Quatremère – al-Maqrīzī, Histoire des sultans mamlouks, t. I (Paris 1837–40) — archive.org text layer

History/Historians – Arabic medieval · al-Maqrīzī — Kitāb al-sulūk li-maʿrifat duwal al-mulūk (Mamluk sultans) · none · L0 witness

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Attribution: Quatremère – al-Maqrīzī, Histoire des sultans mamlouks, t. I (Paris 1837–40); public domain in Canada (death year verified: Quatremère d.1857 (LC heading 1782-1857 in https://archive.org/metadata/b22006606_0001; https://www.wikidata.org/wiki/Q289886) — staged at corpus/incoming/histories/historians/al-maqrizi-suluk/quatremere-sultans-mamlouks-t1-1837.pdf from https://archive.org/details/b22006606_0001 (HIST-1, 2026-09-29)); OCR text by the Kemetic project, Yousef Hanna 2026.

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refL0 witness
p. 508
58279APPENDICE.
58280224
58281pour parvenir à son but, et fut universellement blâmé.
5828211 exerçait aussi
58283les
58284fonc-
58285tions de
58286professeur de jurisprudence dans
58287le college Mahmoudieh
58288; mais
58289il ré-
58290signa ce poste en faveur de Bedr-eddin-ben-Obaid-allah
58291: « Si je ne me trompe,
58292« dit Sakhawi, personne avant lui n’avaitcumulé les emplois de kadi, de mohtesib
58293« et d’inspecteur des fondations pieuses.
58294» Enfermé constamment cliezlui, il se
58295li-
58296vrait uniquement à des recherches
58297littéraires
58298et
58299à
58300la composition de
58301ses ou-
58302vrages
58303, lorsque
58304la mort vint
58305le surprendre le mercredi, quatrième jour du mois
58306de Dhou’lhidjah, l’an 855.
58307Il fut enterré le lendemain, dans le medreseh (collège)
58308qu’il avait fondé.
58309Il eut pour successeur dans la place de mouderris (professeur)
58310du
58311collège
58312Mouwaïadiah,
58313Taki-eddin-Kalkaschendi.
58314Bientôt
58315après, Ebn-Ak-
58316bars,
58317inspecteur
58318des
58319fondations
58320pieuses,
58321ayant
58322été
58323destitué,
58324fut
58325remplacé
58326par Zeïn-eddin- Abd-errahim,
58327fils de
58328Bedr-eddin-Aïni,
58329et père
58330de
58331Schehabi-
58332Ahmed,
58333qui
58334lui succéda par
58335la
58336suite.
58337« Notre
58338auteur,
58339dit
58340Sakliawi,
58341était un
58342«homme
58343très-instruit,
58344bien
58345versé
58346dans
58347la
58348connaissance
58349de
58350la
58351grammaire,
58352« de la langue arabe et d’autres sciences. Sa mémoire était ornée d’une foule de
58353«faits historiques et d’observations grammaticales, dont
58354il faisait constamment
58355«un emploi heureux.
58356Il ne se
58357fatiguait jamais de
58358lire
58359et d’écrire.
58360Il copia de sa
58361«main quantité d’ouvrages, et en composa plusieurs. Sa plume était encore su-
58362« périeure à son style. Son écriture était de
58363la plus grande beauté, et
58364il joignait à
58365«cet avantage une célérité prodigieuse
58366: si ce que l’on dit est vrai, il copia, dans
58367«l’espace d’une seule nuit
58368, un exemplaire de l’ouvrage de Kodouri. L’ayant com-
58369«mencé au coucher du
58370soleil,
58371il le termina au moment où cet astre montait sur
58372«l’horizon.
5837311
58374fit construire un collège attenant à sa maison
58375, au voisinage de la
58376« mosquée Azliar, dans la rue de Kotamah.
58377Il y établit une khotbah (prédication),
58378«attendu, comme je
58379l’ai entendu dire, qu’il professait ouvertement sa répugnance
58380«à
58381faire sa prière dans la mosquée Azhar
58382, parce que cet édifice avait été fondé
58383«par un rdfedi (schiite) qui maudissait les compagnons du prophète.
58384Il rendait
58385«des décisions juridiques et donnait des leçons.
58386Il joignait au commerce le plus
58387«aimable une humilité sincère, son nom était devenu célèbre, sa réputation
58388s’é-
58389« tendait au loin, et des hommes savants de toutes les sectes venaient profiter de
58390«ses instructions.»
58391Bedr-eddin-Aïni commenta un grand nombre d’ouvrages, savoir (
583921 ): i° le Sahih
58393de Bokhâri. Ce commentaire,
58394qui portait pour titre
58395: Omdat-alkâri ^jLüJI
58396(L’appui du
58397lecteur), se composait de vingt et un volumes; 2 0 Maâni-alalhar
58398(1) Man. 690, fol. 10 x r° et v°.
p. 509
58399APPENDICE.
5840022 0
58401(Le sens des paroles remarquables de Tahâwi), en dix volumes; 3° une
58402portion des Sunen d’Abou-Daoud, en deux volumes;
584034° une portion
58404considé-
58405rable de la Vie du Prophète
58406\ d’Ebn-Hescham
58407, sous le
58408titre de Keschf-
58409allilhâm
58410(L’enlèvement du voile); 5° le Kelem-taïb
58411^J£)î d’Ebn-
58412Timiah; 6° le Tohfet-almolouk
58413(Le don des rois);
58414le Kenz ytf) (Le
58415trésor);
58416il donna à son travail
58417le
58418titre de Remz-olhakaïk-fi-scharh-Kenz-aldakaïk
58419j,
58420yj (L’indication des vérités, concernant l’exposition du
58421trésor des idées subtiles); 8°
58422le Tohfah
58423et
58424le Hedaïah
58425, en onze volumes; 9
584260
58427le
58428Bihar-zâkhirah (Les mers enflées), composé par son maître, deux volumes. Celte
58429explication
58430avait pour
58431titre
58432: Bedr-Zâher
58433j^Jî (La pleine
58434lune
58435brillante).
58436io° Les témoignages cités dans les diverses explications de YAlfiiah. Ce commen-
58437taire
58438forme deux
58439ouvrages,
58440un
58441plus
58442considérable, en deux volumes,
58443et
58444un
58445moins étendu, en un seul tome. Ce dernier est le plus célèbre; c’est celui dont
58446les hommes de mérite invoquent le plus souvent l’autorité;
584471
58448° le Merah-alarwah
58449k^î
58450(Le repos des âmes). Ce commentaire
58451, qui portait le titre de Mellah-
58452alarwah
58453(Le matelot des âmes), fut le premier écrit de l’auteur, cpii le
58454composa à l’âge de dix-neuf ans;
5845512 0 les LUI
58456(Les cent
58457régents) d’Abd-
58458alkâher-Djordjâni;
58459i3° le poëme de Sâwi, sur la prosodie
58460i4° le traité de
58461prosodie
58462d’Ebn-alliâdjeb
58463j.
58464Il abrégea
58465les Fetawi- Dahiricih
58466ib^yi
58467(Les
58468décisions juridiques
58469de
58470Daliir),
58471et
58472le Mohit \
58473en deux
58474volumes.
58475Il commenta
58476le Taudih
58477p
58478)
58479! (L’éclaircissement) et
58480l’explication de
58481Djarberdi, sur la conjugaison.
58482Il rédigea des développements utiles sur le com-
58483mentaire du Lobab, sur la grammaire, le Tedhkirah-nahwiah (avis grammatical),
58484une introduction
58485iUoJL» à
58486la conjugaison, et une autre à la prosodie.
58487Il composa
58488les Vies des Prophètes
58489une grande histoire en
58490dix-neuf volumes,
58491et
58492une moyenne, en huit, dont
58493il rédigea ensuite un abrégé. U écrivit l’histoire des
58494Cosroës, en langue turque, Tabakat-alschoarci
58495(Les classes des poètes);
58496Tabakdt-alhanefiah FxL.'^ t oLiLL (Les classes des Hanefis); le Moadjam (his-
58497toire par ordre alphabétique) de ses scheïkhs
58498,
58499en un
58500volume;
58501Rihcil-altahâwi
58502(Les voyages de Tahâwi), en un volume; un abrégé de la chronique d’Ebn-Khalli-
58503kan.
58504Il est egalement auteur d’un ouvrage, en huit volumes, sur les prédications
58505et les questions subtiles.
58506Il lui donna pour titre Meschdrih-assodour
58507^
58508( La dilatation des poitrines); mais,
58509dit
58510Sakhâwi, ainsi que je
58511l’ai vu, d’après
585121 exemplaire
58513autographe,
58514l’ouvrage
58515portait
58516également
58517le
58518titre
58519de
58520Zein-alme-
58521I. {deuxième par tie.)
5852229
p. 510
585239.l6
58524APPENDICE.
58525djâlis ^JLsrM
58526(L’ornement des conférences)
58527; un autre traité sur les Questions
58528rares ^ lyJI; le Sirat-almouwaïacl
58529(La vie de Mouwaïad), en vers et en
58530prose; Sirat-alaschraf
58531V^w (La vie d’Aschraf); Tedhkirah-Moutanouiah (Le
58532mémorial varié); des additions sur le Kaschschâf
58533,
58534sur le commentaire d’Abou-’l-
58535leïth
58536et celui de Bagawi. « Ayant écrit prodigieusement, dit Saldiâwi, et copié les
58537«
58538récits de ses devanciers,
58539il a souvent dans son histoire, ainsi que j’ai eu occasion
58540« de le reconnaître, commis des erreurs de noms
58541:
58542il se trompe aussi fréquem-
58543« ment, sur l’article des généalogies; lorsque le nom d’un homme s’accorde avec
58544“ celui de son père,
58545il lui arrive quelquefois de supprimer un des deux noms;
58546« quelquefois même,
58547il omet
58548le nom de
58549celui même dont
58550il
58551écrit l’histoire.
58552Il
58553« composa aussi un grand nombre de vers, bons ou mauvais.
58554»
58555De tous les ouvrages de Bedr-eddin-Aïntabi ou Aïni, nous possédons seulement
58556un volume, qui fait partie de son Histoire , et contient, sous la forme d’un jour-
58557nal
58558, le récit des événements dont l’Égypte et la Syrie avaient été le théâtre, de-
58559puis l’an 799 de l’hégire jusqu’en 83a. Le volume, de format in-4°, se compose de
58560cent quatre-vingt cinq feuillets. Nous ignorons s’il appartient à la grande histoire,
58561ou à l’histoire moyenne, ou enfin à l’abrégé de cette même histoire. Ce qu’il y a de
58562certain, c’est que cette chronique présente une particularité remarquable. Deux
58563personnes y sont constamment nommées, comme ayantcoopéré à la rédaction de
58564l’ouvrage; je veux
58565dire l’auteur lui-même, si)y,
58566et l’écrivain ou
58567rédacteur
58568ou
58569Schehab-eddin-Ahmed,
58570frère
58571de
58572l’auteur.
58573Il
58574paraît que celui-ci
58575se
58576chargea, peut-être pour
58577cette dernière partie seulement, de revoir et de com-
58578pléter le travail de son frère; car il parle souvent de lui-même à la première per-
58579sonne.
5858011 nous apprend que, dans l’année 776,
58581il
58582était voisin de la puberté, et
58583atteignait l’âge de raison
58584( 1 ). Parlant du scheïkh lousouf
58585(2 ), fds du scheïkh
58586et
58587kadi Scherf-eddin-Mousâ-ben-Bedr-eddin-Mohammed-Kharbeti, plus connu sous
58588le nom
58589de Djemâl-eddin-Malati,
58590il
58591ajoute
58592: «Ce
58593fut un de mes scheïkhs, dont
58594« j’ai pris
58595les leçons, et sous
58596la direction desquels j’ai
58597fait des lectures. » Nom-
58598mant le scheïkh Mohammed-ben-Ahmed-Abtini (3),
58599il dit
58600: « Ce fut lui quim’en-
58601« seigna l’office ecclésiastique A\xH, et me revêtit du khirkah (l’habit religieux),
58602« tel que
58603le prescrit la règle des sofis. Je reçus de lui une attestation écrite de sa
58604« main.
58605» Puis
58606il ajoute
58607(4)
58608: « Je reçus également des leçons de mon
58609frère, le
58610« scheïkh
58611et kadi Bedr-eddin-xMahmoud , auteur de cet ouvrage. » Scliehab-ed-
58612(1) Man. 684, fol. 63 v°.
58613(2)
58614Fol. 48 v°.
58615(3)
58616Fol. 49 v°.
58617(4)
58618Fol. 5o
58619r°.
p. 511
58620APPENDICE.
58621227
58622din-Alimed, se trouvant au Caire, l’an 788, y étudia le Sahih de Bokhâri
58623(1).
58624Il
58625retourna
58626ensuite à Aïntab,
58627sa
58628ville
58629natale.
58630C’était
58631là qu’il résidait, l’an 802 de
58632l’hégire (2).
58633Il s’y trouvait également l’année suivante. Voici les détails qu’il nous
58634donne
58635à
58636ce sujet
58637(3 )
58638: « L’an
586398 o 3 , je résidais dans la ville d’Aïntab, et je faisais
58640(< construire un bain situé dans la rue des Jardins
58641, près de
58642la fon-
58643ce taine appelée Ain-albenat oL-Ji
58644^ae- (la fontaine des filles), dans le voisinage de
58645« ma maison, et qui devait porter le nom de Hammam-akvard SjjJ\
58646^>1^ 0e bain
58647« de la
58648rose). Les travaux n’étaient point achevés, lorsque je fus forcé de
58649fuir
58650?
58651« pour échapper aux armes de Timur-lenk,
58652et je me réfugiai à Alep avec ma fa-
58653ce mille. Tout ce que
58654je possédais fut pillé, tant à Aïntab qu’à Alep. Dans celte
58655cc dernière ville, j’essuyai, comme les autres Musulmans, les tortures, les tour
58656« ments, les outrages d’un ennemi cruel. Toutefois, je pus sauver
58657111a vie, mon
58658cc
58659fils Kâsem et
58660sa mère. Nous reprîmes le chemin
58661d’Aïntab, nu-pieds, à moitié
58662« nuds, rendant grâce à Dieu de ce qu’il nous avait préservés delà mort, et con-
58663te servé la santé du corps et de l’esprit. Du
58664reste, tout
58665ce qui nous appartenait
58666cc avait péri pour la cause de Dieu. Le bain
58667resta en
58668ruines. » Ce n’était pas
58669le
58670terme des maux que l’écrivain avait
58671à redouter. Une nouvelle attaque de l’en-
58672nemi vint renouveler
58673ses
58674dangers
58675et
58676ses
58677alarmes-
58678Lui- même
58679nous
58680raconte,
58681en ces termes, les faits qui le concernent (4), et qui, après de longues
58682années,
58683étaient encore bien présents à sa mémoire. «Moi, Ahmed-ben-Ahmed-Aïntabi
58684, je
58685« demeurais à Aïntab, dans la rue des Jardins
58686«jU.. Je pris la fuite, avec
58687« ma femme et mes enfants, la nuit même où les soldats de Timur-lenk envahi-
58688« rent pour la seconde
58689fois
58690la place. Je portais sur une épaule mon
58691fils Kâsem,
58692« et sur l’autre, une bourse longue et mince. Ma femme, la mère de Kâsem
58693, por-
58694«
58695tait Isa, frère de celui-ci. Nous marchions, à pied, au milieu d’une nuit obscure,
58696« ayant la pluie qui tombait sur nos
58697têtes. Nos amis, nos voisins, nous accom-
58698« pagnaient,
58699dans une situation
58700analogue à la nôtre.
58701Arrivés à une montagne
58702« nommée Djebel-Souf ._4^> J.^
58703, nous nous y arrêtâmes trois jours, mangeant
58704« du pain sans sel,
58705et des aliments sans viande. Nous étions dans
58706l’état le plus
58707«
58708triste
58709et le plus
58710misérable, lorsque, grâce à
58711la protection de Dieu, nous ap-
58712« prîmes que les soldats de Timur-lenk avaient évacué Aïntab. Nous nous le-
58713« vâmes aussitôt, nous quittâmes
58714la montagne
58715de Souf,
58716et retournâmes à
58717la
58718(1)
58719Fol. 67 v
58720(2 )
58721Fol. 33 r
58722(3)
58723Id.
58724fol. 36 r°.
58725( 4 )
58726Fol. 42 r°.
5872729.
p. 512
58728‘2 2 8
58729APPENDICE.
58730«
58731ville. » Mais, ajoute l’auteur, «je ne pus pas séjourner longtemps dans ma pa-
58732«
58733trie, à cause de la cherté des vivres et de l’insolence des Turcomans. Je partis
58734« pour le Caire, afin de rejoindre mon
58735frère, le kadi Bedr-eddin-Mahmoud
58736, au-
58737« teur de cette histoire. Arrivé dans cette
58738ville, je
58739m’établis, avec le peu d’effets
58740« que j’avais apportés, dans une boutique de marchand de toile, qui faisait par-
58741ce
58742tie du marché des étoffes
58743Dieu m’accorda une fortune considè-
58744re rable, en dédommagement de
58745celle que j’avais perdue, lors de l’expédition de
58746« Timur-lenk.
58747Et,
58748depuis
58749cette
58750époque,
58751j’ai
58752constamment habité
58753le
58754Caire.
58755»
58756L’an 8ig,
58757il eut un songe, dont
58758il a pris soin de nous conserver le souvenir et les
58759détails (i). L’an 822,
58760il se trouvait à Damas (2). L’année suivante
58761( 3),
58762il reprit la
58763route du Caire, accompagnant son
58764frère, qui venait de faire un voyage dans le
58765pays de Karaman. De là,
58766il retourna à Damas, puis au Caire. L’an 829
58767(4 ) h fut
58768nommé kadi-aikodat. (kadi suprême) de la secte des hanefis. L’année suivante ( 5 )
58769il fut chargé d’écrire une lettre, au nom du sultan Melik-Aschraf-Borsebaï.
58770OBSEBVATIONS SUR QUELQUES
58771VILLES DE LA PALESTINE
58772ET DE LA SYRIE.
58773Mon
58774intention, comme on peut bien
58775croire, nest pas de donner
58776ici
58777une
58778description
58779complète de la Palestine et de
58780la
58781Syrie. De bons ouvrages ont été
58782publiés sur cette matière. D’ailleurs,
58783il
58784faudrait, pour réaliser ce plan, écrire un
58785volume entier; et je dois me réduire à un petit nombre de pages. Je me borne-
58786rai donc à recueillir, sur plusieurs villes et autres lieux des deux provinces, quel-
58787ques remarques plus ou moins étendues.
58788SUR LA VILLE DE GAZA ou GAZAH.
58789Une des villes les plus méridionales de la Palestine était celle de Gaza. Cette
58790place, dont l’existence remonte à la plus haute antiquité, portait, en hébreu,
58791le
58792nom de
58793Azza,
58794c’est-à-dire forte. Elle
58795était une des cinq satrapies des Phi-
58796(1)
58797Fol. Ii 9 v°.
58798(2)
58799Fol. 140 v°.
58800( 3 )
58801Fol.
588021 42 v°.
58803( 4 )
58804Fol.
58805174
58806v°.
58807( 5 )
58808Fol. 180 v°-
p. 513
58809APPENDICE.
58810229
58811listins. On sait que, dans la suite, elle opposa aux armes d’Alexandre une résis-
58812tance désespérée, et que ce fut seulement après un
58813siège de deux mois qu’elle
58814tomba au pouvoir de ce conquérant (1). Après la mort d’Alexandre, celte place,
58815ainsi que celle' de Joppé, fut prise par Antigone (2). Ptolémée, après avoir vaincu
58816Démétrius-Poliorcète, s’empara de
58817la
58818ville de
58819Gaza
58820( 3 ). Mais, bientôt
58821après,
58822ayant reçu la nouvelle de la marche d’Antigone,
58823il évacua la Syrie, et
58824fit démolir
58825les places principales, au nombre desquelles était Gaza (4)-
58826Elle fut assiégée par
58827Jonatlias, frère de Judas-Machabée,
58828et contrainte
58829de
58830signer
58831avec
58832lui un
58833traité
58834de
58835paix et d’alliance
58836( 5 ). Alexandre-Jannée,
58837s’en étant rendu maître, après une
58838longue résistance, la
58839fit entièrement détruire
58840(6). Gabinius
58841releva
58842les ruines de
58843cette place (7). Auguste ajouta aux états que possédait Hérode, Gaza, Joppé
58844et
58845d’autres villes (8). Après la mort d’Hérode, Archélaüs eut sous sa dépendance,
58846entre autres
58847villes,
58848celle de Gaza
58849(9).
58850Strabon
58851fait mention du
58852port des Gazéens. Puis,
58853il ajoute
58854:
58855« A sept stades
58856« au-dessus de ce
58857lieu
58858est
58859la
58860ville,
58861jadis
58862célèbre,
58863qui
58864fut ruinée par Alexan-
58865« dre,
58866et qui est restée
58867déserte
58868(10).
58869» Suivant Arrien
58870( 1
588711 ),
58872la
58873distance
58874qui
58875sépare
58876Gaza
58877de
58878la
58879mer
58880est
58881d’environ
58882vingt
58883stades.
58884Le
58885port
58886de
58887Gaza
58888,
58889dont Strabon
58890vient
58891de
58892faire mention,
58893était
58894le
58895lieu nommé
58896Maïoïïp.a
58897Maïurna ,
58898dont
58899le nom
58900semble appartenir
58901à
58902la langue
58903égyptienne,
58904et
58905offrir
58906les
58907deux
58908mots ua iou (lieu maritime). Sous le règne de
58909l’empereur
58910Constantin, cette
58911ville qui avait montré pour
58912l’idolâtrie le plus vif attachement,
58913se convertit tout
58914à coup, et prit
58915le nom de Constantin.
58916Elle avait un évêque distinct de celui de
58917Gaza
58918(12). Quoique la religion chrétienne eût fait dans ces deux villes de grands
58919progrès, cependant une partie des habitants montrait un attachement opiniâtre
58920pour le culte des idoles. On
58921lit dans XHistoire de Sozomène (i 3 ) que la popula-
58922(x) Arriani, Expeditio Alexandri , pag. 173 et
58923suiv. , ed. Raphel.; Diodori Siculi, Eibliothecn his-
58924torien,
58925lib. XVII, cap. 48,
58926t. Vil, p. 3
58927', 6 , ed. Bi-
58928pont.;
58929Curtii, De rebus gestis Alexandri Magni,
58930lib. IV, cap. 6, p. 197, ed. Snakenburg.
58931(2) Diodor. Sicul.,
58932I. XIX, c. 5 g; t. VIII, p. 329.
58933(3 ) Diodor. Sicul.
589341 . XIX, c. 84,
58935t. VIII, p. 3 go.
58936( 4 ) Lib. XIX, cap. g3 ,
58937t. VIII, p. 407.
58938( 5 ) Josephi Antiquitutes judaicœ,
589391
58940. XIII, c. 5 ,
58941t. I, p. 647, ed. Havercamp.
58942(6) Cap.
58943i 3 , p. 670.
58944(7) Antiquit. jud.,
589451 . XIV, c. 5 , p. 691.
58946(8) Lib. XV, c. 7, p. 761.
58947(9) Lib. XVII,
58948c.
589491 1, p. 862.
58950(10) Geographia , lib. XVI, p. 769.
58951(11) Loc. laud. p. 174.
58952(12)
58953Euseb. Vita Constantini
58954,
58955lib. IV, cap.
5895638
58957.
58958Sozomen.
58959Histor.
58960ecclesiast.
58961,
58962lib.
58963II
58964,
58965cap.
589665
58967,
58968p. 4âo;
589691 . V, c. 3 , p. 597, 598, ed. Vales.; Oriens
58970Christian us,
58971t.
58972III, col. 622 et seqq. Sur les évê-
58973ques de Gaza, v. ibid. col. 6o 3 et seqq.
58974(1 3 )
58975Lib. VII,
58976c.
58977!*>, p. 725.
p. 514
58978APPENDICE.
589792 3o
58980tion de Gaza et de Raphia combattit avec acharnement, pour la conservation de
58981ses temples. Le même écrivain nous apprend (i) que deux
58982frères,
58983Zenon
58984et
58985Ajax, qui s’étaient établis à Maïuma, sous
58986le règne de Théodose, soutinrent de
58987longues luttes contre les payens. Dans la Vie cle saint Hilarion, écrite par
58988saint
58989Jérôme,
58990il est plusieurs fois mention des deux villes de Gaza, de Maïuma, et de la
58991population idolâtre qui s’y trouvait en grand nombre
58992(2). Ce fut
58993à Maïuma que
58994saint Hilarion fut inhumé ( 3 ). Moschus
58995(4 ) parle du monastère de l’abbé Doro-
58996thée, qui
58997était
58998situé dans
58999le voisinage de ces deux villes. A Gaza, ou dans les
59000environs, étaient le monastère de l’abbé Cyrus,
59001et celui de l’abbé Siridon
59002( 5 )
59003L’abbé
59004Irénée
59005habitait également un couvent voisin de Gaza
59006(6). On
59007lit dans
59008les Actes de saint Bacclius le jeune (7), que le père de ce saint, qui vivait sous
59009le règne de Constantin
59010et d’Irène, habitait la
59011ville de Maïuma,
59012située près
59013de
59014Gaza, à deux
59015stations de Jérusalem. Sur
59016les médailles de la ville de Gaza, on
59017peut voir Eckhel (8), Sestini (9), Pellerin (10), Rasche (1 1), et M. Mionnet (12).
59018L’auteur du Mesalek-alabsar ( 1 3 ) nous donne, sur ce lieu
59019, les détails suivants
59020:
59021« Gazah est une
59022ville, située entre l’Egypte
59023et Damas. C’est
59024là que fut inhumé
59025« Hâschem-ben-Abd-Menaf, et elle a donné naissance à Schaféï. Ses édifices sont
59026« construits en
59027pierre
59028et en chaux
59029,
59030et
59031très
59032bien
59033bâtis
59034:
59035elle, est
59036placée
59037sur
59038« une colline élevée, à environ un mille de la mer de Syrie. L’air y est parfaite-
59039« ment sain. Le vin que l’on y boit pur facilite la
59040digestion
59041, mais n’a pas une
59042« saveur agréable.
