Quatremère – al-Maqrīzī, Histoire des sultans mamlouks, t. II (Paris 1842–45) — archive.org text layer

History/Historians – Arabic medieval · al-Maqrīzī — Kitāb al-sulūk li-maʿrifat duwal al-mulūk (Mamluk sultans) · none · L0 witness

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Attribution: Quatremère – al-Maqrīzī, Histoire des sultans mamlouks, t. II (Paris 1842–45); public domain in Canada (death year verified: Quatremère d.1857 (https://www.wikidata.org/wiki/Q289886) — staged at corpus/incoming/histories/historians/al-maqrizi-suluk/quatremere-sultans-mamlouks-t2-1845.pdf from https://archive.org/details/bub_gb_M7oWAAAAQAAJ (HIST-1, 2026-09-29)); OCR text by the Kemetic project, Yousef Hanna 2026.

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p. 556
50426àM 9o5 (i3«6}.
50427TLh HEUK4iA8EllrlIOBAiniXD-BEN-KKLAOtJl(.
50428^53
50429jour de œ mob» rtfniir Dj«iiiftt-eddin^àkoiueh-Abfrain » nalb de Syrie,
50430partit
50431de Demes, à la tête des troapœ de cette ville pour aller attaquer les habilanls
50432des montagnes de Kesroan. On
50433fit proclamer dans la place que lous ceux d'en-
50434tre
50435les soldats et
50436les
50437fantassins qui
50438resteraient en
50439arrière seraient Aranglés.
50440L'armée se composait d'environ cinquante mille hommes
50441d'itifauterie. L'émir
50442attaqua l'ennemi, détruisit ses villages, cuupa ses vignes et dispersa la popula> 602
50443tion, après des combats
50444(|uî
50445;tv;nent
50446duré onze jaurs,
50447et dans lesquels Melik-
50448Aouiiad-ScliàUi ,
50449fils de Melik-Ziiher-Dauud
50450lua quatre
50451soldats,
50452s'empara de
50453force de la citadelle , passa au fil de l'épée les eonemis, et fit six cents prison-
50454niers.
50455L'armée ,
50456après avoir reou«lU un immense butin , rentra à Danns
50457le
50458quatonième jour de
50459Safitr. L*<nnr Bilumi, le diâsthaUùr, arriva du Hedjlz y
50460conduisant avec loi les deux schérifs Abour^luilb
50461el Otaifab. On leur assena
50462des revenus sufiSsanis, et ils montaient à cheval avec les émirs.
50463LespèlerinsétantarrivésyOndonnaordre de préparer le présent destiné pourle
50464souverain du Magreb, et auquel on jo%ait vingt«ih/ucA (chevaux) tatars, vingt
50465émirs tatars, et quelques tambours et quelques arcs pris sur eux. On choisit
50466,
50467pour accompagner ce présent, avec Idagdi-Scliehrizouri, Ali-eddin-ldagdi-Kalili-
50468Schemsî
50469,
50470niamlouk de Sonkor-aschkar
50471et l'émir Alâ-eddin-ldagdi-Khowarizmi.
50472.\niiii
50473r.liliij -Abou-Bekr-ben-Wadjih-eddin-Abd-aladini-ben-ïousouf-Ebu-Alro-
50474kaki
50475iiii installé, comme inspecteur de la Syrie, en remplacement deSchehab*
50476eddin'-bea-Mouïassar-Schems-eddin-Moliammed-ben-Othmau. Harizi fut destitué
50477des fooetiona de kadi des henélîs, à Damas, et on lui donna pour succaaseur
50478Sdiems-eddb'Adhrai. Toid oe qui amena la di^rlce de Hariii : on trouve une
50479noie écrite de sa nuûn, et dans laqudl^ parlant du scbelkk Tay«ddin*Aluned>
50480ben>Tiaiiab, il disait que, depuis le tempe des premiers hommes si renommés
50481pour leur vertu , on n*«vait jamais vn on personnage aussi éminent. Le cour»
50482rier de la poste ayant apporté
50483le diplôme d^nvestitnre destiné pour Adhral»
50484almagina qu'il était pour Harizi.
5048511 arriva à Damas au moment où le naîb était
50486parti pour
50487la chasse. Il remit le diplôme entre les mains de Harizi , qui se trans-
50488porta an
50489collège
50490fh'Ji'-rrah
50491, où
50492il
50493rendit la justice. Adhraï
50494, qui
50495était persuadé
50496que le diplôme s'adresaU a
50497lui, resta désespéré et chnprin. Mais bientôt, l'acte
50498ayant été lu en présence <!c la population, on v trouva
50499!< nom d'Adhrai. Harizi se
50500leva tout confus: on nà.unJa Adiuaâ, qui vinL pit-udre séance et rendre la justice.
50501Sur ces entrefaites Lbu-Timiah témoigna une extrême désapprobation delà
50502Digitized by Google
p. 557
50503954
50504RISTOIRE DES SULTANS «AMLOUKS.
50505conduite de» fakirs ahmeéUsj qui entnient dans des ftui aUwm^ , naugeaieul
50506des serpents, portaieni à leurs cous des ooliiers de lèr, se cfaargeaieiit les épaules
50507de
50508cli<iines, plaçaient
50509autour de
50510leurs mains des bracelets du même métal,
50511assemblaient leurs cheveux et en formaient une masse GCnnpacte. Ebn-Tîmiah,
50512à Damas, mil, tians
50513la ponrsuilc ilc tellf affaire, un zèle extrême. Enlour/' d'un
50514nomhifux cortt'^o,
50515il se rendit
50516aii|)i<'s du
50517/ku/j,
50518et lui représenta que ces fakirs
50519iutrodiiisaifiU des pi ati(|ii( s lonlcs nouvelles.
50520l ous les hommes instt uils se
50521joi-
50522gnirent à cette troupe
50523et
50524à
50525sf)u clief. Ce jour présenta
50526l'image d'une fête, qui
50527d^éuéra presque eu une «édition. On décida qu'on
50528»'eu
50529tiendrait aux
50530pres-
50531criptions de la loi ,
50532et qu'on obligerait les fakirs à wnoneer à leur ooatame.
50533Cette même année, dans le mois de Djouinad»«econd , après la conquête des
50534montagnes de BLesroan, le Sultan en concéda la propriété h Témir Al&-eddin«
50535ben-MabadrBaalbekiy SelMdin-Bektemur'Alatik'Bektascb-FBkbri, Hoalm-cddin-
50536Udjin, et I»«ddin^KbattA]^lràki. Ils montèrent à cbeval ,
50537le MAarèamck en
50538603 téle,et se rendirent dans cette province. Ce fut pour leur compte que les monta-
50539gnards cultivèrent les campagnes, et Tautorité de» Rafidis fut tout à fait anéantie.
50540Cependant ,
50541le souverain
50542de
50543Sis
50544différait l'envoi du tribut
50545qu'il
50546était dans
50547l'usage de payer au mois <\r Dhou Ihidjah de l'année précédente.
50548\.e nuih d'Mep
50549avait fait paitir son usdutur Kascliterour-Scliemsi ,
50550l'un des commandants de
50551cette
50552ville,
50553à
50554la
50555tête d'un
50556corps
50557de
50558troupes composé d'environ deux
50559mille
50560hommes, parmi
50561icstiuels se trouvaient i'émir Sclieins-tcJ«iin-Ak-sonkor-Fàrisi
50562l'émir Fatb-eddin-ben-Sobrah ,
50563le miAmanddr, l'émir Kaschtemur-Madjibi, et
50564Kasehiemur-Blotbrfreri. Dans le courant du mois de Hoharrem, cette «ranée liviu
50565aux fiammes un grand nombre de villages, et emmena en captivité les finnmes
50566et les enlknts. Sur ces enlrefailes , un corps de Talars était arrivé à Sis pour
50567rédamer le tribut Ils montèrent à cheval, en oompi^nie du souverain de Sis, et
50568occupèrent la tête du défilé aitj<>>
50569s'étaient déjà fortifiés dans ce poste lors-
50570que les troupes égyptiennes vinrent les attaquer. Les Tatars firent pleuvoir sur
50571eUK. des
50572flèches
50573,
50574les Arméniens des
50575pierres. Bien des soldats restèrent sur le
50576champ de
50577bataille. Les émirs Sobrali
50578, Kasclilemur-Nadjilji
50579el Kaschtemur-Mo-
50580dafferi furent
50581faits prisrmniers avec une partie de la garnison d'Alep. Kaschte-
50582mur, générai de rariuec, et Ak-sonkor-Fàt isi parvinrent à échapper.
50583I, es Tatars re-
50584tournèrent à l'orduu^ auprès de Kliarbanda, ramenant les prisonniers tjui turent
50585mis sous bonne garde. Le naib d'Alep ayant reçu la nouvelle de cette défaite, eu
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p. 558
50587A»
50588(i3a6>
50589XL M&LlK«A8fia-110HAIâM£IMEN4L£LAOI)N.
50590«55
50591écrivit au Sultan e| aux <^inirs. On ordonna le départ de rëmir(Bektàsch) émir-
50592silah, de Bibars, la, Jamidâr^ d'Âkousch-ilaïuali , Kattâl-assiba
50593et Rokn-eddin
50594le j//r2A</«r. Ces officiers sortirent du Caire, au milieu du mois de Scliaban,àla
50595tête de quatre mille cavaliers.Lt- souverain de Sis s'empressa d'envoyer le tribut,
50596et s'excusa en disant que ce nV-luît pas lui,
50597mais les Tutars
50598<{ui avaient engagé
50599le combat.
50600Il
50601promit d'employer
50602tous
50603les moyens
50604possibles pour rendre au
50605Sultan les émirs qui étaient tombés au [)nuvoir de l'eonemi. Bektâscb et ceux
50606qui Taiecompagnaient quittèrent Ç^zali
50607, pour retourner en Égypte.
50608A cette époque, on mit en libart^ Témir Seilf-e<l(liD*Altiadj-BehaduivDjekmi-
50609Dftheri; on l'envoya à Dunaa, où
50610il fut ni» en po«eMÎoi»de V&tta de Kiran,
50611M0iiMaA4U(inapecteur) daa bureaux. U fut imtailë comme hddîib de cette vSle,
50612eu remplacement de Tëmir BelLtemur-HosAmi , qui pâma an rang de sdtddd
50613(inapeeteur)
50614des bureaux. Kiran
50615fut arrêté
50616et contraint de payer une forte
50617somme. Bientôt après, un ambassadeur de l'empereur de Constantinople arrivât
50618accompagné d'un ambassadeur (du
50619roi) des Kurdjs (Géorgiens) qui apportait
50620un
50621prtlsent
50622et une lettre dans laquelle ce prince réclamait l'ouverture de l'église
50623ap{H'!tV Mousaliiah, située à Jérusalem
50624, pour que les Kurdjs pussent
50625>^'v rendre
50626en
50627l'i
5062811
50629nuage.
50630Il
50631assurait que ces peuples
50632resteraient sounûs au
50633huitm
50634el
50635le
50636seconderaient
50637toutes les lois qu
50638il aurail hesoiu
50639de
50640leur
50641secoure». On
50642donna
50643l'ordre d'ouvrir l'église; ce qui
50644fut exécuté. Les ambassadeurs furent congédiés 604
50645avec une réponae.
50646Cependant, au Caire ,
50647lea transactions étaient entravées par suite de l'abon-
50648dance des j^èces de cuivre , et attendu qnli s*eu était glissé parmi ellm qumittté
50649de Itères. Le pria du froment était monté de dix diibems Vankà à quarante.
50650On ordonna de frapper de nonveilea piècea de cuivie ^jl*> ^ l« cours dm
50651pièces trop légères fut fixé à deux dirhems et demi
50652le rot/. Dès ce moment les
50653affaires r^rirent leur marcbe habituelle. Au Caire, Schems-eddin-Mohammed-
50654ben-Adlan s'éleva contre Taki-eddin-Ahmed-ben-Timiali
50655,
50656et désapprouva vive-
50657ment une décision
50658qu'il avait vue écrite de sa main, concernant la question
50659de
50660Xi-i^filitr A_^iJf"i]!l^ et celle de la création du Coran. Les kadis se réunirent
50661pour délibérer
50662sur
50663cet objet
50664On
50665apprit
50666par une
50667lettre du naib de Damas
50668qu'un des disciples d'Ebn-1 inuah ayant tenu, sur
50669ce qui concerne
50670le Coran,
50671des discoui-s peu convenables, cet boainie avait été réprimandé et mis en pri>
50672aon par ordqs du iadMkotbu Medjm-eddio^famedJien-SaMvi : qu'Bbn-Tinifali
50673Digitized by Google
p. 559
50674«56
50675HISTOIRE DES 50LTANS MAMtOUKS.
50676ayant rassemblé ses partî*aiM , mvait délivié le priiODDier} qu'Ebn Sasari , outré
50677de colère, avait fail de nouveau renfermer cet homme | qu'Ebii>Tiiniah ayant
50678encore réuni sa troupe
50679,
50680on avait indique
50681,
50682pour prononcer entre
50683lui
50684et le
50685kadi une réunion qui
50686se
50687tint
50688cliez
50689le naib de Damas
50690; qu'enfin
50691, Ehn-Timiah
50692avait rédig»' un acte écrit de sa main, dans lequel
50693il
50694protestait
50695,
50696et
50697faisait certi-
50698fier par des témoins
50699qu'il
50700était
50701schaTéi, attaché aux opinions professées
50702par
50703riman de ce nom, et qu
50704il
50705suivait
50706en tout point les dogmes des Ascharis. On
50707fit proclamer, à Damas, que tout lionmie qui rappellerait les opinions di!,bu-
50708Timiah
50709aérait étranglé. Alors, Ebn«Adlan montra toute son éneiigie. Secondé
50710par le katU-atkàdat Zeln-eddin-AIi>ben>Haklour,
50711le mil^,
50712il iodiqima les
50713émirs contre Ebn-Timiah. Par suite de ses soliicilationa , l'émir Rokn*eddin«
50714Omari, le hddfib^ partit aiir les chevaux de la poste,
50715avec ordre d'amener
50716Ehn-Tinuah et son
50717frère Scherf-eddin-Abd-crrahman. On manda en même
50718temps Nedjm<eddin>Alimed>beni8asari, Ebn^Mounadjà , Taki-eddin-Scfaakir, et
50719les
50720fils d'Kbn-Assal^. On les fit comparaître
50721, le jeudi vingt-detixième jour du
50722mois de Ramadan, en présence des
50723kadis et des fakihs réunis avec
50724les émirs,
50725au chfileau de
50726la Montagne. Ebn-Adian dénonça Ebn>Timiah , qui ne répondit
50727rien, mais se
50728leva pour prononcer
50729la Khotbah. Ehn-Makhlouf s'écria
50730: Nous
50731t'avons fait venir pour répondra à une inculpation,
50732el non
50733pas pour remplir
50734les fonctions de khalib.
5073511
50736le somma aloi"a de répondte.
50737Eho-Tîmiah
50738lui
50739dit
50740:
50741Comme tu es mon ennemi
50742, tu ne peux légitimement prononcer contre moi.
50743Ebn«llIakhlouf ayant donné l'ordre de le conduire en prison, on le saisit, et
50744on l'enferma, ainsi que aon frère , an Caire, dans la rue du Dadem. Ehn-Sasaii
50745fut revétn d'une robe d'honneur, et on le renvoya à Damas, avec une lettre
50746qui devait être lue sur le menhvràit la principale moaquée,et qui contenait une
50747défense de disputer sur les doigmes, et celle de déférer sur aucun point aux
50748décisions d'Ebn-Timiah. On enjoignit aux hanhalis de souscrire des actes par
50749lesquels ils s'engi^eaient à rëlracler ces opinions. Ces pièces devaient être cer-
50750tifiées authentiques
50751, en présence des kadis des provinces, et lues sur les men'
50752ber. La chose reçut son exécution
50753à Damas.
50754A celte époque on n'entendit plus parler dn grand émir Bedr-rddin-Beklàscli-
50755(j()5
50756f
50757/w//-.)/A/A-Sàlelii-Nedinii. Voici q
50758uelle fut
50759la Cîuise de
50760i
50761<
50762i
50763(
50764% rtiement.Cet
50765éiirir,
50766a
50767l uge de plus de (piaire-vingts ans
50768,
50769était totubé malade. Son uslailùr,
50770Bektemur-F&risi, craignait que,
50771s'il venait à mourir,
50772la cliaucellerie financière
50773Digitized by Google
p. 560
50774à* 7o5 (i3o6).
50775XL MELIK-NASER-IIOHAMMED-BEll-KELAOOV.
50776aSy
50777du SultaD ne rëdamàt la diffiSrenoe du revenu de ion tkta pendant la durée de son
50778éminrt, c'ctt4i-dîre pendant Muante ans, et qu'il ne fi&t condamné à rembourser
50779les avancf» faites par le Sultan (5a).
50780Il engagea -Nteer-eddin-Mohammed, fils de
50781fiektàsch, à se rendre auprès des émii-s Bibars et Selar, pour les inviter, au nom
50782de son père, à parler au Sultan, et à lui dire
50783: Bektâsch, qui est dans un étal de
50784délire coroplet,a servi dans le palais de Melîk-Mansmir; maintenant,
50785il est vieux
50786et incapable de monter à clicval
50787:
50788il np doit donc plus nianger le produit de n
50789i
50790tAla sans y avoir de droit. Les émirs devaient supjilier le prince de re])reiKlrr
50791i
50792c
50793bénéficia, et d'accorder ans enfants et aux employés de Rektàscli
50794ii ne lel tre de dé-
50795chaîne pour les sommes dévolues particulièrement au Sultan sur ladin'éreuce du
50796produit des iAta et des mutations, depuis l'époque où BektAseh avait été promu
50797au rang d*éinir, ju^tju'au momMit où il cesserait d'en être en possession. Il per-
50798suada à NAser-eddinpHofaammed que sll ne fiùsait pas œite démarche, et qu'il
50799attendit la mort de son père,
50800il se trouverait sans aucun bien ,
50801et forcé de
50802contracter des dettes pour aoqutoter les droits que réclamerait la chancellerie
50803du Sultan.
50804Niser*eddin-Moliammed
50805consentit à touL Cependant les émirs Bi-
50806bars et Selar, ayant apprk le plan adopté par Yostnddr^ furent vivement afTIigés,
50807fondirent en larmes et amenèrent Mohammed auprès du Sultan, à qui
50808il remit
50809la Iftfre, en présence des émirs. Sarequêle fut favoraldement accueillie, elon lui
50810délivra une lettre de décharge ^^f^ conçue en ces termes
50811; «
50812[j a été arrêté
50813,
50814par
50815le commandement auguste
50816de remettre à
50817sa noble altesse l'émir fiedr-
50818eddin-Bcktàsch-rakhri-Sàiehi , ^m/r-.(//rt^ J^c^'
50819>Sfr*^^
50820^1
50821- M ^
50822«
50823_ H
50824^^j_ar^L«oJI ^^/i*^t
50825---Cj tout Ce
50826(ju
50827il
50828doit pour
50829la
50830différence du
50831produit
50832des ikla auxquels il a été promu et de ceux qu'il a quittés
50833, sans i|u'on puisse
50834rédaoMrde lui anoune différence, aucune avance , rien de ce qui appartient en
50835propre à notre chancellerie auguste , sur le revenu des années lunaires, fiimn-
50836cières, et autres objets. Nous lui accordons cette grftce , ce bienlàit, en consi»
50837dération de ses services précédents et de sa longue carrière. Celle décharge
50838(5a) Le teste porte
50839: îJ'JsL-JI ^jLxjJI
50840, ce qui
50841, dans cetie circonstance, n'offre
50842uullciiu-ni un
50843sens raisunaable. Je n'ai pas hésité à lire ^^UujS
50844: axt ce mut, comme oo va voir, se lira un pru
50845plus bas. Le terme ^^Uï qtii est h plviM de
50846et quej'ai expliqué nllcun (tom. I, Y* partie,
50847pi. t4t, i4a), désigne les avaneei fine USàUanfiautitt^lt «» «i^MT, $Mt engmtnt, à eetae qui «r
50848tnttraient gênés ou arriérés.
50849II. {nmtriémt tKirt*t')
5085033
50851Digitized by Google
508521
p. 561
50853a58
50854HISTOIRE DES SULTAffS MAHLOUKS.
50855esl immuable, irr^vcMiablo, et on ne pourra rien exiger de lui, auctm droit
50856petit oa grand , pour tout le tempa pawé, et jusqu*au moment où » sur m de*
50857inaDde,
50858il a quitté son ikta ». I.'émir Scliems^din-Sonkor-Keniâli, le hddjih, et
50859l'émir Bedr-eddin-Moliammed>Ëbn-Alwazirt
50860se rendirent auprès de Bektâsch.
50861Ils avaient été précédés par son Ris, qui entra chez snn père, aooompagnë de
50862Bektemur, son nstaddr.
50863Ilsliii représentèj-pnl
50864"ï'V
50865qu'il
50866riait Taililr, incapable de
50867mouvenietit , et
50868cjne son
50869il,r(i
50870lui devenait
50871à
50872<1kiil;<'. 'Mais
50873il
50874irpoiulit
50875: J'csyicre
50876que Dieu me rendra la siuiU'
50877, et qiu- ir rirourrai sur mon
50878clicval, en
50879toiiihaîtant
50880les ennemis. Us lui expustrcul alors
50881et;
50882qu'ils
50883axaicnl
50884à
50885( laiiidrCj au moment
50886de sa mort, des exigences du
50887fisc. Mais
50888il
50889ne fut nullement touche de
50890leurs
50891discours. Le hddjib et Ebn-Aiwaziri élant arrivt's,
50892porteurs de la letire de àè-
50893charge,
50894le fila et Yostadâr leur dirent
50895: « N'avez pas avec lui une longue con-
50896versatiou, car il est dans un étal complet de démence et d*aberration d'esprit ».
50897U» deux émirs ayant été introduits firent connaître à Bektâsch ce que son fils
50898avait dit de sa
50899part , sa demande de quîller
50900le service, et de renoncer à
5090160G son UtUi. Us lui présentèrent la letire de décharge, lui ofAirent les mluiations
50902du Sultan
50903et des émirs, lui
50904protestant
50905(|u'(>u n'avait agi en cela que d'après
50906ses
50907sollicitations.
50908Ils ajoutèrent
50909qu^on
50910lui
50911assignait un
50912revenu mensuel
50913de
50914cinq
50915mille dirheras. \ ces mots,
50916il entra en colère, et
50917dit
50918: «Quoi!
50919le Sultan
50920me prive de mon emploi? « Les deux émirs réponditeni (|uc la chose était vraie,
50921et rapportèrent les démarches faite? par snn
50922lil>. Retournant vers Mohammed,
50923il lui dit: « C'est doue toi (pii as présente eelte requête •>« L'i réponse étant afïir-
50924mative,
50925il chargea d injures son
50926iils,
50927et dit aux deux émirs
50928:
50929« Allez dire, de
50930ma
50931pari, au Sultan et aux émirs
50932:
50933je ne méritais pas de perdre mon emploi
50934avant ma mort
50935j
50936ils savent loua la conduite que j'ai tenue I leiu' ^rd.
50937J*es>
50938pérais périr dans les combats , et je n'ai pas cessé, chaque année , de partir pour
50939ta guerre, pensant y trouver la fin de mes jours. Mais Dieu ne Fa pas voulu. »
50940En pariant ainsi , il leur tourna le dos, et eux se levèrent et partirent. Beki&scb
50941mourut de cette maladie. Son ikta fut réuni au domaine particulier du Sultan
50942,
50943et ses soldats furent incorporés dans la haltmk. Ces événements arrivèrent dans
50944le mois de Ohou'ihidjah.
50945Cette même année, on vit arriver le présent de lUelik-Mouwailiad-Hixebr^din»
50946(53) Je lis >y Jtti, Ml lieu de >ti>Xa.^
50947Dlgitized by Google
p. 562
50948*N 9o5 (i3o6).
50949XI. MELIK MASLR-ilOHAMMKD-BEN-KEl.AOLxY
50950^69
50951Dàûud, souverain du Winentmaisil se trouva moiudre que de coutume. On
50952luiécrivil, à ceHe occasion, mu- U-tUe pleine de lepivcbes et de menaces, dont
50953on cliaiyea
50954lîetli-e(Jiliii-I\IiiluinMuedi Tuiiri,
50955l'nn des comtiiandanls de \»/uMa/i.
50956Le prince du
50957Vt^uieii ne
50958tint, nullement com|tle de
50959« es
50960l epi nclies
50961, et ne
50962fit à
50963la
50964lettre aiieune réponse. Une sécheresse extrême se faii.auL .seuiii
50965,
50966les liabitanls
50967de Umdw adreaaèredt au oiel dei prim pour obteuir de
50968la
50969pluie, et furent
50970enfin exaucés.
50971Cette année vit mourir i* le AAatiè de Oamag, Scherteddin-Ahmed-bcn-lbra-
50972liiiii-ben^Sabbà'Feiftri, le jurisooosnlle adiaféije lecteur, le grammairien, le ool-
50973lecieur de tradittona.
50974Il mourut au^moia de Schewal, à T^e de eoiiante-qainse
50975aiw. a* MedjdH;(ldin-Sàleni-ben>Abi-*lhaîdj&-ben>l>iemilrAdhraI,luidi de NaboloB.
50976Il mourut le douzième jour du mois de SaPar; il avait rempli, durant quarante
50977années, les fonctions dekadi de NalK>l<)s. Ayant été destitué,
50978il se transporta,
50979avec sa famille, au Caire, où
50980il moninl.
50981i'ix;
50982htifhl Scheif-r-ddin-Abd-elmou-
50983min-bcn-K.Ualaf-beu-Hasau-ben-\Hf-l)en-Bai ond-ben-Kliidi -'l'asoniii-Dimiati (natif
50984de Dainielle i; le jnrisconsulte sliafét ^
50985\& nwhtultlith (colleclenr de traditions}, le
50986dernier dvs /taJùL 11 mourut
50987le quinzième jour du mois de Dbou'lkadali
50988,
50989sans
50990avon ete malade, à
50991l ige de qualre-vingl-dou7« ans. 4" Le kdtU-alkmlut d'Âlep,
50992Schems-eddiu'Mobammed-bcu-Muhammed-beu-Behram,
50993le schafci.
5099411 mourut
50995daoa cette ville, dans les premiers jours du mois de Djoumad»f»remier. Cëiait
50996uo homme d'un grand mérite et d*une oonduiteirréprochable. 5* Mohammed-ben"
50997Abfl-elnBOumin-Ebn-Sdiebâb«ddin4»en>A[niouwaddib. 11 mourut enÉg;ple. En
50998faitdetraditicHis,!! s'appnyaitsurl'auloriléd^Ëbn-BâkA. 6* Lejurisconsulte pieux,
50999le
51000fnoumid (54) AJ)ou«AlMkaIbb>Holiammed*lMn-AlimedMohammed4M»i-AlM-
51001fiekr^beiHMobamniecUlaTrftni-Kbalili. Il était né dans la ville de Hartan, Tau 618 ;
51002il
51003jr prit les le^osd'Ebn>Rou*bebetdeMoutemin4Mti>Kamirah,et,eDÉgypte,
51004celles d'Ebn-Alhamizi et d'autres. H se distinguait par des qualités particulières
51005;
51006c'était un bomme jovial. Durant son
51007séjour à la Mecque
51008,
51009il lut mille
51010fois
51011le 607
51012Coran.
510137* Scberf-eddin
51014• lahiâ-ben - Abnied
51015• l>en-Abd -elaziz-Djedbâmi- Isken-
51016derâni
51017( natif
51018d'Alexandrie ).
510198"
51020Melik-Aouhad-Taki-eddin-Schadt-beu-Melik-
51021iàber-Moudjir-^nldin-Dàoud-ben-Mouiljàliid- Asad-cd<lill-Scllirk<)uh-hcn-Nâser-
51022eddin•Mollammed - beu-Â8ad-eddin-Schirkouh»bcn-Scbâdi*ben->lerwaD , l'un
51023(54) Voyez sur «e not k noie floniciMM du» VAppen4iee*
5102433.
51025Digitized by Google
p. 563
51026a6o
51027HISTOIRK I>ES SULTANS MAMLOUKS.
51028des
51029('mirs de Damas.
51030Il mourut
51031le
51032deuxième
51033jour de
51034Safar, en
51035combattant
51036coutie les peuples
51037ilii Resrnan. C'('lail un liomme de tnérile, versé da us la con-
51038naissance dps affaiios.
510399° Lîne femme, reniarquahlc par
51040na longévité, Omm-
51041airadl-/.aiMab,
51042fille
51043de
51044Souleiman-ben-Ibrahim-h«n-Hihet-ailali-beii-RaUmah'
51045Asardiab. Elle mourut, à Misr, au mois de Dbuu'lkadab ;
51046jK>ur les IradtUous,
51047elle s'appuyatt Mr Tautorité d'Ebn-AUobairt , d'Ahmed'JMn-Abd-dwAhidHBo»
51048khàri et autres. Mais elle difTërait «l*eut sur plusieurs poiuls.
51049Cependanl une querelle vive éclata près de la porte appelée bdbMoiUlakt
51050-joC)
51051({ui
51052fait partie de la
51053citadelle,
51054et en
51055présence des émirs, «Dire
51056les deux
51057émirs
51058Aleiii-eddio^ndjar«Ber«vàai
51059et
51060Stif-eddin-Tascblild.
5106111
51062s'agissait du
51063droit qu'ils revendiquaient sur les l'kta. Tous deux prétendaient agir en matties»
51064et Tasdilàki avait usurpé ViAta de Benvâni. Chacun d'eux
51065était d*un caractère
51066orgueillent,
51067lyranniqiie
51068et
51069violent. Berwàni
51070était un des familiers de l'émir
51071Rokn-edtlin-riihai s,
51072le
51073iljtlscficnkir,
51074et
51075Tasclili'iki
51076se
51077trouvait attaché
51078à
51079l'émir
51080Selar,
51081le
51082iiaiù, dont
51083il
51084avait
51085été
51086le camarKlr <^L'^,
51087tous deux
51088ayant
51089été
51090ntamiouks de Melik-Sâleh-Ali-ben-Kelaoun.
