Quatremère – al-Maqrīzī, Histoire des sultans mamlouks, t. II (Paris 1842–45) — archive.org text layer

History/Historians – Arabic medieval · al-Maqrīzī — Kitāb al-sulūk li-maʿrifat duwal al-mulūk (Mamluk sultans) · none · L0 witness

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Attribution: Quatremère – al-Maqrīzī, Histoire des sultans mamlouks, t. II (Paris 1842–45); public domain in Canada (death year verified: Quatremère d.1857 (https://www.wikidata.org/wiki/Q289886) — staged at corpus/incoming/histories/historians/al-maqrizi-suluk/quatremere-sultans-mamlouks-t2-1845.pdf from https://archive.org/details/bub_gb_M7oWAAAAQAAJ (HIST-1, 2026-09-29)); OCR text by the Kemetic project, Yousef Hanna 2026.

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refL0 witness
p. 429
38273l3o
38274HISTOIRE DES SULTANS MÂMLOUKS.
38275habitants s'adressaient à eux pour leurs affaires. L'émir Bîbars , le d/'dschenkir
38276s'était déclaré leur protecteur, et conféra à un grand nombre d'entre eux le
38277rang à'émir.
3827811 avait pour adversaire Seïl-cddin-Selar, qui était soutenu par les
38279Sàleliis et les Mansourîs. Mais les Bordjis riaient plus nombreux
38280pl plus forts.
38281Ceux-ci convoitaient
38282les
38283ihta. Bientôt
38284la jalousie éclata entre les deux partis.
38285Lorsque Bibars accordait à un
38286bortfji
38287le rang â\m/r,
38288les protégé*; de Selar se
38289trouvaient là
38290,
38291et ixcla niaient, pour uu d'entre eux. Je
38292titre d'c/nir. Seif-eddin*
38293Borloglit corumcnça alors à partager l'autorité avec Biliars et
38294Selar.
38295Il
38296acquit
38297une puissance
38298considérable,
38299et
38300vit
38301se
38302réunir
38303autour de
38304lui
38305les Mamlouks
38306aschrafis.
38307Le jeudi , douzième jour du mots de Schaban, Selàmesch, fils d'Afal, gou>
38308vemeur w^jU du pays de Roum ,
38309arriva à Damas, aecompagoé de
38310Téniir
38311IszFeddin, le Zerdkiseh, Naib de Bebesna»
38312et ayant avec lui
38313vingt de
38314ses
38315affidés.
38316Les
38317troupes
38318de Damas et les
38319habitants
38320sortirent h sa rencontre
38321,
38322sous
38323la conduite du NeOè
38324: cet
38325officier
38326fit dé
38327la
38328réception de Selàmesch
38329Hsniah âueuBArnMtHiA au bénéfice de la «eote des inakêliciis; mais qullsfunentatsujcuts,
38330« tom ki misA de Hamah, au payement des draila. • Oani l'Oam^ de KbalO«Dihéffi (niB.
38331f. afior*)
38332: o|^^-i»4'_} ol-J -r^^' Ljt^Lu-l
38333• La charge d'o^Wt^r pour les Ai/n^f/aA et les objets
38334• aflcrmcs. » Dans les Prolégomènes d*£bn-Khaldoun (fol. 87 r")
38335: sI.iL}LLll_^ ol^Uas^i j>*t j^L»
38336< Toutes les afiiùres qui cunceroaient les himâiah elles euedoDS. » Dans i'Alitolrvdtt néneccnvani
38337(ton. IV, r. %%l r*) t
38338diLJ I ^ idLU « D exigeait des dilNmits eaotoos le droit dn
38339•lOmMah* Dans la He d'Ebn-Khaldoun (f. 3 v°) :
38340JL^I J
38341,n iJl ^ Ju*jJu£ ^ff
38342ibj l ..
38343;-i »ar^ LL.ar'l
38344« Il l'obligeait à .idniinistrer ses tintnnlnes et à régler, pour $oncompt(>,
38345le hi-
38346• mdioA. » Dans l'Histoire d'ÈfypU de Djvberti (tom.
38347I ,
38348f. 3 1
38349r")
38350:
38351oL-jL^-œ^I JJsj
38352'
38353II
38354«supprima, en Égyptc, les dmts du JlômfwiA.» Ailleurs
38355(f. /190
38356r")
38357: <.^[^i ^l-r^ t}^^
38358«Sous U condilioD de supprimer le himéiaA des barques.
38359Plus loin (tom. lU, f. &56v*) : ^lA&t
38360^.jLoil iji^ ^tji JT^ wL^ jLi.
38361, .L-Ljï.'ill ^3j^l ^ «H établit sur les riziak
38362•
38363fondations pieuses, un droit de himdiah qui s'élevait à dix nisf d'argent pour chaque feddin.
38364>•
38365l>luibas(f. 2J-
38366r°)
38367: wL^l JU J jLîj j:JJl JUI ^ L4JU
38368t'Si_ L*
38369jb^jJt ^Jt ^j»^
38370« On s'en réferait au dcrterd;kr qui imposait , pour chaque objet, un droit appelé mdi-alhimaïaÀ.
38371•
38372Bêo%um Obittnd'igypie, depnbl'en loggderhégire, fde mon manuicrit f. 4t r*) : vACU J^t
38373w^^t Lj|^> la f^^j^ « Je veoz de toi na ordre pour lefer le kimâitik des barques.
38374>• Plus bas
38375(f. 4a v")
38376: iîlJLj olj.L,«^l « Les AimdiaA furent abolis. • Ailleurs
38377(f. 74 r')
38378: iJL-^l wi'l^ Jlw
38379j»^'-^ j^'wJ
38380"
38381Il suppima les vaisseaux de l'ambassade en levanr Idir droit
38382kimdiah.» Ailleurs
38383(t 160 r°j : ^^jya. Jtjl^
38384ÂaL^ JL> J.^ w! iàjb
38385• U lui fit connaître qu'il allait établir un
38386dioitdeiUN4MAsiir les cuirs de bafBew»
p. 430
38387i»6g«(i999)-
38388XI.MELlK-irASElIrMOHAHMBD-BEN-KELAOUIt.
38389i3l
38390une
38391véiîtable
38392fête, et déploya, en cette occasion, une pompe extraordinaire,
38393en sorte que ce jour fot des
38394plus tolennels. U assigna au génénl Mongol
38395un logement
38396qui donnait sur le Meiddn, et eut soin de
38397lui procurer tout
38398ce qui pouvmt lui convenir.
38399Il le
38400flt
38401venir, la nuit du milieu du mois, afin
38402de lui fair voir llHamination
38403(3} qui avait lieu dans la grande mosquée
38404(3) Le mot waliid
38405?t^ific illumination , et le verbe JJj, à la 1** et à
38406la ÏS* forme
38407signifie
38408illuminer. On lit dans le Sohuk de Makmi (t.
38409fl
38410f. 3i6'
38411r°1
38412:
38413L'illumirialion eut
38414lieu. »
38415Plus loin (f. 334 V*)
38416: >XJ^) J..,-& « Il fit une illumination. » Dans
38417la Description de VÈgffUe du
38418néim ceiiTain (t t, nm. 797, f. 384 (*) :
38419^^^-^^
38420J^L*lt OJJ^t • Toutes les HMaqnées
38421• foreat illuminées de la manière la plus
38422brillaulc.
38423» Dans YRUtiÀre d'Ahmed-AsknIdni
38424(tom. H*
38425m. 657,
38426f.
384279-» v') r^^art'lj Jk^_p' ^.^Li^l j^LJ
38428• l/inspecteur du dtnii.iine privé fit di-spospr tine
38429« iliumiiLution sur le fleuve.
38430" Daus
38431\ Histoire d'Kbn-kadi-Schohl)ali ^man. 643,
38432f. laa r"^
38433: J.JL.ji
38434^L*l
38435winfliH liJ
38436yj, (Jk^'>
38437" ^' supprima l'iUaiuiiiâtioB <|iii aviitliea dm* h
38438« grande mosquée de Damas, la nuit do milieu du mois de SdialMW. » Cest cette Slnadnation dont
38439parie notre auteur. Dans l'Histoire d'Égrpte
38440d'Abou'Imaliâsen (man. 666, T.
38441ifi5 r")
38442:
38443^
38444J-iiUxJ!
38445^L4I
38446^ j^lj^
38447]»yJt «^..^lUsIj ïcL. jsrV ij-^r^^ '^JJ^ ^ i3r^' 3 sJl<JUjt ^ ^-^/^l? " L'illuminatioQ eut
38448• lieu, snr le
38449riv.i;:e de Menbabch,
38450pr(^>(enrf «lu sultan.
38451r<? prince exigea de^ émirs
38452qu'ils appor-
38453• tassent de l'huile et du naphtc. On en
38454ras^jembia une quantité considérable; un prit ensuite des
38455• coquilles d'emb, des peaux d'oranges et des vases de terre, dans kMqaris on mit des lampes et de
38456«rilllil& Puis, on les laissa flotter sur leNilt CBrinm une heure aprib le coucher du soleil ; et on tâcha
384571 les pièfes de naphte. « On peut voir, sur ce genre d'illiiiiiin.'ition, les détails que donne Brcinond
38458(^'"gg^
38459^g'f^t P- 9')« On lit dans Abou'Imabâsen (m. 663,
38460f. 26 1*)
38461: J-is. ,X-~ijJI
38462f<iJÛ\ J>ar**
38463« L'illumination
38464se terminait près de la mosquée^/ pied. > Ailleurs
38465[f. 7K v")
38466: J-J
38467OJi^ - Les boutiques avaient élé illomioées. • Dans la Deur^iUui de l'Jtgypit de Ha-
38468krizi (m. 68a,
38469f. 33!) \°)
38470: i3y ^Jj-
38471« Un nsardié illuminé. » Dans l'Histoire de Jérusalem (m. 7i3,
38472p. §27)
38473: OJiSjlj
38474J ^^^-^ *
38475marchés furent
38476r) ron s pour lui
38477i t illuminés.
384781^ root
38479"g»»fie Vacti/M d'illuminer. On lit dans l'Histoire J'Lbu-kbaWoun
38480(t.
38481IN',
38482I". 434
38483r"). q"^ 'La
38484«awt de riHuninalioB est la nuit delà aaissance de Mahomet.»
38485liJ
38486îL) Makrâidans
38487sa DemHptkm de VÉgrpU (t. I, m. ?97tf> )83 v*, S84) parle des nuits
38488oil avaient lieu les illumi-
38489• natioos.
38490JU. Ailleurs (f. 348 r°),
38491il dit
38492:
38493J obi'i3t ^j'ili ^j*^' J'-c-'
38494- Le» quatre nuits d'illumination fpiiont lieu dans les mois de Rcdji-b H dcSchaban.
38495I^e mot JJJj dési-
38496gne aubsi une illumination. On lit dans l'Histoire d'Ègjpte d'tbn-Aïas (tom. 1, a' parU L 85 r°)
38497:
38498îLb»
38499-Il ordonna une illumination prodigieuse.» Plusbas(r. 86 v.) «Ll» ioij
38500«Il disposa
38501• une illumination considérable. • Dans l'Histoire d^^pte de Djéberti (tom.
38502I ,
38503f. 348 V)
38504: lj-â_i_c
38505<^y^\
38506^J* w'ij'îji'j J
38507j >L;_R_M
38508« On suspendit à toutes les maisons de» lampes
385091
385101 Ji
38511,
38512• lampion». . 4iUeurs (tom. III, f. alj» r^)
38513: «IJJt uXiï «ii^^ i<iJj >lJ^ « On fit , ceit.
38514nuài-U,
38515n-
38516Digitized by Google
p. 431
38517i3a
38518HISTOIRE DES SULTANS NAHLOUKS.
38519des Ommiadtfs. La qnit du mardi seirième jour du
38520mois, Selàmesch monta
38521SOT
38522lea chevaux de
38523la poste , accompagné de Katkatou.
3852411» se rendirent au
38525château de
38526la
38527Monlagne, ayant avec eux
38528Mokhlis-eddio-Roumi; Ik
38529furent
38530reçus par les ëmirs avec
38531les plus grands donneurs,
38532et on
38533leur assigna un
38534trabement
38535convenable.
38536Voici
38537les
38538faits qui concernent
38539Selàmesch. Ayant été
38540536 envoyé par Gazan, pour conquérir le pays de Roum
38541,
38542il leva un corps de 10,000
38543hommes, puis il écrivit au
38544fils de Karaman, émir des Turcomans , et adressa,
38545en Egypte
38546, une lettre,
38547qu'il
38548fit porier par Moklilis-eddin-Roumi
38549, pour deman-
38550der des secours qui
38551le missent en
38552éUit de combattre Cazan. La
38553réponse qu'il
38554reçut, au mois de Redjebcontenaitdes louanges et des iélîcilations.On expédia,
38555a Dama?;, un ordre pour que
38556les tronpes marcliassent à son secours. Gazan
38557était
38558arrivé
38559à
38560liajidad
38561,
38562lorsqu'il apprit que Selâmosph
38563s'était
38564soustrait à son
38565obéissance. Alort»
38566il abandonna l'expédition qu
38567li
38568allait cntrepieudie en Syrie^
38569et
38570fit marcher ses troupes
38571vers, le pays de Roum. Elles
38572se mirent en route le
38573premier jour du mois de Djoumada second, au nombre de 35|Ooo hommes 1
38574sous le commandement de Boulai, Gaan retourna à Tebriz, accompagné de
38575Kandjak, Beklemur, le nhhdâr, Albekî et Beziar.
38576Boulai se dirige versSindjar: puis, il vint camper à RAs-aln. De là il mardia
38577vers Amid. Sdftmesch avait réuni sous ses drapeaux environ 60,000 hommes;
38578les habitans de Siwas
38579s'étant dédarés contre lui, il mit le siège devant leur
38580ville. Lorsque Ton apprit que Boulai approchait,
38581li
38582la
38583tète des troupes
38584fie
38585Gazan,
38586les Talars qui servaient sous les ordres de SelAmesch , fabandonnireiit
38587et allèrent se réunir aux soldais de Boulai , le premierjour du mois de Redjéb.
38588Ce général
38589Tut ^lement joint par les troupes du pays de Roum
38590l es Turoo>
38591maos s'enfuirent versles montagnes ; et il ne restaauprès de Selàmesch qu'environ
385925oo hommes.
38593Il décampa de devant
38594*>i\vas
38595et se dirigea
38596vers
38597Sis.
38598Il
38599arriva
38600à
38601Bekesna,à
38602la
38603fin
38604de Redjeb. La nouvelle de sa marche
38605parvint
38606a Damas,
38607le cinquième jour de Schahan
38608, au moment où
38609les émirs qui
38610se trouvaient
38611dans cette ville se disposaient à marcher à son secours. Lorsqu'il
38612lut arrivé au
38613château de
38614la
38615Montagne, Katkatou fut gratilié d'un tkla , et un traitement fut
38616assigné à Mokblis-eddin. Selàmesch demanda qu'on le Ht accompagner dans son
38617• une illuminatioo et âne Cètc.
38618Saiv«nt M. Oelaporte {fiMitgms,
3861936). Le mot Jl^j, à Alger, dé-
38620signe une allumette.
p. 432
38621A« 69S (1199).
38622XI. MELIK-NASER-MOHAllHny-BEIl-KELAOUN.
38623i33
38624«ipédition de Yimr Bektcnrar-Djekmi. Il arriva à Damas, le vingt-uniéine jour
38625de Ramadan.
38626Il en partit dés le leDdeanain , accompagné de Viww Bektemur
38627et prit
38628la route de
38629Sis. U pa»a par Alep et en partit à la téte d'un corps
38630de troupes.
38631Les Tatar«,avertû de sa marche, rattaquèrent. L*ëmir Bdctemor
38632fut
38633tué dans
38634le combat. Selàmescb s*étani réfufpé dans une
38635forteresse,
38636iîit
38637arrêté prisonnier
38638et
38639cotiduit devant Gazan
38640qui
38641le
38642fit mettre
38643à mort.
38644Au mois de Ramadan,
38645les troupes envoyées d'Alep par Seif^ddin-Belhan-
38646Tabbâkliî
38647f/j)
38648pillèrent la ville de Mâredin, enlfvèrent tout ce qui se trouvait
38649dans la principale mosi|U(?e, et se livi ôrent aux actes les plus odieux. Cesaggres-
38650sions
38651réveillèrent les projets bosiilcs de Gazan, et servirent de prétexte à son
38652expédition de Syrie. Dans le mois de Seliaban
38653, l'émir Kara-sonkor fut gratitié de
38654la place de naiù de Soul)aibali el de
38655Bauias.
3865611 se mil
38657aussitôt en
38658marclie, et
38659vint prendre possession de son gouvernement. Au mois de Ramadan, l'émir Ala-
38660eddin-Kedjken arriva au Caiie, chargé de chaînes,
38661ainsi que liamdau-Salgaï.
38662Us avaient pour gardiens cent cavaliers des troupes de Syrie. Haoïdan (ut en>
38663vojé 11 Safad, el Ton n'entendit plus parier de lui. Le sixième jour deœ mois,
38664on reçut des ambassadeurs du souverain de Sis et du souverain de Constanti-
38665oopict apportant avec eux des présents. L'émir Sdiem»«ddin-Sonkor4Jasar fut
38666promu au rang de vizir, en remplacement du sâhib Fakhr-eddin-Omar-Ebn-
38667Khalili. Tadj-eddin-ben^d^ddaulah, qui remplissait les fonctions de mous-
38668tatfif fut frappé à coups de fouet; tcprès quoi il embrassa Fislamisme. Le premier
38669jour du mois de Dboulhidjah, Schemspeddin>Moliammed<Serottdji fut installé
38670hadi-alkodat des banéfis du Caire et de Misr , à la place de Hosàm-cddin-Hasan»
38671beu-Ahmed-ben-Hasan-Roumi.Cdui*ci avait été envoyé à Damas, potrr y remplir
38672les fonctions de kadi des hanéfis, comme successeur de son père Ahnied-ben-
38673Hasao. A
38674la fin du mois de Dhou'lkadah
38675, après la mort de Melik-MoudafTar-
38676Taki-eddin, l'émir Kara-snnkor fut transféré des fonctions de naîb de Soubaibah
38677à celles de naîb de Hamab. L'émir bibars, le djiUchrnkir, cboisit pour son subs-
38678titut dans
38679l'emploi
38680iVostmldr l'émir Alem-eddin-Sandjar-DjàouH, de manière
38681qu'il
38682exerçât sa juridiction sur
38683toutes les
38684affaires qui sont du ressort de cette
38685charge.
38686(4) Le namiicrit^ m'est cadrait, préMotait«w Iscme que j'ai rétalilie d'iipffa le rieit é'Abottl.
38687Digitized by Google
p. 433
38688*34
38689UlSrOIftE DES SULTANS MAMLOUKS.
38690Ifelik-Nâser, fatigué de la contrainte où on le retenait, cewa de demander les
38691etiments et les boissons qu'il désirait; car
38692il n'avait de la souveraineté que le
38693nom. On
38694le faisait si^er tons
38695U s
38696luiulis et
38697les samedis. Les grands émirs se
38698présentaient à son audience; l'émir Sclar, le naîb, et l'émir Bibars, VosUiddr, se
38699tenaient dcboul. Selar proposait au prince ce qu'il dt^sirait; après quoi, on con-
38700sultait les émirs. Le sultan disait
38701: « Voilà ce qui est d/cifl»'
38702» Tout
38703t'iait alors
38704conclu, ot rassemblée se séparait. Selar et Bibars siégeaient tus» iiil)le
38705, réglaient
38706toutes
38707les aHaircs de
38708I ein|)ire,
38709et s'accordaient pour ne permettre au
38710sultan
38711qu'une modique dépense.
38712Cependant , uu courrier de
38713la poste vint annoncer que Gazan el ses troupes
38714s'étaient mis en mouvement pour envahir la Syrie. On écrivit à l'émir Kertaï et
38715à l'émir Kadoubdc fie AaV^V/'
38716, pour lear ordonner de partir et daller joindre
38717les émirs qui «vaiMit été envoyés précédemment Us arrivèrent àltemas le vingl-
38718quatrième jour du mois de Dhoulbidjah. On
38719pressa Sonkor-alasar d*expédier
38720de Fargent. Les prix des chevaux , des chameaux, des armes et des efl'ets de
38721voyage commencèrent à rendiérir (5). Les troupes s'attendaient à recevoir une
38722distribution d*at|^nt; les émirs s'assemblèrent pour délibérer sur cet objet
38723Bibais el Selar ne voulurent point consentir à accorder cette gratification , dans
38724la crainte de dilapider les fonds. Us prétendaient la difTérerjusqu'au moment où
38725(5j Le texte porte^^i-JI O^îj ^"^l* J^»?=^'j Js^^'
38726^J^' Le Terbc ^^^^ à la V*
38727fbrmi^ signifie cralhr» «HfMieMler, rtmA^, Dntrouvnge qui nous occupe (t.
387281 , p. $73}, on lit:
38729wt&v^l jn^ ^^iwar>« Le prix dnboi* augmenta.» Ailleurs (p. 76
38730^
38731-^1
38732l'mig^iLntilcii
38733. rte renchériMBl.» Ailleurs (p. iit>):L^jd
38734^vfi)tw:>j^^t ^_^SUtj«« ^j^^
38735• Le prix du pein tugmenu au point que Tardeb defremenk se fendait trente diriiems. • Phn lob
38736(p. I is4) : ^y^^
38737' ^ froment rendiérit. • Dans la Daa^^ltan tkt^ypte du nême écrivain
38738(m. 68a,
38739f.
3874037*5 v"
38741: J>~»j'j^^xUI^*«.
38742a
38743*
38744Le prix du sucre et du miel augmettta. » Dans la
38745Fie de Bibars de >ow;iïri
38746f.
387471
387481
38749r"
38750: l»^»^-» i^j-^
38751'
38752I-c prix Ae celte denrée augmenta.
38753>• Dans 17/ f-
38754toire d'Kbn-katti-Schohbah (m. 687,
38755f. 214 v°)
38756: 'ï^JLILi .^-^I ^j-^ «Lt froment, au Caire, itd-
38757• chérit. » Dans VBistain d'Égypte de fit-dr-eddin-Aiatibi (m. 684, 1 64 r^j :jUJ^t
38758• ' - —» . Les
38759• prix augowitièrent» AillettTt(f:67
38760r*]
38761:^
38762• Tttne «et ol^ts naclNrinnt. • Fins
38763bu (f. 68 v"): tl^ (J^\^ ^1
38764w!
38765"
38766«LepriKdceételfa angmeMn ektrtaienwDl. > Et cntn
38767(f. 1S6 T«)
38768: ^
38769lUJ
38770J^f^^
38771'^ ^«"^
38772^ che^, attendu In dimiantiM
38773• du nombre de* «nimeux. •
38774Digitized by Google
p. 434
38775àM 698 (i«99}.
38776XL lIELIK.lfA$ER.M0H4HM£IM»EN>KELA0UN.
387771%S
38778Voa arrivenil: à Gasah; mais le reste des éaàn lefasa de souscrire à cet sm,
38779et fon se sépara sans avoir pu s'accorder.
38780Le suJUin partit, à la téte de son armée, le vingt-quatrième jour deDiiottlhi*
38781djab, et alla camper en dehors de la ville du Caire. U dél^na, pour gouverner
38782en son absence, fémir Rokn-eddin-Btbars-Mansouri, ledamuidri. Cette année,
38783FË^pte éprouva un fléau terrible , causé par les rats.
38784Parmi les hommes marquants que cette année vit mourir, on compta
38785: i^Vé-
38786mirlzfreddin-Âïbek-Mauscli, natù deTarabolos, qui mourut au mois de Safar (6).
38787Nedjm-eddin«Aloub, fds de Melik-Afdal-Nour-eddin-AU, fils du sultan Salah-
38788eddin-îonsouf, fils d'Aïoiib. Il mourut à Damas, le quatorzième jour de Dhou'lhU
38789d'ph. 3" L'émir Djemiil-eddin-Akouscli-Moglullii
38790, naïh de Dirah;
38791il mourut dans
38792celle ville, après v avoir exercé les fonctions de rinïô l'espace de (juarante ans.
