Quatremère – al-Maqrīzī, Histoire des sultans mamlouks, t. II (Paris 1842–45) — archive.org text layer

History/Historians – Arabic medieval · al-Maqrīzī — Kitāb al-sulūk li-maʿrifat duwal al-mulūk (Mamluk sultans) · none · L0 witness

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Attribution: Quatremère – al-Maqrīzī, Histoire des sultans mamlouks, t. II (Paris 1842–45); public domain in Canada (death year verified: Quatremère d.1857 (https://www.wikidata.org/wiki/Q289886) — staged at corpus/incoming/histories/historians/al-maqrizi-suluk/quatremere-sultans-mamlouks-t2-1845.pdf from https://archive.org/details/bub_gb_M7oWAAAAQAAJ (HIST-1, 2026-09-29)); OCR text by the Kemetic project, Yousef Hanna 2026.

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refL0 witness
p. 138
12916âiffi9o(i»9i}.
12917VII. MELIU-ASCHRAF-KHALIL.
12918i3i
12919cette ville, et s'en empara le quinzième jour du même mois. De là, 0 ntonrot
12920à Damas, le jour où le sultan
12921quittait cette ville. £nsuite ,
12922il prit la
12923route de
12924Beïrout, dont les habitattt'-
12925^ intent à sa rencontre, pour l'assurer de leur sou-
12926mission.
12927II campa
12928sotis
12929les niui s de la
12930citadelle
12931,
12932lit arrêter
12933les habitants, qui
12934furent
12935, pat son 0)rdte
12936, cViatf^és de chaines et précipités dans le foW'
12937l.a place
12938fut prise le vingl'ti'oiïième jour de Rcdjeh. Scboudjaï rentra à Damas le vingt-
12939se|)tième jour de Ramadan.
1294011 ne restait plus un seul Franc dans toute la pro-
12941vince du Siihel.
12942Au mois de Scbabaa, Melik-Akchraf aMÎgDa, à
12943litre de ^vakj\ à
12944la Kuabbeh-
12945Mansoutieh, située
12946entre
12947les deux palan, phineim
12948villages
12949dti
12950territoire
12951àtiMukf savoir : Kdôirah ijilSS), TeH^moulasouf, KerdAnah , et , parmi ceux
12952dasdâel (rivage) de Sour, Harekah etSarifiân;
12953il assigna également au Me-
12954dreseb-Asdirafieb > placé
12955dans
12956le
12957iroisinage de
12958Seldeb-Nefiseb ,
12959le
12960village
12961de Fanb ^^tb^ » du territoire d'Akka^ le village de Saar-Omar y^f^t
12962«t
12963celui de Hamrft, fiiisant partie du même canton, et le village de Tabatsiah
12964, situé sur
12965la côte de Sour.
12966Le dix4iuitième jour de ce mois
12967, on ordonna de tirer de
12968prison
12969l'émir
12970Bedr-eddin-fiaïsari-Schemsi-Sàlehi. L'acte qui
12971lui i-endait
12972la liberté fut écrit,
12973placé dans une bourse de soie jaune, sur laquelle on
12974appliqua
12975le sceau du
12976sultan. I.'émir Bedr-eddin-Baïdara,
12977le
12978naïf»,
12979se transporta au
12980cachot , accom-
12981pagné de l'émir Zein-f ddin-Kethoga et de plusieurs autres émirs. On fît sortir
12982Haisari, auquel on
12983fît lecture de
12984la lettre ijui le déclarait libre, et on
12985lit
12986venir
12987le
12988teschrif (vêtement d'honneur) qui
12989lui
12990était
12991destiné. Ou se
12992préparait
12993à
12994briser ses cbaines, mais
12995il protesta en
12996disant: «on
12997ne détadiera
12998pas
12999les
13000« cbatnes qui chaînent mes pieds,
13001et je ne revêtirai point le te^hrif, jus-
13002< qu'à oe que j'aie été présenté devant le sultan. » Il persista <^tinément dans
13003sa résolution. Le sultan , informé du fiût, donna ordrë quVm lui amenât fialsari
13004après avoir détacbéses liens, nuûs qu*on lui laissât le vêtement qu'il avait porté
13005dans son
13006caebot. Alors, on brisa sa cbatne, et le prisonnier s'ai^nfa à pied
13007v^ le sultan. Ce prince, dès qui] l'aperçut, se leva,. le combla d'bonneurs
13008,
13009le lit revêtir du UsehHf, et l'invita
13010à
13011s'a<;seoir à
13012son
13013côté. U lui
13014fit présent
13015d'une somme d'argent considérable et d'habits de difTérents
13016genres.
13017Il le gra-
13018tifia
13019, dans la même séance, du grade d'émir de cent cavaliers,
13020et
13021lui assigna
13022un iktd (concession territoriale) considérable, dont fiiïsait partie Moniet-Beni'
1302317.
13024Digitized by Google
p. 139
13025l3a
13026HISTOIllE Dtij SULTANS MAMLOLKS.
13027Kliasib-Dorhesla, avec ses environs et ses droitsd'hérifa^p -4^" r*
13028'
13029• i'^l'^l'»'
13030bilersa mai&oo; depuis ce leinp&,
13031il adopta uu surnom qui indiquait ses re-
13032{i6)
13033l.v nian. purte L^^jl^^ L^l^jc^ Et celle mt'tne Icçou se trouve c^alemeiit ilaBstetextV
13034tic >nwaïri. M.iis je n'en suis pas
13035inoin!> pcrsiiadi' (pi'il faut Wvv
13036O^y» _j '-i-JI^?^'' " Avpr sm im-
13037" pots (le cipitation, et se» Ur»>l» »ur
13038les succ«»i>ioDs.
13039• Le mot iJLa, (^dlieh, au pluriel
13040tijawéli
13041a. on,
13042Miîvaot
13043la
13044pruDODcittkni égypticane ,
13045gaflek et gawÂU oITre, en edet, 1» mbs
13046<)e
13047capitation. On
13048lit dans
13049lu Dtscri/Jiion de t'Ègrpte A\' Makrixi
13050yojf
13051taamueàlt 68t)»
13052JLa-'!
13053^IjJi
13054î>jJI
13055,3^1
13056J^».'
13057y^^^
13058jj-^-"^
13059" "
13060il'<iliï
13061rnti[it't que
13062IViri p\igcnit de»
13063|H-uples
13064tril)iit;iirvs,
13065cl
13066i]ui
13067était li'uuc pièce d'ur, eu
13068\à lijâlieit
13069( .{]>ii:iti(inj.
13070i»
13071V[i\%
13072loin
13073pitathn
13074et
13075I lom.
13076I,
130772' part.,
13078fol. i55) de
13079l'im/>ccrinn de cet impôt ^\jx^\ jièj
13080On
13081lit d«iui ruuv iajjc iaUtiilf Diwan-alinschd [man.
13082fol. i3a v"} »i^jL«-^l ,^ycy
13083jki
13084JîiJI J*l
13085M.'f^^ ^!/^^' ^^«L'inspecUun appelée «NM/oTHifi^iwOit pour objet d'exiger la
13086capitaik» di-s
13087|>tfuple<i tributiifes. » Abou'lmahdscn [KstalftJ'Êgjrptet mut, 6S7,fol.
130881 16 v°] fait
13089«îgal«'m<'nt mention du nadar-aldjatr<1!l ^'^jv-*' ^k». Nou»
13090.-ijiprcnfinî du
13091itiënie 'Imtorien (man.
13092663, fui. 83
130931-°} que, ju&(|u'À l'époque du cidasire
13094orduune par Muluiuuued-bcu-Kelaoun, il
13095y avait, pour les /(ftiwélît une administration s|>êciale, qui
13096appartenait exctusiveoient au sultan;
13097que, depuis ce moment, le montant des4(f<»wflif»4^«!s.t-lHlirede la capîlatîon de chaque ville, futréuni
13098Hi! produit des impôts de cette place. On|><rut
13099voir, sur rv trilmt, qt>rlqiir>, dotails dan» l'ouvrage
13100intitulé f^^^j^^
13101c'e»i-tt-dirc les rrgkmeaU des admmmratwns { man. arab. 10941 fol. 7},
13102V* 74}.Le mot gMâO existe encore en Égypte pourdnigner la eapitath» ( Eit>it9,/!itini€esd'ig)rptet
13103p. 68). Voyez
13104aussi Se(|ucz/.i {Hevenus irtf^pte, p. 85], \ M\i\vh [BelalhH de tÊgyplCf pag. u8a).
13105On
13106lit dans
13107la
13108Biographie des Aommt
13109f
13110illustres du
13111siècle de
13112r/it'^frt-
13113( manuscrit
13114, pag. a4a)
13115^
13116'JflL-.H ^^yf- ^
13117.
13118.
13119. .L,laj!
13120^i»> ^
13121* "
13122«u^re pour faire suppriiu«r les
13123« pensions payées «HXulemàsMr le produit d« U capitatioo perçue par le sultan.
13124>
13125Quant aux ancocaaioiia «^^tj^» Toiei les détails que nous donne Makrizi (man. 6Ba,M. 61 v*)
13126* gcs, ils n'étaient pas, sous la dynastie des Kâtiniik»», ce qu'ils sont aujourd'hui. Car, suivant leur»
13127« principes, les parents devaient liéritér; et une fille, lorsqu'elle éuit seule, reeneOlait la succession
13128• tout entière. Apris Pextinctton de cette dynastie, lorsque relie des Aioubites et ensuite celle des
13129I Turcs fut parreooe au pouvoir, on réunit
13130.111
13131tn s.ir du
13132siilt.m les fonds provenant des héritages
13133- appelés JtascAari, c'est-à-dire ceux que le lise devait percevoir au défaut d'héritière »aturcU< lit,
13134• sur cet articte, les visirs suivaient tantôt une juaiice impartiale, et UnlAt se livraient à des veaa-
13135tions odieuses. • On lit, sur les successions, des détails anaIogiie> tians l'ouvrage intitulé
13136I (man.
131371 094. fol- 7^
13138et y). Eba-kadi-âchobbali {Hiuotre d'Égfpte, man. (i43,f. 108 v")
13139Digitized by Google
p. 140
13140«v6go(ia9i).
13141VII. MELIK-ASCliltAP-KHALtL.
13142i33
13143lations aveelMikWUciinf, et il tj^nait btOm'Asdvr^^ taodis qu'auparavant
13144il praoaitle titra ^'SduamL
13145Fait ineiirioD du bureau appelé
131460,»Jj'»l'
13147\J^^-^^
13148"""«•gislrait les *ucr»'s.<iion«.
13149Il rapport?
13150que
13151l'an 760 de ITiégirc,
13152la peste, qui
13153dcMilait
13154i Egypte, ayant diminué
13155d'mtciisite ^^J> ^j->
13156^.
13157l^j^ ^ j» (;;d>^l.^ >^jyi. « Dan» le burcMi de» succeasions, le
13158nombre tomba à vingt oa envînm» ludis c|n'tl s'éUlit ékffê juaqn'à dnq eent»> •
13159Oiinnt 5 rc|>ltliêt[> hmrhari
13160^iL^
13161f|iii
13162, suivant notre auteur, drsi{,'nait «me surcrsshn flihnhte au
13163fisc, faute (i'Iieritiers, uu ia retrouve dans plusieurs
13164p.issa'p'e* clVrrivaitn aralst s. On
13165lii dans le Traité
13166Ali«iinyNcdeJwhalil-Uiheri(man. GgS, fol. a33 i-)
13167jUt"^
13168J-^a-***
13169Ât^>«11 jbaIU, « Le produit de« hérittge»
13170qui appertenuent à dei iioaiine» distiagnés,
13171en Égjptek Dam l'ouvrage inlilulé Diwan-alinschd ^muu. iG;^, fol. i35 r") s^^jtjjlj-LJ
13172^ j JUI
13173ïit^l j
13174J-i«j!e. U j ij^^ior'l
13175J sl>3^l L^j^^
13176'^*M
13177*^y' * L'inspectiou des licritagcs haschari. Cette place avait pour objet de surveiller
13178• let héfiiaget ihifdbfif » et Imr produit » dé le faire Teraer duos le trésor; de vcadrelea terres, les
13179« champs et autres objets adjugés au gouTeniement. Celui qui remplissait cette plaee éuit nonmé
13180]rAr
13181II- vi/.ir; rt sfm «iiplnnic i-uit tnit sur uu
13182tiers de feuille.
13183• Dans IVinvra'^f
13184iiitituîo j^,_-_>'^
13185^^ijjJI [m. 1094,
13186f. 17 v"),on lit: «J w>j!j^
13187" ^' cVtait uu hascimn, qui «eut
13188point d'héritier.
13189Dans VHistnn deiataît^uéie de /énaaiem (mao. 714, Toi. a83 r") L-:,-fe
13190U^^i.^ «o'-'j
13191'Il vtMiit rirlii', cl rnoni ut Aflfr/inri l'-nns liOritier}. v l}am\'Hisloirtdes Aadis li'Éf^pte
13192d"Ahroetl-El)n-lla<lj..r-Asknlàni
131931
13194f.
13195i3,',
13196r" h^3^'! JU'ill
13197vI^-LCLa^ oV]^! Jj-JL'
13198-
13199II
13200«assigna aux fc/«/A/r/ des successions, des
13201gageai, que
13202l'un
13203jx^KeNnit sni ks Çoudi haschari. ' Dans
13204rJKiMAvdeBedr-eddiiHAïiatiln (nan. 684) hj^\ ^.;U^
13205'/^^ /j:«1< Il fut noduné
13206« inspecteur des liériUges haschari. > Dans l'/^orof/v d'CIm-kadi-Schohbah (man.
132076/|3,
13208fol. aai
13209Jj t .,~. , -r^l ^jc-^
13210jis j
13211l^,^L!î
13212V
13213-o p
13214Ij ^^/i«3c^)
13215^.j ^Jî'w-'--*
13216Il iiHinrail,
13217ili;it)iii' Jour, en-
13218viroii deux cents haschari et rinq cenis hommes abandonnes.
13219» Dans VHittwn- d'H^rpu d'Ahmed-
13220ben-Hadjar-A*knlAni,^tou). Il, diaii. 6^7, fol. ai6 v»l: h yt^\ ^ojl.JI iJ—
13221j»^^
13222JI4I
13223^jLoJI
13224« On écrivit un ordre qui réunissait, au trésor
13225les héritages haschari
13226* des dirétiem. »Flas loin (fol. aS3 r*) ^jUÀiS ^ îj^y^f ^>it JL> JjLl» iJt . Qu'il re-
13227« cueillît les biens des morl» AojeJInrry d*«ntre les clirétitins.
13228Et enfin [lliid.
13229i O-^l ^^^1
13230l'iî' J^îî
13231h
13232fi-LX-'!
13233" L'insf)pf»ir)ii sur
13234le-i ln'rit.iges haschari, qui avaient lieu chez les Iribu-
13235" taires. • On peut croire que
13236ce mot dérive dn verbc^^^M» qui signifie rassembler, réunir s parce
13237«lue les biens de eenx qnf ^oédaient sans laisser dliéritiers, étaient reeoeillis par le trésor. Le bu-
13238reau
13239d'administraiiiin, rliargédarecoVTlvniCOtet de la gestion de ces fonds, était désigne par
13240le
13241nom de^-i_arJ| ^t^J..Ou
13242lit dans VHistoire d'fcbn-kadi-Schohbah (man. 643,
13243fol.
13244a8(i
13245r")
13246:
13247j^^L^ar^?^
13248- «M
13249_-j' ^-
13250" 'j JL'ij "N! «L^^jt^] ^^yi
13251i_ -" ^
13252—
13253«
13254Il
13255« tait placé
13256" dans le Diwan-itihatcliar (le bureau de» successions) pour inscrire les noms de» nioru, et régler
13257« les fimeiioiis que devaient reni|ilir» à tour de rAle, le» homiM» ebareés de laver les cadavres
13258« ainsi que les porteun.»
13259Digitized by Google
p. 141
13260l34
13261HISTOIRE DES SULTANS MAMLOLKS.
13262Le quahième jour du
13263mois de Ramadan ,
13264le sultan
13265fit mettre en
13266liberté
13267l'émir Scliems-eddin-Sonkor-aschkar,
13268l'émir
13269Hosam-eddin-Ladjin-Mansouri
13270l'émir Rokn-eddin-Beïbars-Taksoii
13271,
13272r\
13273l'émir Schems-eddiu-Sonkor-lawil (17)
13274Tous coiiiinuèreiit à exercer, comnie
13275auparavant,
13276les fonclions
13277dVmirs. On
13278arivla prisonnier, à Damas, l'émir
13279Alem-eddin-Sandjar,
13280\c (hmaditri
13281,
13282et
13283il
13284fut
13285cuiuluii,
13286i-liar-r^i' de chaînes, au château dç
13287la Montagne, où
13288il arriva
13289le di\-
13290septicme jour du mois.
13291Ce même mois, le sultàn résolut de destitanr 1« iadi-aiAodat Tiki^din-Abd-
13292errfthiiian4)eD-BiDt-a]«aiE,et de lui ^er k la fois la charge de kadi el ks aotm
13293emplois qu'il occupail. Cette disgrâce eut pour cautfe
13294les nombreuses incri-
13295minations auxquelles se livrait contre lui le vizir Ebn-assslous. Le neuvième
13296jour de Ramadan, un courrier du Berid (la poste) se mit en roule pour aller
13297cbefcher fiedr-eddîn-Mobammed>ben-lbrahim4iett'>Saad<al]ah-ben-Djemâah
13298,
13299AAatib (prédicateur) de Jénnalem,
13300qui devait être promu aux
13301fonctions
13302'465 de kadi de l'Egypte. Voici le motifqui l'avait Tait mander. Après
13303la destituti<m
13304d*£bn*Rint-aIaazz ,
13305le sultan convoqua
13306les principaux faki/i
13307, de
13308la
13309secte de
13310schaféis, qui se trouvaient au Caire et à Misr (Fostat),
13311et plaça chacun d'eux
13312dans un lien séparé
13313, sans aucune communication avec les autres.
13314Puis,
13315il les
13316Ht venir «Ipvaul lut un
13317à un, et leur demanda à chacun
13318en
13319particulier quel
13320était, tic Ions les hommes qui composaient cette réunion, celui qui niériiait ia
13321place dti kadi.
1332211 n'y en eut pas un qui
13323ne décriât ses compagnons
13324, cl ne les
13325taxât d'actiuuii odieuses. Après leur départ, le sultan, bien décidé à ne choisir
13326aucun d'entre eux (18), rapporta au vizir £bn>assalous tout ce que ces hommes
13327avaient dit d'Injurieux runcootue Tautre (19). Le visîr lut conseilla de nommer
13328Ebn-Djemâab, qui était alors AkoiiUt deKuds (Jérusalem), et avec lequel
13329II
13330avait une ancienne liaison d'amitié. Ebn-Djenâah arriva au Caire, lelundi qua-
13331tondéme jour du mois; tl rompit le jeûne chez le vizir, auquel
13332il témoigna
13333les ^ards les plus respectueux (ao). Il se mit en marche, avèc son cort^, le
13334Jeudi, dii-septième jour du orais, et se rendit à
13335la
13336citadelle. Il fut introduit
13337(17)
13338Il
13339troin ail
13340ici
13341, dans le maaaMiit, une lacune éridenAe, fue je n'ai pas hésUé à miplir,
13342d'après la uéuiatiua de >owaïri.
13343(18) Lctexie porte:^>ij jl ^LkLJt
13344Ji.jen'aipashélitéàlire
13345(19) Je li. :^ ^ J
13346Jlî U.
13347(»o) J«lw : is*J>». ij A)b , au lien de
13348Digitized by Goo^Ie
p. 142
13349A» 690 (lagi).
13350VII. MELIK-ASCIIRAF-KUAUL.
13351*
13352l35
13353auprès du sultan
13354(-2 r) qui destitua Ebn-Biat'«laatz, et nomma Ebn-Djemâah au
13355Miq^de kadi-aU(0(Uu, lui conféitint en même temps, la place de Mouderiis (pro-
13356fesseur) du medrcseli (collège) Sùleliieh
13357, situé entre les deux palais, et celle de
13358khatib (prédicateur) de
13359la mosquée Axhar. ËbD>Djemàah tint son élection
13360se-
13361crète. La nuit du vendredi,
13362il rompit le jeûne chez le vizir,
13363r|ui
13364le salua du
13365titre
13366de
13367kadi-uikodat ,
13368et annonça publiquement
13369la
13370destitution
13371d'Ebn-Biut-
13372alaazz. Tout le monde
13373vint féliciter Ebu-Djeraâah
13374. Au
13375uiuinent où
13376il
13377sortait
13378de la maison du vizir,
13379il reçut son diplôme d'investiture jjjù , qui lui fut ap-
13380porté par Ebn-Ii»«ddiD, le hanhali. Le malin dn vendredi, dix-huitième jour
13381du mois, il reVéât la khUah, et les Schdhid marchèrent à pied devant loi.
13382Monlant à cheval , revêtu de œi habit, il se rendit ii la maison du vûtir , qu'il
13383«dua respectueusement
13384Après quoi,
13385il se rendit
13386Ji son logement. Il se
13387dirigea, dans le même costume, vers la mosquée Azhar, où
13388il fit la khotbah
13389et la prière avec tout le monde; puis
13390il rentra diea lui. Le vendredi, vingt'
13391cinquième jour du mois, il se transporta au Medreseh Sàlebieli.
1339211
13393ouvrit ses
13394fonctbns de professeur le dimanche vingtdeusième jour de
13395Scbewal. Çette
13396leçon fut extrêmement remarquable, et attira une nombreuse affluence.
13397Quant à
13398Ebu-Bint-alaazz,
13399l'émir Alem-eddin-Sandjar-Sclioudjaï
13400l'amena en
13401présence du sultan
13402, et engagea ce prince à le nommer aux fonctions de kadi
13403de la Syrie. Ebn-assalous
13404, instruit de celle nouvelle,
13405et craignant
13406i-x-x")
13407(|ue ce
13408magistrat
13409ne
13410coniierv;U
13411ainsi une
13412position
13413(jui
13414lui
13415nssurât
13416un grand
13417crédit
13418auprès de l'autorité , apo&ta plusieurs lionmics poui
13419rail.ujuer. Le sultan ayant
13420donné une audience solennelle dans
13421la tnaison de la justice y enjoignit
13422à Ebn-
13423assalous de faire partir Ebn-Bint-alaazz avec le titre de kadi de Damas , de
13424dtanger so» tuchrif (UAàX, d'honneur), et d'écrire son diplôme d'investiture.
13425Avant 1^ fin de la séance, Bbn^Tagleb apporta le tesehrif, et allégua contre Ebn-
13426MntpabMsalesimputatîonsdont il était convenu aveele vinr. Un autreétattaposté
13427pour déclarer qu*Ebn-Bint-alaazs
13428méritait de
13429recevoir la
13430bastonnade; un
13431autre, pour attester que la conduite de ce magistrat
13432était
13433coupablei des
13434énmsiirea én
13435grand .nfMnbrey mus par un
13436sentiment
13437d'injustice
13438et
13439de
13440haine,
13441i^ipiiyèrent
13442raceasation,
13443et
13444attribnèfent
13445à Ebn-Bbt-alaaxz
13446les
13447(ai) IcUsi^ULL)!^
13448jÂ.^,aaliende...
13449(m») Je lU
13450: SÎLi. J
13451Digitlzed by Gopgle
p. 143
13452l36
13453HISTOIRE DES SULTANS MAlILOOKS.
13454«des les plus
13455criminels. Us assuraient, entre autres all^ations, quil
13456|>or-
13457tait
13458sous
13459ses habits une
13460ceinture jlJj»
13461et
13462qu*il
13463professait la rd^on chré-
13464tienne.
13465Le
13466sultan
13467ordonna
13468de
13469le
13470faire
13471monter
13472sur
13473un
13474âne,
13475et de
13476le
13477promener ignominieusement dans
13478la
13479ville. Le
13480vi/ir,
13481chargé de
13482le retenir en
13483prison,
13484lui
13485infligea
13486<lifT( lents genres de punition, k mit sous la surveillance
13487466 de ^rdiens it^^ (^)» ie condamna à payer une amende considérablr
13488, et lui
13489fit subir les traitcmenis
13490les pins ignominieux.
13491II
13492avait même dessein
13493de lui
13494faire donner la bastonnade; mais Dii u
13495|)it'\int
13496l'exécution de ce projet. Ebn-
13497Rini-ahia/z resta livri^ à des mesme", insultantes. Un jour, on l'emmena
13498, sous
13499bonne escoi te
13500.~_»::M J,
13501. pour
13502le conduire
13503à
13504la
13505citadelle.
13506Il
13507marchait
13508à pied,
13509environné de
13510j^ardes ^\^\
13511Apercevant
13512(rois des principaux émirs qui
13513descendaient de
13514la
13515citadelle,
13516il
13517lenr
13518dit
13519: «O émirs! np vnvez-vous pas ma
13520n position
13521et
13522la manière ignominieuse a\ec
13523laquelle je
13524suis conduit
13525pai-
13526ces
13527«satellites J—yl
13528(^aô)?»
13529Les
13530émits,
13531aflligés de
13532ce
13533spectacle,
13534tirèrent
13535leurs
13536(•)) Vosm Mir ce mot
13537l.i note i|ui aen plâoée dau VJppemdke.
13538Le mot amm
13539»» pluriel ^I^bI, Mt^ne « uUBUItgt fui tmtmpapien o/|jl^rier de
13540fiutice ou de police, et qui exéctiU' avç arrêts. On lit dans les Mille et une Nuitt (t. H, p. an)
13541: LL.t
13542wàli
13543^JtX~»ji
13544'.^Cjf
13545n Je placerai près de toi un gardien, qui te jettera derrière
13546»la montagne
13547«le
13548Kaf.
13549» Makarri, dan» VUistoin d'Etpagne
13550(toni. I, maauscr. 704,
13551fol. 69
13552v*,^,
13553perbat du Mohie^, dit s *m ««[^i^ ^t*J^I^
135541^ ,^5^ «Il s'avance, à dieval, dao» les
13555• rues, accompagné detcs wtellites. » Ailleurs (tom. II,
13556f. 74 v*)
13557: iL«jt ^iJI ^^^^ ^
13558i\' î
13559it
13560^^^3r->*'l
13561• Il l'envoya, sous la conduite du gardien, qui le conduisit h la prison. • Dans YHistoire
13562d'Ahmcd-AskalÂni (tom. Il,
13563nian. 657,
13564f"»'- ''5 v")
13565: wljftl
13566LJje
13567I^i**
13568Description de
13569VÉgfpte de Malgrizi (tom. II, nian. 79^, f. 33 1 r"J
13570: ^j^^^ ^l^^^l» \Jt'S''^F'^^ O'Nl,':
13571»\
13572* Elle fitt rempKe de prisoanien, et de ({erdiene plaoéa auprès d'eux. > pana une BMaItt de$
13573Jtûdit «/'J^gr/ifed'AbiBed-Elin-HadjBr (manuscrit, M. idS v*} :
13574^Sif^\
13575^|*s^t « Pour le trésorier du conseil de la justice, et pour les satellites qui l'accompagnent
13576«
13577(aSI Au rapport de M. Lane {Manners and cuslom$ 0/ tke Egyptiaru,
13578lom. 1, pag. i54}, le mot
13579nsoot J^j désigne un sergent chargé d'exécuter tes arrA$. On lit dans le» Mille etum Nuiu {L
1358011
13581,
13582l>ag.S97)
13583:
13584J«>yt i^^^Lat ^_^lill JU «Le li«dldjli«Je doiineni auximNilirceqaiienr
13585appartient.
13586» Dans
13587\'Histoire dÉgfJpm d*AlNNI*lnulUten fiDiD. 669, Toi.
135881 37 r")
13589: LLisar^ f^JL;
13590^^jJLM J_j ^ ^
13591'
13592entrer, w)n^ Imnne g!»rile, avec
13593mmnh de la j(isfice.
13594.
13595II y n aussi de
13596ces ofKciers subalternes alt.ichés aux medreseh (coHi-gcs;. Ol» lit dans \' Histoire d'Égjrpte d'Ebo-Aïas
13597(tom. Ii»f. »9g} :Lyj4l ^ ^ÀJt '^^'j J^^l «Lcsnmiriir, etkeKultf,
13598•étaient dna le
13599mêdrttch.
13600Et plu» bas (ibU,)
13601i^ J^^t
13602J\ ^
13603J ^JJl J-^t ^^jr
13604Digitized by Google
p. 144
13605<«x 690 (isgi).
13606vil. MËLIK-ASCHRAF-KHAI.IL.
13607l37
13608dabboia
13609«l'^ (tï6), ft les baissèrent, dans l'intcntiou de fi-apperlcs ganlct.
13610CI Quoi! leut dirent-ils, un kadi-aikodat marche à pied^ tandis que \ous êtes
13611« à cheval
13612?
13613) Os liommes leur répondirent
13614: « Nous avons reçu
13615les ordres du
13616« Sdhel)
13617vizir j. On n'a aucune faute à nous reprocher, et nous
13618n'avons nulle-
13619o meut cherché cette mission. » Les émirs
13620, proloiuk-nicnt
13621})h'sst'i de ce
13622qu'ils
13623venaienl de voir, «•elnurncicnl nuprès du sultan, jetèreiil leurs épécs devant
13624lui, et lui dirent
13625: « O prince, k ktidi-ulkodui est réduit à un
13626tel
13627l'iai
13628ti iiuun-
13629« liation
13630, qu'il
13631est conduit à
13632pied,
13633tandis que
13634de.s satellites sont à cheval.»
13635Ils exposèrent alors tous les traitements ignoniinieux que cet homme avait à
13636subir. Le-sulUm leur rendit : c II mérite encorenn cli&timentplus rigoureux. »
13637Car on avait pi^tendu qu'Ebo-Bint-alaazs ^tait un infid^e qui portait une
13638ceinture ^ûj
13639sous ses vêtements. Les émirs répliquèrrat : a O Seigneur, si
13640le
13641< kaàMÛsxÂM et Ebn-àsaalouB sont tous detu musulmans , ou accordeHious la
13642€ grftce du premier, ou
13643laissese-nous attaquer EI»n>as«alous, ou evilespnous. »
13644L'émir Bedr'eddûvfiektasch-Fakhri, dSmiWiftiA, avait aussi pour Ebn-Bint-alaass
13645des
13646sentiments de bienveillance.
13647Il s'aboucha
13648avec
13649l'émir
13650Baïdara,
13651le
13652naîb»
13653Celui-ci, malgré les relations hostiles qui existaient entre lui et le kadiroUtodeA^
13654dit à
13655Beklasch
13656: a Parle au sultan, relativement à l'aflaire de Sandjar-Hamavri-
13657« Àl>ou-Khors, afin d'implorer son indulgence; et moi j'intercf^derni en faveur
13658« d'Rbii-Bint-alaa//
13659«
13660Les choses ayant
13661été
13662ainsi r^lées,
13663tiaïdara
13664jjaila
13665|)()ui
13666El;ii-I5int-alaazz, et rk-kiascb pour Aboii-Kbors. Le sultan ordonna que les deux
13667priâonuuTs recouvrassent en même temps leur liberté. £bn-fiiDt-alaazz se tint
13668enfermé chez lui,
13669et ne rentra en possession d*attcun des emplois
13670qu'il
13671avait
13672oocnpës. Os étaient au nombre de dii-sepl, savoir : la place de kadMUkodtU de
13673jLta»
13674.
13675^..tf ^
13676*^ ^J-^ ,^<àJI J«r^l ^ « Il
13677fit te recensement des ratouU aitachésau medre-
13678< ieh, et leur onjoignit qne chacvii d'«vz ne touchât, pour une miMion dont il icrut chargé, plut
13679• qu'un nis/ d'argent. »
13680(a6) Od lit 4u» 1« JflCIir cf om Sata (Imn. Il , p.ig.
136811 5a, édiL du Oûie) : Ji^Aa [j'^^
136824^ sL'^ • Il avait avee lui ue rfaMoai de fer, îliâM lanfa. a Haa lois (pog. S3d) : fj^i
13683%S
13684La»
13685«Jl li'nait&la main une (/tf66<MU d'argent. > Au rapport de Russel [Natural kittory ofAleppo,
13686toin. I, pag. 1G7), le mot
13687dési^Tie une arme de guerre qui rtsiemble à une matiez et dont la
13688nAe eit fitmée d'argent travaUie, et tjiielque/ois,
13689doré. Suivant Niebuhr {DetcnpIioH de FJrahlgf
13690pag. 109, iio}, M inpt Aim^ m /èr court «tpamO, Enlia, dama Vamtʧt îatîtaié : La e^omhe
13691messagère (pag. 67), il eat enaplofé poar aiciiUier ttne ^guUk.
13692II. (MiMiM forte.)
1369318
13694Digitized by Google
p. 145
13695i38
13696HISTOIRE DES SULTANS MAMLOl'KS.
13697loute
13698I £g)ple}celiede khatib de la mosquée Azhar; celle de /Vt/r/pr (inspecleur)
13699du ti c.sor; d'inspecteur des fondations pieuses ^^La."^^
13700; de sch< ik ii-abchoïoukh. ;
13701celle d'iuspecteur de la succession de Dâher, des cufauU de ce priuce, de ses
13702fondalioDs ^iijl ? de ses propriété. En outre, il était mouderris (profeaseur)
13703dans
13704divers étidJÎMWDwite. Apr^ «t destitution,
13705il fut mis en samillânfie
13706iJ» p.^, au mois de Sdiewal, et on l'oblige* de résider dans la Zamek du
13707sdirïkh Nasr-Haabcdji, située en dehors du Caire, jusqu'à «a
13708qu'il eût payé
13709Tamende à laquelle il avait été imposé. Avant cette époque ,
13710il avait vendu ou
13711mis en gage ses biens, et contracté des emprunts. De là , H lut transfiM au
13712quartier de Karaiah, jusqu'à ce que Fémir
13713Bedr-eddin-Baidara demanda
13714et
13715obtint pour lui la place de moudenië (professeur) du medresch Nâserieli, situé
13716dans le voisinage du tombeau de Timam Scbafiéi. 11 alla établir sa demeure dans
13717le metlreseh susdit; et ce
13718fui pour
13719lui
13720l'origine d'une seconde
13721disgrâce. On
13722assure qu'il paya une somme de trente-huit miîic pièces d'arponl
13723Le viujjl-ciiKjuième jour de lîamndan, on mit
13724i n
13725lilin té le Lhaiile Hakem-
13726bi-amr-allah-Ahœcd , fîls de l'émir Âl)ou-Ali-K.obbi
13727,
13728til^ de lemir Abou-Bekr,
13729fils de l'iinani Moustarschid-billah
13730, Fabbasside; on
13731lui enjoint de
13732faire la
13733467
13734kholbah le veudreUi suivanl.
13735il lu
13736iiL eu eilel le quatorzième jour de Schewal,
13737dans la mosquée ^fdmi de la citadelle. H parut en public, vétu de noir, ajant
13738à son c6té une épée ric^^ememt onà». Dans ce sermon, il cajitdla edui qu'il
13739avait prédié sous le r^ne de MelikJMher-fiibars, et qui avait été composé par
13740ScherMdla. Seulement, dans ce demittdiscoarS|il Stmention deHeUfc'Aschnf.
13741L'intervalle de lanps qui
13742s'était écoulé entre les deux AkotiaA avait été de
13743trente ans, sept mois et vii^-trois jours. Sa prédication adievée, Il ne fit pas
13744la prière avec
13745le peuple. Ce
13746fut le kadirolkodat Bedr^ddin^Mohammed-ben»
13747Djemâah qui, s'avauçant, fit la prière du vendredi; il continua à faire la khothak
13748dans la djdmi de
13749la citadelle, et établit, pour son naîb (substitut) dans
13750la
13751mosquée
13752Azliar
13753, Sadr«ddiu>Abd-elberr, fils du keuU-aUsodat Taki^din-Mo-
13754haaimed-ben-Rezin.
13755Le neuvième jour de Schewal, on
13756aiTéla
13757, à Damas, lenair in il-< -iiliri-R;ira-
13758arslau-Mansouri ,
13759et Témir Djeiual-eddin-Akousch-Afram.
13760Ils
13761fuit-ni
13762nus
13763en
13764prison dans la citadelle de cette
13765ville. I/.z-eddin-Azdemur-A!aï
13766obtint \ikta de
13767kara-arslan, et Sonkor-almesah celui d'Afi-am. Dans la nuit du lundi, quatrième
13768jour du mois de IHiouHtadali , on célébra , dans la Kmtbbeh'^amomek , une
13769Digitized by Google
p. 146
13770«»69o(j>9i)-
13771m MELIK-ASCHBAF-KBALIL.
13772f39
13773khatm (a 7), à
13774laquelle
13775assistèrent
137761 émir Btidani ,
13777le naïby et le vizir Scbeiiis>
13778eddin-ben-assalous. Le sultan s'y rendit) aooompagoé du khalife ,
13779le matin du
13780lundi. Le khalife, revêtu du costume noir, prononça matkhotbah fort ëloquente,
13781dans laquelle il recommandait fortement la conquête de l'Irak. O^^t un jour
13782solennt
13783!
13784,
13785l'on y distribua de nombreuses aumônes. On écrivit au naïh de la
13786Syrie pour lui enjoindre de céiél)rer une cérémonie parcillf pi. J^. En efTel,
13787la nuit
13788du
13789mardi,
13790onzième jour du
13791mois,
13792la popuiation
13793se
13794réunit dans
13795le
13796^#'/(f/f/;,-r;/^tila/' (l'hippodrome
13797vert"), situé en dehors de Damas. On y
13798fit la
13799lec-
13800ture cuiiiplete de l'Âlcoran
13801U^.'-^- Lais u'aW ( prédicateurs ; et les hommes
13802du nng le plus distingué assistèrent à cette réunion.
13803Ce même mois, on arrêta à Damas le scheikh Seïf-eddin4Udjihi , l'un des
13804enlàDts du sdiélkh lonnes, et
13805il fut amené sur les chevaus de la poste an cbâ-
13806tcau de U Montagne. Cette année nt terminer les
13807constructions de la viUe
13808Sàimj^t et Ton 7 inscrivit le nom de Hdik^Ascbraf.
13809k cette même ^xMjue, on fit sortir de prison les deux fils de JWelik-Déliei^
13810Uban, savoir: llèlik-llaso«d-Ncdjnh«ddin-Khidr, et Meiik-Adel-Bedr-eddin-
13811Salamesch , pour les oooduire vm le roi des Francs. Ce fut l'émir Izz-eddin'
13812Aibek-Mauseli, VostaJar, qui les amena
13813à Alexandrie, où
13814il les
13815fit embarquer
13816et transporter à Constantinople. Arrivés dans cette ville
13817,
13818ils furent reçus avec
13819les plus grands honneurs par l'empereur l-ascaris CAndronic Paléologue )
13820,
13821qui
13822leur assigna tout ce qui pouvait être nécessaire pour leur entretien. Us étaient
13823accompagnés de leure iemmcs.
13824Cette année vil terminer la construction de
13825la
13826cita<lelle d Alep. L'émir Kara-
13827sonkor, naiù d'Alep, ayant entrepris da relever celle
13828ville, y bàlit de beaux
13829édifices (ad), l'entoura d'une
13830muraille , et
13831rétablit
13832toutes
13833les attributions de
13834(a?) Le mot
13835se retrouve dans un passage de notre auteur, où on Ut (toro. Il, Toi. 36i v*)
13836:
13837L»^ ^Jjj ^
13838L|)
13839woL» U ^LLi-Jl îsfcjy • L'épou»edusiiltan otant venue à mourir, on cé-
13840• lt:l>r«, en l'honneur de cette princesse, une khatm, auprès de son tombeau. * Cxi mot désigne Une
13841cérémonie, dans laquelle on faisait une lecture complète de l'Jtcoran, et qui avait Heu fircs ttt Umteam
13842Wte/crmiiMfeiiM»iwmfeCteaMtfidtaiiplurM^j^^
13843levoUiMrniiiaMigedeknr
13844dàaéÊn{mm. 9ài,ta.
138451^) tUjalJdtj^
13846slXé» Je tevfandru» ailicwt, nr
13847ce sujet.
13848(sS) Je n'ai paa hétilé k lire L^Lâj
13849aulieu de l^îL;;
13850Digitized by Gopgle
p. 147
13851l4o
13852HISTOIRE DES SULTANS HAMLOUKS.
13853la priudpale mosqufo. Il y avait trente-trois ans que cette place avait été ren-
13854versée par Houlagou
13855, et elle était restée en ruines.
13856168
13857"'"'^
13858Sclicwal
13859, on commença à rebâtir Damas. Ou y reconstruisit les
13860palais du s^an
13861,
13862la tour ^ijUDI et la Koubbeh-Znrktl (la coupole bleue). Cp fut
13863T'^niir \lpni-ed(liii-Saiijar-Schoudjaï
13864qui
13865présida
13866à
13867ces traNaux. La
13868decoi;Uion
13869iul c-xêcultc avec un soin extrême, et lou employa pour l'ornemeut des pla-
13870fonds une somme de quatre mille w/V/rA-rt/ d'or.
13871Cette année, le schérit' Abou-Nemi ne
13872fit puiitt le pèlerinage, parce qu'il
13873re-
13874doutait les Égyptiens. Au mois de Rebi-premier, mourut le souverain des Tatars,
13875Argoun, (Us «fAbaga, fds de Houlagou, fils deToulott, fils de DjingbizpKhaa.
13876II eut pour successeur son
13877frère Kalkhatou»
13878fils d*Abaga, Ai|^n laissa deun
13879fils, Kazan et Kharbenda^ Kaakhatou, livré au vice honteux de la pédérastie,
13880s'attira bientôt
13881lafaaine de ses sujets Cette même année, mourut, de mort
13882violente, Telaboga, fils de Hangou-Timour, fils de Toti^an. Il fut assassiné par
13883Baghiiab, fil de Naal, fils de TaUr, fils de Donschi.Kfaao,fiIs de Djioghia-Khan.
13884Après lui, monta sur le tr6n^ Taktoka, fils de Mangou-Hmour, et frère de Te-
13885laboga. Baghiiali assoda k ce souverain ses frères, savoir : Bedrek, Sarsl-Boga
13886et Tadan (29).
13887•
13888Le quatorzième jour du mois de Safar, un incendie se manifesta dans un des
13889A W
13890tigi dépôts du
13891cliâteau de la Montagne,
13892et consuma quantité de
13893livres et d'autres
13894objets. Le onzième jourdeRebi-premier, on célél)i a une kiuitni dans laKoubbeh-
13895Mansourieli. Le sultan s'y rendit en personne, et distribua, en aumônes, une
13896somme d'argent
13897considéiable. Le vendredi, vinjjt-unième jour du même mois,
13898le klialife Hakeni-bi-arar-allah prononça, dans
13899la mosquée djàmi A\x château
13900de la Montagne, une khotlmh éloquente, dans laquelle
13901il exhorta vivement à la
13902guerre sainte. Ensuite il fit, avec les assistanu, la prière du vendredi. Ce même
13903jour, on prodama le dépat t pour la guerre. Le samedi, huitième jour de Relu-
13904seoond, à la huitième heure, le sultan se mit en marche, à la téte de toute son
13905armée. Une nouvelle, apportée par la poste, annonça que les Tatars avaient fait
13906une incursion du côté de Kahbah, et enlevé quantité de troupeaux. Un déta^
13907cbement
13908partit de Damas, pour aller les combattre. Le samedi, sixième
13909(my) Cette tinée, au nppart d*Abvn1aialilien (foL ig -«*}, ta baolciir priaulÎT* êu Hil fnt êc
13910quatre condce», trais doi^l»» et la crue de dv-eept eovdée^ Mptdoigis.
13911Digltized by Goo<île
p. 148
139124*691(1193)
13913VII. Ml-LIK-ASCHRAI-KHALIL.
1391414»
13915jour de Djoumadb-premier, le sultan
13916fit son entrée à Damas
13917; et le lundi , huit,
13918toutes les troupes s^ trouvèrent rëunies. Au milieu du même
13919mois, lemir
13920Sonkor-asar épousa la
13921fille du sdhrb Sclicnis-eddin-bcn-assalous, en lui assi-
13922gnant un douaire qui
13923s'élevait à quinze
13924cents pièces dW^sur lesquelles cinq
13925cents furent payées comptant.
13926Ce même jour, on
13927vil arriver Melik-MoudafTer, souverain de Hamah. Le sul"
13928lan pas^ ses tjoupcs eu revue. L'armée de Syrie arriva aus&i,
13929et prit la route
13930d*Alep. Ensuite, le sultan partit de Damas, le lundi, sixième Jour du mois,
13931h cinquiènie heure, et
13932fit sou enirfe à Alep, le a8. U quitta cette Tille le qua-
13933trième jour de Dtjouniada^eoond, et se dlr%ea vers Kalat-alroum (le chitemi
13934des Romaios). il campa sous les murs de la place, le mardi, huitième jour du
13935mois, et fit dresser vingt machines de guerre» avec lesquelles il battit les i«m-
13936^rts et Ton ouvrit des mines. L*èmir Sandjar-Sdiotidjd, ttalù de Damas,
13937fit
13938Abriquer une chaîne, que l'on attacha aux créneaux de la citadelle, tandis que
13939Tautre extrémité était fichée fortement en terre. Les soldats s'en servirent pour
13940monter à l'assaut, et combattirent avec le plus grand courage. Enfin
13941, grâce à
13942Dien, la place fut emportée de vive force,
13943le samedi, onzième jour de Redjeb.
13944La garnison fut égorgée; les femmes et les enfants furent emmenés en captivité.
13945Le patriarche des Arméniens, qui se trouvait dans la place, demeura
13946[)rison-
13947nier. Le siège avait duré
13948ti-ente-trois jours. Le sultan donna a cette ville le nom
13949deKalai-(t/mouslimin{le cliàteau des Musulmans), sous lequel elle fut désormak
13950connue. Oo y fit conduire un arsenal «LtU.jj^ et douae cents prisonniers (3o). L'é-
13951mir Sc]iefMdin4>en^kbatiroblint,devantcetteplace, lacouronne du maKjre.
13952Lorsque l'on reçut à Damas les nouvdies de la prise de Kalal-arronm, la ville
13953fut décorée comme dans une féte, et Ton frappa les instruments qui devaient an-
13954noncer cet événementLe sultan désignarémirSandja^Schoudjal,noA de la Syrie,
13955pourjtbfttir la forteresse de KaàUHiùnousIimiH. On releva ce qu'avaient détruit
13956ksmadiincs de guerre et la sape; un quart de la place resta en mines. Le sultan se
13957remit en route le samedi, dix-huitième jour du mois,etséjournadan8 Alep jusqu'au
13958milieu de Scbalwn. U ôta à Kara-sonlioJ' le rangdenol^d'Alep, et lui donna pour
13959()o) Tdot le aCMqu« présente le texte; mais dans t'i^iffoi/tf de Nowaîri
13960(fol. 100 v*, 101
13961r"],
13962nn lit
13963UljL*^
13964«JLULJI iLilcL^^^t ^1
13965« Douze ccoU prisonniers furent
13966• amenés à l'arsenal da sultan. »
13967Digitized by Google
p. 149
13968l4a
13969HISTOIRE DES SI LTAXS MAMLOLKS.
13970successeur l'émir Seif-eddin-fielb&n-Tabàklii-Mansouri. L'émir Izz-eddin-Aïbek-
13971Mauseti
13972fut nommé .rc/m</c/ (inspecteur) des divans de cette
13973ville.
13974f,e motiarque
13975prit ensuite le chemin
13976île Damas, où
13977il
13978fit son entrée, à la deuxietne heure du
13979mardi, vingtième jour de Scliahnii. On contluisait devant
13980lui le patriarche armé-
13981nien, prince de Ktiia/-tirn>u///
13982,
13983et un j^rand nombre de prisuuuiers.
13984Ce même mois, l'émir bedr-eddin-Uaidara, natb-assaltanah de
13985l'Égvpte, se
13986mit eu campagne, à la téte d'une bonne partie de rarmëe, et «e dirigea vers lei
13987montagoes de Keeroan, du o6té du Sdhd, Les halNtants des montagnes s'étant
13988avancés à sa renoonire, Baldara rebroussa chemin comme on fuyard, et le d^
13989sordre ie plus complet se osk parmi les troupes. Ce soeoès enhardit les montar
13990gnards. Les émtrs| profondément émus, lëroo%nèrent contre BaSdara nu vif
13991ressentiment, et raccusèrent de s*étrè laissé fsgner par les présents de rennemi
13992Au moment où cet émir retourna à Damas, le sultan sortit au devant de lui,
13993et mit pied à terre pour le saluer,
13994il lui adressa en secret des reproches sur sa
13995conduite.
13996Baidara
13997fut attaqué d'une maladie qui
13998le conduisit aux portes du
13999tombeau. On
14000répandit
14001le bruit qu'il avait été empoisonné; mais
14002il recouvra la
14003santé.
14004Il distribua, dans !p mois de Ilamadnn, des aumnnrs abondantes, restitua
14005des biens qu'il avait enlevés aux
14006propriétaires,
14007et
14008mil en
14009liberté quantité de
14010personnes détenues dans ses prisons.
14011Le dixième Jour du
14012mois,
14013il convoqua
14014In
14015population dans
14016la djdmi
14017Ommiades, et y oélélmi une fête solennelle ^ qui avait pour objet la réci«
14018talion de la KhMtuh,
14019Lequinaième jour de Ramadan, mourut Mohil-eddin-Hbhammed^Mn^&bd-
14020allah-ben»Abd-«ldAher, chef du divm de la cbanoellerie .UJ^t ^I^o w^L» U
14021eut pour successeur, dans cette plaça, TBdj^din>Abmed^o^d4>en41oham>
14022med^ben-Amin-Tenoukhl-ilaldM.
14023Ce même mois,
14024il régna sur les diameaox une mortalité
14025si gnode, qae las
14026émirs Airent réduits à charger leurs bagages sor des chevaux. Le sultan permit
14027atix soldats malades de reprendre le chemin du Cairei
14028Ils partirent de Damas le
14029vingt-deuxième jour du mois. L'émir Alem-eddin-Sandjar, le dov^adari^ après
14030470 avoir recouvré sa liberté, arriva du château de la Montagne, et fut gratifié du
14031rang d'émir, en Egypte.
14032La nuit qui précéda
14033la
14034fête de
14035la rupture du jeûne,
14036l'émir
14037Hosani-etldin-
14038;
14039Làdjin,
14040rm«^<^/r (le petit), quitta précipitamment
14041la
14042maison
14043qu'il occupait à
14044Digitized by Google
p. 150
14045A><gi (i»9»>.
14046m HBLIK-ASCBRAr-KBALiL.
14047«43
14048DWQtt, dans la crtinte du ailtan« ayaot a|^rw-qiie oe prioce avait desKin de
14049fefaira affréter. On proclama dans la ville que celui qui déuoDcerait Làdjin re-
14050cevrait une somme de mille pièoesd'i», et que tout homme qui
14051lui donnerait
14052un asile serait étranglé. Le sultan monta à cheval, accompagné de ses
14053princi»
14054paux courtisants, quitta
14055le repas de la
14056fête, se mit à la recliercbe de Lâdjin, et
14057fit occuper tous les cliemiiis. Il revint sur ses [)as, après IWr, tout troublé, épuisé
14058de Fatigue, et sans avoir découvert aucune trace du fugitif. Mais le hasard voulut
14059quel.H(ljii)
14060alla descendre chez une Iribu d'Arabes, qui se
14061saisirent de hn
14062et
14063i anieiieieni au suUaii.
1406411 lui mis en prison dans le cliàteau de la Montagne ^3i}.
14065On arrêta en même temps l'émir Rokn-eddin-Belbar»>Taksou, beau-père de Lidjiu ;
14066louadeux furantoonduila en Egypte, et aa&rméi dans le château de laHontagna;
14067Leiisièim jourdeoemojs»rânirIjoMddiD-Albek^ainawi fut installé dans
14068la place de nal6 de Damas» en remplaoement de Schoudjal. L'émir Sel£«ddin-
14069Togril-^ni fut nonuné tuUà-a^Miihae ^jouvemeur des villea conquÎMa)» au
14070lieu de Bdba4>Taliâk]ii,atlendu que oe dernier avait été promu au grade de
14071JM{&d*Alep. Scboudjaï arriva de Kalat-almousli/nin, après avoir fait rebâtir cette
14072place, et en avoir démoli une partie. Ufiit très méoonleDt d'apprendre qu'on
14073lui avait ôté la place de luiïO de Damas.
14074Dans le dernier tiers de la nuit du mardi, neuvième jour de ce mois, le sultan
14075partit de Damas poui' retourner en É^yptc. Les
14076liabitanis des rues commer-
14077çantes avaient reçu l'ordre de
14078-sortir au moment de la marclie du sultan, chacun
14079d'eux tenant en main une bougie allumée. Tous, en effet, quittèrent leurs niai*
14080sons, et
14081se
14082placèrent en rang depuis
14083la pui te de iWisr
14084, jusqua
14085la musquée
14086appelée ^jj^i j.^c^
14087\isL masquée du
14088pied;. Au moment où le sultan monta à
14089dwval, toute* les bou|^ ftireot aUmnéeaà la.foia. La pvince lo mit en mardie
14090et quitta son camp. 11 tnuufiSro JIIohii^din4>en^àUMs des fonctions «Tins-
14091peoftaurdea dbmns de Damas à celles d'inspecteur du tr^or, où
14092il remplaça
14093AmâiHMldiii4»eii-IbdftL
14094Djcmal^dinJien-Ilitahim-SaBari fut
14095installe comme
14096inspecteur dca éùwu de Damas. L'émir Scbems-eddin-Karai^onkor, le ^oth
14097fouiwklIaDaourîi fut nommé commandant
14098^jJL^ des mamiouka du aultan.
14099Meiîk-Ascbraf anivaau Caire le mercredi, second jour du mois de DImnIIndah.
14100Il fit aon.entflée par Bâb^bm^j^ti porte du secours), et nwnla k la citadelle par
14101()t) Je eteii qi^i» t^«M ^Uk ici nos tale^csipiMa^ «tqÉV faMtbe laeia-fc'feA Aimmil
14102Digitized by Google
p. 151
14103i44
14104BISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
14105]a porte de Zouwallah. Oo avait décoré la villep élevé des diftteanx; on se félU
14106dlait' mutttelleinenl,
14107et une quantité incalculable de flambeaux
14108brillait de
14109toute» parts
14110: car tous les habitants
14111s'étaient piqués, en cette occasion, de dé*
14112ployer une magnificaDce qui dépassât tout ce que Ton avait vu dans des ciiv
14113constances
14114semblables.
14115linad-cddiii-TstnaI1-ben-Ahiiied-])cn-SaRl ben-Mohan^
14116med-bcn-alatliii- fut promu au rang de Sdheb-dman-alinschd (chef des bureaux
14117de la chancellerie), a{3rès la mort de son père. Celui>ci
14118n'avait conservé qu'en-
14119viron un mois la ctiargc de kâtih-dssirr's^cvvltntv de la chanccUcrie secrptr\ et
14120était mort subiienu iil
14121après sou
14122rciuur de Damas,
14123le dix-neuviènif inur de
14124Schewal. Au
14125moit, de
14126nhou'lkadali
14127,
14128le
14129vizir Ebn-assalous
14130apnsfa
14131Aleni-ben-
14132471
14133Binl-alaazz-iniki pour déiiomcr Taki-eddin-Ebn-Bînt-alaazz.
14134I!
14135linl, à cette
14136oc-
14137casion, une séance judiciaire ^jXx*'
14138Aleni avança
14139contre
14140Taccusé des
14141laits
14142extrêmement graves.
14143Ebn-Bînt-alaaiE demeura le reste de Tannée dms une disgrâce crnellè 1:^. Le
14144demlerjourdu moisdeDhoulhidjah, nnarrétaetronmit eu prison Fémirâchen»-
14145eddin-SonkoMischkar,rémirSel(«ddin-Djermek-NàseriyrémirSeir-eddin'lIftrouni,
14146et rémir Bed^eddin^Bditout. I^srmi les hommes «listingués que cette année vit
14147mourir, on compte : i* Melik-HoudafTer^lLara^Tslan, fils de SaidOâci, fils de Man-
14148souri-Ortok.
14149d'IlgM* fils d'Aibi, fib de Timurtasch, fils d'Ilgftxi, fils d'Ortok,
14150prince de Mài*edin.
14151Il avait régné l'espace de trente-trois ans. 2^ Lemir SonUor-
14152aschkar. H
14153était
14154âgé de soixante-dix
14155ans.
141563" Le
14157AV///ô-«*j«rr ( sert
14158t
14159tir p
14160le la
14161chancellerie secrètej
14162Faili-oddin-Abou-Abd-allali-.AIohammed-ben-Mohii-eddin-
14163Abou'lfadl-Abd-allab-ben-Abd-eldalier.
1416411 mourut, à Damas,
14165figé de cinqnante-
14166(ptatre ans. 4° Le A'rt//Z^-a^wr Tadj-eddin-Abou'Iabbas-AbrTte
14167! beii-Selierl-eddin-
14168Abuu
14169l (adl-Saîd-ben-Mohammed-ben-Saïd-ben-alatbir-llalt'bi,
14170Il mon rut
14171daBs
14172la
14173ville de Gazah.
14174Medjd-eddin-Abou-Abd-allah-Mobammed-jjen-Ahi-Bekr-
14175Tabari-.Mekki, le schaféï.
14176Il mourut à Kuds (Jérusalem).
14177Il était âgé de soixante-
14178deux ans, et avait fiiit un voyage au Caire.
141796** Le KdUb-almschd (secrétaire de
14180la chancellerie) de Damas, Saad^din-AbonlTadl (ben) Saad-AllahJïen'lisrwan-
14181ben-Obald-^dlah-Ptrikani.
1418211
14183était, par son
14184âge, dans la dixaïne d'années qui
14185précède soixante ans. 7* Kemâl-eddin-Abou-lshak-Ibrahim*ben*Abd-a]lab-ben-
14186Abd^lmounim>ben>Hibet4llah4ien4ttoliamnMd4Mn41ibet<allal>ben-Hohamm
14187ben-Abd-elbftki-ben-Aroin^ddaulah-Halèbi.
14188Il moumt au Caire, âgé de soixante»
14189dix ans. 8* Fakhr»eddinoAbon*Amroa-Othman-ben-Khkir-ben-Gaxi-ben-Amer»
14190Dicjitized bv Google
p. 152
1419169> (**9))-
14192VII. MELIK-ASCHRAP-KHALn.
14193Aoiftri-Mîcri,
14194le Mouaddib (llDstiluteiir).
14195Il mourat au mois de DjoumadMe-
14196cond, dans l'une des dU années qui précèdent Pâge de quatre-vingts ans. Il avait
14197professé
14198la science des HadUk (traditions), diaprés Ebn-BIka et Moulcarram-
14199Fii«si.
14200Cette raénie année, l'émir Bektout arrêta, dans
14201la ville de lanlx),
14202le Sdiérif
14203EtftdJih-ben-Edris, et
14204le conduisit en Egypte. 1^ khotbah fut faite à
14205la Mecque,
14206au nom de Melik-Aschral^KliBlil» jusqu'à la fin du mois de Rebt|»emier. A cette
14207époque, on la fîiscontiniia, parce qu'on ne recevait plus de nouvelles de TÉgypte.
14208Au
14209inontfMit
14210dt'
14211l'arrivcp des
14212p«'lerins, qui étaient cette fois en
14213petit nombre,
14214Ahf)u-.\cmi
14215fit, de son cùlé,
14216le pèlerinage.
14217Bientôt
14218les pèlerins de Sviie arri-
14219vtTctit
14220, formant deux caravanes. Une terreur panique '^^^ se manifesta dans le
14221lieu d Arafali.
14222Il
14223Jeviui diilicile de se procurer de l'eau, et une outre wjlj de
14224cette boisson se vendait quatre dinars (3a).
14225La ouii du premier jour du mois de Ifoliarrem, on
14226fil sortir du cadiot le8~I7*
14227«mifsqui s'y trouvaient renfermés, savoir: Sonitor-aschkarf Djermei^ Hârounî.
14228^9^
14229Bdktout, Bélbars-Taltsou et Làdjin. L*ordre
14230fut donné de les ^trang^er tons en
14231présence du Sultan
14232: ce qui fut exécuté,-et tous moururent dans ce su[^ioe. 472
14233L'émir Kara-sonkor, cbargé d^étran^er I4djin, lui serra le cou avec la corde
14234d'un are; cette corde s'étaot rompue, Lfbdjin s^éeriai «O mon maître! quel crime
14235«ai-je commis
14236le seul coupable était mon beau-père Taksou
14237; il a cessé de vivre,
14238«et je répudie sa fille. nKara-sonlwr, qui avait de la bienveillance pour Làdjin,
14239montra à son ^;ard beaucoup d'indulgence, et ne se liàta pas de le faire périr.
14240En effet, Dieu avait décidé
14241t|iie LAdjin assassinerait Melik-Ascliraf, et s'assoierait
14242sur le troue à sa place. Léinir Bedr-eddiii-Baidara intercéda en faveur de I-adjin,
14243et fut secondé par tous
14244les émirs
14245(pii
14246étaient
14247prestiifs.
14248l,c
14249jtrince accorda
14250le
14251pardon, croyant que le coiqjable ne survivrait pas à son exécution. On emporta
14252Làdjin, qui fut rappelé
14253à
14254la vie, et nous
14255raconterons plus bas
14256les
14257faits qui le
14258concernent. Le premier jour de Moharreru, l'émir IsEz-eddiinAibek, le MasMflbr
14259(trésorier)4iansouri fut nommé mâb de Tarabolos (Tripoli) et des forteresses,
14260en remplacement de Togril-lgâni. Cet officier partit aussitôt du Caire. Le qua^
14261triéme jour du mois, le sultan quitta le ehftteau de la Montagne, et prit la roule
14262Cette winée, «aivaiit Aboulmahlscii (M. 3o f*), h iMutear {winiiive du Nil Ait de Mpt
14263coudées s«iz« doi^, «t la crue s'éleva
14264dix«sept eondces.
14265II. (InkMiMiwrWe.)
1426619
14267Digitized by Google
p. 153
14268i46
14269HISTOIRE DES SOLTAMS 1CAI1L0UK&
14270àa Said. Il insiâlla comme «m repréienlaiity dans la citaddle, l'émir Baidara, le
14271miùt qui était alors analade. Le eultan étant arrivé dans la ville de Kous,
14272fit
14273proclamer que l'oo Rt des prt^iaratifs pour une expédition dans le Yémen, te
14274istr E3)D-asMlous ayant inspecté la partie méridionale de régypte»
14275recueillit
14276les détails suivants ; Les différentes brandies de revenu oltob qui étaient per^
14277çues dans les bureaux Ji^s de l'émir Baidara, et qui faisaient partie de sps ikid,
14278ses acquisilions et les droitsqn'il touchait à litre de protecteur (33), formaient un
14279total plus considérable que
14280le revenu particulier du sultan. Les greniers du
14281prince, situ(^s dans
14282les provinces méridionales
14283«'taienl
14284\ides de •:^rains, tandis
14285que ceux
14286de
14287Baidara en
14288regorçeaient.
14289il
14290en
14291inslrnisif
14292If
14293stilfnn,
14294s'attacha à
14295l'indisposer contre
14296Baidara, et y
14297i-ôiissit. Baidara, infonih
14298Je ces
14299int in
14300t
14301^ mal-
14302veillantes, en
14303fut elTrayé, et n^solul
14304«i'allcr au devant du dangfr.
14305Il disposa un
14306présent
14307magniii(|uc, dans lequel
14308se trouvait une tente
14309{l'atlas rouge, dont
14310les
14311coixles étaient de soie, les pieux de bois de sandal, richement ornés, recouverts
14312de bandes d'argent doré, et les tapis de soie.
1431311
14314fit dresser cette tente dans le
14315canton d'Adouieh
14316avec les autres objets qull avait préparés. Le sultu,
14317à son retour, s*arréta dans ce lieu, et ne fit aucune attention au présent qni lui
14318était oflTert. Étant monté à la citadelle, il reprit une portion des droits affectés à
14319Baidara, et les réunit au trésor particulier du sultan. Au mois de
14320Safiir, on
14321éprouva, dans les villes de Gaiafa, Hamlab, Ludd et Karak, de violents tremUe-
14322meots de terre qui renversèrent trois tours de la citadelle de Karak. Des pluies
14323continuelles produisirent des torrents, qui détruisirent les moulins d'Audja, et
14324en brisèrent les meules. On tmuva dans le Ut du torrent onze lions mort*. Les
14325villes du Sâhcl
14326ressentirent également des secousses de tremblement de terre,
14327qui ruinèrent un grand nombre de lieux. Des qu'on apprit ces nouvelles, l'émir
14328Ala-eddin-ldagdi-Schoudjai
14329partit de Damas, en vertu
14330d'un
14331ordre du
14332sultan
14333^_jL ^j^j., puui
14334aller réparer les dommages causés par cet accident. On reçut
14335une lettre adressée de K<iUiiHtlmouslirnin par l'émir Izz-eddin-Aibek-Roumi, qui
14336demandait trente serakoiu^ j.j'lr' (l>""»ietsj, afin que, lorsqu'il enverrait des
14337émissaires, pour espionner les mouvements de l'ennemi, il pùl leur finre prendre
14338ce costume, de manière à empêcher qu'ils ne fiissent reconnus. On prépara pour
14339l'émir Hosam-eddin<M6hannl4)ei>lsa, prince des Arabes,à l'occasion du mariage
14340(33)
14341Vo]r«Rl*A]i|)eiulioe.
