Quatremère – al-Maqrīzī, Histoire des sultans mamlouks, t. II (Paris 1842–45) — archive.org text layer

History/Historians – Arabic medieval · al-Maqrīzī — Kitāb al-sulūk li-maʿrifat duwal al-mulūk (Mamluk sultans) · none · L0 witness

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Attribution: Quatremère – al-Maqrīzī, Histoire des sultans mamlouks, t. II (Paris 1842–45); public domain in Canada (death year verified: Quatremère d.1857 (https://www.wikidata.org/wiki/Q289886) — staged at corpus/incoming/histories/historians/al-maqrizi-suluk/quatremere-sultans-mamlouks-t2-1845.pdf from https://archive.org/details/bub_gb_M7oWAAAAQAAJ (HIST-1, 2026-09-29)); OCR text by the Kemetic project, Yousef Hanna 2026.

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refL0 witness
p. 304
26846M 69S (1194).
26847VIII. MELIK.MASER-EDDlNrMOHAMHEO.
26848&
26849k télé de Behlonu Une foule innombrable t'était réunie pour contempler œ
26850^ectacle, en aorte que les deux ville» furent presque livrées au pillage. On eut
26851nia de faire passer ces malheureux devant les portes de leurs maisons. Au mo-
26852ment où
26853ils arrivèrent vis^vis la maison d'Ala-eddin-Allounboga, ses jeuUM
26854esclaves sortirent précipitamment,
26855la
26856ti'fe
26857découverte, se
26858frai)paiit
26859Je visage,
26860acconipagnres de leurs enlanls. Ses pages décliiréient leurs v»"iements, et poiis-
26861siiieiil des cris affreux. Sa femme,
26862ijui
26863élait monu'e au sonunel
26864<ie
26865la maison
26866,
26867voulut se précipiter
26868, aliu de tomber sur sou mari; mais elle fut retenue par ses
26869jeunes esclaves.
26870fcJle criait
26871:
26872•< Plût à Dieu flue je pusse me sacrifier pour toi!
26873»
26874Toutes ces femmes coupèrent
26875leurs cheveux,
26876et les jetèrent sur cet infortuné.
26877Toute la foule fondait en iarntes, et téiitoiguait ainsi sa compassion. Ces malheu-
26878reux lertèrent ainsi respaoe' de plusieurs jours. Quelques-une rnoontrent am-
26879ie dos même des dumeaux; d'autres ,
26880après avoir été
26881délivrés des doua et
26882rendue' à leurs familles,- forent repris one seconde fois» et cloués de wmveau,
26883jusqu'il ce qn'ib expirèrent.
26884-
26885Cependant, les jeunes esdaves de Melik-Aschrafet les ftmilles des personnes
26886attachées à son service se revêtirent d*habita de deuil, se couvrirent entière*
26887mtent de noir, et parcoururent les rues de la ville, accompagnées de pleureuses,
26888et célébrant une pompe funâbre. Jamab, en Égypte, on n'avait vu un speo*
26889lacle plus affreux que celui dont ces jours-là offrirent l'image.
26890Bientôt après, on arrêta lëmir SelC«d|Un-Kadjker, aj.friX7 (l'échanson), qui 481
26891fut étranglé dans le marché aux chevaux
26892; mais on ne put obtenir aucune nou-
26893velle de Kara-sonkor, ni de Lûdjin.
26894l..e vizir Ebn-Assalouî?
26895, qui se trouvait dans
26896la ville d'Alexandrie, ayant appris
26897le meurtre de
26898Melik-Aschraf,
26899sortit
26900de
26901la
26902place durant
26903la nuit,
26904et
26905prit
26906la route du Caire.
26907Il \iut descendre dans rernii-
26908tage h
26909,lj du
26910iicheiivii
269111 >{emal-eddin-Dâheri
26912, situé en dehors de celle ville, et y
26913passa la nuit (8). iJès le malin , il se mit en marche, accompagne de tout l'appa-
26914reil et de toute la pompe qui environnaient sa dignité , et se rendit à sa maison.
26915(8) Saivant l'autetir de moo Hittoire 4fÉgrpt€ (fol. 3o v*), Ebn-Aasalous eomnlta le aelictkli powr
26916•avoir s'il devait ae montrer ou se tenir caché. I^e
26917iicliciikh refiua de lui ilonncr un nvis, atléguaiit
26918qu'il
26919était pe»i vprsr dan^ rc; matières. Il j'adressn
26920\ un autre, qui lui ron*^tll,i dp ne {>as faire w
26921qu'il projetait. Malgré cela, il se mit co marche dès le matin, «itra par la porte du pont, et se ren-
26922dit i sa BHÎMM conme ai rien n'était diangé dans sa positioii« et rendit U justice eomoM à rordi>
26923mire.
26924Digitized by Google
p. 305
269256
26926niSTOtSB J»ES (SULTANS MAlILOUKS.
26927UssIuMlbetlesprindpaiix penoniu^ de fÉtit se présentèrent pour le lehier.
26928Il les reçut amc rorgoeîl et le hanlearqai Un étMent ordineires ; il ne se leva
26929pour eueun d'eux , «t ne témoigne d'égerds k peivoone. Un de set fineiUèn loi
26930comeOlait de le ceeher jueqn-à ee que les tnnibiee Ibisent epeisési mei» il ré-
26931pondit : « Nous n'en ISerons rien ; nous n'appnnmrioos pos cette conduite diex
26932c un de nos sgeots; comment TadopterioiM-noiM pour nous>niétne? » II reste
26933dens
26934sa maison
26935,
26936recevant , durant
26937cinq
26938jours , de nombreuses
26939visites. Les
26940femmes de Melik-Aschraf avaient
26941dt-pub'
26942vers
26943lYrair Ketboga
26944,
26945le Naib, afm
26946d'intercéder auprès de
26947lui en faveur du vizir, attendu qu'il était un des amis et
26948des
26949fauiiliers
26950i\u sultan. La cliose déplut à Schoudjai, qui, avant eu une con-
26951irrence avec Kelboga et d'autres émirs, les indisposc'i et les excita contre le vizir.
26952Ce magistrat fut mandé par Kethoj^a
26953, le samedi vingt-deu.vieine jour du mois de
26954Mobarrem. Il monta a cheval, accompagué de sou oorté^e ordinaire. Au mo-
26955ment où
26956il
26957entrait cbez le JVmi ,
26958il fut arrêté et livré entre
26959les mains de
26960Schoudjai , qui le mit sous bonne gerde, et le fit descendre de le dteddle, et
26961conduire vers sa meîson, à pied, et entouré de setdUtes. Maie on ne lui pemit
26962pas d*entrer cbee lui , et il fut livré à son plus crud ennemi, l'émir Beh»«ddin>
26963KJrakonaeb-IMheri, le Sekddd-atsohbaÂj 'Lae^lSit (9), efin d'extorquer de lui
26964une amende; Cet homme loi fit subir la bastonnade la plus rigoureuie; car, en
26965une seule fois, on lui sppliqua onae cents coups de fouet (10). Schoudjai àênp'
26966(g)
26967JVxplirjnerai plus bas ce titre.
26968(I(>^
269691,1' tc\tu porli'
26970; Ç^J-iJL»
26971wL».
26972Li)' ïjja.lj
26973'Ûja ^
26974)Jb. Uaas mon
26975HifMrrf d'I-.^t/fi,
26976yi. 'io V*) on lit
26977:
26978^^iJ-^J .4)1 ^iJ^} <JU-9. lin elfet,
26979ic mal
26980i,
26981dcàigne an fouet, et, stm-
26982vear, k coup porté avec cet butmmeM. On lit dimle Mitmi-iutokmiés NakrUi (tam. I , pug. 181) :
26983-r-^ {jij^J
26984'^•^
26985* ^ '''^ finppé de cent vingt eoupi de Cmwc » Don» la Jteui^riom de
26986l'Égfpte du nirmc
26987hislorwn (man. 6fla,
26988Toi. 321 v"^
26989:
26990îXc ^Lllb s^j^ • Il reçut on
26991grand rinmlMe de coups de Touet.
26992» Ailleurs
26993(fi>l.
269943i4):
26995'««J^
26996V'^^ "On
26997- lui aM('n.i tretitc et quelques coups de fouet > Ailleon (nan. 798, fol. 368 r") : Lyit. li^j^
26998<ufl. ,s
26999^j^^ Ij^lj « Il lui appliqua UB seul coup de Iwiet par-detntttt touque. » Un»
27000Vmnoins rf'i?OT*d'Abott1iiMliiMD (man. 663, M. 906 r*) wàJIyt* L£»
27001U gr*-?^
27002« u totalité des coups qu'il reçut t'âevâ 1 sdM mille.
27003IHus loin
27004(roi. a» f)
27005:
27006L.^ j^^L^_j
27007À-"^ ^LlIL*
27008«
27009Il
27010reçut
27011qnatrp-viiifît
27012six coups de
27013fouet.
27014•
27015Ailleu(^ (mon. 666,
27016fol.
27017t")
27018: ^^««Jlj ity.gftJb
27019X
27020Ils
27021furent frappt-»
27022ii coups de
27023fouet et de bâton, v
27024|>an:>
27025riRMfr fAfaOMd-Adtaiid (wul 656,
27026fol. 98 v"^
27027:
27028^jr-^^ j** U^^-
27029' " "^'"^
27030> avec des foueU, euviroo soixanie eoops. > Dans YRiiÊ»irt é'Ehn'kadi'SdMlibâh (nan. 687,
27031Digrtized by Google
p. 306
27032A* 69)
27033VIIL MELUC-HASER-EDDIIf-liOltAlCHED.
270347
27035praa'm eslte
27036oondiiil». Ebo-AMtlont
27037Ait reods à T^ir B«]r-«ddiii-LcNilou>
27038Sooudif Schàdd des divans
27039,
27040(|ui lui fit subir divers genres de tortures, et le
27041Uniraienta de
27042la manière la pius cruelle.
27043Il
27044arraclm ainsi de
27045lui une amende
27046iNS-considërable. Une somme de oeuf mille dinars était déposée chez un individu
27047qui habitait dans la Syrie. Des cédules
27048furent envoyées dans cette pro-
27049vince, cl on toucha
27050la somme susdite. Ebii-Assalous fut appliqué à la torture
27051dans
27052le coUvî^e Sàhihieh,
27053situé au Caire, dans le petit marché
27054i£jj-> du Hdhib
27055(visàT;.
27056Cliac(ue jour, Loulou le faisait frapper a coups de louet
27057, puis le faisait
27058conduire du collège Sdhihwli à
27059la citadelle, monté sur un âne. Tout le long de
27060lii
27061loiite, des hommes de la plus vile populace
27062se plaçaient devant lui, tenant
27063des scandales déchirées, cl lui disaient
27064: « Sdiiib , applique , pour uous , ton apos-
27065«iille sur ces chaussures, a Us lui faisaient entendre toutes sortes de propos
27066outiaynte. EtI'oD ne-aaannt exprimer par des paroles tout ce que oe/Bilheu^
27067i«m^««t à jttixr en bit ifinsidlBs et de titttieiiiedts crods.
27068* flt y oqMndtDt, Loukm devait eoB avaocenMDt à fibn-Assaloys. Ayant iné
27069OHMldé» de la TÎlle de Dainast après lé meiim de «ou snaitre, r^iiiir Torontai,
27070le iWalft» auprès duquel il renipUisaitt én Syrie, la place de cbefdu conseil,
27071il
27072avMi élé traité avec bouté par Eim-Assaloas | qui Tavait nomné Sehdid (inipec> 432
27073tenr) des dira» de TÉgypte. Il venait ^ cbame un des Nakih , se {Jaœr ddbout
27074,
27075pour Aire sa cour au vizir, qui, en parlant de lui, le désunit uni([uement
27076par le nom de Loulou. Par suite des arrêts de la providence divine, Ebu'^ssa-
27077km^toadM^ entre les mains de son protégé, qui s'attacha à l'abreuver de traite-
27078ments humiliants. Chaque jour,
27079les
27080tortures allaient en croissant,
27081les rigueurs
27082redoublaient. Le soin de le tourraeuler était confié an plus pervers des hommes
27083injustes, au plus étranger à tout sentiment d'affection
270841
27085i
27086i
27087. Le malheureux ex-
27088pira, le samedi, onzième jour du mois de Sai;tr, («utvaiit d'autres le i5, suivant
27089fol. 58 V*)
27090:
27091i»L» ^Lito v—
27092" H f"' frappe de cent coup& Ae fouet.
27093» Dan*
27094\'Histoire île
27095Bedr-cddin-Aïnabi (mai., 684. fol. 4»
27096v"]
27097:
27098»jJLa>
27099i-^''
27100*->
27101* €oiDbiai d'hoDMM» à Isclwvelufeiioive, (lont U psau a été déebirte par ks
27102touets,. * Le mot
27103w«>l se trouve plutieurs fois dans le Sekak-iiémekf où
27104ii corresponcl »u terme u^^jU , un fouet.
27105<>n y Ht (tom. IH, pa^'-
27106ilifi,
27107itl. M.ican'
27108: O^jJ jl l^ws.t jl c^^jLj.
27109«
27110Il
27111suspendit
27112« ce fooet à Tarbrc.
27113<-
27114l'.t plus loin (pag.
27115i5ai)
27116'•
27117<^'^^ J^'
27118* Lorscpie
27119• quelqu an voyait la lige du long fouflt*
27120(ti) La texte por»« UJUJt
27121MtV Je n'ai
27122liMièà liret ttJLLlI ^
27123«bJ^I.
27124Digitizcû by Google
p. 307
271258
27126HISTOIRE DES SULTANS HAMLOUKS.
27127d'autrefty eoiin,
27128le
2712917 du même mois. Après
27130morl, on lui appliqua «ncore
27131treize coups de fouet, et il fut enterré dans le cimetière de Karafah.
27132Le dix-neuvième jour du mois de Safar,
27133le Kddi-alkotlat Bedr-eddin-VIoham-
27134med-hen-Djrmàali
27135fut destitué de ses fonctions, el le Kadi-<t!kn(lat 'ïi\V\-e^t\m-
27136\bd-errahman-l)en-Bint-Alaazz
27137fut
27138réintégré dans
27139toutes
27140les places
27141(ju'il
27142avait
27143occupées. Ou conserva
27144à FlMi-Djemaab remploi de
27145professeur du rncdnsth
27146''collège) INàserieb, situé au voisinage du monument de Schafci, dans le quar>
27147lier de karafali,
27148et celui de professeur du me.fc/</W-hosa'ini
27149, au (iaii-e.
27150A. cette époque Schoudjai s'attacha à fortifier les prérogatives du vizirat. Enfle
27151de la considération aiûvendle dont il la vojjdt eirvironDé
27152fin* de mm raooès, îl
27153r&olut de rester seul à la tète de radministralion. Il eommeoçad^ lors à tramer
27154des intrigues contre l'émir Ketboga, afin de le
27155fiiire arrêter,
27156il «^appliqua à ga-
27157gner les émirs bordais et lesmamlonksdtt sultan, et leur distribua secrèunnent une
271588omnied*envîroB cinquante mille dinars. Ilconvintavec eux que celai qui a^Mir*
27159tentit la lête d'un des émirsaUachésfcKedioga sendtgratîfiéde fûto de cet émir;
27160il fut r^lé que l'émir Alem-eddin-iSandjar-Bondokdari arrèlerail prisonnier Ket-
27161boga, au moment 06 il viendrait prendre place au festin. Parmi les personnes ins-
27162truites du complot, se trouvait rémirSeïf-eddin>Kottgor>Tatari (le Talar), qui était
27163arrivé en Egypte sous le règne de Metîk-Dâber, et qui appartenait « la même
27164nation que Ketlw^a fia).
27165Il se
27166liata de tout révéler à celui-ci, qui prit des pré-
27167cautions pour sa sûreté
27168, et fit connaître les faits à ses adliérenfs, émir»; ou autres.
27169Le jeudi, vingt-deuxième jour du mois de Safar,
27170les émirs se rassemblèrent
27171près (les nidstalieh
27172('estrades) de
27173la porte appelée
27174Iia(>-all<mtUnh
27175[~ù>.û\
27176,
27177qui
27178lait partie du cbàleau de la .Moalagtie, af tendant l'ouverture de
27179la porte de
27180la
27181citadelle, afin de chevaucher, suivaul Tusagc, à la suite de
27182l'émir Kelboga
27183, et
27184de raccompagner dans sa marche. Tout à coup,
27185ils reçurent une lettre écrite au
27186nom de Xénù^dfondârt et qui mandait plusieurs des éndra, savoir
27187.* Seifeddm-
27188(is) Abon'hnabÉsni(iMa.663, foL Si V*) et Tauteur de rooo Histoin d Ég^pte (fol. 3i v°, i%,
27189joatnt ki qaelqon détails. Suivant cet éerivaiiis, Koekor (AbonlantiAKo écrit (JJul) élail «r-
27190rivp
27191(lu
27192p:ivs dfs Tafars, ^ous Ir règne de Melik-IMhcr-Rib.irs, et sVtait fixe en Êgypte.où
27193il avaii
27194obtenu du prince uo ikia, dans I3 hatkah. Il avait douxe enranis mâles, dont six étaient entres au
27195•erviee du sultan Ifeliit-Aiefarar, cinq au service d'Alem-eddio-Scboudjaï» et
27196le dernier
27197était en
27198baa-tge. Tous set eaftot» «laieBt jeimcs, «imablM» et tle ta plut belle li^ve. Konkiir jfMÛuit «*-
27199prit de Schoadjû d'un iTèt-grand crédit; tes eatMdIs éuieat écMitét,
27200et tan inleffoevbn n'était
27201Digitizci'
27202*
27203Google
p. 308
27204*s «93
27205Vllt. MELIK \\si:r.|:u1)IN-MOMAMM£D.
272069
27207Kabdjak,
27208Bedr-eddiii-Abd-allah,
27209le
27210silah-iltir^
27211porteur du
27212parasol
27213(i3), Seïf-
27214oddin-Kablaï, Rokn-pddiir-Omar, \e silafi-ddr, Akhou-Timour, Seïf-eddin-Kurdji,
27215.S<'il-('d<iii)-Tarakdji, Karina<^rlii
27216, Ir n'fnh-dnr, LAdjin-Djerkcs, Mo;[,'lal;n-Masoiuli,
27217el kiird assàki (I echanson
27218;.
27219Ils eiilrèitiit
27220, afin d'aller présenter leurs hommages
27221au sultan. Les autres émirs se levèrent
27222, pour se mettre en maiehe. Tandis qu'ils
27223s"a\.uu aient, au pkd de la forteresse, dans le Mfïfian-^mad
27224l'Iiippodroine noirj,
272251 émir Kougor arriva, accompagné de son fils Djàwerdji
27226(
272271 4j, et annonça au Pfatb 483
27228Ketboga que les émirs mandés dans la forteresse avaient été mis en prison
27229; puis,
27230il ajouta : « Schoudjaï a formé le projet, lorsque vous serez monté au palais^de
27231« vous filtre arrêter, vous et tous ceux qui vous acoompagnent , au moment où
27232« Ton s*as0oira au banquet. » Retboga
27233fit conoaltré aux émirs qui te trouvaient
27234auprès de sa personne les faits que venaient de lui révéler Kongor et son
27235fils.
27236Tous hésitaient à prendre la route de la citaddle; l'émir iUem-eddin-Sandjair-
27237BoDdokdftri les pressa d'avancer; et il se p«Mt alors une scène tout à fait incon-
27238venante. Dans
27239le cortège
27240se
27241trouvaient Seïf-eddin-Borloglii, émir^Md^Us, et
27242llokn*eddin-Biliars,
27243le (Ijdschenkir,
27244l'nstàdâr. Ce dernier reçut à l'improviste un
27245coup de massue, qui le irappa sur la téle, et lui fit une bl^sure dont les traces
27246restèrent ineffiieables (r5);pnis,
27247il fut arrêté prisonnier, ainsi que R«irloe;hi, et
27248tous deux fuient envoyés à
27249Mex'ïndrie. Au moment de leur arresfatitni
27250, Sandjar-
27251bondukdari dit au naïb Kelboga
27252, entre autres paroles
27253: «Où est Làdjin ^ faites-le
27254« venir.
27255» Ketboj^a
27256répondit
27257:
27258«
27259Il
27260n'esl
27261pas auprès de moi.
27262» Sandjar
27263s'écria
27264:
27265« Par Dieu!
27266il
27267est avec vous. » En même temps,
27268il
27269tira sou éj>ée, pour frapper
27270ILctboga; mais
27271il
27272fut prévenu par Bektout-azrak, mamiouk
27273de Ketboga; cet
27274homme
27275Faiiaqua par derrière y et lui assena un coup d'épée qui lui déboîta
27276l'épaule.
27277Aussitôt les autres mamiouks de Retboga descendirent de cheval , et
27278égorgèrent Sandjar. Ketbo^ poursuivit sa route, avec les émirs qui raccom-
27279pagnèrent, savoir : Kisari, Bektasch-Fakbri, Vémir^âah, Bektoot^Alali,
27280£eha-
27281eddin^takouba, Noukai, Albek>Mauseli, Alhadj-Behadur,
27282Ak8Qnkor>Kerîiah
27283jamai» repousaée; par suite de la positiuo de son
27284fiis, il était informe de tous le» secrets de
27285l'ad-
27286minklntiaB. L'esprit oatioiM] le porte & rétéleràK«tboe* 1« complot mmk contie lui.
27287(i3) J« n'hènic pas à lire
27288Ji»U, su lieu de
27289Jd>U.
27290Oc nom, 4l«ns l'histoire de Nowaîrt (fol. i-i4
27291r*)
27292,
27293cit ^rit ^^^Lw hd»enehi.
27294(i5) Nûwaïri
27295:ij«im<>
27296:
27297« he
27298liiiilièmp jour du mois de Sclmw.il,
27299l'.m
27300707, l'etnir RokiHcddin»
27301« Bibars inc^iaconi.-i <|u
27302:i avait rt-cii sur la tett- un cmip de massue, dont il aie lit voir la trace. »
27303.
27304Il,
27305(fmfritaM jMV/ir.}
27306S
27307Digitized by Google
p. 309
27308lO
27309HISTOlRii: DES SULTANS MAMLOUKS.
27310Bfolîan; tous ensemble
27311se
27312dirigèrent vers Bnh-mnhmuk (la porle hrûlëe), par
27313laquelle
27314ils sorlircut. Us allèrent camper eu
27315deliors du nnii
27316, et
27317s'araièrenl de
27318toutes pièces. Ketboga envoya les iiakib de la heUkaJi , pour appeler auprès de
27319lui les commandants, tes sddats de la haifeah SiLe^ ^L^U lesTalars, les Kurdes
27320Senhouris
27321Tous se rendirent auprès de lui.
27322Cependant Scboudjal monta i cheval , se dirigea vers la porte de la ciladelle,
27323et ordonna de battre les limbaDes, afin de convoquer les émirs, les soldats de
27324la halitiih.
27325Il avait fait préparer un grand nombre de bourses remplies dW.
27326Il
27327députa vers les commandants et les soldats de la Ao/AoA, leur promettant, s'ils
27328se rendaient à
27329l'appel et se joignaient à lui» de donner à chacun d'eux une
27330bourse d'or proportionnée à sou rang. Et pourtant , dans ce joui>là, personne
27331ne vint se ranger auprès de lui , si ce n'est ceux qui ne pouvaient lui rendre
27332aucun service, ni lui fournir aucun expédient ulile.
27333Bientôt
27334après,
27335Ketboga
27336députa
27337vei^
27338le
27339sultan,
27340et
27341Tinvita
27342à
27343mander
27344Scboudjal. «Cet bomme-là,
27345dit-il,
27346ne
27347suivant
27348que
27349ses
27350propres
27351idées,
27352« avait fornu'
27353le projet de faire arrêter les rinirs.
27354il faut absolunieul qu'il vienne
27355,
27356« car
27357111 ui> a\uiis appris sur lui des faits qin nous ont vivement mécontentés. »
27358Le sultan
27359iii part de ce message à Sclioudjaï
27360, <pii rrfusa de se présenter. Ketboga
27361s'avança vers la citadelle, dont
27362il forma
27363le blucus
27364,
27365et cuupa
27366les conduits qui
27367y amenaient l'eau. On passa la nuit dans celte position. Le vendredi, les émît*
27368ùoni/û
27369descendirent de
27370la citadelle, en ordre de bataille
27371, il^ ^
27372, attaqué*
27373rent
27374Kedboga
27375et
27376les
27377troupes
27378qui
27379raccompagnaient, et
27380les
27381mirent en
27382dé»
27383484
27384route.
27385Ils les poursuivirent jusqu'au
27386puits appelé .LaJ\jJ\ (le puits blanc).
27387Ketboga se dirigea du c6lé de fidbels; Nisari
27388et Bektascb, avec un nombre
27389d'émirs, n'avaient pas, ce jour-là, accompagné Ketboga. Loivqu'ils eurent ap>
27390prisladélàile de ce général, ils en furent très^alfligés : montant à cheval, ils se
27391précipitèrent sur les ^ordfis, les mirent en désordre, et les repoussèrent jus-
27392qu'à la forteresse. Ketboga revint sur ses pas pour ré|)arer son échec, se réunit
27393à
27394Nisari
27395et à
27396Bektasch; une foule nombreuse se joignit à lui. On pressa Je si%e
27397de
27398la citadelle.
27399Cependant, Melik-Nâser monta sur la tour rouge ^.^^ g,jJl, et se
27400fit voir auk
27401assaillants. Les émirs, >autant en bas de leurs chevaux, baisèrent
27402la irt r<^ «levant
27403le prince, et lui dirent
27404: « Nous sommes
27405les mamlouks du sultan
27406; nous sunnnes
27407« loin d'avoir renoncé
27408à
27409l'obéissance qui lui est due. Notre seul but a été de
27410Digitized by Google
p. 310
27411««693(1394).
27412VIII. MELIK-ltASEII-KDDIN-HOHAHNED.
27413Il
27414« maintenir l'oi^aiiisaliuii de i'eaipii e
27415, ainsi que la concorde, et de faire cesser
27416« lés désordres. »
27417si^e se prolongea
27418l'espace de sept Jours. Cliaque jour
27419Sdioudjal descendit de la eSiaddle, Mcompagné de Véaàe Seif*eddin-Bek-
27420iemWf le ^lahddr, de Téinir Seir-eddin-Takdji, à b léted*uii grand nombre de
27421flDamlouks du sultan. Des combats s'engageaient entre eux et les pirtisaos de
27422Hetboga; mais, chaque jour, pluûeurs des soldats de Schoudjal se dâiandaient,
27423et allaient se réunir à Kelboga (i6).
27424Au moBoient o&
27425le blocu» était le plus rigoureux, b mère du sultan monta
27426sur le mur de la citaddb, et demanda aux émirs quelles étaient leun préten»
27427tiODS, afin qu'on pût les réaliser. Ik répondirent
27428: « Nous n'avons d'autre inten-
27429€ tion que d'aï rt ici
27430prisonnier Schoudjal, et d'apaiser les troubles. Quand il ne
27431« resterait, de la maison de notre maître, qu'une
27432fille aveugle, nous nous re-
27433« connaîtrions ses mamlouks; à plus forte raison
27434, lorsque son
27435fils Metik-N&ser
27436« est aii{)rès de nous
27437,
27438et
27439(|tj'il ofTrr toute la capacité désirahlc. » La priricesfîe,
27440se
27441lai'îsrmt
27442tromper par
27443leurs discours, se rojKVMfa
27444a\«'c
27445!'< tnir Hosani-eddin-
27446l'Atahek,
27447t'( tous deux firent fermer la porte ap|)f'l('i" llnh-ttlfunillii/i
27448iU)' ^^-Lj, (jui
27449l'ait
27450pai tif de
27451la
27452citadelle.
27453Scluvudjai
27454resta bloqué dans sa maison, au
27455milieu
27456de
27457celte
27458foilereiise.
27459Tous
27460i>es
27461compagnons l'abandonnaient succciisivement,
27462et
27463allaient
27464se
27465joindre
27466à Ketboga.
27467Contraint
27468par
27469la
27470nécessité,
27471il demanda
27472une amnistie , que les émira refindrent de lai accorder. Frappé cb stupeur,
27473il
27474« s'écria
27475:
27476m Puisque je
27477suis
27478l'accusé, je
27479vais me rendre volontairement en
27480prison;
27481» 0 prit b
27482route de
27483la porte
27484appelée Bab'Osselarah'USMikanitA
27485y-'WUM I^UmJI
27486,.Jij
27487(b
27488porte de
27489la
27490palissade du
27491sultan),
27492détaclia son
27493i6)
27494verix?
27495à la rinqiiit-nic
27496fnrnif»,
27497signifie
27498; s'étarter,
27499se détacher,
27500te
27501d'^handir.
27502(>n
27503lit
27504dans VHutoire iTÉgj-pte <l'Al>ou'loialiaM:a {imu. aralieCO, fol. ja v")
27505:
27506»^C* JJLJ
27507^L3t >jJCllf ^1 Ubll» Am XJbli»
27508Son aimée quitta Damas, àu^iw
27509corp» aprte TmiIk^
27510« pour se rendre «iprè* de Melik-Niaer. > AOIeun (mas. 6C«, fol. i» v*) ; jLUUl Ji^ i-i}
27511iAm L& ^^UI
27512J,! JJLmI « L'année
27513«lu
27514sultan commença
27515\\ se détacher, Ct i se rendre
27516• succe&sivenient aupriH de Nilserî.
27517" Dans In Drsrription
27518<lc t'Égypte de
27519M.ikrîzi (lom, II,
27520n>. 798,
27521fol. 344 v°)
27522: JJIJ\ Jl JJJÎ J, ^5Ur-M v^'-^
27523jLi' - Peiiduit
27524la nuit,
27525les mam-
27526louka dX>ldjaï se débiadèreni , pour
27527la plupart, H aHinwt joindre le ndHii. • DaM ht Fltdr
27528Kelamtf |iar Ncnnuri (Ad. tug v*) : >yj^; IjULJ « lltsedcbaodénAl «t l'alMiid«M>iièi«m. • !)>
27529i»rink UebA-Néber, du mioie historien (fol. 171 v"] ; 8yu tjJU jjU-.A lyK' < Ib m déluB-
27530daient dix par dix. » Dans la vie dn suIUb Bjban(mau. AoS, fol. 1*7
27531^J^J^
27532^L." * t-mj^
27533• lls'écliapiin, tant que ptmtrnnit fn irftl nfimiiMinre ^ rt ir retiraAAlep. •
275349.
27535Dlgitlzed by Google
p. 311
27536la
27537HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
27538épée,
27539et
27540se dirigea vers
27541la
27542tour.
27543Il
27544^tait
27545accoiu|>agué de
27546l'éoiir Bcha-eddin~
27547Alakouscfa et de T^mir Sèlf^din-Satiigar. Suivant uo autre récit, lorsque les
27548émm eurent refusé d'accorder à Schoudjal un acle d'amnistie » ils députèrent,
27549à la fin du jour, vers ]a mère du sultan , plusieurs personnes, au nombre des»
27550quelles se trouvait Alakousch, pour mander Schoudjal, «attendu, disaient-ils,
27551< qu'ils voulaient le consntiter sur ce qu'il y avait à faire. » Dès qu'il fut arrivé
27552les mamiouks se pressèrent autour de lui. Un des numlouks d'Akousch se pré-
27553cipita sur lui, et lui porta par derrière un coup d'épée, qui lui coupa la main.
2755411 lui assena un second ooup qui sépara la tèle du corps. Au même instant , cette
27555tête fut placée sur le rempart. Sclioudjaï était âgé d'environ cinquante ans (17).
27556Suivant un autre récit
27557, lorsque Sclioudjaï arriva dcNanl le sultan, ce prince
27558lui dit
27559: « O mon oncle, à quoi aboutira l'affaire dans laquelle vous êtes engngé? »
27560Sclioudjaï répotidit
27561: « Tout se fait à cause de
27562\ ous
27563, A mon Seigneur! » Le sultan
27564répartit
27565:
27566« Laissez-moi prendre une mesure
27567vous assurera le repos, aussj
27568u bien qu'à mui; parlez,
27569étuir Alem-eddin
27570,
27571el
27572retirez-vous dans un
27573lieu de
27574la
27575tt citadelle. Je vais députer vers les émirs, pour les inviter à m<»nler ici. Au bout
27576« de quelques jours, je vous réconcilierai
27577tous,
27578et je vous
27579* ouci'derai une forte-
27580« teresse de Syrie, vers laquelle vous vous rendre/, et où vous serez à
27581l'abri
27582« de toute attaque de vos ennemis. • Les émirs qui étaient présents se levèrent
27583aussitôt, suivirent Schoudjal,
27584le chaînèrent de chaînes, et l'emmenèrent vers
27585un lieu qui devait lui servir de prison. Alakousch , qui l'acoompi^ait, f^f^ea
27586sur la route, et lui coupa la téte et la main, qu'il enveloppa dans les plis d'une
27587(19) Au rapport d'AboitliiialiAMii (m. 66)J. 33, r*), l'cmir Aleiii*cddii»SaDdj4f beo-Abd-aUah-
27588Setaou^iaî, était ud des mandoulu de Metilc-llMiBOttr-Kehoan. BietrtAt, il monu ea grade, pervîntau
27589rang d'iii-specteur des luircaux ^J>J^J•si\
27590;
27591«
27592l fut tiomm»- vi/ir tlf l'I^lgypU', au roinn»eoccn>cnt du
27593rùgne de Mclik->âser '^Metik-Aschraf). Dans son iitlmiiii^trulion
27594,
27595il
27596se coiuliiisil d'une manière ré-
27597prcfaeosible et se livra ik de noiubrciu actes de
27598tvrannie. Choisi
27599coiiiiiie gouverneur de Damas, i'
27600«'attacha I gagnerla populatuiQ et $e penait peu d'actions Texatoires. Il ajourna dana cette ville plu-
27601sieurs années. Ayant étf destitue et remplnoé parIV'inir li>/-i>ddin-Aïl)ek Hanian i, il i-etuiirna .m Caire
27602Dans ses marclies,
27603il alTet lait une (tompe qui rivalisait avet
27604coJle du sultan. Maigre ses inclinations
27605tyrauniques ,
27606il
27607montrait du penchant pour les hommes Mivauts, et du /élc pour la gloire de l'is-
27608lamniae. Il avait été nommé inspeclear Jum» des travaux de eonslmetioo de IliApital Maïuonri,
27609silué entre les deux palais,
27610fit, giftee à «M acliviié, ce grand ouvrage fiit terminé dans un court
27611fspare dp temps.
27612Il faisait travailler
27613l<•^
27614ouvriers et
27615\rK
27616maroii''
27617à coups d'arbalète. Kn sorte
27618tjoc
27619ceux même qui se trouvaient
27620à une grande Uistaoce de lui, au haut d'une échelle, ne pouvaient
p. 312
27621*it693(ta94}.
27622V 111. MEI.IK-NASKR-KDDIM MOU AMM£i>.
27623|3
27624serviette (i8}. 1^ descendit vers le marché aux chevaux. LeslTon^w et les mam-
27625louks du sultan, qui étaient i-angés autour de la porte de la citadelle, dirent à
27626Alakouscli
27627:
27628« Que portes-tu là?
27629»
2763011 répondit
27631; a C'est du pain chaud que le
27632« sultan envoie aux émirs
27633, afin de leur faire voir que nous avons des provisions
27634« en nhoiiiliuicc. »
27635Il voulait, de cette manière, leur échapper. Supposant qu'il
27636disait \rai,
27637ils le laissèrent passer.
27638S'ils avaicnl su
27639qu'il
27640était porteur de la
27641tète
27642de Schoudja'i,
27643il n'cùl poiul évité leur
27644i esM-nliiiu nt.
27645S'élanl n iidu
27646au])iès des
27647émirs,
27648il leur remit
27649la tête de leur ennemi. Aussitôt,
27650il.s
27651(li'jHiitK
27652iii (jiHk|ues-
27653uns d'entre eux, pour recevoir
27654le serment du
27655sultan
27656et des émit!, «jui étaient
27657auprès de luL On ouvrît la porte de
27658la citadelle. Le second jour. Ketbo^a
27659et
27660les émirs montrent vers celte forteresse, et s'avanoèreni k cheval ju:>(|u'à la porte
27661de Bità^kou/lak. On battit les tambours, destinés à annoncer les nouvelles
27662heureuses.
27663Ces événements eurent
27664lieu
27665le
27666mardi »
27667vingt-septième jour du
27668mois. Bientôt après, on proclama une amnistie générale. On ouvrit les portes du
27669Caire, qui, jusqu'à ce moment , étaient restées fermées, à Tezception de la porte
27670de Zawilah. Dans cet intervalle, les marchés avaient été également déserts. La
27671léte de Sclioudjaî fut placée au haut d'une pique, et promenée dans l«t villes
27672du Caire et de Misr. Les porteurs ne laissèrent aucune rue sans
27673s'y introduire
27674avec celte téte, et
27675ils
27676recueillirent ainsi des sommes considérables. En
27677elTct,
27678parmi la population, les uns frappaient la léle avec des sandales oL.tju> (19);
27679édiâpper i sa iitnrcilluce. SSuivsot ce que l'on rapporte, un jour, un des ouvriers imnba à côte dv
27680lui, dedenns one échelle, et se tu*. Saiuljariieiiiontrs pu la noiiidre éinotlon, ne quitta pas sa
27681place, et se rontiota «le faire enti rrn
27682<
27683(
27684malhoun-ux. Promu au rang de vizir, au couiim-nreniont
27685du r^ne Meiik-Naser-Mohaxnnicd-bcn-kclauuu,
27686il occupa ce pmle uo peu plus d'un main. Brû-
27687liBldv t'félever au>dci«ai du rangde vnir,
27688il se livra à des tentatives ambitienses, qui aboutirent
27689pour lui à une mort vîalente.*$a fin tragique causa une extrême joie aux habitants de PÊfirptc.
27690(ift;
276911,f
27692iii.iiiMs<
276931
27694it
27695[iiirti'
27696: iJsfJ
27697Jj.3
27698Jf lis
27699: jLtj, nvrc
27700r(it-.tiiri('n
27701I'!(in-
27702Le mot j^Ijj»,
27703<{ui fait au pluriel w'^lj^i
27704ilesijjfie un soulwr, une sandale. On
27705lit d i»»-
27706le Jf«tjle^4^ d'Abou'hnahSsen (tom. IV, man.
27707arabe tSo,
27708fol. 98 v"j
27709:
27710t J,l
27711Aa^tj JT
27712Xw! Jt.^ a Chacun d'eujt sortit pour aller prendre .sou soidier.
27713> Unns Y Histoire d'Égypte, du même
27714écrivain
27715'tnnn, arabe Cîl,
27716fol.
27717r»)
27718: O*— IjJLj
27719iJj^'
27720I
27721r-s femmes le frap)>.-iicnt
27722.-iv<c-
27723« leur» souliers.
27724Et ["i'i r")
27725: 0^t<x4lj
27726A^laUi « Le coup (ju'un lui portait sur le
27727vi-
27728- sage avec des
27729souliers. » Dans l« XOmel d*Ebn-Atliir {tvm. IV, fol.
27730loS O
27731: ^j-^ Li^'^l
27732jLâl»^t J>»>j^ ^LoT liLU sljl—•l-A' • Les conlonnicri fabriquèrent de petits souliers qui ciin-
27733venaient pour les- pieds des en&uta.
27734Kt âêMYHMtafn d'Égypte de Ujeberti ^lom. III, f. a^o r*)
27735l'.1^l \^-. ji^<u|l ^1
27736« Ils entrèrent dans ce monument avec lewr» souliers. «
27737h.
27738Dlgitized by Google
p. 313
27739i4
27740HISTOIRE DES SULTANS MAMI.OtlKS.
27741d'autres la soufllelaMnt el la chai||eaient d'injures. Ils disaient
27742; « Voila la téte
27743du maudit Sclioudjai. > Sa mort causa une grande joie parmi les habitants, at-
27744tendu que cethorome s'était livré à de nombreuses exactioos(ao\ etavait inventé
27745toutes sortes cl*acies de vt xaiion et de tyrannie. Le même jour, on mit eti liberté
27746ceux des émirs (|ui étaient détenus en prison , et auxquels on restitua leurs iktn
27747et leurs biens. On prêta de nouveau serment de fidélité au sultan et
27748à son \nïh
27749(vîce-roi) l'émir Ketboga. On
27750fit tlpscendre ceux d'entre les mamlouks du sullan,
27751qui
27752habitaient au château de
27753la Montagne, dans
27754les tours
27755et dans
27756les cham-
27757bres (aj) ^L^* et qui étaient accusés d'avoir suscité des troubles. Une partie
27758(ao) Jo M*:u
27759pa^i
27760lu'sit"-
27761.1
27762lirr C-''
27763i
27764, -ni
2776511' u
27766il''
27767(ai) Le
27768iDot tabakdh ^J»,
27769({ni
27770fait au
27771pliiiiel
27772^i-J»,
27773et, qut-lf|ucroi> ^'^1, dcsignc une
27774tàamèn, «m petit édifiée. On
27775lit dnw fHitioIre des Patrianket d'Àtexumtrie (tom. II ^ nwii. i4o.
27776|iage Vi*)
27777• ^-J
27778JJ ^ i-iJ»
27779JiJ • Le patriarrhe se tr.iosporla vers un cdi-
27780• ficc t|u'il avait pK-ccdemriient habité. « IMus l>as (pag. 417)
27781: !.*Ui
277821.1^
27783^t^
27784•
27785Il voulat
27786" démolir un édifice qu'il avait fait construire.
27787F,t
27788; ji;i|,'e 4a5)
27789; ^ ^5**^'
27790i-î-îa.'^
27791\^'')
27792ly""**
27793L|;-C~J « Us démolirent U
27794fenêtre de
27795l'cditice qn habitait
27796le prêtre.
27797•
27798Uatis
27799V Histoire
27800rie Damaê
27801(nan. anbe SaS, Id. aS v")
27802:
27803^r^^
27804^ maison Un sc1ici1ih,étail on pe-
27805« tit édifice. > Dans les Mtte et ime IM$ (ton.
27806I , p. 4)7, >-<)• du Qiire)
27807:
27808^^.\}
278091
27810! J ^
27811• Dans rintcriear de la boutique dtait une chambre. ^ FJ UuUJ ^sJ « Il ouvrit la cbanbre. «
27812Ailleurs (tom. 11, pag.
278131 <>>)
27814:
27815f
27816^ UL.!?
27817tiI <
27818Il k
27819lit asaeolr aeal dan» une chambre. •
27820l*lus bfts
27821l'p.
27822!,!,.',): JLk^"^l
27823^^Ja i_iJ» ^
27824«il
27825lui assigna
27826pour habiialion une chainbr«
27827• placée au-dfs&us de l'ccurie. • Dans VHistoire de JéruMkM {man. 71 3,
2782838i'
27829: A.ilJ i.S.U
27830w-^^
27831• Une
27832petite chambre, qui renfermait une tribune grdive. » Dan^ {'Histoire des mo-
27833narrhu, du prétendu Kakhr-eddin4lBii (man. arabe 69^ fol. mS r*)
27834:
27835^.a
27836.î» ^ sS^IT w<»j
27837jy^^
27838• Zainab m: trouvait dans la chauilire de Maninur. . Dans la Deteriptiùm de t'Én^f de Ma-
27839krizi (tuni.
27840Il, in.ui
27841-9S,
27842fol. 113
27843\
27844*
27845^-^'-^ 1 .. î .)b L^Ijî^
27846« \
27847roté, m- trouvait uiierhambte
27848•< destinée pour un tailleur.
27849Dans
27850l.t t le de MeUh-Aschraf (de mon manuscrit , fol. i38 r")
27851:
27852i^l*
27853j;lJ>
27854,Jifr «
27855Il cuntenait des chambres bien bAties. « Dans VJKlIstet/t d'Égypte d'Ebn-Abi-
27856Mororour ^nian. 883, fol. 38
27857v*)
27858:
27859^1=^
27860J
27861- J V tais dans une chambre, à
27862« côte lie la ni.iisoit
27863Dans VHisloire dÉgypte de Djt-berli
27864i toni
27865Hl,
27866fui. 71 v'
27867:
27868?
27869?
27870t- ^
27871» Habitiuit (lois
27872tuR-
27873thanilire. • El A-J^ii-J» ^1
27874' ^'
27875^^"^ ^ rliambrc.
27876» Piu» bas
27877(fol. 7»
27878i**): (jj-JJl
27879J,l IjJjui* • Ils montèrent vers les clwnbn». >
27880Le mot UiJ», dans le langage de l*%ypte,
27881désignait souvent Ut eàtuaift, Ferpèee de imierm
27882ifaoeru/Htient les mamlouh. On
27883lit daiM la DeteHption de VÉgypte de Makriai (man. 68a, fol. 5 1 r>) :
27884«toAjLkLJI k^X~J^*4^
27885\^J^
27886.X^?
27887Il foiTinierra
27888à
27889f;Hif
27890le rfrcn!(citH'nt tlc^ rhamhfP»
27891• occupées pjr
27892les
27893iiianilouks du sultan.
27894. Dans
27895i Histoire d'Égjptc d'Abou'liuahàsen
27896( niaous. G63,
27897fol. 90 V»): sl^i^Ji ^J^\
27898Jv; -
27899Il Gt couslniire, im-d(»»us, des dtambrea dniinén
p. 314
27900*M69)(aa94).
27901VIIMIBUK-NASER-EDOIN-IIOIIANMED.
27902i5
27903d'entre eui fut placée dan* le» salle» (aa) ^L* de Kabsch , au voisinage de la
27904mosquée deTouloun ; un autre, dans la maison du vizirat , située au Caire, dans
27905le parvis
27906de la porte de
27907la
27908fêle; un autre, enfui, dans les salles du
27909Mei-
27910dan*Sâlelii, qui ùlt partie du terrain de LauIl. D'autres, enfin, furent mis en
27911prison.
27912Le jeudi , vii^l>neuvième jour du mois» le rang de viair fut conféré au sdhiù
27913m pour les nsmloiili». «Plosbu (fol. 91
27914r*)
27915: ^jjU^'^t uXLJtv
27916« Les numlralu des difl^reittes
27917. dHiDbm. . Et (fol. 9) V*) t JM\ ^jtj^ « llflt le KceDieiMOt des chambres (de mamloulu). «
27918Ailleurs (man. 666, fol. 196
27919v")
27920: i-^L»^1 i.t.lr
27921^J^-^
27922o'-r^'^' ^ v^iCJLJI
27923•
27924Il
27925rcijtarUt
27926les niamlouks dans les difTerenIrs rhambres. Et Bcirseha'i se trouva dan» celle qu'oc-
27927• cupait ieaimam,
27928» Ailleurs (uiaii. 6;i, fui. 5 r")
27929: JJLlaLJI
27930^iJa^l
27931« Les cbaudires
27932• destinées
27933pour les msmloulcs dn salm. • Dans
27934le ManM-^, du même écrivain (lom. 1,
27935man. 747, feL aoS
27936v*}
27937: ^Lk^t J <.»iCJU|t 9^1^
27938^
27939pas été
27940i l.n r, d iin sim
27941etirancc, romnie le sont
27942d'ordinaire les mamlnnk-., dans les chambre*
27943Plus
27944bai ;toui. Il, man.
27945748, f"l-
27946»«5 r°J
27947: ï«liJlj ,jLWl
27948î-i^'itî
27949sjXJL^I
27950• U or-
27951m doDos <pie le» mamlouks aschralis quittassent les chambres placées dans la citadelle. • Dans l*iKf^
27952loire tl'Égypfr d'Ebn-ASas {fltao. ambe figS k, toni. t| fol. 3ii} : è\.A. ^ j^'^j SJLJilb ^\
27953séjourna dans la chambre,
27954et
27955fut admis au nombre des mwnlouks du
27956» sultan.
27957• Plus bas (fol. 3i3): ^JjLJa)! ^ ^^'j^
27958^-^-^-^-r^
27959I*—'
27960"1' enjoignit «ux mamlouks
27961" de quitter
27962les
27963cliumbrca. » Dans
27964l'ouvrage de
27965Khalil-Dàlicri [man.
27966fol.
2796747 r"): ^
27968,
27969jji
27970tJJe JT.
27971.
27972. slXJL^i
27973m Les ebambros
27974des mambaks.
27975.
27976. cbacwte de ces
27977« chambres
27978prcscnlait rèleadne d^me nw: • On lit dans b JMaMM de tmAmadg de Pierre
27979Martvr
27980' Ugto» Bëfyloide«t
27981fol. 84 t*) en pariant des nMmtoidn : « Sanm seMœ, ^uaa vaemt
27982» Tabackat, •
27983(sa) Le mot mandarah tJkJm* sifaifia un appartement, an ra»-de»duimée , oft
27984le maitie de
27985la maison se tient pendant le jour, et reçoit ses
27986risîtea. (£ii|pâflWsN/haffpaAv; Égypl* aundlmve,
27987tom.
27988I, pag. 386.j M.
27989Joiii.n J
27990dit [Dcicrîpiijn du
27991Cairi:,
27992p.iijo 0'
27993.•
27994Mnndar, grande salle ouverte,
27995< au premier. étage. » M. Lane {Maanen and eiutoau of Utemodcrn tgyptians,
27996i.
27997I, p.
2799817) donne
27999l.i
28000description et la fi^re d'un mandantk, Oo lit, ehes le docteur Clot-Bey
28001: .//>r/T" de l'Égypie, tuni. I,
28002pb 177, 17&): • HmdtmAt Vat>à-dire apparlement du ma^ de la maison. » M. Kusèbe
28003l)<- Salle
28004Pérègriniiih<n\,
28005lom, H
28006,
28007p.
28008\ '4IJ
28009r \pliquc le mot /»i«»r/<«rB par
28010:
28011" l'atloir, au rei-de-chan
28012<.(f
28013Ou, lit dans Ici MtUe t l une Nuits (tom. l, p. 6^1) :jl jJI ^ *)!
28014'ijLJL\ J,\ U ^Ja-sI . Moule
28015• avec Im vers b salle lu plus cbrêo de b maison. « Dan» VMâiobv deê Patrktrdue* ^Akxmdrie
28016(lom. Il, p. aS?)
28017: iJa 'i^iXS
28018• Il forma sur loi b porta de b salb. » Dans le même
28019ouvrage, ce mot, en parlant des juifs, désigne
28020la talle du eaïudl ,
28021le san/iétlnn. On
28022y
28023lit
28024(t.
28025I
28026p.
28027ti)
28028:
280297 ^
28030I l'^lj
28031U • (1 ^
28032< Nous écrirons son nom d;ms h
28033snllc
28034<ln
28035f onsi-il et
28036la
28037généalogie.
28038» Wu» bas (p. i3)
28039: ijHàU^ ij li^zJil^ K^\j.;ajs^
28040. On apportera
28041la
28042g. nealogic,
28043• ietkt Ams b salle dn emuriL
28044Et (Ibid.)
28045:
280461 i-i^ ijiai*
28047•• La saHe dn oonieil des prêtres
28048• jnib. > Et enliu : i^j4,\ ^
28049Jul
28050Ainsi qu'il a été écrit dans b conseil, a
28051Digitized by Google
p. 315
28052l(i
28053HISTOIRE DES SULTANS MANLODK&
28054Tadj-«cldiii-Holiainiii«(l, fils du sâh^ Fakhi^eddio^Mohainined, et petit-fils dit
28055Kiliîh
28056Ke1)a-<>(Idin-Ali-l)en-IIinnn. Son
28057cousin, Izzddin
28058,
28059fils du sdheb lUiAM*
28060iSO eddin,
28061fils du sdhib Rrhn-rddin. fut installé dans la place de
28062sri/iib l,ae^\. Tous
28063deux si^eaienl ensemble dans
28064la
28065tribune grillée du
28066vi/.irat
28067'>\îj^t s±fL&f
28068au
28069clniteati de la Montagne. Et c'était le stihih Tadj-< (Idrii
28070jni é-crivait
28071«iy
28072Le dernier jour du mois, on mit en liberté
28073l'émir
28074Iz7.-eddin-Aibek>Arrain.
28075Le troisième jour de Rebi preniirr, le seffiiestre fut mis, à Damas, sur les pro-
28076priétés de l'émir Alrm-rddin-Sandi;ti-Sclii)iidiai,
28077et
28078ses //rt/A furent
28079mis en
28080pri-
28081son.
28082T e vinj^ticmi-
28083j'>iir dr Hcdjel), le /m//» (\it ('-i(>i
28084dv f^nirras,
28085cl
28086Ifs
28087('niiis
28088(]u'
28089se lruii\aii'i)l dans
28090cett^* ville, piélèrent seniieiil de lidi'lih' an siillan, ainsi (ju a
28091son naïù et successeur «lésigué,
28092l émir Kelboj^a; et les noms de l'un et de l'autre
28093furent associés dans les prières de la Khotba/i.
28094Le vîpgt-einquièmc jour, Melik>Nftser monla à cheval, avec toute la pomjK-
28095de la souveraineté, traversa h ville du Caire, depuis la porte de AWr, et sortit
28096par la porte de Zawilah, pour retourner à la citadelle. Ketboga et les ^mira mar*
28097citaient à pied, près de son ëtrier. Ce fut un jour de féte; et on battit, dans la
28098citadelle, les tambours destinés à annoncer les heureuses nouvelles.
28099i.e jour de la fête de la rupture du jeàne, Témir Hosftm-eddtn'Ukljin ofjAo
28100jrhir(\e petit) et Téniir Schems-eddin-Kara-sonkor-Mansouri se montrèrent, en
28101sortant de la
28102reti-aite on
28103ils étaient cachés. Au moment de leur fuite, à Tépocpie
28104<le
28105la catastrophe de Baidara,
28106ils avaient
28107fait
28108connaître leur position à Vémir
28109Seif*eddin-Bcikhas-Zelui, jnamlouk de l'éiuir Ketboga ,
28110le nniù. Cet homme sut
28111intéresser, en leur faveur, son maître ketboga.
28112»p»i intercéila auprès du sultan,
28113l'f
28114nhlinl
28115la
28116'^rhrc des deux accusés. Ensuite,
28117il scniretint de leur
28118affaire avec
28119Us
28120aiiltr>
28121t'iuiis.
28122Bclvtascli
28123inonla
28124an-^sitAt
28125achevai,
28126se
28127renilil
28128siirccssl venieni
28129i luv. Its éniii s. ainsi
28130(1k/
28131les princi()aux d'entre les manilouks, et parvint
28132à dissiper les (ik rtnijons haineuses qui existaient dans leurs esprits. 11
28133fui con-
28134\euu que
28135les deux émirs uiuiUeraienl à
28136la citadelle,
28137le jour de
28138la
28139iele;
28140ils
28141se
28142rendirent secrètement à la maison de l'émir Ketboga , située dans la forteresse;
28143il les prit avec lui , et les fit entrer dans la salle du festin , on
28144, suivant l'usage,
28145ils baisèrent la terre en présence du sultan. Ce prince
28146les accueillit avec db>
28147tincliou , les fit revêtir de robes d'honneur, et leur rendit
28148le
28149rang d*ànîr. Ils
28150descendirent du cbftteau, et les émirs vinrent leur apporter des présents d'une
28151valeur immense. Ainsi qu'on
28152le verra bientôt, Retbo|^, en agissant ainsi en
28153Digitized by Google
p. 316
28154AK «93 (»94}.
28155VIII. MELIK-MASER-EDDIK-MOBANMED.
28156i?
28157faveur de Lâdjin, lit comme cette malheureuse chèvre, qui, avec sou pied, alla
28158chereher rioalraiiient de sa mort. Ce même Jour, l'émir HosaiiKeddiii4llIahaiiiia>
28159bed4tt recouvra sa liberté, ainsi que ses frères et ses enfiints. Gétte année, la
28160erue du iDil fut 6ib1e, et oe parvint-pas au terme complet, le fleuve ne s*éle>
28161vaut qti^à la,hauteur de quinze ooudées un tiers , oe qui fil hausser le prix des
28162denrées.
28163Le Jra<fi^AN£if Bedi^din-!H[obamnied-ben*Djemftali fut installé dans la place
28164de kadi de Damas, comme suooesseur du Kadi-alkodat Scheliab-eddin^Hobam-
28165.
28166med-lbmftwi, qui était décède'.
28167Cf>tte année, le sclierif Abou-Nomal , émir de
28168la Mecque,
28169se mit en marche, dans l'intention de se rendre en Égypte
28170, pour
28171s'aboucher avec Melik-\s(liraf, attendu
28172qu'il s'elail engagé par serment à
28173l'aire
28174ce voyage. Arrivé à huiho,
28175il reçut la
28176visilr du
28177srlrrrif R'uljati-lîcn-Edris, et ap-
28178prit
28179la
28180iionvplle du innnfre du sultan.
28181Il partit de
28182luiibo
28183pour retourner
28184à
28185la
28186Mecque. I.e {)ri\ des (ierirees s'éleva dan<; cette ville à une valeur exorbitan le.
28187mnrld de
28188sel se vendait
28189«[u:jtrc dinais mekkis. Dans le mois de Schaban et de
28190Ramadan, on éprouva une disette d'eati; bieiilôl
28191,
28192les pèlerins du Yémen
28193arri-
28194vant en grand nombre, une outre Âj^I^ d'eau &e vendit jusqu'à quatie dinars. Kt
28195Ton apportait ce liquide d'\rafah à la Mecque. Enfin,
28196la bonté de Dieu envoya
28197des pluies abondantes, qui tombèrent d'abord à Mina, le dimanche. Les pèlerins
28198abandonnèrent la ville, le mercredi suivant , pour retourner dans leurs pays.
28199Cette même année, le roi Kallthatou périt de nM>rt violenie, et eut pour suc-
28200cesseur Baldou, fils de Houlagou.
28201Parmi les hommes distingués que cette année vit mourir , on. compte
28202: 1* le
28203^«uft^^iMoeisf de Syrie, Siohdiftb'eddin^Abou-Abd^allah-Mohammed, fibdu kaét'-
28204atkodat Scliems-eddin>Abou*labbas-Ahmed-ben-Khalil-ben-Sandah - ben-DJaTar-
28205ben-lsa-Mohallebi , connu sous le nom d'Elbn-Aildiowi, le schaféî.
2820611 mourut à
28207Damas
28208, à Tàge de soixante-sept ans.
28209Il avait rempli successivement les fonctions
28210de kadi à Alep
28211,
28212à Damas, à Misr (Foslat
28213>
28214,
28215et
28216il
28217s'était fait constamment estimer
28218par une conduite irréprocbahle.
28219oi" Le
28220vizir,
28221\c sàhrh
28222,
28223l'"aklir-eddiu-\bou-Isliak-
28224lbrahim-ben-L<>ktuaii-F.I)n-\l)m( (l-l)en-Moliaiunied-.Selied)ain-Asardi.
28225Il était âgé
28226de quatre-vingt-un ans, et avait été promu deux fois au rang de vizir (a3}. 3* Le
28227(a3) Au rapport d'Abou'Imahàscn (fol. '^'^, r"), l<4Uii-eddin-Abourubbas-lbrahim-beD4xikman,
28228«nnoimué Aaardi, piiis Nisri
28229(l'Élgrpticii),
28230fut d'abord le «hef des éerlviins de la clMuicdlerie
28231II. Ittmlrième parOÊ,)
282323
p. 317
28233i8
28234HISTOIEB DBS SULTANS MAMLOUK&
28235vttir, k j«l^--Sdieiiu-eddiD-Abou-.Abd.-BUah«MoliBmiiied*ben-Othiin
28236beD*Abrrrad^-beiKM«aloiw-Teiionklii
28237(a4). U
28238périt de
28239mort violente,
28240h
28241Vkfgù d'eoTÎroD cinquante ana. 4* ^ *dhid (le raligieux) révéré , Talù-eddin'
28242AlMw-HohamiDed*XIbd«ikh-Ebn«&li-ben>llohammad-ben-Jkl^
28243Il
28244mourut au
28245Caire.
282465* Le mohaddiA
28247(oollecleur de
28248tradition») Scherr-eddin»
28249\J^J^^ \J^J
28250i^'ptt^ puU occupa le rang de TÎiîrduif cette coDti^. Deux fois U fut proam à
28251cette pfaue éannente. Cetail «m hniiiiBe iTune «endoite bonoraUe , pen porté à rexer penoone, et
28252qui se distinguait par sa justice et ses
28253bienfaits envers
28254la population.
28255Pendant
28256le temps de «on
28257vÏTiir»!,
28258il s'attacha à supprimer quantité d'abus vexatoires. Quoique viair, il percevait le traitement
28259d un écrivain delà chancellerie. Après sa d^titution , son page prenait derrière lui &a
28260valise. U &e
28261meitait es naudie et allaît s'esceoir dans le bniean de la dwnoellerie , oomBe s'il n'y avait eu rieo
28262de changé dans sa position. Il était origiuaire de Madeu ^ J>«*}), lieu du district d'Asard. Il était trè^
28263versé dans iV' iiuirc de
28264l.i
28265«liiiru'ellenc cl
28266,'(<i(rr<i sciciiiTs,
28267l>frliebi
28268dit,
28269stijot
28270:
28271» Je
28272l'ai vu,
28273i> déjà vieux, avant sur la tète un petit turban.
2827411 rapportait
28275les traditions d'après Eba-Ilawah;ct
28276> Bedâri «t autres TM ccrivaient anr son autorité. C'était «m honune ëai]Miit, .qMi «tedlalt dus
28277• la poésie, la prose et l'art de la correspondance.
28278Il mourut an Clin, dans le mois de Djoiiinad%>
28279teoood, et fut entecré dans le cimetière de Katafah, Parmi tes vers, uo cite les suivants :
28280i
28281^
28282.
28283"
28284l
28285?J
28286\,S'^~~*
28287J^-^
28288.V.n
28289>
28290L>
28291^
28292'
28293-
28294" <o
28295,LJ
28296j'j
28297iJLi^? ^jJ'
28298,_,JU.H
28299.j.Cr
28300;
28301C,.,t
28302Sois comme tu voudras
28303: car je suis épris de toi et résigne à tout ce que voudra m'imposer
28304« ramoarciui me lientaeaiaM lob.
28305je veos cacher aux dénoocialeitn la patsion ipw j'cprouve pour toi , ma poitrine exprinieta
28306« mon amour.
28307Je désire la poetession de celle q^ue j'aime.
28308i:^t-il étonnant que je désire celle qui est etabtir
28309• dama non eotor?
28310« O loi qui téloiipiet avec mépris de ton amant; et qui, ionqu'il pleura amèteoient, m fiûs que
28311« sourire
28312• Je t'ai donne pour denteure un cœur que tu as bréléj prends garde à un feu,
28313.dont lu pourrais
28314• anasi être coatomée. •
28315(n4) An rapport du scheiUi SaIalMddi]»4afadi, cité par Abculmahlaen, Ebn-Assaiousi dans sa
28316jeunesse*, voyngeiit pour des opérations commerciales.
28317Il avait le* cheveux roux, de l'embonpoint,
28318le teint blanc, une taille bien proportionnée.
28319Il s'exprimait avpr iim" rare élégance et un langage
28320plein de douceur. Il inspirait un profond respect, était fertile en expédients, digne du viiirat , ex-
28321Digitized by G(
p. 318
28322M«94(i>9S)<
28323VIII* MELIK-NASER-EDDIN-MOHAIIMED.
2832419
28325Aboii*AliAiM»4Mii-Ali4)m4nibaii>HatâiiWUi4»e^
28326Il
28327était
28328âgé
28329d*«aviron soiiaote-iept ans.
28330Au monde Moharrem , on reçat les noaveUw suivantes
28331: Katkhatoa, Shu
28332Houlagott, quii dans Tannée 6go, était panr«9n an rang de sultan, comme 694
28333sncMsseurd'Afjgouo, fut tué l'an 698, et
28334remplacé sur le trfrne parfiaidott»
28335(ils de son frère. Gaan, fils d'Argbun et petît-fils d'Afaaga, naib (gouverneur)
28336du Khonusan, prit les armes oontre son souverain,
28337le vainquit, et lui enleva
28338l'empire. Ce prince embrassa nsbnnisme entre les mains du sch^h S«dr«ddin-
28339ben-Djoubeh-Ujotiwâini.
28340<
28341Dans
28342la nuit du mercredi, onzième jour du mois,
28343les Mamlauks aschraiis,
28344qui hal)itaipnt le quartier do Kabsch, se rassemblèrent
28345, el se dirigèrent vers les
28346érurips
28347sifii/'es nu pied de la citadelle. Ils montèrent à cheval, el pillèrent tout
28348Vf (jiriispureiu atteindre, .\botdant snccessivtiiuut U nis camarades, ils les firent
28349monter à cbeval , et se dirigèrent vers la porte appelée àaadah fVune des portes
28350ûutnilt, plém de finrlé, «t éPtm oq^eileacanf. H se trmmitlogé daatl* voUiiagedu
28351SdhA Taki-eddiD-Kbo-AlnUBÎ
28352: ayant eu occasion
28353d'
28354<
28355| ngner ce
28356ronctionnaire,
28357celui-ci
28358re-
28359marqua en lui UMc liaute capacité
28360, et lui
28361fit obtenir la
28362|)l.ice de Mohtcsih de Daiii.is. Ensuite, Ebn-
28363Assalous se rendil eu Egypte et «'attachaà Melik-Aschraf-Khalil, sous
28364le règne du père de ce prince.
28365Afint' onooiuni lattnerftceéu sultaB,
28366il trouva on appui ches son maître» Melïk-AwbniHaMUJ
28367qtti intercéda en sa fimuretle Ct délivrer de prison. Bientôt après,
28368il
28369alla
28370faire le pèlerinage de la
28371Mecque. Durant son absence, Ascljraf pin viiit au
28372tiôi».
28373Ci
28374|»rince, qui chérissait Ebn<Assalous
28375lui adressa iinp lettre entre
28376It'S lignes de laqui
28377lli'
28378il avah in rit
28379(
28380iiKtts
28381: ^55 ^>_ir^t
28382L» jJi^
28383Li
28384« Opeiit h(inuaerou\,ù brave liomme, hâte-toi d'arriver. » Aussitôt après son arrivée, £l>n-
28385Aesabnis fnt prono an rang de visir. Daos «es marclies , tes pios grands émirs l'eseortaient i pied.
28386AhoaTriudlâtea ajoute:
28387A lV|)oque de mui
28388\ i/.irat
28389, IVintr Schoudja'i se tenait debout en
28390sa pré-
28391• sence
28392An moment de l'élévation d'Ebu-Assalous, un de
28393ses amis, qui habitait la Syrie,
28394< loi adressa 1^ deux
28395vers
28396suivaots,
28397daas
28398lesquels
28399il
28400l'engageait à
28401s«
28402tenir en garde cootre
28403« Sdnadjû :
28404• Oviau* de la terre, sois constamment éveilW, «t Mcbe bien que
28405tu marches sur de» TÏpim.
28406• Cherche ton appui en Uieu
28407; car je crains pour toi la morsure de Schoudjaii. "
28408Ces ver» tombèrent entre le« main» de Scboudjai; cet émir, après la catastrophe d'Ebn-Assalous,
28409poursuivit tes proehcs et les adliérenu du
28410visir, ct extorqua d'eas des ameodcs «omidêiablcs.
28411(;omme on lui parlait de l'auteur des vers, il répondit
28412:
28413» Je me garderai bien de puiiir cet homme.
28414•<
28415!1
28416iviit rloimr
28417\ son ami, relativement à moi, des avis salutaires qti'il a pu tort de ne pas suivre. •
28418Pour
28419ritinptx'Ndre
28420l'allusion contenue dans les vers précédents,
28421il
28422faut
28423se
28424souvenir que
28425le root
28426^Lx—', d'où dérive l'adjectif ^loA- , et qui signifie «a homme couragetus , désigne au»i
28427itn
284283.
28429Digitized by Google
p. 319
28430ao
28431HISTOIRE DES SULTANS NAI1L0DK&
28432du Caire, et la Kvrèrent aux Oammes. Ils pénétrèrent duas la muaon du vizirat,
28433afin d^engager les mamlouks qui Thabitaient a sortir eu. armes. N'ayant point
28434trouvé ches eux de sympathie, ils
28435quittèient, et continuèrent leur route vers
28436la porte du mardbé des armes, au Caire. Ils ouvrirent les boutiques , se saisirent
28437djfiiH*.