3879353tJ
387944* L'émir Seïi-eddin-iitkleiuur-Djekmi, qui périt fievant la ville tle Sis. 5" L'émir
38795Bedr-cdiu-Savvahi , Tua des rmirs de mille ; il mourut ù Damas la nuit du jeudi,
38796neuvième jour du mois de Djoumada premier. C'était un homme vertueux, re-
38797ligieux, qui
38798faisait beaucoup de bien.
3879911
38800avait
38801pris des leçons coucernatil les
38802traditions, et les enseigna aux autres;
38803il occupa pendant quarante ans le poste
38804d'émir. 6" L'émir $ehems<ddia4laisail H mourM «u Gtire. CAait un boanme
38805généreux , qui montrait en tout
38806les plus nobles sentiments. La quantité de
38807viande (7) quil devût distribuer chaque jour s'élevait à trois mille rotls; il don-
38808(6) Suivant Abou'Imahâsen (m. 663,
38809f. 57 v*^,
38810il moant «nprisoiiiié. Célait H» dtt |HriiicifM»
38811«mira, Pt
38812il
38813s*t'-tait distingué par des exploits éclatants.
38814(7) Je n'ai pas liéùlé à lire
38815^ ^^
38816* ^ t-^
38817Y ij au
38818lieu de *.m^.atA w».j^!^. Dans
38819le
38820eoQT* de cette hUtoire, je suis resté «nés iooertrài enr la manière dont 0
38821fallait écrire le non de
38822de cet ênnr. On trouvera tantôt Mfar€, et
38823tantôt itetarl Et,
38824en
38825effet,
38826manuscrits que
38827j'.i
38828lis sous les yeux
38829offraient indilTéreinnient les deux orthogmi)lios. Tmiicfois,
38830il ne Murait plu»
38831rester de doutes à cet égard; car, Abou'lroabiben s'exprime à ce sujet, de la manière la plus for-
38832SMite (m. 663, f. SS ven.). Le nom itâtaii ^y^, dit «et faiMorien, est composa de deux mole,
38833« 1*0» turc et Ternlve penan. Il devnic régolièienent «'ccrize BéBuaî J^^b. Le terme bOî
38834«en turc,
38835signifie J-JuJ! heureux ,
38836et le mot ior en pm-in, désigne
38837t/te. Ensorte que le nom
38838entier indiquait
38839<• un homme heureux sous
38840le rapport de la tcle. > Et l'émir réalisa le bonheur
38841€ attaché à son nom. » Le même écrivain {Ibid. et Mmhel-^élfi (UMD. II ^ nao. 74^J 1 a>»si que Ilo>
38842wuri (m. 683, T tSiir*) , et Hakriai (m. 68*, f. Si? 1^, noue donnent, Mur ce |ieiiODn^e, quelques
38843détails assez
38844intc'ressanU qui me
38845pi imcttront de com|)!i'ier r.-»rticle, un peu succinct, tlont
38846j'ai
38847donné
38848la traduction
38849:
38850"l^.Visari,
38851discnt-iU,
38852avait
38853clé un
38854des Manilouks bahris de
38855Mclili-Sileh-
38856« Nedjm-eddin>Aioub.
3885711 monta ensuite en gradci, jusqu'à ce qu'il devint, sous le règMde Mcllk»
38858Digitizcû by Google
p. 435
38859>36
38860HISTOIRE DES SDLTAKS MAMLOUKS.
38861liait en une fois mille (Unan, mille ardeb» de graio » on raille kmiars de miel. Ud
38862pauvre reoevait de lui , à titre d*aum6ne , mille oa duq cents dtrhems, et un de
38863« DUMi^Bibira, l« plu» consitlmble de* énin. Il était, à la fois, imb' de «ni; cT «omjmwImI
38864• mille. Il se distiiifriiait par sa bravoure, sa libéralito
38865, rt
38866nnblcs srntimnnts. !l avait à snn ^rrvicp
38867un grand oombre de Matnluuiu. Au moment o\x Mclik-Soïd fils de Melik-Dâber eut été renvpr><'
38868• du IrAiie, on
38869offrit à Bniari le rang de sulUOt mais il le refusa. MeIik-Mait»(Nir«KeUKHiu , 4ui
38870arait «téfOB OMurade i^to^ , le it «rréter, et le tednt eo priaon doniit tout son régne. Dana
38871• rauiicc 69a, Mdik- Asclit if Khalil, à son retour de Damas, et grâce
38872à
38873l'intercession
38874f!c lYmir
38875« Ba'idajra et de Ivniir Sandjar-Scboudjli , lui rendit la libc-rté, donna ordre de lui porter un co»-
38876• Cme d'hoODenrcamplet, et de lui délivrer un diplôme qui
38877le nommait au grade d'émir de cent
38878• eavalien. Le prince voulait que* dans <a prison même, il revêtit cette robe. Ou la hû porta, ainai
38879«que le diplônrc,
38880ct.iit enferme d.ins une bourse de soie allas (satin).
38881II contenait des formules
38882• extrêmement honoriliques pour lemir, et des louanges magnifique». Baïdara, Schoudjdi le datradir
38883et Alafraro, se rendirent à la prison afin dWortcr Baïsari jusqu'au moment où il
38884se préiieuteniit
38885•devant le sultan. Mais il refusa de revêtir le eostnmed'booneur, et s'engagea«pv les sennenls les
38886•• plus forts, À oe paraître devant le sultan qu'avec ses chaînes et le vêtement qu'il avait porte dans
38887• sa prison. Les émirs et Ips pjTsouniK aftnrlif'rs n
38888In ciuiddto
38889, .lyant appris sa sortie, accoururent
38890« en foule sur ses pas; en sorte que ce jour fut une véritable
38891fétc. Baisan entra devant
38892le sultan,
38893• portant sa clia&ie« que le prinee fit défaiclicr sons ses yeux ; après quoi on le revêtit da eoatmne
38894(l'Iionnenr. Il baisa la terre, fut eomblê d'honneurs par le sultan , reçut le grade d'émir, et se
38895" tira Aai\% sa maison. Toute la population sortit pour le vuii
38896,
38897et t>^moigna une joie fMi riiic de «a
38898• délivrance. Le sultan lui envoja vingt chevaux, vingt ekdtsch et vingt mules.
38899Il recommanda aux
38900« émirs de lui adresser des présents. 0 n'y en eut pas un seul qui ne lui envoyât, suivant son pow-
38901• voir^ des objets préci<<u\, des
38902( Ii(
38903\ aux et des »XtMA»Uémir-silah lui
38904lit remettre deux mille dinars
38905• en or.
38906I.i captivité de Bais^iri avait duré onze ans et un mois. Dopiiis sa soriio de prison,
38907il prit,
38908« dans
38909se» lettres, le
38910titre à'Aschn\fi, tandis que auparavant
38911il
38912se désignait par le surnom de
38913« Sekeuul. An monent du racortre de Melilt-Asdiraf, le Irtaê fut oflcrt à Bemri, qoi ne voolui
38914«pas s'y asseoir. Lorsque Melik-Adel-Kelboga distribua Ics Mandonls aux dîflërenls émirs, Q en
38915« assigna soixante h Baïsari, qui fit présent
38916.'i cIiiK iin d'entre eux df drin rlirv.mx et d'tmc mtde. Lm
38917" choses restèrent sur ce pied jusqu'au régne de Melik-Mansoiir-Ladjin. Ce prince, pressé )>ar les
38918intrigues de llaiikotttinioar, qui fescïtait contre Uuari, et apn» avoir longtemps hésité, le lit
38919• encore arrêter et renfermer en prison , dans l'année 697. On mit le séquestre sur loua ses biens, et
38920« on incarcéra un grand nombre de ses mamiouks Maukontimour ressentît
38921mi'' joif bien vive de la
38922« détention de son ennemi. Melik-Nâser-Mobammcd-bcn-Kclaoun , au inomeui où
38923il remonta
38924t sur le trdne, avait oidonné de mettre eo liberté BaîsarL ha émirs bésitaient à adopter cette
38925« mesure, et représentèrent an tnltan qu'il
38926vallait nuenx conlinoer la détention de oe captif. iiS
38927" priiiff
38928se rendit
38929à
38930leur
38931avis;
38932et
38933naïjari
38934fut
38935laissi''
38936fu
38937|>rison. G-'t émir demcur
38938i
38939ainsi
38940captif
38941• jusqu'au moment de sa mort qui arriva le dix-nruvicme jour de SchewaI , l'an 698.
3894211
38943fui
38944enterre
38945• dans son tombeau, 2jy', situé en dehors de la porte appellée Bab-enntur. J'ai parié des dépenses
38946. prodigienan etde tout genre que faisait Biinii; et touteftns son opulence ne répondaic pasi
38947Digitized by Google
p. 436
38948Aw698("99)
38949XI. MELIK-NASER-MOHAMMED-BEN-KELAOUN.
389501^7
38951SCS mamloiiks obtenait de lui journellement de quatre-vingt-dix à cinq rotls de
38952viande, de soixantenlix à cinq râlions d'oi^e îuLW. Celait aux moindres d'entre
38953ces profusions; car
38954il
38955(!c\riit ronîJammcnr
38956i«tif somiw de quatre cent
38957mitlc
38958dirhams.
38959T,or«iqu*il
38960avait acquitté une dette, il be hâtait de laîri- ua autre emprunt.
3896111 se piquait par
38962l.i de gênénisité
38963;
38964personne d'cntl» ac> munlow]» «t te» «ffidct n*0«ait loi faire, à ce .sujet
38965, aucun reproche, ni lui
38966eowM^Oer de mettre dans ses libéralités plus de réserve «t de nodéntioD. Si quelqu'on lui dkiir
38967un mol sur cet article,
38968il lui t'-mni^ntiir snn mpcontentcnicnt, et tnn l(]iiefoi-» le frappait, riujuriait,
38969et le destituait de son «nploi
38970,
38971s'il
38972rcinplii^ ùt uiiprès de lui le& fuactiuus ù'osteMiir ou de mou-
38973fatellfKlJDjour,son0sa(Uilr (majordomej vint se ploiodreà lui des dépenses prodigieuses qu'il
38974faisait, et rengager à mettre dans ses libéralités un peu plus de modération. Beisarï se fichn,
38975destilua cet homme
38976, en nomma nn autre
38977h.
38978f.a place,
38979et
38980dit
38981r
38982" ()ne te premier nr- paraisse plus
38983devant noi. » Jamais 00 ne le vit boire de l'eau dcus fois dans un même vase. Cha<juc fois qu'il
38984toolait boire,
38985il prenaitan «ise neuff dpal il ne se servit plus ensoile. Ses libéralités étaient
38986oombreuses etcélibres} ses don»^ ses présents étaient immenses. Ses contempeniias ne trou-
38987vèrent aucun homnip
38988(uti
38989l'épalAt
38990«sous
38991le rapport
38992de
38993la
38994quantité
38995et de
38996l'imporiaruc des bien-
38997faits. Au moment de sa mort,
38998il devait plus de quatre cent mille dirhems. Tout fut payé, sur
38999le prodwt de m bieq* et de ses propriétés. Cétait à cet énir qu'avait appartenu la maison
39000nommée Iktr^AOêartak i^jmfJ\j\^\, plaeée «o Cdre, datis la nie d'entre
39001les deux
39002palais
39003^
39004j^^osi]
39005^_/r—'
39006^
39007lo fin de la dynastie drs Fatiniites
39008, à
39009répfM|ttf* où
39010les Francs avaient
39011acquis leur plus grande puissanre, cet édifice était désij^Dé pcuir
39012servir de demeure k leurs am-
39013bassadeurs; car il avait été réglé qu'une moitié du levenu du pays appartiendrait «ut Fnwes. Et
39014wi ambassadeur, cboiai parmi les plus distingués d'entre eux , résidait dans eette maison, pour
39015recevoir \p paiement de ce tribut. Lorsque cette monarchie eut
39016t'-té renversée par
39017les Goïzes, et
39018après rcxtiuction de celle des Aioubilcs, le trùoc d'Ém'ptc fut occupe par les souverain» turcs.
39019Sons le régne de Melik-lMba^Anko-cddin'-Bibars-Boiulakiri, l'émir Bedreddin-Baisari, sur-
39020nommé Seàema, MteAi, Stt^nât commença k rebâtir cette maison, l'ao 669 , l'orna avec une
39021extrême magtiilîcenre, et dépensa pour cet objet des sommes immenses. Mclik-Dâlier désapprotiva
39022formcllenicut cette profusioa, et
39023dit à Baïsari
39024: « Emir Bedr-eddin, que réserves-tu donc «ux
39025défenseurs de In religion et «us Tnres ?» Il répondit : • Les «mmines do sulmn,
39026Puis, il njouu
39027:
39028Par Oien, d mon seigneur, si fai entrepris cette eoosiruetiott , cVst dans l'intention que la non-
39029ve!le en parvienne dans les régions habitées par l'enuemi, et qu'un y dise
39030: Un des mainintiks dti
39031.iilian a fait élever ime maison, pour laquelle
39032il a dépensé des sommes immenses. oCette répouM,*
39033< plut an sultan, qui gratifia Baïsari de mille dinars en or j ce qui fut regardé comme une des plus
39034•> grendes libéralités de ee prince. Cette maison , avne son éenrie, son jardin et le bain placé tout à
39035c«')lê, comprenait un espace d'environ
39036deux
39037fçddnn^. Les marbres qui la drcoraicnt étaient les
39038plus l>eaux que l'uo employât au Caire,
39039et
39040le travail en était excellent. Tout le monde admira la
39041• grandeur de cet édifice, attendu qu'à cette époque les émirs et les hommes impartants du royaume
39042« se piquaient d'une extrême simplicilé \ au point que l*on d'entre eux , lonqu'il était promu au
39043« ran^' d'émir, ne rhari^'cail
390441 icn à la mai son cpi'il avait hal>itcf' à l'i-poquenfi il était tm simple soldat.
39045Au moment uii les travaux de la maison de Baïsjri furent complétemciil terniiûvs, il fit de cet édi-
390461 1 . [,qmtr\tm partie.)
390471
39048Digitized by Google
p. 437
39049l38
39050HISTOIRE DES SULTANS MAMLOL KS.
39051eux
39052qirétaicnt destinëi) ces présents, et cela sans compter les assaisonnements
39053Jjly ,
39054It's l.'t;umes et le bois. Par suite tie
39055sii lii)éralilé,
39056il était constammenl en-
39057dcllé
39058(le f|uatre
39059mille dinars, et plus. Dans l'originp.
39060il avait /té mamiotik de
39061IVmir Karasonkor-Ràmeli, ensuite
39062il
39063passa
39064:nt
39065s( r\irc'
39066ilc Melik-Saleb-Nedjm-
39067eddin-Aioiih.
390687"
39069Li-
39070vizir Taki-eddin-Aboiilh.ik;!-
390711 ;uili;iii Ix ii-4li-l)en-Moliadjir-
39072ben-Sc linutlia-hca-iaubali-Tekriti.
39073Il iiiomni
39074'.\ D.imas.
39075la miil du jeudi, builitnie
39076jour du mois de Djoumada-premier, a
39077l
39078.ij/
39079il riisiron (jualre-viii^ts ans.
39080Il avait
39081rempli les
39082loiicllon.>> de vizir à Dama^, c( a\ail elc un des mamlouks de 31elik-
39083MausQur-Kelauun
39084(8).
390858° Celiû-eddiu-MoliainiueU-ben-lbrabini-ben-MoliaiiMned-
39086«
39087fice un M«X/*(iine fondation pi«,Mi5i'\ et
39088fit drc-.srr l'-iric fit picsoncc de quatre-vingt -dotiîe titlt
39089, du
39090" iinmbrc desquels
39091« tail le
39092kadi-alkwUtt Taki-eddia-lx-n-Dakili-alid
39093.
39094Id ftmU-alkoflat Taki-eddin-
39095« ben-Biut alaazz , et le Mt~alAodat Taki-eddin-beu Bazin , à une époque où cei ronctioDiuim
39096« n'ctaient pulot encore |Mrvenu» «u nng de kulU , et se contentai«iit du rôle de tdMkL
39097« Celte maison resta
39098la
39099proiiric-lc
39100dtrs
39101tuTilier;» de Baï'^tari jusqu'à l'année
39102•j'i'i. L'émir Kotisoun
39103« desirait vivement posséder cet cditice; il présenta, à cet <'j;ard, une requête au suUan Melik-Nâser-
39104• Muli;immcd, qui
39105tui pcnnit d'entrer eo négociatiun avec Ica héritiers de Bai&ari.
39106Il d«puta vers
39107• cux.learfit de* promcise», fies offres , qui leur purarent ndsonneblet et qu'ik aoeepténiil. Il
39108« s'adressa au iatli-aHodat Sc\u-T(-eddio-lUvrim,le hanéfi ^ et lui demanda une décision juridique
39109«qui
39110l'autorisât
39111à
39112l'acquérir par échange
39113,
39114ainsi
39115qu'il
39116avait
39117fait |Miur
39118la maison de
39119•• hutldl-auaLa , le Laiu rccemmeut coustruit, cl la niu»quec DjtUiii, située dans la rue, co dehors
39120• de la porte oeuTe. Lonqn'îl eut obttDU leoonseDteaieot» Ah-eddin-bni-UjelAl-eddaulab, tdtéââ
39121• des bureaux, vint s'établir dans
39122rcite maison, accompagne des sehiihid prtposés à restimattCHn.
39123« L'édifice fut évalué à cent quatre-vingt-dix mille dirliems.
39124Il fut réglé que le jardin destine pour
39125• les orphelins serait porté à dix mille dirhcui» , aGn de compléter la somme de deux cent mille
39126« diriienu. Le kadi-alhdÊU Seberf-eddio-Harrini déeidii que lâ maison pouviît être veiidae; et «et
39127arrêt fut un des acteS4|Ut déshonorèrent sa mémoire. La maison passa successivement au pouvoirde
39128• plusieurs propriétaires ; et les kadi^, siiivant l'cxempl»^ Ips uns (fi"* autres, autorisaient tes échanges,
39129a La dernière décision de ce genre eut lieu quelques années après, l'an 780, et l'édifice fil alors partie
39130des mik/de Mclik-Oâber-Barkok. Aujourd'hui , dit Mahrizi , elle appartient k Bairan, file de ee
39131prince. (atUc maison avait une porte dont le panneau i>]^ était U& des plus beaui. qui eussent
39132• ete travaillés au Caire. On
39133arrivjiit dans
39134la maison par cette porte
39135, qui était placée dans le voi-
39136• siuage du bain de Buisari, située dans la rue entre les deux palais. On a construit, vis à vis cette
39137< même porte , des boutiques qui l'ont cachée cntièiomeot; et on cntnit dans cette maison par une
39138autre porte, placée dans U nie de Kharanschaf. • Aliaa'lmahiien atteste qw, de aon temps, cet
39139• édifice avait complètftnpnt chan^i
39140lif face.
39141(8) Abou'lmabÂsen ajoute
39142: «
39143Il remplit U-s foDctions de vitir sous cinq siiltan.s, Melik-Mansour*
39144< Kdaoun , son fib Metii-Aschrar-Kbam , Metik-Nâser-Mobanuned, Melik-AdeVKetboea, et MeKk*
39145Hansoor-Lldjln» Il étmt né l'an 6iOi c'était un homme d'un méiile émincut.
39146Digitized by Google
p. 438
39147411 698(i»99)'
39148XI. ME1.1K-NASER4I0HAMM£J>-IIEN-K£LA01]N>
39149t39
39150beD-Abi-Nasr-EbD'Annaliar-Halebi, le grammairieii. Il nKMiratm Caire» le mardi
39151septième jour de Djoumada-preniier.
39152Il «-tait né dans la ville d'Alep, le mercredi
39153dernier jour de Djoumada-second de l'année G27 (9). g" Le fa/nh Scliems-eddin-
39154Mohammed-hcii-Saldi-hen-Hasan-hen-Albena-Keftif le
39155sc/ui/i'i,
39156kadi des deux
39157villes de Semhoud el de Doliana. C'était un homme letin',
39158et
39159qui
39160culli\ail
39161l;t
39162poésie. 10" Ixscheïkh I)jemâ1-c(!iltit-Moliammed-ben-Soutelman>hen>Hasaii-bei)-
39163Hnsafn-ben-Aniiakib, originaire de la ville de Balkb, niotifraflilexi (nvk\\î de .lérusa-
39164leni
39165I,
39166\i' fnkift
39167, banéii.
3916811 était né à Jérusalem, au milieu du mois de Sclinban,
39169l'an Gi
39170I
39171, et devint un des liommes les plus distingués de son siècle.
39172Il est auteur
39173d'un cotnmentaire sui
39174le Cuiuu, en soixante-dix volumes. S'rl.iiit rendu au Caire,
39175il yïixasun iséjoiir,et y donna des leçons daus l'édifice appelé Asclunn iali wjy.LiJl.
39176Il mourut dans
39177le mois de Aloharrem.
3917811* Melik-Mouda(Tar-Taki-eddin-Mali-
39179moud-ben>]llaaaouiwIiIâser<-eddin-Mohammed-beD-Moudaiïar-Takt-eddin-Mah>
39180mottd-ben-Mansoui^Mobammed-bea-lloudaffarTaki-eddin<)roarben-Schiljiii-
39181schab4x»i-Nedjm-eddin-Aioiib-beii^chftdi (10), souverain de la ville de Hamab.
3918211 mourut le jeudi, vingt
39183et unième jour de DbouUkadab.
39184Il
39185était vA dans
39186cette
39187ville
39188la nuit du dimanche, quinâème jour de Mobarrem, Tan 657.
39189Il
39190avait régné quinxe ans, un mois et un jour,
39191iul^ Hdik-Aouhad-Nedjm-eddin* 539
39192lousouf'Aloub. 11 mourut à Jérusalem la nuit du mardi, vingt^cinquième jour
39193(9)Siiivant Nowiiri, il fiit enterré, le leB^emna de sa mort, <liii>s le rini«ti«Te de Ktnfah, près du
39194tornlH-au de Mplik-\«U'l-K< il>i»j,M
39195AtimriTnahiUcn ajoute
39196;
39197C itait un homme extrêmement i.Tvant
39198,
39199«qui
39200pti^&edail à fuiid k Idiiguv arabe. On
39201le r^ardait couiine étant,
39202dans un grand nonitire
39203de
39204cooaaisMUiccs,
39205la merveille de *on siècle.
39206Il a composé des ou\ rages
39207tant en vers qu'en
39208• prose.»
39209I"! Les f.iits ijui concernent la mort àc rc prinre '.ont rncrïntrs
39210.ivt
39211r- plus
39212(t.^ drt.tils p.ii
39213Ndwairi
39214(man. 6H3,
39215f.
3921618a
39217v«l
39218, et surtout par rbi:>turifu Abou'Ifcda, qui assista au décès de ioti parent
39219{^nnaies muslemici ,
39220I. V, p. 1S6 et saiv.) Tald<M(din-ihhi»oud «vait eu pour mère Aïschah-Kba-
39221loon, lillede Melik'Azîx-G«Mlh<eddm-&lobemined, petU-fils de Saladin. A
39222la mort du prince,
39223lit
39224souveraineté de ll.imali cessa, durant plusieurs anufCN, d'a[iparlenir à la famille des Aioubitc». I.es
39225fuDctions de naib-assdiianati, dans la ville de llamah, furent conférée» k Iciuir Sclieais-eddin-
39226Kara-sonkor-Maiisouri.
39227Plusieurs gouverneurs occupèrent SttOoeSSiTement le même |n»le, jusqu'au
39228merneat ob 1llelili.NAser-MolMioraed-ben-K«boun, «près être monté pour h troisième fois sur le
39229tityne,
39230ren<lit k la
39231famille de
39232S^iladiii
39233l.i
39234principauté de Uamali. Dans
39235le réfit
39236(jtie nous a donne
39237AUfiirlféda des derniiVes actions de son parent, qui mourut victime de sa passion pour la chasse, ou
39238trouve un terme, celui de s,_-=>>y !
39239employé pour di-signer un genre d*oiw«ttX de proie. Ou
39240pooira vmr, sur ce mot , ce qne je dirai dans la suite de cet ouvrage.
3924118.
39242Digitized by Google
p. 439
392431
39244i4o
39245HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
39246du
39247mois de Dhott'lhidjah.
39248iS** L'émir Sdienis^ddin-AlHonkor^eritah , qui
39249ouMirui à Gazah. Celait un homme brave et audacieux.