59043« Les habitants boivent de l’eau de puits. La ville a un réservoir destiné à re-
59044« cevoir la pluie. Les eaux de l’hiver s’y conservent, mais deviennent trop pe-
59045« santés. On recueille, sur le territoire de cette ville, un grand nombre de
59046fruits,
59047« parmi lesquels les raisins et les figues tiennent le premier rang. On y voit un
59048<t maristan (hôpital), bâti par le sultan aujourd’hui régnant. Puisse Dieu récom-
59049« penser ce prince
59050: car c’était là l’édifice qui pouvait être le plus nécessaire pour
59051(1) Lib. VII, c. 28, p. 75 i.
59052(2) Ap. Fitœ patrum
59053,
59054p. 75, 76, 77, 79, 83 .
59055( 3 )
59056Ibid., p. 85 .
59057( 4 ) Pratum spirituelle. Ibid.
59058p. 912.
59059(5 ) foannis eleemosynarii vita
59060,
59061p. 192, 198.
59062(6) Pratum spirituale , p. 877.
59063(7) C/iristi martyruni lecta trias
59064,
59065p. 66.
59066(8) Doctrina nur/wrum veterurn,
59067t. III, p. 448
59068et secjq.
59069(9) Classes generales , seu moneta velus,]).
590701 52
59071(10) Recueilde médailles de peuples et de villes,
59072t. II
59073, p. 237 et suiv.
59074(11) Lexicon universce
59075rei numariœ,
59076t.
59077II, pars
59078prima, col.
59079i 328 et seqq.; Supplémenta
59080,
59081tom. II,
59082col.
590831 195 et seqq.
59084(12) Descriptions des médailles antiques, grecques
59085et romaines ,
59086t. V, p. 535 et suiv.
59087(1 3 ) Man. arabe 583 ,_fol. 227 r° et v°.
p. 515
59088APPENDICE.
59089a3i
59090« les voyageurs. De nombreux medreseh (colleges) et tombeaux
59091, embellissent cette
59092« place. C’est un gouvernement important, qui a une garnison
59093, composée de trou-
59094« pes régulières, d’arabes et de turcomans. Son
59095territoire
59096est resserré entre la
59097« mer et le désert. Il confine, du côté du midi, aux solitudes où errèrent les enfants
59098« d’Israël.
59099Il offre des champs cultivés, et de nombreux bestiaux. On y trouve
59100« réunis des nomades et des habitants qui ont une demeure fixe. La popula-
59101ce tion se compose de
59102diverses
59103tribus, ennemies les unes des autres, et qui,
59104si
59105« elles n’étaient contenues par la crainte que leur inspire le souverain, se livre-
59106« raient à des hostilités continuelles. » Suivant l’auteur de
59107l'Histoire de
59108Jérusa-
59109lem (i): « Parmi les villes qui avoisinent Jérusalem, Gazah est une des plus grandes,
59110et Elle a don né naissance à Salomon,
59111fils de David. Elle est une place frontière; car
59112«
59113elle se trouve à peu de distance de la mer. Son territoire est couvert d’arbres
59114« nombreux et de palmiers. Tout autour de la ville régnent de vastes plantations
59115« et des champs ensemencés.
59116Elle produit des fruits de toute espèce.
59117C’est une
59118« des plus belles villes de la Palestine;
59119elle
59120a vu naître jadis quantité d’hommes
59121« savants et vertueux. Elle a été
59122la patrie de l’imam Mohammed-ben-Edris-Scha-
59123«
59124féi. Le lieu où
59125il vint aumonde est encore aujourd’hui connu, et l’ony va enpé-
59126« lerinage. Quand cette ville n’aurait àla célébrité d’autre titre que d’avoir donné le
59127« jour à Salomon et à Schaféï, cela suffirait pour sa gloire.
59128» Au rapport de Kha-
59129lil-Dâheri
59130(2 ) :«Gazza iyl (Gazah) est une belle ville, située sur un terrain uni, et qui
59131« produit une grande abondance de fruits. On y trouve des mosquées, des collé-
59132es ges, et de beaux
59133édifices, dont
59134la vue
59135excite l’admiration. On
59136la surnomme
59137« Dehliz-almulk (le vestibule du royaume). Elle a un territoire étendu et de nom-
59138« breux villages. Elle est la capitale d’une province considérable. » Suivant
59139le té-
59140moignage du même historien (3), cette ville avait un relais pour la poste des pi-
59141geons, et un autre pour le transport de la neige en Égypte (4)- L’auteur du Diwan-
59142alinschâ nous donne sur Gazah un petit nombre de
59143détails, qui sont
59144visible-
59145ment extraits du Mesâlek-alabsar
59146(5). Plus loin
59147(6),
59148il s’exprime en ces termes
59149:
59150« Gazah était jadis sous la dépendance du naïb de la Syrie, qui y plaçait des fonc-
59151« tionnaires choisis par lui. Bientôt, ce canton forma un gouvernement séparé, et
59152« fut soumis à un naïb , envoyé de la cour du sultan, et qui exerce son autorité
59153« à la fois sur la côte maritime et sur les montagnes. Quelquefois, lorsque c’est un
59154(1) Man. arabe 7x3, p. 24 3 .
59155(2) Man. 6g 5 , fol. 82 r° et v°.
59156(3 )
59157Fol. 238 v°.
59158(4) Fol. 240 r°.
59159( 5 ) Man.
59160i 573, fol. 87 r°.
59161(6)
59162Fol.
59163i 52 v°,
59164i 53 r°.
p. 516
591652%2
59166APPENDICE.
59167« commandant de l’armée ,
59168il gouverne exclusivement les côtes de la mer. Le naïb
59169« de Gazah
59170se distingue des commandants de l’armée
59171, en ce qu’il porte une robe
59172« de dessus
59173qui recouvre deux robes de soie unies ^JlWt
59174; et son diplôme
59175« d’investiture jJÜu est
59176écr it sur les deux tiers d’une feuille, tandis que celui d’un
59177« commandant d’armée n’a que les dimensions d’une demi-feuille.
59178Il n’y a point
59179« à Gazali d’autre émir-commandant,
59180et la ville ne renferme point de forteresse.
59181« On y compte, parmi
59182les
59183fonctionnaires militaires,
59184i°
59185le hâdjeb-kebir (grand
59186« hâdjeb); c’est un émir de tabl-khdnah , qui souvent réunit à son
59187titre celui de
59188« osladar-aldiwan-alscherif
59189v
59190^blxw! (ostadar du conseil auguste).
59191« L ’ostadar du conseil, lorsqu’il forme un fonctionnaire séparé, est, la plupart du
59192« temps, un émir de dix,
59193qui
59194reçoit un diplôme
59195écrit sur un
59196tiers de
59197« feuille. Les mihmandar sont au nombre de deux, et
59198le principal est nommé
59199« par le sultan. Le nakib-alnokaba
59200(nakib des nakibs),
59201qui répond au nakib-al-
59202« djéisch
59203(nakib de l’armée),
59204est également choisi par
59205le prince. On voyait jadis,
59206« dans cette ville, un schad-aldawawin (inspecteur des bureaux) et un émir-akhor-
59207„ alberid (chef des écuries de
59208la poste); mais ces places ont cessé
59209d’exister. Le
59210« wâli de la ville
59211et
59212celui de
59213la campagne sont tous deux à
59214la
59215nomination du
59216« naïb.
59217Gazali renferme,
59218i° un kadi scliaféï, qui jadis
59219était choisi par
59220le kadi-
59221« alkodal
59222de Damas,
59223mais
59224qui maintenant
59225est nommé immédiatement par
59226le
59227« prince. Son diplôme
59228est écrit sur un tiers de feuille.
59229.
59230. 2
592310 un kadi hanéfi,
59232« qui est sur le même pied que le précédent; 3° un kadi mâleki, dont le diplôme
59233« a la forme ordinaire. Ce fonctionnaire
59234et le kadi hanéfi, sont de création
59235ré-
59236« cente; 4° un
59237wakil-beït-almâl (agent du
59238trésor), qui
59239reçoit un rescrit dans
59240la
59241« forme ordinaire; 5 ° un mohtesib, nommé par le naïb. Parmi
59242les employés qui
59243a remplissent les fonctions administratives
59244on compte:
59245i° Le
59246« kâtib-derdj
59247wôV (secrétaire de la feuille), que l’on désigne quelquefois par
59248«
59249le
59250titre
59251de
59252kâtib - alinschâ
59253„
59254Jé". Son
59255rescrit
59256est
59257dans
59258la forme
59259k
59260ordinaire;
592612 0
59262le
59263nâder-djeïsch (inspecteur des troupes). On y voyait jadis un
59264« vizir, qui relevait de celui de la Syrie; mais cette place a été supprimée,
59265et
59266ses
59267« fonctions ont été réunies à celles du naïb. »
59268L’an
59269i 3 de l’hégire (i), les arabes musulmans, commandés par Amrou-ben-alas,
59270vinrent mettre le siège devant la ville de Gaza. L’an 672, un tremblement de terre
59271se
59272fit sentir à Gaza, à Ramlah, et dans les
59273villes voisines (2). Suivant
59274le témoi-
59275( 2 )
59276Abou’lmahâsen, m. 663,
59277fol. 3o v
59278'.
59279(1) Elmacini Hiitorict saracemca
59280, p.
5928119-
p. 517
59282APPENDICE.
59283a 33
59284gnage d’Abou’lmahâsen (i), ce fut le sultan Melik-Nâser-Mohammed-ben-Kelaoun,
59285qui éleva Gazah au rang de gouvernement;
59286il y établit un naïb, qui prit le titre de
59287Melik-alomcirâ (roi des émirs). Avant cette époque, Gazah était un simple bourg,
59288qui faisait partie du territoire de Ramlah.
59289Au rapport de Makrizi (2), l’émir Alem-eddin-Sandjar-Djaouli, fut celui qui,
59290d’après les ordres du sultan
59291, rendit à Gazah le titre et les attributs d’une
59292ville.
59293Il y
59294fit bâtir une magnifique mosquée djami, un beau bain, un medreseh (col-
59295lège), destiné pour les fakih
59296(jurisconsultes) schaféïs, un
59297château, un meïdan
59298(hippodrome), un khan où l’on
59299était reçu gratuitement, un maristan (hôpital),
59300à l’entretien duquel furent affectés des wakf importants, et qui
59301fut placé sous
59302l’inspection
59303immédiate
59304des gouverneurs de
59305la
59306place.
59307Suivant
59308le même histo-
59309rien ( 3 ) et Abou’lmahâsen
59310(4 ), l’émir lounes, qui périt de mort violente, l’an 791
59311de l’hégire, avait fait construire un vaste khan (hôtellerie), en dehors de la ville de
59312Gazah. Ce lieu existe encore aujourd’hui, sous le même nom de Khan-Younes
59313(5 ).
59314Suivant l’assertion de Makrizi (6) .et d’Abou’lmahâsen (7), l’an 784 de l’hégire,
59315Mouwaffik-eddin-Adjemi
59316,
59317l’un
59318des
59319sofis,
59320du
59321monastère de Scheïkhoun,
59322fut
59323nommé kadi des hanéfis, à Gazah. « Avant cette époque,
59324dit l’historien, on n’a-
59325« vait point vu, dans cette
59326ville, un kadi de la secte d’Abou-Hanifah. » Sous le
59327règne du
59328sultan
59329Melik-Dâher-Barkok
59330(8),
59331l’émir Akboga-Safawi
59332, naïb (gouver-
59333neur) de Gazah, méditant une trahison, fut arrêté, envoyé à Karak, et remplacé
59334par l’émir-Hosam-eddin-Ehn-Bâkisch.
59335Bientôt après
59336(9), la même
59337place tomba
59338au
59339pouvoir de
59340l’émir Ilboga-Nâseri
59341, qui
59342s’était révolté contre Barkok. Lorsque
59343Nâseri, s’avançant pour combattre ce prince, fut arrivé à Gazah (10), Hosam-ed
59344din-Bâkisch
59345, gouverneur de la ville,
59346sortit à sa rencontre,
59347et lui offrit des pré-
59348sents et des vivres. Ce fut une des premières places dont Barkok s’empara (11),
59349(1) Man. 663 .,
59350f. 106 v°.
59351(2) Description de VÉgypte,
59352t.
59353II, man.
59354798,
59355f. 344
59356r°.
59357(3 )
59358Ib.,
59359fol. 365 .
59360(4 ) Histoire d’Égypte, m. 666,
59361f. 35 r°.
59362(5 ) Volney, Voyage en Syrie et en Égypte ,
59363t. II,
59364p.
59365219; Robinson,
59366Voyage en
59367Palestine
59368et
59369en
59370Syrie
59371,
59372t. I,
59373p. 25 ; Histoire de l’expédition fran-
59374çaise en Égypte,
59375t. III, p. 317, 3 1 8 ; Scholz, Reise,
59376p. 125
59377,
59378126. MM.
59379Ii'by
59380et Mangles écrivent #<2-
59381neunis ( Travels in Egrpt and Nubia, pag. 175). On
59382I. {deuxième partie.)
59383lit Cunianus dans l’ouvrage de Quaresmius
59384( Elu -
59385cidatio
59386Terrœ Sanctœ
59387,
59388t.
59389II,
59390p.
59391926). Dans
59392la
59393Relation de Helfjrich (Beschreibnng der reyss irn
59394Heylig land,
59395f. 385 v°)
59396,
59397Cannunis.
59398(6 ) Solouh
59399,
59400t. II, m. 673,
59401f.
59402i 38 r°.
59403(7) Histoire d’Égypte, m. 666,
59404f. 3 r°.
59405(8) Abou’lmahâsen ,
59406Histoire
59407d’Égypte,
59408man.
59409666, fol. 9 v°.
59410(9) Ibid., fol. 10 v°.
59411(10)
59412Fol. 12
59413r°.
59414(11) Ibidy fol. 32 v°.
594153o
p. 518
59416234
59417APPENDICE.
59418au moment où
59419il remonta sur
59420le
59421trône,
59422l’an
59423792 de l’hégire (de
59424J.-C.
594251 38g).
59426L’an 81
594271
59428, Gazah tomba au pouvoir de l’émir Naurouz, mais fut reprise bientôt
59429après
59430(1).
59431L’an
59432833 (2),
59433la peste régnait à Gazah
59434et à Jérusalem. Abou’lmahâ-
59435sen
59436(3)
59437fait mention de
59438l’édifice appelé
59439Dar-anniabah V é
59440•
59441\\
59442( la maison
59443du gouverneur), situé dans la ville de Gazah.
59444La ville de Gazah se trouve plusieurs fois nommée dans
59445l’Histoire des
59446Croi-
59447sades. Baudoin Ilï, roi de Jérusalem, voulant tenir en bride la garnison égyptienne
59448d’Ascalon, et arrêter les ravages que cette troupe belliqueuse exerçait journelle-
59449ment sur le territoire de Jérusalem et sur les routes qui y conduisaient (4), fit re-
59450lever les ruines de Gazah, l’entoura de fortifications imposantes, et en confia
59451la
59452garde aux Templiers. Sous le règne d’Amaury (5), la ville fut prise par les trou-
59453pes de Saladin, à l’exception delà citadelle. Richard, après avoir fait réparer les
59454fortifications
59455de
59456cette
59457place,
59458la remit, comme auparavant, aux Templiers
59459(6).
59460Dans la trêve que ce prince conclut avec Saladin
59461,
59462il fut stipulé que les villes de
59463Gazah,
59464d’Ascalon
59465et de Daroum
59466seraient
59467démantelées
59468(7). Les
59469voyageurs du
59470moyen âge, Baldensel (8), Frescobaldi (9), Sigoli (10)
59471et
59472Brocard (11), parlent
59473de la ville de Gazah.
59474L’an 1767 de notre ère, Gazah se révolta contre les Turcs (12). Trois ans après,
59475Ali-bey
59476la fit occuper par un corps de cinq cents mamlouks (i3). En 1776, cette
59477ville, se trouvant dépourvue de munitions, se rendit sans résistance
59478, à Moham-
59479med-bey (14). Lorsque les Français, maîtres de l’Égypte, entreprirent
59480leur ex-
59481pédition en Syrie, Gazah leur fut livrée, presque sans coup
59482férir
59483(i5). On peut
59484voir, sur ce qui concerne
59485la situation moderne de cette ville,
59486les relations de
59487Volney (16), Robinson (17), Mangles et Irhy
59488(
594891 8),
59490etc.
59491La description
59492la plus complète qui
59493ait
59494été donnée de
59495la ville de Gazah
59496est
59497(1)
59498Histoire d'Égypte, man. 666,
59499f.
595001
595011 1
59502r°.
59503(2)
59504ld.,
59505f. 220
59506r°.
59507( 3 ) Man. 666,
59508f. 71 r°.
59509(4 ) Willermi Tyrii,
59510Historia hierosolymitana
59511,
59512lib. XYII
59513, p. 917.
59514( 5 )
59515Ibid.,
595161 . XX, p. 987.
59517(6) Jacobi de Yitriaco, Historia,
59518p.
59519ii 23 . Sa-
59520li uti, Sécréta fideliurn crucis, p. 199.
59521(7) Continuateur de Guillaume de Tyr, c. 640.
59522(8) Hodœporicon, p. 34 o.
59523(6) Viaggio in Egitto
59524, p.
595251 3
59526-
59527(10) Viaggio al monte Sinaï, p. 49 et suiv.
59528(11) Descriptio Terrœ sanctce
59529, p. 186.
59530(12) Voyage de Volney,
59531t. II, p. 17.
59532(1 3 )
59533ld.,
59534t. I, p. 109.
59535(14)
59536lb.
595371. 1 , p. 127} t. II, p. 32 .
59538(1 5 )
59539Histoire
59540de
59541l'expédition
59542française
59543en
59544Égypte,
59545t. III, p. 234 -
59546(16)
59547Voyage en
59548Syrie
59549et en
59550Égypte,
59551tom.
59552II,
59553pag. 214 et suiv.
59554(17) Voyage en Palestine eten Syrie, 1.
595551 , p. 24,26
59556(18)
59557Travels in Egypt,
59558etc., p.
59559178.
p. 519
59560APPENDICE.
59561a35
59562celle que l’on trouve dans
59563les Mémoires du chevalier Darvieux (i). Le P. Mariano
59564Morone da Maleo
59565(2)
59566nous offre des renseignements curieux sur
59567les antiquités
59568que l’on avait découvertes de son temps, dans des fouilles faites au bord de
59569la
59570mer,
59571sur l’emplacement où avait existé
59572le port de Gazah. Dans la relation du
59573voyageur portugais Antonio Tenreiro (3),
59574la ville de Gazah est désignée, comme
59575chez plusieurs écrivains du moyen âge, par le nom de Gcizara.
59576Abou’lmahâsen (4) fait mention d’un lieu nommé Badous
59577situé dans la
59578province de
59579Gazah.
59580L’auteur
59581de
59582XHistoire de Jérusalem (5) nomme un bourg
59583appelé Hdjouz
59584hjS
59585,
59586placé dans
59587le même
59588canton. Abou’lmahâsen, dans
59589le
59590Manhel-sâfi (6), nous indique
59591le
59592village ou bourg de Djedidah
59593situé
59594près
59595de Gazah
59596'ijt
59597L’historien de Jérusalem (7) atteste que le bourg de
59598Iabna Ll_j
59599l’ancienne
59600Jamnia,
59601dépendait du
59602gouvernement
59603de
59604Gazah.
59605Il
59606parle (8) du bourg de Barbara \yy hÿ>
59607, situé dans
59608le gouvernement de Gazah,
59609non loin d’Askalân (Ascalon).
59610C’est là, si je ne me trompe, le même lieu que les
59611chroniqueurs du moyen âge, Albert d’Aix(9) et Sanuto (10), désignentparle nom
59612de Castellum Beroart, et qu’ils placent, l’un à deux milles, l’autre à dix milles d’As-
59613calon. La première assertion est la seule véritable. En effet, M. Scliolz (11), qui
59614a retrouvé le bourg de Barbara, nous apprend qu’il est à cinq heures de marche
59615de Gazah. M. Poujoulat parle aussi du village de Barbara (12).
59616L’histoire de Jérusalem (1 3) fait mention du canton ééAmourici
59617jcj !, qui fai-
59618sait partie de la province de Gazah. Elle désigne (
596191 4) Tel-lassâfiah Là LJ
59620! Jj* (la col-
59621line de Sâfiah), située à l’extrémité du gouvernement de cette ville. Ce lieuse trouve
59622plusieurs fois nommé dans la Vie de Baladin, de Boha-eddin (i 5 ). On
59623lit dans le
59624Kitab-arraoudataïn (16) que Saladin, étant arrivé à Bamlah,
59625se mit en marche
59626vers une de
59627ses forteresses;
59628et que, sur sa
59629route,
59630il rencontra
59631la
59632rivière qui
59633baigne Tell-assafîah. C’est ce lieu que Guillaume de Tyr (17) nomme Telle-saphi
59634(1) Tom. II, p. 46 et suiv.
59635(2)
59636Terra santa nuovamente iliustrata
59637,
59638tome
59639I,
59640P- 473.
59641( 3 ) Itenerario, p. 382.
59642(4 ) Man. 663 ,
59643fol.
59644i 77
59645r°.
59646( 5 ) Man. 7 i 3
59647, p. 24 7
59648.
59649(6) Tom. III, man. 7 4 9 ,
59650f. 140 r°.
59651(7) Man.
596527 i 3
59653, p.
59654145.
59655(8) Ib., page 282.
59656(9) Historia hierosolymitana, p. 349.
59657(10) Sécréta Jiclelium crucis , p. 86.
59658(11) Reise...., p. 255 .
59659(12) Correspondance d’Orient,
59660t. V, p. 3 9 i.
59661(1 3)
59662Pag. 409.
59663(14) Page 408.
59664(1 5
59665)
59666Pag. 229, 23 i.
59667(16) Manuscr. ar. 7 o 7 A, fol. i 45 v°.
59668(1 7 ) Historia
59669,
59670lib. XV, p. 886.
596713o.
p. 520
59672236
59673APPENDICE.
59674id est Collis clarus. Au rapport
59675du
59676docteur Robinson,
59677un
59678beau village, situé
59679sur une
59680colline
59681isolée
59682près
59683de Gazah, porte
59684encore
59685aujourd’hui
59686le nom
59687de
59688Scifiyeh
59689(r).
59690Il
59691ne
59692faut
59693pas
59694confondre
59695cet
59696endroit
59697avec un
59698autre nommé
59699Sâfiah ijôLJi, qui, dans l’ouvrage de Khalil-Dâheri (2), est désigné comme ayant
59700formé
59701le premier relais pour la poste aux pigeons, qui se trouvait après Khalil
59702(Hébron), en
59703allant vers Karak. Plus bas
59704(3 ), on
59705lit que de Hébron on se rend
59706à Djenba, à Zouwaïr, à Sâfiah, à Khafar,
59707et enfin à Karak. Ce lieu existe encore
59708avec le même nom, à l’extrémité méridionale de la mer morte
59709(4 ). L’historien de
59710Jérusalem
59711indique
59712le bourg de Adjlan
59713h^ , placé entre Gazzah
59714et Khalil
59715(Hébron)
59716( 5 ). Le
59717docteur Robinson
59718trouva,
59719dans
59720le
59721voisinage de
59722Gazali,
59723un
59724tertre couvert de pierres, et qui porte le nom de Ajlan (6). L’historien de Jéru-
59725salem nomme le bourg de Madjdal-Hammâmah
59726situé au voisinage
59727d’Askalan
59728(Ascalon), dans
59729la province de Gazah
59730(7).
59731C’est
59732le même
59733lieu que
59734Volney
59735désigne sous
59736le nom
59737d’el-Majdal
59738,
59739et
59740qu’il place
59741à
59742trois lieues
59743d’Ez-
59744doud
59745(8). Aujourd’hui on trouve encore, dans ces mêmes parages, à une demi-
59746heure
59747de
59748distance
59749de Machdal
59750ou Majdal
59751, un
59752village appelé Hamami
59753(9).
59754Un autre
59755lieu nommé Zakah A&9JÎ
59756n’était pas éloigné de Gazah
59757: car, suivant
59758ce que nous
59759lisons dans
59760l’histoire d’Ahmed-Askalâni
59761, un gouverneur de
59762cette
59763ville poursuivit un corps de rebelles jusqu’à Zakah
59764X'izjJ!
59765(10). Khalil-Dâheri
59766place ce lieu entre Kharoubah
59767et Rafah
59768.
59769, au midi de Gazah (1 1). L’auteur
59770de l'ouvrage intitulé Diwan-alinschâ (12), place la frontière orientale de l’Egypte,
59771entre Zakah £ïe)J| et Rafah.
59772Il ajoute que cette frontière s’étend à l’occident,
59773le
59774long de la mer de Grèce
59775^yJl^s-31 vers Rafah. Dans une marche d’armée décrite
59776par
59777l’historien Ahmed-Askalâni
59778(r 3), on arriva
59779d’Alarisch à Kharoubah, puis à
59780Zakah Aï&jJl. Dans un passage de l’histoire d’Ebn-kadi-Schohbali
59781(i 4)> on
59782lit ces
59783mots
59784:
59785jïjs
59786tyêj ! «lisse rencontrèrent entre Gazah et Bedras. Ce dernier
59787(1)
59788The journal of the royal geographical So-
59789ciety ,
59790t. IX, p. 3 o 3 .
59791(2)
59792Manuscr. arab. 695,
59793fol. 238 verso.
59794( 3 ) Man. 6g5
59795,
59796fol. 243
59797r°.
59798(4 ) Burckhardt, Travels in Syria
59799,
59800p. 391.
59801( 5 ) Man. 713, page 3 14.
59802(6)
59803Journal of the geographical Society ,
59804t. IX,
59805p. 3 o 3 .
59806(7) Page 278.
59807(8) Voyage en Syrie
59808,
59809t. II, p. 21 5 .
59810(9) Michaud
59811et
59812Poujoulat
59813,
59814Correspondance
59815d’Orient,
59816t. V, p. 378.
59817(xo) Tom. II, man. ar. 657, fol.
59818i 3 recto.
59819(11) Man. 6 g 5 ,f. 242 v°.
59820(12) Manuscr.
59821i 5 j 3 , fol. 82 v°.
59822(1 3 )
59823T.
59824II, man. 657 ,
59825I ^9 v °-
59826(14) T. II, man. 687, fol.