14342Digitized by Goo<^[c
p. 154
14343«ir69a(»93).
14344MCLIK-ASCHRAF-KHAUL.
14345*47
14346de lafille, uo vêtement L^' d'étoffe de soie, et un antre pourm mève.Ges objets* 473
14347iir<s du trésor dn sultan,
14348furent remis an diambellan de réroîr. On donna
14349ordre de construire uo poîto à Eiarisch, et Ton fit partir, pour oet objet, quantité
14350de plongeurs. Lorsque les tnvaux.forent terminés, on plaça sur ce puits une
14351Sakieh.
14352Ce même mois, Ma*eddia-fiaridi , wali (gouverneur) d'Asctimounéln, se tua
14353lui-même,
14354et
14355riit
14356pour snccesseur Bektemur-Mmtscki. Ou
14357arrêta^prisonnier
14358JVmif
14359l/.^-e(lclin-A.sMlcninr-.\lau , l'un des émirs de Damas,
14360cl
14361il
14362lut amené un
14363Caire, où
14364il arriva le premier jour du mois de Rebi-awal. Les troupes avant reçu
14365loixire de
14366se
14367diriger vers Damas, l'émir Baïdara partit avec elles.
14368Ensuite
14369le
14370vizir se mil en marche, accompagné des
14371trésors. Le sultan
14372partit
14373et suite, au
14374commencement du mois de Djoumada-preuiier, e&corté d'une tioupe de
14375ses
14376émirs et de ses principaux courtisans, tous montés, ainsi que lui, sur des dro-
14377madaires. Il prit le chemin de Karak, en suivant une autre roule que le derk
14378(c1wmin)(34)par lequel on se rend d'ordinaire en Syrie. Après avoir r%lé les
14379albires de cette forteresse, il se mit en marclie pour Damas, où il fit son entrée
14380'
14381le neuvièmejour de Djoomada, trois jours après l'arrivée de l'émir Bsidara ^ du
14382•visir. 11 donna .l'ordre de diriger des troupes vers Bdiesna, afin <fenlever cette
14383place aux Arnoéniens de Sis. Geiix*ci avant envoyé des ambassadeurspour implo«
14384( 34) Le mot derb *mJ>j^ désigne mh ekemin étroit qui *e trouve tracé, soit au traren des moMagim
14385,
14386mit M trmven dkdkert. Od lit dans la Deter^iion de l'Égrpte
14387Makrûi (naa. 68s, fd. laSr*) t
14388^jf
14389««t^^l~lt w;-^^
14390*
14391chemin que l'on suit, pour
14392&e rendre de l'ÉgypU à
14393• Daniaji.
14394• Dans Youvmgc fiistorique de Fakhr-ediiiii-Kà/i fm.
14395Sg'i
14396,
14397f. 2^7
14398v°)
14399: ^^Jx v__jjjJI LaJû
14400Z'-s-''
14401Ils
14402'les Karmates) interreptèrent le chemin de» ju lcrins.
14403" Dans
14404l'Histoire d'F.gyptr d'A-
14405bou'lmahàseii (man. 666, foi. lai
14406r°J: "^^^ '^J^ vJj^ * " H*^*'
14407routcdes pèlerins. » Dans le
14408Bime ouvrage (man. 671, lU. 35 v*)
14409:
14410^J^J»i^ ^ IX» s^jO ^^"^ • Fow ripstcr te chasin
14411GOndluit ils rink k
14412la Mecque.
14413» Dans le ManM-stifi du
14414mi'iac auteur (tom. V, fol. aoor*):
14415^-LJ' j vJ.CIm
14416,
14417>ji
14418'jy^ * "* prirent le chemin
14419dt-
14420B;illnk et ân R< ka.
14421- Dans
14422le ^ny"^
14423d'Ebo-Batouiah (manuscrit, fol. 10 r°): ^LiJl w>jjJt ^J* ^^'"-^ Ji' %i v,S^/^ ij^
14424• non premier
14425pclerioagc, je pris ma route par
14426le chemin de Syrie.
14427Uam tKiÈHn d'Égypie
14428d*Elm-Aln-'«soraar(r. t48v*):^,Jj>yDl ^Ux^l s^, j J ^jsi. . Il pmid IccImbJb dei péleriDs. •
14429Dans VHittoirt riv ht conqui'ic dr l'Égypic
14430t jtay. 58) jjjj ^ j,;!?*-^
14431"
14432tiennent sur son che-
14433• min.
14434Ce mot existe encore en Ëgypte, avec la même signification. Sur la carte qui accompagne ie
14435iAm» b MbiMw de M. Roblmon, on trouve indiqnéa les routes qui pormtl les aon» de
14436AnMMr, Omè-t^ém^ Dtri'^tkaéat.
1443719.
14438Digitized by Google
p. 155
14439l4S
14440HISTOIRE DES SULTANS MAMLODKS.
14441rer lëur pardoD, on arrêta avecoesdëputM la reddition des places de Beheana,
14442Uarasch et Tdl>HanMloab. L'émir Tougan , mUi de la banlif^ue ^1 de Damas,
14443partit avec les ambassarlrurs pour aller furendre possession de ces vâles. Le
14444premier jour du mois de Redjeh, on reçut à Damas la nouvelle qu'elle» avaient
14445étf' remises au\
14446mains des Musulmans, et
14447cet c%'énenicnt
14448liit annonré au son
14449des instruments de musique ^jUL.!! o-j-
14450(^5;. Lemir Bedi-eddin-Rekfâscli, le
14451zerdkdsch,
14452fut nomme naïb de
14453tk'liesua; on désigna pour
14454la mètue
14455\illc un
14456kâdi, un Ahati/f, et l'on y plaça une garnison et des surveillanis. Lemir Tougan
14457arriva à Damas, accompagné des députés de Sis, et apportant le tribut
14458et
14459les présents ^)LLs)). Le second jour de Redjeb , le sultan se rendît k Hemst à
14460ta téte d'un corps de troupes.
14461Il renvoya au Caire les plus faibles d'entre les
14462soldats; ensuite, il partit de HeoM, et prit la route de Salemiab. Ayant surprb
14463rémir Hofaauuft^n>lsa-ben-HolianoA, émir de la tribu de FadI»
14464il l'arrêta pri-
14465sonnier, ainsi que ses frères Moliaiiuned,Fad] et Wababab;
14466il les envoya à Da>
14467aras, sous la conduitede l'ëmir HbsanMddinXAdjin : ils y arrivèrent le septième
14468jour du
14469mois. Le sultan
14470s'y
14471rendit le même jour.
14472Il nomma pour émir des
14473Arabes l'émir Scheins-eddin-Mobammed-ben-Abi-Bekr-ben-Ali-ben-Hodhaïfah,
14474•
14475émir de la tribu d'Ali. LVniir Iz/.-eddin-Aïbek-Afram,
14476cmi'r-il/n/ular, fut envoyé
14477à Scbaubak, dont
14478il
14479fit démolir la .citadelle,
14480et n'eu
14481lais&a subsister que
14482le
14483donjon
14484Ils.
14485Au mois de Redjeb, la
14486ville de Haibek ejjrouva des pluies continuelles, à la
14487suite desquelles des torrents d'une impétuosité exli-âordinaire dévastèrent les
14488vignes,
14489les cbamps,
14490les maisons. Le dégât s'éleva à plus de cent nnilte dinars.
14491Le onrième jour de ce mois, l'émir Baldara partit de Danoas, à la téte des
14492troupes, et le vizir Ebn*as8alous esccwta les trésors. Le sultan se mit luinnéme*
14493474 en marche, accompagné de ses principaux officiers « le samedi, ireiaième jour
14494du mois;
14495il arriva à Gazah le matin du mercredi,
1449617, et
14497fil son entrfe au
14498cbàteau de la Montagne, le a8 du même mois. L*émir Baïdara y arriva avec
14499toute sa suite, le premier jour de Scbaban. Tougan , «m^// de
14500la banlieue de
14501Damas fut nommé nalb de KaUa-aitnmuUmin (le cbâieau
14502des
14503Musulmans), et
14504Asendemur-Kurdji le remplaça lians la banlieue de Damas. Au mois de Sdiabao,
14505(35) VtaxiiVHtftnirf
14506(le r/'n''
14507,
14508i
14509ritc en
14510|iors;iii par FiiiNLlit.ili itnm. 1,
14511(Mt;.
14512ii!>ji, on u-ouvecetle
14513exproaton
14514: ^ùj L^^lir
14515« On battit le tambour que l'on frapjw pour In rijoaiwinccs. »
14516Dlgltlzed by Google
p. 156
14517M 69» (lagS).
14518m NELI K^ASCH EAF-KHALI f*
14519149
14520Scfaanu-eddiD-AbinedoSeroudji, le haBéfi, fut installé Kadt'Ol&odatdn hanëfia
14521du Caire, après
14522la mort du KaH^aikodat Iz^^ddln^foinaii-beii-IIasan-beo''
14523louaouf-Khatibi-AnEenkâni. Le premier jour du mon de Ramadan, Taki*eddio-
14524beo'Bint-alaaac fol mis «n liberté, après avoir éprouvé une diagrftee rigoureuse,
14525ayant
14526été détenu dans la prison de Tautorité judiciaire
14527^»S^| ^jx^, el naenacé
14528de la mort.
14529Il revint occuper sa maison, située près du tombeau de SchafiSi,
14530dans
14531le
14532quartier de Karftfali.
14533II oâébra les louanges d'Ebn-assalous dans une
14534pièce de vers qu'il voulait lui réciter en personne; mais le vizir s'y étant opposé,
14535ce
14536fut Aia-eddin, frère de
14537l'auteur, qui
14538fit la lecture. Bientôt après, Ehn-Bint-
14539alaazz
14540fut recontiu
14541iniiiceiil des crimes qui lui avaient
14542élé imputés,el il partit
14543avec la caravane, pour aller
14544faire le pèlerinage de
14545la Mecque.
14546Le samedi, i^ecoud jour du mois de Scbcwal, ou arrêla Témir Izz-eddin-Aïbek-
14547Afram, énùr-djcuidar^ et on saisit tous les biens qu'il possédait, tant en Egypte
14548qu*eD Syrie. Au mois de DhouHiidjali, on donna ordre de oékSmr une i%te
14549pour la cîrooncision de Témir fMser«ddin-Hohammed , fràre du sultan, on
14550planta
14551le hAak ^jS au pied de la dtaddl^ du o6té de Baè-^muur
14552( la porte
14553du Secours), le vingtième jour du mois, et Ton distribua des récompenses pé>
14554cuniaires, ainsi que des khUak (robes) à ceux qui atteignirent le but. L'ordre
14555avait élé donné pour que la revue des troupes eAt lieu en présence de Témir
14556Baidara. Cette inspection se prolongea Tespaoe de plusieurs jours. Raïdara était
14557accusé de mettre de la né>:tir;cnce dans celte opération. En effet, quelques-uns
14558des soldats empruntaient à d'autres leurs objets d'équipement. On décida que
14559l'armée
14560serait passée en
14561revue en une seule
14562fois, dans le Meîdan. Ce fut un
14563jour de
14564fête. Parmi ceM\ qui atteignirent le but, on
14565distingua l'émir
14566Balsari.
14567Il reçut en
14568présent
14569une somme
14570de trente mille pièces
14571d'or, sans compter les
14572khilnJi
14573I rohes^
14574et autres objets. Le lundi, vingt-deuxième jour du moi&, eut
14575lieu
14576la circoncision de l'émir Mohammed
14577et de plusieurs enfants des émirs.
14578A cette occasion , les émirs répandirent For en abondance , de manière qu*on
14579en remplit des basnns.
14580Le dernier jour du mois de Dhoulhidjah, te kadi Sdierfieddin-AlMMwab-
14581hab'ben-Fadkallab'Omari fut installé dans les fonctions de kuib'ossiir (secré-
14582taire de la chancellerie secrète), en remplacement d'lmad«ddin4small-ben-ala-
14583tbir. Celte même ann€«, le SchérifAbon*Nani fit fidre, à h Mecque, la MofAsA,
14584au nom de Melik-Ascbraf. Jusque-là, elle se faisait pour le soovetain du Yémen»
14585Digitized by Google
p. 157
14586<5o
14587HISTOIRE DKS SULTANS MAMLOUKS.
14588dont
14589le nom ^il ^alemeDt gravé sur la monnaie. Desactei «Doonçant celle
14590vjvoluiion furent expédiés et confiés à Ebn4dkastelâDl. A celle même époque,
14591on vit arriver un ambassadeur de
14592Kaikhatou,
14593roi des Tatars. Il était porteur
14594d'une
14595lettre dans laquelle ce prince déclarait
14596qu'il
14597voulait fixer sa résidence
14598dans
14599la ville d'Alep, attendu que
14600cette place avait été conquise par son père
14601H()ul<if,Miu
14602II prolestait
14603(|iu
14604si on se refusait (36) à cette concession,
14605il s'empa-
14606rerait de toute la Syrie. 1-e sultan
14607(i»
14608réponse on
14609ces termes
14610: al^s intentions
14611itdxiktin se sont trouvées parfaitinittu d at t ord avec
14612les miennes. Je projetais
14613«de reprendre Bagdad,
14614(i eu
14615nia^-sacrer la garnison (37)
14616: car j'espétais pouvoir
14617«en faire comme autrefois la capitale de l'Islamisme. Maintenant, nous allons voir
14618K quel sera celui de nous deux qui entrera le premier sur les terres de son en-
14619« nenu.» On adressa en Syriedet ordres écrits qui enjoignaient de préparer des
14620vivres, et de passer les troupes en revue. Cette même année, les pèlerins firent
14621la cérémonie du ff^aA/oA ^yij» le lundi et le mardi ; nais ils ne firent pas la
14622prière du vendredi, dans la crainte d'éprouver le tourment de la soif, attendu
14623la ràreté de l'eau. L'émir de la caravane étant au lieu nommé Hma,
14624fit jurer
14625au Schérif Abou*Nemi qu'il ce rendrait en personne auprès du sultan. 11 lui avait
14626remis en présent une somme de mille pièces d or, que le sultan avait envoyée
14627d'Egypte pour lui être offerte. Cette même année,
14628il
14629périt sur mer seize bâti-
14630ments qui étaient des djelbaJi
14631(liarques) du Yémen, appartenant pour la
14632plupart
14633a
14634la
14635ville d'Aden (38
14636.
14637**
14638troisième jour du mois de MoUairem,
14639le sultan
14640traversa
14641le
14642jS il, pour se
14643—
14644rendre dans
14645la province de Boliaïrab, afin
14646d'y prendre le divertissement de
14647la
14648chasse. Il
14649élail accompagné de
146501 émir Baidara el du viiur Lbii-iissalous.
1465111 laissa,
14652pour oomnumder en «on nom dans le cfaitenu de la Montagne, l'émir Alem>
14653eddin-Sandjar^hoodjal. K cette époque,
14654il existait une violente inimitié entre
14655l'émir Baidara et EiNHissalous. Le sultan étant arrivé à Teroudj^, s'y arrêta;
14656le viiir prit la route d'&lexandrîe, pour aller liâre préparer les étoffi»; mais
14657il
14658trouva que les dél^ués «^ty de Baidara s'étaient emparés des marchandises
1465916) Je
14660lis sjX3
14661^-v**^
14662^
14663^
14664^v»^
14665{i-jj Je Ui
14666au lieu de
14667C»li.
14668(38) Getie ainiée, an nppori 4*Abo«i'lii>a]iâMn (fol. 3i r*) , la bauicw |iiriinitive <lu Nil fut de
14669i< coudées , éis doigte, et la erue «'clera k dix-«ept co«idée»« dis-aept doigts.
14670Digltlzed by Google
p. 158
14671à>69S(i«94)-
14672VII. VBLIK-ASCRRAP-KHALIL.
14673i5l
14674et des fabriquet. Il •» hâta d'ëcnra au sultan, pour rinformer <1« ces
14675fiiits, et
14676l'aigrir contre Baîdara.
14677Il l'assura qu'il n'avait pas trouvé dans tout le territoire
14678delà ville de quoi fournir aux distributions ordinaires. Le sultan» outrë de co-
14679lère ,
14680fit venir
14681Baîdara,
14682et
14683lui
14684adressa de
14685vifs i-eproches, en présence
14686des
14687émirs
1468811
14689le mponça d'autoriser Ehn-assaloiis
14690à
14691lui faire donner la bastonnade.
14692Il
14693.ijoutït
14694(lautres
14695mot«
14696qrîo
14697l'on
14698tie
14699saurait
14700rapporter. Baîdara
14701mit dans ses
14702réponses une
14703cxtrënie
14704Lniceur,
14705et
14706bientôt,
14707quittant
14708le prince,
14709il regagna
14710sa
14711tente,
14712profondérut ut alarmé.
14713Il
14714convof|na aussitôt l'émir Ladjin, l'émir Kara-
14715sonkor, et tous ceux
14716qui étaient
14717d'iiilélligence avec
14718lui.
1471911 arrêta avec eux
14720le
14721oonjrfot d'assassiner le sultan. Ce prince avait permis aux grands émirs de se
14722rendre dans leurs iÂta ^Mtssessions territoriales). Us étaient déjà
14723partis; et
14724schraf resta accompagné de ses courtisans intimes, jusqu'au neuvième jour du
14725mois. A cette époque, Baîdara étant arrivé, on oooseilla au sultan de se rendre
14726au Caire avant le retour de rarmée. 11 envoya vers BAIdara, l'émir Seîteddin*
14727Afaott-Bekr-beDHdjemekdar (39), tuai (substitut) de ^tÉmir^ndar, pour
14728lui
14729ordonner de marcber sous
14730les drapeaux avec les émirs et
14731les troupes. Ebn*
14732Émirnijandar lui ayant remis la lettre ,
14733il en fit la lecture, puis il dit
14734: « Jepro^
14735«mets soumission et obéissance.» Mais on lisait sur son visage une colère con-
14736centrée. Ehn-Émir-djandar retourna, après avoirrempli sa mission. On s'occupa
14737de transporter l'arsenal ïULà.ijj' La tente ^l>.> se mit en mouvement
14738,
14739ainsi que
14740toute l'armée. I-<e matin dn dixième jour de Moharrem,le sultan apprit
14741qu'il se
14742trouvait, dans les environs de leroudjeh,un très-grand nombre d'oiseaux. Il forma
14743une enceinte de chasse
14744inis^ et r^agna son camp, vers la chute du jour, l^e
14745onaikne jour , tout le monde prit la route du Cwre. Bsidara se rendit au deà-
14746Hm (la tente du sultan), accompagné de ceux avec lesquels il avait comploté la
14747mort du sultan. Hais le prince n'éunt pas sorti, Baîdara congédia les conjurés,
14748. qui rentrèrent dans leurs tentes. Cependant, le sultan monta à dieval, près- 47^
14749que seul, n'ayant auprès de lui que l'émir SchehalH!ddin>Àbmed-beiMdaschal
14750(39)
14751J'ai traïucrit ce mot tel qu'il se trouve dans le récit de notre auteur. Dans l'ouvrage d'A-
14752bou'iuiahftseu, le même pcr^onnagf a partout,
14753le litre de Maheffdàr ^ùàx^ . Probablentoit l'of-
14754ficier ainsi oomme était celui qui avait
14755le soin des litit^es Liar* du sultan. On peut vaîr isr ce
14756(mie de lidtee Taylor (lVaielf>}Mi Aigftvitf «» /jidH («n, 1, psg. ss8); Itkli (JtefMnw? te JGmt-
14757dbtwt, ton. I, |NiB> )33)»*ic.
14758Digitized by Google
p. 159
14759i5a
14760HISTOIRE b£S SLLTANS MAMLUUKS.
14761cSnwfvjcAïAar (grand»veneur). U avait
14762l'intention de
14763devancer les Khassekis.
14764Ayant apperçu une bande d'oiseaux considérable^ il en abattit un grand nom-
14765bre à coups d'arbalète. Ensuite,
14766il se tourna
14767vers
14768Vt'mir-schikar,
14769et
14770lui
14771dit
14772:
14773« J'ai faim;
14774as-lu avec toi
14775(jue]i|(if chose que je puisse manger? »
14776II
14777réjiomlit
14778:
14779" Par Dieu,
14780il ne me reste ([u'un gâteau
14781et un poulet,
14782(|ui
14783se trouvent
14784« dans uia gibecière
14785u'i"
14786>
14787je réservais pour mon usaye. » Le sultan
14788lui riit
14789:
14790(c Donne-moi ces mets.» Dès qu'il les eût,
14791il se mit à manger. Ensuite,
14792le
14793prince ajouta: « Tiens roon cheval, afin que je descende pour lâcher de l'eau.»
14794Vénù^^tdàkat, qui était familier avec le sultan , lui dit :
14795« La chose
14796est im-
14797« praticable. Lesultàn monte^un étalon , et moi une jument. Ces deux aniimux
14798cr ne s^accorderont pas. » Le sultan répondit: « Eh bien! descends, et monte
14799< demére moi, a6n que je descende à mon tour. » Véminsehiiar descendit,
14800remit au prince la.bride de son cheval «
14801et monta en croupe derrière lui. Le
14802sultan mit pied à terre,
14803satisfit son besoin ; puis remonta sur son éldon, et
14804tint le cheval de r^mârvMc^r jusqu'à ce que celui-ci fut en
14805selle. Tous deux
14806se mirent à converser ensemble. Vers Vttsr (l'après-midi), Baîdara ayant envoyé
14807des émissaires, pour épier ce que faisait le sultan, apprit que ce prince n'était
14808accompagné de personne.
14809Il monta aussitôt à cheval, escorté de ses complices.
14810Le sultan apperrevant
14811uti im
14812iije d'une
14813[)oussière épaisse,
14814dit à
14815Vi'fiiir-.st/n/uu
14816:
14817« Vasreconnaitrecequipi uduii cette poussière. » L'émir se dirigea de cecùlé,
14818(40) Le mot fj^^
14819re trouve dans le récit de
14820la même catwlropbe^ («1 qu'il nous est doané
14821par Nowaïri
14822(fol. 167
14823v"),
14824par Abou'lmahâsen (man. 663,
14825fol. a?
14826r"),
14827et par un autre historien
14828(de mon maniucnt, fui.
14829v"); ce terme désignait une fx>e/te de cuir, que
14830i on portait a la ceinture,
14831tbuMA^ On lit dans la ùêêeHfHhn ée rÉgyptt deHairixi (ma». Ma, fol. 334 *°}
14832:
14833ùirhii
14834. de
14835< uir ilo Bulgarie, dont chacun contetiait plus d'une walbSt de grain. Dans chacun otail
14836« enfonci-c une ici siclte qui avait trois coudées de longueur. « Dans le même ouvrage (mao. 798,
14837fol. 189 r*): (j^^Sll woLaJI ^ ^^Jj-Jt ^J* JUoLbcJ! J JjJ4' Jv^
14838• On place laterviette'
14839« dans la eeintiure, nur le MwArf, du oAté drotL > G» mots sont transcrits de l'«avrige imlitidé
14840Metaiek-atab$dr {tant».
14841583, fol. 169 v°].
14842Dans YHittobt d'Ègypte d'Abou'lmahâscD (mah. <6t,
14843fol. 1-8 v"]: xâJ^ ^^ la^»
14844^ij oXjLs:-^! ^ JaIj J^» ClKicitn de tM compagnons
14845• rompra le jeâae, en mangeant un niuireau de viande, contenu dans son tauiak. » Car je n'hcsite
14846pas à tire i^ys au lieu de
14847, que présente le manutcri t. Dans le ménae ouv rage (m. 663 , 1. 1 4 r^j,
14848et dans le MmiM-U^ (t. V, loi. Ȕ ȥ), ou Ut
14849: jiTl j»
14850_>«î
14851^ j'^ ^Ir'
14852• l^rars mhM «Mit gnods; chacun contient vu» déni mffM, ou ntew davantage. »
14853Digitized by Google
p. 160
14854AR 693 (ik94)-
14855" VII. HEUK-ASCHRAF-KHA'LIL.
14856v-,
14857et rencontra Vémit Baldani, accompagné da plualeurs antres émirs,
14858ii leur^e-
14859mapflace qnlls voulaient; mais, sans Jai répondr^, ils continuèrent leur mar-
14860che. Us arrivèrent uuprès du sultan
14861, qui alors se
14862trouvait
14863sei^. fialdara lui
14864|K>i-ia un coup d'épèe qui lui
14865abattit
14866la main. Un second lui eaMlna fépajilc.
14867Lemir Lûdjin
14868, ^'avançant, dità Baïdara
14869: « Celui t|ut aspiteta au gouve; nement
14870a de l'Égvpto
14871et de la Syrie,
14872|niisse-tMl
14873('tr<>
14874aiii«fi
14875frappé. » En pariant ainsi,
14876il
14877asséna un
14878coiijj sur IVpaulc du sultan,
14879tumba aussitôt ù terre. Beliadur, le
14880itix-nniihnh , accourul, introduisit son épée dans
14881le foncfempnl du prince,
14882et
14883s'appiiva
14884dessus, jusqu'à ce tjuc
14885la pointe
14886sortit pai'
14887le gosier.
14888Tous les émirs,
14889savoir:
14890Kara-.sonkor, Ak-sonkor-Hosâuii
14891,
14892^ougai, .Mobammed-Kban'idja
14893^
14894lo-
14895votk\9A-assaki (réchanson) et Allouii-boka, \e nis-titutl/a/tj frappèrent alternat i ve-
14896nant de lieun» épéas le corps du prince. Cet événemont se pana le lundi , dou-
14897zième jour du
14898mois, de Moharrem. 1^ cadavre resta deux jours à la^méme
14899place. L'émir Izireddin'AIdemur>Adjemi,
14900«wdA' (gouverneur) de Teroadjeli,
14901arriva sur le théftlre de cette catastrophe , trouva le corps, étendu sur la terre
14902uu,et ayant les parties DSturelles découvertes.
14903Il le fit charger sur un chameau,
14904et le transporta à
14905la maison du gouvernement Âjiipi jb. Il le fit laver dans le
14906bain, Tensevelit, et
14907le déposa dans le trésor JUI
14908qui faisait partie de la
14909maison du
14910gouverueroent. L'émir Saadoeddin>Koudjcbà->àscri étant arrivé du
14911Caire, enleva
14912le corps,
14913.ntc
14914le cercueil où
14915il était renfermé,
14916le transporta à
14917son /M/r/W/ (tombeau\ silué dan» le voisinage du Mescbhed-Nefisi, au drliors
14918de Misr,
14919et
14920l'v enletr.i
14921.
14922le matin du vendredi, vingt-deuxième
14923joui
14924do Salar.
14925Asrlirnf avait
14926réijMr
14927irois ans, deux mois
14928et quatre jouis.
14929Il
14930l'i.iit
14931ayt'
14932d'envi-
14933ron trente
14934ans.
14935Il ne
14936laissai
14937jjais d'enfants mâles,
14938mais seulement
14939deux
14940lilles. 47~
14941r.Vtait un prince généreux, brave, intrépide, dune activité
14942extraordinaire
14943et
14944(jui
14945lut \icloiieux dans toutes se* guerres.
14946Il conquit
14947les ville» d^Akka, Sour
14948Ben-out, Beliesna, et Kalat-arroum. Ce monarque, malgré l'impéliiosllé de son
14949caractère , se distinguait \v»r le charme de sa conversation , et montrait dans te»
14950entretiens avec les gens de lettres, un esprit supérieur, un talent pl«n d*une
14951extrême finesse. Jamais
14952il n'aposiillait un écrit, sans l'avoir lu en entier, et
14953it
14954ne manquait pas d'y Taire toutes les corrections qui lui paraissaient convena-
14955bles. Toutefois, vers la fin de son règne, mû par un sentiment d'oiigueil
14956il ne
14957signait plus son nom , se contentant d'en écrire b première lettre, c*est4-dire,
14958II. (ireWèMejMPOe.)
14959an
14960Digitized by Google
p. 161
14961*H
14962j..
14963aiSTOIRC DES SULTANS MAMLOUKS.
14964un^. Il défendu que, dans lacorrespondance, on donnàl à personne le titrede
14965Zalmî ^^t^j : Ciêt il disait: m Quel est donc le Zodn
14966(chef) des annéqi» si
14967« ce n*esi mc^? » il abolit une taxe que Ton percevait» dans la ville de Damas» à
14968la porte de Ujàbiah
14969X-^L^I «_^Lj
14970,
14971et qui
14972était de cinq dirhems pour diaqise
14973charge de froment, ll.ëcrivil , à
14974la main, du caractère dont
14975il se servait pour
14976tracer Valanuth
14977'apostille), entre les lignes de l'acte qui aboltssait cet impôt,
14978les mois suivants:
14979« Que l'on décharge mes
14980sujets de celte mesure vexatoire,
14981<( et que l'on attire ainsi sur moi les vœux et les bénédictions des hommes des
14982K classes siipérioures ou
14983iiiférieurps.
14984>»
14985Pour
14986i cvciiii
14987a ce
14988( (iiicci ih'
14989les
14990'iuit ;>,
14991Zein-eddin-Kelboga-Mansotjri
14992accompai^Tii' (le pliisiinji s
14993(Miiii s, a\aiL (|iiilU' Melik-Ascliraf
14994, pour aller jtrfiidre
14995le divertissement de
14996lu
14997cliasse.
14998Plusieurs
14999émirs,
15000savoir
15001: Seïi-eddin-Burgoli,
15002Rokn<«ddin-B^hars, le DJasehenitirt Hosam-eddin-Ladjin,
15003Vosiadar,
15004Hedr-
15005eddin-Bektout-Alali étaient restés dans
15006le- «feAA'z (la tente) du sultan,
15007ainsi
15008que plusieurs des mamiouks du prince. BAIdara, après le meurtre du snl^,
15009revint, escorté des émirs de son parti, entra dans le dehUs, et i^assit sur l'es-
15010trade du trône lJJLI) %z^' Tous les émirs se levârent, baisèrent la terre devant
15011lui, et lui prêtèrent serment de fidélité. Il prit le titre de Meiik-'Àouhad jtS^
15012JAji), ou, suivant
15013d'autres, de SfeliA-âfoaddmif OU enfin, de
15014Metik-Kdher.
15015Il
15016fit arrêter
15017l'émir Baisffi
15018et
15019l'émir Bektemur,
15020le silahdar-emir-djandar.
15021Il
15022avait dessciu de les mcltro à mort; mais cédant aux sollicitations des émirs, il
15023se contenta de laisser les deux prisonniers sous bonne garde. Montant à
15024che-
15025val,
15026il se dirigea vers Terratieh, où
15027il passa la nuit, ('cpendanl ceux des émirs
15028et des raamiouks du sultan, qui se trouvaient dans le dehliz (la tente) et dans
15029le camp
15030jJfLtj, s'étaient mis en marche, pour suivre
15031la trace <le Baîdara
15032et de
15033ses adhérents. Lfudr Ketbopa
15034et
15035cen.\ qui raccom|>a«;!)aienl, ne tardèrent pas
15036à apprendre que le sultan avait été assassiné,
15037et que ikudara était sur le Irène.
15038Il se bàla, avec son cortège, de rejoindre l'émir Burgoli et les émirs et les mam-
15039louks, qui se
15040trouvaient auprès de celoi-d. Tous ensemble,
15041coururent sur
15042les pas de Baldara et de ses adhérents. Après avoir marché toute
15043la nuit, iU
15044airivèreot à Terraneh. La soir du samedi, jour de Tassassinat du sultan, Baidara
15045joignit Self-eddna-ben-Djemekdar; naSb de r«nur^<$ki»Mfiir, Témir Sftram-eddin-
15046Fakhri,
15047et
15048l'émir ftokn-eddin-BèibarB, amr^^awlar^ qui avaient avec eux
15049. kjui^cd by Google
p. 162
15050411 693
15051(1194)-
15052VJl. NtLlK-ASClfRAF-KHALiL.
15053l5!>
15054rtnenal
15055•UU.:>jj.
15056Au
15057moment' où
15058il les atteignit,
15059Beiian,- Vami^undar,
15060^avança wrs lui, «1 lui dit:
15061« Seigneur jj^ b, dans ce que vous avex
15062fait,
15063«avez-vons api d'après
15064J'avis dos émirs?)i
15065II répontlit
15066:
15067a Sans doute; j'ai tué le
15068« sultan
15069d'après leurs consfils, en leur présence; et les voilà tous réduis autour 478
15070« de nous.
15071» Ensuite,
15072il se mil à passer en revue les mauvaises rpialités tle Melik-
15073'
15074Asclirai, ses actions lionleuses, le mépris qu'il a\:ut
15075u'ui(iii;tié
15076|)()iit
15077It s émits et
15078les mamlouks de 5ou père, l'insouciance av^ laquelle
15079il trailailjes .iff'aire<» des
15080Hmulauis, la ncqyinflBjju cTEbiMMalfus ma^^a de vizir, la liaiAe de» ^aâti
15081causée par t*a^statj(MH^^EZF«ddtn-&fraiu , le meurtre de Soabvr-asdiluir , Tak-
15082sou et autres;
15083la
15084pronatflion d^ plusieurs miuiloulLs au rang d'émir»; le peu
15085de religion de ce prince, qui buvait du vin même dans le n^is de Bamadan;
15086sas désordres aveu des jeunes gwis i]n]>erbes. Ensuite '1
15087il s'info^a de Témir
15088Ketbog»,
15089qu'il n'avait pas encore vu. On
15090lui demanda si
15091cet Imi^ avait eu
15092connaissance de cette catastrophe.
15093Il lé^ovdft
15094: < Cerâiinement; <^esl lui qui
15095« le premier en a donné le conseil. » Le dimancho, deux jours apfès le meurtre
15096m
15097d'Aschraf, l'émir Ketboga arriva à Terraneli
15098, accompagné d'une troupe consi-
15099dérable, formée de mamlouks du sultan, réunis au nombre d'environ deux mille
15100cavaliers,
15101de [ilusicurs
15102soldats de
15103la hdllahy et de l'éniir Hosam-eddin-I-adjin
15104Vostadar. Baidara se trouvait alors dans
15105cette
15106ville. Comme on
15107voulait l'atta-
15108quer, Ketboca
15109fit prendre à ses eompa^nons des signes de ralliement, qui pus-
15110sent
15111les (ii>iingurr
15112(les
15113[lar iisans
15114île
15115r>iiïdara.
15116Ils s'allaclièrent au cou des
15117ser-
15118viettes JjiL», qui desceudaieiii jusque sous leurs
15119aisselles. Baidara mit alors
15120en
15121lilierté Baïsari et fiekteraur,
15122le silaJular. Ketboga avait disposé une troupe
15123cbat^ée de lancer des flèches.
15124Il s'avança , à la tête de ses compagnons , et tous
15125ensemfalet fondirent sur l'ennemi avec impétuosité. Ketfboga ne cherchait que
15126Baidara. Ayant placé une flèche sur son arc, il s'écria : «O fialdara, où es( le
15127snhan ? » Bn même temps, il décocha sa.flèdie. Tout son monde tlinila , et fit
15128pleuvoir uoe grêle de traits. Baidara prit la'ftiite, accompagné de ses adhérents.
15129Retboga se mit à sa poursuite, et parvint 'à ralieîodre. Baidara fut égoigé,
15130après qu'on lui eut abattu
15131la main et Tépaule, ainsi
15132(pril a\ait traité Aschraf.
15133Satéle, placée sur une pique, fut
15134portée au château de la Montagne, et pro>
15135menée dans
15136les rues du Caire
15137et de Misr. On trouva dans 1^ poche' v,^.^ de
15138Baidara une feuille de papier, contenant ces mots: « Que pensent
15139les Seids et
15140« les fakUif d'un tiunmie qui boit du vin dans le mois de Bamadan, qui se livre
1514190.
15142Digitized by Google
p. 163
15143l5()
15144lilsroiHK DES SULTANS MAMLOLKS.
15145"à
15146(Ips
15147flésorflres avec de
15148jcim^s
15149<_';HTf»rf<;
15150,
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15157«
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15161ji.'iret) Ijoiihim
15162.
15163n[i.(liie ou wu
15164>
15165rr}
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15167portait
15168-
15169que col liommr
15170iiir
15171i itail
15172l
15173i mort
15174el
15175jiouvait elrc assassuit-
15176ï>au;i titiue. Au nio-
15177rneiil de la
15178di'ioiilt' dv lididara,
15179Ladjiii el Kara-soiikur avaient pris )a fuite; et
15180«taicnt cntiéa au Cuire»
15181<>ii
15182ils se tixircuL çuciiQ^. Ui^eiuicr qui4ij)porta à la
15183citadeHe la nouvelle du meurt re^nidlan fu<|^f-«AI»4IIankou,
15184datt/aSkr.
15185Au bruit de cet évéuenient J'4^H||^i^di«<$andj«|Sch<)udjai fit raiir^rè*
15186delariveduCaîreetde]llisr,l«1^(liie<j j;^^t^,4es hgMk j|^Lii»(4i'«frIèBiyi-<
15187très bfttiments. H ordonna qu'aucun émir ou mamiqlpe tra^vAt ie flitp »
15188MDS'pcrmiMion. Cependant, agfiit le meurtre
15189TTnlphn ei la fuitedeise^||ai^
15190tisans, Véanr Ze1s-eddin-Ketbof{a arriva , accompagné de» émir» et des mam-
15191louks de son j»arti. Ils ne trouvèrent aucune barque pour paner le
15192Nil.
15193II con-
15194seilla au\» émirs qui se trouvaient auprès de
15195lui,
15196savoir: Hosanï«ddin-Ladjia
15197470
15198l'pstadarf Ro1ui^ddin>BeIbars, lé é/mchenkirt
15199âeif<eddin-Burgoli, Self-eddia
15200('ii
15201'< Le wAmadieh h.Xf^*, qui
15202fait au pluriel
15203, est expliqué ainsi par Mohamiiied-ebii-
15204Abi-\soroiir [Histoire (t'Égypte, nian. 784,
15205Toi.
15206iS3 r"J
15207:
15208^j'jjl
15209j^jia ^ l-J-J'
15210J>_^_»_>
15211ïjkjLt.^^jjUL^
15212\^^>^\jA
15213<• On y arrive de Misr sur dei madieh.
152141 0n Mttcnd p«r ce mot des barques , grandes ou petites , qui serrent exclusivenent pour le passage
15215des hommes ci des animxaii.
15216Dans les yoyages «fEtm-Batoutsh (roi. io3 r°)
15217: Lj Jjm 3 "-r^j
15218"Il monta sur une madieh de roseaux,
15219telle qu'ils en
15220fabriquent.
15221•
15222Plus loin
15223(f.»l. log v"}
15224: 0~J'_3
15225•
15226^vior'' ^ 'jLjCo Âj>Xx> . Une mnrlich qtip nous coQstruisimes de bois
15227" et de plantes.
15228>• D.ms U Ih u ri/ii.'-in
15229cL- l'Égjpte de Maki ai (hi.hj. 68a, toi.
152301 15 v")
15231: ^IjJLjt-^ ^IT
15232J--JI J,l ^^,^1^! ^ ^^j^j ^Ul
15233J^. J~»^1j ^JjÛ'
15234ii Jji^ J^l J
15235^^^1 «A Uaiwau,
15236il existait, Mjr le Nil, une madieh dejjranit, sur laquelle on passait «1 l'aide de
15237• chevaux. Elle servsît à tnnsportsr les hommes, «le., de la rfvs orientale an bord occidental. »
15238Dans le Ki(ab-a.itolouk dti même écriviîn (lom. 11, îeA. 19) i^-dUll w^a> LL^Lb Lk^^
15239i^t
15240j
15241n
15242'
15243Di'.'ii
15244lit
15245souffler un vent impéliin»»
15246,
15247qui
15248«"mprrlKi Ic^
15249Ij.irqiu'-.
15250d'.ivancer.
15251^ Dans
15252i'/iitfuirt (k
15253i Ej./HUition d bgrpte de NacouU-«l-i'ure ^pag. ag), on
15254lit
15255: s—«^lyJ'j
15256° 1**
15257« maduk ^barques] et lescbaloupes.» kasla JMitfM de Neest(Jf«raiHf tmdFcs, pag. 81}, c« mol
15258est expliqué par nnban. Ge terne a passé, avec sa furme «Amadte, dans la langue portugaise
15259fSiiiis t, f'efp'^inx ffa fin^tt't nrabica, pag. 43); et, dans
15260la langue c$p.i{.'nole , sous
15261les drnx formes
15262aiutadia ou amu^ia
15263Çc mol vi trouve souvçit employé dans les relations des voyageurs qui oot
15264pareoura l'OrienL Voues le P. Lobo (Attuâm itAbjrssinie , pag. g,
152651 34) i Burthema ( .\a9igati» ap.
15266Grynnim, pag. «(3); Gadamosto {2fi»igiUSiMi, pag» Ss, 3s); Pigafetla {MetitHoM tB Cmgf, pag. ti)i
15267Syi^ de Kguenw {jtmèauad» tm Pmt, pag. 4*5] > etc.
15268Digitized by Google
p. 164
15269tentes, surla rive de DfîzA. jusqu'à cê^Jon^mM^m H^odaiton
15270nvpr rcmîrSandjar-SchoudP, Cet avis ayant
15271été approuvé, |S <fae»èl«Dtdcs
15272tenir.,
15273sous lesquelles
15274ils s'^tabUrent. De là, i^députèrent vers Schondjai;
15275mais
15276.1 leur refusa le passage. Enfin ^^près de longues n^iations, on tomba
15277d'accord de placer sur
15278le
15279irône Mclik-Nàser-Mohammed-beu-Kelaotin. Alors,
15280Sch(,udjai envoya vers
15281la
15282rive de
15283lijiïeb
15284des barques jj^l^
15285et autres bâti-
15286ments. Tous les émirs traversèrent le fleuve
15287, el firei||^lpur entrëej||i ia cit«-
15288^quatorzième jour du mois c^Moharrem.^
15289"^^fjr
15290Digitized by Google
p. 165
15291APPENDICE.
15292PIÈCES
15293DIPLOMATIQUES
15294RBUnm AU BÈGUE DU SULTitfl KBLMMIll.
15295I.
15296LETTRE DU SULTAN AHMED AU SULTAN KELAOUN,
15297fil BÉPOKSË BË CELUI-CI {1}
15298.
15299^jLéj
15300dît
15301^1
15302J* SJ»
15303g>î
15304L|^l jJb J J-jJj JjIj L^I ^^Ia*.
15305v.^ J hi^ \jàl^ îu.i*J!^
15306oL>j
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15308(;;-r^jr* "J^-'H oLtj
15309jJ!» % Ldi 3
15310iJ^S
15311Jv^j
15312Digitized by Google
p. 166
15313APPENDICE.
153141S9
15315^jo- Uj Js^l siXJLlIj •Lajj'ilLj |»^jJaà> l-:JCJ O^ljU»."^ S.^! I^^j iji^Wj C^j^i
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15317j^Ujj o^i»^ ^ (^jj^
15318J^
15319lyj*^
p. 167
15320APPENDICE.
15321PIÈCES
15322DIPLOMATIQUES
15323«tUflVBB AU BfeGHB DV SQLTAM KBLiMNni.
153241.
15325tETTRE DU SULTAN AHMED AU SULTAN KELAOUN,
15326£1 RÉPONSE D£ GELlii-CI (t)
15327.
15328C»jU, « 11» ^i-A g^l
15329J^^j^ J*
15330Cl*^ J viJ^ «h' i:;f.!i«K>
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15340(i) Viede KfllMWo, naii. dé &-Gcniiaia
15341(«).
15342Digitized by CoogI
p. 168
15343APPENDICE.
153441S9
15345.oL^
15346> Jîl,
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15370I j/jJJ v»^»
p. 169
15371APPENDICE.
15372PIÈCES
15373DIPLOMATIQUES
15374«Kunvn AU flfieiiB ou naïAii nuoim.
15375I.
15376LETTRE DU SOLTAN AHMED AU SULTAN KELAOUN»
15377El RÉPONSE DE CELUl-U
15378(1)
15379.
15380L^^l
15381j J-*J, JjIÎ L^I ^tj^
15382J «l^j ^^l^* îi- X*«Jï^
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15390Digitized by Google
p. 170
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15412Digitized by Google
p. 171
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15441Digitized by Google
p. 172
15442APPENDICE.
15443161
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15475UJlj
15476LiWj
15477^iL* *j L.jLjLà.^^pp^ ^UJL
15478*s5l Jij jl* jjl/F^Jj ^W^' JiJl—
15479^-Wj
15480LLj^I
15481îjyJb ^jClvJ'
15482JJJ ^ j^l ^ULJIJ ^UJI
15483^uit wtcu
15484^^"^t jiLjj diJ'^^b
15485^Ih^
15486. (fnitièm {wrM.)
15487ai
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15489APPENDICE.
15490JjiU! .L^j j/L-Jt ^jjf^^jUÎI .j^^t, i^;^!, ^Iji-^l ^1^1
15491ijis;^ L/^
15492oh^I ^llUI Jt
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p. 174
15494APPENDICE.
15495l63
15496sJ-il^l Jjlu\ J;
15497> 'V V-^'
15498îJL4l
15499y^ojJjà L»jl Li^L^i
15500I^JL >xj îJlTj^LJI ^ J,LjJ JJ! jU L -C
15501:
15502ï-^l
15503^L-Uir
15504ïyUû-ll J-^* «yUI
15505Jj^ jJt
15506AL»
15507J Wfj' Jï'vi t>!;5fl«f ujbtiïy yjK* Jï*J
15508jil Ai» •jl> ftîl f^^J^
15509^5 ^^•r
15510^^ir Ljvse> ^ÎL,>!I
15511^.Ir" ^
15512j.iJLH3
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15518J •piL ^j;.^ U
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15522fjJLUlj j^l-JJ^
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p. 183
159407»
15941APPBRUICE.
15942*
15943m.
15944TRAITÉ AVEC LA PRIlNCESSE DE TYR.
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16191TRAITÉ AVEC LES FRANCS DE LA VJLLE D'AKKA.
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p. 196
16484APPENDICE.
16485i8$
16486Ukv^ Ç-s*^ J**l>
16487v./^ c'^ j-*-^^
16488t:^;:*-^!?
16489» - *"*•j v-j^'^ jl^J^
16490^ J,l
16491«jJjj jLkU! 3ÎLj JI
16492._,JLJI
16493_^^\ (jawj
16494TRADUCTION D£ LA LËTTRË DU SULTAN AHMED.
16495Après la mort d'Âbaga,
16496fils de Houlaoun,
16497la division éclata chez les Mongols^
16498au sujet du prince q\ù
16499devait s'asseoir sur
16500le
16501trône. Un
16502parti
16503se déclara
16504en
16505faveur d'Ahmed, iils de Houiaoun, dont le véritable nom était Takoucinrr
16506il avait
16507eu pour mère Koutou (Koulon7)-Kbatoun, tjtii professait la religion chrétienne;
16508ses adhérents saccordèifiit pour
16509le placer sur le trône. Mais ce choix trou-
16510vait une opposition manifeste chez une partie des Mongols, attendu (ju AliinetI
16511se donnait pour musulman. Kongortai
16512, son
16513frère, étant arrivé, dit à Arponti,
16514filt de HoulaouD
16515: «Suivant ce qu'Abaga (i) a réglé dans
16516le
16517Jasaft^ lors4u un
16518(l) Je rrois qu'an nom Abuga û laiidrait substituer relui de Djinghiz-Khao.
16519W.itnMinu partit.)
16520a4
p. 197
16521i86
16522APPENDICE.
16523« souveraia vient à inoarfr» U ne peot avoir pour sucoeateur que VttaA da ii>
16524« fils. Ea conséquence, nou« avoo» âu Almed, el quiconque s'opposera à ee
16525«choix, sera puni de mort.* Tout le monda ta aounut. On dépécha des cour^
16526fiers pour mander les princes, afin qu'ils donnassent par
16527écrit
16528leur approba-
16529tion a ra\énemcnl d'Ahmed. Ensuite les Monj^ols se dirent entre eux que leur
16530puissance
16531étaTt
16532afTaibliP, que
16533leurs
16534irtierriers avîuent péri, et que
16535les musul-
16536mane {jjcuaieni chaque jour de n
16537inelh
16538s
16539foi
16540es.
16541f l>ans une
16542pareille
16543circons-
16544tance, ajoutèrenl-Us
16545, nous
16546n'avoiis
16547pas de
16548meUlcur parti à prendre que de
16549feindre d inibrasser l'islamisme, afui de capter la bienveillance de notre maître
16550le Sultan, et de désarmer sa colère;
16551il faut donner à cette démarche toute
16552la
16553publicité poasible.» Le nouveau nusuarque envoya à Bagdad ane lettre conçue
16554en oea lermea
16555:
16556« Au nom de Dieu clément et mistfrioordieuk.
1655711 n'y a paa
16558Vautre dieu quelMen } Hobainmed est Papôtre de IXeu. Moua q« venona de
16559noua aawoir aur 1» trAiie de la souveraineté, nous sommas musulman. Que
16560laa babitaota de Bagdad reçoivent «etie nouvelle ; qn'iU praliqvent à F^jard
16561des medtesek (odlégea) ,
16562des wakf (fondationa pieuaea) , al dea autiaa actes
16563reli^enx, ^ut ce qui se làisait sous le rqjne des
16564Khalifes Abbassides; que
16565tout bomme qui a dea droits à
16566faire valoir aur lea luena dea coU^;ea et dsa
16567mosquées rentre en possession de ces droits, et que l'on ne a*écarte en rien dea
16568principes de Tislamisme. Habilaots de Bagdad, vous êtes musulmans, u
16569a Nous avons appris que le prophète (aur qui reposent le salut cl la bénédic»
16570tion de Dieu!) a dit
16571: «Celle nation soumise à l'islamisme, ne
16572cessera
16573d'être
16574victorieuse et
16575ti iomplianle jusqu'au jour de la résurrection.
16576» Nous savons que
16577cette tradition
16578est aulhenlique,
16579(|u'elle émane d'un
16580véritable propln te,
16581qu'il
16582n'y a qu'un Dieu seul
16583, unique, éternel. Soyez satisfaits
16584et tranquilles, et que
16585ces détails soient transmis par écrit dans les diverses jMovincos. »
16586Le roi Ahmed $e mil en devoir d'envoyer des ambassadeurs à la cour de notre
16587maître ie suUau. U
16588fit
16589partir
16590le kadi>alkodal Kotb<eddin-]Uahmoud-Schiràzi,
16591kadi de la
16592villa de Siwaa;
16593Fémir fidiMddin , alabak du sultan Masoud,
16594souverain du pays de Amm; rénir Sçbems*eddii»<dm<a]aÉbib , Ihun des ft-
16595miliera du prince de Mlredio. lia éiwant aocompagnéa d^une troupe nombranae
16596de apivanU , de servïiews , de p^ges, d'esdavea , de finsilierat et entourés de
16597la plus grande pompfc Us arrivèrent dans la ville de Birah. Dès que le sultan
16598fut instruit de la roaccbe de ces députés » U expédia par écrit uo ordre adreasé
p. 198
16599APPENDICE.
16600187
16601aux
16602naiù
16603(gouverneurs), et
16604qui
16605leur
16606enjoigniit d'exercer, k Vigiad dé
16607ce»
16608étrangers, unf^ exfrême surveillanccî de ne p«8 Bouffrir qtie personne le* vh,
16609s'abouchât n\cc eux
16610, on leur adressât \mc parole? enfin de ne les faire voyager
16611que de nuit. L'ambassadt
16612fit son pntrée dans la ville d'Alep, la nuit du samedi,
16613vingt et unième jour
16614J
16615i
16616niois de hinnmnd
16617ï premier. Ceux qui
16618la composaient
16619lurent logës inrognuo , sans que personne eût vent de leor arrivée. De
16620!à, ils
16621dirent conduits à Damas, puis en %ypieî
16622ils y entrèrent durtmt
16623la nuit,
16624ei
166254nwl fatrodirits en présence de notre maître le sultan.
16626Ils baisèrent
16627la terre
166284ktt9M hii ; puia Hs lui remirent la lettre dont ils étaient porteurs , et exposèrent
16629é» 5rif« ^KiU«et|ii*ilt mieat mieiion de dn«.
16630Co^ie de
16631Ifi lettre tustUi» (i), qui avait
16632l'té confu'c aux ambassadeurs,
16633le kadi
16634Cette dépêche ne portait ni nisciiplion ni iceeii; «m y voyait des tagma de
16635oooleor ronge, an nombre de treîxe; on 7 lisait ra canclères tnjppàiéê kalam-
16636i^oumar (écriture des livres) :
16637*
16638Au soH m DiBD GLimorr r visteiooRDitnx.
16639Pail vk rutiSAffcs nv mitt Tate-BAOT.
16640PAa LA «oanma no kaan.
16641«aaas n*Aaiiin Aaaasrt av wliav n'icTPiB.
16642LeT>îeu très-haut, et infiniment digne de louanges, grâce à sa bienveillance,
16643et par la lumière de
16644sa
16645direction suprême , nous
16646a dès longtemps , dans
16647la
16648force de notre Age, dans la
16649fleur de notre jeunesse, amené à veeonmttre sa
16650(ij tktte même lettre se trouve trauscrite daa» l'ouvrage huiorique ^ui a pour tiUe : TariAhi-
16651/FèMlf^aut, de h Bibliothèque du Roi , foL 90 f«et mût^
16652«4-
p. 199
16653l88
16654APPENDICE.
16655diviuilé, a conlesser son
16656unilë,
16657à proclamer Mohammed, sur qui reposent
16658les plus
16659parfaites béucUicl ions
16660et
16661le salut, comme
16662le
16663véritable prophète,
16664à
16665vt'iu'ier ses saints cminents, qu'il
16666a clinisis parmi
16667-scî»
16668bti viteur!», et placés au
16669iiuIru
16670des rnatiiits.
16671kiisipie
16672Dieu
16673veut
16674diriger
16675uti homme,
16676il
16677lui
16678ouvre
16679le
16680cœur a l'islamisme
16681; nous n avous cessé de nous moulier
16682enclin à exaller
16683la
16684religion,
16685.à faire fleurir les affaires de Tislamisme el des musulmaus, jusqu'au
16686momeot où,
16687après noire auguste père et notre fréra
16688atntf, 1» auoooiion de
16689Tempire Dou» est édme : et Dieu a répandu sur nous les voiles de ses bontés
16690et de ses grftçes, de manière i réaliser, par Tabondance d« ses dons et de ses
16691bienfaits , toutes nos espérances. 11 a découvert à nos yeux cet empire, et nous
16692l'a présenté comme une noble épouse. Nous avons pris soin de réunir , dans
16693une Aoun/carauguste, c*est4-dire dans une assemblée destinée à tedir conseil,
16694tous nos frères, nos fils, les grands émirs, les commandants des troupes, les
16695premiers fonctionnaires des villes ; tous
16696sont tombés d'accord de mettre à
16697exécution
16698ce qu'avait ordonné notre frère atné, et qui
16699coosistnii
16700à envoyer
16701vers ces cent rées lin corps immense de nos troupes , pour le nombre desquelles
16702la terre, malgré son étendue, paraît trop étroite, dont les corps redoutables,
16703dont
16704rimpétuosité
16705irrésistible,
16706glacent
16707d'effroi
16708l'univers;
16709qu'anime un
16710zèle
16711devant
16712lequel
16713s'abaisseraient
16714les
16715plus hautes montagnes,
16716et
16717une
16718résolution
16719feriue sous la<pielle s'amolliraient
16720les
16721ruches
16722les plus
16723dures, ^ous avons
16724ré*
16725fléchi profundéaienl sur cet avis, qui avait réuni en
16726sa faveur
16727la
16728totalité
16729des
16730opinions el des
16731suffrages.
16732Nous avons reconnu qu'il
16733était entièrement opptise
16734aux
16735dispositions
16736qui me portent
16737à
16738con(|uéiir
16739le
16740bien général
16741,
16742c'est-à-dire,
16743à
16744fortifier
16745les
16746piérogutives
16747de
16748l'islamisme,
16749ù ne jamais,
16750autanl
16751qu'il
16752sera
16753en mon pouvoir, promulguer un ordre qui
16754n'ait pour
16755objet
16756d'épargner
16757le
16758sang, de calmer les maux de
16759la multitude,
16760et de
16761donner aux différentes
16762contrées Tespoir de voir souffler les zéphyrs de la sûrelé et de la sécurité ;
16763de laisser
16764les musulmans
16765reposer
16766tranquillement dans
16767le
16768lit
16769de Taffection
16770.et. de la bienfaisance. Nous voulions, en
16771cela, montrer notre
16772respect pour
16773les ordres de Dieu , notre
16774affection pour
16775les créatures du Trè»Aaut. Dieu
16776nous a
16777inspiré
16778le désir
16779d'éldndre
16780ce
16781. feu brûlant,
16782d'apaiser ces
16783troubles
16784pleins de véhémence; de faire connaître à ceux qui avaient ouvert cet avis ce
16785que Di«U nous a inspiré, et qui consiste à rechercher avant tout ce qui peut
16786donner l'espoir de guérir les maladies du monde, et ajourner indéBuiment ce
p. 200
16787qui dmt. être le dernier des remède» (1). En effet, DOtt» n*«tORB «ucane in*
16788elinetion à noue pveieer de tirer le f^aive pour combettre, avant d'avoir suivi
16789le voie droite; nous ne iroulona le permettre <|u'après avoir
16790établi clairement
16791DO» droit», et réuni tous nos drguments. Noire résolution de réaliser tout ce
16792.qui nous parait avoir un but
16793utile, d'exécuter ce que nous jugeons ('mtoem*
16794ment avantageux , a été
16795fortifiée par les avis du scheïkh de l'islamisme
16796, le mo-
16797dèle des savants, Komal-eddin-Abd-erraliman
16798, qui est notre excellent auxiliaire
16799pour ce qui concerne les aflaires delà
16800religion. Nous avons promulgué ces faits,
16801comme attestant la miséricorde de Dieu à l'égard de ceux qui rinvoqiieiil
16802, et
16803la
16804vengeance qu'il déploie contre ceii\
16805:\\n s'éloignent de lui, et désobéissent à ses
16806ordres. Nous avons député le kadi-nlLnltit , Kotb-almiUtih-oit-eiLiUn (le pôle
16807tie
16808la loi et de la religion), ainsi que l'atabek Beba-eddin, que nous comptous
16809ftrmi le» homme» de oonfiaoce qui vivent eous notre dynastie brillante, afin de
16810.vous faire connaître h marche que nom suivons, de vous attester, d'me ma-
16811nière certaine, le» b<Mines intention» dont nous sommes animé poorFavaniage
16812de tons le» musulmans. Nom leur avons exposé que nous devons k Dieu la
16813véritable intctligence ; que l'islamisme doit anéantir tout ce qui- Fa précédé ;
16814.que le- Dieu trè»4»aut a inspiré à notre ccenr le désir de s'attacher à la vérité
16815-et à ceux qui la pratiquent. Vous aves -cou» le» yeux l'immense bie&fait que
16816IKeu a conféré à tous les hommes, en nous appelant à Ikire passer avant tout
16817.les actes de bienfaisance. Ne le perdes point de vue, en reportant vo» regard»
16818sur ka laits paaaé» : car chaque Jour
16819a
16820son caractère distinct. Si votre esprit
16821déaire une prenvequi fasse entrer chez lui tous les motifs de conviction, et un
16822argument qui puisse vous conduire sûrement au but
16823, contemplez nos actes
16824qui
16825sont
16826bien connus,
16827et
16828dont
16829l'effet
16830a
16831été
16832universel. En
16833effet,
16834grâce
16835à
16836la protection
16837divine, nous avons commencé par arborer
16838les drapeaux
16839de
16840la
16841relit^iou
16842, la
16843faitt; passer avant
16844tout dans ce qui concerne
16845le maniement
16846et
16847la
16848réalisation de chaque aflaire
16849: pratiquer avec
16850respect
16851et bonlieur les
16852règles de
16853la loi de Muliafiunetl
16854,
16855coiilunuénient aux
16856pnncipes de
16857la justice
16858n iaijiie
16859par
16860Abmed. Nous avuns fait entrer
16861la juie dans les cœurs de la multitude; et nous
16862avons pardonné à
16863tout homme qui
16864a commis une action coupable
16865; nous
16866(1)
16867Cette cxprciiioH
16868retrouve liâas la copie de cette lettre,
16869telle qu'elle « été tnsén^ dam
16870i«r
16871. tùtOM-^<us4f (f. 90 v") . Cfsl dao> le mtaw «mu tpm Itmanm aM appdé : JbMto n/tfant fvfun.
16872Digitized by Google
p. 201
16873igo
16874APPENO(€£.
16875l'avons traité avec indulgence,
16876et nous iui avons dii
16877:
16878« Que Dieu te pardonne
16879Je
16880passt". » Mous avons donné Fonlre de réor|;aiiisei
16881inui
16882ce qui concerne les
16883wakjji (fondations
16884pieuses) des rnusulnnftns,
16885les
16886ni()-,(ni<
16887t
16888s
16889, 1^ meschhed ( c\m-
16890pelles) ,
16891///t'i/rcje/i
16892(coUûges) ,
16893la
16894réparât iuu
16895des édifices
16896religieux,
16897des
16898nhat
16899ruinés; de faire remettre leur revenu
16900, suivant les usages antiques, à ceux
16901qui
16902y ont des droits , eu vertu des
16903slipulalious» faites par l'auteur de
16904la loiidaLiun.
16905Nous avons défesdu expressémeut de rien exiger de ce qui a été novivellemeot
16906imposé me ce* édifices, et de rîn dlianger à ce qui a été pmailinnieiit établi
16907à leur ^rd. Nous «vous reconunindé de tndter avee distindioB las «BUim
16908des pèlerins» d'assarer leur départ, de garaotir la aéourité des rontes^ et k
16909marebe des aravanes ; noos avons donné une liboté entîèpe ans narduBMis
16910qui se «sodent dans vos contré , «fin qu'Us puiaienjt toji|gBr à leur gré, au^
16911«ani leiin noUes usage*. JMou* avons «Kpreseéaaent intendît ans aoldalav mb
16912Awra^iwi/(t)»aux gouverneurs das dilSêienta cantons, de ranlester ces nMnjfaandi,
16913soit à leur départ» soit durant leur retour. No* karagoul arj«nt saW nn eapk»,
16914qui portait le costume des^tàihiv, quoique, suivant l'usage, cet honinw dAt
16915être mis à mort , nous n'avons pa* voulu répandre son sang
16916, par respect pour
16917les défenses émanées de Dieu , et nous vous avons renvoyé cet individu. Vous
16918n'ignorez pas cependant
16919, combien l'envoi des espions peut être
16920préjudiciable
16921aux
16922mitsulmaus, eu
16923général. En
16924elTet
16925,
16926nos
16927soldats
16928étant
16929depuis longtemps
16930accoutumés à
16931voir ces espions
16932prendre
16933l'habit des
16934fakirs, des anachorètes,
16935des
16936religieux,
16937ont conçu
16938contre
16939ces classes
16940d'hommes
16941les
16942préventions
16943les
16944plus
16945malveiilaules
16946,
16947en
16948sorte que plus d'une
16949fois
16950ils en ont
16951é^orsjé des
16952indi-
16953vidus, ou leur ont iaU éprouver de mauvais traitements. Giàœ a Dieu
16954,
16955ie be-
16956soin de recourir à de pareils déguisements a compléietneut cessé, depuis Tan»
16957torisatiou que noua avons donnée de laisser les passages libn* ans mardiands
16958et k touie autre peraoooe. Lontqoe voua rfflédiirea MftreaMnt sur ces objet*
16959et leurs analogues, vous sentirez qu^ cette manière d'agir «st simple , naturelle,
16960entièpement étrangère ii toute idée d'afibotatiop
16961et
16962dliypocriiieL
16963Les
16964choses
16965étant aimi» nous avon* vu disparaître
16966les motib qui
16967nous portaient à nons
16968nuire mutuellement ,
16969et
16970qui maint«uient #nt»e nons
16971l'isîmitié : car oetie
16972(i) An n|ipflrt d'Abon^kadiMMi {fimurtm ^mmUmm, ton. 1, ^ 47>X ^ «M
16973«Imb
16974les Moapot^ dédiBait celui qui était prépoié à la garde des routH.