510911 aschiàki
51092traita durement Berwàni
51093et s'emporta contre lui
51094( S5)4JU
51095Berwâni se leva et se rendit auprès de l'émir
51096Bibars, auquel
51097il porta
510982>ei> plaintes,
51099bibars manda
51100lasîchlûki,
51101et
51102lui adressa
51103de videnis reproehes. Tasi^làki répondil avec arrofinee , se permit , à l'égard
51104deBerwâni, les paroles les plus iDjurieuaes, et lui dit
51105: « Toi, qui es un être isolé ,
51106« un banni, un étranger
511071^, tu oses te comparer aux mamloulu du Sultan! >
51108Bibars, outré de oolère, se leva pour le frapper. Tascblàki tira son épée , dans
51109rintention de percer Bibars. Cdui-d» au dernier dqpré de resaspéralion, prit
51110son épée, et se mit en mesure de frapper son ennemi. Tous les asaialants se
51111précipitèrent vers
51112lui en suppliants, parvinrent à rarréter, et firent sortir Taa>
51113cblâki après qu'il eut failli être massacré par
51114les mamiouks de Bibars. Celui<i,
51115à rinstani , manda Téaiir SonkoroKemili, le hddf'tà, et lui ordonna de fiùrepar-
51116(55)
51117i>c verbe jjL« , à la 1" et à
51118ta VI» forme, suivi de la préposition
51119, signifie s'emporter
51120contre i/utiqu'ua. Dam VHistoire d Abou'itnaliàsen (m. 663,
51121f. 63 v"), on trouve les jocmes expM9>
51122sions qui mat ici «mployiin par HalurisL Ailleun (man. 667, fol. i5$ v*) : 1J0 «L. < Il
51123s'ein|Mirta
51124• cuutre lui. • DuH ttllC ISstoite de VÉgypte depuis l'an 1099 fde mon nuumtôit, fol. 43
51125:
51126li^t
51127• [.'emportpmcnt commçnra.
51128Et [ibid.)
51129:
51130V- ij'—j
51131Il s'emporta contre eux.
51132• Dçlàvieol
51133le substantif X»Li^ ei>i/>'nement. On lit dans r^fV«o(/«d'Ëbii-kaili-Schohbah(man. 643, fd. 41
51134«JU «»U«JU
51135Jw^JI IjJsCjj' » lU menacèrent Sobki de s'emporter contre lai. >
51136Digitized by Google
p. 564
511374V9o6(i3o7)-
51138XI. MELiK.MASER-MOHAMM£l>-B£N-KEL.\OlJN.
51139961
51140tir Taidlllki pour Damas. Le kàd/ikf redoutant la colère du naîb Selar^
51141alla le
51142trouver, et lui Ht coonaitrece qui ce passait. Selar,
51143cjui
51144était déjà iufomiié de
51145tout, lui enjoignit de retourner auprès de Bibars, de le
51146flatter avec douceur,
51147pour
51148obtenir de
51149lui le pardon de Taschlàki
51150,
51151et de
51152lui dire
51153: Cet ému
51154testera
51155cnnfÎ!i«' dans sa maison, jusqu'à ce qu'il
51156ail recouvré votre bienveillance. Bibais,
51157en entendant ce message, poussa un cri, el jura ({ue si
51158liisclilAki passait h nuit
51159au Caire,
51160cet événement produirait une sédition
51161Lcrrible. Le hàdjio
51162alla rap-
51163porter ces choses à Selar, qui
51164n'eut
51165d'autre ressource que de
51166se taire, el de
51167faire k l'instant partir Taschliki. Le hddjib recommanda à oe dernier de s'trréfer 608
51168à Bdbeis jusqu'à ce que l'on pùt eolliâter fiiben i eon égard. L» lendemein»
51169Blbereet Sdar ee trouvant réunie à l'audience du Sultan » Bibars commença à
51170s'étendre sur
51171les. mauvais procédés qu'avait eus envers
51172lui Teacblâki.
51173Selar
51174essaya, mais sans succès, de calmer sa coUre. Gomme Bibars peisisteit dans son
51175ressentiment, Tascblftkl continua sa marche et se rendit en Syrie.
51176Cette année, un courrier de la poste, expédié de la ville deHamah, apporta un
51177acte certifié véritable en présence du kadi, et annonçant ce qui suit, relativement
51178à un village nommé Mrin ^j^^i situé entre deux montagnes. Durant la nuit, un
51179affreux craquement se
51180fît entendre dans ces deu\ niontai^nes
51181: au point du jour,
51182la population se porta
51183< n
51184l<uile m is ee pouit. Une des montagnes avait traversé
51185la vallée voisine, et la moitié de sa masse avait été rejoindre
51186l'autre niontague.
51187Les eaux qui coulaient 9ntre ces deux
51188niunta^ucs avaient continué leur cours
51189dans lavallée. La montagne, qui s'était ainsi déplacée, n'avait pas perdu une seule
51190pierre. La massemise en mouvementprésentait unelongueurdecentdixcoudéeSf
51191et la vallée qu'elle avait dû traverser avait une laideur de cent coudées. Le Itadi
51192de Hamah partit, aocompagnéde témoins, pour sUer vérifier le fldt, etleconsta-
51193ter par un acte authentique. Ce ftit II1 ud événement tout à fiiit eitraofdinaire.
51194On reçut, do Magreb, la oouvdle que le Sultan Abou-lakoub-Iouaoufben-
51195lakoub, le Merfni, souverain de Tlemsan
51196avait été ^^i^é par ses serviteurs, an
51197mois de Dhou'Ikadah de l'année précédente; que son fils Abou-Sâlem , lui ayant
51198succédé, les mêmes hommes, au bout d'une semaine, s'étaient soulevés contre
51199lui et avaient placé sur le trône Abou-Amer-Tbâbit.
51200Celte année,
51201la dissension commença à éclater entre les deux émirs Bibars
51202et Selar. Voici quelle en fut l'origine
51203:
51204Tadj-eddio-ben-Said-eddaulah,
51205le kdtib (secrétairej, jouissatl du plus grand
51206Digitized by Google
p. 565
51207a6a
51208inSTOlKK DKS SULTANS MAML.OUKS.
51209crédit
51210auprès de
51211bil>ars,
51212et
51213avait
51214la
51215tlirccJioii de loules
51216ses
51217afTaires.
51218L'émir
51219rinitia t'galcnienl dans l'adHiinislralioii de
51220l'i'm|>irc; en sorte ()ue pour tous les
51221actes qui ont
51222liait
51223aii\ levnius
51224[iiiaïK'iei s
51225et
51226(|ui soiit du ressort du
51227vizir et de
51228Yustatlflr,
51229il ne s'en rappiMlail qu'à lui.
5123011 avait pris aussi, pour le «ecuiidir, ua
51231de ses parents,
51232uointné Akreai4>eu-Me»ir. Tous
51233deux
51234s'altachèraot à
51235capter
51236Aibai», en levant des droits sur 1m ffiardiMidiiies , et joignirent à ses atlryiii-
51237lions la fenne du natron. Tadj-eddin ëlait «mi de d'Ebo-Alsobaildii , et c'était
51238lui qui Favait fait élever au rang de viâr. La mort tragique de ce dernier lui
51239fut extrêmement Mnsible,
51240et
51241il soupçonna
51242Témir â1em<cddiu-Sandjar-lJ{iàottlî
51243d'avoir causé cet événement, et d'avoir animé contre le vitir l'émir Selar; car
51244il n'ignorait pas que DjAouli était l'ennemi déclaré d'Ehn-Akeluiikhi et- l'ami du
51245nihih Saad-eddin-Moliammed>'ben-MoIiararaed-ben-Alaià,
51246qu'il voulait porter au
51247vixiral, dans l'intention de nuire
51248à
51249TadJ-eddin'ben-Saïd-eddaulah. O dernier
51250eoramença à intriguer contre
51251rjjàouli, qui était
51252.
51253à cette ^pofjue
51254, snl)stilut de
51255Bibars, \e (Ijaschenkir, dans
51256la place tïosfmiùr. 11 aposta, pour le
51257*lt iioucer, un
51258Ci)pie. (|ui ne manquait pas, à tout moment, de dire à Bibars ipie Djàoult pil-
51259lait
51260les revenus de l'État, et avait accaparé pour lui, ou pour ses adhérents, un
51261609 grand nombre de pensions, ce qui paralysait lamarcbe desalTaires; que le viùr
51262Ebu'Alaià n'avait aucune connaissance de ce qui constitue
51263le
51264talent du kàiib
51265(secrétaire); que D|&ouli l'avait
51266fait nommer
51267vizir par
51268l'émir Selar,
51269afin de
51270réaliser
51271tous ses
51272plans; qu'un
51273des kâiA du havdîl^kltânak avait écrit des
51274feuilles ^^^1
51275qui constataient
51276qu'une somme
51277conaidérabb
51278restait
51279diie par
51280DjàouU. Ces diacoom, et d'autres semblables , souvent répétés» firent nne im-
51281pression profonde sur l'esprit de Bibars et l'indisposèrent à Tégaid de Djftouli.
51282Il parla contre lui à Seiar, prétendant que Djâouli s'était approprié une somme
51283d'ai^ent considérable. Selar était l'ami de
51284Ujâouli
51285,
51286et professait depuis long-
51287temps |)our
51288lui un vif attachement. Cbacun d'eux
51289avait
51290fait con^ruire sur le
51291niont laselikar, tout auprès des inaiulmaJi
51292salions) de
51293Kaljseh, un collège voi-
51294sin de celui qu'avait élevé l'antre,
51295et avait disposé
51296le lieu de sa sépulture vis-à-
51297vis celui qu'avait choisi son ami. Srhr prit la défense de Djàouli
51298,
51299et dit à Bibars:
51300« Par Dieu, n'écoute pas les discours des employés des linaïues,
51301ce
51302sont des
51303nuserai)les
51304<jui
51305n'out d'autre but
51306(|ue d exciter
51307des
51308ti oubles.
51309»
51310llihars cotUnuia
51311il parler contre
51312Djâouli,
51313et à
51314tenir sur sou compte des propos insuUauls.
51315il
51316finit eu disant : cil fiiut, de tooia nécessité , que je relire deMS mains les fonds
51317Digitized by Google
p. 566
51318*>7o6(<3o7).
51319ZI. NKLlK-NASBR-MOHAMBED-BEN-KELAOCIf.
51320«63
51321du ttéêw. » Lonque las deux émirs se fnrent séparé , Sefar fit savoir à DjAouli
51322que Bifatirs était «îolMiinent indisposé eontrelul, el avait t«tt«i sui'aon compte
51323des dboours maWwlIaiila et injuiîeox.
51324Il lut fit entendre que tout cela était le
51325fruit des intrigues de Tadj^din-hen-Sa1d*eddaulah.
51326Il lui conseilla de se pré-
51327senter dicz Bibars , et de s^attaeher à le capter par des paroles pleines de dou-
51328ceur.
51329«
51330Peut-être,
51331ajouta-t<4lf
51332Se
51333laissera-t-il fl^liir,
51334et
51335ahaiulonnera-l-il
51336ses
51337projets. »
51338Djuoiili suivit ce
51339conseil;
51340il se rendit cluv
51341nil)nrs,
51342s'iuimilia devant
51343lui, et
51344lui adressa des exruses pleines de soumission
51345; mais bibars, entrant dans
51346un vil'accès decolt-tc
51347,
51348lui prodigua les injuiTs fl
51349les menaces,
51350et ne
51351fit aucune
51352attention;! ses paroles. Ujàouli se leva, el tout troublé, alla Irtuiver Selar, auquel
51353il racuuia ce qui venaiide lui arriver. L'émir en fut exti-cmement irrité. Au uioiiient
51354OÙ Ujàouli venait de sortir de efaesBibars, Ebn'Sald-eddaulah entra chez celuÎKÙ,
51355apportant desfeuilicssnriesqueliesil avait enregistré lecompte de Djâouli, et dont
51356il fit la lectura. Il avait amené avec lui Akrem-ben-Bescliir, afin de vérifier les
51357comptes de Djiouli, suivant ce qui se trouvait relaté sur les
51358feuilles. Bibars
51359encoun^ea Ebn-Bescbir à faire cette opération. Le lendemain , au moment où
51360le» émirs, venant de faire leur cour an Sultan, avaient pris place auprès du
51361iMlù Selar, et que parmi eux se trouvaient Djftonli el le viisir, Bibars donna ordre
51362de mander Ebn-Bescliir, le hitifi (écrivain). Lorstpril fui arrivé, Bibars lui dit
51363:
51364« Tu m'as assuré <pie les fonds du Sultan onl été dilapidés; que cet homme
51365(en
51366montrant Djàouli'l s'est approprié une partie de
51367l'argent, cpic le
51368%i/ii' a été de
51369connivence avec lui, el
51370rpie
51371telle est
51372)n
51373cîuise de
51374la stagnation des alTaircs de
51375l'empire. Tn
51376t'es engagé à dénoncer ces deux hommes
51377,
51378el
51379-t prouver qu'ils sont
51380redevables de fortes sommes envers le Sultan.
51381Maintenaiii
51382,
51383inici jielle-les tous
51384deux, et ne dis rieu qui ne soit conforme à
51385la vérilé.
51386»
51387Alor.s,
51388I Im-lieschir se
51389leva , produisit les actes, et inculpa le vizir sur des points qui coniprometlaient
51390Djftouli. Ce dernier répondit k tout,
51391article par article. Ebn-Bescbir s'sttadiaii
51392(>io
51393à réfuter ses assertions. Il lui dit , entre autres choses : « Tu es un émir, et tu
51394n'entends
51395rien aux actes que
51396dressent
51397les kdtâ. n La discussion
51398dura
51399long-
51400temps , et la séance se termina de la manière la plus scandaleuse. Dès ce moment,
51401ranimosilé se manifesta entre Bibars et Selar, par suite du zèle que cbacun
51402d'eus montrait pour la défense de son
51403protégé
51404Bibai-s
51405était dans
51406l'usage de
51407monter à cheval en même temps que Selar, et de descendre quand celui-ci des»
51408ocndait. A compter de ce jour, Bibars cessa d'accompagner Selar, et chacun
51409Digitized by Google
p. 567
51410a64
51411HISTOIRE DES SULTANS MaMLOUKS.
51412d'eux se mettait en mardie isolément, et n'ayant avec lui d'autre corl^qneaes
51413adhérents. Tout le monde s'atteiidait à des troubles prochains.
51414Tcpcndant
51415l'r'mir Selar dëputa
51416vers Bibars
51417Snnkor-Kfm;')li
51418,
51419]e hddjib
51420,
51421avec
51422ordre de lui adresser des paroles conciliantes
51423,
51424<
51425i
51426dt; lui dire de sa part
51427: « Tu sais
51428qu'une amitié fraternt'lle règne entre moi
51429ei
51430iJjauuli, a» point que chacun de
51431nous a choisi l'autre, pour lui confier, après sa mort,
51432le soin de ses enfants».
51433Il
51434lui reconiroauda d'employer les tiupplicatioos les plus humbles pour obteoir
51435la gràœ de D^iouli. Le hddjib
51436iétÊBit fendu auprès de Biban» mit en oeuvre
51437toutes
51438les ressources du langage, ffibars se mootra inflexible» et dit : « Je ne
51439m cesserai de le poursuivre»]vsqa*à ce queje nrttrede sesmaiuraifeDtdu Sultan,
51440« et que je le ftsse frapper à coupe de fouet, » Puis il fit dire à Djâovli : « Si tu ne
51441« payes les sommes idont tu es redevable, je te ferai expirer sous lescoups de
51442< fouet, ainsi que j'ai
51443fait à l'égard de l^autre^ > désignant ainsi Ebn-AJschaikhi.
51444il adressa au
51445vij^ir
51446la même sommation
51447,
51448et plaça auprès de l'un et de l'antre
51449des surveillants, jusqu'à ce qu'ils acquittassrnl leur
51450dette.
51451Selar, ayant appris
51452ces
51453faits de
51454la bouche de Kemàli
51455,
51456fut
51457vivement
51458irrité. Toutefois,
51459c'était un
51460liomoïc cxtvf'uiement conciliant et plein de prudence. Djâouli commença à faire
51461vendre aux tnnrs, près de la porte de Koullah
51462, ses
51463rh- vaux,
51464ses habit.s
51465,
51466st's
51467meubles. Tousse montrèrent
51468fort louches de son infortune,
51469et pour faire leur
51470ci>ur à Ternir Selar, achetaient les efTeto de Djâouli à des prix bien aunlessusde
51471la valeur réelle
51472, dans l'intention de les lui rendre lorsqu'il serait rentré en
51473grftce avec Bibars.
51474Leachoaesreslèrent sur lemême pied durant un grand nombre dejours j Kbars
51475et Selar ne se trouvaient jamais ensemble. Cependant lesémirs bordjisse prépa-
51476rèrent à employer auprès de Bibars la voie de la contrainte.
51477Ils ne montaient
51478point à cheval sans porter des armes sous lenrs vêtements, dans la crainte que
51479des troubles ne vinssent à éclater subitement. Tout le monde s'attendait d'un
51480jour à l'autre à voir naître le désoitlre, et c'était là le sujet de toutes les conver-
51481sations; les grands émirs Akousch-Kattâl-assiba, Bibars, le tUiwaddr, Burlughi
51482Aibek,
51483le khazi/if/àr
51484\ lré^ruipv\ Sonkor-Keniàli, liektoul-Faf Inlb et d'autres,
51485.se
51486rendirent auprès de
51487l'émir Bibars,
51488le rli<Lschenkir , en
51489le conjurant
51490d'apaiser
51491ks troubles, d'éteindre le feu du désordre. Enfin
51492, cédant à leurs instances,
51493il
51494consentit à lever la surveillance dont il avait entouré Djâouli
51495, mais sous la con-
51496dition que celui-ci se rendrait en Syrie sans emploi ^Jk^.
51497Us allèrent
51498porter
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p. 568
51500*«9o6{i3o7).
51501XI. MELlK-NASER-MOHAMMED.BEN4[KLàOUN.
51502^
51503cette nouvelle à l'émir Selar et le solUeitèrent jusqu'à m qu'il acquiesçât «i
51504part de Djàouli. Ce dernier se mit en marche le même jourtaprée avoir vu sup-
51505primer son revenu. Toutefois , lorsqu'il fut arrivé à OuDMy'oa lut aeoorda le
51506geBde d'ém'w âf f>'i/>i-kh4na/i.
51507A la même époque, le sd/uù (vizir) SaaH-pddin-Mohammed-ben-Mohammed-
51508ben-Ataïâ fut mis en liberté «prèsavoir payé euviron quatre-vingt mille dirliems,
51509ei la réconciliation eut lieueutre Bibars et Selar. Bieniôi
51510cet» deux éiiiirs con-
51511férèrent ensemble relativement à la charge de
51512vizir, et pour savoir quel homme 61
51513était d%ne de cet emplm. Selar ayant proposé Tadj-eddin-ben-âriid-eddMilah
51514,
51515Biban répondit : • Je ne crois pas qu'il accepte, car je lui ai déji offert ce ratàg,
51516« et il Ta refoeë; » Selar lui dit
51517: « LaiawHinoi agir auprès de lui. » KImus ayant
51518conaenli, les deux émirs se séparèrent. Selarenvoya appder Tadj^din ; lorsque
51519celui-et fut entré, Fémir montra une visage sévère, et «ria avec une vive émo-
51520tion
51521: c Apportez la robe du vizirat. > Puis il fit signe à Tadj-eddîn de la revêtir.
51522Comme
51523il
51524refusait
51525, Selar Tapoetroplia d'une voix haute , et jura que
51526s'il ne
51527cédait pas
51528,
51529il lui
51530ferait trancher la téte. Tadj-eddin craignant une catastrophe,
51531parce qu'il connaissait la haine que lui portait Selar, revêtit le costume de vizir, le
51532jeudi, quinzième jour du mois de Moharrem
51533!l baisa la main de l'émir Selar, qui
51534lui montra un visage riant et lui donna «les const ils. Le vizir sortit de la maison
51535du
51536située dans la citadelle, et se rendit drins le À na/i (éditicej du jf/Aîift (vizir),
51537placécdans la mémeenceinte, ayant devant im\esfmÀi6 et les hàdjib. Ou luiporta
51538l'encrier duvîrirateton lui amenalamule. Il apostilla les cédnlesetespédialesalbî^
51539resjusqu'aprèsl'wr; entuitéHietouma k «maison. L*émirfibarsappritcetévé>
51540neoent,et enfut diarmé,altendu que c^étaitUicequll avait désiré. Le vendredi,
51541de gTMd matin , les habitants de la ville se rendirent à la porte de la maison du
51542visir Tsdj'eddin-Abonlfoiouli-Ebn-Sald-eddanlab, pour attendre que ce magis-
51543trat se mit en marche, mais
51544il ne sortit point de chez
51545lui. Au moment où le
51546jour était déjà avancé, l'esclave du
51547viar parut, et dit à
51548la foule :« Le vizir a
51549donné sa démission et s'est retiré dans le zdwiah du
51550sclieikh Nasr-Manbedji ».
51551Tout le monde se dispersa. Tadj-eddin, à peine rentré dans sa maison
51552,
51553s'était,
51554la nuit même, rendu auprès du scheïkh Nasr, dont
51555il était l'ami intime
51556,
51557<
51558t qui
51559jouissait d'un grand crédit auprès de l'émir bibars
51560;
51561puis
51562il avait fait reporter au
51563trésor du Sultan, placé dans la ciladelle, la robe
51564du vizirat.
51565Il resta chez
51566le scheikh, implorant sa protection. Nasr
51567écrivit à Bibars pour intercéder en
515681 1 . ^quatrième parti».)
5156934
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p. 569
51571«66
51572HISTOIRE DES SI LTANS MAMLOUKS.
51573laveur de Tadj-eddin. « H a ,
51574dit-il
51575, donné sa démission de la place de vizir
51576, et
51577o déclaré qu'il n'exercerait jamais cène charge.
51578Il
51579n'a d'autre intention que de
51580« rester dnns
51581le zûma/t, avec les
51582fakirs, uniquement occupé à «ervirDieu. »
51583Bibars ayant pris celte
51584lettre, entra chez Selar, qui, après en avoir fyit
51585ia lec-
51586ture, lui dit
51587: « Nous acceptons sa démission
51588;
51589faitM-le venir, aiiii que nous le
51590m consultions sur celui qui doit être pramu au vizirat. » Tadj<eddin , amené par
515916il«n, préttDta les excuses, et coosetlla d'étevarwi rang de râîr Diià-flddiiK
51592Aboa«Mr4»eii-AlNM]ftMMihikluiMd>NiHa, ioapMlaavdn banmx. Oo naiMlft
51593cet homme, qoe l'on revêtit de la ithUah, le Inndi, dU-nenviAme jour du mon.
51594Il prit possearioD da vûnnt, mais il n'en avait qne le titre; tonte rauloriltf
51595réelle appartenait à Tadj-eddin
51596: tous lea actes ^ent eoMcrita de aa main; le
51597vi^r n'expédiait aucune ai!aire sans avoir pria «a déeision.
51598Le sixième jour de Sa&r, IUIj"eddin-ben-Sald-eddaulah fut revétnd'ane ékh
51599/ah, et installé comme conseillerjfr du vizirat et de tous les inspecteurs peiw
51600612
51601ticuliers de l'Égypte et de la Syrie, comme chai^ seul de l'inspection des mai-
51602sons
51603et
51604des affaires dépendantes des ostadtir, de Tinspection appelée nndnr-
51605«u joA^/rtA
51606, cl de cplle des armées. On
51607lui délivra tin
51608resrrit
51609tel qu'il n'en
51610avait jamais été donné de pareil à aucun liomme de
51611loi
51612^,10. li siégeait à côté
51613de l'émir Selar naîb-assaltaruih'{y\ce-TO\) au-dessus de tous Xe^kdtib, hommes de
51614loi wy^L^I ^ ç黣*
51615JT. Son autorité étant partout reconnue, ses ordres écrits lOr
51616teoteiles matiérai de Fadmimstralbn veoevaient kuroéeiilion, attendu que le
51617«itirJiii BK»ntmitdes égards, et se eonmettait à Ini, de tout son pouvoir (56). Im-
51618eddin>Aideniiii4Uiatiri fut nommé eiMufilr» en remplaoaaMnt de Sandjft>I]!iftonlt
51619Snr o«s entrebitea on vit levenir lea ambaoïadeun qui avaient été envojrés
51620vers le prince Taktai, souverain des contrées du Nord.
51621C'était Féerir fidbw*
51622Sarkhadi et ses adjonats. Ils étuant aeeompagnés de Naasoun, amfaasmdenr de
51623Taktai,
51624qui apportait un
51625présent
51626magnifique,
51627ainsi
51628qu'une lettre dans
51629la-
51630quelle ce monarque demandait que l'armée égyptîennes'avançàt vers l'Euphrate.
51631«engageant à se mettre iui>méme en campagne pour envahir les contrées sou«
51632mises à Gazan
51633, sous la condition que chacun des deux empires resterait maî-
51634tre des provinces dont
51635il aurait
51636tait
51637la
51638ton
51639|iu te. On combla
51640d'honneurs
51641le
51642député, et des présents furent adresser a m
5164311 souverain; mais on lui représenU
51644Digitized by Google
p. 570
516454
51646«» 706 (1307).
51647XI. MELIIC4l*SBll4iOHAIlll£MEII-K£lAOUN.
51648967
51649que Jâ {Mdx-femnt «Pétr» ooDduetm UMrfandây «t n» devait pu éti« vtolée$
51650que c*il «rinotde noiif«aux événements, on agirait en conaéqHieiiee.OafiliMitûv
51651comme ambassadeurs, l'émir Bedr-eddin, Tekmesob-INdieri, Fakhr-eddin*A]ar-
51652Schem»i, emi/Htkhor, et Sonkor-alaachkar, l'un des commandants delà halkah.
51653Schip}i:i}>-e<:ldm-Ghazi«bcn-Ahmed-be!n-\lwâsili fut , sur
51654la
51655dénonciation
51656de
51657Tadj-eddin-Abd-ariahim
51658Senhoiiri l'Sy), transféré, de sa place d'inspecteur de
51659l'empire
51660ÂjjjJ)
51661à celle d'inspecteur d'Âlep. Voici à quelle occasion
51662: 11 était
51663l'ennemi de Tad]-eddïn-Ebn-Saîd-eddaulah ; car <»lui-ci, durant s
5166411 ^i/.i^at, avait
51665été l'instigateur des coups de fouet qui avaient été infligés par Satar-Alaradj à
51666Scbebàb-eddiu, et qui l'avaient fiaroé d'embrasser l'islamisme. Doué d'une extrême
51667ftwilité d*4locutioD, sachant faîra k langue turque, il était admis auprès dn- éinii^
51668et lonque Selécddaulah ae ptréieniml -dies un énir aupris duquel ee tnxraiit
51669Sdwliàbeddin , eelnl-ei neae lenit pas et ne daignait fiûre à Itii aneniie «tMK
51670tion. Lonque Sbii<-8ald>eddaulali eutwam la juridiotioD leeaffairea^ii troyaniBef
51671Ebo-Ahrâsiti lai «levintcKlieini, et par ms eollicitationa auprès de l'émir Bibars»
51672il (dttint un rescrit
51673«pu nooraiait Ebn-Alwiaiti aRn fonetiom d'impeeteur
51674d'Alep, et l'envoyait dans oetle ville. En recevant cet acte, Ebn-AhfAsiti s'écria
51675-
51676• J'aimerais mieux vivre en enfer que d'avoir à seconder daus ses j^ana £bn*
51677« Saïd-edda»la]i.
51678«
51679Il partit aussitôt pour sa destination.
51680Le buitifr-me jfMir
51681f]u mois de Dbou'Ihidjah, l'émir Seïf-eddin-Bekterour-Ho-
51682sâmi fui destitue des tonctions de
51683.fc/?rff/</ (inspecteur) des bureaux de Damas,
51684et occupa
51685, comme précédemment,
51686le
51687rang de
51688hddjib.
51689L'émir
51690Djemâl-eddin-
51691Akouscli-Roustemi, ivdli û\x Caire, fut nommé pour le remplacer dans ses fonc-
51692tions ébt^ddd^omXes provinces méridionales, lLâ)! ISLJI après ^étre eng^
51693à payer en quatre ans une somme de huit cent miUe diriiema.
51694On apprit (58) par un ooufrier de la poste , envoyé de Dauus» que le neu>
51695viAme jour du mois de I^mada^mmier»
51696il était arrivé dana eette ville, du
51697pays des Tatars, un bonmw appelé le abhaikb^BorBk, qui était aooompagoé
51698d'une troupe de 61Un, au nombre de cent environ. Ils portaient un costume 613
51699extraordinaire, avaient sur la tAle des bonnets de feutre rogné jmm
51700oIj^
51701recouverts de turbans ^L^, auxquels étaientadaptées descornes de featre, sem-
51702blables à oelles du bufSe,
51703et des sonnettes.
51704Leurs barbes étaient rasées, à
51705(S9) Le texte |iorla > ^j^d^M
51706Jua
51707^ UJj* j* lia Suij
51708{SI} Le miow fiii m triMve xapporté par Aboalmalilsai (ana. 66Sj
51709f. 55 lacl.)
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p. 571
51711a68
51712HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
51713Teioqptioo dm moustaches;
51714leur vêtement
51715se
51716composait
51717de
51718feutre hianc
51719Ltoj ji^U,
51720el
51721ils portaient, en guise de baudriers
51722, des cordes dans
51723lesquelles
51724étaient enfilés des osseîets de txxrufs; chnrun d'eux s'él;ui
51725brisé
51726la dent canine
51727supérieure,
51728l^eur sc/teiAh^ âgé de quarante ans,
51729était un hoinnie hardi, auda-
51730cieux, f'nere;ique et intrépide;
51731il faisait porter aveclui un iaôi-khdiuih (tambour),
51732que Ion
51733battait
51734devant
51735lui par forme
51736de nauùah.
51737Il
51738était accompagné d^in
51739mohtesib , qui avait iln^ection sur celte troupe «t puniMÛI «m qui «vaient
51740manqué k quelquc»-ttiiB dm ordrada tehdkk. Le chàtimBDt ooMistaitea viogl
51741«ottps deiiâtbti lona la plante des pieds: du rwte, le »ekM el sce secuteun
51742observaient eiactement ks pratiques de dévotion el la prière. Lonqu*on lui
51743(usait des rej^sentations sur son oostume,
51744il répondait
51745i. « J*ai voulu être le
51746« bottfibn des ûikin
51747iy*^. > Suivant ce qu*il racontait, Gaxan ayant en*
51748tendu |>arler delui,]e manda à sa cour
51749et lâcha
51750contre lui un
51751lion
51752féroce. Le
51753schàkk monta sur le dos de l'animal , qu'il força de marcher. Gazan , pénétré
51754de vénéi ation,
51755fit répandre sur la téte de cet homme une somme de dix mille
51756dinar*.,
51757A.u moment où
51758il arriva à Damas
51759,
51760le naïb était dans le M4'ûl/in-akhdar
51761f rijiji}
51762(Jrome vert). \a scheikh se présenta devant
51763lui
51764:
51765là
51766se
51767trouvait une
51768autruche exUt,aitiiient féroce, en sorte i[iie
51769j
51770t isunne u ui>ait en approcher. Le
51771tiaïb ordonna de la lâcher contre lui. Au uionient ou
517721 autruche &'élauçait vers lui,
51773\ticheikh sauta sur elle, la monta, et l'oiseau remporta, en volant, dans la place,
51774respacedednquante coudées. Enapprodiant du naib il loi dit : « Dois-je la fitire
51775> voler enoore plus haut? » Lenott répondit que c'était inutile; ptak il oomUa
51776cet homme de nwrqucs de bienveillanee , et tout le monde
51777a^eaipsessa de lui
51778oflrir des présents.