59827i 58 recto.
p. 521
59828APPENDICE.
59829iôn
59830lieu est le même qui, dans l’ouvrage de Khalil-Dâheri
59831(i),
59832est nommé Beït-diras
59833|jO
598340° peut voir la position de ce lieu sur la carte de M. Robinson. Dans le
59835voyage de Helffrich (2), il est fait mention d’un lieu nommé Sacca, situé au midi
59836de Gazah. Le P. Mariano Morono da Moleo (3 ) place Zacca à huit heures de marche
59837d’Alarisch, et à quinze heures de Gazah. Abou’lfeda
59838(4) indique un lieu nommé
59839Ansar
59840jJi situé à l’extrémité de la province de Gazah.
59841Il existait une autre ville nommée Tell-aladjoul
59842Jj‘ qui, suivant l’assertion
59843de Makrizi
59844(5 ), d’Abou’lmahâsen (6) et d’Abou’Ifeda (7), était située hors de la ville
59845de Gazah ïyL
59846j^aLk. Ce fut dans ce lieu que Saladin avait convoqué la réunion
59847de ses troupes
59848(8). Melik-Adel, frère de ce prince, vint établir son camp dans
59849le
59850même endroit (9). Melik-Kâmel, marchant vers Damas, l’an 625 de l’hégire, se
59851rendit à Tell-aladjoul, et envoya, de là,
59852des corps de troupes
59853vers Jérusalem et
59854d’autres
59855places
59856(10). Ce
59857prince, retournant en Egypte, vint camper à Tell-ala-
59858djoul (11). Cette ville était située plus au nord que Gazah
59859: car nous lisons dans
59860XHistoire de Bedr-eddin-Aïntabi (12), que le sultan Melik-Nâser-Feredj étant arrivé
59861à Gazah , un corps de troupes avancées rencontra les Syriens près de Tell-aladjoul
59862,
59863et que ceux-ci prirent
59864la fuite
59865, dans
59866la direction de Ramlah. Suivant toute appa-
59867rence,
59868c’est
59869le même lieu qui
59870est nommé encore aujourd’hui
59871El-Tell
59872(la
59873col-
59874line)
59875(i 3 ).
59876Cet
59877endroit
59878est
59879plusieurs
59880fois nommé
59881dans
59882l'Histoire de Makrizi.
59883Une ville plus célèbre,
59884et située dans les mêmes cantons,
59885était celle de Da-
59886rourn pjta- Dans la Vie de Saladin
59887de
59888Bolia-eddin
59889(i 4 ), on
59890lit partout Daroun
59891jjjIjJî; et la même leçon se trouve aussi dans le Diwan-alinschâ ( 1 5 ). Mais Aboul’-
59892feda
59893(16),
59894Makrizi,
59895et
59896d’autres
59897auteurs,
59898écrivent
59899plus
59900correctement Daroum
59901çjj b. Suivant le témoignage de Jacques de Yitry (17), Darum était une forteresse,
59902(1) Man. 695,
59903fol. 9.43 r°.
59904(2) Beschreibung der Reyse im Heylig /and
59905, fo-
59906lio 385 v°.
59907(3) Terra santa nuovamente ülustrata
59908, tom. I,
59909p. 469.
59910(4) Annales,
59911t. V, pag. 222.
59912(5)
59913Solouh
59914,
59915tom. III, m. 674, f.
599161 8
59917r°.
59918(6) Manhel-sâfi, m. 750,
59919f. 210 v°; Histoire d'E-
59920gypte, man. 666, fol. 73 v°.
59921(7) Annales,
59922t. IV, p. 344-
59923(8) Bohadini, Vita Saladini, p. n5.
59924(9) Abulfedæ Annales,
59925t. IV, p. 164.
59926(10) Makrizi, Solouk
59927,
59928t, I, p. 145.
59929(11) Hasan-ben-Ibrahim,
59930f. 24 r°;
59931it. 25 recto,
5993228 verso.
59933(12) Man. 684,
59934fol. 3o v°.
59935(13)
59936Volney, Voyage,
59937t. II, p.
5993821 3.
59939(14) Pages 72, 227, 241.
59940(15) Manuscr.
599411 573, fol. 62 v°.
59942(16)
59943Annales,
59944t. IV, pag. 80.
59945(17 ) Historiahierosolymitana, p. 1070,
59946it. 1123.
p. 522
59947a38
59948APPENDICE.
59949située à cinq stades de
59950la mer,
59951et
59952à
59953quatre stades de Gaza, vers
59954le
59955midi. Ce
59956même historien, d’accord avec Guillaume de Tyr
59957(i), explique
59958le mot Dcirum
59959par Domus Grœcorum fia maison des Grecs); mais cette étymologie n’est nullement
59960exacte: car,
59961si la chose
59962était vraie, on aurait écrit Dar-arroum
59963et
59964il vaut
59965mieux, avec
59966A. Schultens,
59967reconnaître dans ce mot
59968le terme
59969hébreu Darom
5997001*T7’
59971qui
59972désigne
59973le midi. Le voyageur Baldensel ou Boldensleve
59974( 2 ) nous ap-
59975T
59976prend que le bourg de Darum était le dernier endroit habité qu’il rencontra sur
59977sa route, lorsqu’il se rendait de Syrie en Égypte. On pourrait croire, d’après ces
59978détails, et telle est l’opinion de M. Poujoulat (3), que Daroum
59979était située au lieu où
59980fut depuis
59981construit Khan-Younes. J’avais d’abord partagé cette opinion
59982;
59983mais
59984ensuite
59985j’ai cru devoir y renoncer. En
59986effet, les auteurs orientaux, qui parlent
59987souvent de Daroum, et qui font ensuite mention de
59988la construction du Khatt-
59989lounes, ne disent nulle part que cet
59990édifice fut placé dans cette même
59991ville. Je
59992suis plus porté à supposer que Daroum se trouvait au lieu où existe encore aujour-
59993d’hui un village appelé El-Deïr,
59994situé à trois lieues au midi de la ville de Gaza,
59995suivant
59996le témoignage du P.
59997Mariano Morone
59998da Maleo
59999(4).
60000MM.
60001Mangles
60002et
60003Irby (5) le désignent par le nom à'Esdier, et nous apprennent que l’on y trouve
60004quelques vestiges d’antiquité. Dans
60005la relation du comte Budolph-von-Suchen
60006,
60007ce lieu est nommé Dor(Ç>). Dans l’ouvrage de Marino Sanuto
60008( 7 ), le nom de Da-
60009roum est écrit régulièrement Darum. On lit Dro/num sur la carte qui accompagne
60010cet ouvrage. Nous apprenons de cet historien, ainsi que de Boha-eddin
60011(8), que
60012cette place avait été reconstruite et fortifiée par Richard Cœur-de-Lion. L’historien
60013Raoul de Coggeshale
60014(9) écrit Daron, et le continuateur de Guillaume de Tyr (io) y
60015Daron, Darun,
60016le Daron. Avant de finir cet
60017article, je dois faire observer que la
60018ville de Daroum
60019existait a des époques anciennes, antérieurement à la naissance
60020du mahométisme. Car nous lisons dans le Sirat-arresoul (la Vie du prophète)
60021( 1
60022),
60023( 1 ) Historia hierosolymitana,
600241 . XX
60025, p. 986, 987.
60026( 7 ) Sécréta fidelium crucis , p.
600271 64,
600281 99.
60029(2) Hodœporicon
60030,
60031ap. Canisii,
60032Thesctur. mo-
60033(8)
60034Vita Saladini, p.227.
60035num. ecclesiastic.,
60036t. IV, p. 34 o.
60037(9) De expugnatione Terrœ Sanclœ
60038,
60039ap. Mar-
60040( 3 ) Correspondance d Orient^
60041t. V, p. 419-
60042tenne.
60043Veterum
60044scriptorurn
60045amplissima
60046collec-
60047(4)
60048Terra santa
60049nuovamente
60050illustrala,
60051t.
60052II,
60053tio,
60054t. V, col. 55 g.
60055P- 474-
60056(io) 7i.,col. 584 , 63 7 , 640.
60057(5) Travels in Egypl, etc.
60058, p.
60059178.
60060(1 1) Man. arabe 629, fol. a 58 v°
60061(6 ) Beschreibung der Reyss in das Gelobte land ,
60062f. 444 r°.
p. 523
60063APPENDICE.
600642B9
60065que Mahomet, peu de temps avant sa mort, ayant envoyé une armée dans la Pales-
60066tine, recommanda au général de faire fouler par sa cavalerie les limites de Belka, de
60067Daroum, et autres lieux de cette province ^
60068LsLUî ps-
600695
60070d
600711
60072y'
60073^
60074ly-U
60075Ce lieu se trouve également désigné comme un village, sous le rè-
60076gne du khalife Abd-elmelik-ben-Merwan (1).
60077On
60078lit dans
60079l’Histoire (TÉgypte d’Abou’lmaliâsen (2), que le sultan Melik-Nâser-
60080Feredj étant parti de Gazah, et se dirigeant du côté de Ramlah, arriva, vers l’heure
60081de
60082midi,
60083à un
60084lieu nommé Djatin
60085H
60086semblerait que cet endroit
60087avait
60088conservé
60089des vestiges du nom de
60090la
60091ville de Gath;
60092mais, dans
60093l’ouvrage de
60094Khalil-Dâheri ( 3), on
60095lit Habnin
60096{j-^=.
60097, et ce lieu se trouve placé sur la route qui
60098conduit de Gazah à Ludd. J’ignore
60099si ces deux lieux n’en
60100font réellement qu’un.
60101Je crois plutôt qu’il s’agit de deux endroits
60102différents.
60103Abou’lmâhasen
60104(4 )
60105fait
60106mention d’un lieu nommé Sakkariah AjjSiJl,
60107situé entre Hébron
60108et Gazah.
60109SUR LA VILLE D’HEBRON.
60110La
60111ville d’Hebron
60112est
60113une des
60114plus
60115anciennes
60116villes
60117dont
60118l’existence
60119soit
60120constatée par
60121l’histoire.
60122Car,
60123suivant
60124le témoignage de Moïse,
60125elle
60126fut fondée
60127sept ans avant Tanis
60128; elle portait primitivement le nom de Kiriat-Arba. Hébron
60129est souvent nommé dans les annales du peuple juif. Je n’ai pas besoin de trans-
60130crire,
60131sur
60132cette
60133matière,
60134les passages
60135qui
60136ont
60137été
60138recueillis par Quaresmius
60139,
60140Reland, Lequien, et d’autres écrivains plus modernes. Sous
60141le règne de Cons-
60142tantin
60143( 5), une
60144foire
60145se tenait, dans le voisinage d’Hebron, sous
60146le térébinthe
60147de Mamré ou Mambré, au lieu où Abraham avait reçu la visite des anges. L’em-
60148pereur, informé
60149par
60150sa mère que
60151cette
60152fête
60153était accompagnée de
60154pratiques
60155superstitieuses et d’excès condamnables, donna ordre de détruire les idoles éle-
60156vées dans cet endroit, et d’y construire une
60157église.
60158Je
6015911e m’arrêterai point sur ce sujet, attendu que les
60160faits sont bien connus,
60161(1) Manuscr. 583,
60162fol. 23 i v°.
60163(5) Eusebius,
60164Vita Constantini,
60165lib.
60166III, c. 62,
60167(2) Man. arab. 666, fol. 74 r°.
6016854;
60169Sozomeni
60170Hisloria
60171ecclesiastica
60172,
60173lib.
6017411,
60175(3) Manuscr. arab. 695, fol. 243 r°.
60176pag. 447,448.
60177(4) Man. 666,
60178f.
601791 54
p. 524
60180APPENDICE.
60181u4o
60182et je me hâte de passer aux détails que les auteurs orientaux nous donnent sur
60183cette ville.
60184Au rapport de l’auteur du Mesalek-alabsar(o.)
60185, « La ville de Khalil JJldd! A: était
60186« jadis un champ ensemencé par Abraham. C’est une place qui n’a pas de murs,
60187« et qui est située, par rapport à Jérusalem, à une distance d’environ une demi-
60188« journée de marche ordinaire. Elle est enclavée entre des montagnes, de ma-
60189« nière à n’être
60190ni dans une plaine
60191,
60192ni dans une
60193vallée. On ne saurait dire
60194si
60195« c’est un bourg ou
60196le chef-lieu d’un canton. Sans l’avantage qu’elle a eu d’être
60197« habitée par l’ami de Dieu (Abraham), on ne parlerait pas
60198d’elle. Mais, grâce
60199« aux bénédictions qu’a répandues sur elle le séjour de ce personnage auguste,
60200« elle peut rivaliser avec toutes les contrées du monde. Bektemur
60201, le djoukendar
60202,
60203« avant d’être promu au rang
60204de kâfil-almemalik
60205( vice-roi ), amena dans cette
60206« ville une
60207source qui en était à quelque
60208distance.
60209J’ai vu
60210cette eau qui coule
60211« dans un aqueduc élevé, auquel on monte par un
60212escalier d’environ vingt de-
60213« grés. Le tombeau
60214de Khalil (Abraham)
60215est
60216entouré d’un
60217mur.
60218Il
60219se trouve
60220« renfermé dans cette enceinte; mais on
60221n’est pas bien sûr où
60222est précisément
60223« le lieu de
60224la sépulture de ce patriarche. Dans l’espace qu’environne le mur , est
60225« un souterrain qui passe pour contenir le corps
60226d’Abraham
60227,
60228et dans lequel on
60229« tient toujours une lampe
60230allumée. De
60231là vient cette expression
60232usitée
60233« chez le peuple: «le maître du
60234souterrain
60235et de
60236la lampe. « Suivant l’auteur de
60237XHistoire de
60238Jérusalem
60239(i), Hébron
60240est
60241située
60242vis-à-vis
60243Beït-almakdas
60244« (Jérusalem), du côté du midi. Son
60245aspect est
60246extrêmement agréable;
60247elle
60248a
60249« une forme arrondie,
60250et environne la mosquée sur ses quatre
60251faces. Les cons-
60252(( tructions de cette ville sont récentes,
60253et bien postérieures à
60254l’édifice bâti par
60255« Salomon, c’est-à-dire à la mosquée. En effet, à l’époque de notre Seigneur Khalil
60256« (Abraham), la caverne
60257se trouvait dans une plaine, et
60258le lieu
60259n’offrait aucun
60260« édifice. Khalil (Abraham) résidait sous une tente , à Mamré
60261, dans
60262le voisinage
60263« de la ville de Khalil
60264, vers
60265le nord. C’est un terrain qui offre encore une source
60266« d’eau et des vignes. Les choses restèrent dans cet état jusqu’après
60267la mort
60268de
60269(( Khalil (Abraham)
60270et de ses enfants. Dans
60271la
60272suite, Salomon
60273fit
60274bâtir
60275le mur
60276« qui environne
60277les
60278tours
60279augustes.
60280Bientôt
60281des constructions
60282s’élevèrent suc-
60283« cessivement
60284, et peu
60285à peu, autour de cette enceinte,
60286il
60287se forma une
60288ville.
60289« Ainsi que je
60290l’ai dit,
60291elle enveloppe
60292la mosquée des quatre côtés. Une partie
60293(1) Man. 583 , fol. 224 v°, 225 r°.
60294(2) Man. arab. 71 3 , fol.
60295it\t\ v°, 245 r° et v°.
p. 525
60296APPENDICE.
60297241
60298« de la
60299ville est située sur
60300le sommet
60301d’une montagne;
60302c’est celle qui s’étend
60303à
60304'< l’orient delà mosquée, et porte le nom de Baïloun^
60305L>.
60306(
603071 ) L’autre partie, qui
60308« borne la mosquée à l’occident
60309, est enfoncée dans une vallée. Les
60310lieux placés
60311« sur la hauteur dominent en général les parties basses. Les rues sont en partie
60312« d’un abord
60313facile, et en
60314partie escarpées; les édifices sont, comme ceux de
60315« Jérusalem
60316, construits de quartiers de pierres de taille, avec des
60317toits en voûtes.
60318« Les murs n’offrent point une brique, ni les
60319toits une pièce de bois.
60320« Les
60321rues
60322les plus remarquables
60323sont
60324les
60325suivantes
60326:
60327Haret-alscheïkh-Ali-
60328« Bcikkâ (la rue du
60329scheïkli Ali-Bakkâ); elle est séparée de la ville
60330, dans la direc-
60331« lion du nord; Haret-alakrad { la rue des Curdes), située sur une hauteur,
60332au
60333« pied de la montagne; Haret-aldjebaruiah iâjjLsrH
60334ïjLa.
60335(la rue des habitants de
60336« Beit-Djebrin), appelée jadis Haret-alfasatakah ïJL.wS!
60337«jL».
60338(la rue
60339des mar-
60340ie chands
60341de
60342pistaches);
60343Hamt-almeschirajcih
60344ïjL&.
60345;
60346Haret - alsewakinah
60347«
60348è_-- ^L-M «jU.; Haret-alhadâbinah
60349ïjla.
60350, qui comprend Haret-annasdra
60351,<
60352c
60353L
60354,-g.
603553 1 *,La. (la rue des Chrétiens); Haret-alschaâbinah
60356JûjLuUI ts,L>; Haret-
60357« râs-Kaïtoun
60358«jL®., qui est séparée de la ville, du côté de l’ouest
60359; Haret-
60360« addâriah b
60361.
60362S
603631 «jl®. dont fait partie Haret-alkasarouah ïjjLaJÔ\
60364isjL®.; Haret-al-
60365« iehoud
60366! ‘^L. (la rue des Juifs); Haret-alzadjadjin
60367ïjL®.
60368(la rue des
60369« Verriers). Ces différentes rues, ainsi qu’il a été dit plus haut, entourent la mos-
60370« quée
60371: on en distingue deux principales, savoir
60372: Hâret-aldâriah (la rue des Dâris),
60373« située
60374à l’occident de
60375la mosquée.
60376Elle renferme
60377les marchés de
60378la ville
60379,
60380et
60381« tous les objets utiles;
60382c’est
60383la plus
60384belle de
60385toutes.
603862 0
60387Haret-alakrad
60388( la
60389ruç
60390« des Curdes ), placée à l’ouest de la mosquée. La ville offre bien d’autres rues
60391;
60392« mais je me suis contenté de mentionner
60393les plus connues. Parmi les édifices,
60394-c le plus beau
60395est
60396le
60397zawiah (couvent) du
60398scheikh
60399Omar-Moudjarrad
60400,
60401situé
60402« dans
60403la
60404rue des Curdes.
60405Le
60406medreseh (collège) Kaïmerieli,
60407situé près
60408de
60409«
60410la porte septentrionale de la mosquée, dans le voisinage de la source appelée
60411c<. Aïn-altawdschi
60412^0
60413(la
60414source
60415de
60416l’eunuque).
60417Zawiat-almagaiibeh
60418u
60419wjLslII
60420ïjjij
60421(le couvent des Magrebis), près de la même fontaine. La citadelle est
60422« un château
60423bâti parles Romains, et qui touche la mosquée, du côté de l’occi-
60424« dent. C’est, dit-on,
60425Melik-ÎNaser-Hasan
60426qui en a
60427fait un wakf, et
60428l’a convertie
60429«en
60430medreseh (collège). De
60431notre
60432temps,
60433elle
60434sert de logement
60435à
60436plusieurs
60437« habitants de
60438la
60439ville.
60440C’est dans
60441son
60442intérieur que
60443se
60444trouve
60445le tombeau
60446de
60447( 1
60448)
60449Peut-être ce nom
60450est-il une altération du mot grec 2irr|Aouov.
60451L {deuxième partie.)
604523 i
p. 526
60453APPENDICE.
60454U 4 2
60455« Joseph
60456le Juste. Le zawiah (couvent) du scheïkh Àli-Bakkâ,
60457situé dans la rue
60458«du même nom.
60459Zawiat-alkawasimah
60460(le couvent
60461des Kâsémis),
60462« situé dans le voisinage, doit son nom au sclieïkli Ahmed-Kâsemi-Djoneïdi, l’un
60463« des descendants d’Abou’lkâsem-Djoneïd
60464,
60465et qui a
60466sa sépulture dans
60467cet
60468édifi-
60469« ce. La mosquée, placée dans le quartier des hasaris
60470Là. (marchands de
60471« nattes),
60472et des rabbdbis
60473(fabricants de sirops);
60474elle
60475porte le nom de
60476« mosquée d’Ebn-Othman
60477,
60478et
60479elle
60480est surmontée d’un
60481minaret.
60482C’est un
60483lieu
60484« révéré (i)
60485j&j. Un
60486meschhed
60487(chapelle), situé au voisinage
60488de
60489la
60490« porte de la mosquée, dans le quartier du souk-algazl (le marché au
60491fil), sur
60492le
60493« bord de la fontaine du Tawdschi (l’eunuque).
60494C’est
60495là que
60496se trouve
60497le tom-
60498« beau du sclieikh lousouf-Nadjdjâr, homme célèbre pour sa vertu. Le medreseh
60499« Fakhrieh, dans le voisinage de la rue Schadbinah.
60500Il est aujourd’hui abandonné.
60501«
60502Il
60503est
60504vraisemblable
60505qu’il doit
60506son nom
60507au
60508propriétaire de
60509l’édifice appelé
60510« Fakhrieh, situé à Jérusalem. Le ribat-mansouri
60511kl;
60512,
60513placé vis-à-vis
60514«
60515la porte de la citadelle, qui a été construit
60516et consacré à une destination pieuse
60517«
60518par Melik-Mansour-Kelaoun
60519, l’an
60520679. Le
60521bimaristan
60522(l’hôpital) Man-
60523et souri,
60524construit par ordre
60525du même prince, l’an 680.
60526« On
60527voit dans
60528celte
60529ville un
60530grand
60531nombre
60532de
60533zdwiah
60534(couvents),
60535« savoir
60536:
60537i° le zdwiah du scheïkh Ibrahim-Mezzi. Il est situé entre Hâret-alakrad
60538«
60539(la rue des Curdes), et Hdret-alddriah (la rue des Dâris). Dans
60540la rue des Cur-
60541« des, est
60542le zdwiah du scheïkh
60543Abd-erraliman-Azderoumi
60544; zdwiat-albistamiah
60545«
60546L~>Lk~Jî Ljtj,
60547placé dans
60548le voisinage de la mosquée de Djaouli, du
60549côté du
60550« nord; zdwiat-alsemakiah
60551situé auprès
60552du
60553zdwiah
60554du
60555sclieikh
60556« Omar-Moudjarrad
60557;
60558la mosquée du scheïkh
60559Beha-eddin-Wafaï; zâwiat-Abi-Aka-
60560« kah
60561;
60562le ribat du Tawâschi (l’eunuque);
60563zdwiat-Scheikhoun ; Ribat-Mekki. Dans
60564«
60565le
60566Hdiret - Ras-Kaïtoun
60567^
60568, qui
60569est
60570séparé de
60571la
60572ville,
60573du
60574côté
60575de
60576« l’occident,
60577on
60578trouve
60579:
605801°
60581zdiwiat-alscheïkh-Ridwan
60582(le
60583couvent
60584de Scheïkh
60585« Ridwan); i° zdwial-alscheïkh-Khidr (le couvent du Scheïkh Khidr);
605863 ° zàiwiat-
60587« a/salalikah
60588AiUsbLaJI
60589situé
60590au
60591voisinage de
60592l’étang,
60593et qui se trouve
60594tt enclavé dans
60595le zâwiah- Adhemiah;
60596Zj° zdwiat-arraï
60597h
60598;
605995 ° le
60600zdwiah
60601« du scheïkh Kehenbousch-Adhemi; 6° la mosquée de Masoud; 7
606020 le zdwiah du
60603« scheïkh Mohannned-Baïdah; 8° zâwial-aLmouwakki
60604ïjjî;
60605(le couvent du
60606« copiste); 9
606070 le zâwiah du scheïkh Ibrahim le hanefi, et autres édifices. La mos-
60608(1) Voyez la note à la fin de cet article.
p. 527
60609APPENDICE.
60610243
60611quce de Fcirounah
60612As--1 est située dans Hâret-aldadjdjadjin
60613(la rue des
60614marchands de volailles). Le zâwiah d’Abou-Kemal est hors de la ville. Le ribat de
60615Djemaïli
60616est dans
60617la
60618rue des Chrétiens. Le zâwiah-alkhadrâ
60619\
60620L_^-=rJ
60621t
60622est dans
60623le
60624voisinage du lieu d’ablutions de
60625la mosquée. Le zâwiah
60626d’Anas
60627est dans
60628la rue appelée Hdret-alhaddbinah
60629X._s Lv.-srÙ
60630le
60631zâwiat-alkâderinh
60632est horsde la ville. L’édifice nom trié Kobbet-al-
60633zâhed jüfctpl XéJ
60634(la coupole du
60635religieux), est placé
60636entre la
60637rue du
60638scheïkh
60639Ali-Bakkâ et la ville. En dehors de la ville, (1) du côté de l’ouest, sur le sommet
60640d’une montagne,
60641se trouve une mosquée appelée Meschhed-cdarbaïn
60642(le monument des Quarante), où, dit-on, reposent
60643les corps de qua-
60644rante
60645martyrs. On y vient
60646en
60647pèlerinage, et
60648c’est un lieu révéré
60649On voit dans la ville plusieurs sources, savoir,
606501 0 Aïn-altmvdschi
60651{j^r&
60652(la source de l’eunuque), placée
60653à la porte septentrionale de la mosquée, dans
60654le voisinage du marché. Elle sort de terre dans le bourg de Madjdal-fasd
60655J
60656,
60657situé près de la ville de Khaiil. Le produit de ce bourg est destiné à
60658l’entretien du canal de la source, et de son bassin
60659, placé à la porte de la mos-
60660quée. On
60661attribue cette fondation à l’émir Beklemur, le Djoukendar.il a laissé
60662des descendants qui habitent le Caire, et qui ont conservé sur ce
60663lieu un droit
60664de juridiction. Cette source est la plus belle et
60665la plus abondante de
60666toutes
606672
606680 Aïn-almesdjid
60669^
60670(la source de
60671la Mosquée), qui se trouve près de
60672la porte où
60673l’on bat le Tabl-khanâh. Elle prend naissance dans un lieu appelé
60674Khallat-aloïoun ^,.*3
60675! Li-i.,
60676situé dans le voisinage du zâwiah du scheïkh Ali-
60677Bakkâ;
606783° Aïn-Sdrah
60679^ (la fontaine de Sârah), placée
60680en dehors de la
60681ville, au milieu de vignes. Sa source est tout près de son bassin. Aïn-alsamikah
60682qui prend naissance dans
60683la vallée de Sârah. Am-alhammdm
60684(la fontaine des Bains), qui prend sa source dans
60685la vallée de Toffah
60686^Lidt jplj (la vallée
60687des
60688Pommiers),
60689réunit
60690ses eaux à celles de
60691la fontaine
60692de Samikah
60693, et sert à l’entretien des bains situés dans l’intérieur de la ville. La
60694source
60695appelée Amdiabri
60696^ fut découverte,
60697il y a environ vingt ans,
60698près du cimetière inférieur. Elle prend naissance au pied de la montagne, sur le
60699sommet de laquelle se trouve le mesclihed-alarbaïn. Dans le voisinage du zâwiah
60700du scheïkh Ali-Bakkâ, est un puits formé par une source. Et, tout
60701près de là,
60702se trouve un bassin
60703(sebil), qui a été construit d’après l’ordre de l’émir Seïf-eddin-
607041) Page 246.