16975Digltlzed by Google
p. 202
16976AmKDICB.
16977191
16978haine aviil ponr princîp» le sèle de bi re%ion , la dëfiwMe du tenitoira des
16979musulmans. Or, par Pefiet des grâces divines f notre règne a été éclairé de
16980la
16981véritable lumière. Si le passt' a ofTert des causes de division , aujourd*hai, qui-
16982conque suit le chemin delà véritë, est sûr de trouver auprès de nous protection
16983et succès. Nous avons levé tous les voilfô, et n'employons plus que la franchise
16984du
16985langage. INous avons
16986fait connaître nos vues, qui ont pour
16987principe mw
16988intention sincère, dont
16989le Dieu trèirhaut est l'objet. Nous avons défendu à tous
16990nos soldats d'agir d'une manière opposée , voulant ainsi menier la bienveillance
16991de Dieu
16992et du prophète, et faire briller sur ces paj;es les traits du bonheur
16993el
16994de !'aj)[)K>balion
16995,
16996afin que ce peupU
16997suit
16998désormais à Tabri de
16999la
17000division;
17001que la lumière de
17002l'union dissipe
17003les ténèbres de l'iioslililé et du chagrin; que
17004les ctladius comme
17005les nomades babileut ttaaquillemeat à l'ombre de
17006cette
17007protection } que les cœurs se calment après avoir éprouvé tiNitflS I«l extrâniti^
17008du oaUiewr; que les &ule» et 1^ d^ts passés obUeniMDt un. entier pardon. Si
17009grâce à la
17010faveur divine» k «dtan d'Égypie. se décide h, efaoiiir ce qui peut
17011être utik au monde, et meure dans le meilleur CMdre les aUbirasdea hommes»
17012il doit ^allâchcc uax mojeoa les pli» solides, et suivre la route
17013la plus
17014e»>
17015odleiite*-en onvranl les portes, de laivligioni de punlon, en asontiint dans
17016toute sa oonduiie m «èle sincâief de manière, «pie ces province»» ^
17017ces
17018villes redeviennent fluvissantes* que ee» tronUes violenU s'afetsem » que les
17019^lées Iraocbantes rentrent dans le fourreau, que toutes les populations habi-
17020tent désot^mais la ten-e de la tranquillité, les jardins de lapetx; que les fiOt»
17021des musulmens soient
17022délivrés du joug de
17023l'humiliation
17024et de l'avilissement.
17025S'il reste
17026encore quelque
17027défiance
17028relativement
17029aux dons que nous
17030a
17031failn
17032l'atifeitr de tonte miséricorde;
17033si elle empêche de bien sentir le prix d'un pareil
17034bienfait
17035;
17036l>teu a récompensé nos efTorts
17037et assuré la validité de nos excuses
17038;
17039car nous n'avoru jamais
17040lii^ré perso/ute €iu sup/i/icr , tu ant
17041avoir di'pécbé uii
17042eiwojè. C'est Dieu
17043(jui conduit les hommes ver^ k Uiieclion
17044et
17045la
17046tlr(jite voie.
17047C'est lui qui esi le protecteur des
17048villes et des hommes. Dieu seul nous suiBt.
17049Cette lettre a été écrite au milieu du mois de Djoumada premier,
17050l'an 681
17051,
17052dans k campement d*Aktak.
p. 203
170539^
17054APPENDICE.
17055Notre «eigiieur le Sultan ûl une réponse conçue en ces termes :
17056Ai
17057>()m de dieu ci.ï-mfvt FT MISÉAICOBDJEUX.
17058*
17059Par la force du diki; THKs-riAUT.
17060Pau la. fortvse du règke du sultai* mélik-maicsour.
17061f4h0u jm ulàovh au 8ult4v ahhsd.
17062Louange à Dieu, qtii a ouvert j)our nous et par nous le chemin de la v«^rité,
17063(jui, en nous amenant
17064ici,
17065a
17066fait maiclier à noire suite
17067le
17068secoui's divin
17069et
17070la
17071victoire
17072, He
17073tnanièie que
17074les homuics sont entrés en fouie dans
17075la religion de
17076Dieu. Uue la bénédiction repose sur iioire seigneur, noire propliète, Mobani-
17077uïeil
17078,
17079que
17080Dieu
17081a rendu
17082supérieur à
17083[tous
17084les
17085prophètes,
17086par
17087l'entremise
17088duquel
17089il a sauvé son peuple, et sur tout prophète qui a été robjet de ses
17090ré-
17091vélations
17092secrètes; que
17093cette bénédiction illumine ce qui
17094est ténébreux,
17095et
17096«néantiMe
17097les. hommet hypocrites. Nous avons reçu Totre noUe
17098lettre , qui
17099nwérke toute notre cooâdénttion, et qui renferme la nouvdie importante que
17100vous êtes entré dans la véritable religion , et que vous vous êtes séparé de vos
17101predéooseurs , membres de votre nation
17102et vos proches. Celte
17103lettre ayant
17104été ouverte t die commençait par cette
17105histoire qui doit servir de r^e ins-
17106tructive, et le
17107récit qui atteste ans yeux des sectateurs de l'islamisme votre
17108adhéûon à cette rdigion. La tradition
17109la plus authentiqué est oellé qui pro-
17110vient d'un musulman. Nos
17111\isagesse sont tournés vers
17112le
17113ciel, pour prier
17114le
17115Dieu ti-è»haut de vous aifermir dans cette i*ésolutioo par des discours solides,
17116et de faire genner dans votre cceur le grain de l'amour de
17117cette religion
17118,
17119ainsi
17120qu'il a fait pousser ce gi^in
17121, par la plus belle végétation , du sol le plus aride.
17122Nous avons examiné avec atlt'ntion le premier paragr^iphe, dans lequel vous
17123attestez que
17124, dès
17125le conimencrnirnt
17126rie
17127%oîre vie,
17128dans
17129la
17130fleur de
17131votre
17132jeu-
17133nesse, vous avez montre un enqiresst imnf
17134Sincère pour reconnaître
171351 uuite de
17136Dieu
17137, et entrer dans la religion de Muhaïuured
17138, par des paroles, des actes
17139,
17140et
17141un véritable zèle. Louantes
17142i
17143l)if u, qui
17144a ouvert votre coeur à
17145l'islamisme,
17146et
17147vous a suggéré cette noble uispiratiou.
17148Cumiue nous louons Dieu de
17149ce
17150qu'il
17151nous a choisi pour vous précéder dans cette confession , dans cette carrière
17152,
17153Digitizixi by Goog
p. 204
17154APPENDICE.
17155193
17156«t qnll a affermi dm pu «Im» toni ks fieiiK o& m déploiott la
17157» nudear
17158guerrière y et'hors dnquef» les pied* ne font que broncher*
17159Si fempire vous est échu, -à- voire tour, par droit ^âritage, après la mort
17160de votre père et de votre frère atné;
17161si Dieu a versé sur vous ses dons èda-
17162tents;
17163si vous aves monté sur oe trtae que votre foi a purifié, à qui votre pnis-
17164MDoe a donné un nouveau lustre,
17165c'est que Dieu
17166le confère à celui
17167qu'il
17168dioisit parmi ses serviteurs, et qu'il réalise en
17169lui ce quH lui a promis ,
17170les
17171gcftoe» qui appartiènaeiit aux saints de
17172Dieu , aux hommes
17173religieux. Voua
17174nous racontes que vos frères,
17175vos
17176fils,
17177les grands émirs,
17178les commandants
17179des troupes
17180,
17181les guuvemeurs des
17182provinces
17183se sont réunis
17184dans
17185l'assemblée
17186appelf^e
17187kouriltaî ,
17188qui
17189avait pour objet
17190de mettre au jour le meilleur avis
17191;
17192que
17193lous,
17194d'un commun
17195accord,
17196approuvèrent
17197le
17198des!>ein
17199form(? jadis
17200par
17201TOtre
17202frère
17203aîné,
17204d'envoyer
17205une
17206armée
17207sur
17208nos
17209terres;
17210mais
17211que vous,
17212après avoir réflécln sur celle décision
17213unaïuine, sur
17214ce
17215résultat
17216de toutes
17217les
17218volontés, vous l'avez trouvé en
17219oj)posilion avec
17220vos
17221propres
17222idées, attendu
17223que vous avez pour unique but
17224rutilitc générale, pour seul
17225desj»eiii
17226la
17227pacifi-
17228cation du monde ; que vous avez donc cherché à calmer les troubles, à éteindre
17229cet ineendie : «ne pareille conduite est cdie d'un rai pieux, qui vaille avec
17230ten<fa«sae sur la conservation du reste de ses sujets , et qui calcule avec une
17231prudence conaommée les résoliats dea événements, fit en effet,
17232si vous avies
17233lansé vos Hogols suivre
17234leurs opinions,
17235et s'abandonner
17236il
17237leurs
17238illusions,
17239certes , cette expédition eàt amené pour eux un tenâde revers. Hais vous ave«
17240agi en homme qui craint Dieu, qui empêche aon esprit de suivre l'em^re de
17241ses passions, qui ne partage pcant les idém des hommes ^rés, et les actes de
17242ceux que leurs illusions aveuglent.
17243Quant à ce que vous nous dites: Que vous n'aimez point à recourir prédpitam-
17244ment aux armes, avant d'avoir tracé la voie droite, et réuni en corps tous vos
17245arguments; eh bien, votre entrée dans la ligne de la vraie foi forme, pour vous
17246et pour nous
17247, une réunion de preuves puissantes contre ceux
17248qui
17249ont refusé
17250de marcher dans ce chemin
17251F.n
17252pffpi
17253,
17254le Dieu
17255très-liaut
17256et tous
17257les bouunes
17258savent
17259parfaitement
17260que
17261nus
17262« tloris
17263ont
17264eu
17265pour
17266unique but
17267de
17268secourir
17269cette religion; que nos travaux, (jue nos combalà ont eu réellement Dieu pour
17270objet. Puisque vous
17271êtes entré avec nous dans
17272le
17273sein de cette
17274religion
17275,
17276les
17277liaines ont disparu,
17278les inimitiés sont éteintes,
17279et la suppression des hostilités
17280II.
17281(JtnUièm porm.)
17282«5
17283Digltlzed by Google
p. 205
1728419$
17285APPENDICE.
17286doit amener un saooitts Uintud : car la foi eat oomsne un édifice dont toule»
17287les fMiiiîes te M>tttieiHi«Bt rnne Tautre. Quîcoiiqne a âevë la tour de la reU-
17288gioo, doit trouver en tout lieu pcufde pour peuple, en toute eonlrée voisin»
17289pour voioni.
17290Si ces noaalMreux
17291eflels sont dm aux
17292avis du fsheUih de l'nlainiaaie , du
17293modèle des Mivants, Kemal-eddin-Mid^rrabfnany jannift aucun saint avant lui
17294n'a obtenu une grâce plue
17295éclatante. Eepérans» par tuile de TlieareuBe in>
17296fluence de ce ppt-sonna^e,
17297et
17298des hommes religieux, que chaque maison
17299de-
17300viendra le séjour de l'isluniisme » afin que toutes
17301les condilioiis
17302prescrilcn
17303pir
17304la foi soient enlièrement accomplies,
17305et que le domaine de
17306l'isiarnisnie devienne
17307plus afTermi
17308et
17309plus florissant que jamais.
17310Si un luiaiine,
17311par l'effet des grâces
17312divines, a pu amener
17313le commencement d'une pareille position, on
17314ne peut
17315nier que, par sa noble influence, toute vérité doit arriver à son
17316terme. Pour
17317ce
17318qui concerne
17319l'envoi du kadi-aikodat Kolb-aluuUah-ou<«ddin ,
17320et de Yk-
17321lafaek fieba-eddin, auxquek vous avea confié la mÏHÎon de noue ftire parvenir
17322vos lettres âoquentee , ces deux ambaMadeurs sont arrivés auprès de nous
17323,
17324et nous ont tapporté mâle choses Jntéreesantes» oonoemant votre sitnalion ,
17325vos idées y vos projets; tout ee qtfib nous ont raconté cet digne dTélogM
17326et
17327de reconnaissance , et tous leurs récits sortent d'une source excelieole. Voua
17328insinues que al nos esprits déarent une preuve ceruâne» qui puisse conaolider
17329tous les motift d'une affection sincère , ils n*ont qu'a eiaminer tout oe qui a
17330paru de vos actes, à Tot^ine et an terme des affiùres; la justice, Ja bknfid-
17331sance qu'mit produites votre ctcur et votre langue ; les ordres que vous avea
17332donnés pour réorganiser les wakf^
17333les mosquées,
17334les ribat, pour ouvrir
17335les
17336chemins du
17337pèlerinage, etc. Une pareille conduite est digne d'un prince
17338({ui
17339veut éterniser son
17340règne; qui, monté sur
17341le
17342trône, ne
17343suit que l'équité; qui
17344n'est nullement enclin à imiter
17345la pervei>ilé des
17346liuinines injustes,
17347ui à blâmer
17348ceux <jui lui font des reprociies. (^uoi([ue ce soit
17349là des actions estimables
17350, des
17351actes ijui
17352attirent
17353à
17354leurs auteurs
17355des miu
17356t ris de
17357bénédictuuis
17358,
17359toutefois
17360ce
17361sont des cl H
17362<]n doivent
17363nrcessau eiuciil
17364être accomplies,
17365des
17366taits de
17367dé-
17368votion
17369élémentaire. Us sont trop vulgaires pom
17370que
17371le prince
17372se
17373glontie de
17374pouvoir par
17375là obtenir à un
17376autre
17377({ue
17378lui une
17379récompense; pour
17380qu'il se
17381borne i ces aetm, et y ohercbe une ressource méritoire. Les grands rois lien*
17382nent à honnenr de restituer des empires k lent* aooveraina , et de rendre à
17383Digitized by Googîr
p. 206
17384cm n^taiDM leur oi^miintion primitive. Vom père wait agi de «Mlle na^
17385niàie envers les monarques Seldjoucides
17386et
17387autrei princes;
17388el^ cepeiidaot,
17389aucun (Feux n'obéissait à ses lois, n'avait embrassé la même religion que
17390lui.
17391Toutefois
17392il
17393les
17394maintint dans
17395la possession de
17396leurs
17397États,
17398et ne
17399les dé-
17400pouilla point de leurs propri^tf's. Si vous voyez un droit enlevé parla violence,
17401vous devez le restituer;
17402si
17403vous voyez un bras étendu pour commettre
17404l'in-
17405justice, vous devez
17406le réprimer; de celte manière, vous afTerniirez
17407la consti-
17408tution de votre empire,
17409et
17410les jours de votre règne seront embellis par les
17411actes
17412tie
17413la piété.
17414Vous avez,
17415dites-vou.s , défendu
17416a
17417vos soldats, aux karagoul {^i) , aux gou-
17418verneurs des difléreates provinces
17419(2.), de nuire à qui que ce soit; vous avez
17420(i) Voyez b nnip Af la page 190. Nous iisoDS dans la Vir d» sultan Xelaoun {mau. de St-(trr-
17421iiiuiii
17422I irt bis, fol. i3o v°;
17423: J^l^l ^ ZfrL*^
17424> U
17425ât marcher* une troupe de karagoul. > Et
17426(/W)
17427: J^I/âM
17428wory* « Od euleverd uoe partie des chevaux
17429des karagoul, •
17430(s) 1« mot ImSar't MkUwA, àcùipitt Miivant les lempi «t le:i pays, un gumermtw, eeM fui ett
17431dmi§idtmabi$a^ lafotht4amtm vfUtt un tkrf, unjui^mi, Oa lit «bas le JE«Mow(t Il,pk 1169,
17432deCdcatU}:^lUJI S^^ ^
17433ÂitiOl «J^ jl)t J ..2;«^t «U mot itkUuteh,*»
17434« parlant d'iioe ville, indique celui <]ui a l'nulorilc nécessaire pour la gouverner, au nous du sultan. »
17435Suivant le témoignage du Supplément au
17436Barhanl-kâti 'pn^t^ tofiol,
17437» re terme, rhea ïtn Persans,
17438• t'emploie, de préférence, pour désirer l'oflicier cKai^é de faire des rondes oocthroes, et api>elé
17439. aMMneat JmMmC» On IU 4aii» riUM» d'Ebo-KUiloiia («md. VllI, bl 3ai 1*), m partaoi
17440iks Tatatï (Mooglib): I^J^éiI^
17441Î^X^jlLXM ^ jSi^ iMy ^^l^i ^ \yJ'\
17442li^r^X
17443- \U ('-labllient dans chaque ville un de leurs
17444c-niir>>, accunipa^no
17445d'un corps
17446île truopes,
17447• charge de la j^ardc du jjavî; et
17448ils {lonriai«-nf
174495 ci
17450t
17451iini< icr
17452If- litre
17453ichthnch.
17454» Plus h.{< (fol.
17455r»)
17456: iv-'
17457j
17458jîjU sjXJ^ jl
17459Jlj>*î-f ô^jC^
17460iXJ I ^
17461Un sekikneh (gouverneur), qui repr^scatalt le aouverain auprine de* Mongols, réi>i«iait
17462• eoMiaoNacitt àtm la ville de Bagdad. Guan-KlMn élut lOMilé lor le trteci, chana le tehUmM^
17463< et
17464fit graver son nom seul sur la monnaie. » Dans VSKitoin de Bedr-eddin^Aîntibi
17465(man.
174666ft4i
17467f
17468il
17469',u v'), l'auteur, parlant de la ville de Dauias, dit: t ' | a> ^ X.: rr^ {,jX-^rv^j
17470• Tiunorlenk établit dans cette place un sckihneh, |>our y commander en son nom.
17471» Dan& V Histoire
17472de Il«wiâri(a6* partie, iiiaa.d«LBfda, fol. 196 r"): ^^1 ^^^d-^^
17473«,.5"*^
17474\ m *
17475L|.i ^^^i yiS^\
17476Baveie a«ee auii tm Tatarqai «econdaiie à Mmtk, et nxtc dam
17477< cette ville, avec
17478le
17479t
17480-rr
17481,],-
17482sc fiihnih (gmvanwor). > Dans l'Aùfof/ed'Ebn-Kbaldoiin (tOlU. Ilf,
17483fol. 5^4 r")
17484:
17485Jjo L_L;s-^ i^.
17486Il
17487le nomma lehihneh (goirvcriieur) de Ragdad. » Ce mot se retrouve
17488plusieurs fois, avec le même seus, dau» VHistoire d' Abou'tfeda [Annales, tom. IV, p. 576, S80). Dans
17489rjabMwtfUA^da KeiBal-«ldiii(iiiaB. 738,
17490f. t53 v°}:
17491^^^\
17492Jj^ J
p. 207
17493196
17494APPENDICE.
17495supprimé tous les obstacles qui pouvaient entraver ou
17496le départ on rarrivée
17497des voyageurs. Du moment que nous avons eu connaissance de vos ordres,
17498nous en avons donné de pareils à tous nos naïb
17499(lieutenants), qui résideot
17500« Les Francs ne cessèrent d'amuser les gouverneurs et les posseMwirsiftflila Ct mot, comme l'ott
17501voit, preud quelquefois, au
17502pluriel,
17503la furmc ^^s^; tuais plut 8<Mlveut celle de
17504^Ls--'.Xous
17505lisons dans le Mesiflek-alftbsur (ru. G^t,
17506f.
17507lo'î \°)
17508: iHJI SJw^ ^«^lac-- sS'jî-:,.,.^
1750911-, i t.iblirent
17510• leurs gouverneurs dans ces contrées. •
17511il t si probable qu i)
17512faut
17513lire ^Loc-- au lieu ûv ^^L*-'
17514dam oo passage d'AbouViéda {Annales,
17515tooi. IV, pag. S8a). Dans TAifirAi^ d^Abott'Ifaradj {Hi^io-
17516tia dynmstianmi ton. I, pag. 471 «t 473): ^LaA'l ç^JJa
17517• Les Mongols plaeèmi
17518« dus «is d«t ^awwnmnu • ht mot Sfa*
17519kigaille quelquefois, en yènénl , «a fr^poti* un ektf.
17520On lit dans les r»/^ d'Ebo-laioutab (man. fol. 91 v*) : ijl^l
17521SI ^If« li «lait, i
17522• cette époque, Miriateiidaiit de bitimenti. » Et, duM Poimage de Khalil-Déberi (man. 696, M.
17523a$3
17524:
17525^
17526- Les ptipoiH <|ui MirveilUîeat les «tables de chameaux. •
17527De ce leme,
17528s'e^t forme
17529le verbe ^^jor^, qui signifie établir un schihneh
17530(guiiverneur). Comme
17531ihm% re p»M!<^<' de Ri ha-ed<lin {rUa SabKÙKi, pag. So):j^^^ ,Je
17532* IlétaUit UH gO«ver-
17533neur dans la ville de Khabour.
17534>
17535Le root J^SLiae^ désigne le rang de schihneh, de gouverneur. On lit dans VHistoire d'Ebn-Kbal-
17536doim (tom. m, f. 5S7 r")
17537: oIjlm tS-Jar"
17538jjj» • Depuis qu'il eut quitte le rang de sekikHek
17539• de Bagdad. • Les mêmes mots se trouvent répétés plus bas ^fol. 5Ca
17540r^). Dans les Jmmiet d'A-
17541bonlfèda (tomr
17542111, page 39a j
17543:
17544ï'X 'm'' • La place de foqvenmir de Bagdad.* Dans
17545rAUMr* tTJti^ (fol. 146 r*); «,JL IJiaA • La place de gauvcmew d'Alep. > Dans rMbtotném
17546prétendu Basan-beD-fbnhim
17547(f.
17548la v*) i'iS&j:..»! LXiae^t i'^j
17549Uleor donna le nmg de gou-
17550« veffacur>*avec une autorité alisottie.
17551>• Dans VlUrtoirc de NorattlHet de Sulaélm, par Aboa-Schaauli
17552^'raan. 70a A,
17553f. 8^
17554r â_Cjlx^1
17555vJuJisj
17556. I^i place du n/ii/meh (gouverneur)
17557fut supprimée. «
17558Le mol
17559i^ac-^ existe aussi dans
17560la langue persamie, où sa si(;nifii'atiou a subi également les mo-
17561difications que
17562j'ai
17563indiquées. On
17564lit dans le T»tkU^Wass<f/'{muL de la Bildîotliéque du
17565roi,
17566f. 34 v°)
17567:
17568^J^^^ i 1/*^
17569des émirs et deigoaTerneiini. • Dans l'JRMte dt
17570rindf, de FIriscbUfa (éd. de Bombay, ton»,
17571il, pag. 3i},
17572le omh ^tjjd
17573désigne te tàrfA
17574mutU, celui qui est à la («te de l'adminbtnitioii. On 7 Ut àii/
17575Dans le mime
17576ovvragrt le terme jljb lior^ sigaille
17577: < Celui qui est chai^ de rinapeotion de la police des
17578• marchés.» On Ut(tom. I, p. Alg)
17579: JjJ t^jS j'j'"? ^-^^^
17580"
17581I'
17582l'avait créé ickihnek du bazar. »
17583De là vient cette expression métaphorique du
17584p4>iniic de lousouf-ou-Zuteikha (pag.
17585lai): w^bL^
17586-.j^
17587-
17588-g-*-.» j'jlj Ljs--'
17589" Tels sont les reproches qu'adresse le schihnrh
17590^inspecteur) du l»nî;.Tr de l'a-
17591« mour. • De
17592la s"e»l foroite l'cspression ^^cx-', désignant lesfoncti'ins de cet officier. On
17593lit dans
17594Uî
17595Traité géographique,
17596intitulé
17597Ue/t-iklim
17598(les sept
17599climats)
17600^fol. 173 r") ^^'jt-^ ^
17601'* j\
p. 208
17602APPBltDlCB.
17603t99
17604dtiis les
17605villes de RalilMb, de Ntah, d^AloUib, .et aui oommandants des
17606troupes établis sur les frontières de ces ptovinces. Eo effet , lorsque Ton
17607est
17608iénoi daos ane mènne foi , et que Palliance a ëtë daseiilée par des serments
17609on a alors une base solideneat établie, et sur laqudle doivent se r%Ier tons
17610les jugements.
17611Vous prétendez qu*un espion , déguisé en fakir, a été arrêté, puis reliebé
17612par vous; vous ajoutes qUe pluneurs espions, ayant pris le costume de fakirs,
17613pluMCurs de ces derniers, et d'autres rdîgieus, ont été victimes des soupçons
17614et massacrés. Mais, sur cet artick, c'est de votre côté quefon a pris les devaolsi
17615c'est de diez vous que
17616<>otU venus les premiers actes de ce genre. Combien
17617dlioromes, d^isés eu
17618fakirs, ont élé envoyés de chez vous pour épier nos
17619affaires. Dieu en ayant
17620fait tomber un grand nombre entre nos mains, nous
17621les avons soustraits au plaive,
17622et nous n'avons pas \ouIu
17623, par des démentis ou
17624des discussions, mettre
17625au jour ce qu'ils avaient radié sous l'habit religieux.
17626Vous itisituip'/ fjup Tnccord des sentiments dissipe
17627It's ténèbres de la division,
17628fait couler tous les biens en abondance, assuie
17629le bonheur du monde, et
17630af-
17631fermit la situation des hommes. Certes, personne ne doit repousser
17632celui
17633qui
17634veut ouvrir
17635les portes de l'union
17636, et qui incline vers la paix
17637, sans se détourner
17638de la route, sans Jdesser personne. Celui qui s'écarte volonlairenicnl du che-
17639min des hostilités est égal à celui qui étend une main pacifique puui
17640luimer
17641une iiaisou d'amitié.
17642Mais, quoique
17643la
17644paix soit
17645l'acte par
17646excellence,
17647on
17648a
17649besoin de plusieurs faits préparatoires sur lesquels reposent ses bases, et qui
17650en démontrent Futilité. Ceux que retracent votre lettre sont des cboses géné>
17651taies, essentiellement nécessaires , sur lesquelles est fondé tout l'édifice social
17652et auxquelles on reconnaît si bi paix existe ou non. Hais
17653il est «Tautres faits,
17654qui doivent, de toute nécessité, être solidement établis, et à l'aide desquels se
17655eontraetent les
17656traités d'alliance. Nous avons chargé notre ambassadeur de
17657vous les exposer de vive voix. Or, ce sont des choses qui , lorsqu'elles se titNi-
17658veront annoncées , seront reçues avec l'aide de Dieu, accueillies par tous les
17659t-i-^j
17660• Du rang de schihnrh finspcctrur) du bazar,
17661il
17662('•(air p.irvciui
17663à cfliii de vu.\r. »
17664ilass Touvrage de Firischub (tom. 1 , pag. 3o5), on
17665Utïuve
17666é-^ae^,
17667c'est-à-dire celui qui a
17668rNMpeeiioo dtt élépbMiii.
p. 209
17669t9&
17670AfPEKOiCE.
17671esprits, et que noe lettre» conserrcroat aimi Uen que pourraient Je faire les
17672récits dea livres.
17673Vous citez oe pass^ du livre de Dieu
17674: Nous n'avons januùs pum Us hommes
17675tn'ant (U leur avoir adressé uti emrryé. Cette sentence n'a point rapport à
17676celle
17677liaison d'amitié, et ne saurait être expliquée de
17678cette manière. Mais
176791 liummt-
17680*|ui a eu l'avantage de précéder les antres dans
17681le chemin
17682el
17683la
17684défense
17685de
17686la
17687religion, a des droits
17688(pii doivent être
17689respectés, des prérogatives
17690qu'il
17691peut
17692réclamer. Kn elTet, la prééminence attachée à la priorité ne
17693cesse pas d'appar-
17694tenir à un seul homme, au premier, quel que soit le nombre de ceux qui l'ont
17695suivi. Si vous considériez ce verset sous un
17696tout autre point de vue, vous
17697donneriez alors le résultat de vos idéet et
17698d'esplicaiions
17699arbitraires, âo bkk
17700Dent où nous allions répondre à des articles de votre lettre, qui
17701anéritaienl
17702peut-4tre une explication, nous avons entendu les paroles que nous a adressées
17703de vive voix le kadÎHdkodat Kotb-eddio. Qudques-uness'accordentavec ce que
17704contient votre lettre. Elles nous ont confirmé que vous avez embrassé la vé-
17705ritable religion , et que vous avei pris rang parmi les vrais croyants ; que vous
17706étendes partout le règne de la justice et de la bienveillance, qualités qui mé-
17707ritent d'être vantées avec reconnaissance par la boudie de tout homme. Que
17708la louange en soit à Dieu, sans aucun mélange de reproche! En effet, Dieu
17709révélant à son prophète ce qui concerne
17710les hommes
17711ii qui
17712il a accordé les
17713bienfaits de rislamisroe
17714, s'exprime ainsi
17715: « Ne croyea pas me rendre service par
17716votre islamisme, car c'est Dieu qui vous favorise^ en vous dirigeant vers la foi
17717véritable. »
17718Suivant le message verbal qui nntis a
17719été adressé, Dieu vous a concédé de
17720tels dons, qu'il vous a permis de ne point porter vos regards vers les contrées
17721terrestres ou
17722maritimes qiu sont sounnses au pouvoir d'autrui
17723, et que, si nous
17724sommes décidés
17725à
17726ratifier
17727cet engagement, tout
17728est contJu taire
17729nous. Nous
17730vous répondrons qu
17731il existe des choses qui, lorsqu'on eu tombe d'accord, sont
17732le fondement sur lequel s'élève l'édifice de l'alliance et de l'amitié. Dieu
17733et les
17734hommes verront qudle sera la sincérité de notre union, quel aèlé nous met-
17735trons à humilier nos ennenûs , h élever nos amis. Combien d*alliés en qui on
17736trouve un aide, au moment ou on ne trouve plus ni père, ni frère, ni parent
17737Dans les premiers temps de Tislamîsme , le règne de U religion n*a pu s*éiaMir
17738complétement, et s'aflfennir que par Tunion des compagnons du propbke. Si
p. 210
17739AVFEHOICe.
17740J99
17741ifano vont vouks moèMiMDt oomervcr les seotîiMols d'nnitië ,
17742d*«tladie-
17743iMnt y de boa modot» , dompter vot nMaiîs el^ rivai»» et voii* ^pfNiyer
17744sur ceux qm peaveot vous ollrir un Mconn «fficace, -vouten éle* parfritenent
17745le mitre.
17746On nous a
17747dit de votre part, que
17748voire ambition aa bomaat à
17749conservet-
17750les
17751terres
17752et Teau qui se trouvent sous
17753votre domination,
17754il devient
17755inutile
17756d'entrepreriflro
17757des
17758expéditions
17759qui
17760nuisent
17761aux
17762musulmans,
17763sans
17764procu-
17765rer
17766aucun
17767avantage réel.
17768Nous répondrons
17769(pie,
17770si
17771vous retirer
17772la main
17773de
17774rinimitié,
17775si vous laissez en repos les
17776tuusuiruaus et
17777les
17778Klats qui
17779leur appar-
17780tieiHient, alors les popiiLitsuu?, nsleronl tranquilles, el l'elTusion du sang sera
17781arrêtée. Combien est véritable cette maxime
17782:
17783Qu'il ne
17784faut pas défendre aux
17785autres un acte,
17786et s'en permettre un
17787pareil}
17788qu'il ne
17789faut pas recommander
17790une action
17791veiiiieiuey et
17792oublier aoi-inéine de
17793la mettre en pratique? Kod-
17794gortai, se trouvant dans le pays de Boum , qui ot aous votre dominatioo , et
17795dontlaa imp6ta lont perçue en votre nom» a veri^ le lang, porté partout le
17796ravage, a*e8t permis le rapt,
17797le viol , la vente dea hommes librea
17798, et il n*a
17799cassé de poursuivre o|MiiîAtreoient ses succès désastreux.
17800On noua a dit, en votre nom , que voua éliea bien décidé à ne paa discon-
17801tinuer oes expéditions, à ne paa interrompre ces oourses boatîlas; que si l'on
17802veut
17803fixer un
17804lieu où nos armées se rencontreront, Dieu Concédera
17805la
17806vic-
17807toire à qui
17808il voudra. Nous répondrons qu'il
17809est des terrains sur lesquels
17810les
17811deux partb en sont venus aux mains, une Ibis, deux
17812fois,
17813trois fois. Eh bien
17814,
17815ceux de vos sujets qui ont échappé aux combats, détestent ces lieux, et crain-
17816draient d'y
17817reparaître
17818, de peur de voir se renouveler les malheurs de ces ac-
17819tions désastreuses. Quant au jour du combat, Dieu seul le connaît, et on ne
17820peut
17821le pré>oir. La victoire ne vient ({ue de Dieu:
17822il
17823la donne à celui
17824qu'il a
17825rendu jjuissant,
17826et non à celui qui a calculé l'évént nient.
17827Nous ne sommes pas de ces liommes que l'on peut espérer de tromper, ni
17828de ceux qui peuvent prendre
17829le change. L'heure de la victoire, comme celle
17830du jugement dernier, arrive toujours à l'improviste. Dieu (avoiise tout ce qui
17831peut assura' favanUfe de notre nation ; lui seul peut accomplir tout bien et
17832toutbienrail.
17833Lorsçiue les-ambassadeurs eurent terminé les afiUres qui les avaient amenés
p. 211
17834auo
17835APP£NOIC£.
17836à la cour de notra adgiieur le soIud,
17837et
17838qu'ils eurent
17839raçn tous dee rétm
17840(Hionneur et des piésenis omptueuz, on
17841les
17842fit partir; et
17843ils forenti oomme
17844à leur arrivée, soumis à
17845la surveillance
17846la plus rigoureuse. Personne ne poM-
17847vail
17848s'nhmiclicr avec eux, les regarder ni les voir.
17849Ils sp mirent en route, et ar-
17850rivèrent
17851à Aiep
17852le sixième jour du mois de Sckewal, Tan 66i. De ià Us prirent
17853la route de leur pa)-s.
17854A.U mois de Rebi pivroier, de
17855la même ann^e, on
17856vit
17857revenir ks ambassa-
17858deurs que notre seigneur le sultan avait envoyés vers Mangou-timour, avec des
17859présents destinés pour
17860la
17861lainille de Bérékeb. Cette
17862députation
17863se composait
17864«le
17865l'émir
17866Sclieins-ciMiii-Snnkor-ealtni
17867,
17868et
17869l'émir
17870Seif-eildin-lielIjan-Rokni-
17871Ras-Turki. Les
17872présents Jont
17873lis étaient
17874porteurs consbtaient
17875en
17876seize
17877vêle-
17878ments, dont les uns étaient destinés pour le roi Mangou-timour ; d'autres pour
17879^ougaï
17880; d'autres pour le
17881roi Auukdji
17882, irère du
17883roi Mangou-timour;
17884d'autres
17885pour Touta-Mangou, frère deMaogou, et qui succéda à
17886la couronne; d'autres
17887pour Talabogâ, frère de Mangou-timour; d'autres pour les khoHum (prinoesses),
17888savoir
17889: Djebdjék-R.hatoun, Aldji-Rhatoun» Toutdîo-kbatouDf Talalam-Klntoun,
17890Sullan^hatoun, Khotlou-Khatoun. D'autres étaient destinés pour Blaou, émir
17891delà gauche; d'autres, pour Tira, émir de la droite; d'autres pour Kalik,
17892épouse de Koukdji; d'antres enfin pour le sultan Galath-eddin , fils du sultan
17893Ixz-eddin , souverain du pays de Roum (l'Asift>Mineure).
17894Ce présent oomprenait toutes sortes d'objets susceptibles d'être offerts , tels
17895que des étoffes magnifiques, des robes brillantes, des bijoux pédeux, des
17896arcs , des cuirasses, des casques : chacun devait en recevoir en proportion de
17897son rang.
17898« Lorsque nous arrivâmes, dirent ies ambassadeurs, nous trouvâmes que le
17899!;rtn Mangou-timour
17900était mort
17901,
17902et
17903avait eu pour
17904sucresseur Toiila-Mangou.
17905(l'était au
17906mois de Djoumada
17907second,
17908l'an
17909680.
17910»
17911Les envoyés
17912remirent au
17913prince leurs dons, qui furent accueillis avec joie, et
17914les députés furent
17915traitée
17916avec une bienveillance magnifique,
17917ils se présentèrent
17918ensuite devant
17919>uut;ai
17920et
17921les auties per&uitnages
17922qu'ils avaient miiisiuu de voir
17923,
17924et
17925lou:>
17926les reçurctii
17927d'une manière parfaite. Us dirent aux envoyés qu'ils avaient appris, dans
17928le
17929mois de Schaban, la débite des Mongols, qui avait eu lieu sous les murs de
17930Digitized by Google
p. 212
17931APPENDICE.
17932aoi
17933BflOttf 1« qmtoniÂiM jonr de.Rcdjeb. Muigoti^tiiiuMir était mort dani uo lieu
17934nommé Aktookith, au mois de Rebi premier de Vvaoéé 679. Ce prince avait
17935péri par suite d'une tumeur qui lui était siirvenue au goaier, et que Yaa avait
17936perçée»
17937TRAITÉ AV£C LE TAkAFOUR (ROI) SOUVERAIN DE SIS.
17938Tandis que noire seigneur
17939le sultan
17940assirgeait
17941la forteresse de Markab, ou
17942vît arriver
17943le commandeur des lempliel-s de
17944la coulrée de rAriiiénie
17945:
17946il
17947était
17948chargé trune n^ociatioti de la part du souverain de Sis , et onVtl, au nom de
17949ce prince, un présent, avec uue lettre
17950écrite
17951pâi
17952le
17953Takafottr,
17954et une
17955autre
17956adressée par le grand-maître des templiers.
17957Da(is celte dernière dépêche , ou
17958implorait la déroeooe du nillui en fimur du souverain de Sis; on
17959le priait
17960de pardonner à ce prince, et d*agréer ses excuses. Un motif particulier avait
17961engagé ce monarque à employer la médiation du grandrmaltre des templiers
17962pour fiure parvenir ses ambassadeun a la courdu sultan. Jusqu'à cette é|K)que,
17963toutes les fois qu'il était arrivé des envoyés du souvmiin de Sis , ils avaient été
17964arrêtés et mis en prison, et on ne leur avait
17965fiiit ancune réponse. Le {«ince
17966pour assurer le succès de
17967sa dénuwcbe, eut recours à l'entremise du grand-
17968mattredes templiers; et le conutiaudeur se
17969rendit à
17970la cour du sultan, pour
17971suivre
17972la négociation,
17973et
17974aplanir ks
17975difTérends.
17976Le
17977gitind-maitre des tem*
17978pliera avait auprès de notre seigneur le sultan des titres qui presciivaleut d'ac*
17979cueillir sa requête, et de lui témoij^ncr des égards, eu acceptant sa médiation.
17980Notre seigneur
17981le sultan
17982fit amener devant
17983lui
17984le commandeur,
17985ei
17986celui-ci lui
17987offrit
17988le présent,
17989(pii
17990consistait en
17991uue
17992gi-aude quantité de
17993vases
17994d'argent
17995,
17996delofTes et autres objets.
17997F/and)assadeur demanda, au nom de sou
17998prince,
17999que
18000l'on
18001fixât une coniribuliou
18002,
18003qui serait payée chaque année.
18004.Tusqu*alors
18005on a\ait réclamé de ce prince
18006la
18007ville de Behesnâ; mais
18008il éludait cette
18009de-
18010mande
18011, et employait
18012, pour
18013l'écarter, une
18014foule
18015d'excuses. On tomba dac-
18016cord que le souverain de Sis payerait chaque année, à
18017titre de eontribution
18018une somme d'un million de dîrhems, tant en argent qu'en nature; savoir
18019: en
18020II. {tnùèm pcirM;}
1802136
18022biyilizûO by Google
p. 213
180233oa
18024APPEKOtCB.
18025•rgeol y.cinq cent mille dlrbema (^uivalant « sept cent mille francs de poire
18026monnaie) , de bons cbevaux et d'excellentes mules
18027, au nombre de ciaquaiili»
18028télea, dix mille plaques de fer (i), garnis (le U urs clous, et qui seraieni tr|mB>
18029port^ partout où on l'exigerait. Le reste du présent consislâit en objets
18030pré-
18031cieux
18032,
18033élofTes
18034et autres choses. Jl
18035fut statué que
18036le
18037roi
18038mettrait en
18039liberté
18040lotis les marchands
18041qui
18042se trouvaient
18043détenue
18044dans
18045ses États, en leur
18046resli»
18047tiineil
18048It iirs
18049richesses et leurs cfTcts. Que si <iiiel([u'un
18050d'entre eux
18051était mort,
180521)11 relâcherait à
18053sa place un prisonnier
18054(hi même rang, et qu'on rendrait le
18055bien
18056ilii
18057uiorl
18058; que tout eaptif,
18059letenu dans les États du
18060prince, serait immé-
18061diatement
18062(it'livré
18063;
18064la
18065trêve
18066(ul cunelue
18067à
18068ces
18069conditions.
18070L'acte en
18071fut
18072mis
18073par écrit, et notre seigneur le sultan en juia
18074l ubscrvation , le jeudi, second
18075jour du mois de Rebi
18076second.
18077L'émir Fakbr-cddin-Moukri se mit en marehe
18078pour aller recevoir le serment-do «ouverain de Sis, toucber d*avanoe 1^ mon-
18079tant d*une année de la contribution , et obtenir Ja remise des prisonniers
18080,
18081mardianda on autres,
18082tje mité fut rédigé dans
18083la. forme exprimée ici. Les
18084choses se terminèrent de la manière la pins avantageuse. Le trésor s'enrichit
18085de la somme immense qui
18086devait
18087être payée
18088annuellement.
18089Certes, si Ton
18090eut fiiit la conquête de la ville de Sis, et qu'il eût iàllu la rebAlir^
18091les dépenses
18092auraient
18093été loin de laisser uu excédant aussi considérable.
18094; I j Le mot î L
18095iliV, qiiî tkit ta plural
18096Lk»', désigne une plaque de fer ou de cuivre,'praîe
18097iTiiii don, qne Ton applkioait sur le* hmais des chevaux, oii qiî« iVm cmpkijMt potir Terrer ces
18098jitiimaiix. On
18099lit At\n%YHistoire (TAlep ât Kemal-eddin-Omur i^i/isn, 71 8, fol. «3 v")
18100: Il ,L«J|
18101jL«i
18102^'.s^ ;li
18103"» ^j-;..a.M j ^^j^Lj Jj
18104^Lo"
18105• L'ne jnuiii'
18106lîlli'
18107se vendait deux dinars. On
18108« doaOMt un eofaut mâle
18109pour deu;^ plaques v
18110i vant de
18111iVrs de
18112rhevaux.
18113>' Dan» YUistoire de
18114Bedl^«ddi»Aiat4bi (maii. 88<, loi. i«5 v*)
18115: ^»
18116, ^ ^ ~ Jt
18117jLjJt IS^XS x.lJU>j
18118• Une plaque
18119formée de
18120fers neufs, pour
18121les chevaux,
18122nutnla au prix de
18123soixaule
18124dirliems. «
18125Plus bas (fol,
18126r*j: l^p
18127J\ J jJl
18128LJLJîJI Ji^L^j « Uue masse de fers de cbe-
18129• vaux s'éleva au prix
18130tic
18131suix.uite-ilix diritems. » Dans In fV<r de Kelaima (fol.
18132i la r")
18133:
18134^^« In
18135' 2
18136Js^
18137^Jr:'-^j ^y.
18138élâUU ittr eox uoe coDUibation, desdnée
18139• pour Im bami» des cheveux de rarmiée viciorieune. > Dins te récit d^nM Iranbe qui «ot lieu wrlc
18140territoire de
18141la
18142ville de Heins, l'an 685 de
18143l'hé^'ire (MakH^i, Solouk, tom.
18144I, pag.iSB; Noweiri
18145m.m.
18146fjfil,
18147Fol. r>7
18148r*
18149, ou
18150lit. que
18151patmi les ol jris Jispersés dans l'air, par
18152l.n violence de l'oitrngHn,
18153• se trouv;ili
18154iiii snc de
18155cuir,
18156«jiii
18157reiilermait des masses de fers de cbevaux. • ^j-* "^J^ J
18158^Lj3
18159• Là
18160, se trouvaient deux chevmn, qui, au momeot oft OU le* ]»r£ient« m snllaut imrlaicnl
18161• deux plaques, dont chacune valait quatre cents dinars.
18162Digitizeo
18163L>y *^oogle
p. 214
18164APPENDICE.
18165COPIE DU TRAITÉ £T DU SERMENT.
18166Au Hox oa SIED ciinarr cr visiatooftotEUx.
18167Je dis, moi Lifon, fils de Haithom,
18168fils de Constantin
18169: Par Dieu, ptr l^Bba,
18170par Dieu; pour Dieu,
18171pour
18172Dieu,
18173pour
18174Dieu; au nom de Dieu,
18175au nom
18176de
18177Di»-u,
18178au nom
18179de
18180Dieu; par
18181les
18182mérites du
18183Messie,
18184par
18185les
18186mérites
18187du
18188Messie,
18189par
18190les
18191mérites du
18192Messie; pnr
18193les
18194mérites
18195de
18196la
18197croix,
18198par
18199les
18200aitirites
18201de
18202la
18203croix
18204, par
18205les
18206mérites de
18207la croix
18208;
18209par
18210les
18211mérites de
18212l'Évangile,
18213par
18214les
18215mérites
18216de
18217ri:^\angile
18218,
18219par
18220les
18221mérites
18222de
18223FÉvangile;
18224parles mérites du
18225l'ère, du
18226Fils
18227et du
18228haint-Kspr it
18229j
18230par
18231les
18232mérites de
18233la
18234grande croix , qui a porté l'Immaoïté auguste
18235;
18236par
18237les mérites des
18238trois per-
18239«ODOei fonâée* «Tiiue seule nature divine ; par les mérites des quatre évangiles
18240oompoMt par Matthieu , Luc , Marc el Jean ; par les nnérites de leurs prières et
18241dp leurs bënÂ&tions; par les mérites des douze disciples, et des trois cent
18242dix-huit évéques réunis pour défendre la doctrine de YÉgl^i par les mérites
18243de fai -voix qui descendit sur le Jourdain, et arrêta ses eaui; par les mérites
18244de IMeii qui a envojré l'Évangile sur Jésus,
18245fils de IHarie, esprit de sainteté,
18246veriie do Dieu; par les mérites, de la bienheureuse mère de la lumière,
18247sainte
18248Marie, de saint Jean-Bi^tiste , de saint Tbonuis, de saint Ifatthieu;
18249par
18250les
18251mérites du grand jeûne
18252; pstr les mérites du christianisnie, qui est ma religion,
18253Tobjet de ma foi; par le l>aptéme que j'ai reçu des prêtres et des pères; par les
18254mérites de tout père en honneur auprès de Dieu}à compter de
18255cette époque,
18256decette heure, je m'engagea mettre un zèle sincère, une intention ilruiiedans mon
18257obéissance, dans l'accomplissement de mes devoirs envers notj eseij^'neur le sultan
18258MeIik-iVIaasour-Seïf-cd(Joun!3-»iu-eddin fl'épée ilu monde et de la reli^'ionj, le sul-
18259tan de l'islamisme et des musulmans, le mai tre des rois et des sultans, le sultan des
18260provinces de l'I'^ypte , de la Syrie, d'Alep, de TEuphrate, des forteresses du pays
18261de Roum,et
18262île leur territoire, des contrées de l'Orient, roi de la surface de Tuni-
18263vers , Âbou'ifaïuli-Keiauun-Sàlehi
18264, l'associédu princedes croyants; et son fils, le
18265seigneur ,
18266le. sultan HelikoSA]eb-aIa-eddonma-ou-eddin>Abou'lha$an-AIi>Khalil
18267ami du prince des croyants ; et son fils Melik-Aschraf-Sftbh-eddounia'on-eddin-
18268Digitized by Google
p. 215
18269ao4,
18270APPENDICE.
18271Khâlil , allié du prince des croyaDts : je jure d*olMerver fbutea les oonditioDt
18272de ce tnîté , laqueUes vont être détaillées à la suite de ce serment. Cette tiéve
18273doit durer dix années complètes, successives, non inlerronipucs , dix mois
18274et
18275dix
18276heures.
18277Elle commencera
18278le jeudi
18279béni
18280, premier jour du mois de Rebi
18281second
18282, l'annf'e 684 de l'hégire du proplièlo (sur qui reposent les bénédictions
18283et le salut de Dii'u!^ correspondant au septième jour du mots de Haziran
18284, de
18285Tannée «SqG de l'èro (TMcxandre, fds de Philippe,
18286le (îrf( (i).
18287,Ir f;aidciai cette
18288trêve jusqu'à
18289la
18290fin de
18291sa durée; j'en observetai
18292les conditions, une par une;
18293je m'engage à
18294les
18295suivre fidèlement,
18296ainsi
18297rpie
18298tout
18299ce qu'elles contiennent;
18300je n'y contreviendrai jamais, par paroles, par action
18301, par signe
18302, par allusion
18303;
18304je ne mettrai aucune
18305interptétatiuu dans uiun
18306bci iueiit, ni dans l'observation
18307de la trêve susdite ; je ne chercherai aucun moyeu de la rompre ou d'en ut-
18308nuler aucune partie; je ne consulterai jamais » sur ce qui concerne ce traité,
18309sur aucun des points dont
18310il se compose, sur aucune des conditions qu'il
18311stipule. Si j'enfreins cet acte, en tout ou en partie,
18312si je consulte à son sujet
18313si j'admets quelque restriction k son ensemble, ou à qudqucs^uoes de ses dis-
18314positions , tout ce que je possède en étras animés, ou en objets matériela, s^
18315distribué comme aumône aux pauvres et aux ind^enU d'entre les chrétiens ;
18316et je m'oblige à faire trente fois le pèlerinage de Jérusalem , à pied , téte et pieds
18317nus; je m'engi^ à jeûner tout le temps de ma vie, si je viole les conditions
18318de cette trêve, ou quelqu'une d'elles, et si je me permets un acte qui contrarie
18319Tobservation
18320fidèle de cet acte ou de quel(|u'une de ses clauses
18321: et cela depuis
18322le contmeneement de la trêve jusqu'au terme de l'époque désignée dans cette
18323formule de serment.
18324Voici la trêve bénie qui a été conclue entre notre seigneur
18325le
18326sultan Melik-
18327Mansoiir, le maître illustre, savant
18328, juste, victorieux
18329, l'épée du monde
18330et delà
18331religion,
18332le
18333sultan
18334de liàlamisme
18335et
18336des musulmans ,
18337Aboulfatah-Relaoun-
18338Sâlclii, associé du prince des croyants,' et son his, son successeur dcâigué,le
18339seigneur,
18340le sultan
18341Melik-Sâleh-Ala-eddin-Abou'lhasan>Ali,
18342l'ami du prince dcs
18343croyants
18344; son
18345fils le seigneur MelkUAschraf-Salah-eddouniarOU-eddin-lLlialil,
18346rauxilîaire du prince des croyants (puisse Dieu éterniser leur puissance!), d'une
18347(i We dois faire observer, une
18348fois pour toutes, que
18349, dans les
18350différi'nls traités de paix doni
18351cet ouvrage nous
18352offre
18353les pières,
18354la correspondance euire l'ère des Arabe» et
18355l'ère d'Aleiuindre
18356est loin d'être indiquée d'une maniore bieu exacte.
p. 216
18357APPERDICK.
183583o5
18359pirt; et d« l*«ulre, le roi illustre Ufon, SU de Haithom, fils de CcMutantin ,
18360roi des Arméniens : pour un c^taw de dix années complètes, suivies , non in-
18361terrompues) dix mois , dix jours , dix beores; commençant au Jeudi , 'premier
18362jour do mois de Relit second , de Tannée 684 1 V» correspond au septième
18363jour du mois de Haziran , de l'année 1596 de l'ère d'Alexandre, fils de Philippe,
18364le Grec.
18365Cette trêve embAisse les États de notre selgnenr le sulian MeliMiansour, ses
18366châteaux,
18367ses
18368forteresses,
18369ses gouvernements, ses villes,
18370ses provinces,
18371les
18372habitants âc ses tfats
18373, ofïiriers, soldats
18374, niilirirns, turromaiis
18375, curdes, arabes,
18376musulmans
18377, chréliens
18378, et toutes 1rs classes
18379tl honinips
18380, quelle que soit la diffé-
18381rencc de leurs religions et de leurs races
18382; tftut ce
18383fjiie ces contrées renferment
18384de richesses, de troupeaux
18385, deires animés el
18386d'ohjrts
18387malérieis, de voyageurs
18388et de cUadiiis, de terres
18389, de mers, de ports, de cùles
18390, de plaines
18391,
18392de monta-
18393gnes
18394, de terrains couverts de bâtimeoU ou de ruines
18395; savoir
18396:
18397le royaume
18398de
18399l'Égypte , avec ses places frontières , ses villes , ses
18400ports , ses côtes , ses
18401terres; le gouvernement du Sdhel, avec ses c6tes^ ses porto,
18402ses
18403terres j
18404le
18405gouvernement de
18406Karak et de Scbaubalc;
18407le gouvernement de Sait
18408et
18409de
18410Balkà; le gouvernement d'Adjloun; le gouvernement de Sarkbad; le gouver-
18411nement de Soubalbab; le gouvernement de SaTad et de Scluikif; le gouverne*
18412ment de Damas; le gouvernement de Ikdbek, et la totalité des gouvernements
18413de Syrie, et des foiAeresses soumises à Fislamisme; le gouvernement de Hems;
18414le gouvernement de Rahbah; les conquêtes appartenant aux divers cbftieaux,
18415savoir: le château d'Akkar et ses conquêtes} lecliàleau des Curdes et ses con-
18416quêtes;
18417le château
18418de
18419Markab, avec
18420ses conquêtes,
18421ses
18422ports }
18423la
18424ville
18425de
18426Bali^a^ et
18427les dépendances de cette place nouvellement conquise
18428; Bcidah
18429ei
18430Djal)alall
18431;
18432I^ndikiali
18433;
18434la
18435ville
18436df Set
18437;
18438le gmivernemeni de
18439Halatanos,
18440et
18441ses
18442villes
18443;
18444le gouvernement de Saliioun et ses villes;
18445le t;oiivernement de Seliaïzar;
18446le gouvernement de Hamâh
18447; le gouvernemeni de
18448Ilaleb (Alep)
18449;
18450le
18451g
18452i w ine-
18453ment de Battras;
18454le gouvernement de Derhesak;
18455le gouvernement d'Amiait;
18456la
18457tour de Kisâs(la tour de ploiubj et Ravendan
18458; Tel-bâscher, Manbedj
18459,
18460la forte-
18461resse de Djabar; le gouvernement de Biiah;
18462le gouvernement de Karkar
18463;
18464le
18465(^iivemmênt de Kaklita, Kalina et Bablou , et
18466tout le |uiys jusqu'où s'éten-
18467dent les frontières des États du sultan , du côté de l'Orient, et de la contrée de
18468Roum; tout ce qui , pendant le temps de la trêve, se trouvera au pouvoir des
p. 217
18469ao6
18470APPENDICE.
18471lieutenants d» ootra maitre le sultan, ville», conquêtes , frontières , terres, fop*
18472leKSses ; tout ce que Dieu conquerra par les mains de notre maître le sultan
18473par celles (le ses armées, de ses troupes, de
18474ses
18475milices,
18476villes, proviaces»
18477places fortes, boulas,
18478villages, campements
18479d'été
18480et
18481d'hiver, soit
18482à l'orient,'
18483soit à l'occidenl, soit de pi-ès, soit de loin
18484; tout
18485ce qui, parmi les
18486États du
18487sultan, a été nominativement exprimé,
18488et
18489tout
18490ce qui
18491n'a pas été
18492désigné,
18493ainsi que tous les
18494r tics el toutes les choses qu'ils contiennent.
18495Et, d'autre part,
18496les
18497États du
18498roi
18499Lil'on,
18500lils du
18501roi Haitliom
18502,
18503qui
18504étaient
18505sous sa domination a» moment de la conclusion de cette trêve, el qui portent
18506le nom de ve prince, seront censés appartenir à
18507noire maître
18508le sultan,
18509tant
18510ce
18511qui a
18512été dési<;né que ce (pu ne l'a pas été; les États du
18513roi Lifon qui res-
18514teront soumiik à HOU
18515(>ouvoir, jouiront de la sécurité et de la tranquillité,
18516sui-
18517vant les conditions du traité de paia et de la trêve, ainsi que toiu les sujets
18518du roi, ses émirs, ses soldats, tons oeua qui dépendait de lui, et qui lui sont
18519attachés ; tout ce que ces contrées renferment de ricbesaes, troupeaux, bowgs,
18520champs cultivés, vilb^es. Tout, des deux c6tés, doit être gardé le jour et la
18521nuit, le soir et le matin; les chemins doivent être surveillés,
18522les frontières et
18523les cantons défendus, par terre et par mer, contre ceux qui voudraient nuire,
18524contre cetix qui esaploient, en se jouant, la main de lliostUité, contre les bri-
18525^nds, les pirates , les assaillants, les amatenn do désordre. Aucun parti ne se
18526permettra à
18527l'égard de l'autre aucun acte contraire aux stipulations de cette
18528trêve, et ne cherchera ainsi à rompre la paix qui vient d'être conclue, et dont
18529la connaissance est empreinte dans les esprits. Les marchands des deux côtés
18530iront el viendront
18531, à leur départ couune à
18532letir n.'tour, avec
18533leurs
18534richesses,
18535leurs denrées
18536et
18537leurs marcliandises ;
18538ils seront escortés -jusqu'aux fro^ières
18539des royaumes; on
18540n'cntravci-a point leur marche, et
18541ils u'éprouverimt aucun
18542genre de vexation.
18543Le roi Lifon, fils de Haiihom, sVnga^^e envers notre seigneur le sultan Melili-
18544Hansoor, son (ils et héritier désigné,
18545le
18546sulljn
18547Melik-Sàleh-ala-eddouuia-ou-
18548eddin
18549(la
18550gloire du monde
18551et de la religion),
18552et son
18553fils
18554le
18555sultan
18556Melik*
18557Aschraf , à leur payer annuellement, à dater du commencement de la trêve,
18558et jusqu'à répoqne où
18559elle
18560expirera
18561, par finrne de
18562contribution
18563imposée
18564sur loi, ses sujets et ses Élats, là somme qui va être relatée ; et le tribut d'une
18565année
18566sera acquitté d'avance. 11 donnera, en argent, en monnaie taka/buriàA
p. 218
18567APPENDICE.
18568307
18569(royde)» cinq cent mille dirlieiiiSy compté au poids, et dont la moitié est de
18570deux
18571cent
18572cinquante
18573mille
18574dirfaems;
18575de
18576bons
18577dievaiu,
18578et
18579d'excellentes
18580maies, nu nonniifedecinquaiite télés, savoir: des c\ïe\9ax iÂtiluck{i), de houne
18581race,
18582vingt-cinq; excellents mulels, vingt-cinq; de bonnes plaques de fer, att
18583nombre de dix mille, garnies de leurs clous , cl que Ton fera transporter dans
18584qttelque lien des Élats du sultan qui aura été designé pour cet effet.
18585Tous
18586ces
18587objets
18588seront
18589apportés chaque anm'e du royaume de Lifon.
18590La
18591première aiint^e sera
18592ac<|uill(V davaiuc;
18593la somme
18594f ixf'c
18595sera payée annueile-
18596ment, jusqu'à
18597l'expiration de
18598celte trêve béuie. Le
18599roi Lifon
18600s'encfagc»
18601relA-
18602cber tous les ninrcliands luusuimaiis qui
18603se trouvent dans ses prisons, à quel-
18604que race, à (juekjuc
18605iialion
18606qu'il apjjarliennent j à leur rendre
18607leurs ricliesses,
18608leurs denrées , leurs esclaves mules et femelies, leurs cbevaux, leurs mules; à
18609mettre en liberté tous les musulmans de tontesks classes, de raceaetde nations
18610difliSrentes, qui se trouvent détenus prisonniers dans ses forteresses» dans ses
18611États; à les Ikire tous ocmduire vers la cour auguste sans en retenii* un seul.
18612Tons y feront amenés par Tordre du roL Si qndquesmns de ces aardiands
18613musulmans venaient à mourir dans les prisons du roi Ufon, ce prince s'engiagie
18614à fiiire remettre à notre mettre le sultan Melik-Mansonr les biens de œs mar-
18615chands,
18616leurs esckves
18617m&les et finnelles, leurs denrées, sans en cadier la
18618moindre partie.
18619marchand décédé sera
18620remplacé par un
18621prisonnier, du
18622même rang. Si le roi a disposé d'une partie des marchandises
18623, des ricliesses,
18624des esclaves du
18625défunt ,
18626il en
18627restitueia
18628la valeur à notre seigneur le sultau
18629Melik-Mansour (dont puisse Dieu éterniser le règne!).
1863011 enverra le tout à notre
18631seigneur
18632le
18633sultan Melik-Mansour,
18634et ne
18635sr
18636prinsetlia d'alléguer,
18637à ce
18638sujet,
18639aucune
18640excuse. De
18641son
18642côté,
18643notre
18644seigneur
18645le
18646sultan rendra an
18647roi
18648Lifon
18649cetix des ambassadeurs de ee prince, de
18650ses pages, de
18651ses courtisans,
18652qu'il
18653u
18654fait arrêter,
18655et
18656ijui
18657trouvent prisonniers
18658soit on
18659l-lg^ple,
18660soit en Syrie.
18661Si
18662quelque marcl)and arinéiiieu est encore en prison,
18663il recouvi-em
18664.sa liberté,
18665et
18666on lui restituera les bicus actuellement existants. Les marchands qui, des deux
18667côtés , entreprendront des voyages pour leur négoce , n'éprouveront aucune
18668vesation ; on n*exercera contre eux aucune mesure oppressive ; on n'augmen*
18669.Ceni dans aucune, direction
18670le droit d'escorte, et Ton observera ecrupuleuse-
18671(t) On peut voir, Mr m mot, les détsiU que j*« doimés, plus hâiit^ pa^ 46 et (7.
18672Digrtizeo Ly <jOOgle
p. 219
18673au8
18674APPENDICE.
18675ment, à leur ^rd, les loi» de la justioe et de ré({uUé. Quiconque d*entra
18676let
18677niarcliaad!» , les rtiïah
18678, les voyageurs, et homiues de toutes les classes, venant
18679<!u pays de Roiim,
18680des contrées de rOrioiit
18681t't de
18682rOccidenl
18683, de
18684l'Irak, de
18685Bagdad, de
18686la
18687IVMsr
18688et
18689aulics
18690j )a>.s
18691, entrera
18692sur
18693les
18694Icrres
18695des Arméniens,
18696pour lie
18697là
18698se
18699reii<iit
187001 ins
18701les
18702K(als du sultan, le
18703roi
18704lui accordera une per-
18705mission
18706eulière
18707d'aclie\ci
18708route;
18709il
18710ne
18711rairêtera
18712pas
18713prisonnier;
18714il ne
18715mettra aucun obstacle à sou vovago, et ne dira
18716jjaï.
18717;
18718« Ces iioninies là sont des
18719sujets des Tatars, ou leurs enfauls, ou des personnes qui dépeudeut d'eux.
18720»
18721&
18722ufi marchand musulman vient à mourir dao& les ÊtaU du
18723roi Lifon , on
18724gardera soigneusement sea inens, qui seront ramis aux lieutenants de notre
18725seigneur le sullao Melik-Mansour, pour quUls en disposent suivant les lois de
18726la rd^ion auguste. Le roi lifon aura les mêmes droits, par rapport aux mar-
18727chands arminiens de ses États , qui viendraient k décéder dans Teminre du
18728sultan.
18729Si un vaisseau, lyqiartenant k Fane des deux parties oontraiHantes, se iirise
18730sor les ofttes de l'autre rc^ume, on gardera et on conso'vera avec soin tout ce
18731que renferinern ce Ijàlinient, et on en fera la remise aux officiers de
18732la nation
18733dont frisait partie le marchand décédé.
18734Si le défunt
18735est du nombre des sujets
18736ou des pages de notre seigneur le sultan Melik-Mansour, son avoir sera
18737livré
18738aux Jieutenanls de notre seigneur le suUan Melik-Mansour.
18739S'il
18740fait partie des
18741sujets
18742du
18743roi Lifon, son
18744bien
18745sera
18746remis aux lieutenants de ce prince, aÛD
18747qu'ils en disposent conforniénieut aux
18748i'ègles de ré({uité et de la justice.
18749Si un homme
18750, quel (pi'il soit, émir ou subordonné, esclave ou libre, appar-
18751icuaiU
18752a une nation
18753, race uu religion quelconque,
18754s'en fuit des États du notre
18755maître
18756le sultan , et va se i-etirer sur les terres des Arméniens ,
18757le roi Lifon
18758et
18759ses lieutenants s^engagent à faire arrêter ce fugitif, et à le renvoyer, sons bonne
18760garde, à la cour du sultan , avec tout ce qui Taora suivi , «t tout ce qu'il possé-
18761dera, compagnons de route , esclaves, chevaui , mulets, étoiles , argent, et au-
18762tres objets quelconque^.
