA RAM
37223, m >t dérivé d'AHRAM
37224,
37225» les pyramides , dans lesquelles ils doivent bientôt prendre place. »
37226Galien n’ayant point écrit en arabe, mais en gtec,
37227il
37228étoit impossible de
37229croire qu’il eût donné une telle étymologie; mai» je fus eut eux de savoir ce
37230qui avoit pu la lui faire attribuer.
37231Ce médecin, k la fin du cinquième
37232livre de son Traité d'hygi'ene
37233,
37234après
37235avoir divisé
37236la vieillesse en trois époques, et avoir parlé du régime qui con-
37237vient aux vieillards dans les deux premières, observe que ceux qui ont atteint
37238Digitized by Goègle
p. 322
37239RELATION DE
37240L’ÉGYPTE.
37241293
37242la
37243troisième, ne doivent
37244pas user fréquemment du
37245l.ain
37246;
37247il en donne
37248les
37249«.«.ns
37250, puis
37251il ajoute
37252: « On nomme celui qui
37253est dans ce dernier période
37254» de
37255la vieillesse
37256,
37257et la raison en est, comme le disent les amateurs
37258« d étymologies, que ces personnes sont près d’ètre tnvoyécs dehors, c
37259*est-à-
37260» dire, de faire le voyage au séjour des mânes £.].
37261Il est certain que c’est ce
37262passage de Galien qu’ont eu en vue les auteur» Aral.es dont
37263il s’agit, quoique
37264dan» le
37265texte Grec
37266il ne soit
37267fait aucune mention des pyramides. Voici en
37268effet ce qu on lit en ce même endroit dans la traduction Arabe de ce traité de
37269j
37270,
37271: “
37272n0m,ne celui c
37273'ui est dans •« années de cette troisième époque
37274«de
37275la vieillesse, karam
37276;
37277et ceux qui aiment les étymologies
37278, disent que ce
37279» nom qu on leur donne est dérivé de celui des pyramides [ ahram J
37280, dans
37281» lesquelles ils doivent bientôt aller prendre place [>]. »'
37282Le traducteur Arabe de Galien a, comme l’on voit, substitué étymologie
37283i étymologie;
37284et
37285,1
37286a voulu indiquer l’origine du mot Arabe karam L
37287signifie un billard dâripit , comme Calien avoit indiqué celle du mot Grec
37288T***;
37289Ma,S
37290sa
37291>'emée *st contraire ^
37292celle que
37293lui attribue Abd-alla.if
37294qui ne
37295l a sans doute cité que de mémoire
37296: car Abd-allatif lui fait dire que
37297e nom Arabe des pyramides est dérivé de haram
37298,
37299qui signifie 13* décrit
37300tandis que
37301dans
37302la
37303réalité,
37304il dérive au
37305contraire
37306le mot karam, vieiUard
37307décrépit
37308, A ahram
37309,
37310nom des pyramides. Au reste, je n’apprécierai point
37311ici
37312cette
37313étymologie
37314;
37315et
37316,1 me suffira de renvoyer à mes
37317Observations sur U
373181
37319”
37320* °Uj’ai
37321,0Ut CSë
37322Vi 3 "PP™1 <c>yn.ologiedes
37323mots Tru&tut
37324et (j
37325j>
37326. J indiquerai seulement quelques étymologies de
37327ces
37328mots, étymologie» dont j’avois oublié de
37329faire mention, ou qui
37330n’ont été
37331proposées que postérieurement à la publication de mes Observations
37332v“ 1”’' • *-
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p. 323
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37390F 47*
37391Cal. Cesmm. ttf ,
37392in üipp.
37393i(e mer.
37394toc. tt aÿ. in Of.
37395LiffKur,
37396et Cal.
37397t. VI, f. *>g.
37398Ocnfw-
37399f jUUt- p. *j+.
37400Cal. eh
37401an.it.
37402aelrnspht. Hi.
374031 ,
37404•*p. i ,
37405i» Opte.
37406HipP'Cr. et Cal.
3740729^
37408RELATION DE
37409l’ÉG.YPTE.
37410M. Zoëga dérive
37411le nom Grec des pyramides ,
37412ainsi que
37413je
37414l’ai fait moi-
37415même, de
37416la racine ^Spu.
37417,
37418qu'il suppose
37419avoir
37420existé
37421autrefois
37422dans
37423la
37424langue Égyptienne
37425: mais , au lieu de prendre ce mot dans le sens de l’arabe
37426,
37427lieu sacré
37428,
37429il le compare avec l'hébreu po'K ou pom
37430,
37431château, cita-
37432delle; ce qui me semble moins naturel.
37433La langue Copte a fourni une autre étymologie k M. Langlès, dans le
37434mot nryptUM.
37435, te feu. Je crois que ce mot auroit produit en arabe
37436, et
37437non fj»
37438, comme de
37439les Arabes ont fait ^-. 1
37440, de puis
37441\ ,
37442I g
37443. , etc.
37444M. Hager
37445a
37446proposé une
37447nouvelle conjecture qui me
37448paroît
37449sujette à
37450beaucoup de difficultés
37451;
37452il pense que l’origine du mot pyramide est
37453I hébreu
37454tid? 'lit potir tk ma;
37455, colonne de feu, avec l'article Égyptien ni
37456; ou le grec
37457, feu, joint k l'hébreu TCP colonne.
37458Enfin, pour ne rien omettre,
37459j'ajoute que Tébrizi, dans ses scolies sur
37460le Hamastt, dit que
37461, suivant quelques personnes, le nom Arabe des pyramides
37462l»>»
37463est pour
37464|._,J
37465, qui signifie un
37466cippe, une pierre élevée dans
37467le désert pour
37468indiquer le chemin ; et
37469il approuve cette étymologie.
37470<152) Ce passage se trouve effectivement dans le Commentaire de Galien
37471sur le traité de l'air, des eaux et des lieux.
37472<i53f> M- Wahl change
37473en ic dans ces mots
37474u
37475Efj
37476. Cette
37477correction n’est pas admissible
37478; ff est
37479la vraie leçon
37480et celle que porte le
37481manuscrit.
37482Il s’agit ici des livres de Galien de anatomicis administration, bus
37483,
37484me*
37485àrdltfuvir eyjfifinur.
37486^
37487<1 )4> Voici le passage de Galien auquel se rapporte la citation d’Abd-allatif:
37488Hoc autem opus tibi sit
37489et studium
37490, ut non modo tx
37491libro, sed ct.am oculis
37492assiduom spectatorem humanorumossium le ipsum efficias ; quod quidem in Atcxan-
37493dria
37494est fncitius
37495, quod illius
37496régiunis medici ipsorum etiam ossium
37497doc trinam
37498disciputis cum subiecti
37499inspeetione
37500exhibent.
37501Enitenduin
37502itaque
37503tibi
37504censco , ut
37505Alexandrie commoreris
37506,
37507si non aftetius, at hujus certe rei solius causa: quod si
37508non assequaris,
37509liçebit in cum
37510moi!u n hominum ossa contcmplari quo ego;
37511si-
37512quidein inspexi persecp'e , vel seputeris auibusdam , vel monumentis dissolutis.
3751355 >
37514I^ans
37515l’édition in-ql du
37516texte, on
37517lit j*.UYI
37518;
37519mais
37520il
37521faut corriger
37522ce mot,
37523et lire
37524comme porte l’édition
37525in-l.
375261
37527, conforme en cela au
37528manuscrit.
37529Digitized by
p. 324
37530RELATION DE
37531L’ÉGYPTE.
37532*95
37533LIVRE I."
37534CHAPITRE
37535V.
37536eBArmus V
37537Particularités remarquables
37538<i>
37539concernant
37540les bâtimens
37541et
37542les
37543barques , observées en Egypte par iAuteur de cet ouvrage.
37544On remarque dans les bâtimens des Egyptiens un art merveil-
37545leux et une disposition très-sage de toutes
37546les parties
37547:
37548il est bien
37549rare qu’ils y laissent quelque place
37550inutile et qui
37551n’ait
37552sa desti-
37553nation. Leurs palais sont
37554vastes
37555:
37556ils font le plus ordinairement
37557leur demeure
37558dans
37559les
37560étages supérieurs <2>
37561,
37562et pratiquent les
37563ouvertures de
37564leurs
37565habitations à
37566l’exposition du
37567nord
37568et des
37569vents
37570les plus agréables. On ne
37571voit guère de maison qui n'ait
37572son ventilateur
37573<?>. Leurs ventilateurs
37574sont
37575grands,
37576larges, et
37577susceptibles d’éprouver toute
37578l’action du vent
37579:
37580ils
37581les disposent
37582avec beaucoup d’art. On dépense pour un seul ventilateur depuis
37583cent jusqu’à cinq cents pièces
37584d’or; quant aux ventilateurs des
37585maisons ordinaires,
37586ils ne coûtent pas plus d’une pièce d’or. Les
37587marchés et
37588les rues en Égypte sont très-vastes,
37589et
37590les bâtimens
37591fort
37592élevés. On
37593y
37594construit en
37595pierres de
37596taille
37597et
37598en briques
37599rouges qui sont ce qu’on appelle aàjour <4>: la dimension de ces
37600briques est de la moitié de celles de l'Irak <5>.
37601On construit les conduits des latrines avec tant de solidité
37602, que
37603Pasc >64.
37604souvent, lorsqu’un palais tombe en ruine, ces conduits subsistent
37605encore en bon état <6>
37606: on creuse les fosses jusqu'à l’eau
37607, en sorte
37608qu’elles sont très-long- temps sans avoir besoin d’être curées.
37609Quand on veut bâtir un hôtel <7>
37610, un
37611palais pour un prince,
37612ou une halle <8>, on
37613fait venir un ingénieur,
37614et on
37615lui en confie
37616l’exécution.