51779Une lettre dn, Sultan ayant délèndu de
51780laisser le gekM faire le voyage
51781d'Égypte,
51782il
51783se rendit à Jérusalem, d'où
51784il retourna dans son peys. Cest au
51785sujet de ces fakirs que Siradj-eddin eomposa unelongue pièce de vers, appelée
51786Mouwaschschahah îs^y , qui commence en ces termes:
51787« H
51788e<;t vptni chez nous, du fond du pays de /tou/7i, des hommes dont la figure
51789< b uiu
517901
51791111
51792i>^rinaiion
51793;
51794ils portent descomes pareilles à celles des taureaux
51795: le
51796« diable se trouve parmi eu.x
51797; prenez garde.
51798Sur ces entrefaites, l'émir Taksaba, à la
51799tèle de ses trrui|,es, arriva à Kous
51800,
51801revenant de son expédition en Nubie. Leur absence avait duré neuf mois, et
51802Digitized by Google
p. 572
51803*it7o6(i3o7).
51804XI. M£LlK-»ASËa-MOaAMllEO-B£M-iL£LAOUN.
51805269
51806l'on avait eu à lutter, dans U guam oonlra les noin» avec de doodiraui dan-
51807gers et ]e manque de vivres.
51808Les deux émirs, Bibars et Selar, défendirent aux barques de traverser le canal
51809appelé Udkemiy eu dehors du Caire , attendu qu'il
51810s'y commettait ouverlemeiH
51811des désordres et des scènes scandaleuses.
51812Les femmes se montraient dans
51813les
51814bateaux, eu grande parure (59), s'asseyaient a cote des hommes, ayant le visage
51815découvert, la téte ornée de AwfftiA d'or (60), et buvaient bardiment du vin,
51816AiHl^.6f)
51817iueblx ^;«ri
51818«jb «D avait I^Ml0é*al1irflr et de fthillfr ta ponté. >
51819Unis le IhMdUMv^trAlMalbânkai (M. M A r") t t^jkrt
51820«a^ULsil ^j^^
51821jLfmiS
51822m.I^r iMaue ^fMBVO «m h néaiaioa a'attwt pas. • A b II* forme
51823il désigne étn altèrr,
51824être de marnais aloi. DuisVHùtmire rrpl^n-Aldjousï (1naa.ar.64O,
51825fol.
51826i)
51827: L>
51828L> ^
51829,^_yt
51830Peases-lu que ce que ta di» u'est pas de mauvais aloi. » bans un vers que cite le Kharitlah
51831^nm. 1376, fol.
518321 1 5 vo)
51833: w>i,»AJ l L»<We
51834v^'^
51835^ J
51836< Il a, sous le rapport
51837• do mérite^ dis i<èglc» de cowkiita avpfèt desquelles l'or paraît de ftibla aki.
51838Les uémcs motsw
51839Uouvaut répétés dans )ktmlaM-alikian (de non man., p. is5). DeU vîeokie not^^ qoi signifie
51840MH métal altéré, de moupoîs (7Ïot. On lit dans le Khftr^dah (m. i374y
51841^- ^55 r") ce vers
51842X ^^^«LdL ^Ij
51843J^rtî^^ Ja«
51844«Xj.
51845-—**
51846!
51847« \ji pureté de l'or n.itif ne ressemble pas à un métal de mauvais alui.*
51848Suivant Tebriai (ad hama$ah, p. 539) , on désigne par le mot
51849un lieu délaisté, abandonné,
51850Laveiiie
51851, à la II* forme, en parlant d'une femme, signifie
51852: separrravce ejxèf, se livrer
51853h unr rorf uetlenr. pleine fie hardiesse. On lit dans les Mille et une nuits
51854(t. I , p.
518551 35)
51856;
51857j-i' Oui
51858>.^^^^^-^-«Jj
51859« Elle se para et déploya toute sa coquetterie. « Dans l'Hittoire des Patriarches
51860tTMaeamMK (tom. Il, p. 3ii)
51861:
51862s^îA^'
51863J^' U l'espédUiit de te livrer à ta
51864• coquetterie. • Cbei le Cbw(ÙMtnir ^J/awete
51865(naii.6ig, f. 18 1^: ,J ^^ytr^ v^K* Hl^t
51866ï^.iâ.Li
51867H l'nc femme se montrait, avec coquetterie, dans une parure magniBque.
51868» Dans
51869l'Histoire d'Égj'pte d'Kbn-Abi*Ssorour (f. i5S v*)
51870: Jlje.yb ^|^iNi--; Ij ol^Uli »L^\
51871« La coquetterie des courtisanes en leur réanioo familière avec les hommes. » Dans VHittuire d'A-
51872bou'IoMiblseD (man. 667, t.%if)i CtL^j-i ^7-41 ....
51873^
51874femmes coquettes. • Dans te
51875thmoft d'Antar (tom. II, f. as? r°)
51876:
518773 i^*^'
51878«J^
51879^-^"^jk^
51880)
51881I
51882Vblali sp para avec coquetterie, pour recevoir son cousin
51883, comme la terre se pare durant
51884« lesjiiurs de printemps. » Au rapport de Burckhardt (^m^rc pnverbif p. 144). Le mot ^
51885^1
51886., ^
51887ou Xa.
51888Utbigac unefemme quiOm MHHWMf«a eeiit it ton voile.
51889(60) Le mot iaiflM
51890qui fait anplnrid ^jj^T, désigne tam tem dê hunneL On
51891lit dans la
51892Dnei^HM de l'Égfpte de Hakrizi (man. 68a, fol. 390 r°)
51893: ^J^U îJL^^
51894Ô-ç-^f
51895• Il iœagin» d« faire une cavalcade de pages
51896, qni por-
51897• uieni au-dessus de leur» téta» des kot^ak de brocart d'or ayant la forme de tasses. > £t
51898[ikid,)
51899:
51900Digitized by Google
p. 573
51901ajo
51902'
51903HISTOJliE DES SULTANS MAMLOUKS.
51904ce qui prodaisait des troubles continuels cl des meurtres nombreux. Les bar-
51905qiif»s chargées de marchandises eurent
51906seules
51907le privilège
51908de pénétrer dans le
51909eau»!;
51910quant aux bateaux destinés
51911à iamusemeut , Tentrë^ leur fut interdite.
51912614
51913Cette mesure fut regardée comme un acte extrêmement louable.
51914Cette année
51915vit terminer
51916la coQstruction de
51917la mosquée
51918bàlie par ordre de
51919l'émir piemàl-eddiD^AkouschAlafram, au pieddo montKMÎoini. Leka^SdMnM*
51920eddîn-ElMi*Ali», le htoefi
51921, y
51922fit la khethahf h iwadredi iringt-quatrième jonr
51923do noie d» Schewal. Le rang de kadî des haoéfis de Dmu» Ait confié h Sedr-
51924eddin-AboullMmii-AU, fik do ^AelM Saji-eddiii-AboanuHiB4llol^
51925rawi, le vingt-neuvième jour de Dhfmikadali, en remplAoenent de SdiebAb-
51926eddin-A]iaicd*-Ani. Ses envoyés du sonvenin de Sit epportèreiitm ttâwt;
51927ce prince venait de mettre en liberté deux cent soiiente'^ éonrs musulmans
51928qui arrivèrent
51929à Alep. Djdâl-eddiD-Mobammed-Rasirini fut nommé kkatib de
51930Damas, au mois de Schewal, après la mort de Schems-eddin-Mohammed-ben-
51931Ahmed-ben-AlklialAti. Â la même é()oque
51932, le dernier jour rie Ramadan
51933, l'émir
51934Selar rendit !n
51935liberté au jc/<^'i///-«//j/am Taki-eddin-Aliraed-ben-lmiiah.
51936l ne
51937assemblée de ka
51938lis
51939(
51940t de fikihs ayaut été convoquée avait envoyé vers lui pour
51941l'inviter à sortir Ue sa prison et à venir, mais il avait
51942refusé. D'autres députa-
51943\_^,-»'''
51944'L»^\
51945-^i) (J^(^|^
51946• (Ihitiiin «IV'ux avait sur la tdteun tett/Sa/i d'or. • Ailleurs
51947(fol. Ï37 v")
51948: oÛJlj J^-r^l ^J-^.
51949^l^^'j J'j^'^
51950« booliqne» destinées à la «nia dss ianfiah «t des «tfM qo* portent les enfints «t les jevnct flks. >
51951Dans VHutoired'Égjrple d'Eba-Aïas (toni. II
51952, fol. 36 r")
51953: ^j^.Xih â-»^ j»^ '^r^ji
51954* ^ luoatait à
51955« cheval, portant un kmfiah borde' de castor.
51956- Ailleurs
51957L^tj n Le koufiali d'or qui cuit sur sa tète. • Dans la Biographie du XI* siècle (pag. 53<>)
51958:
51959jm*\
51960Ijijf «J Jj^ * n entonna qn*on fabrupiât pour lui na ApigMd'aBbn.* Ce naotaxitle
51961rncore aujotird'hui ; et les voyageun récrivent de différentes ounîéres. Dnnsnn Mémoire sur Tunis
51962'j). 79)
51963le mot koufc est expliqué par sorte de bonnri. Uans
51964le Voyage en Arabie de M. Tamisicr
51965(toiii.
51966I , p. aoo), on
51967lit
51968: • koufié àii^ffit un mouchoir arabe. » M. Hobinson [PaUestùm,
51969t. I, p. 267),
51970explique k^fy^ par «orSrA hmuut. K. Itobloson {yagfmgeM PatMiMt t- !!> p*g-
51971dit que
51972le
51973inot ke/ié indique un mouchoir carre en soie ou en coton. M. WdUlcd [Trai>els in Arabie, t II, p. a 10),
51974dctlnîl
51975le trmt kelfifet |)ar mouchoir rayfi. On lit dans le Journal of thc grograficd socirly,
51976lotn. VI,
51977part. 1, p. 71)
51978: « On cntt-nd par keifijet un large mouchoir rayé de rcrt, de rouge
51979et de jaune
51980H dont les exlrteiilés pendent, et BoiqnelleB «ont attachées des eordcs koaées qui, par leon uoo-
51981• veinents, écartent les mouches. » Dans le Foyage en Syrie de M. Damoiseau (pag. g6, iio), onKt
51982ku'fec cortunc dcsi(;nai>t k ekAt» §»t te dmbôt porlêiU t» imiriHt. Il eU lisible qu'ils'cst gliaié
51983là une faute d'impression.
51984Digitized by Google
p. 574
51985«>7«fi(»3o7}.
51986lLl.NKUK-liASEMIOilàMHEI>-H«M-lC£l.AOUH.
51987a?!
51988lions lui a^Bt éU adressées suocessivemaot,
51989il avait également résiste.
51990Et U
51991réunion qui entourait Selar s\'tait dispersée. LV'mir manda alors les deux frères
51992d'Ebn-Timiab, savoir: Scherf-eddin-Abd-allah et Zeïn ioddin-Abd-»rrahman
51993;
51994il
51995«'établit entre tous les deux et le kadi des mal(^kisunelongue conférence. Ensuite,
51996Scbcrf-eddin et le mnléki se réunirent une seconde fois cliez Selai*. On fit venir
51997Ebn-Àdian; mais om
51998se sépara sans avoir
51999r ien fait.
52000Cette année vit mourir, entre autres iiuniuies marquants! l'Schehàb-eiidiii-
52001Alimed-bcn-Abd-«lkttU-b€n-Abd-eiwahbab-Baiâsi , leschaféi,
520021 un des «o^Z- (.sub-
52003stitut) des kadis scbiféts. Il mourut hors du Caire
52004: c'était un homme vertueux,
52005ral^îeuxy plein de mërile. »<> Le sd/aù Schehâb-eddin-Âhmed-ben-Ahmed-ben*
52006Al»*Adhra1 , le Innéfi DimMoUd moktêdb (6 1 ) de Daiaa» et YÎrfr de cette ville.
520073* L'émir Iia-acU)iii-A1bek»Tmril » Imkhatùtdir (tvéaoner) Hemoaii Umoarat à
52008Demas, le oniième jour de Rebip-prender. Câaît un iBomme exlrCoeineiit
52009wluew et fdigieiuc. 4* VitOr Bedt^ingBektftaoh-FaUiri, emù^M, SAlehi-
52010Nec^ni, Originuremeikt il fut un deemenlouke de Fteir M(hi<>«ddi»-Iousoiift
52011fib du scheîkh-aU^ieêtiiA, De là »
52012il passa au
52013serviee de Ik^k-Sâldi-Nedjm'
52014Alottb; puis il OMiDta sneo^Tement d'emploi en emploi jusqu'à ce qu'il de-
52015vint un des principaux émirs;
52016il
52017prit part, plusieurs fois, à
52018des expéditions
52019guerrières.
5202011 se rendit célèbre par ses vertus, ses nobles sentiments
52021, la justesse
52022de snn
52023esprit et ses nombreux
52024bienfaits.
52025Au moment du
52026meurtre de Melik-
52027Mans
52028ii-Iiidjin, tout le monde s'aoïorda pour l'élever à
52029la dignité de Sultan;
52030mais
52031il refusa,
52032et conseilla de rappeler Melik«-Màser«Moliaiumed-ben-Kelaouti
52033ce qui fut exécuté
52034: on
52035lui avait retire son iktu.
52036Il mourut au Caire au mois
52037titÔ
52038de Rebi-premier, à l'&ge de quetra^iogli. ans; il kfitrl» dernier dee JStiMtf.
52039Cest lui qiii a donné ton nomm petit dhAtean de rémiu^eUali • lulné «a Oêre.
520405». L'émir Self-eddin-fidlian, le ^mUimidar Wanaouri. Il fut d'abordjMJift de la
52041dtaddie de Salkd , puis sehàdd (inapeetenr) dea bureaumj d» OaiMiss nneuite
52042il fut promu au guttvetMoemeot
52043de In eiindeUe dn cett» vUle « et enân-,
52044nomotté Mifr de Bems» où il nmimt. C'étiil un hooinifr vericnetts. 6* Le ê/àtàkk
52045(6i} Je *» pts besoin de répéter id les d^lsils qaeftt donaés «iliciirs (t. 1, première partie,
52046p. ii4)t **" te mahêesib. Je ferai .seulement observer que ce titre avait passé dans Tiie de CStypre*
52047nè nous tronv
52048un oflBcier appelé «UMMffo (SMffiNM Lotigpano, Ckwngn^Hht m htM kbmrtm
52049<teU' JfoUt d* Cyi^n, foi. 8o v°).
52050.
52051Digitized by Google
p. 575
52052HISTOIRE DES SULTANS MAMLOl'KS:
52053Seîf-eddin-nabhi-ben-Sâbik-ben-Helal
52054,
52055fils du scheikh
52056lounis, scheilh
52057supé-
52058rieur) des fakira iounisis. 11 était arrivé de Tlrak , sous te régne de Melik-Man-
52059sour-Keîaoun
52060; et
52061il jouit, jusqu'à sa nidti
52062, de
52063la plus haute considération. Ses
52064seclateurs élaient en très-grand iinniljre. lient pour successeur son fiis Hosàm-
52065eddin-Fadl. 7'' Le ^/(«v/VfV// Sclicms-cddln-Sawab-Soliaîli.
52066Il mourut dans la ville
52067de
52068Karak,
52069à
52070l'agu de
52071cent
52072ans. Cetnit un
52073liunime vertueux et
52074bieuiaisant.
520758° Daïà-eddin-Âbd-elaziz-ben-Mohanimed-ben-Ali-Tousi,
52076le schaféi.
5207711 mourut
52078à Damas
52079le viogl-neuvième jour du mois de Djoumada-premier.
5208011 est auteur
52081d*uii conmeotaîre sur le hém^ tnitë dejurisprudence, etd'un commentaire enr
52082le nu^laasM^ (abr^) d*Ebn>A11iàdjib. 11
52083professa quelque temps à Danna.
52084Bedr«ddin4lohamaied-ben-Fadl<alUb4Mn-Mahal]i4!hnariIMi^^
52085frère
52086des deux kdtHhottùr (seer^tairea de la ehaoeallene secrète), Selieif-eddin*Abd-
52087EIwahhAb et
52088Mohn'«ddki>laliia.
52089Il ^it
52090tfé de plus de
52091soixante- dix ans.
52092lo* Sdiem»«ddin-Mohanimed-ben-Ahmed-ben^bnMn-Rhalâti , kkati6 de Da-
52093mas.
52094Il mourut subitement le huitième jour du mois de Schewal. Cétait un
52095homme
52096vertueux,
52097universellement
52098révéré, k" Mohammed-ben-Abd-eladim-
52099ben-Ali-ben-Sftlem
52100, le kadi njemùl-eddin-Abou-Bekr-Ebn-AlsaFati
52101, le schaféi.
52102II
52103\inl au monde Pan G18, et exerça au
52104(l^iirc, l'espace de quarante ans, les fonc-
52105tions de substitut pour l'administration de
52106la justice
52107^
52108Après avoir
52109renoncéà sa chaire,
52110il mourut dans cette ville, la nuit du lundi onzième jour du
52111mois deScbaban.
52112L'émir Fàris-eddin-Aslain-Haddadi
52113,
52114(jui mourut a i^iamas
52115le quatrième jour de Dhou'lkadah. i3* Au milieu du même oiois, mourui l'émir
52116Setf«eddin-Raourka^anBOurî.
52117i4* L*èmir Behl-eddin-laeoalia^SdiAriiourî.
52118il
52119mourut au Caiie le dix-septième jour de Dhoulhidjah.
521201 5* I^e tawdseki te-ed^
52121din-Dînftr-Aaiii, le khàiindâr (trésorier) Dèheri.
5212211 mourut le mardi septième
52123jour du mois de Rebi^prsmier. Cètait on homme vertueux , religieux» ami des
52124gens de bien,
52125fl avait été damâdâr de Melik-NÉser et inqteeteur des wàkfde
52126Melik-Dâher. i6* Le souverain du Magreb,Abou-Iakoul>-Iousouf-ben-lacoub4ieo-
52127Abd-alhakk-ben-Mahboub-ben-Abi^Beknben-Djemàab. II fut assassiné dans une
52128chambre de son pabis par un de ses esclaves , Feunuque Saâdah
52129, au moment
52130où, couche sur le dos
52131,
52132il se faisait teindre les pieds avec du liennà. Cet homme
52133le perça de plusieurs coups qui
52134lui fendirent
52135les entrailles, après
52136qufii
52137,
52138il s'é-
52139chappa; mais ayant été atteint,
52140il
52141fut mis à
52142mort. Le Sultan espira à ia fui du
52143jour, le mercredi septième jour du moit» de Dhoulkada^- ileut pour successeur
52144Digitized by Google
p. 576
52145AN
52146707
52147(i3o8).
52148XI. MELlK-NASER-MOHAMMED-BEN-KEL/iOUN.
52149a?^
52150Abou-Iakoub-Iou«>uf-ben-ltkoub4»eiKAbd-«lkakk.
52151Son
52152rign«
52153avait
52154été de
52155vingt et un ans.
52156L'année suivante, on reçut
52157la nouvelle que Melik-Mouwaïiad-Hiz< l)r-etJdin-~^
52158Dftoud, souvf-rain du Yémen
52159, exerçait sur les marchands de nombreuses vexa- 707
52160tion<«, et leur enlevait leurs biens
52161; qu'il
52162nvrtit rrssé d'envoyer en Egypte le pré-
52163sent accoutume, après avoir eu d abord dessein d'acquitter ce tribut; qu'il se
52164proposait de faire remettre à laMeajuedes sommes considérables, afin d'obtenir
52165que son nom lut placé dans la prière avant celui du Sultan. On lui adressa, de
52166la part d« ce prince et àt celle du khalife Abou-'Rrebi-Souleiman , des avis et
52167des OMoaces. Ces lettres furent confiées i un courrier monté sur un diancav
52168«^lÂ'. Chacun des émirs-oonnnandants dut fiiîre construire un vaisseau appelé
52169dje^tA zJt^ et une petite barque îL^ ÎmIj, désignée par le mot dtfiiivah VjU*
52170et destinée à transporter les provisions de bouche et antres objets; de les expé-
52171diera dos d'animaux lusqu^Tor, où on les embanpierait sur la mer deKolzoum,
52172afin d'aller porter laguerre dans le Yémen. Chaque émir, commandant de mille
52173hommes, se réunit à ses subordonnés pour équiper une djelbah et une felwcJt.
52174On dél^ua, pourpiocéder à la construction, l'émir Izzpf^din-AIbck Schoudjal-
52175Alascbkar, .îrArf//(!/(!nspecteur) des bureaux.
52176Il partit
52177poiu'
52178la
52179ville de Kous.
52180Cette année, le Sultan se trouva importuné de l'autorité
52181(juexerçaient sur
52182lui lesdeu\ émirs Hibars et Seiar, qui ne
52183lui
52184laissaient aucun pouvoir,
52185et
52186le
52187tenaient dans une gène perpétuelle.
52188Il s'en plaignit à son ^^az/wc////- (trésorier);
52189puis
52190il manda en secret l'émir Beklemur,
52191le djouki-nddr^ qui
52192était alors émir-
52193dianddry
52194et
52195lui
52196fît
52197connaître
52198le projet
52199qu'il avait formé d'attaquer
52200les deux
52201émirSi
52202*
52203On convint que, la nuit suivante, lorsque les portes de la citadelle seraient
52204fermées,
52205et que, suivant Tusage, on en aurait porté les ciels au Sultan,
52206les
52207mamloiiks de ce prince se revêtiraient de leurs armes, monteraient
52208cheval,
52209partiraient de Técarie «C
52210se
52211dirigeraient vers celle des émirs { que dans
52212la
52213citadelle, on battrait les tambours du Sultan comme pour la guerre, afin que
52214tous ceux qui étaient véritablement soumis à leur souverain vinssentse réunir
52215an pied du château; que
52216Bekiemur,
52217le
52218tljoukeruhir,
52219à
52220la
52221téle
52222d'un nomljre
52223d'hommes ,
52224viendrait
52225fondre sur
52226les maisons de
52227fiibars et de Selar,
52228placées
52229dans renceinle de
52230la
52231citadelle, et
52232arrêterait prîsonniei'S ces deux émirs. Bibars
52233et Selar avaient des espions auprès du Sullau; avant été inforioés de ce qui se
5223411.
52235[/tuatriime partU.)
52236'
5223735
52238Digitlzed by Gopgle
p. 577
52239VjH
52240HISTOIRE DES isLLlANS MAMLuLKS.
52241tramait,
52242ils
52243s.' liAfèrent dp prendre
52244leui-s
52245mesuies.
52246I/émir Seïf^ddin-Belban-
52247nimaschki
52248. wàh de la cilaLielle, qui était ami particulier des deux émirs, reçut
52249d'eux i mjuuclion de faire semblant de fermer la porte du cbÂteau, et d'y appli-
52250<|uer les wrroux $ puia de porter, suhramt fange, lei de& lu Sidtan : oe <|ui
52251fut eséctttë. Le prince et se* mamlonka étaient pemiadés quMk avaient atteint
52252leur but Ib attendaient l'arrivée de Beklemar, le tffoukeiidér; oe le wymat pas
52253venir» ib députèrent vers lui } mais il se trouvait avec Bibars et Sdar auiquek
52254617
52255il junùt d^a^ir de concert avec eux. in point du jour, le Sultan resta convaincu
52256que Bekteinur l'avait trahi , et avait voulu se mettre à couvert du courrons des
52257émirs, mais
52258il n'eu était pas ainsi; Bibars et Sel a r ayant eu vent du complot
52259qui se
52260ir.imnit,
52261s'étaient rendus
52262à
52263la
52264maison du naîù ^LjJljb, située dans
52265Fenoeinte de la citadelle.
52266Bibars voulait surprendre Bektemnr el le massacrer;
52267Selar s'y opposa, par suite de la fermeté de son caraclèro el de l'amitié qui fii-
52268uis^il à Bektemur. il conseilla d'envoyer vers cet émir, et de l'inviter a venir
52269,
52270afin de déjouer ainsi les projets du Sullaiî. Lorsque Btkteiiiur reçut ce message,
52271il
52272resta
52273interdit,
52274et
52275se
52276disposait
52277à
52278la
52279résistance. Ses
52280mamlouks
52281avaient
52282déjà
52283pris leurs armes, mais
52284il
52285les empêcha
52286d'agir , et
52287sortit. Sdar le tiaila
52288durement , et lui adressa de vifs reproches sur le projet qu'il avait formé» Bcfc-
52289temur nia le fait ,
52290et jura qu'il était entièrement du parti des deux émirs.
52291Il
52292resta auprès d'euxjusqu'au matin ; après quoi il entra avec les émirs pour faire
52293m cour il Témir Selar. Les adhérents de celui-ci et ceux de Bibars se tenaient à
52294cheval près de la porte de réonrie* attendant la sortie des mamlouks du Sul-
52295tan. Aucun des émirs ne se présenta pour faire
52296la cour à ce prince; mais
52297ils
52298tinrent conseil entre eux. Le bruit se répandit au Caire que les émirs voulaient
52299égorger le Sultan ou
52300le
52301reléguer à Karak. Les
52302mai-chés
52303restèrent fermés;
52304les
52305gens du
52306peuple et
52307les soldats se rendirent au pied de
52308la citadelle ;
52309les émirs
52310demeurèrent rassemblés tout le jour. Ils résolurent de se tenir sur leurs gardes,
52311dans la crainte que le Sultan ne descendit par la porte secrète.
52312Ils firent prendre
52313les armes à un grand nombi-e de mamlouks , et
52314les placèrent à la porte de IV'cu-
52315rie, sous les ordi-esde l'émir Seif-eddin-Semek , frère de Selar. Au milieu de ia
52316nuit, un bruil et uA mouvement se manifestèrent dans llntérieur de récurie ;
52317les mamlouks du Sultan se levaient , prenaient leurs armes afin de desœndbe
52318en force avec le prince, et a^attendaîent & livrer un condial; mais le Sultan leur
52319défendit de passer ou^. Semek , voulant imprimer la terreur,
52320fit hucer des
52321Digitized by Google
p. 578
52322Aa<ïtt7(i3o8).
52323XI. M£LIK<tt&SER.M0HAMME0-B£1HlELA0Ull.
52324flidMs et battre le tambour. Ilae fliehe vint tanber sur le pavillon du .Sal<-
52325tan ^LLLJI
523261^ choses mtèieot wù cet ëtat jusqu'au iMMltmain, Te»
52327l'annonce de la prière de Vasr. k ce moment, le Sultan dëpula vers les émirs,
52328et leur
52329fit dire
52330:
52331« Quel motif tous porte f6a) à chevauclier devant la porte i\e
52332« mon écurie? Si votre but est de vous emparer de la souveraineté
52333, je suis prêt
52334« à y renoncer
52335: prenez-la,
52336t
52337i
52338t iivove/.-moi
52339où vous voudrez,
52340m Us firent à ce
52341message
52342une réponse
52343tient
52344ils chargèrent
52345l'émir BiIkm s
52346.
52347îe dauwUiry
52348l'éiair
52349fZ2-eddin-Aîbek ,
52350\e khazinddr,
52351et
52352l'émir Burlugbi*Àschrali. Dans
52353leur
52354lettre,
52355ils
52356disaient
52357:
52358« C'est au
52359Sultan
52360qu'il
52361faut attribuer l'origine des troubles; ce
52362« M»t Um VMoiloQkg
52363preoMiit à tàdw de Hrritcr contre ki éamê^ » Le
52364prince» dam sa réponse, fil aux éam des nsproehes sor la «itmtml où
52365it ae
52366trouvait
5236711 nia qu'aucun de ses nuunloulu lui eût rien dit au désavantage des
52368émii«. Au moment où les députés revinrent de leur msssage vers le Sidlan,
52369une violente clameur se lit entendre dans la citaddle. En effitt * le peuple était
52370réuni en une foule nombi«08e.LoffSipi*on vit le Sultan paraître dans son pavil-
52371e
52372(6s) Le verbe Jlé (^1 à la 11* feime, signifieprniAmlm réÊCÊKlia»A.
52373. .m éUposer à.Oa1h dana
52374VItUtoire d'Abou'Imahâseii (maD. 66 1, fol. 3 r°)
52375JuSmJ ht^A jUUct ^Ic Jjc
52376"
52377Il ré-
52378» »oitit Ae mettre son père en prison,
52379afin de
52380rc^y^r seni en
52381posseftsion de
52382l'aoïorUé. »
52383Aillevni
52384(man. «71, fol. 173) : |>^«y
52385ôy^
52386' ^' résolut dr Ivs pîlkr.
52387» Dans
52388i Histoire d'Àtep (mao. 7a»,
52389isJ^
52390t^Jle
52391* lis rnolureot de le secourir conlrt' l'autre. > Aillenrs (fol.
52392:
52393^'^'j .u^^
52394^ «Lorsqu'il fat infiMnc q^miadiid
52395«a|^pirochaît,etqu'£bii-ll
52396nul
52397n avait dessein de partir, » DkB»VBù^ûtdu Paaiardietd'AlÊmaiÊ-
52398drie (t.
52399I
52400, p. ao? '
52401: I>j xil-^
52402!
52403J,!"^^yJ 1 ^JLe J|jB « Il résolut de retourner à Aleaandrie. • Ailleurs
52404{tomA\,i^.U)Ai^^
52405^\ ^^f-^y^
52406^\ ^ î_tL.^.
52407.
52408Il
52409vit
52410• un grand aonobre des habiianu de l'Egypte qui se disposaient k
52411partir pour
52412le
52413iiedjAz
52414tm
52415«défaire le pèlerinage. > Du» h
52416A» JAUMit d'Blm.Alil-lMdi (f. 173 r"}
52417:
52418J>
52419Lfc^& «J «H véialaftd'éMireaB eonaMolaiw sur cet ouvrage. »OaM la CtmfÊàê éiJêmMhm
52420dlflMdii«ddill-Is£ihflDi (man. 714, fol. 34 t")
52421: tjJje éJ^
52422*
52423poussèrent des ori«d« dé-
52424« trc>ssr
52425, par suite des projets qu'ils avaient formés. * Dan^
52426la
52427Dtscriptiom de l'Égypte de Makrisi
52428(luao. (>tta, f. a6a r*)
52429: i^^lj
52430\^ ^r^^ Jj-^
52431*
52432khalite résolut d'aller habiter l'édifice
52433• de l^ookmah. » Dans l'Eistoire d'ÈgypU d'Eba-Aïas (tom.
524341 83)
52435: ÂftL^ oX-^ |^
52436^
52437« Il araît rèsehi de tuie «rrétcrm grand nombre d'éaaha. » Pana le Jhwwt dAnÊur
52438(toai.Ii,LaS):^liji,,.f^^
52439C'^;^<rai r<:solude vomftirs innèherlatëie.» Oam
52440le même ouvrage (tom. III,
52441f. 4 r")
52442: JUs^^MT^J^jL^i
52443. Le jour se pripetait \ Ailr.
52444Dans
52445lesiNirf)gMtdell.0cl8partefil»(p.i7): ^Uk ^y*
52446tHmtptèpunàtkmnir,'»
52447^
5244835.