39250i4* L'émir Bedi>eddio-
39251Magrehi,
39252le
39253daivàddri. Originaire de Magreb»
39254il avait
39255été promu au rang de
39256tiuivtltùir par Melik-^Iaii'^fHii-Iiuljin
39257, rjoi
39258le chargea de présider à la reconstruc-
39259tion de la mosquée d'Ebn-Touloun. Sclierf-eddin-Abd-rlwalilialï-beii-fadl-allah,
39260le fullifha.viirr •'secrétaire de la chancellerie secrète') étant tunibé malade, le sultan
39261envoya Bedr-eddin poui
39262lui rendre visite. A son retour,
39263il dit au prince
39264: «
39265II
39266« n'y a
39267plus
39268rien
39269à
39270espérer du malade. » Mais à peine une semaine s'était-elle
39271écoulée, que iiedr-eddin mourut, et que le /uidù-assirr, parfaitement guéri, vint
39272faire sa cour au sultan, et oiTrir à ce prince son compliniciil de condoléance sur
392731« nMHi du datwtJdr. Le sultan lui dit alors
39274: «
3927511 n'y a pas d'autre Dieu que
39276« IHeu; le dawiUiàr était persuadé qu'il nous fendl son compliment de condo-
39277« léance cur la mort du Adtiô^assitTf et c'est ce dernier qui nous Ta fait, rdati-
39278vemenl au dmtdddr, »
392791 5' L'émir S^f-eddin-Temuiboga, à qui l'on doit la oods-
39280truclion d'une mosquée ntuée dans le voisinage du Meltidn inférieur, entre le
39281Caire et Misr.
39282C'était un homme généreux, qui accompagna llelik>Nftser dans
39283son voyage à Karak» et passa ensuite à Tarabolos» où
39284il mourut. i6* Parmi les
39285émirs désignés pour des expéditions guerrières, plusieurs moururent à Alep,
39286savoir
39287: l'émir Seif-cddin-Basti
39288, Ahnied-schab
39289, Moliainnied-bcn-Sonkor«alakni^
39290Aïn>alga/iil
39291,
39292et
39293Kikaldi-Ebn-Assariah. L'émir Seif>£ddin-Taklaï , mourut dans
39294le canton de Sembond
39295, on
39296il
39297était
39298allé faire* un voyage. Sclielu'ib-lousouf ,
39299fils
39300du ,W//^-Mobii-eddin-Mobammed-ben-lakouh-ben-lbrabim-ben-TIibeI-allah-
39301Ebn-Altarek-bcn-Sâlem-bcn-Annalias-Asadi-Hal«'l)i, niom ul ù Damas, le treizième
39302jour flu mois de Dbou'Ibidjab.
39303Il
39304émit
39305allé plusieur>
39306fois an Caire.
3930717" Amin-
39308cddin-Sàlem-ben-Hasan-ben-Hibet-allali-ben-Mahfoud-Ebu-Sasari-JJagli,
39309inspec-
39310teur des c&Vymj de Damas , mourut
39311le vingt-huitième jour de
39312Dbou'lliidjab,
39313après
39314avoir été
39315destitué.
3931618* L'émir Alem-eddin^ndjar-Mesrouri , tvdH du
39317Caire, et pins connu sous le nom de Khalat (1 1).
39318(1 1)
39319Abou'lm.iti.'i"» n
39320ff. 58 v*' njntue aux personna^jcs <Ionl la mort et indiquéf pnrmi 1rs événc-
39321iDeatsdcceUc année. « Lt nuii'ue ^bu.'^i, Ojemil-eddin-Abuu'lini-djd-lakoiit-beii-Xbd-allah-Mos-
39322«tMeni-IWMnii, l'eunuque ^|^t lecaltigraphediiliDgué, dont la réputation est répandue dans
39323« tes pays de rOrleott et dans ceux de rOceîéenl.
39324it occupait on rang âninent
39325auprès de soa
39326» maître, le khalifi' Mo^tn'^fm bi'llali
39327, \a tlrmift des khnlifci Alibassidcs , qui régnèrent
39328à Bagdad.
39329• Ce prince l'avait fait cicver et instruire, en sorte qu'il se distingua
39330d.ins la littérature, et écrivit
39331• égalfimcnt ea vers et en proae. Il «st le modèle le plus parfait de ta calligraphie. •
39332Digitized by Goo<?Ic
p. 440
39333A» 699 (i3oo).
39334XI. MELIK-NASER-MOHAMMED-BEN-KELAOUN,
39335i4i
39336Au moment où Fanii^ oommepçai le »ult»n,'à Utéle des troupes dlÊgyptei'^^r'
39337se meltail en msrche pour la Syrie. Car le bruit d'une invasion que GazBD %>9'
39338• PluMViifs penoonâges, ont cgalement |>or(ê le IMNU de Mout
39339U. J*»i iodiquo, dans cet ou-
39340« vnge, le pins {rond nombre d'entre eux, soit qullt aient été ou non cnUgraphes. Tels sont
39341:
39342- lakoiit-Aboii'ttlorr, le marchand-/î''«wf,
39343ruti mrmrnf h Damas, l'an
39344S.'i^. laktnit-Saklabi-Djemlli-
39345« Aboulluun, «nrancfaidu khalife Abbasside Mostarschcd. 11 mourut, l'aa S63. lakout-Aboupitaïd,
39346««ffirandii 4'Abew^Abd-ellah-M-ben-llibel-alJah-beii-AnmâkMich. U aMWUt, l'an 5;4. laàdnft-
39347• Henaeit, Téeriviio, Anio-eddîo svrnanuné Meliki, du nom de son meitre le sultan Mdikachsh, le
39348" SeldjouciJc. Celui-ci est également du nonibi o de rcux dônt les manuscrits sont rcpnn Jus partout.
39349• Il mourut à Mausd (Mosul), l'an 618. lakout-HamÂwi-Roumi-Scheiiab-eddin-Aboui'dorr. C'était
39350« «n des esdevet d'an muehand de Bagdad nommé AskcT'Hamftiri. Il acomposé plusieurs ouvrages
39351«et est ^aleiMiit evlèbra pour son écriture-, il mounit Tan 6a6. lakout-UÛiaddib-eddîn-Rovniî,
39352" afllranchi «lu raarclmnd Ab(>u-Maasonr-l]tjili.Cétaît un poëte dtstiogoé. Ilaeomposé une àaildak,
39353• qui commeocc par ce vers : »
39354* &t an BMBMat do départ de tes aniiS} tn as pu «tonOier tes pleurs, tout ce que tu affectes aTesi
39355rien que mensonge et imposture. •
39356"
39357II mourut l'an
39358^aî. Tous ces homtnrs, dnnf la mnrt a pnVcdé rrllc dr lakoiit-Mostaspmi, ont
39359• tous été l'objet d'articles biographiques, se sont distingues par leur mérite, par le talent de
39360la
39361« calligraphie, et celui de la poésie. Pour la plupart ,
39362ils ont été mentîonnéa dans cet nuvrage.
39363Si
39364• nons les arons réunb ici tous ensemble, c'est parce que bien des penonncs, dis qa*dlcs voTeoi
39365« de» morceaux de calligraphie
39366et
39367d'antre? ouvr.iges
39368, ne niantjiu nt pas dr
39369les altrihiier à
39370lakotit-
39371« Mostasemi
39372; et cela sans aucun fundcment de vérité; car, parmi ceux que nous avons désignés, il eu
39373• est plusieurs dont l'écriture est mise par Ebn-Khalliluin av-deiBus d« celle de lakoot-Hostasemi.
39374« Je me suis un peu écarté de mon but, attendu que cette eseursion présentnt une ulUîté réelle Je
39375• rtiviens à ce qui concerne Iakout. Parmi ses poésies, oti eompte les vers suivants
39376:
39377" Le M)leil
39378, toutes les fois qu'il se lève, renouvelle l'amour que m'inspire ton visage, à toi qui es
39379« rocs oreilles et mes jrcux. "
39380« Je veille toute la ottit; car je ne feniliarise avec son hwreur; attendu que dorant les téntinres,
39381le plaisir de pader de toi
39382, forme mon entretien. >
39383" Chaque jour qui s'est ei oiile s;ins qvc je te visse , ne fait pas , à nies yeux
39384, partie de ma vie
39385" Chaque nuit est pour moi un jour, lor!>quc tu te présentes à mon esprit
39386: car ton souvenir est la
39387lomtère de mon ccenr et de mes yenx.
39388Il est é0a1ëmeM l'auteur des vers suivants
39389:
39390" Vous avez ajouté fni
39391aii\ discours de mes calomniateurs
39392: et cependant j'ai consacré toute ma
39393•> vie à vous aimer, et
39394;i prouver la fausseté de leurs paroles.
39395Vous prétendes quejem'eonnye de votre conversation : quel homme pcat trouver ennuyeuse
39396• lavieet ce qui on fait l'agrément. »
39397Au rapport d' \l)ou'lin;ili.l-,eii
39398;
393991".
39400Scj
39401rect.\ h hauteur primitive du Nil fut, cette année, de cioq
39402coudées et quelques doigis. La crue s cicva à dix-sept coudées et seise doiglSi Suivant le même his-
39403tflfîen (f. S7 v^ , celle mène année, dans la dixaine du milîeu da noit de Kanonn-prenicr, autre-
39404Digitizcû by Google
p. 441
39405HISTOIRE DBS SULTANS MANLOCKS.
39406devait bire dans cette province, prenait chaque jour plus 4e consistance. Ainsi
39407donc, le premier jour du mois de Mobarrero, le sultan, avec toute son année,
39408partit de RîdAniah. Les émirs étaient jaloux
39409les uns des autres, et se mon-
39410traient niécontcnts de
39411Iciii-s collègues. Lorsque l'on fut arrivé à Gazab, on se
39412livra au plaisir de
39413la chasse, des réunions, de la promenade.
39414Les Oiiirat, qui étaient arrivés en Égypte, sous le règne de Melik-Adel-Ketboga,
39415témoignaient un vif mécontentement de la mort de plusieurs de leurs émirs, con-
39416damnés par ordre de Mdik-Mansour-Lâdjin, de la déposition de Ketl)oe:a et de son
39417e\il à Sarkliad, t
39418l c-nlin, de ce que les Bordjis éfîiienf en possession de
39419raiiîot i»»'.
39420Ils
39421résolurent
39422d'organiser une révolte,
39423ils s'adressèrent à l'émir Kalloui)ert's.
39424Adeli, et
39425le
39426choisirent pour leur
39427clicf.
39428Ils
39429arrêtèrent que Rorontaï
39430, l'un des
39431^laiuloiiks
39432(lu
39433sidfan,
39434et
39435L:isous,
39436aUaqueraicnl à TimproMsle Its deux émirs
39437hiliurs cl
39438Si-lar;
39439cl les massacreraient
39440: qu'ensuite, on rétablirait Kelboga sur le
39441tr6ne. Le sultan étant parti de Gazali , à
39442la tète de ses troupes , vint camper à
39443T^l-Jdjottl. Là, tous les émirs , suivant Fusage, se présentèrent pour faire leur
39444cour au prince. Bibars témoignait des ^rds pour Selar , et s'avançait à cheval
39445devant lui. Au moment où les émirs eurent mis pied à terre, et où Bibars et
39446Selar étaient seuls restés à cheval, Borontai qui marchait à pied , auprès de
39447rétrier de Bibars, lira son épée, et en frappa cet émir. Le coup porta sur la
39448croupe du cheval, et lui fendit le dos. Un second coup atteignit la calotte du
39449turban îiSS, la coupa en deux , et blessa l'émir au visage.
39450Aussitôt , les épées
39451furent tirées contre l'assassin
39452, qui ne tarda pas à être niassacré. Des clameurs
39453se
39454firent entendre nu milieu de l'armée, et tout le monde s'empressa démonter
39455à
39456cheval. Les Ouîrat s'étaient dirigés vers
39457le deldiz du sultan,
39458avec
39459Pinten-
39460lion de
39461se jeter
39462sur le
39463prince.
39464Ils
39465avaient déjà pénétré dans l'intérieur de la
39466lente. Cepentlant
39467les émirs
39468étaient en marche pour aller les attaquer. L'émir
39469Sed-eddin-Bektemur ,
39470le
39471iljuitluntldr e\
39472les Mamiouks du sultan montèrent éga-
39473lement à cheval
39474, persuadés que cette attaque a\ait pour but le nietirlredu sul-
39475tan.
39476Ils depluverenl
39477les drapeaux,
39478et
39479s'arrêtèrent. Ribars et Selai retournèrent
39480à leurs
39481tentes. Us recommandèrent aux hddjib
39482et au\ nnkib de rassembler
39483les
39484troupes, et de les réunir près du campement de l'émir Selar, le naib. Lorsque
39485meut, du mois «le^obi, «n
39486vil paraître, dans k* cid , une com»'tp tjui se prolongeait depuis la fin du
39487signedaTkttieau jusqu'au oommeacemait <lu «igné desSémoiiix. Sa queue iftait dirJeve ven le ooid.
39488Digitized by Goo<^Ic
p. 442
394894ir6g9(i3oo}.
39490XL MELIK-NASBR-MOHAHIIEO-BEN-KELAOOK.
39491.i43
39492l» soMatt Kj^aecmkeai rëtendard jfae*^ et les drtpeawi v*f
39493du Miltau dë-
39494plojëa,
39495ils se dirigeaient de ce côté,
39496el laÎMaient là Sehr. Les hâdfA avaieni
39497beau les rappeler, nul ne les écoutait et ne revenait sur ses pas ; tous allaient
39498ious rétendard du suUau. L'Éinir-djandâr députa vers le aultan et les grands of-
39499ficiersypour leur dire
39500: «Quelle est donc cette révolte que vous prétendez org»-
39501« niser, au niomcnt où
39502nous allons nous trouver en présence <!e reiincmil' Nous
39503« avons appris qur h
39504.s Ouirat, d'accord avec les Mamiouks du sultan, voulaient
39505« nous égorger, el que ce projet avait voire appi (jljalion et celle du prince. Mais
39506« Dieu a protégé notre vie. Si la chose esi \tniahle, tious sonjcnes les Alamlouks
39507« du sultan régnant, ceux du
39508l'eu
39509Miilian,
39510et nous soiiinies prêts à nous
39511sacrifier
39512« pour l'intérêt des musuUuans.
39513Si
39514ce qui
39515a
39516ctc
39517diL
39518esl
39519faux,
39520veuillez
39521nous
39522« adrewer uo firmati. » Le sultan ayant entendu ce message, se mit à pleurer,
39523et jura qoll n'avait eu aucune connaissance du fait dont on lui parlait. L*Énili^
39524djaodàr, de son côté, fit des serments analogues» et dit
39525: « Au moment où un
39526« pareil fait s'est passe, on a cru que les émirs voulaient ^jôrger le sultan pour
39527m plaoer un autre prinœ sur le trône. » Puis il ajouta
39528: « Les émirs, dans leurs
395299 pourparlers, n'ont d'autre but que d'arrêter successivement prisonniers tous
39530les Mamiouks du aultan, afin de pouvoir réaliser leurs vues. Si le sultan et 541
39531« ses Mamiouks déplaisent aux émirs , j'emmènerai avec moi le prince avec ses
39532« Mamiouks, et je me vendrai à Karak. »
39533Les émirs ayant appris ces propos
39534, voulairat d'abord marcher contre FÉmir*
39535djandâr.
39536Mais
39537ils crurent à propos de temporiser
39538:
39539ils députèrent vers Témir
39540lîedr-eddin-Reklàsrh
39541,
39542le
39543xita/ttùir,
39544Vaiaùrfe, qui
39545se
39546trouvait
39547avec
39548le
39549djdiisch
39550( lavaut-garde y
39551à une journée de marche 'în camp;
39552il ne voulait entrer en rien
39553dans les projets des émirs,
39554et leur reconniianda de ne faire aucun mal au sul-
39555tan. L'émir Selar revenant au\ vuie^ de
39556la diiuceur, monta a cheval,
39557et récon-
39558cilia rÉraii-djaudàr avec les émirs
39559ùt/n/jr.i. Tuus ensemble baisèrent la lerie de-
39560vant le
39561sultan. On
39562arrêta
39563les Outrât
39564, qui
39565, appliqués à la torture, avouèrent
39566qu'ils avaient eu le projet d'assassiner Bibars et Selar, et de replacer Ketboga
39567sur le trftne. Ainsi s'évanouirent les idées que s'étaient formées les Bon^ sur
39568l'intdligence du sultan
39569et de fÉmirdjandâr avec les Ouirat. Le lendemain,
39570environ dnquanie de oeux^d furent étranglés et conduits au suf^lice avec leurs
39571babits et leurs tuibans. On
39572fit crier devant eux
39573: • Voilà la juste punition de
39574« oeus qui veulent exciter des trouUes parmi les musulmans, et qui osent atta>
39575Digitized by Google
p. 443
39576l44
39577U1&Ï0IH£ DES SliLTAhS MAMLOUK&
39578« quer les souverains. » On cherdiA Yémit Katlouberes; mais on ne put le trou-
39579ver. 11 s'était réfugié dans la ville de Gazali
39580,
39581ei
39582s'y
39583tenait caché. On se con-
39584tenta de piller tous ses bagages (la). Le quatriènie jour ou desceodit du gibet
39585lesoorps de ceux qui y avaient été attachés.
39586Cependant
39587les
39588Ihmljt.s fiilirprirpnt d'aigrir Bibars et de \v brouiller avec Se-
39589lar, prélfiidaiii
39590«[if
39591oeliii ci se hguail contre lui avec les Manilouks du sidtan.
39592Selar,
39593instruit
39594de
39595ces
39596intrigues , s'aboucha avec Bibars,
39597et
39598tous deux
39599con-
39600vinrent d'envoyer à Karak une partie
39601des Mamlouks du sultan. Ce prince ne
39602s'oppo-sant pas à cette mcsmc,
39603ils clioisiicnt parmi ces Matulouks, uu certain
39604nombre d'hununes qu'ils souptunnaient de cuinplicilé avec les Ouirat, et
39605les
39606firent emprisonner dans la ville de Karak. Au bout de quelques jours, le sultan
39607se mit en marche vers Karilah, et résolut de s'y arrêter jusqu'au retour des
39608émissaires quil avait envoyés en avant , et qui devaient lui donner des détails
39609sur b position de Tennemi. Dans oe campement, Tarmée fut surprise par le
39610cours de plusieurs torrents. L'inondation détruisit une bonne partie des ba-
39611gages;
39612et des soldats, en grand nombre, se trouvèrent réduits à la pauvreté
39613par suite de la perte de leurs chameaux et de leurs effets. Tout le monde au-
39614gura mal du succès de cette guerre ,
39615et l'événement réalisa ces
39616prévisions. A
39617l'inondation succéda une multitude de sauterelles qui couvrirent l'horizon et
39618dérobèrent aux yeux la vue du ciel. Ce nouvel
39619accid<-nt augmenta les pressen»
39620tinienls sinistres de l'armée. Et tout
39621le monde paria dans ce sens, jusqu'aux
39622vivandiers 13^. !.e premier join- du mois de Rehi premier, on décampa et l'on
39623prit
39624la roule de Damaj», où
39625le
39626.sultan
39627(il sou entrée,
39628le vendredi, second jour
39629du même mois.
39630Ia" samedi,
39631netd du même mois, on
39632vil arriver à Damas les
39633542
39634l'ugiiits
396351 3) d'Alep et autres
39636villes. Les
39637courriers de la poste, expédiés dAlcp
39638(la) Suivant Nowaïri (fol.
39639v**), cet éinir uu liom de quelque temps ayant ete découvert et
39640arrité^ hit «trangié , dan» le muché «1» chevaux, placé an pied de la citadelle de Caire.
39641(i3) Le verbe jJi^ à le P, le IV* et la VII* forme tig^ee/wV, s'éûu^iperh te Mtt, et 4 b
39642II' ùnme, forcer de fuir, d'èmigrer. On lit dans VHistoire d'Alep (inan. 738,
39643f. gS r*)
39644: J-»l J*A-a.
39645*_j J
39646I
39647;^j-~->
39648••'
39649habitants de la Syrie s'enfuirent devant lui. • Dans VHhtfiire d'f!^grpte
39650d'Abou imahà:>en (nian.
39651f. 177 v")
39652^j* Mil».
39653^ Jo.j
39654« Il partit de Damas,
39655fiiyant devant les Taun.» Dan» le» Jmtates d'itou (fcda (t. V, p. 174]
39656.-
39657oJjL»
39658Lec lliiaiilnaii& finrent ilevaal eux. » Dan* une Stualn d'Êgypte (de idod maoatcrit, f. 1 16 i**)
39659:
39660J-'^ '^ InbitaDts de toueks village» et de tous les bourg» prirent la
p. 444
39661A» 699 (i3oo).
39662XI. M ELI K-KA S E R-NO HAMMED-KELAOUN.
39663i45
39664et d'ailleurs, aononoèrent que Gazan était canopë sur le bord de TEuphrate, et
39665que ce prioce se trouvait à h
39666téle d'une année îmnieiMe. On distribua aux
39667troupM pour chaque cavalier» une gratification de trente à quarante dinars.
39668. la fuite. . Dans VOuoin d'Ahf>
39669(fol. 59 r")
39670:
39671J,t
39672siX^
396731^1 Ji (_^1-JI
39674• I-a population, par suite
39675(!.•
39676la frayeur qu'inspirait IVmpcrcur des Romains,
39677&'elait réfugiée
39678ii
39679« Aie|K» Dans VHimire d'Kbn-khaldoun (C. Vll,f.
39680v"J
39681: î—LJLaB— ^ ^LLJLéiJI JjLa.! L4
39682• lorsque i« svltan fnt pard précipitamment «le Sedjelmâsab. »Dan« la f^ied'Bbn-KkaUom ^ f. 17 v"j:
39683jLi^*^!
39684^^t-i^'l ^'^j ^J^^
39685|uiii iit
39686la
39687fuite; et toute
39688l.i itopulation, succeuivetneot
39689,
39690,ptit piiri
39691;\
39692( i-ite déroute.
39693> Dans VUistoirr du même écrivain
39694't. IV,
39695fol. 217
39696t*}
39697: tJ> [jjÀ.
39698• Il s'enfuit, par suite de la frayeur qu'iospirait cet homme.
39699» Et
39700{ib. v*J
39701: ^j-^^
39702^J^
39703° 7^
39704* ^'^
39705partirait précipilaatment de Rcî. » Dans YRUtofre d'ÉgypteifKhvtk'UuMem (m. 671, f. a(3 r*):
39706^<»j|
39707*^^Xii\ Jiar't «Tout te monde s'enfuit devant eux. • Dans le M«tdtri-I^ àvi même-
39708lii&toricn (tum. V, m. 7$!, f.
39709v")
39710: ^^t-Jt J
39711«
39712-r-*!
39713" ^'^ popidalion avait pris la fuite. »
39714Ailleurs (f. 61 v')
39715: |ja^»> ^ J-*^'
39716" " P«rtil pi"écipitaniment de Hcms. » Dans VHistoire d'£-
39717gjrpte de cet écrivain (m. (>G
397181 ,
39719f. igg v")
39720: iilUI Jc*^ ^UiJl s^XJLil çS-Lj
39721« Mclik-Dilher or-
39722«doona de faire cmii^rer la pnpulaliondesvillet.» Ailleurs (m. 663, f. 48 r")
39723:
39724J.lj
39725Am.r.t ^^^i^
39726J-Aac^,
39727« On dit que le gouverneur
39728d<.* Damas resta, eu pvrsooDc, pour
39729• fiure partir la popula^n. • tiamVMiannd'Jtep (in.
39730f. 5o v")
39731: jlUs-'
39732Jjji • Noos voti*
39733• ioQc que tu le foiees de fnir. > Plus bas (f. 86 *) :
39734t
39735t
39736^^r^ ^^-'u)) jï^ « Il força la
39737« popnlatioD d'abandonoer toute la Syrie, pour le réfugier dans cette vitle. > Dans la IHe <b tutUm
39738Ktbtoun (m. de S. Germaio» 1 18 bU,
39739f. «74 v*) :
39740-jX^^
39741^^i»- ai • On avait fait
39742• partir prccipiuinment la |>opuIntion de ces cantoot.