37617Il se rend alors sur le lieu
37618<ÿ>, qui est ou un terrain
37619un peu élevé, ou un emplacement quelconque, le divise dans son
37620/
37621Digitized by Google
p. 325
37622296
37623RELATION
37624De'l’ÉCYPTE.
37625esprit, et dispose toutes
37626(es parties du plan
37627, suivant la nature du
37628U
37629'h»m v
37630bâtiment qu’on lui demande <io>
37631: après quoi
37632il entreprend suc-
37633cessivement
37634(es
37635diverses
37636parties
37637l’une après
37638l’autre <n>,
37639et
37640les
37641termine entièrement;
37642en sorte qu’on peut
37643faire usage
37644<>2> de
37645chaque partie et l’habiter, à mesurequ’elle estfinie, sans attendre
37646que
37647le tout soit exécute. Une partie terminée,
37648il en entreprend
37649une autre, et ainsi de suite jusqu’à ce que le plan se trouve rempli
37650en entier par
37651,la réunion de toutes
37652les
37653parties,
37654sans
37655qu’il y ait
37656aucun
37657défaut d’ensemble
37658, aucun vide
37659ni omission auxquels
37660il
37661faille remédier après-coup.
37662Quant aux môles [ou jetées], que l’on nomme en Égypte yir-
37663hiyyih <i j>,
37664ils ont une manière très-ingénieuse de les construire.
37665Voici comment on s’y prend. On
37666fait une fouille pour jeter les
37667fondations,
37668jusqu’à ce qu’on aperçoive
37669l’humidité
37670et que leau
37671commence à
37672paraître. Alors on place un
37673rouet <m> de bois de
37674sycomore, ou autre bois semblable à celui-là, sur cette terre hu-
37675mide
37676, après avoir bien dressé la place
37677:
37678la
37679largeur de ce
37680rouet
37681est d’envijon deux
37682tiers de .coudée, et le diamètre du cercle qu
37683il
37684forme dans son milieu, de deux coudées
37685;
37686il est pareil à ceux que
37687l’on place dans
37688le fond des puits. Ensuite on élève sur ce rouet
37689Page i«.
37690une maçonnerie en briques
37691et en chaux à
37692la
37693hauteur, de deux
37694toises environ; ce qui
37695fait comme un four. Alors les plongeurs
37696viennent et descendent dans ce puits
37697:
37698ils continuent à fouiller,
37699et, à mesure que l’eau sort,
37700ils la rétirent avec la terre et le sable.
37701Ils étendent leurs fouilles tout autour sous
37702le rouet, et, dès que,
37703par
37704le moyen de cette fouille
37705,
37706le rouet sé trouve porter sur
37707le
37708vide qui a été fait, le poids de la maçonnerie qu’il supporte,
37709le
37710fait enfoncer. A mesure qu’il enfonce,
37711les plongeurs continuent
37712leur travail
37713,
37714et fouillent sous
37715le rouet ;
37716tandis que les maçons
37717,
37718de leur côté, continuent à élever la bâtisse. Ainsi
37719,
37720les maçons
37721ne
37722Digitized by Go
p. 326
37723RELATION DE LÉGYPTE.
37724297
37725fie cessant point d’élever la bâtisse, et
37726les plongeurs de creuser,
377271
37728la maçonnerie s’enfonce toujours de plus en plus par son propre
37729poids,
37730jusqu'à ce quelle trouve un terrain solide et qu’elle soit
37731parvenue à un degré d’enfoncement qui
37732est connu des travail-
37733leurs. Quand ce premier puits est fini, on en commence un autre
37734pareil sur
37735la même ligne
37736,
37737à quatre coudées ou environ de dis-
37738tance du premier. On continue de la sorte dans toute la longueur
37739des fondations données; et quand ce travail
37740est achevé, on
37741fait
37742les fondations comme d’ordinaire, après avoir comblé les puits,
37743qui deviennent comme des pilotis très-solides qui portent le bâti-
37744ment, et des colonnes qui le soutiennent et l’assurent»
37745Les bains des Égyptiens sont encore un objet digne tLadmi-
37746ration. Je n’en ai vu nulle part, ni de mieux construits, ni de plus
37747habilement disposés, ni de plus exceilens, soit pour
37748la beauté,
37749sort pour la réalité
37750< 1 $>. Leurs cuves, d’abord, sont capables de
37751contenir chacune depuis deux jusqu’à quatre outres <i6> et même
37752plus. L’eau y est conduite par deux robinets
37753, qui y versent l’un de
37754l’eau chaude,
37755l’autre de
37756l’eau
37757froide. Ces deux robinets versent
37758d'abord f'eau dans une cuve très-petite et élevée;
37759et quand l’eau
37760que jettent
37761les deux robinets s’est mêlée dans cette petite cuve,
37762elle coule de là dans la grande. Cette grande cuve est élevée d’un
37763quart environ de sa hauteur au-dessus du
37764sol;
37765les
37766trois autres
37767quarts sont en terre. Celui qui veut se baigner descend dans la
37768cuve, et y reste plongé dans l’eau. Dans l’intérieur des bains sont
37769des cabinets garnis de portes; et, dans l'endroit où l’on quitte ses
37770habits,
37771il
37772y
37773a également des cabinets particuliers pour les per-
37774sonnes de distinction, afin quelles ne soient pas mêlées avec les
37775gens du commun
37776,
37777et ne
37778paroissent pas nues devant
37779le public.
37780Cette pièce,
37781destinée à se déshabiller, avec les cabinets qui en
37782dépendent, est bien distribuée et joliment construite. Au milieu
37783Ll\ RE l-
37784CHAPITRE V.
37785Page
37786\CZ.
37787PP
37788Digilized by Google
p. 327
377892 p8
37790RELATION DE
37791l’ÉGYPTE.
37792-
37793est un
37794bassin
37795revêtu de marbre
37796et orné de colonnes
37797qui
37798sup-
37799cHilmKE V
37800portent un dôme. Les plafonds de tous ces
37801lieux sont ornés de
37802peintures
37803<Tt 7> ;
37804les murailles sont divisées par panneaux <i8> et
37805blanchies; le pavé est de marbres de diverses couleurs en com-
37806partimens <>9>
37807:
37808les marbres des pièces intérieures sont toujours
37809supérieurs en beauté à ceux de l’extérieur. Ces bains sont bien
37810éclairés
37811; les voûtes <io> en sont très-élevées. Tous les vases dont
37812on y fait usage, sont de couleurs variées et des plus éclatantes. En
37813un mot, quand on y est entré, on voudroit ne jamais en sortir:
37814et en effet
37815, quand un prince ferait des dépenses énormes pour se
37816construire nne maison , et n épargnerait rien pour embellir sa de-
37817meure,
37818il ne saurait laire quelque chose de plus beau que ces bains.
37819Page 170.
37820Il y a aussi beaucoup d’art dans
37821la manière dont est disposé
37822le lieu où
37823l’on
37824chauffe l’eau pour
37825les bains. On
37826fait d abord un
37827foyer, au-dessus duquel on élève une voûte qui est ouverte pour
37828donner passage à
37829la flamme qui
37830s'élève du foyer. On place <n>
37831sur
37832les parties saillantes de
37833fa plate-forme au-dessus de laquelle
37834s’élève cette voûte
37835, quatre chaudières de plomb semblables à celles
37836dont se servent les gens qui font le herisèh (n>, excepté que celles
37837des bains sont plus grandes
37838: ces quatre chaudières sont jointes
37839les unes aux autres, dans leurs parties supérieures, par un con-
37840duit formé de tuyaux. L’eau se rend d abord, par
37841le conduit qui
37842la reçoit au sortir du puits, dans un grand bassin (i}>; de là elle
37843passe dans la première chaudière, ou elle demeure froide et con-
37844serve sa température
37845naturelle; de la première chaudière elle se
37846vend dans la seconde, où déjà elle acquiert un modique degré de
37847chaleur; celle-ci
37848la reverse dans laTtroisième
37849, où elle séchauffe
37850encore davantage; et enfin elle est conduite dans la quatrième,
37851ou elle atteint
37852la plus forte chaleur dont elle soit susceptible. En
37853sortant de la quatrième chaudière,
37854l eau entre dans les conduits
37855Digitized by Go
p. 328
37856RELATION DE
37857L’ÉGYPTE.
378582Ç9
37859du bain; Ainsi elle coule continueliement, en acquérant toujours ——
37860—
37861j~—
37862un nouveau degré de chaleur; et la chose se fait avec la plus grande
37863chant» v,
37864facilité, sans peine ni fatigue, et en très-peu de temps. Dans cette
37865disposition, on a imité les opérations de la nature, et la manière
37866dont se
37867fait la coction des alimens dans
37868le ventre des animaux
37869:
37870car
37871les alimens parcourent ainsi successivement
37872les intestins et
37873les
37874parties du corps de chaque animal
37875destinées à
37876servir à
37877la
37878nutrition
37879;
37880à mesure que les alimens
37881passent d'un intestin dans
37882un autre,
37883ils éprouvent une nouvelle espèce de digestion <i4> et
37884un nouveau degré de coction, jusqu’à ce qu’ils arrivent au der-
37885nier des intestins
37886, moment où leur coction est complète.
37887Il
37888est bon d’observer que ces chaudières ont continuellement
37889besoin <aj> d’être renouvelées, parce que le feu les altère. La pre-
37890mière chaudière qui contient l'eau froide
37891, se trouve toujours plus
37892usée que
37893celle qui
37894contient
37895l’eau chaude
37896:
37897ce phénomène
37898est
37899pJge
3790017».
37901l’effet d’une cause naturelle; mais
37902ce
37903n’est pas
37904ici
37905le
37906lieu
37907d’en
37908donner l'explication.