18763Si
18764le fugitif a changé de rdigioa, et embrassé le christianume , le roi Lifon
18765s'enpgeà le remettre à notre seigneur le sultan Mdik-Uansour, sans recourir
18766à aucune excuse, sans emi^oyer aucun prétexte pour se dispenser de le faire.
18767Si un des sujets du roi Lifon, un de ses pages ou de ses soldats, ayant
18768pris
18769la fuite, persévère dans sa religion t les lieutenants du sultan s'engagent à
18770le
p. 220
18771APPENDICE.
187729eg
18773lui rendre; ma» «II a embfasaé l'idaniiime, on se oontontere de mtiluer les
18774biens qui te titMiveront en
18775sa possession. Les objets prohibas, armes, maiii«
18776tions oy anires, dont
18777l'entrée était défendue dans
18778les
18779États du sultan, resl^
18780ront sur
18781le même pied de
18782prohibition.
18783roi
18784Lifon
18785n'erupècliera personne,
18786marchand ou autre, faisant le commerce d'esclaves mâles ou femelles
18787, de die-
18788vaux, de mulets, et de denrées de tout genre, de
18789les
18790conduire dans les Étals
18791du snltnn
18792;
18793il ne les arrêtera point, et ne permettra à
18794|>eisonije de les arrêter;
18795il
18796leur laissera les passages libres,
18797afin qu'ils puissent amener à leur destination
18798les esclaves mâles
18799et
18800femelles,
18801les denrées,
18802les chevaux,
18803les mules,
18804et
18805tous
18806autres objets, les esclaves mâles et lèiueileji, de toute classe, de toute nation,
18807sans qu'on en retienne rien.
18808Si ua ¥ol a lieu, si un meurtre est oommis chei Fune des parties contmo-
18809tantes, Fassassin sera livré, pour subir la peine de son crime; l'objet déivhé
18810sera restitué en nature, supposé qu'il existe encore, ou, s'il est perdu , on en
18811rendra la valeur. Quant à la personne assassinée, après avoir fait la remise de
18812son bien , on donnera à sa place un prisonnier de même rang : pour un die*
18813valier un chevalier ; pour un turoopoul un turoopoul (i); pour un jimreband un
18814marchand
18815; pour un fentassin un^ fantassin ; pour un f^ah (laboureur) un
18816fellah. Dans le cas où
18817l'on
18818n'aurait pas découvert ce qui concerne
18819le meurtre
18820on le vol,
18821il sera accordé un délai de quarante jours pour prendre les infor-
18822mations nécessaires. Si cette recherche n'amène aucun
18823résultat
18824, on exigera
18825le
18826serment du gouverneur de la contrée où auri été oommis
18827le
18828crime,
18829et
18830celui
18831de trois personnes, au choix de
18832l'autre partie contractante.
18833Si, après
18834la pres-
18835tation du serment, on \ient
18836à découvrir ce qui a
18837trait au meurtre ou au
18838vol,
18839les poursuites de
18840la justice reprcncironl leur cours.
18841Kalal-arroum (la forteresse des Romains) et
18842le khdlif'ah (vice-roi) des Armé-
18843niens , le kaHut^ikos (a), qui réside dans cette place, ses moines, les personnes
18844(i) V. Ducange, Clotsar. med. et inf. latinit. cd
18845de 1678, toni. III, col. laaa.
18846(a) Ce mut nous rcint'-scntc le t«Tnie xaÔoXubç, tranit rit d'après l'orlhograptie amncnienne. On
18847sait que c'est le litre par
18848l<>i]iicl
18849les Armciiieiis dc^i^icnt leur patriarche. Dans la Relation d'one
18850amlwiMde «ovojve en Arménie pur rempereor Manturl CamniBe, l« tradadeiir latm Uundavii», a
18851presque partout employé le mot geaerath. Il faut y anbsdtuer celui de cadxtUrus .
18852Dans une Histoirr
18853(l'Ëi^r/'tf (df mou mauusrril,
18854f<il.
18855i5 v»', rr mot
18856rst crrit
18857,
18858^«.ÀLuT.et, plus bas
18859f. i8 r"), le
18860co-
18861piste ayant omis la ilernière svlinbe, on
18862lu UjJ.
18863viili- de halat-arruum , ou, suivant in pronon-
18864cistioa annéaieiiiie, BnutÂch» on Bnm«lai9»-Ma (le chfttcMi des nomaii»]» cet célèbre rhet le*
18865II. ( tnuèma par«e.}
1886697
p. 221
18867aïo
18868APPENDICE.
18869qui, dftDf cette province» eont attachée* à lui, et tout ce que ce caotoo ren-
18870ferme «HiabilailtC
18871et de laboureurs , seront compris dans les disposilioitt de
18872cette trêve, comme ils Tout été dans le traité conclu par Melik-D4her.
18873Le roi
18874Lifun ne pourra bâtir aucune
18875citadelle » aucune place Ibrte.
18876S'il se
18877trouve dans
18878les
18879États de
18880ce prince
18881des laboureurs appartenant au pays
18882de
18883Rouni(i)età lemptre du sultan,
18884il
18885les fera tous reconduire dans
18886les Étato du
18887sultan; et ceux dVnlio leurs moines qui
18888stM-riictit délenus en prison, recouvre-
18889ront
18890leur
18891liberté.
18892Si
18893, dans
18894les Ktats du
18895sultan,
18896il existe quelque laboureur
18897arménien,
18898il sera
18899iaHii<'i! internent rendu.
18900Celle trêve , avec ?.es conditions et ses slipidalious comprises dans
18901le piV-senl
18902acte,
18903sera
18904t)l)lii,'at()ii e jusqu'à
18905Texpiratiuii
18906du
18907terme
18908fixé.
18909Elle
18910ne
18911sera
18912pas
18913rompue par suite de la mort du roi d'une des parties contractantes, par
18914i.uitc
18915de destitution d'un naiàf d'un'gouvemeur et le èhoii d'un autre, ni par
18916l'en-
18917trée d'un pied étranger (a) ,
18918ni par la main dominatrice des Tatars ou de toot
18919autre peuple; mais les prescriptions de celte Irève continueront d'avoir leureflèl.
18920Je m'engage à l'observer» et à remplir fidèlement toutes les cooditioos, et i
18921ne jamais m'écarler d'aucune de ses stipulations. Je ne me permettrai aucune
18922révélation concernant les États de notre maître le sultan Melik-Mansour , ses
18923armées, ses sujets, pour favoriser ceui qui les attaqueraient
18924, soit par une in-
18925vasion, soit par quelque moyen propre à noire; et je n'entrerai dans aucun
18926complot qui puisse aboutir à un résultat mauvais et perfide. Je ne témoignerai
18927de bienveillance
18928à aucun des ennemis de notre seigneur le sultan ; je ne l'ai-
18929derai point , ne le seconderai point; je n'entretiendrai avec lui aucune ioleUi-
18930Arméiiicns
18931coinnir aynnt
18932'-u''
18933le-
18934lien
18935de
18936la rc>idcnfc
18937(în pstriarrfir. fîuillaunie de Tyr (//ii/or/n,
18938|tag. gio)
18939la <l««4;Qe sous
18940le nom de RaneuUuh. On
18941lit Untmiuia dans la Relation de Schiliberger
18942iReisç, p. 47)> U «B e*t Ut Bcpliao daas
18943ouvrages ée Ssmt-Nertès (pag. 80,
18944éd. Ae PetcRi-
18945boufg). Aérte ênntém» (4d. d» Venise, p. 9*4, 977). Voyes sussî Tcbantcliaii ( AinMm d'Armé-
18946nie,
18947toni.
18948111, p. 71
18949, 7a, aH7, 288, 383); Description
18950ele l'Arménie (en arménien,
18951p. SSg); Saint-
18952>lartin
18953( Mémoires sur t'^rméttkt
18954lom.
18955i,
18956pag.
18957igGj i
18958i« P.
18959Indjidjaa {Amiquités de i'jirménie,
18960tom. lU,
18961pag. 378).
18962(i) Le nannscril offire ici le mot ,jc^
18963; el je fù fait imprincr d« cette maaiire. Tontelioit,je
18964suis persuadé qu'il faut lire fj^jj
18965i que ce mot est la transcription d'un terme amtéaiSB, c'est-è-
18966dire d'un génitif pluriel exprimant le nom âcs Romains. Ainsi, dan^cctti' «supposition, a<><M>r. éininçe
18967au premier abord, mais pourtant fort
18968vraisemblable, les moln ^/^^
18969n-iiondeut à ceux de
18970[t) Ce mot
18971lin pied étranger pour désigner une mmiAm éirmgin, se retrouve cncoK allleu»
18972dans un des traités tpii sont sous nos yeux.
18973Digltlzed by Google
p. 222
18974APPENDICE.
18975ftlt
18976genoey ptr indication détournée, par letire, par comspondanee, anbaHade
18977on meange 'verbal ; mais je chercherai , par mes négociations , à mettre en sû-
18978reté ma personne et mes États. Je Terai tons mes efforts poor garantir de tout
18979mal les Étals de notre mattre le sultan Melik-Mansour,
18980et arrêter œoz qui,
18981partant de mon royaume, y
18982porteraient les hostilités et le nnafi» Si (œ qa%
18983Dieu ne plaise)
18984, ce traite venait à être rompu par une des parties contractantes,
18985les marcliands
18986et
18987les voyageurs pourront continuer leur roule avec une entière
18988sécurité,
18989sans avoir
18990rien
18991à craindre pour leurs
18992personne*;,
18993lenrs
18994richesses
18995,
18996leurs marchandises,
18997leurs
18998esclaves mâles
18999et
19000rcmellt>,
19001ienrs
19002chevaux,
19003leurs
19004mules.
19005Il sera accordé un délai de quarante jours, atin que chacun de
19006<
19007i
19008in-
19009dividus puisse regagner son pays, ou un lieu de sûreté, avec ses denrées et son
19010argent, sans fcnconirer aucune opposition;
19011et cela durant
19012tout
19013le temps que
19014doit durer cette trêve bénite, qui commencera le premier jour du mois de
19015Rebi second, Tao 684 ^ Tfa^re du prophète Mohammed (sur qui puissent
19016reposer les bénédictions et le saint de Dieu!), correspondant au septième jour
19017du mois de Haziran , Tan iSgS de Tère d^Aleitandre , fils de Mtilippe, le Grec.
19018Et moi, par Dieu, par les mérites de-ma religion, de Tobjet de mon cnlte, de
19019ma foi , je ro*eDgage à observer fidèlement les stipulations de cette trère : et ce
19020serment est le mien, moi, Lifon, 6k de Ifaithom. Et mes
19021intentions, à
19022cet
19023égard, sont les mêmes que celles de notre seigneurie suhan Melik-Mansour-SéïP-
19024eddounia-ou-eddin (l'épée du monde
19025et de
19026la
19027rcli>,'ion) Kclaoun-ââlehi
19028,
19029ainsi
19030que de ses deux fils, le seigneur, le sultan Melik-Sàleh-Ala-eddouuia-on-eddin, le
19031seigneur, le sultan Melik-\sclnaf-Salah-eddounia-oii-eddin
19032: celle df relui qui, en
19033leur nom
19034, a reçu mon
19035serinent. Je
19036n'ni
19037point d'autre but, d'autre dessein que
19038les leurs. Je prends Dieu
19039à témoin de
19040tout ceci. Le Très-Haut est garant de
19041la
19042vérité de mes paroles
19043: que
19044le Messie
19045soit
19046éj^alenient un
19047It'inoin
19048prêt à déposer
19049contre moi. Tout a été conclu et réglé à Tépoque indiquée ci-de»sus.
19050Ij'émir Fakhr-eddin-Moukri , le kdt^bj accompagné de plusieura dépotés ,
19051fut envoyé wrs le souverain de Sis, et on lui remit Fade de la trêve. A son
19052rstour,
19053il rapporta
19054la somme indiquée plus haut.
19055Il ramena les prisonniers,
19056mardiands ou musulmans, avec leurs richesses et lenrs effets. On
19057vit aniver
19058il hi cour l'ambassadeur de lifon , le baron Behram , Tun des prindpaus per*
1905997.
p. 223
190609^%
19061APP£MD1CË.
19062aonnages du royaume , el le oominaodeur, qui avait u^;ocié ce traité. Lorsqu'ils
19063eurent été présentés devant notre maître
19064le sultan , ce prince
19065fît mettre en
19066liberté tous
19067les ambassadeurs qui étaient détenus
19068à Damas
19069,
19070ainsi que
19071leurs
19072scr\iteurs. Il donna également ordre de relâcher ceux des députés qui étaient
19073prisonuitTs en lù:vpte.
19074Il ne manquait plus que peu de chose pour compléter
19075la remise
19076<li
19077s
19078[n im
19079luiiers et de
19080l'argout. On envoya redemander cet excédant.
19081trêve porlait qut- tous les prisonniers dcvaiciil être mis en
19082liberté; mais on
19083avait retenu quelques-uns
19084des sujets du prince de Karaman
19085ei
19086autres.
19087Lifuu
19088prétextait , par rapport aux habitants de Karaman ,
19089et à
19090ceux du pays
19091de
19092RouKi, qu'ils avaient èhex eux , et relanient en prison plosieuTs de ses sujets ;
19093que c'étaient ses ennonis, avec lesquels
19094il était souvent en guerre; que, s'ib
19095voulaient relâcher «es prisonniers ,
19096il rdàcherait ^iJeinent les leurs. Pour ce
19097qui concernait les peuples de Roum , il alliait qu'ils étaient soumis aux in&
19098dèles. Hais notre seigneur le sultan répondit : «Hon devoir est de prendre les
19099intérêts de Ions les musulmans;
19100ils n'ont pas d'autre souverain que moi, qui
19101puisse briser leurs chaînes, et combattre leurs ennemis. J'exige absolument la
19102délivrance des prisonniers du pays de Karaman
19103, car
19104ils sont soumis à mon
19105obéissance, et n'ont d'autre ressource que d'arborer mon drapeau.* Les ambas-
19106sadeurs s'engagèrent à rendre les captifs. Les choses furent
19107ainsi réglées, et
19108l'on fit partir avec 1^ députés ceux qui devaient ramener ces prisonniers.
19109. TRAITÉ AVEC LA PaiNCESSE DE SOUK (TYRj.
19110Un traité liit condu avec la princesse de Beïrout, sous la couditiou qu elle
19111paierait pour le vaisseau, pour l'eau, et pour le marànnd étranger, plus de
19112quatre-vingt-dix mille dirhems. Sur cette somme, elle acquitta trente mille
19113dirbems, et il fut statué que le reste serait remis dans l'espace de trois mois.
p. 224
19114APPENDICE.
19115•
19116Trit/e eondoê tufec ia v&le de Sour,
19117L'acte était conçu en ces termes
19118:
19119Au TOM DX mmo aimaT n KiaiBiooHsnuz.
19120Une trêve heureuse
19121a été
19122conclue
19123entre
19124nf>!re
19125seigneur
19126le
19127sultan
19128IVIelik-
19129MaDSOur-SeTf-wldounia-ou-eddin
19130(épée du
19131niontle et de
19132la religion)
19133, sultan de
19134rislamisiiiij et des musulmans,
19135auxiliaire du j)tince des crtjyants, et son
19136iils et
19137son successeur désigné,
19138\e seigneur,
19139le sultan
19140Melik-Sâleh-ala-eddounla-ou-
19141eddin-Ali , ami du prince des croyants, et son autre
19142fils Melik-Aschrai-.'>alali-
19143eddiu-Kbalil (puisse Dieu éterniser leur règne et perpétuer leur puissance !), d'une
19144part j et, de Tautre, U reine îlliisire,
19145dftine Haiarit (Hurguerite), fille denre
19146Heori, fils du prince Boémond, wNivenine de Tyr au moment de h condo-
19147non dn présent Imité, et son lieutenant dans la principauté de Tjr » le comte
19148illustre sire Raimon-Jaskend , pour un espace de dix années complètes , con-
19149sécutives, non interrompues; elle commencera le jeudi, quatorzième jour du
19150mois de Djoumada premier, Tan 684 de Fli^ire du prophète (sur qui repo-
19151sent les bénédictions de Dieu
19152et son aalut!) oMTespondsnt au dix-huilième
19153jour du mois deTamoua, Tan 1696 de l'ère d'Alexandre, fils de Philippe,
19154le
19155Grec; et se terminera
19156le quatorzième jour de Djoumada premier, Tan 694,
19157correspondant au dix-huitième jour de Tamouz, Tan i6o5 de lere d'Alexandre.
19158Ces années seront consécutives, ainsi que la chose a été
19159réglée, jus({u'à
19160la fin
19161du
19162règne de Mdik-Dàher
19163(sur
19164qui
19165repose la
19166bénédiction de
19167Dieu!);
19168et les
19169heures, les jours
19170, les mois, les années se succéderont sans interruption jusqu'à
19171l'expiralion de la trêve.
19172Ce
19173traité comprendra toutes les régions de l'islamisme, qui font parfw
19174ilt
19175s
19176États de
19177notre
19178seijjueur
19179le
19180sultan
19181Melik-Mansour-Scir-eddounia-<:u-e(idiii-Kp-
19182laoun-Sâlehi
19183, iauxiliaue du prince des croyants; ses provinces, ses châteaux,
19184ses villes, ses citadelles; tout ce qui constitue le royaume d'É^ypte, et tout ce
19185qu'il renferme de places frontières, de c6tcs, de
19186irilles ; le royaume de Syrie
19187et tout ce qu'il comprend de places frontières, de forteresses , de citadelles , cb
19188villes; le territoire du SdAel, et tout ce qu'il renferme de chfcteaux, de cam-
p. 225
19189ai4
19190APPEMOtCE.
19191p^nes, de porte , de villes ; les proTioces de Balbek , de Heim, de Ifomah, les
19192conquêtes augustes annexées andiAlcau desCurdes, au cliâteau d'Akkar; tout
19193ce qui en dépend, tout ce qui en
19194fait
19195partie, places
19196frontières,
19197villes
19198alliées
19199,
19200citadelles, plaines, côtes; la province d'Alep;
19201les conquêtes du
19202territoire d'Ao-
19203takieli (Ântinche)
19204, les parties des provinces de Safad, Scliakif, et autres^ con«
19205sislaiit on cliAtcaux
19206, forteresses, villes, qui sont voisines de Tyr
19207; enfin tout ce
19208que reiifernir les États de notre
19209stMi^iiPur
19210le snitan M« lik-Manî»our-Seïf-eddou-
19211nia-ou-eddin, j)rovinces, cliàteiinx, lorW
19212i
19213t sM
19214^. plnrrs frontières,
19215villes, bourgs,
19216cùles
19217, poi ls, campagnes
19218j ce
19219t]u\
19220est pr» s comme ce qui est éloigné: les plaines
19221el les montagïie«5, les pays
19222lialutt s ou ruinés, les vallées,
19223les collines
19224; les par-
19225ties orienlales et occidcnlales, les contrées du Yémen
19226el du Uedjaz, de la Syrie
19227et de rÉgy pie ; tout ce qu'elles comprennent de bourg.s, de terres cultivées, de
19228rivières, de moulins, de tours, de jardins;
19229tout ce que cet empire a ren-
19230hnué et renferme de troupes , de milices, de sujeis , d'arabes, de turcomans
19231de cardes, de laboureurs, et toutes les entres classes dliommes, quelle que
19232soit la difTéreoce de leurs races, de leurs traits, de leurs
19233religions; leurs ri-
19234chesses, leurs troupeaux, avec leurs variât de laine et de poil , leurs biens
19235de tout genre. Tous les États susdits, tout ce qu'ils renferment, seront trauquiDes.
19236Tous les hommes qui les habitent, qui y résident , qui
19237rendent ou en pm^
19238tent, marchands, iroya^urs, resteront dans un état de sAreté et de sécurité com-
19239plètes, pour leurs personnes, leurs biens , leurs troupeaux
19240, à leur départ comme
19241à leur
19242arrivée, dans leurs routes et dans
19243leurs
19244séjoui-s. Ce
19245traité comprendra
19246également
19247les
19248villes, les objets ap|)artenant aux
19249alliés du sultan
19250;
19251et
19252tout ce
19253(|iie Dieu conquen-a, par
19254les mains
19255de
19256notre
19257seigneur
19258le sultan
19259Aleiik-Man-
19260sour, pai-
19261les mains de
19262ses
19263fils, par celles de leurs armées, de leurs milices,
19264de leurs iioupes
19265: forteresses,
19266villes
19267, châteaux
19268; ces contrées, ainsi que tous les
19269hahitatits et ton-, les objets (piVlles renfermeront, seront comprises dans
19270cette
19271Irève
19272l)('nite
19273, jus(|u'à rcvpitatioii de son terme.
19274Elle comprendra égalemenl les Liais de dame Mararil {^Marguerite;, liUc de sire
19275Henry, fils du priuce Boémond, ceux qui sont désignés dans le traité comme appar-
19276tenant eo propre à cette princesse, et ceux dont fai moitié lui est assurée, savoir :
19277la riile de Sonr (Tyr) spédalement , et tout ce que reoferment ses murailles et
19278sa banlieue I tout ce qu'elle comprend de terres oik Ton cultive des légumes et
19279des roseaux ; les pressoirs, sans maisons d'habitation
19280, savoir : Mouwaaliah et
p. 226
19281A^PEKOICE.
192823,5
19283llcscbiiiono (i^ h» terre* qui fiml partie de Ja banlteue, et nWrent poin t de ha-
19284metiiK (a), le jardin d*Aotulja, qui n*a pas non plus de nMi«oiis$ les propriétés
19285et les mouliiu qui se trouveot autour de la ville de Sow j tout oe terriloire^
19286avec ce qu^ilrenrenue de terres plantées en roscaui
19287et en l^umes, de pres-
19288soirs, appartiendra en propre à ta ville de Sottr(3), sous la condition toutefois,
19289que Reschmoun, Houwaakah, le jardin d'Aoudja, et les autres terres de la ban-
19290lieue de Sour, ne comprendront ni haroeaui ni villages.
19291Notre seigneur le sultan Melik-Mansour, et ses fils le sultan Uelik-SÉleh
19292et
19293Melik-Asdiraf (pour lesquels nous implorons le secours de Dieu), posséderont
19294en pi oj)i e cinq villages du territoire de Sour, qui
19295font partie des meilleurs de
19296ce canton, des plus abondatits
19297,
19298des plus productifs en argent, en grains, et
19299qui ont été reunis au domaine auguste du sultan, depuis le règne de Helik-
19300(I) Dans une ckarte de Jean de Montfiirt {Cbdlte ^tornUko, tom. I, pa^
19301»68) eelicu cM
19302noBuné Jtaitsemon.
19303(s) Le mot i^i
19304aignifie souvent un
19305vestige, une mine, qui retrace i'exijtenee d'une habitation
19306ancienne. On
19307lit dan» un Traité de Cosmographie
19308i iii.in. ar. 58i, fol. iio v»)
19309:
19310^Jj*
19311y^-aa. « L'île onVe les vestiges d'une furleressc. » El ailleurs (fol. 5» v»)r J-_«^l ^ L^xL.^ ...ïyji*
19312* OnetiUe» doot tes TMtiges eBÛlent sur la montagoe. » On lit dans le Comwentalrr de Tebrizi sur
19313llal«B«llin (tom. Il, fol. »5 v^ '
19314iJ^jJ!
19315- Le mot dmmah désigne des vestiges,
19316qnifetraneat, dans un pays, riubttation dniuiBnBea.
19317\Sm»^Histoin de la CcKjuAe de Jérusalem
19318(BI111.714, fol. 109 1°}
19319: fjh Li*i
19320n'y Ktta plus que des vestiges effacés. . Quelquefois,
19321le méaw aiot désigse ie AtrNMbv, ta em^^pm, Oa lit dans VBUmin 4t kt Cbaquée ét Im fûm
19322(Dan. arab. 653, toi. »? i^): 11^1
19323a& Jl ^jfii ^J^-jsr^ « Il mareben, jaai|a'iee qoll
19324• arriven aux
19325confins du
19326leriftuire de
19327Basrali.
19328» Plus
19329tiird,
19330ce
19331terme a désigné
19332une maison
19333ou une
19334roUfciion
19335de
19336mations,- un hameau. Dans YHistoire
19337de
19338la
19339mosqitrr de Jérusalem,
19340com-
19341posée
19342|>ai
19343iitiiijuu
19344\i\<i mon manuscrit,
19345fol.
19346i'j8 v"
19347}
19348; ^jj" ^ j
19349^
19350Jli
19351C-
19352L
19353>
19354!
19355L> ^
19356-g-.^ffc j
19357j
19358> Je vous
19359lioiiue
19360Bcit-Aïnoun
19361,
19362ilebron,
19363et
19364Beïl-Ibrafaini» avec leurs maïsnas
19365et
19366tout ce qu'elles
19367renferment.
19368» Dans
19369la Descriptioa de
19370Vigyp$e da Makitai
19371( nuo. fit»,
19372fel. «99 A v»)
19373: i^U
19374Iju^d jL^U ^^'i
19375• Tii ne
19376« laisseras
19377|>.is dans le Hidjà?. une seule maison debout.
19378» Dans la Fie de Melik-Aschraf {Ak mon
19379manuscrit,
19380f. 106 r")
19381: L^.3j L^j|fj^>
19382« Ses terres
19383cullivi « et ses maisons.
19384.. l»lu> bas (foU \%\ v"/;
19385-4^^^
19386• Une maison , destintf à t'habtiation de ses ial>oureurs.
19387•
19388(3J
19389II (aot observer que dans la Vie de Saint-Lomis^ écrite par Joinville, le nom de cette ville «t
19390écrit tantàt Amir^ tantôt Assur,
19391tantôt Sur.
p. 227
193922i6
19393APPENDICE.
19394IMher, savoir : Kftna (i), avec aei dmmps de grains; Karoiibta, Amfia(a)»avee
19395aes cultures ; tout le territoire de Haba-Uahrouma; medladil en entier (S); Amra-
19396dein en entier, aimd que les choses ont été réglées, jusqu'à la fin du règne de
19397Mdik-D&her. Tous ces cinq villages avec leurs
19398terres, leurs
19399limites, leurs
19400droits , et tout ce qui en d^nd et y est annesé, appartiendront en propre à
19401notre seigneur le sultan Melik^Mansour, èl
19402il ses
19403fils» sans que personne en
19404puisse rédamer aucune part.
19405reine Mararit (Mai^uertte), souveraine de Sour, aura pour son domaine,
19406parmi les villages du territoit c de Sour, dix villages faisant partie de la prairie
19407de Sour,
19408et
19409qui appartiemlront
19410en
19411propre à
19412cette
19413princesse,
19414ainsi que
19415les
19416choses ont été réglées dans la Jrève conclue sous
19417le règne de Melik-Dâlier; ces
19418dix
19419villages dépendront exclusivement
19420de
19421la principaulé
19422de
19423Sour,
19424et
19425leurs
19426noms sont |expri mes
19427ainsi
19428qu'il
19429suit
19430: Aîn-abou-Ahd-alIali
19431,
19432Kâseraieh,
19433Sedes,
19434Kalrlah, Marfouf,
19435Djaraudiah, Djamâdiab
19436,
19437IVhulkalali
19438,
19439Ras-alain
19440, Burdj-elas*
19441l)etar. Ces ûi\ villages, avec leurs droits, leurs liantes, leurs terres, et tout ce
19442•pu eu dépend, appartiendront en propre à la reine de Sour, dame Mararit (Mar-
19443guerite), souveraine de Sour. Tous les autres liens quicomposent la province de
19444Sour, avec leurs cliamps cultivés, et dont
19445le nombre s*élève à soixante-dix-
19446huit , villages ou champs en culture, savoir: TAlebiah, Dertiah, Dcbriah, Fun-
19447suniiA, Althiab, Wadi-alhedjftdy, Arabiafa
19448UUeldah, DelivAmran, Ta«
19449tebiah
19450Hanneh, Detr-Kftloun,
19451Sadifor, Reskensnîah, Garalgal, Ziadat,
19452Beni-dufi,
19453Ailit et ses cultures, les salines Sahnonniah et Fe-
19454rftkhiah,
19455Deir, Ualiah, Hamirft,
19456Fakiah, BAiouriah, Kafidigftl,
19457(i ) Le lieu oommé Kdmt, qu'il faut bien se garder de confondre avec la ville de Cana et» Galilée,
19458dont l'Evangile £dt mentîoo» oommé ayant été témoin du premier miracle opéré par Jé«is-C3iri«t«
19459txistc otu-orr
19460niijniird'iiiii
19461, avec
19462la même dénominaiion,
19463à pende distance des débris de Sour
19464(TjrJ. On peut
19465le voir iiuli«|ué sur la carte qui accompagne le Vtyofp «m Pokttiitef de MM< Bo>
19466liimon et Smith.
19467(•) Le Keu nommé itf»$Gt, eat indiqué, sons la dénominatiou ifJmdngn^f daaa une charte,
19468par laqudie Jean de Muntrort, seigneur de Sour et de Toron, confirme des donutions
19469faites aux
19470chevalier» hospitaJicrs Av- Saiirl Jean de
19471Ji'Tiis.ilcm ^OhIIcc diplfrnntiiu dcW Online Gvmsniimitano,
19472tom. l, pag.
19473i6tij. l>aus une autre charte du même seigneur [Ibtd., pag. a66j on
19474lit
19475: Casai d'An-
19476dneeffo.
19477(3) Le mot Mu^éM est le même qui , dan» la diane de Jean de Montfbrt (pi^
19478e»t écrit
19479Hlgtdel.
19480biyilizûO by Google
p. 228
19481APPENDICE.
19482917
19483Houba et son champ cultivé| Sarkiah, Madjdal,
19484Beïf-rouh,
19485Maroun (1),
19486Tarsentijath, Kafamal,
19487Asclibour (3), Alemz,
19488Farzoun, Dourdaghiah,
19489Ahroukliiah,
19490Sawâfi(3),Halousiah, Maroul),
19491Balillj, Deïr-Kànoun (4), Tar-
19492dcba, Bedias, Nomaniali, Beduiith, Haiuràuiali, Toura(5), Sarkiat, ....... DJe-
19493didali, Âbbâsah, Hnnaînalhah, Aschhour,
19494Alf^li,
19495Misriah.
19496Toul
19497cela,
19498à
19499l'exception
19500de MouawakaU, de
19501Reschmoun
19502,
19503cl du
19504jardin
19505d^Aoudja
19506, qui , comme nous avons dit plus haut, ne sont pan des
19507villages.
19508Cà efS^, MottBwaltah
19509«st le nom d*un pressoir; le jardin d'Aoadja n'est pas
19510un viNage non plus que Reachmoun. Si ce sont des
19511'dilaçea» ib ae ftouvent
19512compris au nonobre dev càntona partagés par moitié {
19513. ai ce ne abnt pas des
19514villages, ils font partie des environa de Sour, foi «pparlicnneBt en propre h
19515cette ville. Les limites de tons ces terrainraont, .du o6ié du midi, Hadkalah,
19516le boQcf de Deir-Àmnui, Burdj-wadi-alho^llidj , ^abiali, Rif, Barinl^ du côté
19517de l'ortenL
19518Sakeniah, Madjdaa, Sclmrkifti , Sahnonniah; tous iam-
19519tons compris dans les territoires partagés .par moitié ,
19520et Râna , MahroumA
19521,
19522Nadiàdil, Kafr-dentUy qui appartiennent en fwopre au domaine du sultan
19523;
19524au nord,
19525Asrifiâ, compris dans le domaine aiq^ste, ainsi que la rivière de
19526Kasemieh
19527, et à l'occident la mer.
19528Tous
19529ces bourgs,
19530mentionnés
19531dans le
19532traité
19533, avec leurs champs
19534cultivés,
19535Ipnrs
19536droits,
19537leurs terres, leurs moulins, leurs rivières, leurs jardins,
19538hnii
19539s
19540i nai-
19541.sons, le pnnluit de leurs récoltes, en dilTérents genres d'ai^ent monti :i\
19542- ei
19543le
19544grains, seront partagés par Tuoiiiéeiitre notre seigneurie sultan Melik-Mansour,
19545et entre la reine, dame Marant (Marguerite), princesse de Sour. Tout le re>
19546(i) te villaee nommé JMran est détoné dans 1« éwx dnrtHdontj't vicna de faire meolioB.
19547(a'
19548T.e mot ÂsMwur existe cncorf aqjeitnniui dms ccbi de 0^aii-Jidimtf^ Teii voit sur la
19549carte de MM. l\obinson et Smith.
19550. •
19551(3) Peut-être ce Heu est-il le même qui , dans les chartes de Simon de Montfort {pag. 168, 169,
19552e66) CM Boamié tauUée Tmk^,
19553(4)
19554nom de Deïr-Kanaim emie encore aiqoardin»» «inai qn'mi peet s'en eenvainGre^ en con>
19555sultant h rartc de MM. Robinson rt Smilli.
19556(5) Le root TtHtra nous représente sans doute le lieu qui , dans la charte de Jean de Montfort
19557(pag. iB^ «tXmnmaA IdOonr, Lé lien qui, dam la mén« charte, eM déiigné dMxfcis(pag. 169,
19558170) par le nom Liimassoque, nous représente celai tpi, de n«e jotni cnooré, cet appelé JCbmAbhII.
19559VoyM la carte du MM. KobiiiMO Ct Smith,
19560II. (fnÀtièm* partit.)
19561a8
19562Digrtizeo Ly <jOOgle
p. 229
195632l8
19564APPKNDICK.
19565venu
19566, consistant en divers genres d'argent et
19567tl»
19568grains, en droits, dîmes, im-
19569pôt», locations,
19570salaires, fermes,
19571Irîhuts, amendes,
19572(îroits dTiéritaijPs
19573,
19574et au-
19575tres
19576objets de loui
19577genre, grands ou
19578petits,
19579sera divise par portions
19580égales
19581entre les deux
19582parties contractantes. Sur tons
19583les points,
19584les choses resteront
19585sur le pied où elles ont été jusqu'à
19586la fin du règne de Melik-Dàher. L'admiuis-
19587mtioD de ces villages, et des terres soumises au partage, ainsi que la percep-
19588tion des oontributions en ai^gent et en-gndns > eef* exercée en eommun par le*
19589lieutenants de notre glorieux seigneur le sulian MeNk^MaMOury et des lieut^
19590nanis de la reine dame Mararit (Marguerite), princesse de'Souff de manière
19591qa^aucnne des deux parties contractantes ne poivra s^ler de Ttutre pour 'h
19592levée d'une pièce d*axgent ou autre objet. Le partsge continuera d'avoir lieu
19593dans lecanton de Zehriafa, an lieu aflèeté pour cet objet soiis le r^oede Mefik-
19594Dàber. Tous les cantons détolus Ma princesse de Sour resteront dans un état
19595de tranquillité
19596et de sécurité parfaites; tous ceux
19597qu'ils renferment
19598,
19599soldats
19600de cavalerie, d'infanterie
19601, lial^itants, marchands
19602, n'auront rien à craindre pour
19603leur vie, leurs richesse», leurs enf mts
19604,
19605leurs troup«iux
19606, lors de leur départ,
19607de leur airivée, de leurs voyages
19608, de leurs s<'jonrs
19609, jusqu'à l'expiration de
19610la
19611présente trêve.
19612Les marchands, les
19613vovageurs,
19614les
19615passants
19616ligs deux
19617parties
19618pourront aller el venir, vendre, aeheler, arnver, partir, avec une fini* re iran-
19619ipiillité et sécurité pour leurs vies et leurs
19620hietrs. On ne pourra, des deux côtés,
19621innover rien contre eux en
19622bii^ de ce c|ui
19623est
19624réglé par Tusage. Les objets dotït
19625la vente est pi «)liil)ee resteront, à
19626cet égard, sur le même pied. Les vaisseaux des
19627deux parties contractantes pourront naviguer en
19628liberté. Ceux qui appartien-
19629nent à une des deua nations n'auront rien à craindre, à appréhender de la part
19630de l'autre | sur les mers , dans les ports , à leur entrée et à leur sortie. Chacune
19631des parties s'engage h n'exercer contre fantre aucune vexation.
19632Lorsqu'un vaisseau d'une des parties viendra k se briser, s'il appartient à un
19633musulnuin,.il sera remis au propriétaire, dans le'cas oà oelui-ci serait vivant;
19634dans le ces contraire , il sera livré aux lieutenants de noliee seigneiir le snlian.
19635^ ce b&timent appartient k un
19636chrétien , sujet de notre glorieux se^nem* le
19637Kultau
19638, on
19639agira envers
19640lut comme à
19641l'égard du
19642musulman
19643;
19644si
19645le bAtiment
19646naufragé appartient à un habitant de Sour, à un sujet de la reine, souveraine
19647de cette ville
19648, l'argent sera restitué au propriétaire s'il est enooieeaiistaiity OU
19649dans le cas contraire, au gouvernement de la princene.
p. 230
19650APPENDICE.
19651aig
19652Si un individu, appartenant à une des parties contractantes, vient à mourir
19653sur
19654les
19655terres de l'aulre
19656sans
19657laisser
19658d'héritier, on
19659suivra des deux
19660côtés
19661la
19662mévae
19663luarche,
19664et on ne détournera pas
19665les biens du
19666mort.
19667Si un
19668individu
19669de l'une ou Tautre desj|>arties est assassiné,
19670et que
19671l'on
19672saisisse
19673le
19674meurtrier
19675,
19676daftsk cas ojùk celui^.geraii musulman ^ il sera jugé par les lieutenants de notre
19677llHriM wigwww I» ttium , mafpmaémam ma lois de son auguste empire.
19678Si
19679i;mi|iM^m iiimiIh^ 1111 1, 110 lMbi»»t d*a^i»viLMiMmBitfta jugeoiBnttte
196804p|Ml|iinirit ^iirgmte)r tomwùm àÊtSomi Vut^iffiwmcé païuiBe des
19681{Mpnlip>.ii»,6o pvéMW» d'un
19682raiitis»4>et oiLfiâm4k,fio^ point
19683}fit^nçÊ» «ihii|(|^^mif>lîe» Cflplbaînsi que jicffoarjugés tous orax nui
19684J<»ill#n^ iB
19685ii#»
19686(^H|ifc Mis d'faMtiUl^^-dt! f»MWt
19687qui «iroDt tomé^h
19688vr^$m$fàmÊlL ljmhÊMuuaU ée nùOm uti^mn, W snltan veiltoront à h pu-
19689mtioo des piMuliimM , «t ceUè do cfarédMMfM miUe aux lieutanyiits de Ja
19690reine, prio0CMe^de.Soav.
19691Si l'on ne parvieul pas à découvrir Tauieur d'un mcnrtre,
19692le prix du
19693sang,
19694dtt deux côtÀ, sera fixé, pour un chevalier, à quinze cents dirfaems de Sour;
19695pour un turcopoul, à deux cents dirhems; pour un laboureur, à cent dinars
19696;
19697quant au marchand,
19698le
19699racliat du meurtre sera
19700établi
19701d'après
19702la
19703nation,
19704la
19705naissance et le rang de l'individu. Cet argent
19706sera levé en une
19707fois, par forme
19708d'amende et de punition sur
19709la
19710])opulation
19711des
19712villages où
19713l'assassinat
19714aura
19715étdscommis. La même marche sera
19716suivie des deux côtés; si
19717le meurtre a
19718lieu
19719sur
19720les
19721terrains occupés par indivis, l'ameude sera payée des deux côtés par
19722portions ^alea.
19723,
19724.J<0Ciqu*UD objet aura été dérobé, ou le rendra en nature , a*il existe encore {
19725iiH^U cas oODtraire, on en restituera 4a valeur. Si Ton ne peut découvrir l'eu-
19726tMÇ.dn meinire où da v)^, on accordera un . délai de quarante joun pour
19727(|i9q4^ des infonnationa : si «lies n'amènent aucun résultat, on
19728exigera le
19729aUPUPl.du dief de la partie dies laquijUe aura été coninns le- crime, et de
19730iraif apitseï parsopnee dépigoéee par fauM partie. Dent le cae où le serment
19731serait refusé, on sera tenu de p^er Famende suadile, et la valear de Tobjet
19732dérobé.
19733Si un individu, appartenant à une des deux parties, prend la fuite, on le
19734tendra avec tout ce qui lui appartiendra. Si c'est un esclave
19735, de quelque nation
19736qu'il soit,
19737il sera rendu avec tout ce qui raccompagnera; cette règle s'observe»
19738a8.
p. 231
19739aao
19740APPENDICE.
19741pour un homme , une femme f un eeclavet un homme libre i et sera obligatoire
19742des den\
19743roli's.
19744La reine, dame Mîirarit
19745fMar^'iieriic)
19746, princesse de Soiir, ne pourra construire
19747une citadelle, rebâtir un mur, crcuscr uu fusse, élever aucune fortification, aucun
19748ouvrage de défense. iSutre seigneur le sultan n'accordera
19749à aucun de ses sof-
19750dats, de sesoffîciers, des habitants de
19751ses ^tats,
19752l'autorisation de
19753faire des
19754courses siu* le territoire de Sour, désigné dans le prient traité, pour y com-
19755mettre qudque ventioD., ravage, vol, acte d'hostilité et éi per6die, soit par
19756mer, soit par
19757terre. Aucun des
19758soldatà de notre seigneur le sultan, de
19759ses
19760officiers, et de ses àlliÀ, n'entreprendra aucune attaque contre bi
19761vie
19762de la
19763reine, dame Mararit (Maiyuerite^ princesse de Tyr, ses cavaliers, ses auxiliaires,
19764à Teiception des bmadiens qui scmt soumis k rauloriltf de notre sdgneur le
19765lyltan. Kolre se%neur le sultan pourra, quand
19766il le jugera à propos , envoyer
19767ceua de ces Ismaéliens qu'il voudra, pour nuire à la prîncésse de Sour,
19768et
19769porter rhez elle le ravage (t).
19770T.n
19771I r ue dame .Mararit (Marguerite), princesse de Sour, s'engage, de son o6té,
19772à défendre les États de notre seigneur le sultan contre tout pirate^ dévastateur,
19773contre toutes les nations de Francs qiit pourraient venir de leur pays pour por-
19774ter sur
19775les
19776terres de notre seigneur
19777le sultan
19778le
19779ravage, fenvahissement ,
19780le
19781désordre
19782, l'iiostilité.
19783I-a reine, datne Marguerite
19784. princesse de Sour, ne secon-
19785dera aucune des nations de Francs dan<> aucune entreprise qui
19786ait |)uur
19787ofljet
19788de
19789nuire aux États de notre seigneur
19790le snlfan, de
19791porter préjudice
19792à
19793son
19794royaume, à ses
19795sujets,
19796et
19797à toutes
19798les personnes
19799et
19800à
19801tous
19802les objets qu'il
19803renferme. Elle n'aidera personne en pareille niaiièrc, par des indications, des
19804lettres, des conseils, des messages ; et cela, jusqu'à Feipiration de la présente
19805trêve; notre seigneur le sultan s'engage à agir envers elle de la même manière.
19806Lorsque la trêve sera expirée, ou que (ce qu'à Ditfu ne plaise) elle am« M
19807rompue par une des parties contraclanles, on accordera un dâai de quarante
19808jours aux marchands, -aux voyageurs, à tons ceux qui seront en roule, afin
19809que chacun d'eux puisse retourner, avec tous ses biens, dans son pays, dans
19810(i) Il est bien difficile de croire qu'une pareille condition ait réeiiement fait partie du
19811traité. On
19812peut mppcMr qu'elle avait été intMiduile, i l'iaiu de* Iboilés de pinnoin de la prâeeaie, dioi U
19813rédaction «nbe, et qu'on la cherchèiwt TainenwBt dan* VuBt» rédigé en latb on en finçaii, u eet
19814acte t'était conservé juaqo'à aot jooi».
p. 232
19815APPENDICE.
19816931
19817an lieu de sâreté; et cela avec une «ntiàre sécurité, saiM crainte, et lout
19818la
19819protection des deux |Mirties.
19820Cette trêve sera en vigueur avec toqtes les conditions qui y sont exprimées,
19821avec mutes les clauses fîxérs. Ses disposilions ne seront pas rompues par suite
19822de
19823la mort
19824d'une des
19825parties contractantes, par
19826la
19827destitution
19828d'un
19829prince
19830et ravènenit nt
19831ci nn autre,
19832par suite d'une
19833invasion étrangère
19834<iu d une con-
19835quête; mais
19836- jle -coulinuera
19837d'avoir
19838son
19839elTet jusqu'à
19840raccomplisseraent du
19841l^rme indiqué} savoir
19842: dix auut^is
19843complètes, consécutives. Elle commencera
19844le quatorzième jour du mois de Djuuniada premier
19845, l'an G84 de
19846l'hégire du
19847prophète, correspondant au dix-huitième jour du mois «le Tamoux deFui iSgG;
19848et .die se terminera le qaatortî^e jour du mob de Djoumada premier' de l'an-
19849née 694 , correspondant au
19850dix-linitième jofur de Tamouz de Tannée i6o5, de
19851rére d'Alexandre, *fib de
19852Philippe, le Grec. Cbacuné des deux parties con*
19853tractantes s*enga^ à observer cette tr^ve joaquli son expiration; et quiconque
19854succédera à Pantre sera leoii de garder ce traité jusqu'à la 60. L'écriture auguste
19855tracée en haut de cet acte , est un ainunaent qui en narantit l'exécution.
19856TRAITÉ AVEC LES TEMPLIERS DE LA VILLE D'ANTARTOUS.
19857Cette année (681)
19858une trêve f^t conclue , entre notre seigneur le sultan
19859Melik-Mansour, sonfils,le sultan Melik-SAIeh-Ala-eddounia-ou-eddin (la gloire
19860du monde
19861et de la
19862religion)
19863Alt; et
19864le chef,
19865frère Guillavnie de Badjouk
19866(Beanjeu), grandHualtre de Tordre des Templiers, et tons les frères templien
19867d'Antartous, pour un espace de dix années, complètes, consécutives, se succé-
19868dant sans interruption , et de dix mois. EUe commençait le mercrecB , cinquième
19869jour du mpisde Moliarrem, Tan 681 de l'hégire du prophète Mohammed, cor-
19870respondant au quinzième jour de Nisao, de l'année i5g3, de l'ère d'Alexandre,
19871fils de Philippe,
19872le Grec. Elle comprenait les étals de notre Seigneur, le sultan
19873Melik-Biaiisoar,, les états de son ûls, le sultan Melik-Sàleb-Àla-eddio-Ali, et tout ce
19874Digitized by Google
p. 233
198754
19876APPENOICB.
19877qui
19878est lenki tné dam les terres de leur dominaliou, savoir
19879: la contrée de VL-
19880gypti-,
19881SCS dé{>cudanccs,
19882ses places frontières,
19883ses ports;
19884la
19885Syrie,
19886ses places
19887frouiièi^, ses citadelles, ses forteivsses^
19888«es c6te«,
19889se» pcrls;
19890la fnmaoede.
19891Hemt, ses villes et son territoire; les forteiesies da IsmailicBS, avec leurs villes
19892et leurs dépendances;
19893la province de Sahioun en de Balalanoust
19894Bjebelab,
19895lAriiltiah , et leurs annexes; la province de Haniah , «ivee pes villes et son ter>
19896ritoire;
19897la province d'Alep» avec ses villes et ses caatona; hi pravinœ
19898Font*
19899ttah (Euphratésienoe), avec ses villes et ses caoïorn; les conquêtes du Séhtl;^
19900territoire du chiteau des Gurdes, avec ses villes , a^ oanlona , tout ce qui y est
19901comprU, qui y a été annexé, et tout ce qui en faisait partie, a» moment de la
19902concluaton de cette trêve,
19903villes, bourgs, champs cultivés, pélurages, terres,
19904tours y moulins, etc.; la proviocedc Sàfitlia, avec ses villes et ses cantons, ses
19905bourgs, ses murs, tout ce qu*on y adjoindra, à l'avenir, de villages et de villes;
19906Maïar et ses cantons; Oraïmab et ses cantons
19907, et tout ce qui en dépend et y est
19908annexe^; Halaba et ses cantons; À.rkâ et ses cantons; Ta'ibmi
19909et
19910«^es cantons; la
19911forteresse du château desCurdes, avec ses cantons et ses
19912villes;
19913koulaial
19914avec
19915ses cantons et ses villes; Marakiah, en
19916lot.ilité, avec
19917ses
19918villes; toute la pai tie
19919du temtoire de Markab, qui, comme on
19920est lonibé d'accord ,
19921doit être pos-
19922sédée par indivis, et tout ce (jue contient la Irève conclue sous le règne de Ale-
19923lik-Mansour
19924: tout ce qui, dans ces contrées, est proche ou éloigné, tout ce qui
19925y confine ou en est voisin, temîns habités ou ruinés, plaines ou montagnes,
19926terre el mer, ports et o6tes ; toût ce que renferment ces contrées, de moulins, de
19927tours, de jardins, de rivières , d*eanx , de plants d'arbres, de puits; tout ce que
19928Dieu conquerra, à Tavenir, par les mains de notre adgneur le sultan H^k-
19929Haasour, par les mains de son
19930fils
19931le sultan Melilc-^leh, et par
19932les mains des
19933commandants de ses troupes, de
19934ses armées,
19935fortëréases,
19936villes, châteaux,
19937boutus, et tout cf que ce pays comprend; plaines, montepies, cantons habités
19938ou ruinés, ruisseaux, jardins, ports, côtes, plaines; et, d'un antre côté, Antai^
19939tous, qui appartient à l'ordre dm TempUers, avec ses villes désignées pourr»>
19940venir, comme en
19941faisant partie, au moment de la conclusion de cette heureuse
19942Irève; et toute la partie des cantons d'Oraïmab et de Maïar, qui a été annexée à son
19943territoirp, d'après la trêve conclue sons le r^ne de Mclik-Dâher, et dont les dis-
19944posili(jns ont servi de base an présent traité, savoir
19945: Trente-sept cantons, dont
19946l'acte de cette trêve donne le détail. Tout ce que comprennent les états de notre
p. 234
19947seigneur 1^ sultan n'aura rien à craindre, de la pari du cbef, frère Guillaume de
19948fi^djouk (Beaujeu), grand-maitre de Tottirexies Templiers, de la paitde tous les
19949frères qui résident à Antarlous, de la part de tous les cavaliers, des Turcopouls,
19950des chevaliers, et de toutes
19951les nations de Francs. Âucnn Imbitanl d'Antartous,
19952<le
19953s<^^ villps, de sou poil, de ses côles, ne fera de courses
19954Iiosliies sur les élat,s
19955lie notre seigneur
19956le sultan Mclik-Mansour , sur ceux dp son
19957fils, le sultan Me-
19958lik-âàleb, sur leurs forteresses, leurs châteaux, leurs
19959villes,
19960leurs
19961terres,
19962tant
19963celles qui sont désignées dans le traité que celles dont
19964il n'y est pas
19965fait mention,
19966Antartous avec ses villes, indiquées datis la trêve, avec tout ce qui s'y trouve de
19967frères, de chevalia-s, d'habitants, résidants ou voyageurs, seront complètement
19968m VèrHâf
19969et
19970li'autoiit ri«a à craindre, de notre seigneur
19971te
19972sultan Mefik-
19973HaBMMrir,'^ sob -fils, de leurs armëes, et de tous ceux qui teur sont souittis.
19974tanUmue, jusqu'à Texpiratton dé la trêve, ne pourra attaïquer Antarlous, ses
19975lAHeajte'popnlaiion, pour y portér la dévastation et le pillage.
19976objets 'pro>
19977UbÀ ftsteNmt'sur 46même pied*
19978'SPêéhitàaÊÉia , appartenant aux états de notre seigneur le
19979siiliaïf, du k des
19980vojf^afUli'qui seimidraîeiit dans ces contrées, ou ailleurs, de tout pays, nation
19981eu race, tiamlaelmaer on 1 écbouer dans le port d'Antartous, sur ses c6tes
19982et ses terres, comprqes dans la présente trèv4^ tons ceux que renfermera ce bft-
19983limeot feront complètement en sûreté, pour ce qui concernera leur
19984vie, leurs
19985biens, leurs marchandises, leurs denrées, les gens de leur suite. Si le propriétaire
19986du bâtiment naufragé ou échoué se trouve \ivant
19987, on
19988lui restituera le vaisseau
19989et
19990timtes ses
19991richesses.
19992S'il a
19993f>éri de mort naturelle, ou s'il a été noyé, on gar-
19994dwa soigneusement la cargaison,
19995et on
19996la
19997remettra aux
19998délégués de notre sei-
19999gnem- le sultan.
20000Il en sera de même,
20001si un vaisseau, ap{>artenant à la ville d'An-
20002tartous, vieui à se briser dans les états de notre seigneur le sultan.
20003Ou ne pourra, sur le territoire d'Antartous,
20004tel qu'il a
20005été désigne dans^la
20006présente trêve , rebâtir une citadelle, une tour, un âiâieau , creuser un
20007fossé
20008eréer-des fetrtiliealions on d'autres nsoyens de défense.
p. 235
20009aa4
20010APPENDICE.
20011•
20012-
20013TRAITÉ AVEC LES FRANCS DE LA VILLE* D'AKRA.
20014Cette mnée (68a) notre seigoear le soltan accéda à b denuuMle deit habitante
200154*Akka, qui lui avaieol, à pluBieurs reprises, envoyé des dâjputéif tant en
20016Êgypte qu'en Syrie, pour traiter de la paix. Il ne voulut pas leur permettre de
20017prendre la ronte de terre ; mais il les autorisa , slls voulaient se rendre k sa
20018cour, de voyager par mer. Ils arrivèrent en effet par cette voie, et, en d^ni-
20019tive, ih se soumirent aux ordres du sultan, tandis qu'ils avaient, au moment de
20020l'expiration de la trêve de Melik-Dàher, afficlié des prétentions exorbitantes. Au
20021mois de Safar de cette année, leurs ambassadeurs et leurs grands fonctionnaires
20022arrivèrent à la cour, cl concluront la trêve. Notre seigneurie sultan jura
20023l'ob»
20024servation <le ce
20025traité, en
20026pr(';sence dos ââpuU's dins Frrincs,
20027savdir
20028: deux
20029frères
20030de Tordre des Templiers, doux frères de l'ordre dos iiospilalioi-s; et, parmi les
20031ofOciers royaux
20032, deux chevaliers, savoir
20033: Guillaume, gouvemeur^énéral , et le
20034vizir Fehed. L'acte était conçu en ces termes
20035:
20036lia été conclu une trêve, entre notre seigneur
20037le aullau
20038Melik-Mansour, son
20039fils,
20040le sultan Melik-S&leh-Ala-eddounia-ou-eddin (puisse
20041Dieu éterniser leur
20042règne!), d'une part; et de Fautre, les gouverneurs qui commandent dam les
20043provinces d'Akka , de Saîda , d'AtbUtb , et leurs dépendances, comprises dans la
20044tràve, savoir : le sénéchal Ude, dépontaire de l'autorité, 4*ns la ville d'Akka; le
20045chef, frère Guillaume de Badjonk (Beaujeu), grand-matlre de Tordre des Tem-
20046plîersi le chef, frère Nicde Lehurin (Nicolas Loinue), grand-maltre de l'ordre de
20047rH6pitaI,et le maréchal, frère Kourat{G>nrad), lieutenantde l'ordre des Bos|nla-
20048liers allemands; pourun espace de db années oomplètcs^de dix mois, dix jours,
20049dix heures.
20050Elle commencera
20051,
20052le jeudi, dnquième jour du mois de Rebi pre-
20053mier, Tan 68a de l'ère du prophète, correspondant au
20054troisième jour du mois
20055de Haziran
20056, Tan
200571694 de l'ère d'Alexandre,
20058fils de Philippe,
20059le Grec.
20060Elle com-
20061prendra t(jus les Etats de notre seigneur le sultan Melik-Mansour, de son fiU, le sul-
20062t|^i Melik-Sàleh-Ala-€(ldounia-ou-eddin-A!î; toutes les forteresses,
20063les citadelles,
20064les provinces, les gouvernements, les districts, les villes, les bourgs, les champs
p. 236
20065APi^EHDICE.
20066ftft5
20067cnUivës, las terres, savoir : I« loyauHie d'Égypl^ et .tout ce qu'il nuferme de
20068pboes firoDtiéns, de ctiàdelles c% de forteresse» «onmises à l'Islaiiisaie; Ui place
20069de Damielt», oeUes d'Alexandrie, de Nerteraweb, de Santariab, avec toutes leurs
20070dépendances, ports, cftlss et terres ; la place de Fonab j la place de Resdiid ; les
20071contrées du Hedjaa; la place de Gaiah, la bien gardée, et tout ce qui l'entoure,
20072ports
20073et viBes;
20074la province àe Knrak
20075et de
20076Scl>aul)ak
20077; Sait et ses districts;
20078Bosrft et ses districts; la province de l'Aroi de Du-u (sur
20079reposent les bénédic-
20080tions et le salut!) (Hébron); laprovince de Kuds.«lscherif (Jérusalem) et ses dis-
20081tricts
20082; Orden (îa province du Jourdain), Beitleliem, avec ses districts, et tout ce
20083qui en dépend et y est annexé; Beït-Djebril; la province de Naholos^avecses districts;
20084la province d'Alatroun, et ses districts; Askalan, avec ses districts, ses ports et ses
20085rôles; la province de laia et de Ramlah, avec son pnri
20086et ses dislricts; Arsouf, ses
20087K
20088t-, it
20089n port; Kalsarieb, son port, ses côtes et ses districts-, la forteresse de
20090Kàkuun, avec ses districts et ses villes; Ludd et ses districts; les districts d Aoudjâ
20091et la saline qui en dépend; les villes composant les conquêtes augustes, avec leurs
20092districts et leurs cbamps cultivés; Balsan , avec ses districts et ses villes} Tour et
20093ses districts ; Ladjdjoun et ses districts ; Djinin et ses dfatricts ; AinJ)jalout et ses
20094districts; Katnioun, avec ses districts et tout ce qui s'y trouve annexé; Taba-
20095riab, avec ses lacs, ses districts et tout ce qui en dépend; la province de
20096iSafiKl
20097et ce qui j est annexé; Tebnin et Hounin, avec les villes et les districts qui en dé-
20098pendent; Scbaldf, nommé Sdiaki&Ambun, avec les villes et les districts qui en
20099dépendeiot,
20100et tout ce qui s'y trouve annexé; le territoire de Karn, avec ce qui
20101en dépend, à l'exception de ce qui
20102a
20103été désigné dans Tacte de celte trêve;
20104la moitié de la vUle d'iskanderouneh ; la moitié du boui^ de Marotm
20105, avec ses
20106villages, ses vignes, ses jardins, ses cliamps
20107: tout le reste du territoire d'Iskan-
20108derouneb, sus-nommé, avec ses limites et ses villes, appartiendra à notre seigneur
20109le sultan et à son
20110fils;
20111et l'autre moitié appartiendra
20112à la seigneurie d'Akka;le
20113fiikà-Âzizi , avec ses districts; Mascbgar et ses dislricts
20114; Schakif-I'iroun et ses dis-
20115tricts; toutes lescavernf^, Zalaia et autres; Banias et ses districts;
20116la forUrcsse
20117de Souhaïbah, avec
20118les lacs et les
20119districts qui en dépendent; Kaukah, ses dis-
20120tricts et ses dépendances;
20121la forteresse
20122d'Adjloun
20123et
20124ses
20125districts; Damas;
20126la
20127principauté de Damas, avec tout ce qu'elle reufcrnic de forteresses, de
20128villes, de
20129provinces, de districts; la forteresse de Balbek et ses dépendances; la principauté
20130de Hems, avec ses dbtricts et ses fiY>nâires; la principauté de Hamab , sa capi>
20131II.
20132itnMim jMrlte.)
20133SQ
20134Digitized by Google
p. 237
20135aa6
20136APPKNDICE.
20137tutefU forteresse, ses villes el ses frontières; Balalanos et S9f districts; les con-
20138quêtes du château des Curdes et ses districts; Sâfithâ et ses districts; Maiar et
20139ses
20140districts;
20141Oraïraah
20142et
20143ses
20144districts; Marakiali
20145et
20146ses
20147districts;
20148Halba,
20149la
20150forteresse
20151d'Akkar,
20152avec
20153ses
20154disirirts
20155ei
20156ses
20157villes; Koulaïat avec
20158ses
20159dis-
20160tricts;
20161la
20162I
20163iti icsse de
20164Schaizar
20165et
20166ses
20167districts;
20168Afâmiah
20169et
20170sps
20171dislricls;
20172iJjtbelaii
20173cl ses districts; Abou-Kobaïs et ses districts;
20174la principauLé d'.'Uep, el
20175tout ce qui
20176s'y trouve annexé , forteresses, villes,
20177caiif.
20178n.s,
20179t liaieaux; Aiitakieh
20180avec ses diiilricts, el loul ce qui
20181fait
20182|j>ai'Lie des cuu(juéles augustes;
20183Barras
20184tt
20185ses districts; Deriictsk «t ses districts; Ravendan et ses districts; ilârem et ses
20186districts; Alolab et ses distrids; TitÎD et ses districts; Stfih-albadid et «es dis>
20187tricts; la forteresse de Nedjoi et ses districts; Schakif-Delriioiiscb et ses dis»
20188trîcts; Sdiogr et ses districts; BakAs et .ses districts; Souisidlda
20189ses districts;
20190Albftb et
20191Biiaft et ses distrîcta; Binili et ses districts s Baiibah et sqs districts;
20192Salamiah et ses districts; Seboanaimis et ses districts; Tadmor et ses districts;
20193ainsi quç tout ce qui se trouve anneié pui proTiupes susdites, enfin tout œ
20194qui II été désigné ou ne Ta pas été.
20195(Ces pays n'auront rien
20196à craindre) de la part des gouverneurs qui comman-
20197dent dans
20198la seigneurie d'Âkka , savoir
20199:
20200le représentant de la souveraineté , le
20201chef, frère Cuillauniede Badjouk (Beaujcu\grand-maltrede l'ordredesTempliers;
20202le chef, frère Nicole Lelorin (Nicolas Lnrgnej, grand-maitre de l'ordre de l'Hôpi-
20203tal, !e frère K.ourat(Conrad), lieutrium
20204t dugrand-matlre de l'ordre des Hospitaliers
20205allemands; de la part de tous
20206îr
20207s
20208Jt an es, frères ou chevaliers, qui se trouvent
20209sous leur obéissance,et quei<nfi
20210i nu nt leurseîgneuriedu»SW/i('/;dela
20211()arl detous
20212les Francs, sans distinction
20213, qui iiabitent Akkaet les villes du
20214^V/y^^'Z comprises
20215dans la trêve; de tous ceux qui y arriveront par terre ou par nier, quelle que
20216soit la difTérencedes nations ou des individus. Les États de notre seigoeuTy le
20217sultan HelilclfaDSOiir, ceux de son fib » le sultan Melik-SAleh, leurs forteresses,
20218leurs cbâteaux, leurs
20219villes, leurs vilb^ges, leurs années» leurs AijSbes, leur»
20220Tureomans, leurs Curdes, leurs sujets, i quelque race
20221qu'ila appartiennent,
20222iet tout ce qu*Os possèdent, de troupeaux, de ridiesats» de grains, et d*dbjets
20223qudconqnes, n'éprouveront ni dommage, ni préludice» ni pillage, ni hostilité,
20224ni attaque.
20225II en sera de même de tont ce que conquerront à Tuvenir notre seir
20226gneur, le sultan Melik-Mansoor, ou son fils, le sultan
20227Melik-Silefa, ou par eux-
20228mêmes, ou par leurs armées et leurs lieutenants, villes, forteresses, château;!^.
p. 238
20229âFPBNDtCB.
20230SI?
20231domaioM, provifMW^ loit pir ttfre» soit pir nef, «oit pliiaès» «oit molitigiMM.
20232De leur «été, lottlcs les villes Mmmses aux Flranos^ qui fôiit partie de la coo-
20233tfib du SéMf ei qui se ivouvebt «ompriies dans la trêve coDciae aiijonr^ai;
20234*
20235savoir ; La ville d'Akka, àvtio'se* jardios, ses terres, ses moulins, ét toutes les
20236vignes qui
20237lui appartiennMit eidosivement , les droits qu'elle perçoit dans
20238ses
20239étivirons, et toutes les autres villes désignées dans la présente irève, ei dont le
20240nombre, avec leurs champs Isnllivéa, s'élève à soixante-ireiae oantoawi'^par-
20241tiendront en propre anx Francs. 11 en sera de même de Haîfa, avec
20242ses
20243vigties
20244et ses jaixlins, formant srpt rantons; Marina
20245, avec la terre qni en porlo le nom,
20246appartient! rrt
20247PL^rtî^tiiriit nu\
20248l ignes; le monastère de Saiadj et
20249le monastère de
20250Mar-Rlias seront égaleintui
20251l
20252i [Kojinété des Francs. Parmi les
20253villes du
20254Cirniel,
20255celles
20256d'Afa
20257et de Mansourah appartiendront en propre au
20258sultan. Les autres
20259villes du
20260Carniel,
20261formant
20262treize cantons, resteront aux
20263Krancs.