28438Yit
28439des armes, se rendirent au magasin tles étendard/
28440îi\y^ * et engagèrent à
28441ft Zit^uttti
28442sortir les mamlouks qui roccupaicnl*. De
28443là,
28444ils marchèrent
28445vers l'écurie du
28446suUao, et >inrent camper au pied de la citadelle. Les émirs, qui se trouvaient
28447dans cette place, montèrent à cheval et vinrent attaquer les assaillants, (|ui ne
28448488
28449soutinifnt pas ic coml)at, prirent
28450la fuite, et se déhandèrrnt. On
28451les arrêta, soit
28452•
28453au Caire, soil dans la
28454haiilit iif
28455; en sorle qu'il n'en échappa
28456|>as nii seul. Quel-
28457<|ues-uns eurent la
28458tt' tc
28459ti anchëe à la porte de la citadelle; à d'auti'es, on rrnipa
28460les pieds et les mains; d'autres, en îjrand nombre, turent noyés; d'aulics aveu-
28461glés;
28462d'autrt'-s
28463t urent
28464la langue coupé*-;
28465d'aniits
28466furent pendus à
28467la
28468jioite de
28469Zawilah. Quelques-ujià furent épargnés;
28470li autres furent partagés enti-e les émirs.
28471Ces Mamlouks étaient au nombre de plus de trois cents. Le mercredi, onzième
28472jour du même mois, ])ielik<f)âaer>Mohammed-ben*ILelaotm
28473fut dépouillé de la
28474aouveraineté , après un rc^ne d'une année moins trois jours, durant lequel
28475il
28476n'avait exercé aucune autorité réelle.
28477Digitized by Google
p. 320
284784»69((ts95).
28479VIII. MELIK'AUSL-K£TB0GA-IIANS0U1I].
28480ai
28481RÈGNE
28482*
28483DE M£LIK-ÂDEL.ZEIN-EDDIN.KETfiOGA-MÂNSOURI.
28484Cétatt fui qui
28485, durant le rèç^uc de Mclik-Nâscr, se livrait seul aii\ soins de Tad-
28486ininistralinn de rcinpire, et ne laissait à Melik-.Nàser aucuiiiî ornl)rede pouvoir.
28487Après le meurtre de
28488St lioiidjin
28489,
28490il rommcuça à
28491s'entourer des attributs de
28492la
28493souveraineté. Au mois dr Molianem
28494,
28495il se retira dans la maison appelée
28496/)af-
28497aiim'alHih îoLJIjb (maison de la vite-mjaultM, et feignit d'être malade;
28498niais,
28499dans le fond,
28500il
28501n'avait d'autre but que de se frayer
28502la route au trône. Melik-
28503Mier lorlit du palais, et alla lui rendre vidie. A IV-poque de la s^ition excité
28504par les Mamiouks, le matin qui suivit cette nuit^là ,
28505il donna audience dans la
28506maison de la vice<royautë , convoqua les émirs, et leur dit
28507: < La majesté du
28508< tr6ne a été dégradée; et la considératio» qui doit Tenvironner ne se main-
28509« tiendra jamais parfaiiement sous le régne d'un enfant tel que Mdik-Nàser. n
28510Tous tombèrent d'acoord de déposséder ce jeune prince, et de mettre à sa place
28511Hetboga. Ils lui prêtèrent serment de fidélité; on lui amena, le cheval que Ton
28512^pelaitJaras-iuuuatbah hji^\
28513et qui était couvert du Rakabah (i) royal
28514(i) Les mêmes mol»
28515se
28516trtnivcnt
28517ré|)éti'S
28518clans VHistoire
28519de
28520Nowniri
28521{fie
28522tie
28523Mclih-Stiser,
28524r. 17^ V*). J'ai donné ailleurs (tom. 1,1'* |iartie, page il5)
28525la deiioition du Icnue IJ^ ; j'ajuuterai
28526ici
28527(Quelque» pa»»nge» qui confiiment met assertioDs. Oo
28528lit Dans la DfscripUon de l'Égjpte de
28529ShkriM (man. arabe «S», fol. S90V)
28530:^
28531Jii^} JI w/^-;
28532j^^'
28533yj*
28534- Un des
28535;illrihuls
28536<le la souveraineté
28537<i(i sultan, consistait à se rendre au meUlan, niontc sur im
28538• cheval dont le cou était orné «l'un mkabah de soie jaune, unie, bruclic d'ur. Cet ornrtneiit cou-
28539< Trait raniniiilt depuitle bas de« oreilles jusqu'à rcndroitde la teHe. * Quelquefois, les copiâtes
28540uni substitué à ce lemwcelui de IJj. On
28541lit dans un p.issage du même écrivain (inan. arabe
285427<)S,
28543fol. 175): ^Jr^)'2
28544i^^^-tV-^
28545i^'t'''-^^ o'^ C'^b
28546\J* o'^'
28547'
28548'^' '"^
28549oiutjiili (pages
28550«montes sur deux chevaux
28551grî.s, couverts de deux
28552zakehah (rakabab^.
28553» Uaiis
28554le même ouvrage
28555(OMD. 68a, rd. 390 r") on lit
28556: wO'.L^iu^j
28557j*
28558^ J,
28559A ^ "
28560marches, il D*cst point
28561Digitizcû by Google
p. 321
28562aa
28563lilSTOIIlK Dl-S SbLÏAiNS MAiULUUKS.
28564XJ^l-
28565Il partit du
28566palais de la vioenroyauté, avant
28567la pruclamatiou de la
28568prière de Yasr (raprès-niidi)
28569,
28570le merciedi
28571, onzième jour de ^loliarrem.
28572ïl entra
28573par la porte appelée Bab^ilkouUah ^ se dirigeant vers le palais du sultan,
28574les
28575émirs marchant à pied devant
28576lui.
28577Il
28578s'assit sur le trône, enioiin-
28579df imite
28580In
28581pompe de
28582la souveraineté,
28583rt
28584prit
28585le
28586titre de
28587Melik-Âih'L Son irgoe
28588fut une
28589époque des plus (!<'>astri iis< >
28590, mai quée par la disellf
28591, des maladies dangereuses,
28592une nombreuse uiorlulité. Par un hat^ard sin<;ulier, rintenilanl de la
28593i iiisine du
28594sultan
28595, dans la citadelle, était occupé à battre un des marmitons û^iji^l
28596Apprenant que Ketboga était eu marcUe avec les altJ'ibuts de
28597la ^souveraineté,
28598il se leva pour aller voir le nouveau sullao, accompagné à» enfanta attwdiÀ an
28599service de la cuisine, et parmi lesquels se trouvait le battu. Ce dernier s^écria
28600:
28601« O jour funeste! c'est ici un jour malheureux! » El ce propos courut ce jour-là
28602dans
28603la bouche de toute la population. Melik-Nftser fut enlevé du paUis; et
28604on lui assigna pour habitation « aussi bien qu*à sa mère , un des salons oUU
28605de la citadelle (a).
28606«ocompagiié da m/hifdl oî des «mAoA
28607(drapt-aux;.
28608Oms
28609les Àtm^et d'Ahonirédi (tom.
28610V,
28611|Migc 80) : Âé_>^3
28612*
28613^ rdMtA, » Daas i'fffKMpv iPÉgrpte d'Ebn-Ain,
28614ff mol
28615Tait au |>liiriel w»l_5,^
28616, on y
28617lïl (l<im.
286181 , a* partie,
28619toi. a3
28620r")
28621:
28622J_i
28623^aTj^^ ^L>i"4Lj
28624«
28625i>evani lui roarfhaicnt
28626les chevaux
28627<le main, couverts
28628ntkabah
28629de hro-
28630" cart d'or.
28631^ El (tom.
28632Il,
28633fol. 99
28634r'}
28635: ^J^jj-* w —
28636^-^^
28637.
28638•
28639•
28640U'^J^
28641j,/*»^
28642« C^q dievaiix.
28643.
28644. dont deux étaient parés de mAalaA, de brocart d'or. •
28645(•} Dans la première partie de cet ouvrage (page 4? '< j'^i
28646parlé asstv
28647|on-{Ucmcnt sur re qui
28648ronccmc le rotit itLi. Je puis encore ajouter, sur ce s"j»'t, (îirfiniit> )>ai»a;;es. Un lit daus YHistoire
28649tles palriarchci (tAkjcmndrie \\.om.\\, ^.'i-}-) .jsr^\
28650'^li -gJj^
28651•
28652Il y
28653lit construire une salle,
28654< «ur le bord delà pur. «Et, plus Imn page 4S3h^yJ^^J^ Ij^s.
28655î»\j)\^
28656* l\
28657« lbt<nterr<- dans la salle qu'il avait
28658l'ait construire, dans IVnceinti- du mon.istèrc, appelé Drtr-al-
286591 fchama. » Dans les Annales d'Abou'Iiï'cl
286601
28661toni
28662V.
28663]» un
28664: JLac^l ixli 3 itl»
28665Jasi.
28666Il fut
28667« placé dans uoc
28668.salle,
28669située dans la
28670citadelle.
28671> Dans
28672l'ouvrage
28673hiograpkique d'bbu-Kballikao
28674man 7)0, fol. ai? v"
28675:
28676:
28677ûLS ^1 tjlâ^ * Us nrtrérent dans la salle do harem. • Dans la Fk
28678fle.t mrrlecins d'Kbo-Abi-Osaïbah (manuscrit, fol. i^G v")
28679: ^
28680*tl-J ^( ^"t "
28681Il se rendit
28682à
28683i
28684la iaWe ffu'h.ihitaienl ceux qui étaient attaqués
28685di-
28686mril.nlir-, du
28687fiol.
28688l).^li^
28689li s f'na^fs- d'Khn-
28690Katoulah
28691(fol.
28692'i
28693r*)
28694:
28695'iS^
28696ÏJ^LÏ J
28697.
28698il avait mu-
28699> liamhiedestinw pour les ar-
28700« mes.
28701• Uan.s {'Histoire d'Abou'lmahâseo (mau. Q&\ fol. 11^
28702v")
28703: l-a^-^ ^^.^.XJI jJ^ C^lf
28704Âalïll
28705> La grande prioeesse était propriétaire de b salle. < .Ailleurs {m. £67, t x*k
28706eo parlant
28707de réponse du soltan:
28708Xati}! Âf^L» vJlHS
28709^
28710• C'était' die & qni, alors, appartenait la
28711« salle. > Et (man.
28712671,
28713fol. t? v*)
28714: SpU)irï^>r* l^j
28715« Une coar, vasie comoM un apparte-
28716Digitized by Google
p. 322
28717•ii6g4(i99$}.
28718VIII. MELIK-ADEL^KETBOGA-MANSOOlkT.
28719ft3
28720Le douâèrae jour du même mois, Melik-AUel
28721fit servir uu graud repas, au-
28722quel il prit place. Lee ëmin entrèrent en ta présence, lui baisèreni Ja main , le
28723fâidtèrient de «on av&ieiiient au tr&ne , et œatigèrent avec lui. Lorsque le festin
28724fiit terminé, le nouveau sultan fit revêtir dHine Ahilak (robe dlionneur) l'émir
28725HosaoMddïn'L&^io , qui > fut promu au rang de Naib (vice-roi) de l*Égypte.
28726L'émir Izz-eddin^Albek-Afram^lébi fut élément revêtu de la AhilaA, etnommé 489
28727Émir-^anddr. L*éinirScl^«ddiO'«lbadj-6ehadur-IIalebi reçut, avec le vêtement
28728d*bonneur, le titre d*Émsr-Adi^'i6, Le quatoizième jour de ce mois , la poste
28729partit , emportant les lettres destinées pour la Syrie, et qui annonçaient Tavéne-
28730ment à la souverainetë de Melik-Adel-Ketboga. Les lettres destinées pour Danins
28731forent mnises à Fémir Saldmesch-MaDsuuri
28732, qui arriva dans celte ville le dix-
28733septième jour du mois, reçut le serment de
28734fidélité du
28735j\aïb (vice-roi)
28736e\ des
28737émirs. On battit les tambours, qui annoncent les nouvelles heureuses. Le jeudi
28738dix-neiiviènif jour du mois, «n
28739revêtit de la khUah tons les émirs et les fonc-
28740tionnaires de
28741ri^tat. On combla
28742tic bienfaits
28743les Mamiouks qui résidaient dans
28744ia maison du vi/irat
28745, artendn
28746(|u'i!.s avaient refusé d'exciler des troubles.
287471^ mercredi, premier jour de Kebi-jiremirr,
28748le sultan monta
28749à
28750rlieval, sui-
28751vant l'usage des souverains,
28752laisant Huiler au-dessus de
28753sa
28754Ule le drapeau
28755(hi
28756khalife, et porter devaul Jui le diplôme d'invesitture jJUy. Des lettres qui annon-
28757çaient cette nouvelle furent adressée* m tous les Naïb (gouverneurs). Elles avaient
28758été écrites par le KadI Djemal-eddin-Moliammed-ben-almoufcarram-ben-Abi>
28759Hasan-ben-Ahmed*Ansèri. Le sultan commença à décerner à ses Mamiouks |e
28760titre d'émirs. Quatre d'entre eux furent promus à ce rang, savoir Békbtas, qui
28761reçut également la dignité d'<»to<£ir, Agkirlou, Bektout-asrak et Katloubek. Touk
28762montèrent à cbeval le même jour, avec les attributs defémirat. La place de vizir
28763de Damas fut donnée au $d/iU> Taki-eddin-Naufaab-Teknti , qui avait rempli
28764les
28765mêmes fonctions sous le règne de Melik-Man^^our. On lui délivra un acte qui
28766lui
28767a.ssurait
28768la
28769restitution de ce qui
28770lui
28771avait
28772été enlevé suus le règne de Meiik-
28773Aschraf,
28774et
28775il
28776partit de
28777la ville du Caire. Le mardi,
28778vingt-cinquième jour de
28779Djououda^remier, on
28780destitua
28781des fonctions de vizir le Sdhib Tadj-eddin*-
28782tlMDt. *
28783t)atis VHisloirc H'Égypte de Djeberti
28784(toni.
28785I,
28786fol. a8
28787v«)
28788: ^^^^^
28789^^«^
28790^ «iJUt
28791•
28792Il
28793fit
28794construire, dans
28795>i.i maison,
28796iiti snlon
28797d'audience.
28798On peut
28799voir, sur le mot ïsL», les dci.iils
28800intéressaots que donne M. Lanr [Manners and cutloms o/the modem Egyp^aat, lom.
28801I, p. aa, a/i !.
28802Digitized by Google
p. 323
28803a4
28804HISTOIRE DES SULTANS H4MLOUKS.
28805Moliainiiie(i-ben4Iaaiia. Sous son administration , les chevaux do sultan ftaieitt
28806restés sans avoir d*autre fourrage que celui qu'on prenait dans les boiiiiiiucs des
28807nurdiands , et les réserves ^Lû' formées par les difTérents cantons avaient été
28808entièrement épuisées. Le Kadt Fakhr^dlnOroar, fila du Scheikh Hedjd^din*
28809Abd-elaaia-Khalîli-Dari fut nommé iospectenr de son bureau , et inspecteur des
28810bureaux du vizirat.
28811Ce même mois, la population de Damas
28812fit des prières pour demander de la
28813pluie, attendu qu'il n'en
28814était pas tomhf- depuis
28815longtem{)S.
28816/VaiÙ sortit dp
28817son palais, et toute la foule raccompagnait à
28818pird.
28819cherté des vivres qui ré-
28820gnait en Fgvpte alla encore en croissant. H ne
28821restait pas de grains dans
28822les
28823«îrenipî-s
28824dt>
28825sultan
28826,
28827parce que Melik-Aschraf avait
28828disiribiié ces
28829sfrains
28830,
28831les
28832avait abaiulonnés aux émirs et à d'autres personnes, en
28833sorte (\uc ces provi-
28834sions ('laiti)t t'iilièrement épuisées. La crue du
28835ainsi
28836(|ii"il a
28837l'ir dit plus hanl,
28838;iv;n!
28839('ih cxircuiemcnt faible. Le vizir
28840faisait achclcr des grain.s pom
28841la eonsom-
28842luaiioii des palais du sidlan, et pour la nourriture des clievaux.
28843I^i cherté aug-
28844nieula au point que l'ardcb se vendait quatr^viogt>dix dirhems. Dans le mois
28845de Rebiopremier, une maladie terrible se dédara dans toute l'hlgypte , et en par-
28846ticulier au Caire et à Misr.
28847Le vingt-sixième jour de Ramadan, Nedjm-eddin-Abmed'ben-Sasari fut nommé
28848aux fonctions de Kadholasker, pour la ville de Damas. Il partit aussitôt du Caire.
28849MelibAouhad-Schàdi, fils d*Aliàhir4Ioudjîr-eddin4)aoud ,
28850fils de MoudjAhid-
28851Asad-eddin-Sdiirkouh-N&sir>eddin>Mohawmed,
28852fils
28853d*Asad-eddin-Scbirkou1i-
28854Aîoubi, fut gratifié du
28855titre d*émir, à Damas.
28856Il prit rang parmi les émirs de
28857TtUfUchanak, Ce fot le prcniirr de la famille d'\loub qui, sons la dynastie des
28858princes turcs, fut promu à la di<;nitr d Viuii de Tabl-khnnah.
28859On
28860reçut
28861la
28862nouvelle que Melik-.lloudanar-Schems-eddin-XhDu'IiiKnidaflai-
28863lousoiif,
28864lils de Melik-Mansour-Iousouf-Nour-eddin-Omar-hen-Ali-hen-Kesoul
28865le Turcoman, souverain du Yémen, était mort dan"; le mois de Ramadan, après
28866un
28867rcfîiir d'environ quarante-cinq ans. Sa cftnduite avait été constamment irté-
28868prochal>le.
28869Il eut pour son successrui son
28870(ils Melik-Aschraf-Moumahhid-eddin-
28871Omar,
28872<|ii
28873il
28874avait désigné comme son
28875liei itici
28876. Celui-ci trouva un compétiteur
28877dans ^jun here, Meiik.-Mouwaïad-Hi/.cl>r-eddin-IJauud
28878, qui
28879^a^^<•tlli)la des forces
28880pour le combattre, vint attaquer la ville d'Aden, la prit après un siége.de treize
28881jours , et y leva des contributions tout à fait injustes. Melîk-As^raf fit marcher
28882Digitized by Google
p. 324
288834
28884A« 694 (»9S).
28885II. MELIK'ADEL-KETBaCA-MANSOUKL
28886contre lui une armée, qui
28887lui Km bataille, et le fit prisonnier. Le vaincu
28888fîit
28889conduit devant son frère, qui k fit jeter en prison.
28890Le Kad^-edhod/Uy Bedr-eddin-<Mohammed'-ben-Djemflah fîit Qomnié aux fonc-
28891tions de Khadb (prédicateur) de la mosquée des Ommiades, à Damas, et réunît
28892oesfcMictions avec celles de Kadi. Il fit la Khatbah et la prière,^ présence de la
28893population , le vendredi , sixième jour du mois de SchewaL 11 fut le premier qui
28894exerça conjointement, k Damas, la place de Kadi et celle de KÂatiè» L*émlr Im-
28895cddin-.Vibek ,
28896le Kluitindtir (trésorier), Mansouri, IKnïff (gouverneur) de
28897la pro*
28898vince de Tarabolos (Tripoli), fut arrêté et conduit au C.iitr
28899, où
28900il arriva le OU-
28901zième jour du mois de Dhou'Ikodah , et
28902il i\u mis en prison. On lui donna pour
28903successeur l'émir Izz-eddin-Aîbek-Mauseli-Mansouri.
28904Cette année, la crue dti Ni! fut
28905f:iihle;
28906il était monté
28907;i seize coudées dix-sept
28908doigts, mais
28909il baissa la nuit mè^e,eL n'atteignit plus cette
28910liniitetir. La cherté
28911alla toujours en croissant, et
28912les maux se multiplièrent. La
28913j)r<ivitice de Barkah
28914fut également frappée de stérilité f3), La cherté,
28915la disette einaliii eut
28916tout à
28917la
28918fois ItîS contrées deroricnt
28919, de l'occident, du Hedjaz. En Egypte (4),
28920le
28921jirix de
28922l'ardeb de froment seleva à cent cinquante dirhcais d'argent. La mortalité aug-
28923mentait rapidement ; et dans le mois de Dhou'lhidjah ,
28924le nombre des morts
28925dont les noms furent inscrits sur les r^istres du divan' s'éleva à dtx-aept miUe
28926cinq cents, sans compter les étrangers et les pauvres , qui formaient un total
28927(3)
28928Si l'on en croit mon historien de l'É^'y pic
28929( fol. 38, v" 39, r") , la coiitKt; de Barkah fut alïi-
28930gée d'une extrême disctti: et vi&itce par de tioQibrcii»es nuées de sauterelles. Parmi les habitants qui
28931énigrèrent a ^gjrple, betueoup avaient la cbair des épaules mangée, tnteiroeés «ur ee &it, iU
28932répondirent
28933: Les sauterelles qui ont dév.ist<
28934notre pays ne trouvant plus rien pour nsMuivir Irur
28935Taim
28936, se sont précipitées sur nous et nous ont dévoré
28937la chair. Les émigrants de Barkab, qui étaieoi
28938au nombre de plus de cinquante mille dmcs, arrivant en Egypte, trouvèrent ce pays livré i la sé-
28939dimaaeetàladiMMe. H» y périrent presque km», «teawséNiit la inocCdW grand noinbred'Égyp'
28940lieiU,*Le reste s'etifiiit d.m» diverses contrées. Bedr-eddin-II;'«s.in Ht tiTii,
28941le marchand,
28942et
28943l^hnttj
28944(pélrrin) Abou-Zackaric-Bûlesi,
28945le marrlunJ,
28946racontaient avoir entendu dire au gouverneur de
28947Katiab:
28948« Nous avons compté les hommes
28949ijui passèrent ches nous, pour M rendre eu Syrie, de>
28950« puis le nds i^kwal joiqu'à la fin de Rebipseeond. Leur MHnibre a*«lcvmt à quatr»viagt-dciix
28951• Bnlle. Et cela, sans y comprendre ceux qui ivstèrent ignorés.
28952•
28953.
28954,
28955(4) Suivant mon
28956liistorien de
28957TÉgyptc
28958(fol. 38
28959v*),
28960te prix
28961fîc
28962l'irrlr l,
28963de froment, qui
28964était
28965d'abord àtt vin^t dirhcnas, s'éleva à cent vingt, et monta Tannée tuivante jusqu'à c«it quatre-vingt
28966dirhems.
28967,
28968'
28969•
28970II. (qmttHmepartU.)
289714
28972Digitized by Google
p. 325
28973a6
28974HISTOIRE DES SDLTÀlfS MAML OUK S.
28975infioiment supérieur (5). Par suite des horreurs de la famine, les habttants mao-
28976gèrentks charognes,
28977les chi«ns, les chats et les
28978ftnes. Quelques-uns allèrent
28979jusqu'à dévorer la chair de leurs semblahles. Chaque jour, le nombre des morts
28980dont le décès était constaté montait à un millier d'hommes, sans compter ceux
28981dont les noms ne furent pas enregistrés au divan. Lorsque la misère fut arrivée k
28982son comble, le sultan répartit les pauvres entre les hommes opulents, en pii>
28983portion de leurs fccdltés. Cette année,
28984lesJils
28985( monnaies de cuivre) se
28986multiplièrent ; et chaque adUeà eut la valeur d'un sixième de dirhem.
28987T/c souverain de Tunis, l'émir Abou-Ha(frOinar*ben-lahià>ben>AlKl-elwàhid-
28988ben>Abi>Hafs, mourut
28989la
28990nuit du V^dredi, vingt-quatrième jour du mois de
28991Dhou'ibidjah
28992, après un règne de onze ans et huit mois. U eut çour successeur
28993\bon-Abd-allah-Mohanimed,
28994fils de celui qui
28995est connu sous le nom d'Abou-
28996491
28997Asidah , fils d'Iahiâ , fds de Mohammed , fds d'iahiâ , fils d'Abd-elwâhid. Le Kefn
28998Kaikhatmi
28999,
29000fils d'Abag.i
29001,
29002fils de Hotilagon
29003, /ils de Toulon
29004,
29005fils de Djenkis-Klian
29006roi des Tatars, mourut assassiné, ajjres un
29007rei^ne d'environ
29008quatre années. Le
29009Art// Baïdou
29010,
29011fils de Tougan, fils de Houlagoii
29012, qui avait snceédé à Kaïkliatou,
29013péril également de mort violente, n'ayant réijné qu'en\iion huit mois. H fut rem-
29014place par Gazan, fils d'Argon n-schab ,
29015fils d'Abaga, fils de Ilonlagou.
29016Melik-MoudaHar-Mohammed ,
29017fils de MansoupOmar,
29018fils d'Ali, filsde Resoul,
29019souverain du Yémen, mourut dans la citadelle de Taaz jm, a l'âge de plus de
29020quatre-vingts ans^ après un règne d'environ quarante^ept ans (6). Melik-Said-
29021> 6} Mon historien fnit obscr^'er que ce nombre etiit seal«HMDt oetui des nort* 4» Caire, aani y
29022comprendre ceux qui penrent à Ko^Uit.
29023•
29024(6) n estprabelile que, damoMte drMn»laoM,Makrin s'est trompé, en «dnaUaM id kd tou-
29025Terain du Yémen difrîfrnt de celui dont
29026il a plus haut aaaoacc la mort. Du reste, jè «rds derwr
29027suppléer
29028ii l'extrême concision du récit de notre anteiir, en transcrivant l'artide que nous
29029«luniie
29030Aboulniab&sen
29031(fol. ^7, v'*)
29032: «Cette aonée, mourut
29033le «ultan aielik-Moudaflar-Scliems-eUiliu-
29034AbmtliMlilseiKlnaMiif, ib da sultan MeKk-MnMOll]vNoll(^edd^n4)n«l^ben-Jklîfbe»AelNd, Tur*
29035eon^n d'origine, GnssAni, souverain dn Yémen.
29036Il mourut, au mois de Re^d»*daos la fortereaie
29037de Taaï; suivant quelques-uns,
29038le
29039véritibln nom
290401,-
29041R,soul
29042était Mohammcd-ben-Uarouu-J>en-
29043Abi'l£iub-ben-Noabi-ben>Rou»tem.
29044Il
29045descendait de l>jeblal»-beo>Aibain. Suivant tl'autrcs, R^ul,
29046ancélre des loureraîiii du YedMn , s*éuit attaché i un des Khatifes AblMendes , ^i»lui doma uae
29047liMiorable iiuuN|iie de caiifiBiMie,eii le cbar^geanl de pbisiean amliaasadeSf en Sjric
29048et ailleurs. De
29049l:(
29050In: vint le titre ds Besoul , qui
29051finit par rtrc rofrarHr romme son vérilahlf nom. De l'Irak,
29052il se
29053rendit en Sljnt^ puis en Égypte,
29054et !>e mit, amsi que ses
29055cafiints, au lervice de quelqueSHios des
29056priaen de la famille d*Aiioub, ce qui ne l'empêchait pas d'^c^oir lai-ménie auprès de lut des servi-
29057leors» des adliéceitts. LaRM|iie le sultan Saleh-eddin-IiNHOar, fih d'Aïoub , lit partir pour le Yémen
29058Digitized by Google
p. 326
29059»»694(i>95}.
29060IX. MELIK-ADCUKETBOGA-HANSOURL
2906137
29062Daoud , fils de Mottdafliir-Kaia<an1ui, fils de Said43Aiiy fils de MansourOrtok
29063,
29064fits aUgAzi, fils d*Albi,
29065fils de limurlascb, fib dllgàn, fils d'Ortok, prince de
29066lUÎredio» ^nt venu à mourir, eut pour sDceessenr soo frère Mansour^isi.
29067Scheif'«ddiD-AlK>u'labba8>Ahiiied-ben-^hmedJ»ed-Niinâl4ieD-A^
29068ftrbeii'Rosalii-beDhAhnHa't HtnUtadessi (natif de Jérusalem) ^ le Schaféi , mourut
29069il Damas, h^c àc soixante-treize ans.
29070li était devenu le principal interprète des
29071sciences juridiques
29072L.b^
29073«Jt , et exerçait en même temps les fonc-
29074^nn
29075frère MeliV-Monddam-Touraiischah
29076,
29077il pîara auprès
29078«le lui
29079, nvcc
29080le titre Ac Tizir, Melik-Man-
29081sour<>mar, petil-GU de Aesoul, et père de celui qui est l'objet de cet article biographique. Il le fit
29082jurer quH doniunit eonttaiBBMDt k mm «omcnia des eontefl» «ucières, Ouuir partit en effet pour
29083le Yonen. Melik-HmNid-Aluit»liIs de Metik-KAnid-llofaiiniiied, fils d'Abou-ftekr, fib d'Aîonb,
29084riant monti' sur
290851<
29086tn'iu' Je Yeiiu'ii
29087, comme successeur de Totiranscliah, s'attacha Omar, le com-
29088bla de marques de rouiidcration et
29089le nomma commandant des fortere&ses.
29090Bienti^t après
29091,
29092il
29093lui
29094oaofia le gouvernement de la Mecque et mit soua ses ordres un corps de trois cents cavalier». Lue
29095bataille ae Van entre lui et le (tpftoee de la Mecque* Ottaii-benp-Katadali. Ce dernier fat mis en
29096Jéroute; Ooîar pénétra dans la ville de la Mecque, dont D hssta maître.
29097Il y
29098lit
29099reli 'dir, l'an 6^19, la
29100mosquée, d'où Aïschah,
29101la mère des Musulmans, était partie pour acconipllr
29102les
29103rites
29104religieux.
29105Durant son gouvernement , l'an 6a3,
29106il
29107fit également reconstruire la maison d'Abou Bekr le Juste»
29108siliiéc dans ht nie de Hatlfar. lidik-Maanidy se rendant en iS^iP^t «MoisitOmar poor eomannder,
29109«n son noa, dam la pnmnee du Yémen. Et ion frère, Bedr«ddin-Hasaii-I>ea-A]i-^bett-Rc<toul , fut
29110oommc gouverneur de la
29111ville de Sana. Melik-Masoud , à son retour
29112ilan-,
29113Ip Yemon,
29114fit arrêter
29115Nour-eddin-Omar, Bcdr-t'ddin-lla».in
29116, son frère Fakhr«ddiD,et Scherf-eddin-Mousa , par suite dra
29117Jnqoiétades que loi inspirait Ie%iérile éminent qit'ils avatent déployé dorant *m absence, et les
29118eqvdyn enÉgypte, sous bonne
29119garde, i
29120l'exception de Noar-eddia-Omar, je veux
29121dire Melik-
29122Mansour. Celui
29123ci fut
29124, le même jour, rais en
29125liberté par ordre du prince, qui
29126avait de ralîe<^iun
29127pour lui, et ^ui, après
29128lui avoir fait prêter serinent de iidélitc, le nomma Atabek de ses troupes.
29129Melik-lfasoud , faisant un nouveau voyage en Égyptc, le choisit pour gouverner en son nom, et
29130loi dit
29131:
29132• Si je meurs, tu'iaéntes plus
29133le trdne que mes IMres, attendu les services que
29134tu m'as
29135• rendus. Si je vis,
29136tu resteras dans la position que tu occup«. Garde-toi
29137l>ien de
29138souffrir qu'un
29139• membre de ma famille entre dans le Yémen, quand même ce serait Melik-kâmel qui se présea-
29140n ferait. » Me1ib>llasood prit ensuite la roule de la Mecque et mourut dans cette ville. Melik-Man-
29141sour, ayant appris cette oonveUe, «'empara de ta province du Yémen, après une sMe de faits et
29142J*( véinîments remarcjuables, e(* resta paisible possesseur du trône.
29143Il régna sur le Yémen plus de
29144vmgt années, et mourut dans cette contrée la nuit du samedi, neuvième juurdn mois de Dbou'l-
29145Itadab, Fan G47. Il eut pour mecenenr son iila, Mdik-MMidaflbf4ousouf, dont il est question id
29146,
29147et qui fntleaecond sultan de la famille de ftcmui. Melik-Moudafllir occupa
29148U
29149ti one
29150t'espace d'en-
29151viron quarante six
29152ans. A
29153sa mort,
29154il
29155laissa
29156la couronne à son
29157frère
29158sun
29159fils),
29160Melik-Mnuivaiad-
29161Hizebr-eddin-Daoud. Mclik-Moudaflar périt empoisonné par une de ses esclaves. Il laissa pluMeun
29162enfenis, kavoir : Melik^Aichrir, qui lui snoeédi; Homraïad-llaood, IVadMfct Maaond et Mansoor.
291634.
29164Digitized by Google
p. 327
29165s8
29166HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
29167dons de KhaHb de la moflqa^ de» Ommiades. IiS'eddiii-Abott'IabbaS'Abinedp
29168ben^bnhim-ben-Oniai^beo-Feredj-beD-Ahmed-ben-Saboui^
29169»
29170le
29171Sdiaféiy mourut dans la
29172ville de Wftsil, à Fège de quatre-vingts ans. Il avait
29173exercé la place de KhatA, et était regardé comme un bomme ënnnent dans
29174différents gi^pres de seieaces. llouhîbb«ddin<Abou1abba»-Ahined-ben-Âbd-aIIali-
29175hen-Mobatnmed-ben-Abi>Bekr-l>en-Mohammed-ben-lbrabim-Tabari-Mekki
29176,
29177le
29178Scbaféi, \e fakih (jurisconsulte) du Iledjàz, moufut, dans la \ille de la Mecque»
29179à l'âge de soixantcKlix-ncuf ans. Schcnis-eddin-AboufAl>d-:inab-Mobammed*ben-
29180AH-ben-Mobammed-bcn-Sàkin-Tousi-Meschbedi mourut au Caire.
29181A»
29182Au
29183mois
29184de Mnli.irrem,
29185il se passa,
29186dans
29187tin bourg; nomme
29188Djitbbct-ifssal
29189^^^JL* La., situé sur
29190le territoire de Damas,
29191un
29192fait
29193extraordinaire,
29194l'n
29195jeune
29196bomme, des habitants de co lien, était
29197soiti, pour
29198aller abreuver un
29199taureau
29200qui
29201lui
29202appartenait.
29203Lojsque
29204l'animal
29205cul
29206fini
29207de
29208lioite,
29209il
29210fit entendre les
29211louanges de Dieti. Le jeune liomme^ «^lonné
29212de cet aventure, raeonla
29213le
29214fait,
29215et ne fut cru de personne. Le lendemain
29216,
29217il
29218i>e mit en marche avec son taureau,
29219pour abreuver Tanimal. Celui-ci
29220, après avoir hu , prononça encore les louanges
29221de Dieu. Au retour du jeune bonîme, le bruit de cet événement se répandit
29222dans le bourg. Le troisième ^our,
29223le jeune homme se mit en marche» et fut
29224suivi de toute la population. Le taureau , après avoir bu , prononça , de manière
29225à être entendu par tout le monde,
29226les louanges de Dieu. Quelques habitants
29227s'étant approdiésy et ayant adressé des questions à fenimal, celui-ci répondit
29228de b manière la plus intelligible
29229: « Dieu avait arrêté que cette nation serai
29230«affligée de sept années de stérilité. Mais, grftce à l'intercession du Prophète,
29231« le Dieu très-haut a substitué à ces années des années d'abondance! »
29232Il dé>
29233492
29234clara que
29235le Prophète
29236lui avait recommandé d'annoncer aux hommes cette
29237détermination. Puis ,
29238il ajouta
29239: « Je dis, ô apôtre de Dieu , quel signe garantira
29240«la vérité de mes paroles?»
29241Il me répondit
29242: «Tu mourras, immédiatement
29243« après avoir
29244parlé.
29245»
29246lin effet,
29247le taureau s'étanl
29248dirigé vers un
29249lieu élevé,
29250tomba mort. Les habitants du boui^se partagèrent l»poil de l'animal, comme
29251un moyen d'attirer sur eux la béuédiction divine
29252: puis ,
29253ils ensevelirent
29254et
29255-
29256(7) Cette année, au rapport d'Aboa'lmaliiseii (fol. 38 r"), la hauicnr primitive du Nil fut d'une
29257coudée
29258et queli|ucs doigta.
29259I.a cmf> sMcva
29260s< i/c
29261coudées dix-sept doigts. Le terme de la cnie
29262li^t eut lieu le sixième des jours de ^esl (les jou» compléaicotaires).
29263*
p. 328
29264*»69$(it96).
29265IX. N£L1K>*DEUKETB0GA>MàNS0URl.
29266«nteitéKnt le corpi. On envoya au château de la Monl^pe uif acte authentique,
29267rédigé devant le kadi du canton , et qui attestait la réaljté du fait
29268'Au mois de Rdii jpnamtf une Sépéche» apportée parla poste, annoofa rarrivée
29269d*un 'corps de Ouirat, qui font partie des Tatars, et qui avaientpour chefTon-
29270gai. Ils étaient au nombre d'environ di<-1iuit mille lentes: et ayant pris la fuite
29271pour abandonner le service de Ga/^n
29272, roi des Tatars,
29273ils avaient traversé TEu-
29274.phnite, se dirigeant vers la Syrie. On écrivit au naiù (vice-roi) de la Syrie, eu lui
29275recommandant de dépêcher l'émir Alem-eddin-Sandjar-Ic r/r/imt/r;//, pour aller
29276dans la ville de Kahali recevoir ces étrangers. Il partît, en cfTel, dv Damas. Bientôt,
29277il
29278fut suivi par l'émir Sonkor-alaiïar ^"^1 y-
29279- scfiadd
29280; insjiectcurj îles bureaux
29281•de Damas.
29282I."<'iiiir
29283Kara-soukor-iVIansonri
29284fut
29285égnlrnitiit
29286envovt- du
29287(laire,
29288et
29289arriva
29290à Damas
29291le
29292vingl-deuxiènie jour du mois.
29293L't-nitr
29294Seii-4;ddiii-ailiadj-lk'-
29295liadur-Halt-bi, le hâdjib^ ne larda jwis à suivre la même route. Ce« dru\ ollicici s
29296s'arrêtèretil
29297à Damas; cependant les principaux
29298d'entre
29299les Ouiial
29300arrivèrent,
29301accompagnes de Sonkor-alasar, le vingt-troisième jour du mois.
29302Ilh
29303éiaieni au
29304nombre de cent trcne; ib aTÛent.à leur téte Tongal : et, on comptait , parmi
29305loirs chefs, Alous et Kakbal. Le luicA sortit à leur rencontre, accompagné de»
29306émirs, et déploya, pou^ leur entrée une pompe
29307eatraordinaire.
29308Ils partirent
29309pour le Caire, sons la conduite de l'émir Karihspnkor, le lundi, septième jour
29310do mois de Rebi second. Arrivés dans la capllale, ils furent comblés par le sultan
29311de témoignages de considération et de
29312bienveillance.
29313Plusieurs
29314d'entre eux
29315reçurent le grade d'émir. Ils restèrent,
29316cependant, attadisii leur idolâtrie;
29317et, lorsque le mob de Ramadan arriva, aucun d'eux n'observa le jeûne. Ils se
29318nourrissaient de la chair des chevaux, sans les égorger.
29319Ils se contentaient de
29320lier un de ces animaux,
29321et de
29322le Happer sur
29323la téte, jusqu'à ce (pril
29324expir;it.
29325Après quoi,
29326ils le mangeaient. Les émirs répugnaient à
29327s'asseoir près d'eux, à
29328la porte de la citadelle, à l'audience du sultan. Toute la populati«jn se montrait
29329mécontente des témoignages iriinnneur qu'ils avaient reçus,
29330et du
29331crédit dont
29332plusieurs d'entre eux jouissaient auprès du
29333jn-ince.
29334Et
29335sa cruiduite
29336fut
29337lilâmée,
29338sans ménagement. Quant au reste des Ouiral, Sandjar le tlimaïUtri recul l'ordre
29339de
29340leîs établir dans
29341la |)rovincc du xSdhel.
29342Il eut soin de
29343Ips faiie passer par le
29344nn'idj
29345(la prairie) de Damas. On
29346fit
29347soitii-, pout
29348li ui
29349usat^e, des marchés
29350île
29351toute espèce, qui furent placés dans
29352le uuidjy dans le village de Damin i^y^
29353^j-y-ro^^, et à Kisouch. Aucun des Ouirat n'eut la permission d'entrer dans la
29354Digitized by Google
p. 329
293553o
29356HISTOIRE *DES SULTANS MAHLOUKS.
29357Tille de Damas.' On. les
29358fit camper sur le
29359territoira
29360d*Alhlib|wJb;e
29361{aiblil
29362sz^)
29363t
293644Bl
29365ils purent s*^iendre dans la province du SAhd.
29366L'émir Sandjar
29367resta auprès d'eux. Cependant la mort enleva un grand nombre de ces étrangers.
29368Leurs fils furent admits an nombre des émirs, qui les recherdtaîent extrême-
29369ment, à cause de leur beauté. Leurs
29370filles épousèrent des habitants du pejs.
29371Et les émirs, les ofiiciers, et autres personnages, se disputaient leurs jeunes
29372enrants et leurs filles. Les Ouirat se répandirent dans les différentes provinces,
29373embrassèrent l'Islamisme,
29374et se conTondirent avec le reste
29375(!<
29376In
29377]>npulation.
293784i)ti Le samedi, dix-huitième jour dii mois de Djoumada-second , Taki-eddin-Mo«
29379liafnni( (l-l)f n->îedjd-eddin-Ali-hen -Wahab-ben-Moti-Kouscliaïri
29380, surnommé
29381Ehii-Dakik-alid
29382le
29383Sclmff'i, fut
29384installé dans
29385la placf dp /uiifi-fModat d'Égypte,'
29386i|ui était vacatile, par la mort du kadt-dlhMidt-D/unùndsdlnui
29387, Tadj-eddin-Abd-
29388Alwalilialnheri-Khalaf-hen-Bedr-Alai, connu sous le Jjom à' hUin-liiiit-tiltuizz.
29389(ieile année,
29390la cbeilé des vivres s'accrul d'une manière elTrayante. Le prix
29391•
29392de l'ardeb du froment
29393d'Égypte
29394s'éleva à
29395cent
29396cinquante
29397dirliems
29398;
29399celui de
29400l'oi'pe dépassa
29401c ciil dirheuj.s. Les fèves Jy
29402se vendaient environ cpialre-vingl-
29403dix
29404dirlK-ins Tardeb.
29405L'ardeb de lupins monta de
29406cinq
29407dirliems
29408a soixante.
29409Chaque ritl(roll) de pain coûta un dirhem d'argent '«^ ç»ji.
29410I n poulet monta
29411de trois dirhems (H) à vingt. On ne tuait plus
29412les poulets que pour l'usage de&
29413malades. On en pesait
29414la
29415chair, dont chaque dirhem fut
29416fixé à un ^rhem
29417d'argent. Un melon d'eau d'été,
29418«âfJ^ , destiné pour les malades , coûtait
29419cent dirhems d'argent
29420: et chaque rotlée ce fruit, quatre diiiiems. Un coing se
29421vendait trente dirhems*: et chaque ritt (rod) de viande,
29422sepb diiliems. Les
29423animaux domestiques périrent presque tous, par suite du manque de fburriige;
29424en sorte que Ton ne trouvût plus à louer aucune béte de somme. Les chiens et
29425les chats moururent également de faim. Bien des personnes lombèrent dans
29426une position misérable. L'avarice se mon ti a partout, au point que
29427les
29428plus
29429grands émirs, au moment où ou
29430leur servait leur repas, refusaient l'entrée de
29431leurs maisons à des hommes d'un rang distingué. Le mohtcsih du Caire et de
29432Misr sévissait avec rigueur contre cens qui vendaient de la chair de chien
29433, ou
29434des charognes
29435: mais le
29436mal allant toujours en croissant (9),
29437les
29438habitants
29439' 8)
29440J'ai lu ^^j^
29441au lieu de ^bt îJblj J^.
29442Je- lis yi\
29443J>Li) U au lien de l^^i
29444Digitized bv Google
p. 330
294454N 69S C^ig6).
29446II. MELlK.ADEL'KfiTBO.GA-llANSODIL
294473l
29448mangeaient des cbarognes de diiens et d*aatrës aninoaui , et des cadavre» Ira-
29449oaios. Des mères dévoraient leurs enfants morts. Un émir vit on jour, à la porte
29450de sa maison, une femme, d*un extérieur agréable, qui demandait Paumânei
29451Touché de oompasnon, il la fit entrer ches lui, et fut frappé de sa beauté.
29452Il
29453fit servir un pain rond «JU^ et un vase rempli d^alimeuts. Elle avala tout, sans
29454être rassa^ée. II lui fit apporter uo% radon semblable, qu*elle mangea encore
29455et continua à
29456se plaiiulia rie la
29457faim.
29458Il ne cessa de lui servir de nouveaux
29459iliments, jusqu'à ce qiî^ sonappt'tit
29460fût assouvi.
29461Bientôt
29462après,' celte femme
29463s*appuya contre
29464la
29465muraille, et s'endormit. Lorsqu'on voulut la remuer, on
29466trouva qu'elle était morte. On détacha de dessus son épaule un sac
29467, qui
29468renfermait une main
29469et un pied
29470d'enfant. L'émir ayant pris avec lui ces objets,
29471monta à
29472l;i citadelle, pour les mettre sotis les yeux du sultan et des émirs. Au
29473mois de Hedjeb, les prix commencèrent à baisser. L'ardcb de froment ne se ven-
29474dait plus que trente-cinq dlrhems
29475: celui d'orge, vingt-cinq. Le Nil, ajiros sctre
29476airèti" dans
29477sa crue, monta à seize coudées; et l'on perça la digue du
29478klialidj
29479Laiial). Mais
29480le jour de
29481la fête de
29482la rupture du jeûne,
29483le fleuve baissa d'une
29484manière effrayante, puis, il recommença à croître. En même temps, les prix des
29485denrées monièrent
29486: partout régnait l'inquiétude
29487: l'avarioe se montra à décou-
29488vert
29489: les fortunes diminuèrent : la pontion deshommes dédina; les pleurs cou*
29490laieni en abondance; et, dans les marchés, on entendait les cris de détresse
29491d'une population en proie à la disette.
29492Ui mortalité
29493s*accruty d'une nuinière effrayante. Chaque jour,
29494il sortait,
29495par chacune des portes du Caire, plus de sept cents cadavres* Chaque jour, dans
29496l'édifice destiné à
29497laver^les morts, VL^, on
29498lavait environ cent dnquanie
29499corps, appartenant à des hommes étrangers on abandonnés >lai.jjt. Il
29500n'existait
29501peut-être pas, au Caire ou à Hier (Fostat), un seul homme bonorable (10)
29502(10) t,«» tnol jj"...*
29503(|tii signifie jiropremrnt, rarhr, a deux sens
29504:
29505il «li'si^-nc
29506:
29507i " Un hnmmr rjui, fmr
29508esprit d'humilité, fc dérobe à la vue des hommes, en se réfugiant dans une retraite, ou se livrofft à toute
29509etuatirUi des jj^Hquet de ta vie nUgietae, Oa lit dans VHiOaln det PaManhee d'ÂtexmdHe ( 1. 1
29510ip. i39i p. 54): (j-jjj ""•^^ 'jv*^ ^ *^ S'^K:
29511^
29512"
29513ffu'ilcn rest:\t de quoi donner à manger
29514- aux religieux. » Plus loin (p. laC)
29515: l^'L* 3
29516^-..sr^t ^J* îjyjju/^ ijf.^^
29517,^5^
29518ij*'^
29519J^l
29520«Jusque là que ces homme» religieux,
29521iiui nVtnient point en
29522état de sf
29523- procurer du p^iin, ne pouvaient, lo/squ'ih venaient à mourir, l-Iic eiacrii'à que sur son ordre.
29524Aflleurs (tom. Il, p. 36}
29525: ^^^tj ijijy^^^ ^~JJ m>
29526t^jt^ Ljl^» Tout ce qu'il gagnait , il le
p. 331
295273a
29528HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
29529^^i^yhMj! ^
29530à la porte duquel on ne trouvAt, chaque malin un nombre de
29531cadavres que Ton y avait jetés, afin qu^il prit soin de les ensevelir (ti) et de
29532•• donnait aux ^isM» aux rdi^eux, au orplielii». • Plus loin (pag. 47) : ^^^;;^^!^ >j-a^
29533^p» -f^j
29534«Le» antra, croyantei hommea verlacDx, et idigitui. » Plot h»i(f. 55) :
29535^j!jJ~'"^^J
29536*»:,,-> s_7/-» • 1' «It'P»^"*"
29537P""»
29538»"gl'AM et les religirns.
29539>• Aillean(p. 76):
29540aumônes nnx
29541)>!«ivres, aux
29542religieux,
29543«"t anx ma!n<)cs.
29544Pltis bas (pag. 8oj
29545: »L~^
29546d^-à.*^! ^^^^^^«L â: It ^^j^x—JJ ^^j''^
29547Jtayj . Ix' reste apparteiuil aux religieux et aux nnacliurèteH, d'entre les moioe», soit boinmes,
29548• soitrenini«s.»Ptiw loîo ^pag.
29549'oy;
29550: «l/i^'j
29551*Vj j^'
29552«Il aAeta du
29553• pain, qu'il fit dlalribiinr aux religieux «t aux pauvres. • Plus bas (pag. i(8)
29554: ^^LJt ^
29555.SJ-g
29556>)yu)tj ^^fjj
29557«Il dtoonait le rest» aux religieux et aux pauTre». > Plus loin (p. 148} ^^-^
29558•Um ^jijy^tÊ^
29559^JÙA a Je me suis assuré que c'étaient des hommes rdi^enx et oialades.»
29560Plus bas (pag. i/,9)
29561: lA^ji^j j^—4l
29562Le religieux et la veuve./ El
29563(jiag.
29564aCi))
29565:
29566|^j.l>a,)
29567L&iLv j^'w « Il ne cbercbait à mettre <lans la gèue aucun religieux. « On
29568lit dan» la Chnmique 4e
29569DMieil (œan. 6!,6, fol. a r°)
29570: l
29571;
29572'LiUj LjjLr» ^ (jè^ c^jLT^^
29573"
29574^'"o"» de»
29575«hommes religieux, eiitièreineiil occupes de notre tK-grice «'t de nos prtifcxsionN.
29576Plus loin
29577;^f. 66 r*)
29578:
29579^jy«4'j
29580«IjiiJlj ^^JjJl
29581^ «Les libuimcs pieux , les pauvres et les religieux. « Plus Ims
29582(f. 96 r*) :
29583JL^^
29584' Un scfaeïkh religieux et nnivencllement approuvé. • Et (f* â86 v*);
29585s,,.*»iL|t Ssr?-
29586^
29587C'était va homme digne de eoofiance, religieux, professant de
29588« bons principes. • Soudi, dans son commentaire turc sur les poésies de
29589li.iliz (tom. 1» pag. iS8^
29590«d. de Caostsotioople, expUcpie le mot
29591par
29592tS*^
29593J'^ * Homme veligjcinit
29594homme vertueux.
29595* Uaus la
29596fie
29597île Melik-Aschn^ (de mou
29598matiuscril,
29599fol. «6 r*1
29600; jj''^'* ^
29601jjSii»»* «LL:.
29602y^^.
29603•
29604( .(niihien d'bomiiu's religieux reçurent «les dons c.irlu
29605•-.
29606Dans U- Tmirr rie
29607la religion ciin-tininr
29608j).ir l.hn- Assal (ninn.
29609fol.
2961010',
29611:
29612^
29613(;< ii\ ijni,
29614«l.nis Ipun»
29615• niaisous, njLiJtiu uutj vie religieuse.
29616« Daii> la i'ic tki mvdccmi U l',l)ii'ALi-0>4ÙLah (Ui.
29617(. i8g v"):
29618«iitj liy>\ JL^
29619iïufjl
29620^
29621« Quelquefois,
29622il traitait, dam leurs ma*
29623«laUie»,
29624le»
29625religieux,
29626leur fournissaot, de
29627son
29628argent,
29629lea^ remèdes
29630et
29631le»
29632aliiiicius.
29633»
29634Uau»
29635la DetcripOom de
29636l'Égjrpte de
29637Ifakrisi (tonu il, man.
2963899B,
29639f.
2964038 1 v*)
29641: w*'—fj^
29642S-'j-'
29643'ij
29644• ^^Ij-^l
29645jj, >., ttj
29646M
29647Klle
29648envoyait
29649aux
29650anuefiorètin
29651et
29652aux
29653religieux
29654• des
29655sorftmes
29656roniidLi
29657Diins VHistoire des
29658kadif d'È^pIr
29659! Ut\.
29660liy r";
29661: «l^tM
29662> ,ju
29663IjaJlit !i)
29664«
29665il payait la contribution pour les pauvres et pour les religieux, lorsque
29666« ceux«ci étaient dahs l'indigence.
29667a* Le mol
29668, surtout en l^gypte, a u ue .lutre signification. Il désigne CttMi qai a une position
29669honamhle. On
29670lit dans Vllistoire d'Égypte
29671d'Abau"lnt.ihA"^rn
29672'man.
29673ar. C,G6,
29674fol. ao6
29675r»)
29676:
29677j^Ïjj ^^jt. ^^»~J
29678l.^
29679jjTmiH
29680^Ui.
29681,
29682\ iny;t-ilf ti% linrnriics hr>nr>r.iNcs
29683,
29684taitt sclré-
29685iribque marchands.
29686• Ailleurs (œan. 671, foi. 4 v^
29687i
29688: Jaux^I ^..^^.-aE^. ^j>JI ^j^~^X\ ^^^-^
29689Digitized by Google
p. 332
29690Air694(»95)'
29691XL ItELiK-AOEL-KKTBOGA-llANSOUBI.
2969233
29693les eotemr; oel homme eouncnit à oe invaiL la journée tout
29694etiUère. Mais le 494
29695mal allaot toujonn eo cnniaaiii, let eadavm éiaieot «nierrë» gau» avoir M
29696'L^\ € Lei hommes honorables, qui
29697, ^ raison
29698<îe leur
29699\ ie austère, passent
29700, aux
29701vcujt
29702• des ignorants, pour des bomm^ riches. » Dans Li DetcripUon de t'Ègjrpie de Hakiiù (osan. Ù>ix,
29703Ml So v") ^jijx^
29704*AV»} ^fH*
29705' *
29706détordra honteux , eth dé|padilKW d'honnies
29707bononUrs.
29708Fin loin {M. 55 r")
29709:
29710>Ljtj
29711^ «Ptoni eux, se irawAient let
29712» hommes boumUetct let rieba. • Dent'nne Htitotn dÊgyfie (de mon manMctit, f.
29713i^! ^
29714Jl-^~'*^^j
29715"
29716*^ «Ceux qui étaient dans une poaitîon honorable. » Dam le KUab-auolouk Je
29717Makriu (lom. II, fol. 368 r»)
29718: _p
29719^J-:-i
29720^^jjj-a-4t
29721^j^j^^^
29722^S»
29723j/f-^j * lit étaient au nombre de vingt-deux, tous dans une position honorable, tant schmfs que
29724«inirebmildl.»OnmriUf«tfiv d'Égrpte d'Ebn-Aïas(t II, fol. ^'i r")
29725: 'UlgS^ ^J» Lâ-i-JIjf \
29726^ ^jiA. j^LJl ^'L-j ^y.Ul ^L*l
29727«On répartit bd^lpente delà grali-
29728• 6catioo sur les principaux functiounaireS) Us hommes honorables, et même sur les katti alhotiat, «
29729PItii loin (fol. qRI r";
29730: ^^^K
29731jt^>^
29732f*J^->
29733' -F*^'
29734^
29735marrii.uids et autres, faisant
29736«partie des hommes honorables
29737et distingues.
29738-
29739l)ans V Histoire d'Égj-pte de l}ieberti (tom. III
29740M ti
29741v°) : 'ijASX] s^iUe^Ij ^UtJ2>^
29742- La plupart d« bannie» bonoiafalea «t do»
29743• hMnMs pnianMs. > Ailleun (M. «5? v")
29744: jJUI Ji^jl j^L^n^^^^^C^ii^ Let boivnet savante
29745• cttca plni bonorabUt d'entre let babitanla du pays. >
29746Burckhat^t {Pnverb. p.
29747i44) explique le
29748motjjTw par r/fif^n/. On
29749lit
29750d.nns le Viyfa^r du schrdh
29751/i'-yîiA ^|g||4.9jt) : sptpStwt vI,iLi& «L«»
29752jLs^l • Des femmes riches^ et dans une position honorable. •
29753Le motjSM détigne : Um vh régulière, um cwndiâie reUfkiue» On lit dau l*AfM»« At imUt
29754if'JjPP«r(ro].8i»i*)ijÂ>Jt J.»! ^
29755jlTa Abon-Obaid était dn nombre det bomnwete-
29756Ggienx. > Plut bûn (Ail. Sa v") : y,J^\jy^^i
29757H était
29758célèbre pour sa
29759« scienre, sa piric, son austérité.
29760• Dans Vllittoire naturelle de Soïouti
29761finan.
29762clir S. Gt*rm.
297631 5a, fol. 1
29764f")
29765: ^ jlajj I ,
29766^y_i_-JL»
29767wolS'" Elle était du nombre des femmes qui
29768sont con-
29769• nue» pour leur vie religieuse et leur austérité. * Dans le Kdmel d'Ebo<Athir (t. III , fol.
297701 76
29771r")
29772jjjK^tj jSiJf
29773^CU « Let honmet religièia et vertueux |)érireoU> Dans VBiâtth* d'Égypie
29774d'Aboutmahdsen (m. 67 1, f-
29775i- r"'
29776JLj
29777^_jjtvJL* ^^^^ • ïouloun était
29778rrirhrc pour sa con-
29779> dutte religieuse. » Dans la Description de l'Égypte de filaluiai (tom. 1, mon. 79; ,
29780fol.
29781sSj^
29782v*j
29783:
29784yt-i\^ 2X4t Jal ^ ij'lix^
29785.
29786Il
29787ré|>andaU set anniiiea SUT lit heaMnei |Mnvm ttsid'
29788let konuMs religieui. • Dans YOuvrage bingraphifue de Taki-«ddbi-Fi«î {^js^^ AiiJl toan. D,
29789fol. 61 v")
29790: UL.^. jZ-
29791)iM ^J^
29792"
29793Il prêchait et chantait
29794les louanges île
29795!>irr!, .iver
29796• ooecomluirp vorus^-nw ci irri proclialilc
29797»• Dans
29798\' Ouvrage historique Ac l>jeiniil-e<idin-hbii- W.isel
29799[ivA, 33 v»j
29800:
298011
29802l,es iionmie^ le plus distingués par leur vie religieuse. » Dans la CAnmi^ue
29803de Dbébébi (man, 646, fol. 333 f]
29804:
29805^^Jù)l
29806(^)/iJt yf*^ ^IS' Jl « M «wit adopté la vie
29807retirée,
29808et
29809la
29810{iraliqiie ta ptni pare de
29811la religion, a Dans le Kanm (pag. sS6)
29812: y^Jt J*1
29813w>l^~Jlj
29814« 1^5 religieux et les anachorètes. »
29815Il
29816paraît que
29817le mtit^^::—
29818(lési^jnc aussi une position
29819aisée, hnnnrahle. On lit dnn<t let Optuaiks étHÊlum (Coil. la n'*); ym^\ ^\ ^ «»lv?> * Qw*^
29820n.
29821{quatriimt partie.)
29822h
29823Digitized by Google
p. 333
2982434
29825MISTOtRe DES SOLTANS HAMLOUKS.
29826kvés ni enreloppé» d'un linoeul. Un mon était porté «n tore couvert d*tio
29827vêtement; mats à peine se Iroovait-îl dépoeé dans la Ibsse^ qu'on lui enlevait cet
29828babit pour eosevriir un autre mort; et le même linceul servait ainsi pour un
29829grand nombre de cadavres. Bientôt,
29830il ne fut plus possible d*ent«rrer les corps
29831dans des tombeaux, attendu la multiplicité des décès, et le petit nombre de
29832ceux qui pouvaient creuser la terre. On ouvrit de grandes fosses, daus lesquelles
29833on jclail pêle-mêle les cadavres des hommes, des femmes cl des enfants, jusfju'à
29834ce que cette caviie
29835lût remplie, après quoi, on la recouvrait de terre. On cher-
29836cha des linmmfs pour porter les corps et les jeter dans ces fosses.
29837Ils recevaient
29838pour clia(|ue mort un demi-dirhem.
29839Ils enlevaient lecaJavie, cl l'alkient jeter,
29840soit dans une fosse, soit dans
29841le Nil, s'il se trouvait dans le voisinage. I.es H'àli
29842du Caire et de Misr portaient les morts dans des filets placés sur des chameaux.
29843Les corps étaient suspendus de cliaquec6lëpar les pieds et les mainsi et on allait
29844les jeter dans des fosses creusées au milieu des buttes ^Jl^, sans qu*on prit la
29845peine de les laver et de les ensevelir. Des cadavres, en grand nombre, étaient
29846prédpîtésdaos les puits jusqu'à ce que ces puits fussent tous remplis, après quoi,
29847on les recouvrait de terre. Il péril aux eiliémitésde la ville quantité dliabitanls,
29848dont les corps demeuraient snr les chemins et étaient dévorés par les chiens.
29849De nombreux cadavres même furent mangés par les hommes. DansFespaoe «fun
29850seul mois, le nombre des décès dont on put avoir connaissance s'éleva à douae
29851mille sept cents. La mortalité fut grande dans tous les cantons de FÉgypte ; en
29852sorte que les bourgs entiers restèrent sans habitants.
29853Dans
29854toute la Syrie,
29855les pluies éprouvèrent nn retard
29856enVayanl... On arriva
29857au commencement de l'hiver, qui eut lieu le jeudi sixième jour de Safar, cor>
29858« ques-uns des homme» booonUfs. * Dns l'Atilalw ê*Ab(m1nulilstB (ann. 667, foL 87 v*):
29859jSm ^ ^^^^
29860" ^ position
29861était honorable. > Dans VHistoire ttM^tapie de Makarri
29862(torn. f,
29863fol. as?
29864v")
29865: Ji31 J
29866JaI ~J^>. ^ Ij-jtJL^tSoovoitlnbonmoscoiisidénbkstelhr
29867< à des dÏTerti^ments durant la nuit. »
29868QMtquttluia, le mot îjZ^ est employé avce te même tens, cornac chnt ce passage ieVBiiÊBùt
29869des Palrùrehet d'Alexantlfie (tan. Il, p. 385}
29870: *-:>iaji\
29871uL^'itt ^
29872û «Tout ce qui
29873« fut constaté en lui, la foi, et une vertu digne d'approbation. » Ije termejJU^ se rencontre dans le
29874sens de religieux. On lit dans un passage de VHistoire des kadis ^Égypte (fol. 128 r*) : l^-»'-.»
29875sl^l
29876> Célait un luNUiwvertneilx, qui gardait fréquenuiicat le sîleaor. »
29877(II) Jelis
29878an Iknde
29879DigitizecI by GoogL
p. 334
29880mC9$(i996).
2988111. HBLlK^DlUI£TBOGA^ll&ll$aUBI.
2988235
29883ftapondanl au sixième du mum de Eanouo premier, et Ton ne vil pee tomlier
29884de pluie. Lee prix des «leDvëee» deos la Syrie, devinrent esorbitanta et les eaiu
29885tarirent,
29886il en ooAtait un diriiem pour abreuver une leule fois un animal rde
29887somme; et un homme, pour boire une Ibb., payait up quart de dirbem. II ne
29888it»ia plus ni herbe , ni pftAurage. A Damas, le prix Uu ghirarah
29889de froment
29890s'éleva jusqu'à
29891170 dirheins.
29892lotl et deuX. oukiah de
29893{tÛO
29894: Be VSodaieOt un
29895dirheii),
29896la viande coûtait quatre dirlieins et demi le
29897rutji.
29898Cependant
29899le sclieïkh
29900Sclierf-cddin-Ahnied-ben-lbraliim-ben Sabbây-Kazâzi
29901fit une lecture du Sofiih
29902r\c {înMinri
29903, (\;w^
29904In
29905rno^îquée djami
29906.
29907'îoîis !n rnnpolf
29908(jf
29909fnxr fYmti\f-\\v
29910(litii.iiK
29911Iji'
29912ihn\ii-uii'
29913y.nw
29914ilt
29915c^afar. fVUe
29916iiuil la
29917iiit'-mc
29918l,(
29919j>iuit; commença a
29920lonii>er, cuulimi
29921i
29922j
29923f'iniaiit quarante juui^, et à
29924la
29925piuitî suc-
29926céda la neige. Cet événement ciiniljla de joie
29927la population. Toutefois
29928, les prix 495
29929des denrées albient encore en
29930croiii&aul;
29931inaii> euUu
29932ils dimiuuèi'eHt- l)au>
29933le
29934HeUjaz, la disette se
29935fit sentir avec Moewtrémfrviolenfle. A la lleequa le
29936nwuA de froment seireodait douze cents diriftsma. Daaaj]e.iiioi8 de .ltefjyeb,,la
29937fimdieilMirfMsiU' la coupole du
29938puits de Zeasaem, et 'tua le ecb^lib !Alvben-
29939Miyh—I—jmUi—i^iwl.^«^hin,
29940H» la mnaq^iAt §Umn^ tanàw
29941«pitil .an-
29942neafaitla prière du haut du toit de la ooupole.
29943Gecte mèmeannée, le ooiième jour dn moia4e Rumadan, la mère de Melile
29944Add^SalameBcb
29945, fds de
29946Melik-Dàlier
29947,
29948arriva de Tempire de Constanlinople à
29949Hanma.(ta), etle dix-huitième jour du morne mois elle prit la roule du Caire.
29950Cetl« année
29951vit mourir
29952MeIik-Saul-IIgà/.i,
29953liLs de
29954ModalTer-Fakhr-eddin-Kara-
29955arslan Orloki
29956, souverain de Marcdin, aprrs un
29957rrç^tie d'environ huit aaoées.
29958Il
29959eut pour snrep^<5ci]r
29960, «^nn
29961IVere
29962, Mrlik-M ni^Miii -iNcdijm-eddin-ïîiV/i.
29963Le
29964s;nii«
29965(II.
29966ili.\-:,c*plienie jour
29967<lii mois
29968<tt
29969.SchewaI, le sultan pui LU du château
29970dp U M Ml H aune, à la (été des aiaiees de
29971ri'4,'vple,
29972et &n dirigea vers laS^ric.
29973Il
29974lai^ puai
29975-iiHiverner en son absence, l'émir Scbems^dîn-Sotild» al S<m 61s
29976Melik-Muudjàhid-Anes. 11
29977fit soo entrée à Damas le samedi, quinrième jmir du
29978niais de pbou luubhf oe fut l'émir Nisari qui porta le parasol au-deseus de la
29979' Il
29980Suivant Xowaïri (fol.
29981i'^9V*},
29982cctlt-
29983priiiccsM- .nriva d Damas
29984le onii«rn.^
29985i.
29986Tii
29987dn
29988rm
29989Je
29990K:inia<l.in
29991, et <-\wWn pour
29992sii di'mt'ure
29993l.i Udr-allinUith (k naiifia desàliee à J'cuseigoemeiit des Ua-
29994de Damas, l'utotr |u.eédte-A9»ali-H8iBlii4nlMlMib lui cavaif* 4lw
29995doM, 4i«s préMiib, des obj«u |ircn«iz, et is traits svco les <(snl»ks fins m|pc«tiir«ai.
299965.
29997Digitized by Google
p. 335
2999836
29999illSTOIltE DES SULTANS MAMLOCIS.
30000téle du priac«. Ttki-eddin^uleloian
30001ftit installé dam la place de kâdt de Da-
30002mas y en ramplaoement de Sdierf-cddîn^Hasap-ben-Abd'allah-beD-Kodaitiafa-
30003lloukaddesi, qui ^it mort le vingl-deuxième jour de Sdiewal. Le
30004seizièroe
30005jour du mois, on revêtit de ta khiUth les émirs et les fonctionnaires de l'État. Le
30006sdhib^ Fakiir-eddin-Kbalili commença à exercer contre les liahliants de Ilamas»
30007wéU et schâdd (inspecteurs), de nombreuses exactions. Il plaça des gardiens
30008auprès de Soiikor-alasar, .î^m/i-/ fînsprrtcur) drs bureaux, destitua \sentlcmur-
30009Kurdji«Yf/<dt' la l)anlieiu' rr'
30010Uj,'|ii"il remplaça par Ah-eddin-hen Mt^jàki. il obli-
30011gea Alasar et les autres fonctionnaires de payer des amendes considêral)les (i 3).