37909On étend sur
37910le
37911sol du foyer,
37912c’est-à-dire, de l’endroit sur
37913lequel repose le feu
37914, environ cinquante ardebs de
37915sel
37916; ce qui se
37917pratique également sur le plancher des fours
37918, parce que le sel a
37919la propriété de conserver la chaleur.
37920On a en Égypte des embarcations de beaucoup de formes diffé-
37921rentes et de diverses espèces. Je n’en ai vu aucune plus singulière
37922qu’une sorte de barque nommée oschiiiri <i6>. Elle a la forme de
37923ce qu’on nomme schabbarèh <27) sur le Tigre
37924; mais elle est beau-
37925coup plus grande,
37926plus longue, mieux proportionnée
37927et d’une
37928figure plus agréable. Ces barques sont pontées en planches épaisses
37929et solides, et elles ont des saillies en forme de balcons, de deux
37930coudées environ. Au-dessus du pont on construit une chambre
37931en bois sur laquelle on élève un dôme, et l’on pratique dans ce
37932P P »
37933Digitized by Google
p. 329
37934M\ HE J."
37935CH A Pi I Ht V.
37936Page ,74.
37937300
37938RELATION DE
37939l’ÉGYPTE.
37940dôme
37941des fenêtres et des jours garnis de volets <28>
37942et qui ont
37943vue sur
37944le fleuve de tous côtés. On réserve dans cette chambre
37945un cabinet particulier et des latrines
37946,
37947et on
37948la décore de diverses
37949couleurs, de dorures et du plus beau vernis.
37950Ces sortes de barques se construisent pour l’usage des rois et
37951des grands. Le seigneur qui s’y embarque,
37952est couché sur son
37953coussin
37954;
37955il a autour de
37956lui les personnes de sa société. Ses gens
37957et ses esclaves, portant leurs baudriers et leurs épées, sont debout
37958sur les balcons
37959:
37960les provisions et tous
37961les bagages sont dans
37962le
37963fond de
37964la barque;
37965les matelots pareillement sont sous
37966le pont
37967et dans tout
37968le reste du bâtiment
37969,
37970et
37971le font avancer à la rame
37972sans rien savoir de ce que
37973font les passagers
37974, et sans que ceux-
37975ci se mettent aucunement en peine de ce que font
37976les gens de
37977l’équipage.
37978Ainsi
37979les matelots et
37980les passagers sont entièrement
37981isolés les uns des autres
37982,
37983et s’occupent chacun à ce qui leur con-
37984vient. Si le seigneur veut être seul et se séparer de sa compagnie,
37985il entre dans le cabinet
37986:
37987a-t-il
37988«à satisfaire un besoin naturel
37989,
37990il
37991passe dans
37992les lieux d'aisance.
37993En Égypte
37994,
37995les bateliers rament de maniéré a pousser le ba-
37996teau en arriére
37997;
37998ils agissent comme
37999les cordiers qui marchent à
38000reculons , et iis ressemblent , dans leur manière
38001il imprimer le mou-
38002vement à leurs barques, à un homme qui marche en arrière en
38003tirant un fardeau qui
38004est devant lui
38005: les bateliers de
38006lirait, au
38007contraire, ressemblent à quelqu’un qui pousse un fardeau en avant
38008et
38009le fait ainsi avancer. Les bâtimens de ceux-ci marchent vers le
38010même point que regardent les rameurs; ceux des Egyptiens, au
38011contraire
38012, marchent vers le côté opposé. Quant à la question de
38013savoir laquelle des deux méthodes offre le plus de facilité, et à (a
38014démonstration de la solution de ce problème <29^, cesl un sujet
38015qui appartient à la physique et à la mécanique.
38016«s
38017Digitized by Gobgk
p. 330
38018W l»Pi* '
38019RELATION DE
38020L* ÉGYPTE.
38021301
38022notes.
38023<., O» li( ta, !.. ta, «ta.
38024, ta, „ 6ta. Le
38025’
3802611 *m“ ^ M ' Jahn *
38027'mpr’mé ta, “ Chreiiometa
38028LIVRE L"
38029chapitre V.
380303dQa'«
38031Sré*.
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38039?
38040>
38041,
38042LeS
38043.
38044Vemi ''lteUr5 5001 en UM6e
38045^ Plu* grande partie de l'Orient-
38046n.a.5 ds nom pas par-tou, la même forme ni
38047la même disposition.
38048Voye\
38049ar
38050in,
38051oyage en Perse, tome VIII
38052, page 20p. et pl. xlvi ; Thévenot
38053V oyage .u Levant, tome III, page a9 S; Russel , the etat. Mis, ofAUppo
38054,
38055I
38056’
38057page ja. Quan, aux ventilateurs usités en Égypte, on en trouve des Lcrip-'
38058nom
38059plus ou .noms de,a,liées dans
38060diflérens
38061écrivains,
38062tels que
38063le prince
38064Radzivtl, 1èresol. Peregrin. p.
380651 8i
38066: le P
38067Sicard
38068M;m
38069,
38070„
38071,» w
38072»...
38073,
38074f.
38075*
380764
38077* cr - a,caM . A«ni. des missions,
38078t. II.
38079P- tS. M. Ntebuhr , Voyage en Arabie ,
38080/. I, p. 4H
38081. M . Volney , Voyage
38082en Syne e, en Egypte, J.' U.
38083t. I, p. 100
38084: mais
38085les descriptions
38086les
38087plus
38088aillées son, celles que l'on trouve dans Léon Africain e, Prosper Alpin
38089Le premier , dans sa Description de l'Afrique .dit
38090:
38091P
38092P
38093« La chaleur durant
38094l'été est
38095si
38096violente en Égypte
38097oue le
38098» brûlé
38099: pour remédier
38100il
38101cela
38102il „
38103,
38104a-
38105^ P
38106’ q
38107P ys en
38108est
38109Jf D'“'K'd>'r
38110I
38111cela,
38112il est dusage,
38113dans
38114toutes
38115les
38116villes
38117AI"“
38118•
38119» cons,ru,re certaines tours élevées, qui ont par le haut une ouverture
38120e’t au
38121* P*d une autre qui répond aux appartiens des maisons;
38122le yen,
38123e’n
38124ant
38125» par le haut de ces tours, e, ressortant par leur partie inférieure 'procure
38126» un peu de fra.cheur
38127:
38128.1
38129seroi, impossible sans cela de vivre dans ce pays
38130» à cause de
38131I excès insupportable de la chaleur
38132[.]. „
381331
38134J
38135’
38136Prosper Alpin
38137dans son Traité de Medirin
38138jt
38139„
38140,
38141ventilateurs
38142t
38143^icma Ægypuorum, décrit ainsi ces
38144Vaetissimis
38145etietm fetulis
38146, pua maximis
38147tutis sont limites
38148intm
38149etemos positis^ adfAgietom exeipieadom ae.em u,un,ur. H, „
38150Di MiJ A.
38151fif.
38152[0 ta noiepet merchh
38153,ohm il pieu t’al-
38154tm fia , dt m.,to
38155, k, w; rinm di riè .priant t,
38156" ""*/<" ,iha„ ,orri «lu
38157, lie ho.mr »«
38158n,ltu »«-»«*,
38159it 00
38160aliro a* pttdi , (ht
38161rnp.de agli atberghidetteton-, edoteop dUtrUe
38162‘llioltmerododoiuZ,, Ji
38163«h». <ioJefm^.u J!fiacp . l,r,
38164llrou.rM
38165npwethe mm/,,, /„ huppjrtoii Icotdo.
38166Digitized by Google
p. 331
38167LIVRE
38168J.*'
38169CHAPITRE V.
38170* F.tlr. lmp. Ar.
38171F- 6**
38172* DieCMH, E/p.
38173Loti. Ar. tun. U
38174,
38175P •M ; tt wm. I,
38176,.j6.
38177• />».
38178Lar.
38179•oL
38180;..yÿ.
381814 i+x,
38182htpta&l.
38183*Aiaa. Ar. tir ha
38184M/
381851
38186.
38187i*tp/riatf ,
38188a.* 1146.
38189'Ch/nunt p. 2jy.
38190*Vy agréaPtw,
381919. IV, p
38192.
38193ffnîw.
38194C^vet-
3819530a
38196RELATION DE
38197L’ÉGYPTE.
38198mtulu deetm cubitorum latitudinis fer'ejxsurgunt
38199, per mediumqut rectissimi sur-
38200sum feruntur in atrtm
38201, perviaque muiri latiori ore instar aimpana txpanso
38202, ai
38203jumrna
38204vestigia (sans doute fastigia
38205)
38206desinunt atque ptrlingunt ; quo ore se/>-
38207tentrionem vertus aperto
38208, frigidam auram spiranlem excipiunt, infernisque ipsum
38209(je Iis ipsam ) etdium terrenis locit demittunl;
38210tt hoc pacte cujusquc adts inferna
38211terrenaque loca refrigerantur.
38212O11 trouve aussi une
38213description des
38214ventilateurs usités aujourd'hui en
38215Égypte, dans l'ouvrage de M. John Antes, intitulé Observations on lie man-
38216ners and customs of tht Egyptiens
38217,
38218page 98.
38219<4> Le mot ^ I ou jj
38220*. I
38221est persan d'origine, suivant D/ewhariftj
38222:
38223il
38224signifie les briques cuites, au
38225lieu que jjJ s’emploie pour
38226les briques
38227crues.