607053i
p. 528
60706APPENDICE.
60707244
60708« Selar, naïb-assaltanah de
60709l’Égypte
60710et de
60711la Syrie, par
60712les soins de l’émir
60713Ki-
60714« kaldi-Nedjmi, sous le règne
60715de Melik-Nâser-Mohammed-ben-Kelaoun
60716, l’an 702,
60717« à l’époque
60718où
60719fut bâti le minaret qui s’élève au-dessus du zâwiah du scheïkb
60720«
60721Ali-Bakkâ.
60722» En dehors de la ville, dans le quartier des tombeaux destinés à la sépulture
60723cc des morts musulmans , on voit, i° le cimetière inférieur, qui est le plus ancien,
60724if et qui est situé à l’occident de la place, du côté de la rue des Dâris
60725, dans le voi-
60726ce sinage du meschhed-alarbaïn
60727;
607282
607290 le cimetière appelé Torbet-arras
60730jJ
60731«
60732(le tombeau de la Tête), situé à l’orient, vers la rue des Curdes; 3 “ un troisième
60733« cimetière, situé dans la
60734r ue du scheïkb Ali-Bakkâ, et qui porte le nom de Mak-
60735cc barat albaki ^
60736.
60737.0 J j
60738:
60739ÿ
60740. Quant aux vignobles ^yCj t
60741, placés en dehors de
60742«
60743la
60744ville,
60745ils l’environnent de toutes parts.
60746Ils produisent des fruits de toute es-
60747<f pèce, mais surtout des raisins. Ces vignes sont disposées comme celles de Jé-
60748« rusalem. Dans
60749la plupart s’élèvent des
60750palais solidement bâtis. Les habitants
60751c< viennent là, chaque année, durant l’été, passer plusieurs mois. »
60752L’auteur ajoute
60753(1)
60754cc que de Jérusalem à la
60755ville de
60756Khalil
60757,
60758la
60759distance
60760est
60761« d’environ deux berid (postes)
60762, qui équivalent à
60763treize, ou suivant d’autres, à
60764« dix-huit milles. »
60765Le même
60766écrivain
60767(2) transcrit, au sujet de
60768cette ville, un
60769passage
60770extrait
60771d’un livre sur la prééminence de l’empire de
60772l’islamisme
60773ji,
60774,
60775composé par Ahou-Abd-allah-Mohammed-ben-Amed.
60776.
60777.
60778. Mokaddesi,elconçu en
60779ces termes
60780:
60781« Habra
60782est
60783le
60784bourg
60785d’Abraham. On
60786y
60787voit
60788un
60789château
60790cc considérable,
60791qui,
60792dit-on,
60793est
60794l’ouvrage
60795des
60796génies,
60797et
60798construit de larges
60799ce pierres, ornées de peintures. Au milieu,
60800est une
60801coupole de pierres,
60802con-
60803cc struite
60804depuis
60805l’islamisme,
60806qui recouvre le tombeau
60807d’Abraham,
60808celui
60809d’I-
60810cc saac placé sur le devant,
60811et
60812celui de Joseph, dans
60813la partie postérieure. Cha-
60814cc que prophète a, vis-à-vis de lui, sa femme. Cet édifice a ete converti en mos-
60815cc quée, et l’on a bâti tout autour des maisons qu’habitent ceux qui veulent y vi-
60816ce vre en
60817retraite. Des constructions l’entourent de tous côtés; et l’eau y arrive
60818cc par un
60819petit canal. Ce bourg, dans une étendue d’une demi journée, en
60820tout
60821cc sens, présente une suite non interrompue de villages, de vergers, de
60822vignes,
60823cc de plants de pommiers. La plus grande partie des fruits est portée en Égypte,
60824cc Dans ce lieu, on exerce constamment l’hospitalité. On y voit des cuisiniers,
60825cc des boulangers, des esclaves, chargés de servir à ceux des pauvres qui se pre-
60826(1)
60827Pag. a/,8.
60828(2) Page 27.
p. 529
60829APPENDICE.
60830|P>
60831« sentent, des lentilles cuites dans l’huile, et d’en donner à ceux des riches qui
60832« veulent bien le recevoir. Melik-Mouwaïad-Ismaïl
60833, prince d’Alep, racontant dans
60834« sa chronique les événements qui se sont passés durant l’année 5i3 (x), rapporte
60835a que, cette année là, on découvrit
60836le tombeau d’Abraham (Khalil) et de ses fds,
60837«
60838Isaac
60839et Jacob, dans
60840le voisinage de Jérusalem; que beaucoup de personnes
60841» virent les corps de ces patriarches, qui
60842s’étaient conservés sans
60843altération;
60844et
60845« qu’auprès d’eux, dans la caverne, étaient rangées des lampes d’or
60846et d’argent.
60847« L’auteur ne dit point de quelle manière eut lieu cette découverte; ce qui peut
60848«
60849faire douter de cette relation. En effet, à l’époque indiquée, Jérusalem et la ville
60850«. de Khalil (Hébron) étaient au pouvoir des Francs. Les Musulmans n’y exer-
60851ce çaient aucune autorité; et l’on n’a jamais entendu dire que les Francs, à l’épo-
60852<< que de
60853leur domination
60854, permissent aux Musulmans l’entrée de ces places.
60855»
60856L’historien de Jérusalem (2 ) ajoute: « les Romains avaient ouvert une porte pour
60857« pénétrer dans la caverne où reposaient
60858les patriarches, et y avaient construit
60859« une église; mais
60860elle fut renversée par les Musulmans, à l’époque où
60861ils s’em-
60862" parèrent de la contrée environnante.
60863»
60864L’auteur décrit, en ces termes, le tombeau d’Abraham (3): « Ce lieu auguste,
60865<c qui
60866est dans l’intérieur du mur de Salomon, a en longueur, dans la partie qui
60867« regarde la Syrie, depuis le milieu du mihrab, placé près du menber, jusqu’au mi-
60868« lieu du meschhed (monument), où
60869se trouve
60870le tombeau de notre seigneur Ja-
60871<c cob, quatre-vingts coudées, de celles qui sont en usage pour les travaux, moins
60872« une petite différence d’une demi-coudée. Sa largeur, d’orient en occident, depuis
60873«
60874le mur où est percée la porte d’entrée, jusqu’au milieu du riwak (portique) oc-
60875cc cidental, où
60876se trouve la tribune grillée
60877par laquelle on arrive au tom-
60878<( beau de notre seigneur Joseph, est de quatre-vingt cinq coudées, auxquelles
60879il
60880cc faut ajouter une petite fraction d’un
60881tiers ou d’une moitié de coudée. La me-
60882« sure appelée clhira-alamal
60883J.V*M ^3 (coudées des travaux) est celle dont on se
60884«
60885sert de nos jours pour mesurer les bâtiments. L’épaisseur
60886du mur, est
60887« sur toutes les
60888faces, de trois coudées et demie. Le nombre des assises
60889« est de quinze, dans
60890l’endroit qui a le plus d’élévation
60891savoir près de la porte
60892cc de la citadelle, du côté
60893qui
60894regarde l’occident, vers la kiblah. Dans ce lieu,
60895(1) Le même
60896fait se trouve rapporté,
60897dans les
60898(2) Page
608992 5 .
60900mêmes
60901termes,
60902par Abou’lmahâsen
60903(man. 671,
60904( 3 ) Pag-
6090533
60906.
60907fol. 264 v°).
p. 530
60908’2 46
60909APPENDICE.
60910«
609111 édifice
60912s’élève au-dessus du
60913sol
60914à une hauteur de vingt-six coudées,
60915et cela
60916« sans compter la construction romaine, placée au-dessus du mur de Salomon.
60917« Parmi
60918les
60919pierres
60920qui forment
60921la
60922partie
60923bâtie
60924par Salomon,
60925il en
60926est une,
60927« placée près du
60928lieu du Tabl-khanah
60929, qui a onze coudées de longueur. Chaque
60930« assise de
60931cette construction a de largeur environ une coudée deux
60932tiers. Le
60933« mur
60934susdit est surmonté de deux minarets, d’une architecture extrêmement
60935« gracieuse. L’un
60936est
60937placé à l’orient, dans
60938le
60939voisinage de la
60940kiblah,
60941l’autre à
60942« l’occident, du
60943côté qui regarde
60944le nord.
60945« Cet
60946édifice, renfermé dans
60947l’intérieur du mur,
60948et
60949tel qu’il existe de notre
60950« temps, sous
60951la forme d’une mosquée, comprend un bâtiment voûté v
60952s
60953»
60954,
60955;
60956« qui occupe environ
60957la moitié de
60958l’espace renfermé dans le mur.
60959«
6096011 se compose de trois nefs
60961dont celle du milieu a plus d’élévation que
60962«
60963les deux qui lui sont contiguës, à l’occident et à l’orient. Le toit porte sur qua-
60964« tre piliers, solidement bâtis. Au milieu de cet édifice voûté, sous
60965la nef la plus
60966« élevée, se trouve
609671e mihrab,
60968et, tout à côté,
60969le menber, formé de bois, et d’un
60970« travail aussi beau que solide.
60971Il fut fabriqué, sous
60972le règne de Mostanser-bil-
60973« lah-Abou-Temim-Maad, le fatimite, khalife d’Égypte, par
60974les ordres de Bedr-
60975« Djemâli, qui gouvernait l’empire, pour décorer
60976le rneschhed d’Ascalon
60977,
60978ou,
60979« suivant
60980l’opinion
60981des
60982Fatimites,
60983se
60984trouvait déposée
60985la tête de
60986Hosaïn
60987,
60988fils
60989« d’Ali-ben-Abi-Taleb. Le
60990travail fut exécuté dans le cours de l’année 4$4> ainsi
60991« que l’atteste une inscription gravée en caractères cufiques.
60992Il est pr obable que
60993« ce menber fut transporté
60994et placé dans
60995la mosquée de K/ia/il par les soins de
60996« Melik-INâser-Salah-eddin-Iousouf, à l’époque où ce prince fit démanteler Ascalon.
60997«
60998Il subsiste encore de nos jours. Vis-à-vis est l’estrade ïfi des muezzin (crieurs),
60999« soutenue par des colonnes de marbre d’une extrême beauté. Les murs de
61000la
61001« mosquée sont revêtus de marbre sur toutes
61002les faces. Cette partie de l’édifice
61003« fut construite par les ordres de Tenkiz, naib (gouverneur) de
61004la Syrie, sous
61005le
61006« règne de Melik-Nâser-Mohammed-ben-Kelaoun
61007, l’an 732
61008. Les tombeaux augus-
61009« les sont placés dans l’intérieur du mur. Sous l’édifice susdit, se trouve le tom-
61010« beau de notre seigneur Isaac, auprès du pilier qui se trouve à côté du menber.
61011« Vis-à-vis est le tombeau de Rebecca, femme d’Isaac, à côté du pilier oriental.
61012« Cet édifice a trois portes, qui conduisent sur le parvis de
61013la mosquée. L’une
61014« d’elles, celle du milieu, mène à la sépulture auguste où repose KhâTil (Abraham).
61015«C’est un
61016lieu voûté, dont les quatre murailles sont revêtues de marbre. Dans
61017«sa partie occidentale
61018, on
61019voit
61020la chambre
61021vénérable, dans l’intérieur de
p. 531
61022APPENDICE.
61023« laquelle se trouve
61024le tombeau
61025qui
61026passe pour renfermer Abraham-alkhalil.
61027« Vis-à-vis, du côté de l’orient, est le tombeau de Sarah, femme de ce patriarche.
61028« La seconde porte, qui regarde l’orient
61029, est placée auprès de la porte du mur de
61030« Salomon, derrière le tombeau de Sarah. La troisième porte, qui regarde l’occi-
61031« dent, est derrière le tombeau d’Abraham.Toutà côté, se trouve
61032le mihrab des ma-
61033te lekis. Cette porte conduit au riwak (portique) , dont elle forme la seule ouver-
61034te ture. Le mihrab des malekis fut construit par les soins de l’émir Schehab-eddin-
61035et
610361 agmo u ri, ndder-alharameïn (inspecteur des deux lieux sacrés) et naïb-assaltanah
61037te (gouverneur), sous le règne de Melik-Dâher-Barkok.
61038Il
61039fil ouvrir dans le mur de
61040et Salomon
61041la tribune grillée
61042par laquelle on arrive au tombeau de notre
61043et seigneur Joseph.
61044Il
61045fit également construire les galeries
61046’üijj
61047t à la place des cel-
61048te Iules qui existaient dans cet endroit.
61049Il y plaça sept lecteurs de l’Alcoran, et un
61050<e scheïkh chargé de faire expliquer, dans l’espace de trois mois, les ouvrages de
61051te Bokliari et de Moslem. Ces travaux eurent lieu dans
61052le mois de Ramadan de
61053et l’année 796. A l’extrémité de la cour renfermée dans l’enceinte du mur de Sa-
61054te lomon, du côté du nord, est
61055le tombeau
61056qui porte le nom de notre seigneur
61057te Jacob. Il est placé à l’occident
61058, vis-à-vis celui d’Abraham. En regard de ce mo-
61059ee nument, du
61060côté de l’est, se trouve
61061la sépulture de Lika (Lia), femme de ce
61062« patriarche. Le
61063parvis
61064^-sr^ de
61065la mosquée,
61066cette
61067partie
61068qui est entièrement
61069< découverte, règne entre le tombeau de Khalil (Abraham) et celui de Jacob. Les
61070te coupoles qui surmontent les tombeaux où reposent, dit-on, Khalil (Abraham),
61071« Sarah sa femme, Jacob et Lika (Lia), son épouse, ont été, comme je
61072l’ai appris
61073,
61074« construites par les soins des Ommiades. Tout le terrain compris dans l’enceinte
61075« du mur, tant la partie abritée d’un toit
61076, que la cour découverte
61077, est pavée de
61078« carreaux qui remontent au temps de Salomon
61079, et qui présentent un coup d’œil
61080« admirable, sous le rapport de la masse comme sous celui du travail.
61081.t Au
61082voisinage du tombeau de Khalil (Abraham), dans
61083l’enceinte de l'édifice
61084« voûté, au-dessous du sol, est une caverne appelée Serddb
61085(le souter-
61086« rain), où se trouve une petite porte qui conduit au menber. Un des
61087serviteurs
61088«
61089attaches à une ville voisine descendit,
61090il y a environ une année, dans ce
61091« souterrain, pour chercher un pauvre, privé de
61092la raison, qui était tombé dans
61093« ce creux. Plusieurs eunuques s’introduisirent dans la même caverne etpénétrè-
61094« rent par cette porte, qui les conduisit au menber placé sous la coupole que sou-
61095* tiennent des colonnes de marbre, dans le voisinage de
61096la maison destinée au
61097« khatib (prédicateur). Suivant ce que m’a rapporté un de ceux qui étaient des-
p. 532
61098APPENDICE
61099a48
61100« cendus dans ce souterrain, il vit un escalier de pierre, composé de quinze degrés,
61101« placé au bout de ce passage, du côté qui regarde la kiblah
61102, et qui à son extrémité
61103« est fermé par des constructions.
6110411 est facile de voir que
61105là était une porte qui
61106« s’ouvrail auprès du menber , et par
61107laquelle on pénétrait dans le souterrain. En
61108« dehors du mur de Salomon, dans la partie qui regarde
61109l’orient, est une mos-
61110« quée d’une extrême beauté. Entre cet édifice
61111et
61112le mur de Salomon, s’élève
61113le
61114« dehliz (vestibule) qui est voûté, d’une forme allongée, et qui réunit à la magni-
61115« ficence une
61116majesté imposante. La mosquée et
61117le vestibule ont été construits
61118«par les soins de l’émir Abou-Saïd-Sandjar- Djaouli
61119, inspecteur des deux villes
61120« sacrées
61121, et naïb-assaltcinah. Cette mosquée prit
61122le nom de Djaouliah. C’est un
61123«édifice admirable,
61124taillé dans une montagne. O11 assure que sur cet emplace-
61125« ment était le tombeau de Judas; que Djaouli
61126fît raser ce mausolée, creuser le
61127« terrain
61128, et le couvrit d’un toit et d’une coupole; celle-ci est soutenue par douze
61129« piliers, qui s’élèvent au milieu de
61130l’édifice. Le sol de la mosquée, les murs
61131et
61132« les piliers furent couverts de marbre. Des tribunes grillées en fer furent placées
61133«à l’extremite du bâtiment, du côté de
61134l’ouest. La mosquée, dans
61135sa longueur
61136« qui regarde la Syrie, a quarante-cinq coudées, et sa largeur, d’orient en occi-
61137re dent,
61138est de vingt-cinq coudées. Les travaux de construction furent commencés
61139«au
61140mois de Rebi-second de l’année
61141718,
61142et se terminèrent dans
61143le mois du
61144«même nom, l’an 720, sous
61145le règne
61146de Melik-Nâser-Mohammed-ben-Kelaoun.
61147« Sur le mur est une inscription qui porte ces mots:
61148« Sandjar a
61149fait exécuter les
61150« travaux uniquement à ses fiais, sans y consacrer aucune somme prise sur les
61151« revenus des deux villes sacrées. » Au voisinage de la mosquée Djaouli, du côté
61152« de \akfbla/i,esl une cuisine où
61153l’on prépare le haschischah JLi.-ws--
611541
61155! (repas pour
61156« ceux qui sont en
61157retraite dans
61158la mosquée et pour
61159les voyageurs. Sur la porte
61160« de cette cuisine, chaque jour, après Yasr (l’après-midi), on bat le tabl-khanah
61161« (tambour) au moment de
61162la
61163distribution du repas. Ce festin a quelque chose
61164« d’admirable
61165:
61166les habitants de
61167la
61168ville et ceux qui arrivent y participent égale-
61169« ment.
61170Il consiste dans du pain que l’on fabrique chaque jour, et dont on
61171fait
61172«trois
61173distributions. Le matin
61174et après
61175l’heure de
61176midi,
61177la distribution
61178a
61179lieu
61180« pour les habitants de
61181la ville. Après Yasr ,
61182les habitants
61183et
61184les voyageurs sont
61185«admis indifféremment à
61186y prendre part. La quantité de pain
61187qui se
61188fabrique
61189«journellement
61190s’élève à quatorze mille raghif (pains ronds), et va quelquefois
61191«jusqu’à quinze mille. Les fonds assignés pour
61192cet objet présentent une somme
p. 533
61193APPENDICE.
61194249
61195« incalculable, et personne, riche ou pauvre, n’est exclu de ce repas. Près de la
61196« mosquée, au
61197lieu où se bat
61198le tabl-khanah (le tambour)
61199, se trouvent
61200les bâti-
61201« ments destinés à
61202la préparation du repas,
61203et qui se composent de fours et de
61204« moulins. C’est un vaste emplacement qui renferme trois fours et sept moulins.
61205« Au-dessus sont les greniers, où l’on dépose le froment
61206et l’orge. Ce lieu, tant
61207« en haut qu’en bas, offre un coup d’œil admirable. Le froment qui y entre n’en
61208« sort que sous
61209la forme de pain. Quant à ce qui concerne
61210la préparation du
61211« repas, le nombre d’hommes qui y sont employés, les travaux qui ont lieu pour
61212« moudre
61213, pétrir le froment et le convertir en pain
61214, pour
61215la fabrication des us-
61216« tensiles de bois et autres, tout cela forme un ensemble merveilleux, dont on
61217« ne trouverait l’équivalent chez aucun souverain du monde. »
61218L’an 6 a 5 de l’hégire (i), Melik-Kâmel, étant arrivé dans la Palestine, envoya
61219des gouverneurs à Nabolos
61220, Jérusalem
61221et Khalil (Hébron).
61222Nous avons vu plus haut, et le fait est encore attesté par Nowaïri (2), que le
61223sultan
61224Bibars
61225étant
61226allé visiter
61227la
61228ville de Khalil (Hébron),
61229et ayant appris que
61230les chrétiens
61231et les juifs étaient admis, moyennant une contribution pécuniaire,
61232à voir et à parcourir les monuments que cette ville offrait à leur vénération, leur
61233en interdit formellement l’entrée. Makrizi
61234( 3 )
61235fait mention de la mosquée cons-
61236truite dans
61237la ville d’Hebron
61238JoJdrH par les soins de l’émir Djaouli. Nous appre-
61239nons de l’historien Hasan-ben-Omar
61240(4 ) que clans l’année 713 de l’hégire (i3i3
61241de J.-C.), le sultan d’Egypte, Melik-Nâser-Mobammed-ben-Kelaoun
61242,
61243fit amener
61244à
61245Jérusalem l’eau d’une source qui coulait à Hébron JJldrM 1uju*. L’an 820, le sultan
61246Melik-Mouwaïad-Scheïkh alla faire un pèlerinage à Hébron JJLbM
61247(5 ) L’auteur de
61248['Histoire de Jérusalem parle du bourg de Hatman ^
612491
61250situé en dehors
61251de la porte de la ville de Khalil (6).
61252Il atteste que dans l’intervalle qui sépare cette
61253ville de Jérusalem (7),
61254se trouve un bourg appelé Siir^*_
61255, qui renferme une
61256mosquee, dans
612571 intérieur de laquelle
61258est, dit-on, le tombeau d’Esaü. «Comme
61259le
61260"
61261fait, dit
612621 auteur, est répandu partout et passe
61263pour constant, cet édifice est le
61264« but d un grand nombre de pèlerinages.» Ce village de Siir est probablement celui
61265que M. Poujoulat nomme Siphir (8). MM. lrby et Mangles (9) rencontrèrent sur la
61266(1) Hasan-ben-Ibrahim,
61267fol. 24
61268r°.
61269(6) Man.
6127071 3 , p. 317.
61271(2)
61272Vie de Bibars (man. d’Asselin, fol. 71
61273v°).
61274(7)
61275Ib. pag. 25 et 284.
61276( 3 )
61277Description de l’Êgypte
61278,
61279man. 798,
61280f. 344 r0
61281.
61282(8j
61283Correspondance d’Orient,
61284t. V, p. 2i3.
61285( 4 ) Manuscr. 688, fol.
612861
612873 v°.
61288(9)
61289Travels in Egypt and Nubia, p. 342.
61290( 5 ) Abou’lmahâsen,man. 666, fol.
612911 54 r°.
61292I.
61293{deuxième partie.)
612943 2
p. 534
61295APPENDICE.
61296200
61297route de Hébron un village qu’ils nomment également
61298Sipheer.
61299Dans
61300la
61301géo-
61302graphie d’Abou’lfeda (i), la ville d’Hebron est désignée par le nom de Beït-Hebron
61303C-vwj. Suivant Ebn-Haukal (2), «au midi de
61304Bethleem est une ville appelée
61305« Mescljid-lbrahim
61306\
61307(la mosquée d’Àbraham). Dans la mosquée où l’on
61308« se réunit pour faire la prière se trouvent les tombeaux d’Abraham, d’Isaac et de
61309« Jacob, rangés sur une ligne. Vis-à-vis la sépulture de chacun de ces patriarches est
61310« celle de safemme. La ville est située dans une vallée, entre des montagnes cou-
61311« vertes d’arbres. Les arbres de cette montagne et de toutes celles de la Palestine,
61312« sont des oliviers, des
61313figuiers, des sycomores. Les autres fruits
61314s’y trouvent en
61315« moins grande quantité. Les Égyptiens prétendent que cette
61316ville fait partie de
61317« leur contrée. » Du reste, les détails que donnent sur Gazab les autres géographes
61318orientaux, Abou’lfeda, Ebn-Batoutah
61319, Edrisi
61320,
61321etc.,
61322n’ajoutent rien
61323à ceux que
61324j’ai recueillis. Guillaume deTyr rapporte
61325( 3 ) que Baudouin
61326, premier roi de Jéru-
61327salem, ayant
61328fait une expédition dans le désert qui s’étend au midi de Jérusalem,
61329dépassa la ville d’Hebron
61330, où reposent
61331, dit-il
61332, les corps d’Abraham et des autres
61333patriarches. Albert d’Aix, racontant
61334le même événement
61335(4 )
61336, dit que Baudouin
61337séjourna au château de S. Abraham
61338, eastellum quod dicitur ad S. Abraham
61339, et y
61340passa à son retour. Ce château
61341n’est autre que
61342la
61343ville d’Hebron. Plus
61344loin
61345( 5),
61346on
61347lit que les habitants d’Ascalon avaient formé le projet de surprendre
61348le châ-
61349teau de S. Abraham. Et ailleurs (6), que le roi Baudouin, s’étant avancé jusqu’à
61350la mer rouge, revint à Jérusalem par la vallée d’Hebron et le fort de S. Abraham,
61351Præsidium S. Abrahæ. On
61352lit dans l’ouvrage intitulé Historia hierosolymitana (7)
61353que Baudouin,
61354se préparant à marcher contre
61355la
61356ville de Joppé, convoqua les
61357chrétiens de Hierusalem
61358et de Sancto Abraham.
6135911
61360est
61361clair que, dans
61362tous ces
61363passages, le château de S. Abraham représente la ville d’Hebron.
61364Baldensel, dans son Voyage de la Terre sainte (8), passa par la
61365ville d’Hebron.