39743Dan» l'Hittoin d'£bn-KluldouB (lom. iV,
39744f. 66 v")
39745: Jbâj ilL^
39746•<
39747II
39748le fit fuir et
397491'*' gorgp.i. »
39750i.e mot Jà?-
39751iiijnilit' la faite, la déroute. On lit dans une Histoire d'hgj-pte (de mon manuscrit,
39752^
39753^ -
39754" 11 1«» dissuadait de la fuite. • Dans les Jit»ah$ d'AbouIféda (t. II,
39755'|i.35o):Mjiio Ji^yM
39756«Vue faîte précipitée eut Heu k Bagdad. > \ji terme «lia. désigne
39757quelquefois /a /fii». On lit dans n/Z^fn/rr d'Alrp
39758(f. 59 r*)
39759: iJjJl^^ lU?. ^—'S
39760'A a-rr>l tx^
39761à.
39762...I Lii*^ «Cette fuite porte le nom <le fuiic d'Axiz-eddaulali
39763; paru
39764<|iiVIIe rut lieu à cause de lui..
39765Dans l'/fùlo/nr d Ebu-Klialdouu ^t. VUI,
39766f. iia v°J
39767:
39768lUac^l A«j
39769jaiu ^jJ\ J,] iLs.
39770- Une partie de la population retouim ^R"» «P*^
39771première fuite.*
39772Le mot Jil^, qd fait au pluriel JLà4> wt Jî^ 011 iU^, signifie tm/M§lt(f, iw ^m^. On lit
39773dans les Aiuutltt d'Abou'Iféda (tom. V, p. 164) : JÛ*^
39774J t>U < Ils s'avanciraiit à U pousuiie
39775«deslogitifs. • Phistas(p. 174) : jv4-:-(L»I J,I jLà^l vJL.olo.I^'« Les fugitifs revinrent à leurs
39776• habitations. -Ailleurs (t. IV, p. 58a): JUa^l 3^,^
39777«Le pillage eut lieu i l'égard des fugitifs.»
39778Dans une Histoire d'Kgrpte déjà citée (de mon manuscrit ,
39779f.
397801 19 r")
39781• Une troupe de fugitifs, d'émigrés. . Et (f. gi v")
39782: Juiarît ^^
39783« Ceux d'entre les fu-
39784• 1,'itifs qui arrivèrent avec eux. » Dans le Afa«Ae/-#4(î d'Aboui'mabâsen (ton». V, fol.
397851 a4
39786r«J
39787: ^aJ
39788II.
39789(quatrième partie.)
39790'9
39791Digitized by Google
p. 445
39792i46
39793HISTOIRE DES SULTAKS MAMLOUKS.
39794Bient6l les bruits allèrent en croisaant, et de nombreux fugitifs arrivaient suc-
39795cessivement. Les soldats employèrent la gratiBcation qn*ils avaient reçue , pour
39796Tachât des objets qui leur étaient
39797nécessaires ; attendu que tout se vendait à
39798des prix excessifs, par suite des bruits qui circulaient sur la défaite procliaine
39799(le
39800rarmée, et du crédit que plusieurs des soldats avaient aufNvs des émirs
39801honnis,
39802l'ii
39803courrier de
39804la poste, expédié d'Alep, annonça que l'avanl-garde ^J^a
39805de Ga/an était partie des boitls de l'Euplirate, et avait traversé ce lleuve
39806;
39807<|iie
39808ffius
39809K^s
39810liahitanls
39811des
39812vilhgf-s,
39813jiisfpraii dernier, avaient pris la
39814fuite. I-Vmir
39815\s(ii(l«iniir-Kurdji
39816,
39817goiivcrtieur
39818d«
39819-,
39820ci»n<iuf»{rs
39821faites
39822sur
39823le territoire de Sis,
39824arii\a. amenant
39825avec
39826lui
39827le sunNtraiii de telle contrée,
39828«
39829t
39830npirs av<iir
39831lc\t-
39832ie
39833revetui
39834de
39835la
39836ville de
39837Tell-Haïudoiiii. T;armér de Damas
39838se
39839iTiil
39840v\\
39841niarrlie.
39842Après quoi,
39843le
39844sultan
39845jwrlit, à Ja Ute des
39846lrt>ujics de rÉgjple,à la chùte du
39847jour, le dimanche, dix-septième jour du
39848mois. Il se dirigea vers Hcms,
39849et vint
39850camper près de celte ville. Delà,
39851il détacha les Arabes pour aller recueillir des
39852nouvelles. Les Taiars étaient arrivés près de Satamiah, et tout le monde disait
39853que rarroée serait battue. Les troupes
39854restèrent sous les armes durant trois
39855jours. Les prix des denrées étaient d'une cfaerté exorbitante.
39856Le matin du mercredi, vingt*huitième jour du mois, le sultan monta à che»
39857val , à la tête de l'armée , et pressa sa marche jusqu'à
39858la quatrièmft heure du
39859jour. Alors, on vit paraître les coureurs des Tatars. On
39860fit crier dans le camp
39861un ordre portant ces mots :« Jetex vos lances, et ne fonde?, vos espérances que
39862« sur vos épéeset vos massues. nTous les soldats, en effet, jclèrt
39863ril Knirs lances
39864;i terre el s'avancèrent l'espace d'une lieure. L'armée fut rangée en bataille dans
39865le lieu apjjelé Mrdjmun-ahnomuilJ
39866Qyr^^
39867nommé aujourd'hui H 'diU-alkha-
39868zintltir ,b.i;:t-" J^-'j
39869''"^
39870valît'c du Trésorier\ Kllc se composait de vingt et quel-
39871«pios mille cavaliers. Les Tatars étaient an ii(uul)ic d ctiviion cent mille. L'émir
39872Isa-ben-Maliauna se plaça à
39873l'aile droite avec tous
39874les Arabes. Près d'eux , était
39875jytë '^l} {J*
398763 V^UJt
39877Il se rendit au Caire iivt-c le^fugitif&qui se dcrobaient aux armes
39878« de Ttmour.
39879Daoi la Fie de JCtbmm (M. 66 f)
39880:
39881.
39882.
39883. Lla.LJl ^113 1 Jl
39884.
39885. . Jia. J.^
39886^ ^
39887a] ij 1*4^^^
39888J i-iJ^ « Sî de» fiigitib arrivent dan» lea GOMUéet du Slbel,^
39889. l'administralcur de lempirc, résidant à Akka, se charge de les pr<»t<'g(>r il di- Irs défendre.» Eolin,
39890le mot JLi=.j désigne la terreur, ta fiuw j>nk-'>f>itf-f. On lit dans l'^M/n/nr d'Abou'kaahiaai (m. £63,
39891fui. 76
39892: oLw'i!! ^J* jLfia.^t
39893« La frayeur le porta à s éloigner. •
39894Dlgitized by Gi
p. 446
398954«Ct99(i3oo).
39896XI. MBLIK-MASER-MOHAMMED-KELAOUK.
39897tl\-j
39898Vimw Belban Tabbèkhi, naib d'Ak p , à la léte des troapes d« celle vUle et de
39899celles de Hamah. A
39900l'aile gauche, se trouvaient Vémr Bedr-eddin-fiektftscb,
39901Vémtps^aA, Vimir Akousch^Kaltâl-aflsaba,
39902Alem-eddin-Sandjar,
39903Itt dawaddrif
39904TogritlgÂniy A1hadj*&tiri, nalà de Tnrabolos, accompagnés d*nn grand nombre
39905d'ëmirs. Au centre, étaient placés Bibars, Selar, Borloglii, Katloubek, le hdt^'ibt
39906Aibek
39907le k/iazimfdr (\réson«r)f escortés friine foule d'émirs. Les Mamiouks du
39908sultan formaient l'aile. Hosùni-cddin>Iiàdjin,
39909VostatUtr,
39910était avec
39911le sultan à
39912quelque distance du
39913cli:iiii]) dr bataille,
39914afin qu'on ne pût
39915le
39916reconnaître et
39917l'atinquei
39918. Cinq cents Mamiouks, choisis fiarmi les zarrdk (artificiers) (i4)i for-
39919maient
399201 avant-garde de
39921l'arnirp.
39922Au moment de ranger les
39923tioiipcs m halaille,
39924l éinir Bihai.s, le tfjfischenkir.
39925se trouva attaqn<5 d'une
39926fièvre el dune diarrhée violente qui ne lui permit pas
39927de se
39928tenir
39929à
39930t lieval.
39931il monta dans une litière, et quitta
39932le champ de bataille.
39933LVniir Selar, le iuuIj, prenant avec lui les liddjib, les éaùrs, les fal,i/t, parcourut
39934toute Farmée. Les Jakih exhortaient
39935les soldats et
39936les eucourageuieni à
39937tenir
39938ferme. Ce qui
39939fit verser des larmes abondantes, Gaxan
39940restait dans sa posi-
39941tion, sans
39942faire aucun mouvement. H
39943avait recommandé
39944Ji
39945ses
39946soldats de
39947ne pas bouger, qull ne s'ébranUt lui*ménie; et alors, de partir tous enseinble.
39948Les troupes musulmanes s'avancèrent les premières. Les artificiers j^ljpl «Hu-
39949mèrent le naphte^ et fondirent sur Gazao, qui ne fil pas le moindre mouvement.
39950(4)
39951I<c verlM
39952signifie frapper. L'auteur du A'amMr#(p. laSB), I'ex|)lique par ^e-^j- On
39953lit dlins YHistoire des Patriarches d'AlexarKirie (tom.
39954II, m.
39955!/(0, p. 7^)
39956: \^jyj
39957^
39958'
39959"-r'l,>
39960dkjJuÀ^'^l J|yL& L|> « De petites t-pees avec lesquelles
39961ils frappaient les trouprs des Ikhscliidites.»
39962Hans l'ouvrage intitulé Jtm-^tfunmslaA
39963^
39964(la science de la guerre), (m.
399651 ta?,
39966f. 18 r") :
39967viXs^j)
39968* Frappp aon visage avec U lance. » De Uk «*ett formé le mot mhnai, qai §»-
39969goîfie u/ie laiicf.
39970{'.<
39971terme existe encore du nos joursi car ou
39972lit dans le Tableau des établisscments
39973français dans l'Ah^t ru
39974A.
399751840, p. 3-;), que le mot /M«/iiJ|r désigne «yie
39976/lii/»f#, et (pag.
399773i9,
3997833->
39979que mcutr^ttiah sigiiitîe des portearsde lances. Le mol ^^jj desi(;nc«n tuyau. Dans le commentaire
39980sur le Matvat^(édition de Gonstantinople, p. a)»), os te dèlinit de cette muiéfs :
39981Cest on iwbe
39982m
39983foroiéde ruivre, et fabrique de manière qu'une dcs moitiés est mince, et sa partie cre«ne
39984- extn'mrmcn!
39985«'•îniitc
39986, lundi'iquc l'autre moitié est épaisse, et sa cavité largf. Ou
39987l.tiliu citiuite un
39988' long morceau de \)ni>, dont la gro:kSeur remplit exactement la cavité large. Lvr!>que l'on remplit
399890 le tabe d'eau, et que l*oa ajuste A son nitrée le morceau de boit, enaorte qu'il la boodie cntiè'
39990« rement,
39991l ean ne saurait sortir par l'autre extrémité. Mais, à mesure que l'ou
39992fait entrer le mor-
39993ce.TM t!f hois
39994,
39995l'en» psl chassée avec force par
39996la cavité rtroit»", pt jnillit
39997:i une cei taiuc disLance.
39998Chez
39999les rcnv.uns arabes du mojfcii âge, le mot
40000ijf\jj est employé pour designer le tube avec le-
4000119-
p. 447
40002iltSTOIIIE DES SULTANS MAMLOUKS.
40003Oo avait supposé que ce prinoe, de son côté, se porterait en avant pour les
40004repousser. Les chevaux s'élancèrent de toute la vitesse de leur course. Mais,
40005au bout d'un certain temps, leur ardeur se ralentit, et le feu du naphte s*élei-
40006gnit. Alors Gaxan et ses troupes se précipitèrent tout à la Ibis et en vinrent aux
40007mains avec Tarinée ^yptienne. Il avait détaché en avant dix mille iïiniMsins
40008chargés de décocher des flèches, et dont les déchai^^ avaient aiieini quantité
40009de chevaux, et renversé un graod nombre de cavaliers. Ces flèches firent sur»
40010tout un grand ravage parmi
40011les Arabes,
40012ipii prirent
40013la fuite les premiers,
40014et
40015furent suivis par les troupes d'Alep et de Hamah. Enfin, toute l'aile droite fut
40016mise en pleine déroute pnr l'aile franche de Gaznn.
40017D'tin autre rôté
40018, la gauche
40019de
40020l arniée eL'vptienne attaqua
40021la droite de ce prince,
40022la rompit tout entière
40023la mit
40024(l.iii-^ mir
40025fl<'ronte rompicle, et tua environ cinq mille bomnies. On manda
40026la cliose nu
40027siiltati,
40028(|ui Hait camp*'
40029à
40030pari, avec un cojps de troupes, et Ho-
40031sâm>eddin {'asladdr. Cette nouvelle
40032le combla de joie. ità/M^ était sur le point
40033de tourner le dos. Ayant
40034fait appeler Kandjak
40035, nntfi
40036île Damas , celui-ci releva
40037son courage, et l'engagea à tenir ferme. Bientôt
40038,
40039< e prince ayant réuni autour
40040de lui les fuyards,
40041et voyant renaître pour lui les chances de succès , fondit
40042avec impétuosité sur le centre de Farmée égyptienne, qui ne put sontenij* cette
40043quel ou lançuil le naphie (le feu grégeois;. On
40044lit d.ins la Description de i'Égjpte de Makrijci (t. I,
40045niflll. 797, r. )49
40046! ^>*^t
40047'^ ^T*"* destinés à lancer le niphte. > De là vient le mot
40048^jl^ signift«nt ce avec qimwt bmct eetie substance. On
40049lit diins VHistoire (les Seldjoveldes de Bon-
40050dâri (man.
40051ar. 767
40052A.
40053fol. 170 v*)
40054: Zi^yW OjILUJI^
40055«Les
40056pot.» inrt-ndiaires, H
40057« les luachines propres pour le naphte, et destinées à le lancer. > Le mot ^'jj exprimait celui qui
40058awec ée /mrmlr tthet tançait le naphte. On lit dsm le lUmet{mmMKâkX. V,p. aSS)
40059:
40060lai» 1|^j,jU>
40061Ij b <^y» ,^IJ[) «II0 artiScier Bt tomber snr une nuiaon im pot rempli do mphie. •
40062!.«$ mêmes motsaetroiiTent répété dam l'oimage biographique {^Jy^^ «3^1 ]
40063<le TaU-eddÎB'»
40064Fasi (tom. IV,
40065f. 73 r'). V):\m
40066I.i fir e!r Bibrtnt de Nownïi
40067i
40068[f 72 \")
40069: JaiJb j^îj^'
40070• Les ar-
40071- tifiriers linri ti ni
40072tia|)lue. » IJ.ms
40073la f^iede Kelaoïin
40074tlii
40075iiii mi' historien fm. 683, f. 19}: _
40076-
40077*
40078^
40079u
40080!
40081L»'s artificiers juucreiit avec le oaphtc. » Plus bas (fol. ao) ; ^^LS^I «JL»
400821j < Les leillenn île pierres et les arrîficien éui«Btm nombre de mille.* Otti» le
40083AilaM*deHMkriâ(tom. I» p.33i):iNb3l
40084Les artUielers jetèrent le naphte.» Don»
40085VHistoIrr dr la C^nquiUe de Jérusalem d'Imad-cddin bfitbini (mm. 714, loi. 5? r<*) :
40086^^^i
40087« (llinquc artificier lança, aver le îpw
40088, la perdition sur les honmcs
40089- destiné» au feu (de
40090I trifer).
40091- Et (f. a» v") : ^y^S
40092\Jij^^ (4=" " L*««î8e"«r
40093dêtfOPé,
40094• et rinceadi.iirc fut brûlé. >
40095'
40096Digitized by Google
p. 448
40097AS 699 (1300).
40098XL HELIK-NASEII-HOHAIIIIEO-KELAOOK.
40099i49
40100«ttaqiie. Selar, Beklemur le tytnUiendi^^ Dorloghi, et le reste des émirs èon^s
40101prirent la fuite. Gesan les |M)unttiTit de si près, que ses flèdies atteignaient les
40102casques des cavaliers , et en frisaient jaillir le feu. Le mltan, qui était campé à
40103prt , accompagné de Hosàm-eddin , pleurait, adreuaii à Dieu ses supplications,
40104et loi disait
40105:
40106« O mon Seigneur, no faitrs pas de moi un éire funeste pour les
40107« musulmans (
401081 5). »
40109Il voulait suivre la foule des fuyards. Hosàm-eddin l'arrê-
40110tait,
40111et
40112lui
40113disait
40114: « Ce n'est pas là une défaite; mais les musulmans ont re>
40115« culé.
40116u Biftitôt
40117il
40118ne
40119resin auprès
40120dti prince que dix-huit Mamiouks. Cepen-
40121dant
40122l'aile s^cHiclic des troupes de l'islamisme ayant défait
40123l'aile droite de Gazan,
40124ie\ int
40125à Merns, après Trtjr, rapportant un butin considérable. Les soldais trou-
40126vèrent les émirs boi'djis du centre, qui avaient été rompus, et que poursuivaient
40127les Mongols.
40128Ils demeurèrent stupéfaits. Gazan, qui craignait une embuscade,
40129renonça à la poursuite des luvaids. Ce lut ia veiitableaiuut une grâce divine. Car
40130si ce prince avait oontiuué sa niarclie,
40131tous
40132les soldats égyptiens eussent péri
40133jusqu'au dernier. Les fuyards arrivèrent à Héros, aumoment du coucher du soleil.
40134Les Tatars s'étaient emparés de tout oe qui appartenait à cette armée, et qui for>
40135mait une nuisse immense. D*un autre côté, les fuyards, pour se sauver plus
40136vite, avairot jeté leurs armes. Toute la population de Hems poussa des cla-
40137meurs, et disait à haute vois , en s'adressent à Tannée : • Dieu, Dieu est avee
40138« les musulmans. » Les chevaux étaient épuisé de fotigue. Les Égyptiens con^
40139linuèrent leur route
40140vers Balbek, et vinrent,
40141le matin du vendredi, camper
40142devant cette ville, dont les portes étaient
40143fermées. Ils y prirent des vivres, et
40144poursuivirent leur n tiaite jusqu'à Damas, où ils s'arrêtèrent ie samedi, pre-
40145mier jour du mois de Kebi-sccond.
40146Le plus grand nombre se dirigea vers l'Étjypte, parla route du Sâliel. A peine
40147les troupes élaient-ellcs entrées dans
40148IJatuas,
40149que
40150des
40151cris annoncèrent l'ap-
40152proche de Gazan. Les soldats évacnèrfMii
40153h»
40154\ille, apr»
40155• un ^ joui d'enNironune
40156heure, abandonnant tout ce qu'ils jio^^
40157il m*m. Les habitants Ue celle capitale
40158se
40159iialci t nt de
40160ftiir, et se débandèrent daiia toutes les directions, l.armie, dans
40161sa retraite, eut à redouter les .Ischir et les Arabes, qui enlevèrent et pillèrent
40162une bonne partie des bagages. Parmi ceux qui
40163périreut dans le combat, on
40164(iS) Le i»te porte : ^^^,1
40165U ^ L..ix-* LaT ^^^Jmi' V • Ne fiiitCi pds denioî un dn fiuwtte
40166* pour ]cs MasuloMiis.
p. 449
40167iSo
40168HISTOIRE DES SULTANS MAM LOOKS.
40169compta r^niir Kart, nalù de Tarabolos, Témir Na8er«ddin-Hofa«inmed » fils de
40170rémir Aidemur-Halebî , Malian-Takwi, Fun de* émir» de Taraboloa, Beibars-
40171Gatmi, naîé de la dt«lelle de Markab, Uzbek, luUh de BalatonMi Bîlik-Taiar,
40172l'un dec émira de Damas « eim^ron mille soldats ou Hamlouks. On eat égale*
40173ment n
40174regretter
40175le /fr/t/w/Z/W/// HosAffl-^ddin-liasiin-beii-Ahmed-Roumt , kadi
40176(les Hanéfîs de Damas, Imad-e<lditi-hmaïl-heii-Aliiiied-ben-Saiil-l)pn-Molianinied-
40177ben-Saïd-ben-Alathir
40178,
40179If Moinvakki
40180(secrétaire). Les Tatar» de leur
40181côté,
40182perdirent environ <jualor/c
40183iiiillf lionimes,
40184Gazan
40185, après la déroule derainu'c
40186('[^n |)iit'iHU'
40187, vint,
40188à
40189l'issue df
40190I;< soirée,
40191ramper devant la ville de Heiiis, «ni se trouvaient déposés
40192les iiésojs du sultan
40193et
40194les bagages
40195des
40196lioiiprs.
4019711 enleva Ions ces objets, ([ui élaienl
40198confiés à
40199la
40200garde de l'émir Nàser-eddin*Mobammed-£bu-aliiaieni. Ensuite,
40201il
40202prit le che-
40203min de Damas , après avoir laissé ceux qui servaietit sous ses ordi-es recueillir
40204pour butin des richesses Immenses. Cependant , à Damas , vers l'heure de midi,
40205le samedi, premier jour de Rebi^second, nn tumulte effrayant s*ëtail manifesté
40206parmi la population. Les femmes étalât sorties de leurs maisons, le visage dé-
40207couvert. Les hommes avaient abandonné leurs boudques, leurs biens, pour
40208fuir hors de la ville.
40209La foule était si grande , que bien des personnes furent
40210étouffées aux portes. Les habitants se dispersèrent sur le sommet des montagnes
40211et dans les villages. D'autres, en grand nombre , se dirigèrent vers l'I^grpte.
40212La nuit du dimanche , les prisonniers s'échappèrent , et le pillage commença,
40213attendu qu'il n'y avait personne pour garder la ville. Dès
40214le matin, ceux des
40215habitants qui étaient restés
40216<lan$
40217la place se réunirent devant
40218la grande mos-
40219(juée, et envoyèrent une
40220dépulalioii vers Gn/niî. Le Kadi-tilkodat , Bedr-eddin-
40221!Vloliammed«ben>Djemàah, et le Sc/iéiA-alsc/ioïouA/t , Taki-eddin-Ahmed-ben-Ti-
40222mîah se mirent en route pour aller trouver ce prince, le lundi
40223, troisième jour
40224du mois,
40225d.ins
40226l'après-midi, acmmpapnf's d'ini nombreux cortège de person-
40227>
40228naines distingués, de fakilis et de
40229kcleiits.
40230Arrivés au
40231lieu nommé
40232:\chl J-j-M
40233,
40234ils rencontrèrent Gazan,qni était en marclio.
40235Ils desc riidii cnt de
40236leurs mou-
40237lures, et plusieurs d'entre eux baisèrent la
40238terre. Le ju iuce s'arrêta
40239: Les Tntai s
40240descendirent de leurs chevaux, et
402411 interprète se préseula. Les députés deman-
40242dèrent une amnistie pour les lialiilanls de Dauias, cl olfrirent les vivres qu'ils
40243axaient appMth's. Ga/an
40244tic j);iiul y faire aucune attention, et dit aux dépulés
40245:
40246.< Jai dtjà envoyé lacté (pic vous demande/..» Après cpioi,
40247il les congédia.
40248Ils
40249Dicjitized by G(
p. 450
40250G90 (i3oo}.
40251XI HELIK-NASER-MOHAMMB.D-KELAOUN.
40252t5i
40253reloiinièreiit à
40254la \iUe,
40255le vendredi,
40256après
40257l'as/: Ou
40258n'avait
40259fait ce
40260jour- là
40261la prière pour aucun souverain. La capitulation aocordëe par Gacao était déjà
40262parvenue à Damas, le jeudi , sixième jourdu mois. Le vendredi, sept , Ismail le
40263Tatar arriva âi la léte d'une troupe de sea compalrbtea. Le samedi» il entra dans
40264la ville , afin de faire dans la grande mosquée lecture du /Emu». Toute la popu-
40265lation était réunie. Un des Persans qui était arrivé à la suite de l'émir Ismail lut
40266cet acte (16), qui engageait tout le monde à être sans inquiétude. Ismail re-
40267tourna à son logement, après avoir
40268fiiît la prière de Yasr.