52449Digitized by Google
p. 579
52450«7^
52451HISTOmE DES SULTANS MAMI.OUKS.
52452Ion ^^jj tandis que les partisans de Bibars et de Seiar éraient placés à la porte
524536J8 de l'écurie et la hloquaieoi, toute
52454la
52455muiiitude
52456fut outrée,
52457poussa un cri, et
52458fondit à
52459la fois sur les énairs. Bibai's et Selar, instruits de cet évf'ncmont. firent
52460monter à cheval l'émir bedkhàs>MansQnri ù
52461la
52462if-te d'un nombre
52463l*
52464mainhuiks.
52465Ces soldats se précipitèrent sur le peuple. i|u K
52466rra[)j)ereiit à coups de massue
52467pour le contraindre à se dissiper.
52468à.a niuititude criait d'une voix forte
52469: O N'âscr!
52470« ô victorieux
52471! » Le nombre des assistants grossissait à vue d'oeil ; ti)us faisaient
52472entendre des v<eux pour le Sultan ; ils disaient
52473: « Que Dieu traliisse quiconque
52474* trahira le filt de Keboun. » QudqueMn» dVntfe eux fondlrant sur Bedfcbfts,
52475d'aulrea loi lencèrent de« fiieiTes ; fémir tin ton épé^^ pour diaii|ttr la foide;
52476maie craignant lea naîta d*une pareille attaque,
52477il s'attacba k calmar lea aaiail-
52478lantSy et leur dit :
52479« Apaisea-voiis, oar le Sultan a repria ponr lea Croire de»
52480diipoailiona bienveillaotai. » La foule, cédant à aai aoUidlationa , le dîq»eaa,
52481et il revint sur ses pas.
52482Cependant les émirs députèrent une seconde fois ven le Sultan pour lui dira
52483qu'ils étaient ses mamlouks, ses
52484sujets soumis;
52485mais
52486qu'il
52487fallait absolument
52488éloigner les jeunes gens qui faifiaient naître les ti'oubles. Le prince refusa de la ma-
52489nière
52490In plus énergique; m^i'; Bibars,
52491le e/aiwr^ir, et Burlnc:1ii
52492ic jirrssôi
52493«
52494iit nvec
52495tant (fuistance qu'il consentit a envoyer vers les émirs qiif
52496I jm s-uns de
52497se;» affi-
52498dés, savoir
52499: llbogà, le turcoman, Aidemur-Markabi et Kliâssturk. bibars et Selar
52500leur adressèrent des menaces et des reproches.
52501Ils voulaient
52502d'abord les taire
52503charger de chaînes, mais les autres émirs s'y refusèrent, afin de ménager Tes»
52504prit du Sultan.
52505personnages indiqué devaient à Hnslant partir pour
52506salem sur les cfaevau« de la posle.
52507£nsuite, tous lesémn se iNrà«ntèrent devant le Sultan , baiaèreot la terre
52508puis la main du prince. Tous, et en particulier les émirs Sdar et Bibars, lu>
52509rent
52510revéttts de robes d'honneur.
52511Les éroira prièrent le Sultan de nsonler à
52512cheval avec eux,
52513ci de les aeoompagner au DftMnikiHaf (la Montaf^ne rouge)
52514pour calmer l'effervesceocedu peuple, et le convaincre que les troubles étaient
52515apaisés.
52516l,e prince ayant accepté cette proposition, les émirs se retirèrent. Le
52517Sultan
52518prî<;<a la
52519tuiil dans un trouble extrême
52520et dans un
52521vif cbagrin causé par
52522IVloignenient de ses mamlouks Le lendemain,
52523il monta
52524cbeval a\ec les émirs
52525et se renditau pavillon de Nasr^^^l Z}, situé au pied de la Montagne rouge; en-
52526.suiie il re\ uit sur
52527pas après avoir dit à Bibars et à Selar que l'auteur des trou-
52528Digitized by Google
p. 580
52529M 707 (iSoftJ.
52530XI. llELIK-NJkSEII-llOHAIIIIED.BElUELik017N.
52531277
52532bki^UitBaktmnur,le^Men^.Le prince avait vo, oe joarJi, cet ^ir «e moD-
52533ttar, à cheval, à côté de rémir Biban, le tj^dsekenkir. Ce «pedade, lui lappelani
52534la perfidie de Bekterour, lui causa une vive indignation. On essaya de le fléchir,
52535à r^ard de Tëmir, mais
52536il répondit
52537: « Par Dieu, jamais mon œil ne le reverra;
52538tt s'il
52539redite en Égypte, jamais je ne m'assoirai sur le trône de la souveraineté.
52540Aussitôt, et le quinzième jour du mois, on
52541fil partir Belctemur pour !a forteresse
52542de SouUaiWalt.
52543et il fut remplacé par rt^mir
52544liekloiit-Fatlâh.
52545L'éujir Keiaï-Mim-
52546souri se rendit
52547à la ville d'Âdfou
52548, dans le Sald.
52549Il
52550était violemment
52551indisposé
52552contre TëmirBibars, le djdschenkir. Cette année, Bibais
52553tit coi
52554siiuii e
52555\v khtini-
52556kah (couvent) Rokniah, siluc au Caire sur l'emplacement de la niaisuti du vixi-
52557rat, dans la rue de Bâk^lid;
52558il y attacba de* wakf considérables; mais
52559il mou-
52560rut avant Fouvertare de
52561rédîfioe. Helik^NIser le
52562fit fermer durant quelque
52563temps ; puis il l'ouvrit « et il 7 plftça un grand nombre de sofis. Bibar» avait fiiit
52564construire son tombeau dans Penceiote de cet édifice. Il demeura fermé jusqu'à
52565la fin de Tannée 7^$. L'émir La-eddin-Ad>ek>Alafram, naibàt Damas, fit élever
52566à SAléhiab une mosquée djâmi.
52567Il
52568fit demander nne terre qu'il pÉt attacher
52569comme vvtAf
52570ïk cet édifice. On
52571lui
52572répondit
52573qu'il
52574désîgnftt
52575celle
52576qu'il vou-
52577drait.
52578Cn courrier de
52579la poste, arrivé d'Alep, annonça l'arrivée de rëiiiir Fat1i-ed-
52580din-ben-Sabrah
52581, qui s'était échappé du pays des Tatars, avec un grand non»bre
52582de soldais
52583faits
52584|)iisoijnicrs dans
52585l'cxjjédition
52586de
52587vSis. On lui rendit
52588Vîhtd dont
52589il avait
52590été en possession. On reçut une lefirrdc l'émir Keraî-Mansom
525911
52592,
52593(pii
52594se
52595plaignait du gouverneur de Kous.
52596leiideuiain
52597, une lettre de ce j,'Ouverneur
52598annonça que Kerai avait opprimé les fellàhs d'Adfou, et leur avait enlevé leurs
52599animaux ; qu'il avait formé un grand amas de provisions afin de marcher vers
52600le pays des noirs. On manda â Keral de venir en hâte. Le gonvernemenl de Kous
52601reçut ordre de prendre des précautions contre Kerai, et d'occuper les roules
52602dans toutes les directions.
52603Sur ces enirefiules, les l^dsekis (fiivoria) du Sultan arrivèrent de Jérusalem. L'é-
52604mir Akoosch-Alafram, noA de la Syrie, avait écrit aux deux émirs fiibars et Selar,
52605pour leur fini'e des reproches relativement
52606i\ l'expulsion des favoris du Sultan
52607,
52608et
52609letii
52610conseiller de les rappeler au plus l6t.
52611Il ajoutait que si on ne se liAtait
52612pas de
52613les faire revenir,
52614il arriverait en personne ponr les ramener.
52615I,es deux
52616émirs ne purent se dispenser d'ordonner
52617le rappel des mamlouks. Ilboga, le
52618Digitized by Google
p. 581
52619'X-jS
52620HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUK&
52621luicoman, Allounboga-Sàléhi et Belban
52622le
52623zarrd/c, furent gratifiés chacun d'un
52624gnul« dVmÀr de dlùr.EtScheliâb-eddin-Ahined-ben-Ali-ben-Abâdah, fut installé
52625comme inspecteur du mdrist4n (hopitari Mansouri. L'émir Kerai étant arrivé du
52626Saïfl feignit d'être malade, se tint renfermé dans sa maison, el ne parut point
52627dans
52628la
52629citadellp.
52630Bientôt après,
52631il
52632sollicita
52633la permission de résigner son
52634ran^
52635(!*('rnii', et de résider à Jérusalem sans aucun emploi.
52636Il alléguait, pour excuse,
52637rré(p>enles maladies.
52638Il
52639obtint
52640ce
52641fpi'il demaudail,
52642fui nommé inspecteur
52643des deux villes de Jérusalem el de K.halti (Hébron^, ctod liiiasa^na un revenu
52644sumsant.
52645Il partit da Caire, et son Utia fut donné à Vimt SelMdto-Badkh*»-
52646Mansonri.
52647Cette année on prépara activement une eipéditîon contre le Ténacn. L'émir
52648Sdar résolut
52649«fy aller en peraonne, car il
52650cra%oaît que le Sultan netran^
52651contre lui une autre rn«equ*il ne pourrait déjouer, et loua laqnelte U luccom-
52652berait. En outre, il était blessé de l'ascendant et de la supériorité qu'acquérait
52653sur lui l'émir Bibars, le djdschenkir, attendu que les bordfis ^ camarades de ce
52654dernier émir, étaient en très-grand nombre et composaient la meilleure partie
52655des émirs, ce qui donnait à Bibars un pouvoir prépondérant
52656, le
52657faisait
52658crain-
52659drc de tout Je monde,
52660el
52661lui assurait
52662, dans
52663l'administration,
52664iinp influence
52665020
52666incontestable;
52667jusque-là
52668qu'il
52669avait éloigné
52670Djmjuli
52671sans
52672le
52673cens*ni emenl
52674de
52675Selar,
52676et que seul,
52677il se montrait à clievai envu<inné d'un nombitu.^
52678cortège.
52679Au mumetit de lalTaire de Beklcmur, le <^oukendtir,
52680les ùordjis avaient eu des-
52681sein de reléguer
52682le Sultan à Karak., et d'élever Bibars au trône,
52683ai Selar, par
52684sa prudence et ses aagea menirei , n'avait empêché reiiioolioa de ce complot
52685,
52686et rétabli la paîa avec le Sultan. Toutafoia , craignant que sa position à regard
52687de ce prince et de Bibara n*eût dea résoltala Okibeux , il résolut , pour échi^per
52688à ce péril , de faire nn pèlerinageà la téte de ses adhérents et de ses serviteurs;
52689de marcber ensuite vers le Yémen, d*en ftbe la conqu^ et «le sa cantonner
52690dans ce royaume. Bibara, ayant eu vent de ce projet, aposta auprea de Safar
52691quelques émirs qui le détournèrent de sou dessein. Selar s'occupa activement
52692à
52693équiper
52694des
52695vaisseaux
52696qui
52697furent bient6t temioés et fournis d'armes et
52698d'autres objets.
52699Il fallut différer l'expédition jusqu'à ce que l'on reçût la réponse
52700du souverain du Yémen
52701CtUe
52702lettre
52703fut écrite en présence du fcA<ld^ (inspec-
52704teur) des bureaux.
52705(lelui-ci,
52706au
52707lïintiudI de son
52708retour, étant malade,
52709resta
52710constamment enfermé chez lui jusqu a sa mort. L'émir i>eît<eddin-Nougai-lUb-
52711Digitized by Google
p. 582
52712*ii707
52713(«3o8;.
52714XL MELlà-NASER-MOllAMMfcD-BEM-KKLAOUN.
52715«79
52716djâki fut désigné pour rempKr les fonctions dVmrr ofwi:^ (chef de kl caravane)»
52717et parlil, suivant l'usage, à
52718la tête des pèlerin?
52719Un courrier de la poste,
52720arrivé d'Alep
52721, autionça que Haithuiu,
52722loi de
52723l>i«»,
52724avait
52725i^té !ué par UQ des émirs mongols. Ce prince payait aux Mongols un
52726Ifi-
52727but, ainsi qu'il en adressait un au souverain de l'Égypte. Chaque année,
52728tiii
52729énUrmotigol venait recevoir celie contribution. L'un d'eux, nommé Burlugou,
52730qui avait emhTÊÊâi llahmiaina et aamoutrait ferveDl daoa «a religion , arriva a
52731Si», et réaolut d*y frnwoomtnnre une mosquée iij'tkmt où l'on ferait publique*
52732oaent FaDiMnioe de la prière, ainsi que les cbrétiens frappaienl en toute liberté
52733iei dochet. Ce projet déplut vivement h Haitbom;
52734il écrivit h Kbarbenda que
52735Bnriugou avait deueîn de ae déebrar povr lea Égypiîens.et de bitir une mos-
52736quée à Sis. Le flumarque mongol adressa à Borli^u une letira pleine de repro-
52737ches etde menaces, et le sommadeae rendre à la cour. Burlugou, irrité contre
52738Haithom,
52739fit préparer un festin auquel
52740il invita
52741le prince. Celui<ci, qui igno-
52742rait que
52743les plaintes adressées par lui
52744à Kliarbenda fussent connues de Btn ln-
52745gou, se rendit au repas, accompagiu' ij'un nnmhre de seigneurs arm»'nifns el de
52746ses deux
52747frères. Au montent où
52748il^ comniençaient à manger, des liounues ai in«'-s
52749les alLaquèrent de toutes pai is et
52750les massacrèrent jusqu'au dernier. Cn frère
52751<lii
52752roi, nommé Lilun, échappa avec quelques personnes, et se léfugia auprès de
52753Kiiarbeoda auquel
52754il annonça le meurtre commis par Burlugou sur la personne
52755de Haitbom et de ses émin. Burlugou étant anivé à la oour, fut mis à murl en
52756punition de son crime. Wao, déclaré roi de Sis, fut envoyé dans ses États.
52757Bientôt après, l'émir J»-eddin-Ad)ek-Alafram, jm£( de la Syrie, détacha vera
52758ftahbab dilfêrenis oorps de troupes, commandés par Témir Ala-eddîn-Idagdi-
52759SdunikAir, marolduk de Mankoulimour. Il fut suivi de l'émir Kailoubelt-AIkebir, 621
52760et de rémir Behaduràs.
52761La crue du Nil s'éleva, cette année, à dix-huit coudées et vingt et un doigts.
52762Au mois de Bannahat oL^jt^ (Pharmouli), qui correspondait ù celui de Schewal,
52763au momenl où les céréales étaient déjà mûres ^63), un vent d'ouest étant venu
52764(63) Le verbe ^jU. en parlant
52765île» graios, des légutnet, %\giàSMétn frapper, toTrèJti pat m
52766vent brûlant. On lit dans le Traité desfamines de Makrut (Opuscutes. man.
52767f.
527681 4) :
52769•
52770m Un TPiit noir -.mirna .ivm-
52771• violence,
52772et apporta iM>e terre jaune qui couvrit le» grains de tout ce canton; et
52773le tout
52774tut
52775Dlgitized by Google
p. 583
52776»8o
52777mSTOIRK HKS SULTANS MAMI.OlJKS.
52778à souffler, les grain'? furent attaqués
52779et desséché;» en grande partie
52780; dp tmtn'ère
52781que depuis,
52782au m imcni dr
52783la moisson,
52784la
52785récolte pioduisil
52786peu de chose,
52787et
52788que, dans plusieurs endroits, elle fut inférieure à la quantité de
52789<,'rain qui
52790avait
52791été semée. Les prix des céréales augmentèrent, et l'ardeb de froment se vendit
52792jusqu^à cinquante dirhenu
52793: ensuite ,
52794il baissa de valeur.
52795Sur ces entrelkites, un corps d'armée
52796partit de Dtnwa et ae dirigea
52797vers la
52798ville de Rahbah, aous les ordres de T^mir AUHeddin-Idagdi-^liouluiir, de Témir
52799Self-eddin'Katloubek (et de Behadurfts), Le vingtième jour du mois de Redjeb»
52800l'émir n$elâi-eddin«Akouscb, natb de la Syrie, aorompagné de plusieurs des
52801principaux personnages de Damas » se rendit en pèlerinage à Jérusalem.
5280211 fut
52803de retour le neuvième jour de Schaban. Le vingt^eptièmejour de Redjeb,une
52804caravane do maçons^ L»*))
52805partit pour la Mecque, sons la conduite de l'émir
52806Izaeddin-Koundeki. Ils étaient accompagnés du schrikh Nedjm-eddiu ben-Aboud
52807et du
52808xc/ii/f>/i Xedjm-eddii) bcn-Ariafali.
52809Au
52810mois de Schewal,
52811Féiiiir Scherf-
52812eddin-ben-Kaisari le turcoman, et réinir Bedr-eddio-Bilik-MoIisiDi se rendirent
52813à Unrka.
52814l/é«nir Maliannà-ben-Isâ
52815arriva
52816à
52817la
52818cour,
52819reçut du Sultan l'accueil
52820le plus
52821honorable, el fut revêtu d'une robe d'honneur. Ayant sollicité el obtenti la déli-
52822vrance du schelkh-^listam Taki-cddiD-Ahmed-ben'Timiali
52823,
52824il se rendit en per*
52825sonne au cachot
52826qui était placé dans Tenceinte de la citadelle,
52827et en
52828fit
52829sortir le prisonnier; puis il alla loger dans la maison de Tëmir Selar, le n^b. On
52830tint une conférence à laquelle assistaient Ebn-Arrafah, Tadji, £bn-Adlan-Ncm-
52831rftwi, avec plusieurs jurisconsultes, mais où
52832il ne ae trouva aucun kadi. On dis-
52833puta contre £bn>Tiiniah ; après quoi rassemblée se sépara. Une autre séance eut
52834Hen apr^ le départ de Mahannà-ben-Isa dans le collé^ Sàléhiab.
52835Ensuite
52836,
52837Tadj-eddin-Abmed-ben>Mohammed-bcn-Abd-elkerim-beii-AtA et le sdtetkk Said-
52838assoada réunirent autour d'eux plus de cinq cents personnes et se rendirent à
52839la citadelle , où ils furent suivis par la masse du peuple, el portèrent des plaintes
52840"torrclie.v
52841\y.\ni la Kitdb aisolouk Au saèim historiea (lam.
528421076;
52843: JyL)^ iJ*J^ s..^-*
52844" •^
52845« plus grande partie dei
52846fin torméiée. >Ce T«rbe, àla IV* forme, signifie, eu parlant du vent,
52847/nrfiper, torréfier. Dana le IVuliédet/éimiÊitt de Ihkriij (pag. 1 S) : V^i^'
52848• Des vente qiii
52849« t«»rrt ficnt. » Le substantir
52850désigne Vrtat d'une plante qui est Imifièe /mr un vrnt brûlante
52851On
52852lit dsM VUUtoir* d'Égypte de iljèberti (loin. Il, fol. a«4 1^)
52853: ^j^^l <oW^ " La torrébclion
52854« des i^îi». •
52855Digitized by Google
p. 584
52856M f07 (iM).
52857XI. llEUK'llASEft-llOnâlllIBME1I.KELAOUK.
52858aSf
52859contre EbD-Timiah , aUgunt qirïl le petnelUtt dn dinouM injuriMn oontre
52860les docteurs des sofis îi»j^\ ^\JL^, On les renvojra devant le kadi Schafifi
52861,
52862qui d^lina te jugeneot el remit la dédâon & Taki-eddiii-4U-ben*Zawàm » le
52863mâlëki. Ce dernier rendit un arrêt portant qu'EIbn-Timiah
52864serait envoyé en Sy-
52865rie. 11 partit en effet sur Ua chevaux delà poile, et àaon arrivée,
52866it fut mis en
52867prison.
52868Celle année, l'émir \sendemur, naîh deTarabolos
52869,
52870fil
52871bâtir une citadelle sur
52872l'einplaçpment
52873(jii'avait
52874occupe
52875le
52876cliâtcau de Saint-nille J-or"
52877J .^c-^}.
52878L'émir Kara-sonkor, naïù d'Alep,
52879fit
52880ielt;ver
52881la
52882ciladelle de Hàreiu, qui avait
52883été détniite par Houlagou. Sur ces etilrefaites, mourut,
52884à Damas,
52885l'émir I»-
52886eddin-Aïdemur-Senâri.
52887Il était bon poète
52888et
52889avait
52890le
52891talent
52892d'iuterpréter les
52893flongea.
52894Cette année vit mourir , entre autres personnages marquants ,
52895l'émir Sell^ 022
52896eddin-Tanboga^aairi. Il mourut danslemois de Schaban, etiaiisa une fortune
52897Immenee. a* Témir Rolui^din-Biliara.piftllk-4djemi, Tun des ionyu-^éttehis
52898,
52899et principal émir de Damas.
5290011 mourut dans la viOe de fiamlah, au milieu du
52901mois de Djoomada'pTemier» à Tige d'environ quatre • vingts
52902ans. Citait un
52903homme rdigieux
52904,
52905opulent et vertueux ;
52906il prêtait de Targent aux
52907soldats
52908au moment de leur départ
52909, et les autorisait à ne payer qu'au moment où
52910ils
52911seraient en étal de le faire ; il perdit ainsi des sommes considérables.
529123** Schems-
52913eddin-Khidr-Ebn-AlhaU'lii
52914, anrnommé sn//iounah ïj^A^
52915w/l/i du
52916Caire. Son
52917père était t/jtimtdrdu Sultan Salâh-eddin-Iousouf, souverain d'Alep et de Damas.
52918Khidr se rendit au Caire, el exerça les tournons de
52919mi/i de
52920celte ville, sous
52921les règnes de Meiîk-Dàher-Bibars el de Mclik-Mansour-Kclaoun. Melik.Aschraf'
52922Kbalil-ben-Kelaoun le fit passer au rang de schddd (inspecteur)
52923des bureaux.
52924Cétait un homme actif, qui se montra intègre dan» tons les emplois dont U
52925fut revêtu, et qui joignait à ces qualités lascienoe,
52926la religion,
52927la générosité.
52928Lorsqu'il voulait fiiire donner la bastonnade à un bomme, il disait
52929: ùyA» (64),
52930ifoà lui vint son surnom. 4* Katlouachah , naA (général) des HMara fut mis à
52931mort. Cétait lui qui les conunandait k la bataille de Scfaakbabf
52932«tétait un
52933infidèle et un bomme pervers. 5* l'émir 41a-eddin-Moglatali4le8cbiri, l'un des
52934émirs de Damas. Il mourut le lundi secondjour du mois de Djoumadaffremier.
52935(64} Probablement pour «jdc^l dépomUe^-te.
52936II. {qualriènwpartu )
5293736
52938Digitized by Google
p. 585
52939«8a
52940HISTOIRE 0£S SULTAliS HAMIaOUfLS.
52941C était un honme féadreux et
52942brave.
52943G*» Le AhwCmAi Schekâb-eddin-FftUûi^
52944ltanaoari> commandant lies maralouks;
52945il
52946avait oo
52947caractère
52948ioipétueux,
52949et
52950t>tail
52951eAtrémoiMOt
52952iredoulé.
529537°
52954Le
52955schcïkh
52956Omar-beu-lakoub-beD-Ahmed-
52957Saoudi.
52958Il moanit
529591« merci*edi secoud jour du mois de
52960Redjeb.
52961C'était
52962uu
52963hoiutue vertueux
52964, universellement
52965it'vrré. 8» Le sâhih (vizir) Tadj-eddin->Io-
52966hamtiied
52967,
52968fils du jyM/A Fakhr-edditi-Ahmcd.
52969fils
52970tlii sdfiib Behâ-eddin-Ali-betj-
52971Mobaniined-ben-Selim-hcn-Haniia.
52972Il t'iuil né le neuvième jour du mois deScha-
52973bau,
52974l atj
52975(> j<), Iîa\ailcu pour aieiil iiuilt'uu 1
52976If
52977sizir Scherf-eddii»-Sâad-Faui.
52978il
52979luuui'Ul
52980le saujciii ciuquième
52981jour
52982de
52983Djouuiada-secuud.
529841^"
52985Schcir'eddin-
52986Mohamined-ben-Fatb-cddiu'ALd-aUab-bcu-Mabamiiifid-Ebu-^bmed-beB^&bâ-
52987ied-iUlifliAiii
52988(natif de
52989Céaarée), l'un des
52990«ecrétairea de
52991la
52992clMincclIerie au
52993Caire. Il mourut le piemier jour du mois de Schaban.
5299410' Abou«Ab«ti«Uali-
52995EiMt-lloutrif«Andalflii. Il mourut à la Mecque, an mois de Ramadan, Agié de
52996plufr de qnatv»-«tqgt-dia ana»
52997Il avait paaa^ dans cette ville plus de soiiante
52998ank^y-tt avait
52999iaé tchàikh de la mosquée «unie \ son cenmeiL Art porté par le
53000sehërîflloiiiaïdali en pei-soune. ii^ljbs^eïiih Otbman-ben-Djimsclicn-Sooudi.
53001la" Le
53002sc/ieikk bE^-eddin-Abou-Muliatumed-Abd-elaziz-ben-Abd-errabnian-ben»
53003Abdrelaziz-beii-Dârer-Scbiràai-fllUj'L
53004H
53005mourut
53006le cinquième jour du
53007mois
53008de Rehi-premier.
53009Il élail ne ati mois de Dboulbidjali Jo l'anm'c 618.
53010i3°
53011Le
53012kadi
53013- alfxoddt
53014Ujemâl-€il<liii-Al)nu-Dekr-Mohamnie(i-l)ei)- VlMl'Hadiin-ben-Ali-
53015ben-Sàleiii-beii-Assaf.iI i,
53016le
53017sclialéi.
53018li
53019iiiouriit
53020le
53021lutuli
53022uiizièiix' jour du mois
53023de Scliaban.
53024Il
53025^lail né
53026I an 6^3. Ce fut pour
53027lui que 'iaki-eddin-Afiardi, soD
53028tcfteikh (maille),
53029lit uu exlrail (de» Uadiiimis).
53030• Au OOitoanenceflMfit de Tannée suivante, ceux qui étaient cbargés d'aononoer
530311—l*«mvée des
53032pèlerins ^1^!
53033ap()ortènnl la nouvelle que Témir Nougaï
53034Kvaii attaqué, les nègres
53035à la Mecque. En eflel, ces hommes enlevaient
53036PréquenuBent les biens des maivhands, et extorquaient par force tout ce qui
53037ee ttouvaitileur oottveaamie. L'un d'eux s*étMit présenté devant un inafdiaiid
53038pour
53039lui. prendre ses
53040étoflfos,
53041eclni-ci résista» et porta k l^gresseor un
53042coiif»
53043violcBl, Xoidje la fe«Ie.Bt ^souleva en poussant des cris aSreux. L\'mir Nougai
53044fit Oiarcher ses mamiouks contre les nègres. Plusieurs de ceux-ci
53045fureut arrêtés 1
53046les autiei» s'enfuirent couverts de blessures. Le schéi irUouiaidah s'avança pour
53047combattre
53048, à
53049la tête des scbérifs et des nègres.
53050I.'éniit' Nougai monta à clieval
53051avec ceux qui l'accompagnaient.
5305211 lit proclamer que tous les pèlerins restassent
53053Digitized by Google
p. 586
53054411
530557ti8 (i3o9).
53056XL IIBLIlUlA8Bll4iOHAHllBl»BlWE{.AOI];i.
53057tSS
53058dun eaxy «t wlluMat mr leurs cffBto. Pouwigrout u mardie ,
5305911 rencontra
53060ne tvonpe de MnwUr, qui^ tont eiftnyifc, s'eoAiyiicatTen k monlagne. Il en
53061mMMcra un oerieîn nombn» , élmagiMnit que c^ëtaient des nègres. Cependant
53062Homeldili renonçs â oomfaMd», et Hoi^al, «ëdent « de nnnibfeuaes aoilieita-
53063tions , cessa les hostîUli?». Suivant ce qu'annonça un courrier de la poste, ex*
53064pédîé d'Alep » un corps de Uongok étant arrivé sur
53065les burds de l'Euphrate i
53066des troupes marchèrent contre eux. A peine étaient-elles parties
53067, qu'un pigeon,
53068lâché de
53069la forteresse de Karkar, apporta
53070Ja nouvelle que
53071les Mongols étaient
53072venus caraper devant cette place
53073,
53074et avaient
53075pillt'
53076pî
53077fait
53078j)risf)imiers
53079les Tur-
53080coaians.
53081Les
53082soldats
53083qui
53084coniposaieul. l'anuée de
53085l
53086i
53087\
53088liiion
53089rr^^uienl par
53090écrit un ordi-e
53091d'aller au secours des 'furcumans.
53092En
53093cunsequence,
53094ils
53095toni-
53096bereul , duiaiU la uuit
53097, sur les Mongolt» , les inaâ&acrèrcQt
53098, rcprireul
53099tout
53100ce
53101que rennenâ av«it«nlev^k Karkar, firent soixante prisonniers, et emmenèrent
53102'
53103un graudnombic du oliavaiix.
53104Getleann^, au moia de Bebi-pnoier, ]lelilb'llasoitl»-N6djm«addin4Uiidr,
53105JUs de NdiLDâher-ailws,
53106lut tM de
53107la
53108io«r d« là citadelle^
53109fl
53110àaii
53111en prison , et on
53112lui nuigna pour dameuve la maison de
53113l'ânir laMddin-
53114Alafram , à Hiar. Is troisième jour de Iteb»«eeoiid» b plane de khaiit (pi^
53115dicateur) de
53116la mosquée t^/ni de
53117la
53118oiladdle
53119fut
53120conférée au kadi-alhodai
53121.
53122Bedr-eddin-Mohammed-beD-Djemâah
53123, en
53124remplacement du scheikh Schéma»
53125eddin>MoIiammed-I)jezeri.
53126Des ambassadeurs du
53127roi
53128de
53129Sis
53130apportèrent
53131le
53132tribut
53133payé
53134par
53135ce prince
53136,
53137et
53138dans
53139le({uel un remarquait un bassin d'or 0^
53140enrichi
53141(Je
53142pierreries.
53143Bientôt après,
53144le Sultan
53145traversa
53146le
53147et
53148se
53149rendit
53150sur
53151\f
53152temtoire de
53153Djizeh
53154, où
53155il
53156séjourna
53157environ
53158vingt jours,
53159occupé à
53160prentiiL
53161le divertissement de
53162la chasse.
53163Puis
53164il revint
53165à
53166s<)n
53167palais. Ce prince
53168était dt-voré d'inquiétude, en proie à une colère violente, et plongé dans une
53169profonde triaiesse, par suite de Tempire qu'exerçaient sur lui Bibars et Salar,
53170qui ne lui laissuent Aucun ponvoir, et rempècbaieot de faire en rien aa vo-
53171lonté
53172, jusque-là
53173qu'il o« pouvait» à cause de
53174reaigttité de son revenu ,
53175se
53176procurer les alimanla qui lui auraient été agréables, ffil n*amit en le produit
53177des wtikfde son père,
53178il eût été hors d*ètat , en plu^rs oocaaioos , de salis»
53179foire SCS goûts. Il commença donc à prendre ses mesures. Il annonça llntention
53180de faire le pèlerinage avec sa famille
53181, et communiqua ce projet à Biha» et à
53182Selar, au
53183sailieu du mots de Aansadan. Les deux
53184émirs approuvèrent
53185cette
5318636.