61366Mais
61367il ne put visiter les tombeaux d’Abraham et des autres patriarches, attendu,
61368que l’entrée en
61369était interdite aux chrétiens. Sigoli (9) resta un jour entier dans
61370le même lieu. Frescobaldi (10) passa par la vallée dlAbor (Hébron) « où est, dit-il
61371« la terre de S. Abram.» Et
61372il donne quelques détails sur cette contrée. Breiden-
61373(1)
61374Tabula Syriœ,
61375p. 86.
61376(2)
61377Manuscrit, pag. 57.
61378( 3 )
61379Historia hierosolymitana ,
61380lib. X, pag. 781.
61381(4)
61382Historia hierosolymitana, \. VII, p. 3 o 6 , 807.
61383( 5)
61384Pag. 353 .
61385(6) Pag. 376.
61386(7)
61387Pag. 604.
61388(8) Hodæporicon Terrœ Sanctœ, p. 345 .
61389{9)
61390Fiaggio al monte Sinaï, p. 52 , 79.
61391(10)
61392Fiaggio in Egitto, pag.
61393i 36 -i 38 .
p. 535
61394APPENDICE.
61395a5 r
61396bach (i) parle d’Hebron, de l’ancienne ville qui était complètement ruinée, de
61397la
61398nouvelle, autrement nommée le Château de S. Abraham , où se trouvaient les sé-
61399pultures des patriarches. Il fait mention des aumônes abondantes que l’on distri-
61400buait près de ce monument. Hans Werli von Zimber (2) décrit la belle
61401vallée où
61402était située l’ancienne Hébron, et
61403la nouvelle, appelée la ville de S. Abraham.
61404I!
61405parle de nombreuses boutiques de verrerie que renfermait cette ville.
61406Il raconte
61407les instances inutiles qu’il
61408fit pour entrer dans la mosquée, où se trouve la caverne
61409qui sert de tombeau à Abraham et aux patriarches de sa famille;
61410il ajoute qu’on
61411lui permit seulement de faire sa pr ière devant l’escalier de pierres qui conduit à
61412cet édifice. Tucbern de Nurenberg
61413( 3 ), qui visita cette ville, ne donne sur
61414elle
61415que des détails bien connus.
61416Il en est de même de Jean de Mandeville
61417(4 )
61418et de
61419Rudolph von
61420Suchen
61421( 5 ). Baumgarten (6) fit le voyage de cette ville, et les dé-
61422tails
61423qu’il donne s’accordent avec ceux que
61424l’on trouve
61425ailleurs. Cotovic décrit
61426Hébron (7); mais
61427il n’était point allé jusqu’à
61428cette ville, et ce -qu’il en rapporte
61429lui fut indiqué par les frères mineurs de Jérusalem. Le prince Radzivil (8) ne put
61430se rendre à Hébron. Et les voyageurs plus modernes, qui, comme le pèreNau (9),
61431le P. Mariano Morone da Maleo, Yolney (10) et autres, ont donné quelques détails
61432sur cette ville, n’ont fait, pour la plupart, que transcrire les renseignements que
61433leur avaient communiqués d’autres personnes, sans avoir été à portée d’en vérifier
61434par eux-mêmes l’authenticité. D’autres voyageurs,
61435tels que Régnant (ii;,
61436Girau-
61437det (12), Quaresmius
61438(
614391 3 ),
61440etc.,
61441et, dans
61442ces derniers temps, MM. Irby et Man-
61443gles(i 4 ),ont réellement visité la ville d’Hebron. H y a peu d’années, M. Poujoulai
61444a fait un voyagea Hébron, et
61445nous a donné une description
61446exacte de tout
61447ce
61448qu’une pareille ville peut offrir à
61449la curiosité d’un étranger instruit
61450(i 5 ).
61451Mais
61452(1) Beschreibung der Reyss uncl Wallfahrt, fo-
61453(g)
61454Voyage de la
61455Terre
61456Sainte, p. 4^7 et suiv.
61457lio 74
61458r°, 101
61459r°.
61460( 10)
61461Voyage
61462en Egypte
61463et en
61464Syrie,
61465tom.
61466II,
61467(2) Beschreibung der Wallfahrt zu
61468dem Heyli-
61469pag. 2o3,
61470204.
61471gen land, fol.
614721 55 r° et v°.
61473(11)
61474Voyage de Jérusalem
61475,
61476p.
61477i 35 et suiv.
61478( 3
61479) Beschreibung
61480der Reyss
61481ins
61482Heylig land
61483,
61484(12)
61485Discours du voyage d’outre-mer au
61486saint
61487fol. 363 r°.
61488sépulcre de Jérusalem, fol. 65 v° et 66.
61489( 4 ) Beschreibung der Reyss in die Morgenl'ànder,
61490(i 3 )
61491Elucidatio Terrœ sanctœ, tom.
61492II
61493,
61494p. 769
61495fol. 412 r°.
61496et suiv.
61497( 5 ) Beschreibung der Reyss,
61498fol. 448 r°.
61499(.14)
61500Travels
61501in Egypt and Nubia,
61502p. 342
61503et
61504(6)
61505Peregrinatio in Ægyptum, Arabiam
61506,
61507pu-
61508suiv.
61509ges 78, 79.
61510(i 5
61511)
61512Correspondance d’ Orient
61513,
61514tom. V, p. 21
61515(7) ltinerarium hierosolyndtanum, pag. 241,242.
61516et suiv.
61517(8) Icrovolymitana peregrinatio
61518, pag. 87.
6151932 .
p. 536
61520APPENDICE.
61521a5a
61522un seul européen, le prétendu Ali-Bey, a pu pénétrer dans
61523la mosquée, où, sui-
61524vant
61525la tradition repose le corps d’Abraliam
61526(i), et offrir une description
61527satis-
61528faisante de ce monument, que
61529les musulmans dérobent avec
61530tant de soin
61531à
61532la
61533vue
61534des
61535chrétiens. Le chevalier Darvieux
61536(2 )
61537, auquel nous devons des détails
61538assez
61539précis sur
61540la
61541ville
61542d’Hebron,
61543dit que, suivant le témoignage des juifs de
61544cet endroit, un
61545de
61546leurs rabbins était entré dans la mosquée où se trouvent les
61547corps du
61548patriarche Abraham et de sa famille. Mais
61549il ne dissimule pas que
61550le
61551récit qui lui fut
61552fait offrait très-peu de caractères de vraisemblance.
61553(1) Voyages, tom. III
61554, pag. 160 et suiv.
61555(2) Mémoires, tom. II, pag. 236 et suiv.
61556Noie pour la page 242.
61557Le
61558mot
61559qui se
61560trouve plusieurs fois
61561répété
61562dans
61563ce
61564morceau
61565,
61566signifie
61567révéré,
61568con-
61569sacré par la dévotion. On lit chez Yhistorien de Jé-
61570rusalem (pag. 2 36 ]
61571:
61572ij
61573" Sous la moscjuée est une caverne révérée. » Plus
61574bas (pag. 237)
61575-M
61576L^jyü
61577iwjil—•>
61578« Elle est révérée, parce qu’elle se trouve au voi-
61579« sinage
61580de
61581la
61582mosquée.
61583»
61584Ailleurs
61585(pag.
61586240)
61587j
61588b
61589^j.
61590j
61591»
61592« C est
61593ii une mosquée vaste et révérée, où tout respire
61594«
61595la pompe
61596et
61597la
61598majesté. » Et enfin
61599(pag. 241)
61600°e
61601jL=
61602£.* 1».. Le substantif
61603employé par
61604notre auteur, désigne la dévotion. On
61605lit
61606(p. 241)
61607y
616082. -\Lj *^1 La
61609\
61610b
616111
61612c.
61613~
61614bî
61615^
61616« Tout y respire, à un point inexprimable, la dévo-
61617« tion, le respect, la majesté.
61618» Ailleurs (page 3 y 5 )
61619« Partout on y sent la ma-
61620'i jesté et la dévotion.
61621» Dans
61622l’Histoire de Hasan-
61623« ben-Omar (m. 688, f. 99 v°)
61624Jv?-
61625« Sa dévotion faisait l’ornement des monastères.
61626»
61627Dans
61628le
61629Fakihat - alkholafâ
61630d’Ebn - Arabschah
61631(pag. 76)
61632Un homme
61633« dévot, et qui avait le don des miracles.» Dans la
61634Description
61635de
61636l’Égypte,
61637de
61638Makrizi
61639(tom.
61640II,
61641man. 798, fol. 240 r°)
61642lit
61643,3
61644U
61645« Tout homme qui en-
61646« tre dans cette mosquée y éprouve un sentiment
61647« de dévotion envers Dieu, de calme, d épanouis-
61648« sement de
61649l’esprit,
61650qu’il
61651n’éprouve point ail-
61652« leurs.
61653» Plus loin
61654(fol. 33 1
61655v°)
61656L&J-5,
61657çw
616581-
61659**
61660> 1 5 bx)
616611
61662^
61663-1
61664A-J!
61665« Cet édifice n’offre point
61666la magnificence
61667« des mosquées, et n’inspire point cette dévotion
61668h que font naître
61669les monastères. » Dans les Let-
61670tres d’Ismaïl-ben-Abbad(man. ar. 140.6, f. 194 r°)
61671übr2’-
61672« Un pèlerinage de dévotion. » On
61673peut voir,
61674sur
61675ce mot ,
61676les
61677observations de feu
61678M.
61679Silvestre de Sacy
61680(Notices et extraits des ma-
61681nuscrits, tom. XII, pag. 3 12). Quant à ce qui con-
61682cerne
61683les
61684autres
61685significations du
61686terme
61687j’aurai occasion d’en parler ailleurs.
p. 537
61688APPENDICE
61689253
61690SUR LE LIEU NOMMÉ AOUJA
61691La
61692"ville appelée Aoudjâ
61693et
61694la
61695rivière de même nom, sur le bord de
61696laquelle cette
61697place
61698se
61699trouvait
61700située, sont
61701plusieurs fois indiquées
61702chez
61703les
61704historiens
61705orientaux.
61706Dans XHistoire
61707de
61708la
61709conquête de Jérusalem (i), on
61710lit
61711:
61712« La
61713rivière d’Aoudja, » ainsi que dans
61714les Annales
61715d’Aboulfeda (2)
61716et dans la Vie de Saladin de Boha-eddin
61717( 3);
61718et dans les Annales du même
61719Abou’lféda
61720(4 )
61721« Il se rendit
61722à Aoudjâ. » Dans
61723l'Histoire
61724d’Ebn-
61725Khaldoun
61726( 5 )
61727J,!
61728« H arriva vers Aoudjâ, qui fait par-
61729ce
61730tie de
61731la Palestine.
61732» Dans XHistoire de Jérusalem (6) L^dl Jj'
61733i
61734«
61735Il
61736établit son camp sur la colline d’Aoudjâ. » Suivant le témoignage de Khalil-
61737Dâheri(7), lorsque l’on se rendait, sur les chevaux de la poste, à Damas, on trou-
61738vait un relais à Ludd, et le suivant à Aoudjâ. Dans le traité conclu,
61739l’an 682
61740, entre
61741le
61742sultan Kelaoun
61743et les Francs d’Akka,
61744il
61745est fait mention du canton d’Aoudjâ
61746JL^&Î
61747et de la saline qui en dépendait. Ce nom subsiste encore aujourd’hui
61748:
61749car on
61750lit dans
61751la Relation de Vexpédition française en Syrie
61752(8)
61753:
61754ce Kléber prit
61755cc position sur la rivière d’El-Ougeli, à deux lieues environ sur la route d’Acre. »
61756M. Scholz nous apprend (9) que la rivière qui coule au nord de Jafa, porte
61757le
61758nom de Nahr-el-Audscha. M. Berggren (10) atteste que
61759les moulins, placés sur
61760cette rivière, se nomment Thawa/iin-el-Oedja ou Aiulja. Tous ces détails s’accor-
61761dent bien avec ceux que nous donnent les écrivains orientaux.
61762Il est donc clair
61763que la rivière ôiAoudjâ,
61764sur
61765laquelle
61766était un lieu du même nom, répondait à
61767celle que les historiens orientaux désignent par le nom de JSahr-Abi-Fetros (la
61768rivière d’Abou-Petros) (j 1), ou Nahr-allawahin
61769J
61770| yj
61771(la rivière des Mou-
61772lins). C’est ce qu’assure Makrizi (12), qui s’exprime en ces termes
61773:
61774joj\
61775ce La rivière d’Abou-Fetros, autrement nommée
61776(1) Man.
617777
617781 4, fol. a65 v°.
61779(2) Tom. V, pag.
617801 3o
61781.
61782(3)
61783Pag. 197, 253.
61784(4) Tom. V, p.
61785174.
61786(5) Tom. VIII,
61787fol. 328
61788r°.
61789(6) Manuscr. 713, pag. 385.
61790(7) Man. 695, fol. 243 r°.
61791(8) Tom. III, pag. 335.
61792(9) Reise in die gegend zwischen
61793Alexandrien
61794und Parœtonium
61795, pag. 256.
61796( i o)
61797Reisen
61798in Europa und
61799ini Morgenlande
61800,
61801tom. III, pag.
61802i65.
61803(ix) Masoudi, Tenbih,
61804fol. 48 v°.
61805(12)
61806Makrizi, Description del'Égypte, m. 673C,
61807tom.
61808I,
61809fol. 254.
p. 538
61810A PPE N DI CE.
61811254
61812Tawaliin (les Moulins), qui se trouve dans la Palestine. » Et Abou’lmahâsen
61813( 1 )
61814atteste le même fait. On
61815lit dans VHistoire d’Ebn-Khaldoun
61816(2 )
61817: AJUyJI J
61818rradji3l
61819*L>
61820«
61821Il se trouva dans la ville de Ramlah, sur la rivière de Tawahin.»
61822Dans
61823le Kdmel
61824d’Ebn-alatbir
61825(3)
61826: A.L^3î
61827Ai_lj
61828« Le
61829« Nahr- Tawahin
61830,
61831à trois parasanges de Ramlah. » Enfin
61832, dans XHistoire d’Alep (4)
61833il est
61834fait mention du lieu nommé Tawahin
61835\^.LJ
618361
61837(les Moulins), situé dans
61838le voisinage de Ramlah. Du reste comme le mot Aoudjâ
61839est le féminin de
61840qui signifie courbe , tortueux , il n’est pas étonnant que plusieurs lieux aient
61841à la fois porté le même nom. Ainsi, nous lisons dans un
61842traité conclu entre le
61843sultan Kelaoun
61844et dame Marguerite, princesse de Tyr (5), que, sur le territoire
61845de cette dernière ville, se trouvait un endroit appelé Boustan-alaoudjd *1=^*3!
61846(le jardin d’alaoudjâ).
61847SUK LE LIEU NOMMÉ KAKOUN
61848La
61849ville de Kâkoun
61850dont
61851il a été
61852fait plusieurs
61853fois mention dans cette
61854histoire, est quelquefois nommée par les
61855écrivains orientaux
61856, surtout par ceux
61857qui ont traité des croisades. Dans XHistoire de Jérusalem
61858(6 ),
61859il est parlé du can-
61860ton de Kâkoun
61861jsjî. Dans les Annales d’Abou’lféda
61862( 7 ) on
61863lit
61864: ^JyJ!
618653
61866J^LJb
61867«
6186811 les plaça dans
61869le
61870Sàliel, non loin de Kâkoun.
61871» Dans
61872XHistoire
61873d’Egypte
61874d’Abou’lmahâsen
61875(8): A^JÎ
61876jyLj
61877LÎy-i*
61878« La
61879sta-
61880«
61881tion de Kâkoun, située sur la route qui conduit en Syrie. » L’auteur du Mesa-
61882lek-alabsar
61883(9 ) place
61884le district
61885de Kâkoun avec celui de Ramlah et celui
61886de Ludd. Dans une marche d’armée, décrite par l’historien Ahmed-Askalâni
61887( 10 ),
61888il est
61889fait mention de Kâkoun (car je
61890n’hésite pas à
61891lire jyb au lieu de
61892^,^-li),
61893qui
61894est une
61895station
61896très-agréable, attendu que tout
61897est couvert d’une verdure
61898éclatante.
61899(1) Manuscr. ar. 671,
61900fol.
619011 5 v°.
61902(2) Tom. III, fol. 343 r°.
61903(3) Tom.
61904III
61905,
61906fol.
619075 v°.
61908(4) Man. 728, fol. 19
61909v°.
61910(5) Man. de St-Germain
619111
619121 8 bis, fol.
619131 96 r'
61914(6)
61915Man. 718, pag. 385.
61916(7) Tom. V, pag. 128.
61917(8) Man. 663, fol. 2
619181 1
61919r°.
61920(9) Man. 583,
61921fol. 218 v°.
61922199V 0
61923.
61924fio) Tom.
61925II, man. 657,161. 190
61926r°.
p. 539
61927APPENDICE.
61928a55
61929L’an 692 de l’hégire (1), un tremblement de terre se fit sentir à Gazali, à Ram-
61930lah, à Kâkoun et à Karak. L’émir Djaouli, dont il a été
61931fait mention plus haut
61932,
61933à l’article de Gazah,
61934fit construire dans la ville de Kâkoun un vaste khan (hôtel-
61935lerie
61936(2). Khalil-Dâheri
61937( 3), décrivant
61938les
61939relais
61940établis pour
61941le transport de
61942la
61943neige, en place un à Djinin
61944, un second à Kâkoun
61945, et le suivant à Ludd. Suivant
61946le même auteur (4 ), un relais de poste
61947était établi dans la même ville. Nous
61948apprenons du Diwan-alinschd( 5 ) que le gouvernement de Kâkoun avait été réuni
61949à celui de Ramlah. Nous lisons ailleurs
61950, dans le même ouvrage (6)
61951: « Le district
61952« de Kâkoun renferme une petite ville et une petite forteresse, situées à une sta-
61953ff tion de Ludd. Ce canton n’a point de
61954rivières;
61955les habitants boivent
61956l’eau des
61957« pluies que l’on conserve dans les citernes, et de l’eau de puits.» On
61958lit plus bas
61959que le district d’Athlith (7) est un canton
61960situé entre Kâkoun et Akka. La forte-
61961resse de Kâkoun se trouve indiquée dans le
61962traité conclu, l’an 682 de l’hégire,
61963entre
61964le
61965sultan Kelaoun
61966et les Francs de
61967la
61968ville d’Akka. On
61969lit dans
61970l’histoire
61971d’Abou’lmahâsen
61972(8)
61973^la J,!
61974^ ^ Âs
61975--
619763
61977^
61978•
61979<c
61980Us
61981sortirent
61982de
61983t< Damas, et, pressant leur marche,
61984ils arrivèrent à Kâkoun. » Ce lieu n’a point
61985été inconnu aux écrivains occidentaux qui ont
61986traité de ce qui concerne
61987la
61988Pa-
61989lestine. Brocard, qui le nomme Kato ou
61990plutôt Kaco
61991,
61992nous apprend qu’il était
61993situé à quatre lieues d’Àrsur (Arsuf), du côté de l’Orient
61994(9). Dans
61995l’histoire de
61996Guillaume de Tyr(io), on lit
61997: « Locus cui nomen Coco, in campestribus Cœsareœ. »
61998O11
61999lit dans l’ouvrage de Marino Sanuto (11) que, dans l’année 1277,
62000les croisés
62001s’étaient dirigés vers Césarée, afin
62002d’aller démolir la tour de Caco. Dans l’ouvrage
62003de Foucher de Chartres (12)
62004,
62005il est fait mention d’une forteresse que les habitants
62006du pays nomment Chaco. Nous apprenons du
62007continuateur
62008de
62009Guillaume de
62010Tyr (i 3 ), que, dans la ville de Caco
62011,
62012se trouvait un couvent de Templiers. Plus
62013bas (14), il est fait mention du couvent de Caco. Le même écrivain (1 5 ) fait égale-
62014ment mention de l’entreprise dont j’ai parlé tout à l’heure,
62015et qui avait eu pour
62016(1) Man. 663 , fol. 3 o
62017v°.
62018(2)
62019Makrizi
62020, Description de tÉgypte, tom.
620211
62022,
62023man. 798,
62024fol. 344 r°.
62025( 3 ) Man. 6g 5 , fol. 240 r°.
62026(4 )
62027Fol. 24 3 r°.
62028( 5
62029) Man. 1573,
62030fol.
62031147 v°.
62032(6)
62033Fol. 87 v°.
62034(7)
62035Fol. 95
62036v°.
62037(8) Man.
62038666,
62039fol. 120 r°.
62040(9)
62041Descriptio Terrœ Sanctæ
62042,
62043p.
62044186.
62045(10)
62046Lib. XII, pag. 828.
62047(11)
62048Sécréta fideliurn crucis
62049, pag. 224.
62050(12)
62051Gesta peregrinantium
62052, p. 432.
62053(1 3
62054) Ap. Martenne.
62055.
62056., tom. V,
62057col.
620585 g 8
62059(14)
62060Col.
62061599
62062.
62063(1 5 )
62064Col. 745.
p. 540
62065APPENDICE.
62066î56
62067objet de démolir la tour de Quaquo. Ce lieu
62068existe encore avec
62069le même nom
62070,
62071ainsi qu’on peut
62072le voir par
62073la relation de M. Berggren
62074(i). Dans
62075le voyage de
62076M. Scliolz (2), on trouve indiqué, parmi les lieux situés à l’occident de
62077(Naplous,
62078un endroit nommé Fakoun jyli- Mais je
62079crois
62080qu’il
62081s’est
62082glissé
62083ici une légère
62084faute, et
62085qu’il
62086faut
62087lire Kâkoun
62088A l’époque de l’expédition
62089de
62090l’armée
62091française en Syrie, un combat fut livré près de Kâkoun
62092(3 ).
62093SUR LE LIEU NOMMÉ DJALDJOULIAH.
62094Le lieu nommé Djaldjouliah L)j
62095se trouve indiqué dans quelques passages
62096des écrivains orientaux. On
62097lit dans
62098l'Histoire de Jérusalem (4 )
62099:
62100*-»• Jjy
62101« Un
62102habitant de
62103Djaldjoulia.
62104» Plus
62105loin
62106( 5 )
62107:
62108J.,*
62109’LjjJ
62110J-jj Ljj
62111« Outariah, bourg du territoire de Djaldjoulia. » Plus loin (6)
62112: ^ LliJüj Xjy
62113JL*&!
62114« Le bourg de Kalkiliab, qui fait partie du territoire de Djaldjoulia.
62115Et (7) UjsA?-
62116« Le
62117kadi de Djaldjoulia.» C’est probablement ce Kalkilia,
62118qui, dans XHistoire de Guillaume de Tyr
62119(8),
62120est nommé Calcnlin. La position
62121de cette ville ne saurait être douteuse
62122: car un bourg de ce nom subsiste encore
62123de nos jours. M. Berggren
62124(9), parle d’un bourg appelé Djeldjule,
62125situé au nord
62126de
62127Jafa. M. Scliolz
62128(10)
62129fait mention du même
62130lieu,
62131sous
62132le nom de Dschel-
62133dschulijeh
62134Plus loin (11), le même voyageur place à l’ouest de Nablous,
62135le bourg
62136appelé Dscheljdscidjeh
62137Et nous retrouvons, dans son récit, le
62138lieu nommé Kalkileh, qui a été indiqué plus haut, comme voisin de Djaldjou-
62139liah. Il ne faut pas confondre cet endroit avec un bourg nommé Djaldjoul JjsrW",
62140ou Halhoul
62141situé
62142près d’Hebron
62143,
62144et
62145où
62146la tradition plaçait
62147le
62148tombeau
62149du
62150prophète
62151Jonas(i2).
62152(1)
62153Reisen
62154in Europa und im Morgenlande
62155,
62156tom. III, p. 168.
62157(2) Rei\e.
62158.
62159.
62160,
62161p. 266.
62162( 3 ) Adresse du général Bonaparte au directoire
62163exécutif, pag. 2.
62164( 4 )
62165Manuscr. arab. 713, pag. 242.
62166( 5 )
62167Pag. 298.
62168( 6 )
62169Ib., p. 299.
62170f (7)
62171lh; pag. 307.
62172(8)
62173Lib. XXI, pag. 1009.
62174(9) Reisen
62175in Europa und
62176irn
62177Morgenlande
62178,
62179tom. III, p.
621801 65 .
62181(10) Reise in die gegend zwischcn Alexandnen
62182und Purœtonium, p. 2 56
62183.
62184(11) Pag. 2 66.
62185(12)
62186Histoire de Jérusalem
62187,
62188p. 3
62189i
62190et 84.
p. 541
62191APPENDICE.
62192267
62193SUR ORSOUF ou ARSOÜF
62194Dans le cours de cette histoire , j’ai fait mention plusieurs fois d’une ville que
62195j’ai désignée par le nom d'Orsouf J’ai suivi en cela l’aulorité d’Abou’lféda; mais
62196je crois qu’il vaut mieux écrire Arsouf. C’est ce qui résulte évidemment du témoi-
62197gnage des historiens latins, que je citerai tout à l’heure. Cette ville
62198, ainsi que la
62199forêt dont elle
62200était entourée
62201se trouvent plusieurs
62202fois nommées
62203dans
62204la Fie
62205cle Saladin, de Bolia-eddin (1), ainsi que dans XHistoire de la con-
62206quête de Jérusalem (2). Abou’lféda
62207(3 ) parle également de
62208la forêt d’Arsouf AjU
62209^
62210|. Makrizi nous apprend
62211(4 ) que l’émir Djaouli
62212,
62213le même dont
62214il
62215a été
62216fait
62217mention plus haut,
62218fit construire des ponts dans
62219la forêt d’Arsouf
62220AjU.
62221Cet te ville a été bien connue des écrivains latins du moyen âge. Willebrandd’Olden-
62222borg ( 5 ) la nomme Arsim
62223;
62224Brocard (6), munitio Arsur
62225;
62226Jacques de Vitry (7), Assur;
62227Sanu to (8), Arzufjum, Assur (9), Arsur (
622281 o) et Arsuf{ 1
622291 ); Albert d’Aix, Assur{ 1 2), ou
62230Arsid. Guillaume de Tyr parle de la ville d’Anlipatris, nommée Arsur (1 3 ) ; Fou-
62231cher de Chartres (14), Arsuth. Le continuateur de Guillaume de Tyr
62232fait mention
62233de la ville et du flun (fleuve) d’Arsur (i 5 ). MM. Irby et Mangles (16) parlent de la
62234rivière
62235et du
62236village
62237d’Arsouf.