20264Alhlitli,
20265la
20266ville, la forteresse, avec ses jardins^ qui ont été rasés, ses vignes,
20267ses champs
20268eullivés, ses (erres, apt'*'^^*^'''^
20269mémés. Ce qui formera «ne réunion de
20270sdse cantons, flotte seigneur le ftullaa possédera en propre les territoires dé>
20271signâ ainsi qu*il siiit : le bourg de nirftniis, en totalité, avec les droits qui y
20272sont peinas et les dulmps cultivés; le reste du territoire d'Atblith sera partagé
20273par moitié, abstracHon ftite de ce qui sera dévolu au doawiiie auguste
20274: ce qui
20275n'appartiendra pas au domaine d'Atblith seM ^aleuieht pcuaédé par indivb t ce
20276qui formera un
20277total de huit cantons. Les
20278cultilres a{^nrtenant mu, Hospita-
20279liers, dans la province deKtfsarieh, avec ce quelles j«nfigfniieat, appartiendront
20280exclusivetnent aux Francs. Ceux-ci posséderont eii propre la moitié de la ville
20281dlskanderouneh
20282, et celle du bourg de Maroo, avec tout ce qu'il renferme. Le
20283reste appartiendra ef) propre à notre seigneur
20284le sultan. Tous les
20285droits qui se
20286perçoivent à Iskanderoiinel)
20287et
20288d;ins le bourg de Maron
20289, et les prains
20290qui
20291s'y
20292recueillent, seront
20293partaf;ès
20294jiar
20295moitié.
20296Les
20297Francs
20298posséderotit
20299en
20300[iropre,
20301Salda, sa citadelle, sa ville, ses \!trnn)»les, sa banlieue et toutes ses dépendances.
20302Ils auront, en
20303propriété
20304exclusive, quinze cantons, avec tout ce que la plaine
20305renferme, de
20306rivières, deaux, de sources, de jardins, de
20307moulins,
20308canaux,
20309eaux courantes, digues, à Taide desquels, d'après un usage ancien, ils arrosent
20310leufê terres. Tout le reste des villes de la montagne appartiendfa, en totalité^ k
20311Uôtre seigneur le sultan et
20312ii ton
20313fils.
20314Gek villes qui composent li ëeigMNirie d'Akka, ainsi que tout oa qni «stdé-
20315ag-
20316biyiuzeo by Google
p. 239
20317aa8
20318APP£N01C£.
20319signé dans Tacte de la présenle trève^ n'aniroat
20320rien à
20321craindre, de Ja part de
20322notre seigneur le sultan , de son fils, de ses armées , de se» troupes, tant ce <inî
20323est propriété exclusive, que ce qui est possédé par indivis. Elles jouirontf ainsi
20324que Ipurs habitants, d'une
20325trantjiiillttt^, d'une
20326sécuiîté entières.
20327Les Francs ne
20328pourront
20329, excepté dans
20330les
20331trois
20332villes d'Akka
20333,
20334Atlililh
20335et
20336Saida, bâtir un mur, une forteresse, une tour, un cliâleau ancien ou nouveau;
20337et,
20338encore,
20339dans ces
20340trois localités , l'autorisation ne
20341s étendra
20342qu'aux mu^
20343railles.
20344Les galères de notre seigneur le sultan, et celles de son fils , lorsqu'elles au*
20345mat été
20346équipées et mises en mer, ne oomoiettront autiune hostilité contre
20347les villes du Sdhel, qui sont comprises dans
20348la présente trêve. Si les gittèies
20349suaditeB se dirigent vers une autre oontrée, dont le souverain
20350soil allié des
20351gouverneurs qui commandent dans la seigneurie
20352d'Aklui, elles ne pourront
20353rdàdier sur les o6tes comprises dans la trêve, ni j prendre des vivres.
20354Si Je
20355souverain du pays qui est le but de FeapéditioD des galères o*a aucune relation
20356d'alliance avec les gouverneurs de la seigneurie d'Akka, elles pourront relâcher
20357dans les villes qui dépendent de cette province, et s*y
20358ravitailler.
20359Si
20360, ce qu'à
20361Dira ne plaise , une de ces gdères vient à se briser au milieu d'un des ports
20362compris dans
20363la trêve, ou sur ses côtes;
20364si ce vaisseau est destiné contre un
20365prince qui soit lié par un traité de paix avec la seigneurie d'Akka
20366, ou son chef,
20367radniiuislr itrur de
20368la souveraineté, à Akka, et
20369les grands-mailres des ditTérents
20370urdi'cs, devr uul veiller à
20371la garde de
20372ce haliinenl
20373, permettre
20374à
20375l'équipage
20376de
20377se procurer des vivres, de réparer le dommage, et de retourner vers les terres
20378de l'islauiisme. Tout vaisseau qui se brisera, ou que la mer jettera sur les côtes,
20379ne pourra continuer son expédition.
20380Si des
20381galères
20382se dirigeant contre un prince qu'aucun
20383traité ne
20384lie aux
20385Francs, viennent à se briser, dies pourront se
20386ravitailler et renouvder leur
20387équipage dans les contrées soumises à la trêve, et continuer leur voyi^ vers
20388le point qui était Tobjet de l'expédition. Cet article sera obligatoire pour les
20389deux parties contractantes.
20390Si l'un des rois maritimes, Francs ou autr^, vient d*aii-ddà des mers, pour
20391porter le ravage dans les États qui appartiennent i notre ie%nenr le sultan,
20392ou à son fds
20393, et qui sont compris dans la présente trêve , le dief de l'adml-
20394nistration et les grands^maltres d'Akka seront tenus ^en donner avis à notre
p. 240
20395APPENDICE.
20396Aftg
20397Migneur le «ultaiiy «vant Tarrivée de rMpMitioo» chn» un tsçmee de deux
20398mois. SiFeoneaii m présente apnài l'expiration du terme des deux mois, l'ad-
20399inioiatrateur -de la
20400souverainet*^
20401, chm la ville
20402d'Akka , ainsi que
20403les granda^
20404matlres , seront
20405, sur cet article
20406, déchargés de toute responsabilité.
20407Si un ennemi, Tatar ou autre,
20408se met en campapne, celle de^ deux parties
20409contractantes qui, la première, aura connaissance de crue expf^dition, en
20410in-
20411formera
20412l'autre partie.
20413Si, ce qu'à Dieu ue plaise, un eiincnii
20414, Tatar ou autre,
20415vient attaquer, par terre, los contrées de
20416la
20417Syrie,
20418force
20419les arnices à reculer
20420devant lui, et arrivant dans le voisinage des villes de Stihel, qui sont comprises
20421dans la préseute
20422trêve,
20423y porte le ravage , Tadministrateur de la souveraineté,
20424daus la villa d'Akka, ainsi que les graods-nuittres, auront le droit de négocier
20425afin de pourvoir, en tout ce qui dépendm d'eux , à la conservation de leurs vies,
20426de leurs sujets, et de leurs villes.
20427Si, ce qu%
20428Dieu
20429ne
20430plaise,
20431une
20432fuite
20433précipitée
20434amène
20435une
20436partie
20437de
20438la
20439population
20440musulmane
20441dans
20442les
20443contrées que comprend
20444la
20445pré-
20446sente
20447trêve, Fadministiateur de
20448la
20449souveraineié,
20450à Akka,
20451et
20452les
20453grands-
20454matlres,
20455seront
20456tenus
20457de prot^er
20458ces
20459émigrés,
20460de
20461les défendre,
20462et de
20463repousser ceux qui voudraient leur nuire; de manière que
20464les fugitifs, avec
20465tout ce qui leur appartiendra, Jouissent d'une sûreté et d'une sécurité entières.
20466L'administrateur de la souveraineté,
20467à Akka, ainsi que
20468les grands>maUres,
20469adresseront à toutes les villes du S/i/irl, comprises dans
20470la présente trêve, des
20471ordres conons en ces termes
20472: « On ne permettra point aux pirates de se procu-
20473rer des vivres ou de faiii
20474île l'eau;
20475si
20476l'on saisit un de ces brigands, on
20477le
20478re-
20479tiendra prisonnier.
20480S'ils
20481viennent
20482vendre
20483des marchandises, on
20484les arrêtera
20485jusqu'à l'arrivée du propriétaire de ces objets
20486, auquel on en fera la restitution.
20487Notre seigneur le sultan tiendra la même conduite à l'égard des pirates.»
20488L'^Use de Nazareth , ainsi que quatre maisons , du nombre de celles qui
20489l*avoisinent, seront destinées pour les pèlerins, ou autres, appartenant k la
20490religion de la croix, grands on petits, qudle que soit la différence des nations
20491et des individus, qui viendront d'Akka et des villes du Sdhel, comprises dans
20492la présenta trêve. Les prêtres et
20493les moines feront leurs prières dans
20494l'église.
20495Les maisons i^ipartiendront exdusivement aux
20496pèlerins de naxareth. Tous
20497jouiront <rnne sécurité et d'une sûreté entières dans leur voyage
20498et dans leur
20499retour, jusqu'aux ffonlières des villes comprises dans la présente trêve. Lorsque
p. 241
20500«3o
20501APPEROICB.
20502l*oD nettoiera les pieim qui ae tronveot dans Foliée, db ks jettera dehon ;
20503et on ne mettra pu une pierre «tir une eutra, dana rintentioa de lien
20504bAtir.
20505On n'exigera
20506, pour cet objet , des prêtres et de» ttoineB, par iDaDiéra de dod,
20507rien qui ne soit parfaitement dù.
20508L'acte contenait les stipulations que Tusage prescrit. Après
20509qtie
20510notre
20511sei-
20512gneur le sultan eut jnré l'observation de la trêve, l'émir Fakhr-eddin-Alax, l'émir
20513H(id/î6, et le kadi fiedr>eddin-ben-Hazin , partirent pour aller recevoir le »er-
20514roent des Fraocs. Ceux-ci l'ayant prêté , le traité se trouva conclu.
20515NOTES
205168UK LE TRAITÉ tKÈCÉVESn.
205171 Ebn-Fenlajoute : « Si uo honmie, quel qu'il soit, abandonnant 'les États du
20518« sultan et de son fils, et se r^fiq^nt à Akka , ou daiis quelqu'une des vilics àa
20519« Séheif déâgnto dans la pràente trêve, manifeste le désir d'embrasser le
20520« christiamsme, et l'erobresse de son plein gré, on restituera tout ce qu'il amit
20521< apporté, et 0 restera nu. Si sou {nrojet de se Aura cbrétien n*a pas été réalisé,
20522« oet homme sera renvoyé k la cour auguste des deux princes, avec tout ce qufll
20523« aura apporté, accompagné d'uue lettre d'intercession, et après qu'il aura reçu
20524c un acte d'amnistie. De même,
20525si un habitant d'Akka, ou des vilics du SdÂel
20526« comprises dans la présente trêve, arrivant à la cour, annonce le dessein d'em-
20527« brasser
20528l'islanisrae
20529,
20530et
20531iVnibrasse volontairement, on
20532rendra
20533tout
20534ce
20535qu'il
20536« avait apporté, et
20537il reskra nu
20538Si sou projet de se faire musulman ne se réalise
20539« pas, il sera rendu aux gouverneurs d'Akka, savoir à l'administrateur de la sou.
20540« veraineté et aux grands-maîtres,
20541ainsi que tout ce qui
20542lui appartiendra, avec
20543u uue lettre d'intercesssion, et après (|u
20544il aura re^u uo acte d'amuiblie. Toutes
20545a les denrées proliibées, qui ont été précédemment reconnues pour telles, rcs-
20546« teront dans leur état de prohibition, à l'égard des deux parties contractantes.
20547« Si 1*00 saisit, entre les mains d'un marchand, venu des États du sultan et de
20548rson fila, musulman ou autre, à quelque nadon ou religion qu'il appartienne,
p. 242
20549« queues a)«r(Ai«idii«» wam ou iatrai, prohibéei dnv h vîUa^r&Ua
20550Ica
20551«filtres plaon.du SdAel, corapriscifs dans la prësedte trèv^t M> oihîala aeroat
20552«r^iitut's au ptropriétm du qui U
20553les aura acheté, et en lui «a imdni le
20554n pru, Mai» ma 9e oonHsquera pa<; ses hima», et U n'éprouvera, pour ce sujet,
20555« ni dao» sa personne, ni dans sa fortune, aucun préjudice. Il en sera de méroe,
20556« si des marchands francs, à quelque nation qu'ils appartiennent, partis d'Akka,
20557« et des
20558ville!» du ikihel, oumprises dans In pn'sente trêve, eutreot dans les cou-
20559« ti'éesde i'Uiamtsme, désignées dans
20560li nu uie acte.
20561»
205622 Ebn-Ferat ajoute les détails suivants
20563:
20564« Le sultan
20565et son
20566tiis
20567s'ensrn^ent à
20568« respecter, par eux-tnèmes, par leurs armées et leurs oailioes, les villes désignées
20569« et comprises dans ia Irève, à les protéger contre
20570les brigands,
20571les pirates
20572et
20573« tous les malfaiteurs, qui se tixiuverout sous leur domiualion et soumis ù kuin
20574« loîf, Pe leur çât4,
20575Tiutaiiuittiiiteiur do h aoaveraineté et lea grand»* maHres
20576« réûdant dao» cette ville, aeront tenus de respecter les États de fishmisaie,-
20577« détaillés plus haut et compris dans la présente trèvc^ eux, leurs armées, leurs
20578« milices, et de les défendre contre les brigands, les pirates, les malfaileara, qui
20579< se troiivuent abus leur domination , sous leur obéissance, dans leurs États
20580« du ivMe/, que comprend la présente trêve. L'administrateur de la souvem-
20581< neté, à AUta, les granda^naltres des ordres, les gouvemrars qui oomman-
20582< dent
20583il Akba, et dans ks villes du Sdhel, comprises dans la trêve, seront te-
20584€ mis d*observer toutes les stipulations que contient cet acte^ diaqueeonditioii,
20585chaque
20586article ^ d'agir en conséquence,
20587et de
20588s'attacher scrnpuleoiement ù
20589« ces presoriptiooa jusqu'à
20590l'expiration du
20591ternie fixé. Chacun d'eux tiendra
20592« fidèlement les sernacnts énergiques,
20593jmr
20594lesquels
20595il
20596s'est englué à obser%'er
20597« toutes les stipulations cunleimes dans cet acte. Cette trêve bénite subsistera,
20598m entre le sultan,
20599ses iîis, leurs
20600enfants et les enfants de leurs enfants, d uoe
20601« part ei de l'autre, entre les gouverneurs <{ui commaudcut dans les principau-
20602« lésd'Akka, de Saida, d'Athlith; savoir
20603:
20604le sénéchal Eude,
20605les grands^maltres
20606«ci-dessus uumuitii, ju&qu a respiration du terme. Rieu ne chaiigei'a par suite
20607» de k mort d'un des souverains des parties contractantes, de la mort d'un
20608« grand-malire, et de l'avéncment d^im autre ; mais elle cootinueit <félve pki>
20609< nement et entièrement en vigueur, jusqu'à son terme, jusqu'à «oa eapiralioD;
20610• avec ses stipulations exprimées plus haut, avec sas conditions telles qu'elles
20611c ont éjté arrêtées, lorsque cette urève bénite mra expirée, ou si, ce qn'à Dieu
20612Digitized by Google
p. 243
20613•43a
20614APP£NDICE.
206151 ne piiiMf die vient à être rompue, il sera aficordé aux deux parties, un'dâai
20616« de quarante jours
20617; rt on proclamera que chacun
20618nit
20619-i regagner «on pays; afin
20620« que tous
20621les» individus fetonment dans les lieux de leur habitation, en pleine
20622« tranquillité
20623et
20624sécurit»^, sans que personne, d'aucun
20625côté,
20626mette obstacle à
20627« leur voyage. La trêve ne cessera pas
20628p:ir
20629l;i destitution d'une des parties coi>-
20630o tractantes. Mais ses prescriptions se maintiendront continues, non intei roni-
20631n pues, dans le cours des années, des mois, des jours, jusqu'à son expiration
20632: le
20633« chef deslilu*', comme celui qtJÎ prendra sa place, seront tenus d'observer fidè-
20634o lementle liailr, et
20635tl en remplir les conditions jusqu a
20636la lin du temps iiuii({ué.
20637« Cette trêve restera en vigueur, avec ses stipulations , ses articles , ses clauses
20638« easentiellef et aeoondeim ; tout ce qui la conoenie sera r^éde la nanière la
20639« plus honorable, jusqu'à S4m esipiralîon. Tous ces artidea ont M 9^44», et
20640« sontderenus labase de la paix et de Funion; et diaeune des deux parties en a
20641« jufë robsenratico. »
20642formule élu serment prêté à l'occasion de celte trêve
20643, bénite , par le sultan
20644Melik-Mansour,
20645Je dis
20646: Par Dieu, par Dieu
20647, par Dieu } pour Dieu, pour Dieu, pour Dieu ;
20648an nom de Dieu , au nom de Dieu , au nom de î)ieu
20649, grand , vengeur, 'victo-
20650rieux , qui nuit , qui fait du bien , qui at teint
20651, qui £ùt périr; qui sait ce qui est
20652visihlp et ce qui
20653est caclié
20654: qtii connaît les choses secrètes,
20655et
20656celles qui
20657sont
20658au grand jour;
20659l'être clémetil et miséricordiiux
20660; parles mérites du Koran
20661; par
20662«•eux de
20663l'être que Dieu
20664a envoyé,
20665et sur lequel
20666il a
20667fait descendre ce
20668livre
20669,
20670savoir, Mohammed-ben-Ahd-allah (sur qui reposent le salut et les bénédictions
20671de Dieu!), et de toutes les surates
20672et
20673versets
20674(jue contient
20675ce
20676livi-e;
20677parles
20678mérites du mois de Ramadan
20679;
20680je
20681serai
20682fidèle à observer celte
20683trêve bénite
20684,
20685qui a
20686été conclue entre moi et
20687la
20688seigneurie d'Akka,
20689et
20690les
20691grands-maitres
20692établis dans cette place, et qui comprend Akka, Salda, Atblith , et les
20693villes
20694de leur dépendance, détaillées dans le présent acte. Elle se prolongera Tes-
20695pacede dix années, dix mois,
20696dix jours,
20697dix
20698heures. Elle commencera
20699le
20700jeudi , cinquième jour du mois de Rebi premier , Tan 68a ; je Tobserverai
p. 244
20701APPENDICE.
20702M
20703depuis le «MBaeiiMaHnl jM^à
20704la
20705fio ; je m'engage à
20706remplir fidètement
20707muMs Ica eondltram qoi j Boat exprimé; je r^érid foule cboee suivant les
20708pieaeriptions de oe trtSuéf jusqu'à son expiralion.
20709n'j eherdieral aucune în-
20710luipiélUiuu^ ni pniir Biirimn des dioaè» qu*U contient; je ne cbnsiilterai'jamais
20711punif ohoiTliai un mnyfnd'yfonin u nii
20712tmii
20713)c temps que les'gouTerhent'squi
20714eUiama'itlf
20715dans
20716Ifs
20717villes d'ALka, île Said.i
20718et
20719d'Atlililh,
20720savoir:
20721l'admiiiis-
20722;.tinliMr-4le la tOUVerainoti- a Akka, le gnind-inailr-e de rordrc des trmplicrs
20723,
20724li-
20725grand-maiti'C de l'ordre des hospilalir rs
20726,
20727le
20728représcnlaiil du
20729grand-rnailrc df
20730l'ordre des liospitaliers
20731all<-inands,
20732tant
20733criix
20734«pii
20735pxistenl
20736aujonid'fT'i
20737.
20738que
20739ccu\
20740tjni
20741Irtir siiccéderonï
20742«lin»;
20743rndnt?tii>;M"ï(inn de
20744la
20745seigneurie, ou dans
20746le
20747gouvoim nu ni
20748tle chaeun
20749de.s
20750tiiuix?»,
20751d.ui?»
20752t<lîe
20753ocuitrée
20754, se uiontremnl
20755fi-
20756dèles ù
20757Iciur
20758les serments par
20759les«pjels
20760il s'engaj^eronl
20761, enveis
20762u\oi
20763,
20764envers
20765mon
20766fils
20767Melik-Sàleh
20768et
20769mes
20770auli'es
20771enl'anls, à observer
20772la présente
20773trêve,
20774à
20775agir cuâTorm^ment aux stipuladonà qui s'y titraient exprimées, et à en'suivre
20776Valigieuaement les prescriptions. Si je viole mon
20777serment , je
20778serai ten^ de
20779bire trente fois , tête et pieds nus, le pèlerinage de Ja maison £crie de Bien
20780^tti ae titHl#e dans l'auguste ville de
20781la Meoque , et de jeûner en tout lèstpa
20782,
20783à i^aoeptioB.des jours où le jeune est défendu.
20784*
20785"
20786lOmno/f i/n termuHt qm prièrent ies fhants, à Poecasi<m^d^^t» trêve.
20787a
20788'
20789-tflËr Dieu i par Dieu, par Dieu ; pour Dieu , pour Dieti, pour Dieu j au nom
20790de'iOîeu , au nom de Dieu, au lîom de Dieu; par les mérites du Messie , par les
20791mi&itèS du Messie, parles mérites du Messie; par les mériles de
20792la erolv
20793,
20794par
20795lAf^Aéniés'de là croix, par
20796les mérites de la emix
20797;
20798jmr les
20799mériles
20800des
20801trois
20802penioiines
20803formées d'une même nature
20804que
20805I on
20806désigne par
20807les
20808noms
20809de
20810'T'aère, Fils, Sainl-r,spril
20811,
20812et (pu
20813sont un
20814seul
20815Dieu
20816; par
20817les niéritf"^
20818hi
20819Hi-
20820vinitc vénérable
20821qui
20822babite dans
20823I bunianité
20824auj;uste
20825i
20826i
20827.
20828Par
20829les uin iles de
20830l'Évaqgile saint et de tout ce qu'il contient; {Kir le^ mérites des quatre
20831Évan-
20832<
20833•
20834*-
20835.
20836(i)
20837l.e rcxie offre ici lu mot ^-l^c lacroUc;
20838[ta-, lu ..île à lire
20839, »m>i «{Uc lomt-ri j un
20840ce qui est une grave erreur du
20841cupistr. Jeu'»
20842pru plus bas.
2084311.
20844itrotiUmeparUe.)
208453o
20846Dlgitlzed by Google
p. 245
20847>34
20848APPENDICE.
20849gUes r rédigés
20850par Matthieu, Harc, Luc et Jean; par
20851les niént^
20852de
20853le^irt
20854prièref;
20855cl
20856de
20857leurs
20858bénédictions;
20859par
20860les
20861douze
20862apôtres, ks BoiMOtCHlù
20863disdplçti,
20864les trois cent dix-huit évéques réunis dans
20865l'Église; par cette voix
20866qui descendit du
20867ciel sur le Jourdain , et en ai rcta
20868les eaux
20869; par
20870le Dieu qui
20871a envoyé FÉvangilc sur .I/sus
20872,
20873fils de Marie, esprit de Dieu et verbe de Dieu
20874:
20875parles mérites de
20876la sainte Vitigr.
20877nu-rr
20878rio
20879lumière, sainte Marie; de
20880saint
20881Jean-Baptiste; f>ar saint Taman ctHatiil
20882Taiiiàiiit^i j;
20883[)ai- le grand jeûne; par ma
20884leligion; par
20885rohjet
20886tie mon
20887culte; par les
20888princij)es du
20889ehrisliaiiisme que je
20890professe
20891; pur toul ce que j'ai appris do
20892lu bouche des pcies et dès prêtres au
20893momeot du baptême
20894: à compter de ce moment, de cette heure, je veux, avec
20895une intCDtioo droite, UDeuncérit^ insItéraMe, observer,
20896à ilégard du sullan
20897Mdik'-ilaiisoar, de son fils Helik-S&teh, et de leurs enfiuits, toutes les stipula-
20898tions oqntenues dans cette trêve bénite , sur laquelte repose la paix» et «pi
20899comprend le gouvemeroenl d'Akka, de
20900Salda
20901et
20902d*Athlith, avec tAites
20903les
20904villes qui en dépendent , et qui sont désij^ées dans cet at^. Celle tr^ve doif
20905durer dix années complètes, dix jours, dix heures, ^le commencera le jeudi,
20906troisième jour du mois de Haziran, Tan 1694 de Père d'Alexandre,
20907fils de
20908Philippe, le Grec. Jen observerai toutes les conditions, une par une; je mVn-
20909gage à garder fidèlement (hrtrnu des articles contenus dans
20910le présent traité,
20911jusqu'à l'expiration de sa durée. Moi, par Dieu
20912, par Dieu
20913, par le Messie
20914, par
20915la croix, par ma religion
20916, je n'attaquerai
20917point
20918les Étals du sultan et de son
20919fils, ni les hommes de tout genre
20920qu'ils
20921renferment ou
20922qu'ils
20923renfei nieront
20924ui ceux qui partiront de ces conlr(H*s pour se rendre dans les pays compris dans
20925la trêve; je ne pm lerai aucune alleinte, aucun préjudice aux pei'suunes et aux
20926propriétés: moi,
20927j'en
20928juie par
20929Dieu,
20930par ma
20931religion,
20932par l'objet de mon
20933culte j je suivrai, dans mes traités, dans mes relations pacifiques
20934, dans mes
20935opérations dictées par la sincérité et la bonm foi , dans la proledion accordée
20936aux sujets des contrées soumises à l'bbmisme, de ceux qui voyageront dans
20937les États du sultan, qui en partiront ou qui s'y rendrdnt,
20938la condm'te
20939d'al-
20940liés sincères qui sont bien décidés à écarter des personnes et des biens Ja main
20941de la vexation et de Thostililé. Je promets d'accomf^r toutes
20942les stipulations
20943du présent traité , jusqu'à son expiration, tant que Melik-Mansour se montrera
20944(1) Cm mm «wt «liérv*. Péut-éire fuiuîl KrttparMdiiit MurkettuliUf MmrtàÊ,
20945Digltized by Google
p. 246
20946APPENDICE.
20947a35
20948fidÀk à garder, h «eriMDi qu'il vient ée prêter. Je ne violeret poîot non ser-
20949nent<eD tout «m en partie;- je n^adinettnii pour lui^'iii pour rien de oe qnll
20950contient, aucune etee|Mion', dan» la vpe d*y manquer.
20951Si j*f contreviens ,
20952ai
20953je le viole» je veux rester étranger à mt'relqiiony & ma foi
20954, à FtAjet de mon
20955cuJte,
20956être séparé de l'Église;
20957je
20958serai tenu de faire trente
20959fois
20960le pèlerinage
20961de la noble ville de Jérusalem , pieds et tête nus ; je m'engaj^ à racheter
20962mille
20963prisonniers musulmans, <iétenus chez les Francs,
20964et à leur rendre la liberté
20965;
20966je resterai étranger à
20967la Divinité qui
20968habite dans
20969l'humanité. Ce serment
20970est
20971mon serment
20972, moi
20973, un
20974tel
20975; mes intentions, dans toute celle afTairc
20976. sont con-
20977formes à celles du sultan
20978Melik-Mansour
20979, de son
20980fils Mrlik-Sàleh, et de celui
20981qui
20982a
20983reçu
20984, au nom de
20985ces deux princes,
20986le
20987seritietit
20988(pie
20989j'ai
20990prêté
20991sur le
20992vénérable Evaii<;ile.
20993Je n'ai point d'autre iotentioo. Oieu et le Messie sont ga>
20994i-ants de ce que nous disons.
209953.
20996.le n'ai pas dessein d'entrer dans de longs détails sui
20997la lopoj^apliie de
20998la
20999ville d'MexancIrie :
21000ce
21001travail me
21002mènerait beaucoup
21003troj)
21004loin.
21005Je me
21006con-
21007tenterai de consigner ici un petit
21008fait qui a peut-ëlre queltjue importance. On
21009sait qu'il existe
21010une
21011version
21012syiiaque du
21013INouvcaii
21014Icsumu-iit, extrêmement
21015littérale, écrite par Tordre
21016et sous la direction du
21017célèbre Pbiloxène, évêquc
21018de Maboug ou Hiérapolis. Cette traduction fut ensuite revue par Thomas dHéra-
21019dée, qui se livia a ce travail, ainsi que portent les notes jointes aux exemplai-
21020res de cette révision. On j lit :jU^^ |i^t^
21021U tig V» t.tl(JLaaâ^)f
21022ftj|^û^)t Aasemani (i) a lu et traduit
21023: «/n Jnton, moffta urbis AltxBMdnett
21024in saem jintonU monasterio. a Le savant éditeur ainirt d*abord pensé (s)
21025qu'il
21026s'agissait
21027ici du phare d'Alexandrie , ou d*un ftubourg tle la même vQle ; mais
21028,
21029rétractant cette opinion ,
21030il suppu.sa que le mot
21031jinlon
21032était le nom du
21033monastère de Saint>Antoine,
21034et
21035cette assertion fut adoptée par
21036J. Dav. Mi-
21037chaélis (S), par Adler (4)» qui traduit
21038: « in Ànionid magna Jhxtmdmtt par
21039Whilc
21040(^5), etc. Four moi,
21041je
21042crois que dans
21043ce
21044passage, au Heu de ^^^^
21045(i) MbHoiketû uriaUtÊit, tom. H, p.gl.
21046(() ilfarf TtMmeiiHvenloin» ^frhtœt p. 49.
21047(a) Tom. I, pag. 41.
21048(D) .Wmrum
21049EvM^dknm
21050wrato
21051Sfrktra
21052(3) Einleitung
21053in die Gattlichen tthriften du
21054PMuJHmitlHi, prafal., f, TU*.
21055Nntn Bandes, tom.
21056I , p.
210573o.
21058Digitized by Google
p. 247
21059a36
21060APPËlfmCE.
21061AntoUf on doit lire
21062AkiffAM; «t qii'ît Ikul recoamiAtiv le non d'up qottrijer
21063sitné pr^ de la
21064ville d'Alexandrie, appelé, en grec^ tq "EwaTov-, en latin, No^
21065MUfn, et sur lequel j'ai donné ailiears des détails nssezëtendus (t).
210664v Le ville de IS'esieraweh, sur laquelle
21067feu
21068M. Silvpstre de
21069S/Êdjj
21070a donné
21071quelques
21072détails
21073(a),
21074est
21075la même que
21076Marino &inudo
21077nomme
21078Sturio ou
21079Sinon. On y
21080lit
21081'V\
21082:
21083Osfiii/n Sfrion
21084; ailleurs
21085{!() ^ flutuen Sturinnis
21086; et enfin
21087(51
21088O.f
21089Staiionis. On
21090lit dans
21091V Histuin'
21092dcr Guillaume de Tyr (6), que
21093l'nnf des
21094brandies du
21095^il
21096se
21097']v\\c
21098dans
21099la mer
21100ftpiHf
21101Sfnrionem.
21102Rhalil-Dnln
211031
211041
211057%
21106»près
21107avoir
21108parlé de Damictle
21109, ajoute
21110: «Ensuite
21111vient
21112le
21113lac Siniinnawiiih
21114jjju^l »^^,
21115la
21116ville
21117de
21118Fuuali
21119,
21120le canton
21121de
21122Bourlos, de
21123Nesteraweb,
21124et Jft plaise de Reschid. » Au report d'Ahmed-Askalani (8), Tan 795 de l'hégire,
21125le» France fifent une descente en Egypte ,
21126pré* de Nesleraweb. Le nom de
21127celte ville , en
21128langue copte ,
21129était
21130ni«fiNier (9). Dans YHùtmn de FÊ^ù»
21131ttAlexmdntt^ de Vftnal^ (10)
21132, son oooi, en aivbe, est écrit Nestttm
21133et
21134Nés-
21135tenuié 'oa plutôt Nestermi, Célait un «iége épiscopal (i 1). On de ae* évéques
21136est
21137Dominé Gal)riel(ia)| <« un autre Efraham
21138(iS).' Dam un des passages
21139de
21140lUistoire
21141des
21142patriarches d'Alexandrie » lé nom de
21143cette ville est éciit
21144Hj^j^
21145' Nestemwek^
21146et dans
21147Tautre ^I^^XmJ Nestera».
21148Noi^s apprenons du
21149mênie
21150ouvrage
21151(i4j que dans la
21152ville de
21153Nesteraweh
21154.
21155sur
21156le
21157rivage
21158'
21159de la' mer, était un ermitage où Ton conservait
21160le corps de sainte ThèdOy mar-
21161tyre,
21162disciple
21163de
21164l'apôtre
21165saint
21166Paul.
21167(ezid-ben-Abd-alIah
21168gouverneur
21169de
21170l'Egypte,
21171i<edouiant
21172les incursions des Grecs,
21173fit rebâtir
21174entre autres places,
21175celle de Neateraweb (i 5).'
211765.
21177Le nom de Karak
21178n'est autre chose que le mot syriaque
21179|, ^ .*>, qui
21180déugne «lté forteresse. Au rappwt de l'historien Schehalxddioy ou plutôt, D}emal*
21181( i ) AMmaU9$ttirVÉgxptc, lotn. II , pag. 488-
21182(9) Kircheri lingiia atg^plitee ffMlAMtt, p. ao8j
2118349s i Obmvatkutt mr ^i^uet /wAM» dt la Gif-
21184m»n. co[^ 5o^ Ibl, log.
21185gmpliir (te t'Égjrpte, p.
21186'lo.
21187f
211881 ")
21189Pag.
21190a').
21191^3]
21192Retntioa de i'Egjrpte, d'Abdallutif, p. 669.
21193{i () Reiiaudol, fiiHoria patriarchantm alexan-
21194fS) SeentmJUeHiÊm onefr» p. sS.
21195tbiHonm, pag. 458, 590.
21196(41 IbU,, pugl S?.
21197(i*)
21198JnMnr.
21199fûlriartk. dkaaitirtiur.i
21200{'>)
21201Pa;:. îfjg
21202i4«. p
21203'?<)•
21204fi)
21205Lib. XIX, cap. aa, p. 968.
21206(«3)
21207Jbid., p. 401
21208(7) HamiK. 895, fol. «M T».
21209(14) /W*, p, i3«.
21210(S) MsB «56, fol. i«9 1^.
21211(i5) /tot, p. i&.
p. 248
21212APPEHDICE.
21213»37
21214tildiii4>eD-WAMl (i) et d» I^MlitlMlieri» ootle ville porttil pffimîiivcnieDt le
21215iKMIi de Hisn-atgf^tib ^\yi\
21216c*fl«li4-diie le chàtém du Cbr^ctni. fit cette i»-
21217serGon des chropiqiieurs arabes, etf exacle(et je ne vois aucun motifqui puîate
21218la faire rejeter comme fausse), nous retrpuyerioua ici le rocher appelé
21219-^t^
21220Tsour-Oreùy
21221et qui tirait cette dénomination d'un <Jief Madianite
21222fait f^t^oth
21223nier,
21224et mis à mort dans ce lieu par ordre de Gédéon (a). Or le mot' hébreu
21225y\y, ainsi que le terme nrabe s«^|^, désigne un
21226t or/jpnu.
21227SuivaiU
21228toute apparence , c'est
21229la n^ème ville «pic l*loléiuée (3)
21230, Ktienne tk
21231liyzaijce <^4}r ^(^igndt par
21232le nom de
21233Xapa>t|i,*»6ot» et Hiéroclès (5)j>ar celui de
21234Xapoéypiouêa. Ce nom, pif>l>ahU n»eiit, désignait /a ville île ( /laraà, cti/n'fale du fuiys
21235de Mmb. Cette place éluil un
21236sif-<;e épiscopal, ainsi que nous l'ajiprenons par les
21237Notices ecclésiastiques (G\ où on
21238lit par erreur, X-^p^ypioCjca. Un de ses évé<|ues
21239assista à un concile de Jérusalem
21240{7). Nous ignorons à quelle époque et
21241par
21242qtieHea circonstances cette place fut ruinée; mais
21243il est remarquable que, dans
21244la Hhlki» de fBmpirt.^ aucun posle militaire n'est indiqué comme ayant
21245été
21246âabfi< dam- oe lieu , qui, par
21247sa
21248position, devait
21249olfrir tant d*avanta|,'es pour
21250placer la station d'un corps de troupes. Nous apprenoBS deGuillamne de Tvr (8),
21251quêtesmlnta d'une ville antique a'ëteodaienren dehors de la fonotesée. Cette
21252place faala» durant -bien des- siècles, complètement oiriili^: car aun npnf ém se
21253trofa pas dans le
21254récit des guerres que les Arabes entreprirent conw
21255les
21256GreoH
21257I* i^nc des pi«miers suconseurs de Mahoroety ni dans les temps
21258qnî suivent cette époque. KhivHaukal» dans sa géographie, décrivant les pi-ovin-
21259ces de
21260ta Syrie, de TArahie et de la Palestine, ne nomme ni Karak ni Scliaubak.
21261choses demeurèrent dans cette position, jusqu'au moment où les Croisés,
21262maîtres de la Palestine, s'aperçurent du
21263parti qu'ils pouvaient tirer contre leui-s
21264ennemis,
21265(le (ien\ positions Uriturtllenient anssi fortes ijne relies de Karak et de
21266Schaub.'ik
21267(
21268< lê-ci fui
21269la première (jui fixa l'attention de ces rruu]iicrants. Au rap-
21270port deGuiUaumede ryr(9),de Jacquesde Vilry(io)de Fouclier de Chartres (^1
212711
21272j
21273* (1) lltanicritt foL 390 1 Kiiad , lorn. Vil ,
21274(6) Notitiœ antiquœ, p. 5 1
21275|>.
21276«86.
21277(7)
21278RelaDcli Palœstina^ p. 533.
21279(9; Juges Vil , 25i Vlll, 3. Psaume 83, v. ti;
21280(8) Himna^ lib. XXII, cap. a8, p. loSg.
21281Inie I , t6.
21282(9) WttoHm^ Ub. XI , cap. «6, p. 81».
21283(3) G«o^ni/iiJMii,lilk T.
21284()o) Bitlona IkerotolimitaHa^p. 1068.
21285;/;) De iirbibus, pa^. 716.
21286(il) Gctta pertgriMOMittm Fingimmm,ft 446.
21287[S) Ap. Antouioi
21288Jti/terariuaip p. 731.
21289Digitizeci by Google
p. 249
21290«38
21291API>EN01C£.
21292et de Marino Sraudo (i ) , r«D
212931 1 1 S de noire ère , Baudouin I*, roi de Jérasaleoi,
21294avant fait une expédition dans la contréequi s'étend au ddàdeUinerllortaf6ajra
21295dans la troisième Arabie, autrement nomméeSjneSoôa/; Ht trouvant une cofline
21296que la nature avait rendue extrêmement forte, et qui avait l'avantage dëtre située
21297au milieu d'an canton fertile, dans un climat salubre,
21298il v fit hàlir une citadelle,
21299qu'il entoura df renuKU ts
21300fnrnii(lal>lcs,
21301cl
21302t>ii
21303il laissa une nambreusr garnison.
21304Cette place, pour indiquer qu'elle avait eu un roi pour ibndateur, fui uummée
21305Mons tfgfifis (Mont royal. Mont réau.) L'année suivante (u),
21306le'même roi, après
21307avoir porté ses armes jusques sur le rivage de la mer Rouge, revint visiter la
21308forteresse du Mont-Royal, construite récemment par ses soins. L'an 1137 (3),
21309sous le rè^^nc de Foulques d'Anjou, un genlilhonmei noinnië Payen, qui avait
21310été échanson de ce prince, ei gouvernait les contrées ntuées au delà du iour-
21311dain^ fit bAlir, sur les oonlkis de la seconde Arabie^ une citadelle appelée Cnthct
21312sur un emplaoement que
21313la
21314nalni»
21315avait
21316extrêmement
21317fortifié, lèt que l'art
21318acheva de rendre presque inexpi^nable. Maurice, neveu de ce seigneur, et, après
21319lui, Philippe de Naples, s*atiachèrant encore, par des travaux prodigieux, à ali-
21320menter la force de celte place (4)>
21321Ces
21322passages prouvent dHine manière évidente que la ville de 'Mont^Royal
21323ne doit pas être confondue avec celle de Crac ou Karak
21324; que
21325le premier nom
21326désignait la Syrie Svùaf
21327,
21328c'est-à*dire
21329la
21330ville de Schaubak
21331:
21332t-i
21333de
21334nouveaux
21335exemples achèveront de démontrer celte
21336vérité. Au
21337rapport de Guillaume de
21338Tyri
21339)), Tan 117», Noradin attaqua infructueusement la ville de Crac, et
21340, pvn'
21341(latit ce temps, Saladiu, à
21342la
21343tète des
21344ti nu|)es Je
21345l'Kgypte
21346,
21347pénétra
21348dans
21349la
21350Syrie So/m/
21351,
21352et
21353vint
21354mettre
21355le
21356siège de%anl
21357la
21358fnrtei-esse, capitale
21359de
21360celle
21361province. Mais
21362il se vit obligé de renoncer à son cnti-eprisc, el de reprendre
21363la
21364roule de TÉgypie.
21365Plus bas (6),
21366l'historien ajoute que Mile
21367de Planci
21368était
21369,
21370du dbef de sa fimime, seigneur de Syrie'Sobal
21371,
21372« iUitu vûklicel regionis qme
21373ett trans Jordanem , quœ vulgo
21374t&citur Montis
21375rvga/is. »
21376Il
21377parle
21378(7)
21379de
21380la
21381ville de Crach, métropole deFArabie Pétrée et de Syrie Sobal, appelée,
21382dit-il,
21383Mont'Rojwl. L'an
213841 181 > b septième année du règne de Baudouin IV, Renaud
21385(1) Sccreta jidelium erucis, pag. i56
21386{%) fVilhermi
21387lyrensis hisbma , hb. XI
21388, cap
21389«9,IWB.«i5.
21390(1) Ub. XV, ctp. s
21391, |it«. S84 et asS.
21392l'i:
21393I,ib, XXll, cap. a8, pag. loSg.
21394(') Lib. X\
21395. c«p. aK, p, 991, ggî.
21396(6) Page 998.
21397(7) Psije 1019.
p. 250
21398APPENDICE.
21399239
21400de Chalillon obtint, par un échange,
21401la principauté de Crach
21402et de
21403la
21404Syrie
21405Sobal, appelée aujourd'hui
21406, dit l'historien, Mont-Royal. L'année suivante (1)^
21407Saladrn s'étant présenlé devant la forteresse de Mont-Royal ,
21408le
21409roi de JéruM-
21410lem vint camper à Prtni du désert, c'cst-à-dirp
21411à Karak.
21412Puis
21413Saladin (2/ en-
21414voya du côté de celte place un corps de troupes qui coupa
21415les vignes,
21416et
21417ïii
21418de grands
21419débats.
21420Une
21421charte donnée
21422l'an
21423itfîa, par Maurice,
21424seigneur de
21425Mont-Royal
21426I
21427i, concède »«\ Hospitaliers de
21428Saint-Jean de
21429Jt
21430i ubidcin
21431plusieure
21432parties du
21433lenitoire de celte
21434ville,
21435et
21436entre
21437autres,
21438un
21439village appelé
21440licni-
21441Saletu.
21442Il leur donne eu outre un village
21443il ué dans le oantun de
21444ftloai), ccst-
21445»idire de CiaCy et nomin^ CèMù',
21446ainsi qu'une terre placée tout près de Crac-
21447Ces donalions furent ooqfiroiéesy l'an
214481 177 » par une autre diarle (4) émanée
21449de Renaud, seigneur d'IUbroo et de Hont-Royal. Jacques de Vitry (5) dîslin>
21450gue expressément Mons Regaiis (Mont-Rojal) de Petra du désert, autrement
21451iqipelée Crac. Les Atnstt* de Jérusalem (6) daignent la seigneurie diai One,
21452de MÊoM'Reau
21453et de
21454Saint'jlàniAam , c'est-à-dire dHébron. Or, nous «vons
21455vu |dns haut que ces diverses principautés se trmmuàit
21456soumises à Renaud
21457de Chatillon.
21458Plus loin, on lit (7) « Le seignor dou Crac
21459et de Mont-Rëal a
21460court et coins et justise. Et à Mont Real
21461a
21462court de borgesie et justise Et au
21463Crac a court de borgesie et justise ». Plus bas (8)
21464: « La seigneurie dou Crac et
21465de Mont-Réal deit (doil)
214664'"> chevaliers, a
21467même ouvrage nous apprend (f))
21468que le patriarche de Jérusalem
21469avait cin(j
21470arcliev«(pies
21471sufTragants, dont
21472l'un
21473était « Farcevescpie dou
21474Bahhat
214751 lisez
21476Itabbnt) que
21477les Grecs appellent
21478Fila-
21479d/'lfi'.
21480ipii au tens
21481le
21482roi Amauri ,
21483iul transféré au Crac, et est appelle
21484larce-
21485vescpie de la ['ierre dou désert ».
21486Knfin on
21487lit
21488< 10)
21489: « L'arcevesque dou Babbat
21490(Rabkat) qui Cbl dit
21491de
21492la
21493Pierre dou
21494désert a UQ
21495sutTragant
21496,
21497l'éve^tque dou
21498Faran , qui ores est au
21499moût S} nay. » Ces passages noiiy tév^ent
21500plusieurs
21501fittta. lyabord ils nous apprennent quelle importance avait acquise en .peu de
21502tempHi la ville de Karak , puisqu'ette avait été jugée digne d'être érigée en si^
21503. (t) Ub. XXII p cap. >«, pag. ios6.
21504(6) Atdm âe le HàettCmr^ ft^H^
21505h) P«g. 1017.
21506(7) Page
21507{}] Coiiict diplomalico deif Ordine Gerosolima-
21508(8) Pag. 4aa.
21509iim,fÊf. %$.
21510(9)Pag. 4i3.
21511(4} /ArW., pag.
21512r>3.
21513(10) /M, pag^ 417.
21514(S) Bittorkt Iken$alâtiume, pag. 1074.
21515'
p. 251
21516a4o
21517APPENDICE.
21518aTdiié|Macoj|M.I. Nou» apprenoiM, en «ecpnd lieu, que i« nom Petra
21519dererii,
21520Pierre doit désert ^ ftar lequel les liistoriens des croiMdés daignent souvent la
21521ville
21522de
21523Karak ,
21524n'appartenait
21525pas
21526proprement
21527à cette
21528place ;
21529qu'on
21530l'avait
21531donné à
21532la ville de Habbat
21533, capitale des anciens
21534Moabites;
21535et, qu'à l'époque
21536où
21537le
21538litre archiépiscopal fut
21539transféré à Karak, on s'accoutuma
21540, lorsque l'on
21541parlait de la nouvelle métropole, à employ»»r
21542la dénomination
21543<]ue
21544porlail
21545la
21546ville qu'elle veiiuil de remplacer. Ces
21547iaiis sont
21548cunriruiéii
21549pur Guiiiaunie de
21550Tyr, qui, déciivant la forterme de Crac
21551(Karak), ajoute (i)
21552: vJuxUt urbem
21553mtiqiùssimûmt ejtudem AnUdas metrapoiim priât ék^ÊU» BaAa
21554. . .
21555Pottei
21556rterb Meta est Petm
21557deserti; unde
21558et semnda .Arubia
21559kodiè
21560tUcitur Peira-
21561œnsta.» Brocard (a)
21562dit
21563également que l'Arabie Pétrte avait pour métropole
21564Petm, appelée jadis Bahbtah.
21565il ajoute (3) que l'ancienDe ville d'iUr, oii Aréo^
21566poli* M wmme Peint t et est I» mtoopole de toute la seconde Ambie.
21567. On TOÎI» par ces détails , que ce nom de Petra, cfaexica éerivaina du mojen
21568âge, ne désigne nullement la ville k laquelle les «ndens.ont appliqué cette dé-
21569ft«Hliination. firooard ^est trompé lorsqu'il a dit (4) que Mont-RoTal était an-
21570ciennement appelé Petru deserti, Plusbaa (5),
21571il est un peu plus exact lorsqu'il
21572s'exprime ainsi : Petm deserti fm» mmc Krac dicitur, * Plus bas (6),
21573il répète
21574les mêmes détails.
21575Du
21576reste, on peut voir, sur ce qui concerne le^ deux
21577villes, les détails que
21578donne
21579.\. Schultens, Index i^eoi^rop/tictis ad x>itatn SafndinL
21580Quant au
21581village appelé Otti.ur, ou, suivant Une autre orthograplir
21582que nous avons vu ilési^nédans deux
21583t liai tes citées plus haut,
21584il ni)ij>. it-pn ^M nie
21585le
21586lieu nommé K/uiuzir,
21587silué au midi
21588et
21589à
21590peu de distance
21591de Karak,
21592el
21593que l'on peut voir inditiué sur
21594la carte de Burckiiurdi
21595, qui Ta décrit {^d ainsi
21596que MM. Heemiehael (8) Irby et Mangles (9) etc.
21597Karak , giioe k eon admirable pomlion , ne tarda pas k ao^rb une trè»bMrts
21598importance. Elle était la derde^ roule du ééwrt. lies caravanes qui se randiienl
21599de Damas à la Mecque, ou qui en revenaient, foules les troupes de marclumds.
21600(1) Page 885.
21601(al
21602Drscripiio TVmr ^Knear, p. 17a.
21603(3) Pag. 179.
21604(4) DêKripiig Ten^Suietœ, p. 17».
21605(5) Pis* >7S.
21606(6j
21607Pag. t7«.
21608(7)
21609Troivls in Syrta^ |i. 396 Ctmiv.
21610(8) Joum^fnm
21611lHoscotv to CmuuuitiM^t
21612p. a35.
21613•
21614(g) Tnmb Ut Bgi^^md NiMa, jf. hh\.
p. 252
21615APPENDICE..
21616a4i
21617toulM 1m aitD^s, qui fauaMot le vtqrage de la ct]iitale de. la Syrie à edle de
21618rÉgypte , devaient
21619forcement passer sous les murs de oette place OU dans tes
21620«oviroiu. 11 est facile de sentir qu'un guerrier audacienx et «itreprenant, ayant
21621sous son autorité deux forteresses à peu près imprenables,
21622celle de Karak
21623et
21624celle de Schauhak, pouvait aisément intercepter la route de l'ennemi, lui
21625ten-
21626dre à son gré des embûches,
21627lui couper les vivres, saisir pour l'attaquer les mo-
21628ments les plus favoral)les,
21629et dépouiller
21630les caravanes (jui
21631osaient
21632s'aventurer
21633dans
21634ce vaste désert, sans cire protégét*s par une
21635forte
21636et nombreuse escorte.
21637Aussi, les musulmans n'épargnèienl aucun effort pour enlever aux chrétiens
21638ces deux puissants
21639boulevards. Noradin,
21640et, après
21641lui,
21642Saladin,
21643vinrent,
21644à
21645plnaieun rqMnaes , attaquer œs Anteresses ; et, chaque fois , leun fortuiie^|cfap|ia
21646devant oes rochers, que la nature et Part avaient .conspiré à rM|d||||pfràdou-
21647taUes. Mais bientôt, la désastreuse bataille de Tib^riade, à k si^lte.laqiielle
21648Renaud de Cfluitillon, prince de Karak et de Schaubak^ fin
21649égotfjit spus la
21650tente de Saladin, et de la nmin même de œ conquérant , amenant la prise de
21651Jérusalem,
21652acheva de
21653ruiner lea espérances des Croisés, et d'anéantir leur
21654poîssanoe dans la Palestine. Les deux forteresses, privées de leur naaltre, ne
21655tardèrent pas à tomber au pouvoir de Saladin; et Scliaubak se rendit, après
21656avoir soutenu un très-long si^e.
21657Saladin ne jouit pas longtemps de la gloire de ses triomphes. Sous
21658les suc>
21659cesscurs de ce monarque, et,
21660ensuite,
21661sous les sultans Manilouks,
21662ces deus
21663places, grâce à
21664la force de leur assiette, furent considérées conmie les remparts
21665de
21666rFlj;ypte.
21667Karak,
21668surtout,
21669passait, avec
21670raison, pour
21671la plus
21672impoitautt-
21673citadelle de reu)pire.
21674C'était dans ses murs que le sultan déposait
21675ses trésors.
21676Ce fait,
21677attesté par Ions les écrivains de l'époque des Aïoubitcs
21678et des .Mam-
21679louks, est encore confirmé par
21680le témoignage de Brocard, qui
21681dit expressé-
21682ment (i)
21683: •Asoidano nunc tenetur, qui in «o repimà tkemttrum Uitûu ^gfpti
21684et Jraèùg. » Cette place servait paiement pour renfermer les prisonniers d'État.
21685Nous lisons dans VHUtmn de* Patrimxhee dAlexandrie fa), que, sous les
21686Aloulntes, l'émir Ehn-almeschtoub
21687fut envoyé prisonnier dans .la forteresse
21688de Karak. llelik*Nâser (3) voulait faire conduire dans cette place Nelik-Djawàd,
21689aSn^ de l'y renfermer étroitement C'était un apan^ que Ton accordait souvent.
21690(i) Dtfcriptio Terrée Sanctœ, pag. 178.
21691(3)
21692Ibid., p«g. 4*0.
21693(»} Tooi. II, OMB. ar. t4«^ psg. Ssa.
21694II. (mMtaMjwrlM.)
216953x
p. 253
21696^
21697APPENDICE.
21698à des sultans déposés ou à leurs enfants. Nous avons va plusieurs exemples
21699de re
21700fait dans le cours de
21701cette histoire. Nous
21702verrons,
21703plus bas,
21704le sultan
21705Melik-Nàser-M()hamnie(l-l)fn-Kelaoun quitter deux
21706fois volonfairemenl le trône
21707d'Egypte,
21708et aller s'enfermer dans
21709la
21710villo do Karak, où
21711il
21712trouvait,
21713à
21714la fois,
21715tme position formidahlf
21716. qui
21717le n\<'ttail à
21718l'abri des attaques de ses ennemis,
21719el
21720des
21721trésors
21722considérables, qui
21723pouvaient
21724lui
21725servir
21726à
21727ourdir
21728des
21729intrigues
21730sourdes, el à augmenter le nombre de ses partisans. Mais, d orduiaire, le sultan
21731régnant, tout en ayant iair d'oiTiir à son rival un dédommi^eœent honorable
21732pour la perte de la sooveraineté, avait soin de placer au|MriB de loi un ttoA,
21733cVst-à-dire an gouverneur, qui surveillait toutes les actions du prétendu sou-
21734verain , en rendait compte an sultan, et prenait sans bruit toutes les mesures
21735que 1» prudence et rastuce lui sugg6«ient, pour empéofaer tout complot ten-
21736dant à compromettre les droits, souvent mal assurés, du monaniue qui renaît
21737au Caire. Je ne donnerai i(» aucun détail historique sur les villes de Karak et
21738deSchaubak
21739: tout ce qui lea conoeme s*esi trouvé, ou
21740se trouvera détaillé
21741dans le cours de cette histoire. Nous apprenons
21742!<
21743Diistorien £bn-Kadi-Sclioh-
21744bah (i), que,
21745Tan 787 de lliégire, une
21746inondation,
21747qui eut
21748lieu
21749à
21750karak-
21751Schaubak
21752vjXyJt
21753emporta
21754dix-huit
21755jardins,
21756dix-huit
21757mille pieds de
21758noyers
21759et se prolongea jusqu*au voisinage de Hesban
21760^^^y^-
217614u rapport d'Abou lféda
21762fa),
21763«
21764S
21765lirnjhak
21766est une petite
21767ville
21768(|ui renferme
21769un grand nombre de jardins.
21770Ses iiabitants, pour la plus grande |>anie, sont
21771chrétiens.
21772Elle est située à
21773l'orient du
21774(iaur, sur une montagne,
21775à
21776Texlrémité
21777(le
21778la Syrie, du côté du HedjAr.. Du pied de sa forteresse, borleul deux soui*ce$,
21779dont
21780t une est à droite, et l'autre à
21781la gauche de cette citadelle.
21782£lles traver-
21783sent la ville, et servent à
21784l'irrigation des jardins ,
21785qui
21786sont placés dans une
21787vallée, à Toocident de la ville. Ses fruits, abricots et autres, sont d'une eicel-
21788lente qualité, et se portent en Egypte. La âladelle, bâtie de pierres blandies,
21789est située sur une colline élevée, de couleur blanche,
21790et qui domine la pro-
21791vince de Gaur, du c6lé de Torient. »
21792« Karak est une ville entourée d'an rempart; aile a une citadelle placée sur
21793an terrain élevé. Cest une des plus fortes places de
21794la Syrie, et on
21795peut la
21796regarder comme imprenable, k moins d'une station , se trouve la ville de Mou-
21797(i) Mao. anb. 687, Tul. 8 v*, çr^.
21798(è) TakUa SyritPf pag. 88-i)o.
p. 254
21799teh (>)',
21800où> Ton
21801voit
21802le tombeau
21803de
21804DjafaivTiliv et de «et eompeguont.
21805Au«deasous
21806de
21807la
21808ville
21809de
21810Karak,
21811s*étend
21812une vallée qui renferme
21813des
21814bains
21815et
21816dee
21817jaixiinx.
21818Ses
21819fruits,
21820abriools,
21821grenades,
21822pèches
21823et
21824autres,
21825sont
21826d'une
21827excellente
21828qualité.
21829Cette
21830place
21831est
21832située
21833sur la
21834frontière
21835-de
21836la
21837Syrie
21838, du côté du Hedjâz.
21839Entre Karak
21840et Schaubak
21841on compte environ
21842trois jours de niarclu'.
21843»
21844Cpite
21845dernièi-e assertion du
21846^<'n}^raplie arabe
21847n'esl
21848pas parfaitement
21849t xari*
21850:
21851<
21852n
21853. d.ius le récit d'un voyage (pie le sultan Bil>ars-Bou-
21854dokdàn
21855<it depuis
21856li
21857C uire jusqu'à Karak, nous lisons (ii) que ce prince, ayant
21858quitté Schaubak le luudi, vers midi, arriva a h^rak,
21859le atardi, au milieu de
21860la journée.
21861L'auteur du Mesélek-aiabsw (3) nous donne , sur ces villes ,
21862les détails sui-
21863vauU ; « Karak est une vUle qui a une cttadelle; on la nomnie KantkSekmèaà
21864u£)j-âJt v£{^* Schaubak est plus andenDey tmdis que Karak
21865est une vîDè
21866d'une consiniction récente. Cétait jadis un monastère habité par des rdigîeux ;
21867comme leur nombre allait toujours en croiasant, les conairuciions prirent une
21868grande eKlenaion. Des chrétiens du voisinage étant -venus y cberdier uu
21869asile»
21870on j éleva des mardtés, «t il s'y établit dee professions lucratives. Lorsque les
21871Francs eurent pris possession de ce lieu,
21872ils l'entourèrent de murs; ensorte
21873qu'il devint une ville célèbre. Ensuite
21874,
21875ils y construisirent une citadelle» qui
21876acquit une extrême renommée. Cette place resta au pouvoir des Francs jusqu'au
21877OBoment où elle fut conquise, sous le règne du sultan Melik-Màser-Salah-eddin-
21878lousouf-ben-Aîoub.
21879Elle est située sur un lieu de difficile accès (4
21880,
21881;
21882elle s'élève,
21883d'une plaine déserte, sur le sommet d'une haute montagne, on
21884l'aigle ne pour-
21885rait parvenir qu'en planant. Aussi les princes ont choisi
21886cette place pour leur
21887asile,
21888et comme le heu où
21889ils déposent leurs trésors. Les
21890fils des sultans
21891y ont
21892constamment trouvé un refuge dans tous les événements lacheux, dans toutes
21893les vicissitudes de
21894la fortune.
21895Celte ville doit son eau aux pluies du ciel.
21896Près
21897d'elle, s'étend un vallon d'où sortent des sources d'eau vive. Elle est située sur
21898(i) Hùt. A Damai, maii. 8ji3, fol. a5 i» et V«.
21899« Je lis
21900: jJ
21901»Jlî-*^ '^J^ cT*^
21902(al Mt-moire SHr les Nabatéens, p. 3o.
21903^\
21904.
21905:
21906.-yJ
21907JJ-
21908:
21909*—
21910'
21911r *
21912'
21913^ ^
21914ç—^
21915*
21916(3)
21917Mail. arab. â»3, fol. aaS r* «t V*.
21918iradoU
21919:
21920« Les scorpions de ses rochers ne
21921(4) Le teite qoiiie <ts ntots t
21922^ ^
21923t'achmchacnt pas par kt cadMBlaBeiits. kne
21924uJiié» <XJ^I
219251
21926fm^J M J^jU Sjj^
21927Ms épiuUt, il prcHe la coaiiaUation de Siriai. »
219283i
21929biymzùo by GoOglc
p. 255
21930^44
21931APPENDICE.
21932an lemda
21933fertile, qui oflre d» Dombrteux dmop» cidthré», et des pACntage*
21934pour les troupeaux. »
21935« Sobâubak (i)^ qui donne son nom à Karak, est une petite Tille qui est plua
21936enfoncée dans ,1e désert» et se trouve ntuée au sud^ouest de cette place; die
21937oDK'e de nombreux courants d'eau , et des tours ëlevëes. On y recueille en abon-
21938dance des fntits excellents. SdMubak
21939fut prise
21940, à Tépoque de la conquête de
21941Karaky après un siège de deux années. MelilL>Nêaer concéda ces deux places
21942à son frère Melik-Adel.
21943Elles restèrent au pouvoir de ce prince jusqu'à ce qu'il
21944les donna
21945à son
21946fils Melik-Moaddam-IsA.
21947Celui-ci
21948consacr;)
21949tous
21950ses soins
21951à
21952améliorer
21953l'état de ces deux places. Grâce à
21954lui, karak devint une ville impor-
21955tante, dont
21956i! augmenta les fortifications
21957et
21958If>s embellissements.
2195911 y transporta
21960les
21961fruits les
21962plus remarquables; en
21963soi
21964U,-
21965t^uc
21966criiv
21967[jîare
21968put
21969le disputera
21970Damas sous le rapport des troupeaux, des courants deau
21971vive,
21972et
21973qu'elle
21974la
21975surpassait sous le rapport de la salubrité de l'air. »
21976« Ebn>Djedir, décrivant
21977la province des montagnes, JUar^t ij^,
21978s'exprime
21979ainsi : < Oo y a fondé depuis peu une
21980ville appelée Karak. Suivant ce que dit
21981Bdaderiy dans Touvrage intitidé FimtouMèûldan
21982(les Conquêtes des villes),
21983la capitale de celle province était Gorandel, JjJ^t
21984lies districts qui dépen-
21985dent de Karak sont au nombre de quatre, savoir
21986: Zoar,^j , qui est une ville
21987antique, d'une température cbaude, et qui toucbe au désert. On j recueille
21988de rekcdlent indigo. Sban, ville antique, qui est maintenant déserte, ainsi que
21989,
21990son territoire. Mouteh (Uy) (a), qui subsiste encore aujourd'hui, jouît
21991d'une
21992grande célébrité. On y voit
21993le tombeau de Djalkr, fils d'Abfc>Tâleb (S); etScfaau-
21994bak, qui est une place d'une origine récente.»
21995Au rapport de Schahin-Dâheri (4)
21996:
21997La province de Karak i-J^CJ! ÎJCJL^l
21998ne fait pntnt
21999partie
22000tle
22001la Syrie. Cest une
22002souveraineté à part, qui portait
22003le
22004nom de Maàiî ^l,. karak est une ville fortifiée, l'une des principales places de
22005l'islamisme. On y
22006voit une citadelle, appelée Hisn-tilgordh fie château du Cor-
22007beau)
22008(jui n'a point son
22009égale,
22010ni dans les contrées soumises
22011à l'isianusmc, ni
22012dans celles qu'habitent les infidèles. Jamais elle n'a été prise de vive force. Elle
22013(t) Ifhn. 583, fol. 336
22014jLUt.V., sur ce qui concerne ce «umom, Â/isab-
22015(a}
22016Burckhariit, TraveU, p. 389.
22017atarak, foL 46 v*. Hist. de Damas, fol. 1 1 et juiv.
22018())
22019le même qui fut mnoamé Taîiar
22020(4) Mao. crdb. 69S, IbU 8S tf et.v*, 84.
22021Digitized by Google
p. 256
22022APP,eiimcE.