30012Le vingt-quatrième jour du même mois, iMelik-ModafTar, prince de<Hamah, arriva
30013à Damas. Le sultan sortit à sa rencontre et le combla d'honneurs. Un nombreux
30014corps de troupes prit la route d'Alep. Le vendredi, vingt-huitième jour du mois,
30015le sultan fit la prière dans la grande mosquée des Ommiades.
30016revêtit d*ane
30017robe d*honnenr te l^tib ( prédicateur) de cet édifice, qui était le kadtalkadat
30018Bedr^din^Mohanmcdlien-DjamABh. Le lundi, deuxième jour du mois de
30019Dhoulhidjah, k*émir
30020IsS'eddiQ-Albck-Haiiiftwî Ait destitué des
30021fonctioiks de
30022msA de Damas. Oa mit le s^uestre sur ses chevaux et sur ses biens. L'émir Sei^
30023eddin-Aghirlou-Adelî, quiéUiil
30024d'environ (rente ans,fiit promu au rsng
30025de
30026de Damas. Albck-IIam&wi fut mis en po&session de Yikta, que son suc-
30027cesseur Agliirlou occupait en Egypte; et il fut revêtu d'une robe d'ii(>nneur(i4)>
30028Le huitième jour de ce mois, on nomma aux fonctions de visir de Damas, en
30029remplacement de Taki^din-Tauhah, le weUtil du sultan, âchehàb«ddin-A.hnMd'
30030(i3) SuiraDt Nowaïri {fol. liiov"),
30031il exigea
30032ik-
30033< liamn de ces fonctionnaires le monUni d'ime
30034année de son
30035traitemrat.
30036Il
30037tnxa
30038Srhelilb-eddin-Ebn-Assalous
30039quatre-vingt
30040mille dirhams
30041L'émir ScheiDs-eddin-Sonkor-alaiiar resu en possestioa de son emploi, (.'était lui qui était chargé
300421I0 faire iM^ir les ooMribatioas iiB|ioièM k AMadmiir ei anx auim fooetiomiMim Et loutefbis, 3
30043|M]r«t lui-même les sommet auxquelles
30044il éuit taxé.
30045Siiisaiit Ndwaïri,
30046Ailwk-Hntnâwi
30047s'élani
30048prc-iiMilc'
30049à l'audionrc
30050du
30051sultan, ce
30052prince
30053lui
30054adressa de vifs rt-proclies sur sa mauvaise conduite, sa cupidité, et les taxes illégales qu'il avait le-
30055vées. Il it Muir I0S bmiix chevaux de cet ofBder, «es ritlwnes , ses AalTee. Ensulle il le Aattitua de
30056la place de naïb,
30057et la conféra à son iMMlouk, l'émir
30058$<-ïf-cddin-Agliirlou A deli, qui
30059entra en
30060fcjiirtions re jour-là nu'nie. Bicntitt après, le sultan fit r<*vi'tir Av ta tihililh ,\ïbek-Ham;1wT, et le gra
30061tiiia dr Vîkut que Si^ïf -eddin-Aghirlou possédait eo Ëgypte. ilamâwi, après sa destitution
30062, quitu le
30063p«bi» appelé ndMummMt, «t alla liabiter la nuiison appelée OeMKAf» sttnée dau le quartier
30064BonniéluMaii ^^^LÂill (Utmaiehaada de pliisj^
30065Digitized by Google.
p. 336
30066k> «91 C»95)-
30067IX-MBLlK-ADlL-KETBOGA-MâlISOUiL
300683?
30069ben^&tapAdrai,.l0,lMiicfi, mokie^ de Dunat. Le doaâènie jourdu mâme mob, 496
30070la MihaD. prit la ronie df» ffmv , afio de se livim au plaiaîr. de la chasse. Il fit
30071«on entr^ dans cette ville, le dix«neuf dti moisi et y reçnt It/taiA d*A]ep et les
30072autres
30073nafbs. Au moment où
30074TaiiD^r
30075termina, le sultan
30076était campé dam
30077sa tente, près de I]jousiali i^ji^, iriUage da territoire de HeoM, et qu'il avait
30078acheté.
30079Cette
30080annér
30081le scliérif Sclicms -eddiii -Mohammed- ben-Sclichâb-edfîin-Mo-
30082hamnie<i-hpn-Scliems-eddin-Molian)mpd
30083. katiriuskcr
30084,
30085fut nommé aux fonctions
30086denakih des scliérifsde l'Égyple, après la mort du schérif Izz-eddiu-Ahmed-ben-
30087Mohammed-beu-Abil-erraliman-Halebi. \a place de kadi des Hanbabs, à Damas,
30088qui
30089était vacante par
30090la murt
30091de Schem&-eddiu-HaÂan-ben-Abd-allab,
30092fils du
30093achèlkh AlK)u>Omar, fut donnée à Talu-eddio<Abou'iradl>SouteIman-ben*Haai2ah.
30094DaDS le uéiiie temps, Mdik-HouwaiadJIÎMbr^ddiD'-Daood,
30095fils de ModafGuo
30096Mohammed-Ali, fut promu au rang de aouveraiii de Yémen, comme successeur
30097de son frère Melik-Ascbra&llomnahhideddtn-Omar, qui était mort à l'Age d'en»
30098viron 70 ans.
30099Le àadi-alkodat, dkou*lnasaÊai/t Tiki-eddiii-Aboul*kAsem-Abd«rrBhman4»eb>
30100Tadj-eddin-Abon-Mohanimedrben-Abd4dmhidi-ben^lialaUMO>4]M*lkABem-ben>
30101Bint-Alau-Alâmi
30102, le schaféi, mourut au Caire. Le kadi-aikodat des hanbalis de
30103Damas, Scberf<eddin-Abcm*lfadaïl-ben-Kodamali-Moukaddesi, mourut à Damas
30104à l'âge de cinquantMcpt ans. Parmi
30105les autres morto,on compta
30106:
301071° l'homme
30108éminent Zein-eddin -Abou'lbei ekat -Mounadja-ben-Othman-bea-Asad-ben-Mou-
30109uadja-Tenoukhi-Dimascbki,
30110le
30111banbali.
30112Il mourut
30113à
30114Damas, âgé
30115d'environ
30116wixante-cinq ans. a" Le sdhib Moubii -cddin-iVbou-Abd-allali-Mohammcd ben-
30117lakoub-ben-ibrahim'ben-Hibet -allab-ben-Aiiiialtlias-\midi-llalebi, le lianéfi.
30118Il
30119mourut à Damas
30120«î
30121l'Aj^f Je
30122tjiiatre-viiigluu ans. Ce
30123fut le plus célèbre si/uïkh
30124l^docteur) parmi les jurisconsultes hanéfis. U avait été nommé kadi d'Alep, puis,
30125visir de Damas. S'Tadj-eddin^Abou-AbdAllalbMohammed-ben-Abdoaelam-ben-
30126AlM-AmMm-TemmiIWausdi, le sduififi» mouruti Damas» Agé de quatre-vingt-cinq
30127ans. 4*
30128moukfi (lecteur) l'anachorète, ScherMdin-Aboulthenâ-Mahmoud-
30129ben-Moliammed<ben-Dahak<larefi, mourut à Damas, à l'I^ de soixante et onze
30130ans.
30131S*
30132SirAdj*eddin-AlH>û-iIahHOnMr-benJMoliamaied-ben-IIasan ,
30133le wtunik
30134(copiste), le poète, mourut Agé d'environ sdxanledix ans,
30135~~
30136Le second jour du mois de Mohaimn , le sultan se rendit de Hems it Damas.^
30137Digitized by Google
p. 337
3013838
30139HISTOIBE 1>BS SULTANS MAMLOUKS.
30140Le veadmiîi quatrième |oar du mémo waoà», oe prinot fit la'priwedmt la mos-
30141qttëe iffami des Omniiades. Il reçut un grand nombre de plooels qni lui Aaiont
30142adreM^s. Ayant aperçu un homme qui leoait daos sa main une requête,
30143il
30144s'avança vers lui, (It quelques pas, et prit lui-méioe le placet de la main de oel
30145Iiomnie. Ledik-septièmejour du mois,
30146il conféra au sultan Melik-Kàmel-Nâser-
30147497
30148eddin- Mohammed,
30149fils de MeliR - Saïd, fds de Melik-Sàlili
30150lnic'uI-fddiii-Ismail
30151iils de Melik- Adel'Abou-Bekr, fils d'Aïoub, kraog d'éiuir de lobt^Uianak^ à
30152Damas.
30153Le vingt et unième jour de ce mois, on ar rêta IVmir Aseiidemur-Kurdji
30154, qui
30155rulenfei-mé dans la citadelle de Damas. Soukor-aiasar fuldeblilué des foDctioiis
30156de tchddd (inspecteur) des bureaux de Damas , et eut pour successeur
30157l'émir
30158FatfaHiddm*Ofliar'-bon-Moiiaouied-lieD^bmh. Le matin du mardi , vingt-
30159deuiième jour du mots, le sultan partit de Damas, À la téte da ses troupat, at
30160prit la roule du Caire. Déjà les esprits des ëmin.ëlaîent ëcliauflils, et ils avaient
30161oompiotë l'asiassinat du sultan. Ce prince, continuant sa manehe, vint descen-
30162dre a Aoudjft l^jiJI dans le voisinage de Ramlab. Les émirs se réunirent aoptès
30163de lui, dans le dtkUtyS^.
30164Il donna ordre de bire venir Fémir Nisari»
30165et le
30166manda de la manière la plus preasante. Lorsqu'il arriva, le sultan ne se leva pas
30167}>our
30168lui, ainsi qu'il avait coutumede le faire. U lui adressa des discours pleins
30169de dureté, et l'aocusa d'entretenir une correspondance avec les Tatars. U s'en-
30170suivit entre eux une altercation. Ensuite, le sultan s'étant levé, les émirs se disper-
30171sèrent. Cette scène avant révfillé en eux une haine qui
30172n't'iait qu'assoupie,
30173ils
30174se
30175réunireul chez l'éniir
30176Ilos;un-<ildin-IAdjin,
30177le
30178rraïlj. Parnu eux,
30179se
30180irouvail
30181^isari, qui deraandn
30182à
30183Lâdjin
30184fiS;
30185les
30186molil's du traitement
30187(ju'il
30188venait
30189dt'--
30190prouver de la pari du sultan. Le /tatù
30191i-épondit
30192: Les mamiouks du sultan uni
30193écrit, en ton nom, des lettres adressées aux Tatars, et les ont présentées au
30194prince, en assurant qu.*dl6s avaient été rédigées par loL
30195II a été décidé que,
30196dans le moment où le sultan arriverait en Égypte, il te fierait arrêter, ainsi que
30197moi, et les principaux émirs. Ses mamlooks prirent les devants et résolurent de
30198prévenir le sultan. Us montèrent à cheval le mardi, vingl^eplième jour de Mo-
30199barrem, à l'heure de nûdi. Cette troupe se composait de Udjin,
30200Nisari, Kara>
30201lonkor, Kabtjal^dbadj-Behadur, le hddj'â^
30202et de plusieurs autres.
30203Ils faisaient
30204(tS) le Ib JL. m lîm 4e «pL.-
p. 338
30205tX. lfSUI-ADBL-KBTB0.GA-llANSOt]|RL
30206porter avec eux plusieim charga de tambours, fla t^awancèrent en armca jiH-
30207qii'à la porte du deàUz, Les lambours firent entendre des aons guerriers» et plu-
30208aienn des mamlouks addit montèrent à dieval>jBt engagèrent lecombai. Teklan
30209V^deà' s*èiant avancé, VimvtJÉàjjHh lui liséiia éà coup qui lui enleva une bonne
30210partie du visage. Teklan, de son o6lé^ blessa le cheval de Udjin. L'ëndr Bedr-
30211eddioJlektoulfaxrsL lWe&
30212fut
30213tué dans aé lent»; l'ânir Seîf-eddiofBadtlias»
30214jiMUwHt le même sort. Il
30215s'était enfui vers le dehliz ; mais, attdnt à
30216la porte de
30217cette tente,
30218il fut massacré. Plusieurs des Mnmlnnks
30219adctis reçurent des bles*
30220sures. Melîk-Adel n'osant pas
30221résister, sortit par la
30222partie post«^rieure du
30223<h'/f(iz,
30224monta sur le cheval de ia/taubah, passa sur le
30225pont de la rivière dWoudjâ, se
30226dirigeant vers Damas,
30227sans avoir été aperçu de
30228qui que
30229ce
30230fi\t. Cinq
30231de
30232ses
30233Mamiouki
30234[)iii
30235f
30236[Il
30237^t>uls l'atti iudre.
30238iiidjiu se précipita dans
30239le dekliz, mais
30240n'y
30241trou%a plus
30242Ut;iik-Aciel. Intbrmé de
30243la fuite de ce prince,
30244il se uut
30245à sa pour-
30246suite, maiit ue put le joindre, et regagua le de/iUz. Dès que
30247les émirs
30248i aperçu»
30249rsttt, ils marchèrent à pied près de son ètrier jusqu'au moment où
30250il descendit 408
30251dealMvaL Le règne de Ketboga fut de deux ans et diarsept jours, depuis le
30252ownieot où il s*assii: sur le tr6n^ dans le dièlaan delà Hontvgne, le mercredi
30253vingl,et.aBàèBBejour de Mobarremy raii 6g4f jnsipilàceltti où fl quitta i^deMiz^
30254daaa k oaaBpement d'àoudjfty le maidî,
30255vingtfseptième jour de Hobarrem,
30256rmi6g6.
30257«
30258Digitized by Google
p. 339
30259aiSTOIHK DES SULTANS MAlILOUKS.
30260RÈGNE
30261DU SULTAN MELIR-MANSOUR-HOSAM-EDDIN-LADJIK-
30262MANSOURI.
30263Il porUiit le surnom de Sttg/tir{le Petit). Il avait été primitivetneiil au nombre
30264des Mamlouks de Melik-Mansour-Ali,
30265fils de ^I(>lik-Moëzz-Aibek. Après
30266la d(^posi-
30267lion de re priiu p,
30268il fut adu lé par
30269I
30270t triu
30271Seif-oddin-Kelaoun, pour une snmme
30272de srpl cent cinquante dirhetus, de celui qui
30273n'rtait
30274pas son légitime proprié-
30275taire. Kelauuii avant reconnu que LAdjiu était un
30276de:» Manilouks de Melik-Man-
30277sour, il l'acheU une seconde fois, d après uo acte de vente dressé par le kadi-
30278àikodat Tadj-cddin-iklKl-elw«bliab-beii>Bîiit-a1«azz, «u nom de Melik^MaDsour,
30279quiétail alors absent , et résidaili dans les États de Lascam. A l'époque de b
30280vente, lààlia reçut le surnom de SekouktOr Qe Rousseau). Élevé auprès de
30281laoun, il fut connu sous le nom de lAdiva^assttgkù' (le Petit). Il monta en grade au
30282service de cet émir, depub le poste ^jéoiuchéAi (page) jusqu'à celui de Sitahddr.
30283Kelaoun étant parvenu au tr&ne, lui accorda le rang d*émir, et le nomma Jia2ift
30284(gouverneur) de Damas. Le nouvel émir ne portait àkan d'autre nom que celui
30285de
30286Là(liin-aj-.f(7^/i/r.
30287Il mena dans son gouvernement une conduite irréprocha-
30288ble
30289,
30290et
30291mérita
30292rattachement
30293de
30294la poptdation par
30295suite du
30296désintéressement
30297qu'il montrait,
30298et de son éldii'nrnieut à prendre les !)iens de ses aduiiiiistrés.
30299A
30300l'avèneuïent de Molik-Aschral-Kiialil, fik de Kela nm.
30301il fut arrêté, ainsi f|ur fnxis
30302l'avons
30303i.i{'[n M
30304i(
30305[slus haut. Ensuite,
30306il occupa
30307lirlltrenls emplois, jusqu au
30308ruo-
30309ment où
30310il mai clia contre Kcthoga,
30311(pii prit
30312la
30313fuite devant
30314lui. Liuljin s'élablil
30315dans
30316le ik'hliz, qui
30317était placé dans
30318le
30319lieu d'Aoudjù, ou, suivant d'autres, à
30320Ladjoun. Les émirs
30321se réunirent auprès de
30322lui,
30323savoir
30324;
30325Bedr-eddin-Nisaii-
30326Schemai, Scbems-eddin'Kan-aoïikoplIaiiBourii SidMdiii-Kandjâk , SelFeddin-
303276^uiduralliadj,lVinûv£ft{(^eA; Seif-eddiii4SwUrd, Hosam'eddiii>Lâdjin, le silah'
p. 340
30328AU «96 (t«97::
30329Z. MELIK-HAHSOUR-EDDIK-ITANSOURL
303304'
30331dai^ounâ,Yosfyiddrî B«di^edilin.BektaicbFalLhri, l'^r-^&?A;Iz2«ddin>Albek,
30332le Mawi^(ti^ner);Iljemal'«ddin-Akousch-!llauseH; HoubsriMddiii, Vémir'
30333^A/Aor (grand venem) Self-eddin-Bektemur, le st/a/ufn'r; Seïr-eddiii-Selar; Sclf-
30334eddin*Tagdji}Seïr-eddin-Riirdji; Izz-eddin-Taktetai; Seif«eddin-Barletai, et plu-
30335sieurs autres
30336: 011 cliai-gea le trésor
30337sur des mules; on renversa le de/i/iz.- Et
30338tous
30339marclicrcnt
30340à
30341la suite de
30342Lâdjin j»sqt>e
30343vers
30344le coucher du
30345soleil
30346:
30347ils
30348allèrent camper dans
30349le voisinage de lazour;
30350tous en corps, se
30351présentèrent
30352devant IJidjin, et succcn-dèrent a
30353le reconnaître pour sultan.
30354Ils lui imposèrent
30355pour condition d'être, à leur égard, comme l'un
30356d'entre eux;
30357tle ne jamais rien
30358décider «ins eux; de ne point donner trop de pouvoir à ses
30359Mamlciciks,
30360et de
30361ne leur accorder aucune prééminence; iU exigèrent qu'il jurât d observer ces
30362engagemeoU. Dès qu'il
30363eut prêté ficnnent, Témir
30364Kandjak-Maiisouri
30365lui
30366dit: 499
30367Mous crugaons que, loi^{ue lu le verra» ittab au rang de tultan,
30368tu n'oublies
30369eequi a été convenu entre nous et loi, que tu ne donnes de Tavanoement à tes
30370Hainloulu et que lu ne omibles de tes dons Ion mamloulL Mankoulimoun
30371Eidjin jura une seconde fois qu'il ne ferait rien de tout cda, et qu'il ne s'écar-
30372terait en rien des conditions auxquelles
30373il
30374s'était engagé et qui lui avaient été
30375inaposées. Alors les émirs lui prétèfeiit serment de fidélité^ ainsi que les officiers
30376de l'État; et
30377il prit le
30378titre de Melik-Mtummr,
30379Il monta à cheval,
30380escorté des
30381attributs de
30382la souveraineté,
30383le mardi vingt-septième jour du mois de Mohar^
30384rem ; après avoir ainsi
30385passé
30386la
30387nuit,
30388il
30389se
30390dirigea
30391vers Sekrir,
30392et de
30393là vers.
30394Gazah.
30395Lorsqu'il fut entré dans
30396cette
30397\illc,
30398l'émir Nisari
30399porta
30400le parasol y^.
30401au-^iessus de sa
30402Icle. On
30403fit
30404la khotbah au nom du nouveau
30405prince, dans
30406les
30407villes de Ga/rdi, de Jérusalem, de Safad (1), de Karak
30408et de ^abolo.s,
30409et
30410l'on y
30411battit
30412les taml)ours destinés à l'annonce des bonnes nouvelles.
30413L;i posic était
30414partie de Gazah, et l'émir Seïf-eddin-Selar le Zt'/yV// s'était rendu au cliàleau de la
30415Montagne, pour recevoir le serment des émirs qui s'y trouvaient. Lâdjiti,
30416t tant
30417encore dans la ville de Gazah, déclara qu'il remettait aux habitants de i'Égyple
30418et delà Syrie les
30419rcliipiats des contributions. Il partit de
30420cette ville le jeudi,
30421premier jour de Safar, et vint camper, le huit du même mois, en dehors de
30422Belbe3s. Les émirs d'É^pte sortirent à sa rencontre, et lui prêtèrent serment de
30423fidâité. Il en partit dès le matin, et alla passer la nuit près de la mosquée de
30424(t) Je Iw yiL» «a liend*
30425II. (fMiriàMtarttê^
304266
30427Digitizeci by Google
p. 341
304284s
30429RiSTOlBE DES SULTANS MAMLOtlKS.
30430Tibr. il monta à dieval le matin do vendredi , neuvième jour du mois, et arriva
30431au diftteau de
30432!a
30433Montagne.
30434II
30435se rendit
30436ensuite, suivant l'usage* au
30437meidatt
30438(hippodrome) suitani, environné des attributs de
30439la souveraineté,
30440et traversa
30441le Caire, depuis la porte de IS'asr jusqu'à celle de Zawilali ;
30442il était revêtu d'une
30443khileiÂf donnée par le khalife, et qui consistait en une robe
30444noire,
30445avec de
30446larges manches. On portait devant lui
30447le diplôme
30448d'investiture jJi£j. Ensuite
30449il
30450ret,'a MiH
30451la citadelle ayant à côté de lui le khalife. Cet événement eut lieu
30452le
30453jeudi, quinzième jour du mois. Le jour même de l'arrivée du nouveau
30454sultan,
30455les prix des denrées baissèrent de moitié, ce
30456(|ui causa une grande joie parmi
30457la population. Le froment, qui
30458se
30459vendait quarante dirhems
30460l'ardeb, ou
30461un
30462peu moins, tomba à vingt dirhems; l'orge, qui
30463valait trente dirhems l'ardeb* se
30464Tflndk au prix de dia dirhems; le rotl de viande» au lieu <fon dirbern et demi
30465,
30466se paya un dirhero et un <juart. En mAne temps les capitaux affluèrent, et la
30467prospérité se répandit partout.
30468Le sultan nomma au i«o^ de naib-iusaltanah (vice-rn) de l*É^ple l'émit
30469Schems>«ddin-Kara-8onkoi4lan8ouri. L*émîr Self-eddin-Sdar fut installécomme
30470oftadâr; Fémir Sèir-eddîn*Bektemur,
30471le sUahddt,
30472fut nonamé imir^andér;
30473l'émir Self-^ddin-Behadur-alhadj ,
30474hddjih; l'émir Seif-eddin-Kandjak-Mansouri
30475fUt promu au grade de naïb de la Syrie. On défendit au
30476vizir d'exercer aucune
30477vexation, de piendre les héritages d'une manière
30478illégitime, et d'imposer aux
30479marchands la nécessité d'acquérir (elle ou
30480telle sorte de denrées (a). Toute la
30481population adressa au ciel des vœux en ûiveur du sultan.
30482{%) Le verbe ^jkt, qui M COOMcnit avec h prapoiitiofl^ , «i^^nifie
30483: Imposer une denrrr à im
30484tmob^ifïha,-àxû)aébéki^%li\tXij^^\j\d^^1^' JL
30485IbUvendiniAds force
30486< aux marchands de Boldiara et de Samarkand. > Dans l'Histoire tt'Jfep (man
30487ar. 736, fol. 3^ v*i t
30488Uâo.lj ^^Ll^;^^
30489.^f& '^^.y.
30490^-*^J
30491*'-v=^
30492J-*'
30493"j^
30494" " i™P<*'«
30495«aux habitants de llamab et aux principaux de la ville du froment, qu'il tax.i ù un prix au^dessut
30496• de M valeur, et il lea fer(m de riehetar.
30497Dans l*histioîre d'£bu-Khaldoun (tuni. IV,
30498fol. 207
30499v*} •
30500jLx^}^
30501^jio « Il inpoM des dentéet m nwrebandi. > Dont rJT/Mwv dt JUHmmm
30502(am. 95a, M. 90
30503t >lS^
30504^Jil
30505^!
30506• Où est l« coton que j« t'ai feneé
305074 d*acll«ter. » Dans l'Histoire d'Égypte A'A bou'limhtiin (bÔ. 683, M. 98 t*) : Jly*ljJLi\ v**^
30508^Lv*^ yp^U
30509^.jLtf'^t ^iûiji^l
30510< Lm mardiandi perdimt une gisade partie de
30511Digitized by GoonTr
p. 342
30512*« 696 (im^?).
30513X. MELtK-HANSODR^EDDlH.MANSOtBL
305144^
30515Quant à Ked>oga,U eniro3f»dewi)tlmt<m/imir^ieAî^ar(gi«ik^^
30516était
30517Ueaaéy et qu'il avait chargé de Ikire k FémirAgbiHou,jiaift de DaauM,le récit des
30518événemcDts qui venaient de «e paner. Cet officier entra dans la ville le dMroredi, 500
30519dernierjourde Molianvint etde»bruita detouteeipiceeirauUreot dant eettecqû*
30520laie. AgUriûtt fit prendre les armes aux troupes, et les plaça en dehors de la
30521porte de Naar. Un pen avant le eoodier du soleil , Ketboga arriva» acccompagnë
30522de deux penonnes seulemeiU.II monta à la dtadeile»oii le» émirs et les kadis se
30523présentèrent devant lui, «u les émirs renouvelèrent leurs serments de fidélité (3).
30524Ensuite
30525il fit mettre le séquestre sur les biens de Làdjin. ku commencement du
30526mois de Safar, l'émir Zeïn-f
30527il lin-Hauéfi (4) arriva, et organisa
30528radiiiini&tration
30529Le treizième jour du même mois, on
30530apprit,
30531à Damas,
30532l.à^ljin
30533avait été
30534reconnu sultan, et que les tambours avaient anuoncé cet évriunii-nt à Safad, à
30535Karak et à Nabolos. Ketlxiga
30536résidait dans la citadelle de Damas, el n'en des-
30537cendait pas.
3053811
30539fit partir
30540l'émir Seir-eddin-Taksaba-Nâseri, avec plusieurs autres
30541personnes, pour s'informer du viMtaMe état des afiàinsL Ces envoyés, à leur
30542retour, lui oonfirmèrent la nouvelle
30543<le ravénement de lÀdiin au Irtoe. Le
30544•• leur fortune, attendu qu'on les avait forcés de prendre les denrées .lux prix les ]>Iiis exorbitants.
30545Dans la 1% <fe KeUioun de Nuwaiuri (fol. 14» r")
30546:
30547^UoL» ^^m^i J-»l ^J* ,.iX3i
30548<• Il impaM c«tts deorleam faiUMali ds Damas, pour un prix
30549iidiinflient «npérieiir à n vdcv
30550• rMll6> Omis la Outr^Om de eigrpt»àe Makiiii (mm. 68s» UL SSfli/)
30551: ii» J^t Jis
30552m marché à aequérir un grand nrtmhre
30553«de cnichrs de sirop de cannes. « Ailleurs (man. 797, fol. 399 v«)
30554: îftLJtj^lÂ^i ^^^UiJi
30555^L^Till
30556• Il forçat le» marchands et
30557les revendeurs
30558cle prrTiflrp
30559r»-n denrées aux prix l« p!ua
30560« exorbitants.* Dans
30561le m^tnc ouvr-iire (rJmpitrr fin
30562• forçait U population d'acheter des pouleu
30563.
30564.
30565. Et personne, dans aucune proviow* ne pouvait
30566«aeqnffrir un on plmienis pavieU, licen'sst du fennier.» Dans le Aille* aualhtà dn aséne histo-
30567rien (lom.
30568lands du
30569Caire d'acheter ces objets, à trois fois leur valeur,
30570v Ailleurs (tom.
30571III,
30572fol. i3 r°]
30573: ^-^-^
30574j^JI
30575>> 11 \^ força d'acheter du sticn?. >
30576Dan^
30577le
30578Gulistan de Sadi
30579(p. 1(6, «d. 6«Otio)t OQ Ut :
30580fr** ^^^^^
30581\jj\jSij\y
30582> Il le veudait aux riches à uo prix forcé.»
30583fl) Je Ks ^L^^t, au lieu de ^U^l.
30584(4) ll««aMdâmèceperMmiM«»leneaideSekebab^ia,etiMMsav^^ qa'il Msr|aH,
30585sons llriik^dd, IsefoneiioM de vjeir.
305866.
30587Digitized by Google
p. 343
3058844
30589BISTOiftE DES SULTANS MAMLOUKS.
30590Tendredi, tânèm» jour du vacà», Ketboga Domma un grand oombra d'émirs
30591et abolît plusieurs contribotioiis
30592:
30593il en
30594fit dresser un acte, qui fut lu dans ta
30595principale mosquëe.
30596Cependant» Melik>llanaoar>LAdjin envoya l*émir Sonkor-alasar,qui se trouvait
30597auprès de
30598lui en Êgypte. Cet ofYîcier arriva sous les murs de 'Damas
30599, le quator-
30600sîème jour
30601ihi mois, et
30602s'y arrêta
30603trois jours, durant lesquels
30604il
30605fit
30606tenir des
30607lettres aux émirs ainsi qu'à d'autres personnages, reçut leur réponse el
30608le ser-
30609ment des émirs. De là,
30610il se rendit à Kan\, où se trouvait un c^rand nombre d'é-
30611mirs qui Y avaient
30612été rnvoyés pour une expé<lition.
30613il leur
30614fit prêter serment
30615ainsi qu'à |»lusieur& autres personnes.
30616Il manda toutes ces nouvelles en
30617F.Ervpte.
30618Ensuite,
30619il se transporta à Ludd, où
30620il s'établit à
30621la
30622tète d'un
30623corps iiocnbieux
30624pour pai (il
306251
30626le pays. Ketboga ignurait
30627eunipl«'teineiit
30628tout ce qui se passait. Le
30629samedi, vingt-quatrième jour du mois, l'émir Seïf-cddin-kedjken arriva accom-
30630pagné d'un grand nombre d'émirs, qui avaient été envoyés i iUihbab, pour une
30631expédition guerrière. Ils vinrent camper dans le MtSdan-alhasa , placé pr^ de
30632la mosquée appelée ilfe«i($«ii^ftmAun (la mosquée du pied),
30633et prodamèrenl
30634ouvertement
30635le nom du sultan HelibUansourl^djin. Us entrèrent en n^o-
30636ciation avec les émir» de Damas, qui vinrent successivement et par troupes se
30637réunir à eux. Kelboga, voyant ses aflTaireft entièrement désorganisées, prit le parti
30638de pourvoir 4 sa sûreté;
30639il se dit : Le sultan Melik Mansour a été mon camarade;
30640maintenant, je serai à son service; je lui serai soumis.
30641L'émir Djâgan-Hosâmi le
30642fit entrer dans un lieu dépendant de la citadelle.
30643Cependant, les émirs s'étant
30644réunis à la porte du meïdan prêtèrent serment
30645de fidélité à Melik-.Mansour, et lui adressèrent
30646leur adhésion
30647écrite.
30648njâ<;an, oc-
30649enpt
30650(le
30651la conservation de la forteresse, y plaça des hommes sûrs,
30652cliai|;és de
30653garder Ketboga. Toutes
30654les por tes de Damas furent fermées, à l'exception de la
30655porte de Susr. Les troupes, bien armées, allèrent camper en dehors de la
30656ville,
30657et environnèrent la forteresse, dans la
30658c r.uuk: que Ketboga ne vînt à s'échapper,
30659et ne se réfugiât d'un auUe côté. Des bruits nombreux circulèrent parmi
30660le
30661peuple. Une foule Immense se tenait réunie sous
30662les mun de Damas; et la
30663presse éljfit si grande dans l'espace compris entre la porte de Nasr et celle de
30664la citadelle, que beaucoup de personnes tombèrent dans le fossé, et qu'il en
30665périt environ dix. Les chossa restèrent dans cet élat jusqu'au samedi suivant
30666Après IWr, on battit, au haut de la dtadelle, les tambours destinés à Tannonoe
30667Digitized by Google
p. 344
30668«M 696 (i«97).
30669X.IIEL1K.HANS0UII-KDO1N-11AN5OURI.
3067045
30671des boooM aouYeUes, etFoo fit oawrtaDent des voeiu pour IIelik>llai»o«ir(5). 501
30672Us mémss lonluttts furent répétés au haut des minarels, h nuit du dimanche;
30673et les tambours qui annoncent les nonvdles heareuses furent battus aux portes
30674des éain. Le dimanche, on rouvrit les portes de la ville; les étain et les kadis
30675seréunirenl dans la maison appelée Ddr-<isMt<idtt/i jiljuJ! jîj. ï<es émirs prclèrcnl
30676serment de fidélité en présence de l'émir Agliirlou, iinib (vioe-roî) de
30677la Syrie,
30678()ui jurSy deson côté, et témoigua nne joie extrême,
30679il monta ensuite sur les
30680chevanx delà poste, accompagné de Témir Djàgan, et se rendit en Fjvpff.
30681Crpendant l'émir Sotik u-nlasar, qui se trouv;iif <lans la Nillr dr
30682f mld. ayant en
30683c luiiKiissance de ces uoiiM lIrs,
30684prit
30685la
30686routr de
306871 lirrnns.
30688«lU
30689il
30690hl -'m entrée le
30691iriidi,
30692\ întjt-ncuvièmf imir
30693ihi nxu^.
30694\.ps liabiUul-^
30695Uiii ni »o4 Us a »a rencontre,
30696ttièUiiU
30697t
30698I.)
30699iiKiin ilib llaiulj».au.\ alluints. Les principaux de
30700la
30701ville se rendirent
30702auprès dtilujj et l'on pmelama que tout homme qui avait quelque rcclaïuatioii
30703ù faire n'avait qu'à se présenter à la porte de l'émir Scheros-eddin-Sonlcor-aluar.
30704Le vendredi, premier jour du mois de Re'ji-premier, on ât, à Damas, la
30705kko^beA au nom de BlelikoHansour. Le vendredi suivant, l'émir Hosam-eddio
30706rMAuCtCr,
30707arriva à la téte des troupes d'É^pte pour recevoir le serment des
30708émirs. Ce serment fut prêté par eux dans la maison de Ûâr^saadahf le samedi,
30709neuvièmejour du mois. On lut aux émirs les lettres de Helik-Mansour, annonçant
30710qnll nvaitété reconnu pour souverain ; quMI s'était assis sur le tr6ne dans le cbà<
30711tean do la Montagne; qu'il avait obtenu une adhésion
30712universelle;
30713({uVnsuite
30714il était monté à
30715« in
30716a!, revêtu des robes d'honneur données par
30717le khalife,
30718et
30719ftiiant porter d«
30720s
307211
307221
307231
307241
30725I ni le diplôme d'investiture, émané du prince des croyants,
30726mkem-bi-amr- a 11ah*Abou' 1 \hlja s-A hmed
30727Le lundi,
30728onzième jour du
30729mois,
30730l'émir
3073111 :V_'nn-Hosanii
30732arriva
30733d'EgypIe.
30734Ketlmg.i,
30735;uiii
30736lié en présence de
30737l'émir llosâni-cddui,
30738ïi>yf/f<it'r, de Tt-mir Sed-
30739eddin-KadjL
30740ti
30741e»
30742du
30743katli-alkoilnt
30744liedr-cddin-.Mohanmii:il-i»cu Djciu^iah,
30745jura
30746de rester soumis a Melik-Mansour, de
30747le seconder
30748et de
30749lui témoigner un
30750zèle
30751sincère.
30752Il déclara être content du poste qui lui avait été assigné par
30753le prince,
30754savoir
30755:
30756le gouvernement de la forteresse de Sarkbad.
3075711 s'engagea à n'avoir
30758avec personne aucune correspondance, aucune conférence, et de ne chercher
30759à
30760séduire qui (|ue ce fût (6).
30761;r.;
30762j,
30763i,. ^^.J .m lieu de ^U!.
30764(6j J« n'ai pas hrâilc » lire, «vm Nowaïri,
30765IA» I ju-ti-j ^ au lieu de
30766lA.^
30767..-
30768^
30769J
30770, que prrsenle
p. 345
3077146
30772HISTOIRE DES SULTANS MAHLOOKS.
30773Ce ménie jour, T«ki<«dcHD-T«ufaah fut iDilallé du» le nng de tinr de Deœw;
30774il eul pour suoceneur, dans les fonctiont dlnapectenr du tr^r, Amin-eddin-
30775beii'Hetal. Et
30776le
30777Sclieikli-Aïuin-eddia-Iousoiif-Rounii fut nominé mohtesib de
30778Damas. Le seizième jour du mois, l'émir Seif-eddin-Kandjak-Uansouri, naïb de
30779Damas, arriva d'Égyple. La nuit du mardi, dix-neuf, Kelboga
30780sortit de
30781la cita-
30782delle de Damas, accompagné de ses m.imlouks, pour
30783sp rendre à
30784la forteresse
30785de Sarkhad. Environ deux cents cavaliers
30786se
30787mirent
30788«
30789ti marche
30790avec
30791lui,
30792et
30793resrnrlèreiit jusqu'à ce qu'il fut arrivé
30794à SarkLtad, aprei» t[u
30795li
30796ils
30797revinrent
30798sur
30799leurs |>as. Depuis le moment où
30800il avait qmtlé le ilc/i/ïz, dans la ville d'Aoudja,
30801jusqu'à celfii où
30802il abdiqua la jiuuverainelé, à Daiuas, le samedi, viiigl-qualrième
30803jour de Slfitry il l'était écoulé tretite<]uaU-e jours. Ou lui envoya son
30804fils, Anas>
30805ainsi que se famille. Il arriéra « Damas etufkon iiit esnls robes dTionDeur, qui
30806502 furent distribuées aux émIrSa aui Jndls et aux priodpaui babitaDta; ib les r^
30807véitreot le lundi, second jour du nsoia de Rebi-preasier. Mdik-lbiMour mit en
30808liberté fémir BokD>eddin<Bibar8 (7), le ^wcAenil^wv <i^*^ pl*(* m nombre des
30809émirs; Fémir Self-eddin-Bourlougbi, qu'il envoya à Danns pour y occuper le
30810grade d*érair } Fémir SeIf-eddin*Lokmam; un grand nombre de mamlouks du
30811sultan qui étaient renfermés, soit à Damiette,
30812soit à
30813Alexandrie,
30814M>it au Caire
30815dans le magasin des étendards ji^tiJI^
30816, ou dans
30817le mi^Bsin des irêteroente
30818JAy&JI îJ\yà.. Ce fut pour les détenus un jour de féte; car, parmi eux se trou-
30819vèrent vingt-cinq émirs, qui tous eurent part aux bienfaits du sultan, et reçurent
30820de
30821lui des robes d'honneur. Ce prince conféra
30822le grade d'émir
30823à
30824phisieni^ de
30825ses mamlouks,
30826savoir
30827: $eif-eddin*MaDkoulimnur,
30828Ala-eddin-Idagdi-6choukalr^
30829Seïf-eddin-haitlou, Seïf-eddin-Djdgan et Seif-eddin-Beliadur-iMot zzi.
30830Il ordonna
30831à l'émir Alem-cddin<Sandjàr,
30832le
30833(/auHHÙtri , de
30834faire rebâtir la mosquée d'Ebn-
30835Tonloun, et assigna, pour cet
30836objet, une somme de vingt mille dinars
30837: cet
30838édifice fitt réparé, aussi bien que les tiKiAJ qui en dépoidaient. On joignit à oee
30839fondations pieuses, le bouiig de Mmwt-jimhunak ti^S Ij^t ntoé dans la pro-
30840vince de Djizeb.Le princey étabfit des leçons pour rinterprétatioD du Coran et les
30841Hadità (traditions) do Propbéte. Cette fondation était destinée pour les quatre
30842le
30843iiianiucrit. On
30844pourrait lire
30845aussi
30846:
30847Jw^
30848• Qu'il n'implorenit
30849le secours de
30850(7) le Us
30851«a Keu 4*^1-
30852Digitized by Gooqlc
p. 346
30853«> 60 (IS97)'
30854X. MELlK-MâHSOUH^EDDIN-HAMSOllRL
308554?
30856MotM ortbodùowi.
30857il y joignit mie leçon pour llmlniction s^JU\
30858un
30859gehàkk midd (S)
30860^» une école gratuite
30861où
30862orphelin» ap-
30863(8) Le mot midd jIju^ , qai fait tB pluriel
308641^ 1 el qui signifie proprement un remU*-voux
30865«irïignc ensuite une leçon religieuse , une lecture de dévotion. On
30866lit dans
30867le Kitab-assotouk de notre
30868aut£ur(t UjfoL 396 v'';: jLiui!
30869^
30870iicj • 11 prêcha la populatiou,ctrinvtta à former un
30871m Mïdrf(aiie viuttiaii idisknw). > Dan» la Daa^iaBm de Pâg/ftg àa atéaie éeiivaiB (ull,Bnan.79ll.
30872fiiL 911 V*) :
30873i>)|Â) ^...ûjtpNLa iA(^A...eat destinée pour lire le mi/iVA» Plus loin
30874(fcLafi v")
30875: jIjuH Sui-r?-^-* « La place Je icheïkh (9up£riear}dttaiMU:iiAîIleun(i(it. 35i verso)
30876:
30877«uRMMtf de pfMieetim daw' leMMmjeA (collège) Mansotirieh.
30878Jvb
308792i::liu.*
30880lljj ««Il ferminn son
30881/n(VJ// par cof^' j)aroIe du Dieu Très-Hiiut
30882» ^>lu^ ba> (folio 354 v°)
30883:
30884AJisj
30885Mji'rwi,
30886ij:.ju« A>> Jv^^
30887" J formait un
30888r/iuU, où
30889la population te
30890rtonîisait, pour entcoore ta pnédieMien.» Et (389
30891v*)
30892: ^Lv «Jj^
30893Le lectenr d\in mM. •
30894Dinf l'ABMsIwde Bedr>ed£ii-Ainti1n (om». arab. 684» feU iiG f): ^L»>|lj -^^i
30895- U pro>
30896«fieaMii ntédeciiie, et pratiquait le mliM. • PIim loio (Iblieito i^:Sii^ ^ JTy^JÎUgjf ^^^m
30897.
30898Il
30899foriTiLiit un mfVfrf, chaque venJredi.ï l>ans VHtstoire d'Ahmed-Askalâtii 'ou
30900lilin-Iladjnr"!, tom.
30901I
30902luan. ar. 656,
30903fol. 124
30904r°)
30905: jLx!_y4^
30906^j^^ 3 iiUj Jj! ^^Li
30907«
30908Il
30909l'cnipurtait ^ur
30910fois*.
30911< iti contemporains par
30912la
30913beauté de
30914sa voix
30915, dans les mUld.
30916> Ailleurs
30917(fol. t35 r")
30918:
30919- .à,!
30920y t .t^j • Il ctait/aM (jtunaeoiiMitte), et Usait le* ndikLm ptot bas (fbl. 169 1**) : ^
30921pTlar'l
30922fA<*l^ ^1^1 » Il excellait dans les midd, qu'il célébrait dans la mosquée de JiTdSiiKm.*
30923Dans
30924le même ouvrage (tom.
30925II, man. 657,
30926fol. 1^3
30927r*)
30928:
30929J>_frljit
30930^
30931«Il commença h
30932« établir des midd.
30933. Plus bas
30934(fol. 68 v"j
30935: ^^t^i^
3093611 se borna à tenir
30937• des mtdd à Damas. » Et
30938(foL 69 V*)
30939: «^L^b J^l^t
30940< U tenait ie» mic^c/ dans la grande
30941< Bmqoév. > Ailkvn (lot. >•$ f) :
30942M lea mUâ. * Pin»Mo (toi. «39 r*) :
30943«jJt^ ItjJu* ^ bl
30944,e».i* «Il tint on Mfitf, daas le MdA«M* (edUge) de aoo père. » Ailleani
30945eoBUM auparavant, à lire les midd, et à parler dam les réunions convoquées pour cet objet.
30946>'
30947Dans rWjftM/r de Scljehâb-eddin
30948, ou
30949plutôt njem.îl-eddin-ben Wâsel
30950(fol. 4>6
30951v")
30952: J w-;Xf
30953^lj^ï>l^ «Je réfléchis sur le projet de lire un midd,» Kt (Ibid.)
30954: il^^
30955«J'assistai au
30956inM£ii Dans rmitotm d'Eba-kadi-Scbohbab (man. ar. 687, fol. ao v";
30957:
30958.
30959.
30960. ^Jos^t
30961Ajit
30962^UHj a n lisait Ici mUU de AMici (tnditioat) daw la mosquée Wommiadn. > «ni
30963loin (kL toi O • '^^"s^ld ^^^•'^^ U^J"^
30964"
30965I^d^ qui avaient pour okyet les traditioDS , et
30966" le midd. » Plus bas (fol.
309671 11
30968?*)
30969:
30970JviJ
30971prêchait, cl
30972tenait
30973îles midd.' Ailleurs
30974(ftil. 117 v")
30975: ï^ljJt
30976"N*!^ ^lac^b Ajh jLô
30977" !1 Usait, suivant ta coutunir, d« midd, dans la
30978« grande mosquée.» AiUvurs (fol. 140 v°)
30979: iJj
30980^ XA\y> J. ,
30981a-j juc^l
30982• il prononçait de»
30983•Msid, de mémoiie. » AQImus (foL 173 f) \
30984^Lo^ jl^!^ 1 1y «Il lisait les nUéd daus la
30985•> grande mosquée de Damas. . Plus loin (foL 108 t*) : SLJÂ ià»»
30986"jjmJLJI fj^ji
30987«Il fut
p. 347
3098848
30989HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
30990prenaient à
30991lire le Coran. Voici
30992le tnotif qui amena cette fondation. A l'ëpoque
30993de la catastrophe de Baldara, LâdjiD ,
30994fuyant du canton de Djizeb, m cacha
30995• cbai^ de professer l'explication de TAlcoran , et de
30996la prc^idence du midd. • Et {Md.)
30997: ^
30998'
309993
31000•
31001. ^1;^^
31002' Hans son mitfd il lut l'Alcoran tout entier. » Plus bas (fol. i^S r*)
31003:
31004« 1^ lecture des mMd, qui a lieu sur le siège. • Daas YHistoirt de Jérusalem
31005(raaiu 7i3> pag. 369}
31006: sLiUfj
31007h\^aàr^\ J,j < Il exerfaik le» foaclioitt deUoii^, dlmain,
31008ctleMnMl «PlMsiiM(|Mge3ai)
31009: jl^tj^ -Vl^-U
31010• H «'«tiejnit pmtr les mitf, «c
31011• ciipliiiiaît i*Alooran. • Et (p. 3aa)
31012: ïij.»^~) \ -x^ M
31013' J.^* • "
31014midd dcsiiii<' s
31015à riiuerpré-
31016« tation de
31017l' Alcoran.
31018' Dans la Biographie des gramis hommes delà Mecque .
31019( ^^^^a^ I JkâiOi} composée
31020par ïaki-eddin-Fàii [toni. (, fol. ii3
31021^j^^
31022i3 '^'**s'
31023J^»*! lO^" " t*n»it un midd, à la
31024• fin da jour. » Ailleurs {tom. II , fol. 38 v*j
31025: ^ja^\ ^ blax^ Ji^m ^6
31026« 11 tenait tin nddd dan» U
31027€ inuequcc wûnte.ii Dunt r£RM>//»d'Elm-KhMKItaii (men. ar. i^o^ fol.
31028r*)
31029: «tj-^-J JL^tj JT
31030(^Lju> « Chanin lisait son mkU!. » Dans la r/<r de Ketaoun de Nowàiri (OMB. d'âMeliD, fol. i3o r*) :
31031(iiaiin
31032iIl' chaque niercrctH, il lisait un midd pour
31033<• le peuple.
31034Dan« VHistoire des iadis d'Égjj/te de Sakhawi (mau. ar. 6<^t fol. 38 v«) : ^Iju^I
31035»jJ!^ L^^jy Xa^a.
31036^ -Chaque vendredi JltnaitoaiNMIrfdaMl» collège de Mm père.»
31037aoe iiilfie HiMaii* dea kadis de cette contrée
31038(roan. de la Bibliothèque du Roi, fol.
3103977 r*) :
31040ji
310411^.^^
31042-'-»^ Âj.- ;."'* «Il
31043fut nommé srhei^h
31044dii miVW d'Ala
31045ftl
31046!
31047r;
31048l'ax ciif,'le
31049, i
31050« Fosfaf. « Ailleurs
31051fol,
310527"^ i";
31053: ^l^j-X^ 0^|«4l J-»** ^^^*'
31054tt'tiait les mi/iil, dans son nudrrfeh.»
31055Dans la .Yortce des iectcurs 'iiian. 7i|a,
31056fol. aa5 v°):
31057'i/*^ \^ i-JL—
31058«L-ca^ «l^
3105914
31060f.^.
31061H j
31062ij^^ * Lonquv vrin l« imris de RaioadaD, «a le pria de
31063lire an peuple la «todu Pio|Mt«. Eo conséquenoe,
31064il liant Aiqmjomvamidd, dré de «et ou*
31065• vragc,
31066rt
31067IVxposiiit à ses atulitcur*. » Dans Vtlûtoire d'I:^'/>ti^
31068il'Abrni*Imah,\.<i(»n
31069fman.
31070.ir. 66Î
31071f<»l. 76 r')
31072:jy^
31073y^-i
31074(*^^
31075* "
31076f^''"'''"
31077''''
31078t'*^-
31079fuulc
31080• immense assistait à^im midd.» Ailleurs [fol. 190 r°)
31081: s- Jb-^j
31082''^^
31083^
31084a de lui de&middet
31085ànUiMM (sermons). » Et [ihid.]
31086:
31087^JûJlj «;ali)b
3108823—.
31089« H lîat un graad
31090« nombre de mMV, «u Caire , & Jéruiatem et en Sjtk, • Ailleurs (man. 8S7, Ad. 1S4 i*) : J-^jfcJ
31091^Lius4t J-rJ» J
31092^
31093oX. b1 ^ UL, »\jb
31094^1^1^ ju-.L4b ji^yl
31095• Il tenait des miÊddnu lee mosquèet et les djami
31096Il lisait un instant , et, lorsqu'il se t.ii$ail« le
31097• scheïkh-ali<»lara commenç.iit
31098tin
31099miitd
31100> Dans le Manhet-sdfi du
31101iiu'ini- historien (tom. I, m. 747.
31102fol. 93 v") :.>L»uil J.^ . Il
31103lit le midd. . Et {ihid.)
31104: ^ ^ jij^j'^t ^LacJb ïil*-> w*JS
31105iar^U Lij^j Lm.^
31106"^r?^' JiJ'
31107liîl
31108^^
31109jLj(^
31110J'entendis son
31111•nMi dans ta iMMi|aée Aafaar. Il parla sur pli^ew* vencts do livre de Dieu» et fltde noaidireuces
31112< citations : tout cela , dans un style plein d'clt'-gancc , et avec une méthode parfaite. » Plus bas (iM/>) •
31113îLL^I Jue'jrt^
31114'>-%J J-T^j
31115j1)
31116" ^
31117'""^ satriah, rt y fit tics ntitlti <V-\rfp extrême lonpneur.»
31118Ailleurs (fol. 106 v")
31119: -\jÂiô\ lyJjJj iijui!
31120ç[5 « Il s'occupa du suHi de
31121f.iire des midd, et
31122d'élererles pauTres. » Ailleurs (tom. IV, man. 75o, M. 149 r**)
31123: jUlj
31124.3Lj4I
31125• II fit 11
31126• jnMrf; et se nmaira esoeUeat et instructif, a
31127Digitized by Goo<^lc
p. 348
31128696 (i>97)-
31129X. MELIK-MANSOUR-EDDIN-MAVSOUm.
31130^0
31131dans le minaret de la
31132niu&({ut-e de Touloun. Cette mosquée était alors coniprè*
31133tement abaiidonnée. On n'y allumait la nuit qu'une seule lampe, et personne
31134ne montait au minaret pour annoncer la prière. Seulement» un indWidu se pla-
31135çait
31136la porte, et fiiisait Vidtm, Ladjin resta dans oe lieu asaea longtemps sans
31137être découvert. Pour téœo^er sa reconnaissance de ce laicniait divin» il r^lut
31138de faire rebfttir la mosqu^.
31139Il relise son dessein; et Tédifioe, reconstruit par
31140ses soins, existe encore de nos jours. Cette même année, on écrivit à Lascaris,
31141empereur de Constaniinople, pour Finviter h envoyer au Caire les fils de JàéSk"
31142Dàbei^fiibars. Ces princes
31143reçurent
31144l'autorisation de partir, et se mirent en
31145route. Melik*Adel-Bedr-eddin-Selame$ch
31146étant venu
31147à mourir, son corps fut
31148embaumé et enterré clans
31149le cimetière de Karafah. Melik-Khidr, arrivé auprès
31150du sultan, demanda la permission de faire le pèlerinage. L'ayant obtenue,
31151il
31152partit pour la Mecque, aVec la caravane.
31153Le
31154klialinp
31155H;ikem-l)i-amr-allah
31156f-if
31157fmtisféré de
31158la tour
31159dti
31160rlt:\tf au
31161de
31162la
31163montagne aux
31164Ma/ubinih
31165fSalloiis) de K.ilisch, dans le voisinage
31166le
31167I.i mosquée
31168de Touloun. Ou
31169lui
31170assij^n:! uu rrvenu
31171sudfîsant,
31172et M/'lik-M^msonr
31173lui envoya
31174une sonuue considérable. Le khahlè montait à cheval, et accompagnait le sultan
31175dans ses marches.
31176A
31177celte même époque, on
31178vit
31179arriver une réunion composée de kadis de
31180DMUaa et des principaux habitants de cette ville. Parmi eux, on voyait le iTorf^
31181alkodat
31182Hosam-eddin-Abou'lfiidall-Hftsan,
31183fils du Kadi^alko^
31184Tftdj-eddin-
31185AboulmalAkhir^hmed, ben Hasan-ben>Anouschirwan4lftzi , le hanéfi, du pays
31186de Rouro. Gdut<i fut nommé Kadi-alimku des tuméfia d'Égypte, en remplace"
31187mentduXoc&WAcN&tf Schems^eddin-Ahmed^eMudji. Il fut accueilli du sultan
31188avec des témcugnages de considération tels que personne n'en avait reçu de pa-
31189reib.Son fils Djelal-eddin^Abou'lmalIkbir-Abnied fut choisi pour Kadé-alkodea
31190des hanéfis de Damas. Le Kadi-alkotiat Imam-eddin-Omar-hen-Ahd'errahman-
31191bettOniar'l)en-.\hmed-Kl)n-.\lkerim-Ka7\s'ini,
31192le Schaféi, arriva également à la
31193cour. Le sultan lui oiïrit le rang de Kadi-alkwtat en Egypte; mais
31194il refusa, et
31195choisit Damas, où
31196il fut
31197installé, comme
31198Kadi-alkotiat ^
31199le quatrième jour du
31200mois de Djoumada-ptemîer
31201,
31202en remplacement de Mohammed-ben-njcmâa!i.
31203Ce dernier fut nommé Khatib (j)rédicaleur^ de
31204la grande mosquée de Damas,
31205et professeur du collège Kalmarieh de celte même ville. Le KatU-a/kodat Djemàl-
31206eddin-Iousouf-Zawawi,
31207le Maléki, arriva également,
31208et
31209fut réint^ré dans les
31210II.
31211{jpuUritm partit,)
31212^
p. 349
31213HISTOIRE ORS SULTANS MAMLOUKS.
31214fbncllom qu'il oocupait à Danm. il reçut h lAiUth (robe d*hoDncur)y aussi bieu
31215que Innin-eddiD-Kazwitti, et
31216il
31217reprit la route de Damas le liutiième jour du
31218moîsdeRedjd>. In-eddin-Haninh-KelAnesi arriva en nénia temps a la cour» Le
31219sultan le combla dlioniieurs, le revêtit d'une khitah^ et lui
31220fit restituer par les
31221héritiers de llelik-llânsonr les biens qui
31222lui avaient été enlevés. Ce fonctioD-
31223naire partit pour Damas le quinzième jour du mois de Ramadan.
31224Cette même année, on
31225vit paraître en Égypfe une multitude de
31226rats, qui
31227détruisirent les moissons, en sorte qu'il échappa seulement une petite quantité
31228de grain.
31229Vers
31230le même temps,
31231l'/raii
31232JbatU-eddin-Omar-ben-Sabrah
31233fut
31234destitué des
31235fonctions d'inspecteur dv^
312361 m
31237i eaux
31238^ de Damas, et remplacé pai l'émir
31239Seit-e<itlin-r>jâgân-Hnsanii
31240,
31241ijui
31242fui
31243installé
31244It-
31245dix-huitième jour du mois de
31246Redjcb. Le aième mois, l'émir Soukur-alasar fut mandé de Damas. 11 se mit en
31247route sur les dievaux du betid (la poste), et se rendit au Caire. A sou arrivée,
31248il fbt comblé dlionneurs par le sultan , qui Tadmit au nombre des émirs d*É>
31249gypte, pub le nomma viâr de cette contrée, le vingt-sixième jour du même mois.
31250Le prince lui ayant livré le SdhA Fakhr-cddin4Uialili , Sonkor-alasar condamna
31251ceperaonnageà payer une somme de 100,000 dinars» et fit arrêter ses adhérents.
31252Le nouveau viâr acquit une haute considération , et était universellement res-
31253pecté et craint \ en sorte que personne n'osait lui adresser la parole, à moins que
31254ce ne fit pour lui répondre. Cette année,
31255la crue du Nil s'arrêta avant
31256d'être
31257arrivée à son terme
31258.li^t. Les pria des denrées montèrent, et dans
31259le mois de
31260Dhoulkadah , l'ardeb de froment se vendit 4^ dirhems. Hais bientôt les prix
31261commencèrent à baisser. Le mardi, quinzième jour du même mois, on arrêta
31262l'émir Schems-cddin-Kara-sonkor,
31263\e Naïb'rts.uiltaruih (vice-roi),
31264ainsi que plu.
31265sieurs autres émirs. Ils furent mis en prison
31266, et on sé<[ueslra les bleus que Kara-
31267sonkor possédait tant eu Égypte qu'en Syrie. Le secrétaire de cet émir, uoumié
31268Scherf-cddni iakoul), reçut
31269la bastonnade, et expira sous
31270les coups. On
31271tr-aita
31272avec une extrême rigueur ses IS'uïb flieutenants
31273; et les membres de ses hiu eaux.
31274Le
31275sultan
31276voulail conférer
31277le rang de Aaiù à sou mamlouk Maiikoutiuioui
31278;
31279mais
31280les émirs s'y opposèrent et se montrèrent irrités contre Mankoutimour.
31281504 Le sultan , blessé de cette conduite, réK»lut de disperser les émirs. Togril-Igâni
31282fut envoyé pour remplir les fonctions de KAschefdans la province de Scbarkîah,
31283Sonkoralniassab dans celle de Garbiah, et Nisari (ou Balsari) dans celle de Djiwh ;
p. 350
31284«» 696 (iag7).
31285X. HBLIK-MAMSOVII-BnOIN-MANSOUIIt.
312865i
31287après quoi le sultan
31288fit arrêter et charger déchaînes le Naïb Kara sonkor, Alhadj-
31289Behadur, I^.-cddiu-Aïbek-Uaniàwi , Sonkor-scliah'Dàhcri, Alakousch, Abd^allah,
31290Kouri et le sclieik Ali. Le lendemnin même de leur arrestation,
31291le vingtième
31292jour du mois de Dlioiilkadah,
31293l'ëfnîr $elf-eddiD-Mankouliniour>Hosàmi
31294fut
31295installé dans le rang de NaUhatjeeUttuuA, K cette méine époque , le sulum se
31296rendit au HdldaD» et joua à la paume. Étant tombé de cheval, il se brisa un des
31297côtés de la main droile, s'enfonça nne o6te et se démit le pied. Son état inspÎFait
31298(fe vives înquiétodes. IjCS diîrurgiens déddèivnt qu'il fallait briser l'os de Fautre
31299c6té de la main , afin d'opérer une cnre complète; allant quci sans cela, un
31300des côtés resterait pins court que Fautre. G>mnie le sullan liésitait à accepter
31301cette proposition, le vizir Sonkor-atasar lui dît
31302: «J'ai i'proiiv($ jadis un accident
31303du (iirme genre; comme il fallait briser l'autre moitié de la main, je la fraf^i
31304rooi-oiéme avec un marteau de fer
31305(9) , et opérai
31306la fracture ; après quoi,
31307on remit le membre.
31308Le vizir parla au prince avec dureté, violence, mépris, et
31309sans aucun c'gard. Le sullan stipporta ce langage, et corjscinif à re
31310deman-
31311dt'if'Dl
31312les rliiiur giens; mais
31313il œnserva contre Soiikor-ahis u
31314nri
31315vif ressenti-
31316ment
31317Le samedi, vingt-troisième jour du mois de Dliou'lhidjab,
31318il
31319fit arrêter
31320ce fonctionnaire, et ne nomma personne à sa place.
31321(ktu
31322aiiiu e
31323,
31324le prix cK
313251 ardeb de froment s'éleva de l\0 à 5o dirbems. L'ardeb
31326d'oige se vcudait 3o dirbems, et la viande
31327-x dirhems et demi le rill (rotl). En-
31328suite,
31329le froment tomba à ao dirhems, Forge
31330à
3133110, et la viande à
313321 dirham
31333un quart.
31334A cette même époque , le sultan ontoona, par un édtt, de remettre aux lia-
31335Intants des divers cantons les reliquats dTîmpôts dont le payement se trouvait
31336arriéré {10)
31337En même temps, tl défendit k ses sujets de porter des bonneto
31338in) Le oiot ^Iwid ngnilie un «mhsmh. Usas le toO^ copte publié par KirdMr (pag. 124
31339,
31340«t dans Ir lexigue <fc Mtmtpvilier, le mot copie AOep, ou plutôt AOHp «t rendu par ^J^>. Je
31341dis que l'orthogaphe AOHp «t la véritable. Kn cfn
31342t
31343. nous Usons dan» la Gene»c (iV, vers, aa)
31344:
31345Me €ri*povq?io'i'i ùnAOïip ne «C'était un iiomine <(iii frappaitavec leniailcau. » Dans les Actes
31346dutiuiitrreiie8,-Jacques l'iutcicis
31347(f. I7;:otauhîs ^^X'CZWTï epOC| JjBM orMp MAOHp
31348> One «lelinM, qne ftni Avppe avec un ai gmiMt nonbie d« marteaux. • Dans le nomnerit aulo-
31349Craplw île Newairi (man.
31350fU. »Sl O , le OmM yj^^ «M
31351manière la pU» lisible
31352(10)
31353Li' vprhe ^..îr signifie
31354; inicrromprr,
31355suspendra,
31356arriérer, et, à
31357la
31358Vil* foniio
31359CjI
31360t'tn-
31361iaternmpuf arriéré. On lit dans
31362la Deirription de l'Êgrpfe de Makrizi (man. ar. 68a,
31363fol. 4» r")
31364;
313657-
31366Digitized by Google
p. 351
31367B%
31368HISTOIRE DES SULTANS MAHLOUKS-
31369fluLl/ de brocard d*or, des franges
31370de le même ëtofle , et dee robce
31371d*aii grand prU. Luknéme
31372eË m» principeux coortisaos mettaieni dans leur
31373-^d'^j.^
31374L^IjJ^
31375Les hkbitants de cette coatrécDcpiouTfM
31376• MicUD pi ejudioe de leur Ugenr au miliet] d'eux, «t cck nMatcrrompt poiot I* levée d'un impôt»
31377Ou» l'JEûaiirv d'AlMMilmahlseo (nta, 66% M. S*
31378^J^^
31379^ *
31380^"i^
31381«hissé arriérer l'impôt durant deux annévs.
31382< Dans XHistaire d'Ebo-Rhaldouii
31383(t. III,
31384f. ao5 v'j
31385:
31386t'/^' oXJL* j,.,..:^
31387»Sî tes impôts restent arriérés, durant dix antn'«es.
31388• Dans
31389YHistoire dÂgypté d'Kbn-Aïas [u>m. 11, fol. 86 v")
31390: ii.yi
31391^ïjy.SJ\
31392•
31393Lc<, di*-
31394• tributions de viande qui avaient été suspendues au divan du vizirah. » Et
31395(fui. 87
31396r^)
31397:
31398»! J-j^jI
31399Le niliu cflOHiieiiça k «usiribiier le prÎK de kt viande destinée «m tddtti, et qid «.«eli lié
31400a mpendiM.. . .
31401Il 7 « av«it p«nni «ax» & l'égard doqueb
31402il «liilait ud wtêibié de dis nnns.»
31403Plus bas (fol.
31404iga
31405r")
31406: ij^^ {jij^
31407resta, pour «us» deux
31408mois arriéré •
31409El (fol. 3t 1)
31410:
31411Ziu. oX)L^! wCî»^. ^f-JÔ
31412j'ï'"
31413II
31414laissait arriérer les soldes des Mamlouks,
31415o (liiraiil sis mois.
31416" Dan» YHUtnirc ifEgypte d'tl)n Abi'SsOrotir (fol
31417^\
31418v°|
31419: Lj—i^^ac^l
31420^îjdj
31421Li
31422Lej--S^
31423» Que fcfcx-vous, i
314241 égard du trésor, dont les revenus sont arncrei.» U^u^ VHiitoirc de
31425Djcbcrù (tom. III , t 3oa r*>) :^ w'jUL*
31426" Si quelque chose qui doit
31427cvoni appwlerfrie tnittv*«RUté,DB lefédaiMn « votre lavear.» Et (tom. t, fU. i54 r"):
31428t»Jâr'l ^^|JiCj«OnpiibdeI%ii«rupiitmde«i««cmndatfCMr.. Ala^^
31429dans VHistoire d'Ebn-Khallikan (man. ar. 73o
31430fol.
31431169: r"j
31432: ^l^j^Cil Lf »
31433^^ffntTlIw-
31434• tion
31435était arriérée. » F.t {fui. aa4
31436r**)
31437: 'ijJiSji^ i
314381,-^ jJb o^.>XJ! «Une »omme considérable
31439« restait due par lui. * Dans VHisUiire dtt Patriarches d.Alexandrie
31440(tom.
31441Il, man.
31442i,',o,
31443p.
31444ut):
31445,Lji
31446iîli ^I^.Ai3 «Jc^pXjl Ji J-»Lft
31447jj^^
31448« Un clirétien dw»/ (percepteur) qui restait
31449«rêdevalik au Divan d'une jomiue de trois mille dinars. • Dans VWtUfm dÎDm-KhalikNa (t. III t
31450roL loav*):
31451J ,^^1 «Je me rendrai» pour lai,aHitioB de tmn
31452• ce qui est resté arriéré pendant ces années. » Dam l'Histoire (VÉgypu d'Abon lmahiUen (man. 671,
31453UL I&6 V*) ij-A^ ^ ^jif
31454àJ»j,iSJ\ «Se trouvant redevable d'une tomme d'argent,
31455il
31456« s*enfuit en ^Tjtic. > Dans le JiraMAer-in{|r du mtoe écrivain (l IV, man. 750, fol. 74 v";
31457: J|^^
31458^Ul ^! ^LJj
31459< Les impAu xesienl saqienda», «t sent mis à Parriéré. • Dans VtÊûiube
31460d'Égjrpte d'Ahmed-Askalâni (tom. l, mati. 656, fol. 166 v")
31461: JL» *JL
31462« Une somme
31463^e^tait
31464• due par lui. » Et (fol. aoo v")
31465:jjS JL* *io^^-Xj I
31466«
31467Il redevait une somme consider.ible.
31468Dans
31469r/nmrfftf de Bedl^«ldtB-AÎ0tilM (man. 684. fol. 62 v») .-^ JL^ *JU ^^Xit
31470. Il restait redevable
31471«d'une snmm
31472< cMiidénblfc • Dtuu l'iRwlwfrvd'Iîbn-laili-Sduililiah (man. 669, £ 106 r*)
31473^jS^^ iÂi) v_-v^ iJi
31474It était irrité contre lui, à raison d'une gratification qui éuit arriéléc.»
31475PI»*Lasi;f«Llo8v°l
31476: ^
31477Jb^ji\
31478^[;\ ^ ^
31479U_i, t^j^'^î J
31480'j^'j'
31481jj-J! ïj* Jà* «Ils voulaient recevoir, sur
31482la
31483récolte de celle année, une partie de la somme
31484«améréeqnik«r«iaUdiie»dqpnisletemjMdennspectcardcstilné.iEt(fb]
31485161 r*)
31486: jJb ^
31487Digitized by G(
p. 352
31488««696(1197).
31489X. MELIK-HANSODR-EDDIK-HANSOURI.
3149053
31491oostnine une dmplicilé modeste.