40269(16) Sans doute on ne sera pas fArlu- do iroiivcr ici le texte de cette pircp officielle,
40270tel qu'il nous
40271est doiuté p«r Nowauri (m. 683,
40272f. 1B8 r* et suiv.), et par un bislorica souvent cite (de ihud naa-
40273nuicrit , fol. 65 V* «I loiv.) :
40274J-J^
40275i_Jj
40276^^Js.
40277^^bU ïjJUa «^1 ^ji.
40278^ILJlj îlLfiJI
40279J-4a»l jJla ^^T"^ *^
40280»^_a.LiJI ^L^^Lj jji-^Li*. ^•fc^uv^
40281^^'^î
40282i''^'-^
40283^r^^^-ï^^^-^
40284i;;^,"'^' (Ji^
40285jLe^t ^
402861**^'^
40287tH^^
40288sl^."^
40289j-^l) «^^i si-Cltij
40290-i....
40291^iq,tj ^-ittj JJ-Jt S5l^ ^ J^\j
40292Jî LiUl ^^iH i.j
40293t
40294xJtj^ jiut^ il Uifj; ^1 j» s^iL^t îJbj»*i^ &iJl
40295LJb^ ,JL^%
40296îïâJV ^l-Jl
40297J
40298JjJ» lii^j >L-iîI, yjtjjJî LJjl JÎUI^ ^ JU' lÛÏ
40299^L_:_j L-JU
40300ilîl
40301îJwA/^i^jjJlj jO^;^! JuoLlII ïl»^
40302L-ijjiî O-J^
40303Digitized by Google
p. 451
403045a
40305niSTOiRE DES SULTANS HAMLODKS/
40306Le dimancbey ks habiianu de Damas commencèrent à rassembler leurs
40307chevaux , leurs mules et
40308leurs richesses. Gann vint camper devant la ville. El
40309L^JL^!,, j^jJ L^"Lâ-J, ^JL^\ J* ij/j4t ^Sl—J!
40310J^' jv^. ^
40311j^*' i^LJ! 'c^Jy
40312j_/o«j j^^'^L-«J!
40313jr:^*''
40314'"^ (j'G ^-i-^^ jfj
40315'j'^
40316«iJ-^
40317J>ak.j^
403181^
40319Vi
40320c
40321.ij ^,^LHjrijiJ i^Lkii» j^^'j
40322^î-*V^
40323^;c~» ^
40324CJJÎ >1
40325^^ÎSUIj LiU^ ^>:t, l:îb.!f^1^1^
403266 u-^'> ^jJI
40327^3JL 4ÎI
40328JLi LUpi îU c;'
40329crtJ^' v>
40330w.-^:.M^ jjpi e;'^^'
40331-i^U
40332r-^' *V ;LLçJ^! LU^I s;Lj
40333.ufsyLyi iXU'.'v'^i îJjxM »4) .ujJt j* ^^j^ ,^^1^
40334^r>^"^i
40335Par la puissance du Dieu Ircs-liaul,
40336" Sachent
40337les cmir» des tmm<ui$ (corps de dix mille liomincs}, de mille» de cent, et toutes no»
40338« aimées vielorietnes, Hongob, TStlk^ Arnwniem* Kurdjs et autres, qui sont entrés aous le tien «le
40339«notre ohéiisance. Lorsque Dieu eut éclltré nosocnirs par la lumière de l'Islamisnie, et nous eut
40340ilirigô
40341\
40342l
40343i s
40344l;i icIij.'ioa du Prophète (sur qui repo-scnl
40345îi-s plus excellentes bénédictions et
40346h-
40347salut)
40348• (iiou» nous dîuicsj
40349: iùit-ce que celui dont
40350Di<eu a dilate le coeur pour recevoir l'islamisnie, et qui
40351• est sous rinOueoM de 1« Inmière ite ton seigneur (doit être tenblable aux hommes cadards?)
40352Malheur à ceux dont les cœurs suit Cndureis et incapables de penser à
40353Dieu. Ces hommes-là sont
40354• dans ttnf errctir manifeste. Lorsque nous apprîmes que les souverains de l'Égypte et de la Syrie
40355«s'étaient éloignes de
40356la vuic
40357tic b
40358religion, ne s'attachaient plus aux préceptes de llslanisine
40359,
40360• violaient leurs engagements, prononçaient des temenla criminels ;
40361qu'il n'enistait ehetcoxai
40362m probité ni bonne Toi; qaetenrtaAnreso*olFr«iieot«ttcan ensemble, «aeiineoi^gamaatiim régulière
40363• ipie clinrun d'eux
40364, dès qu'il pnri'onaît au pouvoir, courait sur la terre, afin d'y porter le ravage
40365,
40366• de (aire périr les moissons et
40367les animaux^
40368(et cependant, Dieu n'aime point le désordre}; que
40369f chacun >l'eax avait pris ottv«rlefiient pour règle de sa conduite d'opprimer les sujets, d'itendre
40370Digitizco by Google
p. 452
403714irtf99C<)oo).
40372XI. MBLIK-NASER-MOHAKHED-BEN-KELAOUN.
40373l$3
40374Kandjak, Bektemar,
40375le
40376*ihhditr, et tontes les |>er«onnes de leur suite s*él««
40377bliranl dans le Mddan-akhkit (l*hippodr&ine vert). Les Tstars se répandirent
40378« une main hostile sur leurs femmes et leurs biens , «|u'ils s'écartaient du chemin de la justice et de
40379• rëquitc, et se KTnient sans frein à I» vîolfloee et i la tyrannie ; poussés par le zèle relii'ieux et la
40380« llsr?ear de l'Islawisme; nous avons marelié vert ce contrées, a6n ét Taire cesser cette inimitié, et
40381« de rcprirticr f-i^ttp nrn>j;,nirf, cfiinliiUnnt avf.c nmis une ariiirc nombreuse. Nousavons fait le vœu
40382• que, si le Uieu très-haut nous favorisait, en nous accortlaot
40383la conquête de ce pays, nous ferions
40384• disparaître l'oppression et le désordre , que nous étendrions pour tous les hommes , le règne de
40385la Jusike et de la bienfaiuiice , obâasant ainsi à l'ordre dt^. Car Dieu commande la jostiee, la
40386« bienfaisance, la libéralité à l'égard des parents
40387-,
40388il défend les actions honteuses , le crime
40389,
40390l'r njus-
40391« tice.
40392Il vous exhorte, dans l'espérance que vous réfléchirez sérieusement.
40393Il ordonne d'obéir à
40394« tout ce que le Prophète (sur qui reposent le salut et la bénédiction) a recommandé aux hommes.
40395Certes, ceux qai prati<|uent la jnsliee , auprès de Dieu , seront assis sur des sièges de lumière, i
40396• la droite du Dieu miséricordieux, et ses deux mains sont à la droite de ceux qui suivent Téquité
40397«dans leur gouvernement et i l'égard de leurs peuple»} de manière qu'ils ne sont jamais forcés
40398• de prendre la fuite.
40399• Lorsque nos «^rht eurent arrêté ces nobles projets, ces vmus ioébrsalaUes, Dieu nous a
40400« grattés, en faisuit luire pour nous l'aurore d'une victoire édataute, dlnne conquête signalée.
40401Il
40402• a accompli pour nous ses bienfaits
40403,
40404et
40405fait descendre sur nous
40406sa maji-sté divine.
40407Nous avons
40408n vaincu l'ennemi rebelle, les armées injustes, nous
40409les avons disperses entièrement et débandés
40410• emnpIélenMiil. En aorte que la règne de la justice est arrivé , et que rcmur a dispara } car Ytt^
40411< reur dmt infiilIfliUuient périr.
40412Alors, nos coeurs se sont encore plus qnuouis, pour recevoir
40413• l'Islamisme; nos esprits se sont fortifiés jiar les viTité^s
40414préceptes
40415: nous nous sommes placé
40416« dans le nombre de ceux à qui Dieu a inspire
40417l'amour de
40418la fui , dans les
40419cceurs
40420desquels
40421il
40422l'a
40423« présentée avec tous ses cbarmes et auxqueb il a ineulqué rborreur de nuerédolilé et de la pei^
40424« versité. Ce sont \k les honunes orthodoxes, par suite des bienfaits et des gr.'irt s de Dii
40425ii.
40426* C'a été pour nous un devoir d'observer ces pactes inébranlables , ces vœux fermes et solides.
40427•> En coQscqueiicc, dc« ordres augustes émanés de nous prescrivirent que personne, des dilTérentes
40428classe*- d'individus, qui eomitoseiit les anséet susdites, ne commit aucun acte d'hostilité contre
40429• la
40430ville de Damas, ses dépendances, et la totalité des villes de Syrie, sonmisr?.
40431.'i l'iblamisinc
40432;
40433«juc
40434• tous réprimassent les ongles de
40435l'inimitié , pour ne toucher ni aux personnes , ni aux richesses,
40436• ni aux femmes des habitants
40437: qu'ils ne rodassent pas autour de la demeure de ces hommes; afin
40438• que eeux-d pussrat , avec un easur satisbit , ci des espérances pleines et entières , se livrer à le
40439culture des terres ,
40440et à la profession
40441t]iii-
404421 Ii.kun a eiiil>rassé, comme m.irchand, agriculteur, ou
40443< autre. Au milieu de cet épouvantable tumulte et de la multitude des trou|ies, quelques individus,
40444en petit nombre, s'éuni permis de
40445piller ou de
40446faire prisonniers quelques-uns des
40447faabitaols,
40448< nous avons puni de mort les coupables; afin que cet exemple servît de Icfou ans autres hommes,
40449• qu'ils n tiotir.Usent à
40450l'envie de piller,
40451<I'« nlrver
40452des homiius, nu
40453tir
40454IKrpr à quelque autre
40455« désordre; qu'ils comprissent, qu'après cet acte sévère nous ne serions iioint disposés à user d'in-
40456didgence ;
40457qu'ils
40458s'ubstiossenl de nuire à aucun de ceux qui Slûveill let diflerentes
40459religions,
40460« juibi chrétiens on Sabéens; attendu que ees bonmea puyent la cotation : b pioteetion qui leur
40461II. (««elriènrjwrIirO
40462AO
p. 453
40463iS4
40464HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
40465daDS la direclion de Jérusalem et de Rarak» pour piller et foire dea prisoDiiien.
40466L'émir Alen>cddin-Saiidjar>ArdjewàKh, qui commandait dana la diadalle de
40467« est atcordée est uuc des ubli(;atioii$ prescrites par la lé(;UUUou religieuse, suivant cette parole
40468« du Prophète : lU «cquitterant lu capitatkn , «fin que leun bieii» soimt couine Ict oôtns, leur
40469m sang comme notre seog.
40470Les Sultans sont cliargés de veiller à la sûreté des tributaires soumis,
40471• comme à celle des niusulniuiis;
40472r:ir n-s tributaires sont au nombre des sujets. Le Proph<'tf 'sur
404731 qui reposent la bcnùdictiou de Dieu et le saiul) a dit
40474: L'Imam placé à la lùte des hommes, est, à
40475• leur ^nl, eomoie an pasteur; or, on demande 1 un paslcnr compte de son troopeeu. Les Ka-
40476• dis, les Khatib, les Scheïkhs,
40477les savants, les Schérifs, les Grands, les hommes connu-), et tous nos
40478» sujets doivent se réjouir de cette victoire importante
40479, de celte conquête mémorable,
40480et prendre
40481• une part considérable de satisfaction
40482, une portion imposaote de contentement et
40483d'allégresse
40484:
40485< s'applîqnaat dorant
40486le temps des nuits, et nnx extréniités du jour, • adieaier nu ôel des vtea»
40487|)oiii
40488l,t |>rospérité de cette dynastie victorieuse et de cet empire illustre»
40489Ecrit
40490le i5* jour du mois de Rcbi second, l'an G99.
40491»
40492Je n'ai pas l'intention de préseuler des observations sur cette pièce oflicieiie; je n'indiquerai point
40493lesnombreuses allnaionsqu'dlepréMnteidce passages de l'Alconn;attendo cpi*on peotftdiement lee
40494reconnaître en consultant
40495la Co/irorc/anrr publiée par M. Fliigel. Mais il est un root sur lequel je crois
40496devoir ro'arréterun moment. Au coromeuceroent de cet acte, ^owaïri indique des hommes désigné»
40497par le nom de tdril J^Lj ou tarik
40498L'auteur de l'Butoire dtLgfpte a omis tout à
40499fait ce
40500motOn peut croire qoe les deux écrivains en ont ignoré b tréritalde lecture, et aansdoule la sigoilic*-
40501tion. Je n'hésite pas à écrire tdzik >,^jG^lj'.
40502Il est, peut-être, assez curieux de suivre cette etprcsMon
40503dans les diverses métamorphoses qu'elle a subie. Chez les Arabes, nne grande division des peuples
40504du désert était desiguce par le nom de Tai ^U». C'était à cette réunion de tribus qu'appartenait 1«
40505célèbreHâlcni, si vanté pour sa générosité adminble. De là vient que le» Syrio» employireBt le mot
405061 **^ pour indiquer un Arabt, et qoelquefoit un Uamlma». On lit dans l« Chnoalfmàe Grégoire
40507Bar-HcbTKus (n. ai i)
40508: )^^jJoi )A
40509«
40510)?a
40511• L'empire arabe des Égyptiens. • Plus loto
40512(p. 97») il^^i t
40513aia ft> « Un cheval arabe. • Dansja MHoAtea orienlalh dj^Assemani (lom. IU,
40514p. ao5 et p«M.>2 \
40515désigne lar Arabes ; t^^li ^ les/emmet antteti ib
40516désigne la noifeA «mf» (ou llslaroisme). On peut en voir dci exemples dans Ta
40517mUhikeea emiuaHt {U II, p. i-jl), On lit «illean (t IV, p. 9S), nor ttamu |?aVifc | ln *e » amki
40518geniis arabum. Ce mot le trouve , avec le même sens ,
40519<lans la Chroniqm de Bar-Hdmeas (p> aïo,
40520293. 3a/,). On y lit
40521I p. aoi) :)?<!.« ^'^N ^ ^0iL^^iA-aJ
40522.
40523I j crainte qu'il inspirait se
40524< lit sentir à toute In nation des
40525\r.ib(*s.
40526« Plus loin
40527fp.
405287
40529: t^*
40530'
40531' 3- )*
40532" La
40533capit.ilr de
40534• l'empire de* Arabes (de rislamisiuc). • Ailleurs
40535[p.
40536aHoJ " Ils virent que
40537la Perse était remplie
40538• d'Arabes. > )?a
40539s
40540-1 1 1 .n» 0».
40541Cest de là qoe les Persans ont tonné le mol afai ^jl? qni, cbex eux, désigne bji Ar^. Ce terne
40542se trouve souvent dans \e Sc/iah-ndmeh, et chez tous \(^ écrivains de la Perse. Ce mot, avec une
40543légère altération, a passé dans la langue «rmétitennc où il a pris la forme tat^iÂt ou solvant la pro-
40544Dondalioik moderne, ttm/Jig. Il désigne tantAtm Armée, Untdt wt MmahHm, tant6l nn n». On fit
p. 454
40545*!• 699 (i3oo).
40546XI. MELIK-NASER-MOHAMMRD-REN KKLAOf'N.
40547l55
40548Damas, se
40549mit en
40550état de délensp, ot accabla de reproclies sanp;Iants Kaudjak
40551et Bekieraur, qui s'étaient avancés vers lui, et renp^aEjeaient
40552:i se rendre.
40553Le matin du mardi, onzième jour du mois, l'émir Istnaii enjoiguil aiiN kudis
40554et aux principaux personnage!» d'eau er en négociation avec Ardjcwâsch, pour
40555l'engager à rendre la citadelle, le menaçant que, dans
40556le
40557cas d'un
40558refus, la
40559ville serait livrée au pillage, et toute la population pass^ au fil de l'^pée. Une
40560nombreuse assemblée s'ëUmt réunie, on députa pour oei objet vers ArdjewAsch,
40561qui
40562refusa de
40563se
40564soumettre.
40565Les
40566négociations
40567contiouèreot. Enfin « Témir
40568adressa aui envoyés des paroles insultantes» et leur dit : * Une dépêche, qu*un
40569m pigeon vient d'apporter, m'annonce que le sultan a réuni ses forces, et arri-
40570« vers dans peu. » Les députés se retirèrent.
40571Le douaième jour du mois, l'émir Kandjak entra dans la ville , et députa de
40572nouveau
40573ver»
40574Ardjewâscli, pour l'engager à se rendrr;
40575mais celte démarche
40576resta sans succès. Le même jour, Ârdjewùseh
40577reçut
40578plusieurs firman qui lui
40579étaient adressés par Kandjak, le schéîkhniischtrioukh NidÂni-eddin-]llahnM>ud4iei»
40580àuBA Fflntopv de Itenliitde Byinioe (p. aSa) , dndjig-ougM • Ua chtiMM «nbo. • 11 se trouve,
40581avec le sent iÂnibe ou MtmJnuut, dan pliuieun passagn de VBUtrire de /« CralMidlr 4e Mathiea
40582«l'Edw-sc {Notices drx Mnniucntr,
40583t. IX
40584,
40585p.
40586'î'îî, "îlg.
40587'4^,
40588; dans YHistoire de Jean le catho-
40589lique (manuscrit, p. 173]
40590:
405911
405921
40593> tinion de l'armce des Arabes. * DadjgaU. Ou peut voirau^si 17/»-
40594Mwd'AgMfaangelos (p. 584), le plariet ae n«iif« daiii rATrfttNf» de Malbieu d'Edessc (inan. 75,
40595f.
4059679 V*) i on peut eoDHillerun^ aar le mot diu^, VMhtohv dn Puriaidie Michel (nk 911, f. iS? v*).
40597n.ms Vniitoirr de MoÏk' de Klioionc
40598(p. ini^^
40599cl dans celle d" \L;ntlinngr!r)-? fp. 85^, In mot dadj-
40600gasdan, désigne {'Arabie. Enfin, le verbe dat^ganal, dans VHistoire du Patriarclic Mtcbel (f. i iS v°),
40601signifie
40602EnbfUMir la religion nu$uliiuiiiie. •
40603Les Mongols adopièrait le mot «Istt ^^^(j, qu'ils eniployèreBt pour désignerm perm». On 1*
40604trouve, avec ce sens, dan-) le Djihan-kiisrhat à"K\A-me\\V [man. de Diicaurroy, fol. 5i
40605v", Vu
40606\''\. Ce
40607terme prit ensuite la f»)rine tadjik ^jC
40608I
40609'»' ou tatrhik s,jX.^ Lj. On
40610lit dans le Alatla-assaaddia
40611(folio 191 verso)
40612: ,jjÇji.Ljj "-^^ j' ^/"O*
40613"
40614homme turc ou persan. • Dans l'^àiar mfairt
40615(f. a59 V*] : ijf ^^S^^ *ll
40616persan.
40617Daos le Zif/gr-m4mtk (do mon tnaniuerit, foL lo verso) :
40618JjT C-JrL. ^j»^ «f
40619JLI.L1 ^1
40620i\j
40621t^^jÇ^lj'uConmient un persan oaerailpilpcélcndrei la
40622• «nvveraineté. • Une gloasc naifstnale expliqne ce mot pwr
40623^j^^ « Citadin et sujet. *
40624Mais
40625c( ue expliraiinn ne inc
40626]i
40627ii
40628iît
40629[lus
40630«iatisfuisanle. On
40631lit dans le
40632norhilni-kiltK rr!ativpmf^f
40633.itix
40634mots OX^L!» et oX-j ^Lj*
40635p.
40636i j
40637'i, ji^i
40638« Ces mots dé»t^'n«T»r felui qui n'est ni Arabe ni Turc.
40639• Dans l'origine ils exprimaient un Arabe né et élevé en Perse. • Muhan Lal [Tour. p. 75) lait men-
40640tion des cavernes qiii se trouvent près de la TÎlle de Bamian , et
40641qui sont* dii-il, occupées par le
40642peuple
40643?Y',vA.:-
40644Tajiàt» » On peut voir, SUT ce qui concerne ce terme, H. Wood (Jiwmor «s ikt
40645imuxe 0/ (XcHt, p. ««0, 295, *q6).
40646ao.
p. 455
40647l56
40648HISTOIRE DF.S SlU/l vXS MAMI.OI KS.
40649Ali-Scheibani
40650et
40651autres. Mais
40652il
40653n'en tint aucun compie.
40654l.es habitants livrés
40655aux plus vives alarmer, commencèrent à harricader les rues. Le vendredi, qua-
40656torzième jour du mois, on
40657fil, sur
40658le Mmbrr de Damas,
40659la Khotbah au nom
40660de Gazan
40661, et l'on
40662détailla, en ces termes,
40663les
40664titres de ce prince
40665:
40666Le sulhui
40667« suprême, le sultan de [islamisme
40668et des musulmans ^ Modaffir-eddounia^Wt'
406699 eédiipMaAtmmd-Gatan. » Det Mongols, en grand nombre, firent b prière du
40670546 vendredi. A rinue de
40671le cérémonie, rémir Kandjak
40672et
40673Témir bnuil âent
40674montés dans la galerie destinée pour
40675le Muezzin, on lnt>
40676en
40677présence du
40678peuple, le diplôme
40679JiJbtJ* qui nommait Témir Kandjak (ou Kabdjak) gouver^
40680neur de la Sjfrie} ce qui comprenait les villes de Damas,
40681d*Alep, de Haraab,
40682de Héros , et tous
40683les aulies dbtricts , et lui conférait le droit de cboisir les
40684kadis, les khatibs et autres fonctionnaires (17). On répandit sur la multitude
40685une pluie de dinars et de dirliems. Cet événement causa une joie universelle
40686(17) J«
40687vais
40688transcrire
40689ici
40690le texte «k
40691cet act«
40692t«l qu'il mus cit «Umum par im historicD de
40693r£gypte («le mon iiiaiiu^erit , foi. 69 v° et 70)
40694:
40695^^LJi t^:^
40696c^/J^
40697ijs-^^jay^^r^^.
40698L»-*ï' ^«^'
40699H}^^
40700'-V»- yji^^
40701^^J^^i c^.-^ ^.W Jr^ J*
40702..tCJL. J l I
40703.m -
40704; 'iii^ J
40705tJc^j 4)1 ^\ Jt ^
40706fjf»<»^\^\ ABj
40707iLJI ^) J uiUI LJI ^Ji^ AîUI LSLL U JU lût ^j,U 4« bl ^j;*Jt
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40709JLfciîUU
40710L-jU^ ^
40711i-^yt^i L^t,^>n ijiii^ ^1 uLu bU;)t ju^ ^'j»y^t ubjUi^t
40712cr^ i^iij li*^
40713'
40714cw** *'^^
40715J*Vj *^'^ cr-?.
40716^JL-4»JI ^^U! ^Ao.j'iH JUI v^Wf^t
40717Lifl/i L^-^^
40718j^yJt ^ *=?i^j Li-»li
40719^IfcJI ^l^t
40720^^L^! ^.^t j^jLJt J^l ^^jJI J^U! ^Ul
40721^
40722sjJ-jM^j:^ ^\^\ J,
40723^ ^^^\
40724Digitized by Google
p. 456
40725Av699(>3oo).
40726Xr. MELIK-NASBR'MOHàHIIED-BEN-KELAOUN.
40727tSf
40728Le sckeîkk-abchoîoukk Nidàin-«ddiii alla prendre léanoe daiitIecoIl^^<fe^
40729/«oA. Il adressa aux habitaols de la ville de vifs rq[irocbes sur ce qu'ils n'avaient
40730fc
40731•
40732V»
407331
40734...
40735I l îLjLj iJI ja}iJ ^1
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40774• Par la pui>sancc du Dit u
40775ti i s
40776linut, et Talliaiiee lie la rd^ioo de Uolianncd.
40777« Firnian du Sultnn Mahmoud Gazon.