53187Digitized by Google
p. 587
53188a84
53189HISTOIRB DES SULTANS MAIILOUIS.
53190idée. Les Bm^is virenl avec plaîàr le départ da prinoe » capérwM «mû t^-
53191lûter leurs plana. Od coamcnça à
53192Taira las prëpanidfs du voyage. Les ktttee
53193envoyée» à Damas, Karak et autres Item » enjoignirent de diapoaer dca pravK
53194sions sur la route. Les A
53195i ab«s du Scbarkiah reçurent ordre d'apporter de Torge;
53196oe qui
53197fut exécuté. Le» émirs
53198ofTriretit leurs
53199préeeols, pour lesquels
53200ils dé-
53201ployèreut une grande
53202magnificence.
53203Le
53204Sultan
53205accneînit
53206leurs dons
53207et
53208les
53209remercia. Ce
53210prince
53211se mît
53212en
53213marche pour son voyage,
53214le viuf;l-<.inquième
53215jour (lu mois
53216«le Haniaclan.
5321711 desceudil delà citadelle
53218nrcoinj>agtié des émirs,
53219lout
53220le peuple sortit
53221à
53222la
53223suite du prince
53224,
53225en
53226[tleurant
53227, s'afYligeant de
53228son
53229dépari,
53230adressant
53231pour
53232lui
53233des
53234vœux
53235au
53236ciel,
53237et
53238l'accompagna
53239jusfpia
53240ce
53241qu'il
53242vint camper à
53243lin kei-alhadj.
53244Plusieurs émirs
53245turent
53246désignés pour
532476ire ce voyage, savoir
53248: Izz-«ddiu-Aïdemur-Kkahri , VosiadtiTf en remplacement
53249de
53250Djàouli
53251, Self<eddin*«lmalky
53252le
53253d/oukeiuidrf
53254IlosAm-ed<fiii-Kam.>LâdJin
53255énirtned/lû t
53256SeET-eddin-BellMn ,
53257émb^t^anddr^ li>«ddin-4îbdt-Roami ,
53258le
53259sUah^ddr Rokn-eddin-Bibar»>Afaoiedi , Aleai-«ddin-Sandjar, le t^anekddr, Scif^
53260eddin^Taktal-MMtti (éehaosoo) t
53261Scheme-eddin-Sonkar-Sadi ,
53262le
53263smkit.
53264Les
53265mamloolLs élaienl an nombre de soixante-quinse.
53266Bibars et Selar,
53267avec les
53268émir» qui les accompagnaient, firent leurs adienx au Sultan, à dieval, et sans
53269mettre pied à terre. Après quoi il» retournèrent sur leurs pas.
53270I^e Sultan par-
53271lit la nuit même en se dirigeant vers Sâléhiâh
53272, où
53273il célébra la
53274fêle. De là
53275il
53276prit la route de Karak , accompagné d'un cortège qui
53277se composait de cent
53278<'inf|uante
53279cavaliers.
53280Il
53281arriva
53282dans
53283cette
53284ville
53285le onzième jour
53286de Scliewal.
53287L'émir
53288I )jemàl-eddin-Àkouscli-Ascliraii, surnonuné le ruiïhde Karak s'empressa
53289de célt'hrer
53290l'arrivée du
53291prince,
53292disposa
53293tout
53294ce
53295»|ue
53296réclamait
53297la
53298circons-
53299tance,
53300fit décorer la
53301ville
53302et
53303la citadelle, ouvrit
53304la porte secrète, et
53305fit jeter le
53306pout(sur le fossé
533071. 11 y avait longtemps que c«rpoiit n'avait servi
53308, et les planches
53309en éfavmt rongées par le:t vers. Tous les animaux y passèi-ent ; mais au moment
53310où le Sultan , qui fermait la marche , arriva ,
53311le pont se rompit sous les pieds
53312de son cbeval, lorsque les deux pieds de devant de raninlal étaient déjà hors
53313625 du pont.
5331411 serait tombé dans le foesé, si l'on ne se fût empressé de le tirer psr
53315la bride, en sorte qull échappa sain et sattf(65). L'émir Bettian, àmM^andâr fiit
53316(65) Snivaat le
53317r^-cit d'Abou'liDa1iHs<^^n
53318niao. 663,
53319f. 56 v") le SulUn , 1 la ivile du danger (ivll
53320avait coaru , te*iR en proie à un profund ckaipiti. On Jui dit
53321: «CeM là ea awideet luqMl tar-
53322Digltized by Google
p. 588
53323*» 9o8(i$o9).
53324XI. MELIK-NASEMOHAMMED-BEMeLAOUll.
53325«tô
53326précipité dan» le fosaé avec oo oowbie de personnes ; intM îl ne périt qu'on
53327Mttl homme. Dès que le Saittm
53328ftil inmllé dus la dtadelle de Karak ,
53329il
53330gnifia aux énira qvTû anit renooeé au projet du pâeriiMge; qu'il se décidait
53331à rMderdaos la ville de Karak, età quiuer le
53332de Sultan, afin de vivre
53333d^omaii tvtoqniDe.
53334Cette nouvelle les
53335affligea viveoienl. Ils fondirent en larmes, ae Couvri-
53336rent
53337la
53338téte, baiaèrent k
53339terre devant
53340le prince,
53341lui adressèrent d'humbles
53342supplications pour l'engager à changer d'avis. Mais
53343il refusa de ae rendre à leui's
53344conseils,
53345et
53346leur dit
53347: Dibars,
53348le djdschenkir,
53349a
53350d^jà usurpé la souveraineté;
53351aussi, ma
53352résoluliou
53353est
53354irrévocable. Ensuite,
53355i! manda
53356Ala-eddin-Ali-ben-
53357Almieti-ben-Said'ben-Alathir, qui l'avait accompagné dans son voyage; puis
53358il
53359adressa aux émirs une lettre, dans
53360laquelle, après
53361les avoir salués,
53362il leur an-
53363nonçait qu'il était de retour du pèlerinage,
53364et abdiquait
53365la souveraiuelé.
5336611 les
53367priait de lui aooonlar la possession de Karak et de Scbaubak. U confia celte lettre
53368aux émirs, et leur mjoignit de partir, après avoir mis k leur disposition des
53369dromadaires au nombre de dnq cents, des ^aipieanx et toutes
53370les sommes
53371qu'il avait reçues en présent des émirs. Ils partirent aussitôt pour le Caire. Le
53372Sultan s'empara de tout le trésor qui se trouvait dana la ville de Karak, et qui
53373se montait à six cent mille diriiems et vingt mille dinars. Suivant d'autres, Tar-
53374gent trouve par lui dans le trésor s'élevait à vingt-scpt mille dinars et sept cent
53375mille dirhems (66). Le Sultan manda les habitants de Karak, avec l'émir Djeniàl-
53376eddin, naïb de la
53377ville, et se fit prêter par eux serment de fidélité. Ensuite, d'a-
53378près les ordres du Sultan, les habitants s'occupèrent de transporter des pierres
53379dans la citadelle, et tous, sans exception, se mirent à l'ouvrage. Tandis que le
53380« cédern quelque Mjei de joie.
53381> Lorsque
53382le prince donaa audience, dans U citadelle de Karak, k
53383Mit de Mtl* |iiice,l*«vir Aloatdi, m préacnta dtevantlid, timt hoiMsux, tont triste^ et eraîgainl
53384que le Saltan m vit dans cet Mnaaieat Fellét d'un complot tramé par le inÊb» Il avait fait pré-
53385parer, pour re prince, «n banquet magnifique, pour Ifrjiif!
53386il avait dcpenié une somii»'
53387(J'ui t;i>iii
53388considérable. Mais ce
53389festin ne produisit aucun
53390effet j attendu que leSulun
53391et4iit distrait par le
53392ckagrin qti* lui eausiit raeeidsnt «rrivé à ws namlcidis, i tet brorit. C» friae* dcoianda à rémir
53393AkoiHdi ce qui
53394.-ivait amené la rupture du part. Akoiisch, après avoir bsiséla Mm, répondit
53395:
53396. Que Dieu protège notre seigneur le Sultan;
53397et- pont était vieux
53398; et, se trouvant surcliargé d'tiiie
53399• fonic d'hooinies, U n'a pu en soutenir le poids. » Le Sultan répondit
53400: • Ce que tu dis est
53401vrai.
53402»
53403'
53404Kniinte,ill«oa«i9édia,aprèsl'a«owbUitvélirdWrobed'lumiMar.
53405(66) SulvaM Aboa
53406'
53407lmshiwi^ dans aiilla vefit cfaa diaacs et an illinn sq»t eau odlle dirlieii».
53408Digitized by Google
p. 589
53409i86
53410HISTOIBB DES SULTAMS MAMLaOKS.
53411mOh, à la téte (te la popalation , Àait dana Ja valUa te INradt a««c adhilé «w
53412soin de ftire voiturar lea piema, il reçal du Sultan uo ^orit qui lui eajo^nait
53413de partir pour l'Égyple et dVmpnitor delà viUe de Eftnk toul ne qu'il poné»
53414daii.
53415(I lui signifiait que les habitants de la citadelle ne pouTaimt plut te trouver
53416dans
53417le voisinage du Sultan
53418ni résider dans
53419la
53420ville.
53421Il
53422ajoutait
53423: « Je n*ignon
53424« pas comment
53425ils ont vendu pour de l'arpent,
53426à Toronlai, Melik-Said,
53427fils de
53428« Melik-Dàlier.
53429I>u
53430reste,
53431je permets à leurs feoinies et
53432à
53433leurs enfanN
53434tir
53435se
53436« reiidie auprès d'eux. »
53437I.c naïb obéit à l'injonction du Sultan; a>aiii piih a>ec
53438lui sestèofimes,
53439il
53440fit don au prince de (ou^
53441\&i
53442graiii:>
53443iju'il po^^édait,
53444et qui
53445rormaient une masse trèiy-cousidérable. Ce présent fut accepté. Les babilaiits de
53446la citadelle, accompagoëa de leurt lonaMa, ae dMpenèrant daoa I«a
53447viUagaa
53448voisin*. L'ÀiiîrSdf<«ldiii-ilmeadi-MolianinHdi fut investi do comuNMidcaaant
53449SfLJ de la citadelle de Katak. Lai et eoB frère Alhadj'Arkatàl, et AcgouD , le
53450tfawadér, s'établirent au sommet de cette forlereise. On enjcigoit aux Aiabaa de
53451Scfaaitbak de se mettre à la di^Kiaition do ^tan pour œ qui ooncemeiait la
53452cliaaie. Les femmes du ptinee étaient parties du Caire pour le Hedjàz,
53453le dix-
53454septième jour de Schewal. Lorsque le Sultan
53455fut entré dans la ville de karaté
53456G2(>
53457ii envoya chercher les princesses, que Ton atteignit dans la forteresse d'Akabah-
53458\ilali. Klles étaient sous la conduite de l'émir Ujeniâl<«ddin-iUiidr-beD*MouUàbf
53459qui les amena à Karak (67).
53460'6-1 Au rapport d'Al^oii'lmaîiSscti
53461ffol. 57
53462r°
53463i-t
53464v'^
53465:
53466I.<irsrnic Témir AkouM-K
53467fut arnvr
53468f-n
53469h^ypte, S«lar «t Bibu^ lui direat
53470: •
53471dune t'a «njoint de permettre que le Snirun muatii a la
53472< «iUHMle «le fUiali. • Il répondU : • Votre lettre, que j'ai raçiw, ne proMiivait d'aller icotvoir ce
53473• priore,
53474i-t de l'admettre itaos la citadelle.
53475•
53476Ils demandèrent à voir cette lettre. Lorsqu'il la levr
53477pri^nta
53478ils s'écrièrent: «Ce n'est pas la
53479lettre dictée par nous;
53480qu'on fas^p vrnir Attounbop».
53481•
53482Oji alla le chercher ; mais
53483il avait pris la fuite pour se rendre à karak , aupré» du Snltao. Le» eroirs
53484cniKiii devoir garder IknleMi» nn jmXauà «ilenee. Quat k la lettre adriiMée deKank, par MaUfc-
53485Kiber-Mohanimed-ben-Kelaoïin, à Bibars et àSelar;
53486elle
53487était conçue en ces termes:
53488• Au nom
53489< (In Dieu rlcment et miscricorct^eux. Que Dieu , par sa bienveillance , protège les deux personnages
53490" élevés, (grands, guerriers, défenseurs de la foi; que le Très-Haut leur accorde la faveur qu'il destine
53491• aox homaie» Mnré». Je anit arrivé daaa ki ville de Kandi, «pà «etmm da aios fbMeMMrt, ipa âat
53492• [Nirtie de mon empire,
53493t
53494i
53495j'ai résolu d'y lixer ma résidence. $i vous êtes mes mamlouks
53496rt
53497les
53498<i marolouks de mon pére, soyez soumis à moa mtib (fléai^ant ainsi l'émir Seiarj, et oe lui dc-
53499•< sobéissea sur aucun point. Ne faites rien , uns me ooaanlter, car je n'ai pour tons 4|«e de* intoD-
53500• (iom bienTrilkmles. En TCiNHit tei. Je n'ai en d'antre bot^ de nw praenrer da «epea, «I de
53501» diaiidnermea eadiarM«.S vomae m'éeoaieipai,jeoMtfMCoaianeeeB Oiaa. Salât.» Lm tein.
53502Digitized by Google
p. 590
53503A«7o8(i3o9).
53504Xl.MELIK«à8ER<*lIO|lAMllEIHI£H.|tELikOI}N.
53505^87
53506Lt$ «air» («ipHlsÀ de oalle
53507ville) «rrivèrent au fihAlMn 4c k Hontf^e,
53508la
53509vendredi
53510vtngHieauème jour de SohemU.
53511lit
53512te réiinml
53513«iprd« de
53514l'émir Selar»
53515le
53516/laîb,
53517dans
53518la maison appelée Dar-iumiaLah
53519(la maison
53520de
53521U vice-royaulé),
53522située dans
53523l'enceinte de le citadeUe. Là ou
53524fit la lecture
53525de
53526la
53527lettre du Sultan»
53528et
53529tous les
53530assistants restèrent
53531frappés
53532de
53533stupeur.
53534On
53535délibéra
53536alors sur celui
53537qu'il convenait
53538d'appeler au
53539trône.
53540Les
53541princi-
53542paux émirs choisissaient Selar, en consiflération de sa prudence
53543»
53544t de sa
53545pit le
53546Lts
53547/^<irr///j- demandaient Bihars. Cet!*
53548jj mj uKÏlioii ne tut
53549point iu
53550i ueillie de
53551Selar. Les bvidjis^ craignant delre Uainî. par Im. m
53552levèrent,
53553et rassemblée
53554sépara. Chacun des paitisans d« liiLars «1 de btiai
53555^abcniclia secrctiiuteut a\«c
53556son chef, l'eihiMia vivement i prendre le titre de Sultan, lui
53557fit craindre les
53558gnves inconvënieDtaqu'entralnefaitcota refu». Ils lui déclarèrent que» ud autre
53559après avoir lu cfl«« lettre, MOiérèreiit nn moneol. PaU^quitlaotladtaddle, flisev rsmliMnt à le
53560maison de Bibars. Là, d'un commun accord, ils résolurent d'adresser une lettre àMelik-Nâ^r. \j\ Uitit
53561fut rcrilc, )>uis confiée àBervrâni. Celui<i étant ariivé
53562li Knr tk, f ,iv mt «-ic adniu auprès <lc >U-lik
53563Nâser, baisa la terre devant le prince, et lai préaetila
53564ia ieurc \ Il i>ukau lu remit à Argoun, le da
53565mmiâr, qui «n 8t la lecinre. Le prinee toorit et dit:
53566Il n'y a pu d'antre Dieu que Dieu.
53567La
53568dépêche offrait ces mots
53569: • Nous n'avons pas su votre résolution , votre occupation de la forteresM
53570' de Karak, l'expulsion de ses habitants , le renvoi du naïb. Abjurez de pareils actes, dignes de l'en-
53571» fance, et revenez vers nous. Sinon, un jour viendra, où vous demanderez votre retour, sans pou-
53572« voir PobteBir; et«A TonsTOitt repeBtirei,qiiaiMltere|ieBlir ae poorra vous servir à rien. PUkt à
53573« Dieu que nous eus»ionï> ronnu les pcns('ei~ de votre esprit et vos projets
53574! Mais chaque empire a un
53575• terme
53576: des signes caractéristiques annooccnt la fin d'un règne; et le destin a des flèche» pour rvali
53577-
53578ler «es décrets. Ainsi nitre illusion
53579a suggéré
53580la révolte^ et vous a
53581fait adopter un langage
53582- eapciem. liais, par iKen, par Oieii,an noneiit où mis lires eatic lettre, que vatre retour, ca
53583• personne, et celui
53584rie vos mamlouks, soietii votre réponse. Car, sachez bien que nous ne vous lai»
53585• MFoni point résider dans la ville de KaraL, et nous enlèverons de vos mains le sceptre «lu pouvoir.
53586• Sttiit. • MeKk-tUier lot cette lettre , et dit : « 1) n'y a jm d'antre Oien que IMea; comnent ouMb
53587« dévoilé ce qi^ls avaient dans l'&me? • Pui»
53588il se Gt apporter les attributs de la souveraineté,
53589tels
53590que les drapeaux v^^Lce, les étmd.'trils
53591, le* Uunbours
53592,
53593et .nifrc; ntijet'; semblables.
53594Il
53595les remit à
53596Bervrâni, en disant
53597:
53598>• Dis, de ma part, à Selar
53599: je n'ai rien enlevé du trésor; et, ce que j'avais pris,
53600•je vous le renvoie^ Quant à vous, aooges à vue intérêts} car je oe coowotirai jenwls à «lercer la
53601• sonveraiaeléf tant que vous lerei dans une pareille position* Laisaei-nioi doue résider, loin de
53602• vous, dans cette forteresw
53603, jtisqu'h requr Dieu me délivre, on pjtr la mort, nu p,ir ([uelqne anfrr-
53604• événement.» fierwAni reçut
53605la lettre et tous les objets que lui avait remis
53606le Sultan. Arrive en
53607«Êgypte,
53608il rendit la dépêche à Selar «à Bibara. Lonqu'ibeo curent fiiitlaetore» llssedirint:
53609« Quand cet cafitut reviendrait ici, il ne prospérerait pas, et ne aersit nullcotent di^ du trône. Et
53610« Éll reprit l'aaiorilé souveraine , nous ne serions nullement à l'abri de ses projeta perfides. »
p. 591
53611«86
53612HISTOIRE DES SULTANS HAMLOUKS.
53613que lui était appdé au tràne» loin de
53614le seconder, ib le eomlMttrwenl a ou-
53615tranoe. Les Bon^ passèrent la nuit dans une extrême agitation (68), craignant
53616de
53617Selar en poaswion de la sonvenioelë. Us avaient,
53618les uns avec
53619le*
53620autres» les communicalions les plus actives. Comme ils étaient en plus grand
53621nonabre que les partisans de Selar,
53622ils disposèrent leurs armes et se préparèrent
53623au
53624combat. Selar,
53625instruit de
53626ces faits, et redoutant les suites funestes d'une
53627pareille division (69), manda les émirs, savoir: ses frères, ses petits-fils,
53628et tous
53629ceux qui
53630lui étaient
53631attachés.
53632Il se
53633concerta secrètement avrc
53634les
53635plus
53636sages
53637d'entre eux, ti les engagea a suivre ses avis. Comme il jouissijn auprès d'eux de
53638la plus haute autorité, tous approuvèrent ses vues. Après quoi
53639il partit,
53640et se
53641dirigea vers la tribune grillée u/V-*
53642nuibah (la vice-royauté).
53643(68) Jelb:j^ly J«.
53644Digitized by Googlç
p. 592
53645^^«—
53646•>»—Éa^aÉaai iit
53647APPENDICE.
53648Pour la page 89.
53649En décrivant IVspèce de caparaçon qui couvrait qiielquerots un cli«Tal, fai
53650admis les mois jxJt
53651que présentaientlesmanuscrilsqui étaient aoua mes
53652yeux, et j'ai iraduit
53653: qui enveloppe la poitrine, MaU je me mis trompé; il fiiut
53654lire
53655, ouvert sur la poitrine. Celle expression se Iroure en eflèt dans
53656Ja Description de l'Égypte de Solouti (man. ar. 781, fol. 3«7 ?*.)
53657Pmirlapage i83.
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53666(7ua<riéni« parlle.)
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p. 593
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p. 594
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p. 595
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p. 596
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p. 597
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53901Digitized by Google
p. 598
53902At^PENOICE.
53903^9^
53904Récit de tarrivée des amlrnssadoin du Gâta», souverain des Tatars» Lettre dont
53905U* étaient porteu/v, et ri^tonse qui leur fui faite.
53906Cette année, au mois
53907tic
53908lUiou lkadali
53909,
53910plusieurs ambassadeurs
53911tic
53912(iazaii
53913arrivèrent dans les coiitrt'cs
53914oiiinisrs à l'islamisme, savoir: l'émir î^àser-edtlin-
53915Ali-Khodjà , le kadi Keiuàl-cd(liii-.\ious;i-l)fn-Ii)nties,
53916et
53917leur cortège. Un cour-
53918rier de la poste, expédié d'Alep, auuuiiça
539191 arrivée de ces députés. L'éntir Seii-
53920eddin-KerM-HaDsouri
53921fut désigné pour aller les reoevoir et les présenter au
53922Sultan. 11 fiartit sur les dientax de la postCt elameoa les aàabassadeurs à la cour.
53923Leur entr^ au château de la Montagne eut lieu le lundi, quinââme jour dn mois
53924deDhouIlndjah. Le soir du mardi, ils |»arurettt devant le Sultan. Kemàl-eddin
53925|>rononça une harangue , qui avait pour but de prêcher la paix et la bonne in-
53926telligence. Ensuite,
53927il présenta une lettre conçue en ces termes
53928:
53929M Au nom de Dieu clément
53930et miséricordieux^
53931« Par la puissance du Dieu très^wutet les heureuses influences de la religion
53932de Mohammed
53933:
53934Ordre du Sultan Mahmoud-Gasan.
53935< Sache
53936le grand Sultan Melik-Nâser, que, dans le cours de Tannée précé-
53937'
53938dente
53939, quelques-unes de ses troupes dévastatrices ont pénétré sur les frontières
53940de nos états, tels que la ville de Mâredin et ses environs; y ont porté le ravage;
53941se mettant ainsi en
53942révolte contre Dieu
53943et contre nous; ses soldats ont bravé
53944Dieu
53945ouvertement,
53946par
53947les
53948vexations coupables qu'ils se sont permises à l'é-
53949gard des prisonniers qui étaient tond)/>s entre leurs mains;
53950ils
53951se sont portés
53952aux actes les plus étranges, et ont conuuis des crimes odieux
53953, s'attaquant ainsi
53954à Dieu lui-même,
53955et détruisant
53956le respect qui
53957entoure
53958la
53959véritable
53960religion.
53961Nous avons rougi d'aller fondre sur eux; nous avons dédaigné de les prendre au
53962dépourvu. Mais le zèle dont nous sommes animés pour Mslamisme nous a pous-
53963sés à entrer sur les terres de ces méchants, et de les punir de leurs brigandages.
53964Nous nous sommes mis en marche, accompagnés des corps de troupes qui se
53965trouvaient auprès de nous, et nous avons commencé notre expédition, suivis
53966de tous ceux qui étaient présents sous nos drapeaux. Mais avant de rien entre-
53967prendre, avant que des hostililM signalassent noire passage, nous avons suivi
53968Digitized by Google
p. 599
53969ag6
53970APPENDICE.
53971la marche du Seigneur des apôtres, iitiitë les act^ des anciens; jioi» nous sont»
53972roes conformé
53973à reUe parole de Dieu
53974: «De peur que les Iiommes
53975n'aient un
53976« argumenta employer contre Dieu, depuis la mission des prophètes (i).
53977« Nous
53978avons envoyé, avec I;jk()ul>-Sukijrdji, un nombre de kadis et d'imams justement
53979révérés. Nous avons dit
53980: «Ceci est un des avertissements priiuinl^; une catas-
53981tt iruphe approche, et personne, excepté Dieu, ne saurait la neutraliser (a).
53982»
53983Vous n'avez répondu à cela que par de robslination ; vous avez résolu d'attirer
53984•iir voua el aiir les masulnuiDa tonte» aorte» de roaua. Vous avec traité ignonit*
53985nieuaemetit nos députés, et les avea jetés en prison. Vous avex aoéoonnn les
53986«semples des rois, qui consistent à suivre la route du Inen. Nous avons pris pa«
53987tienoe , mdgré votre obstination à persévérer dans votre illusion, à oonliouer
53988votre injustice. Enfin, Dieu nous a donné la victoire, et vous a fait voir, dans vos
53989personnes, le résultat de ses arrêts. « Est-ce que ces faomines ne craignent pas
53990« la vengeance de Dieu? Certes, il n'y a pas i se rassurer sur cette vengeance. *
53991«Nous pensions que dès que vonsauriex examiné mûrement l'état des choses;
53992en
53993voyant que les
53994alTaires
53995avaient m
53996potir vons de
53997pareils
53998résultats,
53999vous
54000cliercheriez])rul-être à ré parer le passé et à reconstruire ce que vous aviez détruit
54001par votre foutli
54002lic; que le visage de votre excuse
54003h<:- timin lait enfin vers nous;
54004que dans le m
54005ni.
54006i
54007f
54008oîi vous rentreriez en Kgypte, ^ous enverriez ^«
54009ih mi s des
54010ambassadeurs pour paciii^r les ailaires. Kous sommes donc resté à Daauï» sans
54011noush&ter. Kous nous y sommes arrêtés, comme des hommes niaîtret» d'eux-
54012mêmes, et qui jouissent d'un plein pouvoir. Mais l'inertie vous a détourné de
54013faire aucun eflbrt pour arranger les dioscs; et fermant les yeux à la vérité, vous
54014vous êtes bercé de vains déurs.
54015« Après notre retour dans nos états, nous avons été informé que vous eher^
54016chiez à rdever le courage des soldats et du peuple; que vous vouliea guérir le»
54017atteintes portées par vous à rislamisme; que bientôt vous viendriez è notre
54018rencontre, è Alep et sur les bords de l'Euplinte; que c'était li le projet auquel
54019vous élics
54020obstinément
54021et eiclusivement
54022attaché. Nous
54023rassemblâmes
54024nos
54025armées, et nous marchâmes au>devant de nos ennemis. Nous arrivftmes près de
54026l'Euphrale pour voir
54027si vous seriez constant dans votre résolution, fions noua
54028disions
54029:
54030• Peut-être vont-ils se montrer.
54031il) Coran, Sur. IV, v.
54032it>3.
54033(») U, Sur. LUI, v. S?.
54034Digitized by Google
p. 600
54035«
54036APPENDICE.
54037^7
54038« Mais, de votre côlé, aucun éclair ne se moatra, aucun
54039nsire ne se leva.
54040Nous nous avançâmes jusqu'aux environs d'Alcp, stupéfait
54041de
54042voire lenteur.
54043Nous
54044appiiuu's
54045alors que
54046vous
54047aviez
54048rebroussé chemin
54049avec
54050vos
54051armées,
54052et nous
54053fVuues
54054assuré que vous
54055fuvie/.
54056le
54057combat. Nous
54058réflécbfiTies
54059<|ue,
54060si
54061nous noui
54062jjoi lions en avaul , ù
54063la léle de nos troupes éclatantes, de nos piia-
54064laiiges nombi-euses
54065et redoutables, |>eul-cite k-ur passage
54066dévasterait
54067la cun-
54068uée, et que leur aéjour y causerait de» désordres; que le domiuage s'eteodniU
54069à lOttte la population , le ravage à tout le pays. KoM ntonroAmei aur Doa pas»
54070«fin de prévenir ces mius , et par suite du r^rd de boDté que Dieu avait jeté
54071sur les uns et les autres.
54072« Maintenant , nous nous occupons avec cèle à rasacmbler nos armées vie»
54073lorieuses, k aiguiser le tnmehant de nos desseins bien connus. Et noua nous
54074livrons au smn de faire fabriquer des DMchines et des insirumento de guerre.
54075Kous songeons à réaliser nos plans, après avoir donné un avertissement prAi"
54076mioaire, car nous ne punissons jamais un peuj^ sans luijavoir adressé un en-
54077voyé (i). ^olls avons donc fait partir, comme porteurs de eel ordre,
54078le grand
54079émir Nùser-eddin*Ali>Kliodjah, et l'imani savant, le roi des kadis, Kemàl-eddin-
54080Mousa-ben-lounes. Nous les avons eliarj^és de paroles (|u'ils doivent vous dire de
54081vive voix. Rapporlez-vous-en à
54082tout ce cpie nous leur avons donné mission de
54083dire; car ce sont des bomuics di:»Liugués, et qui méritent toute confiance. AFiu
54084que se réalbe cette parole du Dieu irètrkaut: Dis
54085: Dieu aà sadisposilion des m-
54086guments parfaits; s*il voulait, il vous dirigerait tous dans la voie droite
54087Que
54088Ton prépare pour nous des dons, des présents. Et après l'avertlssantnty on
54089n'admettra plus d'eicuse. Si vous ne vous empresses pas de réparer le mal, le
54090sang et la richesses des musulmans auront été aaerifiés par vos mesures; et
54091Dieu vous en demandera compte pour punir votre longue incurie. Que le Sol>
54092tan f dans l'intérêt de ses sujets
54093, cxan.ine pi orondément son affaire. Car le Pro-
54094phète (sur qui reposent la bénédiction de Dieu et le salut) a dit
54095:
54096a Celui qui
54097,
54098« ayant été placé par Dieu à la tête d'un des postes de ce j>eiiple, se dérobe, pour
54099"ne pas
54100voir les besoins de ces hommes, leur nécessité, leur pauvreté, Dieu
54101«I se dérobera, pour ne point s'occuper de ses besoins, de
54102ses
54103affaires, de sa
54104« pau\ rclé. Olui qui avertit les autres est parfaitement e.vcusable; celui qui les
54105« engage à être sur leurs gardes a rempli tous les devoirs de la justice. »
54106{t} Coran
54107, Sur. XVIl,
54108v. iS.
54109{*} Cof. Sur. VI, V. iSo.
54110J i . ( qmtrUme pttriu.)
5411138
54112Digitized by Google
p. 601
54113298
54114APPENDICB.
54115« Que lo
54116salut
54117soit sur quiconque
54118suit
54119la vt^iiiable directiou. Écrit dan& la
54120seconde dizaine du mois de Rmnadanvie Tannée 700 , dans les montagnes des
54121Curdcs.