38228Telle est
38229, du moins,
38230la signification actuelle de ces deux mots, suivant le
38231témoignage de Gtrmanus de Si/esia
38232* et du P. F. Canes
38233t
38234. Golius a traduit
38235tiJ par tapis cactus
38236c
38237; et Castell dit aussi later effictus
38238è luto quadratâ forma,
38239coctusque lapis * : mais j’ignore sur quelle autorité ; car ni Djewhari ni 1 irouz-
38240abadi ne donnent cette définition. Quant au mot çs^L
38241, Djewhari
38242c observe
38243qu’on s’en sert en Égypte au lieu de
38244[«]. Ce mot étoit sans doute d’un
38245usage ordinaire dans le langage des Arabes d’Espagne, et sïgnifioit des briques
38246crues ; car
38247il a formé , avec l’article Jl
38248, le mot Espagnol adobt, qui a la même
38249signification. Suivant le Dictionnaire déjà cité du P. F. Canes, <_ÿk signifie
38250aujourd'hui, comme _>»l
38251, les briques cuites.
38252<5>
38253Voye^, sur les dimensions des briques d’Égypte et de 1 Irak
38254, les notes
38255tqoy et rçi> du chapitre IV de ce livre *. Chardin nous donne les dimensions
38256des briques dont on fait usage pour bâtir dans la Perse
3825711
38258: elles ont , suivant lui
38259,
382608 pouces de longueur sur 6 de largeur et a
38261-j d’épaisseur. Mais on ne peut
38262pas tirer de là une induction certaine sur les dimensions des briques que
382631 on
38264fàbriquoit dans l'Irak au temps d’Abd-allatif.
38265cé> M. White
38266n’a point saisi
38267le sens de cet endroit, qu’il a rendu ainsi
38268:
38269Puteos porr'o cloacales ita statuunt, dornus ut videatur modo non ruitura. C/oaca
38270autem perpendicularis est. La traduction de Al. Wahl ne vaut pas mieux.
38271Dans la suite on mit, comme Makrizi nous l'apprend , un droit fiscal sur
38272V-t*"*
38273r—i (J-M (JùJI yj
38274[
382751 ]
38276|
38277JM Jal «b
38278C*3
38279Digitized by Go<|gIe
p. 332
38280relation de l’égypte.
38281303
38282le curement des puisards
38283et des latrines;
38284et ce droit formoit une ferme qui
38285— — —
38286devint
38287fort
38288it chaige aux
38289hahitans de
38290l'Egypte.
38291Voye^ ma Clirestomathie
38292Arabe
38293.
38294“
38295*r,m,a, p.
38296Il faut prononcer
38297; c’est le pluriel de
38298.
38299<7>
38300J‘ai traduit le mot jb , et au pluriel
38301, \wpalais
38302,
38303et non par maison,
38304parce que Makrizi ne
38305laisse aucun
38306doute
38307sur
38308la
38309signification
38310particulière
38311attachée à ce mot.
38312Il renferme en même temps l'idée d’un bâtiment, et celle
38313d'une cour ou emplacement
38314vide. Makrizi observe que tout palais jb
38315est une
38316maison ot-j
38317, mais que toute maison
38318n’est pas un palais ; et
38319il
38320traite, dans un
38321chapitre exprès, des palais jj> de la ville du Caire.
38322^AUm.Ar.deU
38323Quant au mot p>j
38324, dont le pluriel est pUj ou pyj
38325,
38326il signifie une maison
38327».• es, ,ja. jÀ
38328divisée en plusieurs logemens, dont le bas forme des boutiques ou des ma-
38329gasins, et en conséquence n’a point de cour. Ces sortes de bâtimens ne sont
38330situés que dans les grandes rues. Abd-allatif parle ailleurs d’une propriété de
38331ce genre
38332,
38333qui
38334renfertnoit
38335plus de
38336cinquante logemens.
38337Voyt[
38338le livre
38339II
38340AtMlai. tint.
38341de cet ouvrage, chapitre II. J’entrerai, en cet endroit, dans de plus grands
38342détails
38343sur ce
38344genre de maisons. Je
38345n’ai pu employer d’autre expression
38346pour rendre
38347le mot gj que le mot hôtel
38348,
38349quoique ce ne soit pas là le sens
38350que nous donnons à ce mot en françois.
38351Il ne faut pas cependant entendre
38352par-là ce que nous appelons hôte! garni.
38353Il n’y a lien d’analogue à nos hôtels
38354garnis, ni en I'gypte, ni dans l’Orient.
38355<8>
38356ijjl~» kaisariyyih ne signifie pas, comme l’a traduit M. White , domus
38357imperatoria
38358,
38359mais un batar
38360,
38361une
38362halle couverte. M. Wahl ne
38363l’a pas mieux
38364î>«t^.
38365traduit que M. White. Voyep M. Niebuhr, Voyage en Arabie,
38366t. I, p. pi
38367r'M'
38368et p? ; Russel , the nar. Hist. of Aleppo
38369, tome I
38370, pages
383713 6 et
38372161] Kscmpfer
38373,
38374Am,mit. exot.fasc. t, niât, ta, p. 171
38375j
38376J. Léon Africain, Descrnjont d, II'
38377Africa
38378, dans
38379le I." volume de
38380la collection de Ratnusio, fol. yp A ; Lam-
38381prière, a Tourfrom Gibraltar to Tangirr, &c. p.
383821 py
38383, &c. &c. Makrizi, dans
38384sa Description historique et topographique de l’Égypte et du Caire ,
38385n’a pas
38386oublié les kaisariyyehs
38387,
38388et
38389il en décrit un grand nombre; mais
38390il ne dit rien
38391de l’origine de ce nom. L’étymologie la plus vraisemblable est celle qui fait
38392venir ce mot du nom de la ville de Césarée. Au pluriel , on dit j_Lï
38393. Makrizi
38394,
38395comme nous venons de le dire
38396, donne la description de plusieurs kaisariyyehs
38397du Caire
38398: mais , quoiqu’il ne marque pas précisément en quoi consiste la
38399fi
38400Digitized by
p. 333
38401304
38402relation
38403de
38404l’lcypte.
38405_____
38406différence des kdisiiriyy'ths ou halles et des marchés qu'on appelle souk
38407;
38408livre
38409I."
38410et au pluriel fyd
38411, et qui sont aussi couverts,
38412je crois que les
38413halles sont
38414tNAriTiE
38415j
38416) jus considérables que
38417les marchés,
38418et contiennent plusieurs galeries cou-
38419vertes , au lieu que les marchés n'en ont qu’une seule
38420; que dans
38421les halles
38422se trouvent des fabriques ou manufactures , au lieu que les marchés ne servent
38423qu’il l’exposition et h la vente des marchandises. Au surplus, chaque espèce
38424d'artisans ou de marchands est réunie dans la même halle ou dans le même
38425marché
38426; ou bien ,
38427si une même halle renferme
38428plusieurs corps d’artisans
38429,
38430chaque espèce occupe une galerie
38431particulière. Lamprière, dans l’endroit
38432que
38433j’ai cité , a bien décrit l’espèce d’étalage des marchands dans les galeries;
38434et sa description s’applique également aux marchés du Caire. L'estrade élevée
38435sur laquelle
38436le marchand
38437est
38438assis ,
38439et d’où
38440il montre sa marchandise aux
38441acheteurs,
38442est proprement ce qu'on appelle
38443; mot qui signifie, suivant
38444son étymologie , une estrade ou plate-forme sur laquelle on peut se tenir assis,
38445et que nous traduisons assez improprement par boutique.
38446Makrizi, en plus d’un endroit,
38447fait mention des logeinens çJj, bâtis au-
38448dessus des kdisariyychs ; ce qui confirme ce que
38449j’ai dit dans la note précé-
38450dente.
38451Il faut encore distinguer des halles et marchés
38452, les magasins nommés khan
38453ul».
38454, fondai jjii et occaieh
38455<JI^
38456. Makiizi emploie ces
38457trois mots comme
38458synonymes. Ce sont des édifices fermés et divisés en chambres
38459, où chaque
38460commerçant dépose ses marchandises. Ordinairement un khan est occupé
38461par les divers marchands d’un même pays
38462: ainsi les Damasquins, les Francs
38463et autres ont leurs fondaks au Caire. Je vois même , dans Makrizi, un fondak
38464particulier pour
38465les marchandises qui arrivoient de
38466la Syrie par mer,
38467et un
38468autre destiné pour i'etamagasinement de
38469celles
38470qui étoienl apportées par
38471terre du même pays. Au-dessus des fondaks ,
38472il y a des logemens appelés
38473£->j
38474, comme au-dessus des halles et des marchés.
38475Le mot joui paroit avoir été apporté de
38476l'Italie dans
38477le Levant.
38478J oye^
38479y,') n‘
38480n>‘
38481du Gange, Clossar. ad script', med. et inf. Latin., aux mots Funda et Fundicus.
38482Le mot uU. est vraisemblablement dérivé du persan
38483»jh».
38484, maison. Quant
38485au mot Jkj
38486, qu’on prononce vulgairement occaieh ou occal,
38487il est arabe
38488, et
38489signifie lieu de dépôt ou de confiance.
38490Les fondaks forment comme autant de bourses où se font les transactions
38491commerciales en gros.
38492<9>
38493Digitized by Gofgle
p. 334
38494RELATION DE l’ÉCYPTE.
38495305
38496<9> M. White a conservé le mot Luje. dans sa traduction, comme si c’étoit
38497un mot technique; et
38498il a rendu tout ce passage d'une manière
38499fort louche
38500et fort inexacte: Lja
3850111e signifie autre chose que le
38502terrain
38503,
38504l 'emplacement
38505où
38506l’on veut élever un bâtiment
38507, comme on fa observé dans les Annonces
38508littéraires de Gotlingue.
38509<io>
38510fji&i est au passif,
38511et doit être prononcé
38512J'ai développé la
38513signification primitive de ce mot dans ma Chrestomathie Arabe.
38514<1 o On lit dans le manuscrit, comme dans le texte imprimé , .j*.
38515Je
38516crois cependant que
38517la
38518répétition de ce mot
38519est une faute de copiste.