40778« Louanges à Dieu, qui non» «favorisés d'une vîclaiic iUustre, éclatante, <pn «wu a covoyé pour
40779< anxiliain», les anges
40780«ppreclwM de son trAnet qui nous « placés au rang de ec« iniKees vk»-
40781torieuifs
40782; noiu le louons, de la manière dont
40783il conduit le» hommes
40784<!iri^'<'-<
40785i>:ir Tui,
40786et
40787les guide
40788« vers ce qui peut vivifier la religion
40789: que notre louange réclame de lui un surcroît de grâce, ainsi
40790• qu'il a promis à «eux qui le loueront. J'atteste ,
40791qu'il n'y a d'antre Dieu que le Dieu unique qui
40792• n'a pas d*assoeié ; e'est «ne protestation que nous exprimons an milien des défenseurs de la re-
40793ligion. Je déclare que Mnfir.itimr
40794f! rsf
40795le serviteur tie
40796!>ieti, son apAtre, le Seigneur des propTi cl e*<,
40797« et des envoyés divine. Que Dieu répande sur lui et sur sa famille une bénédiction , qui l'acconi-
40798« |>agne jusqu'au jour du jugcirMnt. Pour entrer en matiire* le Dieu très-haut » nouoajaot donné
40799• l'empire des diflërenies «ontrêes,non» ayant eouBé la mission de traiter avec bonté les affinn» des
40800• boanaes , nous avons du examiner avoe soia ce qui eoneeme leurs iatéréts, noua occuper avec
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40802l58
40803HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
40804pas 0U
40805recoura h lui, et leur promît de s'entremettre pour plaider leur cause
40806auprès de Gann.
40807Il demanda de l'aident, se ^nta lui-même aveo esoèsi
40808et
40809« xele, de leur donoer des consciU salutaire», ei placW à leur téte iio NoA qui eût, sous le rapport
40810de h Bobl«ste de» vues, de» îneljinâoii» aulofiiei aux nôtres et qui nous fit atteiDdr* mi but qae
40811nous nous proposons, l'avantage de nos sujets. Nous avons mûrement réfléchi sur celui que nous
408121 drnons investir de l'autorilé; nous atons examiné avec soin quel était celui auquel nous devions
40813« confier
40814les intérêts de la multitude. Nous avons
40815choisi, pour cet
40816eflet, un homme capable de
40817• maîniemr dans le* aflaires l'ofdre te plm régulier, et de redresser ce qaî, dam oelte noble oifa-
40818» nisatiou, pouvait avoir été dérangé
40819: dont la voix fût romjili'-innrnl entendue; dont ta conduite
40820• fût en harmonie avec tous ses actes; dont l'ordre fût notre ordre, la décision notre dérision; à
40821•I l'éijard duquel la soumission (ît partie de celle qui n<His est due, et dont l'airection fût absoluarat
40822• nécessaire ponrarriver à la itôtre. Nous avons vu que son altaïae angnste „.^Sâf-«ddin(L*cpée de
40823• la religion" K
40824rdi th
40825-, (•luir s Jatis les différents mondes, l'auxiliaire des Rois et des Sultans, Kabdjak,
40826• qui se di^itinguc par ses nobles qualités, qui réunit en sa persoone tous les titres excellents, avait
40827• été pousse par VetH vers notre canr, et s'était Tait un devoir de chercher son refuge auprès de
40828« noire étrier. Noua lui avons tenu compte de cette marque d# respect, et Ini en avoua téoM^oê
40829•1 iKitic n cfinnaiv^niic»' par
40830le prr-srnt
40831hicnfiit, Nous avons rrcniinu
40832qu'il ofTrail
40833, pour
40834rciiipllr et;
408351 rang , un homme télc et ferme. La langue de l'expérience nous a dit : « Le meilleur être que tu
40836« puisses prendre à ton service est un bonnse fort et intègre.
40837Nons avoua senti qu'il remplirait
40838parluteuient nos vues, en veillaBt à la conaervatian de nos sujets, ctque, dans toutes les aibiics»
40839«
40840il
40841ti( ndrair noblctiient notre place. D*:iprrs cHa, nous avons résolu de lui confier le rang auguste
40842« de naib'OSialtanah ^vice•roi^, et de luetiresuus soacoœmaudnneot les province* d'Alep, de Haxnaii»
40843« de Schatsar, d*Antioehe , de Ikgras , sinsi que toutes les forteresses , la province voiswe de TEn-
40844phrate, Kalaat-alnum (le cltàteau des Romains), Bshesua, ainsi que tons les districts et las places
40845qui en dépendent
40846: N'im» avons
40847votilti que son autorité fût complète, entière, ab<iolue; en sorte que
40848• toul| dans ces coutrees, fût régie et accompli d'après ses ordres; qu'on obéît ponctuellemeot à ses
40849« comnandementseï à ses défenses; que personne n'osAt se soustraire à sa jtiridictioa et lui résister;
40850qu'il eAt en partage une autoritv minplète, une bouté entière, «ne sage administration, un noUe
40851" zèle pour faire du bien aux habitants des prrîvinrrf
40852,
40853ft
40854s'ntturlsfr
40855.'i
40856^iignf^f
40857r-iffcrtion et
40858l'atta-
40859> cfaement; qu'il fût à l'abri de ce qui peut troubler U-s espérances; que, par sa bienfaisance, il nous
40860« indiquât ceux qui se montreront irréprochables sous le rapport du service et de PobcîssaDoe; que,
40861• pour nommer aux emplois et tranquilliser nos sujets,
40862il se concertât avec le Roi des émirs et des
40863- vizirs, N/iMT-cildin
40864; rar
40865l'-ii :<
40866(jr cl
40867di s émirs e»t une bénédiction divine , et les efforts obtiennent
40868" uu heureux
40869succès,
40870lorsqu'ils agissent de concert. Tous ceux à qui nous destinerons l'amnistie
40871• doivent se lier à celle que leur donneront ces deux olliders , car c'est là notre ptopre aainistie ;
40872• Nous confiant à la plume et
40873à
40874la langae de
40875l'un et de l'antre, nous avons concédé
40876au
40877naih
40878• l'epée,
40879k-
40880(Irapeaii angiiste.
40881lo tambour, \e baizeh à téte de lion,
40882l.c^ ciiiirs, 1rs roiiiniamlann
40883,
40884« les émirs arabes, turcomans, curdes, les officiers de la ciiaucellerie
40885,
40886fadrt et tout
40887le
40888« peuple, doivent recomaitre que c'est li notre iwi^ft, auquel nous avons eoolié ce gnde aoguaie,
40889ee poste élevé; qu'ils lui obéissent comme il nous obéit ; qu'ils Ini icmellmt te aoin de ienns af-
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40891«V 699 O^o»]-
40892XI. MEL(K-NASER-MOIIAMMEl>-BËN-KF.LAOUN.
40893169
40894park avec mépris de Kandjak, an disant : «Cinq cenU Kandjak ne pourraient
40895« pas remplir le chaton de mon anneau. » Dans ses discours, il s'attachait à ra-
40896valer
40897la
40898citadelle de Damas, dont
40899il
40900parlait avec dédain
40901, en disant
40902: « Si nous
40903« voulir)ns la j)reTulrf
40904, nous en
40905serions maîtres dès le premier jour.
40906>'
40907Il portait
40908continuellemeui une massue sur son épaule.
40909Il ne possédait aucune des qua-
40910liirs estimables qui conviennent à des scheïkbs. Bien loin delà,
40911il se fit donner,
40912ù
40913ùii(
40914(le présent, environ 3o,ooo dinars. Àla-eddin^ben-Moudanaroben-Kundi-
40915Wadal a dit, en parlant de cet homme
40916:
40917« Voilà le sc/ifi/ih de
40918(^a/.an. Personne
40919u'a été ù l'abri de sou
40920désintéresse-
40921« ment. »
40922« Et tout le monde allait recevoir de la main le vêtement de la pauvreté. »
40923I^e quinzième jour du mois, leaTatars commencèrent à piller Sftlehiab. Us en-
40924levèrent tous les tapis et les lampes qui décoraient la grande mosquée^ les collèges
40925et les tombeaux. Ils creusèrent la terre pour chercher les trésors enfouis, dont
40926ils découvrirent une grande quaiiliié, comme s'ils avaient su d'avance les lieux
40927« faircs, et clicrcitcnl à s'approciicr de
40928lui. C«r leur
40929intérêt se
40930réali<i< ra
40931. par suite do ce f|iii leur
40932praenren la ImcdwIIUm* de cet olBcicr, et le rap)>rochcra d'eux.
40933(^u'ii& oIhwi'vhC tmpriea-
40934lement envers Jai mm les témoi^ages d'cfjMd «t de wuaiiarioD qui le«r loni iiH|iMés. Qi»%
40935- soient avec
40936lui
40937, cotniixr
40938ils
40939îc
40940iliiivriil
40941, pleins d'olieissanrc
40942,
40943et
40944j)ri"t5 h le seconil(?r dan"; tmitc:^ If»
40945afTaires. Le roi des ciuir»> Seif-cdtlin, doit, de son cùté, se proposer
40946la crainte du Dieu
40947très-
40948• Iwni dans «et dveisiems , dans tout ce qu'il croira dcrair ou abolir 00 eonfirmer : fl doit prêter
40949« iMÎD-forte k M4 déirguéa» A ses juges, pour le* lettre à néae d'observer la loi ;
40950faire exécuter
40951« les di-ciâious lendues par chaque kmli, et qui seront conformes àla parole d'un Imam. Qu'il tienne
40952" UabituelK-incnt des nuilicncfs pour taire régner la ju-iiicc et rc(}uité, exiger des bommes les plus
40953« nobles ce que la jtistice, trop souvent opprimi^, réclame; qu'il impose les «bidnwnts et la pelae
40954«dutelion à tous cens qui les méritent;
40955qu'il réprime une main hostile, el l'erapédie de tomber
40956- «iir ceux qui lui seront ameni'^; el le Dieu très-haut lui oum ira vi rs le honhf'ur une roule prompte,
40957" et lui assurera des droits à
40958la
40959bieuveillauce de Dieu
40960et à
40961la notre,
40962s'il plait au Dieu très-bauU
40963« fient le dixiêine joar du nrais de Oljoimiada-pireiincr* l'aa $99. »
40964Je ne m'arrêterai pas k fWK sur celte pièce les observations qu'elle pourrait comporler. Je me
40965contenterai de ((uelques mots. On n vu
40966|)Uis haut que, parmi
40967les altribuU qui indiqueui la haute
40968dignité du gouverneur de la Syrie, se trouvaient designé ^
40969»mJ|
40970w^jJI "s^Ul. Le terme
40971'ijtjj ne pouvant «voir ancooe sigoificatifln convenable, je n'ai pas b^të à lire '<)jUl- En eiftc,
40972^Mfsdl, cbcalcs Honeola, désignait mm ttUeUe dar qin portait, en eiïet , l'empreinte d'une
40973tétf de lion, el qui était remise aux grands dignitaires, aux courriers, etc. On peut voir les détails
40974que j'ai dunnés à ce sujet, dans me» notes sur
40975)^Histoire det Mongols de Rasrhid-eddin, p. i77-i79
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p. 459
40977l6o
40978HIS
40979F OIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
40980où
40981ils étaient déposés. Ebn-Timiah,
40982suivi d'nnp foule nomhrcuçp,
40983aîla
40984Irouvcr
40985le schethh-alschoîoukh^ et tou.s eusetiilile lui porlcrenl leui*s plaintes.
40986I-e scheikh
40987sortit avec eux , le dix-huitième jour du mois, et
40988, à sa vue, les Tatars prirent la
40989fuite. Les habitants de Sàieiii.iti
40990s étaient réfugiés à Damas, dans la siiuatiun la
40991plus
40992uii&érable. Voici
40993quel
40994raotif avait amené le pillage de Sàlehiah. Le roi de
40995Sis avait donné pour cet objet une somme considérable. Ce prince aurait voulu
40996détruireDamas, en représaitle det ravages commis dans ses ilats. L*émir Randjak
40997(Kabdjak) ayant pris i>nrti pour la ville, et s*ëtant opposé à sa ruine, abandonna
40998SAlehîah au roi, qui livra aux Oammesles mosquées, les ooll^;es, égot^ek. ou
40999. emmena «omnw esclaves quantité d'habitants, et dévasta entièrement ce lien.
41000Le nombre des morts et des prisonniers s'éleva
41001ii neuf mille neuf cents per-
41002sonnes. Après avoir consommé la ruine de Sàlehiah,
41003les Tatars se dirigèrent
41004vers Mezzah et Darîa , qu'ils tivrèreat au pillage, et forgèrent une bonne partie
41005de la population. Le jeudi, vingt-tleuxîèmp jour du mois, Ebn-Timiah se rendit
41006auprès de Gazan, qui était campé à TelURàbet.
4100711 ne put être admis devant ce
41008prince, qui était
41009alors
41010dans un
41011état
41012d'ivresse.
41013Il
41014alla
41015trouver les dcu\
41016vizirs,
41017547
41018Saad-eddin
41019et KasciiHl-eddin
41020, qui
41021lui
41022direirf
41023: «Il
41024iaiU
41025aljsoiumcnt
41026|>aver une
41027contribution.
41028» Elni-Timiah retourna
41029vei-s la
41030ville,
41031et
41032l'on commença
41033à
41034exiger
41035rigoureusenu-nt
41036le paiement de l'impôt. Cependant, on ordonna de placer dans
41037la grande mosquée, une machine destinée contre la citadelle. On avait déjà pré>
41038paré les bois; et il ne restait plus qu'à la dresser. Ardjewâscb, informé de cette
41039nouvelle, envoya un détachement qui fondit en armes sur la jmosquée, el dé-
41040truisit les préparatifs faits par les Tatars. Ceux-ci dressèrent au même endroit
41041.
41042une nouvdle machine, autour de laquelle ils faisaient bonne garde. Its avaient
41043transformé la mosquée en un lieu de débauches, dans lequel ils se livraient à
41044la prostitution, à la pédérastie, et buvaient du vin. Pendant plusieurs nuits, on
41045négligea d'y faire la prière du soir.
41046T.es Tatars ptllèient
41047le marclié qui
41048se trou-
41049vait aux environs de cet
41050édifice. Cependant, un des soldats de la cîladeUe se
41051dévoua pour tuer le macliiniste.
41052.Avnnt
41053pénétré dans
41054la grande mosquée, au
41055moment où
41056cet itii^énicur éiait occupé à faire dresser la niacliine,
41057il le frappa
41058d'un cojjleau
41059et ieren\ersa mort.
41060Il avait avec lui un certain nombre d'hommes
41061armés qui se dispersé) eut pour toiidier sur les Mongols et les massacrer. Ceux-
41062ci se liùlèreiil de prendre la fuite. \m siildat et ses compagnons échappèrent et
41063i^cutrèrent sains et saufs dans la citadelle.
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41065*« 699(i3m»).
41066XI. M£LlK-Nà$£il-MOBAllM£l>-fi£xVKELAOUN.
41067KW
41068Ardjewàflch commeDça à
41069firire démolir ou livrer aux flammes tout oe qui en»
41070vironnail cette place. On détruisit tous les bàtimentgqui se trouvaient depuis la
41071porte de A^a^r jusqu'à
41072celle de
41073/Irivtjf'. L'iucendie consuma quantité d*idifioes
41074situés hors de
41075la
41076ville, entre autres la mosquée de Taubali, dans le
41077lieu nommé
41078Akbiah *j--£iJî, et une infinité de
41079jialais, de pavillons j^'^ et de jardins.
41080Cependant on exigeait
41081la conli ihiitioii avec une exirême
41082i ii,'ueur. Les prix des
41083denrées augmentèrent
41084; au point (pic
41085le Iromcnl
41086se vcudait trois cent soixante
41087diriienis le ghinimh, Torge, ccnl quatre-vingts dirhems, le txtU de (;^ia monta à
41088deux dirhems, celui de viande à douze, le mtl de fromage à douze, celui d luiile
41089i neuf dirhems. Quatre OMifs se vendaieiit un dirbem. On répartit la taxe entre
41090les habitants. Le marché des fabricants «le ceintures ^^^^)^t
41091fut imposé
41092à cent
41093trente mille
41094dirhems, celui des fabricants de lances à cent mille, et
41095celui des ouvriers en enivre à soixante mille. Les principaux habitants de la
41096ville durent payer quatre cent mille dirhems. On plaça comme surveilhnts près
41097de chaque
41098classe de la population un nombre de Mongols qui freppaîent les
41099habitants, les appliquaient à la torture |t»j^^ et leur faisaient éprouver toutes
41100sortes d'insultes et d'humiliations. En outre, le massacre
41101e t le pillage rouaient
41102dans les environs de Damas. On assure que le nombre de soldats, laboureurs ou
41103hommes dti peuple qni furent égorgés
41104s'élevait à environ cent
41105mille hommes,
41106Keroâl-cddin-Ehn'Kemàl-eddin-hen-Radi Sclioliltali a dit
41107à cette occasion
41108:
41109« Les
41110vicissitudes de
41111la fortune
41112ont
41113décliain(' contre nous sfpt
41114fléaux
41115: et
41116« personne de nous ne saurait
41117se snusti aire à leurs attarpies
41118; la disette, Gazan,
41119la guerre, le pillage, lu perfidie, l'apalhie et un chagrin conlinu (8). »
41120Le scbeikh Kemftl*eddin-MohammedJ>enrAli-Zan]alkâni a dit également
41121:
41122548
41123« Plaignons le sort de Damasi quels maux elle a éprouvés de la part d*un in-
41124«
41125fidèle dont l'impiété se présente sous diverses faces!
41126(iS) LWear a dioist exprès les mou dent m compost «et Miiintidie,atteiidN
41127qu'ils eon-
41128enccnt tous par One même trttrc, le ^.
41129ric))
41130l.( mot i^^-^ est ua fies Domsdc la ville de Damas. On lit dans un vers que cite Makurri
41131l'histohi-u de rirlsp.i(;ne (tom. I,
41132f. 3or*):
41133O'Jw-aS
41134» Je me rendis ca Kgypie
41135« par les oollioes de Dsmu.
41136Plot Ma (M. 3a r")
41137:
41138^Lar'
41139^^^^ •AvMdeS]r«is
41140« ipiioBt vu les beautés de Damas. • Aillenis (fol. 47 «*)
41141: ^LJl ^jla.
41142«Geotali de Ourms de
41143« Syrie. » Efens le Kalaid-nlil^ion
41144«It; mon maniiMirit (p. 3)
41145: ^^jJu. jLîii Oyil
41146• Klle a péri eonimc
41147. Huius.
41148. Dnns
41149U-,
41150po.Vi. s d'AlmulaU (mannscrit d'E. Scheidins, pag. gi), on Ut
41151: ^jU. â)!.J
41152IL ^ qmtritnu partit.)
4115391
41154Digitlzed by Gopgle
p. 461
41155t6a
41156IliSroiRii. DES SU^NS MAMI.ODKS.
41157a
41158II est arrive', (rainant avec lui des foires et des irotipes innombrables, dan*
41159les rangs desquelles on trouve des gt'nirs, des démons.
41160»
41161La somme portc'e au seul trdsor d(.'(ia/-au, j>;m- les mains do WadjUi-edciiii-hf>n-
41162Mounedjn, montait
41163à trois cents millions six cent mille dirliems; sans compter le
41164armes, les étoffes, les htfc; de soninie. 1rs
41165«j^rnitit;, ninsi qtir tout cetpii nvnil été
41166pillé parles Talars. Chaque jnm- on cniiiDiiaii
41167|M)ni- eux. par
41168la porte
41169(^licuiali'.
41170quatre ccnls i^/tinlni/i. ('tn/MH a%aiil litutué l'ordre de
41171j>i( udre lesclicvanx
41172cl
41173U's
41174chameaux, on enleva de la
41175ville plus de \ingl
41176iiiillc de ces animaux.
41177Astahl,
41178fils
41179de Nasir-eddtn-Tousi, l'astronome de Gazan,et Pinspecleur du «'/7i(y' des Talars,
41180reçut pour le prix de son inspection, à Damas, une somme de deux cent milie
41181diiiiems, sans compter tout ce qu'on leva au profit de l'émir Kandjak (Kabdjak)
41182et des émirs mongols, et ce qui
41183était assigné pour la 'dé|>eDse journalière de
41184Gasan.
41185Lorsque le payement de la taxe eàt été complètement réaNiié, Gazan étaMit
41186COtttvae iitii'lf de Damas
41187l'émir Kandjak; comme
41188iiruù d'Alep, de llamali
41189cl de
41190Hcms, l'émir Bt ki
41191niiir.
41192]c si/aMtir; comme
41193intïh de Safad, de Taraboloeet du
41194Sti/ic/, rémir Alhcki.
4119511
41196laissa, auprès de chaeiin de ces
41197officiers, un corps de
41198troupes mongoles. Au d^-^sus d'eux ions << fmnvnil l'émir Ratlinist hah, qui était
41199chargé de la garde de
41200la Syrie tout entière.
41201\
41202iiij^l mille
41203nsciiii
41204el
41205(jintrc mille
41206Mongols l'iiienl envoyés dans les cantons dr '^îMr
41207Le prince se nui
41208e n marche
41209le vendredi, douzième joiu" du mois de !>joni.i
41210i<l:i pteniier. Le
41211Kal louschah
41212resta ù Damas, luj^é dans le palais. Le vi/ir emmena avec lui plusieurs des prin-
41213cipaux lial^lants, savoir : Bcdr<eddtn»aiol»animed'4}eo-FadI-aiiah, ALi-eddin«Ali>
41214beii-Scherf'eddin*Moliaromed-beii-KalAnisi,
41215et Scherf-eddin-NoIiammed-ben-
41216Scliems-eddifi'^aid'ben-Mobammed-ben-Sa'jd-ben-Alalbir, Le samedi,
41217treizième
41218jour du mois, après le départ de Gazan, les Tatars qui étaleni restés à Damas
41219• Vi»-A vif Damas. *T«timî, «mitci endroit; nous donne la iiot« «itivsftte : ^^^^^ u
41220J^^j
41221yj* h/ J W»* c^' ZJ^"'-
41222o^'V^ hr^^
41223J»J
41224C*"^
41225\J^^^
41226'HO' (J>'^
41227ili
41228-i -!!
41229I),nii;is, on Miis.ifit
41230(l'atilrr-, mi lieu dans lo voisin.igc ilv relie
41231• vilir. t. t'>t un tcrincqui « pris une ftirtne arabe. Suivjnl d'auircs, "n cniind pur là une (igiirctle
41232lemnic , placue dans «n de» vlHagn du terriloiiv dv Damsu , et de la bouche de laqiicllr sortait de
41233« l'eaa.
41234l)e là i'e»t foraié l'adji-i iir
41235que t'oti irnnw dans ce passage des Uilte el ime Ifiiiit
41236(toii). I,
41237[>:v^.
41238\!,8)
41239:
41240v>j>1 «Elle apporta un tnib de Damas, «t une
41241« cymbale
41242de Purae. >
41243Dlgltlzed by Google
p. 462
41244€99 {t-k»y \
41245XI. NELIK-NASEII-MOIIAHUKI>^BEN-KBLAOUM.
41246i63
41247donnèrent
41248l'ordre de
41249faire sortir tous ceux qui occiipaieiit Ito coU^e AdetieUit.
41250Aussitôt qit*uo d'eux paraîssaitt les Tatars, nprès r.ixoir
41251fouilh',
41252lui
41253enlevaient
41254tout ce qui se trouvait
41255à lotir conveoaoce. Knsuiie
41256ils péiiétrèiTiii dans cet édi-
41257fice, brisèrent les portes des maisons et piltcrcnL tout ce qu'elles reiifertnaieiit.
41258Ce
41259plllat,'e sVfeiidil à toute
41260la \ill«\ d'oti on eid.-va une soninîo n
41261]
41262fii près rp\\v
41263au
41264iiKMilaiit
41265d<"
41266la
41267première
41268enn!! ilHilicn,
41269(hi
41270livra
41271.iiiv
41272fliiniius
41273<[naiilit(' de
41274tiiaistdis
412751.1
41276lie
41277CDllt'ijes. Parmi les cf.lilices cpii
41278iurciil
41279la
41280pinii' ihi feu. mu
41281( oinpta
41282Dài-aiiiudith (inaismi
41283des
41284traditions)
41285Asclirafiali
41286cl
41287tcnii ce qui
41288l
41289i iilumait.