54122« Louange à Dieu
54123, seignmr dos mondes. Quv la bénédiction et le salut re-
54124posent stir notre Sei{;neiH-,
54125I rlii
54126, et sur sa fîuiiillo pure.
54127« Après la lecture de cottf lettre
54128, on ordonna de rédiger
54129la réponse qui fui
54130ëcrite de la main du Muulù
54131et
54132kadi Ala-eddin-Ali
54133, fds de feu le Maulâ Moliiï-
54134«ddin-Abd-allah-bcn-Abd-eldalier. Le Sultan congédia
54135les ambassadeurs sM»
54136lés faire afbcompagnvr d*aiicun étputé.
54137Il
54138les manda dans le caiiipëÉMSiit''4é
54139Sftléfaiah f leur fit des pHaenls, et les congédia, ils se mirent en nMéY9Êf,jé^;
54140« La réponse était cpnçue co ces termes ;
54141'
54142'
54143'
54144« Au nom de Dieu dément et Hrisérieordieux.
54145. j-i^^ iç-
54146« Pkr la puissance de Dien et les heureuses influences de la rel(|i(iù'-<lÉi''l|6!^
54147hammed.
54148< Louaiigeà Dieu qui nousa placés au nombre des premiers qui ont précédé les
54149autre!)
54150, au nombre de ceux qui dirigent, et qui sont dirigés, qui suivent
54151les
54152règles données par le seigneur des apôtres, en iaisant le bien jusqa^lAa||jMhilH
54153jugement.
54154«Que
54155la bénédiction et
54156le salut soient
54157sur notre Seigneur Moliammed, sur
54158sa famille, sur ses compn^nons
54159; parmi lesquels Dieu, dans son
54160livre caché,
54161a distingué ceux qui devaient devancer les autres vers la
54162foi.
54163" "WjHII'
54164R Le Dieu
54165très-baut a dit
54166:
54167« Ceux qui ont précédé les aulrcii dont ceux qui
54168« approdtent de moi ( i
54169»
54170'
54171^ti^'li^^
54172'
54173«Pat* la fortune du règne du Sultan Melik>Kftser.
54174S»n6v
54175« Parole de MoItemmed-ben-Kelaoun.
54176« Saché le grand Sultan Habmoud-Gasan que sa lettre nous
54177ést'
54178et que nous Tairons reçue avec tons les honneurs qu'un homme
54179droit d'attendre d'un homme comme nous ; nous avons observé k son
54180sujet
54181les égards les plus mérités; nous y avons répondu par des formules de
54182salut;
54183nous I'a\ons examinée avec Fattention d'un bomme qui en comprend les idées
54184les plus subtiles
54185, qui cbercbe
54186à pénétrer les véritables sens
54187qu'elle renferme.
54188Nous avons trouvé qu'elle contenait des reproches sur des faits pour lesquels
54189^i} Gorao, Sur. LVl, v.
5419010.
54191Digitized by Google
p. 602
54192APPENDICE.
54193a99
54194irons «les pluftdigne de blâme. Elle s'etcnte, pon ee qniooDoerDe les hosli-.
54195Klës, en alléguant des faits qu'elle racopnalt comme la faute de quelques per-
54196sonnes,
54197et dont elle poursuit
54198la vengeance surtout le momie
54199El cepeiiJant
54200le Dieu très-haut a dit : « Aucun coupable ne portera le fardeau du pécbé d'un
54201« autre (i). »
54202« Vous
54203citez l'invasion
54204fai!e sur
54205lo territoire de MSredîn
54206par quelques-uns
54207(les
54208fantassins de nos
54209Kt;its,
54210les
54211actes étranges,
54212et
54213les crimes odieuv
54214«^ju'oii
54215leur atlribue
54216• vous dites
54217:
54218« (Jue vous avez dédaigné de
54219fondre sur eux,
54220fjiie
54221« vous avez cvjlé ûe
54222les atla<juei
54223; mais que le zèle vous a engagea prendre les
54224« armes pour venger ces aggressions. » Nous avons examiné cet événement que
54225vous alloues comme excuse des hostilités , et que vous posez pour motif des
54226violences auxquelles vous vous êtes porté
54227: nous répondrons à cela qu'il n'exis*
54228tati pas de pa» ni de trêve qui pût , des deux, côtés, suspendre les IncursiosiSf
54229arrêter leurs mains étendues , ou amortir leurs fougues toujours prêtes
54230à se
54231mettre en mouvement. Vos pères et vos oieux, ainsi que vous ne l'ignores pas,
54232vivaient dans l'incrédulité, dans b discorde, dans une absence eomplèle de
54233dispositions pacificpies et bienveillantes pour
54234l'islamisme. Le prince de Mâ-
54235redin et ses sujets n'ont cessé de réaliser tout ce qu'ils pouvaient faii-e de mnl
54236à notre pays et à
54237s^ s habitants, de mettre au jour les actes de perfidie les plus
54238graves. Et cependant
54239le Dieu
54240très-haut a dit
54241:
54242« Celui d'entre vous qui est
54243à
54244« leur tête fait partie d'eux. » Puisque, suivant
54245vous, c'est
54246I;i
54247uiir faute qui
54248a
54249réclaïuf', de votre part, un zèle digne du
54250{Wiganisnie, qui a produit une victoire
54251propre, dites-vous, à combler vos vœux
54252: Hé bien
54253! ce but qtie vous prétendez
54254avoir atteint l'aurait élé réellement, en tirant Vengeance des habitiuils de la fron-
54255tière, dont les actes ont rendu ce mouvement nécessaire, en vous bornant à
54256punir ceux qui étaient auteurs du trouble j vous conformant ainsi à ce qu'a dit
54257le Dieu tres^haut t « 11 Ikut punir un mal par un mal semblable,»
54258il ne fidiait
54259pas, pour cela, attaquer llsiamtsme à la léte de troupes formées d'hommes de
54260religions différentes, faire fouler nos territoires saints par les adorateurs de la
54261croix, profaner la ville sainte de Jérusalem' qui , pour la considération , vient
54262immédiatement après la maison sacrée de Dieu, qui est la «Bur de la mosquée
54263du Prophète (,sur lequel reposent les bénédictions de Dieu et le salut).
54264ijj
54265Vjarno VI,
54266V.
54267i(î4.
5426838.
54269Digitized by Gopgle
p. 603
542703oo
54271APPE^DICE.
54272Si vous alléguez que
54273la bride de ces coureurs est dans nos mains, que le
54274molif de leurs hostilités provient uniquement de nous; déjà nous vous avons
54275fait, à cet égard, une réponse claire et péremploire
54276, savoir: Que le défaut de
54277])aix
54278et de trêve a rendu nécessaire une pareille conduite. Vous prétendez que
54279vous ave/ suivi
54280la marche des prophètes, que vous vous êtes conformé aux
54281maximes des anciens
54282, en envovant des aml)ass;ideurs. Nous avons examiné le
54283fait, nous avons parfaitement compris
54284les maximes
54285citées par vous, et
54286voici
54287notre réponse
54288: Ces ambassadeurs sont arrivés auprès de nous au moment où
54289les tentes étaient placées [iresdes tentes
54290; où les flèches allaient se heurter contre
54291les flèches
54292; où une armée se mettait en devoir d'attaquer l'autre ; où il ne restait
54293plus
54294, jusqu'au moment de l'action
54295, qu'un jour ou une portion de jour ; où , des
54296deux côtés, les
54297lances étaient en mouvement; où chacun avait sous ses yeux
54298son adversaire.
54299.
54300»
54301'i
54302t.-;- -rttm
54303« Nous ne sommes pas du nombre de ceux qui, voyant paraître une volonté
54304quelconque, se laissent entraîner par elle ou contre elle; ni de ceux qui, ayant
54305éprouvé des sentiments pacifiques, y répondent
54306\)Sii
54307la dureté d'une
54308inimitié
54309violente. Et cependant
54310, le Dieu très-haut a
54311dit
54312: « S'ils inclinent vers
54313la 'pais
54314.
54315« inclinez-y de votre côté, u
54316«Le prince
54317des croyants,
54318Ali,
54319fds d'Ahou-Tâleb
54320«|iii
54321Dieu
54322puisse être
54323propice) a dit
54324: « Aucini homme ne cache dans son cœur qucUpie projet, sans
54325u que
54326la chose
54327se manifeste sur
54328les
54329traits de son
54330vis;ige et dans les
54331expres-
54332u sions (|ui échap|>ent
54333à sa langue. » Si ces ambassadeurs étaient arrivrâ au mo-
54334ment où les épées étaient déposées dans les fourreaux,
54335les lances cachées dans
54336leurs étuis, où les flèches n'étaient pas placées sur la corde de
54337l'arc, où les bri-
54338des n'étaient pas lâchées, nous aurions écoulé vos discours, et nous y eussions
54339répondu.
54340,
54341.
54342=
54343.
54344%
54345•
54346>
54347, r.
54348Quant aux paroles sur lesquelles vous
54349laissez courir le bec de vos kaltirn
54350,
54351et aux expressions pleines de dureté que vous mettez au jour en disant
54352: « Nous
54353u avons souffert patiennnent votre obstination dans votre illusion,
54354et votre at-
54355« tacitement à votre rébellion, » quelle est donc la patience de ceux qui lâchent
54356leur bride vers les hostilités avant d'avoir envoyé des messagers de paix
54357, et qui
54358ont pénétré dans l'intérieur du pays avant d'avoir, comme ils le prétendent, em-
54359ployé la voie des avis et des remontrances? Si vous réfléchissez sur les motifs,
54360si vous examinez les discours émanés de vous, vous sentirez que nous sommes
54361Digitized by Googl
p. 604
54362APPENDICE.
543633o!
54364excusable d'avoir
54365difTéi-é notre réponse. Mais
54366il n'y a que les hommes
54367intelli-
54368gents qui réfléchissent. Quant au\siiccès(|ui, dans voire opinion, sont
54369le résuU
54370lat du setouts divin, dans lequel vous avez cru voir que Dieu vousavail donm',
54371surses phalanges victorieuses, luules les chances deravauta<^e; s! vous cousulf re/.
54372ceque vous rejjartle^ eonime un
54373f^aiu
54374, vous
54375li'y verrez fjuin
54376y e |)erte uianilesle.
54377Si vous examinez
54378cho&es avec un soin scrupuleux, vous ne vous en
54379^luii-
54380fi«iie& pas, et vous recoDuailrex que ce qui vous est arrivé est un écbec, et Don
54381un Inilin. Rëfléebiaaez «vr le sens de celte perole du Dieu trMFliaut
54382: Certes
54383,
54384nous leur dictons (nos arrêts) afin d'accrottre leurs iniquités.
54385« Voua n'ignores pas quels ravages ont faits dans vos rangs les glaives de
54386rislamnme; vousavea vu Tintrépidité de celles de nos troupes qui se trouvaient
54387sous nos drapeaux;
54388ai elles avaient été réunies au moment du combat»
54389il ne
54390resterait plus des vAtres aucun vestige. Au
54391comnenceoient de notre règne,
54392dans les premiers temps de notre administration
54393, nous nous étions établi dans
54394Ja Sjrief afin de veiller sur les affaires des villes et de la population. Lorsque
54395nous eûmes appris de vos
54396non\ elles, que nous eûmes suivi vos traces, nous
54397nous liiitArnes d arpenter
54398la
54399terre; nous nous empressâmes
54400d'aller tepous&er
54401loin des musulmans la vexation et l'injustice; d'acconijilir le
54402précepte et
54403le de-
54404voii de la guerre sainte, et de |)iati(|uei
54405cette |)?iroic du Dieu très-haut
54406: « Hâlez-
54407« vous d'obtenir le pardon de votre Seigneur,
54408dt^ conquérir
54409le paradis, dont
54410« la largeur égale
54411celle du ciel et de la
54412terre. » Nous engageâmes le combat
54413avec cdle de nos armées victorieuses que nous «wions autour de nous , nous
54414confiant dans celte parole du Dieu trés*1iaul: « Combien de p^es troupes ont
54415« -vaincu des troupes nombreuses ! » Vos grands savent fort bien quels sont les
54416exploits des armées de Fislamisme; combien dies ont foulé'de terrains, où leur
54417marche a iirilé les infidèles , et a été inscrite pour elles comoM une leuvre mé»
54418ritoire. Elles se sont avancées pour défendre la cause de Dieu
54419, et Dieu leur a
54420ouvert la porte des succès ; elles ont vu se réaliser de nombreux jours de vic>
54421toires, qui,
54422si
54423vous y réfléchissiez avec une altentîoD scrupuleuse»
54424feraient
54425disparailt e de
54426\ ott e esprit toute incertitude, et que vous ne pourriez pas absolu-
54427ment nier; car celui qui veut nier la lumière du
54428soleil prend une peine inutile.
54429Dieu
54430n'a pas cessé
54431d'être pour nous le meilleur des maîtres,
54432le meilleur
54433des
54434protecteui-s. Lorsque vouscou&ulleie/ vos soldats, ils vous raconteront
54435i liistoiie
54436de nos succès, et personne ne vous eu apprendra plus qn un homme instruit.
54437Digitized by Google
p. 605
544383(11
54439APPfiMOlCH.
54440« Des combals, des giici'rei* n'ont cctté d'avoir lieu entre les rois. Partout
54441M sont livrées des batailles , résultat de la volonté divine , el dans lesquelles il
54442n'y a ni gloii« pour le vainqueur ni honte pour le vaincu. Combien de princes,
54443après ;»voir éprofivé des échecs, se sont tron\<'s
54444victorieux, ont éprouvé l'in-
54445fliiciu-c
54446(In sprours divin,
54447f|iii
54448lis
54449;i
54450irk-vt's au moment où
54451il«î étaient
54452brisés!
54453Tel.'» sont
54454, priiicipalemt
54455iit
54456,
54457les rois
54458(|ut professent cette religion, lin eflef, Dieu
54459s'est engagé à leur assiu er des .succès heureux. Le Dieu très-baul a dit
54460: « L'a-
54461« ^antagc restera aux vrais croyants (i). »
54462tr Quant aux arguments que vous employez contre nous, à k négligence cou*
54463pable que vous nous imputez, sur ce que nous ne vous avons pas envoyé
54464d'ambassadeurs
54465lorsque vous
54466étiez campé à Danias, nous répondrons que
54467dans le moment où nous arrivâmes en Égypte, nous nous occupâmes unique*
54468ment à faire le détaombrement de nos armées , à les réunir de toutes parts , à
54469mettre dans nos préparatifs tout le zèle et l'empressement possibles; nous dé-
54470pensâmes la meilleure partie de nos trésors pour organiser des troupes et des
54471bataillons, nous en rapportant pour nos succès futurs à celte parole du Oieu
54472très-buut
54473: «Ceux qui sacrinent
54474leurs
54475richesses pour la cause de Dieu, sont
54476«comme un ^rain de blé (|ui prodtiit sfpt épis.
54477« î.orsrpie nous p;jr(imes
54478fl'K-
54479iCvpte , nons a[)pi inirs
54480«|iic
54481le mi avait (|uil le nos
54482contrées, pai'
54483snilc
54484*! Un
54485lait
54486<pu était \erju (.'interposer entre
54487« o prince
54488et
54489st s desseins. Nous iulcrniiiipiiiies
54490notre vovaije.
54491ainsi
54492(|ue
54493fait celui
54494<pi<'
54495la
54496t rainte inspirée par
54497lui dispcnst
54498de
54499précipiter sa niarclie; nous restâmes l'ernies dans notre poste, coniuic les
54500luoit-
54501tagnes les plus solides; car « tu vois ces montagnes que tu regardes comme des
54502« masses inotes ,
54503et qui cependant passent avec la
54504rapidité des nmges » (s).
54505Nous envoyAmes un corps de nos armées pour combattre ceux de vos soldats
54506<|ni étaient restés dans notre pays« Mais, de la part de ceux-ci, nous ne vimes
54507point briller ou paraître un seul édair. Nos troupes, s'avançant, enlevèrent
54508ceux des vôtres que la fourberie avait portés à rester en arrière. Arrivant jusqu'à
54509fEuphrarte, elles ne purent découvrir les
54510ti aees de Tennemi.
54511« Suivant ce que vous dites: nous avions inculqué aux soldais
54512et au peuple
54513l'idée cpie vous deviez marcher à notre rencontre, vers Alep ou sur les bords de
545141 Eupbrate; vous avez
54515rassemblé vo$ troupes et vous vous êtes avancé vers
54516(i) Coran, .Sur. XI, v.
54517fit.
54518{%)
54519(.ornn. Sut. X.WU
54520, v. 90.
54521Dlgitized by Google
p. 606
54522APPENDICE.
545233o3
54524TEuphrate ei vers Âlep pour attendre notre arrivée. Voici notre réponse : Dès
54525«ftie nous eâincs avis de votre marche, nous primes nos mesures et résolûmes
54526fl'aller à votre renconire. Nous paritnies, accompagné du prince des croyants,
54527ilftkcm-hi-anir>i)llali, le cousin de notre Seigneur , l'apôtre de Dieu, (sur qui
54528reposent les bénédictions «le Dieu et le salut ) , celui auquel tout musulman doit
54529obéissanro, qui doit être reconnu
54530et suivi
54531jimv tons cen\ qui sont en paix ou
54532en guei re. Nousobéissons à Dieu
54533et à son
54534Pioplit u* en accomplissant le devoir
54535delà guerre sainte; nous consacrons
54536tous nos ofToits pour
54537rrali^er les ordres
54538que nous a donnés le Dieu très-liaut, bâchant bien que rien,
54539iti dans les cboses
54540dek religion ni dans celles du monde , ne
54541)>eut réussir sans la protection de
54542Dieu ; celui que Dieu établit pour chef est sous sa garde, est ftvoriaé par lui.
54543Quiconque se révolte contre Dieu ou contre celui que Dieu lui a donné pour
54544maître, est humilié par'Dieu.
54545« Lorsque nous arrivâmes dans la Syrie, nos troupes se portèrent en avant
54546vers les plaines et les montagnes, afin de réaliser par la puissance de Dieu, sous
54547le rapport de la victoire
54548, leurs espérances et leurs vœux. Leur avant-garde par*
54549vint aux environs de Hamah et des districts voisins. Personne de vos soldats ne
54550se présenta devant elles, et n'osa même fixer les yeux sur elles. Nous restâmes
54551dans notre position jusqu'au moment où nous apprîmes que le roi avait repris
54552la route de ses États, cl nianqué au rendez-vous du coml>at. Mais Dieu ne man-
54553que pas ù sn promesse
54554i
54555i
54556i. Nous rcvinnjes
54557sur
54558nos pas,
54559afin
54560cl'orj^aniser nos
54561troupes,
54562(jui u'unl pas cesse de se précipiter, pour obéir a Dieu, avec
54563la
54564rapi-
54565dité d'un torrent, exécutant a
54566ia
54567lettre
54568celle parole du Dieu Irès baut, « Pré-
54569parez contre eux tout ce que vous pourrez de force et de bataillons de cava-
54570« leric
54571(a).
54572« Comme vous vous êtes arrêté sur la frontière de notre pays, sans oser y
54573faire une invasion, vous alliez pour excuse que, si vous étiea entré à la téte
54574de vos troupes, peut-être leur passage aurait ruiné la contrée; peut-être leur
54575séjour aurait porté dans les afTaïrei le trouble et le désordre; on conçoit votre
54576intention. Quand donc les pays et les bommes ont-ils éprouvé
54577, de votre part
54578une semblable marque dWeclion ? Quand vos armées se sont-elles distinguées
54579par des in(;linations de ce genre? car leurs actes existent, et des jwétentions
54580(i) Coran , Sur. III , v. 7.
54581(a) Coran , Sur. VIU , v. 61.
54582Digitized by Gopgle
p. 607
545833o4
54584APPENDICE.
54585contraires sont repoussé par révkleiice des faîU. Est-ce donc
54586là
54587la conduite
54588de celui dont la paupière a seulement aperçu Timage de rislaniisme
54589Su
54590i tout
54591quand l'apôtre de Dieu
54592( sur qui reposent la béiu'diction de Dieu cl le salut ) a
54593dit
54594: «I^ musulman est
54595celui de
54596la main et de h
54597l.mgue diuinel
54598les
54599iiommcs
54600« n'ont rien à craindre.
54601>
54602Or.
54603les prisonniers musuluiansi sont che^
54604xdiis,
54605ic-
54606leiius dans les chaînes
54607le.-, plus dures; quelques-uns s<»nt au poDVoir des Aniit'.
54608niens et du Tukafour. Vos actes dénienltint duuc celte aficctton doot vous vou&
54609vante?:. Jadis les musulntaiu
54610firent une expédiliou
54611contre l'armée
54612d'Abaga
54613égorgèrent ud grand nombre de Tators, acquirent dan»c« contrées la paÎManoe
54614et des succès , et conquirent le royaume de la iamille de Seldjouk. Toutefois ils
54615n*attaquèrent ni maison nî habitant \
54616ils n'eitaoèrent aucune de» pratique» en
54617vigueur. A leur arrivée, comme à leur déparc , aucun musulman n'a leçu d^euk
54618aucun mal , aucun préjudice. Chacun d'eux adietait ses aUments et les pavait
54619avec son or ou son aif;ent ; il ne voulait pas (jue
54620, de son c6té
54621, une main
54622désas-
54623treuse s'étendît sur un seul musulman. Telle est la règle que suivent les peuples
54624soumis à l'isfamisme; telle est la conduite de celui qui désire assurer la pevpé»
54625Inité de sa puissance.
54626« Relativement aux menaces que vous fulminez contre nous, et poui lesquelles
54627vous lâchez la bride de votre kaUtin
54628: a ce que vous annoncez du zèle que vous
54629uiette/.à réunir vos armées, à préparer des machines de guerre, et à tout ce que
54630vous nous signifiez, dans le but d'exciter notre terreur; le Dieu très-haut a dit
54631:
54632« Ceux
54633auxquels on a
54634dit
54635:
54636Les hommes arment
54637contre
54638vous
54639, craignez-les
54640« donc, ont senti augmenter leur Foi, et ont dit
54641:
54642IHen noua suffit,
54643il
54644est
54645le
54646« meilleur des protecteurs (i). »
54647« Quant à ce que vous dites : « Que le sang des musulmans a été répandu
54648« impunément , » combien vous auriez pu vous dispcnaer de faire entendre un
54649pareil langage
54650! et que vous méritetieB de ne
54651recevoir à ce aujet aucune ré-
54652ponse ! Celui qui veut sincèrement la paix et le bien, ose-t^H prononcer ainsi
54653une parole <|ui suffit pour attirer sor lui, de la part de Dieu et de son Prophète,
54654une si
54655terrible responsabilité? Comment peuuil nourrir dans son esprit une
54656paiTÏlIe idde
54657,
54658et se réjouir de
54659pareilles inclinations, sans craindre
54660les
54661cousé-
54662qucnce& que doivent entraîner les erreurs et les inconvenances d'un semblable
54663(i) Coran, Sur. lit,
54664v. 167.
54665Digitized by Gopgle
p. 608
54666APPENDICE.
546673oS
54668discouni? De
54669quelle immère oee-l-OD
54670sacrifier le cang de» musuliufiiis ? car
54671celui qui tentera de ré[»anJre ce sang éprouvera , dans ce monde
54672et dans la
54673vie fiilure, la vengeniice de Dieu, son inimitié,
54674ses cliàtinMOtsI suivant OCtlC
54675parole du Très-Haut
54676: «Celui qui tue de propos
54677délilKM-é un musulman, aura
54678« pour partage l'enfer, où
54679ii demet^era éternelleitieiit, |a colère de Dieu^et sa
54680« malédiclion
54681, et Hieu lui prépare les chAtimcnls les plus
54682s<'V(''res. »
54683(' l.rs clioscs ('tant ainsi,
54684la nouvelle est adressée aux peuples de Fislamisme,
54685cl va leur annoncer les soins extrêmes (|ue nous mettons à faire nos préparatifs,
54686et à rassembler nus armées, qui auront,
54687s'il plait à Dieu,
54688les anges augustes
54689pour auxiliaires; à réunir les troupes de l'islamisme, ces troupes si nombreuses, si
54690distinguées par lear courage, qui ont reçu
54691la prooiessedu secours divin, dont
54692elles doivent être environnées, tant dans lents marches que dans lenn baltes;
54693qui se confient dans cette parole de l'apôtre de llieu: « Les difiiirents corps
54694< de ma nation ne cesseront d*étre victorieux de leurs ennemis jusqu'au jour
54695de la résurrection; » ces troapes,
54696qui, sous le rapport de
54697la défense de la
54698religion divine, réalisent toutes les espérances; qui sont toujours prètesà répondre
54699à la voix de Dieu, lorsqu'il dit
54700: «Sortei en armes, vous qui éles chaigés ou
54701«c à
54702la légère. »
54703Quant à ce qui
54704concerne vos ambassadeurs, ils sont arrivés auprès
54705de
54706nous, se sont rendus à notre cour; nous les avons aocuâilia avec bonnenr ; et,
54707en considération du prince qui les envoyait
54708, nous
54709les avons comblés de mar-
54710ques d'attention. Nous avons
54711t coulé leur harangue,
54712et y avons
54713fait
54714réponse.
54715El cependant nous
54716ti ignorions pas
54717<jiie ces
54718liornrnes
54719étaient dans un rang in-
54720fime, dans une position
54721niiséiable,
54722et
54723(|u'on
54724ne
54725les
54726eût point
54727exposés
54728aux
54729cbances des événement:», s'ils ne se fussent rendus coupables de fautes graves.
54730Il ne convenait guère qu'un homme comme vous envoyât à un homme comme
54731nous de pareils êtres; et une alTiiire de cette importance oe devait être confiée
54732qu'à des hommes qui joignissent à l'éloquence du dûooursuD mérite émineot.
54733Vous avez réclamé de nous des présents, des objets précirax. Si vous nous
54734eussiez adressé de beaux présents , nous vous aurions offeit , en échange , des
54735dons encore plus mirifiques.
54736Si vous nous eussiez présenté un don^ nous
54737Taurions reconnu par un don plu<; précieux. Votre oncle paternel, le roi Ahmed,
54738envoya une ambassade à notre [)ère le Sultan, martyr; lui adressa tout à coup
54739des présents expédiés d'un lieu éloigné; s'appliqua à gagner son cœur par des
5474011. {rÊtttrUmt partie.)
547413^
547421
54743i
54744Digitized by Google
p. 609
547453o6
54746APPBNDI€E.
54747paroles éloquentes. Notre père lui (it une réponse favorable. Par l'eiacle obser^
54748vation des convenance»}
54749il se plaça sur le véritable terrain des choses, et slah
54750lâcha à tout ce que la bienveilhince présente de moyens les plus solides. Au-
54751jourdtliui que les répliques sont arrivées à leur limite, que la répugnance de ré*
54752|)on(lre à de telsdiscoui s est parvenue ù soiiTferiûer Ict nic, nous dirons:* Lorsque
54753« le roi inclinera vers la paix, nous y inciiaeronsét^alc iiii'Dt; lorsqu'il entrera dans
54754« la religion de Moliannued, oht^issant aux ordres de Dieu,
54755évitant ses pnihî-
54756uhilions; qu'il se placera
54757d:in>;
54758le cercle de la foi; qu'il s'attacIuMn
54759;i
54760ses
54761prcs-
54762•f -erijifions avec l'emprossi iiu lU d'un lioninie qui se fait luniiu
54763iit
54764ci"< iitici
54765dans
54766"< celle religion, et c|ui ne M>nj;r
54767jioint à se faire \al(iit
54768;
54769t'\ile di-
54770rcssenildt r
54771«à
54772ceux dont
54773le Dieu
54774grand
54775t'I
54776puissant
54777a
54778dit:
54779iVc
54780iiit-
54781rcpi ikIic/. pas
54782^()tle
54783« islamisme,
54784c'est Dieu qui a droit de vous reprocher de ce qu'il vouh a diiim'
54785« vers ta véritable foi (i J ; que ses actions seront à^mcord avec ses discours; qu'il
54786« repoussera les infidèles pour le soutien desquels il ne pourrait légitimeotent em-
54787« ployer sa puissance; qu'il enverra vers nous un ambassadeur pour chanter les
54788« versets delà paix; dontles allocutions et les réponses seront également sincères;
54789» en sorte que , dans le moment de son retour, diacun se dise : Plôt à Dieu
54790« que je pusse accompagner ce député dans son voyage ; alors nos arguments et
54791«les siens se réuniront pour cond>Httre nos adversaires * nos pannes et
54792le»
54793siennes dompteront les polythéistes de toutes les contrées.
54794«Notre accord fera tomber l'humilintion sur les intidèles. Tout lioniroe qui
54795verra notre union sincère, récitem celle parole du Dieu liès-hant
54796:
54797« Souvenez-
54798rt vous des hienthits de Dieu à \()lrc
54799('j^aid
54800; Imsfpic vous étiez ennemis, Dieu a
54801« réconcilié vos cœurs; en s»»rte que, grâce à
54802sa bonté, vous éles di vcnus (K s
54803« frères (a). »
54804S'il
54805pinit au Dieu
54806Irès-liaut
54807,
54808le tissu de la
54809paiv
54810sera
54811foimr
54812<\v
54813lu
54814H manière la plus parfaite;
548151 union et
54816la honuc intelligence seront consolidées
54817A par des liens qui n'admettront ni solution ni rupture. Et les bases de l'accord,
54818« rïl -plait au Dieu très-haut, seront appuyées sur ce qui est agréable à Dieu et
54819« au Prophète, (sur lequel reposent les plus excellentes bénédictions, et le sa-
54820« lut.)* Écrit le vingt-huitième jour du mois de Moharrem, Tan 701.
54821(tj Coran, Sur. XUX,
5482217.
54823(s) Coran, Snr. III,
54824v. 98.
54825Digitized by Google
p. 610
54826APPENDICE.