38520Si
38521l'auteur eût voulu dire
38522les différentes parties du terrain l'une après Pautre
38523,
38524il
38525aurait écrit
38526.j*
38527;
38528mais il n’a pas pu vouloir exprimer ici cette idée.
38529<i2> Au lieu de jicj
38530, que portent
38531les deux éditions, on
38532lit dans le ma-
38533nuscrit
38534; ce qu’il faut lire ainsi ^4
38535.
38536<i j> Abd - allatif s’exprime de manière
38537à ne
38538laisser aucun doute sur la
38539synonymie des mots ïb—» et Lijj
38540: or le premier signifie constamment une
38541digue
38542,
38543un môle, un obstacle opposé au
38544cours et à ta
38545violence des eaux.
38546II est
38547donc certain que le mot
38548a
38549ici un sens inconnu aux auteurs de nos dic-
38550tionnaires, et vraisemblablement particulier au langage de l'Egypte. La suite
38551prouve que l’on entendoit par-là une espèce de construction dont l’usage,
38552comme celui de nos pilotis , étoit d’assurer un terrain mouvant et trop hu-
38553mide, afin de le rendre propre à recevoir ensuite degrands édifices. Al. White
38554a traduit ici, quod ad euripum attinet qucm
38555al zarbia vacant
38556: mais
38557ne
38558signifie point euripus [un
38559jet d’eau]; et
38560si
38561le mot
38562a quelquefois cette
38563signification, elle ne peut
38564lui convenir en
38565cet
38566endroit. M. Wahl a
38567traduit
38568plus exactement. J'ai souvent rencontré Ljjj et son pluriel
38569dans Ala-
38570krizi
38571, et particulièrement dans le chapitre où
38572il traite des îles du Nil. C’est à
38573notre passage d’Abd-allatit que je dois la connoissance exacte de sa signi-
38574fication, qui convient parfaitement aux endroits de Makrizi où
38575il se trouve.
38576Les jetées dont
38577il s’agit étoient sans doute établies sur les bords du Nil ou des
38578canaux, pour affermir le terrain et procurer la facilité d’y élever des bâtiniens
38579qui réunissent la solidité aux avantages que procuroit le voisinage des eaux.
38580<» 4> Ce qu’on appelle rouet, en termes d'architecture, est un assemblage de
38581LIVRE L"
38582CHAH! RK V.
38583Qflrferft
3858431ruftûf
38585•
38586*•»-
38587*} ttft
38588ti.' //«.
38589Ttmt II , f. jf-
38590Drét
38591rl'ur. hh.
38592fit. n
38593h, tir•xml.
38594p<tr A’AuUr , p.
38595Digitized by Google
p. 335
38596LIVRE 1.'*
38597CHAPITRE V.
38598Dit*f. J‘artkit.
38599ih.
38600et
38601kytirant.
38602F
38603*'*•
38604Ch*tfsart p
386052Ü\.
38606îlVaîaf,
38607r.'sfjç.
38608$Sept- /. *7*
38609na.
38610Afan. Ar. At fa
38611Bif/.
38612unfiriait f
38613W* 12+6.
38614306
38615RELATION DE l’ÊGYPTE.
38616plusieurs plaies-firmes de l>ois de charpente, à queue d’nronde, sur lequel
38617on pose
38618la première assise de pierres ou de moellons â sec, pour fonder la
38619maçonnerie d'un puits.
38620Lorsqu'en creusant
38621( pour faire un puits
38622) on
38623est parvenu
38624à
38625l'eau
38626,
38627et
38628» qu’on en a cinq
38629î> six pieds
38630, on place dans
38631le fond un rouet de bois de
38632» chêne, de quatre pieds de diamètre, dans oeuvre,
38633et de quatre à douze
38634» pouces de grosseur. Sur ce rouet , on pose cinq ou
38635six assises de pierres
38636»de
38637taille maçonnées avec mortier de ciment,
38638et
38639bien cramponnées
38640par
38641s> des crampons de fer coulés en plomb. On élève le reste de la hauteur du
38642» puits, avec de
38643la maçonnerie de briques ou de moellons.
38644j>
38645Le mot (j-L, que
38646je
38647traduis par rouet ,
38648et que Al. Wliire a rendu par
38649tutus
38650,
38651signifie
38652, suivant l'auteur du Kamous et
38653l’analogie étymologique
38654, un
38655moule àfaire des briques , et une machine destinée à lesporterai. Ici
38656il indique
38657visiblement un grand cercle de bois dans la forme du rouet d un puits , dont
38658le
38659plein avoit deux
38660tiers de coudée de
38661largeur, ce qui, peut-être, étoit la
38662longueur ordinaire d’une brique; et le vide, deux coudées environ de diamètre.
38663Ce rouet étoit sans doute nommé ainsi , parce que la maçonnerie qu
38664il sup-
38665portoit ,
38666étoit construite en briques.
38667<t5>
38668sur les mots
38669l_JJLi» et
38670IIj2*
38671,
38672la note <tt2> du chapitre IV de
38673ce I." livre.
38674<i6> U
38675s’agit
38676ici de grandes outres dont on se sert pour transporter leau
38677sur des chevaux ou des ânes. L’animal en porte une de chaque côté.
38678< 1 7> Dans l'édition in - S: du texte de notre auteur, on lit cij>
38679• M. Wahl
38680a observé
38681qu’il
38682falloit
38683lire
38684. C’est effectivement
38685ainsi que ce mot est
38686imprimé dans l’édition in-qd On pourroit douter si le manuscrit porte jj j*
38687ou
38688y. , du moins autant que j’en puis juger par \efac simile; mais
38689la pre-
38690mière leçon me paroit de beaucoup préférable.
38691M. Wahl a singulièrement défiguré la description de la salle dont
38692il s'agit
38693ici , faute d'avoir compris le sens des mots tfj»
38694, qui signifient un bassin
38695revêtu de marbre.
38696Il a cru que
38697étoit le nom d'un oiseau aquatique, et que
38698W>* vouloit dire qui couve.
38699*
38700<i8> Le mot <_»pu se dit proprement, selon Djewhari, de certaines étoffes
38701a J*4 jr
38702-'1
38703Digitized by
p. 336
38704RELATION DE
38705l’ÉGYPTE.
38706307
38707du Yémen, à rates blanches [>]. La signification primitive de cjÿ est tes raies
38708blanches que
38709l'on observe sur
38710les ongles des enfans
38711,
38712et la marque blanche que
38713l'on voit sur un noyau de datte et qui est la place où germe la planlule. Ebn-
38714Arabschah, dans la vie de Timour, emploie le mot
38715.
38716Au lieu de traduire à
38717la
38718lettre
38719,
38720tes murailles sont rayées et blanchies
38721,
38722j’ai
38723traduit
38724,
38725divisées par panneaux et blanchies.
38726LIVRE l.“
38727cinnm V,
38728ASm. AratiU
38729i.1
387301
38731nu
387321 im. ht.
38733Mungtr ,
38734I.
38735t
38736,
38737< 1
387389
38739>
38740Voyei
38741,
38742sur le sens propre du mot pyt
38743, qui ne se trouve point dans
38744les dictionnaires, ce que
38745j’ai dit dans la note <43> du chapitre IV de ce livre.
38746cUnuntf. ut.
38747On pourrait ici rendre ce mot par travaillé en mosaïque.
38748<ao>
38749Voyt{, sur le mot »jt
38750, pluriel
38751»dj!
38752,
38753la note <6ÿ> du chapitre IV de
38754Ci-inamt/.ie/.
38755ce I." livre. Je crois que les voûtes dont il s’agit sont celles des corridors ou
38756passages le long desquels étoient distribuées les chambres de bain.
38757Beaucoup de voyageurs ont
38758décrit
38759les bains des Egyptiens modernes
38760;
38761mais c'est sur-tout la description qu’en
38762a donnée Prosper Alpin
38763,
38764qu’il
38765est
38766bon de comparer avec
38767celle d'Abd-allatif. Je n’en citerai que ce passage :
38768Facta sunt (caméraJ pavimentis marmorcis
38769, emblematc constructis ; duoque labra
38770p, ,tM. JCs-
38771marrnorta quilibel Ulorum locorum obtinet , in qua aqua ex alto dccidit. Tectum
38772r
38773si ve eulmen ilia habenl orbiculari forma , ex vitreis laminibus
38774{ sic ) perbeUi labo-
38775ratum , undique conclusum , ne aer aliquis ingrediaJur.
38776<ai> M. White a imprimé
38777comme porte le manuscrit;
38778et, pour
38779entendre ce mot ainsi écrit ,
38780il faut le prononcer
38781, comme venant de
38782. Mais en marge du manuscrit on
38783lit
38784;
38785c’est sans doute une cor-
38786rection
38787faite à dessein, et je crois que c’est ainsi qu’avoit écrit Abdallatif.
38788On pourrait traduire alors
38789: On scelle sur tes parties
38790saillantes de la plate-
38791forme,
38792.
38793.
38794. quatre chaudières,
38795<ai>
38796veut dire un homme qui prépare une
38797sorte de mets nommé
38798• Le mot i-ej» , hérisèh
38799, est un nom générique qui signifie tout mets
38800fait de blé et de viande hachée ou pilée. Abd-aliatif donne , dans le chapitre
38801suivant, la description d’une sorte de hérisèh h la pistache. Suivant Schems-
38802jv„„v„ « Far.
38803eddin Mohammed ben-Abi’Isorour , on
38804prépare, au mois de
38805tôt ou sep-
38806tembre, des herisehs destinés h être gardés pour l’hiver. Ces sortes de mets
38807qWU i. , r. s
38808t—J
38809(
38810,
38811I*J
38812Q«t »
38813Digitized by
p. 337
38814LIVRE |."
38815chais ibc
38816V'.