31492II
31493tenait i^noe* dans li nMiaon de justice,
31494deux jours pn» semaine, a0Q d'entendre les plainies de «senx qui a^îeni à ré-
31495damer contre qndqoe iojuitioe. Il renonça absolunoent au jeu , et le montra
31496indisposé contre oeui qui se livraîent à oe divertissement. II oonsacra au jeûne
31497les deux mots de Redjd> et deSdtabaa, et «Ustribna en secret de nombreuses
31498aumônes.
31499Cette année
31500vit mourir, entre
31501autres personnages
31502distingués,
315031**
31504le Kadi'
31505a/Aodatdes Haubalis, licz^ddin-Abou-Hars-Omar-ben«Abd*aUali<4}en^niar-ben-
31506Aoud-Mokaddesi;
31507il mounit au €811*6, âgé de soixante-cinq ans.
31508a" Le kadi des
31509Hanéfis
31510d'Alep
31511,
31512Tàdj-eddin-Ahoirimàali-Abd-elkâder>ben-lzî&«ddin-Abou-Abd,
31513allab-Mohamined-heii
31514- Mm Ikin in -IxMi.Abd-errahman^Ebn-Alawi-Sindjâri;
31515il
31516^lait âgé de soixante-treize ans, et mourut
31517à Alep, à la suite de sa destitution.
315183" Daïa-eddin-Abou'lmaâli-Moljammed-Lcn-Muhainroed-ben-^ljd-elkâber-ben-
31519Hibel-aUab-beu-Abd-eIkàber-beu-Abd-elwàl»id-ben-Hibel-allah-ben-Tâher«ben-
31520lousouMïen-Aldabbt-Ualebi,
31521le vizir de la ville de Hamah; il mourut à Alep, 505
31522âgé de soixanle-dix<huit ans.
315234** Djemftt-eddin-Aboulabbas-Ahmed-ben-Mo-
31524lMmed-ben-Abd'al]ali<Dâlier»*Halebi, le ibnéfi,
31525le cbef des
31526traditionnaires
31527^^JLj j,,.. G1 «Tonta in«qmartnHi«nt anUiéVtîl «n pajaith eontriliaiioiL • lïifw
31528l'JSMbte <f'i?03M»d'£bi-AiM (tom. U ,
31529fol.
3153086)
31531: yX^I ^orUt ww • A cauM 4e» ilUtrilw-
31532« dont de vUnde «rricrvcs. > Et {Ib.)
31533:j^Sd I ^><3^^
31534^ ^
31535^3-^"'-^
31536'
31537l^i devaient aniver*
31538«apporUntU mndc arriéré*.
31539• Ailleurs (fol. 137); î^-Xi it Jly'^! ^IjJ
31540jt^Ji»
31541«Ceux
31542qtii élaieut rtdcvabirs d'un reliquat de coDtributioas arriérées. » Et (fol, 197)
31543: <..^^^ ΗC^-Uk
31544jj! 3 ^
31545ijmXm^
31546> Le Divan leur restait débiteur de leur solde. > Dans VHistoire ei'Égyptc
31547d'Kbn-Abi'Ssorour (fol. Sg y")
31548: i-»L^ ^
31549^ L» jii.! « Ils loucbèretit en entier l'arriéré
31550«qui kariliitdA.»P1llslMW (fol. 75 r")
31551: Ài^t 3 ^ jmSl* ^ U jCijJ .!
31552>• II s'engagea
31553• àpi9cràl*arnwle9obfeli«rriérCs,qinietrottvùeud<|KMfedamleiB^
3155491 «"}:
31555^^y^!^ Ai»yStiS JUI j^lfiigadjt^^jJi « LedcftcrdJr rassemblait cetlr somme, au tiioy* n
31556• dea fonds ariiérés, qui étaient restés chei les MoaUetim.» Dan» Y Histoire d'Égypte de
31557Djeberti
31558(lom. I, fol. 1^0 r*)
31559:
31560t.-..,
31561r. 3 «Ji» ^..Cr.|! J^lj JUt
31562« L'acte qui concernait les contribu-
31563« tiont et le» grains dont le {tajement s'était trouvé arriéré,
31564son absence. • Ailleurs (tom.
31565111,
31566t. i69V*):3^y)t ^«nJcIU «^Ulu«n0sifeaUlepa]mDentdehlaMaiTiévée.>Et(f. $19 v*}:
31567ïpSltt ^ifÂy^
31568^yollai ^CJI ^I^I « Im inslance» avec lesquelles l'armce rcclamalt sa solde
31569• arriéré» Dans la i}fo^/>Artf c/it Xl^
31570siècU de i'Hégirt (page
31571: JL>
31572L_j Julc^.JCJI ^ «
31573il
31574a a'csi'^K' \^M cher. no«s de contribution arriérée. • El (pag. 446) : JU
31575*J» jiiSj\
31576• Une oer-
31577• taîne somme était restée due 'lar lui. »
31578Dlgitized by Google
p. 353
3157954
31580H ISTOin E D ES SULTAN S MAIILOUKS.
31581v^JM^I
31582U Aait ftgj de soiiiinte-dix ut, et moarati an nob de R^,
31583dans M gikuiah, ntaé en delion dn C^ire. 5* Afif-eddiiKAboo-MohamiDed-AIxl-
31584essalam-ben-Mohammed-ben-Mazrott-Beiri,
31585le
31586banbali;
31587Il mourut à Vi^ de
31588twnante>onze ans» dans
31589la
31590ville du prophète, où
31591il avait
31592passtf, en retiaiie,
31593cinquante années. 7** Le lettré Seir-eddin-AboulabhaS'Ahmed-ben-Mofaanimed-
31594lien-Ali'ben-Dja&r-Senneraî;
31595il mourut à Damas, âgé de soixante*seize ans. (^é-
31596tait un liomme enclin à
31597la s;ilire. 8" Lp scliérif, \e fiiifid, iM-edclin-Abou'lkâsem-
31598Alinied-ben-Mohamrocd-ben-Abd-en-aliman - hen-Ali-ben -Mohammed-ben-Mo>
31599hanimed-Ha<iani, connu sous le nom à'Ebn-alhalebi. Il remplissait les fonctions
31600de nokif)
31601tics srli/tifs, et étal!
31602n«' l'an 636.
31603^„
31604.Melik-Masou(l->e>(ljiH-eddin-Khidr ,
31605Hls
31606de
31607JWelik-Dâher-Biljat-î^
31608,
31609inviii
31610des
31611697 Étals de l^scai is,
31612t-l
31613se rendit
31614au Caire, i^râce
31615;»
31616l'inlercession
31617Ȕi
31618s
31619i sanif, qui
31620était l'épouse dirsultai» Melik-Mausonr-Li'uijin.
31621Il
31622avait avec
31623I n
31624sa uièrc et son
31625frère Melik-\(iei-Salamef5ch, dont le corps avait été eiiil)iuiiii«
31626,
31627»
31628i qui fui enterré
31629dans le cimetière de haralali. Le sullau, pour fêter l'arrivée de ces princes, en-
31630voya à leur rencontre les différents émirs, et les traita avec la plus faaute dis>
31631tinctton.
3163211 accorda à Melik«Ma»oud des pensions considérables, et l'autorisa h
31633bire le pèlerinage de la Mecque. A celle même époque, Témir Sâf<eddi»âalar,
31634VostadAr^ se rendit ^ Karak, et se
31635fit rq>résenter les trésors qui s'y trouvaient
31636déposés. Il était accompagné de Fémir Djenial-eddin>Akouscb , nalb de Karak,
31637et qui, après avoir été revêtu d*une khilah, retourna dans son gouvernement.
31638Le vingt et unièmejourdu mois de Safar, le sultan monta a cbeval après avoir
31639été retenu dans son palais, Tespace de deui mds, par suite de la fraclure de sa
31640main, et descendit au Meïtlan.On battit les tambours qui annoncent les heureuses
31641nouvelles;
31642les deux villes du Caire et de Misr furent décorées magnifiquement;
31643et les détails de ces évéments furent mandés par écrit dans les différentes pro-
31644vinces. Le jour de
31645la marche du sultan
31646fut une
31647véritable fête; toute la popula-
31648tion accourait de toute part
31649[)our voir ce prince. Les propriétaires des
31650bouti-
31651ques
31652cvigeaient de chaque individu
31653<|ui
31654voulait
31655s'y
31656asseoir une somme
31657d'ini
31658demi-dirliem. On loua les maisons à des
31659pi iv considérables. Et
31660tout
31661<
31662t !a,
31663fiai
31664suite de la joie que causait la guérison du sultan
31665: car
31666il
31667était extrémemeui airuc
31668de la populalioo. A son retour du McùLutj ce prince revctit les émirs de robes
31669dlionnenr,
31670distribua aui
31671pauvret d'ab(Hidantes aumfrnes, et mk en liberté
31672plusieurs prisonniert.
31673Digitized by Google
p. 354
31674iN«97(<99>)'
316753L. MELIK-MANSOUK-EDDIN-MANSOURI.
316765S
31677Le même mois, le «iluui manda hkadholkodat Zetii-ecklin-àfi4)en4llakblouk,
31678le nMleki» qui était le tuteur ,3*^3 de Mdlk<fllBeivlilohamnied-ben-Ketaouii, ei
31679lui dit
31680: « Mdik-Nâser est le fils de mon maître ; fadmioistre l'empire» comme
31681n sou repréeeDiantf jasqn% Tépoque où
31682il sera en ëlat de gouiremer. 11 convient' 506
31683« que ce prince se rende à Karak. » Le sultan ordonna de fournir k Melik»
31684Kâaer tout ce qui ëtait nAsessaive pour son voyage» Knsuite,
31685it lui dit : « Si je
31686« savais que tout le monde voulût vous reconnaître pour sultan, par Dieu, je
31687• vous abandonnerais Tempire. Mais on ne vous y laisserait pas asseoir. Je suis
31688« votre mamlouk et celui de votre père. Je m'engage à vous gaixler le trône.
31689«Maintenant, prenex la route de Karak, et restez-y jusqu'à
31690ce que vous ayn
31691» pris plus d'fige, que vous ayez achevé
31692volr«^ édiK atioii
31693ef ncquis
31694l'expérience
31695c des aHaires.
31696AJrx s. vous
31697reprendrez possession de votre
31698trône.
31699Je demande
31700« seulement, pour condition, (jne vons
31701(nif f''die/.
31702la
31703ville de Damas, où
31704Je
31705« serai sur
31706le même pied que le souverain
31707de Hamah est dans
31708celte tlenueie
31709<» ville. » Nâser lui dit
31710:
31711« Jurez-moi que vous éj)argnere/ ma vie,
31712et je suis
31713pi èt
31714« a parin
31715. » Chacun d'eux
31716ayant
31717lait
31718le serment que demandait
31719l'autre,
31720Melik-
31721Mâser se mit en route, accompagné de l'émir Seîf-eddin-Salar, émir-medjlis, de
31722l%BH> Sd^cddiUi^diadur-Hunftvi, de Yéaàr Argoun, le daitmddrt de Taldemur»
31723Badjakbaach, nCf-nau^oA des ^«mdar», il arriva à Karak, le quatrième jour du
31724mois de Rebi premier. L*émir DjemAi^dtn*Akousdi<aschrafi, ntab de celte
31725ville, sVmpressa de se mettre au service du prince.
31726Le lundi, sixième jour du même mois, on arrêta Têmir Bcdneddin*Nisari^(<Nt
31727Btf^ri)Scliemsi ; Témîr Schemaeddin-albâdj^hadur-Halebi, Ukâ^ib, et l'émir
31728Sdiemsxcddin-Sonkor-schali-IMheri. Voici ce qui amena cette mesure. Duiunt
31729la maladie du sultan, c'était Fémir Mankoutimour qui apposait, au nom de ce
31730prince, Valamah (l'apostille) sur
31731les dépêches ^-^Ip'
31732les
31733lettres.
31734Il crai-
31735gnait que,
31736si le sultan venait à mourir,
31737la souveraineté n'écliût à Nisari. Cet
31738émir détestait Mankoutimour. Celui-ci aposta un émissaire qui inspira au sultan
31739la crainte d'un pareil événement, el l'eng^agea à se désit^ner un
31740successeur. Or,
31741le pnnce était naturellement porté à nommer, comme son
31742liérifier présomptif,
31743l'émir Mankoutimour, et à i-éunir à sou nom celui de cet émir, dans
31744la khotbàh
31745ainsi que stir
31746la monnaie. H consulta, sur cette
31747affaire, l'émir
31748ISisari,
31749qui
31750ré-
31751pondit avec une franchise grossière,
31752et
31753dit au sultan
31754: « Mankoutimour n'était
31755« pas digne d'être un simple soldat; et, cependant, vous l'avez promu au grade
31756Digitized by Google
p. 355
3175756
31758HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
31759« d'émir, et vous lui avec donné le nutig de milbHUsaitmuià (vke-roi). Les éann
31760« et
31761les diffifrents roDcliomiairM de rarmée marchent devant lui comme les
31762« serviteurs; tons
31763lui obéissent par respect pour vos ordres.
31764Toutefois, vous
31765c aviei juré préoédeaiineot que vous ne laisseriez pas vos mamiouks prendre le
31766« pas sur les émirs, et que vous ne leur donneriex, snr ces derniers, aucon
31767o pouvoir. Non content de tant de faveurs, vous voulez aujourdliui élever cet
31768* homme au rang de sultan. Ce projet ne trouvera chez personne aucune sym-
31769« pathîe.
31770» Nisari conjura
31771le prince de ne parler de la chose à qui que ce fût,
31772et lui peignit vivement les suites lâcheuses d'une pareille démarche. Après (juoi
31773il se retira.
31774I.c sultan,
31775qui avait pour Mankoutiniour une
31776vive
31777afTection,
31778lui
31779r-apporta le discours de
31780I^isari.
31781Maiikoutimour
31782ili^simula son ressentiment, et
31783devint l'ennemi jur-é de Nisari. Dès ce moment,
31784tliessant ses
31785batteries contre
31786lui et les émirs,
31787il s'attacha à aigrir le sultan contre les uns et les auU'es.
31788Cependant, on reçut la nouvelle que la division avait édaté parmi Ica Mon»
31789gols, et qu'une expédition partait pour la ville de Sis. Dès que les émirs forent
31790dispersés, et qull ne resta plus personne qui pùt inspirer des craintes à Man-
31791koutimour, celui-ci se transporta cbex Fémir Nisari, s'attacha à gagner fieha^
31792eddin-ArsIan-ben-Bilik, ottadàr (majordome) de cet oificter, Tadmit au nombre
31793de ses familiers, et lui dicta toutcequil devait dire. Bientôt après, Hankouti-
31794mour persuada au Sultan d*envo]per Nisari pour Inspecter les d^ues de la pro-
31795vince de Djizeh. Le prince lui donna en eflèt cette mission; quoique ce
31796flit
31797507 pour cet oflicier une véritable disgrftce, puisque son rang le mettait au-dessus
31798de soins de ce genre, il ne refusa pas, et partit pour Djizeh, accompagné de ses
31799mamiouks et des personnes de sa suite. Les mardi et jeudi de chaque semaine,
31800il venait faire sa cour au sultan, dans la citadelle, s'asseyait en tête de la droite,
31801au-dessous du tawdschi Hosâm-eddin-Bfl'^l-Mougliithi, attendu que ce dernier
31802avait le pas sur lui. Après quoi
31803il retouruail à Dji/eh.
31804Liirsqu'il eut achevé
31805les
31806travaux des digues,
31807il demanda au sultan la permission de lui donner un repas.
31808L'ayant obtenue,
31809il disposa, avec un soin extrême, tout ce
31810<jui était nécessaire
31811pour recevoir le sullau dans ia ville de Djixeh. Mankoulunour mit cette occasion
31812à profit, et y trouva un moyen de nuire à Nisari. Il s'attacha à gagner Arslan,
31813asittddr de cet émir, lui dicta ce qu'il avait h dire au prince, et lui promit une
31814diarge ^inUr de TMkhânah, Anian se hissa séduire par ces offres. Il entra
31815avec Uankoutimoûr, en présence du sultan, et dit
31816ii ce prince : « Nisari a dcs-
31817Digitized by G(
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31818tf 697 (»g8).
31819X. MBLIK-MAHSOVR-EDDIN-llANSOVRt
318205?
31821« sein de tous arréler prisonnier au mAmeiit où vous vieodreK à bod r«pM. »
31822Ce diaooun jeta Finquiétude dans rAne du sultan. Sur ces entrefaites,
31823Nisari
31824dépota vers Ibnkoulioiour, et le pria de lui envoyer
31825le dehftz du sultan, afin
31826qn*i] pût le faire dresser pour recevoir oe prince. Hankoutiaiour fit partir cette
31827tente à l'insu du sultan. Au moment où ces chameaux qui la portaient passaient
31828au pied de la citadelle, le sultan l'aperçut, et désappmnva
31829la chose.
31830Il envoya
31831vers Mankoutimour, pour avoir de
31832lui des renseigncmeuls sur cette
31833aifaire.
31834Mankoutimour déclara n'en avoir aucune connaissanrp.
31835II assura que
31836Nisari
31837avait demandé celte lente au chef des farrdsch^ et que
31838ses inanilouks
31839l avaient
31840prise dans le fardsch-khilnaft, sans en demander
31841la permission. 11 commença à
31842se servir de ce
31843fait pour appuyer ia vérité de ce qu'avait dit Arslau. Le sultan
31844fit reporter le dehUz au FtudteMiMna/i (le garde^neuMe), et resta ccmvdncu
31845de la rèùité des faits allégués contre l'émir.
31846Cependant, Témir Seid^din-Tàkdji-^ifcAns^» manda k Nisari ce qui se pas-
31847sait, et rassura qu'il était prêt a le soutenir, lui et tous les émirs de sou perti.
31848Hais il ne Unt aucun compte de ces avis. Bientôt ^»ès Argoun, Tun des mam-
31849louks dn sultan, envoya un messsger vers Jfisari (et lui fit dire de m pas se
31850rendra à Faudience du sultan, ou d'y venir en force et en état de Se défendre,
31851atlendu que le prince avait dessein de le faire arrêter. Nisari, peu touché de ce
31852conseil) (il), vint,
31853suivant son usage,
31854le mercredi, sixième jour de ce mois,
31855faire sa cour au prince. Le sultan, dès qu'il l'aperçut, se leva, suivant l'étiquette,
31856cl le fit asseoir à son côté. Lorsque l'on
31857servit le repas, Nisari s'abstint
31858fip
31859rien
31860manger, s'excu^i il sm
31861ce qu'il jeûnait ce jour-là. le sultan donna onlic
31862cletii-
31863porlet une part d aliments qui pût
31864lui servir pour sua
31865it pa.i, au inomenl de
31866la rupture du jeûne. Ce qui fut exécuté. Le prince s'eulreliut avec lui jusqu'à
31867llnstaut où on enlera la table. Les émirs sordrent alors, et Nisari partit avec
31868eus* Hais à peine avait«il fiût quelques pas, que le sultan le rappela, et conversa
31869looftemps avec Iw. Vètaîr s'étant levé de nouveau, et ayant fait quelques pas,
31870fat encore rappelé par le sultan. U revint sur ses pas; et
31871le prince s'entretint
31872encore avec lui jusqu'à ce qu'il fut bien sûr que, dans ht salle et dans les vesti-
31873bules,
31874il lie restaif plus personne, excepté
31875les mamlouks du sultan. Alors
31876if
31877(si) Id, le texte était viriUeaient tkké, le eopiiieapat «nutptnieiMi lipet. J*âi mpptéé,
318784'aprt$ le récit de No^airi
31879, le> détaOt cqoieMi diB» cstte pswotlièw.
31880II, {gmtrièmfarUt.)
318818
31882Digitizcû by Google
p. 357
3188358
31884HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
31885laissa partir Ni sari, qui se leva et se
31886mît en marche. Mais bientôt SelF-eddin-
31887Takdji et Ala^din-Idagdi-Schoukair
31888lui barrèrent
31889le
31890passa<<rc.
31891Schoukair lui
31892prit son cpée. Taîidji le regardait en pleurant; tous dent
31893le conduisirent vers 1«
31894508
31895/ir^A'//-S'i!p!iiah, on
31896il
31897fut mis en prison. Cet événement u'pandit le iroubledans
31898la citadelle. Le bruit étant parvenu au Caire, on ferma la porte de Zawllah,
31899et
31900toute la population
31901fut
31902d.itis un
31903état d'agitation. Mais bientôt après,
31904ia porte
31905fut rouverte. Ou mit le séijueslre sur tous les biens de Nisari, et on arrêta plu-
31906sieurs de ses marolouks. Mais ils ne tardèrent pas à élrc relâché Nisari resta
31907dans la Kâaht où il était traité avec une grande distinction, et où on lui amena
31908sa femme. 0 demeura en prison jusqu'à sa mort.
31909Ce qu'il y eut de nogulier daps oet événement, c'est qae le sultan et Nisari
31910furent trahis tous deux par leurs contqpagnons les plus intimes. En eOet, Anian
31911était fils de Bilik, maralouk de Nisari, et dmùwne^'/ù. Nisari l'avait
31912fait âever
31913comme son
31914flls. Lorsqu'il fut devenu grand, il lui donna la préférence sur ses
31915principaux mamlouks, et le nomma son ostatiàr.
31916Il
31917le traitait avec une telle
31918libéralité, que, dans un tenl jour,
31919il lui fit présent de soixante-dix chevaux.
3192011^ bien! cet homme, ainsi que je l'ai
31921rapport»',
31922fut
31923la cause de la ruine de
31924!Nisah. D'un autre côté, Argoun, qui était le plus iîUimc des mamlouks du
31925sul-
31926tan, celui qui approchait
31927le plus de la persontîo de ce prince, révéla son secret
31928à
31929Nisari.
31930Il était
31931irrité de
31932ce (ju'un autre des
31933nianilouks avait
31934été promus au
31935rang d'émir de labl-khdmih,
31936tandis que
31937lui
31938n'a\ait
31939reçu que le grade ^énùr
31940de dix. £t cet événement avait laissé dans son esprit une haine profonde. L'ar-
31941restatlra de Nisari et des émirs jeta dans les cœurs (12) uu
31942vif mécontente-
31943ment. Et la méfiance fut encore augmentée par la mort de dix
31944émirs,
31945qui
31946périrent dbms l'espace de dix jours} <w soupçonna le sultan de les avoir &it
31947empoisonner.
31948Le vendredi, dixième jour de R^-sec(md, on
31949établit la kkolbah dgns le
31950Medresêk'Mottdâamûht situé au pied du mont KAsionn, en dehors de Damas.
31951Le dix-septième jour du même
31952mois,
31953le sâhib Flskhreddin-Omar,
31954fds du
31955scbeïkh Medjd-eddiQ-Abd-elaziz-khaUli fo% réintégré dans les fonctions de vizir
31956de l'Égypte.
31957Il s'attacha à poursuivre les adhérents de l'émir Sonkor-alasar.
3195811
31959fit venir de Damas Seif-eddin-Kikaldî, ostadàr de cet ^ir, et mit le séquestre
31960(is) Jellsvj^t oy*Mycuil««£*][|ja.
31961Diqitized by Google
p. 358
31962A«697(is9*)-
31963ILHBLIK-MANSOCn-EDOlN-IIANSOUlkL
3196459
31965MIT tes biens. Au moift de Djoumada-premîer, le sulbiD fit artéter pluûeura des
31966émin JlÈgjpte.
3196711 desUtiui Beba-eddia-EbD-alhali des fonctions «^inspecteur
31968de Vvmitf et le fiwçu de souscrire une obligation d*un million de dtrhems. li
31969mende IoMd«ddin4)en-Mondher, inspecteur des troupes i Alep (et le nomma
31970à l'inspection devenue vacante. Celte place, dans l'inlervalle qui sVconla entre
31971la destitution de Beha-^eddin et l'jrrivëed'Ebii-AlniondIiar,
31972fut remplie par le
31973IukU Amin-ediHn, plusoonnu sous*Ie nom d'Ebn-Arrakàni. Ebn>Almondliar, à
31974son arrivée,
31975fut mis en pmsession de la place d'inspecteur. Bientôt après, Amiop
31976eddin tomba malade, et les douleurs qu'il t'pronvaii
31977le forcèrent de rester con-
31978finé dans sa maison '«31 ).
31979Voici quelle
31980fut
31981la cmsr de
31982rrf
31983événemenl.
31984Ebn-
31985Alhali ayant été coiisuitc par le sultan, sur
31986la
31987pronioli
31988n
31989d<- Maiikoiiliniour au
31990rang tic ii(itô,a\a\l dit au prince
31991:
31992« La puissance de Mclik-Said n'a été renversée
31993a que par
31994l'influeuce de Koundek;
31995celle de .Melik-Aschraf a
31996été détruite par
31997« Baidari, et enfin, ce sont les mamlouks de Melik-Âdel qui ont causé
31998la chute
31999c <fe sa grandeur. Mankouiiniour est un jeune homme plein d'oi^aeil, qui ne
32000« prend les conseils de personne.
32001Il est à craindre que son crédit n'amène de
32002« grands troubles. » Le sultan ne répondit rien. Mais
32003il révéla tout à Mankou»
32004timour, qvd, dès ce moment, devint l'ennemi d'fibU'Albali. Lorsqu'il eut été
32005promus au ran; de naià, Ebn^lbali
32006s'étant présenté devant lui , Mankou-
32007timonr lui dit : « Kadi, ma nomination est due à rbeureuse influence des avis
32008« que vous avec donnés au
32009sultan. 9 Ebn-Alhali demeura interdît. Mankou-
32010timour se mit en mesure d'aigrir contre lui le sultan. Il représentait les richesses 509
32011immenses (i4) que cet homme
32012possédait, en Egypte et en
32013Syrie.
32014Il
32015l'accusait
32016d'être adonné au jeu.
32017Ebn-Âlhali aimait un
32018des mamlouks Khdséki. Mankou-
32019tininnr
32020le faisait épier. Selant assuré que ce mamlouk se trouvait chez Ebn-
32021Alhali,
32022il en avertit
32023le sultan, qui
32024fit partir
32025à
32026l'instant
32027le
32028t(Hvd.\chi, chef des
32029mamlouks, accompagné de plusieurs nakib.
32030htaiit entrés inopinément dans le
32031jardin d Ëbn-Alhali, situé dans le voisinage du Meïdan, ils saisirent cet homme
32032ainsi que le mamlouk. Ebn-Alkali fut livré à Témir Sétf-eddin-Iloumi , qui
32033fit
32034arrêter ses servitenrSy et mit le séquestre sur les biens qnll possédait, tant en
32035Égypte qu'en Syrie.
32036l't'^)
32037i'c passage, dans l'original, était complctciurni inintcfligtble, parmiledelAinppKttiiiB de
32038plusieurs ligoes. J'ai rempli cette lacune, à l'aide du rcctt de Nowaïri.
32039(14]
32040J'ai cradevinriife Ù\y\ ï^mlicode
32041ia~J).
p. 359
320426o
32043HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
32044A cette même ëpoquci une dépêche de la poste apporta la nouvelle suivante.
32045Un homme ) du bourg de Djinîn, dans la province de
32046S41iel, avait pecdu aa
32047femme, dont on célébra les funérailles. Le mari, étant de retour iha lai y m
32048rappela ((u'il avait oublié dans le tombeau un mouchoir contenant une somme de
32049plusieurs
32050dirhciiis.
32051!l emmena avec lui le fuÂi/t du bourg, et ouvrit le tombcnu.
32052afin de rcpronrlte son argent. Le fakih était
32053i cst»' sur le bord de
32054la fosse. On
32055Éiouva
32056la femme assise, les mains liées dem
32057le son dos avec ses cheveux;
32058ses
32059pieds élaient également attachés avec ses cheveux. Cet homme voulut dt'n nu r
32060ce>. liens, mais n'eu put venir à bout. Il redoublait d'efforts, lorsque tout à coup
32061tn terre s'abima,
32062et
32063l'eugloutil
32064lui
32065et sa femme, eu
32066sorte que Ton n'entendit
32067plus parlei
32068ni de Tun ni de l'autre. Le fokih letta dans un état ^évanouimé-
32069roeot, l'espace «Tun jour et d'une nuit. Le
32070lultan adreua an
32071ichélkli Taki*
32072eddin>Mohamnied£lm-DakiL«Gd le
32073récit de
32074oet événement, et tout oe <|nî
32075avait été écrit de la Syrie à ce sujet. Le adicikh, après avoir pris connaissanoe
32076du fait» le communiqua à tout le monde, afin qu'on y trouv&t un sujet de ré-
32077flexions sérieuses.
32078Ce même mob, on apprit, par une dépédie arrivée d'Alep^ que
32079la division
32080avait éclaté entre Taktal et la troupe de Nokaïah ; que dans cette guerre
32081il avait
32082péri un grand nombre de Blogols, et que le roi Taktal avait été déûut. On apprit
32083également que Gazan avait bit mettre à mort son vizir, Niroua, avec un grand
32084nombre de ses adhérents.
32085On r<'solut de mettre à profil
32086la discorde qui nVnaît chez les Monr'ols, pour
32087s'emparer de la ville de Sis.
3208811 fut arrêté que i'einir Bedr-edtlin-Hekiaseh, Vc/nir-
32089sf'fft/i,
32090.se mettrait en campagne, ayant avec lui trois émirs et dix mille cavaliers.
32091Le iiiiiù de la Syrie reçut Tordre par écrit de faire partir, pour celte expédition,
32092rémir Beibars-Aldjàlik et d'autres émirs de Damas, de Salàd, de Hamah, de
32093la-
32094rabolos. L'armée fut passée en revue dans le mois de Djoumadà-premier. Lors-
32095que les troupes se trouvèrent équippées, l'émir Bedr-eddin-Bektasch-FaUiri
32096se
32097mil en marcbe pour aller attaquer la ville de Sb. Il menait avec lui, entre au-
32098tres émirs,
32099Hdsâm-eddin-LAdjin^ouml, Vasutdir, Sdiem8>eddin-Ak-aonkor<
32100Rertaba» et les personnes de leur suite. Ils arrivèrent à Damas le cinquième jour
32101du mois de DjonnuHU-second. Le hoitième jour du même mois,
32102ils quittè-
32103rent
32104la
32105ville, accom})agnés de l'émir
32106Beîbftrs-Aldljàlik-Adjemi, de l'émir
32107Self-
32108cddin-&ediken , de l'émir âckehab-cddin-Kar»anlan, et de leurs adhérente.
32109Digitized by Google
p. 360
32110*M <97 (iM)-
32111X. llXLIK4IANS0UR-£0DlK-MAKS0Ufti.
321126i
32113Ik cootinuèrent leur route» emmenant avec eux les troupes de Safad, de Hemsf
32114de
32115la
32116province
32117du
32118S^i/ir l, de Tarabolos» et Melik-9Ioadlffiir-Taki-eddin>Mah*
32119moud, prince de Hamah. Dès que la noavelle de leur mardbe parvint au
32120roi
32121de Sis,
32122il députa vers le sultan pour implorer son pardon; mais
32123il ne
32124lui fut
32125fait aucune réponse. Bientôt après, l'émir Aleni-eddin-Sandjar, le damiddri, ac-
32126compagné de
32127lotit
32128re
32129qui formait son
32130cortège,
32131partit du
32132(^ire,
32133et
32134rejoignit
32135l'armée dans
32136la
32137\ille d'Viep. Les généraux
32138quittèrent
32139cette place, accorrîpagnés 51U
32140des troupes d'Alep, qui étaient au nombre de dix miiie cavaliers, et se
32141dirigè-
32142rent vers Oink
32143L'émir Bedr>eddin-Bektascli, à
32144la
32145téte d'un corps
32146d'ar-
32147mée (i5),
32148s'avança
32149par
32150le
32151défilé de
32152Bagras fj-^y^» «Je ver&
32153la
32154ville
32155d'Isken-
32156drîah (16), et alla mettre le si^ devant Tell-Hamdoun ^^^x^
32157Jj'. )Ielik>Mou->
32158dafiar, ayant sous ses ordres le reste des troupes, marcha du o6té du fleuve
32159Djihân
32160^
32161(17). On entra dans le d^é de Sis
32162jjj^.», le jeudi, qua-
32163trième jour du mois de Redjeb. A ce moment» la divirion se mit parmi le»
32164ebefs. (L*^mir Alem-eddin-Sandjar, le dasmaddH) prétendît commander Tannée,
32165conjointement avec l'émir Bekiascb, qui ne ^opposa point à la r^intioo de
32166ce vmn. Bekiasch fut d'avis de bloquer et d'assi^er les forteresses. Hais San-
32167djar voulait que l'on se bornât au pillage
32168: Rektasch se raofea à son opinion.
32169L'armée traversa le fleuve Djihàn (18). Le prince de Hamah vint camper sous
32170les mors de Sis, et Témir Bektasch pris la route d'Adanah
32171Ce fut là que ee
32172réunirent les difTérents corps de l'armée, après avoir égorgé tous les Arméniens
32173qu'ils avaient rencontrés, et riilevé
32174les bœufs
32175et
32176les budlps.
32177T es troupes, après
32178s'être livrées au pillage, quittèrent Àdanali,
32179et
32180retournèrent vers Masisah. On
32181s'y arrêta trois jours, durant lesquels on
32182jeta un pont, sur lequel Tarmée passa
32183pour se rendre à Ilagra^. Ou campa,
321841 espace de truis jours, dans la plaine d'Au-
32185(15) Suivant Nowéiïri, l'émir Bektasch conduisait avec lui les émirs, Ilosdm-cJilin^rofCadtfïr, Rokn
32186eddiu- AldjAlik, Scif-^ddia-KedJkeo, B«ha-«ddio>Kiira-arslai), et les troupes de Safàd.
32187(16) Ou plutôt IjjjXSiA , ainsi que porte llûitairede Nowairi.
32188(17) Suivant Nowairi, le prince de Hamah avait sons ses ordres lemir Alem-eddin-Sandjar,
32189le
32190dawaddri,
32191Vi-m\r Schems pddin-Ak-sonkoi^Kertabah. On prit la route du défilé de Marri L^i-*
32192^^^^1. £t bientôt les deux armées ne
32193furent plus séparée que par le fleuve Djihân, Crst ce
32194qu'atteste égplaMnt Fliillorisp Abon'lféda, qui
32195faisait partte île cetta eapcdidM. ( ^inw/b»,
32196t. V,
32197pi^
32198La mêm» awimr (lk««T>«b ^rrw. pag. i^,), Mt menliiM de ce défilé.
32199($} Mowairi igoote
32200:
32201ka luè d'Anoudcni. • iJtPtft'^^ iol^ ,J.
32202Dlgitized by Google
p. 361
3220369
32204IlSTOlAfi DES SULTANS MAHLOUKS.
32205tiocbe X/lkil ^ ; après quoi on te dirigw vers lepnU défit (19)
32206^Sjt^^
32207pour reprendre
32208la roufe de l'Épypte.
32209L'émir Bektasch, au moment où Sandjar,
32210le (iumuldri, lui
32211disputait
32212le com-
32213mandement de raniu'f,
32214et
32215s'opposait
32216à ce
32217qu'il entreprît
32218le siège des places,
32219avait mandé par tcrit ces
32220fails à IV'mir BeJban-Tabâkhi, ntiïb d'Alep, afin
32221qu'il
32222en instiiuiit le sultan. Le prince ayant
32223rcru ces informations, on
32224vit bientôt
32225arriver une réponse adressée aux émirs, et qui contenait uu blàaie formel de la
32226conduite qu'avait letnie le dMmâân^ en disputant à Bekiucfa le conunaodemenl
32227de» troupes* et en se bornant au pillage. Le tnltan déclarait que Sandjar, en
32228partairt n'avait M mis à la léle que des hommes
32229placés sous sa dépeodanoe
32230habituelle} que le tilre de général de toute Fermée appartenait eadosivemeot à
32231Ternir Bektasch; que les troupe» ne devaient pas revenir sans avoir lait la con>
32232quéie de ïdl-flanidoun \ que, si elles retournaient avant d'avoir pris cette place,
32233elles n'avaient à attendre aucun iktd.
32234L'année rebroussa chemin, partit de Roudj (ao) ^j^t et se rendit à Âlep, o&
32235elle séjourna huit jours. De là, on se dirigea vers Sis, par le défilé de Eagras.
32236Kedjken et Kara-arslan marchèrent vers Alas, d'où
32237ils firent une retraite qui
32238ressemblait à une fuite. En
32239effet, les Arméniens leur avaient dressé une embus-
32240cade dans les jardins.
32241L'émir Bektasch blâma sévèrement
32242la conduite de
32243ces
32244ufTiciers. Bientôt,
32245il partit, à la tête de toutes les troupes, et se dirigea vers
32246(19) C'est le JVw/émwr du naine Robert (p. «S, «gj^delUdrie (fibiwte, p. 65, im, 104,
32247io5, lia, »ai)i Poru ferri de Guillaume de
32248'l'yr (p.
32249gSBj; Pont ferrcus du
32250Gesta Fhuieontmp
32251p. 8, 16; Pons Pharphareni de Citibert [Hislar. Hierosolym.
32252,
32253p.
322545aa;
32255le Ponteferro de Drnmond
32256\JiaveU, pag. 18a). On
32257lit dan»
32258le Kiiab-arraoudaMn (inan. 70a A.
32259fol. 3a
32260r*)
32261: Jj Jis^i j
32262~
32263iSïli)
32264j
32265OTi
32266J«*Li)t • Le pool île fer qui sépare le tmitohe d'Alep du
32267« territoire
32268d'Antiochc.
32269• Ce lieu est nommé dans les JnnaUs d'Aboulféda (tom. iV, p. go), dam
32270VHistoire de Novaïri (a6' partie, man. de L«yde,
32271fol. 99 v*), dan; le Manhel-tâfi d'AJiouliiMliiNB
32272(tom. V, man. 75o, fol. 106 r*), dans le Kâmel d'Ebo'Athir (tom. VI, pag. 8a).
32273(so) Ccft cette ville que Foaeher de Ourlret (GeiAipertpitmmm Fnmeonmt p. 4u) Boanie
32274Rugta; Guillaume de Tyr (Historia,
32275p.
32276811, 8aa, 855, gi5), Rugia ou le moine Robert (p.
3227733),
32278(p. gl,"^] Cattmm fli^'it/»; fauteur des Gtsta Franconim fp. 8
32279et ilV écrit Rutila cl vattis rie Rugta ;
32280Rugia;
32281ainsi que Saouto [Sécréta JSdelium Crucis, lik 111, p.
3228214a; ^ on
32283lit
32284f aiiis de Rugia, dans
32285rxiMeiw de Gnibert (p. 496, 5s6)} et Jbfte, dam ito dipUaie de BoiOMMid (Cbdhe d^muMn
32286deW ordine Gerosolimiiano , tom. I, pag. 43);
32287ù/., pa^. 7), 80. tit liM-IMMMlé
32288OtC indîqai
32289dans les J»»ak$ d'AbovVêda (te«. IV» pag. 474).
32290Digitized by Google
p. 362
32291êm 697 (M98).
32292X. HELIK-MANSOUB-EDDia-MANSOVRI.
3229363
32294TeH-Hanidouii (ai). Il trouva oelt« place «bandoiin^ par l*enMiiii, car Im Ar-
32295afoieo* qui Foceupaient, «"éiaMiit retirés dans la foriierMie de Madjimah (aa)
32296I,yy>
32297hii. Le génénX
32298prit ponenion de la |dMe,1e septième jour dn mois de
32299Ramadan, et y plaça une garnison.
32300En même temps, lenùr Belban-Tabâklii, naïù d'Alep
32301, détacha un corps de
32302troupes, qui s'empara de la ville de Marascli, dans
32303le même mois de Ramadan.
32304L'émir Bekta&cti,
32305tandis qu'il était campé devant Teli-Hatudoiin, reçut
32306la nou-
32307velle qn'une vallée qui
32308se trouvait au pied
32309des remparts des
32310Nadjimali
32311et de
32312Homaimfis (l'i) ^^^.-^
32313était remplie d'Arniétiiens, et que la garnison de >ad|iniali
32314se disposait
32315à les protéger de ses armes. L'émir détacha, pour les attaquer, un
32316corps de troupes, qui n'obtint aucun succès. 11 envoya un second corps, qui ne
32317fut pas plut bauran. Lm tfmin n« tardèrent pas a se mettre en marche, ac-
32318compagnés d'ane iroape nombreuse. Us attsquérent la population deNadjimah,
32319firent une irruption dans la vallëe, masiacrÂrent ou firent prisonniers tous ceux
32320qoi ify trouvaient. Ils vinrent camper, respaoe d'une nuit, sous les murs de
32321Nadjimab. L'armé prit la roule de la plaine
32322. L'ânir BdUascb et Melik-
32323Mondaf&r» restènnt pour contenir la garnison de la fusteKese, jusqu'à ce que les
32324troupes fussent arrivées dans k pfadne. Apres quoi, les densc g^ranx allèrent
32325rejoindre legros de l'armée.
32326Cependant, une dépêche du sultan, arrivée par la poste, enjoignit de faire le
32327siège de la forteresse de Nadjtmah et de ne le point quitter que cette place ne fût
32328prise. Les généraux rebroussèrent chemin et se disposèrent h attaquer
32329la
32330ville.
32331L'émir Bektasch et l'émir Sandjar, \e dan'nd/iri, se trouvèrent opposés. Le fJfnvri'
32332«^ objectait que si
323331 armée attaquait tout à ia fois, il serait imposâiiik de dis-
32334(11) La vili« de Tell-HamdcMiQ eu décrite par Aboulfcd*
32335(Deteripito iynaf, pag. i36, 137).
32336Snhnat Elm-KbiiMoaii (laa. VU], foL SsS f*), Bcliem, Manuch et T«ll-HaindouB sont trois
32337tel—ise» situées à l'eotrée du Oerbeod
32338(défilé). Au rapport d'un historien de TÉgypte (de mon
32339manuscrit,
32340fol. i\
32341v*), l'an 691 de i'hégire, ces trois places furent cédées par le roi d'AriDénie au
32342sultan. Si je ne me trompe, Tdl-Hamdoua est la méine ville que Wilbrand d'Oidenborg (/(/mra-
32343nnt, p. iSQ BoanM CumhwMi. Oa Kt Farim Cakmtdlm dans«m «harts iiéiéa dms le CWito
32344diplomatico (tom. I, pag.
32345io5).
32346(aa) Le
32347rnanuscrit
32348de
32349notre
32350lutetir
32351porte
32352Ne^fmiah i;^»^
32353^t-^
32354i'*'^*
32355'* manaicrît
32356autographe de Nov^n , ainsi que dans uqc Histoire d'Égrpte (de mou manuscrit fol. I^^ v°).
32357(aS) Ce noM «st écrit
32358dam wm Wmtn JPÊgffêt (de non aHuaserit fol 47
32359v*). 0»
32360lit
32361dBDi l« 4muk» d'ANaUMa (t. V, p. i34}| al dam ta Httai/ikmék
32362Syntî^, i96).
p. 363
3236364
32364HISTOIRE DES SULTANS MAMLOtlKS.
32365tinguercenx qui auraient combattu réellement et ceux qui auraient montré delà
32366faiblesse ei échoué. «Il vaut mieux, dit>il, quechaqueémir attM^ chaquejour à
32367la
32368te te de son corps de mille hommes. » 11 voulait ainsi témoigner «îa bravoure et
32369montrer qu'il
32370faisait peu de cas de la force de cette phcp,
32371il
32372(îii
32373;
32374«
32375Ip m'cn^aoe
32376à prendre cette
32377ville avec un coup de hm pierre. » Tous ies cliels se raui;!
32378r* nt à
32379son avis, et convinrenlxle lui permettre decommeucer l'attaque avant tout aulre.
32380il s'avança, à la téle de son corp& de mille hommes. Au moment où il atteignait
32381le pied du rempart, une pierre lancée par une machine, le frappa au pied et lui
32382cmipa le mélalane. Il tomba de soo cheval à terre. Peu s*en fiiUut qu'il ne fôt
32383fait priaonnier par les Annénieos. Mais ses soldats aocourureut, l'emportèrent
32384sur une plandie hy^ et leconduinrent à sa tente , où il fut forcé degarder le lit.
32385Ensuite il retournadans Iavilled*Alep> et, de là, au Caire. Cette attaque ooùtala
32386TieàTémirAlenMddin-TaksabalfâBeri.Lemémejour,rÀni
32387s'avançapour
32388livrer l'assaut. 11 saf^ (a4) ^
32389à» la place et en détacha trois pierres. Treiie
32390hommesobtinrent avec lui, la couronne du oiartyre.Ensuite, Tëmir Bektaschet
32391le prince de Hamah, à la téte du reste de Tarmée, marchèrent au combat, chaque
32392corps agisaani d'une manière isolée et se relayant l'un l'autre. Ils parvinrent an
32393{ued du rempart, protégés par une enceinte de planches
32394oIj^^::^^!
32395Ils
32396commencèrent les travaux de la sappe et t^tablîrenl des palissades ^U^. Le siège
32397continua, sans interruption, l'espace de quarante et un jours. La place renfer-
32398mait une nombreuse population, composée de laboureui-s, des iemmes de
32399la
32400campagne et de leurs enfants. L'eau commençant k devenir rare, on
32401fit sortir de
32402la ville, en une fois, deux cents houimcs, trois cents femmes et cent-cinquante
32403enfants. Les soldats massacrèrent les hommes et se partagèrent les femmes et
32404les en&DS. Bientôt, on mit dehors, cent cinquante hommes, deux cents femmes
32405et soisante^quinie enfens, qui
32406éprouvèrent le même sort qu'avaient éprouvé
32407les premiers. Une troisième troupe, qui fut diassée hors des murs, fut égale>
32408ment et complètement massacrée ou réduite en captivité. Il ne restait plus dans
32409la forteresse que les hommes en état de combattre. Cependant, ta iltsette d'esn
324105f2 se frisait vivement sentir, et l'on se dictait l'eauà la pointe de Vépée, Bientôt,
32411lesasnégés demandèrent et obtinrent une capitulation. L'armée prit possession
32412de la forteresse dans le mobde Dhou'lkadah. Les habitans eurent la permissioo
32413<94l Js n'ai pM héiiUA lire i^JL» , au lien ét
32414^ picmt^
32415Digitized by Concile
32416-J
p. 364
32417ut 697 (ogS).
32418X. MELtK-MANSOUR-EDDiN-MANSOURL
3241965
32420da ae retirer où ils CHidraient. Odw places, du territoire des Arm^oieiis, loin*
32421bèrent également an pouvoir des vainqueurs. L'émir Bektasdi crafia tontes ces
32422forteresses à rémlr Self-eddtn-Asendemur-Kurdji, Tuii des émirs de Damas. U
32423ne eessa de les occuper jusqu'à l'arrivée des Talats. Alors,
32424il vendit tout ce qui
324258*y trouvait d'objets précieux, et évacua ces villes, qui furent reprises par les
32426Arméniens.
32427Apres relie conqutlo,
32428l arniéc ropril
32429!:i
32430rntilp
32431tl AU p, où elle séjourna. On riait
32432alors da us un liiver extrémcnient rigoureux. Le sullan
32433lit paitir, pour renfureer
32434l'armëe, trois mille cavaliers, des troupes de l'Kpvpte, sons les ordres des étiiirs
32435Seïf-cddin-Bcklcmur
32436,
32437le .silahiUii y
32438lz.z-€ddiii-lak.laï
32439, AIouhariz-eddin-A\lia-ben-
32440Rouman, Ala-eddin-ldagdi-ScboukaIr4I6sami. Us arrivèrent à Damas, le mardi
32441,
32442dix-aq>tidme jour du nnois de Dboulkadab. lis en repartireol le vingt et unième
32443jour du mois et se rendirent à Alep, où
32444ils séjournèrent avec Tannée. Le roi de
32445Sis députa vers le sullan pour implorer son pardon.
32446Cette année, eut lieu le Bmk (cadastre) Hosàmi ^Ly*'!
32447Les ter-
32448res de l*Ég]^le étaient à cette époque partagées en vingt*quatre kirat, dont
32449quatre appartenaient en propre au sultan; dix étaient destinés pour les émirs,
32450ainsi que pour
32451le» iûdk
32452!!U»^t (concessions) (a6)
32453et les accroissements
32454> 5
324551
32456l e verbe sj/"!^ signifie
32457: Déterminer, régler par une opération cadastrale la valeur rici terre*
32458au autre objet. Kt le mot •-l^j désigne cette opération. On lit dans le Solouk de nutre auteur (tom. I,
32459pif. 988)
32460: j..^
32461\
32462« Il fit 1« cwlutre des lent» de TÉgypIe. > Dm» VHiMaiint d'ÉgrpiU
32463d'.4bou'lmahà&eii
32464i^in.in. 663, fol. 40 v") , et dans une autre Histoire du même pays {de mon mau.
32465fol. i63)
32466: i-»LlJ
32467!
32468j fi J—;
32469« Lorsqu'ils eurent achevé de faire le cadastre de
32470« U provint» de Syrie. » Dans
32471le Manitel-idfi d'Aboulioahâscn (t U, mon. 748^
32472f.
32473i4
32474v°j
32475: O-Ti^
32476ULklt ^aII
32477^^Ja» \j jLck^o II fil le nceoseneiit des propriétis, «t concéda us Mai à Ata>
32478• eddûi. * Âilleun (ton. V, mû. 75i,
32479fol. 5S v»)
32480:
32481«.t^^t
32482Ât^t
32483-H
32484« tîtle recensement des terres de l'Kgvp''^; ec fut là \e Ronk 'c.ndnstie] I!o<Ami. - Kt enrin
32485f.
32486v"
32487:
32488j^a»
32489Î.CI,.» 1^1^ U ,,if\yi\ « Les Mamiouks,
32490lorsqu'ils Qrciit
32491le cadastre des
32492terres de
32493rËgTpte.a Voyez M. Silvestre de SacjTr Mémoires de rdeniMl» det TMer^pUuu et êeUtt'teunt ^
32494Um. Tll, pag. 77 et SUIT.
32495(a6) Le mot ^J-îsî,
32496'i'"'
32497f»»' a" pluriel oliîiil
32498,
32499est explique dans l'oaTiage intitulé Diivan-
32500alinsehd (nian. 1673, fol. agS r"), on y
32501lit
32502: ^i/^^l J^aI
32503Li ^X^ p)j^ l^t^ oLSbUî'^l
32504tjjî* ^ L» ^ j'-*-^' vj '-^î^j
32505y-ht'^ «-^ «Ixal jl îâJLJl
32506. IjC mot jjiltl indique oa
32507«une confirmation judiciaire de ce qui aélé coneêdépnrini des monarques prrrédents, on on nou-
32508• veao bienfoii, ou enfia une addilUM à mi «de de faicaUnnee accordé antéricureiDent.
32509On
32510lit
32511duM la Description de rÉgrpte dsUÊikim (wm. 796^ M. iB) v"}: oli^Vl^ .^'l^t
32512II,
32513(guairiàÊU pturtie.)
325149
32515Digitized by Google
p. 365
3251666
32517HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
32518sî^bbpt; dix autres étaient rt'scrvés pour les soldats qui composaient la haJliok,
32519Le sultan Melik-Manaour r^olut de changer ces dispositions, il voulut assigner
32520onze kirat aux éoiirs et aux soldats de
32521la
32522lialkali, et employer neuf kirat à la
32523Irvro d'im corps
32524de
32525troupes.
3252611
32527dt'If'f^iKi, pour
32528faire
32529le cadastre des terres de
32530l l'^yple,
32531leuiir nedr-erldin-Bilik-Fàt esi
32532,
32533le hàdjib
32534,
32535et l'émir Belia-cddin-kara-
32536kouscli-nâlieri
32537, connu sons le nom de
32538linidi.
32539Pour exéculer
32540les
32541travaux, on
32542désigna entre autres hdfib (écrivaiii.s; Tàdj-cddiu-Ahd-enalimaii-Tawil
32543, l'un des
32544mi)us/m/ide l'empire. (27). Les émirs
32545se mirent en marche, pour exécuter
32546le
32547" Les rescritt qui roncemaient les soldes et
32548le?>
32549gratificatioas.
32550>•
32551Daiii»
32552le Manhel-ulfi d'Abou lma-
32553tilHii(toiD. I, nan. 747, fol. so i«) :1}dU}l J« iJ'LLLJt ,^1^1 J|^t
32554. Il distribua,
32555«tnhrantruMgPf Ictgmifiratîookdaetaiix Mamiouks Jn sultan. « Dans VHittoire d'Égjrpte d'Ebn-
32556Moïassar (maa. ur. 801 A. fol. 49 r*}
32557s
32558Ji^
32559J^*^ oLi^l ^Iv |^
32560-
32561Il |pnr distribuait
32562, rhaqiio :iniii''C, huit gratiûcation^
32563, qui
32564consist.iimt en Imit dinars par
32565• tàe.
32566.. Ujiis
32567i ;/Mf,/ /rd t.bn-Ai;is^toni. Il.ful. ao5}: ..îXJL^I
32568itL^ ,^5^ b ijl"^^ ti^*
32569^j>)e ^__y-aij ^
32570'
32571* 1' dtttfibwi Ics grattScatiom, et donna à plusiem* d'entre les Mandook» «s
32572vftâdan et demi de terre. > On
32573lit dan* le Dictionnaire bibliographique de Hadj'i
32574Klialfa (t. If, pi.M):
32575f
32576jLn/i'o'jiSJsl
32577« Des distrilxitifins fixes, (jni avaient lieu chez, les solis.
32578. An rapport
32579de M. Estfve Finances d'ÈgjrpU,
32580j>. 73, le root atlaK en tgypte, désigne une lorte de terres exemptet
32581(37) N«wam,pnr]aatdecepniiinnaee,di(i|u'il élailLjllt IlLx*^ c'est-à-dire* Du noodife
32582t des Coptes qui avaient embrassé rislamismr.
32583Tel est, en
32584erfet, le sens du (diiricl
32585qui doit
32586faire, .nu siii},ailier ^^J^. On
32587lit dan» la Description de l'Égypte de Makriù
32588[i, \, Man. ar. 797,
32589fol. 3? v")
32590:
325911
32592ULJt « Les matOOnuA , e*«tt-A-dif« les Copies.» Cette exprcsdon ne doh
32593pas être prise à
32594la
32595lettre , car le mot 1(L«^ «c dd^jnt pis In Copm on général , mais sculemeol
32596ceux qui avaient adopté la religion du vainqueur. Ailleurs (m. 68a, fol. 6a
32597r«)
32598: iX^* I^JL»
32599la
32600ti^te de ces établissements étaient de
32601• uou veaux Musulmans, des juil» Tuariics, qui persistaient dans l'incrédulité, quoiqu'ils affectassent
32602• de professer rtslaniitme. • Ailleurs (fol. 37a v°j
32603: ^t^U<ù} ^»^L»> «^Lli^l ^^^^ « Elle était
32604• liabilce parles Coptes, tant par cet» qui aTaîeot embrassé llsiaoïisnw, que par ceux qid éident
32605< restés cbrétiens. » Plus loin (mao. 796, fui. 337 v*)
32606: ia^t UU-^ Jt^^l « Lin des Coptes convertis
32607• à l'Islamisme.
32608« Dans
32609le hiffif'-ntufhiik dn même écriv.iin
32610ftorn. Il, m.Tii.
32611O-j'i,
32612fol. i4o v")
32613: IL Jj
32614^54^.^)
32615. OueKjucs-uns des Coptes convertis à
32616la rvligiuo musulmane. • Plus
32617ba9(fol. 141 r"]
32618: ^L.«|l ij^ ^ J
32619• Il reconnut la mauvaise conduite de ceux qui avaient
32620cmbsoBsé l'blannsaie.* AUleurt
32621(f. 35i r°)
32622:
32623\ iUlw
32624• L'un des Samaritains, qui avaient
32625« enibnssé risUmisiiio.» Plu» bas (foi 37s t*}
32626:^^\ vSi^ • Le» Fiwnc» qui avaient eiabrss»é
32627• rislamiMncEl {foL S?} veno)
32628: ^'^t ^ ^jJu«Jb ç^i.jJI
32629(*tU-*) ZjL«
32630^
32631• Cétait «a de» dirétiens qiâ «aisot embrsMé rblanisme. Il était de ces bootmes qni
32632Digitized by G(
p. 366
32633A»6s7
32634X. MEUK-MANSOUR-EUOIIf-MANSOURI.
3263567
32636cadastre,
32637le sixième jour du mot» de Djoumada premier. Ils liaient accompa-
32638gnés des /[d/ib (écrivains) et des gouverneurs des dîfféreDtes provinces. Maii-
32639koutimour,
32640le
32641nfiih-a.ssaltanah
32642(vice-roi),
32643avait recommandé à
32644Tâdj-eddin-
32645Tawil de réserver dix kinit pour les émirs et
32646les soldats
32647(de
32648la lialkah), et de
32649destiner le
32650onzir'-nu' pour dédommager ceux qui
32651sr crniraient lésés, à cause de
32652!a
32653rai!>!psse de ieut
32654iot. On assigna au domiinp privé du sultan les territoires de
32655li(
32656lj:iin h,
32657d'AUih, d'Alexandrie, de DamieUe, de Munlaluut, avec leurâ villages
32658auisj cjue Koiim-Âlimar, (|ui
32659lait partie de
32660la province de Kous, etc. On réserva
32661jMjur \e mub Mankoutimour un immense ikui
32662,
32663<{ui comprenait
32664: Menlj-Beni-
32665ti<maïtn
32666et tes villages , Semhoud et
32667ses
32668villages, Haradjeb-Kous ;
32669la
32670ville
32671d'Edfott, et tout ce que ces caotons renferment, de Ami/Set^ (rouet hydrauliques).
32672Le revenu de cet apauage s'élevait à plus de cent raille ardebs de grains, sans 513
32673compter l'argent nM>onàyé, le sucre candi, les syrops JL»»^, les fruitSy les trou-
32674peaux y les bois. Oo y remarquait diMept pressoirs
32675, destinés pour
32676les
32677cannes ii sucre; cet officier, eut en outre pour sa part, des objets de commerce,
32678des marchandises, des villages et des terres situés en Syrie, et tous les présents
32679qui lui étaient offerts. L'opération >if^\ ayant été terminée le huitième jour du
32680• l«ot le imI sur k terre, et ne pratiquent jamais le lii«a. • Otns fBiUoirt tP£gjfptg d'AbovIou-
32681hâseii 'man. 6^3, fol. i8t
32682r*^
32683: ï4l~4'
32684.
32685t\JSS\ Sa\
32686« L'un des écrivains qui avaient embrasse l'fsl i-
32687«misiui*. • Ailleurs (mail. 66(j,
32688fol. iy5 r°)
32689: ^j^ \j]a ^jLai liL»-» ^jf
32690Il clait du nombre
32691« des chrétieii» de Tarabolos qui avaient embrassé
32692l'Islamisme. > Dans le Manket-sdfi du même
32693èetvnm (t. III , mm. 749, p. 35)
32694: ^^Jb
32695jLlLw>
32696^
32697Il était du nombre des hebitaot» de
32698T.ir.'ibolo'i, qni s'étaient convertis à l'Islamisme. » Dans Vjjistoire d'Ebo-kadi-S( li(itil).i}i ^man. 641,
32699fol. aSi et aSa r*) :
32700ilLm^ 1^ ^j^^ *^
32701*t*J^
32702' ^' ordonna
32703d«! traocber la
32704« téle de «ix d'entre les habilants du bonig de Berma qui STeient embrassé i'Islami«me. > Le mot
32705JLJL»» 4^ûgnc également M homme qtd « tmbnmé tUlamitme (Histoire des Patriairhcs il'A-
32706texandrie , tnm.
32707II, p
32708On
32709lit dans 17/Mfrt»>eMl'F.Ijn-kadi-ScIioli!>ah
32710; m.
32711fi^'^, fol. i3a r")
32712:
32713Lil
32714• Cctait un huinme qui avait etnbraiise rislatuitsme.» Daiu ÏUiitoire d'Égjrpte de Djeberti
32715(imn. Il » fsl. 368 r") : LiLJLw»
32716.
32717.
32718.
32719t • Ils euvoyèieat a« homme converti à riatuninie. »
32720Le mot
32721t,. i,1 qui bh an pluriel SLlL»t a la mtoie tigniBeation. On lit dans la OoeripOom de
32722rigrjue de Malwifi (aitnuicr. 6«a, fol. I09 f*J
32723:JJ!
32724LJLI ULi J^'
32725• (^nent
32726» poiirreï-voiis él.'ver au
32727rang de Kdtib-assirr un Copte converti à l'Islainismc. » Dans YHistoire
32728d'Abou'imahilsen {inan. 666, fui. 54
32729v»)
32730: ^^L»^^^^JèC
32731AiHeur» (manuscr. 671,
32732Fol. 190 T*) : iXL^^j:^ Xa^\ JTij
32733, 11 donna ce nom à tous, mène i ceux qui avaient
32734• embrassé IlsUmiime. * Dans
32735le Atanhel-§4/i^ même écrivain (tomu tV, loi. 98 i*)
32736.* ^U ... fJI
32737^^^'^l «Le copie converti à l'Islamisme. >
327389-
32739Digitized by Google
p. 367
3274068
32741HISTOIRI: DES SliLTAlNS MAMLOUKS.
32742moi» de Redjeb (s8), on distiibua les
32743(cédulLs) aux émirs.
32744neuvième
32745jour, on distribua oellds des commandants de la halkaft.
32746Les
32747territoires des
32748différents cantons Turent partagés à
32749titre A'ikta^ aux émirs et aux soldats. On
32750ti'en excepta que les capttations JJ.^!
32751, les héritages Haxchari ^jJLa^\
32752qui forrn.'tiriii une portion du doni:iine privé du sultan, et
32753les Hzkah des fonda-
32754tions pieuses i^L^'îjl
32755Tout
32756le reste ctait compris dans le revenu de Vikta.
32757I/année 96 fut, suivant lusage, renvoyée à
32758l'année 97. Le
32759suliaii ayant voulu
32760<listrihuer, en personne, les cédules des émirs et des couuuaudauls, remarqua,
32761sur le visage de ces officiers, une altération réelle, qui provenait de la faiblesse
32762du revenu assigné i chacun d*em. Le prince «ot d'abord dessein de leur moat-
32763der une ai^menlalion f mais
32764il en fut dâourné par Mankoutîaicrair, qui
32765lui
32766représenta que,
32767s'il ouviait la porte des accroissenienta, il se trouverait bientôt
32768dans llmpuissance d'y snfBre. Il lui conseilla de renvoyer à Mookontîmour cens
32769qui se trouveraient lés^ dans la val«u> de son ikta. Le sultan suivit ce conseil.
32770Mankouliniour présida à la distribution des cédules des soldats.
32771Il
32772a^assit dans
32773la tribune grillée yif\JL du palais du naïh LtJl^b, et devant lui se tenaient les
32774hdti/ib\ il remit k cbaque commandant le cédule qui lui était destinée. Personne
32775n*osa dire un mot, par suite de la crainte qu'inspirait ces officiers. Cette opéra-
32776lion dura plusieurs jours.
32777Les ïAta étaient alors inférieurs à ce qu'ils avaient été sous
32778le rès;iie de Melik-
32779Mansonr-KelaoïMi
32780; car, à cette
32781dernière *'[)o»jue,
32782le moindre
32783produisait un re-
32784vtniu
32785(!(>
32786nulles
32787dirliems. Les soldats U'moiguèrcnl leur méronlenlement.
32788Plusieurs d'entre eux s'étant réunis, jetèrent leurs cédules, en disant
32789: a Nous ne
32790c leaons aucun compte de tout cela
32791: ou donne^.-uous un revenu qui suffise à
32792> nos besoins, ou r^renes nos gratifications; noiM nous mettrons au service
32793« des émirs, ou nous resterons sans fonctions. » Hankoatimour, irrité de cette
32794résistance, commanda au:i Mdfià de leur donner la bastonnade. U leur enleva
32795leurs épées» les fit Jeter en prison, el les accabla de traitements ignominieux. II
32796regardait les émirs, commes'il eût voulu leur adresser des reproobes insultants.
32797Cettx<ci se turent, et conservèrent dans leurs cœurs une haine profonde. Le sul-
32798tan, instruit de ces faits, désapprouva la conduite de Mankoutiroour, et lui enjoi-
32799{1») Suivant Ntfwaôiri (mail. 68}» M. iCS r*},r«pértliiMi du cadastre fiit terminée dam le oiois
32800de Diou'lbidjab.
32801Digitizcû by CjOo
p. 368
32802Am6^{i%9^).
32803X. MELlK-MA.NSOirR-EDDlN-MANSOURI.
328046g
32805gnil d*ai4{iiienter la valeur des
32806i/cta; mais il refusa
32807d'obéir. Les soldats, après
32808êlre restés quelques jours en prison, recouvrèi-ent la liberté. Ce rou/> fut un des
32809motifs
32810les plus puissants qui amenèrent la
32811ruine de cet empire. Cette même
32812année, \e tabi-k/nhra/i de IV'inir Seif-ediliii BelhAn-Fakliiri,
32813/rrt;/-//' de
32814l'ai iuée, lut.
32815après lamortdecelofïicier, concédé à l'émir Seif-e(ldiii-}5pktimnr-Ilo.sâmi, t'/zn/-
32816rtZ/ior. Celui-ci arait ])récédemment reçu du
32817suilaii une
32818cliai^^e
32819cY/'rnir de
32820f/i'.i.
32821Seïf-etldiii-Kui
32822t
32823lut pionius au rang
32824â't'mi/'^d/i/iw.
32825il avait été nommé Nai/j de
32826Tarabolos après la mort dlzz-eddin-Aïbek-Mauseli.
32827Celte même année,
32828il ne tomba pas de
32829ueige à Damas: les sources tarirent,
32830les grains pÀ-ireot eo grande partie, et les arbres des jardins sédièrenL
32831L*émir Self-eddin-Djàg&n, «cAtfdli/(înspecteur) des bureaux de Damas, fiit in-
32832fonné quVn dép6t, appartenant à Témir Iz»«ddIn-Djeoàbi» nal^ de Gaia, exis-
32833tait ehes un particulier. 11 lit venir cet homme après la mort de DjenAhi, et le
32834somma de lui livrer ce trésor. Il répondit que l'émir, avant sa mort, le lui avait
32835redemandé. Djig&n se disposait à fiiire subir à cet homme les tourments de la
32836torture, lorsque FaU)r-rddin-.\zùri,
32837l'un des marchands de Damas, se présenta
32838devant lui, et lui dit
32839; le dépôt a été retiré par Djenâbi des nwins de cet homme,
32840et placé dans les miennes; en même temps il Ht apporter un coffre, dans lequel
32841on trouva, en espèces, une somme de trente-deux mille deux cent trente-qualie
32842dinars, ainsi que des ceintures et des franges, pour une valeur de ciii<iii;uite
32843mille dinars. Sur ces entrefaites, Hamdan-ben-Salgâi arriva en Syrie, suus pré-
32844texte de faire marcher les troupesà la cnnfjuéte de Sis.
32845Il avait reçu de rf'niir Mat»-
32846koutimour Ues inslrucliuus secrètes, qui devaient amener la ruine de ce règne.
32847Il lui avait, entre autres du>ses, recommandé de mettre en liberté l'émir Kurdji,
32848qui était détenu dans la citadelle de Damas, et de le faire partir pour
32849la gueiTe
32850de Sis. Or, cet émir, ainsi quldagdi-SchouIwlr, qui était parti précédemment
32851sous les ordres de Becktimur le tUahddrf se concerta avec plusieurs de ses ca*
32852marades, ainsi que nous le rapporterons d-après.
32853A cette même époque,
32854Samgar*ben-Sonkor4i8chkar, Itniesdi^di et
32855Seif*
32856eddin-Taksaba , furent, tous trois gratifiés d'une chai^ d*émir. Bientôt après,
32857l'émir Hosftm-eddïn-Mahanna-lien-Isà, émir des arabes, arriva à la cour, fut reçu
32858du sultan avec de grands honneurs, et revêtu d'une robe S«JU. de l'éloffe appelée
32859tardmthasch
32860(29). Ce fut le premier Arabe, de la tribu de Mabanna,
32861(39) Le mot ^:vj3^ que j'ai déjà eu occasion decitcr {NotitadaMmaucrUtt t. XIII , p. 37 1},
p. 369
3286270
32863HISTOIKE DES SlILTASS MAMLOUKS.
32864qui fui
32865pr alifît' d'un vôtonipnt de ce genre; car, aiipaiavat)t, la khilah que l'on
32866donnait à
32867ces
32868arabes, était formée de
32869l'élofle ap(>elée Sdmmat ou de kand/i.