41290Ddr-alhatUth Nouriah, le pclit collège Adeliali et tout ce qui l'avoisinait, le col-
41291lée Kflflmeriali et tous ses alentours, jusqn^ Dar-^usadtùik (la maison du bon-
41292heur) et au
41293iUIr//v'ir/An (l'hôpilal) Kouri
41294: et depuis Dimilghiali jusqu'à
41295la porte
41296de Feredj. Les Tatars firent évacuer tout ce qui entourait
41297Ki ciladelle el mon-
41298tèrent sur les toits, afin de décocher des flèches contre cette- forleresse. Ce fut 519
41299dans cette circonstance qu^Ardjewâach
41300fit livrer aux flammes ou démolir loi»
41301les environs de la citadelle. Katlouscbah, commandant les
41302foi-ces dés Totars,
41303continua d'assiéf^er cette place.
41304<
41305'
41306•
41307-
41308Le di\-tieuvièniejo»r du n)ois,iiii
41309lut, dans la principale mosquée, Tacle qui
41310établissait Knndjak cumuie
41311nnï/> de
41312la Svrie, el un autre qui nommait an rang
41313de vi/îr iFémir
41314Nàsir-cddin-laliia-heii-Djelal-cddin,
41315le
41316Iiané/i. Le Ninyl-unième
41317jour, le collrpe
41318liait fut
41319livrt' nii\ fTnninirs. Dès que Gazai) eût repassé l'Eu-
41320phrale, K^ndjak el
41321Bt kit imu
41322, le
41323svA/AfA//- consLilIci etit
41324à Ralloiiseliali de quitter
41325Damas avec
41326les Tatars
41327niii
41328i iaii nt smis «es
41329nrdro--,
41330ri
41331il alicr
41332lixer sa résidence à
41333Alep.
41334Il lui iilpasci parles lial>ilauls une forte conlributioii.
41335Il se mit en niarclie^Ic lundi, vingl.deuxicmc jour du mois de Djouinada-pre-
41336mier, laissant à Damas nn corps deTaiars. Kandjak sortît de la ville pour &ire
41337ses adieux à son souverain.
41338Il retourna sur ses pas le vingt-cinquième jour du
41339mois et établit sa résidencedans le Kasr^blak ^l'i'j^S (le château blanc). Le
41340lendemain, on proclama que personne ne sortit pour se rendre
41341It la montagne
41342ou à Goutali, attendu que ce serait exposer sa vie. Bientôt après 00
41343fît crier
41344dffisla ville que les habitants de la campi^ne pouvaient retourner chacun «làiis
41345«OD village.
41346Le vingt-neuvième jour du mois, l'émir Randjnli. (ou Kabdjak) se transjvorla
41347à la ville el y établit sa résidence. Le mardi, premier jour de Djoumada second,
41348on
41349fit publier que la population pouvait l'etourner à SàlebiaU et autres
41350lieux.
41351-il.
41352Digitized by Google
p. 463
41353>64
41354HISTOIRE DES SULTANS MAHLODKS.
41355GhacuD, en effet, revint à son habilation. Les mardiés furent ouverte, ainri qoe
41356les portes de h place. Le vendredi, les tambours qui aunonccnt
41357les nouvelles
41358heureuses, se firent enteiuli e dans la ciladelle.Le septièmejour du mois, Kandjak
41359choisit un nombre de ses soldats auxqueb il recommanda de promenerautour de
41360la ville un caharot ambulant (20). Dès ce moment, le vin ctffs f\cps les plus hon-
41361teux se |irorhiisin-iit à découvert. Le privilrt;e poui cet (il)jet
41362fui alTerniéà raison
41363de niilk: dirhams par jour.Les Tatai's avaient pillé les canluns de Gaur, pénétré
41364jusqu'il Juiisalem
41365, et
41366ils sVfaient avancés au delà de Gazali et
41367avaient égorgé
41368quinze personnes dans
41369la grande mosquée de cette ^ille. Après quoi, ils retour-
41370nèrentà Damas, le second jour de Redjeb, daus l'inteotion de reprendre la route
41371de leur pays.
41372Quant à ce qui concerne le sultan, les troupes, au moment île la déroute,
41373s'étaient tellement débandées qu'il ne resta auprès de lui qu*UQ petit noncibre
41374de ses familiers,
41375ainsi que Vénât Zeln-eddin-Karadja, Témir Seif-eddîn-fiekte*
41376mur4iosAmi, émir^akhorf aocompagnés de qudques personnes. Durant toute la
41377route etjusqu'en l^pte, Bekiemur mit le plus gnmd aèle à servir le sultan de
41378(ao)
41379I.e mot îjl-^, qui fait au pluriel w>l;L^ et ^L^,«ign{ileiiiiMi«rci(.Otolitdins rou*
41380vrage qui nous occupe (t. Itp*9ag): ^j* nX^j^^^J^
41381ij'j^ji^
41382•Jl^^ir*
41383• vieille remme arncoieiiBepritàfemie un cabaret pour mille dirhems chaque jour. • Dans une
41384mHistofnt fi'Égrftte (de mon maniisrrît
41385fol.
41386v*'
41387:
41388.î^:;^'! jmSJi oljL.ap'l
41389jlj « Il alla faire
41390• la visite det cabarets et lU briMSrks cruclic».» Dans V Histoire d'Égyptt dAbou'lmah^en (b. 661*
41391fbt. sB
41392i^)
41393: i^lvà-'l ^
41394^jff""
41395° tluc femme ooble serait reconnue, quuMlBléaw
41396« clic se trouverait d«iis un cabaret. » Dans la ^«fe MiM-îlâteràt Howilri (f. «06 t*) : ^^JièS
41397«On ferma les cabarets. • Dans YHistoirt d'Ahroed-Aikk.-ililni
41398(t. II, man. 657,
41399f- "9
41400L^^b
41401yj"^
41402-^'jlv»- Jf
41403* ^
41404;
41405*e trouvait, à
41406«Damas, plusieurs cabarets, sur lesquels on levait uo droit au béncllce du aaib. Le kadi se mitflO
41407«marche et ordonna de iisniMT ce» maisoas. • Dana VWêtrindtMnM^jL iB
41408: s^AJL^
41409^L^j
41410" Ils avaient des lieux de prostitulion
41411et des cabarets. • Diana XHitloirt d'Égypte de Djé-
41412berti
41413(tome
41414III,
41415folio
41416vtiso)
41417:
41418^jL.^
41419« Des
41420cabarets
41421et de» cafés.»
41422Ailleurs
41423( fol.
4142437
41425rrcio )
41426:
41427^
41428Ij^ C ..
41429•
41430Ils s'enivrèrent dans le cabaret » Et
41431{/à-
41432Jj» $4 É*):
41433v'^J^ *^ prapriétaim de* cabarets. • Dana le rqyvgt du adicSIih Ec6
41434(p. "it)
41435: o'jL^t jl tjji ^jji^
41436^jBÊit
41437Ju |»^L» .t^£.iJl L»! « Quant aux pauvres, fls
41438« entrent dans quelques p.iuvrcs cafés, ou dans les cabarets.
41439Dans une Histoire d'Ê^pte q«j com-
41440mence 4 l'an 1099 deriicgirc(dc mon man., f. 34 r°}: ^^t^ (^Us-'Ij^L^I JJa>l «Il supprima
41441«ka cabarets et les rteun de prostilutioa.
41442Plus loin
41443(f. 35 t°) :^L^1
41444•XL dêlraîait Isa es-
41445• baréta.* El enlln (f. S8 r^iiijl^ ^A» •!! d^Ui un cabarat*
41446Digitized by Google
p. 464
41447M 699 (*3<M>)<
41448XL MBLIK-NASER-MOHAMMED-BEM-KELAOUN.
41449l65
41450sa personne et d« n bourse. Le prince entra au
41451cliâlean de
41452la montagne^
41453le
41454mercredi, douzième jour du
41455mois
41456de Rrhi-sccond.
41457Les
41458difliérents corps de
41459troupes arrivèrent successi\cmcrTt, dans le plus
41460triste état. Dans leurs rangs se
41461trouvait Melik-Adei-kethf>tra. Cet émir marchait à pied dans
41462le
41463cort<''«e de l'émir
41464Seiar, le natb-assnltanah,
41465sassevait devant
41466lui
41467et
41468se
41469rliarj?rail de répandre du
41470sable (a i)iiur la signatur e 1^'% ([iie oeluî-ri a|)posait aux resci its ou autres actes.
41471Pâr un hasard singulier,
41472tandis que Ketboga était sur le trône, on vendit, à
41473b criée, uneoiiraiw. Bibars, le dJofekaUàr, en donnait quatre mille diilieiM. On
41474la proposa enauite à Ketboga et on lai dît : Elle a été adjugée & Biben pour celle
41475flomme. 11 fépoodiuCed ocmvientàcerakeurdebonrses^b^l s^S^^
41476U»>
41477Puis, îl prit la coinmeau pris indiqué. Lorsque Ketboga eût cessé de
41478régner,
41479oetie même cuirasse, après avoir appartenu à LAdjiOi écbul à fiiban. GriuMÎi
41480voulant mortifier Ketboga, un jour que cet émir se tronvùt auprès de lui, se
41481fit apporter la cuirasse et s'en revêtit. Puis, il dit à Ketboga : « émir, que diMu,
41482cevétement'Ià me convieat>il ? » Ketboga ne comprenant pas le but de ces pa-
41483roles, répondit
41484: « Par Dieu, prince des cro)'ants, cette cuirasse semble avoir été
41485taillée pour vous.» Bibars regarda les émirs en leur faisant signe. Tous éproa<
41486vèi-ent le plus profond étonnement,en se représentant les vicissitudes de la for-
41487tune. On ne
41488\it jamais rien de plus singulier.
41489On
41490célébra,
41491parmi
41492la population,
41493une cérémonie
41494funèbre
41495pour ceux
41496qui
41497avaient péri ei qui étaient en Ires-grand nombre. Les émirs commencèrent àfûre
41498avec ardeur les préparatîfa de départ. On rassembh de tons côté des ouvriers
41499(si) Lo vcifce
41500à
41501la II* rorme, •iguilic répaiténéittmUtttirtie^Ktt, On lit dans TiffiMB^rr
41502M^igfpn cTAboulouibiaen («un. 666, fiiL i34 v*) : l^Jo JJ^^^^
41503«U prit ds Isim
41504«nwiiit aa placet, et y répandit du sable. • Plus loin (i^.): ^UiliJt ^Jl*
41505^JV^^ jt'dIjjJI
41506SfJf^S 2jy
41507^UJUI ît\jS
41508«j<Ô^. W^'j
41509• ^
41510P**
41511grand dea-Mttr
41512ijtii rcpand Ir
41513• nble pour le sultan. • MjiU le Ras-nttHbat-nnnouwab est chargé de verser le sable sur
415141
415151 crimrf du
41516. prince.
41517. Ailleurs (Pian. 667, foi. i83 v^J
41518: ^LUJI ^ S'/.^
41519^\
41520^j* S'ji^
41521w^l Ly
41522Il ripaudail le ubk »ur «on apnUiUe. Car, niivant
41523c'est le Am-mn^
41524• in^ajMBMMflt qai, Mal, répand le wble pour le ultu.a Dam !« MMtM-*dfi dn néiiie UsUwwp
41525(Ion. V,IBaa. 75», fiil.
41526lÂi Â^l
41527•
41528Il prit de leurs mains un placci
41529, et y
41530• répandit du saIjIc.
41531Pins loin (ihtd.)
41532: JL^
41533^
41534{j/i"^^
41535^"./^
41536ij^
41537^J*'>^^ «Kadjadjak versait le sable pour l)j>ni!ll.*ddio
41538, a^ris que (clui-ti avait apposé
41539• •on apoMilIctar le» ptacets. > Ët {iUd.
41540s_.>>JI
41541liji
41542"^i jUaLJI hi^ ^ J^.'^
p. 465
41543î66
41544illî»ldlHE DES SULTANS M.VMLOL KS.
41545liabUes puur fabriquer des armes. Le vizir recucillil de l'argent, afin de :iui>ve-
41546nir aux dL'pcuses de rexpéilition. Ou écrivit dans
415471rs diiït'renls rarUi
41548tis de l'E-
41549gypte pour demantlri- qtie Icstleux parties de cotte conirt c,
41550la méridionale et
41551la septeiilrionali
41552. ciin
41553. >\ iv-rnl des chevaux, tics lances et
41554dt s
41555i j.i'es. Un cheval,
41556qui
41557valf«il tidis cents dii lx
41558[Il ^, monta au prix de niillc (ililu tus. On pi il K sclie-
41559vaux
41560el les mules qui servident pour
41561li s moulins, c-t que
415621 ou
41563pii,>a
41564liit
41565ii uu delà
41566de leur valeur. On chercha partout des dievaiii, de$ dromadaires, des armes.
41567EX ce qui valait cent dirliems, fut vendu sept cent, ou même mille. Ou
41568fil pn»-
41569cUmer que les
41570soldats licenciés
41571eussent à rejoindre
41572leurs corps,
41573et oo
41574lelir
41575jllllfibua' les soldes ^L&t de ceux qui avaient
41576péri. On assigna à chaque ëmîr
41577tie Miite dix soldats licenciés dont
41578il devait prendre soin : cinq à cimque ^roir
41579de tttbl^'hdnah, el deux à chaque émir ile dix. Plusieurs desémirsqui devaient
41580Élire partie de Texpédilion levèrent,
41581|)ar dévoùineni, des cnrps de volontaires.
41582Medjd-eddin-l>>a-ben«Alhabbab, /lof^ (substitut
41583; du Mulilesib, fut mandé elreçttt
41584la mission de réclamer ûes fakifis
41585une décision à
41586la faveur de la(pielle on pût
41587exif^er des sujets une contribution suflisante pour les dépeii-i s de l'armée. Cet
41588hoinuu^
41589prodaiHif une «IV ision donnée par
41590le scîu ïKIi
41591I//*eddin-ben-Abd-esse-
41592lùnt,
41593il Ml iiU-."\Ii.)iidaHar-Koutou/, el qui
41594l'antor-isiiil
41595à cNi^crde cliaf|nr
41596iii;li\i(]ii
41597\u\ iuq)ol
41598tl un
41599dinar. Sf lar ;ivait recommandé à son aj^ent de faiie dtiiiuer un
41600acte soiuicril par le sehcdvb Taki-eddiu-]jcu-l)akik.-alid; mais
41601celui-ci refusa de
41602rienéciire, àcei é<;ai d. Ce procédé ofTensa vivement Selar qui maiMk le seheâth
41603eu présence des émira;
41604il lui représenta que Ton manquait d'argent et qu'une
41605nécessité impérieuse avait seule cngai^é à lever sur les sujets une contribution
41606pécuniaire, afin de roumir les moyens de n^usser Fennemi. 11 pressa te sclielkli
41607de sousci'ire U décision qui approuvait celte mesure; mais le schelkh persista
41608dans son refus. Ebn-aikhasclischib lui ayant opposé la décision donucc par
41609Ebn>.\bd-e8selàm,
41610il répondit: £bn-Âbd^selàm ne se décida h remettre cette
41611décision
41612ii
41613Melik-Mouda^^a^Koulou/.,
41614cprau moment
41615on
41616tous
41617les émirs dn
41618royaume eurent apporté tout ce qu'ils possédaient, l'or, l'argent, les parures de
41619leurs femmes el de leurs enfants; qu'il eut reçu de chacun le serment qu'il n'a-
41620vait pbis rien en sa possession; comme tout
41621cela ne suffisait pas rnrnre pour
41622taii c
41623l.u c aux dépef)ses,
41624il décida que l'on pouvait exiger de chaque» |>articuiier
41625LUI
41626diuar.
41627Aïais, aiijonr.l'înii,
41628ajoiila t-il.
41629je suis infoimé que chacun des émirs
41630possetic des ncliesscs considéral>les; qu'il donne à ses fiiles un trousseau com-
41631Digitized by Google
p. 466
41632A»
41633(i3oo).
41634XL lll£LlK-NASBR-MOHAMMF.lMi£S-KELA0UN.
41635167
41636poaé ds pieri et ies et de perin; que les vases qui contiennent Feau avec laquelle 5^1
41637il leiave, dans K s latrines^ sont formes d argent; que les SMidales
41638de sa
41639femme sont ornées de pierres précieuseï de tout genre. » Alors
41640le
41641scheïkli
41642se
41643teva
41644et
41645sorlil. On manda Nàsir-cddin-Moliamracd-bcn-ScUaïklii muuttux tilfi du
41646Ciiirt".
41647ati jucl 011
41648i ri <iiniuanda de vt rilici sn iinidrusenient
41649à f|uoi se nioiilairnl
41650les biens des mar cliands,
41651la forhint" des
41652p.'.i lit nlii
41653i s, el de laire payer a cltauuii
41654d'eux loni
41655(•<•
41656ses
41657facullés pouvaient pci iueltit-
41658d'e\it;er. Avant
41659le comnien-
41660ceuienl du luoi.sdc Djotimada-preniier, une armée considérable élail de noiîveau
41661sur pied. Les
41662villes du Caire, de Misr et l'espace qui
41663les sépare se
41664trouvaient
41665anoombrées des nombreux soldats qui arrivaient des provinces de la
41666Syrie.
41667Les -maisons étant Irop
41668Miroites pour
41669les
41670recevoir,
41671ils campèrent
41672dans
41673le
41674Karàfab, autour de la mosquée d'Ebn-Toolotin et à Textrémité du quartier de
41675Hosalnîah. Et,
41676toutefois, les
41677grains
41678et tous les aliments se maintinrent aux
41679pria les plus modérés. Le froment, dumnt l'absence de Tannée,
41680se
41681vendait
41682seize ù
41683di\-luiit diihems Vardr6f l'orge dix, lés fèves
41684huit,
41685routes
41686<<s den*
41687fées
41688baissèrent de
41689prix
41690: en
41691sorte que le froment se vendait de dix i treiae
41692dirlienis Pardeb, l'oi^e dixdirbems, les fèves W.
41693libn-Schaiivlii voulait
41694lover
41695lu contribution
41696sur tous
41697les babitants ihi ('aire
41698et de la brtnîimr, puis rtTtre run îiotiveruftirs dr*. diverses provinces pour leur
41699recommauiiei
41700d
41701laii r
41702pavt
41703i- tout
41704le uuiude imii
41705»i inrli inenl. cl
41706donner
41707;i
41708cet
41709impôt le nom Ùl
41710Mouhdn iit-nlhlututlah L'LiJi
41711(conlriliution de la cavalerie
41712r.
41713Les
41714émii-s,
41715trunvaiil
41716c|ue eetle mesure
41717était odieuse, on
41718établit <pie ebaque
41719€irdeb de grains mis en
41720vente
41721tieratl taxé à uu k/taroubah,
41722(|ni
41723scrnil exigé de
41724l'adieleur. On
41725pivnaît
41726également
41727le
41728droit
41729appelé nisf-tilxchamsamh
41730ï^-»^! {moUié t/u couttagt!\ et dont voici l'explicatioti. Lorsqu'un criciir
41731avait vendu une étoffe, ou quelque autre objet, et avait louché, pour chaque
41732somme de cent dirliems, un droit de courtage montant
41733à deux dtrliems,-il
41734remettait un dirhem au fù\tm. Cette recette avait lieu secrètement, cl servit à
41735lever environ deux cents cavaliers. On vérifia
41736la fortune des mai cbunds ei des
41737capitalistes, et on in^posa
41738si»* chacun d'eux une contribution de cent
41739à dix
41740dinars.
41741Aucun marcliand, aucun
41742artisan w*:^, aucun homme connu pour
41743sa richesse, ne fut exempté de cet impôt. On exigea des
41744/^ffrrm
41745et des princi-
41746paux néfrnrianls
41747,
41748à
41749lilt e d'emprinit
41750,
41751dos sommes
41752pitis on
41753ni- ins fortes. On
41754parvint
41755ainsi
41756ù se procurer une masse d'argeut
41757considérable. On envova a
41758Digitized by Google
p. 467
41759l68
41760HISTOIRE DES SULTANS MAMLOOKS.
41761chaque connnNindant <l« mille hommes
41762la
41763graiiTicaiion destinée à
41764tes subor»
41765donnés. Chaque mtù reçut celle qui devait être répartie entre ses troupe». Le
41766prix de
41767l'or diminua,
41768et
41769le dinar s'échangea au œurs de dix-sept dirhems,
41770tandis
41771qu'il
41772était
41773au|>ai'avanl
41774porté
41775à
41776vingt-cinq dirhems
41777r\ demi.
41778Sur rp^
41779entrefaites
41780, on apprit que Gazan
41781.tvail quitté Damas,
41782laissant
41783tians
41784celte
41785villt; Kaudjak
41786,
41787.Tvec le litre de mtïù.
41788(lelle nouvelle causa
41789une joie
41790uni-
41791verselle. Le sultan
41792, au moment de son ai rivée en F^v{»le, avait érril aux iu/îùf
41793(gouverneurs)
41794des
41795placcii
41796tories pour leur enjuindie de les défendre
41797vaillani-
41798552
41799nicntj et, eu effet, aucune de ces forteresses
41800n*ëtaît tonib^ an ]x»iivoir des
41801troufiea de Gaaan. Le sultan écrivit aussi à Kaodjak, à Bektenur, le sâttkdâr, ei
41802autres officiers, les eogageant à se soumettre. Les réponses de Raodjak et de
41803ses compagnons annoncèrent
41804qu'ils étaient prêta à
41805obéir.
41806Les Tatars, qui
41807étaient
41808restés dans
41809les provinces de Syrie, apprenant
41810la marche do
41811sultan,
41812furent saisis d'une extrême frayeur, Kandjak, avec toutes les personnes de sa
41813suite, quitta là capitale au milieu du mois de Redjeh, et prit
41814le chemin de
41815l'É^'v-pfe.
41816Les
41817Talars
41818évacuèrent
41819complètement
41820Damas.
41821Ardjewàsch
41822resta
41823maître de
41824la
41825ville comme
41826il
41827Tétait déjà de la citadelle
41828,
41829et
41830fit
41831faire la
41832prière
41833au nom du sultan, le vendredi,
41834dix-septicrae jour du mois
41835,
41836après une
41837inter-
41838ruption
41839tle cent jours.
41840Il supprima les ]iraf iqtirs ei iiiiinelles introduites par
41841J en-
41842nemi
41843,
41844fit fermer
41845les caharets
41846, n'pandre le vin
41847, el coiip<'r
41848les vases qui
41849le con-
41850tenaient
41851; ce qui fut exi ciité par le ministère d'Ehn-Timiali.
41852Lorsque l'un eut acheté de distribuer ati\ truupes la gralilicalion indiquée, on
41853fit proclamer au Caire qu'un allait se mettre en marche, et que,quicoDque reste-
41854rait en arrière, serait étranglé. On arrêta que le cours du dinar serait fixé k vingt
41855dirhems. Le sultan se mit en route, le septièmejour du mois de Redjeb, et se ren-
41856dit à Sàleliiali. Il reçut des lettres de l'émir Kandjak, de Bektemur, le jilaAditr et
41857d'&lbeki. Ces ofliciers annonçaient quils allaient arriver, menant avec eux Izz-
41858edcUn, Hamzali Kalànisi et le scherif Ebn-AdnAn. Le prince séjourna à SAIehîah.
41859L'émir Ebn-Selar, le naîù^salianahf et Bihars
41860, le d/tist /ienkfr-fosiaddr,
41861par-
41862tirent pour Damas,
41863à
41864la tète des troupes, le vingt-deuxième jour de Redjeb.
41865Entre Gazah
41866et Askalan,
41867ils
41868rencontrèrent l'émir Kandjak
41869et son
41870cortège
41871:
41872chacun d'eux
41873mil pied à
41874terre. Des deux
41875côtés on
41876fondit
41877en
41878larn)es. On
41879fil
41880loger les nouveaux venus
41881, on leur assigna
41882loul ee (pii pouvait èlre couveuable,
41883el
41884ils reçurent l'ordre de se rendre auprès du Sultan.
41885Digitized by CoogI(
p. 468
41886M
418876!I9 (i3«i).
41888XL MELIK-lTASER-MOHAMHED-BEN-KKtàOUR.