62238Dans
62239le voyage de
62240Sœwulf, publié tout récem-
62241ment (17), on lit
62242: « Proxime Joppen vocatur Atsuf vulgariter, sed latine Azotum. »
62243Dans ce passage,
62244il faut substituer au mot Atsuph celui de Arsuph. Du reste,
62245la
62246prétendue identité établie entre Arsuph
62247et Azote n’est due qu’à une
62248erreur de
62249l’auteur de la relation.
62250J’ai donné plus haut (18), d’après Makrizi, une liste de plusieurs lieux de Syrie
62251,
62252(1) Pag.
62253192, 194, 197 -
62254(2) Man. 714, fol. 263 r° et v°, 265 v°.
62255( 3 ) Annales, tom. Y, pag. 86.
62256(4 ) Man. 798, fol. 344 r°.
62257(5 )
62258llinerarium Terrœ Sanctœ, p.
62259i 45 .
62260(6)
62261Descriptio Terrœ Sanctœ, p. 186.
62262(7)
62263Historia
62264hierosolymitana ,
62265p.
622661071, 1074,
622671122.
62268(8)
62269Sécréta fidelium crucis, pag. 86.
62270(9)
62271Ibid., p.
62272199, 246, 262.
62273(10)
62274Pag. 2i3, 226.
62275I. (deuxième partie.)
62276(11)
62277Pag. 220,221,222,227.
62278(12)
62279Historia, p. 289, 293, 296, 3 og, 3 io, 329,
6228033 1 , 343 .
62281(1 3 )
62282Historia, p. 774, 780, 783, 788, 862.
62283(14)
62284Gesta peregrinaritium
62285, p. 404.
62286(1 5 ) Ap. Martenne. ..
62287col. 637, 640, 735,
62288739.
62289(16)
62290Travels in Egypt and Nubia, p. 189.
62291(17)
62292Peregrinatio ad Hierosolymam
62293et
62294Terrain
62295Sanctam, pag. 272.
62296(18) Pages
62297i 3 , 14,
62298i 5 .
6229933
p. 542
62300a58
62301APPENDICE.
62302qui avaient été concédés par Bibars à des émirs égyptiens. Je crois devoir consi-
62303gner ici quelques observations qui, tout incomplètes qu’elles sont, auront, du
62304moins, l’avantage de jeter un peu de jour sur cette nomenclature assez obscure.
62305Le lieu nommé Kalansoueh subsiste encore de nos jours.
62306Il se trouve indi-
62307qué par M. Scholz
62308(i) sous le nom de Kelenesweh
62309,
62310parmi
62311les bourgs
62312situés à
62313l’occident de Nablous. On
62314lit Kalensaue dans le Voyage de M. Berggren (2), et
62315sur la carte de M. Robinson. Les mêmes ouvrages nous offrent également Artach,
62316Atil,
62317Kaferraï,
62318Zeïta, Toul-Kerem,
62319ou
62320Thul-Karm. Le
62321lieu que
62322j’ai nommé
62323Schouwaikah est désigné par Berggren sous le nom de Suaeka , et par M. Scholz,
62324sous celui de Aschwikijeh. Au nom de Bourin
62325d
62326faut, je
62327crois,
62328substi-
62329tuer Boudin
62330ainsi qu’on lit dans le Voyage de M. Scholz (3).
62331J’ai lu Eslcïba; mais je crois qu’il
62332faut changer cette leçon en celle de Astaïa
62333L_L~J. En
62334effet, XHistoire de Jérusalem
62335(4) nous offre ces mots
62336: Lkwt yy l-jy
62337^Jjli
62338JL**! ^ « Le bourg de Deïr-Astia, qui
62339fait partie du
62340district de Nabolos
62341«
62342(Naplouse). » Et le lieu nommé Dir-Astija , se trouve indiqué par M. Scholz au
62343nombre de ceux qui avoisinent Naplouse.
62344Le lieu nommé Omm-alfahm est le même que Khalil-Dâlieri désigne par la dé-
62345nomination de Fahmeh
62346(5), et où
62347se
62348trouvait un
62349relais de
62350poste, placé
62351entre Kâkoun et JDjinin. Ce même lieu
62352se
62353trouve indiqué par MM. Scholz
62354(6)
62355et Berggren
62356comme situé à l’ouest
62357de Nabolous (Naplouse)
62358(7 )• Dans
62359le
62360lieu
62361nommé Taibal-alism , je reconnais celui que les mêmes voyageurs désignent par-
62362la dénomination de El-Thajbe. Le lieu nommé Taban est, probablement,
62363celui
62364que Guillaume de Tyr désigne par la dénomination de Fons Tubaniœ (8).
62365Dans un passage de ce volume, on trouve, par erreur, le nom Djebnin
62366;
62367il faut
62368y substituer celui de Djinin
62369Du reste, je n’ai point besoin
62370de m’étendre
62371sur cette ville, qui est suffisamment connue par
62372les relations des voyageurs.
62373Le lieu nommé
62374ici Kosair
62375est
62376le même qui se trouve désigné (9) dans
62377la Vie de Saladin de Boha-eddin,
62378et qui
62379était situé à peu de distance de
62380Baï-
62381(1)
62382Reise.
62383.
62384pag. 266, 267.
62385(2)
62386Reisen
62387in Europa and im
62388Morgenlande,
62389tom. III, p. 162.
62390(3)
62391Reise,
62392p. 267.
62393(4) Manuscr. arab. 713, p. 253.
62394(5) Manuscr. arab. 695, fol. 243 r°.
62395(6)
62396Reise.
62397.
62398, pag. 266.
62399(7)
62400Reisen.
62401. ., tom. III, p. 162, i65.
62402(8)
62403Historia, lib. XXII, pag.
624041037,
624051039.
62406(9)
62407Vita Scdadini, p. 53.
p. 543
62408APPENDICE.
6240925g
62410san, de l’autre
62411côté du Jourdain.
62412C’est
62413celui cjue
62414l’auteur du
62415Lexique géogra-
62416phique arabe (i) nomme Kosaïr-Moïn-eddin
62417et indiq-ue comme
62418placé dans le canton de Gaur
62419qui fait partie de la province d’Arden (Jour-
62420dain). On lit dans XHistoire de Makrizi (2):^*!!
62421« Kosaïr, qui fait partie
62422« du canton de Gaur; » et les mêmes mots se trouvent répétés dans XHistoire de
62423Jérusalem
62424( 3 ). Dans XHistoire d’Ebn-kadi-Schohbah (4 ), on lit
62425:
62426joJ ^
62427«
62428Il
62429était un
62430des deux
62431personnages
62432qui exerçaient
62433« l’autorité dans la province de Gaur, dans le canton de Kosaïr et de Baïsan. »
62434Dans XHistoire de Djemal-eddin-ben-Wâsel ( 5 ), Melik-Sâleh-Nedjm-eddin-Aïoub,
62435se
62436rendant
62437de
62438Nabolos
62439( Naplouse )
62440à Damas,
62441Jyjj
62442c( Traversa la rivière du Jourdain, et vint camper de-
62443« vant la forteresse appelée Kosaïr-Moïn-eddin. » Au rapport d’Abou’lféda
62444(6), ce
62445lieu devait son surnom à Moïn-eddin-Ataz, naïb (délégué) du prince de Damas.
62446Ebn-Batoutah nous apprend que la tombe de ce personnage se trouvait dans
62447le
62448village de Kosaïr (7). Dans
62449l'Histoire de Guillaume de Tyr
62450(8), ce lieu est dési-
62451gné parle nom de Castelletum, qui est, comme on voit, la traduction latine du
62452terme arabe. De nos jours encore, suivant le témoignage de Burckhardt (9),
62453il
62454existe
62455un
62456ruisseau
62457appelé
62458Wadi-alkosaïr.
62459Un
62460lieu nommé
62461également Kosaïr
62462M
62463se
62464trouvait
62465au nord
62466de
62467Damas.
62468C’est ce
62469qu’atteste
62470Abou’lféda
62471(10)
62472Khalil-Dâberi
62473place dans cet endroit le premier
62474relais de poste que l’on rencontrait, lorsque
62475l’on partait
62476de Damas pour se rendre à Birah
62477(1 1). On
62478lit dans la Vie de Sala-
62479din
62480(12), que
62481ce
62482prince, reconduisant
62483l’envoyé du prince de
62484Mausel
62485(Mosul),
62486l’accompagna jusqu’à Kosaïr
62487; et dans XHistoire d’Abou’lféda (i 3 ), que Melik-Adel,
62488qui se trouvait dans
62489la ville de Damas, alla jusqu’à Kosaïr, pour recevoir l’am-
62490bassadeur du khalife abbasside Nâser-li-din-allah. Suivant l’auteur anonyme du
62491(ij Ap. Schultens, Index geographicus.
62492(2) Solouk
62493, tom. I, pag. 178.
62494(3 ) Man. 7x3
62495,
62496pag.
62497i 34 .
62498( 4 ) Tom. II, man. 687, fol. 128 v°.
62499( 5
62500) Kdmel, tom. VII, p. 36 .
62501(6) Annales , tom. III, pag. 5 12.
62502(7)
62503The Travels of Ibn-Batuta
62504, p. 21.
62505(8)
62506Historia, lib. XXII, pag. io33 .
62507(9)
62508Travels in Syria
62509, pag. 345 .
62510(10) Annales , tom. IV, pag. 364 .
62511(11) Man. ar. 69 5
62512, fol. 243
62513v°.
62514(12) Bohadini, vita Saladini
62515, pag.
6251657.
62517(1 3 ) Annales , tom. IV , p. 222.
6251833 .
p. 544
62519APPENDICE.
62520260
62521Voyage d’Alep à Damas (1), Cosseir est un petit village,
62522situé à deux heures de
62523marche de Damas.
62524Le lieu nommé Fawar
62525se trouve plusieurs
62526fois désigné dans
62527la Vie de
62528Saladin. On
62529y
62530lit (2) que
62531le conquérant,
62532étant
62533parti
62534de Damas,
62535se rendit
62536à
62537Fawar, de là à Kosaïr; puis, en passant le Jourdain, à Baïsan; qu’après son ex-
62538pédition
62539(3 ),
62540il arriva à Fawar, d’où
62541il rentra à Damas. On
62542lit dans les Annales
62543d’Abou’lféda
62544(4 ), que Melik-Sâleh-Ismaïl
62545, quittant Damas, vint camper à Fawar
62546j
625471
62548J^i. Ce lieu subsiste encore de nos jours
62549: M. Robinson nous apprend
62550( 5 )
62551qu’il séjourna dans un endroit nommé Faouar, situé à peu de distance de la ville
62552d’Om-Keïs. Ce
62553village
62554se trouve désigné sur
62555la carte de Burckhardt,
62556et
62557sa po-
62558sition s’accorde bien avec les détails que nous donnent les écrivains orientaux.
62559Dans un passage de
62560la première partie de cet ouvrage (6), on
62561lit le défilé de
62562Kabak
62563XJb,
62564et j’ai
62565cru
62566(7) devoir
62567substituer à cette leçon
62568celle de
62569;
62570mais je me suis trompé.
62571Il
62572faut lire
62573LiLa « Le défilé de Fik. » Bedr-eddin-
62574Aintabi
62575(8), décrivant
62576la
62577fuite de l’armée égyptienne
62578de devant Damas,
62579dit
62580:
62581*La. ^
62582«
62583Il y
62584en eut
62585qui
62586passèrent par le
62587défdé
62588de
62589Fik.
62590»
62591Dans
62592l’Histoire du prétendu Hasan-ben-Ibraliim (9), on
62593lit que, d’après un
62594traité
62595conclu
62596entre Melik-Aschraf et
62597Melik-Kâmel,
62598le premier de ces princes devait
62599avoir en
62600sa possession Damas, et tout le territoire qui s’étend depuis cette
62601ville
62602jusqu’à Akabat-Fik
62603AJic, que le pays compris entre ce lieu et Gazah appar-
62604tiendrait à Melik-Kâmel. Dans YHistoire d’Abou’lféda (10), ce nom est écrit Afik
62605^as
62606!
62607.
62608Plus loin
62609(11), on
62610lit que Melik-Adel
62611s’étant rendu
62612à
62613Alikin
62614,
62615lieu
62616situé près du
62617défilé d’Afik
62618AJb, tomba malade
62619et
62620mourut.
62621Enfin,
62622cet
62623écrivain (12)
62624fait mention du traité par lequel Melik-Kâmel devait avoir pour sa
62625part le pays compris entre Akabat-Afik et l’Égypte. Le même historien (
626261 3 ) compte
62627( 1 )A Journeyfrom Aleppo to Damascus
62628, p. 87
62629(2) Page 53 .
62630( 3 ) Page 55 .
62631(4) Tome IV, p. 4 $o.
62632(5 ) Voyage en Palestine et en
62633Syrie , tome II
62634,
62635pag. 281.
62636(«)
62637Pag. 36 .
62638(7) Pag. 249.
62639(8) Man. ar. 684, fol. 39 v°.
62640(9) Man. non catalogué, fol. 24 v°.
62641(10) Annales , tom. IV, pag.
62642260.
62643(11)
62644Ibicl., pag. 266.
62645(12)
62646Ibid., pag. 346 .
62647(1 3 )
62648Tabula Syrice
62649, pag. 34 .
p. 545
62650APPENDICE.
62651261
62652une journée
62653de marche de Tabariah à Afik. Dans
62654la Vie
62655tle Saladin de Boha-
62656eddin
62657(1),
62658le nom est
62659écrit Fik
62660Au
62661rapport d’Abou’lmahâsen
62662(2)
62663l’émir
62664Scheïkh, après avoir quitté l’Égypte, se rendant à Damas, d’autres émirs sorti-
62665rent pour le combattre, et le poursuivirent jusqu’à Akabat-Fik. On pourrait être
62666tenté de croire que
62667la véritable leçon
62668est
62669Afik ,
62670et qu’il faut reconnaître
62671ici les
62672ruines de l’ancienne ville d'Apheca, qui sont indiquées par Brocard
62673(3); mais,
62674comme la première leçon paraît mériter la préférence, je crois pouvoir admettre
62675qu’il
62676s’agit
62677ici du
62678lieu nommé Feik , situé à l’est du lac de Tibériade, et sur le-
62679quel Burckhardt
62680(4 ) nous donne des détails assez étendus.
6268111
62682est remarquable
62683qu’une source
62684et un khan, qui se trouvent au nord de ce village, portent encore
62685aujourd’hui
62686le nom de El-akahé (5 ).
62687Une partie des vastes plaines qui environnent la ville de Damas portait le nom
62688de Merdj ^y
62689, c’est-à-dire prairie, et des surnoms ajoutés à ce mot générique, in-
62690diquaient les différents cantons qui partageaient cette belle contrée. On
62691lit dans
62692YHistoire d’Abou’lféda (6)
62693:
62694Jj-jj
62695^
62696cc H n’entra pas dans la
62697« ville de Damas; mais il campa dans le Merdj (la prairie). » Masoudi (7) fait men-
62698tion d’un lieu appelé Merdj-adhrd djAc. ^y
62699, situé à douze milles de Damas. C’est
62700ce même endroit qu’Abou-Schafnah désigne par le nom de Î^Ac
62701je>j
62702I « Le canton
62703« d’Adhrâ (8)
62704». Abou’lféda nomme, dans
62705plusieurs passages, un bourg appelé
62706Merdj-assafar
62707^y
62708(9), ou plutôt Merdj-assojfar yLaJ! ^y
62709, ainsi qu’on lit
62710plusieurs fois dans YHistoire deTabari, qui place cet endroit entre Wakousah
62711et Damas
62712(10). Ce
62713lieu n’a point été inconnu aux historiens occidentaux
62714des
62715croisades. Guillaume de Tyr (11), en plusieurs
62716endroits, nomme Mergisafar
62717ou
62718Mergesaphar
62719(12);
62720Jacques
62721de
62722Vitry
62723(i 3 )
62724écrit
62725ce
62726nom
62727Melgissaphar
62728,
62729et
62730Sanuto
62731Megisophar
62732(i 4)-
62733Abou’lféda
62734fait
62735mention
62736d’un
62737terrain
62738appelé
62739(1) Page 107.
62740(2) Man. 666,
62741fol. 96 r°.
62742(3 )
62743Descriplio Terrœ sanctæ
62744, pag. 176.
62745(4)
62746Travels in Syria
62747, pag. 279
62748et 280.
62749( 5 )
62750Ibid.
62751,
62752pag. 278, 279.
62753(6) Annales , tom. IY, p. 614.
62754(7) Moroudj
62755,
62756tom. I, fol. 35
627571
62758v°.
62759( 8 ) Kitab-arraoudalaïn
62760,
62761fol. 42
62762r°.
62763(9) Annales, tom. IV, p.
62764180, 262, 266; tom.
62765V, p. 184
62766, 186.
62767(10)
62768Taberistanensis
62769Annales, tom.
62770IJ,
62771p. 90,
62772110,
627731 14.
62774(11)
62775Historia, lib. XIII, p. 844 -
62776(12)
62777Ibid., p. 848.
62778(1 3 )
62779Historia hierosolymitana, p. 1073.
62780(14)
62781Sécréta fidelium crueis
62782,
62783p.
6278416 1
62785, 162.
p. 546
627862Ô2
62787APPENDICE.
62788.XJLjjJ! ^y ou
62789.AJùjjJ! ^y, situé près de Damas
62790(i). Masoudi indique également
62791Merdj-rdhet
62792^y comme un
62793lieu
62794placé
62795à quelques milles
62796de Damas
62797(2).
62798Comme les divers cantons dont se composait le territoire de Damas, portaient
62799le nom générique de Merdj (prairie), ce mot est quelquefois mis au pluriel ^y-
62800On
62801lit dans
62802les Annales d’Abou’lféda ( 3
62803) ^y4 \
62804J-z JjJj
62805^ ^L,
62806«
62807Il partit de Damas,
62808et vint camper à Madjma-almoroudj [ la réunion des prai-
62809«
62810ries). » Et les mêmes expressions se retrouvent dans deux passages de YHistoire
62811du prétendu Hasan-ben-Ibrahim
62812(4). Suivant le témoignage du voyageur Van-
62813Egmont,
62814les Turcs désignent le territoire de Damas par le nom de Martsi
62815( 5 ).
62816Le marais qui
62817se trouve à sept ou huit heures de marche de Damas, porte en-
62818core aujourd’hui
62819le nom de Bahret-elmerdj (6).
62820Le lieu nommé Daria se trouve indiqué dans YHistoire de Guillaume deTyr (7),
62821qui le place à quatre ou cinq milles, au plus, de la ville de Damas. On lit dans le
62822Diwan-alinschâ (8) qu’un des sept canaux, entre lesquels se partageait la rivière
62823qui
62824arrose Damas,
62825se nommait Nahr-dariâ
62826(la
62827rivière de Dariâ). Ebn-Khalli-
62828can
62829(9) atteste que Darda U^b est un bourg,
62830situé dans
62831la Goutah de Damas,
62832Ce nom subsiste encore de nos jours
62833: car Burckhardt, décrivant le voyage qu’il
62834fit de Damas à Tabaria, nous apprend qu’il passa par
62835le village de Dareya (10).
62836Voyez aussi le Voyage de Van-Egmont.
62837Il
62838a été question
62839d’un
62840lieu
62841voisin
62842de
62843Damas,
62844et
62845qui
62846portait
62847le nom
62848de
62849Djeroud
62850ïjy.- Ebn-Khallican (11) nous donne sur
62851cet endroit
62852les
62853détails
62854suivants
62855:
62856J,
62857^
62858^
62859jjlzA.jgé
62860« Djeroud est un bourg, situé dans
62861le
62862district de
62863« Damas, du
62864côté de Hems. Sur son territoire, on trouve une quantité innom-
62865« brable d’ânes sauvages. » Puis,
62866il ajoute (12)
62867:
62868J.^-9
62869J, ^9.
62870ïÂj»
62871(1)
62872Annales, tom. V, p. 164, 184.
62873{2) Moroudj
62874,
62875tom. I, fol. 399
62876v".
62877(3 ) Tom. IV, p. 356 .
62878( 4 ) Man. non catalogué,
62879f. 28 v°, 29 r°.
62880(5)
62881Travels through part, oj Europe, Asia mi-
62882nor, tom.
62883II, p. 254 -
62884(6) Burckhardt, Travels in Syria, p. 216; Ro-
62885binson, Voyage en Palestine et en Syrie-, tom. II,
62886p. 170.
62887(7)
62888Historiahierosolymitana, lib. XXI, p. 1002;
62889lib. XXII, pag. io33 .
62890(8) Ms.
62891i 5 7 3 ,
62892fol. 87
62893r°.
62894(9) Man. 7 3o, fol. 160 r°.
62895(10)
62896Travels in Syria
62897,
62898p. 3 1 1
62899(ix) Man. ar. 7 3 o,
62900fol. 456
62901r°.
62902(12)
62903lbici.,\°.
p. 547
62904APPENDICE.
62905203
62906vL*Jt ^ jU.^5!
62907Jjl.
62908Jljj ^ ^<>41
62909...jj-^4\
62910« Sur
62911le
62912territoire
62913de
62914« Djeroud, est une montagne célèbre, appelée Djebel-almouddakhcui (la monta-
62915« gne fumeuse).
62916Elle a reçu ce nom, attendu quelle est constamment couverte
62917« de
62918brouillards
62919qui ressemblent à de
62920la fumée.
62921» On
62922lit dans XHistoire d’A-
62923bou’lmahâsen (1)
62924J,!
62925^
62926a*.
62927y
62928« Il se rendit du canton de Merdj à
62929« Djeroud. » C’est ce lieu qui, sur la carte de M. Robinson, est nommé Djebrada.
62930L’Itinéraire d’Antonin le désigne par le nom de Geroda
62931(2).
62932SUR LE FLEUVE ORONTE.
62933Les géographes grecs et latins ont désigné par
62934le nom Oroute
62935,
62936la rivière sur
62937les bords de laquelle
62938était
62939située
62940la
62941ville d’Antioche; mais cette dénomination
62942paraît
62943avoir
62944été
62945peu
62946connue
62947des
62948Orientaux.
62949Les
62950Arabes
62951s’accordent
62952pour
62953donner à cette rivière le nom de Asi ^oL*Jî. Comme ce mot
62954signifie le rebelle ,
62955c’est là ce qui a donné lieu à la singulière allusion que contient la lettre adressée
62956par le sultan Bibars au prince Boëmond. On peut croire que, chez les Syriens,
62957ce fleuve
62958portait un nom
62959analogue,
62960celui
62961de
62962Atzoïo
62963qui a
62964la même
62965signi-
62966fication
62967,
62968et
62969qui
62970lui avait peut-être été donné à cause de sa rapidité. Et ce qui
62971me confirme dans cette opinion, est le témoignage de Sozomène
62972( 3 ), qui atteste
62973que la ville d’Apamée était située sur
62974le fleuve Axius
62975irpoç
62976tû>
62977’A^'w TtoTap-S. Les Ara-
62978bes, comme je l’ai dit, désignent cette rivière par le nom de Asi
62979,
62980fleuve de Ha-
62981mah, et Mcikloub (renversé), à raison de la bizarrerie de son
62982cours. On
62983lit dans
62984XHistoire d’Abou’lmahâsen (4 )
62985\ « Le fleuve connu sous le nom
62986« de Makloub. » Les historiens des croisades
62987, ayant mal compris un passage du
62988Livre des Rois , où
62989il est fait mention de la rivière Farfar ip-S qui coulait près
62990de Damas
62991( 5 ),
62992se sont presque tous accordés à désigner l’Oronte par cette dé-
62993nomination.
62994C’est ce
62995qu’attestent l’auteur du Gesta Francorum
62996(6),
62997le
62998moine
62999Robert
63000(7), Balderic
63001(8),
63002Albert d’Aix
63003(9), Guibert (ro). Toutefois
63004,
63005Guillaume
63006de Tyr(u)
63007s’est bien aperçu
63008de
63009cette méprise, et
63010a
63011pris
63012soin de
63013la
63014signaler.
63015Quelques-uns
63016de
63017ces
63018écrivains,
63019tels que Albert
63020d’Aix
63021(12), Foucher de Char-
63022(1) Man. 666, fol. 148 r°.
63023(2)
63024Vetera Rornanoruin itineraria
63025,
63026p. 196.
63027( 3 )
63028Historia eeclesiastica
63029,
63030lib, VII, p. 725.
63031( 4 ) Man. 671, fol.
63032i 44
63033v°.
63034( 5 )
63035Liv. des Rois,
63036II, cap. 5 , v. 12.
63037(6) Ap. Gesta Dei per Francos
63038,
63039p. 23
63040, 25 .
63041(7)
63042Ibid., p. 71.
63043(8)
63044Historia hierosolymitana, p. 124, 127.
63045(9)
63046Ibid.
63047,
63048p. 226,
63049229, 248, 249, 256
63050, 342,
6305136 7 , 376.
63052(10)
63053Historia hierosolymitana, p
63054498, 5 o 5 , 522 ,
6305552. 5 .
63056(11)
63057Historia,
63058lib. VII, p. 685 .
63059(12)
63060Historia, p. 225 , 226, 253 , 256
63061.
p. 548
63062264
63063APPENDICE.
63064très
63065(1), l’auteur du
63066Gesta Francorum (2), attestent que
63067le fleuve qui baignait
63068Antioche portait
63069, chez
63070les habitants de cette ville,
63071le nom de Ferri. Pour com-
63072prendre cette assertion,
63073il
63074faut se rappeler que, de nos jours encore,
63075une
63076ri-
63077vière considérable, qui
63078vient
63079se jeter dans
63080celle d'Asi, est désignée par la dé-
63081nomination d
63082'Aphrin. C’est ce qu’on peut
63083voir,
63084surtout dans
63085la
63086Relation
63087de
63088Drummond ( 3 ). Voyez aussi Abou’lféda
63089(4 ). Dans l’ouvrage du
63090P. Mariano Mo-
63091rone da Maleo
63092( 5 ), on
63093lit Vaffrino.