38817* Tht nat. Hht.
38818cj AUpp%>
38819,
38820t. /
38821,
38822P *74
38823* A fin Ah iif
38824Ttirta ('an. mtr/,
38825t. U , p. 114.
38826* A%it. Op. Ar.
38827». /, r
38828. Ui.
38829* Stfer Arts ch ,
38830fot.
38831tit
38832recta
38833i
38834Buxr. l it. Cka/A.
38835Ta/, et Paît. ch/.
38836*77*-
38837* Gtogr. Smi.
38838part. ni. clim.j,
38839p. pf ytr». Lat.
38840308
38841RELATION DE l’ÉGYPTE.
38842me paroissent avoir un grand rapport avec ceux que Russell * nomme mahtchi
38843Plempius
38844''
38845, dans Avicenne, traduit c—
38846par pulmentum tntico-cnr-
38847n.um ; Avicenne
38848* se contente de «lire que c'est une fricassée connue [). Voici
38849la manière de préparer le htrisèh
38850,
38851telle quelle m’a été donnée par M. Michel
38852Sabbagh [»] :
38853«» O 11
38854lait macérer du
38855blé dans
38856l'eau une
38857nuit ou
38858davantage
38859,
38860jusqu'il
38861» ce
38862qu’il soit gonllé et amolli
38863: ensuite on le pile h demi dans
38864le
38865trtottiér
38866j> de pierre. On a eu soin
38867île faire cuire de la viande jusqu'à ce quelle soit
38868» pourrie de cuire. Alots on prend le blé légèrement pilé, et on le met dans
38869» le jus de
38870la viande qui est sur le feu
38871: on y jette ensuite les plus gros mor-
38872» ceaux de viande , et on les pile dans la chaudière, où le tout est ensemble
38873,
38874» la viande, le blé et le bouillon ; on remue le tout fortement, afin que cela
38875*» soit bon. »
38876Op Le mot éJLj signifie bassin, réservoir
38877, pièce d'eau.
38878Il ne se trouve, à
38879ma connoissance, dans aucun de nos dictionnaires Arabes imprimés; mais,
38880dans un dictionnaire François-Arabe manuscrit, je lis: Bassin, pièce d'eau dans
38881vn jardin,
38882pluriel 0^3* ; et
38883, pluriel
38884. Ce mot paroît venir
38885du latin piscina, qui a passé dans l'hébreu moderne et dans le syriaque.
3888611 est
38887fort usité en arabe; et je l'ai rencontré dans beaucoup d'auteurs, comme syno-
38888nyme de
38889ii’j-t. Dans
38890le Talmud, np*DB
38891est joint à nwo \
38892L’abréviateur
38893d'Edrisi emploie le mot LU—> dans
38894la description du nilpmètre \
38895On
38896dit au pluriel coLc-i
38897et jU»
38898. Cette dernière forme se trouve dans
38899un passage d’Abou’Imahasen
38900, qui, décrivant les jardins de Khoinarowia, fils
38901d'Ahmed ben-Touloun, dit [)] ; «
38902Il revêtit les tiges des palmiers, de cuivre
38903s» doré parfaitement bien
38904travaillé.
38905Entre le cuivre et
38906le corps des arbres,
3890730 il
38908fit mettre des conduits de plomb dans lesquels couloient des eaux de
38909cij j**
38910<—'jo [0
38911ÿOJ tJç^ >rîi=.| jl cU
38912Ij^u. M
38913U'J*
38914UL^ 3 ’j—J-H
38915(t
38916Ijaç
38917tj^lj Li-J— i*J!| lycL
38918IyyÇj
38919crj-rtN
38920i*Jl
38921l-Hj
38922<J* cêj fcjll 3J. j
38923I
38924rLJ. J
38925((S»
38926Lï-Sj.
38927lAijicX4
38928jÂ-'lj
38929Ji-»-
38930I—Le JjsJî pL^I
38931i—
38932[j]
38933J__iiJl ^U*lj j-U-ll US# J»»j r^JI
38934jtd\ »ui *<>
38935j*L«»yi
38936«r>
38937'}j*
38938oyf-
38939jè.là c>-^Li-> ju
38940JjU>
38941jtXsi-U
38942Digitizeci by Go
p. 338
38943RELATION DE L’ÉGYPTE.
389443°9
38945LIVRE I-
38946CMAriTKK V.
38947» senteur. On voyoit ainsi
38948sortir d'entre le revêtement extérieur
38949et
38950la tige
38951n des palmiers
38952, des sources d'eaux qui couloient dans des bassins préparés
38953» pour
38954les recevoir. » Je n'indique point
38955le manuscrit d’où ce passage est
38956tiré , n’en ayant pas tenu note.
38957Les mots
38958>UI
38959, que j'ai traduits dans ce passage par taux Je stnttur,
38960signifient proprement des taux travaillées ou préparées artificiellement. Cette
38961expression est aussi employée par divers écrivains Arabes dans la description
38962des pyramides.
38963Voye^
38964les notes que M. Langiès a jointes à son édition du
38965Voyage d'Égypte et de Nubie de Norden
38966,
38967t. ///, p. 2yy.
38968Le mot
38969a formé l'espagnol alberca
38970,
38971bassin.
38972<a4 > Dans l'édition
38973in- S.' du texte, on
38974lit
38975|rt-j)l
38976. C'est une faute;
38977il faut
38978lire
38979J!
38980, comme dans l'édition in-4.’
38981<X5> On
38982lit dans les deux éditions
38983;
38984mais
38985il faut lire ».Li
38986,
38987le sujet
38988étant
38989jjixïü Us
38990. Si le verbe étoit au passif,
38991il faudroit qu'il fut au masculin;
38992mais
38993alors
38994l'auteur auroit
38995dit
38996jl ~Ux
38997. Dans
38998le manuscrit,
38999la pre-
39000mière lettre du mot -Ui n’a pas de points diacritiques.
39001<i6> Makrizi
39002fait souvent mention d'une espèce de barque ou bâtiment
39003en usage sur
39004le Nil, nommé
39005. J’en ai
39006parlé ailleurs. Je présume que
39007chnn. Ar*u,
39008c’est la même espèce qu'Abd-allattf nomme
39009.
39010Peut-être faut-il pro-
39011' "' r'
39012nonter
39013, comme diminutif de jfiAl
39014.
39015<27> M
39016White a imprimé Ai.» ijLa
39017,
39018et
39019il a traduit figura ejus estfigura
39020shabara f celocis ] respecta intérims partis. Le manuscrit porte ïjllx JC. AC.
39021JL.S
39022; et je
39023suis convaincu qu'il y a un point omis sur le dernier mot, mais
39024qu’au lieu de
39025jJL».
39026»
39027, comme lit M. White,
39028il faut lire
39029ciî.
39030»
39031; c’e.t i-dire , « Ce
39032» genre de bâtiment a
39033la forme de ceux que
39034l’on nomme schabbareh sur le
39035s» Tigre.
39036» Ce rapprochement
39037est
39038fort naturel
39039,
39040Abd-allatif ,
39041qui étoit de
39042Bagdjd ,
39043prenant volontiers des points de comparaison dans
39044les usages de
39045<•
39046son pays. Je
39047n’ai vu nulle part ailleurs
39048le mot schubbareh
39049: mais on ne peut
39050douter que ce ne soit le nom d'une sotte de bâtiment
39051; et vraisemblablement
39052ce nom signifie prompt à la course. O11 pourroit soupçonner que
39053l’on doit
39054lire ijLL; ce qui signifieroit un bâtiment
39055destiné à porter
39056des
39057nouvelles
39058,
39059un
39060«vèr». Edward
39061Ives parie d'une sorte d’embarcation dont on
39062fait usage sur
39063a
39064i
39065rvv,t/Çffre.19
39066»r
39067,
39068...
39069.
39070.
39071"
39072^
39073t»t imJ,
39074lhuphrute, et quu nomme sondai.
39075y
39076»
390774 4
39078Digitized by
p. 339
39079UVRE I.-
39080CMAFITM V.
39081* Ma*. Arr dt
39082J. C.
39083tfi,
39084'\Uan. Ar. dt U
39085Bibl.
39086imptriait
39087,
39088jlO
39089RELATION DE
39090L’fGYPTE.
39091Les points qu’on voit dans
39092le manusctit sur
39093le mot
39094<Is.i , confirment fa
39095manière dont
39096je
39097lis;
39098et
39099il faut observer que
39100l’on emploie mieux le nom de
39101ce
39102fleuve sans
39103article qu’avec un
39104article. Dans
39105le Kamous'
39106,
39107il
39108n’a point
39109d’article
39110;
39111et Djewhari , dans
39112le Sihah
39113,
39114dit positivement
39115k
39116: « AldidjU
39117[ le
39118» Tigre], fleuve de Bagdad. Thaleb dit
39119:
39120Il faut dire, j’ai passé le Tigre
39121» [Didjlata]
39122,
39123sans article
39124[>].
39125s»
39126<a8> Par
39127le mot cjly!
39128, M. White et M. Wahl ont entendu
39129dis ponts.
39130Pour moi,
39131je pense
39132qu’il faut entendre
39133par-lï
39134les
39135volets destinés à fermer
39136les jours pratiqués dans
39137la chambre de ces bâtimens.
39138<aÿ> Dans les mots UJL (jUjJlj , le pronom a(fixe féminin U se rapporte
39139au mot «JU.
39140, renfermé virtuellement dans jjsJÜl
39141. Le pronom afïixe mas-
39142culin, dans
39143, équivaut à dJ i
39144.
39145j _*
39146Il
39147caje* c
39148S*
391491 J^
391501
39151Jtî
39152Digitized by e; (fgic
p. 340
39153I
39154RELATION DE L’ÉGYPTE.