32870et dont j'ignore
32871l'origiuc,
32872dcsignc une
32873sorte
32874d'étoffe de soie. Du reste, est-ce ud de ces tenncf
32875étraDgen, cunic», roongol», turcs, rirc»Sïieat et autres, «pii élaicat VMiiis
32876aiékr an Uogage de
32877l'Ëgypto, ou bien,
32878Ikat^îl
32879lire ^. ..^^ -^et rccoanaître ici aa <;oiii|ioté de denm moCs arabn
32880^^J^j
32881qui signifient Vactinn tic chasuer lies animaux,
32882et supposer que ce véteawat représentait
32883en broderie, des faits empruntés à la chasse ? Cest ce que j'ignore. Toutefois, si cette dernière parti-
32884cularité était réelle, il serait assez surprenant qu'il n'en fut fait aucune mentiou, ni dans le Mesdlei-
32885«kAna-y ai dans l'oinmiga de Makrûl. On lit dans la Det«^>thm de l'Égypte de ce dernier bblorien,
32886(tom, II, manusc. 798, fol. l-i>
32887\ °}
32888: ^jt*j^j^j*^ {j* ^./^ 4-^1
32889«
32890Il le fit revêtir d'une robe
32891•< d'honneur, formé de soie tiirtimhaseh.
32892• Dans
32893\ Histoire d'Ê^pte d'Abou'IniahiUen (manuscr. 663,
32894foU i4 r")
32895: <:ul!jJUà.y^ ÎjojI ^J^^:>J^\ ^,JL
32896^
32897xiXH! ^
32898.n
32899ri
32900.Mdik-
32901* ManMMir, par mie distiaetion «péciala, nnréittdeMfdbaAairA quatre de ses camarades. > Dana ks
32902Annales d'Abou'IfL-da {tom. V, p. 227}, il faut lire
32903: ^j^^^J^b îxjU.
32904« Wn^khilah Ac tardouhasch »,
32905au lieu de ^^Ju^^i^, que présente le texte imprimé. Dans VHistoire de Beïtr/uûi
329061 iii. Ha
32907i
32908, f.
32909i
32910r")
32911r
32912^« ....Uj'^I
32913îijH) j^ ^jiA.j.5paJI
32914«La AA^/aA (robe) de tardouhasch vient, pour le
32915rang, après tes deux robes formées à'atUu. > Etans la Tj» de Mobaiiuii«d-beo*Kelaoun faaan. de
32916S. Germain 97, fol. 65 r*)
32917: ^JiA.^ij^ii\ ^UakJi • Le JBaglHak de tardouAaich.
32918L'aidenr du JKr-
32919idleA-alabsdr (^rnan. 583,
32920fol. i85 r" et
32921«86), a consacré au v rfj!n
32922<; d'honnoiir,
32923i[iic
32924distrUju.iient
32925les sultans, un article curieux, qui a été, suivant l'usage
32926, copié par Makrizi (Description de l'igjrpte,
32927roan. 68a, fol. 403 v, 406 r°), et que je vais reproduire, malgré les fautes assez nombreuses qu'oflïe
32928lei
32929ui* .gjij ^"UiTj
32930yjbj\
32931I
32932iiL'
32933vt^j ^1 j LXU» »^
32934.UUl ^1-J1 ^j;*
32935v-^-if J**^ ^bf
32936j** '"M'ïi'^j -«i*^"
32937c^/
329381^0*1 jL-y
32939j^b ^j»*
32940jJb
32941JJJb
32942Diqitized by Goo<3»le
p. 370
32943m697C>*9*)-
32944X. MEUK-MANS.OUR-EDDlN.MANSOCIRr.
3294571
32946Vémr demanda au sullau b pennuMon de faire le pèlerinage; oe qui lui fut
32947accordé. Celte aonée, la puissance de Uaokouiimour était parvenue au plus
32948^j^h
32949Jlfjj Irrr^/H
329501À> JJL. ^'JJI wo'J JiLi-1 Jij^l ^^U»! ^jl>j iJi-yJ
32951jj'ilj
32952! 1» ^
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32954L»
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32957vV^J ^'-"Xr^ ff.JJ^ LTi-i^
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32959(a. 68a,) jLjjlL->_l->j ^<«c>> t ^^^as^ «ta?»^ *J ^L^l
32960v_*lat^'LJ ^Juâ)!
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32972uJ^j V-:^^'' f'-^ cr:^^^' ^
32973^-^^ j' C^Lj ^bj^ ^b^l
32974Digitized by Google
p. 371
329757»
32976HISTOIRE DES SULTANS HAMLOUKS.
32977haut point, et
32978il gouvatiait les aflaire» 4u royaume avec Tantorité d*un aouve-
32979rain. U voulait donner Tagdji de l'Égypte; cet émir, en étant iofonsé, demanda
32980sJ^JLi
32981t il J,JjJI ^_a-=-'' J'^ pi ^j/^A^
32982;rj^
329831^'^ J^'
32984iMaitt sur les ataget fui t'obtenènnt dans cet rmpire, rtlathmncnt atue khUahf et à ieun dmnet
32985liasses.
32986- Ou distingue trois cla'.çt"^ d'h<>mnic«
32987: 1rs tontines tl'i*[n-e, I» hommes de plume vl
32988les sarunfs.
32989<• Four ce <]ui concerne les hommes d'cpéc, les khtlah de» priocipaux einin de cent se composaient
32990•• ^atiat (talin) roage do pays de Kmiai, doublé d'«<to« jaune de la aném emtrfe. Stir le bêtement
32991supérieur étaient des brodcricis de brnc ari!
32992il'ur, duubU-cs de
32993petit-gris. A
32994l'intcrieiir régaaiCMt
32995de»
32996fi.itifii's et
32997If
32998stirfotil rfait forme de castor, he AaloutaA (calotte du turban: se rom|K>»ait de
32999« bru<'ard d or, avec des .igrafles de niéiuc métal.
33000Il était entouré d'une pièce de Mnis (mousseline]
33001« irès-fine, ans deux alrémités de laquelle étaient appliquée» de* bandes de seie lilanehe, nar les-
33002« qiwllM élaieot graTée les titres du sultan, et des broderies éclatantes en
33003soie de diverses cuu-
33004'I leurs ;piii5, vrnait une reinture d'or. La disposition de cette
33005partii- du vêlement variait suivant
33006«
33007le raug de ceux qui en
33008étaient gratiiks. La plus distinguée de toutes offrait entre les coUMHes
330090 deux
33010plaques
33011intcmiédiaires «t deux i^ka
33012(appendices) ctnées de nibia, d'cnerindeaet de
33013« pertes. Ensuite, venait
33014celle qui présentait
33015une
33016plaque miquc,
33017décorée
33018de
33019pierrericSf
33020el
33021«•iilin
33022venait
33023celle
33024qui
33025n'avait
33026qu'une
33027seule
33028jtlaqtte
33029s.-ins
33030ifirrrerics. Tmit
33031persontiajîe
33032qui
33033> <'iaît nomme à une dignité
33034imporlaote
33035recevait, en
33036outre, une
33037é|>ée
33038enrichie d'or,
33039que l'on
33040<i lirait du tiUh'Ahdiiak (l'arsenal) et qui était décorée par la main du nOdir-MMst (l'inspecteur du
33041domaine privé). On y ajoutait un dwval tout bridé,
33042couvert d'un kunbontch (housse) d'or. Le
33043rlM'v;il
33044\ pri.iil do l'éciirit' du stjll.tn et son harnai-î était tiré du rîlah Uiânah. C'dail le nddir-alkhdst
33045duquel appartenait le soin de faire préparer la selle dorée et les kimbousch d'eioflc d'or. Le prince
330461 de Hamah reoerait une MtfeA du genre le plus dislingMé. Seulcmeul^ au «tAdMde UitU (nous-
33047• sdine), on substituait un sdiéteh en soie fabriquédans la Tille d'Alexandrie, et qui ressemblait
33048- au lownl.W
33049('t;iil ù»\\
33050d'or ff
33051portait
33052Ir nnm de tnnutammar. En outre,
33053il rrrevait deux che-
33054« vaux dont
33055l un était harnache comme on l'a vu plus haut, et l'autre avait «u lieu du kuttbouich un
33056• vmmiafi à'aitat rouge. Les mènes objets étaient assignés au mtb de la Syrie. Ou y joignait un
33057lar/.il'afi
33058fr;iii';.
33059d'rjoffc d'or qui
33060re^'nait tfNit autour de la robe L* supérieure.
33061Pour Us
33062T.iwji
33063niuiiis
33064L'lcvi'<i, la khilah se composait d'une étoffe apiicli'c tardouhaseh, qui se fa
33065• briquait dans U manufacture d'Alexandrie, aussi bien qu'à Mi«r et à Damas. Klle était formée de
33066« plusieurs bande» de eouleundiflëKntesi, mêlées de huab doré. Entreoc» Ica, régnaient des bit>«
33067• derics. La bordure était de Ansaf. Si le penounage éuit d'un mog tupériear«on appliquait snr
33068Digitized by Googl
p. 372
33069411 697 (i>9d).
33070X. MELIK-MANSOUR-EDDlN-HAlfSOURI.
3307173
33072la permimpa de partir pour le pâerinage. U l*obtiot, et fut nommé émir de la
33073cawuraniiev^yi^t.
33074rétoffe une bordure d'étofle d'or, que recouvrait du |ietit-^s ou du castor. Par dessous cUil uu
33075m àaba (robe) de mai(fiirrtkt d'AIennidrie. On y Joigmic ua httotiiah d'ctolfe d*or avee des af(tàk»,
33076m un ttMtch coiiforme à
33077la dcscriplioD donoéc ci-d»$iis, cl une
33078ceinture d'or qui tantôt porlnil
33079• nne plaque,
33080et tantâi en était dépourvue. Tout
33081ceci était destiné pour les OMNodres «i&in de
33082• cent et pour tous ceux qui leur ctatcnt altacUés.
33083• Ptoor les penonnes d'un mig iaCérieur, brabe était de imw^i qui offirait des broderies d'une
33084«fiOldenr difTircntc de
33085l'ctoffi-; quelquefois cependant
33086la couleur de
33087la broderie
33088était
33089la même
33090. que celle du fond
33091:
33092la différence,
33093;ilnr>î,
33094consist.ilt duns du petit-gris
33095nii-l(- de
33096( astor,
33097Et
33098le reste
33099était cooioruie à la description que nous avons donnée; seulement, la ceinture et le sehdsdi u*a-
33100« voit peial des extrémilés en braderie; mats se eonposail de bandes vertes et jaunes, mêlées d'or,
33101« sans plaque.
33102« Pour des offîticr*; d'un rang au-dessous, le kandji était d'une
33103seule coideur, avec du
33104|ii-tit-f;ri^
33105« mêlé de castor. Le reste était conforme ù U description donnée ci-dessus. Le kataiittih u'ctnit que
33106• léfèicBient doré, et ks eAtés étaient presque lotolement dépourvns de ce inéial.
33107Il n'j avait pas
33108« de eeiBtUrc. Pour les rangs inférieurs, la robe
33109était de mohram d'une seule
33110couleur
33111: le reste v
33112«trouvait conforme à
33113la
33114description ci-dessus, à l'exception de ce AalouUth et
33115de-,
33116.ifcs. Pmir
33117« un rang au-dessous, la robe était de mohram et de castor. Le reste était conforme à la description
33118• ci-deasuB, à TeitoeptioB du IMbhêA et des agrafes. Pour nu rang inférieur, c'était le MeAnnw
33119«et le
33120castor; par dessous se trouvait un kaba de cOldcar, formée de bandes rouges,
33121vertes,
33122« bleues ou autres, arcompa£;nées de petit-gris ou de
33123castor. Par dessous, un katu bleu ouvert:
33124« le «c^mA était blanc, avec des appendices du genre de ceux indiques plus haut. Pour des rangs
33125inlSéfieurs, la robe était du méoie genre, mais présentant toutefois quelque diminution.
33126m Quant aux vizirs et wia.Aàtib
33127(écrivains), leur Uiilnh se coiii|>r>5ait de kandji blanc, bordé d'une
33128• broderie formée uniquement
33129ele
33130pctit-^ri-)
33131ci
33132de- castor. Le castor était
33133duulilc
33134de
33135iietit-pcis, qui
33136« remplissait également les manches. Le dessous était de kandji vert. Puis, venait un bakiarde lin,
33137« de la fabrique de Damielte, brodé et un UtrMh
33138Pour un rang aii-deateui| le castor n'étaitpas double de petit-gris et lesnaoehcs n'avaient point
33139• cette fourrure. Pour un rang inférieur, on siipprimsit \eiarhah, cl pour un rang encoii» moins élevé,
33140« la robe de dessus était de mohraïu. Pour un rang au-dessous, la robe de dessus était d'une sorte de
33141• iam^l, nais d'une autre eouleur que le blanc. Au'dessous, la rabe supérieure était de maAnnn,
33142mais non de couleur blanche. Par dessous se trouvait
33143l 'atl/ibi, le tarhah ou une autre étolTc du même
33144• genre. Pour les rangs intérieurs, 00 suivait
33145les règles indiquées pour
33146les khilah des hommes
33147• d'épce.
33148« Qtmt aux kadis et aux savauis, leurs M/AiA se oomposatent de laine tons bordure
33149: on 7 joi-
33150« gnait le tarhah. Le pitu distingué était de couleur blanche et le dessous était vert. Pour les rangs
33151• au-dessous, les choses étaient
33152coiifin mi s
33153'i ce que nous avorn dit. Quant mt eostnme des kdtib,
33154il
33155» àtiitformé d'élo/fe noire, attendu que c'était la couleur adoptée par les Abassides. 11 se composait
33156« d'oodliitt nmd , eonfoimc à ce qœ nous «vem dit, en traitant duantume des savants, i*imteMtek
33157II» i/tMÊMimparn*.)
33158xo
p. 373
3315974
33160HISTOIRE DES SULTANS IfAMLOUKS.
33161Mankoittiiiiour déptU» ven
33162le kadènilkodia Tald-eddin-HoliaaiaMd^beD-
33163Dakik-alid, et lui lit dire qa*un marchand qui venait de mourir, n'avait laiiaé
33164• noir et d'oaMiMI ds nwnw oodwr. On plantait swr 1* mimter ienm. dnpMU qui portaient da
33165• bueriptioBS en soie ou en or. Le MmMUgf ron des Mvnsie, marduit devant le IMA^ véln de
33166« noir comme
33167rrliii-ci
33168: seulement
33169i!
33170ii'av;iit pas de tarhah.
3317111
33172ten.iit à ia main nne épée. Lorsque le
33173• Mtib commençait k monter
33174les marches du meabcr,
33175il prenait celte épée. Aussitôt qu'il était ar-
33176< rivé dans In diaira et qa*il avait prononoé le witeiii, le personnage vétn de noir et placé au bas
33177> des degrés da meaitr, faisait ïtdtam et
33178était inùté par les autres «mtsate. Enauilo, ronilsur
33179" r^ipportait le /ul</i<A, coneu en cis Icnnes
33180: Lursquc,
33181Id Jour du vendredi, tu diras a ton com/mgnoti
331821 au moment où l'imam/era la kliotbah : Tais-toi} car tu ne dis que du Itavardage. Ensuite, il implo-
33183< rait les benédictioBa et la fiiveur diviocs» fusait la prière pour le khalife et le sultan, ce qui étut
33184« répété par les nnienin. Lorsqu'il descendait pour finre la prière, on reprenait d« ses maina l*é-
33185pée. ("es costumes proveiiatfiit du
33186In'sor et
33187('l.neiit
33188enMiite
33189rli posL's
33190d.ms
33191les magasins des mos-
33192• fjuécs où on les revotait au momeut de l'odice du vendredi. Lorsque ces habits étaient uscst on
33193« les reportait an trésor qoien dionaaitd'attlMsà k plaee.
33194J'ai em devoir transcrire ee psaaage en entier, attendu qu'il odGwdc* délaQscuriens. Mabtenant
33195i>n me permettra d'ajouter
33196ici quelques observations, i" Le mot
33197is—' est rendu par /range. Et,
33198en effet, on
33199lit daui le Dictionnaire français- arabe de MM. Boctiior et Causain
33200: /range
33201.^(jiy*
33202;
33203j'ai traduitjtjJï par éonAim. Quoique ce terme, aujourd'hui, désigne plus particolièrsnent dir és
33204AndMr (Vojes les dictionnaires de HH. Bocthor et Nared). On litdansles Jriilir««iiiwiriia»(t. D,
33205p.4S3, ed. de Boulak] : ^^1^ ûd» sACJU
33206« Je te gratifierai dTnBeilffaA portant deux bor-
33207' dures. » Ebn-Khaldoun nous donne sur le motj!^ (Prolrgùmrnrx,
33208fol. 97 v")
33209, des détails que je
33210transcrirai ailleurs. Ce terme désigne aussi une sorte tTéti^e. On
33211lit dans ['Histoire de Beirout (man-
33212ar. SsT, fol. laS
33213r*}
33214:
33215«aU. • La MilsA de Téloffo appelée tan». > Dans la Dna^pOm àt
33216t'É^rpie de Makrizi (man. 68a, fiiL 99 v*):jt^| éi^ ^
33217Çy^^ \J^'^^
33218i^v^ Hj*
33219LiL^t
33220' Un bourg dans lequel on fabrique le tarai de Taonis. On j mantifarture quel-
33221^ qucfuis, entre .lutres
33222. tuITt s, !c voile de \dikabah.
33223• l>nn'
33224Vfîi^t'^ire d'Égypte d'Ebn-Abi-Ssoro«r
33225imun. 883, fol. 94 r")
33226: ^LiiJI
33227^
33228^ Jht*^
33229' On y fabrique rétoffe appelée
33230taras, fomée de laine tranqMiTente. • Ce terne, ou celui de
33231I jb désigne «ne mamsfmtm
33232d'iti^et. Nous Usons dans les poésies de Bobtori (mau. arab. 139a, Ad. n6o
33233% "} -'^j-^ w-j^
33234n Le produit merveilleux de la fabrique de Sous. » Dan» la Géographie d'Ebn-Haukal (ma-
33235nuscrit, pag. 88), on lit, en parlant delà ville de Tosler
33236: jt^ oIt*^^ vi^^
33237« 11 se trouvait là une fabrique qui appartenait à tous les souverains de l'Irak.
33238Plus bas (ibid.)
33239:
33240^LUUJ 'jjJ^ ^^xJâ * Sous a des fUiriqucs qui appardeonent au sultan. * Et enfin (pag. 94} :
33241' ^
33242Makarri (ton. L
33243tion fut
33244saisie par
33245te
33246T chef de la fabrique.
33247Dans la Description de l'Égypte de Makriai (mao. 68a, fol. 99 r°J
33248:
33249L<
33250ij-r^'jl^^
33251« Ce que l'on it labrigoar dansh Man«ihetufe de Tennis. » Dantririae&u
33252d'AboôilaMdiiBen (man. 671, fbl. S? O : i-»^^ ^\
33253^^
33254j'j^ «J^^
33255ij^* "
33256^
33257jj— y-j
33258-I— t—ri
33259^LsSCU J^ L^^j « On y voit des fabriques de lin. * Dans Y Histoire d'Espagne de
33260man. 704, fol. 89
33261v"*"!
33262: j'/^l ««.^Lo
33263j^Àiî^^*^! « La soie en question
33264Digitizeci
p. 374
33265M 697
33266X. IIELIC-ll42f50IIft-EDDlll-MANSOUIIL
332677$
33268d'autr» héiitàtt qu'un fi«ro. H aillait que ce magistral, sur celle ample décla-
33269fMîod, adjugeât à cet homme la flucoesnoa. Le kadi ne voulut pas y consentir,
33270• avait quatre-vingt fabriques, dans icsquelies on tissait les éto[fus qui servaient pour «on liabilie-
33271>>aieiiL>Daa>rAto«9te<l'Elm-Aliî-Saoioar(fiil.93 T*): J^. ^I^^l jt^
33272l,»,
33273.i,;..»
33274^Lff^l ^
33275La vill« de BduMsa renTerme noe fiibriqnede liwus, qne Ion exporte «lans les diffc-
33276• renies eontrécs. » Dans les Ânnatet tl'Abou'iréda (lom. V, pag. ^76)
33277: jJ^^iJI j
33278I
33279J-^_«_>
33280û^JlLC^Ij «Ce qne l'on Tabrique Uam la nanufacturc d'Alezamlrie. • L'adjectif
33281oe vient
33282pal, je crois, du mot jt^ ; mats du même terne, qui désigoe iim v9]e titnée à TeKlréaiilé septeu-
33283tirkaale des contrées mimiimanes , sur la finMtKw éa. Tmltestn.Oa Ht dians VBBUrir* de Kunman
33284(man. 75i, Tôt. xt y^)
33285: yjj^j^ £~i.^«I)abuidrierdeTarai.>Iliaii$rfltaMpe4f£4N^^
33286(t.
33287I
33288,
33289fi)I. loi v")
33290: ^jl^^iUI jàr\
33291» Les dilTcrentes espèces de soie de Taraz.
33292» Dans la f'ir
33293des méftecim d'tiMi-Abi-Osaibah froaniisrrit
33294• brodée, destinée pour le souverain , et appelée tarait.
33295Le Bot^ ààngÊt uneêom tté$^. On lit dam k Mkfen^^dgt'ÊgypteàtUMm m. 68a.
33296fflL SS3 O :
33297«Ut wtjSMt ^jmJ > 11 vevélit des robes de rétofTe ^ftdée Uink.
33298Dana le SeionA
33299du même écrivain (lom. II ,
33300fol.
333011 5 v")
33302:
33303^j,
33304, a_j_x—
33305! ^^j-^ j
33306• Un bakiar (bonnet) de larah
33307•d'Alexandrie.» Dans l'Histoire d'AboiriitiahâseD(inan. 663, foL 174 ^)'JJ^
33308« Un
33309tsmeiolah (robe) de larkak formé de soie.
33310»
33311Daitt la i»reniiéic pantie de ce voluaw, j'ai reodu le mot
33312par Awiè, (étofle de «oie). J'arais
33313cm que td était, en eflet, le leM de oe iMit, dm la langue persane. On
33314lit dans le Toyap de
33315M. Pottin^^er [Bdooehistan, pag.
33316«
33317A'/ifA , sorte d'étoffe àe soie.» Mais la véritable leçon est
33318katab. t> terme
33319se rencontre
33320drj.'i dans
33321le Schnh-namch. On v
33322lit (lom. IV, pa«. 1971)
33323: w*-^
33324^^\y^ jij
33325'
33326Il l'OiUitlc (tasab sous sa tunique.
33327> Plus loin (pag. 2087]
33328:
33329djf^'^ji'^
33330u5**-V
33331•>
33332^)) <3^^'V
33333*
33334l'oivivMt de aeie jame s c'était, cndeMnis,
33335« dn kasab; et, eo deieiia, du Roussi , couleur d'azur.
33336<• Dans
33337\t Gulistén de Sadi, 00 trouve
33338ces mots: y—
33339^
33340>
33341:
33342et un
33343comroent.itetir [man.
33344perî.
33345agî), nous donne cette note
33346:
33347I
33348*J Oij
33349j»ijjjiiu
33350i.a.^-«4î Ll^*^! ^ ^ j»
33351• On
33352cuiend par
33353le root kasab,
33354« Uni» c^èce d'étoffé tiiaae dt soie, el dont on se sert pour coaTrtr la
33355tèlc.
33356En Égypte,
33357le
33358mol hutîh
33359désigne une étoffe brodée, dans
33360laquelle sont incrustées de petites lama d'or a»
33361J'argrnt.
33362» Oti lit dans le Vocabulaire de M. Marcel (p. 104)
33363, • Broderie en or
33364qassabah. » Dans
33365la D'scription du
33366Caire de M. Jomard (pag. 127), 00 lit
33367: «Les ouvriers en
33368iil dur et d'argent,
33369m Qasabgye/i, ce aont des Coptes ; ils gamineni de métal la toie javne ou Manche, après qu'ils ont
33370• coupé ce tncial en irès-pctiicslamea,*OansrJVIrfeirw <&<^At(eé«d*Ebii«AlallNr (m.8i8, p. 388):
33371ÎL»ly
33372^ iJl J-»^
33373• On
33374lui apporta d'Egypte un turban formé
33375de kiuah
33376(in et <l-!v
33377" On
33378lit
33379<l:iris lu Di'%rnplh)n de l'fi^'ptc dc Makrizi
33380(t.
33381!
33382, ni. 797, fol. 'ÎSg
33383r°'
33384r
33385jLjJ
33386^J^J
33387^^^ A.Lya
33388(w>rf^»)
33389« Un Aasab de
33390l'Irak, dont
33391le fond et
33392• l'oroEMenl une «denr de cent qnatone dinars. > Dana YHbttb* ^Égffle de Il|(ébcrti (tom. 111
33393n, 1^)
33394t «,.A<«i
33395« ÀTtc des bordnrea de hutè, » De tt
33396a'eat fonné l'adjectif mud^utn^
33397to.
33398Digitized by Google
p. 375
3339976
33400HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
33401et de DCNnbreiiaes nidations s'établirent entre le» deux partie. Maokouiimonry
33402irrité de ce délai envoja vers le kadi Fémir K,iirt|
33403le hdé^ib. Cet officier étant
33404I signifi.tnt ce
33405rfui est bmtlé en or. On
33406lit
33407tlati'; 1m Mille et une nuits (t. I, pag. î36;
33408r ^^L^M
33409_
33410« L'ctoiSe inoaAaxsab. » Dans ï'tiixtom' ri'/igy pie d'E\tu-\ias (t. I,cleuxièiuc parlie,
33411f.
334121 18 v*):
33413^^^JU»! jui^ ^^bU ^j-jf
33414> Environ trente pièces d'alltu-moakassab.
33415Dans fllisloire
33416d'Etm-Abi'tioMMir (fd. iiS «°) : ^^^jU^ •w.'v^l
33417• Le moitiattab teint de divcim oonleura. • Dus
33418la Shgn^tkie du XI" lîéde de fh^pre (p. a5S) :
33419I C/"^^ *
33420*^**wvt maaimsuA. » OaM
33421rAïJDCrv de Djébcrli (t. il, fol. 184
33422ryLst «.^.^JaL* ^UbjL» » Un kaftan de mtHkaêtatjMme. >
33423Ailkvit (fol. M7 v*)
33424: ULJ L|U
334258-11 |J ^^^^.dr^l ^^mJ
33426« Quelquefois
33427il mêlai:
33428- df la soie dan» le moukastab, doiil
33429il taillait des vètementj.
33430» Plu* ba*
33431(fol. 3ïo
33432r»)
33433:
33434ï L ^Si\
33435ij JJ^'l
33436« Les éloffcs
33437(le !'!nde
33438I< s mouhisail'.
33439. Et riifin
33440(t. III , fol îf)-
33441^^')
33442:
33443L^i,j^i|it * Les couvertures des estrades étaient toutes formées de moukastab.
33444J'ai lu ^b^jLi* t là où, comme 00 l'a vu, les différenls OMiimcrteettueDl det leçons discor-
33445dantes. En effet, le mot jlM désigne «ne torte de nuhmt. On lit dans le F€AAatHiUihdi^ d'Ebn-
33446Aimbsehah (p. 64) î (j^£>)jULj ^J^
33447\^
33448• Il posa sur sa tète un bakiar. • Dm» TAiMsIhr
334494^Àttp (man. 736, foL 118 V)
33450: ^'-Ul sjXitI aJ*
33451^^l^ jLij i.J\,
33452Il
33453avait sur sa
33454" tf'le un batiiar précieux dont l'avait
33455<;rritiGé Melik-Dâher. » Plus loin
33456(t.
33457lag
33458r°'i
33459:
33460^_jLi ^C^!—ïl
33461wl^
33462^^IjUiJl
334631 Je te ferai entrer en partage relativement au bahiar qui est sur sa téte. >
33464ïi^TBktilnéa PaMmlutd^AtexaiMe
33465(t. II, p. 370]
33466:
33467^\Ju ^
33468jlA^
33469*
33470« boidured^or, et an bakiar de même métaL» Dans la JVbtfwdb» beMdw (m. ar. 741, f. a 10 1*) : si«M
33471^>iUâ
33472Îj>.>..j ^ IjM'
33473' 11 m'envova «a àoàiar, avec sept dinars. » Dans YHiitoire d'Ebn-KIiallik.in
33474(man. 73o, fol. 3a9r'):jLlJ1 V:^
33475^ o,5jci
33476J
33477J,':?'-''
33478JL*
33479ïj'^ «JjIj
33480sjXtflj
33481• Il lui donna son bakùtr.
33482,
33483.
33484le vakil lui
33485dit :
33486Il ne reste plus rien chez,
33487loi , à
33488IVMepiiottdnAailtorqulaelniuTe wrtaléte.>Danate5lafaiu^dellakri^ (t. 11, fol. tS t«):jIjû
33489vi^
33490<^ * Il vttât sar la téte un tel&tf de tariték d'Alexandrie. » Dans VWHaini»
33491Novraïri (m. 6.'|5,
33492f. 8a$, V*]t Lfj
33493J
33494^ : "Les tuniques , les bakiar et les robes.»
33495J'ai admis dans le texte
33496le mot
33497pour designer une espèce d'étoffe, et cela d'a|>rès le ma-
33498nuscrit du 3îêsàlck-alabsar. Tandis que
33499le^ exemplaires de Makrizi pnWeiiti nt
33500plusieurs
33501leçons
33502tout à fait opposées les unes aux autres. Ln effet, le mot *>*j3f* mohremah est encore employé en
33503EgTple et en Afrique pour dingner im jnoiMiAe^r. {Voycs
33504le Woeahaiaire d« M. Maroet , et tes Uto*
33505/ejritff deli. Delaportc p. 35, 3<S; leiUr/ro/imj'/r «te nncthui
33506,
33507t. Il, p. 74).OnlitdMlsles Afr7/r n une
33508nuits
33509(t. II, p.
33510198}
33511: L^-^^ 3 î<^arl| ^.«.^
33512l.llc siisjx iidii le mouchoir â sun cou. » Plus
33513loin
33514(p. ao6]
33515:
33516^^ ïfjss^\
33517« Elle nliacha le mouchoir autour de sou cou. > Ailleurs (p. 577}:
33518\.^yi
33519l^j-x-^ Juâ.1 « Il prit un moucboir, et s'en servit pour essayer leurs
33520• pleuiB.
33521Et enfm [p. 607)
33522: l-^ju~e!_j
33523fi*
33524|Jk* b J Jli^ iUjx^ J
33525• H loi pri-
33526< senta on mnocboir en disant: maître, prends M aMwdioir, et teins le.* Dtu la F** dktr mMieie^
33527d'Ebn-Akn-Osaîbeli (foL ia6 v") :
33528ij^
33529%f>jte* am « Il avait nn graiid moneboir rempli
p. 376
33530«> 697 (i^sS).
33531X. MËLJK-llAKSOURrEDDIli-MAirSOURL
3353277
33533eutrë, se (int debout ap^ amr salué; le kadi sa leva à moitM et lui rendit son
33534salut. Kurt commença à employer
33535les voies de la douoeur» afin d'engager lé 515
33536• <le camfatK. » D«m la Bkgngtkh du XI* sUcl«(p. 4*0):»^i^tj ii;* J juii
33537J*»^^ • M |d»ç» «m propre owiidMtT ntonr de son con, et eommanib à cet homne de
33538- félranglcr. . Dans Vfffrtmre d'Aboirifar.icJj
33539(t.
33540I, p. Sa;) : ^Li)t
33541oU/s^!
33542. Parmi le* ctofr.s,
33543' Ips mouchoirs.
33544,
33545Daiis V/{,stoi,r d'Egypte de Dj- borf!
335461. 1, fol.
33547/,o3 v")
33548: ij^-
33549J^_;3I
33550I
33551^t^jJu
33552- Cet homme
33553tira un inouclioir rempli de dirlx m-,. • Ailleurs
33554('t.
3355511, UA.
33556.', r')
33557, il çst djujuc
33558«dantonreltindciioco ^JiJ^'^^\
33559Jj^^Ulj pUi| ^^oX-j^l^
33560Mouradbek se
33561« préset't» et distribua aux aMÙtanttdct mouchoir» M des terrifia.» AUlours
33562(f. a 34 r)
33563: ^^jJ;J»
33564«Un tartoMMiA, autour AatpuA était roolé un moueiioir. »
33565J'ai luJ!^
33566, comme nom d'une étoffe. Le manuKrit du Metétek-aMsar ne préaentait aucun
33567point diacritique. J'ai suivi la loçon que m'a donnée un des nanoscrits de Makrizi. Je crois que par
33568le mot
33569il faut entendre ime éto(T<; sur laqmlte
33570< t^ionf représentées, en brotlcric, dc^ dattes.
335711« nom àani(fi qui, comme on l'a vu , désigne une étoffe de soie, se rencontre
33572« gaiement dans le
33573icsie de notre anttor. On lit dans VBkMn ^Égypte d'Abon'lnaliiieli (mao.
33574fol. 86 r*) :
33575U
33576^jf^ LaJij ^jJity* îS^ l^i
33577ujiy^j
33578• "fteme-lfois rabea dliennair, dont treiae
33579• étaient formées d'alfas, et les autres de kanriji.
33580II e^t probable que cette étoffe tirait son nom
33581de U ville de Kandjah ou (iandjnh, stfui c d,ins l'.Xderbaïdjan. J'ai parlo aiUeuri iNoikes <Ics Mnnu-
33582serits,
33583t. Xlll| p.
33584du mot UinU ^jSi qui désigne la moufteiine. On
33585ii( Uaii>
33586la fie de Melik-
33587Nàiw par Nowaîri (fol. aia r")
33588:
33589t"-^^ {JL^JT^I
33590• De»
33591étoffes précieuses , et
33592'
33593« des turbans de MwA (mousseliiie}. »
33594J'ai dit ailleurs que
33595le mot schdsch se prenait dans deux *pns
33596; qu'il
33597désif,'iiait
33598tantôt la motuir-
33599line, en général^ et tantôt la pièce de mousseline qui entoure la calotte du turban. C'est dans tctti-
33600dernière signification qu'il est employé ici. Je donnerai encore quelques exemples de ces
33601dcu!^
33602genres de ngnificatlon. On lit dans le MÊanhet-si^ d'AboulmaliftMn (I. Il, man. 74B, fol. S5 r^,
33603que Mahomet apparut à line femme en songe
33604: .Lm* wJIA
33605C^^^
33606^
33607I
33608j
33609aL
33610'
33611.i-..b y&» 1 1I lui défendit de porter le schdsch. Or, h celte époque, les femmes d'Égyple, pour la
33612• plupart
33613. «n ctaicut
33614levi-ttics.
33615• Kf (ihid, v")
33616:
33617'iÀ~e Jj;
33618^iliJI
33619L>!
33620Jj
33621jJjjji» ^
33622^ Jj
33623*f f,^^ ^-ÀJI
33624' J'ai vu ce sc/idsch, dont
33625il vient d'être
33626• 4|uetdoD, il avait la forme de rajuniemcnt avec lequel on pare les mariées, 00 plutôt, il cugeaii
33627*ponr son agsoeemeot des soins plus compliqués.
33628^ Ebn-liadi.Scliohbah (man. 64?, fol. 10 r*) fait,
33629romme Mtikriri
33630, tinp mcnti(in
33631elr
33632re genre de
33633< oiffurc* que portèrent
33634I05 femmes tl'l^gj'pte, et qui
33635ressemblait à une bosse de chameau. £bu-Aias [Histoire d'£gjpte ,
336361.
336371 , deuxième partie,
33638fol. 5 v
33639,
33640en parie abaobisient dans les mènes termes. Dans un vers que cllersutenrdn YéSmaA (man.
336411 ^72,
33642fol. «S ^, on lit
33643Jisr't
33644ÎÎa ,_9^t «^f^UJl « LaJtAtftdl (U mooaselîoe) at,dsBs
33645• l'été, un paradis, et un bouclier contre les atteintes de
33646la chaleur.
33647<• On lit dans les JUH'fref «*e
33648Nititi (U If p. 341)
33649:
33650' Ut^ *^ *
33651ssi'vi*)^
33652renformait des vélesMOts et de»
33653Digitized by Google
p. 377
3365470
33655HISTOIRE DES SLLXAKS MAMLÛUKS.
33656magiflrat à ae contrater du témoignage de Mankoalimoart pour «BMirier k»
33657diroits du frère du mort Le kadi lai : « Mais qa'elle chose eoDfinoefÉ auprès
33658• mousselines. • Dans l'JIistoiivJ^Ahnnà-\it\ia\&ni (man. 656, fol. 247
33659r")
33660: iJLsr^' oXJU ^JLi»t
33661, t^.
33662J1 Vj^ , iC ws=.Lo
33663,
33664, il)'
33665Ij ^
33666!^ ^.ULl iiC jAi!
33667!.<• roi de
33668• Bengale envoya en présent aux habitants de la Mecque, uu très-grand nombre d<-
33669i es de mow-
33670• leline. On usure que le prince delà Meei{iteet de Pjeddali eut p«w m pert «lillc ^i^ces.»
33671Le mot (Mlè
33672qui ae trouven aonvent » cfae* Sedî et les «nim écrivains ptraaas, pour désigner
33673le vilement d'étoffe gmssirre
33674rjtti ilis/i/ii^uc
33675trs rrligieux,
33676les dertfiirhs,
33677et qui est fnriric de ntnrrcaux
33678d'ëtn/fe de couleurs dijfcrrntesyit: rencontre ejjalement chfz le* ecriTains arabes. On lit ààaiVHUtoire
33679li'Eba kadi-Scbohbab (nian. 687, fol. 190 v*)
33680; ^Jt
33681^^^Jij ^l^tD ctttt levétn dn liftt. > Oonsle
33682lliesâlek'aUAuw{mÊn.
33683fiil. 176 (^«nperiaat deeluHlisct dcstavaHis;
33684• Lear
33685•vêtement est un ample J/M. > HantXl^toiitd'Égj^te de Djéberti (t Ili,
33686Toi. 3oa v"
33687^^nJU
33688J^' It&jp tXms^
33689• 11 portait
33690, snr çon corps, un vilement déchiré ou un diU. » M. Lanc {^Account
33691nfthe manners atui customsqftAe modem Egjptiaiu, t. I, p. 3 1 3, 336) décrit ce genre de vêtement.
33692Xavai» d'abord adnûs, poer on bob d'étoffe, la leçon ^j-^
33693présenle le emieerit do
33694JfeftfMMeiiMr. Oeos le mo.JUo de Mabiii, «a tionve
33695, et dini le mm. 798
33696Oo
33697pourrait croire que le nom
33698(qui réjouit), a été donné àcette étofTe, attendu qu'elle était d'oae
33699couleur éclatante. Mais je crois qu'il faut
33700lii c ^ Jj» ou
33701,
33702i.*
33703, c'e->t-y-<lirc
33704, un vêtement ouvert.
33705Le substantif
33706désigne l'ouverture d'un vêtement. On lit dans le Alcsdlrk nlahar (fol.
337071 76 r")
33708:
33709^ ^Lj
33710»J(» ^
33711" Un dilA ample , et sans ouverture
33712Plus bas
33713\^iù,
33714\")
33715: LJLjjDI î^a,
33716^ jLl: jJj
33717'
33718ferdjiéh,
33719long*", et sans ouverture;
33720» et
33721Î_a.^^i4^ oLt-a»^!
33722• \jn/erdjiéh ou-
33723- verts. • Dans les Foyaget d'Ëbn-Batoutah (mae. fol. 9S v**)
33724: la^y^
33725«là. sl>!ij «Trois robes
33726« ouvertes.» Dans l'AbMw dTlni-KacB-SelioUbdi (nan. 643, fol. aiir^
33727:
33728V*/^^
33729la>.jif «Les Arabes revêtirent des kdmetieh
33730(robes) ouvertes.» Dans
33731Vllistoire des Patriarches
33732d'Alexandrie (tom. Il
33733, p. aS3)
33734:
33735Âa>
33736i^LîM
33737< Us revêtirent drs robes ouvertes. » Dans
33738YHistoire d'Égypte d'Abou'Imahâscn (luau. 6G3,
33739fol.
33740137 v°)
33741:
33742Is^ji^
33743-
33744>Lj> *JL «
33745Il
33746portait des
33747• habits omrerts •} et (fol 139 v*) : îoyA» 11*^^ j
33748\J^.J^^
33749* ^
33750^
33751• tonedes Arabesb'c'«al-i-dire un témttidk ouvert «Le mot
33752P'""*^! V*»'*^' <'''^t!°<^
33753une agraffe. On
33754lit dans les Mille et une Nuits
33755(t. II, p. ikS)
33756: \^»})ÎS> L^b jl ^Ji û jIa Â-jL>
33757^
33758. Cent jeunes esclaves relèvent les pans avf^ des agr.ifr« d'or. » Ailleurs (p. SSg)
33759:
33760v,»^jJ)
33761^j l^^jufr L|Jl^l
33762tj-^^ *^ "
33763d'atlas dont tes extn'miu^
33764étaient portées perdisjeunes «selavet, à Faide d'agraffcsdVHr.» Et (pag. 540}
33765:
33766\J>j^y?^^
33767wtojJI ^ <y*JS5S Â^dK^ J^^l • Les jeuocs esclaves relèvent les pans de la toile avee dr»
33768• JigralTes d'or.
33769Le mot terkibah
33770désigne une bordure d'une étoffe différente appliquée sur une robe. Dans
33771*Mlsti>lre d'Aboo'Imahâsen (man. 66^ fnl. ai4 v*}
33772:
33773h-^f ^f}^ îLay* «IbierobeanliMir
33774< de laquelle régnait une bordiwe d'étoffe d*or.> Dans le A'mff-oll'jisBM (C 55
33775j^jifj \J^}J V^r? *
33776noire* avec une bonlure d'étoRb d'or, et uoc
33777Diqitized by Goo<^lc
p. 378
33778M 697 (tasS).
33779X. IIBLlK<|tAMSOUIl-EODlN-llA!ISdUai.
33780ta
33781« de noi 1»
33782lémoignaga
33783Uankouliiiioar? » Kwrt répondit
33784; « O wm Sei*
33785« fpmtt tout oe qui vous pantlra juite. » « Grand Di«it > , s*<crn le kadi. Puw
33786il lui récita ce vers
33787:
33788« Us disent
33789: omi n'est pas, chez nooS} permit | qui
33790étet>TonSf pour que la
33791V chose devienne, par vous, licite à nos yeux. »
33792II récita ces mots,
33793trois
33794fois; puis
33795il ajouta
33796: comme on
33797ne produit devant
33798moi aucune preuve juriflifpip
33799qui
33800ronslate le
33801fait, nu
33802i>nm
33803de» Dieu, je ne ren-
33804drai
33805[loiiit
33806une
33807deciMDU
33808cuiilorrne
33809à ce qu'on me
33810denrantie. Kurl se leva, en
33811disant
33812: Par Dieu
33813voila bien le vrritable islamisme.
3381411 retourna
33815vt^rs Mankouti-
33816nioui
33817, aujjrès duquel
33818il s'excusa, et lui dit
33819: dans une pareille circonstance, vous
33820ne sauriez vous diipeuser de vous aboucher
33821a\ec
33822le kadi, lorsqu'il se rendra
33823khkmaùon de la justice J.ajJI ^b. Quand viol le jour 011 un chacun allait faire
33824n cour au sultaOf le kadi pem devant la maison du mUb, qui éimt aitaèt dans
33825la
33826forteresse; MankoutÛQour était assis dans la tribune pillée
33827Les
33828hàdjib s'empressèrent) l'un après l'autre , de sortir à la rencontre du kadi , et
33829lui dirent
33830: « O mon Seigneur, Fémir, -votre fiby désire se trouver avec votre
33831grandeur} » nuis irne parut faire aucune attention à ce qu'ils disaient. G>mme
33832• da néfiie s«ore. > \m ména mob te trouToit répÂiés dam l'JISbM/rr de Bedr-«ddiB«AÏQtâbi
33833(man. 684, fol.
338341 9 v"). Dans le Solouk de Makrizi
33835(t. II , fui. 74 v*)
33836:^^s^Lf '^^^f ^-r^J^ *
33837• bordurts, orn(»es de
33838picrrf rifs.
33839= Plu» loin
33840l'fol.
33841v"'
33842;
33843^<(t^ C/'lîJ
33844l-*j-'b... l^^i
33845• Une robe, dont le tùva et l'entrtie des maoclies ciaioiu loriru cs d'une bordure d'or. > Dans l'Hit-
33846adnJ'Égyptt de OfAerti (t I, foL S61 J«), on lit
33847; w^^l^M ««Lu* J
33848JS', Il étùt 1111
33849• phénix* pour la fabricaiion (les bordait*.
33850Le même mot "L^Ji désigne un npprnrirre njmtté a un bâtiment. On
33851lit dans
33852les 31iUe et une
33853Nuiu (t. I, p. aS)
33854: »^*f^\Ji
33855Â^ii < Un i'difice, qui portait plusieurs terkibah, *
33856II signifie, «u
33857rapport ds M. Lane (MSamerr md auiottu
33858A» modgm Egyptians, l I, p. Si4,
33859t. Il , p. Som,) ^ nn
33860• petit nHmoment oblong, forme do pierres ou de briqua, qu'on âèrc anr la voûte d'un tomfaetni,
33861et qui porte à la ti'tc et .nux pied-. iin<- petite enlonne, ou une pierre posée perpendirnlairement.
33862•
33863On lit dans V Histoire tTLgypte de Dj( berti
33864(t. II, fol. 7 v*)
33865: ^Laj ^ ly-Sjî^ tijt»^ Li iJL
33866• Au-
33867« dMMM, ré^^nait une coupole voûtée
33868, et un urkibah de marbre. » Enfin, suivant c« même M. Lane
338691. 1, p. 1S4). ee mot dMgne égdcnicat fomloMilitfv d*«M
33870Quant au mot Muah^gh
33871< 'P"
33872rencontre égriemeot dans U Dtter^hn de tÉgrpte
33873de Makrizi (lom. II, man. 798
33874, fol. 198 r"),
33875il existe encore aujourd'hui, suivant le
33876tt nioiunage de
33877M. Lanc {Manatn and cuttoau 0/ tiw modem Egyptians,
33878t. l,p. m, 12a, 169} 1. 11, p. aàS, 299^.
33879On «ilenid, par ee uswit,tmfoiÊB^MUuinMitdiià «ne amqaée, «1 fot r^j^d*, ^ant «oBv«MOn>>
33880Mf|MMb dhffvnte AilMk* è Mmneer
33881prière» 9t fN'4 pn/mtén fluum «• kkéHê.
33882Digltized by Google
p. 379
338838o
33884HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
33885ils insistaient,
33886il prit la parole, et répondit
33887: « dites de ma part & rémir
33888: je ne
33889a suis pas obligé de vous obâr ; » puis se
33890tournant vers les kadîs qui l'accom-
33891paguaient,
33892il leur dit : « Je vous prends à témoin que j'abdique volontairement
33893< mes fonctions, au nom de Dieu; dites à l'émir qu'il nomme un
33894autre à ma
33895a place.
33896» Ensuite,
33897il
33898s'en retourna vers sa maison et ferma sa porte.
33899Il envoya
33900se-,
33901na/.i'ù
33902vers
33903les délégués aux fonctions judiciaires ^S^\ yj
33904._ LJI. et
33905les n'-
33906dactruis d'actes
33907matrimoniaux
33908laAj'il!
33909.slis, pour leur défendre de rendre au-
33910cune décision, et de dresser
33911iiiiciiu acie do-mariage.
33912(^es faits étant arrivés au\ oreilles du sultan, le princf hlàma
33913la
33914condinl»' tle
33915iMankoutimour.
3391611 députa vers le kadi pour s'excuser auprès de lui et le mander
33917à sa cour. Le kadi refusa, et s'excusa de ne pouvoir
33918faire cette démarche; aloffs
33919le sultan dépédu vers lui le scheik Nedjm«eddin<Hosaîn-ben-Mo1iAmmed-beD-
33920Aboud, et le tawdscAi Uoushed; tous deux ne cessèrent de le sollidter, jusqu'à
33921ce quHI se laissa fléchir et les accoropa^a à la citaddie. Le sultan se leva, mar*
33922eha à sa
33923rencontre, et le pressa de s'asseoir > ne pouvant se résoudre à le voir
33924rester debout. Ce prince continua à faire auprès de lui les instances
33925les plus
33926aimables, jusqu'à ce qu'il consentit i reprendre ses fonctions; puis,
33927il lui dit
33928:
33929•> O mon Seigneur, voilà votre fils IMankoutimour, qui est
33930l'objet de votre
33931af-
33932«
33933fpctinn.
33934Je prie pour lui. » Mankoutimour se trouvait au nombre des assis-
33935tants. Le kadi resta à le considérer un moment, ouvrant et fermant alternative-
33936ment sa main,
33937et dit
33938: a O Matiknutimour
33939,
33940il ne viendia
33941rien
33942bon; » après
33943avoir répété ces mots,
33944trois fois,
33945il se
33946leva. Le sultan prit le manteau ii^^
33947(juc
33948le kaili avait posé sur l'estrade Li"^
33949. le consiili'tant conmie un objet saint. Les
33950émus MC'u pnit.n^eirni
33951les lambeaux, afin de les garder chez eux, dans
33952i e.spi)ir
33953d'attirer sur eux la bénédiction divine.
33954Hamdan-ben-Salgal , s'étaut rendu à Damas, annonça à l'émir Djûgan qu'il
33955avait reçu la mission cParrdter l'émir Beditemur le tâahdàr^ ainsi que Véam
33956FftresHeddîn-Albeki, naUb de Safad, bz-eddin-Taktal, l'émir Bexlar, et l'émir
33957Azzâz. L'émir Kandjak, noA de
33958la Sjfrie, était
33959parti à la téte des troupes,
33960516 se dirigeant vers Damas.
33961Il
33962sortit à la rencontre de Haradan et le combla
33963d'bonneurs; de là, celui«ci se rendit à Alep, où
33964il
33965signifia au narSfrque son
33966voyage avait pour but d'arrêter les émirs désignés par Mankoutimour; mais ces
33967oflldcrs ayant eu vent de ce projet, se mirent à l'abri, et gagnèrent la ville de
33968Hcms, afin de se rendre auprès de l'émir Kandjak, et de se concerter avec lui.
33969Digitized by G
p. 380
33970AR697(ia98}.
339711. MEllK-MAKSOUR-EODlN-MANSOURl.
339728i
33973Dan* ce même temps, on mit en liberté
33974Ehn-AIliali, qui avait élé appliqué
33975à la torturej avec la dM^iière rigueur, par Akou»ch4Voumi , et contraint de se
33976cacher. L'émir Beklemut^Hosâmi , fut nommé graniirémir-akhor\ et Ala-eddin>
33977Taîbnrs,
33978le lhazinddr (trésorier) fut choisi pour nakib de l'armée, en remplace-
33979ment (le belban-Fàklnri. Celte même année on résolut de tenir un conseil ^L,ju.l
33980où se réuniraient
33981les possessenrs de pensions et de rizak
33982^J;j^'J wo'j^U afin
33983quon mit leur» noms sous les yeu\ de Mankoutimour, qui retrancherait ceux
33984qu'il jugerait à pro()os; mais, lorsqu'on eut commencÉ- à rédiger ces actes, une
33985vive inquiétude se répandit partout. Le sultan, eu a^aut eu connaissance, dé*
33986fegdit à IfankoiitiiDoar de pasaer outre.
33987Cette année vit périr, entre antres hommes remarquables-
33988:
33989Sadr^din-
33990Ibtsbim^KboFllobil'cddin-Abned-beD-Akalwh^hcn-Hibet^d^
33991Mmaschki , l^fokA^ le hanéli
33992: il éttit né l*an 609; U
33993excella dans h jurts-
33994pmdenoe, I9 grammaire» rendit des décidons juridiques, professa, et remplit
33995les 'fonctions de kadi d*&lep* Aynit été destitué ,
33996il se
33997rendit au Caire , où
33998il fixa son séjour; ensuite, ilnqprit sa place à Alep, et il mourut à Damas, au
33999mois de Ramadan.
340002'' $chebàb-eddin-Ahmed-baa*Abd-erramaD<ben-Abd-elmou«
34001ttim^MO^imah, le lecteur, le fukih^ le hanbali, l'interprète des songes. On die
34002de lui, sur ce qui concerne le
34003talent d'espliquer les songes, des
34004faits mer-
34005veilleux. H
34006fut auteur de
34007plouiieurs ouvrages, et mourut à la fin du mois de
34008Dzou'lkadah.
340093" l'émir Izz-eddin-Aîbek-Mauseli, l'un des Mamiouks Mansouns.
34010Après avoir passé par différentes charges,
34011il
34012fut piomu au rang de naïb de
34013Taraholos, et
34014le conserva jusqu'à sa mort. 4* L'émir Seïr-eddin-Belbf>n-Fàkhiri,
34015tuikih des armées
34016:
34017il mourut
34018le quatorzième jour du mois
34019de
34020Helii second.
340215^ L'émir Alem-eddin-Sandjar-Taksaba, qui obtint la couronne du martyre, au
34022siège de la forteresse de I^edjimah. G** L'émir Aleni-eddin^andjar, l'un des émirs
34023Nftseris
34024:
3402511 mourut à Damas ,
34026le vingt-septième jour du mois
34027Ijoumada
34028prenûer. Célait un homme brave, intrépide, qui
34029avait pria des leçons concer-
34030nant les haditk (tradituMis), et en avait donné lui-même. Il était célèbre par sa
34031vertu. 7* Le ^dkaJtk'olstAoioukh d'Alq», Nedjm-eddin-Abou-MohammedAbd-
34032elhtir-beo*Abnfoloub-Nas^-ben-S«idJ»en-5aad-Ebn-Mobamroed-ben-Nattrw]|la•
34033banni. U était Ji^ de quatre vingt-huit ans. 8* L'émir Saad-eddin-Kondjâ,
34034naiift
34035(dél^é) de la maistM de la/iutice JoJl^b. Il moumi le lundi, vingt et unième
34036jour du mois de Djoumada premier. gP MouvfmflBk-eddin-Mobammed-ben'Ho-
34037II. (^iMiMwpsril*.}
34038Il
34039Digitized by Google
p. 381
340408a
34041HISKHHF DES SULTANS MAMLOUKS.
34042sain-beu-Thaleb-Àdrouî , Khatib (prédicateur) de la ville d'Adfou.
34043Il avait com-
34044posé des ouvrages,
34045tant en vers qu'en
34046prose.
34047Celait un homme géuéreux,
34048libéral, et plein de douceur,
34049lo' Djenaàl-eddin-MobammeU-ben-Sâlem-bpn-Nasr-
34050517
34051allah-l>en-SAlem-Ebu-Sàlem-ben-Wâsel-bamA\vi
34052, kadi de Hamah. CViait un des
34053imams, im personnage éminent.
34054Il
34055fit le vo^a^e du
34056Caire, et mounii
34057Jans ia
34058ville de Haiiirdi, le vinyl-deuxième jourde Sclie\val,à Tàge de quatre-viii^i-ireire
34059aiii.
3406011" he idiLikh
34061Scbemti'eddin-Abuu'huaaii-Mohamiiied-ben-Abi-Bckr-ben-
34062Mohammed-Âïki-Fâresi, scheïAh (supérieur) du Khénikah (oonarièM) Silâfai^
34063Safd-usottda. Il moural à Bainns, b quatrième jour du mois de Baniadâa, &
34064aoixwte^x ans. i a* L'émir Schems-eddii»^luMwTekrài»tasUuUrde Helik-fièid.
34065ift* L*émir Alem'«ddkHTartadj-Sàk|bî ; c'était un homme doué ân plus ndiles
34066qualités , plein de courage et d'intrépidité. On cite de lui des traits digues des
34067plus grands éloges. 14" L'émir TaktaI-;Asclinifi» l'un des principam émirs.
34068iS^
34069L'émir Sdwms-eddin-SenkoivTekriti» connu sous le nom de liassah ^M^* H
34070était célèbre pour m bravoure. Chaque année, il fidsait des courses «tr le ter-
34071ritoire d'Akka, et en
34072venait aux mains avec les liabitanis. Dans les marches
34073solennelles,
34074il
34075paraissait
34076à
34077cheval,
34078à côté de Helik-Mausour-Kdaouii
34079; et ce
34080prince prenait satconseii dans les alTaires tmportaiMtes. Seul» entre tous les émirs
34081d'Égypte,
34082il se montrait sur un cheval couvert d'un
34083zoitnnnn
34084jTjljj (^oV
34085l!
34086se
34087distinguait par de nobles <|ualitt's.
3408816" LeJakih Taki-eddin-Ahou'labbas-Ahmed,
34089fils
34090fiikih Alem-eddin-Ahou-AJxi-alIab-Moliammed-ben-Wascbik.
34091Il nx^umi le
34092jeudi, vingt-quatrième jour du mois de DfOtimada-second.
3409317° ï^jtÀ'
34094/i/
34095/.pïn-
34096eddin<-Abuu' ltuahi)isen-lousour-l)eTi-Mohaiituke(l-heii-H:i«)an
34097,
34098fils du sch^ikh Adi.
34099AN
34100II a un magnifique tombeau datià le cituctière de Karafah.
34101^'^^
34102Au commenoemeul du mois de Moliarrem , on reçut la nouvelle que les Ta*
34103(3o) Nou!i liions dans le Mesatek-al^bsar \^m^a. 583, fol. i85 v^j, qu'on poisomia^e iioporUol
34104Momit en dwval qui portait, an tiea de *a hcHMc »J^y^t m» sMwiMn
34105d'mdtu moffi» Pins
34106iain (roi. 176 v"), on trouve ce» mois: ^
34107(%Sj^^h sS-J^J^ lAtH^' e^'^'V J**^
34108cA>* %
34109''jj
34110ij^ Ji-^^-^ jjJjf IjjasAI ÏLjJL Juio fj^^
34111' On place,
34112• au lieu «lu AunbouscA (U housse} un soitnnari. Cette couverture est formée de drap, et re<>eitibît'
34113iln veste qui enveloppe ta poiU'ine. Elle s'étend, en cercle, den-ière la croupe, de manière que
34114• ron ne toit par démit ni la queue, ni le vagÎD de rmimd.
34115Csr je erob qaH bat, aa lieu du
34116ij-j» > lire
34117DaM VOàioàv itÉgfple d'AboalmahiNo (aMn. 666, M. ms t*) : *r^j-i
34118^j^jî «1m « tl montait une mule coeverle d'oa aumiadh; >
34119Digitized by Google
p. 382
34120A* 69B (1S99).
34121X. MELlK-HANSOUa-EDDlK-KAHSOURL
3412283
34123tim MytéfÊÊtàéaX à «otreprandt» un* eipédilioD cenVn la Syrie. Les tfoupcs
34124te iiHrént
34125aiiitsiHkt «n mareha. itieoi6t après, on fit partir Féosir Akonacb-Uih
34126fbam. Hanidam-bei»âalgal et Ala-eddin-Idagcli-Schoukaïr furent envoyé*, sur las
34127chevaux de la poste, pour avertir l'émir Kaodjaky iMji6-de ia Syrie, de se rendre
34128à Alep, à la tète de son armée. Les deux messagers arrivèrent à Damas
34129le sep-
34130tième jour du
34131mois. Kandjak commença à faire
34132ses préparatifs de
34133dè|>arl. 11
34134quitta la ville, à la tète des troupes et des bahris , lemorcrf-di, quatorzième jour
34135du moi';.
34136Djrtgân
34137deincuni
34138a Damas. Cependant,
34139Raiidjak ne tarda pas à ap>
34140jHTTiilrf'
34141tout ce qu'oïl publiait,
34142rclativeiiient à une incursion des Tntars,
34143était coutraiio ù la vérilé (3i), et qu'on .iNiiit eu pour but d'organiser une liante
34144contre lui et contre plusieurs au ire:» tums. Ce
34145l'ut le molif qui engagea cet émir
34146à se rcfugicr chez ies^Tatars. Voici eu deuK mots l'expusilion de
34147celle altaire
34148:
34149L'émir Mankoatioaour,
34150lè nùUhoIssaltanah,
34151était fiiUgué de rautorilé qu'exer*
34152çaient les émirs en Égypte et en Syrie;
34153il voulait donc les écarter et mettre à
34154leur place quelques autres mamelouks du sultan, afin de pouvoir réussir dans
34155ses desseins. Il ne cessa d'insister auprès du prince, jusqu'à ce qu'il obtint Far-
34156reslation des émirs ^e FÉ^pte. Ensuite, il -ccHumença à dresser ses
34157balteriea
34158contre les émirs de la $yrie«
34159Il dépéeba Idagdi-Schoukàlr, qnH
34160fit suivre de
34161liMndanJMn-Salgal. Ce dernier étaU
34162pcurtenr de lettres oU&L*» adressées k
34163fielban«TabAkhi,iMf(&d*Alep, et qui lui enjoignaient d'arrêter fiektemur, le SUak^
34164édr^ rémir Fâres-eddin-BezIar (3a), et l'émir Seïf-eddin>Aaas. On
34165lui réocm-
34166mandait de faire périr par
34167le poison ceux dont
34168il ne pourrait pas s'emparer, et
34169d'expédier pour l'Égypte, sur les chevaux de
34170la poste, Hosâxn-eddin , /'oxto//c/r,
34171tout seul. Uamdan, étant arrivé à Damasi fit connaître à l'émir Djagàa l'objel 518
34172Nowaïri ajoate les
34173d«tiiil» «uivamU (fol. i65
34174r** et \°)
34175:
34176• Des (rourrien qui éiaieat arrivés,
34177peu de tefB|w «««nt oétib époque , dM contrfM orientales , avaiat infomié l'émir, qae ht Tatan
34178« atiiaiit fait réeUement des pr^tatili pour eDMra STne; naît, qu'au momeat o& ib claicnl en
34179" roarclie, la foudre «'(ail tomb« e sur eux, et avait tué tin grand nombre d'hommes
34180: que le» antres
34181• s'etai«nt débandes et disperses dans leurs quariicr» d'hiver. Et
34182il
34183n'était pas venu de nouvelles
34184« contraire». Le* coarriers ne se readaient «a Ëgypte , à la ooar du saltan , qu'après a'tou aboueiite
34185• «MB le mA de Oiaaiaa. L'ém&r le donM que i'oo tiawit «Mutte kn fudqm pnget Iwistae
34186: il
34187- comprit que cette expédition cm liait nne mannciivre dirigt* contre hii
34188et ]f% antre» émirs. » 1^
34189oièmes &its se tronve&t rapportés dans une autre Uittoiix de l'Égypte (de mon nianuser.
34190f. 4$
34191(la)
3419211 paraît que le copiste a omis ici quelques noms; rar, on
34193lit, dSM la iMmlioa de NosnSri
34194(foi: t66 f») \ % L'émir FerBi-eddta-Allicfci , l'émir Sâf*eddBi-Taktei, l'émirGaiMiaMw. *
34195II.
34196Digitized by Google
p. 383
3419784
34198BISTOIHE DES SULTAHS MAMLOIJES.
34199de « missioD. Il lui Teconmianda de ne pu permellre que Véaàlt Kin^di, mrié
34200de Dénies t enliiit dans cette ville sens une lettre ^^.y dn ftulten. Be là, il se mit
34201en mardie pour Alep. Dans ie voisinage de Hems,
34202il rencontra F^niir Kâtit^ak
34203et s'aboucha avec lui. Son arrivée inquiéta Kandjak, qui envoya vers Bektemur
34204le SilahcUtr et les autres émirs pour les engager à se tenir sur leurs gardes. En-
34205suite,
34206il
34207fit partir un courrier, monlë sur un cliameau, ^t^, vers kwperti-
34208saos quUI avait en Égjpte,
34209afin d'obtenir d'eux des renseignements sur ce qui
34210se passait. Cependant, Hanidan
34211étant arrivé à Alep
34212,
34213fit connaître à l'émir
34214Bcl-
34215ban-Tal)âklii
34216la mission fioTij
34217i!
34218était chargé. C<imme Belban hésitait, Hnmthn
34219et
34220îcJaj.;(ii-Sclioiikair
34221\v [m sm
34222ni vivement de
34223faire
34224arrêter les émirs. Sur ces
34225entrefaites, l'émir Taktai vuil a
34226aunirir
34227,
34228et l'on soujK'onna (|ue celte mort était
34229l'efTet du poison. Hatndan et Idagtli-Sclionkan- éci i\ iront à Maiiktiutiimnii
34230, pour
34231l'iufuruier que
34232le naib d'Alcp ue pouvait se décider ù
34233(aire arrêter les
34234émirs.
34235Mankoutimour, vivement irrité, voulait ôter à Beibau le rang de naib d'Aiep,
34236et mettre à sa place Idagdi-Scboukalr; mais on loi fil craindre les suitéi que
34237pouvait entraîner cette démarche, et il se dédda à y renoncer. U écrivit a Belban,
34238pour le presser de procéder à Tarrestation des émirs. Puis, 9 manda à Témir
34239Bektemur qu'il était promu au rang de naib de Tarsbolos (33), que la idace de
34240na^ <fAlep «lait destinée à Idagdi-Scboukalr. Kent^t, Kandjak 6it informé que
34241son d^rt dé Damas avait él^ la suite d*une ruse tramée contré lui , et que II^-
34242glkn devait ^re installé dans le gouvernement de cette ville. Chacun d'eux garda,
34243sur ces faits, un profond silence.
34244Cependant, les Ilosâmis c«Hnmencèrent
34245presser vivement le naîb d*Alep de
34246faire arrêter les émirs, an moment où
34247ils se rendraient au festin, le jour de la
34248marche solennelle. Mais
34249il députa secrètement vers les émirs,
34250et
34251les informa de
34252ce qui se
34253passait. Eux ne manquèrent pas de faire leurs préparatifs. Le jour
34254(33) L« texte, Jans cet <>n<!roit
34255,
34256est fautif, et t.r inScnte réellement aucun sens. Jo l'ai corrige,
34257à Taule du récit de Nowaïri , et de mun Hhtoire dLgj^u. Voici ce que uou» lisuos chez ces écri-
34258vains i • I» aollia écrivit à l'éniir Srï^^ddiii-Beklcniar, l« sUaAdàr, pour lai neomawlcr «fe
34259• faire |wrtir wo oort^ jJU» et ms bagages paar h pnmnoe dcTanbolot, donttt prandiittb
34260« gotivernemeiit romme naib, m mim du sultan, ce p<Mte otaiit v.icant [wir
34261la mort de IVmir Izz-
34262« eddin-Aïbek.Mauseli , et de se rendre en |iei»oaiie à la cour, sur les chevaux de la poste, afin d'y
34263« recevoir des îattnietiaQiiieU boudMdoMltaa. L'éerfr montra, en apparence, une grande joie
34264:
34265> BMis U comprit line tout eeU caadMit ou pi^ •
34266Digitizcû by Li
p. 384
34267Mil98(is90)-
34268X< M8LIK<4IANS0UII-ei>I»iN-liAK80(IRI.
3426985
34270indkiaë pmir la eMoMoie» ib at ndrent «n numche idon l'iinge. L'émir Bekte»
34271mur, le silahtiâr écrivît à Kand^ik» imlift de Danutt, poor rinformer de la potHion
34272(tans laquelle on se trouvait. Lorsque l'on arriva «u moment de la seconde mar»
34273cbe, les ëmin montèrent à cheval et partirent, afin d'entendre lire la lettre du
34274sultan qui nommait l'émir Bekierour au rang de naib de Tarahulos; ils avaient eu
34275soin de tout disposer pour leur défense. Bektemur s'abstint de paraître à la céré-
34276monie, alléguant
34277ratait atteint d une maladie du nvwr. On
34278avait formé le
34279projet d'arrêter les
34280i iiurs ptésents
34281; puis d'aller saisir fk-klennir dans sa lente. Sui-
34282vant l'usage reçu, les émirs,
34283riHuili s sur leurs clie\anx, s'arrèlaient au bas de la
34284citadelle. Ensuite, lorsqu'on
34285lui>.ait. lecture de la ieUre,
34286ils descendaient de elieval
34287et l>aii>aieu( la t<;rre. Les ilosàniis se promirent, dès que les éiuir-s (|UiUeraient
34288leiin moDtures pour baiser la terre, de les
34289saisir et de les arrêter prisonniers.