548273o7
54828JWaû pu facileineiit couigiieF Ici qudques notes phîlologiqiMS, qai au*
54829raient jeté du jour sur plusieur» expressions oliacures que présente celte dé-
54830pêche; mais il
54831iiui ait fallu donner à cet article nne trop grande étendue. El je
54832crois fiûre une cliose encore plus
54833mile
54834, en recneillani f|uelqties prticularilés
54835assez curieuses sur les usages (|ui s'observaient, dans la chancellerie «gyptienne,
54836pour les corresjMHulnnces que l'on pntretPiiail .ivec les Sultans mongols, ou leurs
54837«îrand-s ofucit'i s. \dici de quelle ninnici
54838s'exprime à ce sujet l'auleur de l'ouvrage
54839iiiùluU' Dti* (lu-a/ùisc/id (i)'. «Datis irs lettres i|iie] on adressait aux prands Kh;1n<î
54840« des Mongols du pavs d'Iran, l'usage voulait, .suivant l'auteur du Tar/f, que l'on
54841« écrivit sur une feuille de papier de Bagdad. » Après la rornîuleyi««f>w
54842Dieu,
54843et une ligne de iait/io<&iA(rîntrodnction) i^, on couimençait parle logrd, qui
54844était tracé eu or incrusté
54845w«jJt,et qui contenait, comme tous les togrà,
54846les titres de notre Sultan. Ensuite on complétant Tlntroduction, et on plaçait d'a-
54847bord la formule jjm
54848jusqu'à ce qu\>n exprimât les litres du prince à qui la
54849lettreélait adressée, el qui étaient les suivants : Â^^U' ZJLyUt SJDt ub^l
54850Li^l IJtlït ûj^'ill^j^j^t ÂeftUdUI «Sa majesté noble, élevée, le Sultan auguste,
54851« le Roi des rois , unique, frère, le
54852un
54853tel. » On n'ajoutait pas le mot LJCl*
54854royale, attendu que,c1iezles Mongols, ce titre ne jouit d'aucune estime. Ensuite
54855on exprimait des vœux pompeux et magnifiques, dans lesquels on demandait
54856pour le Sultan, la gloire, et pour ses
54857auxiliaires,
54858la victoire. On souhaitait au
54859prince des jours éternels
54860,
548611o lihre déploiement des drapeaux, le secours des
54862armées
54863,
54864l'arrixt e de nombreux sujets, et autres objets du même genre. Ensuite
54865venaient des formules qui exprimaient de
54866fa manière la
54867[)lus claire ime amitié
54868constante, une vénération sincère; on
54869décrivait
54870l'altacliement
54871et
54872la
54873vive
54874af-
54875fection que
54876l'on
54877éprouvait;
54878puis on exposait
54879les
54880motifs
54881qui
54882avaient
54883décidé
54884(t) Maa. nnb. 1573,
54885f. «53 v* «t sniv.
54886(») \jt verbe
54887^.iSL'j
54888signifie imprégner, in-
54889rrufter. On lit dans l'<mvi;i;;e doni ]f
54890Joiiiip iri
54891rextrait
54892f. a66 v")
54893; ^JjJU w-Jï-^'-i
54894C»
54895^t^~Jb siX-jJ
54896^^^ix-ll
54897-i lîcrilc en or avec un
54898AmAh* bien
54899Mili<>, et imprégné
54900<le noir. » Plus
54901ha»
54902(fol.
54903'irr
549041"'
54905:
54906^C)_J'
54907« I,'incru5t;ih(iii
54908,
54909l'oi- rt
54910le tmir.
54911»
54912t).!!)-!
54913Il> Fiiki-
54914fiat-nlAhol/i/a
54915I p. a3/i)
54916: w«»jJb
54917"
54918(
54919I
54920fiit iaeruilêe iTor.* Dhm I« Mmaket-^ d'A~
54921l)oii'lniahiWen(t. V, m. 75i,
54922f. i35 \']
54923: Jiiit L
54924L|Sly JjU
54925s,-^^^ i^l ^1 « Je ne
54926« crois pas que persoDOe puiue tracer une pt-
54927« idlle ieritiire,
54928ai imîler son
54929iocrustatioo.
54930Dans Vllistoire de Beirout (njaii. 8a3
54931,
54932f. 5a v*)
54933:
54934,
54935.otjJl) lCj_ti
54936ilM • Les cbaloiM in-
54937• crustés d'or.
54938>•
5493939.
54940Digitized by Google
p. 611
54941. le
54942torrah au covomioeiiieDt de h
54943feoille. •
54944Plu» ba^
54945[îhifi. V*), ou
54946lit reite note marginale:
54947reste de l'écriture , par un es|>nr(>
54948hlitnc
54949,
54950f](ii
54951règuc eoti^ Ici deux. Cest ainsi que de» che-
54952• veux, isolé» d'une nume de clwveiix* sont dé-
549533o8
54954APPENDICE.
54955FenN ui de la lettre. On teiminait par un Muhait magDifiqiie, et une ëniim^nK
54956tioa des lettres
54957et des services que Ton voulait mettre en eeuvre, et «aiquels
54958on annonçait devoir se livrer avec empressement»
54959«Dans celte lettre, l'introduction
54960:
54961_ L ^
54962, |e togrdti le titre ëlait ni .'crits en
54963or inci nsié ^C^l s_-.»jJ!j.
54964Il en était de même toutes les fois que, dans le texte,
54965se trouvait un nom rcspertahle et imposant
54966.
54967te! que celui du Dieu très-haut;
54968celui
54969(le notre Prophète, de l'un des prophclos ou
54970des ailles;
54971la mention
54972de
54973la religion de l'islamicinie: celle de notre Sultiui, ou
54974«lu Sultan a (|ui
54975était adres-
54976sée la dépêche ; ou quelque cliosie qui eùl rapport à ces deux princes
54977,
54978tels que
54979à nout, à vous, auprès de rioust auprès de vous. Tout cela
54980était écrit en or in-
54981erusté ; le reste était tracé en encre noire.»
54982« L'ouvrageintilulé tow^z/ajoutcaux titres oeiix de Sultan etlesmofsUU
54983éJ^/tute, sJUrt par/où. Au mot jJL*,
54984il substitue IJtli} puis
54985il ajoute hii^
54986JUsttSt^ gloneux. Puis Tauteur ajoute: « Le torrv/i
54987( i )
54988ïjl, se compose de trois
54989(i)
54990motï^déiîgnaitletmMMVHMHMnrrf'ttw
54991W^J ^ ^tT^- ^ ^ lja-Ui-»t
54992Ȕic!
54993lettre. On lit dans
54994\r, DUvdn'ntUuehâ
54995(f. aoy v')
54996:
54997\J-^i
54998^'^i ^<^'
54999»;«^^
55000i^J»Jt
55001jJuJi Juo
55002. On ««en» après
55003Ït^
55004-J*^
55005^J* Lrç-«
55006• le commeocenient de U lettre,
55007c'est-à-dire le
55008*~:r^ ^X»'^ ^^jJl i^^Ja
55009"^^^
55010* tamk. > Le même écrivain
55011dit (tftf.
55012que ^
55013' »
55014.* gjj-^
55015j>^- f*
55016i'L«..hL^
55017le* diplômes d'inreMitare se conpotaient d'un
55018Lt-LLl» ÇJUt
55019^JaîJt
55020^
55021f JJ^H
55022ItormAiip.
55023.
55024r .l'.,n to.tt-
55025Ailleurs lf.„ov): ^|^
55026J^^M ^^Li'ïjLdîl
55027p'î/l
55028^ -^UL-j rjj< ...L^ ^1
55029y, J^j^1 ^
55030. I^mot tornh,
55031.,_^jju
55032Si
55033te torrah est écrit en
55034* ^^^^
55035langage des écrivains, désigne Yextré-
55036«or, lenoin augssle dtemai tncé en «r. >Plii8
55037* ""'^ tufiéneai* tk Ui/èatUt. Emuife, an Te
55038j
55039bas(f«l.a.i,«):SlJJt,j--jL^
55040-J
55041- H
55042««-«ployé pouri»diiiier«j«/r»/ r.Vf„,/^
55043XWJlj
55044. L'espace blane*^ hls.^mvc le
55045^'^
55046"
55047!
55048- tem,A
55049et
55050la formule
55051:
55052a'a nom
55053<le Ihru
55054. Ail-
55055'
55056^
55057^"'^"^
55058'
55059'l"' "
55060|
55061leun (f. i8> r-)
55062: ^-J^ 1 J.!
55063,
55064I
55065«t*8uli«-,
55066le rapport de h laogue.U moi
55067îL^.
55068i
55069.
55070-" U
55071t
550721
55073ni
55074'
55075»
55076'
550777
55078«dérive de mmj//
55079tiui
55080, en
55081p u I;mt d'un
55082habit,
55083. au commeï;ceme^de U lettre, sur la pramiér.
55084"
55085. pertie d« h feuille, sans la formul,
55086,.u n.^
55087' A««Ie. AlMr^*to«fa.Ile.t.»«pe«IW.
55088.A/ïfe«..PIusbas(rol.,88r-J:A;_i,
55089" que ce motemproBlesaaBmliealioodu wi*e
55090jyjJ' Jji J =>JI.O»eoiame«ip«;eeri«
55091P«'-«q«»h «mi* «t^puéda
55092'
55093*^
55094. reste de l'écriture . uar un e»i>9«»
55095l>l«nc
55096.
55097nui
55098Digitized by Coogic
p. 612
55099AFPENDICS.
55100309
55101« bandes
55102la formule au nom de iiieu est trwh ta or inouaté «,^«bJXi
55103* «.*iu»)Ul avec des étif allongés ,
55104et
55105formés avec une i%le. Ensnitc vient la
55106•t ithodmh (introduction) qui commence par les mots huangc à Dim ju«,tf-J1
55107« lû; puis la première ligne, qui se trouve immédiatement après la formule d)t ^i,*^,
55108«et la seconde sont Àirites depuis
55109le commencement de
55110la
55111feuille, dépaa-
55112«sant ainsi les autres lignes qui, k partir de la troisième, conlinuent jusqu'à la
55113• fin de
55114la lettre. Entre les deux lignes susdites, qui est le lieu réservé pour
55115aV^dmah
55116auguste, est placé un
55117topit en or, contenant
55118les
55119titres augustes,
55120« ainsi qu'on le verra ci-après. A
55121la suite de ces deux
55122lignes, qui touchent
55123le
55124<i togrti susdit, régnent
55125les autres lignes, bordées par une
55126belle marge ^^^^L»
55127«placée, comme d'ordiTiaire,
55128à
55129la droite de
55130la
55131feuille. Toutes
55132le» lignes
55133SOnt
55134H complètement n iiijjIh
55135,
55136iuscju'à
55137la
55138fin de
55139la
55140feuille. On y laisse une place vide
55141« pour rccevoii le lamgnh
55142>• L auteur du
55143ajoute
55144; Dauâ cette corres-
55145pondance, le titre ^I^Jlc se compose des surnoms w^ljJI, jusqu'à ce que Ton
55146arrive au surnom essentiel; ensuite, on place deux ou trois souhaits, tels que
55147ceux-ci
55148: Puisse te iHeu irês-haut exalterta stmerameté, rehausser sagmndew;
55149et autres vœux du même genre. Ensuite on mentionne le nom du Sultan i qui
55150la lettre est adressée; puis ou écrit
55151: Behadur-kUda JL^
55152*ÎDsi que
55153sous le règne de Hetik-Nâser, on se contentait iTécrire ^^ukir-khan. Ensuite
55154on applique un tamgah d'or sur les bandes de la feuille jL^jl renfermant les
55155titres de notre Sultan. On commence par le preniier tanigah, placé à droite,
55156sur la première iMuide; puis à gauche, sur la seconde, jusqu'à ce que l'on arrive
55157J ' ' ^
55158'"i j*-? ^.r^
55159»jr^ «t*
55160«lomHlieetmpowd'un ordre auguste portant:
55161•^qu'il soit instntté.
55162« Ft
55163(fol,
5516429',
55165r°)
55166:
55167ii'j)o
55168wU^^ÂiJt
55169« Le torrah
55170était forme du aooi au-
55171fiiMe.> btM YBiuain des PMHtuthes é^A-
55172/rMHdNt (tma. II, p. 3BS) : ^ jJLsL
55173ij'Js
55174" t1 «'rrivil (te sa ni.iïn sur le tormh.
55175ïje mot
55176s'emploie
55177aussi
55178dans
55179le même
55180»eas que
55181l^aJ», pour désigner
55182le
55183chiffre d'un
55184prUtet, On lit dans VBUtoin ^Égypte de Ojé«
55185berti ft.
55186I
55187, M. 34 v*)
55188: LjJft ^Lj J 2_SL. O^jj
55189'ijit « On apporta ane «OMiaie d'or sur laquelle
55190- «Mit vu tmmk, > Ailleun (Imb. Il, £ »7i «•) :
55191ij^^
55192LifSa
55193Des pièces d^ttgoit
55194» »ur lesquelles étaient graves son nom
55195'^t
55196-
55197in
55198mtorrult.» Daos une Histoire d Jîgjptc i^i^e mon
55199naoïtacrit, f. Sa
55200r<)
55201: ijAi ^^J^^
55202«-j'.U • Cent
55203i4eitryl (sorte de monnaie] ao ienek.» Phie
55204loin To!. 57
55205r'"
55206:
55207j ijJas
55208.
55209.
55210.
55211SLC
55212Uiie monnaie
55213d'or, au milieu
55214de laquelle est
55215" gravé m tnrek. » Et, dam le même oaviage,
55216le metlfp» désigne la moimeit eUt-mêiu. On 7
55217lit (r
55218ijl ûL^«Trai*c«ittom*(|pièoK
55219de moaoaie).B
55220Digitized by Google
p. 613
552213io
55222APPENDICE.
55223au dernier, tracé à droite. On ne met point de Utmgah sur le toÊToh bleoc}
55224l'écrivain laiase un vide, tantôt à droite, tantôt à gauche. L'auteur du Tmddf
55225donne à peu prés les mêmes détails; |Kiis il ajoute
55226: dans le corps de la lettre
55227on intcrcalle des vœux , en faveur du prince, tels que ceux*ci : Que sa grandeur
55228s'accroisse
55229: que sa justice se perftétue ; que Dieu exalte son
55230séjour,
55231et auli-es
55232semblables. Dans le litre
55233.^tys on ne place pas uiiedésignalion du prince
55234yu.»
55235«I/aulciir du Tarifajotite trois points rjuej'ai voulu faire observpr
55236: le premier que
55237la désignation du mtiiianjuc se trouve indiqurc dans
55238le
55239litre ^Sy*»
55240qu'ensuite
55241après
55242la mention du
55243ikjiu. on place
55244le mol
55245liiuin
55246^,1»., et on
55247<lit
55248: /iboii-Snîd-
55249lUlKiilur-Ji/id/i. Le second,
55250<|ue
55251l'un
55252n'applicpie
55253pas
55254le taf»<iHh sur les bandes
55255JL^a^l (i). Et le troisième, que, parmi les surnoms, on omet celui de Hoi. »
55256[i) Le mot
55257qui bit au pluriel J.-^^l,
55258déûpM! mue tmde, «m £Mfw«f|c de fmpier om
55259tk Ms, On
55260lit dus VBUtMr» d'Btp^M d«
55261MaUrri
55262(t.
55263I ,
55264f. ia8
55265r')
55266: ii.^
55267^
55268j ._»J' (jt^-^
55269"
55270menbrr se compoM' tif
55271« nt'HU'-six mille languettes
55272: de bois;.
55273" Ailleuis
55274(fol. 96 r")
55275: LipUL) JL.tfj^l
55276.
55277.
55278• Un traVne dont les ian^neltes ctaiciii euiiverles
55279• H'arL'fltf.
55280l>.Tns un TmUr de g< o^rdfihïc iinibc,
55281dont
55282le
55283niaiiusci'it
55284aj)|);uti(
55285iit
55286a
55287M. Dclajwilc
55288(f. 6S
55289: Lfels si»3> Su Jju ^^f^cj ii^*^
55290^fAià^ ^U*jt
55291" Vingt-trois bai-qiic*
55292sur Ics-
55293• quelles on aT.iit étendu
55294il< s
55295lviiii(.->
55296ilr
55297Uau& le Traité tte pharmacie, inliiiile akrabadiii
55298lin. ar. io36, foL 87 1*) on dît, en parlant d'an
55299aUmbie :
55300u^^'
55301luteni Im inmdn
55302" dont
55303il se c«in[if>,c.
55304" Dans l'Histoire tt'Éffrpti'
55305d' Ahnu'lmaliàsen
55306i;ni. û6'i,fid. 166 V*J
55307: s^,„^lS
55308lij JLiu wiî^' ô'^J' " " MrÎTÏt, «a
55309rei>oars,
55310< Mir In bondes
55311(|ni composaient
55312le» IcUres.
55313Dan»
55314Xi: Fakihat-aUholafa (p. «34
553151
55316: .'j^-'
55317%
55318jLojl
55319ijji.fr .iM
55320» Au coiDineocemeut ilu
55321(lifcnun, «près avoir laW»é plmieu» bftMk*
55322« (vides). • Dans le Ditvdn-alinschd (f.
553231 10 v*J :
55324iJuJI . Ce sont de pctiiei feuilles qui cquiratent
55325• à un tim d'une
55326b.indc dn papier ordinaire.
55327•
55328Anicnn(f. iiS v")
55329: <u> ^jJI
55330^Li j
55331î1m...;U « A rcxtériear de la bawfe ruf laquelle
55332« est écrite
55333lu formule
55334jiu nom de Dieu.
55335« Plus
55336l. is
55337; f. .46 v°)
55338: lÙij^\ oLft-LLjl J
55339^
55340^
55341~J j
55342'
55343'
55344iJ^J^ " L<i torrah^ dan»
55345•
55346gramin dépêche», te conipoiait de troi»
55347« bandes, et dan» les petites de deux. » AQIcnn
55348r, >i
55349, R3r"
55350: -.j J1
55351Jîfldîl ^ L|!U-«
55352J-.rjJl il—j,
55353^s,
55354n Sn
55355pt.iri', druH l'éci irurc, était
55356à la
55357lin de
55358in
55359léiuili', nu
55360milieu de
55361la bande.
55362'
55363Plus bas (f. 188 v") :
55364s^l
55365jju >i>j^^
55366L.;o--> JUojl
55367« On laiiM, aprèi la bande du
55368torritli, six bande» en blanc. • Kt [ibid)
55369i Jj>si
55370Jw^jl
55371^L_Jl
55372jLtf'j!
55373« L«c*
55374bandes,
55375• restées en Ulaoc, »onl an nombre de rinq.
55376"
55377Ailleun (f. «08 v*) :
55378JUjI mÎI; ,.^5^ ^
55379^yC—C» < On laisse en blanc) trois bandea,apvè»
55380» qnoi on écrit.» Ailleurs (fol. aïo v°): ^j*-^
55381• I-es
55382trois
55383• baude» sont
55384collées sur
55385le
55386placet.
55387• AiUcun
55388J. îi. r^:HL. J-«jJl^T^jJ! ^In.. M « La
55389m ligne qni est A la fin de la bande inrériemw. •
55390Ce qui
55391est
55392• écrit sur trots bandes. • Et (i6m/^
55393:
55394^^^^
55395Digitized by Google
p. 614
55396APPENDICE.
553973il
55398« Quant h Tatan^mah
55399y, suivant Tauteur du Tanài/, elle est écrite au côté
55400di-oît en deux iigneS) la seoonde et la
55401ii oisièmr.
55402au
55403voisinage de I» place
55404(io
55405ValdnuUi
55406u>)^, sous celle
55407roi ine ^li jjLi^^ Vafj'ectitwté lui
55408tel. On
55409lit dans
55410quelques ouvrages que celle formule était
55411('n ite en ocre rouge de l'Irak. Voici
55412la copie d'une lettre écrite au nom de Nàser-Moliainmed au khdn Abou-Said.
55413t
55414u
55415.T-'.ffi
55416.7
55417r
554181
55419-Il
55420.
55421ii-iL-JlJ-*^! «Après avoir Uisic cinq bande»
55422^^^
55423J
55424^
55425•
55426«Minclies, on commenn; pirecnrela Fomul»
55427. «lue
55428la
55429fin
55430<U- rikriturc rt-ii<nulc
55431ù la fin
55432<le la
55433.„
55434.
55435,
55436.
55437,
55438...
55439,
55440,
55441'
55442'
55443" -^r< nom oe
55444an litut de- la sixième bande.»
55445•> band.'.. nh
55446'
55447: JU^.' XL- Jj'^'f^î
55448, ^>.-'-Jt)_y»
55449Aille^irs
55450f. a»u
55451: s^LlJN'l ^___J1
55452ÏjL*51 ^kj
55453i^kx}\ J—
55454l.tispacc
55455^^-^ «i-oistiiie
55456I on a fini d'écrire
55457. UaDc ne doit pas dipasser trois Undes , da
55458• >•» titres, on laiu« une iMuidc en blanc Aîl-
55459" genw de eelle«o& est lelomiA, dans le paiii. r
55460'«"^
55461( f-
55462J
55463: ^ *^
55464J--«jJI
55465<|ui
55466est
55467;iu-ile»sii5 du format ordinaire.
55468• Ail-
55469^'^^ J^J-^' Jj' <J
55470—T-^ «I-a Lande sur
55471leurs
55472f. a48 r'
55473:
55474«ojt L*J
55475^ JwX-j .JwaJI
55476' •«<P«*"*
55477«c'i'i cusuilc on trace au nom de
55478Ulj
55479il^!,
55480. U conuucu.eu.eot de la
55481•'»^«'««™««>«i»c«.ldel.,,»|rièo.el«.de.»
55482.lettre « tnate aprè. troh liandea (btanetaes)
55483î''"*
55484o'-^J 'S^î-^
55485> et la forme auguste
55486: yiu nom
55487(f. aSa v"}
55488:
55489J.^^ ^JLÎ^_œ—'
55490yp-^
55491"
55492«îe"" bandes
55493en blanc, outre celle qui
55494^IJaJ!
55495jLojl
55496• Il est écrit Mlr les cbmx
55497«présente
55498te Uarah;
55499puis,
55500la
55501quatricroe
55502« tien d'une bande de papier, de celle dont se
55503« bande ou
55504écrit
55505:
55506nom de
55507Dira.
55508<• Et enfin
55509• comprise
55510la
55511feuille des
55512dépi-clie» portées par
55513(f. 3i6 r";: ^
55514\J~^ 'iyJLJI ^ ^
55515i
55516,
55517^ H
55518les pigeons.
55519. Plusioiu (f. i»54
55520r°:i
55521: ï jia}) ^y^S^
55522îl^.-JI w:-C J
55523L*!* j!
55524oLÏliU'
55525jLoj!Âiiî«LetorniAe»tfonnédetroisbaudc*.»
55526J^J^'j' O^Ld' J-*pl J^l « Le blanc iaiué
55527Plus loin (r. sS5 r*)
55528: ^
55529^ t ^ tUyJLil
55530« après le JWraA a lien eomme dans les corres-
55531,
55532) \
55533" Le to/z/^'n/t est applique sur la
55534«pondanccs;
55535il
55536est ou de
55537dcii.x bandes ou de
55538« bandeau côté droit.! Ailleurs ( f.
55539v'
55540,1-
55541'trois; cmuitc on
55542écrit
55543'tir
55544In troisième ou
55545la
55546^ l ,3 Â\,M..)b
55547Lï>L..j ô^j^ *
55548...
55549, S
55550< qualricmc bande la formule
55551nom de Dieu, •
55552Digitized by Google
p. 615
555533ia
55554*
55555APPENDICE.
55556^ikM! l»jJb ^,a&^ Âflj^I Iî^mk'U «jLUij
55557j^^'f jjl>..M M
55558JLl^\j sSX33
55559àjJ^ J^j\ sl^j jJU il5l çX^}
55560«Au nom de Dieu clément et miséricordieux.
55561Louange à Dieu qui, par sa bonté, a fiiît de nous des frères, et noua a réunis sous
55562^
55563son (diâssancecomme dca racines inséparsd>les, comme des rameaux
55564^.
55565\^
55566(d*un même arbre)
55567><v
55568%
55569V*
55570^ I^très-graadSuUan,leroiprotégédeIKett«savanl,ju8te, ^
55571%
55572dérensenr delà foi , guerrier, conquérant
55573, viclCMÎeak.
55574Suivent tous les autres litres.
55575« Nous
55576le louons des Meiifails dont
55577il nous a comblés; nous lui
55578Itinoiguoii»
55579noire reconnaissant^ de
55580la Taveur
55581<|n
55582il
55583n(»iis a montrée
55584; nous
55585sollicitons de
55586lui un surcroit tic ces dons qui uni embrassé à
55587la
55588fois ceux
55589d'entre nous qui
55590sont près ou
55591loin.
55592ISous
55593attestons qu'il n y a pas d'autre Dieu que le Dieu
55594unique
55595, qui n'a pas d'associé. Cette profession de
55596foi est semblable au soleil
55597qui ne hisse sur la terre aucun lieu ou
55598il ne se montre.
55599«r Tout cela continue jusqu'à la fin de la lettre. L'«»paoe laissé entre les lignes
55600est en proportion de la largeur de k reuille. En s'adressant au Sultan , on le dé-
55601signe par K sa majesté auguste.» La pièce se termine par un soubait pompeux
55602,
55603tel que ceux-ci : Puisse Dieu exalter sa gramleur, affermir le s ftmdeinenls de son
55604empire
55605T>e tamgah est placé sur la bande, au côté droit, et imprimé en
55606or.
5560711 coiUient les
55608litres de
55609Sultan, sous
55610cette forme...
55611Il en est de
55612même au côté gauclic de la bande seconde. »
55613«Suivant quelipies rveniplaircs, le togriàh^ qui devait être écrit en or
55614,
55615était
55616tracé en ocre
55617<ie
55618l lrak
55619»
55620« I.'aulcur du ^//////.ijoutc
55621: Lorstjnc l'on écrivait à Schplkll-\wl^, souverain de
55622Tebi'i^el de Bagdad, ainsi qu'à son
55623fils el successeur Jlastui, la lettre ctail tracée
55624sur une denii-Teuille de papier ^.„a.'.Ji m.J^\ elle portait ces mots :aQuc le très-
55625Digitized by GoogI
p. 616
55626APPENDICB.
556273f3
55628« haut IKcu «lalte les auMiiaires de sou altesse auguste , ûéitée, grande, sou-
55629« vcraine, savante , juste, prot^^ de Dieu, conquérante , victorieuse , uo tel,
55630« le Sultan (eu le désignant par son soraom propra) ^LLjtjL«Jt ^LaJ' «Ûl
55631J%i\ jOil
55632^^J\ JïUI^UJl^ULUI^^hJJI^^I
55633^^UJlwJi'b ^iW» îJJUI wJil..
55634.
55635L*auteiir patle ensuite tl'une
55636lettre adressée par Timour-leiik
55637iTamerian) à
55638Melik-J>àiier-Bnrkok. Elle était, dit-il, écrite sur une feuille entiôrc de papier de
55639Syrie ^^^LiJ!
55640Jaî j,. La tardjcmah (signature) était conçue ainsi:
55641Jiniour-Kutu/aiH. La réponse fut écrite sur une deini-reuille ^-o.- M ^ 1,
55642^. On
55643se servit du protocole employé pour les énUrs-alolous de ces contrées; attendu
55644qa*il n*avaU pas le titre de khdn^ ce qui blessa vivement Timour.
55645Après la mort de Meliit-Dfther>Barkok, et llnvasion de Ttnioor-J«ik en
55646Syrie, sous le r^gne de Melik<NAser-Feredj , plusieurs lettres furent adtessée* au
55647souverain Hongol. Elles commençaient par des wJ^ Âhotàak (introductions)
55648convenables à la circonstance. On lisait entre autres : « Nous avons adressé cette
55649a correspondance à son altesse ^1 un tel (en mettant ici ses surnoms) ; nons
55650« lui (ifTions
55651tel salut, lell« louange, cl noUS présentons à sa science auguste..» m
55652On variait beaucoup sur la manière de commencer ces lettres
55653: tantôt elles
55654s'ouvraient par
55655la formule juy Ul
55656;
55657tantôt par
55658celle de
55659lÂ) ji^t «Louange à
55660« DieiT. n Dans les lettres adressées à Schali-Rokli, fds de ce prince, on écrivait
55661sur une
55662il( ini-leuille de papier, et l'on employait cette forme : « Que le Dieu très-
55663« haut exalte les auxiliaires de son altesse
55664^LLlt auguste, grande, savante
55665, juste,
55666«protégée
55667(le Dieu
55668, l'appui ,
55669le reluge, l'auxiliaire
55670^iltl .UA]1,
55671l'asile de
55672«ceux qui tu clietclient, le refuge des savants, l'auxiliaire des mis et des sultans. »
55673La tanljanah
55674(signature) I^y;
55675portait
55676son frère \ elle tarif (}dL désigna-
55677tion) les mots
55678^,;L. Scluik-rokh-Ikhadur.
55679L'auteur, après avoir parlé des khdn du Kahdjak
55680, continue en ces termes \\\:
55681«il exista, enire les princes de cette contrée et nos souverains,
55682des relations
55683«d'amitié, d*attachement, d*union sincère, qui commencèrent au
55684règue de
55685•cD&lier-Bibars, et continuèrent dans la
55686suite. La correspondance qui
55687avait
55688« lieu entre «ses monarques était de deux espèces. Au rapport de Fauteur du
55689« Auv/*, on écrivait le plus ordinairement en langue OKHigole. Le soin de ré-
55690(i)
55691Kol. aGG cl suiv.
556921 1 . (quatritme parité.)
55693Dlgitized by Google
p. 617
556943i4
55695APPENDICE.'
55696« diger ces dépêches était confié à Ilmetch-Hlolwinnied, TiiDOurboga-NAseri, Ar*
55697« gadak Tinterprète; ensuite on en cliar^'ca Twuiaaa-assdAi (récbaiMon). Ce fat
55698« lui qui écrivit au nom de Dàber-Barkok , au commencemeDl du second règne
55699« de ce prince
55700«
55701«Tantôt
55702la conrsponflîince avail lien en amlip; et alors, ainsi que le rapporte
55703l'auteur du
55704lan/iif, on
55705sai\;iil
55706Ir^-^
55707niénies
55708l'ormes qu'à l'égard du souverain de
55709l'Iran.
55710Sous
55711le
55712rt-^Mic
55713de
55714Mi lik-Nàser-Moliammed-ben-Kelaonn
55715,
55716le»?
55717lettres
55718adressées à IJzbck, muuarijiie du
55719Kal)f!f;»k, étaient écrites sur la largeur d'une
55720feuille entière de papier de Bagdad.
55721ls la (urmule Au nom de Dieu, venaient
55722deui lignes disposées ainsi
55723:
55724m
55725hx^\ Al] ,jfs>L>y
55726a Vàr la puissance du Dien très'liaul et les heureuses influences de la
55727reli-
55728« gion de Mohammed. » On
55729laissait vide la place de ValdmaA , puis on
55730inscri-
55731vait les titres du Sultan. Après la formule Loua/ige à Dira,
55732venait une AkotitiA
55733(Introduction) extrêmement
55734courte.