39155CHAPITRE
39156VI.
391573.1
39158LIVRE
39159I."
39160CUA Pli A£ V.
39161Des Mers particuliers à l’Égypte.
39162D U nombre des mets particuliers à l’Égypte est celui que l’on
39163Pige 're-
39164nomme
39165ueidèh
39166<:>
39167;
39168c’est
39169une
39170préparation
39171assez
39172semblable au
39173khabis <i>
39174,
39175d'un rouge tirant sur
39176le noir,
39177et d’une saveur légère-
39178ment sucrée. On la prépare avec du blé que l’on
39179fait germer et
39180cuire ensuite, jusqu a ce
39181qu’il jette toute sa substance dans l’eau.
39182Après cela on
39183clarifié
39184cette eau
39185et on
39186la
39187fait
39188cuire jusqu’à ce
39189quelle épaississe
39190: quand
39191elle est à ce point, on jette dessus <j>
39192de
39193la farine
39194, ce qui
39195la fait prendre
39196,
39197et on
39198l’ôte de dessus le feu.
39199On vend cette confection au prix du pain. Quand
39200elle est pré-
39201parée de
39202cette manière
39203, on
39204la nomme
39205néidèh albousch
39206<*>. On
39207peut aussi
39208faire cuire l'eau seule jusqu’à coagulation, sans addi-
39209tion de farine;
39210et alors on l'appelle néiJèh makoudèb [c’est-à-dire,
39211coagulée ]
39212: cette seconde espèce est plus chère et meilleure que la
39213première.
39214On
39215extrait en Égypte
39216l'huile des semences de
39217rave <j>, de
39218colza <6>
39219et de laitue
39220<j>
39221, et l’on s’en
39222sert pour
39223l’entretien
39224des
39225lampes
39226: on
39227fait aussi du savon avec
39228ces
39229huiles. Le savon que
39230l’on fabrique en Égypte, est mou
39231, rouge, jaune et vert. C’est à
39232ce savon que
39233la confection nommée sabouniyyth <8> a paru avoir
39234quelque ressemblance
39235,
39236et
39237c’est de là
39238qu’elle a pris son nom.
39239Quant aux étuvées
39240<ÿ> des Égyptiens,
39241celles qui sont acides
39242ou simples <io> n’ont rien de particulier, ou diffèrent très-peu de
39243celles qui sont en usage ailleurs
39244: mais
39245, au contraire
39246, leurs étuvées
39247p.-,gc
39248i ; 8.
39249sucrées sont d’une espèce singulière; car
39250ils accommodent une
39251Digitized by
p. 341
39252312
39253RELATION DE l’ÉCYPTE.
39254poule avec toute sorte de substances sucrées. Voici comment on
39255vi.
39256prépare ce mets. On
39257fait bouillir <n> une poule, ensuite on
39258la
39259jette dans
39260le sirop <n>;
39261puis on
39262jette par-dessus des avelines
39263pilées ou des pistaches, ou des graines de pavot
39264, ou des semences
39265de pourpier <i j>, ou des roses, et on laisse Iç tout jusqua ce qu’il
39266se coagule
39267: alors on y ajoute des épices,
39268et on'lote de dessus le
39269feu. On donne à ces-étuvées
39270les surnoms de bondokiyyèh
39271, fsta-
39272kiyyèh,
39273khaschkhaschiyyèh ou vardïyyèh , suivant qu’on y a employé
39274des avelines
39275, des pistaches, du pavot ou des roses
39276: celle où l’on
39277a employé la graine de pourpier
39278, se nomme sitt alnoubèh [ comme
39279qui dirait dame de Nubie ]
39280, à cause de sa couleur noire.
39281Il y a tant
39282de manières de préparer cette sorte de mets
39283, que cela exigerait
39284de plus longs détails.
39285Quant aux sucreries
39286,
39287il y en a une telle variété
39288, que leur dé-
39289tail nous entraînerait beaucoup au-delà du but que nous nous
39290sommes proposé, et nous obligerait à faire un
39291livre exprès. H y
39292en a quelques-unes que l’on emploie comme moyen curatif pour
39293certaines maladies, et que l’on donne aux personnes qui sont à la
39294diète <
392951
392964
39297>, malades
39298, ou gens dégoûtés, quand ils désirent manger
39299quelque chose de sucré. De ce nombre
39300sont
39301les khabis de ci-
39302trouille <i 5 > et de carotte <i6>; la confection nommée wardiyyèh,
39303dans laquelle entre la rose; celle que l'on appelle jindjebiliyyèh , qui
39304est faite avec le gingembre;
39305les
39306pastilles <<7> au bois daloès <i8>
39307et au limon
39308;
39309les pastilles musquées, et beaucoup J autres.
39310On emploie le plus souvent en Égypte, dans les étuvées et fes
39311sucreries
39312,
39313la pistache au lieu d’amande
39314:
39315c'est une des choses qui
39316,
39317P-ijc ,So.
39318résolvent les
39319obstructions du
39320foie. On en
39321fait un heriseh
39322<iç>>
39323,
39324quon nomme bérisèh de pistaches
39325,
39326qui est très-agréable au goût et
39327qui engraisse.
39328Il se fait avec une partie de chair de poule bouillie
39329et déchiquetée, et deux parties de sirop de rase
39330: on ajoute un
39331huitième
39332. Digitized by Go
p. 342
39333RELATION DE L’ÉGYPTE.
39334313
39335huitième ou un neuvième du tout, de pistaches peic'es et pilées.
393361
39337*
39338l.lVRE
39339!.•*
39340La manipulation consiste à graisser la viande déchiquetée avec de
39341l’huile de sésame <io>, et à la mettre dans la poêle pour lui faire
39342seulement sentir le feu; après quoi l’on verse par-dessus le sirop,
39343et on le bat jusqu’à ce qu’il prenne consistance
39344: alors on y jette
39345la pistache,
39346et on bat le tout pour quelle se mêle bien
39347; ensuite
39348on lote de dessus le feu.
39349Un des mets les plus singuliers que l’on
39350fait en Égypte,
39351c’est
39352celui que l’on nomme raghif alsiniyyèh [galette de bassine]
39353<ai>.
39354Voici comme on le fait. On prend trente livres <n>
39355, au poids de
39356Bagdad, de fleur de farine; on les pétrit avec cinq livres et demie
39357d’huile de sésame, de
39358la même manière que l’on
39359pétrit le pain
39360nommé khoschcnan <23>. On divise ensuite le tout en deux parts;
39361on étend l’une des deux en forme de galette dans une bassine de
39362cuivre faite exprès, dont le diamètre est d’environ quatre empans,
39363et qui a de fortes anses. Après cela on arrange sur ce godiveau
39364trois agneaux rôtis et dont l’intérieur est farci de viandes pilées et
39365frites <ï 4> dans l’huile de sésame, de pistaches
39366pilées,
39367et de di-
39368verses épices aromatiques et chaudes, comme poivre, gingembre,
39369cannelle <2 j>, mastic, coriandre<i6>, cumin <27», cardamome <2 8>,
39370noix
39371et autres. On asperge sur le tout de
39372l’eau de rose dans la-
39373quelle on
39374a
39375fait
39376infuser du musc
39377;
39378après quoi
39379l’on met sur les
39380agneaux et dans les intervalles qu’ils laissent vides, une vingtaine
39381Page
39382, 3».
39383de poules, autant de poulets et cinquante petits oiseaux,
39384les uns
39385rôtis et farcis avec des oeufs
39386,
39387les autres farcis avec de la viande
39388,
39389d’autres enfin frits dans du jus de verjus ou de limon, ou quelque
39390autre liqueur semblable. On garnit <29)
39391le dessus de pâtés et de
39392petits vases <3o> [en pâte], qui sont remplis les uns de viande,
39393les autres de sucre ou de sucrerie. Si l’on veut y ajouter un agneau
39394de plus coupé par morceaux
39395,
39396il n’y a aucun inconvénient
39397: on
p. 343
39398LIVRE L*‘
39399CM A PII Ri, VL
39400Page
39401i S.J.
39402RELATION DE L’ÉGYPTE.
39403peut aussi y ajouter du
39404fromage
39405frit
39406<3 >. Quand
39407le
39408tout
39409est
39410bien arrangé en forme de dôme, on verse dessus de l’eau de rose
39411dans laquelle on a
39412fait infuser du musc ou du bois d’aloès. On
39413le
39414recouvre ensuite de
39415l’autre partie de la pâte,
39416à laquelle on com-
39417mence par donner la forme d’une
39418galette. On a grand soin de
39419bien
39420joindre
39421les deux
39422galettes de pâte comme on
39423fait pour
39424la
39425pâtisserie, en sorte qu’il ne reste aucune issue aux vapeurs. On
39426approche après cela le tout du haut du four jusqu’à ce que la pâte
39427se consolide et commence à éprouver un degré de cuisson; puis
39428on
39429descend
39430la bassine dans
39431le four
39432petit
39433à
39434petit en
39435la tenant
39436par ses anses
39437; et on
39438l’y laisse jusqu’à ce que la croûte soit bien
39439cuite, et quelle prenne une couleur rouge de rose. Quand elle
39440est à ce point, on
39441la retire, on
39442l’essuie avec une éponge et on
39443asperge dessus de l’eau de rose et de musc, et on
39444la retire pour
39445la manger. Ce mets est très-propre à être emporté à la suite des
39446rois et des gens opulens, quand
39447ils vont à la chasse loin de leur
39448demeure
39449, ou
39450qu’ils
39451font
39452des
39453parties de
39454plaisir dans des
39455lieux
39456éloignés
39457: car dans ce seul mets on trouve une grande diversité;
39458il est d’un transport commode, se casse difficilement, est agréable
39459à
39460la vue,
39461satisfait
39462le goût
39463<3s>, et se conserve chaud très-long-
39464temps.