34290kn moment de la lecture de la lettre, le nOb d'Alep mît pied à
34291terre suivant
34292rasage, etfut suivi par le reste des émirs, mais ceux-ol avaiort en soin d'avoir
34293auprès d'eux leurs manilbuks, lous à dieval , et disposés à les défendre. Chacun 5 1
34294des émifs descendit, tenant à la main la bride de son cheval, et entouré de ses
34295mtmloaksV lis baisèrent la terre, puis , sautèrent prédpilamaaent
34296sur leurs
34297chevaux, et se retirèrent loua à la fois. Le projet des Hos&mb échoua ainsi oom-
34298pléteoMut. Ils adressèrent «u nalA d*Alep de vifa reproches sur ce qu'il n'avait
34299pas fiût arrêter les émirs. Lui
34300, de son côté, leur représenta les dangers de l'en-
34301treprise. Enfin, on tomba d'accord qu'il fallait envoyer vers les émirs pour les
34302presser de se rendre, à la nuit suivante, au palais du gouverneur, SiUlt^b et de
34303commencer par mander Bektemur, le silnhtlàr.
34304\ l'époque la plus avancée du soir, "i^"^? Ji^M, le hddjib se rendit à la maison
34305de l'émir siUUuldr ,
34306pour lui annoncer que des coun iers étaient ari ivés de plu-
34307sieurs provinces, et l'invitera se trouver à m\ conseil où se réiniiraient les éniii-s.
34308Mais le hddjib ne fut point admis auprès du
34309silaJiddr,
34310(pii s'excusa sur ce cpi'il
34311étaitpris d'unmalde pied.
34312Il alla trouver alors lesémirsKatalui et Ebn-tiaraïuau,
34313et leur fil oonuaili e le message dont il était chargé. Tous deux se mirent à rire, et
34314lui dirent
34315: « Combien est froide la barbe de tliomme éloigné ,
34316et la barbe de
34317cdui qu'il a envoyé! A-t-on jamais entendu parier d'un conseil tenu vers le tier«
34318de la nuit? demain, nous viendrons, accompagnés des émirs. «Hais, s'étant
34319téunis, ils partirent^ la nuit même, et se dirigèrent vers h ville deBems, pour
34320aller joindre l'émir Kandjak; celoî-cî sortit à leur rencontre, et îla formèrent
34321Digitized by Google
p. 385
3432286
34323HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUICS.
34324ensemble le projet de se retirer dans les Étala de Gasan. Kaiidjak les ayaut in<
34325vitës à attendre jusqu'à ce
34326qu'il eût reçu une réponse des émirs d'Égyple,
34327ils
34328allèrent descendre clie/
34329lui. Bientôt, arriva la lettre de kurdji et deTagdji,qui
34330annonçaient à Randjak
34331(|u"ils pourraient avant
34332f»eu réaliser leur projet
34333, et
34334l'in-
34335vitaient à s arrêter où
34336il
34337se trouvait, jusqu'au aiuiiieui où
34338il
34339recevrait des rjou-
34340velles; mais les émirs ne consentirent
34341|>as à ce relard, dans
34342la rrainle de
34343voir
34344arriver
34345le:» troupes égyptiennes. Ils se mirent en njarchc la
34346nuil du mardi, hui-
34347tième jour du mois de Rebi-secood
34348, et se dirigcreut'vers Salauiiali.
34349L'émir Kandjak , au moment de
34350l'arrivée des émirs d'Alep, avait
34351fait partir,
34352mr les chevaiutde la poste jwi^i , l'émirSelf-«ddia-Balgalt4>eihKooiidjek-Kfa^^
34353rizmi, avec ordre de se rrâdre auprès .du sultan» de lui faire connaitrela d^
34354marche des émirs, ei de demander pour eux un acte d'amnistie et des paroles
34355rusurantes. Gît officier avait quitté Hemsia nuit du samedi « cinquième jour du
34356mois de Rcbt'fremîer. Kandjak envoya à Damas Al»eddin^ldjaki, donanderà
34357l'émir Djagla des fonds pris dans le trésor, afin de finre ooci ^tification aux
34358émirs. Hais cet officier refusa,
34359et adressa de
34360vîfii reproche» à Kewitjak snr la
34361négligence qu'il avait mise à arrêter les émirs. Idagdi-Scboukair et Seîf-eddin-
34362Kedjken lui écrivirent de leur côté (|ue, s'il ne se hâtait d'exécuter l'ordre qui
34363lui avait été donné relativement à ces officiers ,
34364ils marcheraient contre
34365lui, et
34366se saisiraient de sa personne. Ces menaces ne firent qu'augmenter son irritation.
34367D'un
34368autre
34369côté,
34370les
34371troupes
34372de Damas
34373se
34374déclarèrent
34375ouvertement contre
34376KaiKijnk
34377et rabandonnèrenl
34378, chaque coips s'ichappant l'un après l'autre. Elles
34379retfjurnerent do Tlenis à Damas,
34380oîi
343811 émir Djagan
34382les
34383félicita d'avoir (juillé leur
34384général. Kandjak
34385testa
34386isolé, n'ayant avec lui que peu d'hommes et peu d'ar-
34387gent.
34388Sur ces entrefaites, voici ce qui se paissait à Alep. A la suite de la nuil duraui
34389laquelle avait eu lieu la fuite des émir&t
34390Idagdi-Schoukaiir monta à cheval de
34391grand malin, accompagné de Hamdan-hen-Salgal et des émirs Hosèmis. Ils ^
34392rendirent auprès du nalè de la ville et le pressèrent de prendre des mesures
34393pour opérer rartesiation desénurs. Idagdi-Schoukair , à k této d'un corps de
34394530 troupes, se dirigea vers l'EupJirate; un autre coips prît Ui route de Hamafa. Les
34395hagsges d^ émirs furent livrés au pillage. Bient6t, on reçut la nouvelle que ces
34396officiers avaient jobt Kandjak,
34397de Damas, et que, tous ensemble, avaient
34398pris le chemin de Salamiah. Cette annonce répandit dans Al^ lé deuil et
34399la
34400Digilizca by Cooqlc
p. 386
34401A««9»(i»99)-
34402X. M£L1K-MANS0UE^DI>(K-MANS0U«1.
3440367
34404consternniiou, tjm traii|M84ortjrant à la poonutte des fugiUfii, en <e dirigamt
34405vers l'tiiplirnte.
34406A Dama:!», le qttin/.iènie jour de ce mois, Djagàn
34407fil mettre
34408le séqiiMtrttMir
34409la
34410m.iisoi) de Kaiidjak.
34411Le
34412dix-sept, on
34413vit arriver le reste des troupes qui
34414il \ ai L'Ut accompagné ce t^énéinl.
34415Cependant, Seïf-eddin-K.e<ljkei)
34416et
34417Ulagdi-Sclioiikaïr, étant parvenus au bord
34418de l'Enphraie, apprirent que les
34419» rnirs avaient
34420traversé le fleuve,
34421se dirigeant
34422sur Ra^-aïn.
34423Bientùt, on reçutà Alep
34424la nouvelle que le
34425siiiian avait été assas-
34426siné, ainsique son nalù Mankpufimbur. AuMilôt, Seif-eddiii-Belban, le àemù (34 )
34427(34)
34428mot èerid J^^j qui tirs son efigîne da tanne talis wmAw^ détigne la porte,
344291
34430éêÊtUt à de eemfites diiumeet pow k traïuport de» eounttn étéu ékjtéeàet,
34431et qaelfiafhb tt
34432rnurrier l(it-mi*mr.
34433\\ indiquait stissi tin r^tpncr de qiîatre pamsan^s, ou doute milles. Kf]afil-l);îhrTi
34434(man. 695, foL a4o
34435v'*j , «value
34436le berid à deux parasanges, c'est-à-dire è siji milles. On peut voir,
34437fW«o qnicoeomeceoiol, Tebrisi, CmmmsmAv «p le lihiiwKaA, pag. i83, et
34438JAmmM/, ton. I, fol. M
34439Ebn Kliatdomi {Pnlégimiimt, M. 87 1^; PaUu^«d«ii M«huvA,
34440Annnf.,
34441fol. tOïv", Uil
34442r*^
34443; Dïn-nn-nflntchâ {\iv\i^
34444i^?-'^
34445fol
34446iot
34447et v"); Undji-Kli.ilfa [Lfxicon
34448hiblio^raphicum,
34449t. Il,
34450.',7;;
34451f/utnirc
34452e/r Mriiinr
34453(tir
34454rniiti niaiiuscril,
34455loi. a4
34456t*)', Keiske mi Abulfedtv
34457Annales,
34458t.
34459i, |>ag. 38i}. De
34460là,
34461s'est formé
34462le verbe iji qui «Ignifie & la IV* Tonne, Envoyer une
34463éfpétke parla potte. On titdaasie Eaauttah (p. sS) : w^U^'^ ^Ll»
34464^1' -^^^ *H emoj*. la
34465" lettre i
34466Ebn-lleschani , par ta poste. » Et dans
34467le KMb-alagdni [ttm. III,
34468fol. agS
34469v*}
34470: ijtS
34471• LâF^I
34472t! Jo^'î «Il piTvor.T
34473le courier de
34474l.i
34475poste vers H.uIJ.kIJ.
34476< Au rnpport J'Ahou'îféda (^/f-
34477HaUtt tom. I, pag. 38o), ce fut Moawiah qui, le premier, établit le berid (la po»te}. licscliam-ben-
34478AU'almelil {ibid.
34479p. 44^), se trouvait dan*
34480la viUc de Roosafah, au moment de la mort de aoii
34481frère Yézid; et A KÇtttf par la poste, ta noavdle qui lui aasurait le rang de
34482klialifc. Suivant le
34483témoignage d»- Makrizi ^ Trri;//' du pèlerinage des khntifcf ap. Opuscules,
34484fol. lia v"); d'Abou'iri-dn
34485(jinnale4,
34486t. U, p. 49)} et de Taki-eddiu-Fisi {Uist.nre de la Mecque, man. arab. 791,
344871. 1, U %'}%
34488CèJstlakbalUil AIlbuaUeMabdi, qui, le premier, Tan de Phégire 166, ctaliBt,eBti«llédfBe«tta
34489llaoqne, aussi bien qu'entre «elle dernière
34490ville «t le Tteten, une poste ^'•tjj , eompoaée de
34491mulets et de
34492clianic.uix
34493; cir une
34494institution de
34495re peiirc nVxistnit point dans cette contrée; mais
34496la poste se trouvait ctahlie
34497daiis l'Kgypte et le» pap
34498voisins. Kous lisons dans les Annales d'A-
34499iMMi'Iféda (t. II, {ia§. 56) , que W adih , afAnncLi de la £inii8e d'Abbas, était A b lét* de la poste de
34500rÉgTpte, 4|ue ce roocdonnaire arsat reçu Edris, l'un des dncrndanls d'Afi, le fit vofatersiir
34501ln« chevaux de la poste, vers le Miigrcb, de manière qu'il parvint jusqu'à Tanger. La chronique
34502de Rxcliebi
34503i'mail. 646,
34504fol. 108 v") nous offre les clét.iils soiv.mt-,,
34505eotu-erraiit une
34506r.itnilte réltMirc,
34507celle de» .ômrfM
34508.•
34509y_^j
34510«ii!
34511-'-^
34512*j'
34513^ iSiU
34514^JJi'HJ^^
34515ij^ ^ >^J^Ji j^J*^^
34516"îr^^ "^'«J*
34517Ç^Ji^' j^«I*»Beriais»«compo-
34518«1^ de noas bonsMS qui a««cat le aiu§ drécriraiM, savoir : Abou-AiuMIali, Abonlboarâi
34519et khm iouseat Leur pèiy étiit scorttaiie de lapMle,daBS la ville dsBosnh.
34520I
34521Digitized by Google
p. 387
3452288
34523HISTOIRE DES SULTANS MAMLOLKS.
34524éimi mont^ à cheval se rendit à Ras-aîn, auprès de l'émir Kandjak et l'infoniHi
34525de ces cvénemenU. Kaodjak , pensaat qu'on lui tendait un piège, rafiica de re^
34526venir sur ses pas.
34527" U province d'Ail vra/.
34528, et leur vie fut fertile en événcnurats.
34529L'auteur de Tritt vrage intitulé Dhfon-
34530aliatehd (iiian. arab. 1^73,
34531fol. 101 r* et v*) nousofTre, sur ce qui concerne le btrid (la poste) des
34532ilétailtaiMK étendus, que je crois devoir iraoterifv..<i Au ni|qMnt du Moiinvsi , l« awi Ju^ , dam
34533• l'origtiM, lipiifiait me MeA jeaune hSi. Oo déaigu ensuiie, par ce Méoie terne, le taimftf
34534monlc sur cet animal.
34535F.nfiu
34536, on s'en wrvit
34537, pour
34538i xpi iinL r urte rerttiine ili.itanr<\ Suivant d'antres,
34539le mot -i^^^ Cil un terme étranger,
34540iui3
34541, indiquant un t^ptice de chemin ^jce, évalué à quatre pa-
34542«rasanges, c'est-inlirc à douae milles. Le kertd
34543ym^w]
34544était line dea dMiaea*i»a pUu impor-
34545« tanlM du mfaniBe; d'^étaitt pour llalunnsaM» comme vnc aile» qne l'oo ne pouvait w\ ce«prr
34546«ni
34547ro^'Dcr.
34548l>f noire temps, on désignait, par le terme irn'/li ^J,X-j
34549y-> un des Araln-s
34550Ji^l
34551<• ^^^jiL-:...tl choisis dans la milice JCixJt
34552et qui était constamment au service «lu suiiao, soit
34553«en Egypte, loil eii S^rie,
34554afin de se mettre ea route, toute*
34555les fois qu'il en était requis, soit
34556• poer l'eiéciitîan dWaim imporUnlet, aoît pour U levée dea iii(p6u. Le àéM aMUrr (teerétaîre
34557> de
34558la chancellerie secrète]
34559devait veiller continuellement sur ce qui concernait ce fonctionnaire,
34560< lorsqu'il était expédie pour une longue ou pntir une courte dislance. Il ne devait confier le soin de
34561• la poste qu'à un Uomaie dont
34562il coiuiai»»aii |»arfailenteot U capacité, qui était instruit, et qui pos-
34563« aédait les «pialitéa par letqmUcs se dittingoaieût les courrier» précédests. EnHftî , le è«rMr.élait
34564• quelquefois initié dans les secrets du royaume,
34565et les affaires
34566les plus cediécs. Souvent on
34567lui
34568• confiait une rai$<i)nn d'nn
34569«j^pnre intirnr,
34570et
34571il fallait qull
34572l'oxccufiSt d'une manit-re
34573s;ifiNr;iis.iiitc,
34574S'il
34575» ne possédant |>as ces qualités,
34576il
34577était à croire qu'il se tromperait,
34578qu'il commettrait des iaulcs.
34579• Et le* crteurt ne peuwîent manquer d'avoir dee suites funeslea.
34580" Dans cbactn des relais de poste StjJ) jf^j/» étaient disposés des hommes, des chevaux par-
34581• faitem^'nt équipé». A rrs élablissemenis étaient attrif !i'-s
34582At's r'oi'-af^hor, des icÂ/«W (iM*j>ecieur»\
34583« qui avaient la charge de se pracurer les fuods ^
34584, les ciievaux, les gratifications , les instru-
34585• raents nieeaaairea.
34586< A chaque poste, on trouvait des tablettes de cuivre, et quelquefois d*ai;gent,
34587qui avaient |â
34588" grandeur de
34589la paume de la ntain. Sur l'une des
34590faces, étaient
34591écrits ces mots
34592;
34593Il n'v
34594a
34595«d'autre Dieu que Dieu
34596; Mohammed est te prophète de Dieu; Dieu
34597J'a euvoye, avec b dtrccUou
34598« Cl la rd{|^ véritable, afin de lui assurer la victoire sur toutes les reiigiom, ndgré la répugaaner
34599• des idoUtres. » Sur l'autre face, on lisait les titres du monarque régnant. S*il s'agissait de la Syrie,
34600<i l'une des deux faces portait le nom
34601<lii
34602<le rcH"" piovince, fjni étnit
34603l«" point de départ du
34604• courrier. Ou couvrait cette plaque d'une ccharpc
34605ju
34606de soie jaune,
34607et le couriîer de la poste
34608• la plaçait à son cou, en laissant pendre l'écharpe entre set épaules. Ces plaques étaient déposées
34609•< chez
34610le
34611itilib auirr, LofiqM'im homme était promu au ran^ de chef du bfrid, ce fnnetioiinaire
34612« lui délivrait une de ce* plaqiifs,
34613et lui remettait une feuille, écrite de
34614s.i main, et adrcs-sec à
34615l'**-
34616« mir-akkorAu berid, aiiache aux écuries augustes, lui enjoignant de fournir la quantité de chevaux
34617otdilidns. Le nom de cet homme était écrit en deux lignes, à b tuiln de la o^nW-qoi te trou-
34618• vaitcnlttses maioB; et on lui assignait les chevaax et ti« oljettaoeetacina doat il amit besoin. A
34619Digitized by Google
p. 388
34620iiir«98 0«99)-
34621X. MELIK-llANSOUR-EDDlN-MANSOVItl.
3462289
34623Ibnkoutiaioiirm oeiittt, dans ion adminictratioii , de prendre des mesures
34624fuDesies qui smenèreot
346251«- mort tragique du
34626sultan. L'émir Tagdji irrita de
34627MB letonp,
34628il rapportait la tiUette. Les «undiMt de m Hajetté Aagasie «r répandaieft nir les
34629« employés , et leur faisaient
34630, suivant leur capacité , des gratitications de toute espèce.
34631• Suivant l'auteur
34632Tarif
34633^ ,*Jî, le
34634hcriri exhu'n
34635à IVpoqiie des Kosroës et des César», Au
34636• rapport d'Askeri , le premier prince qui, sou» l'Islamisme, créa un établissement de ce genre fut
34637• llo«wiali-be»-AlN-8oiaii, ao imNDent oA il raaU paliibte poaiMMtir dn klialirat. Suivant iTattlm,
34638ce fut Abd'alroelik-bea-Herwan qui
34639l'institua. D*ap>rès le léflMNgpagV de l'auteur du Tari/, Wa-
34640• lid-ben
34641^l>(r;»lmolik
34642se servait de
34643cetif» voie pour tran«i|>or»er
34644fie ronstnnlinoplc
34645à
34646Dam.is
34647<• coMux
34648I .. 8^,.i. 6 li, qu'il employa pour revêtir les murs de la prini ijvile uiosqucc de cette ville, ainsi
34649qse dea noaqucet delà Mecque, «le Hédine» et de Jénisalmn. GetétabtisMinent resta interrompu
34650" jusqu'à la fin du règne de MafadI. Ce khAlife ayasl «nvovi
34651^<)rl
34652li)» Haroun pour f.iire la guerre aux
34653« Romains, désirait recevoir, h tour nMiment, dfH noiiv. lle» de ce prince. Il élabiit
34654l.i
34655p(i«ii(', afin de
34656< seir>'ir de lien de communication votre lui
34657et son
34658fils. Ha cette manière, les nouvelles lui parve-
34659«aaicot chaque jour, k l'époque du retour de Harooo, ton père supprima le ferA/, qnî cessa
34660• empiétement d'exister, jusqu'à ravéïunicnt Je Ilaruun au klialifat. Ce prince rétablit le berid,
34661•
34662tel qu'il était , sous le ri^ne des Gis d'Omaiali. Le klmlife, ou celui qui éuit diai]géd'une inl<teion
34663• spéciale
34664»y.i7^L^y pouvaient seul» s'en servir. »
34665« Mâmoun, ae préparant k enrabir les lerret dn Romaine, vint camper près de la rivière du
34666• Jounkio (iuiCB de Bedidonn ji^J^J^)- On était alors en
34667été. Le khalife s'assit Sur le bord de la
34668• rivière, y laissa pendre ses pieds, but de l'eau, qu'il trouva parfaiteii cnt douce
34669, et demanda à
34670• ceux qui l'environnaient
34671: «Quel
34672est le meilleur aliment avec lequel on puisse boire cette eau?
34673•GbaeuB répondit avivant son idée. Le fcbalire leur dit ; « Il n*y « rien de meilleur, pour mang^,
34674• eo buvant ectteeiu, que les dattctd'Aud.» Ses courtisans lui répondirent: «Le prince desCrojrans
34675vivra ju-iqir.'k re que nom sovon» de retour dans l'Irak. » La conversation n'était pas 6nie , que le
34676«
34677arriva, apportant cette sorte de dalles. Mamouo, enchanté de
34678cet événement, mangea de
34679• cet dattes en quantité, et but de cette eau. Les amistants a'ctomiaicnt que le prince, dans cette
34680« même séance, eût vu
34681ainsi réaliser son désir. Mais Hanumn, en se relevant, fut attaqué d'mie
346826évre violente, qui
34683le conduisit au tombeau.
34684Le berid subsista jusqu'à l'époque où les descendants de Bouiah prirent sur le»
34685khalifes u»
34686«entier aseçndaiit. Ces princes supprimèrent U poste, et établirent les conrenra KUm. Lors de
34687« l'événement des princes de la famille de Zenghi, on établit les conrricrs moniÀ sur des drona-
34688« daires ÎiIk'. Les chmies restèrent sur ce pied jusqu'au règne de Melik IMhcr-Bibars-BondokdAri.
34689. €e prince réunit sotis son autorité la Syrie, l'Égypte, Alep et les bord» de l'Ëuphntte.
34690Il fit mar-
34691«cber une armée en Syrie, pour combattre les Tatars. (kimme
34692il désirait recevoir des nouveilcs,
34693• dnqnejow et cbaque nuit, il rétablit le lertfsur lepied oâ il avait été pfécédemmenL Les princes
34694qui lui succédèrent eurent à cœur d*rntrei<-iiir cette institution. »
34695La Syrie ayanl été cnviliie par Timour-leiik
34696, sous le règne de Melik- Nâser-Fercdj, l'an 804, la
34697• poste cessa complètement d ésister en É^ptc et en Syrie. On voit ses relais , qui subsistent cn-
34698• core aujouidlni, mais qnî ne renferment plus ni homme» ni chevaiiix, et qui ne servent plus
34699II.
34700tfiNiMènc porit».)
34701la
34702Digitized by Google
p. 389
3470390
34704HIStOlRB DES'SDLT4N8 MA»L0UK8.
34705Hedjfo, ail eonHnencenieiit dn mo» de S«far. Hankoutiaumr atait réiolu de
34706rëloignlsr eo le nomouiat nal6 de Thrabolos. Des que cet émir fui npoeë des
34707. qn*ViadKqaer le» dttlWMea. Suivant ce^ dit l'amteav du TVvf^ le» nUba'êlMent pmà deedi'
34708« sUince» 6xe4, mais dilTiTaient entre eux
34709, tantôt
34710?i raison de réloignenient des eniix
34711, tanioi à c.nt%e
34712"de CngrcWncnt du site. L'ecrivmin, deiM aae Mrte de »ix «tticle*, indique les relais qui easlaient
34713» dan» (oui l'empire. •
34714L*aate«r, dont je viens de tnwiseriM tefédt, aoos apprend (m«n.
347151 57), M. m v*), qne b ant-
34716intendant du Diwan-aiinsrh/l portait le litre A'émir-albrrid JJ^'
34717H
34718fait mention (fol.
347191 16 r*),
34720(Its
34721ft'tt'tUei du hrrid Ju^l
34722q"*" l'on fcrivail, à
34723l'riKKjtie où
34724subsistait cet ctablissrnMDt
34725,
34726•» avant l'invasion deTimour-lenk. Hlles étaient copiées exclusivement de la main du Ktltim-astirr mi
34727« de aoa natb (BnlMHtnt)^ toutes les fois qae les ordres do snltan cDjoîfnaiéDt de Ckire |i«rtir na indî-
34728vîdo sur li-s clicvanz de la po^te, pour une afTairc importante. Elles étaient conçues en ces leiWi I
34729• Il est <»rdonné à un tel, émir-alhor, de
34730ici
34731rans, de transporter un tel, d'une manière propor-
34732• tioonee à son grade, sur tels et tels chevaux du herid, attendu qu'il «e rend dans telle cuotrée
34733,
34734« pour une affaire importante. On ajoutait la date, et l'expression de te voloaté. • L'aniew dtt M)»
34735u^eh-nlabaar (nian.
34736581, fol. 173
34737r") s'exprime en
34738ces termes
34739:
34740• .Snivant l'usage reçd, les MÊk
34741• établis dans U'S difTcrcntes provinces,
34742iiirormi'iit îe sultmi
34743di'<i nfT.iirrs,
34744soit d'urt»'
34745i !i> portante ma-
34746J«ure,»oit d'uo iuténit approch;iat, qui arrivent dans l'étcndac de leur Juridicti<»n. Ht demandeiu
34747• ses ordre»} et reçoivent des rî-ponses qui contiemimt ses d^dstoas. Entre la capitale et les diffi^
34748• renies villes du royaume sont des
34749relais, séparés par un Intervalle de qndques
34750milles < et dont
34751» chacun renferme
34752li's
34753t lievaux de la poste.
34754\.c sultan a dan* sa capitale et dms rliaque
34755vilfc
34756(!p<i
34757« homme» appelés beridis, choutis dau» la milice, qui portent 1rs lettres, et rapportent les re[Kinse&.
34758• Lorsqu'on feHiift arrive de l'aoedes villes de Tempire^ ou que celui qui a été expédié de la eonr y
34759• retoiime,
34760il
34761est mandé en présence de \'émir-4ian4dr^ im des émirs de cent, du deuttMr et dn
34762« UrUth- n^firr (srt
34763i
34764i lairr de la chanccll'-rio
34765serrrtc*. I,e cnnrriiT
34766liaisé la terre. Ensuite le dru adiir
34767" prend la lettre, en frotte le visage du ùeridi. Puis,
34768il la {irest-nto au sultan, qui l'ouvre, Le Âdlii-
34769• «ff^ s'assied, lit la dépêche ati prince , qui ordonne, à ce sujet, ce qu'il lui plaît. On lit daiila
34770Beiaipdni de fÉfypIe de IfakriKi (nun. 798, f. iS4 1*) i ^J^f
34771l>t «Lorsqn'arfive le éefM.»
34772Chez le continuateur d'Elmacin (ntan. 619,
34773• I.cs beridis se plairjnirent de ne lr<inver d.uis
34774le-s reLiis qd'nn petit nombre
34775ilc dievaux. »
34776Au rapport d'Abou iniahascn [Hiitoire d'kgypte, man. 66 {, fol. ifiS v"), sous le régne de Melik-
34777K Nod«flar-lfadji , fils de Mohamned^beiKKdaouD , Tan 747 de l'hégire , on reçut la nouvelle qae
34778les relais de pu^te, ^nr la route de Sjrie, étaient complètement désorgauisés. On e.\i^-ea
34779ile chaque
34780éniir, rommatid.iiK di- mille hommes, quatre chevaux, denx de
34781t h.iqtie l-n\\\ de tnbl-kluinah, el m» de
34782ehaque emir de dix. On examina ce qui conccruait les cantons, dont le produit était affecte à l'en-
34783tretien des relais de ta poste; ob reconnut que, sur plosiems eaotoni, légués, k tttrc de tt^tikf, pHT
34784Melilt-Ismail-Séleb, une partie seulement avait reçu cette destination, et que le reste a\ ait été dis-
34785triiit pour former des ikta. Le sultan retira des mains de Isl-ben Hasan,
34786le hadjdjàn (nindueteur
34787de dromadaires} une terre qui produisait auuuellcnteot vingt mille dirhen» et trois mille avdebs de
34788grain. Il en destina le revenu pour rentreticn des relais de la poste.*
p. 390
34789&« «9)1 (1299).
34790X. MEMK-MANSOIIR-EDDIN-HANSOI RI.
34791f>i
34792.ftUgucs du voyage,
34793le cullaD
34794le manda et mit en œuvre les roriues les plus
34795bMnvmUautesafiu de l'eii§a|ser à {Mirlir pour la Syrie; Tagdji t'excma, aUéguaot
34796KbaKl-biberi fman. 69$, lot s4o «* et mW.) nom donne, sur cette natiére, le» détails auîvanu :
34797•« Le beriJ marclic
34798(i iiii qiKilri' diri
34799i iions, D'iiti rûir,
34800vi rs Kous et Aswan; d'un autre, vers la place
34801• frontière d'Alexandrie; d'im autre , vers la place de Oamietle; d'uD autre, enliu, vers l'Eaphrate,
34802• qui forme, du cAté de l'Orieut , la limite de l'empire. Cette deroiére roule, te diviie en plusieurs
34803' bnnchet. Poor ce midre à Komet i Aswan , en parlaol dn leUi du QiâMau de la BloDCagiie» on
34804> anive k Bamaaohl
34805pui» à UinietFalkaid JuUlt Ju^^pids à Wana Ljj, pwa A jiiaiam
34806» ^"Lm* puis à Dehront ^jj^* pnia i Iklaonsiina l^jïi^ji pvi» i Mioiet-^M-Kliasîbt F«is i
34807« OiehiDOuneîn
34808, puis à ik-irout-alscht-rif wi'
34809, puis à Menbî ^^^^\t
34810^ Manfalout,
34811« puis à Osiout, puis à Taraa , piii» à
34812AI;ir.iL;Hli .v&t^l
34813, puis à Balansoun ^
34814^..«L
34815, puis à Djirdjeli,
34816• puis à Kalianah
34817iCj.jLlI
34818, puis à llim,
34819U Koiim-Abm.ir ^.^^
34820'
34821I'^'''*
34822Klian-jldt'renba
34823Ljj jJl ^j'^t puis à Kous, puis à Hacijrah
34824ii^^acVl, puis a Itloua
34825, puis à Aswan. Suivant
34826% quelques-uns, cette demtire partie delà route ibrme deux postes. EoMute, on se rend à Aidab;
34827« et de li à la frontière de In provineef il n'caiste plus de poste du sultan. 1^ route qui se dirige vers
34828• la place d'Alexandrie se divise
34829rn
34830d<*int
34831partits. L'une,
34832que
34833l'on appelle k
34834rl-rrnhi du
34835milieu
34836^^^lx_>Jt
34837j
3483811
34839)!
34840, traverse un pays Imbité, paM43 au iialieu d'uue&uile de bourgs. Ou
34841rend,
34842"du Oiitcau de
34843la Montagne,
34844à Knliotib, puis
34845à Mcnouf,
34846puis
34847.1
34848M.ihullet-atinariioum
34849*. l—-b—^
34850« ^y'^fi^ > pui* à Nabrdriiali
34851'Cj\jse*^\, puis à Turkomâniiah
34852puis à la place d'Alexan-
34853• drie. L'aaire route, qi^travcne le désert, et que Ton nomaïf le eUemin de Sm^er^Loe^t ^jij^t
34854. part dii Gkâteau de k Hentagne, cl te dir^ vers Djeziret-alkitt JLslt *^J>y^* pnîs vers Wardan
34855• puis vers Tarrâneh
34856, puis ver-, Z;nvial-Moubarck «2^L^
34857> 1"*'*
34858^ ville de Damaohoyr,
34859• puis vers Loukin fjt?^
34860,
34861ci rnliti vers Alesmidrie.
34862• La route de Damiette su
34863tage , à i»aadiali
34864jjuJ I, se dirige vers Baïtounah
34865, put»
34866• veif OsdilaaaB-ainNDinan ^lj>^
34867I
34868pois veci Fâratkottr,et enfin van la place de Owniclte,
34869« Une entre route, en partant da CbAteau de la Montagne, arrive à Ha&tonrali, puis à GorAhi
34870• ^l/^U puis ^ Kalia LJû
34871, puis à Maao
34872poisA Moutatk-b
34873\ jJlk'lS, puis à Sawndah
34874ï^tyHJi , puis à Warrddah s^tJJt , puis à Bir-alkâdi ^^^Lâ)t
34875(le puits du kadi), puis à Ala-
34876risch ^ybyJI, puis àKharroubahÂJjj^i,pvisàZakahiJift^|,pius èRabb^.»^!, puis à
34877Salkab lâLJ!
34878, nui<î à Ga/.ah.
34879« La mute
34880, <pu àv Git^h i>e diri|;e vers Karak, passe à Balâkis
34881> , puis 4 Hebroun
34882, puis à
34883•r Djenbà LJo. , puis à Zou wair
34884I , puis à Sitiah «JL^Jt, puis à Khafar^-iÀ-^t , et arrive I
34885• Karak. De cette dernière ville à Sebanbak, il y a trois relais.
34886• La ronte de Damas va de Gasah A Djebain, pais i BritrOiras
34887«JL.^, puis àLudd, pnis
34888• à Aoudja
34889puis
34890.'i Ttrah ll^^^Ut, puit à KAkoun
34891, puis à Fahmdilva^, puis à Djioin, paia
34892>è Hitttn
34893puis à Zerin ^jj* pais A Aîn-OjaUnit O^L^ i^^*
34894à fieisas, puis à
34895la.
34896Digitized by Google
p. 391
348979«
34898HISTOIRE DES SULTANS MAKLIHJKS.
34899qu'il D*4tait pas propre à remplir le posie de na^ ; Puis, te -levant, il alli trouver
34900Kurdji ainsi que Bibar», le D/aschenkir, et tes informa de ce qui ae p«MMt.
34901Ce fait déplut à Maokoutimour, qui désapprouva les démarches de Kurdji,
34902lui témoigna son i-essentimont
34903rt pnr!n roiiiie lui, aussi bien que contre ceux
34904qui l'avaient secondé, pour
34905faire agréer le désistement de Tagdji.
34906liC
34907sultan
34908voulant ménager Mankoutimoiir, lui envoya le f^UU-aUmeUit Uosàn^eddin-Ha-
34909«Irbed J^t, puitàTaiâi ^JJli^t pub à Ri»4lniA Ut ^t^, puU à SsasMan ^^j^X^St pois à
34910« Ghabâghib
34911Vi,,..^Li , puis à Kisweli
34912, puis a IWDMS.
34913- De Dnrna» les relais se divisent. La route de Birah pnssn par Kousair j>.<ai] 1 , Kalifah
34914*
34915«Iftirak ^M^'^l, Kastel ^^^Jg^Mii), lUri^GiiMoalahî)^^!. Uelà unembrancbcincntM dirigttvm
34916•I Taratiolos.
34917* De Gasoulah on ae rend i SoBsin ^jff-^
34918, puis A Hems. De là un cnbnadieqMnt coudait i
34919< S^Avjji^, De Hem» on ae rend ft Rousten ^^pt, pnit h Hamab, poiaiLatiBin ^jfjà, puis
34920• à Djarâbolof ^jXI^, piiU A Maarrd
34921I^il , jiuia i Abad «Awt, puii à AmârjL»1 , pais i Kiom»
34922• serin
34923, piil^ k Alep. puis à AlbAb v_,ilJi, pui^ à Beit l>arah tjt
34924vI-^a-*, puis ù Birah.
34925« La route qui coudait de ileius à Djabar |>asse à Masoa ^x^oil
34926, pois h Karneïn ^^js}], puis à
34927« Baïda i»» ..M, puis à Tadoior, pub à Kcr«nd X)^, pui« à Sakboab , puis à Kabkab v>âJ, pu» à
34928• KawAmil
34929à Rabbah.
34930La tXNite fpii de DatMS mène «Cfs Safâd oondnit à Bouraîdj ^,'J^\ poîl A KalooS /^jlill, pub à
34931m Ôrainabah A^jâl > pub à Noi
34932^
34933; j_ '^»> , pu» i Djoabb-IiMtsmif „^>^ji, w<^ (le puits de ioÊUflk),
34934a et de U àSaiàd. De Damas, on se rend également à Khan-Haîseloan ^jjiCy> ^lâ., puis à Harin
34935" (^j^
34936- L5 se trouvent deux chemins dont l'un conduit à Saïda, Tautre à Baalbeli. De Saïda on M
34937« rend à Beirout. Le chemin de Baalbek mène de Damas à 2ebedÉni^ t Jijjj I ^ gub à BonrS , pub
34938• à ftaalbek.
34939« La roate de Tarabolos part de GaMalah, passe k Kadaa {^Jui* pab à AfanAr^L^t, pine à
34940• Aschril l/JI, puis à \ikà li^l, puis à Tarabolos.
34941•< I.<-
34942c ii< inin de Damas k Karak conduit à Katibah Â^-ciJ) , puU i Berdiah ti^j», pnts k Bourdj-
34943ij^^^
34944( b '<»"" blanche), pvbk Hosban ^J"^, puis à Ranbas ,f-~>
34945, pui» k IH-
34946bsn ^,--->-^
34947iHiis au gi!c du Moinîj.ili s_^çk,^l ^L», puisàSafar^^i^l.el enCn à Karak.
34948« Le cheuuu tpii eoiiiluit d'Alep à la frontière de l'empire passe à Samrooukah lï^^Jt , k Astadra
34949t^JA«1, à Bc!t-flIllrjU3! s::^, à Aïntab, k Kalat-aliuou»liniiu ^jJi^H ialî (le chkteau des Mu-
34950salnana). Cette distance ferme trou postasqm n'opparticnnent paa an Sultan.
34951• D'Aiiitab un s« rend à Deïrkoun
34952pub à Kodai Uy , pub 1 AtUn ^LjJa, pdaà Be-
34953lia^uu
34954- j
34955,
34956i t enfin i KaÏMirieh. Of espace comprend
34957se|»t postes
34958qui n'appartimncnt pas au
34959Sultan.
34960Ltf!k
34961reliiis étaient couslamuieut garais de chevaux. Cela dura jusqu'au régne de Melik-
34962Mouwaiiid-Aboii'Inaar^SclHÎIkh.-
34963Digitizcû by
p. 392
34964A«69S(tas9}'
34965X. MELU-MANSOUfl-ËDDlN-MANSOURL
3496693
34967iiil4M»|-AlHbeii*Âhined-ben-Hasan-iloumi, pour reogafper à venir. Sur les ins*
34968lances de ce magistrat , Mankoutimour consentit à se rendre au palais, mais sons
34969la condition que Tagdji quitterait rÉgypte»et que Kurdji serait arrêté ou s'exi-
34970lerait c^ifalemenl. Sur ces enti*erailes, un courrier expédié secrètement par l'éniii-
34971Kandjak,mii'édela Syrie, aux émir«î Tagdji ft K.urtlji,les informa don «'vf'nrniPiits
34972rapport('« oi-dessus.
34973Ils en instruisirent Bibars
34974, Selat
34975,
34976et
349771rs autres ofliciersqui
34978les secondnienl dans celte affaire. Ils convinrent entre eux d'assassiner le sultan.
34979Ils coiuinnu
34980f
349811 riit
34982;iLisNiiôi
34983à
34984aj:;ir auprès des émirs, ainsi (pie des mamiouks
34985raansouris
34986et asclirafis, uiiu de les attirer dans leurs
34987intérêts. Kurdji se charçea
34988de gagner les mandouks qui
34989servaient
34990à
34991tour de
34992rùles wJ-^yJ!
34993attendu
34994qu'il était leur oommandaot. Tous, en eflet, vinrent renforcer le parti des con-
34995jurés.
34996Cependant} HanlLOUtimonr persistait ii réckiBeri'éloignement de Tagdji, et lui
34997fit
34998signifier l'ordre de se préparer à son départ. Les choses traînèrent en lon-
34999gueur jusqu'au jeudi, dixième jour du mois de Rebi second. Le sultan qui, ce
35000jour II, avait jeûné, ayant pris de la nourriture, s'assit pour jouer aus ediecs.
35001Il avait auprès de
35002lui son imam Nedjm-eddin-ben-Alassal, et le kddi-aikodtit
35003Hosàm^<fin. L'émir Kurdji entra, suivant son usage; il informa le prince qu'il
35004avait été, cette nuit
35005, trouver les mamiouks bordfiâ et autres, dans leurs canton-
35006nements, et avait fermé sur eux les portes. Avant
35007d'entrer,
35008il
35009avait eu soin de
35010placer des émissaires en différents endroits dans le vestibule. Le sultan remercia
35011Kurdji, fit son éloge,
35012et
35013dit au krf/lt-alkodur
35014: «
35015Si je n'avais eu
35016poui- moi l'émir
35017Self-eddin-kurdji,
35018je ne
35019serais pas parvcnti an rang de sultan,
35020» Kurdji haisa
35021l;i
35022terre, el s'assit, suivant sa coutume, hientut
35023il se ieva pour aller arran>^er
35024le tlaui-
35025beau (qui était placé devant le sultan), ce qu'il exécuta en efiet; en uu me
35026ti uips,
35027comme
35028il tenait à la main une serviette, dont U faisait usage pour son service Ii>y
35029, il la jeta sur le sabre du sultan, afin de dérober celte arme à la vue du
35030prince.
35031Le sUahddr ùOxf/k de remplir cette nuil,les fonctions de sa charge j\i
35032suit «^XJ^ l>^\ était rémir Saf-eddin-Koiigai-Karmounî , qui se trouvait d'in-
35033lelligeooe avec Kurdji. Ce dernier «fit au sultan : « Est-ce que notre maître, le
35034sultan, ne fera pas la prière du soir? Le prince répondit qu'il allait remplir ce
35035devoir; en même temps il se leva pour commencer sa
35036prière. Le sUalitUlr prit
35037alors le sabre de dessous la serviette. Kurdji, tirant son épée, en frappa le sultan
p. 393
3503894
35039HISTOIRE DES SULTANS MàMLOLKS.
35040sur l'épaule. I^e prince se retoiirnf» pour chercher sou sabre, mais ne le trouvant
35041pas,
35042il
35043saisit kurdji, elle renversa à terre. Nougal
35044-isst'na un ccHip de sabre qui
35045coupa le pied du sultan, et le prinee tomba renvei sc sui le dos; aussitôt les«pées
35046rattatjut
35047[
35048f
350491 it de toutes
35050[lat ls. en
35051soi le(|iril ne fui bientôt plus qu'une masse do
35052chair iiKuiiiiac.
35053F,t)ii-\las:>al
35054à
350551 instant
35056la
35057fuite. Le
35058k.uli
35059se mil à crier:
35060u
35061II
35062ne vou» est pas
35063perints
35064d'agir
35065ainsi.
35066» Kurdji voulait d'aburd l'égorger; mais b
35067providence divine le
35068fit renoncer à ce dessein. U sortit , en fermant
35069la porte
35070«ur le prince- asmssinë et sur le kitdi. Il rencontn T^ir Tagdjit qui se tenait
35071prêt, et s'était porl4 à la téte d*un nombre de Mamlouks èordjùt dans k cour
35072du palais, pour attendre rév^nement. Dès qu'il l'aperçut, il lui demanda si la
35073chose était terminée. Kurdji lui lépoudil aJlirmativeflMnt, et lui raconta les dé-
35074tails de l'événement. Le bruit de Tassassinat du sultan retentit dans la forteresse,
35075et se répandit à Tiustant dans la ville. L'émir Djenial-eddin>lUttaUassaba Jl&i
35076mtmta à cheval, accompagné d'un nombre d'émirs, et se rendit hors de la
35077ville. Desdaroeurs se firent entendre «u pied de la citadelle, et les troupes, pour
35078Ja
35079plupart,
35080.se mirent en marche. Tagdji manda
35081le
35082reste des émirs qui s^jouf-
35083naient dans la forteresse, et
35084fit
35085(>u\ rir
35086la porte appelée lidb-alkuullah.
35087Maiikoiilimour.
35088«pii
35089habitait
35090le palais du riaïh
35091Àj'.-J'
35092,b, entendit tout
35093.') coup
35094les clameurs,
35095vit
35096la porte de Koulfnh ouverte,
35097les émirs
35098laiisemblés, les (lam-
35099beaux allumés
35100et
35101le tumulte qui croissait
35102à chaque instant.
35103Il comprit
35104(jue
35105le
35106sultan
35107avait
35108été
35109assassiné.
3511011
35111fit fermer
35112les portes, arma ses Mamlouks,
35113»-t
35114se
35115trouva à
35116la tète de
35117j)liis fie quatre eenis hoiumes, tout prêts à tim* l'épée. Mais
35118Dieu
35119l'avait abandonné,
35120llicntut
35121il
35122vit arriver liosâm-eddin
35123l'ostâdâr, qui, du
35124bas de la tribune grillée, lui raconta le meurtre du sultan. Gagné par les
35125itis-
35126tanoes aflTectueuset de cet officier, Nankoutlmoor oonsentli à aorHr, el ae rendit
35127avec lui à la porte de iFodJ/o^ (35). 11 baisa la main de Tagdji, qui se leva et llavila
35128i35) Nowairi (man, 683, fol. 170
35129171
35130r") raconte cTuiu" manicre un peu difTémile
35131les fans
35132qui concernfot le dernier Mte de ceUe sanglante tiagcdic , je veux dire la mort de Maokotiiimour.
35133SttiraDt eel liistorieii, dont le récit a été reprodnil, avec <|Uelqnct varîaBtas, par AboitlnalilKn
35134(man. 663, Toi. 44 \% mon historien anoDyoïe (fol. 54 r"}, et Ebn-.\ïi>» (roan. S9S A,
35135fol. lat
35136r*),
35137« les émir* Kurdji et Tagdji se rendirent au palais appelé Dàr-annmbah , situe dans l'cncrinic île
35138• la citadelle, et dunllc& portes, en ce momcot, étaient fermées. Kurdji se mit à frapper, et annonça
35139qM*iia nwuftg» du sultan niadait rânir Haokoatimoup. Celaî-q, trouvant dus cette démarche
35140' qudcpM choie d*étfan(et toopçonna mw iatcotiân peifide, refwts d'obéir, «t dit à Kiiriljt :'•
35141Il
35142Digitized by Google
p. 394
35143*« 69S (tt09].
35144iiELiK.MAirsei}]^Ebinii4fANsovRt.
3514595
35146à a'aaieoir; pus il oidomis de le- condoire-vcn le cachot <l^l
35147(36)
35148: oa le
35149lânt, et oii k descend daiM>ce«oui«Miiii. L*éniir Schenu-eddra*Sonkoivaliittr
35150et TémW Iaap«ddia-A]lMk4Iaiiiàwl, ntUh de la Syrie, et d*autre» qui teirouvatenl 522
35151dans le cadiol, le levèrent en voyanl Mankoiiliinour, et montrèrent do m^con-
35152• me semble rjue voiu avez egoi^é le sultan.
35153Kurdji convint qui* la chose était vraie. Piiis,
35154il pro-
35155Donça contre Mankoutimuur
35156les parole»
35157les plus injurieuses, et lui
35158dit
35159:
35160• Malheureux, nous
35161< somma venus, en effirt, pour te tuer. Hkokoatinour, piifdantco«iriii£e, se sownU bnniblcnient,
35162• implora la protection de Tagdji, qtti U lui ncrordn , et
35163pnitestii
35164«fii'il ne loi ferait aucun mal
35165, fi
35166« ne soufirirait pas qtio persownr» osAt lui nuire. Manko\itim<nir, rassuré par ce serment, ronsi-nfit
35167à ouvrir sa porte. Kurdji ctant entre, i'arrt^ta prisonnier, et le conduisit vers le cachot qui servait
35168• de lieu de détention ponr les émirs. Là te trouvaicM plosiears de ces oISeiera, que Nankoali-
35169mour y avait Faii enfe rmer. .Suiv.Kii
35170ci' que l'on rap|>orte
35171, l'émir Schems-eddin-Alasar se leva et
35172« vhit
35173'n
35174sit lenconlic; l'émir li/ -etlilin
35175ilaniiwi se leva,
35176li'
35177rharg<»:i
35178d'impn'T.itintrs et d'injiui s
35179,
35180et
35181» voulait ic luer. Tous ces prilonniers supposaient que Mdiikouiimmir avait encouru la disgrâce du
35182« aiitaB. Da le qwestfanaAranl à cet igÊMd't mais
35183il
35184leur «seonta
35185la.ttoit Ameato du .prince:
35186Les
35187éonirs redoublèrent leurs iuMilteSi et ia|>pelèrent k MankouiimOiir tons les actes OOWpables dont
35188•
35189il était
35190l'aiKeur. ,\n bout d'un moment, Seif-eddin-Tagdji
35191retourna rln-/
35192ttii, poitr un<' affaire.
35193« Kurdji , profitant de son absence , prit avec lui uue troupe d'hommes , se rendit à l'ouverture du
35194caobot, et voulut fiiire ranouter Mankentimonr, sous préte«te de le faire endiatiter, ainsi que la
35195«dnae te pratiquait à l'égard des prisonniers. Maokoutimour refusait de sortir tM iBiillai et à
35196• peine était- il à l'entrée de la prison, qu'il futmas-tacré |>ar Kurdji lui-même.
35197>
35198(36) Le mot H/oubb w»^, qui
35199si^inifie proprement un puiu, désignait un cachot^ dont Makrizi
35200parle en res termes (mao. 68a, fol. 381 r*)
35201: • G: cachot était placé dans le Château de la Montagne.
35202« CéiaiEtU qoe l'en cmprisoDiîaii les émin. On en eonmieoça la eonstniction Fan 68t, ions le rigne
35203•de Melik-Man^ur-KeTaoun. Il ne cessa d'être eipployé k cet usage, jusqu'à ce qu'il
35204ffit démoli,
35205• par ordrt de Melik-Nilser-Blnbammcd-ben-Kelaoun, le lundi, dix-septième jour du mois de Djou-
35206• mada-premier, l'au 729. A c^tte époque, le schàdd ^l'inspecteur) des bâtiments, étant descendu
35207• dans le cachot pour j faire des ré|ianitions, fut frappé dliarreiir en voyant l'olMeurité profonde
35208,
35209nie «.tabredeelUMives-eoûris, et l'odeur infecte qui régnaifDt dans le souterrain. Dans ce même
35210< temps,
35211l'émir B«*ktemnr
35212flf»fifAi
35213f TéchatHoril avnit auprès de sa personne un
35214individu qui
35215était
35216• l'objet de ses plaisanteries , et aux dépens duquel
35217il se divertissait,
35218il envoya cet homme au cachot,
35219• et ou fjr descendit. Lonqu'il j eut passé une nuit, on vint le délivrer. Revenu ehea TémlrBckte-
35220• mwr,
35221il lui retraç.t toute l'horreur d'un pareil séjour, tout ce qu'Q reofemaît d*ol)jets effroyables.
35222« Le irA<fr/</des bAtiraent'>
35223, qui se trouvait présent h cette eonvrrsniiim
35224. repré^enta vivement quels
35225« maux souffraient les émirs renterméa dans ce cachot Bcktemur en ayaul parle au sidun , le |uriuce
35226« dmiaa ordrsr de fiùie sortir les émirs détenus dans cette prison , et de la comitter entièrement. On
35227« béât par dessus les chambrer ^LL! des Mamiouks. On employa pour combler ce sonteiTain les
35228> roatt-rian^ qui pn>viniaientdekdénioUtioadeU|pBandn9alk^yMj^l ^tjji'^l,Mtuéedansle voisin
35229• nage du grand trwor. «
35230Digitized by Google
p. 395
352319<>
35232HlSTO»e DES SULTANS HAKLOUKS.
35233lentemenL
3523411 leur dit
35235: c Le sultan, ëtant inrilë contre moi, a juté ée itte Ikîre
35236mettre en prison. » Il voulait» par celte ruse, détourner la fureurde ces hommes
35237iti itt's,
35238et empêcher
35239qu'ils ne
35240le massacrassent. A pmne un moment
35241s*étek*il
35242«coulé, que la koufffh (corbeille) descendit |>ar Pouverture du cachot. On appela
35243à grands cris Mankoutimotir, qui se leva et s'assit dans le panier, l^s prisonniers
35244resièretU convaincus que le sultan hiî avait pardonné. Dès que Mankontiniout
35245filial rivé à l'ouverturp du carliut,
35246il trouva Kurdji
35247, qui se tenait là, accompagné
35248d'un nombre de Maiiiluuks. (]cl émir le frappa d'une lance de
35249fer, le renversa,
35250IVgt»rj.'éa
35251auprès du cachot
35252,
35253cl se relira. Voici ce qui amena cet événement
35254:
35255lorsque Matikoulimour se rendit auprès de
35256Tagdji,
35257Kurdji ne se trouvait pas
35258présent;
35259informé de
35260l'arrivée du naîb^
35261il
35262vint pour
35263le
35264chercher. Apprenant
35265que Mankoutimour était dans le cachot,
35266il s'adressa, d'une voix tonnante, aux
35267émirs, et leur dit
35268: « Que m'avait fait le sultan pour que je Taie assassiné
35269: par
35270Dieu je n'avais reçu de lui que des bienfaits; il m'avait âevé, et Tait monter en
35271grades.
35272Si j'avais su que, le sultan mort, Mankoutîmonr dut lui survivre (37),
35273je n'aurais pas commis ce meurtre; car la conduite de Hankoatimour estleseul
35274motif qui m'ait fait agir.» Il se rendit en hAte vers
35275le cachot, et massacra son
35276ennemi, dont la maison fuV aussitôt livrée au pillage.
35277HankontimouT était un homme désintéressé, attentif à maintenir la dignité
35278de l'empire,
35279et rcm[ili
35280d'activité. Le premier,
35281il renonça aux ikta delà milice,
35282qui dépendaient du dmm du iiaîb^ et dont le produit s'élevait, chaque année,
35283à cent
35284mille ardebs de grains.
35285Il abandonna le tout pour des œuvres pieuses.
35286Il avait
35287le jeu en horreur , était respecté, pîeîn de
35288fermeté.
35289Jamais on
35290n'avait
35291entendu dire de hii qu'il eAt injurié personne; jamais sa bouche ne prononçait
35292une parole déshonnète.
35293II était extrêmcnicnt harcîi,
35294tt supprima plusieurs insti-
35295tutions vexaloires
35296-, du
35297reste,
35298il joignait à un esprit léger uu orgueil
35299excessif.
35300Il
35301méprisait les émii-s, qui, de leur c6té, conçurent pour lui
35302la haine la plus vive.
35303Ils .'iculirent bien qu'ils ne parviendraient k le renverser que par l'assassinat du
35304sultan.
35305Ils se réunirent pour tramer ce complot, qui
35306réussit, ainsi qu'on la vu.
35307Les émirs qui trempèrent datis ce meurtre, furent : SelPeddii»Kurdji, Self-ediUn-
35308Nougaî, Kara-Torontai, Kedjek, Arslan, Akousçh
35309et Bilhék-anesoul. Ltdjin
35310(3?) Au
35311la u
35312tic CCS mots : »J4U
35313^^^j^ *J»
35314!jl ^1 wvji»^
35315, j'ai cru devoir lire
35316;
35317Digitized by C^ooqîr
p. 396
35318A»69a(ia99)*
35319X. llEUK.MAMSOUft-I.AOJIN-llANSO0RL
3532097
35321mit occupé le tr6iie, deux ans deux mois et treize jours, diepuis T^poque où
35322Melik-Adel-Relboga
35323ayant
35324quitté son dehUtf
35325dans
35326le campement d'Aoudja,
35327Làdjin avait reçu
35328le serment de
35329fidélité des émirs, savoir
35330: b lundi,
35331vingt»
35332huitième jour du mois de Moliarrem, Tan 696, jusqu'au moment où
35333il fut as-
35334sassiné;
35335et depuis l'abdication de Kelbnga, qui eut
35336lieu à Damas, et amena la
35337reconnaissance complète de Ljidjin, comme souverain, en Egypte
35338et eu Syrie,
35339évtiieint lit arrivé,
35340le samedi, vinf^t-fjiiatiième jonr de Safar, dew\ nus
35341et deux
35342mois, moins
35343treize jours. An moment de sa mort traîïiqne,
35344le prince
35345était ât;é
35346d'environ cincpiante ans.
3534711 était roux, avait des veux
35348bit us, le visage manjué de 523
35349veines.
35350Il était d'une grande taille, avait un aspect impo^^ani
35351, était biave, intré-
35352pide, plein d'intelligence, religieux;
35353il aimait la justice ,
35354montrait de l'inclina-
35355tioii pour tout eo qui étidt bien, chérissait ks homines vertueux , et était d'un
35356commerce aimable. Il joignait A
35357ces qualités une conduite austère et de la ré-
35358pugnance à ouîre. il supprima un grand nombre de taxes ^j^* et il avait cou>
35359tume.de dire : « Si je vis, je n'en laisserai subsister aucune. »
35360Il aimait la so-
35361ciété des gens instruits ainsi que des hommes du commun, et allait partager
35362leur repas, li était grand man^ur. On ne pouvait lui reprocher d'autre défaut
35363que son excessive soumisnon à sou mamhuA et son mifé fémir IHankoutîmour,
35364dont
35365il suivait tous tes avis
35366et adoptait toutes les volonté, par suite de Tex-
35367trème aflection
35368qu'il avait pour lui. Cette conduire c^iusa la mort tragique de
35369Tun
35370et de l'autre
35371: elle amena aussi la dévastation des provinces de l'empire, en
35372suscitant l'invasion de Gazan.
35373En
35374eflel,
35375l'émir Kat)djak
35376et
35377les autres émirs qui raccompaf^naicnt
35378, poussés
35379par leur haine contre Mankoutimour et la crainte (jn'il leur inspirait, se rel
353801
353811
35382i
35383r pot
35384auprès de Gazan, et
35385l'excitèrent
35386à
35387faire uin
35388< \|iédition en Syrie.
35389Il en
35390résulta
35391une série d'événeiiienls, (jue nous racorUei oos
35392,
35393s'il
35394plaît
35395;i Dieu. Lâdjtn , depuis
35396le moment où
35397il eut assassiné Melik-Aschrar, était convaincu intimement qu'il
35398périrait lui-même de mort
35399violente. Uu peu après l'axr, le jeudi, dans la soirée
35400duquel
35401il devait être égorgé,
35402il se fit apporter du silah^k/uumh (rarsenal) un pa-
35403quet de flèches pour les exercices du Meidan (38). Il commença à remuer chaque
35404;38) Le texte porte
35405:
35406w>Lij V*^' ^ M"' n'ocre P^s
35407'io sens. Dan» l'histoire de No-
35408wvri, le prciDier mot est écrit wJ^, ce qui est la vériuble leçon. On peut voir ce que j'ai dit sur
35409leMBtdn icnMv^jJ iiaMleanotciqttiaoeoDi|wgiinitk|ii«uiAftpit«iede«ctd^
35410WAvatrUim partit.)
35411i3
35412Digitizeci by Google
p. 397
35413HISTOIRE DES SULTANS M \MLOUKS.
35414flèdie Tune apràtraulre^ en dkant
35415: « Celui qui a tué sera tué. » Il répéta ces
35416mou à pliuieura repriaet, el le sort était là tout pfét k réaliser oe dlaoonn (39);
35417seideamt ici quelques exemp]««. Od lit diaft VHkitbvde Beinut (idhi. ar. foi,
35418fol. 90 r")
35419: Ji^
35420wLlj wr'Ai^kLst • n bbriqoa pour Taokis un Aiiieeni de Sèches. • Ce mot, employé aa plnriel
35421v^tjJt
35422, désigne
35423exerclcfn qui sefont avec les Jlèckes. On lit dan5 une Vie du sukan Couri [âe
35424mon mnnuscrit,
35425fol. 53 r" et v"): ^!j-4' ^ bLjJ'
35426> li se divertit plusieurs fois, dans le met-
354274m, au jeu des flidiea. » Et {ibid.)
35428:
35429jJ^woJ ^ i\j < Il porta à un plu» hant point le jeu qui
35430«cODsiMut A déeoeker te lUcbe*. • On lit
35431l'JRflaine d'tgfpit d'AbonInMhiMn (oMn. 663,
35432f. xa^)i»S^ J» «)tjj( fj*^ ^\ yjjfi 'i
35433ï*;^^ *!*^^
35434« Cdui qui
35435> se ranlede connaissances dans ce genre, taudis qu'il y est compktement étranger, ne sachant pas en
35436« réalité le nom d'un des genres d'exercice qui ont lieu avec îles flèches. » Par suite, le mot <w>t<^1
35437aaxejcerticcs^auxévotutioasde la guerrt.OnVii d»ni VHistoire datuùaa CoiaUt. 65 1^)1
35438>
35439«^UiU UjU ^^ir«llétniti«trattdan»leseieraicMikla8u«ri^*etpln»lMs(r.96i*)t
35440UtjLÎl
35441^ Ktrrf
35442•nSt tniwer au milieu dTcux les exercices militaifet.
35443Daaa VBîk-
35444loire des
35445rois d'Jbyssinie de Makrizi (p. 6): \^^^\ <^"^Lj
35446^
35447« Des exercices de
35448• divertissement avec
35449les instruments guerriers. >Le mot ensuite désignait des exercices y des èm-
35450tutioas d'un autre genre. On
35451lit dans
35452l'Histoire d'Égjrpte d'Ebn-Aïas, en parlant d'un dauscur de
35453corde(t. i,»* partie Cio4 1^:1^^
35454btjJl
35455« It «xécula des taon nvpi«Baiito.a Et(t. tt,
35456r. 19S
35457s^U(*'t wjljJ^yit»
35458« Il «tiécuia, en ce genre» det évolntiona aortm"
35459" naotes.
35460<•
35461('ig) Notre autour fait
35462ici une allusion manif«tc h une
35463expression
35464proverbiale, employée
35465fré-
35466quemment chez les Arabes, et conçue en ces termes
35467: ^^ia:ib
35468*)L^\ ^\ «Certes, lVi>reuve
35469« {le malheur) s'attache au diieoura.
35470Si Ton «n croit Mcidani (Pmerêes, 3?
35471et Mmondl {TenM,
35472nan, d« S. Germain, fol. i3a v°), Torigine de cette loculion icmonlaiti Hahomet lui-ménie, qin
35473en
35474fit l'applicaiion à
35475.Vi nt;
35476Ri kr, dont les connaissances,
35477si profomlL-s aous
35478le rapport
35479tîes généa-
35480logies, s'étaient trouvées en début devant l'habiletc supérieure d'un jeune homme. Ce proverbe se
35481trmiTie bien sou?cnt ctié par les éerivaina arabes et persans. Je le rencontre dans le Kitdb-alaffbH
35482(t. IV, r. 3i4 y*); le Manu^f de Haioudi riom. I, f. «87 v*) ; le JUuek$elU(fie ZamiUiacbéri (t. Il,
35483f. no V); le Traité du gouvernement de Kein.ît-cdJin
35484;'maii. ar. 890,
35485f. 35 v"); le Fdilkat-aUshotafd
35486d'Ebn-Arabschah (p. 90)} dans un vers que cite Abou'lmablsea {Hittoire d'igfptt, nao. ar. 65g,
35487foL i48 r"}, et qui eit conçu en ces termes :
35488(iaide bien talaagne : ne parle pas , de peur d'éprouver quelque JneonénieBt} car le Dalhcor
35489«est attaché au langage.» Les ntaies mots ae «etiwivanr dns
35490la lMkhkfr«ûiéif
35491{
35492ir.
35493fol. ai3 r*), dans YHistoire de Mirkhond où on ltt(Aib(oi>v des Seldjoucides, IV* partie^ fol.
354941 1 1 r»)
35495:
35496-v-^a-«
35497" Ainsi se réalisa le sens de cette parole
35498:
35499le
35500> malheur est attaché au discours. > Abou*Imahàsen , dans son MMhel-tdfi. (tom. IV, manuscr. ;Sfl^
35501fol. «9 r*Jb dtew prombe comme ae icDeontrant dans 4asth« oùm pdMe d'Egypte , Abd aliaitf-
35502ben^Ahmed-Paioumi, fabmit A la Ibîa rëlogede la gnmmaiM et «m critique delà logiqno.et
p. 398
35503àt 698 (1199).
35504X. 1IELlK.MA!rS0UK*1.A0JtN-llAllS0URT.
3550599
35506car»m IxhiI de qnttn benrtt, le prinoe fat isnaBÎné par ton page. Un fait
35507•anoMdble ëlait arrivé à Melik-Asdiraf. Celui-ci se trouvait dans une enceinte de
35508chasse ju^ Lii». Céiait (à l'ëmir Hosàm-eddin-Lâdjin) que, ce jour-là, appartenait
35509la fonction de porter les armes derrière le sultan. (L'émir fiekiotit-Ala!s) s'Aant
35510rendu au poste qu'il devait occuper dans l'enceinte, (Lâdjin) lui remit les armes
35511du sultan, Pt lui
35512dit
35513: « fPrcnds ces armos) et va trouver le prince; car c'est
35514là
35515« l'ordre qu'il a donné. » (Bektout) reçut les armes, et se dirigea vers la per-
35516jmtant sur le double sens du mot ^^^^ai^, ijui, en arabe, dé^ij^iK-
35517< jjalement te (Ihroan et la logique,
35518trauscrit cette cxpresstoa
35519« CerMi», le malheur e>t atUche à la logique. •
35520Dus VEtM»^ de Nowairi («6« piMic, man. ik Lqrde^ Ibl. 179 1*},m Ut, cveevm Mgère variante
35521:
35522ijmU
35523•LmXJI
35524La destinée était allMfaée au diwourg.» L'anlCttr du mAdm-taMtk^
35525(man. de Ducaiirroy, fol. 16 v*) nous ofTre une parole àt Mahomet eonçae en ces tcmm : ««LJ}
35526«LJj'^I
35527«L-J^Lj
35528< Le malheur s'attache aux prophètes, puis aux saints. »
35529Le participe
35530signifie
35531: ijni est préposé à une chose, qui lui est inhérent. D;ins \m vers que cite
35532Sm4LlMllilun (œan.
35533ar. 730 , fol. 197 v*}, on
35534lit
35535: ^yJL}\t O^i^ w>!JoLsr't^ « Les iofortuoes
35536tantanadwn à rbootme.
35537Un vers reproduit p.ir le mène historien (f. 199 v°) oifncas i&dts :
35538«netcricos pasl unrMtiearleflntBKl de ws kowwic» •»tcacliB^& lepooMer les rêpclîliain.
35539ItaM la ilsMUM
35540'^««ir (t IV, loi 16) v*)^ onlkeethinliliebe t^^^l^b ^^a* ^oly>||oD
35541• «Mr «si affligé et «Itadié à ramour. . Dans le IMwa âtrpa/m tb la trO» d» Anttetf (f. t6a_v*)
3554200
35543lit, en parlant^une fenuiie : «^JâJU è3(yt ce qœ le coamientHieur explique par:
35544s*S^
35545hXA
35546^^^f^ '
35547doute de mon amour pour elle.* Dans un vers de YAnthologie intitulée AXar/tfaA
35548(maa.
35549fol. a5 \*)
35550: ï^Cii
35551ïjiLè • La tyrannie de l'amour le laissa livré à ses
35552réflexion*. > Dans le Katatd-aliliian (de mon manuscrit, p. iSaj
35553: ^y Ol>^b yt^y "^1 • Si ce
35554«D'est in amour attaché aux pensées géoéreiuas. >-Ebn-Abt-0sH3b*h, dans la Fû du MiiediÊtf
35555s'eipriaie aiosi : JJpl t* J^/ ilx*')
35556« Lonque le discon* est le fNit de la précipitatioa, les
35557«emiinM sont inhéienio. • Dans an ven du Ki^h-alagAii (t. Il, f. 146 «<) :
35558JlJÛ\
35559JS^ «Certai» ta langue est TOnéa à npporterco fait. » Dans le tétlmak {m. ar. ia7a,C i8a v*)
35560:
35561• La a^MuatioD de met émis, dans la sodélé desquelsje vivais, Uwrt mon ester à des aoneis coeli-
35562«DOels. > Dans un vers du Kitdb-alagdni (t.
35563II, fol. i4> r°), on lit , en pariant de l'amour
35564: k» ^JUil)
35565Jfy« oL^I ^^y^ « Tu lui es voué jusqu'à
35566l.i mort. » Dans lo même ouvrage (fom.
35567I, fol. i5)
35568t LJl
35569«jujl jL,jr^'u J$y» «Je suis voiir à la beatiti-,
35570tt la suis partout.
35571» Ailleurs
35572(t. IV, fol. ai3 v)
35573: ij
35574Jiy i\yi\ • Le cœur lui est dévoue. » Dans l'Histoire d'Ebn-Kbaliikan
35575(f. 443 v°)
35576: J^y «I
35577., k rr^l
35578^LmÎ^IU • Le» fautes sont iobérentes àllienin». • Dans les AnHwdes de HdidBni(Piwverb. 4) ;
35579Digitized by Google
p. 399
35580lOO
35581HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
35582sonne du sulUio.Làdjin alla prendre la pkce qu'avait obcupëe Bektout.Gdiii-ci,-
35583à son arrivée, trotivu Melik-Aschrnr qui
35584était à cheval, et avait bous «on front
35585l'extrémité du manche de son fouet, sur lequel
35586il appuyait sa téte; Tantre ex*
35587trémtté du fouet était fortement appliquée vis-à-vis de la selle.