22023^
22024tonlM au pouvoir de Salah^ddin-lotiiour-ben-Aloob, l'an S83^ à la raito de la
22025conquête de Jënualeni. Karak, à œtle époque, appartenait au prinoe Arnant
22026(Renaud); œt homme tourmentailt par«esatlaques , léi pâerîns qui se rendaient
22027âla sainte maiaon de Dieu, k la télé de sm troupes, il nun^ au secours des
22028infidèles, et se trouva à la batailfe de Hittin, où Dieu fiivorisa ses serviteurs,
22029abattit ses ennemis, et assura
22030le triomphe de la véritable religion. Tous
22031les
22032rois des infidèles tombèrent entre les mains de Salah-eddin. De ce nombre ^tait
22033le pHnoe Arnaut , seigneur de Karak. Cet événement amena la prise de cette
22034place. Schaubak resta encore quelque temps au pouvoir des infidèles, jusqu'à
22035ce que, par une disposition de la Providence divine, un événement singulier en
22036amena
22037la conquête.
22038I,a mère d'Ainaut offrit les deux places pour
22039la rançon de
22040son
22041fils. E\h^
22042fiirpnl en effet livrées; mais Arnaul avait
22043f>éri de mort violente. »
22044«Lavillf
22045II- Scliaubak,qui dépend de Karak,
22046esl
22047r-alenii-nt forte. Iji juridic>
22048tion de karak
22049s'étend, depuis
22050Ola
22051,^Jjl)I jusqu a
22052Zi/.ah
22053ïvjj
22054, resjwce de vingt
22055journées de chameau;
22056c'e!»t luie contrée antique, où l'oii voit un grand nombre
22057•
22058de boHi^s et de districts. La route y est £ffidle,au milieu de terrains abruptes,
22059qui offrent fort peu d'éau. Si un seul homme se place au milieu dTon des pas-
22060sages,
22061il peut fermer le chemin à cent cavaliers. On y trouve entre autres Uenx
22062de pèlerinages et terrains sacrés, le irejeMerf (monument) de David, k lieu où
22063repose l>jabr>Tatiar,'qui est un emplacement sacré, auquel on adresse dn
22064vous; le tombeau de Zdld4ien«IUffitliah; le tombeau d*àbd4JIali4eDiRewAliah;
22065le tombeau de ZtikUben^Ârkam; un temnn qui a été, di^on, vïstlé par fimam
22066Ali, le tombeau de Hàreth-be»>Noman, le tombeau deZeld*ben-Rfaatléb,d'Abd-
22067allah-ben-Sahl, et de plusieurs autres compagnons du prophète, qui reçurent
22068la couronne du «nartyre dans l'expédition contre Mouteh îJy, On y voit une ca-
22069verne où brille continuellement une lumière; le i1/«.fc/iA^e/ (monument) deJosué,
22070fils de Noun (sur qui repose le salut!), le tombeau Jlskender; mais on oe<iait
22071pa<; que)
22072pst cetlskender} le tombeau d'Abd<aIlab-ben*Moubàrek, et autres mo-
22073numents.
22074»
22075Le métne écrivain, passant en
22076revue
22077les relais de
22078posie qui
22079&e trouvaient
22080dans les difTérentes provinces de l'empire é^ptien
22081(i), en compte
22082trois entre
22083Karak
22084et Schaubak.
22085L'auteur de l'ouvrage
22086intitulé Dimm-alinjchti (a) se con-
22087(i) Fol. «43
22088(«) Man. li-jl^tol^t* «t v*.
22089Dlgitized by Google
p. 257
22090«4^
22091Âl^PEITDICE.
22092teate de donner sur Ynot et Fautre ville les déiaih «mfHnmUs à Aboalfëdà et
22093k récrivain du MesdleA-^bw.
22094Il «joute ; c Les limiles de k proTtnoe de Kar
22095m nk sont, du «M dn raidi, Àkabak'Sammi ^\y^\ SJU; k rorieni, le
22096c de BulkA; m noid, le lac de Sodome; à foocident, TilHfietti4srdl (le disert
22097« où ont errë les enfants d*Isniél). »
22098Depuis
22099I époque des
22100croisades, aucun
22101chrétien n'avait
22102visité ni Kaiak, ni
22103Scfaaubak. De là vient que le savant et exact Banville s\-iait trompé, en plaçant,snr
22104la carte de l'Asie, Karak au midi deScliaubak. C'est seulement dans notre siècle,
22105que des hoiiimrs estimables et entreprenants, le docteur Seetzen, 31M. Ithv cX
22106Mrtitijlp^,
22107Biirrkliardt
22108, MM. Del aborde,
22109et, sans doule, (rauhes voyageurs, ont
22110IRtietif dans
22111rantons
22112reciilrs, expion
22113I nné
22114et l'autre ville, dont ils nous
22115ont dûTint' des ti«;scriplioiis exactes
22116v\ complètes.
22117Je
22118ferai
22119observer, en
22120finissant, (piWbou'Iniabàseu , dans son
22121Histoire
22122ftÉ-
22123g^pte (t), désigne une
22124ville
22125qu'il nomme KaraJc-alùatheniah
22126i~_xJI
22127, qui
22128fait, dit-il, partie de la province de Hauian. L'historien des KaMs «tÉgxpte (i)
22129Sût mention de MwkaînUi
22130petite
22131ville
22132(fo
22133la proviooe de Kank* finân.
22134nous apprenons, par TAiûfoffv dAI^ de Reuali«ddin (3), que la ville de Bakim
22135Àail k deux journées de marobe de Kand(.
221364q rapport de Nowalrî (4)t le territoire dépendant de Ka»k, avate pour li*
22137flûtes, au nordi la rivière de UoiU^ib (àmon), au midi AUuaa {5), k roocident, le
22138manûa salé drAlioii>Dftbit L«t»^\ Sorr*» Nous lisons dans l'ouvrage intitulé An-
22139^A^larab
22140(les généalogies des Arabes)
22141(6), que les différentes branches de
22142la
22143grande
22144tribu arabe de Sakhar habitaient sur le territoire de Rarak. Et, en effet,
22145MM. Macmichael (7), Robinson (8), Burckhardt , etc., attestent que les Beoou>
22146Sakhar sont encore établis dans les mêmes cantons.
221476.
22148\:a
22149\ille de Sali
22150est, probablemeiif
22151, celle qui est nommée ZzXtcov dans
22152les
22153NoUces ecclésiasliques (9), et dans celle de Hieroclès ( 1 o)\ dans la Notice de fcm-
22154(i) Uka. arab. 66«, fol. 1 13 v*.
22155(fi) Manute. de
22156la llibllotli«i|iM ds Hm, M.
22157(a) MtmmaU d* te mhUothèftu dm Ilot» fol.
2215849 v*, 54 *• S6 v*, 116 ^.
2215918 V*.
22160(7) Journey,
22161p.
22162l'^h, '45, î^fi, a5g.
22163(3) Man. arab. 7*8, fol.
221641 84 r".
22165(8) Thrceycars in tlte Eatt, pag. 191 , aa?.
22166(4) a6* partie, manutc. «k Lcyde,
22167fol, lyfi r*.
22168(9) MotUlm antiqîiaf, p. Si.
22169(5) V07. h carte de Baidihardt, jlMii«lr*«»-
22170(lo) Ap. j/MnO^ JttHemrkm, |i. t%t.
22171tu Kabaléev, pag. So.
p. 258
22172pin
22173nous lisons que k hoitiiaie ooborte des voloiiteires était staHonaée
22174yalthœ. Je orois qu'il fiut lire SaUkae, Au rapport d'AlxwISjda (a)
22175: « Sait est
22176un» petite ville et «me forteresse, qui dépend du gouiremement d'Oideii. Elle
22177est située sur la HBonlagne orientale du Gaur, au midi d'Adjloun, dont die est
22178«lo%née d^ine journée de mardie. Macée vis-&-^
22179d*Ariha
22180(Jëridio), dk
22181domine k Gatir. Du pied de la forteresâé de Sait, sort me feui«e dHMMknte,
22182dont l'eau pràod son oonra, et entre dins la viUe: Sait possède de nondiieox
22183jardins. Ses grenades, que Ton exporte partout, ont nne grande célébrité. Cest
22184une ville bien bAtie et bien peuplée. » Suivant l'auteur du Mesàlek-alaJ>s(ij
221853);
22186• 6a1l fail partie de la province de Balka. Sa forteresse a été bâtie parordre de Me-
22187ld(-Moaddam-Isà,
22188fils de Melik-AdrI. Voici le motif qui décida cet te construction
22189:
22190quelques jeunes esclaves femelles,
22191(jui appartenaient à ce prince, passant dans
22192cet endroit, furent atta<piées par deslioninies appelés benou-Halinian
22193, Iial^itants
22194du Itourg de Keberiehoudà, qui les insultèrent, et en enlevèrent
22195plusieurs. Otte
22196citadelle
22197fut
22198construite sur le sommet d'une montagne
22199nomuiée
22200Rus-nlenui
22201jrr*'^'^
22202C/*!;
22203^ férair). Uemplacement qu'elle occupe
22204était une
22205forêt
22206épaisse. » BlaiS) avant cette époque, nous lisons dans XHi^oinà» Beha^dln (4)
22207et dans oelk d'Aboulfédâ, que Saladin , en ooniérant à son frère Adel k pos-
22208session dés contrées orientales, l'avait obligé de i^ooncer à lout ce qu'il pos-
22209sédait en Syrk,
22210ii Texception des villes de Karak, Sehaubak, Sait et Balka.
22211L'auteur du ùimat-iàmÉthA (S) ajoute que la vilk de Sdt formait un gouvei^
22212neaMnt partieuliêr et indépendant. Dans Fouvrage de
22213Khalil-Dftbefi (6) , k
22214nom de celte ville est écrit iJUI. On y Ut que c'est une petite vill^ qui a une
22215forteresse et dea districts qui en dépendent. Elle fait partie du gouvernement de
22216Damas. Nous apprenons par le Kitah-fissolouk de Makrizi (7), qu'il ne restait plus au
22217pouvoir de Melik-Nàser-Daoud que les
22218villes de Karak, Balka, Sait et Adjloun;
22219car je n'ai point hésité à
22220lire
22221vJlXJI au lieu de ^JLall que présente
22222le ma-
22223nuscrit. Plus bas, l'historien rapporte (8) que les Khawari/miens, qui avaient
22224avec eux Mclik-Nâser-Daoud,
22225furent vaincus, l'an 644 de l'hégire, dans les en-
22226virons de
22227Sait oJLJt LaU ^ L'historien Ahmed-ben-Hadjar-ÂskalàDi , par-
22228(i) iVbf£(te Impem^ pag. 38.
22229(S) Mon. anbe 1593^ M.M r* «t v*.
22230(a) TÊMaSyrim,
222319a.
22232(6) Man. 695, fol. 91 r°.
22233(3) Man.
22234nr. 581, fol
22235»i 4 V.
22236(7) Tom. I, man. 67», pag. 196.
22237{4J nta Saladini, pag.
22238(8j Page ao'i.
p. 259
22239a48
22240APPENDICK,-
22241knt (i), vom l'uuk^ 7861 «Pan peraonnige nommé MohtmioMNi-beD^lxl'albb,
22242surnommé HakkAri , et ensuite Salti» ajoute : a 1] evait pris des leçons de son
22243V père, d«is>hi ville de Sait cJL^I >
22244il était professeur, a On lit dans la Fie
22245de Bibars, écrite par Nowsiri (a^que ce prince fit veair de Sait et autres liens
22246des échelles de bois. La forteressse de Sait fut du nombre de celles qui avaient
22247été détruites par les Mongols, et que
22248fiibars fit rebâtir ran.659 (3).
22249Cette ville existe encore aujourd'hui avec le même nom} et
22250elle a été inen
22251décrite parle voyageur Rnirkbnrdt '4\
222527.
22253L'Iiistnriend'Alep, Kemàl-edflin-Abnu-Hafs-* Jiiiar (5j, fait rnentiondela for-
22254teresse rebâtie
22255|)ar ordre de iMclik-Moudjàhid, el qui portait le uoiu de SçAoït-
22256matf/u's
22257Li.jjii^ jjtLx-ll o-CU! Ls^A».
22258^1 mUII.
22259Nous
22260lisons dans
22261les
22262Jnntiics d'Âhou'lféda (6)
22263,
22264que
22265l'an 627 de
22266l'hégire
22267Schirkouh, prince de Hems, commença
22268à
22269relever
22270la
22271forteresse
22272de
22273Schnu-
22274mâioiis. Ailieui-s
22275(7),
22276le même
22277historien
22278noue»
22279apprend que ian 643, Meiik-
22280Aschraf,
22281prince de Hems,
22282livra
22283ft
22284llelik>Sàleh-Alonb
22285la
22286place de Sduon-
22287maimis.
22288il
22289ajoute
22290(8)
22291,
22292que
22293Mefik->Nâser-Ioosouf enleva à
22294Melik-Asclirar
22295la prindiianté de Hems, pour
22296le punir de oe
22297quil
22298avait
22299remis à HeUk-
22300SAI^&Ioub
22301la
22302ville de Schoumalmis. Llilstorien d'Alep, cité plus liant, at-
22303teste
22304(9). que
22305la forteresse de Schoumalmis
22306était
22307située près de Sahmiah
22308? Jir
22309Enfin nous lisons «fans le Kémd^ on plut6l dans VHistmn de Djemftl*
22310eddin4»eD*WAsel (10) : « Hems, Rafabah, Tadmor, Salamiali el sa forteresse, qui
22311porte le nom de Schounudrais ^^y^^g^IfL^I
22312j l^^j^Sijl^J\^ju^, »
223138. Dans les livres de TAncien Testament,
22314il
22315est fait mention d*une ville ap-
22316pelée Botsra j-p^^quiétaitla capitale de l'Idumée. NouslisonsdanslaGenèse(i 1)
22317que Jobab, fils de i^erah, monta sur le irôtie à Botsra, comme roi de ridumée.
22318Isaie (i a) représente Dieu ordonnant un massacre général à Botsra et dans toute
22319ridumée. On connais le cantique du même prophète qui commence ainsi
22320(t) Ton. I , man . arabe 656, foi. 60
22321(7) V*gt 498.
22322(a)
22323Man.d'Asseiin,
22324fot, 19 v».
22325(«) Tom. V,p. 10.
22326(3)
22327Makrizi, Sototûi, tom. 1, p»g. ajoj No-
22328(9J
22329t"»'- »74r*.
22330waïrî, rie de Biban, fol 4 r».
22331("•) Tom. VII ,|Mg. 4*-
22332.
22333(4)
22334Tntffb in Syria
22335, p. 349
22336*^P' ^XXVI, v. 33.
22337(5)
22338Mail.
22339728, fol. a j6 f».
22340(la) Cap. XXXIV, V. 6.
22341(6J Tom. iV, p. 364.
22342(li)
22343tap. lAIII, v.
22344».
22345Digitized by Google
p. 260
22346APPEUDICK.
22347a49
22348« Quû «ff «Kb ^ivemt de Edtm , iûicfv vestUnu de BoUnt ?»Dam
22349prophéties
22350de lÀ-ëmie ( i
22351Dieo jure de faire tomberl'opprobre, la dévastation , sur Bolsraet
22352toutes les villes qqi eo dépeodaient. Plus loin (a),
22353il peint Dieu, semblable à un
22354aigle
22355pins<;ant, étendant ses ailes sur la
22356ville de Botira, et tous les guerriers de
22357nduniée< saisis d'enVoi, livrés aux angoisses ot aux Hnuleurs d'une femme qui
22358nccnmlie. Le propliètc Anios
22359("^') nous représente le feu de
22360la colère divine, qui
22361va df^orpr les palais de Bolsra. Faut-il reconnaître, dans celle ancieiuie cilé.
22362In
22363ville de Uosra, que les auteurs de rantiquilé nous désignent
22364eoninie une place
22365imporlaiiie,
22366et dont
22367les ruuies existent encore aujourd hui dans la province de
22368Haurau, au midi de Damas? Cette opinion paraît, au premier coup-d'œil
22369,
22370fort
22371[)robable; cl
22372elle a été adoptée par M. Gciicniu^ cl par
22373d'autres philologues el
22374géographes. Cependant, on peut,
22375si je ne me trompe, y opposer des objections
22376estrémoneot fortes. Si Ton iroiilait admettre qne la ville de Bosrt, du Hauran,
22377fut la métropole de Tldumée, il faudrait supposer que ce dernier pays se prolon*
22378geait, vers le nord, bien au-delà des limites qui lui sont assignées, et qui le re-
22379pr^ntent comme s'étendent entre la mer Morte et la mer Rouge.
22380Il y
22381aurait
22382eu alors une Idumée supérieure et une Idumée inférieure. Il ne serait pas impos-
22383sible que les Iduméens, profitant de eireonstancesbeureuseB, eussent envahi les
22384contrées voisines de la leur, et asservi, par la force de leurs armes, la province
22385dont Botsra fiûsail partie. Si un événement pareil avait eu lieu
22386, on pourrait en
22387assigner l'époque au temps où le roi d'Assyrie, ayant entraîné en captivité
22388les
22389tribus juives qui
22390habitaient au-delà du Jourdain,
22391l'état d'anarchie et de dé-
22392solation auquel ces rorilrées se trouvaient livrées, permirent à nn ennemi fjucr-
22393rier
22394et
22395enlreprcuauL de
22396porter
22397ses
22398rdiirpièles à une grande
22399distance
22400de
22401ses
22402Iron
22403I
22404if res, sans éprouver une résistance séri* use; mais ces prétentlues
22405coiHjué-
22406les des Iduméens ne sont fondées que sur une ressemblance de nom, cl ne i»out
22407appuyées sur aucun témoi<,Miage d'aucun auteur biblique, d'aucun écrivain de
22408l'antiquité.
22409D'ailleurs, cette invasion des iduméens ne pouvait pas avoir eu lieu
22410du temps de Moise, qui nous montre partout lldnroée comme parfiûtement cir*
22411eonserlte dans le torain que tout s'accorde à lui assigna*. En second lieu , à
22412cette époque, Tidumée était séparée de la
22413province de Bosra par une grande
22414étendue de pays, occupé par pluneurs peuples, les Medîanites, les Hoabites,
22415(i) Cap. XLIX, V. t3.
22416(a) V. a».
224173a
p. 261
22418ftSo
22419APPENDICE.
22420les AnunoaitMy Im Amorréen*» «te. Les Idonéent, s'ils avaient voulu franchir
22421leurs HmilflSy el aller occuper la contrée qui a'Aend tu midi de Damas-, auraient
22422dû vaincre et assiijëtir sous leur puinance ces différents peuples
22423.
22424utus
22425fiers
22426et
22427belliqueux. 11 est douteux quHIs eussent pu le faire, et
22428il e^t probable qu'ils ne
22429Pavaient
22430pas ménie tenté
22431:
22432car, an moment où les Israélites entrèrent dans la
22433terre de Clianaan, toute
22434la con1r<^c au-drià du Jourdnîn
22435était occupée par ces
22436différentes nations,
22437toutes
22438îndéiu'iidrintçs
22439!>e
22440plus, eu
22441admettant (ce qui
22442Ji'est
22443ni démontré ni probable
22444, que du teiups de Moïse, le j>ays qni avait Bosia potir
22445capitale fût t>ouaus aux Iduméens,
22446il est tout-à-fait invraisen>l)lalile que ce peuple
22447eût placé
22448la métropole de son
22449empire tlaiis une ville uousellemeiit corupiise,
22450séparée de ses états héréditaires par une
22451\ aste
22452t ieuduc de pays ennemi, en sorte
22453que le scraveraio D'aurait pu exercer qu une influence insignifiante sur ce qui
22454constituait
22455le corps de sa nation. Enfin, quand MoISe, durant le voyage des
22456Israélites dans le désert, s'adressa au roi de l'Idumée, pour lui demander le {>as-
22457sage sur ses terres, i! ne fut pas obligé d'envoyer jusqu'à Bosra pour obtenirjme
22458réponse; et cette réponse, d'ailleurs, ne se fit nullement attendre. U me parsil
22459donc impossible «fadmettre que la ville de Bosra, qui fini partie de la province
22460du Hauran, ait jamais été la capitale de l'Idumée : cTest donc dans les limites de
22461celte contrée, que nous devons chercher la ville qui en fut la métropole. Or, 0
22462existe encore, de nos jours, entre Karak
22463et Scbaubak , au sud-est de la mer
22464Morte, etf parconséqueni , dans
22465l'ancien pays des Iduiuéens, un
22466lieu nommé
22467Boszeyra, « qni parait, dit Burckliardl
22468f i), avoir été anciennement une ville con-
22469'( sidérable, à en jtiger par les ruines (jui cnviroiuient
22470le
22471\ lllage.
22472n
22473II me semble
22474bien difficile que l'on puisse se refuser à reconnaître
22475ici
22476l aiicienne Bofsra, dési-
22477gnée par Moïse et parles ppopbèles, cctinuic
22478lantitpie capitale
22479tie l'Idumée.
22480Je sais bien que Joséplic, dans son histoin- de la Gturrr des Juifs- (a)
22481. désigne
22482Yiduntée
22483supérieure el Vldumee
22484iriférieure; mais
22485celle indication
22486nous
22487révèle
22488seulement un
22489fait bien simple et bien làcile à admettre , savoir
22490: que, dans
22491la
22492province de Tldumée,
22493la
22494partie qui s'étendait vers le nord portait le nom de
22495supériewrê^ tandis que celle qui se
22496prolongeait du c6lé du midi
22497s*a|qpdait
22498mfMmre, Mais, dans le récit de l'écrivain juif, rien ne nous conduit à reculer
22499vers le nord, jusqu'au voinnage de Damas, les limites de Tldumée supérieure.
22500(i) Trtmlt 1» ^pi»,
22501p. 407.
22502(t) Ltlk IV, eap. % to». II, pig. ioS,
22503Digitized by Google
p. 262
22504APPENDICE.
22505a5i
22506' Le nom de PaDctenne capkalft de ridimiée ae le trouw plue, ni diiw lei
22507livret de TAnden Teatement, ni dans ceux du Nouveau , oi dans lee livfes de
22508JoMphe» ni dans les ouvrages de&hbtQrîens, et des gëograptiee grecs ou Jatins;
22509et ce lilence indique d'une manière non équivoque, que cette place,
22510à une
22511époque assez reculée, n'existait plus, ou, du moins, avait perdu touteson impor»
22512tance. Nous ignorons
22513la cause de cette décadence; mais on peut supposer que
22514la fondation
22515et
22516la prospéiité
22517croissante de
22518Petra, en
22519faisant refluer vers celte
22520nouvelle capitale les hahitaiils de l'ancienne Iduméc, causa
22521la dépopulation de
22522Botsra,
22523qui moins bien
22524placée pour
22525le contmerce,
22526phis
22527éloit^iiée de
22528la mer
22529Rouge, fut bientôt négligée et abandonnée de tous ceux
22530(jiie l'appài du gain,
22531la soif des honneurs,
22532attirait dans
22533la
22534nouvelle métropole, qui
22535oITrait à
22536leur
22537arobition, à leur cupidité tous
22538les genres de séductions
22539et d'espérances. Dès
22540hnsi
22541les bâtiments
22542déserte, mal entretenus, durent
22543lomlier rapidement en
22544mines. Quant au nom Bos^éttatt , que porte encore aujourd'hui l'emplacement
22545de cette ville, sa forme, qui,clMsles Arabes, indique nn diminutif, semble lui
22546avoir été donné pour exprimer, d'une manière évidente, Tétat d'infériorité o&
22547cette place se trouvait par rapport A Tauire fiosra.
22548Ettsèbe avait déjà (ait observer (i) que la capitale de ildumée ne devait pas
22549étte eonfondtM avec b ville de Bosra, mais il n'avait donné aucune indication
22550sur la position de la première de ces places. Dans un passif de Jérémie
22551(a)
22552la ville de Botsra se trouve placée parmi celles du pays de Moab. On conçoit
22553très-bien que l'ancienne capitale du royaume des Idnméens avait pu momenta-
22554nément passer sous
22555la
22556doiniiialion des
22557Moahites.
22558D'aillenis,
22559dans
22560la nomen-
22561clature donnée par
22562le prophète, on trouve également
22563la
22564ville de i^JQ dont
22565le
22566nom subsiste encore dans celui de Matuif et qui était peu éloignée du site de
22567Botsra, de l'Idumée.
2256811
22569existait au-delà du Jourdain
22570, dans le pays assigné
22571à la tribu de
22572liiii)eii, une
22573ville appelée lU tseï
22574ijtZl'
22575' ^u'^'^m
22576l^» prononcialioti adoptée par les Septante,
22577BosopouBo'iTopx (^3). Cette pbce, concédée aux Lévites, jouissait du droit d'asile
22578(i)
22579Onomasticon
22580arUiu»
22581er keomm tmrm
22582tcripturir, p.
22583(i) Cap. XLVUI, V. 14-
22584(3) IkatcnMHjiii.,Mp. IV, v. 43; JoMié, cap.
22585XX, V.
225868, XXI, 36} Plualipoincn.,lib.i»c«p.
225877.
22588^7-
22589(4; Joseph i
22590^«lifiinr. /MÉrite» Ul». IV, cip.
225917,
22592ion. 11, p. U&.
225933a.
p. 263
22594aSa
22595APPENDICE.
225961^ premier livre des Machahées (
22597i ) indique, dans le jmj?» de Galaad, deux vil-
22598les, dont
22599l'une
22600ise nommait B<iocopa, l'autre
22601Bo«oôp: ou
22602plutôt
22603imh>
22604seule|«car
22605je crois que, daiis le texte ^rec,
22606i!
22607faut lire Rocsôpa
22608i,
22609x.oci
22610Ho-rcop « Bossunt
22611, autre-
22612ment nommée Bossor;
22613>»
22614i llr lut attaquée et [h i^r d cinhli o par- Judas Macbabée.
22615IVciprès la position
22616a.ss!'jn»'i' à ces places, aucune d'elles ne saurait être reenlée,
22617ver» le nord, jnsqn'riu
22618iioitit dû exislent encore aujourd'hui les nn'nes
22619linsia
22620(k'itf dernière
22621ville
22622ne
22623|);uail
22624j)as
22625avoir eu une origine bien ancienne. Son
22626nom ne se trouve pas dans la Bible, non plus
22627(jue dans les
22628écrits de Josèphe.
22629Hérodote, Dîodore de
22630Sicile, StraboD lui-même, u'en font pas menliou ; et ses
22631rniaes, décrites par Bdrckhardi (a), indiquent toutes l'épocjcu ronnne. Ce fut,
22632suivant toute apparence, sous le r^ne des empereurs, vers Tépoque de la guerre
22633de Pialmyre, que Ton sentit Pimportanoe de cette position, qui, placée sur la li-
22634sière du désert, pouvait offrir un rempart contre les courses des Arabes et les
22635invasions des Perses; et la commodité que sa ntuation présentait, pour le com-
22636merce avec les contrées orientales de FAsie, dut contribuer à augmenter pnis-
22637samment sa splendeur. Eusèbe lui donne le nom de métropole de l'Arabie (3). Au
22638rapport de Damascius elle devint colonie romaine (4) sous ler^jne de Seplime-
22639Sévére ou d'Alexandre-Sévère. Ammien-Marcellin
22640la compte parmi les villes les
22641pius importantes de cette contrée (5). Etienne de Byzance
22642n'en
22643dit qu'un seul
22644mot [6). Suivant la Vofirr tic Vempire (•^'\
22645c'était
22646là que
22647résidait
22648le préfet de la
22649troisième légion cyrénaiipie. Dans
22650la Géograpliie de Plolénu'e
22651i 8),
22652elle est dési-
22653gnée sons
22654le nom de Bohm
22655irs^ioj BooTpec keyiiav, sans doute
22656parce
22657<pi'elle avait
22658pour garnison une
22659légion tout entière. La carte de Peutinger
22660la place
22661à seize
22662milles de la
22663ville tr\draa.
22664Cétait un siège épiscopal (9), et tlle
22665e!»l qualifiée du
22666litre de niéirupule,
22667Ikiorpcc
22668Mi]Tp(i:roXi( ,
22669et plusieurs de ses évéques assistèrent
22670À divers eoncUes (10). Dans la Fie de saint Sabas{i
226711 )
22672il est bit mention d'Antipa-
22673ter, évè<)ue.de Bostn. Moschus(ia) nomme lulien, évèquc de la même ville.
22674fi; (jip. V,
22675V.
22676ir,,
22677i?t.
22678{t) TravtU in Syria, pag. 2a6-a36.
22679(3) Onomattkmi aMum
22680et tewMn
22681tacrœ
22682[4
22683: Damudm «p. Pbolii .ff/MlMAirr , coloBne
22684(5) HiUorhi, lib. XIV, cap. 8, p. 4), «d. Vaka.
22685(6) A» nrMhM;,
22686|)b 176
22687(?)
22688Notifia hnp< rn ,
22689pitg.
22690(8) Géçgmphia, p.ig.
226911 4a,
22692(9} lfomSm0ittiquœ,
22693p. Si.
22694(so) ReUhdi PtOmstbu, pag. 666; Uquien,
22695Oriens
22696Cfirhthtruis,
22697tom.
22698Il, col. 85^
22699et seqq.
22700(11) Ap. Cotelerii monumenta Eeclaiee gnsw,
22701n».lll,p.36)i,
22702^ttàm sfirtÊaakt iHiL, tom U,p
227033$s.
p. 264
22704APPEHDICE.
22705953
22706LWmir de la Vie de *tùta Eùthjmiiis ( i ) indique également AnlipaterdeBostn.
22707£Ue est d^igoée, nos aucun détail, dans Fouvrage de Hieroclès (a). Il existe, de
22708cette ville, des médailles nombreuses, sur lesquelles on peut voir l'abbé Bd-
22709ley (3), Eckell (4), Pellerin (5), Mionnet (6), Sartîni (7).
22710La ville de Bosra, sous la domination des Musulmans, a joui d'une asseï
22711grande célébrité. Mahomet, durant un voyage qu*il fiiîsaiten Syrie, passant par
22712Bosm, 7 rencontra le moine Bohaira ou Sei^ius, qui lui fut , dit-on, d'un gmnd
22713secours pour la composition de FAlcoran
22714(8). 1^ ville de Bosra (9), à la suite
22715d'un combat
22716sanglant,
22717se
22718rendit aux
22719\rabes
22720musulmans, que Commandait
22721Klialerl. Sons le règne des princes chrétiens de
22722la Palestine, Bosra, ou , comme
22723on disait alors , Ion Hcsseref/i
22724, fut Irisée en métropole; et son arclievéque était
22725un des cinq suffragants du patiiarchede Jérus;ilern (10). Mais, comme le remar-
22726que Jean d'fbelin (i î\ cesiëge ne resta pas Ioni:ipm[>s an pouvoir des chrétiens.
22727En
22728efTti,
22729celte
22730ville,
22731qui, comme
22732le dit
22733(juiUauuie de Tyr,
22734éfarl nommée
22735vulgairement Bussereth (1 a), avait été livrée aux Croisés, la denvicine année du
22736règne de Baudouin
22737III; mais elle ne
22738taida pas à
22739leur
22740élre
22741enlevée,
22742et
22743Bau-
22744douin IV (i3)
22745fit
22746vers cette place une
22747expédition infructueuse.
22748L'auteur de
22749rouvmga
22750intitulé Kkeé-anwmdaMn (i4) fidt mention d'un tremblement de
22751terre qui se lit sentir. Tan 546 de Tliégire, à Bosra, et dans toute la province
22752de Hauran. L'historien
22753Ebn-Kadi-Schohbab (i5) parle d'un professeur des
22754coll^^ Ammieh et Hakimieh à Bosra. Aboulmahàsen (16) &it mention tfun
22755village appelé Sèrhuin ^^^j^^ t situé ^ Foccident de Boera, entre cette ville et
22756cdle d'Adhraat.
22757Il parle (17) d'un personnage qui avait réùdé dans
22758les
227599te-
22760(1) Jitaltcia Beekit» gnseiPt p. ?>•
22761(«) Apb AdImÎBÎ JtUientrtÊan» p. f%».
22762V
22763.4caHémie det teUu^tOrttt
22764lom. XXX,
22765pag. 307 et »uiv.
22766(4) BoetrhM immonm vetam». Mm. Ut»
22767|Mg. Soo et scqq.
22768[5: MédaillM de peuples et de ville»,
22769t. III,
22770p. 144.
22771(6) Deter^Êlim de médaUki molfm, tom. V,
22772pag. 57 7 ; $Mi^lAM»t, tQB. Vin, p. 33« et soi*.
22773(7)
22774Classe» grneralfs, pag.
22775if»^>
22776(ft) Afmipkaragu
22777historia
22778rlynasliarum,
22779loin.
22780I, p.
22781iff».
22782(9) TaberhCaiicnsis annales,
22783tom.
22784Il,
22785p. l34«
22786[ni]
22787Afsist s de Jêrtuolem, tOID. I, p. 4>5'
22788(ij) Pag. 4»6.
22789(t«) Hitiarta, Ub. XVI, ci|k
22790p. S0, «94.
22791(ï3} Ibid., p. io3i.
22792(14) Man. arab. 70a A,
22793fol. 4! v%44r*>
22794(15) Mau. arab. 643, fol. 60 r°.
22795(16) MàHhaSé^, UNO. iV, mniaie. 9So,fel.
22796189 V*.
22797(17) IM.
22798Digitized by Google
p. 265
22799a54
22800APPENDICE.
22801tireseh (collèges) de Bosm» «t qui avait rempli les foocttons ^inum daoi la
22802mosquée de Mehrak'annàkak
22803(le lieu où s*ageoouille la fèmdie du chameau),
22804|ilacée au nord de cette vEUe. Or, noiis apprcDons de Burckhardt (i) qu'une
22805roo«quée fomeuse, nommée Si'Meèrakt existe encore à peu de distance de
22806Bosn.
22807Abmed-lien-IIadjav-Aacal&oi paHe d*un bourg nommé Doumad si^t
22808ou Sbumad, situé au midi de fiosra (a); er, dans ta Biogmphie des komme»
22809céiibres du onu'ème siècle de Phégirc (3\ on lit
22810y;';^
22811(j*
22812-ï'v* « Soumad,
22813« bourg de
22814la province de Hauran. » Abou'lféda nous donne sur cette ville les
22815détails suivants
22816:
22817« Au rapport d'Azizi, Bosra est une
22818ville de
22819la province de
22820r Hauran.
22821C'est une placed'une liante antiquité, dont
22822le? niaisons" sont bâties
22823« en pierres noire* et couvertes de toits. On y voit un niat ciié et un nirnher
22824î wnt
22825a chaire). Elle est ie séjour des
22826benou>Fezarah,
22827des Benou-Morrah
22828et
22829autres
22830« tribus.
22831Elle a une
22832citadelle, solidement
22833construite,
22834qui
22835ressemble,
22836pour
22837u l'architecture, à celle de Damas, et des jardins. Au rapport d'Ebn-Saïd, Basra
22838«
22839la capitale du Hauran. Elle est à quatre marches de Damas.» L'auteur du
22840âi€Mlek-^hsar(^) n'ajoute prcs<iueatteundéldl à ceux que l'on vient de lire;
22841seulement
22842, après avoir parlé de
22843la rencontre
22844Ikite par Mahomet du moine
22845Bohdra, il atteste que le tombeau de cet homme eustait encore dans cette ville.
22846liha]iM>|]ieri(5) se contenté dédire que Bosra est la capitale d'uneprovinoe, qui
22847renferme un grand nombre de villes, et qu'elle est sous la juridiction de Damas.
22848L'auteur de Touvr^eintitulé ÊHmwMiUnsehd (6) ajoute seulement que Ton voit
22849k Bosra, sur une pierre de granit,
22850la place où
22851s^agenoîiilla
22852le chameau de
22853Mahomet. Puis
22854il ajoute
22855: «Suivant l'auteur du Tari/^^^jt^S (7)^ le territoire de
22856Bosra confine à celui d'Adhraat. » Parmi les voyageurs modernes, c'est à Burc-
22857khardt que nous devons la description la plus circonstanciée des ruines de cette
22858ville.
22859ie finirai cet article par une observation qui concerne
22860les euvtrons de Bosra.
22861(t) Trmteb In i^rto, p. i3$.
22862{») Tmi. Il, roan. .irab. 6R7.
22863fol.
22864ii.;
22865i«.
22866(3) Manuscrit lté lu Bibliothèque tbi ni ^ p. s6.
22867\k) Man.arab. '«83, fol. ai 5.
22868(5) Man. 695» fol. 94 v*.
22869(6) Ma», «rab. 1S73, fol 88 v*.
22870(7} Cet ouvrage, qui est souvent cilé dans
22871U-
22872piHmm-aiitueM, «t qui parait avoir été an livr»
22873inpoitMt, a pMr vAriiaU« titre :
22874^Jj^k* cTest-à-dm • fiaitiartiM
22875desnsagesaugii$tc:i.>11a pour auteur Srhehab-
22876ed<lin-Alu)triaI)l).is-Alim'
22877<l
22878.
22879le
22880rni'me
22881écrivain
22882quiarcdigc la
22883graïuic
22884c(iin{>o:»itioii historique,
22885imitatéc
22886MeHtUk-ttlabiér,
22887(Voyez GéttMtfte
22888des
22889Arabes, manuscrit de
22890la
22891Bibliotb^iie de
22892Roi, fd. 40 v°. 47 v*t 48 1*» 49 V*'}
22893Digitizeo by LiOOgle
p. 266
22894APPENDICE.
22895«55
22896On
22897lit ÛÊm Vbatoirt àe Tabari (i) que l'arméç d» Arabes miuulmans, oom-
22898mandée
22899par Rluiled, vint camper davanl
22900iLâ. H. Kosegarten Induit:
22901Adcanalem Bosrœ coasedit; plus loin (a)
22902»U
22903J^, ce que le traducteur
22904rend de la même manière. Mais j'oserais ne point partager
22905ici
22906I opinion de ce
22907savant
22908: le mot «U» ne désigne point un eanat,
22909c'est le nom d'une ville appelée
22910Kanat. En eflet, dans le premier des deux passâmes
22911cités, l'écrivain arabe ajoiite
22912:
22913jJU. ^jo ^^LjJLi vJ:,.3^1 IusX» Jjlvi^lS' « Ce fut la première place conquise, en
22914«Syrie, par Khaled. d
2291511 faut donc traduire
22916:
22917« Kanat de
22918liosra. » ^n^ls retrou-
22919vons ici ce bourg dont parle Ku!,èbe (3) et qu'il place dans In
22920Traclionitide
22921, au
22922voisinage de Bosra. Ce lieu existe encore aujourd'hui, à peu de distance de celle
22923vUle, sous le noiu de Ka/touaif et
22924il est décrit par iiurckliardt (4)
22925par M. Hrw
22926biiuon (5).
229279. Ia ville de Tadmoreet, coainie eomme ehacun le lait, la même ville àla-
22928^pielle les Grèce» el «près eux lea RomiDi, donnèrent le nom de Palmyrt. Je ne
22929présenterai ici aucun dëtdl sur Tancien état de cette cité rameuse. Depuis qo*dle
22930eut été enlevée à Fempire grec par les arnoes des Husulmans, die fol toujours
22931ooasidérie comme une place importante. Lonque les Arabes musnlmanSf oom'
22932mandés par Rbaled , se présentèrent devant Tadmori les babitans voulurent dV
22933bord fortifier leur ville; mais ensuite
22934ils acceptèrent une capitulation (5). Btte
22935(ut prise par les lroui>es du khalife Merwan-ben-Ahmed, le dernier souverain de
22936la dynastie des Onimiades
22937(7). Au
22938rapport d'Abou'Imaliâsen
22939(8), l'an 4^4 de
22940Iljégire, un tremblement de terre
22941se
22942fit
22943<5enlir a Balbek
22944,
22945à Tadmor,
22946et
22947fit périr
22948sous les ruines
22949la plus grande partie des habitants de
22950» ene dernière ville. L'an
2295153o, Tadmor
22952fut
22953donnée en échange pour la
22954ville de lieras
22955(q). Celte même
22956année, lousouf-ben-Firouz, l'un
22957lits courtisans de Schems-almulouk, souverain
22958de Dauias, sachant que ce prince
22959voulait le faire p/rir, prit la fuite, se rendit à
22960Tcdmor, et se
22961fortifia dans celle place
22962(10). Tiuiour
22963fit marcher un corps de
22964troupes du c6té de Tadmor
22965(11). Dans
22966la Bû^mpMe de* hommes illustres tbi
22967(1)
22968TaberittoMemais Jiumks, UHD. II , p.
22969iss.
22970j) Ebn-Kbaldouu, tom. III, fol. 118 y°.
22971(a) Pag. i3a.
22972(H) Maa. aridi. 671 , fol. «07 v^
22973(3) OnoMNMfeM «nMiMi Mcn» jn^fpaw, p.
22974^) Ebn-Athir, KOmei, ton. V, p. ai.
22975^10) Md., jfê§. 3o; Howairi, »S* partie, omb.
22976(4)
22977Travels in Sjrria,
22978pag. 83 et suiv.
22979de Leyde, fol. î5 r*.
22980(5) Thnejtan intheHéulfj^^. 178 et suiv.
22981(11) Zttfer^Ndmeh , {de mon manuscrit,
22982fol.
22983(6)
22984TOenaaiÊMtfsjtmmlei, tam.\l,pig. 116.
22985399 v°).
p. 267
22986aS6
22987APPENDICE.
22988vtuième uèele de Vhéfffe, il est encore fait mention , à celte ëprxjUf, du gouver*
22989nement de Tadoior jmSSl»^ J.
22990'«)• Dans VHistoire r/'A'^/j/rd'Ebn-Aïa» (a),
22991il
22992est parié d'une route appelée Halwiali
22993, qui était voisine de Tiidiiior
22994jUb
22995Vj^'-' h^^^- L'auteur du MesâJek-iildlunr nous donne, sur cette ville,
22996les
22997détail';
22998«suivants (3)
22999: « Tadnior
23000est une ville
23001qui
23002appiiilicnt également à la
23003« Syrie et à l'Irak, attendu qu'elle se trouve sur
23004la limite de ces deux contrées.
23005» C'est une place importante, qui a eu Salomon pour
23006londatcur. On y
23007voit de
23008« magnifiques jardins, et des objets «le commerce fort avantageux. St^ habitants
23009« sont riches; et
23010il en pari des marchands qui voyagent dans toutes
23011les con-
23012m trées. * LVuteiir du Ditvan-a/i/tsc/ui (4) ajoute que cette ville est à cinquante-
23013neuf milles de Damas, à cenl deui
23014milles de Ralibah» et à trois mardies de
23015Hamab.
2301610. Au rapport de Fauteur du Lexique gmgraphiquê arabe (5)
23017: « Le nom
23018c Alatroun
23019est cdoi
23020d'une
23021ville située dans
23022les
23023environs de Ramlah,
23024en
23025« Palestine. » Nous savons, par le témoignage unanime des pèlerins qui ont
23026visité la Terre-Sainte, que non loin de la ville de Ramlah, se trouve on château
23027ruiné qui
23028, au rapport des chrétiens du pays, était la demeuredu bon larron (6).
23029On pourrait demander si
23030c'est la forme du nom arabe qui a produit cette tra-
23031dition, ou si
23032, au contraire,
23033le nom arabe n'est autre que le mot iatro, auquel
23034on a ajouté l'article. Celte seconde hypothèse est, à mon avis, la plus croyable
23035:
23036car
23037il est à présumer que l'opinion qui
23038regardait
23039ce rhAfeau et le village qui
23040l'avoisine, comme avant été jadis
23041la résidence du bon larron, existait parmi les
23042chrétiens de la Palestine, antéi iciu emcnl à l'invasion des Mt>su!mans.
230431 l. La ville nommée ici /.U«'«f/(7f'^///'7/ esi
23044I.t même (pie
230451 Itinéraire de licrdeauv
23046à Jérusalem (7) appelle ^le.vamlmjn Ju ne y et t|u'il place entre Tyr et Ptolemaïde,
23047à douce milles de
23048la première, à vingt
23049milles de la
23050seconde.
23051Les
23052historiens
23053oecideniaux des Croisades font souvent mention de cette ville, et ta dés^oent
23054de plusieurs manières. Guillaume de Tyr (8) rapporte que, dans l'année 1116,
23055(1} MtumaUde ta BASoMfae êu iM, pag.
23056nath, p.
23057i-x-i-^ Mariati» Momne «la Malco, Terru
2305845*>
23059Santa illustraia, loin. I,
23060p. fia ; Mémoires du che-
23061(«) Ibta. mb. SgS A , ton». Il , foL 196 1*.
23062mffirr d'An-kux,
23063tuoi.
23064Il , p.
230651 i>i ; Quarc&aiiu»
230660) Maa. mb. SB), fol. aiS v*.
23067flmrMfatf» TWnr Sam*», tom. 1 , p. ta, «le.
23068(4)
23069Mail.
23070I 57^,
23071fol. 89 V*.
23072(7}
23073Aj).
23074Antonini Itinrrmrhimf fʧ,V9^.
23075(5) Mauuscrit, |>.
23076(8) BUioria^ lib. XI , rap. «9, p. 8i5.
23077(6) Pfine^tis Rttkiviti lentsoUmitana pcregn-
p. 268
23078APPENDICE.
23079a57
23080Butdouin I*f roi de'Jénuakm, fit construire um fo^teresie dans ce lieu,.où
23081avait, dit4i, campé Aleundre, et «pie
23082' les itabitants du pays nomment, par
23083corruption, Scanda/àim,
23084Pliia loin ^i), oa'lit
23085i Dùoictum Scandarwms; aiU
23086leurs
23087riiistorien
23088parle d'un lieu situé à environ
23089six milles de Tyr, appelé
23090Alcxandrhun
23091et vulgairement Scfutdarkim; plus bas
23092(3), on
23093Ht Altxandmm,
23094Dans l'ouvrage intitula
230956'r,t7« f'mnconun (4), ce nom est écrit ScantLileon. Dans
23096touvrage de Foiiclierdc Chartres 'S), Cttstcllum ScandaUtint. .I;icf|ues de Vîtry (G)
23097écrit ce nom ScamLtlion^ el,
23098i)liis loin (7
23099, Scfinihilinm. On
23100lit «hnis l'ouvrage de
23101Marinn Saïuulo (Bl
23102:
23103« f(istnitu
23104.ilix<nnlriiiin
23105,
23106([iiod Ksrandar
23107el Scandai iu ni. »
23108On
23109ippi
23110(
23111lui (les Aisisbs tk Jtirusalem 1^9) « que
23112la seigneurie d'Escandelion avait
23113couri, coins et justise. » Plushas f io)<|»e Fleymnnl d'£scandeliou devait fouruir
23114sept chevaliers. Juinvillc, dans la f tç de saint I^^ius {i 1), rapporte que ce prince,
23115se rendant de Saint-Jean d'Acre à Arsur (Tyr), séjourua au SaOlun tT^icm. Si je
23116ne .ne trompe, le mot- corrompu Sablùn nous représente le nom Seandution
23117par lequel les Croisés désignaient la ville dôot nous parlons. Maundrell ( 1 a) a
23118retrouvé les ruines de oettç fbrteresse, qui ont été également reconnues par
23119mm: Hiciuut et Poujoulat <iS).
2312012. La provinœ de Bii^ ou BeAa, rancienneCoelé'Sjrrie, située li roocideol de
23121Damas, conaerve encore aujourd%nî son nom (i 4)« Noua lisons dans Touvragê
23122de KhaliUDàhefi (i5)
23123: • Bika>Aziz ji^^jJt'est une province qui renferme
23124« on grand nombre debouvgset des terrains forts vastes. Elle fait partie du gou>
23125« vemement de Damas» »L*auteur de l'ouvrage intitulé Diwn/i-a/iii.\( /ui (
231261 6) nous
23127donne les détails suivants
23128'
23129i< Le
23130district de Bika-Balbekî ^jSLIxJt ^aJt
23131tire son
23132« nom de la ville de Balbek. Le Bika-Azizi a empriuité non nom à Melik-Azi/., fds
231334u
23134sultan
23135. Salab-eddiu. Suivant ce qu'un lit daus le
23136Tari/, le siège du gou-
23137(1) Page 8ÎS.
23138(i ,J Page
23139x 18, éd. de j;6i.
23140(») Pife 63(1.
23141(1 1) Fif^ d'AI^ àJfyntattmf p. 87.
23142(3) Pag. $40.
23143'
23144(i3) Cormf/jom/flrttr </'On>«/, loin. V, p. 493.
23145(4) Pag.
23146{ift) Burckh.irdl, Traveh in Sjrria, pag. -, 8,
23147(5)
23148Cesta ptregrinmtium/ranconim , p. 4aj.
2314911, aS, itc. Macinichael, Jaurney from Xl^tatw
23150(6) RUioHa Htgfo$oUimHum, p. ttM.
23151ta Ca0uiaiubiapUt p. ftS4. M. RobiaM» {Tkm
23152(7]
23153Page* 1073.
23154•
23155ytars in
23156tfie East, p.
23157t aS) écrit JMlW.
23158(8) Sccretafaielium çnirir,.p. 157,
23159(i5) Man. 6y5, fol. 94 v'.
23160(9) Tom. I, p. 43 1 .
23161( »6) Mao. arab.
231621 573, M. 89 r*.
23163(10) Pag. 4»5.
23164.
23165.
23166.
23167II. (fraMtn*jMM««.)
2316833
p. 269
23169aSa
23170APPBNOICC
23171K veraerneot «st K^uvk^Nouh ^ s*ff% Ces deuK préfectures soni t^parte du
23172« ^uverneoieot deBidbekf et sont réunies sous
23173l'autorité
23174d'un
23175comniandaot
23176v|iarticutier qui
23177tient
23178un
23179rang
23180distingué.
23181»
23182ville
23183appellce
23184îci ^sif^
23185est nommée ^^ dans les Amiali'^ d'Miou'lféda (i). On peut voir, sur ce
23186lieUy
23187le*
23188détails que nous donnent MM. Rohinson
23189(«),
23190et
23191Burcktiardt
23192(3).
23193!Vous lisons dans {'Histoire (FÉi^rpte d'Abou'Imahâsen
23194(4;), que Tiroour, dans
23195son expédition de Syrie, vint camper devant Bika-Aii/.i ^^j*Ji ^L*JI ^d}*- I^»"*
23196\Histoire
23197de
23198Bedr-eddin-Aintabi
23199(5), nous
23200trouvons
23201ces
23202mots
23203:
23204>LiJ' ibl)
23205t^'-D!
23206ci V
23207" A^iiuari est un bourg de la province de Rtka, (lui fait
23208« partie de
23209la Svrie.
23210» Dans V Histoirp d'Ebn-kadi-Sclu)lii>ah (6) (sous la date de
23211l'année
232127^|5 do
23213l'hégirr
23214, on
23215lit
23216:
23217^-31
23218JU'j
23219^»a-j
23220^LiJ) (j»,L> ^^t^lJ
23221hj^^\ w-Jii-'j
23222ÏJJo;
23223'4-3^ Ujljiftl
23224« L'autre
23225se
23226mollira dans
23227la
23228o province
23229dt>
23230Bika
23231, parmi
23232lu population de cette contrée, el celle de la vallée
23233« de Talm. Un apporta des livres qui avaient été pillés par les ennemis, et qu»
23234• renfermaient des principes d'athéisme et le« dogmes des Nosalris. » Dans
23235la
23236Uiogrtiphie de» hommes iffustnt du DnxianéM'ède de fhégire (7), on Ht
23237: « Le
23238« bourg de Hamara fait partie du district de Bika. » ^LiJ! ^ ^ l^L^ h^. Fins
23239loin (8)
23240: a Le canton de Bika-Aaia, qui dépend de Damas. > ^j-;^l ^j^V
23241^ |y ^ Plus bas (9) : « Bawarîscb , qui bit partie de la provincè de Bika>
23242Am»^^M ^-j^^j'j^ ^
23243(Jvl*?- Et enfin (jo):€Kka-Ana.»jj^l ^tQuantàla
23244vallée de Telm dont cet écrivain
23245fiiit mention, elle est, je croîs» la même qiie la
23246valléede 7V0nwt//tfA-éa^TXa&AoA, dont il parle aillettm( 1 f ), et. qn'i I place à Toc»
23247cidenlde Damas, clans le canton de Banias. Si je
23248i>e me trompe,
23249il faut égal^
23250ment y reconnaître celle vallt-e dont parle Ebn-Kbaldoun(ia),donlIe nom dans
23251le manuscrit est ortbe^rapliié ^1 ^^Ij et que rbistorieu indique comme fais»n!
23252partie de la province de Balbek.Dans unecliarte, quicontient des donations faite»
23253aux Hospitaliers.de Saint^Jean-de^érusaiem^ par Ponce, comte de Tripoli, il est
23254(1) ToŒ. V, pag. 376.
23255(*) aUrwrwfsrfa itrAiir,pAf.tiS.
23256(3j
23257Tiaveis in Sjrria, p. 4, $.
23258Man. arnb. «66, fol. 79 T*.
23259(5)
23260Mail. 684, fol. 140 r".
23261(6) Nm. 643, fol. 63 V* et 64 r".
23262(7) MoMtucr^ de la BibUaMfue du Hoé, p. 9;
23263(8) r«ïL 7rîr».
23264(g)
23265Fol. 96G
23266r'.
23267(10)
23268Fol. 966 v«.
23269{il) Foi. SaSv".
23270(11) Ton. IV, fol. 77
p. 270
23271APPENDICE.
23272a$g
23273par)^ (fun village, appelé Bak»^ situé admùiitait/a ét Soehea (i). Dmm Vifùtain
23274de GitiUaume de'Tjrr (a),
23275ii ett fidt niMilioo de
23276la vallée de Bacar, qui me pa-
23277rtit correspondre parfaitement avec la province de Bika; c'est, jearofSf le même
23278canton, dont cet historien parle, sou» le nom de ia Hochea (3).
2327913. On sait que dans la Palestine, ainsi que dans les contréesqui s'étendent à
23280l'orient du Jourdain, les montagnes, en beaucoup d'endroits, sont percées de
23281profondes grottes
23282: on
23283se
23284rappelle cette caverne du désert d'Knj;;acl(li
23285,
23286<»ù Da-
23287vid était caclié avec la Ironpe qui l'accompagnait, et dans laquelle
23288Saiil entra,
23289sans se douler qn'elh
23290ipt p|àt personne (4)- ^ious
23291lisons
23292i laiis l7//j76)/>r de Jo-
23293seplië Ci
23294, que, du temps d Ilérode, des cavernes de la Galilt e, creusées daii> des
23295montagnes inaccessibles, servaient de repaire à des brigands, qui portaient de
23296tous côtés le ravage; que des soldats robustes, placés dans des coflres, et se fai-
23297Ant descendre jusqu'à Pentrée de cet antres fonnidiblciy firent périr ces vo»
23298lenre fmr le fer on per la flamnte. Gei retraite» naturellei, qnll ëtak ai aiaé de
23299convertir en forteraaaeB à peu prèa iniprendilesy furent choiaiee aonvent comme
23300poatea militaires. Ôn voit, par la Notiee d» iV0y9w«(6), qu^^nsl* province
23301dTArabié} un corps de cavaliers indigènes stationnait aux cavernes ^^eUmàs.
23302HoÔs apprenons de l*hi8lorien,d*Alep, Keroal^dioOmar .(7), que, dans une
23303cxpéfBtioo faite en Syriip per les Grecs, Tenipereiir fit, pendant dix jours, enfu-
23304mer «eux qui s'étaient retirés dans lesgrotles appelées MagwbHi&d^ «,^lj^U*
23305(les grottes de la porte).
23306Les
23307écrivains latins des croisades
23308font mention de plusieurs cavernes, qui
23309étaient devenues des forteresses. Guillaume de Tyr(8) parle d'une caverne inex-
23310pugnable,
23311située sur
23312le territoire de Sidon
23313,
23314et que l'on
23315appelait vulgairement
23316Catca de
23317Tyriini.
23318(le lieu
23319est le même (]ni, dans le texte de ce traité et dans la
23320géographie d'Ahou'tféda (9), est nommé ^sj^ ^-'J*- Schakif-Tiroun. Et je ferai
23321observer, à cette occasion
23322, que le mot
23323iH, qui entre également dans la corn-
23324position du nom de SchakiJ'Amotm^ n'est autre que le terme syriaque ; fl « n a.
23325(i)
23326Codice
23327diplomatieo tkW OrJine Gerosoli-
23328(5) De beUoJudaïeOf ILb. I, csp.
2332916, lotn. Il,
23330im'Aiiio^ tom. I, p.
23331II.
23332P-
23333<•) Bbtorta, Ub. XXll, cap. 19,
23334p,
23335ioo3,
23336(6) NotiiimImpertl,p,i^,
23337toag.
23338(7) Man. arab. 758, fol. i56 r*.
233390\ Lib. XIX, pafi. 960.
23340(8) Hhroria, lib. XIX, pag. 96a.
23341(0 Sannd I, cap, «4.
23342{g)
23343Pa^;. y8.
2334433.
p. 271
23345a6o
23346APPENDICE.
23347nwAtfA Dbds des charte* qui constatent des donations
23348faites aux Hospitaliers
23349de Saint^ean<de4érusaleni) nous ti-ouvons indi(|uée$
23350:
23351i° Cm'ea de Mrmf/oafj);
23352Qnea Jicuum et cmeo .-irtais (a)} ia ctUfC-i^)t ta covf Je Azor (4)- M. 3Iaen)i-
23353cliacl
23354(5)
23355fait
23356mention
23357dos
23358vastes cavernes creusées dans
23359les montagnes qui
23360avoîsiiiem
23361la nier Moric, du c6té de l'orient. Burckhardt en rencontra de très-
23362nombreuses, dans les environs de Callu k,
23363ffî)
23364et
23365ailleurs. Pent-élre ia
23366caverne
23367de Zalàia nous
23368rrpri'srntp t-rlle
23369le
23370lieu
23371appelé aujourU luii Zf^hli' , sur l^uel
23372on peut voir U s délails que doiuieitt Burckhardt (7) et M. Robinson (8).
2337314. Proiiablenient, le mot oU^I (les conquctti^^ itidique cequc Tauteurdu
23374Oiatm-d/ifitc/id
23375(9)
23376désigne par
23377le nom
23378i-lLaL^Jl
23379teâ eon^^tê* du
23380Dja/ian, c'esl-è-db^ le*
23381villes que
23382les
23383svltans d'Egypte avaienl eDlévécs ion
23384rois de la Petite Arménie, «i qui élAtent sittiécs près de la tivt^ de DjahAn ou
23385plntèt Djethan. Cest oe que Fauteur atteste formellement : car 00 Ut dans une
23386note mai^nalede son ouvrage: ^^L^^ ^ j», ^U^^^; '^jj^ s£X^^ sl^^
23387Le même écrivain nous apprend (to) que le aaiù (gouVerneur) de la ville d'Alas
23388portait le titre de mab-eifotouhai-el-^htuuah l^Ui^X ol&^t v^lj
23389« N«ï1>
23390« (gouverneur) des conquêtes de Djahftn.» Quant à la rivière de Djèïhan , void
23391les. détails que nous
23392donne Masoudî (11):
23393^jfj ^yifi
23394c?'**^
23395Igi^t. I sI^p'jUj^j ^yAX\ « Le ïljetlian sort
23396de plusieurs fonlaiiies, appelées les
23397o saurccx du Djcikan , placées à trcMs milles de la ville de Marascli, et
23398il se jette
23399n dans
23400la mer de Gi ècc. Les Musulmans ne possè<lent, 8ur,ses boixls, que deux
23401« places, savoir
23402: Masisali
23403et Kafarlena, entre lesquelles coule celte
23404rivière. »
23405Ces
23406détails
23407sont à peu près les mêmes que ceux qui oui
23408ét«
23409trauscrits
23410par
23411Abou'ifétla.
2341215. Eusèbe parle (la'i d'unpros bourg nj)i)cli'' Kuniniona, Ra7.:U.wvi, j-iuiésur le
23413chemin qui conduisait à iHoiémaîde. Ce
23414lieu existe encore dans celui de Kaï-
23415(t) Co^ d^toH^m dfir OnUm CerosoUmi.
23416(a) Page tf,.
234170} Page 140.
23418(4) PagGa»c.
23419(5) Jaunuy fnm Mou»» ta CMiku^neph,
23420psg. %lfi*
23421'^j Tmvels in Syna, p.
234221 5.
23423(7) 7Sisfd!rte^n«, pag. a7etiviv.
23424(8) Thn eyeart ùt tte Eatt, p. tsS.
23425-
23426(9) Man.
23427fbl. 9»r**
23428(10) Fol.a4» v".
23429(ti) Mvrtm^, tom. I» fd. 148
23430149
23431Digitizec
23432^joonlr
p. 272
23433APPENDICE.
23434tt6l
23435«Mim
23436Nous lisons dans VJffisioàv de Stdadm, par Behi-eddin (i^ qu«
23437ce prince avait renvoyé ses bagages à
23438Nazareth et à Kabnouo. L*autenr du
23439Lexiqae géogmpliique arabe tàxé par A. Schultens (a), se eoutente de dire
23440que c'est une viHe silnëe à peu de distance de Ramtuh , dans la
23441Palestiae. On
23442Ut dans le Kâmtl, ou ptat6t dans
23443l'Histoire de Djeoiâl-eddin-ben-Wâsd (3) :
23444« Kaimonn esté liois paraianges de la ville d'Akka. » ^ ^\^ jJtU^^
234451^.
23446Il ajoute qn^ane rivière coule dans les (environs. On apprend dû continua»
23447teur de- Guîllaunie de l^r (4Xq<i^ le
23448lii-u nottim^ L/nfuntuont est à cinq milles
23449de Sainl-Jean^'Acre. On lit dans les Assises de Jérusalem (5) : «
23450seignor dou
23451GajmoDt a court et coins et justise. £t au Caymont a court de boVgesie et jo^
23452lise. »
23453'
2345416.
23455Je ne
23456trouve
23457nulle part le nom de Knrn
23458mais o» lit dans Y/iistoirr
23459tTÉ^-pfe d Vhou'lmahiscn ^6^
23460: « Mr!ik-I);"ilirr
23461|tai (it de Damas, se dirigeant vers
23462o
23463^^^'.»Si jf ne nip irr)ni|it", nous poinonsrcconnaître cette villedans Je
23464lieu qtie M. Macniirharl nonituc
23465Iktrt
23466\ heit)-t'/-(nr/t(j^. Ou
23467lit
23468/jV-zV-Af-m?, dans
23469it' vovage de lUin klKudl (8).
23470Il ne faut pas, je ciois, «.ouloiuke celle \illca\ttr
23471d'autres lieux, dont le uomoflre avec le sien mic assez grande ressemblance
23472: car,
23473dans un itinéraire donné par Kbalil'Dftberi fg), on trouve , à peu de dislancede
23474Héros, un
23475lieu nommé Karru^
23476^J:^y^^• C'est, si je ne me trompe, la place dont
23477Abouirédafait mention (lo) souslenom âeXopottn'Hamah ^lir^
23478(les cornes
23479de HamahX Dans' Y^sioire dAlep^ de Kemal-eddin^mar (ii), on trouve ces
23480mots : c lies deux armées firent leur jonction auprès de Kmwm-Hamah. » Et dans
23481une hùtotre d£gjipt»{ii) on Ut : «11 arriva à Koroun-^mab »'lt^
23482J|
2348317. La forteresse appeUée Bérdj'àtiar (la iQur de Miar), et celle qui porte le
23484nom de .^iTme, sodt indiquées, par Burckhardt, Comme situées au milieu des
23485montagnes qui font partie du canton occupé par les AnzeyryB (Nosairis) (iS).
23486(0' rtUtS^aOliàt p. i4«.
23487(a)
23488Intlrr Cri>gm[thiciis.
23489(3) Kâmel, tom. VI, pag. io5.
23490(4) Page 640.
23491(5) Tom. I, psg.
23492(6)
23493Man.nr.1l>. Hfîi.fo!. 199 r".
23494\t) Joum^- /rom Motcow
23495ta
23496ConstantinopUt
23497p. a4i.
23498(a)
23499Traveti in Syrt«^^Z^'
23500Man
23501fir)5, fol. «44 r*.
23502(10) Annale», tom. IV, pag. aa.
23503(m) Man. 716, foK i»6 f*.
23504(la] De mon mniHcrit» fol. 88 r*.
23505(t)) TmnU in ^fria, p^. 161.
23506Digitizeci by Google
p. 273
23507a6s
23508APTENDICB.
2350918. La
23510de Sqfithd U^i^ est la même que oeUe dont Baickhardi écrit 1«
23511nom fVA# (t). Sumnt oe voyageur, cette forteiwe est le poste prinGi|ial des
23512Ansejris (Nosairis), le lieu où réside leur chef.