39465Pour
39466ce
39467qui
39468est
39469du
39470peuple
39471,
39472il ne
39473connoît
39474aucune de
39475ces
39476recherches
39477;
39478il vit
39479le plus souvent de sir <3 3>
39480, de pâtes de pois-
39481son <34>, de
39482tellines
39483<3j>, de fromage <367, de néidèh
39484<37)
39485et
39486autres mets de ce genre. Sa boisson est
39487le me'^er <3 8> , espèce de
39488vin que l’on fait avec du froment.
3948911 y en a qui mangent les mu-
39490lots qui s'engendrent dans
39491les déserts et les lieux bas
39492, lors de la
39493retraite des eaux du Nil ; ils les appellent la caille des lieux bas <39).
39494Dans leSaïd, certaines gens mangent les serpens et les charognes
39495d ânes et d autres animaux domestiques. Dans la basse Égypte,
39496Digitized by G00
394971
p. 344
39498IC
39499RELATION DE
39500L’ÉGYPTE.
395013
395021
395035
39504on
39505fait une sorte de vin avec la pastèque verte. A Damiette
39506, on
39507mange beaucoup de poisson
39508; et on
39509le
39510fait cuire avec les mêmes
39511Ch*kt« vi.
39512ingrédiens que l’on joint ailleurs à la viande, du riz, du sumac,
39513des hachis <4o> et autres choses semblables <4 1>.
39514Fin du premier livre. Louange à Dieu, le maître de l’univers
39515!
39516qu’il soit propice au chef des envoyés célestes !
39517«ri
39518Digitized by Google
p. 345
39519LIVRE L-
39520UlAPITtC
39521VI.
39522Terne U. p. pî
39523êt iuh
39524, erp.jjj.
39525(7 dermite p. tej.
39526A!mm. Ar. de la
39527Bill.
39528impériale ,
39529•r i9j.
39530Voyage dans la
39531haute
39532et
39533Imite
39534Égypte par Som-
39535tsini, t. lll , p. JJ.
39536Lénifiant p. pg.
39537fa*. Per s. tel.
39538J*9
39539. in Lee. hep,
39540Kgl
39541Motet. ren.de
39542la fiiMnr. impit
39543noie,
39544tpj.
39545^6
39546RELATION DE
39547l’ÉGYPTE.
39548NOTES.
39549<i> Plusieurs voyageurs ont parlé de cette espèce de pâte que Ton
39550faisoit principalement dans une
39551ville ou bourg de la haute Egypte nommé
39552Menschieh
39553,
39554et h cause de la fabrication de cette pâte, Menschieh
39555a/neidik.
39556On peut voir ce que
39557j’ai
39558dit à ce sujet dans ma Chrestomathie Arabe.
39559(ï>
39560Voyrr, sur le khabis
39561,
39562la note <89) du chapitre II de ce I." livre.
39563<3> On lit , dans l’édition in-4.’,
39564jd-<
39565; ce qui est ainsi corrigé à Ymata,
39566jJli jj àj
39567: mais
39568l’édition
39569in- 8.' porte ,
39570ainsi que le manuscrit , *J* jo-i
39571.
39572<4> Cela peut vouloir dire neid'eh de ta populace
39573;
39574car c est là un des sens du
39575mot J.ji
39576.
39577Ce mot est aussi
39578, suivant le Kamous
39579,
39580le nom d’une sorte d’aliment
39581que l'on prépare en Égypte avec du blé et des lentilles
39582: on les met dans une
39583jarre après les avoir lavés
39584;
39585ensuite on lute cette jarre et on la met dans le
39586four. Bousch, suivant le même Dictionnaire et M. Sonnini, est encore le nom
39587d’un bourg en Égypte; et peut-être faut-il traduire neideh de Bousch.
39588<5> JA raphanui sativus. Voyez Forskal , F/or. Ægypt. Ar. p. lxtx; Russe!,
39589the raturai History of Aleppo,
39590t.
39591I
39592, p. 9 1
39593.
39594<6>
39595Voye{, sur le
39596brasslca campestrit
39597,
39598la note <J7> du chapitre
39599II de
39600ce I." livre.
39601<7> ^ lactuea saliva. Voyez
39602Vansleb,
39603Nouvelle
39604Relation d’Égypte,
39605p. 101, Forskal, Flor. Ægypt. Ar. p. Ixxij; Russel, the rat. Hist. of Aleppo,
39606t.
39607I
39608, p. 9 1
39609. Sur la culture du colza et de la laitue , et sur l’extraction de l’huile
39610des graines de colza et de laitue,
39611il faut consulter les Mémoires sur
396121 Égypte,
39613r. 1U, p. y( et y?. Maillet
39614, Description de l’Égypte, lettre IX, t. II. p. 102,
39615parle aussi des laitues d'Égypte
39616; ej ibid. p. p8, de l’huile qu on tire des graines
39617d'une espèce de bilue.
39618<8>
39619iUyL. est sans doute la même chose que Jyb»
39620, mot qui,
39621suivant
39622Castell dans son Dictionnaire Persan, signifie dulciarium quoddam ex amyg-
39623dahs
39624,
39625o/co sesamino, amylo
39626et melle. Dans le Dictionnaire Persan-Turc inti-
39627lJe Alirkat allouât ttlll iUj, , on se contente de dire que c'est une sucrerie
39628Digitized by Go
p. 346
39629relation de l’égypte.
39630317
39631«mmit
39632,aJL.
39633. Cette
39634sucrerie a sans doute quelque ressemblance
39635-
39636—
39637avec notre nougat
39638;
39639et
39640la
39641variété de ses couleurs la fait comparer , suivant
39642CBArirl£ Vl
39643Abd-allatif, au savon d’Egypte
39644, qui est nuancé de rouge , de jaune et de vert.
39645<9>
39646üsli
39647est le pluriel de ^4*
39648Ce mot m’a paru pouvoir être rendu par
39649celui d'étuvée. a Quand
39650ils mangent des légumes, dit Vansleb en pariant des
39651tt,u,. Mr F,t.
39652» Egyptiens ,
39653ils mettent dessous une si grande quantité de pain , que le tout
39654» ne forme qu’une seule masse
39655:
39656ils appellent un mets de ce genre un tab~
39657» tikk []. »
39658<to>
39659simples,
39660c’est-ît-dire,
39661sans aucune addition de choses acides
39662ni sucrées. AL White a traduit acetosa ; mais c’est une méprise.
39663<t r>
39664ÿJL ne doit pas être traduit par deplumatur, comme a fait Al. Vliite.
39665Il a lui-même traduit, page 1S0 , ligne y, jjJ—
39666• par elixa.
39667<ia>
39668cjA» est un mot formé du persan cjüf eau de rose ; et c’est l’origine
39669de notre mot julep. On emploie
39670le mot cjOU. pour toutes
39671sortes de sirops f
39672c’est-k-dire , d’extraits de substances sucrées étendus d’eau
39673:
39674il signifie pro-
39675prement de Veau de rose ; mais, suivant
39676le Dictionnaire Persan-Turc Alirlat
39677s
39678p,„,
39679allogat,
39680il
39681se dit spécialement du
39682sirop de miel ou hydromel [»]. Comme
39683Abd-allatif distingue expressément
39684les mets dont
39685il
39686s’agit
39687, de ceux où
39688il
39689,
39690entre du sucre, je pense que
39691signifie
39692ici de I"hydromel. Avicenne réunit
39693Â>,‘- °r- Ar.
39694le
39695au ys-sé-C.;
39696le dernier mot
39697signifiant Voxymcl ,
39698il a certainement
39699'
39700**
39701entendu par le premier Vhydromel.
39702<i 3>
39703Ûa-j portulaca tleracea. Voyez ForskaI
39704,
39705Flor. Ægypt. Ar.
39706p.
39707Ixvj;
39708Russe! , the nat. Uist. of Aleppo
39709,
397101 . 1 ."
39711, p. p
39712t
39713; Maillet , Descript. de l’Égypte
39714,
39715hure SX ,t. Il, p.
39716102.
39717<* 4>
39718Al- White n’a pas compris
39719le sens de cette expression
39720<_ilr
397211
39722(
39723qui se trouve ici
39724, et p. lyj de l’édition in-^,‘
39725; dans les deux passages,
39726il a
39727rendu ce mot par magnates. M. Wahl
39728l’a traduit dans
39729l’un et l’autre endroit
39730»M«f. »«<w-
39731par
39732âftranfcn ,
39733malades ; ce
39734qui
39735est
39736plus
39737exact. Jj-
39738, qui
39739vient de jf
39740,
39741'
39742signifie
39743diète
39744, abstinence
39745,
39746et particulièrement celle que l’on
39747prescrit à un
39748f
39749f,] Quo.Jo mcgimo
39750Ugumi
39751,
39752ci
39753*:,*»,
39754JL
39755ysJCIoî
39756[0
39757tanta
39758.juanutd Ji y.int
39759totto, (ht it tvttc s’incor-
39760fer* ,
39761t timil yivaaJa ch'amane un tabbikh.
39762jï
39763Digitized by Goot

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What the layers are

L0 witness
The text as its witness or edition has it, original spelling; its dialect is a description and is never standardized.
L0.5 transliteration
For Egyptian texts: the transliteration with the editors' marks turned into the symbols ° * < > _ ^ (ruled 2026-09-10). For papyri: the edition's Leiden marks as the same symbols, and the editors' readings beside the scribe's as ‹scribe→editors› (ruled PAP-3).
L1 Cairene
Standardized Greco-Bohairic spelling and grammar, generated by code from the layer above under the rulings of the project.
L2 Kemetic
The Kemetic alphabet, generated by code from L1.
English
Quoted translations where they exist, credited; otherwise model drafts, marked as drafts.