35588Il semblait, par
35589suite d'une réflexion profonde, plongé dans IWtase (4o). Ensuite i
35590il se te»
35591(*l Sy ««l^^t^ Jtj^-i «Uuiglienw »*«npue
35592et devint, pour «ioai dife,iohé-
35593« renie à leur nature. . Daiu le HamaiA {Bmifta, «d. A. Schultens, pag. 494)
35594:
35595. . .^
35596^
35597« Je suis voué à la bravoure. . Et (mm. f. m» v»)
35598: j^y*
35599«J f J*t Js 5^^ «jf
35600Comnte
35601s'il était voué à combattre
35602les hommes raisonnables. . Dans VHistoin des ^Hfniridn
35603d'Imad-eddin-hfahdni (man. de S. Germain , fol. ao f)
35604: C^^^lj jjs^ L|) AmJi «il^L* «SOB
35605« éUit pour elle v.hi--
35606I ^miionf. » Ailleurs
35607fol. 76 r")
35608: ^Lia^L»
35609si5lL|t JlJ^ *,Jtt aLt
35610.dcMouwaiad-dinulk était voué à
35611la vengeance. . Un véracité par Soïonti, dans son commenlaiiv
35612sur le Mogni (manuscrit, fol. laa r"), offre ces mots
35613: L.^ J j_ïL. j^y ^,1^1
35614Jt,
356151»Up Jjj! . Et moi, daash giiemlB plusacharaée, je me voue à exposer une'^ie, dont jeoe dc«i^
35616• pas la conservation. •
35617{1,0) Le root L-è, „bsenee, drMgnc ttnr extase, une absence d esprit. On
35618lit dans VUistoivé'i'
35619gr/'"d'Abou'lmahâsen (n.an. 663, fol. ,19 r«)
35620: ^jSi^
35621ll££ J ,L^jJ
35622. ^
35623« mensaiu étaient dans l'apathie causée par leurs divertissemeoto, dans l'absence dVsprit qui était
35624.le produit de leur ivresM. . Ou» VBtiÊ^ tPBspag^ de Makwri
35625(t. I, fol. .9» v»)
35626: ijl JU
35627à^lj . LViat a-i vressc et l'absenof. d esprit. . Dans rJSTIfMtaA J^mtkm (nan. 7t)/pag. a8»)
35628L--iJ)j J^z-^l.
35629.
35630J* wJLiJI «L'éutoidiitaiicd«scbcïUi était d'<u«
35631. d*N
35632r, n. xion.
35633d.n. l'extase. . Dans le .V««/^r^^.^;f d'Abou'lmahisen (t. IV, man. 780, f.
35634:
35635tti^^
35636^ ^ ^^
35637I* avait des nu.meots d'absence et de présence d'esprit qui ressem-
35638'
35639^^'i^&pt' d'Ebn-Kadi-Schohbah (man.
35640643,
35641fol. >oa *»)
35642•
35643^pMI
35644" Il «évitait avec soin do tomber due r«tase, en nelant «tris, pour écouter ee ditraiis.
35645. Lorsqu'il entrait dans cet état, en présence- de cet homme,
35646il se levait de la salle. . On Ut daos
35647l'oavrage intitulé .Y«tf/7/-e/Wn/(mau. ar. 3-5,
35648fo?. î8a r")
35649: .Li.^^ L_jJî L_â)Lj ^ jj
35650.LJJ! ^li. J! U^l,
35651J^.^ ^1 ^
35652ent«d'paH/mot
35653.
35654felt»« uae abMiwe réelle des objets ; et, dans ce sens. le résultat répond à ce «{ue désigne le
35655• mot>bwl(aoéaatHaeiii«>i). . Le mot Ity^-M exprime une idée aaalogiie. On fit daas ImMm m
35656une Nuits (t.
35657I,
35658,,. rvv>
35659r hy^\ J viJci.) . Die entra dans l'exiaie. . Le verbe *-JJ ^ s-J*
35660signifie apoir perdu t esprit. On
35661lit dans le Roman d'Antar(t III,
35662fol. at6 r»)
35663• ^o*» jLtSLj
35664*^ ^
35665. Tu l'enivreras jusqu'à ce qu'U pcide l'«prit . D.ds la Fie de Sa(aiin^,.'^\J^
35666(p.
35667: LjU Aind ^r. II avait une absence d'apiii. . Dtni le Awdrif-aimadrtf (fol.
356681 1» ^
35669;
35670U
35671V*?* V-» -U" «prit «««trait Vinediodiepasoeqne cet bomaw dit..|lsBs
35672Digitized by Google
p. 400
3567369B (1*999.
35674I. llELIX*irAVSODIULADJIN-MANSODRI.
35675tôt
35676tourna et dit à Bektoot
35677; « Vurdiai!- en i-^jardant denière mot, j'ai aperçu
35678«.Làdjin qui tenait à la main les armes et Vépée : Je me suis Imaginé qu'il aUût
35679« m'en frapper } et, en fixant les yeus sur lui, je lui ai dit ; « O Schoukair, remets
35680« ces armés k Bekiout, afin qull les porte; et toi va prendre sa place. » Bditont
35681lui dit ; « Je supplie» au nom de Dieu, le sultan, notre maître; de ne pas con-
35682* oevoir une idée semblable. Udjin est un personnage trop peu Important , et a
35683« reqfwît trop bible, pour oser fiMrmer un parni jxrajet, et , «icore moins , IVxë-
35684« cuter.
35685Il est mamlouk du sultan,
35686il a été celui de notre
35687niaiit e le sultan à qui
35688a Dieu a donné la couronne du martyre.
35689Il a été élevé dans le palais auguste. »
35690prince
35691lui répondit
35692: « Je t'ai seulement fait conuaitre ce qui m'a passé dans
35693« l'esprit, ce que je me suis
35694imaginé, n Bektout dit, à cette occasion
35695: « Je crai-
35696(I gnis pour
35697Lâdjin
35698l'efTef des idées que le sultan avait couçues, par rapport à
35699lui.» Voulant
35700lui doinier un conseil salutaire,
35701j'allai
35702le trouver celte
35703nuii-là
35704même, et
35705lui dis: « Evite
35706le sultan; ne porte pas si souvent ses armes, et ne te 5^
35707« trouve pas seul avec lui; » en même temps je
35708lui racontai ce qui s'était passé.
35709Il fit un grand éclat de rire, et parut étonné. Je lui dis
35710:
35711«
35712Il y aurait plutôt là
35713« de quoi faire pleurer, a II me répondit
35714: « Si je ris,
35715c'est de
35716la sagacité du
35717« prince. Au mmnent oik il me regarda et me dk : « OSckmikéù' (Rousseau), » je
35718m fus sur le point de tira* son épée, et de m*en servir pour le tuer.» Bektout ajou>
35719Ittt : « En entendant ces paroles, je restai profondément étonné. » Kt ce qu'il y
35720eut de surprenant, ce fiit que la même blewnre qui avait causé la mort d*A>
35721adirafse retrouva précisément sur le corps de Lftdjin, après son assasunat.
35722Souvent, durant son r^e^ oe prince, au moment où il allait commencer sa
35723prière, se tenait ddioot, découvrait aa téle, et suppliait Dieu deproloi^ sa vie,
35724juaqv'à ce qui) p6t se mesurer avec Gann. Puis il ajoutait : « Mab je crains
35725que le terme ét mes jours ne m'atteigne avant cette époque; » et sa prévision
35726se réalisa. Dans sa jeunesse,
35727il
35728était adonné au vin (41)} durant vm séjour à
35729le Sobm de Makrin (ton. H, aun. 67}, bi 480 r*} ;
35730tji^ * On l'eai|MMa, et U avait
35731(41}
35732ije verlM> v.,;ji^! qui se coustroit avec la préposition
35733ei plus rarement avec ^^J^, doit
35734M TCBdre par éuv voué, éat paukimémtia adonné à mte cAoi» ^Am^w. Oa lit dam l'A&M'n
35735d*M^(wa^ fat, ftaL l3s v*}
35736: ,^1*1) si
35737• H
35738profondémeot adonné à ôêè aeta»
35739•'coupables. . Dans le Madjdal du
35740irrstonf?!! Amrou (man. 8z p. 186)
35741: ^LJi3l
35742^jSig^ « Vou«s
35743• au désordre. > Oan» uoe Collection de canons de concilet (maa. ar. it8, f. So v*)
35744: »y;C,|îit ilhU
35745biyiiizea by GoOglc
p. 401
35746I09
35747HISTOIIE DES SULTANS K4ML0UK8.
35748Dianiasy il buvik (4») «t^c iet ]»riiioi[i«us habitants, atleur dbiribuail de8pré<
35749aeats au milieu de m* divertiaMmenli. Comme il «e livrait an jeu avec aicèa,
35750Sdioudjai dit à Helik-BIaBSOttr^Lelaoun
35751: « Cet hoaune port» atteinte au respect
35752«dû au sultan, par ses liaisons avec les bomnes du commun de Damas, et sa
35753« passion pour le vin. » Kelaoun
35754lui adrasoB, par la bouche de l'âmir Torontaî,
35755tuiïb de Damas, des r^primatules et des menaces. U lui écrivit anssi sur le même
35756sujet. Lâdjin était, dans ses mouvements, d'une activité prodigieuse. Quelque-
35757fois, durant une p;^rhf' de rhnsse,
35758il s'absentait peudaut un mois ou deui, ac»
35759compagne de ses compagnons et de musideos (43)« Mais, lorsqu'il fut parvenu à
35760s^S^'i ^
35761• Pour les hommes débauchés qui sont voués à ces désordres. • Dans VEUtoire d'Et-
35762pagne de Makarri
35763(t.
35764Il,
35765fol
35766i-s v"
35767!
35768! v_JU L:s-^ ^^."lî ^\ ^ ^iC>4jl
35769« llcn-Abi-Amer f-tait
35770• passionné pour la société de (idieb.
35771» Dans
35772la Deserijition de l'Ègfpte de Makrizi ^manuscr. 68a,
35773\'}
35774:
35775t^Kv"^ • AUhhIii qnU étoit voué à Vmtnt et à lligiutiee. • Et tSBmn
35776fdiKfàirf
35777(J^t) ^UJDI ^ «^^v^ *A amie d«M>n atuchenortiiiadMaié pour l«s plai»
35778• sir».> Dans les AnnaUs d'Abou'iréda (t. I, p. 46>)
35779: w^^^Ji
35780• Livrr
35781\\
357821
357831
35784li
35785i! ;on.»t)aiu
35786l'Histoire d'Égypte d'Aboulmahâseti [m. 671,
35787f. 129^
35788: vJL^IJJJt J. ^<T^^^^ ^,1$'.
35789|| ctoitlivré
35790« passionaétnent aux plaisirs.
35791Ailleurs (m. 666,
35792f. io5 r°)
35793: s^l jlit ^3 «il-^^l « Son goût efTrené
35794• pinirletpldiiiB»»Danl« JKt«Hf-«IKM^da mtewmri
35795107)* dnaiqneduisleJllimM^
35796$âjl de cet auteur (tom. Il,
35797f.
357981 3 v°)
35799: o^-^) 3 K,^;*^ > Il était adonné aux ptaisirs. > Dans U
35800Biographie dit XP sirclr
35801i p. gy]
35802: ^JUiî
35803ÂjJLk^ ^J* Ky^J^ i^^' "
35804""^^'^
35805**
35806livres de science. * Dans les MiUe et une Nuits (L II, p. 4a]
35807: AJ^L^
35808Elle était
35809« vouée i son service. • Dan* VHistain d'Égjpte d'Ebu-Aïas
35810(t. II, L
35811)
35812:
35813t i jJ ^ ^•i'^^ '
35814• Il éuit adonné am plMstrs. > Dans IVlMMr* â'Êgypm de Djebera (t. tll, f. 98 V) •^ IPW^
35815^1
35816.dljt^t
35817" ih s'adonnèrent à venir fréquemment chez lui.» Dans le Fdkihat-alkkola/a d'Elw*
35818Arabschah (p. 171,1
35819: sjX^^*
35820J Ul
35821« Je sais voué à rignorance.
35822« Dans Ir inrino ouvrage,
35823lin trouve le mut ^.^S-^^ cinpluyc d'une manière absolue, et tijjDifiaat passionné, fanatisé. On y lit
35824(p. 177)
35825: v^j^^tjJué
35826*]i)t yli.«Que Dieu le prùeffede la patfiiBia de ITioaMMe |ianianiid. > Wiit
35827loin (p.
35828!%•>>, :
35829sA^y» J» «Toat bopiawpMMOoné à feccis. • Et enfid (pig. 9)0) : f^Su^ ^
35830(J^jH'
35831(I « Avec ses troupes
35832f:trt.ifï-,('»cs. »
35833(4a)
35834\ai
35835vi rbeyjb à la III' forme sigtiilîe boire tipee quelqu'un On Hf
35836r) m-- l7/fV."">r tn
35837i'ir Kba!-
35838likan (man. ^ iù, fol. 7 r*J
35839^^^''1'^'^ ^l^«ll buvait du vm avec AUnu>uu. > Li plus loin
35840(iM. V*;
35841UjiLu
35842^ • n ne cens de inbe du vin avee elle.
35843(43) Le mot I4U ou
35844ligniSem fmMawiif4fe mul^». Oant PASbagiiwdie MMrravieur (L I,
35845p.
358461 116,
358471 128), les mots l^Ui '^^j^ expriment les musiciens. On Pcmploic aussi avec la forme du
35848pluriel. DkmVBistoIre d'Égypte d'Abou'Imnh bf n
358491 man.
35850663,
35851fol.
3585286
35853t^) ^
35854^^J^
35855jy^]fJl^^^ « Les joueurs d'iostrumenta de iuuM(|ue, tels que tambours, âfres. « )>es mêmes mots
35856eTCirottveM daai vi^e ffirMi» ^Égfpte éaak le OMmiicorit n'appartient (fol. 14 1^; dan* Vi~
35857Digitized bv Google
p. 402
35858M 698 (tt99).
35859X MELIK-HANSOCR.LADJIN-lMHSOUHIw
35860lo3
35861lajouverainplé» il renonça ai)soluinent au jeu, et tint une oondoile irréprocha-
35862ble^ entiéfteaient occupé de
35863la justice, de Téquité, de dons, d'actes de bienfai-
35864saoo». Uifagaa l'aflection des émirs, die» soldats et du peuple; mais Teffet de
35865cet bonnes qualités fut détruit par la mauvaise adnninisbration de Manliouti-
35866mour.
35867I-îdjin, après le meurtre de Melik-Aschraf, avait étéoWige «Je se cacher, aussi
35868bien que Kara-s»onkor. Ce dernier avait eu un songe, par suite duquel
35869il députa
35870vers Làdjin, pour Tioviter à
35871se rendre aupus
35872Je
35873lui; car chacun d'eux con-
35874naissait la
35875retraite de l'autre.
35876IJidjin se
35877iit porter, dans un colTre
35878, à
35879la maison
35880de Kara-sonkor, qui était caché au Caire, dans
35881la rue
35882de Behâ-eddin.
35883Après
35884qu'ils se furent entretenus ensemble, Kara-soukur dit à Làdjin
35885: a O Schoukau-,
35886« j'ai eu UD songe que j'hésite à te raoonler ; carje crains qu'il n'excite en toi des
35887« idées «fambition, qu'il ne change tes sentiments, et que ta ne me trompes. »
35888LAdjin
35889lui ayant juré qu'il n*cn ferait rien, Kanhsonkor lui dit se II me sem>
35890« blait, dans mon songe, que tu étais en marobe, atant devant toi des chevaux,
35891« dont les queues étaient liées, les crins treas^ et qui étaient couverts de raAo-
35892« bah
35893^otf comme cela ae pratique dans les marches des souverains; en-
35894< sniie tu descendis de obeval, et tu fasris sorun nwnber (une diaire) (44)t étimt
35895« revêtu de la robe d'honneur du
35896khalifiit Tn m'appdas, me fis ameoir sur
35897m le troisième degré du menber et t'entretins un moment avec moi; après quoi,
35898«t tu me. r^onssas du pied, et je tomliai du haut du menber, k ce moment je
35899d'Eba-kadi-Schohbnh (nian. 643,
35900fol. aag v")
35901: ^!^î ^'^Lj jjOjoA'î oXl)' S^j^ «Ce«it»di-
35902« vidus jouèrent dilTéreoU geor» d'iostruments. » Dans VHittoin des Palrtarchei d'Alexandrie (t. U,
35903p.961]:
35904JiJajbj/IcllordoanadanvFfasOTlafitniiedwilisirttnn
35905mot iJU désigne uiiAiifaitofirfAitfMdUir4^ <Bm^
35906Onslalkvef^liMdp i'^exP**
35907ds|Iakria(aiaii.68«,fiil.ia90;yL)t
35908^ .BeliaMl«lnlMliw«klmlioiiUMs
35909•penen.» Aineura (maii. 797. fol- 4o8
35910r*)
35911:
35912.j-|U'j ^JX^^ ^j-soe^ « Les miHJCMns et Im bala-
35913%d\ni étaient présent;.» An féminin le motiL^ désigne une danteuse. Dans un vers
35914cité par Ebn-
35915Khaliikan (utan. 73o, fol. 38 f): iJe Uje» cU|)U)
35916• Les danseuses pleurèrent, par suite
35917• dea regrets qall knr ÎDipiisit. « Iku h
35918du rallmlibm
35919oUUd!
35920oU|U^ ïijji*"* '* Lm diaiDbiie» éUâtot wapliss de èuMmin, » Dans ua vers cité par Imad-
35921«Min-Isfahilni, dans r.^ffMo^V; appelée Kharidah (m. i374,
35922f. i37 v*)
35923:
35924\S^J»-' J^l^' ^
359251x3^
35926« Les hommes s(H-èr«s blémirvit un boauM livré passionoémtnl à l'aiBoiir d'ane dan^
35927seusc ou d'une niusicieoDe. »
35928(44) Je«i«sdevoirlir»^,«nliaide^yM^iM/aM,^prèaeBteteiiii^
35929Digrtizeo Ly <jOOgle
p. 403
35930lo4
35931HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
35932« m éveillai. Ce songe me pr^ge que je me trouverai quelque temps près de ta
35933525 « personne, et que tu me précipiteras de ma place. Pardieu,ô Sclioukaïr, je suis un
35934<f homme né pour le malheur. Je t'ai fait prêter un serment, pt j'ignore si lu essin-
35935« cére, ou si tu ne fais que rire. » Les choses se passèrent comme on l'avait prévu.
35936Lâdjio, à son avènement an trône, décerna pour un peu de temps à Kara-sonkor
35937la dignité de naih
35938\i<
35939i
35940-i
35941ni; ensuite, arrivèrent
35942les événements rapporléi plus
35943haut, et remprisoiHicniLnl de Kara-sonkor. Celui-ci, à de cuurlî. intervalles, dé-
35944putait vers Làdjin, cl lui
35945faisait dire
35946: « O muu
35947frère, eu récompense de ce que
35948je t'ai aouoQcé les desseins que Dieu avait sur toi, rendt-moî ialibertéi et eiile>
35949• moi
35950tu voinlnM. > Le snltao se OMtliait à «ourire, et répondait au messager
35951:
35952c Salue rëœtr, et du^lui de ma part :
35953plait à IKeu, la dioie aura lieu bieDt6^. »
35954Cependant Lftdjin eut un songe; il lui semblait qu*il se trouvait près de la porte
35955de Koullaii ililt
35956qui dépend de la citadelle : il était asna dans le poste du
35957ttiàb, et ce dernier se tenait debout devant lui, les reins entourés d'noe cein-
35958ture. Au moment où
35959il se leva de sa place, lorsqull eut monté quelques mar^
35960ches,
35961il rencontra un homme, c*cst4Hlîre Kurdji, qui le perça d^un coup de
35962lance; en sorte que son corps ne présenta |rfus qu'un monceau de cendres. Le
35963prince manda Ala-eddin-ben-Alansari, l'interprète des songea, et lui raconta sa
35964vision.
35965L'interprète lui dit
35966: «Ce songe indique que le
35967sultan recevra la cou-
35968« ronne du
35969martyre de
35970la
35971main
35972de
35973Kurdji. »
35974IJkdjin répondit
35975:
35976« Cest de
35977« Dieu
35978que
35979j'atteiuis mon
35980secours.
35981«
35982Puis,
35983recommandant
35984à
35985cet homme
35986de garder sur le
35987fait un profond silence,
35988il le
35989couf^édia
35990, après
35991lui avoir donné
35992cinquante pièces
35993d'or. L'interprète se rendit auprès
35994de l'émir Mankoulimour,
35995dont
35996il
35997était attendu. Interrogé par
35998lui
35999sur ce cpii courernait
36000le sonj^e du sul-
36001tan,
36002il refusa de s'expliquer et dit
36003: «
3600411 s'a^'il d'une chose qui a trait aux ietjunes
36005« du prince. » Mankoutimour lui
36006dil
36007:
36008« tt moi
36009aussi
36010j'ai eu uu songe.
36011Il me
36012« sembla que je sortais de faire ma cour au sultan, et que je retournais vers la
36013« maison du naib. Arrivé dans le vestibule, j'aperçus une colonne de marbre,
36014« surmontée d'un chapiteau
36015Tirant mon épée , j'en frappai la léie de la
36016«c colonne, et la renversai. 11 sortit de la oolonne une grande quantité de sang,
36017« qui remplit tout le vestibule. » A ces mots, rinterprète tomba en syncope, et
36018dit ; c La vue du sang a interrompu- le songe. » 11 n'en dit pas davantage, dans
36019la CMunle dTexcîter le courroux de Mankoutimour.
36020Il se relira, s'étonnant lui-
36021même de la conformiié que présentût l'interprélation des deux songes. Onie
36022Digitizca by GoOglc
p. 404
36023M 6^ (1199).
36024X. MELlK-lfAllS0Ul-LA1>JI1f-IIAllS0DRL
36025lo5
36026îovr* après f im ennuqo* entra chas AI»«UiD4 «t lui prétenU iiiie kltre, qui
36027portuit qu'une des épouiee du sullen, teToir, lu fille de MdiiL-DAber, avait eu
36028le Miige suivant
36029: « Le sultan Aatt assisj lonqù'un oiacaia «efuMabie à un a%le
36030« s'abattit sur lui, lui enleva la cuisse gaiiclie, et ^envola vers le haut du palais;
36031a pni<;, im corbeau plana au-dessus de l'édifice, en criant à trois reprises
36032: « Kur-
36033« dji. m L'interprète dit : « Voilà un songe dont je ne pouriUi olErir l'esplication
36034« avant trois vendredis.
36035>•
36036Il voulait par cette r(''ponse mettre sa
36037vie
36038à couvert.
36039Le second vendredi
36040qui
36041suivit ce songe,
36042Làtljin
36043fut assassiné
36044jiar
36045!n main de
36046Kurdji. L'émir Alem-eddin-Sandjar, \e dawadàri, envoya cht
36047i cluT I^l>ii-Alau8ari,
36048et lui demanda rinit"i])ri ia!ii)ii du songe de Lâdjin;car
36049il
36050avait
36051^ h
36052[irésent au
36053récit que ce prnice avau
36054lait
36055t\<- snn rêve, puis,
36056il s'était
36057levé, jum ne pas en-
36058tendre l'explication.
36059El)n-Alan*iat
36060i
36061lui rapporta ce qu'il avait
36062dit; ;i|>iès quoi,
36063il
36064lui
36065raconta le songe de Mankoutiroour et celui de l'épouse de Lûdjui. L'émir
36066lui dit alors
36067: « T>è8 que tu fus parti,
36068le sultan me manda, el me rapporta ce 526
36069« qu'il t'avait dit; » puis,
36070il ajouta
36071: « Saia-tu quel est rborome qui m'a peroé
36072« d'un ooup de lance? » le
36073lui répondis que je n'en savais rien; alors il me
36074montra Kurdji.
36075Il me fit appeler de nouveau, au bout de quelques jours, et
36076me dit qu'il avait communiqué à Manltoulimour les cimotes qiie lui inspirait
36077Kurdji. Hankoulimour loi répondit : m le sub certain que vous alICB n^jliger le
36078a soin de vos affaires, jusqu'à ce que vos ennemis vous égorgent, ainsi que moi,
36079« et fassent mourir vos Mamlouks en prison. Le seul moyen de pfi^enir ce
36080cmalbeur est de tuer cet homme, je veux dire Kurdji. » Il jura que toutes les
36081fois qu'il
36082verrait Kurdji,
36083il serait tenté de le frapper de son épée. H se retira
36084bien d^cîd^ à réaliser ce projet; mais Dieu s'interposa entre eux deux tt Kurdji,
36085jusqu'à ce qu'il exécuta par ta main de cet homme l'arrêt de mort qu'il avait
36086prononcé contre l'un el l'autre.
36087Le sultan était convenu avec Mankoutimour défaire arrêter Kurdji, Tagdji
36088et Schawerschi, avec plusieurs
36089autres émirs, le lundi, au moment où on
36090allait
36091faire
36092sa cour au
36093prince. Mankijuiuuuur communiqua ce projet à
36094ses affîdés.
36095Cependant, le sullan se livrait à de longues réflexions, et floltuii uiceriain re-
36096lativement au plan qu'il
36097avait concerté avec Hykoutimour; tantôt,
36098il voulait
36099mettre
36100la chose à eaécution; tantôt,
36101il voulait différer ju^iu'à ce qu'il
36102reçût
36103des nouvdles concernant les émirs envoyés contre l'ennemi, H qu'il sût alla
36104"
36105avaient éié arrêtés ou non. Le matin,
36106il manda l'émir StfMklin-Sdar, émù^
36107II. ((iwMèHUfwrite.)
36108i4
36109Dlgitized by Google
p. 405
36110io6
36111niSTOlKE DES SULTANS HA1IL0DK8.
36112medfiïst et
36113le députa tert Umikoutimour, ponr loi reeamniiiider'ile ne riea
36114bire de ce qa^il avait concerté avec le iullandiMiiu'a ee qtf^U reçût de nouydUea-
36115initructiont, attendu quMl a'ctaU prâenté au prioce une idée nouvelle, qui
36116rengageait à difTérer. Selar, ayant rempli son message. Mankoutimonr supposa
36117que le <;n1tnn avait communiqu<^
36118à cet émir le fond de l'affaire;
36119il commença
36120à blâmer le sultan de ce qu'il njuurnait ainsi l'exécution d'un plan arrêté entre
36121eux.
36122II exposa à Selar l'état des choses, et
36123iio lui dissimula tierï.
36124lîienlôl sa co-
36125lère se
36126calma. L'envoyé
36127rapporta au
36128sultan
36129((ur .Mankoutimour lui
36130obéirait
36131ponctuellement;
36132il ne dit rien au prince
36133des
36134révélations que l'émir
36135lui
36136avait
36137faites, mais
36138il nlla imynVliatemeiit trouver Kurdji, Tagdji et leurs adltéreiils,
36139et
36140leur exposa tout ce qui se tramait contre eux
36141: aussitôt
36142ils se pirparèrent à la
36143guerre, et les choses se passèrent ainsi que je l'ai rapporté.
36144Par un ba&ard singulier, la nuit où devait avoir lieu le meurtre de Lùdjin, il
36145parut dans le cid une comète, dont la qoene semblatt toncher la terre. Le
36146sultan, ayant aperçu celte étoile, fcirta «tupëfiût» et une altéralion manifeste se
36147peignit sur son visage. Il dit au kadi-aikodat HoiiAm-eddiD, qui se trouvait au'
36148pr^ de lui
36149: « Voyea^ous ce qu'anoonce cette étoile?» Le kadi répondit
36150: « Elle
36151m ne préssge que du bonheur. » Le sultan se tut un moment, puis il reprit en
36152ces termes
36153: « O kadi, le hadità qui porte que tout homme qui a tué sera tué,
36154« eet parfailement vrai, m En disant ces mots il parut profondément afBecté. Ho>
36155sàm*eddin entreprit de k
36156- calmer et de dissiper son chagrin. Lâdjin
36157lui. dit
36158:
36159« Nous appartenons k r3ieu, et nous reviendrons à lui. »
3616011 répéta
36161ces mots a
36162plusieurs reprises;
36163et ce fut dans cette même séance qu'il périt assassiné.
36164Le hasard voulut aussi que,
36165cett,f nuit-là, un des silahdtir lui présenta une
36166épt'e, qu'il avait tirée du trésor. Le prince examina celte arme, et
36167lmi fui cliarmé.
36168Kurdji
36169s'f'iant luis
36170i\ eu vanter la heaulé, le sultan
36171lui
36172dit
36173:
36174«
36175Il me seniiile (|uc
36176« tu
36177voudrais
36178obtenir
36179celle
36180épée. »
36181Kurdji répundil
36182:
36183a Par
36184Dieu,
36185cela
36186est
36187« vrai, Monse^neur.» Ladjin repartit
36188: « Elle ne te çonvient pas. » Puis se tour*
36189oant vers Nougai,
36190il lui donna Tanne, et lui dit : a Prends>la, afin de t'en servir
36191« pour tuer ton ennemi, i Or ce fut précisément lui dont la main, un moment
36192après, porta le premier coup à Lidjin.
36193Ce prince fut enterré sous un fourMk (lorobeau), dans le cimetière de Kars-
36194fah, à côté du tombeau de llelik-Adel-Retboga. Les
36195fils de ce dernier se ren*
36196daient à
36197la sépulture de Làdjb, la frappaient de leurs sandales , et
36198lançaient
36199Digitized by GoOgle
p. 406
36200X. HSLlK-HàllSOUIl-LADJllI'WAIfSOIIU.
36201107
36202cotihrele mort des paroles imulttniflB. Us eontlnoènot aimî duniiit qodqne
36203temps , dkercbani par là à setisfidre leimiredgcaiioei
36204Lftdjin ^lait plein de respect ix>ur la jusiioe l^e
36205pour ses nrinîfltNa»
36206et en faisait exécuter les arrêts. Les biens des orphelins étaieiit restés jusqu'alors
36207entre les audns des émirk 11 leur en èt^ b gesikm, et lit déposer oes foiids dans
36208une caisse nouvelle
36209qall inslilin« cet
36210eflet. Suivant un rescrit émané de
36211oe prince, « un homme venait à mourir,
36212laissant des
36213liéritiers en bas âge, la
36214suooMsion était portée au dépôt d» ktjtutk*
36215^Jy (4S)» doni radnioistfa-
36216(45) Le BBt «Mtii
36217dwMgnût «w ttim oà Tmi d^toênit le* /oadi mirigHii à têO* an tette
36218ih$iiiM$tm. Gt inr«e, «aptoyé mil ou«veo l'addition «lu mot ^S^]
36219{l'autoritéjmlÊMr^, iadi-
36220quait nne cahic placée soiu la stuveHlance du, kaili, et ila"^ f^r/firllu on tena!t en rrservr
36221hirm ap-
36222ptuletutnt aux arphelim et aux ptnoMMt aùtentes. Ce^i
36223ctt 4u'aUeUe Makri/.i,
36224li)r$t]u'il du, dan» sa
36225DmrfpHomde FÉgypte, en parlnt de rwKfire appelé Aow-Jfeiwr
36226jU- (ouniiser. 68s,
36227ibl. 33o^ : vM'j^W JV»^ *!>
36228^-^J
36229*s» c)^" ^
36230l''"*** '*
36231de rautorilé judiciaire,
36232cjui rfiifermiiit les biens de» orphelins et des
36233absetit-i. . Dans le incme ou-
36234vrage
36235(fol. 99 v") :jUj J
36236Li.M
36237^ Ijjui-i
36238« Ils enlevèrent de la caisse quinze cents
36239dinars. « Plu» Join (foi. »8î> v°}
36240: f>^\
36241^ ^jJI ^Uj;^!
36242« l^ei bîo» de» orpMin»,
36243«qœ mremdtla eaisM de l'eaiorilé jedMkbe. » Et «nflB (t II, maa. 7^ t aSS r*)
36244: S^J*^
36245jUt
36246J,'
36247^J'
36248^j-'-^-^Stl JL* • il «rdwii» de tmM|»orter delà eaiMe de dépôt m iré-
36249«iOr
36250le» fonds appartenant aux fondation» pieuse*.» Dam le Solauk du même historien (loin. Il,
36251m. 673,
36252f. TOI
36253i-';
36254^. j'^'.'^^l JL. ^J» ^^^^jh ^' ^ 'j^^j
36255Ir^
36256^Ij uf i m Us oiaudèrent
36257l amia (le tr«*«rier) de
36258l auiorite judicijiir*, et le pressèrent
36259. de leur prêter, «ar ke faiid» de» orpheliM, là mmbom dedeu eeat «itte dkaM en or, le nc-
36260. naçaat, en cm de rcibs, «le piller h eefaae. • Phw leio (f: im i^}iUAaiA
36261X^ir^ ^1
36262^tyl aJ
36263• Pour qu'il teblH, «abrenr des orphelins de la secte d'Abou-Hanifah
36264•• une caisse dans laquelle seraient déposés leurs bi«ns.
36265^ Ailleurs
36266(P.
36267lîij v")
36268:
36269^
36270^r'
36271^Xac^l
36272' Les bien» lai<*é« parloi furent plnc('-! dans la caisse de rautorit.- judiciaire; » H
36273(f.
36274ujf) y\
36275j.ba'^l
36276^ Jà. .11 mit le scelle sur les cais«;s des orphelins. » Des expression» analogues
36277se retrouvent dans VHistoire dÉgy^ d» Moliamiaed^ieD-lleïtMar (la. Scn A,
36278liil. 55 T*).llaiM
36279Vâuoift d'Égypie d'Ahineè-AskaUiil, aMniMat Eba-Hwijar (t I . k. ar. 656,
36280f. «7 v«) :^
36281S^iaipiU
36282ju>
36283- Le» efforts qu'il fil pour étabHr «ne cais-r (l.-,!itiée aux Hnnelis.
36284Aîllcur» Ifol. 55
36285: Lli ^,;^î ^^-tl J
36286|J
36287- H ne Irouva rien dans
36288la caisse de Pautorit.-
36289«judiciaire.» Plus bas (fol. 109 r")
36290: çS^\ J^^y J-
36291'^^
36292« ratitorité judiciaire ;
36293. et (ibid.)
36294: ^:>^l J'-* " Les fonds de la caisse.» Ailleurs (f. a^a v«)
36295: 5A_J
362969:)-i\ ïiL^-li avaitrinlendanccdelacaissederautoritcjudiciaire.»Ainear»(t. ll,ln.5S7,
36297^aa: V')
36298: 5^U)Lj Xt-M
36299>liJt .llniendantde la caiwe de l*antt>ri»*Hidaiceao Caire..
36300'
36301'
36302i/|.
36303Digitized by Google
p. 407
36304109
36305HISTOIRE DES SULTASS MAMLOUKS.
36306tbn (46) iH^ confiée an kaO^lhodat des schaféis. Si le mort avait établi un
36307exécuteur tesUnneoUdre
36308(47)1 ie^Juidi loi adjoignait des ad/
36309(4A) dé-
36310légués par lai.
36311^) wÂ)t < Le sultao ordonM é» nstitiier, sur les Tonds de I* caiaae dti Caire, l'aident appartenaat
36312« aux orphelins, qu'il avait etnprant^ , l'annre prrccdente, aux caisses d'Ëgy|iti< et de Syrie, pt qui
36313« formait une somme de un miUîoo cinq cent mille dirhems. • Dans \HUtoirt Ucs kaiUs d'Ègjfpte de
36314Sdtltiwi(iii.69o^rol. 54v^: ^^^,5lârl1
36315^ j^l «Il prUlcf plu gnné»
36316• mettre en ordre la caisse de l'autorité judiciaire. > Dim une ulre BSirlaAv 4t$ kmttt ^igffêe
36317(man., fol. 7 r*)
36318^^^<s^\
36319tj «^-^
36320« Il ne trouva pas d'argent dans la caisse de l'au-
36321• toritc judici)»>re. » Plds bas (f. 40 r*)
36322: L-*» Li ûl» ^^_à5^'î
36323^j^^ ij' ô*^^
36324'
363251*"» ^
36326« premier, affi c t
36327i un locil particulier pourla caisse de l'autorité judiciaire; > et
36328(f. dk r")
36329: ^^^.^t
36330>Ui ^yy^j^
36331Ojtj
36332-51 ^ Jl^ »j
36333*J
36334^Li>ll Jl^*^ ^51 ^ J,l
36335« Oneri r«t le premier qui teblit, ponr le» Itiem de* orphelin», tu col&« dnt leqnel ils éteicot
36336« déposés. On y pl irnit ('gaiement les fonds a|i|>artenant à ceux qui n'avaient pas d'héritiers; c'était
36337-là h caisse des kadis de PÉgyptc.
36338» Dans l'Histoire d'Ebn-Khaldoun (t. VII,
36339f. a37 v»)
36340: ^1
36341wi-^l
36342Ji-* ^j*
36343. .
36344.
36345ij^^^
36346^'-^ ^jjLt'LJI . Le chef du bureau des
36347« eenlrilnitiieu ranit en Mlnn lee fbadi de ce genre qui étaient dépoM* <bn» la caisse.
36348Plus bas
36349(1^ «38
36350: ç^iLj\At
36351^ 1(0.1
36352J1v^^' ^r'
36353' ^ *"^*^ WéédfH povrtadercr
36354• {les fonds ei les étoffes) qui étaient en di pôt dan» l« €aisse,de leur
36355t a|iitale. » Ailleurs
36356(f. «67 r*^
36357:
36358JUl
36359•
363601'
36361:>
36362Us entn'rent dans la caisse; » et enfin
36363( t. VII
36364I
36365,
36366T )!
36367',15 v») :
36368^ I^JlàI
36369Jl-"
36370i-;^
36371enlevèrent de la caisse du kadi le* fonds qui s'y trouvuient dé-
36372• piMés. » Dim l'aamge biogrepliiqiw (AÎiJt de Taki-cddln-FAn {t. Il, fiiL <• fj
36373:
36374^^^«^^1 1-^^'^
36375bourses qui éuient placées dans la oailiede i'aatofité jadieiaïre.
36376(46)
36377I.e verbe
36378à la V forme signifie ««wV Vinspeetion, l'autorité ,
36379In
36380inriffi.-ihn tur uite
36381ehote. On lit dans k Description de tÉgypie de Makrizi
36382(l. Il, man. 798, f. 3
36383,
36384i
36385r'
363861
36387: J^l j|y oJl
36388OJjK^. ^JJi
36389Lediran tmttfred (tmique) qui est soumis à la juridiction deTos-
36390tadir. . Aaieartd. 111, num. 673 C, f. 90)
36391: JL^
36392^
36393LÎU^^X^ j^LijL«
36394/i\
36395J vlflB% ^^UaJt « L'inspeeiear dn domaine priw «rail la jnridietiea Mi-
36396les biens qui appartenaient en propre au sultan. Tout le domaine privé était soumis a son
36397«inspection.
36398D^wsVHittoirc ti'/igxpte de Bedr-eddin-Aïntjibi fman. 68/,,
36399f. ao r")
36400: «.jXlil jLLUI
36401*^
36402' C^*
36403sl^J***! s^i:^
36404^UaJI
36405• Lesulun Mclik-Diber l'avait designé pour
36406• adminiatrrr Pemplre, eonme déiégité de aon fila. > Dim wm Hbttbt ^Égj-pte (de mon manus-
36407crit, foL 67 r»): DyJt^^t J0L>3l«^ «Il avait hjveidietiea aur toutes le> aifithet do fojanme.>
36408Aaieurt (fid. 1 16 r-) ! «l^jor^Vj
36409jJ
36410^ « La TiUe demeura aina fmtvenwur et
36411t admiaisinieu>. » Pins Im (fol. 196 «•} :^iL»1j
36412il^l J^J«3% * 11 «dmiditnitiW
36413Digitized by Google
p. 408
36414é» 698 (•«9»).
36415X. llELIK-llA»S0V.a-4.AD|llf.llAN$6Ulti.
36416109
36417fit.iwtitiMr va fftmôà nombre de propr&Sys qui evaiciit ^té^lev^
36418mm miioo à leiin ponnime UgiiUnet^ Tel ëUU no bourg nomm^ Dàmir,
36419• pire, loi «I tmiaspectnm»» B— 1» JHmmt t oHtM^ iFkhuifhmià^atm (p, 90) t ^IfAar^ljL*
36420tQ,|l ^« Céuit hdqoi administrait le royaume. > Dans l'AMttiw àr^ffftê dTÈbnxAîu (t II,
36421fol. aS9) : |>LJI
36422si^J^x^t a) Jji^ « Il lai eoafia la juridiction sur totile la Syrie. > Plus bas
36423(f. 3oî)
36424: LJ^jJt w>LyA.
36425vi^jLx-*'! 3
36426• n le maintint dans l'jnîiHiiiistririori de* branches
36427«le retreau de la province de Scharkiah. • tt entio (f.
36428:
36429i3O J^j-^ a>I • Cotait
36430«taiiiaiavaUUnriiilMidnMedndBpiMdaYiiin
36431Lenot <^a»^lte4HMMM,/Nrldfei«p«r.
36432(>nlitdaBikil(H«f^«lM4r/'Jfs^delliAriii
36433«*)t«bJiib ft*-*
36434jIL.
36435« ChncuD d'eux avait une juridiction restreinte. » Plus bas (f. igS r°)
36436: ^i~_> J_2t4! L^^ ^
36437T_lr^iU
36438rN! ^'y' ^3
36439"
36440'
36441fonctions de celte charge consistaietit dans rin«i()iTiioii sur les diveises
36442• écuries. «Dans le ji/«<ï/e*-a/aé»<ir(niao. 583, f.
364431 79 v*) î^ -^J^^f
36444w«JJ-a. J «Il avait
36445« une juridkiian abMliw «t im «Maritf CMik|ilèie.a Phi» lMa(f4»|. 180 v*j
36446: ^^^Ub^ ^ jlâ^
36447«Sbt jatWetioD était MSiniale et non ubaolor} • et (t i8t t*) : oilAj^^ (î^^ <i^J^t «I
36448• H avait la jtmdiction îur les différents geni'es d'écuries.
36449»
36450Le mot ^Ji^^iji^ sit^nilic cjuelquefdis wm négoeiathn, une eonfirence. On Ut Amolli Fiede Sakidin
36451par Bflha-eddia
36452(p. »«6]
36453: ^i^^t «iNut
36454La négooatioo fut rompue. • Dans VBtkein dJkp
36455Xwm. ir.
36456tSaO : /LJJ j*l
36457j^'J^
36458c^i»"*^
36459^^^41 ^jlT.CéiMi
36460•rémtr Abou'IusAkpr qui servait J'intermi-diaire pour la négociation entamée entre Bagdooio (Ban-
36461• douin) et Timurldsch. > Ou Ut dans XB'ntoirr des Palriarthes d'AkiUUidris (L 11, m. I40| p. 436):
36462sjj^
36463Lit • Je n'ai aucune affaire avec toi. »
36464(47) Le mot
36465dési^^oe un eaétMtKT Hgnwiwraiwirg ; eebd qui a été chargé de réaliser tes inten-
36466Umt
36467mmmM. Cest «n ce sens qot <bet lei ScUîtét AK-bca-AU-Tllcb dtait déaigné par te
36468SIMMMB de ^^~ept, comme ayant été chaîné d'exécuter les voIoBléft du Prophète (Ebn-Khaldouo,
36469t. IVf f.
364701
36471V*). Oo lit, dans {'Histoire d'Égjrpte d'Abou'lmah&sen , en parlant d'un descendant d'Ali
36472fm. ar. 671, f. 38 r")
36473: ^^^-I~<ept^^ iJj
36474«
36475!.<> fils du meilleur des exécuteurs testamcnlatres. • I n
36476vers da Tétimak (a.
36477t. i33 v°) oiTre ces mots
36478jd'^
36479"il
36480> Si ce
36481n'est
36482« l'caécntenr mi—entaife (da Prophète), le priaiie dei Croyants, AIL • Dans les poésiaade Bablaii
36483(BHUk sSga, Cri. 348 1*) : ^\s^\^
36484rJltji*» «J'ai aidé eaux qni ardent été chargés du
36485soin des orphelins. • Le mot ^y^j est expliqué par HnûlAni {Proverb. 385o)
36486: i->-3t J^' ^J-*
36487O»-!^
36488' Olni k qui vous déléguez
36489le soin de conduire
36490vfis afTaires après votre mort.»
36491Oo
36492i>t daus
36493le Moroudj de Masoudi (toni.
36494I,
36495fol. 11 v)
36496: ïjJj
36497LLoj
36498• .Selli avait rte
36499• char]|{éde veiller sur ses enfants.» Dans le Jg^oiii^ de Makrisi
36500(t.
36501I, p. 6ioj
36502: t^^j^si.'^f
36503LL*
36504Aijtf
36505J« «Gbaom da BMi déaiin l'aniN coona «baiiê ^
36506DaM rjniMw da$ Aadér d'Égrpt» (fol. 84 v*) : VjJ^^
36507« IHaïunMaa mm
36508> exéculetir testameoUire auprès de ses enfants. » Dans l'ITtfftM/vtf'i^^yïCr d'Ahmed- Askaiftni
36509(t. U,
36510oaii. 657,
36511r. 46 r*) : AjLoejl Jk&l^Lklt iliA. « Diher le choisit pour un Je ses exécuteurs
36512testa-
36513meotaires. • Dans la Fie de Bibars de Nowaïri (fol. 49 v*) : >Jju ^ fSi^
36514«I^j «JU^
36515• Il le
p. 409
36516iio
36517niUtdtlIÉ OËâ ^OLTikltS MAMLOVKS.
36518aiiiié sur le lelritoire de DMoka^ que Ifel{k4)àbet inmit is$igiié k im èdlknli. Il
36519randit à In-eddio-beo^KdftDMf les bien» doal H tniit
36520ëltf piM lll^lmimt
36521désigaRpmiÉ- TctUer mir ses enfatits après UimH.* Dnk l« MtÊÊltài aij|f i'AbowTlBrililifc (t D.
36522mon. 7*8, fol. 81 v*!
36523: ^ fj!
36524v^'^'j «L-ïj 0«vI
36525«
36526Il Ptalt nn dès exécotenrs
36527I<^tatnetrt»i«!i
36528< rharg*^ d'administrer
36529l.i Micces«iinn d<;nion père,
36530« l).\u^
36531la Description <lc l'Egypti: ilo M^alirui
36532Il,
36533iiian. 798,
365341. 179 v"}
36535: O^*
36536^^^^ yj*
36537^
365381;^' ^r^' ^si-î « il lui recocntuaixU dv
36539« ne p*« souflrir qu'un exécuteur (ettagnenuins eût »eal entre «es rmîi* UteMewioB Him Mon.*
36540Un ten cité du» le A«lditf««ff4lM.(d» mok maanerti, ptf. 1)7) «Ota cet MMs
36541:
36542• Par lui, f«i soaveat exprime eonire la fbitane mao
36543dcfril «t m» vtXknicomnie un «epfaclia c»l
36544• inécotitetit d'un tuteor.» Dko* la Fieda méderins d'Ebn-Abi-Osaïbah
36545(fol. 79 V)
36546: ,j^U^ j»=>-
36547d<'"<i{;na Mnnwtin pmir<Hre, à ion rgard, son «exécuteur testainenlaire. • Le verlx-
36548^^^j à la là" et à la IV forme, signifie
36549: désigner comme son exécuteur testamrntairr, comme chargé
36550tte réatiteraet ùttmtioiu à régarddt tes e^fiuta oh d'mtres personnes. On lit dan< ta Vie des médecins
36551d'Eln-Abî-Osaîbah [loc. laïuL fol. 7g s") : isii
36552^1 ù\àj
36553iiisjX^ 'i
36554" Enfin,
36555• .111 moment de sa mort
36556,
36557il
36558Jcsitjna Mamonn pour \é représenter auprès de son liU. • ihim
36559l.i /V»-
36560cription de l É^pte de MakriEi (aian. 68a, fol. 379 v*)
36561: uj!
36562sL.èj « Il le chargea d't tre tuteur
36563- de son fils.» Dans rJRMMInrd*iUHnedi*AikalÂni (t. n, maa. 657,
36564f. 181 v')
36565: ^'ôy iS^Ji^ iL^^
36566« Il le nomuM tuteur de ses cnftnb, et cet hmome prit mmb de les élever. « Dm> les JUMKr «t nme
36567Nmtt (t. Il, p. %Sfi) :
36568^^y>^^ «N It venir son fil», et le désigne pour gefiTenicr
36569« ses sujets. > Dans VHistoire d'Alep (iiian. 718, fol. 80 r*}
36570:^\ it^
36571*^
36572* "
36573« par tcsrameut, la ville d'Alep, el lui conlîa l'autorité. »
36574\
36575la iV< fortne, le même verbe signitie à peu près la même chose. Oo lit Uans ÏUUtoire itMi^
36576f fol. 5» V*) : «4 oU U^jî ïîjjJI JL»-
36577Jj
36578ka noineBl de mourir, il W tirait donné
36579« pour tuteur Saad-cddauUll)»Lo«1ou. " Plus bas (fol. 94
36580r'')
36581:
36582wJL»--
36583^~=.jî
36584H .issi-
36585. iriia à sou
36586fîls SdifhU) N> gouvernement d'Aleji
36587» Dans la Vie d'F.bn-KÂaUoun (fol. 10 v°
36588: 5_^jl
36589J^l
36590'
36591Il
36592iiotiinia pour prendre soin de son
36593lit».
36594Dans l'HiUoireéu BKBtt écrivain \toiii. III,
36595f. t?4 O y"^-;
36596'jJ ^^^^
3659711 'uî aligna le gouvemement.» Plusl)M(fol. soS v*)
36598: J.*lj v^^j*
36599sjS^Sf-»
36600• Je M Keomnnde le
36601eoait de ta immob, afin qve'Ui nNinim an
36602> grand jour
36603leur noblesse, v Dans la
36604des médecins d'Hbn-Abi-0«aïhHli
36605(fol.
36606(îfi
36607v'
36608:
36609L>
36610I • II chargea le pins jeune de prendre soin de sa femme. » Dan* i'Oatwge biographique
366110^1) de TallHBddiafâsi (tom. U, fd. lot^ :
36612-jy
36613J*j *i» ^^tf^^
36614• Son père avait , par lestamenl, établi, pour «« Mtaw et eSî^ de Ma frères , l'^ns de an lll».«
36615IteRS VBiMtelni'Égypt* d'AbnolBAfaen (nan. ddS, fol. 17S f)
36616:
36617^ L^l jLc^'
36618.^b^s^.U >^^^ ^Ij.
36619. .L^bn Elle écrivit aux marchands A<f/rMpoarleorrrcommauder son
36620« père , el les inviter à lui prt^tcr tout l'argent dont
36621il aurait besoin. » Dans
36622Ir-^
36623Opit-r'r/rt H? Soïmiti
36624(OMO, de S. Germ. iS», fol. )33 r*]
36625: JLnm» Jî'^^jÇ ^5*^^' *
36626recommande aux soius d« iou6 les
36627«mtsidmane.»
36628Digitizcû by Google
p. 410
36629AU 698(11991
36630X. MELIK-MANSOUII-LAOJIKMANSOURI.
36631ni
36632«om
36633le règne de Melik-lf«nwMriXdaouli.*L«s hahitants de Balkaf^aùuchmf
36634fmtDt déobargës {Mr lui 4« tnm injustes ^Jlk», qui te iponUiiçnl aoouellejnent
36635(4S} Le mot adl Jjii
36636, qui
36637Tait au pluriel odmd JjSs
36638, et que, dans Tanbc modcnWi OB pro-
36639nonce souvent, à rimitatiim des Turc» , fl'/ow/,
36640s'tiiiijloic qiiehniefois
36641, chez 1rs auteurs un peu an
36642cius, dans le sens d'arbitre, négoeiatemr. On lit dans la Chronique de Tabari{t. 11» p. 178)
36643.
36644. . w^)^
36645_j ^JiA «Elle lt»t MbiincniTs le* boaimct. -jj^H l'Mvnse intiUilé SiiéMkt(fà
36646(Rini.w.
36647M. S4
36648«fU'
36649c^î^-^^
36650Ljlf CUifT
36651^^^A.
36652« Bouran , {onqa'aile voyait la division régner parmi le» habit^mt.-. de Madiiiin, sVn-
36653• tremêlait nn milieu il'eux, eomrae arbitre-,
36654ce i^n'ils se r«'ronf-iliassent, • Pin* loin
36655(ibid.)
36656:
36657"ilo* ^J^J^ wjIî'
36658Bouran élut aibiUe; • et (ibéd.)
36659;
36660w^^! w^Lej c^lw? J-**^^ " l*""'
36661• iwteit l'iriiitie et IkaslMi le uteénL •
36662LearaCAff Jj» signifie ^^/, rf^nAwienr» émÊik.'àm rapport d« EHÉk-mU^M [%. I, fol. iS r*),
36663Abd-alInh-ben-Abi-Rebiah avait necD dmkm Ktmûchs, le surnom A'olidl
36664: vl^lf
36665I
36666„*,.. 1^
36667^^'^
366681 «^gr>
36669(J"*-* ÏJl^j" ÀUcndu que les Koraï^r h'î
36670durant
36671le t('iii[)s «l'igiioratirc
36672,
36673l ovi^t.iienl
36674,
36675tinr
36676• aonéei la kabafa tout entière; et Abd-allah la rcvt-tait une autre année
36677: ils voulaient indiquer, par
36678•ce sumom » que cet hoaniie , k loi aeol , pouvait Intter eontreciK loua. >
36679Le mot adl, aujourd'hui, désigne un notaire. M. Estère [MàmainnirbÊFtiimtes de l'ÊgypU,
36680p. i3), s'exprime ainsi
36681:
36682» Le tchàhed rt'i^oit l'épilhètc de adel ou juste pour c;iractériser In probité
36683• qui doit présider à ses fonctAiDas.
36684<• lloest [Nachrichten vm Marokot und Fes^ p. itfi) dit
36685:
36686Les
36687• MiitiaU doiveol être peisét en j^^jaeoee de deux bomoie* «pii serveot de ténoio». . . et Mt deux
36688• liaiotns dononl être aâul.
36689. .Si l'on vend un oègiWf on cheval, une maison, ou ne autre objet, un
36690• aete, sur ce sujM, doit
36691l'iro drr«<.é par
36692rtrfat. » Feu M. Michaud [Correspondance d'Orient,
36693tom. VII, p. 5a) dit • que le ehaeed'iiÀni quelquefois h son nom celui de nr/«/f c'est-à-direJuste.
36694••
36695hmUTMumAiillÊMutementsfranç^ dt PJlgérie (A. 1840, p.
36696S.'i;), on lit S «Lm odtaaf «Hit
36697. loi oiMHomi dn Mi. • Owm l'oorfage ûililalé JM-mOudâ (ans. de & Géra. i3S, fol %i 1^).
36698le mot J.xî
36699est expliqué par Jj»Li. nhdhed. On lit dans VRutoire des kadis d'Égyple {fol. Vi v"
36700:
36701^^^^Li." Jj-^ ^
36702"
3670311 i'XMt du nombr<» tics adl
36704k.idi.
36705Dans V/lisioirc d'yilrp
36706(f. 186
36707r**;
36708:
36709âp/ jJl
36710^J>}js^'
36711^
36712• Cétait un adt attache au trésor de Nour-edilin. » Le mot addlaJt
36713dcaigne la ebarge d'atfl (notaire). On Ut dans ta Fie
36714Mar$ par Nowa'iri (f. 3S V*; t J^» U
36715jjJkkH
36716ÂbL^ J I
36717iU-b C/SHa-* v-,^. j'^
36718•
36719• JjJjJ' j*
36720<>-'^ l-*^'
36721" Lorsqu'il lilt
36722• promu au rang de kadi
36723,
36724il se montra srvfre à l'égard
36725<!f^
36726atll ;.
36727. .11 écrivait des rfdiiîc*
36728, poni
36729• ôter à plusieurs d'entre eux le rang à'atd. « Ailleurs (foi. 96 r**) ijysear-i VjLo. ^ v3~*^ .^
36730,4
36731^J>£ «Les bdutanls de diaquc rue prêtèrent eerment en prêieace de deux «A. • Dans TffAattr
36732d'Es[ni{;rte de M.ikarri (tom,
36733I, man. ^o!^, fol. aga v°)
36734: JljuJi
36735Jj**''
36736fj^
36737* "
36738était du iiouibre des adl
36739les [dus
36740distingués dans
36741leur
36742profession.
36743» Dani
36744la
36745Binf^mpfiie du XI*
36746siècle (]ia^. 486]
36747: h^Mi^\
36748j^ySdr^ Jj.'^
36749«L'un des adl du mahÂemc/t
36750^iiibuual] de In
36751«porte de Schatiab,* Dan* rJSrà*<»ed*Ebn-ludi4iciioblMh(iiaB.687,fol. 119 r**}
36752: ^L^t ^
36753^fCnc^l
36754C^lsLJt teZxa' Ji»^^ *J' ^^"^ ^^ priiid|Nmx odf, qtii midaiention»
36755u
36756Digitized by Google
p. 411
36757lia
36758HISTOIRE DES SDLTAiNS MAMLOUK&
36759« une somme de trente mille dirfaemi. U dédommagea œiii à qui la proprîélë
36760de 06 lieu avait ët^ tssignëe «^JUu ji^. Il reétitua ara Adùn la wakfàt Kara-
36761, rhf<r!o<7e. Il rendait tcrooigoagc devant les juges. • Dans YHistoire drt kadis d'Ègyptë [M. 35 v")
36762:
36763^^^uj
36764I JjJ^ <^
36765' Il devint un daadi du kadi. • Dans l'Histoire de Jénumlem (mao. 713,
36766• 1». aSS) : Jj^j
36767• Lvu)t ^JJ^ J^* Cétait an dw>blifta de»«A • Ailleurs (pag. 337)
36768:^
36769^Ij'
36770JLlt UJL
36771«tt était» i Mninlm,m dci«irekdct éiadiiAtt dam
36772. les sciencct.» DmiI* «Mbiii d« Mnktiii (t> II, IM1I.69S, Ibl. 9I^ : ZfU'J* JyJI
36773^
36774SmL4! • I^s adl iir purent ccrire la formule d'hommage. » Dans les Opusculet de Saiouti ^man. de
36775S. G«*rm. i5a,
36776fol. s'il r*^
36777. ^--^ w •H-'J
36778^
36779* Cdni qui nf> !*a pas vu
36780, mais (fui a fwiur lui
36781• le témoignage de deiixm^/.» AlMu'linaha»t:u
36782àiiai \e Mauretl-altacd/et
3678353) parie d uo acteqw
36784avait été certifié devant k juge^ ptr quartoie ««ff. • Pina bea (p. 6a) il Bdi «icadeM de» ladii cl
36785des adl J^JjJIj îiLiaSlt. Dans VHistoire de ISowaîri [iff partie, inan. de Lcyde, fol 17$ i*) t yl^lT
36786" Tef était l'uMgt» adopté, pour la rédaction, riiez le$ adl.
36787» Dana
36788\e Traité sur ta relipon ekretuune d'Abou'ltiarakÂt (man.ar. 84, fol. 38 r°): JjJjJlj ïL^aii
36789« L'établiMement des kadts et des «idK, » Dana le^ dbv éodSTf d'Égypte (fol. 90 r«) ; âJb«)l J Jâ^1
36790a) jJ>j>^
36791* II introduisit dans le r.mg do-s adl des hommes sans mérite. > Diins VHistoire d'Égjrpte
36792d'Abou'lmaliAscn (iiian. ar. 663,
36793fol. 16 v") : JjJljJVj
36794.LjJiiiJ!
36795j^^'t*'
36796W^^'
36797"
36798'
36799'"'
36800• des principaux dVulre \e&/akih et ietadl.* Dans
36801la Description de l'Egjpte
36802île
36803Makrizi
36804(t.
36805I,
36806man. 707,
36807« Les écrivains, les «M. » Aillciirt (ituui,
36808fol. 385 v°) :
36809^j«
36810. ,^.:v; ^
36811I .Ji^uiS \Îm )tjL ^J^ *Os mouttavfi devait nécceaaiiemcttt être un «dl. • Dana le
36812Fnkihat-alÂhoUifd
36813{|)n(;e aig)
36814:
36815l,\
36816"^^A» ç-^^ « Si TOUS êtes <»// et tehdked (témoins.) •
36817Dans VHistoire des Patriartkcs d'Jtrxandrie [timi.
36818II,
36819JJag.
368204'^)
36821''jX-' ^
36822-'jV^'
36823«Attendu que
36824les schdhed n'étaient pas adl.' Ëbo-Kliatdoun
36825[ Proléfoménef f fol. 8a
36826r"j, offre
36827sur U durge aonmiée odSabé
36828dea Waneigneirat» que je tnaactirai afllcan. Kba-AsMi
36829danaeen TnM mrktnhi^ cAnMnw (maanier. arabe So^ foL *k7
36830dame dea délaile car ee
36831qui concerne le mot JJx. Plus bas
36832(fol. 948 r^), on lit
36833: ï.^lyiJlj IHjlJI ^
36834«'.liî^J
36835> Qu'il
36836le
36837• destitue des fonctions A'adl et de sehdhed. > Dans la Notice des
36838lecteurs de Dbehebi (mao.
36839742,
36840fol. a3a r") : ïLeâJt
36841Ja. U Un de» ad/ des ludi».
36842•> Ailleurs (fol. ao^ v")
36843: XJtjjJt aJifr ^.^^^
36844Ubli < 0> toi ofintle tang d*4nir, mai» il le relvia. • AiOeurs (fol. ai8 v^
36845: J
36846^ ^tT
36847jii)]
36848»
36849Il était un des principaux t»dl de la place.
36850» Dans les MiUeiet line Ifiiitt (lom. I , page 5aa) :
36851^ tl=^\jixi\j *L»jJI
36852^ÎJl^Zo
36853i^l.'j^
36854"
36855I!
36856trouvait deux adl qui
36857j>ortaïent témoignage
36858• pour ce qui ooocemait le sang et k& ble&surcs. > Dans la f^ie de Saktdin de Reha-eddiu (p. a^Q;
36859:
36860âilj^t Jo» -L'aerdu tféaor.» DaMlVhwvyrdcKodoari (de bmni ananacrit, ioL 77 O ^^.^J^
36861JjiB»jAji tyir«<Itt1la riHaaot «dit ou aoa. •
36862Le terbe Jjke', à la II* Iwine, a^aifiedbwMr te rmtg^mU. Oa lit dam la FJledIefMb 4'Égrpte
36863(>iBn.,foU53 v*):J*U j^jt obWl wL.'Slj J jJj j^^t îïi»
36864Sl^
36865^IT - il étaitdu.
36866a nombre des quarante-trois sehdhed qu'Ebn>Wâlid, à l'époque de «on ^gouvernement, avait promus
36867« au rang dW/.» Plus bas (f. 78 r^
36868: iLjJu ^ ^^^LsJI ^JIC ^| JL. «Il k- pria de parier au kadi
36869a pour obtenir de lui le rang A'adl. > Ailleurs (fui. ai v*;
36870: Aa^l
36871^ Jj« ù] ^s-î.^
36872Digitized by Coogle
p. 412
36873A>%a
36874X.liELIK4IAlfS0UllrLADJlK-MANS0UIII.
36875ti3
36876luHisdi, qui avait M donné, oomme ikia, depuis soixante ans. Le loidi des
36877scfaafâs reprit celle propriété, qui rapportait chaque année dis mille dirbems;
36878et Oeas à qui elle avait été ass^ée, reçurent autre chose en échange. La mai»
36879son Kotàiah LiJddîjtjJI fut rendue h ceux qui en avaient été mis en possession,
36880• *«at p,i> occaMOB ifëÊwet tm muI Kààkei «u mg d*«lr. > Aillcan (fd. «o v") : ptfjLa ,^JJt
36881ç^SL.\ ^^^jJt^
36882« C.'Ini qui vous a promiisattnagdW/estle même qui vous a desiliués.» Plus bas
36883(fol. 4i
36884v»^
36885(jî^^ill
36886Jxb « Il promut au Vang d'atil plusieurs d'entre
36887les
36888schcrifs. »
36889l}a.atl'HùtMrt d Ègypte d'AboulmahAsco (m. 663,
36890f. loi r"j
36891: J^j^jû)) s^I^t^
36892« Les bouàques
36893• oà le t«Micni kt oéL • Dam VBkMtt de Nowaîri (16* partie in. de Leyde, fol. 19$ recL) : ^jXa.
36894«Jtjjtf
36895^ JjJ^
36896«iatebeikli prit «éauce dam la grande mosquée
36897«de PmWt afindecoalcrarlenuig d'ud/è ceaxdontle mérile «tait atMMi.» Dans la Dnai^Hoitée
36898VÊgypte de Makriaî (lfMi.|, man. 79T> fol- '«^
36899«««'t')
36900< u))^ Î^U, ^Jj*t( ^ty^Jt^
36901^^^.I^t
36902^
36903Il c«t du nomtlW des tch4hed promus au rang dW/. Tantôt il fait partie
36904« des schcrifs
36905Iffs plus distinguc-s. • Ailleurs (fol. 3Ba r')
36906: ^^Âjtll ^iL*i
36907« Les principaux d'entre
36908• ceux qui datent promus au rang à'euU.
36909Dans le Traité sur ta religion d'Abou'lbarakit (man. ë4,
36910fil. ao r°) : ^jJ Âalt
369111 3 « Panu les trhâheipramw au rang A'aM. > Dao« THdti^ên Ai.
36912MmAff ii*^leeiaMMr(tiiiB. Ilynan. i4o,pag. 85)
36913:
36914ijè^^ iyfi^\ ^ LSLi.
36915f^*^ «.5^
36916\J^* uJiV*''^'
36917j™"* iMame, du nombre dei fbMlMf pronni au raug
36918• d*Mff} dans la
36919ville de Fostat , et qui assistaient aux S^aeca dn kadi.
36920Plus Las
36921i .',6)
36922:
36923j^AfJ
36924^JL^
369251 Du nomlire des
36926jr//fM(r(f promus au
36927rangd'oc^/, dau&
36928la
36929ville de
36930«Fostat. » Daiiîi VHistoire d'tbn-khallikan ^m. 730,
36931f. a8j
36932r")
36933: ^^Jjtj'j
36934ïLcjiJI ^JLx-^
36935« Les séances des kadis, des ju^es et de ceux qui étaient promu» au ran^ iWidl. « Dans ïHistoire
36936daprémidn !ta«n-beB4bnlitm
36937(fol. 8
36938r*)
36939:
36940^jè^^
36941^IT-ilitaltwido ceukqni
36942• avaient êcé pronmi au famg dW/ à Ba{;did. » Dana la ChmO^ de Dhdwbi (man. arab. 646^
36943f. tS4 V*) : UL^ Jj^^-
36944•
36945•
36946' l' siégea comme kadi
36947.
36948. .et conféra à piusteufS le rang
36949m iCadl.
36950Plus bas (/tiVf. '
36951: ^^'-^ ^
36952J-î^
36953JoiJl ^'-^^ ^
36954Ptusiciirs des principaux
36955a adl tnrtlèrcut à se rendre auprès ilc
36956Uii.
36957Il
36958introiluisit dans leur» rangs plusii-nrs pcn-onnes avec
36959• le tilr« A'adL » Dans le Traité de t'arbatète (man. ar. 1579, f. 80 v'';:'^âA> SamLl j^mclj ^^SS
36960> AlSn qu'il fAt un tekdM piwno au vaag dWil • Dana fonviage intilalé Nmhi-sUd/amiium («an.
36961ar. 741, HtV]t
36962JÔ»
36963Je^j • Un homme qne Monbârak avait promu au rang dVMll«
36964«avec le titre d'urf/. • Ailleurs (fol. 3a4 v")
36965: ^^Ai ^ ^JA JjJjJj
369663
36967• ^ «M»-
36968« mence h muliiplier le nombre de* sckdhed, et à cooférer le
36969titre d'adt à dea hoaunea qni n'en
36970« étaient )>as dignes.
36971Le verbe Jlé, à U V* ferme» ùigMit nmpUr Us/uÊcdKtttPmSL On fit dan» le TVnM hiogn-
36972fMqme (^^t 4la)1} de TaU-eddin-risI (t. 1, f. 86 v«) : Idl^^
36973"il^UtL JJ!*? « Il
36974a pHt au Caire leafonctlona d'ml'ff «t •iégea somme «eMIedll •
3697511.
36976(fnairfjmajMrIfa.}
36977i5
36978Digitized by Google
p. 413
36979I f4
36980R1ST01B£ OCS SULT4NS ItAMLOUKS.