63094On
63095lit dans XHistoire de Djemal-eddin-ben-Wâsel
63096(6), que Melik-Moudjâliid
63097,
63098prince de Hems, résolut de détourner la rivière d’Asi, pour l’empêcher d’arriver
63099à Hamah.
63100« Cette
63101rivière,
63102dit l’écrivain
63103, sort d’une digue placée près du lac de
63104« Kadas. » Puis il ajoute (7)
63105:
63106^JaJULi
63107^sLxJt
63108^JJî ^
63109-4-U
63110LCJL*
63111l—
63112»
63113p-'
63114^
63115^ à
63116*
63117'
63118I
63119'
63120î ^
63121Î^J
63122î
631231 " Ah
63124J^
63125J,!
63126w—=-Lo
63127si—
631281
631291
631301
63131ç>-va>j ïjJL.3
63132« Le prince ayant fermé par une digue
63133le passage d’où sort
63134l’Âsi,
63135cette rivière
63136« cessa, pendant deux jours, de couler vers Hamah. Les moulins et les roues hy-
63137« drauliques ne purent plus
63138être
63139mis en
63140mouvement. Les eaux
63141se répandirent
63142« dans les vallées; mais bientôt, ne trouvant point d’issue, elles se reportèrent en
63143« arrière avec une extrême violence, renversèrent les constructions que le prince
63144« de Hems avait
63145fait élever-, à l’endroit de la digue, et reprirent leur cours habi-
63146« tuel. » On lit dans le Diwan-alinschâ (8)
63147«Le fleuve Oronte,
63148« c’est-à-dire l’Asi.» Et dans le Kâmel d’Ebn-Athir (9), «que la forteresse de Bur-
63149« ziali
63150-AjJs est située vis-à-vis de la ville d’Afamiah ; ... que, dans l’intervalle
63151« qui sépare ces deux places, est un lac, formé par les eaux de l’Âsi, ainsi que par
63152« des sources qui prennent naissance dans la montagne de Burziah
63153et ailleurs. »
63154Je ne m’étendrai point
63155ici sur ce qui concerne
63156le cours de cette rivière. Je di-
63157rai seulement quelques mots de plusieurs lieux qui se trouvent indiqués par
63158les
63159historiens des croisades. Le premier qui se présente est le Pons ferreus
63160,
63161qui
63162est
63163nommé par l’auteur des Gesta Francorum (
63164i o), le moine Robert (1 1), Balderic (12).
63165Dans XHistoire de l’abbé Guibert (1 3), on lit
63166: Ponspharphareus
63167;
63168et Ponsferri, dans
63169(1)
63170Gesta peregrinantium,
63171p. 390,422.
63172(7)
63173Ibid., p.
63174i 3 .
63175(2) Page 564 .
63176(8) Ms.
63177i 5 7 3 ,
63178fol. 88
63179v°.
63180(3 ) Opus geographicurn, p.
63181i 5 7 .
63182(9) Tome VI
63183, pag. 80.
63184(4)
63185Terra sauta nuovamente illustrata
63186, tom. I,
63187(10) Pag. 8,
6318816.
63189p. 402.
63190(xi)
63191Historia Ierosolymitana, p. 45 , 49 ) 65 .
63192( 5 )
63193Travels, p. 198, 199, 202, 2o3.
63194(12)
63195Historia hierasolymitana ,
63196p. 101.
63197(6) Kâmel
63198,
63199tom. Vit, p.
6320012.
63201(i 3 )
63202Historia hierosolymitana
63203,
63204p. 622.
p. 549
63205APPENDICE.
63206265
63207celle de Guillaume de Tyr (1). Ces derniers mots correspondent au nom arabe,
63208qui est üjisr-alhadid
63209et présentent la même signification. On
63210lit dans
63211le Kdmel (2) et dans X Histoire de Nowaïri
63212(3 )
63213: ^ v_^àJb ^ot*JÎ
63214LTLkil
63215« Djisr-alhadid
63216(le pont de
63217fer) est situé sur le fleuve Asi, dans
63218le
63219voisi-
63220nage d’Antioche. » Ce lieu se trouve nommé dans XHistoire d’Abou’lféda
63221(4), ainsi
63222que
63223dans
63224le
63225Manhel-sâfi d’Abou’lmaliâsen
63226(5 ). On
63227lit dans
63228le Kitab-arraouda-
63229tdin (6)
63230y^.
63231« Djisr-alhadid
63232,
63233qui sé-
63234« pare la province d’Alep de celle d’Antioche. » On peut voir, sur ce lieu, la Re-
63235lation de Drummond (y), celle de M. Robinson (8),
63236et de M. Poujoulat (9).
63237Il ne
63238faut pas confondre ce lieu avec une forteresse appelée Hisn-aldjisry^\
63239(le château du pont), qui, au rapport de XHistorien d’Alep, fut bâtie, pour tenir
63240en bride
63241et
63242resserrer
63243la
63244ville de Schaïzar (10).
63245Non
63246loin de
63247là,
63248était une
63249ville, dont le nom a été bien connu des historiens
63250des croisades
63251: je veux dire celle de Harem
63252Abou’lféda
63253(11) et l’auteur du
63254Lexique géographique arabe (12) la placent à une journée d’Antioche. On
63255lit dans
63256le Kdmel (i 3 )
63257:
63258^ JCiUaJ! wjLiü' ^s> pU»
63259« La
63260forteresse de Hârem
63261« est située non loin d’Antioclie, du côté de l’orient. » Dans XHistoire d’Abou’lféda,
63262on
63263lit (14) que les soldats du Khawarizm traversèrent Hârem, Roudj, et l’extré-
63264mité de la province de Damas, pour se rendre à Gazah. Plus loin (i 5 ), le même
63265écrivain
63266fait mention de la prise de Hârem par Houlagou
63267, et du massacre de ses
63268habitants
63269, par ordre de ce conquérant farouche. Les historiens des croisades ont
63270plus ou moins altéré
63271le nom de cette
63272ville. Guillaume de Tyr (16) écrit Harène ;
632731 auteur des Gestafrancorum, Aregh ( 1 y); le moine Robert (18) Arech
63274;
63275Baudry ( 1 9),
63276Areth; l’abbé Guibert (20) Areg
63277;
63278Albert d’Aix (2 1 ) Harich , et Arech (22) ; et l’auteur
63279(1)
63280Historia, lib. XVIII,
63281p. 953.
63282(2) Tom. VI,
63283p. 82.
63284(3) (26
63285e part.) man. de Leyde, fol. 99 v°.
63286(4) Annales ,
63287tom.
63288IV,
63289p.
6329090;
63291Âbilfedæ, opus
63292geographicum
63293, p. 157.
63294(5) Man. 750, fol. 206 r°.
63295(6) Man. ar. 707 A
63296,
63297fol. 32
63298r°.
63299(7)
63300Travels, pag. 182.
63301(8) Voyage en Palestine et en Syrie,
63302t. II, p. 362.
63303(9)
63304Correspondance cC Orient, tom. Vil, p. 160.
63305(10) Man. 728,
63306fol. 97 v°, io3 v°.
63307(11)
63308Tabula Syriœ, p. 117.
63309I. {deuxième partie.)
63310(12) Ap. Schultens , Index geographicus.
63311(13) TomeV,p.
63312i36.
63313(14) Annales, tom. IV, p. 474
63314(15)
63315Ib., pag. 584-
63316(16)
63317Historia, lib. V
63318, p. 698
63319, 856
63320, 916
63321, 960,
633221008.
63323(17) Page
6332410.
63325(18)
63326Historia hierosolymitana , p. 48.
63327(19)
63328Historia Ierosolymitana
63329,
63330p. 102, io4-
63331(20)
63332Historia hierosolymitana, p. 499, 5o3.
63333(21)
63334Historia hierosolymitana
63335,
63336p. 367.
63337(22)
63338Ib., p. 376.
6333934
p. 550
63340266
63341APPENDICE.
63342des Gesta francorum peregrinantium, Haram (i). Drummond, après avoir passé le
63343Pont de
63344fer, ne tarda pas à rencontrer la ville de Heram , où
63345il trouva des ruines
63346assez remarquables (2). M. Robinson désigne ce lieu par le nom de Khareim
63347( 3 ).
63348Une autre ville, située sur la même rivière,
63349était celle de Kosaïr
63350On
63351lit
63352dans XHistoire d’Abou’lmahâsen (4 ) AJlhilj pU.
63353« La for-
63354te teresse de Kosaïr se trouve entre Harem et Antakiali
63355(Antioche). » Les mêmes
63356mots sont répétés par
63357le continuateur d’El-Macin
63358(5 ), excepté que
63359le
63360copiste
63361a
63362écrit mal à propos ^aJül au lieu de^aJiJî. Cette place était très-fortifiée. On
63363lit
63364dans le Manhel-sdfi d’Abou’lmahâsen (6) L^j
63365XjJüJI
63366«
63367Il s’enfuit du côté de Kosaïr, monta à la citadelle,
63368et s’y cantonna. » Dans un
63369autre passage du même ouvrage (7)^3^! A*U> jUî
63370^^usé5
63371' "Le
63372fils
63373« du prince d’Albaz se fortifia dans
63374la citadelle de Kosaïr.
63375» Le même auteur (8)
63376fait mention d’un
63377lieu appelé Djubb-alomian
63378>. ^
63379, situé dans le district
63380de Amak
63381entre Kosaïr et Antioche. On lit dans le Diwan-alinschâ (9)
63382(JLS
63383-Xxlà
633841
63385u Le district
63386« de Kosaïr est une forteresse, située à cinq stations
63387d’Alep. Suivant l’auteur du
63388«
63389Tarif,
63390elle appartient à la province d’Antioche. »
63391On
63392lit dans XHistoire de Djemal-eddin-hen-Wâsel (10)
63393I
63394X*is
63395.
63396.
63397. AjjtjJJ
63398« Au voisinage d’Antioche, était la citadelle de
63399« Bogras, qui
63400appartenait aux
63401templiers.
63402.
63403.
63404et le château de Kosaïr.
63405» Et plus
63406loin (11)
63407~-cs.
634081
63409ÿ
63410L1 1
63411u
63412t J
63413~~
63414'
634151 ^
63416î
63417-X-iUsbiL
63418« Les habitants
63419de
63420cette
63421ville
63422s’enfuirent
63423« vers Kosaïr et vers
63424le port de Basit, situé dans
63425le voisinage de Malouniah.
63426.
63427«Ces
63428cantons
63429sont
63430contigus au
63431Djebel-akra (la montagne chauve), du
63432côté
63433« du midi. » Et enfin (1 2)
63434L»l « Quant à Kosaïr, elle apparte-
63435nait au patriarche. » Suivant le témoignage d’Abou’lféda (
634361 3 ), le mont Lokam (l’Anti-
63437Liban), après avoir dépassé Sahioun, Schogr, Bakas, et Kosaïr, arrive à Antioche.
63438On lit dans
63439l'histoire de Guillaume de Tyr (14)
63440: « Sur le bord de l’Oronte, est une
63441(x) Page 570.
63442(2)
63443Travels
63444,
63445pag. 182.
63446(3)
63447Voyage en Palestine,
63448t. II,
63449p.
6345036 1, 36a.
63451(4) Man. ar. 66 1
63452, fol. 202 r°.
63453(5) Man. 6x9,
63454fol.
6345547 r°.
63456(6) Man. ar. 760,
63457fol. 206 r°.
63458(7) Tom.
63459II, ms. 748, fol. 197 v°.
63460(8) Man. y 5 o,
63461fol. 2o5 r°.
63462(9) Man.
63463i 5 y 3
63464,
63465fol. 91
63466r°.
63467(10) Kâmel, tom. Vil,
63468p. 365.
63469(11)
63470Ibid.
63471(12)
63472Ibid.
63473( 1 3) Opus geographicum , pag. 177.
63474(x4)
63475Lib. XVIII, p. 943.
p. 551
63476APPENDICE.
63477267
63478«ville appelée Cæsara; quelques-uns la nomment vulgairement Césarée, et croient
63479« qu’elle est identique avec la métropole de
63480la Cappadoce, qui eut pour évêque
63481«
63482le saint et
63483illustre docteur Basile. Mais celle opinion est tout à
63484fait contraire
63485« à
63486la vérité. En
63487effet
63488,
63489la métropole
63490susdite
63491est
63492à plus de
63493quinze journées
63494« d’Antioclie
63495,
63496tandis que
63497l’autre ville, qui ne
63498se nomme point Césarée, mais
63499« Cesara,
63500fait partie de
63501la
63502Célé-Syrie,
63503et est une des
63504villes suffragantes du pa-
63505rt triarcat d’Antioche.
63506Elle
63507est
63508assez bien
63509située.
63510Sa
63511partie
63512inférieure
63513s’étend
63514« dans une
63515plaine.
63516La
63517partie
63518supérieure
63519est couronnée
63520d’une
63521citadelle
63522très-
63523« forte, assez longue, mais très-étroite. Cette place, outre sa position naturelle,
63524« ayant d’un côté la ville,
63525et de l’autre
63526le fleuve,
63527est tout à
63528fait inaccessible. »
63529Plus loin
63530(1) on
63531lit
63532: Cœsar
63533, quœ vidgo dicitur
63534Cœsarea
63535magna. Marino
63536Sa-
63537nuto (2)
63538fait mention d’une citadelle imprenable
63539,
63540qui appartenait au patriarche
63541d’Antioche,
63542et portait le nom de Cursarium. L’auteur des Gesta francorum
63543( 3),
63544parle de Césarée, ville située sur le
63545fleuve Pharphar. Le moine Robert écrit
63546('4')
63547Cosor. Plus loin
63548(5 )
63549, on
63550lit Césarée. Dans l’histoire de l’archevêque Balderic (6),
63551on trouve ces mots
63552: « Castra metati sunt secus Jluvium Pharphar propè Cœsa-
63553« rearn. » Albert d’Aix (7) parle du
63554fleuve Pharphar,
63555qui coule inter Cæsaream
63556Stratonis
63557et Famiarn. Jacques de Vitry (8) rapporte que l’empereur Jean-Com-
63558nène assiégea la ville de Césarée, située
63559à peu de
63560distance d’Antioche,
63561et que
63562l’on nommait Cœsarea magna.
63563Mais
63564plus bas
63565(9)
63566,
63567il fait mention d’une place
63568imprenable, nommee Cursatum,
63569qui appartenait au patriarche
63570d’Antioche,
63571et
63572qui résista aux armes
63573de Saladin.
63574Ebn-Batoutali
63575, place Kosaïr entre Bagras
63576et
63577Schogr (10). Je crois
63578qu’il
63579faut reconnaître
63580le
63581lieu où
63582était Kosaïr, dans cette
63583colline couverte de débris
63584d’un
63585fort d’un moyen âge, que M. Poujoulat
63586ren-
63587contra sur
63588le chemin d’Antioche au Pont de fer (11). Le
63589P. Mariano Morone
63590daMoleo, dans son voyage d’Alep à Tripoli,
63591rencontra, sur
63592les bords de
63593l’O-
63594ronte, un monticule, qui représente le
63595site de Cæsarea ( Kosaïr) (12).
63596Nous apprenons, par le témoignage de Nowaïri (i 3),que Bibars, après la prise
63597(1)
63598Historia, page 1000.
63599(2)
63600Sécréta fidelium crucis
63601, p. 194.
63602(3) Page 25.
63603(4)
63604Historia hierosolymitana
63605, p. 44.
63606(5) Page 71.
63607(6) Page 127.
63608(7)
63609Historia
63610,
63611pag.
63612376.
63613(8)
63614Historia hierosolymitana, p. 1073, 1074.
63615(9) Ib„
63616p.
6361711 19.
63618(10)
63619Travels of Ibn-Batouta
63620, p. 27.
63621(11)
63622Correspondance d’Orient,
63623t. VII, p. 164.
63624(12)
63625Terra sauta nuovamente illustrata,
63626tom.
63627I,
63628p. 411.
63629(13) Man. d’Asselin
63630, fol. 81
63631r°.
6363234.
p. 552
63633a68
63634APPENDICE.
63635d’Antioche, conclut un
63636traité avec
63637le
63638patriarche
63639d’Antioche,
63640qui possédait
63641la
63642forteresse de Kosaïr. « Les habitants, dit
63643l’historien,
63644prétendaient avoir entre
63645« les mains un acte autographe, écrit par Omar-ben-Khattab. Le
63646sultan
63647étant
63648« arrivé dans ce canton
63649,
63650les habitants réclamèrent une trêve, qui fut consentie
63651« par
63652le prince
63653;
63654la
63655moitié du territoire de
63656cette place fut livrée au sultan
63657,
63658et
63659« incorporée à l’empire de l’islamisme. » Mais bientôt après ,
63660cette
63661ville tomba
63662au pouvoir de Bibars; et voici les détails que Nowairi nous donne sur cet évé-
63663« ment (i).
63664» Les habitants de Kosaïr étaient des hommes avides
63665,
63666turbulents
63667« et courageux
63668,
63669qui
63670commettaient
63671beaucoup
63672de
63673dégâts
63674sur
63675les
63676territoires
63677« voisins
63678,
63679et s’étaient
63680permis bien
63681des actes contraires aux
63682stipulations de
63683la
63684« trêve. Lorsque Semgar
63685était arrivé dans
63686le voisinage de Hârem,
63687ils avaient
63688« témoigné la plus grande
63689joie,
63690avaient
63691servi
63692de guides
63693à ce général,
63694et
63695s’é-
63696« taient
63697livrés
63698à
63699d’autres infractions des
63700traités. Le
63701sultan ordonna à
63702Ternir
63703« Seïf-eddin
63704, le dawadar , de
63705se rendre auprès de Guillaume,
63706qui commandait
63707« dans
63708Kosaïr,
63709et de
63710feindre pour
63711lui
63712une
63713amitié
63714sincère. Ce général étant
63715« arrivé près de cette place,
63716le quinzième jour du mois de Schewal
63717, Tan 6 ^ 3 ,
63718« accompagné d’un nombre de Silah-ddr, témoigna du mécontentement de ce
63719« que Guillaume n’était point sorti à sa rencontre,
63720et parut vouloir retourner
63721« sur ses pas. Guillaume
63722, informé du fait, partit en hâte
63723, pour fléchir Seïf-eddin,
63724«
63725et
63726le ramener avec lui. Cet officier refusa de
63727se rendre à ses instances. Arrivé
63728« à une
63729assez
63730grande distance de la place,
63731il passa au
63732fil de lépee les hommes
63733« de
63734la suite de Guillaume, arrêta celui-ci prisonnier,
63735et
63736le remit au
63737sultan.
63738« Ce
63739prince
63740écrivit aux soldats de Guillaume, pour les engager à
63741livrer la for-
63742et teresse.
63743N’ayant
63744point
63745réussi
63746dans
63747sa demande
63748,
63749il
63750fit
63751partir un
63752corps
63753de
63754« troupes,
63755sous
63756les ordres de plusieurs émirs d’Alep,
63757savoir
63758: Seïf-eddin- Souri
63759« et Schehab-eddin-Merwan
63760,
63761wâli
63762d’Antioche. On mit
63763le
63764siège
63765devant Kosaïr.
63766« Le sultan partit pour Damas, conduisant avec
63767lui
63768Guillaume.
63769Celui-ci
63770était
63771« un
63772vieillard avancé en
63773âge,
63774et
63775dont
63776le
63777père
63778était prisonnier.
63779Il mourut
63780à
63781« Damas,
63782après avoir revu son père.
63783Kosaïr
63784se trouvant étroitement bloquée,
63785«
63786et les habitants manquant de vivres, consentirent à livrer
63787la place,
63788le mer-
63789« credi, vingt-troisième jour du mois de Djoumada second
63790, de Tan 674* "
63791( 1 ) Man. d’Asselin,
63792fol. 88
63793r°.
p. 553
63794ADDITIONS ET CORRECTIONS.
63795Dans
63796la préface de cet ouvrage, j’ai donné des détails assez étendus sur la vie et les travaux de
63797Makrizi; et nies recherches ne m’ont, à cet égard, presque rien appris de nouveau. Toutefois, je dois faire
63798ici une observation. Abou’lmahâsen
63799, qui, comme je l’ai dit,
63800fut le contemporain et l’ami de Makrizi
63801,
63802cite souvent, dans les derniers volumes de sa chronique, l’ouvrage historique de cet écrivain
63803, dont
63804il copie de nombreux passages. Et, dans plusieurs endroits (man. 666, fol. i85 r° et v°, fol. 197 r°),
63805il critique avec une sorte d’amertume les assertions de l’historien, et y signale des erreurs
63806: on peut
63807croire que, dans
63808ces circonstances, c’est Abou’lmahâsen qui a raison. Ayant vécu avec les hommes
63809dont
63810il parle, ayant rempli des places importantes dans l’administration civile et militaire,
63811il avait été
63812à portée de recueillir sur bien des faits des renseignements parfaitement authentiques, dont la con-
63813naissance avait pu facilement échapper
63814à
63815Makrizi,
63816qui,
63817confiné dans son
63818cabinet, occupé con-
63819stamment et presque exclusivement de la composition de ses nombreux ouvrages,
63820voyait peu
63821le
63822monde
63823, et n’était guère sorti de sa studieuse retraite que pour remplir les fonctions de kadi
63824, ou celles
63825de rnohtesib, c’est-à-dire pour surveiller la police commerciale de la ville du Caire.
63826Abou’lmahâsen (man. 667,
63827f. 25 v°), citant le jugement, peut-être un peu trop sévère, que Ma-
63828krizi, dans son histoire, a porté du sultan Melik-Aschraf-Borsebaï, ajoute
63829: «Makrizi avait contre
63830«ce prince des préventions évidentes;
63831et
63832il fut en cela fort excusable. En
63833effet, cet écrivain était,
63834« dans
63835son genre,
63836et parmi les hommes que j’ai connus , un être
63837d’un mérite supérieur
63838: on peut
63839«l’appeler l’historien de notre époque; et tous les autres chroniqueurs sont loin de pouvoir lui être
63840« comparés; et, toutefois,
63841il se voyait repoussé de la cour, et le sultan ne l’appelait point dans sa so-
63842« ciété, malgré les agréments de sa conversation et la douceur de son commerce. Melik-Dâher-Bar-
63843« kok l’avait, il est vrai, admis dans ses réunions,
63844et lui avait, sur
63845la
63846fin de son règne, confié
63847les
63848« fonctions de mohtesib du Caire. Mais
63849les
63850princes qui succédèrent à Barkok ne témoignèrent
63851à
63852« Makrizi que de l’éloignement,
63853et ne lui donnèrent aucune marque de bienveillance. Aussi s’est-il
63854« plu à recueillir et à consigner, dans son histoire,
63855les vices de ces princes et leurs actions condam-
63856« nables.
63857»
63858/
63859On a vu, dans cet article, que Makrizi était soupçonné de partager les principes de la secte ap-
63860pelée
63861(la
63862secte extérieure),
63863et dont
63864les
63865partisans portaient le nom de ddheris ou
63866^î>LkJ!
63867JjdÎ. Ce qui concerne cette secte étant encore fort obscur, je dois donner, sur ce sujet, quelques
63868éclaircissements. On lit dans le Kâmel (tom. VI, pag. i55)
63869:
63870t ^
63871^
63872^
63873^^3 JLsb
63874<^1>I
63875Üo^aLk.)!
63876pksi
63877£jj.alk.!!
63878wLaj
63879,J,
63880àj^alkJ!
63881« Iakoub-ben-lousouf affichait
63882les opinions des dâheris
63883De
63884« son temps, ces sectaires devinrent puissants dans le Magreb. Parmi eux, on distinguait une 110m-
63885« breuse classe d’hommes appelés hazemis
63886, qui tiraient leur nom de (Ebn) Hazam , le chef des dâheris
63887«de
63888cette époque.
63889» Dans
63890YHistoire d’Ebn-kadi-Schohbah
63891(man. 687,
63892fol.
63893i5
63894r°)
63895:
63896-*0 j.al_k5
63897!
63898«
6389911 y eut une sédition excitée par les dâheris.
63900» Plus bas [Ibid. v°
63901)
63902:
63903Aj^aLkJ!
63904« Il professait les opinions des dâheris. » Et (Ibid.) ^£jj)Lk3l
63905Ailleurs
63906(fol.
6390721
63908v°)
63909:
p. 554
639102TO
63911ADDITIONS ET CORRECTIONS.
63912-wJ!
63913Jj>î
63914JLiù
63915« On assurait qu’il était un des chefs
63916« des dâheris, et
63917qu’il
63918était l’ennemi déclaré des Sunnites.
63919» Ailleurs
63920(fol.
63921168 v°)
63922•
63923Ll
63924Lj
63925X
63926m
63927*. jut
63928..
63929,
63930.......
63931.
63932..
63933.
63934'Vrr
63935r** P.
63936&: —
63937« Il penchait intérieurement pour
63938les opinions des dâheris; mais
63939il
63940Z>
63941« n’osait pas se déclarer ouvertement.
63942» Plus loin (fol. 277 r°)
63943Xc.
63944^J|
63945Lib
639465j\ 3j
63947çj^.
63948« Nous avons appris que, dans
63949« la ville de Damas,
63950il
63951existait une classe d’hommes qui professaient les principes d’Ebn-Hazam
63952,
63953et
63954« de Daoud, le dâheri
63955, qui s’en référaient à lui et proclamaient ses décisions. » Dans le commentaire
63956sur l’ouvrage intitulé MawakiJ (édition de Constantinople, pag.
639571 1) Aj^aLk L^LCsJ « Ses principes
63958« sont ceux des dâheris.
63959» Dans
63960le Manhel-sâfi d’Abou’lmahâsen
63961(tom.
63962I,
63963man.
63964747,
63965fol.
6396662
63967r°)
63968:
63969jj)LJa)l
63970«
63971Il
63972professait les
63973opinions des
63974dâheris.
63975» Ailleurs
63976(fol.
63977101
63978r°)
63979:
63980j p.o.
63981^j}
63982î Xby]s
63983(jÆ’j.aliij!
63984,
63985^1
63986«
6398711 lui inspira du penchant pour
63988« la secte dâheri (extérieure), et l’engagea à suivre
63989les principes d’Ebn-Hazam et autres novateurs. »
63990Plus bas
63991( Ibid, y°) b^alib
63992àj_XJ
63993« Attendu qu’il était dâheri.
63994» Et
63995(Ibid
63996)
63997A-jj.» LkJ
63998I ^4
63999^a!j4
64000!