55735Après
55736quoi on
55737disait: «Cette
55738lettre
55739est
55740• adressée à sa majesté auguste et élevée, à la majesté du {ptind Sulian
55741,
55742notre
55743«frère
55744utérin, le savant,
55745le juste, le
55746K/iti/t grand et unique,
55747le
55748.u ha/unschuli
55749«(roi des rois),
55750le roi
55751l /hfck
55752,
55753le
55754Kfifhi
55755, .Sultan
55756<le l'islainismc
55757ti
55758dp'* musu!-
55759<' nians
55760,
55761If
55762pliénîx des rois
55763t'I
55764îles sullaus,
55765l^i ("olomic du trour
55766,
55767\v Sultan des
55768«Mongols, (iu Kabdjak et des
55769liucs,
55770la
55771ixatité dos monarques du nioiuie,
55772le
55773A pilier de
55774la
55775maisou du
55776Djt'oghi/-l\.liàu
55777,
55778Muc/iC- L amgadj
55779,
55780le possesseur du
55781trône et de la couroutie
55782,
55783le bras droit des liommes pieux, le trésor dts vrais
55784« croyants
55785; que Dieu exalte sa puissance
55786,
55787qu'il
55788protège ses armées et ses dé-
55789« Tenseurs. »
55790Les souhaits
55791étaient conçus en ces termes
55792:
55793« Que
55794ses
55795lances
55796«
55797ne cessent de hAter la mort de ses ennemis » et ses doigts de vivifier
55798« les espérances de ceux qui implorent ses bienfaits \ que son œil soit cops-
55799« tamment dirigé vers des actions nobles; que son mérite
55800brille comme un
55801•I chaton
55802, au milieu du collier de la t;!uii o. Nous adressons cette lettre au prince
55803«pour lui offrir des souhaits de salut, dont on puisse
55804lire
55805les
55806versets et
55807les
55808« .surates; qui se perpétuent
55809tout à la fois durant les soirs et les matins. Non*;
55810» faisons connaître
55811à
55812sa
55813science auf^nste, que nous
55814le salnons d'une manière
55815« spéciale
55816, et lui conuTuiniquons
55817d'autres
55818sujets:
55819nous
55820informons
55821sa science
55822R auguste de telle ou
55823telle cliose. » Du reste
55824, on avait suivi une marche ana-
55825Digitized by Googlç
p. 618
55826APPENOICB.
558273i5
55828logiM à celte qui avoif été employée dans la lettre précédente, relativement aut
55829titm, au tatngah, à ce qui était écrit en or ou en noir, etc. »
55830LViateur ajoute
55831ici en mai^ une
55832observation assez curieuse
55833: « Lorsque la
55834«paix,
55835eut été conclue entre le Sultan Nâser-Mohammed-ben-Kelaoun,
55836«et le Khàii AIjou Sait!, le kadi A!a-fd(nn-F.hn-\li]t1iir rcflt^cLit durant un moi»
55837«sur la forme
55838i\\}f- l'on devait adopter pour la correspondance.
55839Il
55840dit
55841;iu
55842Sul-
55843o lan
55844: Si en écrivant au
55845prince nous employons
55846la
55847foimulc, son
55848frère
55849« peul-cUt!
55850la
55851ulioiie ne
55852lui cuuvifiitlia-L-cHe
55853pas.
55854Si nous
55855iiielluiis» le matnlouk
55856et que uous ne disions
55857pas:
55858il
55859est
55860le
55861nuunluuk ^ ce
55862sera uue honte pour
55863ir nous, et nous ne pourrons plus cbanger le mode de la correapondanoe. Nous
55864« devons donc
55865suivre
55866la marche habituelle, écrire
55867la formule de Xalânmk en
55868« grandes lettres d'or usitées en pareil cas , ainsi que Ton inscrit les titres du
55869« Sultan sur le tc^h des diplômes, et tracer tout en haut le nom aufuate,
55870« savoir
55871: celui de Mt^iammed. Le Sultan approuva cette idée , et la réalisa i
55872«ce fut ainsi que le U^^tih fut placé sur les lettres adressées aux Khâii.
55873« On a
55874dit ci-dessus
55875(|ue
55876le papier d'or sur lequel devaient
55877élre écrites les
55878lettres destinées pour les Klidn
55879, Fazur
55880,
55881la boite en cuir qui renfermait
55882celte
55883dépêche, devaient
55884élre fournis parla chancellerie particulière du Sultan, et
55885que cVlair de
55886l.i
55887(|u'()ii
55888les liiait.
55889t l.e sceond <ieiirede eor resiioiidaïue a lieu avec d'aulres personnages que le
55890kiiàn auprèiue; elle se divise en deux espèces: la première s'adresse aux onicier.s
55891de la cour des K/uin, administrateurs de Tempire, et autres. Dana ce royaume,
55892comme
55893dans
55894celui
55895de Flran,
55896la
55897hiérarchie
55898se compose
55899des
55900énûp-tdiAfUâ
55901^^J^^l .1^1 et du
55902viair. Seulement , dans la première de ces contrées, les énit^
55903nhlotu n*ont pas l'autorité, le pouvoir, qai distinguent ceux de riran, et leur
55904sont inférieurs, sous le rapport du rang. Us sont au nombre de quatre,
55905comme dans TEran;
55906et le principal d'entre eux porte le
55907titre de àeklarbeà
55908^.ftfii^SlÇ. « De ce nombre, dit l'auteur du Tankif, était Katlouboga>Inek} on lui
55909«écrivait sur un tiers de feuille de papier «.tJbJl^
55910en ces termes
55911: Que le
55912«Dieu
55913très-haut accroisse la prospétiié de
55914la personne illustre
55915'
55916n qu'il
55917la récompense de son affection ancienne,
55918et
55919protège ses
55920nobles qua-
55921« iilés
55922I
55923I
55924j. Celle lettre est adressée
55925:i sa pei-sonne illustre ^'U! ^'s-i-cc-"^
55926«pour lui oflrir un
55927salut
55928conq)lel
55929, et uue
55930louange perpétuelle.» Aux
55931litres,
55932Digitized by Google
p. 619
559333l6
55934APPENDICE.
55935on
55936ajoiiiait celui dV-Z/rtir/
55937,
55938de AwVm ^^^yj] ^^SiAJiH. Valdma/t se com-
55939« posait du mot i^t son frère.» Le /^r// (l'adresse)
55940portait
55941: Katloubt^a-Ioek,
55942iieiilenanls
55943jU du k/i(f/t Djani-Bek. Quant au vizir, l'usage voulait, suivant Taii-
55944tcur du
55945Tankif, qu'on
55946lui écrivît sur un tiers de feuille, en ces termes
55947: Que le
55948Dieu
55949très-liaiil rd
55950i nisp
55951la prospérilr du
55952mpf/JltS'd/i J,L»JI
55953^^^-JLs-l|. Puis, on
55954ajoutait la
55955st'iic romplete des tilits
55956(onvienncnt aux
55957vizirs. Le souhait se
55958composait de!» niuis suivants
55959: « Que
55960s< s jnuii soient conslanmient
55961le point vers
55962« lequel se dirigent les espérances; que ses ordres soient obligatoires pour
55963le:»
55964«destins; que son temps soit un butin pour ceux qui réclament des bienfaits.»
55965Cette lettre est adressée au med/Us-àli, qu'elle gratifie spécialement d'un salut
55966complet, d'une louange abondante, dans tontes ses parties. Nous notifions à
55967sa science auguste telle et telle chose. Vttiitmah était formé du mot iaJIj son
55968père. Le tarif ^l'adresse) se composait de* mots : « Le Khodja Malimoud, vizir
55969du kAdn de tel empire.»
55970« La seconde partie des personnages autres que le f./iihi, se compose des gou-
55971verneurs des villes.
55972Il s'en ti-ouvait plusieurs avec qui l'on correspondait. Le pre*
55973m\er riait
55974le gnrtvcrneur d'Aziik ^jl. Ce nom désignait uni'
55975\illc
55976située
55977sur le
55978rivage dv
55979la mer de
55980)/r//??V/7.i- '^Mfrolîs^. appelée aujoiii<riiin mei d'A/ak
55981,
55982ajjl
55983Suivant l'auteur du
55984'lHnkif,
55985r('ii<|iii tte voulait qu'on
55986lui
55987t'c rivil sur du papier or-
55988dinaire ÏjIjJI ^JaS.
55989k-lire portail
55990Itj» mots
55991: Oj
55992WmvjrV,
55993le terme
55994tiïi
55995<' élevé » ïaltuntih
55996« son frère ». El le /«/•(/ (l'adresse) était ainsi conçu " au
55997gouverneur ^^ztUt ^jl „,j,OkLo J,l. »
55998c Le second était
55999le gouverneur de Krim p». On désigne par ce nom une
56000contrée septentrionale, placée sur le rivage de la mer du Pont ^jàt*
56001appelée
56002aujounThui mer de Krim pJI yx-*
56003Elle a pour capitale la ville de Saigut
56004oli^» située à une demi-journée de la mer. Mais le nom du pays a prévalu
56005sur celui de la capitale qui est connue sous
56006le nom de Krim. Elle est située au
56007nord-ouest d'A/^ik, à
56008la distance d'environ quinze journées de mar^e. Suivant
56009l'auteur du TanAift dans les lettres adressées à ce gouverneur, on employait les
56010expressions
56011Jue rflr fst (ulnw.Kt'p, l'épitlièle J,1jJ! ('Icvcp, et VaUlninh formé du
56012mot
56013î,i.'. D'après ce (pie j'ai vu dans quelques registres,
56014la lettre, ('crile sin- un
56015tiers de feuille, olïrail ces formulrs
56016>
56017( )ue le Dieu très-haut pcrpt'iue la pix>spérité
560180 d«i meHjlis-dli, dont on passait en
56019i
56020t
56021i, ue lous les litres, a l'uis venait l'tf/t/'wa// ïja,t,
56022sou frère, et le /««/(l'adresse; conçue en ces termes
56023: Le gouverneur de Krim. »
56024Digitized by Google
p. 620
56025APPEMDice.
56026Jfole $mr le mot J-J
56027Dans le cours de cet ouvrage,
56028i! a été plusieurs fois m* uhon
56029ti un
56030^'raiid Ibuc-
56031lionnaire désigné
56032par
56033le nom
56034de J
56035W
56036KtUim-<is.urr.
56037Ji-
56038vais
56039donner
56040sur ce sujet quelques
56041liélaib. Lauleur de
56042l'ouvrage inliluJé
56043Dhitut-alinsdui
56044fman.
56045ôy'i,
56046fol.
56047lo,
56048v.)
56049,
56050parlant du personnage important qui avait le
56051titre
56052«le Siihib-Mwdn-itlmichd (chef des bureaux de la cliancellerie) , ajoute
56053: « Dans
56054« le langage Itabiluel, d'après l'usage tel qu'il s*est établi depuu Tépoque do kadi
56055B Djafar-Ebn-AlauighrBbi,qui vivait sous le tègne du Khalife Falimile^liloitanser,
56056• ou, suivant d*aalns, depuis l'époque du kadi Mofaii-eddia-ben>Abd*«ldAber,
56057« eVst-à-dire , depuis le r^ne de MeIik>Maosotti^ReUoun , et qui s'est naiotenu
56058« jusqu'à nos jours ,
56059le chef de
56060la diancellerie est
56061désigné par le titre de
56062« Kdtimftsfirr
56063^jV.
56064Quelquefois on écrit Kdtih^^sirr
56065et
56066« cependant la pramière oithographe est régulière sous le rapport de la langue
56067« comme sons
56068celui du sens. Sous le premier point , ou
56069sait que les Arabes
56070« de Rebiah changent le tul en num
56071et le mim en bd. Sous le rapport do sens,
56072«cet homme, en
56073eflfel, doit cacher
56074les secrets de son
56075souverain, puisque ce
56076«prince lui conimnntfjtie
56077les affaires
56078les plus cachées.
56079Jadis, depuis
56080le com-
56081<i niencemrnt du khalifal de
56082l imaiu
56083\l)oii-liekr,
56084et jusepi'a
56085la
56086fin de
56087la dynastie
56088rt des Ointiii. ides, avanl lYtablisseuient du
56089vizirat, ce lonctionTKure
56090portait
56091le
56092<< titre de A /*/i/>» (secrétaire), ainsi cjiMî l'atteste Kudài. A
56093l'avénetnent de la dy-
56094« nastie des khalifes Abassidcs , le premier de ces princes , Abou-.\l>d-allah-Saff%h
56095w décerna à sou secrétaire Abou-Salmah-ben-Alkhallai , le titre de /Y»/-; depuis
56096« ce momeut, le nom de viiir devint inhérent aux secrétaires
56097; et celui de Kddb
56098« Putentièrement rejeté. Bientôt le viairat acquérant la plus grande CKleosioD, on
56099«en sépara le diwdn^fùucÂd J{JLi)ir^\yi (bureau de la chancellerie), à fai tète
56100« duquel on plaça un personnage appelé émiiMilbendjlj^I
56101(émir de la poste)
56102« auquel on s'adressait pour les ordres, les |Mt)faibitions, l'élévation ou Tabaisse-
56103« ment des individus, et qui, sur un grand nomlue d*aflàires, se con<»rtatt avec
56104« le cbefde ce bureau ^J^^ jJl
56105tjw» waL«> L« surintendant de la chanœllerîe
56106« ^tjfjJI
56107était désigné par
56108les titres de sâlàb-dwAty«nesaâll
56109^-tXm
56110m. JjL-^l (chef du bureau des dépêches), ou de moutawalti-dhwin-arresatt
56111«
56112(surintendant du bureau des dépêches), OU de j^rf^'^'iwtrMiAiiaii-
56113« kdtabat oUIClt jtjf^ «^.^L» (chef du bureau de» correspondances)^ ou enfin
56114Digitized by Google
p. 621
56115APPENDICE.
56116« ài6 nHManmlU-dhvdn'ftlmoulititabat o'>^'l^t
56117.i^y^
56118(surintendant du bureau
56119« des correspondances). Au rapport d'Ebn-Altawir,sous la dynastie des Falimiies,
56120" ce fonctionnaire avnif
56121Ir filro de kdtib'tKidcsf
56122s_^1i'. Sons
56123la
56124dynastie
56125<t desTurcs,
56126il pi it celui de sd/iiô-dtn'dn'a/tnschrt
56127,Lo
56128,
56129a,Le (chef du
56130hii-
56131fl reau do
56132la cIkuu rllt'i ip'l
56133; on lui assigna le droit de notniin
56134r aux emplois, et dr
56135« destituer les ibtuiiounaires. Ensuite, ou réunit .sonssu juruiieliun la plupart des
56136« afTuircs du royaume. Son autorité et son pouvoir allant toujours en croissant,
56137« il devint l'homme de confiance de Teuipire, le chefdes personnages émkienii.
56138K Dans aucune affaire de l'adminislraiion , le souverain n'écrivait une lettre, h
56139« ce n'est sur les pièces que ce fonctionnaire tirait de son sac, apiès en avoir pr»
56140<r connaissance. »
56141<* Sous le régne du khalife Fatimite-Mostanser, le visir Djarai4en-4lma|^yebi
56142ayant été destitué de sa chaire , on
56143lui permit de choisir un emploi dans le-
56144({uel
56145il put remplacer le
56146vizir.
56147Il
56148prit celui de Sdhi/MÙtvdn-fi/inxc/td (chef du
56149bureau de la clianccUerie)t et demanda le titre de Kdtim-tissirr,
56150cé qui lui
56151fut
56152aoeordé. Dès
56153ce
56154moment,
56155ce surnom appartint essentielleraent an
56156chef des
56157hi4iT(iitx
56158(fr
56159!(t
56160rlitinrrUcrir
56161,
56162rf
56163il
56164ne
56165le
56166partas^eait
56167avec
56168personne. 1^ Kdtib-
56169assiiT (\v Damas
56170el
56171c< liii
56172li Alep
56173n
56174< laient désignés
56175(|ue par
56176le
56177titre de
56178Sdhili-
56179ithMiit-nlinyvhu
56180ciiel du bureau de
56181la chancellerie) de
56182la Syrie ou d'Alep. Au-
56183ji>uiU liui
56184uu
56185les désigne
56186par celui de
56187Kâtini'assiri'-itlscherif' de
56188la Syrie ou
56189d'Alep.
56190I.e Kutiin-nxsiir
56191tic
56192UcUuaU portait
56193le
56194titre- de SiUiib-iUwân-tdmoukd-
56195tabttt viiUlll! ^yjji w^L.^ (ciief du bureau des correspondances) de Hamab.
56196Aujourd'hui, en parlant de ce fonctionnaire, on dit : «Le chef ou le préposé
56197«du bureau de la chancellerie de Hamah HLg*;
56198^^ji
56199j\ w^L««. lien
56200esi de même du kéiim-asnrr de Tarabolos et de Safad. Quant ans héHm-tuwr
56201de Gacah, de Sis, de la place d'Alexandrie, de Karak, on le désignait par le non
56202de ktitib^iddfn^ de
56203telle ville. Quelquefois, en écrivant à Tna d'eux, on loi
56204donnait le litre de iir<IA'^/f>wcA<< (écrivain de la chancellerie) de telle pisce, sll
56205était un
56206lie
56207. sei léiaiiês de la chancellerie
56208^jjiy d'Égypteou de Syrie. Ce
56209fonctionnaire tient, dansl'Élal,laplacela pluséminente,le rang le plus distingué.
56210H I n seul
56211fait
56212suflil pour indiquer sa haute importance; c'est qu'il occupe la
56213place rpTont orrupée les plus distiuj^ués d'entre les compagnons de l'apôtre de
56214Dieu
56215; car ie
56216l'ioiiliéle eut
56217pour secrétaires Abou-HeUr, Omar, Otliman,
56218Ali et
56219autres j
56220el on ne nommait au rang de chef des bureaux de la chancellerie que
56221Digitized by Googl î
p. 622
56222AVPBNDICB.
56223,
562243i9
56225la fleur de» hommes les plus éminenta, ceux dont tous les coeurs s accordaient à
56226atleflter le mérite
56227, doui toutes les langues proclamaioit la capacité. Le cbef d<^
56228celle hraiiclic d'administration
56229tint constamment à
56230la cour des souvernins
56231lo
56232rang le plus distingue
56233, conserva la prééminence sur tous les autres dignitaire»;
56234c'était à
56235lui <]uo
56236ces
56237piinoes confiaient
56238leurs
56239secrets,
56240<|u'ils communiquaient
56241les afTaii-fs les plus
56242scctetts.
56243Ils riiistruisaient de détails dont
56244ils ne donnaient
56245Coniiaissaiii e ni
56246ii leui s eiiHuils», ni aux
56247jiliis iiilimes de leurs coui lKsans , émirs,
56248vizirs uu autres. C était lui qui eulrait le premier chez le souverain, et sortait le
56249dernier. Le prince ne le dispensait jamais de prendre «es conseils , de lui com-
56250muniquer ses afTaires , de le faire venir auprès de sa personne dans le temps
56251de U nuit comme dans les heures du jour; dans
56252les moments où
56253il se mon-
56254trait à son peuple, comme dans cdui où
56255il se dérobait à la vuef de l'instruire
56256dcar événements qui coooemaient le royaume t et des afTaires de rmpire. Aucun
56257des fiivoris du monarque D*oblient au même degré sa couflance ; personne ne
56258jouit d'une {Mireille faveur ; car c'est à ce fonctionnaire que ce prince s'en rap-
56259pmie pour tout ce qni concerne Tarmée, les gouverneurs, les émirs, les sol-
56260dats, les agents, la culture des provinces et le bien des sujets; pour tout ce qui
56261peut mériter
56262leurs louanges, attirer leurs
56263prières; pour exiger
56264le serment de
56265tous les dignitaires au m»)!nent où
56266ils prennent
56267possession de
56268Icur-s emplois.
56269Crest
56270lui qui insi rit les nominations à toutes
56271les places, confère a
56272( haeiin l'em-
56273ploi <pii lui convient
56274, lui donne
56275les
56276avis
56277qu'il juge çnnvenaliles
56278, el enregistre
56279son nom,
56280deptiis
56281l'iinain
56282jnsiin'a (chii
56283(pii
56284oeeiqie, dans
56285l'iulminislration
56286,
56287le
56288rang
56289le plus ittiéiieur.
56290Su langue
56291et
56292sa plume
56293suiit
56294toujours en mouvement
56295pour distribuer des pensions , porter an prince les plaintes des sujets «t le récit
56296des événements.
56297« Suivant ce que dit fauteur de l'ouvrage intitulé Mai^âdd-etUMn (les ma-
56298tières de l'éloquence), lorsque le cbefde celle administration reçoit une nou-
56299velle qui peut procurer quelque avant^e au roi et à ses sujets, ou en écarter un
56300mal ,
56301il s'empresse d'eu informer son souverain , avant que l'occasion favorable
56302échappe. Si
56303le
56304récit du donneur
56305d^avis
56306lui
56307laisse quelque doute,
56308il
56309présente
56310cet homme au prince
56311, afin qu'il lui explique de vive voix ce qu'il a à
56312dire. De
56313cette manière
56314,
56315il se met à couvert de toute responsabilité ;
56316et cependant
56317il ne
56318néglige pas défaire parvenir les faits aux oreilles du monarque; aussi c'est de tous
56319lesdigoilaires celui qui a avec sou prince les conférences les plus fréquentes.
56320Digitized by Google
p. 623
563213ao
56322APPENDICE.
56323a Ebn-Allawir, traitant de l'oi^ianiulion du gouverneinenr sous les Faliniitcs,
56324ft'exprimeainsi
56325: « Sr>ii<trctle dynastie, on ne mettait jamais à la léte de cette rlian-
56326« çellcric que le plus distingué d'entre les secrétaii*es
56327les plus éloquents. En
56328lui
56329« parlant
56330, on lui donnait le titre de .4«/jetll J-a.!
56331illustre, qui répond à ce qu'est
56332« de nos jours relui t!e Malxorr
56333altpssr. Ouclquefois ce fonctionnaire passait
56334<i plusieurs iiuils
56335:iii|)tèh du khaliff, attendu les relations particulières qu'il avait
56336« avrtc ce prince,
56337il était
56338porli' en
56339U lp des possesseurs
56340iVthta, sons
56341le rapport
56342«des pensions, des vêtements, des gratifications,
56343des
56344privilège»;
56345il avait
56346un
56347i< HtUljib (cliambellan) choisi parmi les itnir^. Lorsqu'il donnait ses audiences,
56348« il se plaçait sur une yaste estrade, ayant à ses côtés des coussins SLs-^, uu
56349a Mesnadi un encrier et un vase pour
56350fe sable iJU^, tous deux d'une grande
56351« dimension. Lorsqu'il «e présentait à Taudienoe du khalife, son écriioire était
56352« porté par un Qrfm/ (homme éminent) du nombre des émirs le plus en faTcur
56353K auprès du prince. U avait le droit de parler, de donner des conseib ; et ses
56354ff avis , comme ses réponses» avaient une grande autorité. Dans les cérémonies
56355«de félicilations et
56356!
56357les fêtes » on
56358lui décernait
56359les robes d'honneur
56360les
56361« plus raagninques,
56362telles que personne n'en recevait de pareilles, des clievaux
56363«fringants et superbes, recouverts de harnais d'or.
56364«Tous les personnages de
56365l'empire ont })csoin de ce dignitaire
56366.
56367se rendent
56368fré<|uemment chez lui, et lui présentent des ie()uêles pour
56369leurs ailaires, l«n-
56370dis
56371*|iic lui n'a aucun motif de s'adresser a aucuti d'eux.
56372« Suivant Abou'lfadl-Souri
56373, le chef de cette branche de
56374l'admiiiislratifin doit
56375être beau de visage, d'une élocutiuu
56376élégante, d'un langage
56377faciie, distingué
56378sous le i-npport de la naissance, tenant un rang élevé dans sa
56379tribu, grave,
56380doux
56381, préférant le aérieus à la plaisanterie
56382, plein de modération et de calme
56383,
56384peu porté à la précipitation
56385, etc. »
56386On Ut dans les Mith et une nuits (I. II , p. 5oo)
56387: t^J ^-^^ 1^.^^ ^^-^ jJj
56388« Il nomma le fils de Sdiammas viiir et secrétaire de sa chancellerie secrète. •
56389r^a charge confiée à ce personnage est désignée par les motsJ..,Jl iAzJ. On
56390lit
56391dans UDiwttn-aUnschd (fol. i6 r*}
56392z^Ui*^ j-ûJt « Il fut transféré du
56393« rang de kdtiaMusiir (à un autre emploi). » Ailleurs (fol.
56394i la
56395v*), nous trou"
56396vons le protocote du diplôme, qui était délivré au fonctionnaire décoré de ce
56397titre, et qui était conçu en ces termes
56398: J1 joj»
56399^^jt. jJU w*:.C
56400^^1
56401^
56402Digitized by Googic
56403j
p. 624
56404APPENDICE.
564053a t
56406w
56407M\ ^ ^jj'u,
56408iJd^ Ui^s^ijï» ab^i .Lsj>ii
56409*^»,^^UJ!^ Lv^l, jI^Î^I
56410L|>I^ AjljJl J^ï>
56411^J,^S
56412« Il a éteordonné qnll scnil ëcrit un diplôme augiutequi coofère i la personne
56413« noble et âevée^jJLJt
56414un tel (dont on relate la généalogie ou la patrie),
56415«(Puisse le Dieu trdft-haut
56416exalter «a grandeur), le rang de chef des bureaux
56417« de la chanœllerie auguste
56418, dans
56419les royaumes augustes soumis à rislamisme,
56420« et bien gardés, avec les émoluments spécifiés par nos bureativ florissanls
56421: et,
56422« cfla
56423, d'après les usage*; les plus imposants
56424et les plus universels
56425,
56426(î'rtpi ès los
56427o règles les plus
56428pa»-faites et les plus complètes. » Ensuite viennent
56429i.i date
56430et
56431re\prcssi()ii cK^ la volonté (du prince.") Khalil-Dàheri (man. 695, fol. aoS 1° et v")
56432donne
56433,
56434ù ce ^ujcl ,
56435quelques
56436détails
56437:
56438« J'ai eulendu
56439dire
56440à nu bomme qui
56441«connaissait bien
56442la
56443cbaucellerie.
56444,nnisation
56445: Une condition essen-
56446« tielle cliez le kdtitnr^sgÙTf c'est *\\\
56447i». aacb'j pas le turc
56448, de peur
56449qu'il ne
56450m pénèlfe une partie des desseins du monarque, lorsque le prince parle dans cet
56451c idiouiè. »
56452Khalll ajoute : « Un
56453pareil propos contredit
56454tout
56455li fait i*idée
56456at-
56457« tachée au nom
56458, kdtim^ârr (qui cache le
56459secret). En
56460effet , comment un
56461«homme qui aurait découvert un secret exprimé en turc,
56462et qui ne saurait
56463«pas
56464le
56465cacher,
56466le
56467garderait-il
56468lorsqu'il
56469serait
56470exprimé en arabe? et oda
56471«quand
56472il
56473s'agirait dVtoufTer des troubles, de répandre
56474le sang, ou
56475d'autres
56476objets? Je n'ai rapporté ce
56477fait que pour faire sentir l'absurdité d'un
56478pareil
56479« propos
56480: toutes les fois qu'un Mtim-assi'rr a appris une langue quelconque
56481,
56482« c'est un avantage qui rehausse sa considération. »
56483Pour la page 217.— Masoudi (Aitaè^tienHh,
56484(bl. 35) mentionne et décrit
56485un tremblement de terre, qui se fit sentir en Égypte, le samedi , treinène jotir
56486du mois de Uamadan, l'an 344
56487l'hégire (de I. C. 955), à l'époque où cet his-
56488torien résidait k Fostat, et qui renversa une partie du phare d'Alexandriç.
56489Je m'étais pruptisé de
564901 t-uuir, dans cet Appendice, des notices biographiques
56491stir plusieurs
56492écrivains, un
56493travail
56494sur
56495les monnaies des
56496premiers
56497Sultans
56498mamlouks. J'avais également annoncé une longue note concernât^ le mot
56499*
56500Mais
56501l'étendue des
56502pièces
56503qui composent
56504les
56505additions de ce vo-
56506lume m'oblige de remettre à la livraison prochaine ces dilTérents morceaux.
56507il. itmitrtèmtparae,)
565084l
56509Digitized by Google
p. 625
56510LISTE DES MOTS
56511EXPLIQUÉS DANS LES NOTES DU SECOND VOLUME DE L'HISTOIRE DES MAMLOUKS.
56512hj
56513et ii
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56586a» p. 3o2.
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56589^^Uj a« p. fia.
56590a' P
5659179.
56592(^iwjJ! ^^V) vJl^i a' p.
56593*^crr^ 2iia.
56594aaa, aBg.
p. 626
56595LISTE DES MOTS EXPLIQUÉS.
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56599ï) ^ 85]
56600t.
56601I, i3a.
56602^L» a* p. 79.
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56604P-
56605ififl-
56606^ a' p.
56607(ïJLsLr'l
56608oLa-yà ^/s^p^ a'p. 26.
56609;j-<Ia^
56610a'^p. lL
56611a* p. laa.
56612jL?^ a' p. Ix.
56613^Ja*p. aix
56614i4Lw ^_gJL>« a»- p.
56615fifi.
56616s^»i a37, a4a, aijA et suiv.
56617J» a' p. 1
56618ai,
56619w^a' p.
56620jl/ioS.
56621Ljju-iifi,
56622Ja^i^ UJLo
56623Jrfly 190, 11)5.
56624^lya a5i.
56625ô'-'** aî p. .5a.
56626cr^/ c^/
56627'
56628•
56629^î^'
56630j'Jx.
56631a' p. LiiL
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5663325:
56634aSi
56635»^
56636I'- LA.
56637^
56638fifL
56639^ L^L
56640jl^ a' p.
56641oGû,
566420,91^ a.
56643^>a>25,
56644-.jJI v-:.ra>.aai,iii 5^ a' p.
56645J* ^ji» a>.
56646sJl^jJl s^ra-p.aai.liâ.
56647a' p. li
56648yT^J^^ a* p. 69.
56649^Ij' a' p. aai^ 3^
56650ji^^ 54.
56651ï'JLdr^ uS.
56652.,»^ île, a4a, a^ii el suiv.
56653»«• p. ^
56654//(k.
56655JÔ-a'p.ga,
56656) >^ a* p.
56657O-iS'
566582;/^ 2;>*»'P-2^
56659370.
56660a" p. 10a.
56661Llii
56662s».fJJ 76.
56663«_^J<j a
56664p.
56665jLs a' p. 32^
56666al p. 28.
5666722;
56668»• L îiL
56669I-.bîr^^a87.
56670w>A;:;I s_.jJ a» p. aa6.
56671d by Google
p. 627
566723ii4
56673LISTE DES MOTS EXPLIQUÉS.
56674Jyio3.
56675J<«>9*p.Sio.
56676•
56677^ifj^b s*!!. 141.
56678ERHATA.
56679i*^*
56680p.
56681|>.
56682i5a
56683ligue
56684au, djelbah, /wz djelâti.
56685—
56686p.
56687i90y (BOle),d'AbM1nd)lna^liEllnd'Alloa*lfandj
56688—
56689\t.
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56691ligne 4, Sartini, liMct SesÙDi.
56692I'. Ail h;iiit (le In p
5669333 et
56694lisez au
566956g'') (layfi;.
56696—
56697|>.
56698btt dpmicre ligne (ootc) d'ziiou'ihidjab, iisez dhou'Ihidjah.
56699~
56700p. 83,
56701li|pie i3, iittb-afaMlUn«b, Itiws iHib>«MillaiMb.
56702—
56703I>.
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567161>E
56717OtVXlkMH PARTIR DU TOME HECUKD.
56718Digitized by Google
p. 628
p. 629
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English
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