23513Id.-Le lieu nommé Maroun est le même dont
23514il a été fait roentioa dans Ir
23515traité conclu avec la princesse de Tyr, et dont
23516le territoire devait être partag/*
23517par moitié entre les chrétiens et les musulmans. Il en est parlé dans les Assises
23518tie Jérusalem (s), où on lif que Ir Thoron drvail fournir quin/p rlicvaliers, et le
23519Mawn
23520troi<« chevaliers. ^La position de ce lieu
23521t>e trouve indicjuée sur la carte
23522de MM. Kohinsoii el Sinilh.
2352320.
23524Il s'est glissé, je |)rnse, une erreur dans la rédaction de ce traité.
23525II esï
23526fait
23527mention de la trêve conclue avec Melik-Mansour. Mais il faut à ce nom substituer
23528celui de Melik'Ddher.
2352921. J'avais eu Tiulention de donner ici une description un peu détaillée de la
23530vilfo deDanna, telle qu*dle était à l'époque dont notreanteara retracé rbistoire;
23531mab rcspacedont je puis dîq>oser ne me permet pas de consigner des rentei-
23532goemcQts trop étendus, que je me vois forcé de renvoyer à un autre vclunia.
23533Je me contenterai de présenter ici une notice sur la principale mosquée, de
23534Damas. Plusieurs écrivains, llasoodict autres, ont décrit, avec plus on moins
23535de dâails, cet édifice remarquaUe. Je choisirai de préférence la relation qœ
23536nous offre un historien estimable , Mohammed-ben^hàker, auteur- de Tou»
23537vrage intitulé C9wa-oUimarU^
23538ui^t e*est<«-di«e U*. sûtaw dus kù-
23539tains. Cette description, qui, comme on va le voir, est empruntée presque
23540entièrement à la grande histoire d'Ebn-Asâker, a été oopiée-par un autre écrivain
23541auquel nous devons une histoire de la ville de Damas (3). Voici de quelle manière
23542s*eiprime le chroqiqueur (4) : « Au rappoit du ^«^d/ Ebn*As&ker, lorsque Dieu
23543« eût conquis, pour les musulmam, la Syrie tout entière, et, en particulier, la
23544« ville de Damas, avec toutes ses dépendances; qu'il eut fait descendre sur cette
23545« place sa miséricorde, et qu'il eut dirigé vers
23546elle ses bienfaits, le général de
23547« cette époque, savoir
23548: .\bou-Obaidali , ou, suivant d'auti-es, Klialed-ben-\Va-
23549« !id, écrivit pt)tir les habitants une capitulation par laquelle
23550il laissa a» pouvoir
23551« des ctirélieus quatorze églises. Les musulmans leur enlevèrent l'église appelée
23552(i)
23553Travets in Syria, pag. ito.
23554(3)
23555M.in. arab. 8«3, fol. 4 et saw^ 41 etsuh.
23556(aj Tom.
23557I, pag. 4i3.
23558(4) Mao. arab. G38, fol. 45etsiiiy.
23559Dlgitized by Google
p. 274
23560APPENDICE.
23561a65
23562« Téglise de Mar-Iaham» (Sûot-Jean), attendu que la ville, du côté de la porte
23563itorientaley avait été conquise, Yép^e
23564à
23565Va main, par Kbâled; tandis que
23566les
23567«chrétiens recevaient d'\l>nu-Obaïdah, qui se trouvait aur fa porte de Djâbtah,
23568« an acte d'amnistie. 4près de ioi^ea contestations, on tomba d'accord qu'une
23569« moitié de la ville serait considérée comme ayant
23570été ocmpée par suite d'un
23571"
23572traité,
23573et Fatître
23574, comme p ri
23575d'assaut. Les
23576Aral)es s'emparèrent de la moitié
23577«orientale de cette église,
23578et Rhaled
23579la convertit en mosquée. A cette époque,
23580«c'était lui qui occupait le rang d'émir de Syrie; ce
23581fut
23582lui
23583cjui
23584le preiuier ht la
23585« prière dans cet édifice; après lui,
23586les compagnons du Prophète se placèrent
23587« dans la partie appelée le mihrab rlrs compagnons du Pmphète^ et, toutefois , on
23588« n'avait pas encore percé la muraille, pour y pratiquer un mUirah cintré, ce
23589< qui ne les «mpécbait pas de fiiire la prière sur oe terrain sacré. I^es musabnans
23590«et les cbrAiens «ntraient 'par une même porte, qui élût ceUe du temple
23591«primitif, placé du c6té du midi, au tien oik se trouve aujourd'htti le grand
23592• m^ktah. Puis» les chrétiens 'se dir^eaient, è Fouest, vers leur
23593église; et les
23594« musuhttaos prenaient
23595fc droite» pour gagner leur mosquée. Les diréliens, par
23596«râspect pour les compagnons- du Prophète, par crainte, par considération,
23597« ti*osaient pas lire ledr livre à haute voix» ni frapper leur» doches. Bloaviah » à
23598« répoque oè
23599il gpuvemait la Syrie, avait
23600fidt hAtir une maison destinée pour
23601« nidûtation de l'émir , et qui était placée au midi de la mosquée des oompa-
23602* gnons du Prophète. On y construisit, par son ordre, une coupole verte qui
23603m cosnnnuntqoâ ce nom à Tédifice entier. Hoawiah
23604résida dans celte maison
23605« Pespacc de quarante ans.
23606«Les choses
23607restèrent sur
23608le même pied,
23609depuis raonéc
23610\!\ jus(ju'au mois
23611«de Ohou'ikadnh
23612,
23613de
23614l'an
2361586. Au mois de Schcwal, de
23616cette même année,
23617o VValid-ben-Abd-elmelik avait été promu au rang de klialiTe. Ce prince rt-soiul
23618n d'enlever aux chrétiens le reste de celte église, pour le réunir à
23619la partie qui
23620«se trouvait possédée par
23621les musulmans,
23622et ne
23623lane du
23624tout
23625qu'une
23626seule
23627« mosquéè. En elTet, quelques musulmans étaient blessés d'entendre les chrétiens
236280 fiùre
23629la lecture de Févangile ,
23630et réciter leurs prières à voix haute. Il voulut
23631« dom; ks Soigner des mnsnlnâins» et réunir une partie de l'édifiée à Tauire
23632«afin
23633d'âgrandir la mosquée djdnù.
23634Il a*adresm aux chrétiens,
23635et les -pressa
23636«de lui céder le lieu qu*il rédamait, ofihint de leur donner» en échange, de
23637«nombreuses
23638propriétés territoriales,
23639et de leur accorder» én outre, quatre
23640Digrtizeo Ly <jOOgle
p. 275
23641aG4
23642APPENDICE.
23643« églises qui n'étaient
23644pas comprises dans
23645le traité, savoir
23646: Téj^iiNe de Marie;
23647«l'égli&e de Mousallabah îJL^I Îwj.^' située en dedans de
23648la porte orientale;
23649« l'église dp
23650Tt'Il-cJiijnhn
23651j^v-^'î
23652JL'/ !-.-:_>
23653'la ri)llinc du Fromage), et
23654l't'j^'lis*» dp
23655K Honaaïd-ben-Derrah
23656,
23657située dans ia
23658lui- de
23659Sakil
23660LlJI
23661Les
23662cliiélions
23663uîisaiit
23664irfns/' opiniâtrémenl d'accepter <cs
23665nposiii
23666,
23667!» khalife leur dit
23668:
23669«
23670\j)j)(ti t(V.-noiis ItMiaité
23671fait avec vous. »
23672Ils |»i«'seiitèrenl
236731 actef|iiisr
23674ti
23675uixait
23676i> entre leurs mains, et qui avait étédieasé du temps descompaguonsdu Prôjjljète.
23677« Celle pièce fut lue en présence de Walid. L'église de Thomas, située en dehors
23678«de la porte de Thomas, sur le bord de la rîvttre, ne >e
23679trouvait pas men-
23680« lionnée dans le traité. Or, <:ette %ltae était, dit-on, plus vaste qi|e celle de Mar>
23681« lohanna (Saint-Jean). Le khalife leur dit
23682: «Je vais démolir cet édifice, et le
23683« convertir eu mosquée.» Leschrétiens répondirent : «Que le prinoedesoroyants
23684« nous bisse cette ^Ise, ainsi que les autres dont il a parlé, et nous oonsenil*
23685« rons à lui laisser prendre le reste de relise. » Le khalife leur concéda ces
23686« édifices, et prit possession du reste de Féglise.
23687f Bientôt après, Walid fit apporter les inslruments qui servent à la démoU-
23688u lion
23689, et les émirs, ainsi que tous 1rs personnages éminents, se réugirentautour
23690« de
23691lui. Cependantles évéquesdes chrétimis et leurs prêtres allèrent trouver le
23692« khfiire et lui dirent
23693: « Prince des crovants, nos livres portent que quiconque
23694« détruira cet le église deviendra fou.» Walid répondit
23695: « Je consens à devenir fou
23696« pour la caii.sc de Dieu. Par Dieu! personne ne commencera avant moi la démo-
23697« iitiou. » .Alors,
23698il monta sur la tour orientale, fjiii offre lepolvgone que l'oii dé-
23699« signe
23700aiijourtrhui sous le nom de
23701Sddt
23702iliorlojic
23703;
23704e't lail alors un ermitage
23705a habité par un
23706moine. Le kiialife l'ayant sommé de il<"seendre,
23707l'er mile se mon-
23708« tra blessé d'un pareil ordre; alors, Walid le prit j)ar le derrière du eou
23709, et ne
23710«cessa de
23711le pousser
23712devant
23713lui, juscpia
23714ce quil
23715l'eut
23716forcé de descendre.
23717«Le prince monta aussitôt sur la partie la plus élevée de l'église, aibdessus du
23718« giand autel, que Ton désignait par le nom de «bckâhid (le témoin). Après
23719« quoi,
23720il prit le bas de sa robe, qui
23721était d'une couleur aussi jaune qu'un
23722« coing, et l'enfonça dans sa ceinture; pu», saisissant une hache, il en frappa
23723« la pierre la plus haute de l'édifice, et
23724la précipita en bas. Tous
23725les émirs
23726« s'empressèrent de prendre part à la démolition. Les musulmans firent entendre
23727« trois fois le cri du te^Air; tandis que les chrétiens, réunîssur les degtés de Dji-
23728« roun, poussèrent des hurlements de désespoir. Walid donna ordre à àbou-
23729Digitizeci
p. 276
23730APPÏNDICB.
23731965
23732«IfAt3-Ititth4^MdUii, êmUHdÊckoritt (oommaudMit dn gurt), de frappar ks
23733«chv<éiieDSy et
23734d!» ]«• eootfdndFe à se retirer. Ce
23735fut exécuté. Les moenl-
23736« mans démolirent tout œ que les diréliens Avûeiit compris dans le eaxri qui
23737« formait rédifioet autels, rhambres,
23738arcaides,
23739en
23740sorte
23741qu'il ne
23742resta phw
23743«qu'une
23744enceinte
23745carrée. Ensuite, on commença les travaux de construction,
23746d'après un plao noUe et admirable,
23747tel qu'il n'avait point encore été mis en
23748« pratique.
23749« Walid
23750eiiijjloya, pnur les travaux
23751île
23752ia
23753riios(|iiée, un
23754Cfiatid nombre d'ou-
23755«f v/îers, d'atcliitecles, de maçons. La direclion des travaux lui couiiée a Suuleï-
23756H man-bcn-Abd-<-lmclik, frère du khalife et «son successseur désigné. Suivant ceque
23757« l'on rapporte, Walid députa vers l'empereur des Grecs, pour réclamer de lui
237580 l'envoi d'ouvriers
23759, marbiiérs çt autres , qui pussent bâtir la mosquée au gré du
23760« khalire ( i ). Il lui signifia que dans Ut cas d'un refus, il ferait mardier ssfc arasées
23761< sur ks terres de l'Empire , et qui! délruirait toutes les ^iscs qui se trouvaient
23762< dans ses États, même celles de Jérusalem et de Roba (Édesse), ainei que tous les
23763*
23764c monuments laissés pâr-lés EUmiains. L'empereur envoya aussitôt un trèfr^nd
23765m nombre d'ouvriers. En même temps,
23766il adressa au kbalife nne lettre, dans
23767« laquelle il lui disait :«âi votiips pèreacompris le projetque vous exécutes, et n*a
23768pas cru devoir le réaKser : c'est un tôt pour vous;
23769si, au conimira^ il ne Fa
23770«pascompris» et que vous l'ayez compris, le tort en est à lui.» A h véoeption de
23771• oe mesmge, Walid résolut d'y. répondre {
23772il convoqua, pour cet objet, une
23773« nombreuse réunion; dans œtletesembléc se trouvait le poète Fenuuiak, qui
23774« dit au khalife
23775: «Prince des croyants, j'y répondrai, par un passif du livre du
23776«Dieu
23777très-haut.
23778»
23779* Le khalife lui
23780dit
23781:
23782if Malhniroux
23783'
23784quel est donc ce passage^» Fei-azdak
23785ré-
23786« pondit
23787: « C'est cetle parole du Uieu Irès-haut (/i)
23788: Nous l'avons fait comprendre
23789a à Salomon, et nous avons donnéà chaque homme
23790le [)ouvon- ou
23791la
23792science. »
23793«Cette observation plut à Walid, qui renvoya, connue
23794réponse, à l'empereur
23795« des Grecs. Fera/.dak
23796lit, à celte occasion ,
23797les vers suivants
23798:
23799« En reléguant les chrétiens dans leurs églises, tu les as séparés d'avec ceux
23800« «|uî adcMTént Dieu , le matin , et au moment du cr^nscule du soir.
23801(i) Snivant l'aulmir do YHistoire de Damas
23802,
23803à l'empcmir çrec par Walid étakntaa nombre
23804maonscr. 8a3, fol. 6
23805r°, le» ouvriers detnaudm
23806<1« dunze mille.
23807il. {fmuampatut.)
2380834
23809. lyui^ .u uy Google
p. 277
238109,66
23811&PPEiroiC£.
23812m Tous prient} -mab «u moment oik Qs se prosteraent, 1^ uns lounient leuvs
23813« viisfes Ter* Dien, les autres vers Tidole : coininent verniit^n réunis ensemble,
23814< et le doche que frappent les kdoratears de la croii, et ks lecteurs qui ne 'dor-
23815« ment pas ?
23816« Dieu t'a inspire le projet d'âoigner Jeur %lise de la mosquée dans laquelle
23817«on
23818lit Je meilleur des Kvres.
23819« Tu as compris qu'il fallait écarter un de ces édifices de l'autre, comme ces
23820K deux
23821princes
23822'Duvid
23823et
23824SaioDuiii)
23825ont compris
23826qu'ils rouaient, au qom
23827«de
23828Dieu,
23829sur 1^ plantes et les anin^au>:. »
23830« Cependant Walid forma le projet de taire cunstruire
23831la coupole placée au
23832n milit
2383311 (les galeries, et que Van appelle Kouùbet-alncsr
23834îlj (la coupolè de
23835a l'aigley. Au reste, ce nom est nouveau; il tire son origine de ce qu'on a coro-
23836u paré, sous le rapport de la figure, celte partie de l'édifice à un aigle, attendu
23837« que les galeries qui Rendent à m gaucbe et
23838Jî sa droîlé , semMent être lei
23839« allés.
23840Il fit émiser, pour asseoir les piliers ai^Iaires, jusqu'à ce que Ton al>
23841«teignit l'eau , dont on but, et qui se trouva douce et limpide. Alors on pon
23842< des paquets de bois de vignes, pardeuus lesquels on bfttit en pienies.'-Lor»>
23843« que les piliers itirent parvenus à une haiiteur convenable» on éleva sur eux
23844• la coupole ; mais elle ne tarda pas à aviule)'. Alors Walid dit i Fun des ardii*
23845« tectes : « Je veux que ta
23846nie ratisses ceite«oup<rfe. » L'arcbiteete répondit :
23847« Sous
23848la
23849condition que vous me prometires, au nom de Dieu
23850,
23851de n era*
23852« ployer à ce travail aucune autre personne qpie moi.* Le khaUfe en
23853fit le aer^
23854« ment. Alors l'architecte rebâtit les piliers
23855, puis les etiv^ppa den.ii(<>s; après
23856« quoi
23857il s'absenla l'espace d'une année entière, sans que Wâlid sût où
23858il était
23859o allé. Au bout de l'année
23860, l'architecte reparut. Le khalife, empressé,
23861le mena
23862«avec lui, accompagné des principaux personnages de l'État. On enleva
23863les
23864« nattes
23865qui
23866cachaient
23867les
23868piliers
23869: ceux-ci
23870s'étriif-nf
23871afTaissés de
23872manière à se
23873« trouver au niveau du sol. L'architecte
23874dit au prince
23875:
23876« Voila ce qui pouvait
23877a vous arriver de plus avantageux.
23878«
23879Après (pioi,
23880il
23881fit continuer les travaux,
23882«cet ou éleva la voùle. Suivant «juelques écrivains, Walid voulait
23883tjtie le cou-
23884c runnement de la coupole fât formé d'or pur, afui de rehausser
23885la majesté de
23886R l'édifice. L'architecte lui dit : « Vous ne pouvez réaliser un pareil projet. » Le
23887« kbalife lui fit appliquer cinquante coups- de fouet , et .lui dit : « Gomment
23888,
23889« malbeureox! la chose est au-dessus de mes forces?» L'ardiitecte répoiidii
23890:
23891Digitized
23892t:
23893, Clooglc
p. 278
23894APPENPICE.
23895a67
23896« lie tut est VFÙ.» Walid lui dît: «£xplique«ioi cela. »
23897L'arehiteeie Vêtent
23898« bit apporter la. quantité d*or qin ae trautait abus la mnn, la Si Ibndre, et
23899« en forma UM brique, dana laquelle il entra une valeur de plusieurs milliers
23900« de pièces. Puis il dît : « Prince des croyants , il nbns &ut tant de inilliera de
23901« pareilles briques | si vous pouyes nous les fournir» nous mellrons la main à
23902« Vçeuvre. » Walid ayant reconnu la vérité de ce <f»% disait cet benune, lui fit
23903«présent de cinquante dipars.
23904• Lorsque Walid fonnà la toiture de la mosquée, on
23905la composa d'arcades
23906« in ogive oljjL,*». (') »
23907l'intt^iieur fut apîali et rpconvertd'or. Un des oiïiciers
23908« du khalife
23909lui dit
23910: « Vous avez préparé à ceux qui vous suivront la fatigue de
23911« renouveler chaqtie ann^e le ciment des
23912toits de cf ttr
23913mnsqtiée. » Le
23914khalife
23915« ordonna de faire apporter tout le plomb cjui se trouvait dans
23916ses
23917Ktats, et de
23918c l'employer au
23919lien
23920d'ac^ile, de manière à charger moins
23921le
23922toit. On en alla
23923(i) Le mot ^^^jl^ djamaloan on djnmlotui,
23924• couverts de plomb.
23925» D.ins
23926l'Histoire d'Êgjpte
23927qai fait »a pluriel olJyl,.-> , désigne,
239288t je ne
23929d'Aboulmahisen (maa. 666, fol.
23930iJî r°), nous li-
23931me uvmpe, uae voûte eaxtgipe. Dam VMittoirtdB
23932tous
23933: «^liJt ia^j ^^l^^l
23934[}y
23935« Il dei-
23936Am«»(ian.ar.«9), fol.6 «*)o>liti fionm.
23937• ccadit prl!»
23938la voAle, tilnfo au nUieu du
23939iâ* «D
23940parlant de la gramie mos^Dée ée ceUe
23941Ciùre.
23942» Dans
23943la
23944Description de VÉgrpte de
23945nr^^TT
23946A
23947•
239487l
23949j^l^jpUçbJl^.Ons'jrend.delagrande
23950. n forma «>n to.t
23951.n voûtes en
23952ogive. tandis
23953< ™4,,.lrL«éllii!ri*ab p»rltttd^m«llé
23954.qoeriatérieiir présentait ooewrCicèapUtie..
23955la même ville, appelé Soaç^ket^ldjamahmn
23956iméB pur Soiouu (de inoa iMiniacnt, Gil, 1(7
23957^
23958i
23959ii
23960i
23961i_Ji
23962» -Jtii..
23963r-») O'^JU^
23964' 11^ formèrent son
23965f
23966'
23967J^^' < ^
23968"
23969^îî^iîrîl J
23970loit de voûtes en ogive.
23971» Dan»
23972I Histoire de Jé-
23973-
23974•
23975.
23976.
23977•
23978».
23979,
23980<•
23981,
23982"
23983,
23984,,
23985• côtes, depuis le commencement jusqu a la lin
23986(uaB. 7i3, pag.
23987aia), l'auieur dit.eo
23988,
23989.
23990.
23991.
23992,
23993-
23994iL
239951
23996l
23997_JI
23998••
23999U
24000«étaient
24001garnis de
24002hon(i((ues. "Si
24003je
24004ne me
24005•
24006.
24007^ ^
24008trompe, le mot
24009dcrivc du terme
24010,
24011• Ce
24012sont
24013celles qm
24014soutienuinr
24015la
24016voûte eu
24017....
24018tt
24019n ^j.^
24020^
24021qui signifie M e/kamiM. • Il déaifM noa partit
24022. ogive. .Plus bas {Ibid.):^ ÇiJI J_j
24023.
24024j présente la fon» do dot de c«l
24025• animal. » C'est
24026ainsi que nous disons
24027qu'une
24028^j^yLyar'l jM
24029^/^^ * Du c6téde lacoa{iole,
24030chose est Taite en dos d'âne. Le mot ^,^^-r?> ^
24031• dantlapardedunord, oaToUlrdtUiiibaura,
24032trouve,
24033en ploiiran endroits àa DikriioaMiK
24034• couverts d'an toit de bois. O hù <Iu milieu tïst
24035français-arabe d'Elious-Boktor. On y lit, au mot
24036« la voûte en ogive.
24037» Et
24038i-nliei
24039t lL.)
24040: IXJt
24041pitajstrc
24042.-
24043JL^ar'l lu'^. Au mot toit
24044:
24045^L«j iy«.Và-^! ,
240464a<Jlji M^Wp'lj * La cou-
24047(eu Jo« i]°«iie}j
24048et au mol voûte
24049d'aeier ^^^^iy^
24050« pôle» la oètê en ogive etle toit de boi» wol*
24051s^à^r* tj'-
24052•34.
24053Digitized by Google
p. 279
24054a68
24055ilP^ENDICB.
24056« cherdiir daat tous Im cantons de h Syrie» et eilleiii», «C od n^en trouva pas
24057«en quantité sulTisante. On apprit qa'uoe femme possédait plusieurs quintaux
24058«de oe métal. Ou offrit de les lui acheter; mais clic refusa de les vendre» à moûis
24059«qu'on ue lui donnât
24060le m«'nie poids en argent. On écrivit au prince des croyants
24061« qui répondit : «Achetez
24062le plomb à cette femme, qmnd même
24063il faudrait
24064« payer, pour ce métal, son poids en or. » Lorsqu'on eut consenti à donner ceque
24065«cette femme exigeait .file dit
24066:
24067c Puiscjiic vous avez accédé à nies propositions,
24068«hé
24069bien!
24070celte somiK
24071(-.t
24072une auniônc
24073<jiie
24074je
24075fais
24076à
24077Dieu
24078, et
24079(pii sera
24080» consacrce au toU de celle niosijviéc. u
24081F.n
24082elTct
24083,
24084on
24085grava sur les jdaques d«
24086« plomb ces mots
24087:
24088« Donnt- par un être
24089(pii ol)éit à Dieu.» D'autres prétendent
24090«f que cette femme était Israélite,
24091et que
24092i on grava
24093sur
24094les saumons de plomb
24095« qu'un avait reçu d'elle
24096:
24097« Ceci a été donné par une femme
24098Israélite. »
24099«Suivant un autre récit, on alla chercher du plomb dans les sépultures anti*
24100u que&
24101(i). On trouva un tombeau de pierres, dans Fintériettr duquel se trou»
24102« vait un cercueil de plomb. On en tira -le cadavre, queron déposa sur tesoL Sa
24103« téle tomba dans une fosse creusée en terre; son cou se rompit , et du sangcoida
24104« de sa bouche. Les assistants, effrayés, demandèrent qnel^aircé corps. Abadah«
24105« bra-Nasi | de la tribu de Kendab , répondit : « C'est le tombeau du roi Talôul. •
24106« Mohammed-ben^AId disait : < Suivant ce que j'ai entendu raoonteranx vieil-
24107« lards, la grande mosquée de Damas ne fut terminée que grâce 4 l'intégrité
24108(i) Le MOI (jtjj^t
24109B*e*t «itre chow que
24110• DnenaiiOD carrée, ipii rcBrrrnnil on imDbeMl
24111le mot f^rci-
24112><5c.c, <t T'i
24113fait a" pl'iriel
24114de
24115pierres.
24116» Dans VHistoire
24117d*Ahmei!-bcn-
24118dé&i(;ne un
24119ïamùfau. On
24120lit dan»
24121les
24122Â/inaiCf
24123lladjai -Askalilui ftum.
24124II
24125, nian. 6^7, fui, 34 r"!
24126:
24127d"EiUyclaus(toni. l,pag
24128i33)
24129: ^Wj^yil Ij^À».
24130,^apij->
24131L-j^U Lj^jj
24132^jj
24133l^iy
24134\yJù^ . m rreuièrenl le» «ombeaux , et |^^ âJ*
24135J h En îmuaM U Mn«^
24136« enterriTcnt 1rs
24137morts.
24138>
24139D.iiis
24140Ii' Monutifj de
24141.
24142pour CBMveiirnn mort , on umifa un tonibemi,
24143Maioudi (tom. I,
24144f«l.
24145I
24146I, ou lii.cu parlaut
24147•.
24148.
24149•
24150r
24151•.
24152v
24153i
24154.*
24155«11,11
24156it
24157•!
24158I
24159.4
24160*" 1*"? Ion ouvrit, rt nui rtnrrrm.iil une fr.iiulf
24161delàdwoetterîJLLaKbjJt ^ IjjI
24162'
24163,
24164*
24165,
24166J
24167•
24168%
24169t
24170« quantité
24171d or.
24172» Dans un
24173vcre
24174«juc
24175cite une
24176•
24177, -43l>Ji3«Onlatnmvecon»t.iiiini(iitd«iithi
24178„
24179j.^
24180.
24181t
241821
24183o\
24184KJ^J-' ...
24185,
24186,
24187,
24188«Mft>//rtf£fi7/;*f (de mon manuscnt, f. i3or
24189);
24190. mni'sons abanitonnces et dans
24191le» tombeaux.
24192»
241931
241941
241951
24196i
24197|»iu» loin ^fol. a63 v«) i
24198^LL_c s^j^.
24199uTÎJV ^ '^T^- f
24200'
24201-j^îyjl ^ /Oa«ii£lHOiéMnorts1>»r«
24202• |i»diii» le»t«BlM»u«,iiîdaii» toim
24203• àn tomliMMX. » DUM le Ouer^tton de
24204r/i-
24205" tiêre..|^niot ^^^j^U «rencontre, avec Ir iiu-nu>
242060pttdeMairîli(llMn. 683,
24207fol. -or")
24208: iJ Jv^
24209sens, dans pluM^-m^ p;i>-;.-.lt^ rtp l'ninr .go d'Abd-
24210..^jJtj
24211,„jU>*
24212f-^jL»
24213"
242141">
24215fabriqua un
24216a\ïaùt{Ccmfemtiuni mimoraùiùujji.l.gjpti,p.s(>r
24217*w-
24218,
24219146, i$H
24220tombeau
24221couvert
24222de
24223lame»
24224d«r.
24225»
24226\i!lcitr«
24227•
24228Digitizcc
24229f
24230r.OOgle
p. 280
24231APPENDICE.
24232969
24233« Ja fiItti^iGrapuleuse. S*U
24234restait entre les mains cTun des ouvriers une vhole
24235« ou nne.tête de clou,
24236il la rapportait
24237et la déposait dans l«jréaor^ »
24238«Suivant
24239le témoignage de
24240quelques
24241virillards de Damas,
24242il
24243n'y a, dans
24244« toute la Mosquée r^V/rtw, d'autre marbre coIon^Uj
24245, que les deux pièces qui sont
24246« dans le JUakam, et qui faisaient partie du trône de BaJltis. Tout le reste est de
24247« Uiarbrc blauc y^.
24248.
24249Si
24250I oim
24251ii croit
24252(|uelffuf*s
24253personn»»-!. W ilid-ben-Abd-cIme-
24254nlik,
24255le prince dcn ciuv.aits, aciiela
24256le>
24257IruA.
24258tuioniies.
24259'K.iles,
24260j>Iarép'i «ions
24261la
24262«coupoiede iXcsr iruigle), à Harb-hen klialed-bcn-Ie/.id-hcn-Moauiali, jii>ui une
24263«somme de quiuxc ccuts diuarh. Au rapport deDobuiui, ou comptait daiii» lu
24264•jQtf^ut^ dfl, Damas douze mîUe |nèce« de oWu'bTe. Solvant OfDar4ien«]ll<niliAh
24265«(.^iisànaâri* oj> calcula ce qu'avail coùié la >igne placée iren la KibUth de la
24266€ noat^uéd. Là dépense «*élevait.à aouante-dix mUle dtnaiis. Suiviuit
24267le témoi"
24268gpajr d'Abou-Kousaiyon employa pour la mosquée de Damas^ quatre cents éof^
24269« fire|^(4),^Qiat'chacun i-enfermaît .vîngt-buk mille dinars : ce> qui forme un total
24270• d$4»aq raillions, six cent mille dinars. Au rapport du même personni^, les
24271«^(lixdiens allèveni trouver Walid-ben-Abd-elmelik , et lui dirent
24272: « Prince des
24273« crpjantSf le public prétend que vous avez dépensé d'une manière illégale les
24274« ricliesses du
24275trésor.» On
24276fit proclamer dans la
24277villi
24278{ti'une
24279prière solenja^lle
24280« C^Ti^l avoir lieu. Le kbalife, étant monté dans le ittenber, s'exprima -ep^ioes
24281« termes
24282:
24283« J'ai aj)pris de vous
24284telle et
24285telle eliose.
24286»
24287Puis
24288il
24289ajouta
24290:
24291« Amrou-
24292« beti-Moubàdiir. lève-foi, et viens mnijfer
24293les
242941 icliesses qui appartiennent au
24295« trésor,
24296T
24297hiI
24298fut
24299;t]i|
24300ivtif'
24301s\n
24302<îi
24303s
24304uuilcs. On
24305élendil
24306st)us
24307la coupole
24308des
24309la|)is
24310<Jt
24311i
24312iiii
24313s. Il
24314Uiiiur's
24315II)
24316vida
24317Uhis les fouil» Ju
24318tré.sor, tant
24319!'ov *nie l'ai-
24320« geut;
24321ils
24322formaient
24323des
24324ruasses
24325si
24326considérables, qu'un huuimt- ne p.tiivait
24327« apercevoir celui (pii se trouvait de l'autre côté. Ensuite on
24328fit veuir des balances,
24329« ei
24330<^mmeuça à peaer ces richesses. Il se trouva quMles pouvaient suffire
24331'«lU idépeUsCs poar les trois années suivantes. Suivant un autre récit , il y avait
24332«de quoi
24333pourv'oir aux besoins de seize années, quand même on ae devrait
24334«^jic, dans,cet intervalle, aucune recette. Tout le monde fui rayi.On prononça
24335^la formule du Tekbir^ et on chanta les louâng^ de Dieu.
24336•
24337« Ensuite le -khalife parla ep ces termes : > Halntants de Damas, Quatreobjets
24338« Vous donnaient une supériorité marquée sur le reste /lu inonde
24339: votre tem-
24340•
24341« pémture, votre eau, vos fruits , vos bains ; j*fli voulu y ajouter un cinquième
24342(O-ninrtlikvrfnwmifr.
24343-
p. 281
24344a7<>
24345APPENDICE.
24346«avantage, je venx dire cette mosqnëe. » Chacun s'empressa de louer fUeu»
24347« el a*eo rçioura^ en exprimant sa reconnaisaanoe pour le khalife, et en Ikisant
24348« des vœux pour lui.
24349« Suivant quelques récits, on voyait,
24350à
24351la kibiah delà mosquée, trois lames
24352« formées d*or et d'azur, sur cliacinie desquelles étaient
24353écrits ces mots:
24354« Au
24355« nom de Dieu dciueul et miséricordieux! Dieu est le seul Dieu vivant
24356, éternel,
24357a qui jamais n'est surpris par le sommeil ou rassoupissement.il n'y apa^ il^mtre
24358« Dieu que Je Dieu unique,
24359il n'a pas d'associé; nous ne servons que lui
24360: Dieu
24361c seul est notre seigneur. Notre religion est TislamisBie : notre prophète estUo-
24362« baouned (sur qui reposent les bénédictions et le salut deDieu 1) Cette mosquée
24363« a été cpnstruite» et T^ise qu'elle renfermait a élé démolie, par ordre du wa*
24364« vilenr de Dieu, le prince descroyantSi Walid» au mois de Dhoulkadah, l'an 86. »
24365« Sur tine quatrième ÛMcIe ces lames, on lisait
24366:
24367« Louanges à IHeu, seigneur
24368« desnumdes, le clément, le miséricordieux, qui poasède le jour du jugement, •
24369« et ainsi dé suite, jusqu'à la fin de la surate. Puis venaient les autres-surates,
24370« qnicommencentpar ces mots ;c.»l£jU)t, ^J^fét^j<^\ Oji^^K'^'^**!*'^ ^ soleil
24371< s'obscurcit) (i). On «joute que ces inscriptions lurent effacées à l'époque oîr
24372« Mamonn fit le voyage de Damas.
24373« Suivant ce que l'on rapporte, le pavé de Tédifioe était tout entwr compoeéde
24374< mosàiqnes ^jê^ (a)*
24375murailles étaient revêtues de marbrejusqu'à nnebau-
24376(i) Snimt. 79,1111^ Si.
24377(i)
24378Lfiï TTT*
24379' signifie
24380' inenuté de car-
24381ds(]Mg.638)
24382:
24383ifj^
24384' Qud-
24385• reaux plus ou moini garnis de marbre, ou au-
24386• qucs
24387artirviations âu
24388dcssns du
24389])iccl.
24390» Oai»
24391• Éw tubftttiKti
24392couvert de
24393mosaïques. » Ou
24394lit
24395un
24396Traite d'hipiiiotriqur
24397M\?ii\. logS,
24398fol. iBr*"):
24399dan» enve» inséré «Une U
24400A J»ttoii-»t-
24401^^1
24402jL>6
24403. vingt
24404o.,
24405AmM (mut. ik SAtet GcraMb >i8 fo, W. sjî
24406.
24407fc»
24408.Kicalâtîoo. des dei« |Mcds de de.
24409r»)
24410: ^ii^ j ,^0^ • C«>«ivert de mosaïqiifs «!
24411. ^.^^^
24412, j^^^^
24413qœ cite l« Sirat-arresomI
24414m aligné. « Deii$
24415l'Histoire de la Mosquée de Jé-
24416gag, fol. 348
24417r">}, ou
24418lit, eu
24419f.ail mt d'un
24420fwwfcn, pir Soîoutî f de MM nantiscril , rolio
24421.
24422!
24423I . Dont les
24424ai iiculaiioni
24425t4f
24426L^tMi» s^^M>;t • Tom MBSol
24427. «nt'selides. > »* On ^tmrûtr dt pièrre, pm
24428m était cOUfCrt de inouiqiies. > Dan» lesjtmaiei «^cri^l m amcim de pierre oa de marbre , un
24429de Xabari (toB>. Il, pag. i4): 2-^^^~aJ~^
24430/ragment
24431qui
24432entre dans
24433la
24434composition d'une
24435j»^^
24436' Elle
24437était
24438inmistLe
24439de
24440pii rrerKs
24441.
24442mosaïque i
24443et enfin un échantillon de pierreriet
24444Ce parUcipc. «t dérive du
24445*n,ot> qui a plu- "
24446^ f^**» d'Alw.ed.h«e^«|a.u
24447«ieurs sismllcaiieM.IIdéri6qe: i*«-e«rtto.«.^
24448AiW4aî(l«».n, fci tS» V^«*iUiL|J
24449«Am. Od lit dMM te ZhiMdkdkIniifir d'Abonlka.
24450J&»
24451yfJU > Oay voit
24452Diqitized by Google
p. 282
24453APPENDICE.
24454371
24455«leur de plusieurs toises. .Au dessus régnait uiMiniiDeiMe vîgne, formée U'ui.
24456« Hnshiut, on voyait de petits fh^meots ^jty^ dorl^ rouges, verts, bleus, blancs,
24457des piKen, formés de blocs de pierres éqai,^
24458• ries, el qui ressemblent à des colonne^. » Dan^
24459XUiitoirt de Jérusalem
24460( mao. 71},
24461p.
24462a33):
24463^\j^afîa |ju«A.
24464Toat est formé
24465de pierres ai Uocs; et équarries. » Dans la
24466Description de t'Éfjpte de Maliti/.i (man.
2446768a,
24468fol. i74
24469r")
24470:
24471^vûsJ'
24472^-^'t Jv=^"
24473j--^^ ç^j^
24474.^TT^'^
24475*
24476liarques Iraiu-
24477p«rWBl 1k in«rre,
24478defrais
24479le gnnd'bloc ju»>
24480• q«.*ai|
24481lieu Où
24482est
24483le
24484puni. » Dans
24485le méine
24486ouvrage (fol. 126 v")
24487: l'auteur, parlant des obt--
24488Jiiques, ^'exprime ainsi
24489:
24490..\
24491y L> ^
24492fJ0»
24493« Il est rare que ces petite siguiUea
24494• soieut coœposws d'uu
24495seul
24496niorccau; mai»
24497•> leurs blocs soot posés les uns ^ur 1rs
24498autres. «
24499IkmVBhitimtnk/énualem (page
245002 191
24501:
24502j»lÛt ^ ^U.yi
24503^'Jt •Its'oceapa «v«è
24504• sète de
24505la construction de
24506la mosquée;
24507il re->
24508• UQUvela
24509les b'ocs de
24510la Sakhrd au|;uste, qui
24511• étiîeat placés, par dehoi-s, au-dessus du mar-
24512« bre.
24513» Dans JtSMn d'Égyjue d'film-Ant
24514(imu Sffi A, tom. II,
24515fol.
2451676)
24517: La.^^
24518ji^l
24519*
24520il
24521une tour en quarden de
24522. pierrei. •'plus bas {H>id.)
24523: j^l» bb^
24524^jJù\ « B bitte me porta, an quartiers depier-
24525« res,« AiUeursfrol. 3i3)
24526: ^jasJ\
24527• Tu
24528le
24529bAliras en
24530quartiers de pierres,
24531» Ma-
24532karri ^Histoire d'Espagne, tom.
2453311,
24534fui. 80
24535v«),
24536dit
24537Jérusalem (pag.ai 1, «»} : tjt»y "US^y
24538î-jJU' j^^fv^lj
24539« Une coupole élevée «Coraé
24540• de fragments colorés.
24541.. D.nns
24542le Kitab arraw-
24543datafa ijnan. 70a A, fol. à4)
24544: ^^aj
24545^Ue'l
24546a 11 it taatbsr nue partie
24547• considérable des mosaïques de la (ipraude roOs-
24548• qiiée. • Dans
24549le Voyage d'Ehn
24550Bafo^inh 'ma-
24551nuscrit,
24552fol.
2455317 v°}
24554: ^^^^
24555yj*
24556'j— ^
24557U-'
24558îi^l ÂiwYl^ ^yaù\j
24559lij^jtt
24560• Huit piliers
24561«demarbiet- «rois de
24562nios:iû|ties et de pein-
24563« tnres variées. > Plus loin (fud. «0 r*;
24564: (J>j^
24565^Là.ji\ ^j^jiij
24566ivar-* • Son parvis est pavé de
24567«fragments de marbre. • Et (thid.)
24568:
24569w-ac*''^
24570i-ijUi
24571c/'.r^'
24572^Lki
24573«C'est une mosquée magnifique, qui est
24574« ornée de nosaiqaes de mailire, disposées daoa
24575l'ordre
24576le plus
24577admiralile.
24578" Dans
24579uii
24580Canon
24581d'un concile (man. «r. n8,
24582fol. aoa v°)
24583: ^jJ|
24584ij-* c'y^^^ -^^^
24585sy^.\jir^lj « Ceux qui se livrent k la divination,
24586• et enaplaienl, pour cet objet
24587, des noyaux , des
24588• fragments de pierres
24589, et du bois.
24590• On
24591lit dans
24592un passage d'fciin-lk'iiar
24593tom.
24594Il
24595, fui. i5 v'), en
24596parlant de l'émeril
24597: ^ \^ \ ^jjt.
24598^j>y^\^ ^ < Les gravenffsde CMbet»
24599l'<
24600• nioient pour polir les pierraries.S Dans un ^
24601• S"'t
24602jilRnclirr est peint de diverses cou-
24603pleurs,
24604utaut
24605composé
24606de fragments
24607rouges,
24608•jMinss, veru,
24609dorés} tau» toot
24610fonnés de
24611• do cristal, dont une partie a été trinie
24612«1
24613s, d'autres en roiife. • Dons XWaOïit àt
24614I ploient pour poli
24615que transcrit
24616raiitrtir du
24617Yetimah [man. 1370
24618fol.
24619-',80
24620r*',
24621011
24622lit
24623: j'^j-J'
246243 w^i—âjj
24625bg t
24626« J'ai gravé sur la bague du temps des
24627«àoMtadndrables.- An nppoctdeTciflscU
24628(M. 175 v«), ebea les joailliers, le not
24629dé-
24630note iMie (mtnmit fue Pon extrait de la icm,
24631\.e mot
24632jjâs, en tant e|u'tl
24633si^oiifie un de ces
24634fiagmenU colorés, qui entrent dans la composition
24635<to «Mfoi^ue/, a , oomate l'on voit, la pins grande
24636avec
24637le
24638.L
24639_*,
24640qui
24641répond an mot
24642i|i3|fsc
24643at
24644présente
24645le même
24646Digitized by Google
p. 283
24647APPENDICE.
24648« qui repreKOtaient tous les pays oodom. U Salnh étik placée* aû-dessi» âu
24649m nùhmb eties autres oODti^ étaient Bgurées à droite et à gauche avec tout cè
24650«quelles produisent d*aii>res remarquables pour leurs firuite ou leur» fleurs, et
24651« autres objets.
24652«liC toit de la mosquée était incrusté d'or. Les chaînes qui pendaient du loil
24653«claienl d'or ou d'argent. Les chandeliers ^tjKi) desliué» à porter les bougies
24654«étaient
24655placés de différents
24656cAtés.
24657Si
24658ce que l'on
24659rapporte
24660est vrai, dans le
24661mmihraô des compagnons du
24662Pix>phùle se trouvait une
24663j.ierre de
24664cristal, ou,
24665«suivant un autre récit, uue perle que Ion désignait par
24666le
24667non» de Ka/i/aA.
24668««.
24669J'ai doMé lilWni {fiotk^ du m^MM-
24670jy^W^ A«U--iJb
24671^
24672eHU, tom. XII,
24673p.
2467449», 66a} quelques
24675détails
24676oUI^I
24677- Une
24678vaste
24679sali.-,
24680J.u.t
24681les
24682mnrs
24683sur ce mot. Je puis y ajouter d'autres exemples.
24684« sont rouverts de mosaïques, sur lesquelles ionl
24685Dans
24686YBiftoire d Alep
24687de
24688Kcmâl-eddui-Omar
24689, gravées d» figures tfMliBMi». • Ce »ot, An»
24690(roaa. 7a8, fol. 3?
24691r«), on
24692lit
24693:^ .L-JLiJl
24694YBUtiin SlMjiàAM,
24695est éerit L-l-L».Oi» y
24696V \\ ^
24697H
24698\\ « Le mot fuiftâ d«igne uo
24699Ut {Annales Ecclesia: Alexandrinœ, t. II, p. ago)^
24700/fragment don-.
24701. Uam
24702Vlfislotre d'I'l.n-Khal-
24703lL_yL^
24704- La voûte
24705doun (toro. Il,
24706Toi. a8 r")
24707J,! w-—
24708S'
24709« tout entière était incrustée de mosaïques. • ti
24710<LJu«i)lj /Uyi j ^UJ' yjj^ " Abi-aliah
24711^/j^^ j
24712.
24713^ î..i .....a ) l 1^ On amclM
24714écrivit à
24715l'empcinir ponr lui dcmaiider des
24716« les
24717oioiitiiiies de dcuos
24718la
24719voûte.
24720> Dans
24721• ouvriers, du marbre cl des
24722mns.nïques. » O.ins
24723l'ffistoire ée Damât
24724( roan. 8a3,
24725fol. 54
24726r^)
24727:
24728les
24729Optucutei de Makrùi
24730(fol.
24731i88
24732r"i
24733:
24734. 1
24735.. ;
24736...»
24737\ \
24738, îj^^t
24739Lj^i-^! UjLî' ^>a^~ûà)l
24740J
24741*-.!«• çj^
24742^j^^ JiX^ J,! J^j^'
24743, Les fragmeaU colores
24744et dores, que l'on de-
24745J_^Lc oL-' s
24746JUUUi
24747Ij'jL'
24748* agne par le mot àtfitlfi^é (mMniqoe*). »
24749LiJu«ill ^
24750(2^jlj
24751« ^Valid écrivit à
24752(i) |jemet j^' désigne un mutàtoin
24753On le
24754» IVmpcrcur des Grecs pour Iwi annoncer son
24755trouve
24756,
24757en
24758ce sens , dans le Sahih de Bokhari
24759.< projet}
24760et
24761ce
24762prince
24763lui envoya cent
24764mille
24765(ton»,
24766i,
24767fol.
24768ay
24769v°).
24770Dans
24771le Kildb-mlagdHi
24772«fliilM«/dVNr,eeat ouvriers et qiiM«Me «tare»
24773^tan. n,
24774fel. aSg
24775y")-,
24776O'jJ» l-^.m^
24777" de fragments'destinéspourles mosaïques. «Plus
24778• «j^
24779^ • Avec elle étaient M l>a»in,tm vase,
24780loin
24781^fol.
24782iiï
24783\°), on lit:
24784LL-JCII w^'j
24785„
24786,.t une outre pleine d'eau.» Ensuite, il désigne
24787' ...à.^fllu . J ai
24788Vil
24789I ccrilurequi était Uacéc en
24790jiambeaUt «« chandelier. Dans VHUtoire d'A-
24791manûifÊt. » ilMM k Far*Hfi d'Ebo-lteloaiali
24792i^etd«nsri7nMi»tad*Clw-aldjoui(i{m. ar. 640,
24793(lbl.i70»V-»ÂJlo^A-.-4nA.^j^3
24794fal.70): i-^^;*
24795^U^^sS^iï^-
24796^1y< L|Ulâ^'
24797.UL-i)b iJ^j»X\
24798. luina une bougie, placée Jans un chandelier
24799Lj
24800t
24801Ti
24802-^•N ^
24803Cette mosquée
24804fut
24805« d'or.
24806^ Dans \e Roman d'An tnr,
24807(t. Il,
24808fol. 68j:
24809•> ornée deces fragments dorés , que l'on désigne
24810w**^ jj-'jîjï^j*»-*'
248111^1 «Des chandelier»
24812«par
24813le nom de /cti/sà,
24814et
24815auxquels étaient
24816. d'argent et deSCfcwdeltaridWDilliUneCéB-
24817. mOées toutes sortes de peintures dTane beauté
24818(BM.<leM. Oelkporie, t C r*)onUtj^lpJ
24819« «Ktr«irdlmh«. > Pfu* Mb (M. 71 O ^j;^
24820(^^tj^yj^Deusdiuddiendecttim.*
24821Digitized by Google
p. 284
24822APPENDICE.
24823« Lorsque lesilaiBpetitaiAt éteintes, celte pierre jetait une telle lamtère, qu'elle
24824«éclairait ceux qui se troumnt dans lëdifice. A IVpoqur du règne d'Amin,
24825fils
24826« de Rasckid, comme ce prince aimait extrêmement le cristal ,
24827il écrivit à Soulâ>
24828«man, commandant du guet, à Damas, pour lui enjoindre de lui envoyer cette
24829«pierre. Souleïinan la déroba et l'adressa au khalife. Mamoun, après son avéne-
24830«menl au klialifal, renvoya celle pierre à Damas,
24831afin de rendre odieuse la nié-
24832« looire d'Amin.
24833htiful Eljn-Asàker ajoute:
24834« Cette jiierrc disparut dans la suite,
24835«et Au K
24836(iijilat ce par un \asc de
24837verrciJjj.
24838J'ai vu ce
24839vase, qui
24840fui
24841ensuit4;
24842• brisé, et auquel ou n a rien .substitué.
24843»
24844'
24845i « Let portes qui conduisaient de l'intérieur du parvis ne sont pas fermées par
24846« des serrures; mais des rideaux pendants les recouvrent. De pareils
24847voiles
24848ta»
24849« IHewntégaleniÉnt le» inurailles jusqu'au |>oint où se trouve la vigne, au^essus
24850« de l|iqudle sont des fragniMita dorés. I^e diapitceux de» coIoddss sont reoou-
24851•«rts d'une eouche épaisse d'or. L'édifice est surmonté de çréneauz,qm l'envi-
24852«lOMCBt de toutes parts.
24853. rWaiid lit construire le minarét septentrional appelé Madken/et-t^Mwu
24854(le
24855«^inuet dé l'époùse); quantaux' minarets oriental et eceidental» ib existaient
24856bien longtemps avant cette époque. A diacan des vog^»» de ce lieu de prièrei
24857«on voyait une tour U»yé extrêmement élevée, Mlle par les Grecs, pour servir
24858à des opérations astronomique.';
24859I r s deux qui regardaient le nord s'écroulèrent,
24860«etles deux du midi ont subsisté jusqu'à nos jours. Celle de l'est ayant été brûlée
24861«en partie Tan 670, et se trouvant dégradée, on la
24862fit rebâtir aux frais des cliré-
24863« tiens, attendu qu'ils étaient accusés d'avoir allumé l'incendie,
24864et on lui donna
24865« les proportions les plus élégantes.
24866C'est ce même mitiaret oriental, sur lc(|uel
24867« Jésus, fîls de Marie, doit descendre, à la iin des temps, après la venue du iJeulJal
24868«(l'Antéchrist), aini>i que la chose
24869est constatée dans le Sahih de Mo&lem, d'a-
24870«près le témoignage de Nawas-ben-Seman.
24871. «Lorsque laiU/d/m des Ouiiuiades fui eutièremeul bâtie, il n'existapoint sur k
24872« surftoÉ de la terre un monument plus beau, plus élégant, plus orné. Si on je-
24873« tait les yeux sur une partie quelconque de cet édifice, sur un c6té on un lieu»
24874•quel qu'il Uktf on était frappé d'étoonement et on admirait la beauté de l'arcbi-
24875• tacturei On y voyait plusieurs talismans» qni reniontaient à l'époque des Grecs,
24876«et par lavertu-desquels 11 ne pouvait pénétrer dans cette enceinte ni insectes,
24877c ni serpents, ni scorpions, ni'scarabées» ni àtaignées. Suivant ce que Ton ^oute,
24878II. {fnIftfiiiefflrM.)
2487935
p. 285
248803 74
24881APPENDICE.
24882« les oiseaux n'y fiÛMieiit jatnais leurs nids, non plus qiM>les colomi>es, et on n'y
24883« Irouvait rien qui fût nuisible aus hommes. La plus ^rahde partie de ces tidis'
24884«maiis, ou Rême la totaliié, fut consunu'c dan» l'iuoendie qai éclaUi la nuit dn
24885«•quinzième jour du mois deSchaban, l'an 46 1-
24886«Il existait dans
24887la
24888ville de Damas plusieura talismans, qui avaient été posés
24889«par
24890les Grecs
24891et dont quelques-uns
24892snhs)s(*>nt
24893pnrtirf de nos joni-s. De ce
24894« nonil)re est
24895la colonne, dont le chapiteau est surmonli d'une sortf de sphère,
24896«et qui se trouve placée dans le mai-ch^ de
24897l'orge, près du p^nl d Ouim-llakira
24898«aulieu nommé aujourd'hui 0//^a//>f, ^j^^Ùi- Âu rapport des vieillards de 1^-
24899«mas, cette odonne eetrôuvn^ des Grecs; si un animal attaqué d'une réten-
24900« tkm d'urine cet promené trob fois autour de celte eolonne, les urines ne tar-
24901«dent {Ms à couler Celte propriété est connue par nue longue ^pënenee»
24902« depuis le tempe des Grecs.
24903Omar-AIkUdanSy après son avènement au kbali&ty se dit a luinnéme ; cJe
24904« vois que des ricfaesseï considérable» ont été dépensées pour la éoastniolîon
24905* de celte mosquée, d'une manière ili^le. Je Mmédierai à cet abu^ autant que
24906« je le pourrai t et |e fend rentrer les fonds tlaos le -trésor des musulmans. J'en»
24907<r lèverai ces chaînes , auxquelles je substituerai de<i cordes. J'arracherai ces mo-
24908« salques»
24909\
24910je metlmi à
24911la place un
24912enduit
24913d'argile.
24914J'arracUerai le
24915n marbre que je remplacerai par des cailloux. > 1^ habitants de PamaSi ayant
24916« été informés de ce projet
24917, se rendirent auprès du
24918khalife, an monastère de
24919« Siméon, d;uis
24920le canlon de Henis. Admis en sa présence,
24921ils lui dirent: «Prince
24922a des cioyants, nous avons appris que vous
24923vous proposez de faire telle ou
24924«
24925telle chose.
24926»
24927Il
24928it'pondil que c'était véritable.
24929Khaied-hen-Ahd-allah-Kasari
24930ti lui
24931dit
24932:
24933« Prince des croyants, vous n'en avez pas le droit. » — « Ah'
24934dit
24935le
24936«< khalife, et |>ourquoi donc, (ils d'une infidèle?» Eu effet, Khaled avait eu puur
24937« mère une femme grecque et ctirélienne. « PdMB des croyants, dit Kbaled, si
24938« ma mère était cbrétienne, elle a mis an monde un fib vrai croyant.» Omar
24939« convint que la chose était vraie. Tout honteux, il dit à Khàled : < liiOHrqnoi
24940« m*as-lu tenu un pareil langage? « Khaled répondit : < Nous autres habitants de
24941m la Syrie, lorsque nous allions iàire des incursioua sur les terres
24942Grecs
24943« un d'entre nous se cbai^geait d'un mudd de fragments colorés Lx^, on iFune
24944« plaque de marbre, ayant une condée de longueur et autant de largenr, plus
24945• ou moins, suivant le rai^ de llndividu. Les liabitantt de. Hems fiiisaient, i
24946Diqitized by Google
p. 286
24947APPENDICE:
24948ijS
24949. « lean dépôts, tim^rter ces objets à Bems, œm de Demas, à Daoïas; ceux
24950< de h Pkilcsiiae, dans la Paleitine; oenx de Ja proTinced'Orden, àOrden; et
24951il rieo de tout cela n'apperteoeit tu tr^r. «'Omar resta înterdiL Sur ces en-
24952• trelkites» il arriva àa pays des Grecs plusieurs ambassadeurs envoyé par l'Elu-
24953«pereur.
24954lis entrèrent par la porte de Beridt et arrivèrent à la grande porte,
24955« piac^ au pied de la coupole de Nesr. Au moment oà ils contemplèrent cet
24956lédifioe magnifique et
24957' ces «tmemeiîte aiixqfi^Is oiî ne pouvait rieo comparer, le
24958m chef des aml)assadpnrs poussa un cri, et perdit l'usaf^e de ses sens. On le Irans*
24959« porta dnns sa maison, et
24960il resta plusieurs jours tnalndr^
24961f >ii:Hid il eut reconvv»^ la
24962« santé, on
24963lui drrnrtnfla m qui
24964lui était arrivé.
24965Il répondrt
24966: «Je n'aurais jamais
24967tt cru que les auisuimaus tussent capables de construire un
24968pareil édifice,
24969et
24970«e je ne supposais pas qu'ils eussent le temps de réaliser un
24971tel projet, n Ces dis-
24972B couri» a^aut élé rappoi-tés à Omar, le klialife dit
24973:
24974k A la bonne heure; que cette
24975« vue racÀte en fureur les Infidèles ;
24976laissez-le. »
24977' «Soua le règne d*pmarbben>Abd«laaîzy les cbvétiens demandèrent qu'il fi&t
24978• tenu une séance judidairei pour prononoer sur la portion d'édifice que Walid
24979« leur avait enlevée, et qn'U avait incorporée à la mosquée. Omar, après avoir
24980» vérifié le fait, opinait pour la restitution. Ensuite , ayant examiné les choses
24981avec «ttentiera,
24982il reconnut que les églises situées hors de
24983la ville , n'avaient
24984m pmnt été comprises dans le traité souscrit par les compagnons du prophète :
24985« telles que l'e^'/i.vr
24986r/u
24987nmnastère de Moiumn, J{jjtjtittmJ^fkenùtttaml/iiù
24988w>*[pt
24989f
24990ir; ^ (Téglise du moine), placée àu
24991lieu nommé Akibah L_.tiJtf
24992• glise de saint Thomas b»y
24993, située en dehors de
24994la porte du même nom,
24995B
24996wli
24997, ainsi que toutes celles qui se trouvaient dans les bourgs de
24998la ban-
24999« lieue. Omar donna aux chrétiens le choix entre deux partis: ou
25000d'obtenir
25001la
25002« restitution de ce qu
25003;ls deniandaient, moyennant que les églises seraient
25004dé-
25005« inolies
25006: uu de conserver ces temples, et
25007cl«
25008.saiisfaire les nuisulmans, en leur
25009« concédant l'édifice qui faisait
25010l'objet de
25011la contestation. Après trois jours de
25012• déUbéraiiou, les chrétiens consentirent à laisser aux musulmans cette partie
25013m debàtiment,sousla condition que les autreséglisesresteraient debout, et qu'on
25014« leur en coaserverut la propriété par on acte de garantie. Cette pièce leur fut
25015« adssit6t délivrée. Suivant le téfsoignage du hàfid Ebn-Asiker, la mosquée dès
25016< Oimniades ^j^^
25017^int au monde son égale, s«itts le rapport de la
25018« beauté, de la magmficenoe. Femadak diaait: «Lss habitants de Damas possè-
2501935.
25020Digitized by Google
p. 287
25021APPENDICE.
25022c d«dt dans leurs mun un des fiahis du pti«dU, (fesiMire, 1a mosqu^ d«
25023« OiBiniades. • Ahnied-ben-ilLbilhawan a dît ^lement' : « Penonne né doU
25024« diMrer plus vivement le paradis que les
25025habiiants de Damas, parae qulls
25026« ont constamment sous les yeux
25027la beauté de leur mosquée. »
25028«Ex>rsquele khalife abbasside Mahdi, fêtant en marche pour aller fiiire lepéle-
25029« ri nage de Jérusalem, arriva à Damas, et contempla la grande mosquée de celte
25030« ville,
25031il
25032dit à son secrétaire Abou-Obaïd-allah-Aschari
25033: « Sous trois rapports,
25034«lesenfanis
25035d'Ortiaïali ont
25036sur nous un
25037avantage
25038incontestable;
25039ils p<»u vent
25040«produire:
25041i° celte
25042uiOï^iquée,
25043<jiii,
25044ii ma connais!tanre, n'a pas sa pareille sur la
25045« surface du globe; a" le mérite de leurs arPranchis; i° le khalife Omar-ben-4bd-
25046« eliizi/; car, jiarDieu
25047,
25048il n'existera jamais parmi nous un homme tel que^ltri.»
25049«Quand oe prince
25050fut
25051entré à Jérusalem, et eut
25052vu' Fédifice appelé jaX-^/vt^
25053« ijàe^) (la roche), bâti ^alement'par ordre deWalid^Mn'^bd-dlmeHk, ildit^
25054« son secrétaire : < Voici encore un quatrième article. >
25055*;
25056-
25057« Uarooan, lors de son arrivée & Damas, contempla ^vec friaisir la grande
25058« mosquée de cette
25059ville. Ce prince était accompagné de son frère Molasemf et
25060K du kadt Iahi4-ben«Aklam.
25061Le
25062khalife ayant demandé î « Qu*y a^t-il de plus
25063« admirable dans cet Àlifîçe7« Motasem répondit : « Ce sont les donites que
25064« Ton y voit. » lahia dit
25065: «'Ce sont ces marbres , ces voâtes, » Mamoub prit la
25066« parole et dit : « Ce <pii m'étonne, c'est de voir que cet édifice ait été construit
25067« sur un plan pour lequel
25068il n'y avait pas de modèle. » Ce prince
25069dit ensuite
25070« à kâsem-altimar
25071: a Indiquc^oi un beau nom que
25072je
25073])ui<»se donner à
25074cette
25075R jeune esclave. » Kàsem répondit : « Mommes>ia ifoffWe de Oamaâ: car c'est
25076m la plus belle chose qui exisu-
25077»
25078<t Abd-errahman-bcu-Abd-eiiiakani disait, d'après Schaféi
25079: a Les merveilles du
25080«monde
25081son!
25082an
25083ninibre de
25084einr|
25085,
25086savoir:
25087r*
25088votre
25089phare, cest-à-tlire,
25090le
25091« phare de
25092Dliou ikanieiu
25093,
25094situé dans
25095la
25096ville
25097dWlexandrie
25098;
25099a* ceux qu on
25100«appelle
25101^shab-tUrakint
25102(leà
25103sept donnans), qui existèrent
25104dans le pays de
25105« ftoum ; 3* un miroir , placé en Espagne
25106, sur
25107la
25108porte de
25109la
25110capitale.
25111Lors-
25112« qu'un homow s'assied auniessotts ,
25113il peut voir son ami dans dne ville située
25114« à une distance de cent pamsanges; 4* la mosquée de Damas, avec tout M
25115« qu'on raconte des dépenses
25116faites pour l'érection de oe monument | S* le
25117« marbre et les moiaiques,car on ne sait pas d*oà on a pu* les .tirer. On ^né-
25118< tend que le marbre est une substance qui a été pétrie; on allègue pour preuve
25119« que le marbre se fond au feu.
25120Digitizcû by CoOglc
p. 288
25121APPEKMCE.
25122^77
25123Suivant oe que fépporte
25124le
25125Elm-Asftkiery lbrriiiiii4)eiMbï11«ltb ,
25126le
25127m lècrélm» qui fit le voyage de Dantu, Tan 43a, s'exprimait ainci dana iiae de
25128« aei lettres i « Eosaite nous reçûmes Tordre de quitter la ville où nous sëjonr-
25129« nioos; je me transportai dans une autre viUe, qui offre une beauté parfaite,
25130« et dans laquelle l'extérieur est en harmonie avec l'intérieur. Ses nielles exba-
25131« lent une bonne odeur; ses rues sont larges; partout où tous marchez^ vous
25132« respirez une atmosphère p.irTuniée
25133; partout où vous avancez
25134, vous ave^ sons
25135«les yeux un
25136aspect
25137adrmiabic.
25138J'arrivai à
25139la principale mosqiu'e,
25140ci
25141je con-
25142« terhplai im édifice que le
25143<li?>coiirs ne peut
25144bien
25145décrire, et dont
25146le
25147sf)fTla-
25148« leur ne peut prendre qu'une idée imparfaite
25149: c'est
25150, en un mot,
25151le chef-d œu-
25152« vre du temps,
25153la
25154merveille
25155de tous
25156les
25157siècles.
25158Les
25159enfants
25160d'Oroaiali
25161, en
25162«l'érigeant, ont laissé une mémoire qui
25163se transmettra d'âge en âge;
25164ils ont
25165« créé un monu/nent qui oe sera jamais ni oublié ni anéantL »
25166Je compléterai ce qui concerne la mosquée de Damas, en réunissant
25167les dé-
25168tails qui se trouvent épars dans les deux ouvrages, sur lliistoire de Damas et
25169de la Syrie, qui ont pour auteur Abou'lbaka
25170(i)r.
25171« La grande mosquée de Damas a de longueur, d'occident en orient, deux cents
25172«pas, qui forment trois cents coudées. Sa largeur, du midi au nord, est de
25173«trois œnts pas, ou deux cents coudées. Sa mesure, estinoée en manlja
25174« (a } du Uagreb, équivaut à vingt-quatre nuat^a. Ce sont paiement les dimen*
25175« sions de la mosquée du' projpbète, excepté que la longueur de celte dernière va
25176« du midi au nord. Les ne& couvertes ^LLÎIj (3) qui toucbentau midi sojntau nom^
25177-
25178*
25179»
25180(i) Blao. M,fo\. 4 ol$uiv.,-5i et stiiv.
25181itom. I, pag. a4i):
25182fj^
25183i^-Â-"
25184(2)Lc mot <nan{^ Ç^'J** l*^' ]>araîtavoirétc
25185leb
25186« Le
25187mart(/a, qui
25188se compose de trente
25189«oqtbyé ctdwivMMiit du» le» contrées «eci-
25190IwuM».* Siiivmth aimt aetear(tDm. II, fêg.