36981depuis le départ de Mclik-Kâmel. Elle se trouvait, depuis environ soixante au-
36982née&f dans la possession d'un des commandants de
36983la hulkah
36984et de ses héri'
36985tiers. De nombreux ikfyt^ qui étaient dans
36986les mains des émirs, furent rendus
36987à
36988leurs vrais
36989propriétaires. Les soldats,
36990en Égypie, renonraient à leur /Xyu,
36991parce f|ue 1m impôts
36992ne
36993leur
36994produisaient
36995pas un
36996gr;uitl
36997liriitTice.
36998Le
36999ter-
37000rain
37001])assait sous
37002la JiiridiclioD
37003d'un émir, et devenait le refuge des malfai-
37004teurs el des brigands.
37005L:\djin
37006('tait brave, surpiihsant
37007k)iis srs rivaux dans loiU ce qui avait trait aux
37008exercices militaires.
37009Il montrait une extrême bonne
37010toi
37011t nvprs les personnes de
37012sa connaissance cl ses serviteurs. Il défendit de porter des turbans s^ji^de bro-
37013cart d'or,
37014et des bordures de la même élolTe, ainsi que des vêlements d'or.
3701511
37016réprimait avec une sévérité implacable tous les actes illidles
37017; et plusieurs fils
37018d*émirs ayant été surpris
37019il boire du vin , reçurent la bastonnade. Ce prince
37020jeûnait durant les mois de ftedjeb A de Schaban. Il se levait ta nuit, et faisait
37021des aumônes continuelles.
37022Il joignait a ces qualités un caractère plein de dou-
37023ceur.
37024,
37025DétaUs sur ia manière dont tes émirs ctmdaisirent les affaires de tempite après
37026ta mort de MetUf^imsma^Lâdfm,
37027Après
37028l'assassinat de Alelik-Mansour^Lâdjin
37029et de son natb Témir Alatikouti-
37030528
37031niour, les émirs qui se trouvaient présents dans la citadelle, savoir
37032: Izz-eddin-
37033Aïbek,
37034le k/uizinddr [Inhoncv] Mansouri; Rokn-cddin-Bibars,
37035le
37036djasc/tenkir;
37037Scif-eddin-Selar,
37038Xoxtndiir: IfosAm-t'ddin-Lâdjin-Ronmi, ïosdutàr,
37039(|ni
37040était ar-
37041rivé d Alep;
37042l)jeniàl-<>iltini-Akou>.cli-Arram
37043;
37044ncdi-t ildin-Aljd allali
37045, le sildiuldr;
37046rémir Kurt, le hiidjih^ se concertèrent avec h-s deux
37047«^niir.s Kurdji el Tagdji;ils
37048convinrent d'écrire à 3Ielik->iàîjer->iolianHned-ljeii-l\elam)n, afin de le faire ve-
37049nir de Karak, et de le placer sur le trène de la souveraineté
37050, sous
37051la condition
37052que Tagdji occuperait le rang àetntOth^usaltanoA (vice-roi), et qu'aucune affaire
37053ne serait déddée que du consentement des émirs. Tous, dans la nuit du ven-
37054dredï, jurèrent Tobservalton de ce traité. Dès le point du jour on ouvrit la porte
37055de la
37056citadelle;
37057l'émir Djemàl-«idin-Akousdt-Kattâ]-assalia monta à cbeval,
37058accompagné du reste des émirs, et, tous ensemble, se rendirmit à la forterewe.
37059On éaivit à Témir Kandjak, naià de la Syrie, et k l'émir Belban-Tabbâkbt, noA
37060Digitized by Google
p. 414
37061Aiitf9*("9!>)'
37062X. HELIK.MANSOUR-LADJIH-IIANSOUIII.
37063Ii5
37064^Akp^ pour les informer d«s ^teemenu qui venaient de se passer et leur
37065prescrire de faire arrêter Idagdi^boulùlr, iDjftgân, Hamdan, et les Ànirs Ho«
37066lâmis. Cette dépêche fut confiée à rëmir fialgal, l'un des émirs de Damas, qui
37067était
37068arrivé apportant une lettre de l'émir Kandjak, le samedi, douzième jour
37069du mots» après l'amassinat de Lftdfin; et la lettre avait
37070été reçue par Tagdji.
37071Geloi-d prit place dans le poste destiné au nalft, ajanl les émirs à sa droite et k
37072cagaudie. On servit, suivant l'usage, le festin que donnait le sultan; ensuite, la
37073conversation s'engagea sur le pfojet de d/'pnter vers Melik^NAser. Kurdji prit la
37074parole,etdit
37075: « O émirs, c'est moi qui ai lue le sultan Lftdjin pour venger la mort
37076«démon roaitre! Melik-Nàser est bien jeune. €u seul liomme,
37077dit-il, en mon-
37078« trant Tagdji,
37079pst digne (iV'tro promu an rang de sultan; et c'est moi qui serai
37080« son
37081(!ini\
37082(|ui sont
37083(1111)
37084avis
37085cnnfrrnre en sont
37086les maîtres.
37087» Tous 1rs
37088émirs gardt rent
37089\c silonrc, à rpxcpptiou de Kurl, \efi(idjil>, qui dit
37090: « Oseigneur.
37091"les
37092t'iniis savent bien re cpic vous avez
37093fait; et personne n'est disposé à oon-
37094« Iredire ce que vous ave^ décidé, u L'asseudjiée se sépara. Cependant Tagdji
37095fit
37096venir Tadj-eddin-Âbd-crrahnian-Tawil, le
37097moustuift du royaume,
37098el
37099lui
37100de-
37101manda des détails sur le revenu territorial ^LL») affecté au na£ft. Ayant reçu ces
37102renseignements,
37103il dit : « La somme est trop considérable ; je ne consentirai pas
37104<tà la céder au naib; » puis il ordonna d'en défalquer une portion qui
37105serait
37106réunie au domaine privé. A peine Tawil étidt-il sorti que Rurdji le
37107fit appeler
37108et le questionna sur le revenu territorial du nalb. Il trouva que la somme était
37109irop faible, el dit; a Cela ne peut me suffira
37110: je ne saurais m*en ccmtentér. »
37111Puis il désigna plusieurs cantons qu'il voulait demander, pour accroître le revenu
37112qu'avait touché Hankoulimour. Tadj-eddin resta slopéAiil de voir ces deua hom>
37113mes se livrer précipitamment à de pareils soins, avant d'être assurés de l'au-
37114torité.
37115La nuit du dimanche, un pigeon (49)j^lL s'abattit, et apporta une lettre qui
37116(49)
37117l.e mot
37118tdtr ^ 'Js ou taîr
37119v\vi\ signifie propretneii» un oiseauj désigne an pigeon que l'on
37120employaitjmur porter une lettre. On lit dans
37121Ï Hiitoire d'Égypte de Moh«nimed-ben-Nota««r (inan.
37122«r.Sok A, fol.5ii*);&l9»^UJUjj«L9pi|,'eon arriva, apportMithiiiotivelle dune csiasunoplw.*
37123Dll»l«ibte« de UÂniX
37124IX.
37125I, pag. 6a3)
37126: Jill Jj,^
37127iJ» l/*^.^'
37128"
37129l"?*"* '
37130• envoyé delà forterc&se de Kurkar, s'abattit, apportant la nouvelle que les Mongols cuieiii campés
37131. devanl U place. - AiUeur» (t. 111 ,
37132fol. 5o r")
37133:
37134> \y^\ Jj»^ yj>:rk fj*
37135^ « Un pige»"
37136• vtiint de BcUm» •'abstat, aimoii^ l'airivée des émin. • Ihut VBùmifv d'Jlqt (luaa. 9^
37137|5.
37138Digitized by Google
p. 415
371391 16
37140HISTOIRE DES SULTANS MAHLOUKS.
37141annonçait que Témir Bedr^dinpBektâaeh-Fakhri, ^«pyri/aA, était venu camper
37142à Belbèîs, k la téte des troupes expédiées pour Sis. Les éanirs, cbànnés de oetle
37143nouvelle^ lui écrivirent ainsi qa*à oeiu. qui raccompaijiiaientf pour loiénoncer
37144M. itS r*}
37145: <.,.JL, ^
37146y^hS » ITae lettre, portée par un pigeon, arriva à Atep.*
37147AiHenra on Ik (fol« laSv*): «Leaawiégés de la ville d'Atbireb adressèrent à Melik^Radwan une
37148«lettre placée MMtt!*aile d'an ptgMn^U» ^Ua. ^ bb^
37149Ce pigeon s'étant abaUu dans le
37150« camp des Franrs, un soldat le tua, et
37151prit la
37152lettre. » On
37153lit dans VHistoire
37154ilu préti-mln F ikhr-
37155eddtn-Kâ<i (f. «48 r")
37156: (Lâ."^^ '-"c^ ^J^r^ fi' J^—
37157' r-^p'"'''*' chaque jour de» pigeons jMjrteiirs
37158"
37159(le (iejxVches. • Dans i'HisP^in' >{r
37160/.-» CnfHjurtr dr .l'-nnnU
37161:i: n dipi e par Imad eddin-lifaltAni
37162(nian.
37163iirab. 714, fol. 111 r*):^l-L!i ^i.
37164;>
37165j-.^^jSJ-»—l\ wvi-jT Oji-t
37166• i.es
37167lettres qui
37168annonfaieirt les aoiivelles voUmoI et forent cxpédiérs sur l'aile du pigeon. > Dans FAuMlrv JtÈ^
37169émMrd'Abolilnialliien (m. 663, foL 176 r») :^^t I^t J« ^LJI
37170«lléerivit
37171«aux0^ de Syrie destetires portcessvr In ailes dès pigeons;* et ((bL i59 O*
37172, ^
37173' T<!l pigeon et telle femelle de pigeon. > Car le mot ï^J» désigne une femelle de
37174fùgeon, comme dans ce passage du Dlwan-aHniehà (man. i573. fol. io5 r*)
37175:
37176s,^)b
37177«
37178Il dc-
37179• manda sa femelle de pigeon. > Dans VHhtoire d'Ebn-Djouzi (man. 640, fol. 197 r*)
37180: ^jj-sr^ «LLs t
37181^yy>
37182jl-^'^l ^^^^ J'-'j * i'
37183remit des pigeons, et lui dit : Infonae-moi des nouvelles
37184• Jour par Jour ;> et
37185{ib.)
37186: ^j^^ J,1jy^^
37187,j|Ii»t « 111Acba les p^eonspoor Damassa On lit dsBS
37188la #% rf«J«iMteparBciia-eddin (p. tmg) :
37189ta^\ Jo
37190.
37191SUIjlU wctft «On roTsilar.
37192'
37193river siieresstvcment des lettres portées sous l'aile des pigeons. • Dans
37194le Sohuk de Mrdcriïi
37195(t.
37196I
37197" Ix)rsque les
37198l'r.nirs
37199• tooilwrent sur l'armée, un pigeon, porteur de cette nouvelle, fut lAchc pour le Caire. «Le même
37200histmien daaa saDvMir^tfM dir VÈgypte (mau. 798, fol. aoi
37201fait mention éafmIBai ét /tt'
37202gewujJiiS f^j^ cVst-à'dirc detJêitiUet de paphr minée detdnéet à ireetvir
37203les lettres far Vo»
37204attachait tous tes aUes det pigeons. Ces pigeons portaient aussi le aoin de ^^L^ ^
37205' Pigaons
37206destinés au transport des dépèches , ou de ^^dt^a ^^^^ pigeant rapides. »
37207\jË lieu d où l'on faisait partir les pigeons se nommait moutarJ.ia>
37208, au pluriel w»1jUb<*; et l'on
37209«teignait par le mot moutaUr ^^IJL* <Ttui qui amit la charge de Uchcr les pigevnt. On
37210lit dans XBis-
37211tobvéet Âtabekt d'Ebn-alailiir (man. ar. 818, pag. a?
37212Ujifjt J,l »j-*J! ibUl
37213w^Ul
37214W! (•C-'l • Meiîk-Adel.!fonr«ddîn
37215• ordonna d'établir les pigeons appelés A«mMÏ (tapidcs). Ce sont des pigeons renommes qui, des
37216" cantons les pins reculés, volent vers leurs nids
37217; > et plus bas (pag. }u3)
37218:
37219^\-^\ ^tfM
37220« Us avaient avec eux le» pigeons rapides.
37221Dans le Diwan-alinschâ
37222(fol. io5 *°)
37223: ^L,:y^! 1—^
37224L^I^LL«j L^l^l ^ ^LL-Pl "Là se trouvaient les pigeons messagers dans leurs colombiers et
37225• leurs lieux de départ ; » et {ihid.} : ^L^t oj^t-^ t^J*^
37226'
37227'"diijuer les lieux de départ
37228« des pigeons. «Hbu la DetaifihndgrSgfpu de Hakrûi (t. I, roao. 797,
37229fol. 40s r*)
37230: çXJfi^l
p. 416
37231vas»{t%9i).
37232X. MELIMANSOUR-LADJIN-MAMSOOIIL
37233117
37234dans les plus grand» délaib tout œ qui s'Aait poss^, et Faocsord oondu enlre
37235Tagdji et Kurdji L'empire se trouva divisé entre deux
37236partis. D'un o6lé» les
37237l^^^jjlL* sj* J j'^jjijJ' («U^^» Il établit, âupi^sdtt pigeon» qui lui *pp*riei»âi«Bl,|>lujieur*
37238• hommes chargés de les lâcher. «
37239LeflMM ^L^t JLL» est employé une le méiMMBi, d«ii» nn passage dn Sttarfd^BotniMitetir
37240(ion. I, page
37241ii45). Nmt liaoasdaM Vûmmge MImU Omdàt0mtA {nmLur, 6S6,
37242fol. 170 v*.
37243171
37244> "!, que le schérif Abou'Ihasan-Mohaiiimod-Wit-Omar, qui vivait du temps d'Adad-eddaidab*
37245iwn-Bouiah, avait, à Bagdad et à Koufah
37246, des pigeons
37247qui lui servaient i Taire passer les
37248nouvelles d'une de ces villes à l'autre. L'auteur du TariAhi-H^au^ (aumuscrit, fol. «96 r") nous
37249domie-dea détdie titr la paste ai» pigeoM, tcUe qu'dle esbtait mn» k» khelilès AUiatsidea. Au
37250rapport de Ra&chid-eddin (fol. 996 r'j
37251:
37252Tandis que la ville de Hausel (MmuI) était assiégée par
37253< les Mongols, le sulUn d'Ëgypte étant arrivé à SiBdjar, en voulant donner au prince Je Maiisel
37254• avis de son approche, lui envoya une lettre portée par un pigeon. L'oiseau s'étani perché sur uni;
37255«iMidûne degueire de* Mengols, fut pris par le mehiiiiite, qui porta la lettre à eoa génénl..»»
37256jUapigeon
37257fut expédié
37258à Bagdad pour annoncer l'approche de Tiaiuur
372597^afer-4idmékt de BMUI
37260manuscrit,
37261f.
37262166
37263v*). On
37264lit dans
37265le Kartas
37266(p. ai4) que les
37267hafiît.mls de Jldjrzimh-alkhaflnl
37268(Aldjeziras) étant assiégés par l'ennenii, ne recevaient de nouvelle» que par un pigeon qui leur
37269qi|Mrteitdet lettres de Djebel -alfaïah (Gibraltar). Au rapport de Nowdri(BnB. ar. 70a,
37270f. 4C r°},
37271• Le conwimdeDt de le flotte de Bog^r,
37272roi de Sicile, étant arrivé i L'île de Koenrah, s'entpen
37273• d'un vaifiseau sur lequel ctlit line eege de pigeoas. U m servit de ee» eiaeena: poor axpêdier de
37274• fausses lettres. »
37275L'auteair 4a MMtbk-tMbur aoat doaae » sur la poste aux pigeons , les détails stdvaats fni. 583,
37276f. 17) r^) i « Paimi les dépêches que reçoit le sulteaf il en est qiâ sont
37277écrites sur an parcbeoia
37278• petit, léger, et qtip transportent des pij^eons bien?. Ces pigeons ont âes rclais^!j^ dont
37279chanin
37280• est, à r^ard de l'autre, à la distance de trois
37281relais de la poste aux chevaux, ou plus. Le pigeon
37282• ae dépeaie pes le lelais, et aa saunât
37283le dépasser. Lorsque roiseau doit porter aae dépêche, oa
37284• lui doanc aae panure partioBlière, «fin qu'il soit reconnu et ne soit arrêté auUe part» après quoi
37285• on Ir litlie. Aussitôt qu'il arrive an relais qui lui
37286s;
37287di
37288tin/, on pn^nd
37289h.
37290k-ttre, que Ton attache
37291• sur un autre pigeon. La chose se fait ainsi, de lieu ea lieu, ju&qu à ce que la dépêche arrive h
37292In
37293• résidoice du sultan.* SuneutraiMardal)toUHMltafr^f(roan.ar. iS^I, fol. loSi^ct vO},rusâge
37294d'enpiayer des oiseeaa pour portar des dépédies remonte jusqu'à SaloaMMi ; pou il ajouta : m Les
37295« ancît ni ont ciloisi pour cet objet le pigeon, attendu que lemàle, dans cette espèce, se distinçur de
37296tous le% autres oiseaux par son attacheneot pour sa femelle, sa vue perçante, la rapidité de son
37297• val. La dici des bureaux de U dwaeelleiie «Ujii) ijijj^ wt^L* dait sVwenper avec la plas
37298• grand soia de ee qai coacemeles lieai d*aA au lldie ces oiseaux, IcaoïBibia dladîvidus qui s*y
37299" trouvent
37300réunis; \n hommes,
37301le^i hctes de
37302soininr
37303rjni
37304y ^nnt
37305.-ittachésj le* colombiers assignés
37306• à chaque
37307établissement. Les khaliTes de
37308lu famille d'Abbas moutraient pour tout ce qui tOU-
37309eliecet objet, le zèle le plusardent^ et la principaux personnage» de rttaks'y tiviaïeatàl'eBVL»
37310Si raa eu cnât l'auteur da Jbnwf-aniarjULalt ja^l » aa sa disputait Fflaquisilioa de ces ai^
p. 417
373114 18
37312BISTOIRE DES SULTANS MAHLOUKS.
37313émirs étaient déddés à adopte); b résolution que prendrait Témir fid&tftach, au
37314moinent de scm arrivée. Quant i Tagdjî, Kurdji, Scbawerscbi et les émirs Aschia»
37315seatix. l'n pigeon d'une
37316rare
37317agilité
37318Ait payé 70a dioars. I.'autciir
37319njoiile: « On pigeon qui teil
37320« an
37321ivi': ihr <li*troit do Conslantinople
37322fut
37323i)nyL- au prix
37324tic niillo dinars. Pour ceux de ces nîseani
37325• i)ui étaient destines à porter le» dépêches, on avait un livre, des re({istm, dans le%({iiels etaieiu
37326• conMgnés la g^n^alogie du pigeon et'Mo pris d'achat. Ia- kadi Molil{«eddia*bnKAbd-eldibFr
37327s'oeciipa à comprimer, sur cette matière, un ouvrag« auquel îl dimiM poiir titre Tamaïm'alhnntaim
37328« |»»L^œJ1
37329j**'^
37330ainuleltes des pigeons\ Siiiviint l'usage reçu, on transportail un pigeon d'un
37331« colombier vers le colombier le plus voisin} et au mument de le lAcher, on allait chercher
37332$«1 fe-
37333« mellc dans le colombier où
37334il était accoutnmé de la voir. Les pigeons destinés i ce genre de ser-
37335> viee^L.j3t ^L^arll daieet disposés pour le tiwport de* d^péefata,! bnaniéivdMcli^^
37336« de
37337la poste, dans toace Vtfjp», dans la Syrie, et
37338la
37339i^^outrco qui enviromie Alep. Ensuite, on
37340« tifgligea cet établissement, qui tlrvint rc qu'il c%t aujourd'hui, se rt-diiis;mt à former tme ligne de
37341« «ummunicattoo , depuis le Caire jusqu'aux deux
37342places d'Alexandrie et de Oamiette , ainsi qu'à
37343• Katii. Le pmnt de départ était priiuitîirenent le eokHnlner qui se irome daos la citadelle. L*M
37344« leur du liufftmmiLj^ indique
37345le pobt d'uù on licfaait les pigeons, qvi étaient placés dans les
37346«
37347liiMix
37348n<;«iif;ni'S pour cria. Dans
37349la
37350Svric*, depuis (>i«/.ah, et dans la province d'Alep, le soin de por-
37351<• ter de» pigeons
37352était confie aux ntub (gouverneurs).
37353> L'auteur rapporte, d'après Nowaiiri, de
37354qndle manière le fisir hkonlHlNn-iUles, voalani satisfaire le désir que témolgoait le khalife
37355Asis, de manger des cerises de Balbek, it attacher aux pattes de mx cents pignons demt petits sa-
37356chets de >oic qui renfcrmaiput une cerise; en sorte que, dnns l'ospace de trois jours, il put ofTrir au
37357piincc un bjusin rempli de ces fruits. Puis
37358il njnnte
37359:
37360•• D'après l'usage reçu, on ne
37361l.lchait jamais
37362< un pigeon dorant la nuit, ou par nn temps de pluie, ou lovsque l'oiseau
37363était an«né, daos ia
37364« crainte qu^ ne s'égarlt, 00 qu'il ne fàt atteint de l'humidité, ou qn^ ne s*aliatiit sur du grain
37365« ou sur l'eau, et qu'il
37366ne
37367fôt
37368pris.
37369Suivnnt
37370ce que rapporte le kadi Ma-cddin-bcn-Fadl-allah,
37371> d'après le kadi Mohii-eddia-ben-Abd-clddber, le chef des bureaux doit faire porter avec
37372lui les
37373• pigeons messagers, toutes ks fois que le soltao est en marche,
37374soit pour un voyage , soit pour
37375« une partie de chasse; attendu quW peut avoir ooalinnellement bemin de ces dsenuit. pour man-
37376"der
37377nn émir, un
37378llanlottk, OU faire apporter promptcnMnt quelque objet que désire
37379le
37380prince. »
37381Makriai s'exprime en ces «amies (man. ar. S82, fol. 40S i<* «t t*)
37382:
37383Daos la citadelle do Caire,
37384« étaient des colombiers^ pour les pigeons destines i porteries dépêches ^UkJl. Si Ton en croit
37385« Kbn-Al'd-fldahcr, jusqu'à
37386la
37387fin du mois Je Djoumada second de l'an 687
37388,
37389K- nombre
37390de ces
37391•• oiseaux s'élevait à dîx-nmfcents. Ils étaient sous la surveillance de plusieurs commandants, dont
37392• diacun avait sous sa juridictîaB vue portion fixe. Tous ce» oiseaux restaient constamment dans
37393• les colombiers de la dtaddle, à Texception d'un certain nombre qui étaient renfimnés dans
37394• le colombier de Barkiah, placé en dehors du (laire, et que l'on nommait
37395le colombier du Fttyoum
37396. ^^^1
37397~. j
37398.
37399Il avait été établi par l'émir Fakhr-eddin-Oihman-ben-Kiïil, ostadar de Melik>Kâniel-
37400« Mohammed, fils de Melik-Adel-Abou-Bekr-Aïuub.L.e nom de colombier du Fa/oum devait son ori-
37401• gnie à ce qne toute Ut province de ce nom faisait partie de l'Hue d'Ebn4BaU Lee dépêches lui sr>
37402Digitized by Gooj^Ie
p. 418
37403ii«6(,8(i399)-
37404X. NELIK-MANSOUR-LADJIN-HANSOURI.
37405Ifg
37406fis,
37407ils seulemiuicut paifaiteraent pour coufier
37408le
37409lilre de sultan a Tagdji,
37410et
37411celui de /uù^^ à Kurdji. Du reste, ils convinrent de ne point sortir à la rencauiix>
37412• rirmOBt im fwjùtm à ce «olonUcr, et c'était de
37413qn'cUe» âtakat expédiées vers le Fajoum. Cette
37414•'dévoiniiHitioa cantiDae ds tw élie appliqiiM,Cbaq«w reld*, due In diflcrails euttoiMderËgyptc
37415« et de
37416la Syrie, depiiiî Asoiian
37417Ju'.fjir.'i ITuphratc, rrnfrrmait
37418des pigeons;
37419et
37420il est
37421impossible
37422de calculer le nombre qui s'en trouvait dans les villes frontières, sur les routes de l'Égypte et de
37423• la Syrie. Tous ces oiicaux étaient expédiés graduellement, et traosportaient les tiépéchès, de la
37424• dladcll* dâns toolcs les dÎMetiom.
37425Il y avait, dans chacun de ce» étaliUaaeaients, des nules <le
37426- charge, qui étaient folimietparlei écliriai da sultan. Les gardiens des colombiers
37427^^yya>,
37428rc-
37429" ccvaient Jci
37430traitements Ol^USl^ et des
37431îjrntifîcations, prises
37432des
37433t;i uiiiers du
37434sultan. La dv-
37435« pense
37436, pour ces objets, s'élevait à des sommes incalculables. La nourriture
37437assignée pour
37438cent
37439pigeons était, chaque joiur, d'au qlMrt de m^^ak de lèw».
37440« SuiTaiit l'usage reçu, la kttre était cKchuivement attachée sous
37441l'aile dtt |ngeoii; et cela pour
37442• pltisifiirs motifs
37443: entre autres, pour garantir la dépêche, en l'abritant
37444s. «us une aile aussi fnrtr.
37445« lùisuite, on imagina de
37446lier la leui e à la qurue île l'oiseau. Lorsque
37447la dépêche était cxjii-dice de
37448• la dtaddle pour Aleiandrie, l'usage voulait que
37449le pigeon fht exelasivenient I4ché de llinifft-
37450« Akabab, dans U province de Djizeh. Cétaii \k le premier ân rcl lis. Lomiiiela destination était
37451• pour la provbicc ilr Srliarkiali, Toisean parlait de la mosquée de Tihr, située en
37452di-liurs d»i (!airc.
37453• S'il
37454était expédié pour IKiniietti-, on
37455le
37456lâchait dans
37457le canton de Beîsous. On envoyait avec le»
37458« gardiens des colombier»
37459des
37460djaruLir, charges de les conduire aux
37461postes qui
37462leur
37463« étaient
37464assignés. Dans chaque pravince on avait aoin, en liehant les pigeons, de
37465les élo^wr
37466« de leur letnite hahitiielle : on voulnt par là les enpédicr de revenir bientAt à leun coiom-
37467« Liers.
37468Les pigeons qui appartenaient au sultan étaient dislingties par des marques particuliéffs. C'e-
37469« uknt des empreintes fiûtes avec on fer chaud szM
37470sur tes pattes on sur tes becs des oiseaux.
37471« Ccstce que Iv plaisants dèsigaent par le mot IsMh ^JiA.
37472•> Lorsqu'un pigeon s'abjttait avec une lettre dont
37473il
37474- tait
37475porteur, personne ne pouvait la delà-
37476• cher, si ce n'est
37477le sultan lui-même, qui Tàtail de sa propre main, saus employer aucun iiiternié-
37478• diaire. Oo mettait, pour tout ce qui concernait ces oiseaux, un sèieextnordioaîie. Si uu pigeon
37479« s'abattait dorant le repas dn aulUp, le prince n'attendait pas qo'D eâl linî de Bi^er j mais
37480il
37481laissait
37482la
37483lahli', et ouvrait
37484la
37485ilépëche.
37486S'il
37487«'t.iif f iiilornii
37488, on
37489l'i-vcillait. Abd cldâlicr ajoute:
37490Cest ainsi qu'en usaient nos
37491souverains.
3749211 eu était de wxvnw loisqu'iis étaieut eu marche, ou
37493ii
37494« jouer à U paume \ en effet, un moment qu'on Usae édiapper, suftit pour tendre napcsdlble la réa>
37495« Usation d'une alEiire importante^ soit qall s'afpsae d'Un homme arrivant, ou d'un fugitif, ou d'un
37496«événement quelconque qui se sera passé dans une pl.u»- de
37497rre.
37498Il njoiite
37499: Il convient que l'ctn
37500m érrivf
37501les
37502drpi rlu's swr le papier des oiseaux^^Ja)l y^j^t spccialemcut destiné pour cet
37503objet.
37504<•
37505« ikuivaui ce que j'ai vu,
37506les anciens n'écrivaient pas la formule BUm-^tM lUt ^mi (au nom de
37507• Dieu]. Ils dataient do rbeorci, du jour, sans indiquer ranoéej quant h moi, je désigne l'année. Il
37508ne faut pas s'étendre sur les litres de celui à qui on s'adressc^ ai employer les mots superflus
37509; on
37510m doit se borner à la aobstance, & la quintessence du discours. 0 iaut nécessairement écrire ; Oo »
37511biyilizûO by Google
p. 419
37512I90
37513HISTOIRE DES SULTANS MAMLOOKS.
37514de rAonir Bektfach , mais de rester auprès de Tagdji, daos la dladdl^ en atten-
37515dant son arrivé. Les autres émirs résolurent d'aller â la rencontre de htk-
37516lAsch. Le dîmancbef trâciéme jour du mois, oe général et ses compagnons vin-
37517rent camper à
37518Birket«lhÂdj. Les émirs qdi se trouTaient dans la citadelle se
37519préparaient à aller le recevoir; Kurdjî s*opposa à ce que personne ne sortft dans
37520cette Intention. 11 ordonna que chacun relournât chez soi, et que, le lendemain,
37521tout le monde se rendît à la citadelle, où Tagdji siégerait avec le costume delà
37522souveraineté. L'assemblée se sépara. Les émirs sentirent parfaitement qu'ils ne
37523pourraient rien faire tant qu'ils n'iraient pas s'ahoitcher
37524avec
37525l'émir Beklâscli.
37526Lorsqu'ils se trouvèrent réunis, après l'ajr, ils commenccicnl à représenter, de-
37527vant Tagdji et Kui tlji, qu'il était h propos de sortir au-devant de l'émir Beklâsch,
37528altenihi qtie c'était un liommc âgé, qui occupait
37529le rang d'atabek iie& armées,
37530qui
37531s'était signalé, pour la cause de Dieu» par des exploits importantS| el avail
37532« lichc ic |>igeoD et son compagnon ; afin que , si l'un
37533ries deux reste en arrière, on puisse aUendrv
37534«on arrivée ou aller le ehndwr. La ietiiv ne doit pu avoir de marge ^ ai eônteoir h fonaok
37535rlA«mf*///AiA (louauge à Dieu^ à la
37536fin on écrit Jl/a/t-hafbi {Omx es( «a snfBsancvj. On n'y met
37537' pas de liJre, h moins qu'elle ne soit poi ti'-c d'un lieu à un autre; comme lorseju'elle est adressée
37538" au sultan, d'un point éloigne. On j place un titre peu étendu, aiin que |>ersonne ne soit tente de
37539• rouvrir. Tout Itoaime qui la reçoit, écrit à l'extérienr qu'elle lui est ]Mrvciiite, et qu'il l'a cspt*
37540• dîor. Elle arrive, ainsi, toute scellée. L'auteur ajoute : • Parmi les événemcut» dont j'ai été témuio
37541" et aiixqtii'ls j'ai pris part, je citerai celui-ci
37542: Au mois de H.iniadan de l'^uincc 688,
37543il arriva, de la
37544• part du naib (gouverneur) de Soubaïbah, quarante et quelques pigeons, accooipa^nos de leurs
37545« gavdtent. Une leure annonça qu'il avait expédié on dseai» pour rR(,7ptc On resii quelque tettq>s
37546« MDS qu'aucune affaire enigeit l'envoi d'une dépèche. Lnganlieilt direut alors .*l^ temps exigé
37547" ponr le dt'part de ces oiseaux approche. D'après tmc eonffffnrf qui eut lieu avec l'émir BeJr-
37548« eddia-Riià» rd, natlt-asiaùanahf on résolut d'expédier par
37549le moyen de dis de ces pigeons, des
37550• lettiw* qoi contiondriient teulemeot la nouvéBe «le
37551arrivée^ Ib furent lldi^i Iota, le «ner-
37552• credL lieux de eei pigeons s'étan t abattiu, on apporta des lettrée dont ili étaient portont» et qui
37553« cscitèrent une risce
37554jt-ii- rale. Au bout do quelque temps, une dépêche du sultan annonça qtie ces
37555« oiseaux étaient arrivés ù Soubatliah, à cette stéme époque; que,
37556le m^mc jour, la lettre avait cte
37557• expédiée pour Damas, où elle arriva cejour^même. «Msltrixi ajouic que, de son temps, la poste
37558anx pigeons était tombée en désuétude, et que les oiseaux n'élateni plus en usage que pour appoi^
375591er des nouvelles de Ratia à BelbeiV, et de BelbeYî au Château de la Monfngne.
37560Khalil-Uilheri adonné sur
37561la poste aux pigeons des détails curieux, qui ont été
37562re[>roduits,
37563d'après la traduction de Ventore, par lien M. Voloey {Vojage m ÉgypêÊ et en Syrie,
37564t. i, p. 17 1 et
37565iuiv.). On peut voir anssi, snr ceue iDatièiVi le palîl ouvrage, composé en anbe, par Michel Sal>-
37566bagh, et publié avec une traduction Française et des MMsSy par M. Silvestre de 8007, aons le lilK :
37567La Cotombe meua^re^ Paris, i8o5.
37568'
p. 420
37569M 698(1399).
37570X. MELIK'MANSOUR-Là0JlN-MANSOURt.
37571i^l
37572conquis onze forteresses; qu'il était absent avec ses troupes depuis floviron un
37573anet demie. Ils ajoutaient que, si Ton ^refusûtàcettc lieniniule, on se créerait
37574les plus grands embarras. Us soutenaient
37575que,
37576si
37577le sultan
37578était vivant,
37579il ne
37580manquerait pas de se mettre en marche dans cette intention. Tagdji
37581et Kurdji
37582leur répondirent
37583: « Nous n'irons pas; mais, quand à vous, faites ce qiip vous
37584jugerez à propos. » La conversalion
37585s'élant prolongée, Tagdji voulant m
37586lUrer
37587de la déférence pour
37588les émirs, dit à Kindji
37589:
37590« L'avis des émirs n>e semble
37591rai-
37592sonnable; je
37593vais partir avec eux, accompagné des JVIamlouks du siultan, et nous
37594« irons à
37595la rencontre de l'émir Bektâsch
37596: quand à
37597lui
37598reste dans la citadelle
37599« avec un corps de Mamlouks. « La chose ayant été réglée ainsi, Tagdji accom-
37600pagné de Kurdji passa en revue les Hamlouka»el en désigna quatre cents, qui
37601devaient partir avec Tagdji On
37602lui amena les chevaus de récnrie, et Kurdji
37603dut rester dans la citadelle, sous Tesoorte du reste des Uamlouks. On passa
37604ainsi la nuit. Le matin du lundi, qnatorzi^e jours du mois, les troupes se
37605trouvant réunies au bas de la rîtadelle, Tagdji se mit en mardie à la téie d'un
37606nombreui cortège;
37607il était accompagné des émirs, des commandants de la Aal-
37608iah et de la milice. La foule accourait de toutes parts pour voir défiler cette
37609troupe. L'émir Tagdji
37610et ceux qui
37611l'escortaient continuèrent leur marche jus>
37612qu'à ce qu'ils rencontrèrent l'émir Bektâsch. Les deux officiers s'embrassèrent,
37613sans descendre de cheval, et Tagdji baisa
37614la main de Bektâsch; après quoi, tous
37615deux
37616se dirigèient de
37617rroiit vers le pavillon de Nasr. Kurt, le hiidjib, s'avançant
37618au
37619milieu du
37620cortège, dit
37621à RektAscli
37622:
37623« Seigneur, l'émir doit-il monter
37624à
37625la
37626« citadelle, ou rel^uruer cliez lui?
37627Bektâsch répondit
37628:
37629«
37630Il
37631faut suivre à cet
37632« ^ard l'ordre du sultan; »
37633il feignait
37634ainsi de ne pas
37635savoir le meut ire de ce
37636prince. Kurl répailil
37637:
37638a Seigneur, où est le sultan?
37639l'ar la
37640vie de
37641l'émir, Us 530
37642m Tont assassiné. » En disant ces mots, il montrait Tagdji. Aussitôt BektAsch, se
37643levant sur ses étriers, dit à Tagdji
37644: < Estrce toi qui as assassiné le sultan? > Sur
37645sa réponse affirmative, BektAscb s'écria : < Tu mens. » il n'avait pas acbevé ce
37646mot, que Karakousch-Dàberi tira son épée, et en asséna, sur l'épaule de T^ji,
37647un coup qui ne produisit aucun effet. Kentôt des clameurs se firent entendre ;
37648on battit les tambours, comme pour la guerre, et on déploya les drapeaux de
37649l'émir Bektftscb. Tagdji se bAta de prendre la fuite, et fut poursuivi par Kurt,
37650le hâd^b. Les Mamlouks s'ÂaMnt débandés, en sorte qu^l n'en restait plus qu'un
37651seul auprès de Tagdji
37652: Karakouseb Fatteignit, et lui porta un second coup d*é-
37653n. (amMèmfûrtlt.)
37654|6
37655Digitized by Google
p. 421
37656laa
37657UISTOIKE l>ES .Sll.lANS MAMLOLkS.
37658pée, qui
37659lui fendit le visage en deux. Tagdji élant tombô à bas de son cheval
37660la foule se rangea autour de
37661lui. Au nioiiietit on l'émir Rektnsch arriva, Tagdji
37662éliiir
37663déjà mort. Son corps fut porté dans un
37664des coH'res qui servent à renfer-
37665uu r
37666le
37667l'utuier
37668nécessaire pour
37669les bains
37670^^-^-'! Jj'^ ^
37671(5o),
37672et
37673tit'jxisé
37674dans le tombeau qu'il
37675s'était fait élever au voisinage de sou écurie, en dehors
37676de la porte de
37677Za\%ilah.
37678Kurdji, apprenant la défaite de Tagdji , fit ouvrir l'arsenal» et arma de toutes
37679pièce* les Maralouks. H deaoendit, a la Céte de cinq cent» cavaliers, et alla se
37680placer auprès du Taèi»Mdnah. Là,
37681il reçut la nouvelle du meurtre de Tagdji.
37682Aussitôt tous ceux qui raccompagnaient se débandèrent. Voyant approdier les
37683troupes qui le cberchaient,
37684il prit la fuite, dans rintention de gagner la porte
37685de Karalah ; mais il fat accueillî par les clameurs de la populace. L'émir Kftser-
37686eddin-Mohammed-ben-AIschtikhi, wdli du Caire, Tayant rencontré au moment
37687où
37688il venait de gravir le lien nommé Saliha/i, voulut Tarréter prisonnier. Rurdji
37689lui porta un coup d'épée, qui blessa son cheval.
3769011 se sauva tout seul du côté
37691des jardins du vizir, situés sur le bord du Birkei-cUhabesch. Les cavaliers conti-
37692nuant de le poui^uivre, U
37693luttait contre eux avec courage. Semgar,
37694fils de
37695Sonkor-alascbkar
37696, accourut sur
37697lui, et
37698ils s'escrimèrent tous les deux durant
37699quelques moments
37700Fniin, Mobammed-Sehah-alaradj-Kbawarizmi latteignit, se
37701précipita sur lui, le saisit, le renversa de sou elieNal à terre, et se plaça sur lui. 1^
37702foule se pressant autour de lui, on l'égorgea, et on porta sa léte à 1 emii* Bektàscb,
37703(Si} Le mot mubt^tA détigne «a*
37704duu laquelle am rtn/ermait le fumier. On Ht dans la
37705Deta^ion i/e l'Égjrpte de Makrizi
37706(t. Il, man. 798, fol.
377073ii'i v")
37708: JjJ)^
37709^J-J' 'L!L)j^ ^ J-^-\
37710jL,ak
37711ol-«!—r-sp'l
37712" On le transporta sur un âuc, rfans un des cofTrPS qui servent pour Iv
37713» fumier dcsbains. » Dans les Mille et une Xuiu (t.
37714I, p. i6î)
37715: ^^-«^
37716«Ij^
37717sUJt
37718Il
37719le jeta aiir ub eofTre de fumier du fojer d'vn bain.» Dan» la ohroiiiqiic de Ohebebi (man. 646»
37720fol. 53 vers)
37721: ^^jÀ
37722hi>jA
37723^
37724trouva dans sa maison sept cents mazbalah
37725roAcaiix. » Dans Vfiismire d'Ég*ptr d'Rbn-Aîas ftorn.
377261, i* p.irt
37727, M. tii
37728r")
37729: ^^L_J' ,Lo
37730^[^^1
37731ii
37732j J>ï.W^l
37733J^!/^ls J'S**''~i iJ^J'^'
37734" l^t»*^*»* sériaient avec
37735« dee Inea et dos «oITroa , et enleTSwat la glace, qu'Us allatent vendre dans Ict marchéa.
37736' Le même mot signifie aussi an monceau de terre. On
37737lit dans Us Annales d'Eutychioi (ton. |f,
37738pag. ^89}
37739: lyyhc. il)^ LjS^jLo ^^^^ s_.»l^t ï^i-^I^^J*
37740X On jeta «ur le rorher nne masse
37741« de terre, cnsorte qu'il se forma, au dessus, une grosse butte. » Uans le Traité d'agricuiiure d'i<^bn-
37742Awaai (ton. I, peg. 5W)
37743: Jjl^t ^
37744"
37745^"""^ pvlvéniieniet i|ue
37746l'on recmillait sur les buttes. » Et (pag. S5tt)
37747: î^ity
37748tij^ L|ifr ^^1k| « On m»-
37749< pcad, «a-deMus, du haut d'une batte, un morceau d'étoOe cramoisie. >
p. 422
37750AS 698 (ia99).
37751X. MELIK-MANSOUR-LADJIN-HANSOURI.
37752Ift3
37753qui
37754permit à ses soldats de se débander et de letouroer chacun chea soi.
37755Le mardi, quinzième jourdu moîs,OD arrêta KermounetNougal dans le zâmah
37756du sehtikh Takt-eddin-Redjeb-Adjami. Les ^mirs se rassemblèrent dans la cita^
37757délie, à Texception de IVmir Bektftseh, qui resta enfermé dans sa maison, au
37758Caire. Les émirs allèrent n^der auprès de lui ju»qU*au jeudi, dix-septième
37759jour (lu mois. Les Mamlouks bordfis, sans exception, s'étaient groupés autour
37760deTémir DilMrs,le B^asc/wnkir; les Sdléliis et les Maitsouris, autour
37761île Selar.
37762Tous convinrent de rn|)pelcr Melik-Nâser. Seif-eddin-Almelik, le dfmtkenddTf et
37763Alem-eddin-Sandjar-Djuouli partirent sur les dromadaim delà poste, pour se
37764rendre auprès de ce piince. Les émirs s'occupaient en commun du gouverne-
37765ment; ils siégeaient tous ensemble,
37766eX chacun plaçait son apostille aiaÏL
37767sur les 531
37768lettres et
37769les
37770rt scrits. Le premier qui écrivait
37771était l'émir
37772Hosâm-eddiu-l^idjin,
37773ïosttàldr. Knsmie %enait l'émir Izz-etldin-Aïbek
37774, le khdziud/ir (trésorier); puis
37775l'émir Selar;
37776puis
37777l'émir Kurt,
37778le hàdjîù;
37779puis l'émir Djemâl-eddin-Akouch-
37780Alairaiu; eosuite, l'émir Djeinàl-cddin-Abd-allah, le silahLlr; puis l'émir Bibais,
37781\e ti^'dschenkir. Aucune lettre n'était expédiée sans porter l'écriture de tous ces
37782officiers. Chaque lundi et cliaque jeudi, tous les érairs se rendaient à la maison
37783de l'émir Bedr^din-fiektàsch , le sUàhddr^ et mangeaient à sa table. L'émir Isa-
37784eddin>Aïbek, le khdzùiddr, s'asseyait à la place destinée pour le naié, ayant les
37785émirs à sa gauche et à sa droite.On était convenu qu'il occuperait le rang de mdb»
37786ATAsAUvMiA, jusqu'au moment où Melik-Mâser arriverait de Karak. Cet
37787officier
37788aimait un des mamlouks de Tagdji , appelé Bastal. Après le meurtre de Dsgdji,
37789ce mamlouk disparut pendant quelque temps;- Albdi le faisait chercher. Enfin
37790on le lui amena , tandis qu'il
37791était assis avec les émirs dans
37792la inlmue ffiii^
37793thi nitlhali. Dès i\u"\\ l'aperçut, ne pouvant se contenir, il se leva, saisit
37794la chevelure du mamlouk, et l'entraîna ven une chambre reculée. Tout ceci se
37795passait sous les yeux des émirs
37796, qui témoignèrent hautement leur improbation,
37797s'éloignèrcnl de lui, et se réunirent autour de Selnr,
37798qu'ils fircnl asseoir tlniis le
37799poste desliiié pour
37800le
37801miili.
37802I.e
37803Irûiie plaeé dans
37804la
37805citadelle resta l'espace de
37806vingt-cinq
37807jours sans éire oecupé par le sultan.
37808D'un aulie cùtc
37809, lioulgaï se rendit à Damas le samedi, dix-neuvième jour du
37810mois.
3781111 avait reçu
37812la nouvelle que l'émir Kandjak, avec ceux qui l'accompa*
37813gnaient, s'étaient dirigés vers l'Euphrate. 11 tbt la diose secrète , et prit la route
37814d'Alep , où il communiqua le fait à l'émir Belbàn-Tabbftklii. Il fit aussitôt arrêter
3781516.
37816Digitizcû by Google
p. 423
37817194
37818HISTOIRE DES SULTANS MAMLOtTKS.
37819et enfermer dans la dtaddle Hamdui^ii^l^l. H Hi perlir un courrier de
37820la poste pour mander Kandjak et ses compagnons» hii adressant une lettre qui
37821rinformait du meurtre de L&djin et de Maakouliniour. Le messager rencontra
37822Idagdi-Schoukaïr, Kcdjken
37823et
37824Baloudj, qui, escortas d'un eoips de AonfmÀf
37825,
37826étaient partis pour aller chercher Kandjak. \yant conçu des soupçons, ils arrê-
37827tèrent l'envoyé, le fouillèrent, et trouvèrent sur lui la
37828lettre qui contenait
37829le
37830récit
37831fies événemetits accomplis en Ég^pte. Idagdi-Sclioukaïr, qui redoutait le
37832naiù d'Alpp,
37833à cause du mal
37834ipi'il hù
37835avait fait, remit
378361rs lettres au Ben'rù
37837, et le
37838laissa coiiliuucr sa route.
37839C.vi
37840lioniiiK
37841se rendit auprès de Kandjak. Idagdi de-
37842meura dans une grande incerl itude;
37843pi4is, ras.suré par Kcdjken
37844,
37845il prit la route
37846d'Alep. L'émir Belban, le /laïô
37847, loin de commettre contre lui aucun acte d'hos-
37848tilité, le consola et s'attendrit avec lui.
37849A Damas, Véam Beha<eddin-Kara-arslan-Mansouri se montra ouvertement,
37850et arrêta prisonnier Fémir Sdif-eddin-Djàgân>Hosftmi| le sehdddf Véaùr Hosàm-
37851532 eddio-Làdjin-Hosàmi , wdU de la banlieue Jjl Jtj. L'^ir Kedjkeo ^tant arrivé
37852d*Alep, on se saisit paiement de sa personne. Ces capti6 furent remis à Arcye-
37853w&sch,
37854de
37855la citadelle. Belia-eddin montait k cheval» accompagné des
37856Axipeaux w^Lm , des t^dmsdi. Il allait siéger dans la maison appelée 2Mr-
37857agsaâdoh , et on lui présentait les placels , dans la forme reçue pour les naib.
37858Il plaça des gardes à la porte des émirs égorgés et sur leurs magasins. Il en-
37859gagea les troupes à prêter serment de fidélité à Melik-Nûser; mais sa puissance
37860ne fut pas de longue durée, car
37861il mourut, d'une colique, le second jour du mois
37862de Djoumada-premier ; et
37863la
37864ville de Damas demeura sansn«7<^, sans motts( ItiiU
37865et sans mu/itesth.
37866I,e
37867l)ruit des
37868actes de Kara-arslan
37869étant parvenu aux
37870émirs
37871d'Egypte, un courrier de la poste partit
37872le vingt-sixième jour du mois de Rebi-
37873second
37874,
37875apjjortant
37876un ordre qui nommait Seif-eddin-Katloubek-Mansnuri au
37877poste de mousc/iiild jJLj!, en remplacement de Djagân.
37878Il entra dans l'exercice
37879de ces fonctions le dimanche cinquiènu> jour de Dioumada-premier, au moment
37880où le courrier arriva à Damas. Quant à ce qui concerne Kandjak, lutih de cette
37881ville, il était parti, accompagné de l'émir Bckleniur, le silahddr, de Kares-eddin-
37882Albeki, d*Aza£ et de Bedar, pour se rendre auprès de Gàzan. Bezlar mourut dans
37883U vobinage de
37884Sindjar. Les Mongds ayant
37885appris
37886Farrivée de ces c»IBcier»,
37887I^enUi, fils d'Albaba, qui commandait, au nom de Gaan, dans la province
37888de Diarbekr, monta k cheval, sortit à la rencontre des émirs, et les comUa
37889Digitized by Google
p. 424
37890*« 699 (ism).
37891X. MELIK.MAHSOUR-LàDJIN'MANSOUEI.
37892laS
37893d'faoaneurs. Le gouverneur de Hftredin vint également au demnt d'eux, et se
37894chargea du soin de leurs alhtiïes. Ce fut dans cette plaioe que le courrier du naîb
37895d'AJ^ joignit Kaiidjak,
37896et hn communiqua les lettres qui coutenaient lerétât
37897du meurtre de
37898liidjin
37899et de Mankoutimour. Kandjak et les émirs se mirent à
37900pirurer, se
37901repentant
37902d'avoir abandonné
37903si précipifnnmieiif
37904It
37905Sviie; mais ils
37906nt
37907)
37908I rnt
37909I
37910:is
37911;t propos dc revenir sur leurs pas, et écrivirent une réponse qui
37912se toinposiut d'excuse».
37913Gazan, ayant appris leur arrivée, députa vers eux un émir, qui alla les re-
37914cevoir
37915et
37916les conduisit à ÏOnlou. Gazan
37917monta
37918à cheval
37919, accompagné d'un
37920brillant cortège, sortit à leur rencontre, les combla d'honneurs, leur lit dre&ser
37921des tentes, et leur aMtgaa tout oe qui j>ouTut leur éire utile. Ensuite il les fit
37922appeler, et les reçut de la manière b plus gracieuse. Au moment où il les oongé»
37923dia, il envoya i Kandjak dût mille dinars, autant 4 Bektemur. A«a2 et Albeki reçu-
37924rent cbacun sis mille dinars. Tous, ainsi que les personnesde leur suite, furent
37925gratifiés dechevaux et d'autres objets. Le monarque reoomoundaà tous ses émirs
37926de donner des festins ans émirs fiigitifs; et durant un grand nombre de jours,
37927grftoe è ces n^as, rOnfiw fut le théâtre de fêtes continuelles. Kandjak était au
37928comble de la joie, car
37929avait été r^oint par un nombre de ses adhérents et de
37930ses proches. Bektemur, au contraire, était peu enclin à rester chez les Mongols.
37931Un ^t remarquabte s'était passé sous le règne du sultan Melik-Mansour-Ke-
37932laonn. Un jour, en présence de ce prince , on agitait le projet de faire partir une
37933armée pour la Syrie, et on proposait d'en donner le commandement à Kandjak.
37934Kelaoun répondit
37935:
37936« Dieu me garde d'envoyer cet émir eu Syrie. Je me défie de
37937«
37938lui
37939;
37940je crains (]u
37941il n'entre dans mes États
37942,
37943et qu'il ne se déclare en faveur des
37944« MongoLs. » Puis
37945, se tournant vers Sonkor-aluiai>ï.ali
37946,
37947il lui dit
37948:
37949« Émir,
37950si je 533
37951a
37952vis et que R;niilj[ik lasse une expédition eu Syrie, tu pourras
37953te souvenir du
37954« mot que je
37955t 'ai dit.
37956i> Les choses arrivèrent comme le sultan l'avait prévu. On
37957assure que Kandjak, tandis qu'il remplissait les fonctions de naib de Damas, en-
37958tretenait une oorreapondance avec Gaxan. Lorsqu'il eut formé le projet de se
37959retirer auprès de ce prince, il luidemanda leTamga du B&idt que les émirs, chea
37960les Mongols, portent toujours avec eux dans leurs onarcbes. L'iqfant reçu du
37961monarque , il le conserva auprès de lui , et l'empmrta lorsqu'il partit de Mftredin.
37962Ce-fut cet émir surtout qui occasionna l'expédition de Gazan et l'occupaticm de
37963la ville de Damas , ainsi que nous le raf^rteroos, ail plaît à Dieu.
p. 425
37964HISTOIRE DES SULTANS MANLOUKS.
37965SECOISD REGNE
37966D£ M£LIK-NAS£R-MOHAMM£D-BËN-K£LAOUN.
37967L't'mir Alhadj-Aliiielik et l'émir SandjaroDjàouli étant arrivés à Karak, ap^
37968prirent que Melik-Miser ehasBiît «fans le canton de Gaur. Ha «e rendirent aua>
37969sitôt auprèft de
37970lui.
37971L*éniir Djemftl-eddin-Akousch-Alaftani , mSb de ILarak
37972entra chex la mère du sultan , pour lui apprendre rheureuse nouvelle qu'il avait
37973reçue. La princesse » craignant que ce ne fi&l un pî%e qne lui tendait Làdjin,
37974hésitait à partir pour l'Égypte» oUe et son fils ; mais le nti^ insbta, et obtint
37975son consentement. Les deux émirs ayant joint Helik-Nàser, baisèrent la terre
37976devant lui» et lui firent connattre les événements qui s*étai«it ptaeés. Il se rendit
37977à la ville, afin d'oi^niser ses afibires. Cependant, les courriers de la poste ar^
37978rivaient continuellement de l'Égyple, pour engager ce prince à liAier son voyage.
37979Il fit alors ses préparatife de départ. Après avoir rédigé, dans la ville de Karak
37980les notes qui lui parurent convenables
37981,
37982il se mit en marche pour le Caire. Les
37983émirs et les troupes
37984sortirrnt
37985à
37986sa
37987rencontre. Dans
37988Ifs
37989villes
37990tlu Caire
37991cl de
37992Misr
37993(Fostat),
37994il semblait
37995qu'il
37996n'allait pas
37997lesler un
37998seul
37999lioiiinie
38000,
38001lani
38002était
38003gi-ande la joie causée par l'arrivée du sultan.
38004'IV
38005ii
38006h- monde sortit
38007jxdii
38008le re-
38009ce\oir,
38010le i»amedi, quatrième jour du
38011moi-s di
38012lJj()iimada-prenii(>r. Le priât
38013s'assit sur
38014le trône
38015rojiil
38016le lundi, sixième jour du
38017mois,
38018et on renouvela la
38019cérémonie de l'inauguration. Ce fut ScherI'-cddin-Mokammcd-bcn-Fath>eddiD-
38020Kaiserâni qui rédigea le diplôme investiture que lui eonfifra le khalife Hâkem-
38021bi*amrsillah-Abou*labba8-Ahmed.
38022Le même jour, Téniir Séif-eddin-Selar fUt promu an rang de nàtb^ssaltanaht
38023pourl'Égypte. L'émir Bibars, ht^dsekenhr, fut nommé ostàddr, etrémirDJemâl»
38024eddin-Akousdi-Alafram, le ArdiKU&fr^Mansottri , fut établi /lof^ de Damas, à la
38025pbce de Kandjak'Mansouri ; l'émir Seif-eddio-Kurt, Xehddfib, fut choisi pour
38026Diqitized by Google
p. 426
38027A» 698 (»g9).
38028XJ. MELIK-MAS£R-MOHAMM£0-«KELAODN.
38029la?
38030nalb de Tarabolo», et ws fonctions de hdt^ib farent données à Témit' Sdf-
38031eddÎD-Kalloubek. On remit en liberté Témir Kara^nkor, Fémir Izs-eddin-Albek'
38032Hamftwi et le vi^ir Schems-eddin-Sonkor-alasar. Kara-Sotikor fut nommé com-
38033mtodaiit
38034(ie
38035la
38036forteresse de Soubalbah. Tous
38037les
38038fonctionnaires de
38039l'empire
38040rectireiit des robes d'honneur. Le récit des événements fut envoyé dans les dif-
38041rérentes [)ruviiiccs ; à
38042la réception de ces nouvelles, on battit les tambours, et
38043les villes furent dc^corées <Ji^j, suivant
38044l'usage.
38045Le
38046bnitiènie jour du mois,
38047le sulum monta
38048à
38049rheval,
38050revpîu de la khiUi/i 334
38051donnée par
38052le
38053khalife,
38054et
38055faisant
38056perler devant
38057lui
38058le diplôme d'investiture
38059.\Ja
38060j. Ce prince était alors à^é de quatoize ans. Le
38061vizir Fakhr-eddin-Ômar-
38062ben-Kbalili fut maintenu dans sa
38063cliarge
38064;
38065l'émir Karakousch-Alafram
38066prit
38067les
38068chevaux de la poste pour se rendre à Damas, où
38069il arriva le vingt-deuxième jour
38070du mois. Dès le lendemain,
38071il revêtit la robe» attribut auactéristtque de sa
38072charge , baisa, suivant l'usage , le seuil de la porte de h dladdle, et servit un
38073festin dans la maison appelée Dar-assaâdah, H fit partir pour rÉgypie Fémir
38074SeI^«ddin-KatloubeL
38075Le vingt^neavième jour du même mois, 13||agaii-IIosàmi fat mis par lui en
38076liberté, et envoyé en Égypte sur les cbevaux de U poste; mais, snr la route,
38077un ordre du sultan lui fit rd>ronsBer diemin, et le nomma l'un des épnin de
38078Damas. tJn courrier de
38079la poste, expédié d*Alep
38080,
38081apprit que Randjak et ses
38082compagnons étaient arrivés sur les terres des Mongols. A cette même époque,
38083des pluies eurent Heu au Caire* L'eau coula du mont Mokattam dans le cimetière
38084de Karafali,
38085et détruisit un grand nombre de tombeaux.
38086Le
38087torrent pénétra
38088jusqu'à
38089fa porte du Caire appelée Bab-wwurf où
38090il renversa «paiement plu-
38091sieurs tondies.
38092Les jours de marches solennelles, les émirs se réunissaient dans le ch&teau de
38093la Montagne auprès du sultan, et réglaient les affaires, conjointement avec Bi-
38094bars et Selar, de la part
38095desquels émanaient tous
38096les
38097ordres. Ces deux émirs
38098commencèrent à élever en grade les personnes de leur suite et leurs affidés.
38099L*éroir SélFeddin-Beklemur fut nommé émr-djdmldr i Blousa, fils de S&lel»Ali,
38100fils de Kelaoun, fut promu au rang d*émir, aussi bien qu*IzB-eddini^emur-
38101Rbatiri, Bedr^din-Bektoui-Fattah , AlenMddin*Sand^Djftouli , Sdfeddin-
38102Temur, IzB^din-Alderour, le ndti^. Nlser^ddin^Mohammed-ben-Alscheikhi,
38103wdU au Caire, fut gratifié d'une cbaige d'émùr;
38104Il fut en même temps nommé
38105Digrtizeo Ly <jOOgle
p. 427
38106laS
38107HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
38108ivdli de Djizeh
38109et de ses dépendances, afin qu'il réunit ces fonctions à celles
38110de wdUdii Caire. I^djin-Âkhou-Seiar, Aktai,
38111le djemdàr, et BeUtoul-Karamâni
38112reçurent
38113le rang d'émir. On aiTéta prisonniers l'émir Omari, Akousch, Rara-
38114kousch-Dâherî
38115et
38116Moliammed-Scliah-alaratlj. Parmi les griefs imputés à Kara-
38117kouscb et à Mohammed^Schah, on compta le meurtre de Tagdji et de Knrdji.
38118Le jeudi
38119,
38120qiiiii/.ième jour du
38121n)oiij de Djoumada-second , l'émir Akouscli-Ala-
38122tVam
38123, naib de Damas,
38124fit revêtir d'une khilafi les émirs et les personnages dis-
38125tingués de cette ville. Le même jour, on vit arriver d'É^jpte
38126le cortège v^JLt
38127et
38128les bagages de cet offîcier. Mefik-Moudail'ar-Taki-eddin Mahmoud reçut, au noni
38129du sultan, un diplôme
38130«Tinvestitarot comme mbA de &nMih. Au inob de
38131Redjdb , l'énir &urt » le hddjib , se rendit à Tarabolos pour j eiercer les fone^
38132tiens de nai6. Le viogt-buitiëme jour du mois, on arrêts à Damas rémnr Stif*
38133eddtn-Kedjken, qui fut mis en prison dans la citadelle.
38134One nouvdle arrivée d*Alep apprit que
38135et Taktal s'étaient livré une ba-
38136taille, dans laqudle il avait péri un grand nombre de Mongols} que Gasan,
38137535 fib d'Argoun,
38138fils d*Abap,
38139fils de Houlagou
38140, fils de Tolou,
38141fils de Djenkifr
38142khan, avait &it périr son
38143vizir Naurouz, et que ce prince se disposait à fidre une
38144expédition en Syrie.
3814511 expédia des ordres pour réimir les armées mongoles.
38146Il
38147fit partir pour le pays dei?oim Selâmesch, fils d'Afid, fils de Mandjou le Tatar,
38148à la tête d'un corps d'environ vingt-cinq mille cavaliers. Les émirs s'occupèrent
38149aussitôt de faire marcher les troupes.
38150Ils convinrent d'envoyer, pour cet effet,
38151l'émir Seif-eddin-Beibàn-Habeschi, l'émir Djemâl-eddin-Abd-alIali,
38152]f si/u/u/dr,
38153Témir Moubariz-eddin*$iwar-Rourai, Cémir-schil;ar ; de leur donner pour chef
38154l'émir Djemâl-eddin-Akouscb-Kattal-assaba, et de leur adjoindre
38155\ ingt émirs de
38156Taùl'A/tdnah. On
38157écrivit ù Damas pour enjoindre de
38158faire partir quatre émirs
38159commandants. Les émirs envoyés d'Égypte se mirent en mtrcbe, et arrivèrent à
38160Damas le sept u inc jour du mois de Redjéb.
38161Suivant une nouvelle qui arriva par la poste, de cette dernière ville, environ
38162trente galères (i) lmX> étaient venues aborder aux rivages de Bdroot. La po-
38163pulation se réunit pour combattre renoemi* Dieu ayant fidt souffler an vent
38164contrûre, ees bâtiments furent brisés et jetés sur la o6te. Les habitants de
38165(i) BkMiwi (bl. «Bo V*} ttiHto que dMcune ée en (atèm éiait noatée d*«iivlraD tqit ccai»
38166Digitizeci
p. 428
38167As698(ia99)-
38168XI. MELlK-iNASEU MOHAMM£D-B£N-K£LAOUN.
38169129
38170Itoirout saisiront ceux qui avaient échappé au naufrage, et emnicnrrent pi-ison-
38171iiieraquatre<vingis soldats francs. Cel événement arrrivadans tes derniers jours
38172du mois
38173(Je Schaban.
38174Cependant, en Égypte,
38175Iph Mamloiiks
38176Ar)/'^^'^ étaient en possession
38177d'une
38178puissance considérable, percevaient
38179des
38180droits
38181nombreux
38182(a) obL^<
38183Les
38184(a) Le mol himdïah LL«—^
38185l»"
38186S'iinifif proprement
38187f^ftnfr, fimtfrthn,
38188dcsifinail ensuite un
38189droU qit'oa levait sur des terres ou sur des marchandises , peut-èire à cause
38190di:
38191la prolectioD que
38192l'en éldl censé » à ce prix» Mcerder aus fommmn do cet objeta. On lit dans VBûHoin tt'Êgyptt
38193d'EbD-Aïas (Iniii. I, s" paiR, f. io5 v*)
38194: ol^V**')
38195•tyVr^ ^LUUI
38196« Le sultan
38197« fit proclamer une défense Faite aux émirs de lever les himdïnh. » Plus bus
38198( t. H,
38199f. 46 r*)
38200: JL^b ^L*
38201•
38202^. n Lî jt ^ Â>l_yS^I
38203«
38204Il percevait le hintdïah des propriéiaires
38205A'ikta avant que
38206*le Nil fîftt parvenu au terme de sa crue.* Ailleurs(f. ia4 r*)
38207: ^^j.».liiLli ^ obLy-v^l âaL.1
38208tif^ J>»))j^^.^ JfS^tl reiMNiTdal»pereeptioadesAâNirflS>A«VMil qaelaertwdaNileAt
38209. permis d'ensemencer les terres,
38210> Ohm VBistoire d'Égypte d'Abou'iroahâsen (m. 666,
38211f. 9o3 v") :
38212J!^L-^j jjb ^oJI ^ o!jIv=>' cr* j'-^»'^'
38213j;^' ^L^' J> ^J-^
38214'-^
38215« M prit
38216. tout ce qui était aisiirn/- h Vikta du sultan, lp> himdîn!i d'Atc m-cdtlin-Damul et ses terres affermées. »
38217Ailleurs (m. 667,
38218laS
38219r")
38220: o|^l-—^-'-j
38221«-!.'
38222L^-sr-"
38223!j O^LiiS^I. Ailleurs
38224(ro. 667,
38225f. n8 r")j
38226bl^t^^j^' àl JUU wwS^ 1 1l abolit nmpAt de» hmjnes. Oo rexigrait de toua les liateann
38227qui naviguaient sur le Nil, d'après un tarif fixé pour chnqnc bâtiment, et que l'on désigoait par
38228• le terme de taxe du himâiah. » Et enfin (man. 667,
38229f. y;
38230v°]
38231:
38232j>jx^\ oXJL4t J
38233îi\j>\sm^j «j'LLyabj &&lJaJl
38234•> Le revenu de Mclik-Aziic pruveiiail de son ikta, de ses himdtah, et
38235de ses terres afTennées. » Dans le MtMlM-$^du néme éaivab (tom. V, man. 7S 1 , fol. ig8 1*)
38236o|^L7.»[lj obL^ac^t ^
38237« Il multiplia les hiindiak et les terres louées. > Dans la Descrip-
38238tion de i'Égjrpu-
38239(!f Makrizi 'tnan.
38240On 5ii]>prima
38241les Iilmdiah.
38242.
38243Le même écrivain donne (loi. fig v*^), sur l'impât appelé w^l^l L-j— ,
38244les mêmes détails que
38245nous avons transcrits diaprés le récit d'Aboulmahlaeu. Hakriai ajoute qne cet impôt était vn des
38246plus vexatoiros pour la poi)ulation, attendu qii*On te tenitsur tous les bateaux qui vivaient sur
38247le fleuve, et qu'on l'exigeait même des pauvres et des mfndiant». Ailleurs (m. 797,
38248fol. 407 rect.)
38249JLyS^t
38250oljJi.^'j wbL»-*'! ^^^-^ 3
38251«> Pour le prix des kimdinh,
38252d< s auinunes, et le
38253* kwase des dwmennx.» Ailleurs (m. 798, r.336 r*) :<Jl»bL^t 'iy^^ ^^31
38254ù\j^\ «Sa ce»
38255< pidilé«ceasive, et la quantitédesAAiMflM. «DansrHiMolfvde Nenraîri (m. 683, f. 91 f^i%lt\^j:tX\
38256obLrSf'^j " Les objets achetés et les himâiah.^ Dans les Opuscules de Makrizi (mannscrit, f. kj r*\
38257:
38258Ob'-^''j JJp^lj Jl^y.'^t j^l ^
38259- Ils ai:ibitionnèrent la levée tlrt impôts, des présents,
38260• et des liiindiah. » Dans VHistoire d'Ahmcd-Askal;iDi
38261(t. li , m, 667,
38262f.
382631 15 v)
38264: ulyx^l JL> ^
38265^a.
38266jj^ I L^fc^ ^
38267\ Âjo LkJUJt < Toat l'argent du AnufteA du sultan qoi avait été lassemblé par
38268•Melik^Meuwaïad. > Dansks ^jnnifef ifAboiniiMa(t. V, p. 394) : Itl^ îL«-ar* y^y^'^ ^\
38269^3^1 .bt JîLg^Uj*
38270Jd tJUlv'^t îjsji)«Qn*il nVcAtflosdaaslavineda
38271II. (fHsMéMe iwrMO
3827217

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