64001^1
64002« Ces dâheris
64003se permettent de diffamer les il-
64004« lustres imams, premiers auteurs des sectes musulmanes.
64005» Plus loin (fol. 107
64006v")
64007ïLâxp
64008wO-Xs-M
64009io^aLküî «Ces
64010misérables
64011dâheris,
64012qui voyent
64013les
64014« traditions, sans en comprendre le sens.
64015« Et enfin (tom. V,
64016fol. 66
64017v°)
64018w-a
64019LL3
64020!
64021«
64022Il suivait les principes d’Ebn-Hazam, le dâheri. » Dans les Annales d’Abou’lféda (tom. IV,
64023p. 174) (^XJL)^CJU
64024b^aLkJI
64025v
64026^a3^Jj.al_kx)
64027«Il professait ouvertement
64028«
64029les dogmes des dâheris
64030, et avait renoncé à ceux de Malek.
64031» O11
64032lit dans l’ouvrage historique d’Ebn-
64033Khallikan
64034(man. 780,
64035fol.
64036106
64037r°)
64038.
64039. .^J^jaLkJb
64040v
64041^jxi\
64042.
64043.
64044.
64045.
64046^
64047J)jta ^L^JL,
64048ïjjJïÜàJLj
64049^jyàjxj
64050Xxôj
64051w^-L-o
64052« Abou-Souleïman-Daoud-ben-Ali.
64053.
64054.
64055« surnommé Dâheri..., fut le premier auteur d’une secte particulière. Il eut pour adhérents un grand
64056« nombre d’hommes, qui portent le nom de Dâheris.
64057» Abou’lmahâsen
64058, racontant
64059les événements
64060qui signalèrent l’année 270 de l’hégire, s’exprime en ces termes (manuscr. 671, folio
6406114 v°)
64062:
64063! j—j
640643
64065^ L
64066lo —
64067)
64068I
640691
64070i
64071-— Lo
64072t
64073y
64074!
64075*-
64076^
64077^
64078^
64079I ^
64080. 2,^
64081A.*ejiJ
64082!
64083^Liâ!
64084\
64085^^Lkj!
64086« Cette année,
64087« mourut Daoud-ben-Ali-ben-Khalf-Abou-Souleïman-Dâheri, connu sous le nom de Dauud-Dâheri,
64088« auteur de la secte dâheri. C’est lui qui le premier interdit de faire usage du raisonnement, dans les dé-
64089fi cisions juridiques, et voulut que l’on s’attachât strictement à la lettre des textes. » Ailleurs
64090(f. 5 g r°),
64091on
64092lit
64093: JLr® LkM
64094:>jta
64095>,
64096*£,'-X?
64097àüJL!)
64098« Il suivit les principes de Daoud,
64099le dâheri.» Plus loin
64100(fol. 83 v°), le même auteur, parlant des faits de l’année 334 , ajoute
64101:
64102J. ç-j-j j J^_al
64103kJ!
64104^y j£>
64105Xkl
64106v_C^aLkJ! àJùül
64107y\
64108^y_
64109J*Uü!
64110« Cette
64111année, mourut
64112Abd-alIah-ben-Mohammed-ben-Mohammed-ben-Moglis-
64113« Abou’lhasan,
641141 e fakih
64115dâheri
64116,
64117qui
64118avait
64119étudié
64120la jurisprudence
64121sous
64122Abou- Bekr-ben-Daoud-
64123« Dâheri, et devint un des coryphées de la secte de Dâher. «Ailleurs (fol.
641241 53 r°), l’historien raconte
64125que l’année
64126vit mourir le kadi Abd-allah-ben-Ali.
64127.
64128. Wardiri, de la ville de Basrali, qui fut
64129le
64130scheïkh (chef) de
64131la secte dâheri ys,LUI
64132JjsÎ. Et enfin,
64133il atteste
64134(fol. 219 v°) que
64135le scheïkh Ali-
64136ben—Ahmed-ben-Saïd , surnommé Ebn-Hazam, dont
64137il a été parlé plus haut, mourut l’an
641384 f>7 de
64139l’hégire (1064 de J.-C.).
p. 555
64140ADDITIONS ET CORRECTIONS.
6414127 1
64142ADDITIONS A LA NOTICE SLR
64143EBN-KHALLIKAN.
64144L’auteur naquit dans le Medreseh (collège) de Melik-Moaddam-Moudaffer-eddin (m. 730,
64145f. 116 r°).
64146Il se trouvait dans sa ville natale l’an 62 3,
64147et habitait
64148le même collège
64149(fol. 40 v°).
64150Il visita, dans
64151la ville de Ras-Aïn, le tombeau de l’émir Àbou’labbas-Ahmed, surnommé Ebn-almeschtoub (f. 33 v°).
64152Il vit, à Balbek, le monastère des Sofis (fol. 49 v°).
6415311 se trouvait à Alep, l’an 63a, lorsqu’arriva la
64154nouvelle de la mort de Melik-Dâher-Daoud,
64155fils de Saladin,
64156et possesseur de la forteresse de Birali
64157(fol. xo6
64158v°).
64159Il paraît
64160qu’il avait
64161fait un premier voyage au
64162Caire, car
64163il
64164s’y trouvait
64165l’an 637
64166^f. 35 r°,
641671 1 4 r°). Il avait visité, près de cette capitale,
64168le tombeau d’Ahmed-ben-Touloun
64169(f. 32 r0 )-
64170L’an 65o,
64171il tomba malade
64172(f. 114 v°).
64173Il rend compte d’une conversation
64174qu’il eut, au Caire, avec
64175le scheïkh Mohammed-ebn-alkhaïmi (fol. n5 r° et
64176v°).
64177ADDITIONS A LA NOTICE SUR AHMED-ASKALANI , ET BEDR-EDDIN-AINTARI.
64178Au rapport d’Abou’lmahâsen (man. 667, fol. 2 r°)
64179, lorsque
64180le sultan Melik-Aschraf-Borsebaï se
64181mit en marche, pour aller faire le siège de la ville d’Amid,
64182il emmena avec lui les deux kadis Schehab-
64183eddin-Ahmed-Ebn-Hadjar, et Bedr-eddin-Mahmoud-Aïntabi. L’an 837
64184‘b- l’hégire [Ibid.,
64185fol. i3 r°
64186et v°), on reçut une ambassade de Schah-rokh, qui annonçait avoir fait vœu de revêtir la kabah d’un
64187voile. Le sultan
64188tint une conférence
64189sur
64190ce
64191sujet.
64192Le kcidi-alkodat Bedr-eddin-Mahmoud-Aïni
64193(Aintâbi) déclara que ce vœu
64194ne
64195devait pas recevoir son exécution. Et tout le monde se rangea à
64196cet avis. La même année
64197(fol.
64198i5 v°) Sehehab-eddin-Ebn-Hadjar fut chargé par
64199le même
64200sultan
64201d’examiner
64202les actes de fondations des collèges et des monastères. Abou’lmahâsen (fol. 32 v°) déve-
64203loppe ce que j’ai dit plus haut, de
64204la faveur dont jouissait Bedr-Aïntâbi auprès du
64205sultan Melik-
64206Aschraf-Borsebaï.
6420711 raconte (fol. 54 r") de quelle manière notre kadi, en présence du sultan, et sur
64208un signe que lui faisait ce prince, ne manquait pas d’adresser des avis indirects au grand-émir Seïf-
64209eddin-Djar-kotlou, sur son penchant à boire du vin, et sur d’autres matières.
64210J’ai parlé, dans les notes qui accompagnent cet ouvrage, du mot
64211, désignant un
64212bataillon.
64213Ce terme
64214,
64215ainsi qu’on a pu voir, n’est pas employé exclusivement par
64216les historiens qui ont écrit
64217en Égypte;
64218il est également en usage chez les chroniqueurs de la Syrie. D’autres exemples peuvent
64219confirmer ce fait. On lit dans l’histoire du prétendu Hasan-ben-Ibrahim (fol. 34 r°)
64220:
64221L ,Jj
64222(üL^al-srM)
64223«Nous rangeâmes en première ligne les bataillons attachés à la personne
64224« du prince. « Et plus loin [Ibid.)
64225:
64226« Les bataillons des Grecs. » Dans la
64227Vie de Saladin
64228de Boha-eddin (pag.
6422914)
64230s
64231)b5Ja^l
64232« Rangeant
64233les
64234bataillons.
64235» Plus
64236loin (pag.
6423754) w*—
64238Ailleurs (pag. 68) L^JLs.
64239v
64240jbü'iSI
64241«
64242Il laissa les bataillons tels qu’ils
64243étaient.
64244»
64245[Ibid., p. 69 et 79.) Plus bas (pag. 94)
64246w-ij
64247« 11 rangea l’armée en huit ba-
64248« taillons. « Ailleurs
64249(pag.
64250125)
64251,
64252« Les
64253bataillons furent mis
64254en
64255ordre.
64256» Et enfin
64257(pag.
64258190)
64259Dans les Annales d’Abou’lféda (tom.
64260IV,
64261p.
64262386)
p. 556
64263iTi
64264ADDITIONS ET CORRECTIONS.
64265« Les
64266bataillons
64267des Tatars bloquèrent
64268la
64269tente de
64270Djelal-eddin. »
64271Et
64272(tom. V, pag. 218)
64273« Les bataillons arrivaient successivement. » Divers passages de
64274Y Histoire d’Abou’lmahâsen achèveront de justifier la signification que j’ai assignée au mot ^JJa
64275et
64276au verbe
64277qui en est formé. On lit chez cet écrivain (man. 663, fol. 27
64278r°)
64279^
64280XJwjLs^!
64281v
64282* l°ut à coup parut un nombreux bataillon,
64283« composé de quinze cents cavaliers, tous khassekis .
64284» Plus loin
64285(fol. 69 v
64286)
64287L
64288... 1—i?
642897^
64290—^*
64291pjJLjltj
64292« Ils se mirent en marche, composant un seul bataillon, avec leurs che-
64293« vaux, leurs dromadaires et leurs pages.
64294« Ailleurs
64295(fol. 107 v°)
64296^^=^0 *L>j
64297« Ses am-
64298« bassadeurs marchaient, accompagnés de leurs bataillons.
64299» Ailleurs (man. 666, fol. 38 r°)
64300«On
64301vit
64302s’avancer
64303les bataillons des
64304naïb
64305(gouverneurs)
64306et
64307des émirs.»
64308Plus loin
64309(f. 80 v°)
64310:
643113
64312^
64313« Us avaient abandonné leurs richesses,
64314«leurs chevaux, leurs bataillons. » Ailleurs (fol. 127
64315r°)
64316: i5l5L^» j <sjk>
64317.
64318. .^a^sH ^p.
64319« L’émir.
64320.
64321.
64322« partit, accompagné de son bataillon et de ses mamlouks. » Plus loin
64323(fol. 144 v°)
64324:
64325.
64326.
64327. a,
64328A
64329VpLaJI
64330« Il s’établit dans son camp, hors du Caire, sans que son armée fût
64331« rangée par bataillons. » Et enfin (man. 667,
64332f. 7 v°)
64333:
64334On a pu voir, par
64335tous les passages cités, que
64336le mot w-Jlk est employé seulement par des écrivains qui ne remontent
64337pas
64338à une grande antiquité, et on
64339le chercherait vainement chez les historiens arabes les plus an-
64340ciens. En effet, ce terme appartient à
64341la langue des Curdes, et fut introduit en Égypte et dans
64342la
64343Syrie, sous
64344le règne de Saladin et de ses successeurs. C’est ce qu’atteste expressément Makrizi. On
64345lit chez cet historien
64346(Description de l’Égypte
64347,
64348man, 682, fol. 49 r°)
64349_?* J-*Jî
643501-iaJ!
64351L-jli
64352u« JJ fjylà bl° J!
64353^ùL»
64354ÏSc.j wj/w
64355j
64356^lc J
64357« Le mot tolb, dans la langue des Gozzes (Curdes), désigne un émir commandant, qui a un drapeau
64358«roulé,
64359et une trompette que l’on sonne au besoin;
64360il a sous ses ordres de deux
64361cent à cent ou
64362« soixante dix cavaliers.
64363»
64364J’ai indiqué plusieurs mots qui désignent des galères ou autres bâtiments. Tel est le mot LJaj. Ce
64365terme se rencontre souvent dans la Vie de Saladin, par Boha-eddin (p. 4 1>
643661 33 ,
64367i 37, i38, 139, 166).
64368Dans les Annales d’Abou’lféda (t. V, p. 96),
64369il faut lire LJaj au lieu de ik*o
64370, que présente le texte
64371imprimé. L'Histoire des Patriarches d’Alexandrie (m.
643721 40, p. 44o), fait mention d’un vaisseau
64373d’une grandeur extraordinaire, qui appartenait à l’empereur d’Allemagne, et portait le nom de NisJ-
64374addounia Lô aJ !
64375(la moitié du monde). C’est, je crois , ce mot, qui se trouve sous la forme buza,
64376dans l’histoire d’Albert d’Aix (Hisloria hierosolymitana, p. 33o), où on lit
64377: Navis quœ dicitur buza.
64378Le mot a» U'i se trouve dans l’histoire de Boha-eddin (p. 41), où on lit
64379:
64380«l^w. Dans l’histoire
64381d’Abou’lpharage
64382(Historia , tom. I, p. 4 X 7)
64383: ^
64384^
64385dans l’histoire d’Albert
64386d’Aix ( Historia hierosolym.,
64387p. 33o)
64388: Galea quœ dicitur Cazh. Et ailleurs (p. 356, 364, 375)
64389: Tri-
64390rèmes quas dieuni kattos. Je crois que les mots kazh (kath) ou katlus ne sont qu’une transcription
64391altérée du mot arabe Ï*ia3.
p. 557
64392ADDITIONS ET CORRECTIONS.
643932y3
64394J’ajouterai seulement quelques mots à ce que j’ai dit sur la
64395girafe. Au rapport d’Abou’lmahâsen
64396(man. 671,
64397fol. 18 r°), et de Makrizi [Description de l’Égypte, man. 797,
64398f. 261 v°), ou voyait dans
64399la grande masse d’édifices, appelée kataï ^
64400LkaJ I
64401, construite près de Fostat, par ordre d’Ahmed-
64402ben-Touloun, une étable pour
64403les girafes
64404:
64405Abou’lmahâsen (man. 663,
64406f.
64407i/fo
64408r°)
64409a formé du mot Làîjj
64410le pluriel
64411, _ »>
64412j
64413ljj
64414. Ou
64415lit dans un passage de cet historien
64416:
64417j
64418\
64419àjjtjjJ! j «Les ânes sauvages, les girafes et les lions.
64420» Makrizi [Solouk,
64421t. II,
64422f. 232 r°),
64423fait mention d’une girafe envoyée en présent à un sultan d'Égypte par
64424le prince de l’île de Dahlak.
64425Au rapport de l’historien de la Vie des Patriarches d’Alexandrie (man. ar. i4o, p. 295), parmi les
64426présents adressés à un de ces patriarches, de la part du roi d’Abyssinie, on comptait plusieurs animaux
64427rares, savoir
64428: un éléphant, un lion, une girafe et un âne sauvage. Dans la relation du voyage à la
64429Terre sainte de Hans Werli von Zimber [Beschreibung der fVallfahrt zum Heilige grab,
64430f.
644311 7
644321 v°)
64433, 011
64434trouve une description fort exacte de
64435la girafe, qui est désignée par le nom de serapff. On lit, plus
64436correctement, geraff A ans la relation de Jacob Wormbser [Beschreibung der IVallfahrt,
64437fol. 223 v°).
64438Dans la
64439lettre adressée par Ribars à Boëmond, le mot
64440doit être traduit par tes darnes.
64441C’est ainsi que la princesse de Tyr, dans le traité conclu entre elle et le sultan Kelaoun, est nommee
64442pl -5 dame Marguerite (man. deS. Germain
644431 18 bis , fol. 191 r°). En Égypte, ainsique l’atteste
64444M. le comte de Chabrol [Essai sur les mœurs de l’Egypte, p. 439), le terme dâmah désigne
64445lejeu de
64446dames. Il en est de même à Alger.
64447Dans la Lettre de Bibars,
64448le mot
64449ne signifie pas mutilé, mais vaincu
64450, défait.
64451A la page 84,
64452il est fait mention de Melik-Moudjir-Haithon, roi d’Armenie. Je crois qu’il faut lire
64453:
64454(le bon roi).
64455J’ai parlé d’un peuple que
64456les écrivains arabes désignent par Asc/iir
64457ou, avec la forme du
644581. 1
64459pluriel, Oschran
64460Ce terme se trouve fréquemment employé par Abou’lmahâsen. On
64461lit dans
64462YHistoire d’Égypte de cet écrivain (man. 663, fol. 74 v°)
64463:
64464v
64465jLsd.
64466^
64467J.3
64468\
64469« Les Aschir étaient réunis, et l’on craignait qu’ils n’attaquassent la ville de Damas. » Ailleurs
64470(man. 666, fol. 28 r°)
64471:
64472>>
64473« Ce naïb
64474(gouverneur’) de Gazah rassembla
64475les
64476« Aschir. » Plus bas
64477(fol. 29
64478r°)
64479j ^b
64480’ic
64481«Une troupe d’Arabes et
64482à'Aschir.
64483»
64484Ailleurs (fol. 3i
64485r°)
64486:jjuLxjî j ^b^jJî j
64487b'by
64488« Il vit arriver auprès de lui les Turcomans,
64489«les Arabes, les Aschir. » Ailleurs
64490(fol. 73 r°):j.xA.*JI j
64491«Les Turcomans, les
64492« Arabes, les Aschir . « Ailleurs
64493(f. 77 v°)
64494:
64495j
64496jÉLÉa
64497« Les troupes et les Aschir de Safad.»
64498Ailleurs (fol. 80 r°)
64499: pi^JL, j
64500p$JLc
64501« Les Aschir les firent prisonniers, pour la plupart,
64502« et les dépouillèrent.
64503» Plus loin (fol. 87
64504v°)
64505:
64506j
64507“ É réunit les Turcomans et
64508« les Aschir. » Ailleurs (fol. 210 v°)
64509^bje. j
64510iL-olâJî
64511«Les Aschir de
64512la Syrie,
64513«et les Arabes des différents cantons.
64514» Dans un autre volume (man. 667,
64515f.
6451634
64517r°)
64518:
64519p5Ju=
64520iy>LÜÎ ^^bJb
64521« Le commandant des Aschir de la province de Syrie.
64522» Et enfin (fol. 96 r°)
64523:
64524^bj_*_J! j
64525p_^_~_.l_& «Les Aschir,
64526les Arabes
64527se réunirent contre
64528eux.
64529)/
64530Il
64531résulte
64532I. (deuxième partie.)
6453335
p. 558
64534ADDITIONS ET CORRECTIONS.
64535*74
64536de ces passages que le mot Asckir, ou, au pluriel, Oschran, ne désigne pas une tribu quelconque,
64537mais un peuple particulier, qui n’avait rien de commun avec les Arabes ou les Turcomans. Or, un
64538écrivain, dont j’ai cité quelques mots, l’auteur de la Vie de Mohamrned-ben-Kelaoun (manuscr. de
64539S. Germ. 97, fol. 54 et suiv.), nous donne, sur cette matière, des
64540détails précis
64541et exacts. Ce chro-
64542niqueur nous représente les Aschir comme un peuple montagnard, établi dans la Syrie, et défendu
64543par des rochers inaccessibles. Suivant lui, les hommes qui composaient cette nation étaient querel-
64544leurs, méchants, perfides, affichant des doctrines hétérodoxes, et leur attachement pour la secte
64545d’Ali, infestant les chemins par leurs brigandages, toujours prêts à profiter de la moindre révolution
64546pour faire des courses dans les contrées voisines,
64547et repoussant avec courage les troupes qui osaient
64548les attaquer. Si on l’en croit, les pères, parmi ce peuple, ne se faisaient pas scrupule d’épouser leurs
64549filles,
64550et
64551les frères leurs sœurs.
6455211 raconte que, sur les ordres du sultan Melik-Nâser-Mohümmed-
64553ben-Kelaoun, l’émir Djemal-eddin-Afrem, naïb (gouverneur) de la Syrie, accompagné de plusieurs
64554autres émirs, porta la guerre dans la contrée habitée par ces montagnards, y fit un carnage affreux
64555,
64556et extermina, en grande partie, la population. Or, l’expédition dont il s’agit, est précisément celle
64557qui eut lieu l’an yo5 de l’hégire (i 3 o 5 de J.-C.), et qui, suivant le témoignage de Makrizi (Solouk,
64558tom.
645591 , pag. 599, 601, 602), d’Abou’lféda
64560( Annales, tom. V, pag. 198), et du continuateur d’EImacin
64561(man. 619,
64562f. 128 r°),
64563fut dirigée contre les habitants des montagnes de Kesroan,
64564c’est-à-dire les
64565Druses. On peut donc admettre que le mot Aschir ou Oschran, lorsqu’il
64566est employé seul, désigne
64567exclusivement les Druses.
64568A
64569la page 258
64570, j’ai indiqué un lieu nommé Kalansoueh. Nous apprenons de Makrizi (man. 682,
64571fol. 125 r°), que la ville ainsi appelée
64572était située entre Ladjoun
64573et Ramlah, à vingt
64574milles de la première de ces villes, et à vingt quatre de la seconde.
645759
64576A la page 272, j’ai traduit le mot Gozzesji)\ par Cardes. Je dois justifier cette explication. Ma-
64577krizi (man. 682,
64578f. 48 v°) , s’exprime ainsi
64579: ^»UJf
64580^^jüt JjckJü ^A-^JsLâJ! Dj.)
64581U
64582« Lorsque la dynastie des Fatimites eut été anéantie par les Gozzes, qui arrivaient de la Syrie. » Plus
64583loin (fol. 1x8 r°)
64584:
64585J-—,!
64586^UÜÎ
64587^Jl
64588« Lorsque les Gozzes
64589« arrivèrent de la Syrie en Égypte, sous la conduite d’Asad-eddin-Schirkouh. »
64590Je dois rectifier une erreur assez grave, qui s’est glissée dans la première partie de cet ouvrage
64591(p. 140 et
64592x 40 -
64593Il y est question d’un mot arabe
64594que j’ai cru devoir traduire par poutres. Mais
64595ce mot 11’existe réellement pas ; et
64596il faut lire
64597!lyJ
64598t « On y jeta. »
64599Je pourrais ajouter ici un grand nombre de notes. Mais ce volume étant suffisamment
64600fort, mes
64601observations trouveront leur place dans les tomes suivants.
p. 559
64602LISTE DES MOTS
64603EXPLIQUÉS DANS LES NOTES DU PREMIER VOLUME DE L’HISTOIRE DES MAMLOLKS.
64604L>! 2 .
64605LJ
64606!
646072.
64608I^j'î
64609i 5 i.
64610J=La
64611î
6461252.
64613isLés.1 52 .
64614L~=.t ig.
64615j.es.1 120.
64616120.
64617IjÀ.! 2e
64618p., io 5 .
646196g.
64620L_J->Î 25o.
646212g.
64622I 169.
64623p., 257.
64624j
6462525 .
64626ijjLLiwt
6462727.
64628ig8.
64629^-Xsr'-^’î
64630160.
64631i
646321 7 5 .
64633Llw! 2 e
64634p., 258 .
64635LsLlwI 2o3.
646361 57.
646372e
64638p., i4g.
64639^Lwî 46.
6464010.
64641v
64642ij/kî 54.
64643v
6464434 ; 2 e
64645p., 270.
6464620g.
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64648p., gg.
64649(•/'
6465055 -
64651LjLJ»! 22
64652.
64653164.
64654pLks !
646551 6 1 , 200 .
64656Sj.0
64657120 .
64658(J*oo
64659e
64660p-, 78.
64661<Jj>
64662J
64663'
64664! 9 2 -
646652 e
64666p., 8l.
64667“ 9
64668-
64669Ar
646701
64671!
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64673.
64674^j~ll 2 e
64675p., 252 .
64676jj^ijl 162.
64677108,
646781 2 1
64679108.
64680d
64681ljjl
64682- 36 .
64683pSj! 2 e
64684p., 157.
64685v_t£^t
64686I.
64687L)L) 2e
64688p., ig4.
64689^jL) 2e
64690p., 194.
64691jLjli
64692a 5 i.
64693e>'/jÿ?
64694, 53 .
64695Jb Îe
64696p.,
64697, 47 -
64698253 .
64699Jj;?
647002 5 i.
64701ïUIj^j 2e
64702p., 57,
64703i 63 .
64704100.
64705iU~]aJ 2 e
64706p., 86, 272.
647072 e
64708p., 75 .
64709iS^ 12, 219, 252 ; 2e
64710p.,
64711204 .
647122 ‘
64713J
647142
64715e
64716p., 18, 122.
64717v^çs. 70.
647181 2 e
64719p., 25 , l42.
64720J^LTS.
647211 34 .
64722pi.
64723228.
647242
64725!-*•> ^ 7
64726-
64727io 5 .
64728y~^
64729I 34
64730; 2
64731e
64732p. 143.
64733s
64734) 5 L>’ 25 o.
647352 e
64736p.,
647375 o, io 5 .
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64829LISTE DES MOTS EXPLIQUÉS.
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p. 561
65104LISTE DES MOTS EXPLIQUÉS.
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p. 562
65409278
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65411LISTE DES MOTS EXPLIQUÉS.
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65508-— Motanebbi.
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65510—
6551128
65512Adresse
65513— Rapport.
65514FIN
65515DU
65516PREMIER VOLUME.
p. 563
p. 564
p. 565
p. 566

Provenance

Full provenance, licence and citation: part 1.

What the layers are

L0 witness
The text as its witness or edition has it, original spelling; its dialect is a description and is never standardized.
L0.5 transliteration
For Egyptian texts: the transliteration with the editors' marks turned into the symbols ° * < > _ ^ (ruled 2026-09-10). For papyri: the edition's Leiden marks as the same symbols, and the editors' readings beside the scribe's as ‹scribe→editors› (ruled PAP-3).
L1 Cairene
Standardized Greco-Bohairic spelling and grammar, generated by code from the layer above under the rulings of the project.
L2 Kemetic
The Kemetic alphabet, generated by code from L1.
English
Quoted translations where they exist, credited; otherwise model drafts, marked as drafts.