25191dentales de IV mpirc mnsniman. th-signe udc me-
25192j^j
25193, .
25194territoire de Séville on sétne, dans
25195are, doat
25196la longueur
25197était de cinq pas cinq
25198,
25199man/ja de
25200t.nniM,
25201Hf-puis un tier"^ j t -^qd à
25202haitMoMS, ou huit coudées UB tiers. Ce terme «e
25203, ^eux
25204tiers d'un Hadah de froment.
25205» hi plus
25206bas (pag. 109)
25207: ^Xi ^J^J^
25208J^
25209^
25210« On aèaiet Mir tiB «Hnf^ é» tgmda, CD.
25211« viron an àadak,
25212(3) Le mot ètiit \>% a |ilniitnn rigniAca-
25213t ploslMursfui dans le ThiAtf é'sgrtaU-
25214tnre d'Ebn-Awam. On y lit (Dbro de agricutiura,
25215toit». !, p. 5^i)
25216:
25217îL.-J! joji\
25218Ji£».!_j
25219^
25220J<-*?>j <«L»^ Lifi^ « Quant aux 'ter-
25221ares de plaine, trois hommes peuvent y creuser,
25222•
25223I
25224aa Jour, r«qMM d'an Mf^^sAiHdl»
25225«î«». «VDàrW Ai ««»«t d»Irtto,îldtfgae
25226Digitized by Google
p. 289
25227278
25228APPIIVDICE.
25229« bre de tram. Elles »*ëteDdeBt^ «a longitair, d'orient eo occident^ et-dmcÙDe
25230« d'elles est longue de dix-fatiiti»». Cet neTsaont sontentieB par soimite-liuit co-
25231vm/mka$.Oa Kt i»ÊaU Jamb-aambih de Mt-
25232iioudi (man. de St-Germain
25233, 417,
25234fol. 96
25235v°)
25236:
25237^-<ibM Js^M
25238- /Joint
25239(lt'>if;rio
25240tih
25241palai*.
25242• Dans
25243YRistnire tfAl^p de Keraàl-eddiit-Omor ((MU.
252447 .»8, fol. 38 r°)
25245: J»iL) t Jj^ÂJ ob « Nicé-
25246•• phore passa It ouit dtus le pàl«U. « Et plin
25247loin
25248(fol
25249G
25250'(
25251v°), en parlant de l'empereur grec :
25252Js^j u^J iJjjJI
25253J-i,
25254i-^!
25255Schibf-eddau-
25256" bh
25257prit
25258!Ui conronoe et
25259sa tente impériale.
25260>•
25261Kutjrdiiiw {JiHUriUf Um. I , ptg.
25262rcmplnfe
25263également dans le sens de palais,
25264(À- mot dé»i(;neaus$i un pave; et, dans V/fi-^tnirc
25265il'.l/rp
252661m.iM. 7a8, fol. 43
25267v*j, ou
25268lit : ^yi? ^1
25269^
25270^
25271-^^t « Juiqa'à rcitrémité du
25272• èatat,
25273c'est-à-dire de la chau-sséc.
25274» Dans
25275ce
25276cas, et plus ordinairement avec U' 5 final,
25277il indi-
25278i)ue une plaque de pierre ou de marbre', «pie
25279l'on
25280emploie, soit pour fonner le plindier d'un édi-
25281fice,
25282soit pogr levédr Ici niiir.iilics. Dans an
25283vfrs du Sirat-^rresnu! (msn.
25284arah. 619,
25285fol 57^
25286v") qui
25287ofTre
25288ces
25289mots Js^
25290>
25291on
25292lit, en
25293marge du manuscrit
25294, cette note
25295:
25296ViLi^
252975^
25298^' Jl M . UmM
25299• batat désigne les pierres doni on forme le pavé
25300< d'une maison on d'un antre i-dificcSuivant d'aii-
25301• très, tout ce avec quoi on carrelé une maisoBi
25302• pierre on antres matériaox, est designé par le
25303< mot Mat. > On lit dans VHistnirr d Ahmi lma-
25304bâsen (man.G6r,fo>. a3 1')
25305: ^\ LiiL.'
25306! AJ
25307j^yJyLôil
25308^ j y'Js.M
25309« Il arraclia
25310la datte qui recouvrait le coqis de Dâfer et de
25311< cciiK
25312«vatent été asBassiii^ avec lui. • Daps
25313la Description de l'Egypte de Mlluiii (tom. Il,
25314m«n.
25315798,
25316fol. a»i r')
25317: ,_s-Li ^\ LtiUl
25318Jj^i wv-pl
25319La dalle qui était placée derrière
25320« la pNodèie porte. • Et aQIeun (mao. SBa, foL
25321laC T*) : ^LLJ) LSUt liJL»
25322. On in-
25323• cruàta sur son
25324toit de grandes dalles.
25325> Dans
25326VHittoire desHadh d'^gyptf
25327'fol. 9^ v")
25328: ...,»J
25329^jf* ïi>^
25330l-^tA*
25331' 1^ tombeaux couvcris
25332d'une dalle d« nnarbre. > Dans VUlspire Biogr»-
25333/>A^d'Elm-Klk«m(àii (man. 73q, IU. ito r']:
25334aJU^
25335j V-!
25336îLil a^t, jLi*
25337«Pitès de sa' tète cet um diUe, sur laqndfe est
25338• gravé son nom
25339et Fépoque de sa moi t. » Plus
25340loin (fol. ai7 t«)
25341: ^e. C-JIT.^I Lii^J !^
25342« Il arncba la dalle q«ii reroarrait le çadavpe. >
25343Dans VMltMtdeJénuatrm (man. 7 1 3, p.
253441 46) :
25345i'fà TU jadis
25346, dan»
25347le mur septcnlrio-
25348«
25349Hiil , au-dessus de la porte, tme plaque. • Plus
25350loin (pag. a53J
25351: vlJuJt,
25352èCJJj jULÎ
25353A-J—J!
25354V.
25355jL)
25356luLx^
253571. On j^ravn
25358cela sur une
25359• dalle, que l'on appliqua sur le mur de la porte
25360• A ta eiaùie. » Aillenrs (page a 5^, les mêmes
25361mots se trouvent répété», llu^ loin (pag. a^Ji
25362n Près de
25363la
25364tète est une plaque,
25365sur laquelle
25366•> sont graVIÉs des Têts i» mort. » Et (pag. I9t)t
25367jtLJii i2MV
25368• • '^i^ ' o«
25369•1 cour, ddiil Ip
25370sr>I cî,t
25371pav<' ih
25372dalles Manches.
25373»
25374Dans VHistoire de l« niostpiée de Jérmsaiem, par
25375SoioBti {de mon maaascrit,
25376fut. 3o t'^ :
25377LtJ^ «sut, .b^l . u dalle Mire «t b
25378« prière que l'on fait sur
25379elle.
25380» Ailleurs (fol. 47
25381r»)
25382: w>LJ!
25383JL^IIjLsJLj Lv.Oi woîj
25384jLar-^l JJs __i
25385lîîîij • J'ai vu
25386jadis,
25387• sur
25388la
25389oiur septentrional ,
25390au-dessus
25391de
25392la
25393« porter ao« plaque, doiit finseriplioa Indhpiait
25394« la longueur cl la largeur delà mosquée. • Plus
25395loin (fol. 11^ r°)
25396: ,jfli*^\ Li^!
25397IjJi»
25398Us arrachèrent
25399la plaque qui se trouvait dans
25400« cet
25401endroit. ». Oaus VBkêttn ée$ paÊrUathu
25402Digitized bv Concile
p. 290
25403«79
25404«lonom, an milieu desqueUes se trouvedl piac^ huit pilastres Ja., (i). Deux de
25405«oescoibanes, incrustées de marbre, sont engagées dans la niui aillé qui avoisiue
25406d'Alexandrie (t II, maD. t4o, p. -97)
25407: oJ[}iJI
25408A:tyJ\ itbU! « U jkHriapche monla
25409•m aanfMHiiv de IVgliae Je Sainl-Slarc. il
25410< réui sur ! 4eih a«iK, cl câébra b ONMse.
25411DflDs yHistoire d'Égxpte de M. Mca(;iD (tom. Il,
25412|>ag.
25413396)-, 00 Ut: • balaae,
25414carreau de pierre
25415, que l'ou écrit quelque-
25416M
25417, et
25418Ujt «iVhurûl%M$f, déMgw
25419ttnc
25420nr/ couverte, comprise dluts une mêtfUée.
25421Ou Ut dans le f'ojrage tlTCLn-Ritoiitah
25422, en par-
25423ItBt de la mosquée de
25424la Mecijue ^U. atir^j:
25425^% L^ir • Ses trois nefs soet disfio-
25426• lées d'une manière
25427admirable, cl
25428paraissent
25429• n'en
25430faire qu'une
25431Jtnic.
25432» Vn géographe, dont
25433leVnanuscrit apjMU-tient à M. âielaporte (fol. 8 v°),
25434dit ,m sujet du même édiiioe :.wJLa.
25435^
25436lous cotés
25437régnent
25438truis
25439nefs.
25440. Et
25441(«,V/.)
25442: L^U ^
25443JS*
25444.
25445; ,.- c ....f J a
25446• Lji.face de
25447la nef,
25448> d«oAli6qa»figefde le |Mrvt»,atteGfiMée de
25449- mosaïque».» Et (f.. 10V^^SJ ^J-t xlrv^l
25450w»U.bl». Dans VHistoire d'Ebo-lCadi-Schohlbàh
25451(man. 687,
25452fol. «9 r°): ^L*J!
25453.L» ^
25454ïjLUlj *J»iij
25455^
25456i)! . On termina la
25457omntiiictioBde hno»qyce^rexceptinn d'une
25458' pirlie de
25459ta nef
25460et
25461ta, uraurct.
25462» Dans
25463le
25464yarage d'Klm- Batoutah
25465(fn!.
2546611
25467r»)
25468r LbLJl
25469^^f*^^
25470^^J*^^ "t^ "«f occideotafe du
25471• parfis. » DsBt TiSIUMnr d'Ebn-KhaIJikan
25472(fol.
25473114 V»):;;^^ i-i*
25474liUb jj^J . Il fiit
25475• eaterré
25476rfans
25477la
25478nef, sur le bord de la imt.*
25479I>aDs Vaiftoifie des hommes illustres de la Mecque,
25480par 'mi eddia-FAai
25481(loin, ill, fol. i83 v»j .jb
25482• La naiiDo d'Adi4ieo>Hmiftl «tvit^laos là nel',
25483• entre
25484la mosquée
25485et
25486la
25487rue.
25488« Dans
25489!'//«-
25490taire d'Espofiw de Makarri (tom.
25491I, man. 704,
25492fol. 49 »•)
25493:
25494^
25495J.ÎUU
25496« nef du milieu de la gnmde nosqnie.
25497Plus
25498lobjfol.
254991 27 f») : J^t jj;^%i AZJS dJ>2l>
25500,Ji .Xs^l
25501< L«s nefs s'éteodcni en lon-
25502•
25503{.'iieur, depuis le commenrcnieat de
25504la mos-
25505« quée, jusqu à
25506son
25507extrénito.
25508«
25509Et
25510( Ibiti. )
25511:
25512.oLLîUI ^^j^j \yf-}jLa SawaRflufToAtes
25513•
25514i]iie l'on ;i|)pelle Matât. . Plus bas (fol. ia8 r");
25515iî-.j"^^
25516^)L}\ ^
25517* Suspendu
25518dans
25519la
25520• uef du
25521milieu, • tl
25522(fol. a35
25523i^)
25524: jIA-».
25525Uji
25526• Dans
25527la muiaille de la nef est
25528pratiquée une chambre. • Dans le Aa/foj (luan.
25529de la BibliDlbèque du Roi, pag
25530f,i ,
25531!i-i),\f mot
25532Jïblj se présente avec h uu' rne
25533^il;llilic.^Iion.
25534(1 ) Le mut i^Aj qui fait au pluriel ^^Jî,
25535est
25536employé avede sens que je luidonae^ dans deux
25537passages de la Deterymem de r^fitpie d'Alwu»
25538Ob;tï(!-Rekri fm.in.
25539ar.il». 58o, p. 90,
25540174). Ma-
25541iuirri {Hiitaire d'Espagne, tom. I, man. 704, fol.
255421 14
25543r*) paijaatdun poot, dit: L^La-jt xL^-J^-.f
25544L^Lftj • On cnToiteacoreles piles et les per-
25545•
25546iie.>
25547irin'iiciiio.
25548Dans
25549le Voyage d'Ebn-Ba-
25550toutab (manuscrit, foi. 17
255511";;
25552s ^JL.^Lj Jl_S
25553•
25554f.-"
25555J-^j' cj'Vj
25556^jT^-^i ^j'
25557Y^-À^li
25558iL »
25559,.^^ 'K^y
25560Â..':...!^
25561L^Ucs-'
25562^j^i
25563•> Elle est saatennesur cinquante coloaaes
25564« et huit pilastres de idâtre, placés entre elles.
25565« On y voit
25566,
25567111 outre,
25568six
25569pil.istrcs
25570tli' maihre,
25571• et recouveris de plaques de marbre de diverse-.
25572• couleurs.
25573» Plus
25574loin
25575( Ibid. v* )
25576:
25577^j-*
25578I
25579-^
25580- f
25581" On y con>pte.lrenie»tfoîscolannesetqiu<«
p. 291
25582aSo
25583APPENDICE.
25584«I« parvis. On voitdaïula nef duiiiiU«o(i).qiiatiienMftni^, et des l^rés d^une
25585c ouigdificence ettraordiraice. Derrière chaque
25586pilastre
25587est un intervalle
25588de
25589caoiunle^onie empans. Le parvis est entouré de trois côtés par une galerie qui
25590«a dix-sept pas de longueur. Les colonnes qui la soutiennent sont au nombre
25591« de quaranje-sepi, parmi lesquelles se trouvent quatorze pilastres.
25592Le reste se
25593«compose de piliers
25594. Le
25595loit de la grande mosquée est, par dehors, formé
25596M en entier de plaques de plonil). reqti'il y a déplus considérable est la coupole
25597« de plomb qui touche au mihraù^ et s'élève dans l'air, présentant une surface
25598«arrondie, d'une étendue immense.
25599Elle
25600est soutenue par une vaste nef,
25601à
25602«colonnes, qui se prolonge depuis le
25603jusqu'au parvis. La coupole s*é»
25604« lève dans les airs, et lorsqu'on la regarde, elle présente un coup d*oe9 admî-
25605« raMe et imposant. De quelque côté que l'on toarae les yeui yen la vQle, on
25606« aperçoit la coupole qui se montre dans les aîrs^ comme' si elle j était suspendue.
25607« Ses fenêtres (a) formés de verres ccrforés et dorés sont au 'nombre de soiiante-
25608« quatorze. Lorsque le soleil se trouve vis-i-vîs le dôme et y projette ses rayons,
25609• tor/e pilastres. • Plus loin
25610(fol. 6>
25611v°;
25612«Hue coupole souu-nue par quatre pilas-
25613• très, dootdiaemi «st «ccouipagDj de deux «o-
25614• tonnes de marbre. • Dans uo TraM de grogra-
25615l'fiir, qui
25616a|)p:irtient à M. I>claparte (fol. 6 .«*>)
25617:
25618« voéléeetaoaiemM aor des pilastres de boU.*
25619(i) Je lis
25620anKeiKie ^^t.
25621(a)
25622\je mot schemsah
25623Jli
25624ou
25625tchemsiah
25626*
25627_ <• »* ' (car on trouve
25628di u\ Icron», el ia se-
25629conde parait
25630la plus usitée) a plusieurs signiii-
25631eatHNH. Il désifos, i* une luennie carrée» qui s^
25632trouve placée au haut du
25633mur, et qu'on laisK
25634imverte, ou qa'on garait de verre, suivant qu'on
25635veut adnettre l'air ou la lumière dans ud édiiice.
25636FJitt-IUliNitah {rty«ft,
25637fol. 17 Oparfaol de la
25638grande mosquée de Damai, dit
25639:
25640—
25641• noml^re des tckcmsah de verre» colorés qui s'y
25642« trotmot
25643est de
25644Mixaiite>quatoree. •
25645Dans
25646VHutoire d'Espagne de Makarri (tom. 1, foL l4(
25647r")
25648: .LewjJI oL~m^ « Les «eAwwMrt de
25649. vem. • Ptiitloio (fol. t3ô v*) î\^i^ ^\J
25650oLîUj 1^1
25651fijnnr »4jL..,n, s±J^ < Sur le so»
25652• met le plus élevé sont trois schemtah, que l'on
25653« «ppeUe rommauat (grenades , boules). > On
25654lit
25655.dSusfoonmge deHast (JbreeM imdFtz, p. a65)
25656que le mot iJiJU dêsigoe wefenétn.
25657a* Ce mot signifie un parasol. On
25658Ut dans
25659VHitiuvs d'Ebn-Khaldouo (loai. III , fol. 58 1 r*):
25660*^.M.,.*..M
25661^ j
25662• |l entra, ayant ao-
25663«deSH» de ta téte le sehemtitth (parasol)
25664» Ail-
25665leurs (fol. 548 r"): ^LA*(, oLj^|;J1 -^o^l
25666LliJUI
25667« U se
25668lit apporter
25669le»
25670pavillons, le» tentes» le
25671«dais,
25672le parasol,
25673et les antre» attrilwta de U
25674« •ouveiidDeté. ««Dans va vers que rapporte
25675le
25676recueil tntttnlé Tetimah, on lit
25677: U-JL
25678I—liLj"
25679^^^p»iJI
256801—
25681^jj^
25682l
25683>.
25684•
25685li tuurue autour de nous avec un parasol, avec
25686«'lequel nous now garaudMOU du soleil, jW'
25687Digitizcû by
p. 292
25688APPENDICE.
25689a8i
25690« cbacun de ces rayons n refl^ sur ton les ces teioMs. ïjb même effet se pro-
25691« longe jusqu'à
25692la muraitle méridionale» et les rayoDS colorés qui
25693arrivent
25694«jusqu'aux yeux sont d'une magnificence dont abcnne expression
25695ne Munit
25696«donner une idée.
25697«Deux ial>lfstle marbre, couleur de pistache, venantde la ville d'Alexandrie, fu-
25698« t'eut aclivléesau prix de cent ascl ira ils. Ou les transportaet on les pla^'a à l'entrée
25699« de la grotte, où
25700élail déposée la tétedeJean,
25701fils de Zacharie. lezid-ben-Wa-
25702« kah,qui avait été préposé par le khalife pour la surveillance des ouvriers eui-
25703« ployés à la coDttrnction de Ja mosquée, racontait le
25704fiiit suivant
25705; « Dans le
25706« cours des travaux, nous découvrîmes une caverne^ Notu en infomnAmcs
25707le
25708« khalife, qui se rendit sur les lieux vers la fin de la nuit» teiumt en main une
25709« bougie. Étant descendu dans cette ouverture p il trouva une petite chapdle qui
25710••avait trois coudées de longueur sur trois de laiigeur. Elle contenait un cercueil
25711« que Ton ouvrit et dans lequel était un coffre JUi«, qui renfermait la téle de Jean,
25712« filsde Zacharie. Walid ordonna de la replacer oii elle étaitj puis
25713il ajouta
25714: « Po-
25715« ses par dessus une colonne qui se distingue entre toutes les autres. >Oo y plaça
25716« une colonne dont le chapiteau était en forme de coffre
25717JjL_>.
25718« Mouslini-bea-Walid(i) disait
25719.: J'ai vu I9 téte de Jean, fils de Zacharie, qui, au
25720• qu*KU moment où
25721il
25722disparaît.
25723». On
25724lit dus
25725l'Biitaire de
25726Nowairi
25727(inan. 645,
25728fol. 66 r*)
25729:
25730«.n sortit de Ja teate, ajraiit mr «a Mie b
25731psiMOl. » Le scheîkh
25732Rera, dans
25733le
25734rt-cii de
25735son
25736vov-Tî^o, sVxpnDif ainsi '[lai^e
25737!fT;
25738: w'^^^il
25739OU-^,.-'..JwJ
25740^
25741«' ^— n
25742" Ln
25743païa&uls,
25744• 'i|ne l'oD àéùgutf ta tuV*^
25745^ "o* ^
25746> iehemsiiah.
25747« Dans V Histoire d'Abou'linahAl«D
25748rinan.671, fol. 5o r*)
25749: JI^'SlIj ^H.!/*^'' ^
25750lis portaient avec eux les tré-
25751• ion, les riclMMCs , et
25752le paiaiot du Unlife. «
25753Uns le Kdmel d'Ehn-Athir (toa. V, |Mg. l3$):
25754L..,~M il— t,
25755^^JLc j iÎJ^i) J^i
25756•
25757Il pntra dans
25758« Bagdad
25759, ayant au-dessus de sa tète l« parasol.»
257603* Le méine mot désigne aussi «n fMbn ; at-
25761teadn qnUtertà gami&r du toML On lit itaê
25762fi, {MMim p^9.i
25763la Deseriplion de l'Êgrpte de Malri«i (man. G8a
25764fol.aiSn
25765. L^J^
25766«:
25767<L>«.Ci3
25768• Moin it drcHcr le voile qu'il avMt
25769fabriqué pour la
25770Kal)ah.
25771> Dans le manuscrit
25772797
25773i fol. 317
25774r"), au lieu de
25775*->~-v-^ o" lu
25776Plus Ims
25777(fol, 3i7
25778v°):
25779Ci!
25780J,
25781Lai Jui_î/
25782j^'iiî
25783• Pour le graiid voile,
25784• on eoipliiie trente mille mMUM dW. • Ce* dé-
25785tails, transcrits par Makrin
25786sont empruntés à
25787Molirimme<l-h<>n-M()'i.is';ir \m:m
25788arab. 80a
25789A.
25790foU 40
25791t'].
25792« Le mut jy..^:. peut aujai
25793designer
25794«iMvoCfe, ttiwespAeedefidm. «Caren lit dans
25795VHistoire d'tigjrpte de Djeberti (loni. III
25796, f. aa r"),
257971»J,«Lj ^~-n5 ^U-^ Ls,J^^J.i Sur leurs
25798« poitrines sont des sckmnuah de konth
25799(étoOes
25800« di taie) atlBcbc» avec des agraffea. •
25801(} Man. 6)8, M. 45 1*.
2580236
25803Digitized by Google
p. 293
25804a82
25805APPENDICE.
25806« moment où l'on
25807se disposait à construire la mosquée de Damas
25808, fut extraite
25809« (lp dess«nis uti des piliers de la coupuie. Celte téte conservait eocore la peau et
25810K les clie\t ii\, sans aucune altération.
25811«
25812I.<^
25813toit
25814(\e
25815l.'i
25816nioscjuf^p
25817éta'ii
25818incrusté
25819d'or
25820et
25821d*azur. De
25822là pendaient
25823les
25824« cliaiucs dur
25825qui étaient,
25826dit-on,
25827au
25828nombre de
25829six
25830cents.
25831Oaiiir-Lien-
25832fAbd-elazle,
25833à soa avènement au
25834kbalifat,
25835voulait
25836enlever de
25837dessus
25838les
25839«murailles et
25840le
25841toit
25842l'or qui
25843le*
25844couvrait»
25845et
25846le dépoter dans sou
25847trésor.
25848« Mais comme on lui représenta que le métal qui en proviendrait n'aurait pas de
25849« valeur, il renonça à son projet; seulement,
25850il ôta les cba!nesd*or qu^l fit por-
25851« ter au trésor et auxquelles
25852il substitua des chaînes de cuivre.
25853tt Le mhrab ooddental, appelé le mihmb des HanélBs^ fut rebâti Tan 718.
25854«En
25855elTet,
25856le c6té sud-ouest de la
25857muraille se
25858trouvait d%radé
25859et
25860mena*
25861«çait ruine. Le ruiïl/ du sultan, nommé Tonkiz, informé de cet événement, se
25862o rendit à l'endroit indiqué, accompagné des kadis, des personnages les plus
25863«distingués de
25864la
25865ville, et de plusieurs
25866arebitectes» Après avoir examiné les
25867«cboses,
25868ils écrivirent au sultan, pour l'informer de ce qui se passait, lin ordre
25869«aiip;nsle leur enjoignit de rebâtir cette parlie de
25870l'édifice.
25871Ils commencèrent
25872li le
25873a rebâti
25874I
25875du
25876coté de l'occident,
25877jus<pi
25878;i
25879ce
25880cju'ils
25881ath-ignii eril
25882les fondenieiifs,
25883«puis
25884ils procédèrent
25885à
25886la reconstruction, qui dura l'espace de
25887ciiuj mois
25888et
25889«viugt jours. On rebâtit le mi/trab des compagnons du Proplicte, situé entre le
25890mbttb^tùnkih
25891(la i)(>rte de raccroîssemenl), et balh-alkhatdOah (la porte de
25892la
25893«prédication), pou I que l'imam des hanéfis y pût faire sa prière. On'établitlcs
25894« imams qui devaient présider aux prières. L'imam de la KdldsA devait prierle
25895«premier, suivant son usage. Après lui, venait Fimam des schaliSis, khaHb (prédt*
25896«cateur de la mosquée; puis llmam du mifscMed d*Abou-Bekr; puis celui du
25897« mcvcAAee/d^Arwah.
25898« Le tuihraùf placé dans \eniaksmiintht&A un des plus beaux et des plus extra*
25899«ordinaires qui existent dans rem(iire musulman.
2590011 est tout entier formé d*or:
25901«au milieu se trouvent des mihrab plus petits, joints les uns aux éutres, et en-
25902«vironnés de colonnes. Quelques-uns sont agglomérés comme des colliers et
25903(fspml)lent enfilés.
25904Il
25905est
25906impossible de rien voir de
25907jilus l»eau. Ce maksotirah
25908« porte le nom de .Un^sanni/i ,/> kitidr.
25909Il fut conslruil sons le kbalifat de Souleï-
25910«man-ben-Al)d-elnieIik, à JVpocjuc où ce j)rince suer 'dn à son frère Walid, On
25911«1 éleva jKjur que
25912le kbalife y pût
25913faire sa prière. Au-dessus du mi/tnth, est
25914la
25915Dicjiti
25916i-v Google
p. 294
25917« vigiie,savoir.* une grande vigne d*or. On prétendjqu'elle coûta i Walid Boiianie
25918« mille piioes d'or.
25919« Le mihrab occidental, Dommé le Hiihrab des hanbalis fat rdiditi att mo-
25920«ment de la construction dttmur. Le mÂAia^ était destiné pour recevoir l'imam
25921«à l'imitation du prophète, qui avait fiié un seul emplacement, dans lequel ses
25922«compagnons augustes pussent remplir les fonctions d'imamStOu tempe du pro*
25923«phète, il n'existait point de mihrab.
25924Il fut établi postérieurement, du consen-
25925«tementdes Imanis les plus distingués. Le premierqui établit un mi^tm^ creux
25926,
25927« fut Omar-ben-Abd-eia/.iz
25928, à l'époque où
25929il gouvernait Médine, au nom de Walid-
25930« beii-Abd-etmelik, lorsqu'il reb&lit el agrandit la mosquée du Prophète qui avait
25931«été
25932iiriiinlip,
25933« Lji
25934iiioscjuce de Damas a (juatre portes
25935:
25936la première, nommée Bah-alberid
25937«(la porte de Berid), regarde roccidenl} Bab-ulzimlak (la porte de Taccroisse-
25938« ment), est au midi ; la porte du nord se nomme Bah-al Mtekin (la porte de
25939« Boltekiu). La porte orientale, qui est la plus grande, se nomme BtA^i^ùmm
25940«^(la porte de Djiroun).
25941« La porte occidentale a plusieursvestibules ^L»^ fort vastes, dont diacun con-
25942« doit à une grande porte. Tous servaient d'entrée àl'éi^iae, et ils subsistèrent éàtA
25943«leur état primitif. Le parvis, d'où se découvrent à la fois des bâtiments nugoifi-
25944«queSydeseoupoles, les trais minarets et des eaux artistement conduites, offre le
25945«plus admirable coup d'enl, un spectacle qui étonne l'imagination. C'est, chaque
25946«soir, un point de réunion pour les habitans de la ville, un lieu de promenade.
25947«On les voit aller et venir.de la porte de Djiroun à celle de Berid
25948: ils ne qiiiHcnt
25949«pas ces endroits jusqu'à la On de
25950];i
25951soirée. Les uns s'entretiennent avce
25952leui-s
25953«amis, d'autres s'occupent à lire l'Alcoran,
25954d'aulresȈ prier Dieu. C'est
25955là leur
25956«usage, soir et matin, mais principalement le
25957soir.
25958rtOn y voit trois maksourah{\), savoir
25959: celui de Moawiali, le prcmiej qui ait
25960« été placé depuis l'islamisme,
25961il a de longueur quarante-quatre palmes ,
25962et de
25963(•)
25964J'ai
25965parlé aiUcurt (tom.
25966I,
25967t"
25968partie,
25969mcnts du
25970Carre, pag.
25971Au rapportde i'auteur
25972|»ag.
25973iiS4j du mot mahoanh
25974On peut ^ Généalogies arabes (f. 3i
25975r*), ce fut Moaviab,
25976«oémlter, pour ee qui câncenM eette partis ^ k imnicr, fit coartmin iui JfaiMWWk oft
25977(l'une in(»f|uôc, [maksourah on sanctuaire), ce
25978le khalîfe UtUKsapfièfe.
25979i]ue dit M. Coste [JrchlUcûtre arabe ou moau-
2598036.
25981Digitizeci by Google
p. 295
25982*H
25983APPËNDICE.
25984«Isr^r, la moitié de
25985sa longueur, Toat près, du
25986c6(é de roccident,
25987est le
25988nmaksourn/i qui fut construit au moment uù la mosquée fut agrandie par Tadjonc-
25989« tion des Lûtiments de l'église, et qui offre de plus grandes dimenuons. Le troi-
25990« siènie, placé du côté de Toccideat, est le lieu où les Seids hanéGs se réfraissent
25991* pour professer.
25992« I^e sol de la niostjme était, dans son eulier, pavé de mosaïques
25993; les morceaux
25994« qui lescomj>osaieut avaient été creusés par la pluie et par la marclie. Melik-Kâniel,
25995«auutoiufutoùil fit construire le Toiubeh (tombeau) Xv/m^/reA, situé au nord de la
25996« mosquée , voulut y ouvrir des fenêtres grillées ^aÇjLa donnant «ur oel édifice.
25997«On ne le lui permit pas, h moins qu*il ne pavftt la mosquée. 11 le fil, et ouvrit les
25998« fenêtres.
25999« La coupole orientale, appelée KmMt^-AltehiUi (b coupole d'AIschafa)» fut,
26000m dit-on , constniite l'an
260011 60 , loui le khali&t de Mahdi.
26002« Lfl jet d'eau
26003(1)» ptacésousles degrés de Djiroùn, fut établi par les soins/iN
26004(t) Le mot
26005et i^ty signifie iM/if Aon.
26006On
26007lit dans
26008le Voyage «l'Ebn-iiatouuli
26009(nan.
26010fol. 18 r")
26011:
26012.
26013. .'«yîj «Lil -<-*)J Lt'^ "^^^
26014*jty>)t
26015« Un tube de
26016fer qui
26017fait sortir
26018• l'caiiavec Airceeit dé$i(;tK> par le mot/afvifniA.
26019Duu VMinaln irB$p^te de Maltani (tom. I,
26020inan.
2602170.',, fol. 117
26022v")
26023: ol^ly
26024L^JL 'Sj»
26025« Un bassin sur le<|Hcl se trouvent de
26026noriibrf>)ix
26027« jels.d'eau. » Dan» le Meidtek-alabsar
26028583,
26029(oLssart}: As. *LL ^Jljï JU. -L- i,\J»
260301*1
260311 M
26032V-
26033"
26034•
26035'^
26036J"
26037^y^jj» •Ui
26038. Un jet d'eiiu^ qui lance une
26039• eau (ItHifc,
26040liiii].it!L-,
26041i
26042t qui
26043s'cl.' vc aii-d«<i(is de
26044"
26045la surface de Teau, à la hauteur d'une coudre. •
26046Dans h
26047Deiert/aiim ée fÊgypte âe
26048(lom.
26049Il,
26050inan.
26051-jjS,
26052fol.
26053a3a v)
26054. •
26055- -
26056\
26057c'-'
26058^^^t''
26059I.'
26060jV-t d'eau,
26061• qui se trouvait dans
26062la moM|uéc d'fcbn-Tou»
26063• leuil, ftit consumé par les flammes.
26064. Dan» ks
26065(^muKteM db même historien (nMmHcrit, feL
26066.08 r"l
26067: L^^Sl
26068S^...j^J,\^
26069• Il ccrivitàOmar de f.iin-
26070f.ilii iqiu r un
26071d'eau
26072• à Médlne. » Plus bas ^fol.
260731 09 r»J
26074: ^
26075« l'eau , par le moyen d'un jet d'eau , qui le ver-
26076•
26077Siiil dans un bassin de marbre.
26078« Dis vers qui
26079se trouvent inscrvs dans l'Anthologie
26080intitulée
26081KAmriiM (m»m, enb. iJ?*, M laî r"), onranl
26082une difscripfion d'un jet d'ean îj\y. OmsIViu-
26083vrage qui contient Vllistoirr e/t-x /trmtmes iUmtret
26084de la Mecque, par
26085Talii -eddin- Fâsi
26086(lom. II,
26087nan. 7»i.fiil. »o4 r-)
26088: ^
26089J L^l^t
26090J
26091îjV J
26092^l-^j
26093^{à.j iu-iLi
26094«
2609511
26096lit couler iVeu duos on tuyau
26097• de plomb, jusqu'à ce
26098qu'il la £t sortir par un
26099«jet d'eau, qui la
26100versait dans un
26101bassin
26102de
26103« OMtrbra. » Dank^ la Dnapthm
26104<fe l'Égypte de
26105Makrizi {tout. II, roan. 791. fol. 3a8 O:
26106• Un bassin, dans letpiel
26107« l'eau arrive |)ar un jet d'eau.
26108» Ailleurs m. 68a,
26109fol. «96
26110^ .Ub ,,^jjij' oj^ly
26111• l>cs jels d'eau, qoi jettent Feau sur lé nar-
26112• br*. > Et (man. 673 C, tom. MI, M. 141):
26113L. eau V
26114• arrive par un jet d'eau d'un travail admirable.»
26115Digitized by Google
p. 296
26116APPEMDiCK.
26117a85
26118« sciMrîf Fakhr^eddaulah-aboa-Àli, qui était inapecteiir de la oioaquée. Tan ^to.
26119mOn pratiqua lont autour des arcades, et
26120l'on ëleva au-dessus une coupole.
26121«Bientôt cette coupole tomba, et fut
26122rebâtie. Enfin, les colonnes qui la soute-
26123« naient s'écroulèrent. Le conduit qui règne au-des»u» du jet d'eau fut creusé
26124«l'an 5i4> »
26125L'autettr
26126donne sur l'horloge placée au-dessus de h porte de Djiroun, des
26127détails (jui onl
26128été [iiihliés par M. Silvestre de Sacv (i).
26129I
26130luu
26131iii
26132tloiit je viens de transcrire le
26133récit a dit un mot d'un incendie <|ui
26134coiiMiiua
26135kl
26136L^r iiide mosquée de Damas,
26137l'an 4^'
26138Je
26139l'Iiégire (1068 de
26140J. C).
26141Aijou ltèda',^u; et linad-eddm-lsfahâni (3) entrent, à ce sujet, dans de plusgraudj»
26142détails. «Dans uuesédition qui eut lieu à Damas, et qui eut pour motif la rivalité
26143« TÎdeDte qui divisait les Africaips (c*e8l4-dire les partisans des Fatiraites) et
26144« les drienlau , le feu Tut mis k une inaison .voisine de la mosquée d/ami de
26145«celte
26146ville.
26147L*iaoendie
26148s*éiani communiqué à cet
26149édifice» tons les efTorts
26150« que l'on
26151fil pour l'éteindre restèrent sans succès. La flamme dévota le bftti»
26152« ment» et anéantit tous les ornements admirables qull renfemaîl dans son
26153«euceinte. »
26154Au
26155rapport
26156de
26157l'Iiistorien
26158Ebo-kadi-Schohbah,
26159Tan
26160788 de
26161lli^ire
26162(i386
26163de
26164J. C), on s'occupa activement de rapeindre, de rcblandiir et de
26165DelàviraiNiiiéwcxprmiooa mèuplMirii|nei. On
26166lil dam le IbUt-mllùr de Utondénir (ton. 111,
26167fol. 274 r«)
26168:jjj tJji
26169«.S^t wTjkJf
26170JJjLj • l^s gouttes d'eau âc ses pleurs dewen-
26171• dirent, rommc une pluie, du jet d'eau de ses
26172« yeux.
26173I. Kt (foi. 26a v)
26174: 'jîj-i
26175^jy*-
26176O..^ L*
26177^jjifi • U §t ceuler du jet d'eau
26178•• detyeoK im lorraai de wng. » Gbomm, eooMBe
26179il «tt fkile de te voir» a'eit «nire
26180etioee que
26181rdjjeetir^tp. II» ù^joautiaMt. o» fitdsi»
26182le royage dïlm-BaKNitali (foL s5
26183:
26184Sjipi
26185« Une fontAÏne
26186jaillissante.
26187«
26188Plus
26189bas
26190{Tbid.): éirCL.
26191» l'ne fonfain*
26192jaillis-
26193' santé et coiUante.
26194» Dans VAdjaib-atmakhlm^
26195iat de Ksnriai (de mou numoacrit , foi. «64 r*j :
26196'iXjj
26197* Ou 7 voit une footaioe jeiNîa-
26198« sa/ite. » Dans le Commentaire sur A Mn
26199^ itkiJ
26200(od. de Conslantinople, p. yo)
26201:
26202J,'
26203\ j»—*-»
26204LkjJ
26205^/-^
26206ï^LJIJ ï,lji)t
26207• On distingue , dans la signification du mot ain
26208• aae fentaîae jainianei^ et ua
26209«eil doué de te
26210« iàonlté detein et l'expreiiioa, povr le» dms
26211aena, est identique.»
26212f I)
26213Abd-ailatir, lUlatioit de VEsypUf p. S77
26214et suiv.
26215(») Aaaatet, %am. lit, pag. 110.
26216(3) HUtoirtdes SeldJuiiMti, non. deSMÎef-
26217nain, fiiL 09 1* et v*.
26218Digitized by Google
p. 297
26219M
26220APPSRDICE.
26221HjpÊim h gnade moM|iiee de Hamas (i) ; nuib ces trayaux si dkqpendieiïx ne
26222punot assurer
26223la conservation de ce magnifique Mifice. L'an 80) de l'houe
26224(1400 de J. C), durant roccupation de Damas par Tlmour» la moaqiiëe des Om-
26225tniades fut ûvvorêe par le feu. Uobistorten arabe, Ai}ou*lfnahésen(9), prétend
26226que cet édifice fut livré aux flammes parle conquérant Tartare. Un autre écrivain
26227arabe, d'autant plus croyable qu'il se trouvait alors à Damas, Ebti-Khaldoun (3),
26228atteste expressément que, dans l'incendie q»ii consiima
26229la
26230ville de Damas, à la
26231suite de sa prise par Timour,
26232le
26233feu gagna
26234la gronde mo<îf]née;
26235et
26236il ajoute
26237:
26238«( L'édifice croula en
26239entier;
26240il n'en resta plus que (iuelt]ues pans de murailles,
26241n dans la construction desquels
26242il n'était pas entré de bois. » Suivant
26243le témoi-
26244gnage de l'auteur du /.tth r-nameh (4)f dans la ville de Damas, les maisuns ïn^i
26245< nt
26246l'étage
26247inférieur
26248bâti en
26249pierres,
26250et les autres
26251étages eu
26252bois; un incendie
26253a^étant manifesté dans cette capitale, atteignit et consuma la gnnde mosquée.
26254Si
26255l'on en croit rhistorien, Timonr fit inuti^Bent les plus gnnds
26256eflbris,
26257pour
26258arrêter
26259lés progrès
26260du
26261feu,
26262et préserver' la mosquée. Un
26263voyageur
26264européen,
26265le bavarois
26266Sehiltbeiger, qui
26267était, à
26268cette époque,
26269prisonnier
26270de Hmour, et qui parle avec enthousiasme de
26271la m^ificenoe de k mos-
26272quée de Damas (5), charge, dTune manière terrible, la mémoire du conqué-
26273rant. Suivant lui, Timour avait protesté au
26274c^est^dlre au kAdi, qu'il pou-
26275vait, avec toutes les personnes qui lui appartenaient, se réfugier dans la mos-
26276quée, oij ils trouveraient une sûreté entière. Plus de trente mille hommes, femmes
26277et enfants étaient réunis dans ce temple. Quand le farouche vainqueur vit Tédi-
26278fice encombré de
26279cette
26280fonle immense,
26281il
26282fit amonceler autour des
26283murailles
26284une énorme
26285quantité de
26286bois, auquel, par
26287ses
26288ordres, on mit
26289le
26290feu.
26291Lu«
26292SIM te que
26293la mosquée, avec tous ceux quelle renfermait,
26294fut dévorée par les
26295dammes,
26296Bertrand de
26297la
26298Brocquière, qui
26299visita
26300l'Orient en i43a
26301et i433, ne parte
26302pas,
26303il
26304est vrai, de la mosquée de Damas; mais
26305il
26306atteste que
26307cette
26308dernière
26309ville fut réduite en cendres par le Tambrolant ^amerhn) (6).
26310yi) Man.
26311or.ib. 687, fol. 14 r».
26312.
26313(a) Man. ar. 666, foL 8a 1^.
26314(3) Tmit.VtU,fol.4SSv.
26315(4) De OMNI nuaserit, fU. ft^S r*,
26316(,5)
26317Reite,
26318pag. 48, 49, 5o.
26319(6) Mémoires de
26320l'inttifttt national (Scieoon
26321nsnlSii et poiitiqueA, toin. V, pag. 489.
p. 298
26322APPENDICE.
26323aSj
26324Au rapport de Makrîzi (i), Tiiiioiir fit mettre le feu à la ville, et l'incendie ga-
26325gna
26326la
26327niosqucc. Suivant Bcdr-eddin*Âiutabi (a)
26328el Ehn-kadi-Scliolihali
26329(3),
26330le
26331feu
26332fut mis à la
26333Nille par
26334les soldats dé Timour.
26335Si
26336I on en croit Ebn-Aral>-
26337scliah
26338(4)> ce
26339furent des Râfedis,
26340c'est-à-dire des Scliiiles de
26341la
26342province de
26343Khorasaoi qui, se trouvant dans Tamiëe de Timour, mirent par haine contre
26344les Snnnitet, le feu à h mosquée de Damas.
26345Kn bout de quelques années, le sultan d'Égypte, Melik-Mouwaiad, fit relever
26346la mosquée de Damas (5).
26347Gomme cet édifice avait d'abord été une église cbréfienne, soiis llnvocatîon
26348de Mnnt Jean-Baptiste, on montrait encore dans son enceinte le tombeau qui
26349était censé renfermer le corps dù précurseur de Jésns^Hst. Sadi, dans le Gu-
26350Ustanf
26351fiiit mm lion de ce mau8olée(6).
26352Avant
26353de
26354quitter ce
26355qui
26356concerne
26357la
26358grande
26359mosquée de
26360Damas,
26361Je
26362dois
26363parfcr
26364d'un
26365édifice
26366qui
26367dépendait
26368de
26369cette
26370vaste
26371enceinte,
26372et
26373que
26374l'on
26375désignait
26376par
26377le nom
26378de
26379KrlMsrft
26380iJt^,
26381c'est-à-dtre
26382carrière à
26383chattr.
26384On
26385lit
26386dans
26387le
26388Guùstan
26389(7) qu'un
26390rrligieiix,
26391d'une
26392saitifeté
26393ëmiuente
26394,
26395étant entré dans
26396la
26397grande mosquée de Damas, et faisant sou
26398ablution
26399sur
26400le bord
26401du
26402réservoir de
26403lirll<isvlt
26404,
26405tomba dans
26406ce
26407bassin.
26408Voici
26409les
26410détails
26411que donne, à
26412ce
26413sujet,'
26414le commentaire turc du
26415Guliitan
26416(8).
26417e Tandis que
26418l'on réparait et que l'on couvrait de ciment la mosquée susdite, la chaux néces'
26419saire était déposée dans un
26420lien attenant à la muraille de eet édifice, et qui
26421reçut, pour cette raison, le nom de Keftdseh, ce qui équivaut à
26422j»^t, ttrd-
26423keUdsehy altëndu que le mot keU ^jJ^j désigne laeAowr et te plâtre. Dans la
26424suite, Tan 555,Nour-eddjn, fils de Mahrooud^Senghi, fil bâtir sur ce terrain un
26425coll%e,qui porte encore aujourd'hui le nom de Ketlétehf comme étant situé
26426sur fempiacemenl du magasin â cbaun. 11 appartient esclusivement aux imams
26427de la secte des scbaféis;- mais, aiijourd*hui,
26428il ne reste plus aucune trace de la
26429constmclloD primitive; car, dans l'année $70,
26430il fut consumé par les flammes,
26431aÎDsi qu'un des minarets de la grande mosquée qui toucbe au collège susdit, et
26432(i) Man. arab. 67^, fol. vj
26433r".
26434(1) Man. ar. 684, fol.
264354i
26436r*.
26437(3) Ihii. 689, fol 179 v\
26438(4) Flk$ ÏTMWf, ton. Il, p, 1)1.
26439(ft)
26440Bedr«ddîii-AîiilalMt nian. arsb. 634,
26441foi.
26442147 r'.
26443(6) Ct|».I,|Mg.6S,«d.6ealîo.
26444(7] Cap. H
26445, p. 160.
26446(8)
26447Ëilit dc^Constantiiiuple, pag. »o4.
26448Digitized by Google
p. 299
26449l88
26450APP£NOIC£.
26451que ToD appdl«
26452^j^j^/^^ iLîM^t le fnùiaret de fépouse» L'^ifice
26453resta qudqoe
26454temps eo raines. Seladin étant devenu maître de la Syrie ,
26455fit
26456reconstruire ce
26457bètlnient; noais les chambres dont il se compose se trouvèrent si étroites, qu*i1
26458n'y put pas tenir plus d*UDe personne. » Saladin fut enterré dans le iowàeà
26459(tombeau) que Ton bâtît pour lui, au nord du lieu aj^peléiTe/i^^, qui est au
26460nord de
26461la grande mosquée <ie Damas (i). Dans
26462la vie de Saiadùtf par Beha-
26463eddin (a\ ainsi que tlans
26464Ips
26465.-fn/ta/rs (PAbou'Iféda (3)
26466,
26467il
26468est
26469fait mention de
26470rimaro de la KelUhrh.
26471On
26472lii dans le Manlul-sâfi. d'Abou'Imahàsen
26473'4":
26474^
26475« Le khatib de Damas et l'imam de la Kelldseh. » L'historien
26476Nnwaïii nous apprend (5) que, Mdik-Ascliraf étant mort, son corps fut porté à
26477sou
26478/fu/r^e/i (tombeau
26479, situé dans
26480l'édifice appelé KeUàseh, quiestan
26481voisinage
26482de la mosquée des Oniniiadcs. On
26483iii dans VHistoin: d"Lbn-kadi-Scliold)ah
26484{ijj
26485:
26486i«,iisJLi
26487^1 JâJ «
26488Il
26489fui
26490transféré au
26491niilirab occidental de l'édi-
26492« fice appelé KeUdseh. » Et, plut bas (7)
26493: ïs^^l^ ««mj^jJ jtr«
26494Il
26495professait
26496c dans la Kelldsek. » Dans VHUtoire de la mosquée de Jérusalem , par Solouti (8),
26497on lit: iM!l5J) ^
26498iJ'j»^' <j sSi/^ ç*^^ 3 " H^xa la mosquée des Om*
26499« miades, dans la galerie occidentale, qui ftit partie de la KeUdsvk, » Dans la
26500Bù^ptiphie des htmunes itbtstres du mitHme siècle de fA^rv (9) : ^1 %z, Xa)
26501^ JL^t JuUI .Ijj wJ13l^ i3«11 L.k£Jt « rentrai dans
26502la
26503K KeUàseA, qui était destinée pour la Tentie des livres, et qui est située derrière
26504« le mur septentrional de la mosquée des Oromiades. » Et plus bas (to) : L.jj4|
26505jy^l
26506" Le medresdi
26507(collège) kelhlneh, situé à c6té
26508« de la grande mosquée des OmroiadeiB. »
26509(•) Histoire de Damas, roan.âaS fol., 4^
26510v*.
26511(«)
26512StibuSm,
26513pag. vj^
26514(3) ïom.IV, p. i34.
26515(4) Tnrn. V, man. ^Si
26516, fol. 97 r».
26517(5) a6* partie, man. de Leyde, fol. 1 67 y*.
26518(6) Mao. arab. 643, fol 5$ v°.
26519(?) td. lèld.
26520(8)
26521Di-
26522tiioii manuscrit
26523, fjl. 79 r*-
26524(9) Aian. de la BihUothèque du Roi, p. &3..
26525(10) Page 58.
26526m SB lA PBSHiàas paatib ou tomb sicovd.
26527ICmTA.—rv»«iHtT.>Aalca^Slt (l»»).llM:«SS(mih
p. 300
26528fflSTOIRE
26529SULTANS MAMLOURS,
26530PAR MARRIZl.
26531QUATRIÈME PARTIE.
26532RÈGNE
26533DU SULTAN M£LIK-ItAS£K'NAS£R-£DDijN-MOUAMMËD,
26534nus DE M£UK-llANSOl]ft-SElF-£I}i>lM-KEUOlII(.A.LFt-ALAU-j)AL£lll.
26535Ce prince eut poiir mère Asloun-Khatoun, fille de leiuii- Sekliai,
26536fils de Ka- 47U
26537radjin, fils de Djenkaï-Nolan. U vint au monde, le samedi , au milieu du mois de
26538lfolwiTeni,deraniiée684, en Égypte , dap« le chftteao dù h Montagne. Après le
26539meurtre dewn frère HdikoABdmf'Salah-eddin'-Klaalil , égorgé dans les environs
26540deTcroadj«h, lorsque Tëmir RokiMddiii-Ketbogii eut peasé le fleuve, acoom*
26541des émin , Alein-eddiii-Saiidjar^houdial s*aboucha avec eus, ainsi que
26542les émirs SAMhis et Hansourîs, qui se trouvaient au C^re et dans la forteresse.
26543TousVacoordèrent pour conférer le litre de sultan à Hdik-NAser^Hohammed-
26544ben-K^K>un. On fit venir ce jeune prince, qui était alors âgé de neuf ans ec*
26545ll.(ffiM«rNmf«ntoO
26546i
26547Digitized by Google
p. 301
26548a
26549HtSTOUkE DES SULIÏklffS 1IâMl.0UK&
26550oomplis (i). CéuH
26551le iamedi , «eîzièroe jour du mois de MohAirem , de
26552rann^ 693 (a).Les émin firent asseoir le nouveau souverain sur son trône. Us
26553prcmiarent au rang de Naïb-assaUdnah
26554(vice-roi)
265551 emir Zein-eddin-Ketboga
26556en remplacement de Baltlajvi. L'émir Âlem-cddin-Sandjar-Schoudjaï fut nommé
26557TMir etcbef deradmioifltraftien j/SJ» « la place d'Ëbn-Assalous; lYmir Hosam-
26558eddin-Làdjin-Roumi XOstathir fut choisi pour Atabek des ai mées; l'émir Koku-
26559cddin-Bibars, le Djn.u fierii^hir, fut nomm/- O^Utilnr: l'émir Uokn-eddin Bibars,
26560le Dawadilr ,
26561fut maiiiteau
26562dans ce pijste, auquel on
26563jniijnit le rang d'émir de
26564cent chevaux, et de cnnimandanl de mille chevaux. On lui confia également
26565la
26566surintendance du bureau de la chancellerie, destiné pour l'expédition des let-
26567tres et des réponses , ainsi que l'inspection de
26568la poète. Les troupes reçurent
26569une gratification (3), et prétjraÀt le-aeri^ieaft d^liÂfiUlé àjtor naitve* KMboga
26570s'attribua la conduite de toutes les affiiires du gouvernement, ne laiseant à fldik-
26571Nlser d^autre part dans la souveraineté que le titre de sultan, et rien de plus.
2657211 établit sa résidence dans la maison appelée Dér-atmiabah (la maison dn vice*
26573Toï), qui faisait partie de la citadelle, et il r^a qu*nne taUe serait dressée d^
26574vent luL U expédia à Damas une lettre écrite a« nom de Hèlik^Aacbnif, et con-
26575tenant osa mots
26576: « Nous avons dioisi pour notre représentant notre htn
26577« Melik-NAser-Moluimmed, et l'avons désigné comme notre béritier^préioM|itif.,
26578« afin que,
26579si nous sommes obligés de marcher contre renneni, ninn.-ayéns
26580(1) Je n'h^U! pas à lire ^iSm^f, m lieu ée ^m» «çir, que prrâeule le isaivuscrit.
26581(a) Au rtptMMrt d*AlMHi1iiMliâ9eii(iiiaii. êSt^
26582fol. 3i O, les historw» ne «ont point d'aeeord
26583entre eoE inr le jour de l'avcnement au trûnc de Molianimed-bcn-Kelaonn
26584;
26585lc>>
26586uns placent
26587<xt
26588événement au lundi,
26589qualorzi^mr! jnnr du mois de Mnliam'in
26590,
26591(Tniitres au lendemain.
26592I,c nu'me
26593écrivain, dans le Manhel-idfi (tom. V, pag. 7$!, foi. i^è v"), se conlcnte de dire
26594:
26595" Dans
26596la
26597«Iflooade dintne du mois de Moharrein.
26598»
26599f^J*^
26600)tu,^\ jtéiS ^ Mcmani
26601( bUb. 613,
26602fol. tao
26603r")
26604a adopté
26605la pi^mièie fliûiiion. Oani ]mJmuilef d'AbonlIéda ( ton. V, |itg.
26606ki6)
26607on
26608lit
26609;
26610k-j'ill
26611.JL*.''
26612^^Li ^
26613n Dans
26614les derniers jours de
26615la deuuèflse
26616dirainr du
26617nioi<i.
26618•
26619Ebn-Aïa* (man.
26620,\, tom;
26621I,
26622fol.
26623114
26624v'] dit: ^œ-* ji^
26625^..y^à-^lpj
26626•
26627!.<•
26628jtiidi,
26629dii-
26630hoitièiiie jour de Moharrem. » Si l'on en
26631croit l'auteor d'une Histoire d'Ègrptf» «lont 1« manuscrit
26632m'apiMiikBt (fU. «8 1*1, ce fat le onOèmc jour de Mobamm, qoe Mohtiiuned-Iwa-KclaMii
26633monta sur le trAne. An mtt,MakriB
26634pas d'aocofd avec bd-méM; car, dans M ikteH/nh»
26635'Af i'Egyptr
26636nutn
26637Çf<7
26638fol. 45! v"',
26639it désigne le qiiatoriièinf Jour de Moharrem, comme la date de
26640l'av^oemeni au
26641tt onc de Mohammed-beD-Kelaoun. M. Deguignes {Histoire des Hms, ton). V, p. i68j
26642•e Irompe, lorsqu'il placées liiltan viogt-quaurièmc jour de Moharrem.
26643(3) le lu JfJLil «n Heu de J^l.
26644Digitized bv Coogle
p. 302
26645Air 6^ {n^y
26646TllL MBLtK-IIASKIk-EllDIM-MtkHAMICeD.
26647^
26648« an prince qui noo* ivrapliM en noire abienQ& » H ordomMÎt de lui fiûra
26649prêter serment de
26650fidélité pv toute h populetiaD,
26651et de joindre» dam
266521»
26653Khotbahf eon nom à celui d» NdikfAMiknr. Celle lettre fut remise à Nmir
26654SelF^din-Satelmesch et à Seïr-«ddin-Beliadur-Tatari. Ces deux ofBciers entrèrent
26655à Dimas
26656le vendredi » .vingt-qnetrième jour du mois. L'émir Iz%-eddin>Àibek- 4^
26657Hamawi, Nakb de Dmbm, convoqua les émirs, les commandants , les kadis, les
26658principaux personnages, et reçut leur serment. Après quoi
26659il
26660fit la Khotljah au
26661nom de Meîik-Aschraf et de Melik>Nâser, sou successeur désigné. Cette mesure
26662avait été arrêtée par Schoudjaï. Le lendemain, un courrier de la poste arriva
26663à Damas, ap|)ortant l'ordre de saisir les biens de Baïdara, de Lâdjin, de Kara-
26664sonkor. de Torontaï
26665, «r-w^f (l'échanstïn) de Sonkor-scliali
26666et de Rohadur,
26667le
26668lids-iiaubuh.Oïï apprit alors le meurtre de Melik-Aschrafet l'avèncmerit au Irùue
26669de son frère Nâser. Toutefois , on continua , dans toute
26670la Syrie , de Cure
26671le
26672Kholiah àânar In forme indiquée plus hnrt, jusqu'en omiàrae jour du mois de
26673ftebi-premier. A cette épc»que, une dépédie émanée de Melik-Nftier enjmgnit de
26674prooonèer dans la prière le nom seul de ce prinée, evee le titre de sultan
26675: ce
26676qui fut «técuté le veiidredi, onzième jour de Rebî>premier ; et l'on implora la
26677miséricorde divine sur son père Hanaour et son irère Aachraf.
26678Bientôt après» on ^occupa de la reeherdie des émirs qui avaient été com-
26679plices de Baïdara, pour le meurtre d'Aschraf. Les deux premiers que l'on put
26680découvrir furent
26681: l'émir Seif-cddin-Beiiadur, le Rds-naubahf l'émirI>jem&Ueddin-
26682Akousch-Mauseli
26683, le Hddjib. On leur trancha la tète , et leurs corps furent livrés
26684aux flammes dans le lieu nommé Majahir
26685le second jour du règne de
26686MeUk-Nàser. Ensuite on arrétîi sept autres émirs, savoir: Hosam-eddin-Torontai,
26687assi'thi (l'échanson), Noii{.';ii,
26688j»
26689Silahdiir^ Ata-eddin-Allounboga, le Djrmdar, Ak-
26690sonkor-Hosàmi, Nâser-eddin-Mohammed-ben-Khowadja. Bientôt après, on saisit
26691Kara-kouscb, le Siluh-dàr. Ces faits eurent lieu le vingtième jour de .Moharrem.
26692Les détenus furent enfermés au Caire, dans le magasin des étendards, ^yJt Âilj».
26693Kbars le Djaschcnkir fut chargé de les appliquer à la torture (4), afin de tirer (5)
26694|4) J«
26695iMhMté
26696ft lire
26697J^' «e fin ée
26698(S) Le verbe
26699à laMconde fiinDe, sisin>e : « Taumema- m hanmitt pow M «tûditr m
26700« «MH. l'on lit dans Vm$tBin iPÉfffteAtWhm (man. anlk 668»
26701fol. ii4 v*}: ^y^Li tjjj-»
26702« On vttiilat, CB k* frapptott Icnr arracber d«e «rcos. Plotkb (fol iSg i**)
26703jjmi
26704I.
26705. lyui^L-j uy Google
p. 303
267064
26707BISTOIHE DES SULTANS HAHLOUKS.
26708û*m%
26709la dëdantion de leiin complioe». Ou
26710les fit sortir de. prison
26711le lundi
26712douaième jour du mois, et oa leur coupa les mains avec' un coupem , jyltLm,
26713sur un billot de bois (6), w>ÀiLy^ à la porte de la citadelle, ils furent-cbués sur
26714des chameaux, fl^nt leurs mains pendues à leurs cous,
26715et traversèrent ainsi le
26716villes du Caire et de Misr (Fosut).On portait devanteux»|iuhaut d'une pique(7j^
26717•
26718Il voulut nrrùch<-r (les uvcux dcquelijucs hoiURies, et le;
26719fil frapper,
26720» Dans
26721Vllistoiie
26722<li: Nowaïri
26723(a6* part., m. deLejde.f. 14 v»)
26724: ojîlj ijjL«J| w»j^«La jeune lUlefut interrogée par testeur»
26725. * ments, et fit des aveux.
26726> Dans XHistoire d'Égxpte d'Ahiued-AskaUlu
26727(tom. I, non. arabe 6^6,
26728*
26729foL 54 r")
26730: 'j^CJU iA)
26731w> ^
26732r^jt/** * U. vodlot le* ferrer ite s'expliquer «ur ce 4|tt'il ftvek'ap>
26733« pris; maisiUaièfeat tooL» Et plus lMs(il.):JJL» ç^^j>\ ^LiLJt J^i « Lendtaosuimij^llini-
26734^ him
26735i^
26736la torture, et il
26737fit des aveux.
26738» Dans VHistoire d'Égjrpte d'AboulnabiseD^uan. arabe $S3
26739fol. aoa r")
26740:
26741^'-^ jJ! ^It
267425, 3
26743•
26744Il voulut lui arracher des aveux concernant les
26745trés4»rs;
26746< et cet homme lui
26747fit les aveux qull désiraiu » Ailleurs (œaa. 667, fol. 97 r"):
26748s^-^i-c'
26749Jkjuj
26750s^Iâ.
26751ii\y\
26752* Après I^T«r saoniis à la tertnre, pour lirer ilc
26753lui des avem oOBwroant ses
26754« Jnens
26755et tes
26756trésors.
26757> Dans
26758le Manhet-td/i^ du nène écrivain (tom.
26759Il,
26760niau. arabe 748,
26761fol.
26762i3i
26763r"}:
26764tJ,j^\ jl>ii\ Jlyl jLc
26765jJIju ^ ^JXL^ J,t ^UJ! oXJUI
26766< Melik-Dàhcr envoya
26767vers Meutasch
26768des hommes chargés de l'appliquer à la torture,
26769et de lui
26770« arracher des aveux concernant les richesses de l'Égypte. > Dans VHistoire d'Égypte de Djeberti
26771(ton.
26772I,
26773fd.
2677416a y )
26775:
26776s^"^^.
26777*jiJ^
26778* ^ ordonna de lui atndicr des aveaa,
26779• qu'il fit dés qu'il eut subi la moindre
26780torture. > Et plus loin (fol. 19a r")
26781: w>L«Jt ^)
26782^
26783»\-^\ ^ hjj^
26784' ll> l'envoyèrent à la Ponte, afin qu'on lui arrachât, par des tour-
26785« ments, les noms d«» ce\i \ {(iti s'étaient réunis. •
26786(6) Le texte porte w-J~à. pi
26787\,J^i pcul-éue Idut-ii lire \^si«ss i-»^
26788En cffut, le mot
26789Ïm>^, qui fait au pluriel ^
26790IJ» , signifie une lige, une jpwAr. On lit dans les SeiMa d'AboifriSaïd
26791,
26792sur leprenier chapitre de la Genèse ^ ^Ji\ ^
26793U jl dUes^l juto
26794^ îiLJr L
26795âu>^
26796« Le grain qui tombe à terre au moment de la moîssoo , ou
26797la soucUe qui
26798reste en terre.
26799>
26800Ailleurs (sur le chapitre XXV du Lrvitiq
26801'f
26802'
26803;
26804,
26805,
26806,
26807'
26808:!'.,.^i3rJt ^
26809Lj'—i
26810!_>
26811fj'ji^ 3
26812V*/* * Les grains qui iomb<-nt au montent de la moisson, et
26813la
26814forte
26815tige qui
26816• reste en terre. » Dans l'jnsrMw d'Elw-KhalIftan (ioL 36a V) : ^Juftiit
26817* Des billots de
26818• buis. > Et (Ibid.)
26819: ^1^1 ijy^ « La figiire des billots. » Dans un passage du FdUhM'Ullihotafé
26820d'Ebn-Arabschah (page 6.^) ce mot
26821'L~aji
26822est employé pour désigner la verge de l'homme. On y lit
26823en parlant d'un eunuque X^^^sj
26824iL,'! ^.
26825Tl
26826plus bas
26827fp^i^'c 216) on
26828lit: s^CJjj
26829«1^4»
26830tige» de ton corps, « c'est-à-dire
26831les os qui forment la charpente de ton corps.
26832(7) Ce même jour* an rapport d'Elm-Afas (tom. I, fol. ii4)> l« ffàU promena, dans les tue* du
26833Caire, la tête de l'caiir Baïdara
26834,
26835fichée à l'extrémité d'une pique; ensuite elle fut suspendue à la
26836porte de la citadttlc.
26837Bientôt l'émir
26838K<-ilH)t:.i
26839l.i
26840fit transporter
26841ji sa maison, à la porte de laquelle
26842on l'attacha. Entin, au bout de quelques jours, on
26843l'enterra dans le tombeau que Baïdara s'était
26844&it élever dans te petit cimetMre de Kanfab.
26845Digitized by Google

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