41889169
41890Les émin, «vêc l« traupet qui Aakiit soi» l«ur». ordres, coniiriaèrant leur
41891roule vers Damas. Xandjek et ses cooipagnoos arrivèrent à Sftlehtab, le ditîàoie
41892jour de Scfaaban. Le sultan monta à cheval , sortit à leur ronootttre» les combbi
41893d'honneurs et de témoignages de bienveillance. Après les avoir &it reposer, il
41894partit avec eux pour le cbftteau de la Montagne, nù
41895ils arrivèrent tous ensem-
41896ble le quatorzième jour du mois. LVmir Djemal-eddin-Akouscli-Alafram entra
41897à Damas le samedi dixième jour de Sclinban. I,r îpndcmain, IVniir K;ira-sonkor-
41898Mansoini, fiaiô d'Alej), à
41899la
41900tète des troupes de celle ville, arriva a i>amas.
41901Il
41902venait de succéder à Belban-Tabbâklii
41903, lequel avait
41904él^ admis parmi les émirs
41905d'Égypte attachés à
41906la cour du sultan, et
41907avait
41908été graiitîe de
41909l ikca vacant par
41910la mort d'Ak-soukor-Kartal. L'émir Asendemur-Kurdji , naiù des conquête du
41911territdre de Tarabolos, arriva à la tête des troupes de oe canton. Il avait rem-
41912placé rèmir Katloubek. Le douzième jour du mois, Faile gauebe des armées
41913^ptieones arriva, sous le commandement de
41914l'émir
41915BcdreddiupBektlsdi-
41916Fakliri, émù^iah. Le treize,
41917la droite des troupes d*Égypte arriva, sous I«
41918ordres de Tèmir Hoaèm-eddin-Làdjin, YotUtddr, Le qn^one, FèmirSelar, le 553
41919iMiA,
41920fit son entrée, accompagné des roamlouks du Sultan
41921et de MeliloAdel^
41922Ketboga* Ce demurfut promu au rang de naïb de la ville de Hamah, comme
41923successeur de Kara-sonkor, transféré aux fonctions de naïù d'Alep. L'émir Kiral-
41924MansouH
41925fut nommé naïù de Safad.
41926Vf'nnr-.u'lttfi
41927descendit dans
41928le Meldtutf
41929et revêtit d'une robe d'honneur le sdhiù Izz-eddin-Hani/ ifi Knl'tnisi.
41930Le quinzième jour du mois, le katli^ttlkotUtl Bedr-eddin-Mobammcd-ben-Dje-
41931màah
41932lut
41933installé comme kadi des
41934schaféis de Damas,
41935la place étant
41936vacante
41937par
41938la mort d'Unâm-eddin-Omar-ben-Saad-eddin-Kuuuàui.
41939Le
41940vingt et un du
41941mois , S€hem.s-eddin-!ttohammed-ben-vSafi*eddin>Hariri fut nommé {kadi-alkodat
41942deslbnéfis). Akdjeba'Maosouri fut désigué pour «eAoïdé^ des bureaux. In-eddin-
41943Albek-Nadjib fut nommé commandant de la banlieue de Damas ^^ij* ; Amin-
41944eddin-Iousou(4loumi, qui avait été /mdin de Helîk-Mansour-Làdjin fut ins-
41945tallé comme mo/ttenB de Danns, et TadjHMidin-4ieii-AlschiràBi fiit intendant des
41946bureaux.
41947Un corps de troupes, que Ton
41948fit mardier vers Alép, attaqua cette ville &
41949rimproviste, défit et passa an
41950fil de l'épée les soldats de Gasao qui occupaient
41951la
41952place. Quelquesmos, en
41953petit nombre, qui échappèrent au carnage, allè-
41954rent rejoindre (iazan, auquel4ls apprirent la trabison de lUndjak (Kabdjafc).
41955II. (fiMArMmc parti».)
41956aa
41957Dlgitlzed by Google
p. 469
41958170
41959BISTOIRC DES SULTANS MAMLOUKS.
41960BielîkpAdeliAetbaga pril k route de Haouk. Darmt son sqour à Damas,
41961il se
41962nonlnit, à cheval, dans le cortège de l'émir Selar, et s'asseyait devant loi.
41963ainsi qu'il
41964avait
41965fait au
41966Giire.1 Et
41967toute
41968la
41969population
41970voyait dans
41971ce
41972fait
41973une grande
41974et imposante
41975leçon.
41976Il
41977arriva dans
41978la
41979ville de Hamah
41980le vingt-
41981quatrième jour du
41982mois de Schabaii
41983,
41984et
41985conlirma dans leurs postes tous les
41986nafh fini
41987trouvaient dans l'étendue de sou gouvernement. A Damas,
41988les prix
41989des
41990(Il
41991iii
41992- is étaient
41993d'une cberlé exorbitante. Le pftirdrei/i
41994de fVomeul tomba
41995de
41996troii
41997it:iiLs
41998(iuluius
41999à
42000cent
42001cinquante, el
42002la viaudc de muulun
42003se vendit
42004deux
42005dirbems
42006le roU de Damas. On
42007rechercha avec
42008rigueur
42009lei honntea
42010pervers qui, dana
42011cette
42012ville, duiwrt h dominatinn de Gaaan,
42013avaient él^
42014chargé de lever lea eoniribniiona , et oeuz qui
42015a'étaient rendue les dénon^
42016ciatencs des
42017habitants. Les uns furent doués, d'autfes
42018étrangla. Plusieuis
42019eurent les pieds et les mains coupés;
42020d'autres , ayant eu la langue arradiëe,
42021et- les yeua crevÀ» moururent
42022le jour même.
42023L'émir AldjewAsdi, nt& de
42024la
42025citaddie, fut revêtu d'une khilah^ et reçut une gratification de dix
42026mille dir-
42027hems. On manda les sclieïkhs de Kaîs et de Yémen f qui
42028faisaient partie des
42029AscJiir et des Arabes. On les obligea à restituer tout ce qu'ib avaient enlevé, soit
42030aux soldais,
42031soit aux habitants des ditTérentes provinces, au moment où tout le
42032monde, lrap|)c de terreur, fn\ail vers l'Kgypte.
42033Lorsque
42034(ia/Âjn, a|)res
42035la
42036e<>n(|uète de
42037la
42038Svri»^'
42039,
42040etif
42041repris
42042la route de l'O-
42043rient
42044,
42045les
42046Arniéiiieiis couvoitèreul
42047la posscv^tun des
42048villes qui leur avaient été
42049enlevées par les Musulmans.
42050Ils s'emparèrent, en effet, de Tell-Ilanuloun et de
42051quelques autres places. La tranquillité se trouvant rétablie dans la Syrie, les
42052deus émir» Bibara et Sdar^ b la lêle des troupes égyptiennes , quittèrent Da-
42053mas, le samedi, huitième jour du mois de Ramadan, et prirent la roule d*É-
42054gypte.
42055Ils «rrîvèmit au château de la. montagne, le mardi, trcusième joiu' de
42056Sdiewal.. Le sulUn sortit à leur renoontre, et leur entrée fut un jour de lîhe.
42057Dès que les émirs eurent repris leurs postas, l'émir Kandjak demanda la plaee
42058554 ^
42059Schaubak ; ce qui lui fut accordé, et on le revêtit d*une robe dlmn*
42060neur. L'émir Bektemur, le silahtldr, obtint le grade d'émir de cent, en l^pte; et
42061l'émir Fâres-eddin-Albeki assdki (réchaoson) fut nommé émir de cent, en Syrie.
42062Le vingtième jour du
42063mois de Scbewal
42064, l'émir Akousch>Alafram partit de
42065Damas, pour faire une expédition contre les Dniscs,
42066qui habitent
42067les monta-
42068gnes de liesroan. Ce peuple avait commis de grands ravages, et avait lait un
42069Digitlzed by Google
p. 470
42070A«699{>^o»)-
42071XI.MELIK>NAS£E-liOllAliU£D-B£K-K£LAOlJN.
42072171
42073mal extrême à Tarreiée, ]orsr|ue, vaincue par Gazan, elle se retirait vers TÉgypte.
42074Les naïb de Safad, de Haniah
42075, de Hcms, de Taiabolos, vinrent joindre Âlafram,
42076avec les troupes qui se trouvaient sous leurs ordres,
42077et l'on
42078se prépara à com-
42079battre. Les
42080Druses se caolonnèreat dans leurs montagnes » .q^i sooldu phis
42081difficile accès.
42082Ils étaient au
42083nombre de douze niilie archers. Les tioupes égyptiennes les
42084attaquèrent, mais sans pouvoir les vaincre.
4208511 y eut seulement dans l'action un
42086grtmd nombre de Uették Alon, VvnaAty a*jlant partagé en dîfnSfeDtK corps
42087diai^ea rennemi de f^tuieun o6tës à la foia, et ne cessa, durtnisix jours, de
42088le presser avec une ealréme vigueur (aa). Le» monlasiwrd* n'ayant pa aontenir
42089le choc, prirent la fuite. L'année csoalade la montagne, après avoir tné no fait
42090prûonnîers de nombreux ennemis. On
42091allait passer
42092le reste au
42093fil de Vépià
42094lorsque, jetant leurs armes, ils réclamèrent à grands cris une oapiluIation^Le
42095oombat cessa anastl^M. On manda les scheïkhs des Druses, et on ei^ea d^nx
42096qu'ils rendissent
42097tout ce qu'ils avaient enlevé aux troupes, au moment de là
42098déroule
42099:
42100ils ;ipportèrenl
42101, en
42102effîet
42103, une masse énorme d aimes
42104cl d'élofies, et
42105jurèrent
42106qu'ils n'avaient
42107rien
42108caclié. 1,'émir Akouscli-Âlaft nin
42109Ir^ condamna à
42110pa\< r
42111une somme
42112de
42113deux
42114cent
42115mille
42116dirbenis; et
42117ils
42118acquittèrent
42119cette
42120contribu lion. L'émir, ayant emmené avec
42121lui pluûeurs de leurs scheïklis et de
42122leurs cbefs, rentra h Damas, le dimanche, troisième jour du mois de Dhou'I-
42123kadali.
42124Il
42125fit partir lui courrier de la poste, pour transmettre cette nouvelle en
42126Egypte.
42127Il astreignit , par une proclamation , les babitanis de DsaMS & suqMti-
42128dre des armes dans les boutiques, et à iTexeroer enotinuellaiiunt à lancer des
42129flèebes. Le katU-aikodat 6edT^ed£n-Mobàmmed^n>Djeaiftah exigea la mène
42130diose des fiikik de-Damas. Le vingt et unième jour du mois, il procéda an dé-
42131nombrement de
42132la popubftbm; on enregbua tous les babilants,
42133classe. {1^-
42134dasse, les sdiérifs, les /iUtià, le» babituésdes divers marchés. £t l'on établit
42135pour ceux-ci, des obefe, dont chacun
42136avait rinspectiaD eur dn.marobé. Lss
42137hftlNtants do piar-fiekr poursuivirent l'armée des Tatart «L'en, firent :un affreui
42138carnage. A la fin de cette année,
42139la population de Damas
42140se trouvait dans
42141la
42142plus extrême misère. \U-eddin-4U<beo-Jilobamnied>Wlidftl £t, à celle occasion,
42143les vers suivants :
42144(m) Tn lu wUll Jt Iaj^J^ ^bi «a^'Li «u lien deSulill
42145^
42146Digitized by Gopgle
p. 471
421471-73
42148HISTOIRE D£S,SULTANS MAMl.OUKS.
42149m Qiiaut à Damas, ses
42150Iiabitantf sont des ùe/uù qui ont cboiai, pour leur
42151« règle, une retraite austère.
42152« Ils ont, en
42153spcret et ouvertement, dépensé leurs biena: en aorte quecha^»
42154« que individu a revêtu ïaùa (vêtement grossier). »
42155Il ajoutait
42156:
42157«Ce
42158n'est pas pour
42159rifii que j'ai revélu
42160rijai>it de laine.
42161&&5
42162« Ce n'est paji pour rien que j'ai adopte les vêtements en lambeaux.
42163» Ceit tii le costume de
42164celui qui
42165vit dans une pauvreté volontaire et qui a
42166m pour tekethh (supérieur) Gasan. »
42167Les halwtants de l'Égypte, avaient, par suite de l'invasion de Gazan, perdu
42168des somaoes considérables. Mais, grâce à la position florissante de leurs affiiirss,
42169ils s'étaient montrés prâ sensibles à ce revers.
42170Parmi les homnoes marquants que celte année vit mourir, on distingua :
42171j • Ala-eddin-Abraed-ben-Tsdj -eddin-Abd-eiwdibftb-beii-KlialailieD-llalimoudo
42172ben-Redr-Alâli, connu sous le nom d'Ebn-Bint-Maa//, le Schaféi. il professa, au
42173Caire, dans les collèges hakariali et kotbiah ; ensuite, il fut promu aux fonctions
42174de mofitc.uh. C'était un homme beau, lettre, éloquent, qui réunissait des qua*
42175lités nobles
42176et «ne grande générosité;
42177il avait un esprit délicat
42178, aimait à rire,
42179était actif, énergique.
4218011 élaii
42181allé en pèlerinage à
42182lit
42183Alecrpie, et avait
42184fait plu-
42185sieurs
42186voyages dans
42187le
42188Yémen.
42189»•
42190Scliehàl»-eddiii-Alinied-ben-Alfaradj-bcn-
42191Àliuied-Lakhmi-Âsclibili
42192(oalif de Sévilie);
42193il était né l'au GaS, avail étudié U
42194jurisprudence à Damas, sous Ebn-Abd-essalam.
4219511 suivait le» dogmes des scba-
42196fds, et avait coasposé un po6me sur la science des traditions. 3* L'émir Sarem*
42197eddiU'Oxbek, nolft de la forteresse de Balatanos. Il périt martyr devant Hen»,
42198dans la bataille livrée contre Gassiit le viogt-bultièoBe jour de Bdbt-premier.
421994^ L'émir AlEoyaeh-KtirdjUHatrottki , le kdt^iè. &• L'émir Ak-«onkor>Karlâl , l'un
42200dmémùvdemiUe,
422016* L'émir BellMin-Takvn, l'un desémirs de Ikrabolos.
422027» Le
42203kMbHutùr ,
42204Imad<0ildin*Abourféda>IsmaIl4>en-Tadj-eddin-AIimed-ben-S«lid-
42205ben-Mohammed-ben-Sald'ben-Alalhir>|]aIebi;
42206il
42207venait
42208d'être
42209destitué.
42210S" Le
42211fakir révéré , Bedr^ddin-Abou-Ala-Hosain-ben-Adad-eddaulah
42212,
42213Abou'l-hasan-
42214Ali, frère de MoutawakkeI-Ali-Allah-Abou>Abd-'a]lah-Mohammed-ben-Iousouf-
42215ben-Houd;
42216il monnît an mois de Schaban.
42217Il étair né dans la ville de Miircie,
42218l'an 633. Son pere occupait dans
42219celte place
42220le rang de naïb-tusallana/i
42221, au
42222nom de Uoutawakkel. S'étant voué à la vie religieuse,
42223il fit le pèlerinage de la
42224Digitized by Gopgle
p. 472
42225\ii 699(i3oo).
42226XI. MELIK-NASER-MOHAMMEt>-U£H-ILËLAOUN.
42227tfi
42228Mecque, et se fixa à Damas, où il éprouva des aventures tout à fait remarquables.
422299*» Belbars-Gatmi,
42230nai6 delà
42231forteresse
42232de Markah.
42233i o*' BektàscIi-MansourU
42234Altaïar, l'un
42235des
42236étuirs de Damas.
42237ii« Naser-eddin-Moliammed-ben-Aïdemur-
42238Haîehi,
42239l'un
42240des émirs
42241d'Égypte.
42242ix°
42243Noiikaï ben Baïati,
42244le latar,
42245père de
42246ia
42247princesse -^j^
42248ISlaukabek, feraaie de SAUli-Ali.
42249fils de Kalaoun
42250et père de
42251la
42252priucesse
42253Ardekin, épouse
42254de
42255^lelik-Ascliraf-Klialil.
4225613" Ala-eddin-Ali,
42257fils du
42258scbeikh Ibraliim-ben-Misad-Djabari ^^^otaJl. i4* L'émir >âser-eddiD-Moliammed-
42259ben-Albaii. Ceux qu'on
42260vient de nommer obtinrent
42261la palme du martyre au
42262combat da Heme, ayant tous ét4 tué» daDsTaction, ou blcués. Al»«ddiD-Mo-
42263hammed mourut des soUesdefla blesBure. i5^ Le tawdsehi Honm-eddin-KallaU
42264MoghithirDjelAli. Il mourut dans le lieu nomm^ Samideh ti\yJ\ tiiy^^ le neuvième
42265jour du mob de Rebi'Seeond, et fut enterré dans la ville de Katia. Ensuite» son
42266oorps fut
42267transporté dans son tombeau du cimeilire de Kanrfali. Cétait un
42268homme bon et religieux. 16° L'émir Self-eddiDJl^^lto-Ilosamt. 11 mourut dans
42269le canton de Balka. 17* L'émir Aleni-eddin-Sandj.ir,
42270le dawaddri, qui mourul
42271à Hisn-Alaknid (le château des Curdes)
42272le troisième jour du mois de Redjeb.
42273iS*»
42274kadi-alkodni
42275^
42276iinàtn • eddin-Omar-bcn-Saad-eddin.Abd-errabman-ben-
42277Omar-ben-A hmr(!hen-^lr liammcd-Kazwini, le scbaféi, kitdi-alhodat de Damas.
42278Il
42279mourut TU
42280( aire le vingt-cinquième jour de
42281Rebi-set ond.
4228219" Jadj-cddin-Abd-
42283AIwahbâb-beu-Abd-aldaïm-Bekri-Nowairiy (père de) i bistorien, le secrétaire (a5).
42284Le personnage dont il est fait mention ici était le pèra du célèbre historié NovrairL Voici
42285les délaib que ce dernier nous donne, k «e ««jet (man. 6S3, f. 199
42286et
42287; • Cette année , moorut
42288• mon pirrc (puisse le Trcs-llaut rrpaiulrt.- wr
42289lui ses miséricordes), Tadj-eddin-Abou-Mohamnied-
42290• Abd-«rlwahhib-b«*n-Abi-Abd-al1aJi-Moh :>fnfrirtl-l>( n-\l)J-.iIilâïni-ben-Mounadja-Bckri
42291, Taïmi-
42292• Koraschi, connu sous le nom de Nowain. J'ai ludiqué le reste de sa généalogie , en parlant de ne
42293• aaiaMnoe, à la date de l'année 677. La n«rt de omd père cnt lieu , avant fauiMaee de la prière
42294•du coucher du soleil
42295, le jcucH, vingt-deuxième jour du mois de Dhon'lbidjah , Tan 699, dans le
42296• medreseh (collège) SAlcliiali-Ncfljmiah, d.ms
42297l'édifice ÂelJ destiné pour les îeçons des Màlekis. Sa
42298• maladie avait commeiicu
42299le
42300mercredi, quatorzième jour de ce mois. Il était né à Misr (Fostat),
42301« dans le mtintek (collège) , appelé Meiiâiit-^tttzj»)Mj
42302> 1'*"
42303An moment de * mort, it
42304• s'avait jamais manqué une prière. Le jour même de ton décès,
42305il avait fait quatre fois son ablution
42306• pour li» prière de Vasr. 11 était attaqué d'une diarrhée. Ensuite,
42307il accomplit la prière de Yasr, mais
42308• assis ; et il mourut, le même jour, avant l'annonce de la prière du ooucber du toleiL Apréa qu'il
42309• eut imploré pour moi te» bén^diellons du eid, il prononç.-i les deux formules de la Ibi musulmane.
42310«Ce furent là ses dernières paroles, et bientôt
42311il expira. Le lindcinain,
42312vendredi, à
42313la Iroi&iènie
42314«beore dn jour,
42315il fatentenédansletoaibeatt i*^'daiadi-«MM/«f Zôo-cddioleMilêki, placé
p. 473
4231674
42317HISTOIRE DES SULTANS MAHLOUKS.
42318»o*
42319Scbeiiu-eddin-Mo1)ammed-bei^dri«ddm-Souleîman-ben-Abi'liz^^
42320Dimascliki, le hanéfi.
42321Il mourut à Damas. ai°HnsÂm-eddin-Abott1fiMialI-Hasan-
42322I)en-Tadj-c<ldin-Ahrii!ielakkir-AhmetI-ben-Hasan-ben-Anonscliiman-Roumi,
42323kadi-idkodat
42324des
42325lianr'fis du Caire, de Misr rt
42326de* Dnmns.
42327Il disparut dans
42328le
42329romhat de
42330Henis
42331le tiureredi
42332\ injjl-sivirnii' jour du mois de Hohi-premier
42333, et
42334Ton n'eut plus de
42335lui aucune nouvelle.
42336Il
42337était
42338'ipé d'envi mii soixante>dix ans.
42339ua*
42340L'émir
42341Ala-eddiu-KaiIouljeies-Adeli.
4234211
42343Tut
42344élriinglé
42345à Damas, avant été
42346arrêlé
42347dans sa
42348fuite.
42349q3* Silieif-eddin-Abou-lMohainnied-Hasan-ben-Ali-Ehn-
42350l.siVben-lIasan-l^kbmi , connu sous le nom d'Klm-A.sbairan.
42351II mourut le vingt»
42352cinquième jour du mois de Dhoulhidjah. Il avait atteint une des dix années qui
42353«voisinent quatre-vingt-dix ans (u4).
42354'
42355An commenoement de cette année » on reçat la nouvelle que Gaxan se met*
42356^lait en campagne pour entrer en Syrie. On se diqMM avec ardeur à partir pour
42357cette contrée. On manda le vizir Schems^eddin-Sonkor^ilasar et Fémir flêacr-
42358eddin>Molianuned>ben-Sc1iaikfai,
42359iwf/lr du Caire, et on loir enjoignit d'exiger
42360des habitants une contribution en aident Deslettre»^, dans le même sens, furent
42361expédiées vers la Syrie. Les deux officiers procédèrent à la levée de llmpôt. Les
42362propriétaires et
42363les gens ricbes furent astreints à payer 1a somme
42364li laquelle ils
42365avaient
42366été
42367taxés. Le
42368vizir
42369et
42370le
42371wàli s'établirent dans
42372la maison de justice
42373Ja»,"
42374près de îa citadelle, là où se trouve aujnurd'liui le Tubl-khanah (les
42375tambours \
42376et
42377tous
42378les
42379habitants
42380venaient,
42381l'uu
42382après
42383l'autre,
42384apporter
42385le
42386montant de sa contribution. On
42387recueillit
42388une somme de cent mille dinars,
42389<pii fut levée sur le Caire, Misr cl les deux parties septenli ionale et niti iJionale
42390de rÉgypte. Ce fut, pour la population, une jnesure très-vexatoire. La taxe fut
42391exigée des aAilàâ, qui, an Caire et k Misr, occupaient des boutiques. Cba^
42392Akid (rédacteur des actes de mariage) dut
42393payer quarante dinars, et chaque
42394schàhid, vingt dinars. Le JttuiiHiM'oiAffy Zëln-eddin-Ali-Ebn-Makhlouf, le malékl,
42395.s'entremit pour eux, et les fit décbai^r decetimp6c.
42396En ^ypte et en Syrie, les langues se déchaînèrent contre les membres du
42397« dttUS 1è cinieticrp de
42398Karafali. >
42399J'ai cru
42400tl<>voir siipplcvr dam ma
42401tratliietînn
42402,
42403le mol
42404»j' /V-rr,
42405attenda que nous ne voyons rien qui porte à croire que le perMiutagc dont il est qoesUoa ici ait
42406jamais écrit ancun OQvrage iiistorique.
42407Cette utnfa, tu tapport d*AbonlnMiin ^1. S9 r*), la hanteur |irinMv« du ffil fut de
42408vingHrab eottdte etqiidq|n«sdol|le. La enia s'éleva de edte roadées et alx doigte.
42409Digitized by Gopgle
p. 474
4241070i){not>.
42411XI. MELIK-NASER-MOIIAMMED-HF.N.KELAOUN.
42412*
4241317^
42414gouvernement. Le peuple parlait avec mépris des soldats. Ou ne
42415re"i<;ait de leur
42416répéler
42417:
42418a Hier, vous
42419étiez, en fuite; aujourd'luii, vous prélctidez nous enlever
42420«
42421notre bien.
42422» Si
42423le soldai voulait
42424ri'jiondre, ou
42425lui disait
42426: « Pourquoi n'avez-
42427a vous pas monlri- cette audace
42428ù
42429l'cgard des Mongols, qui vous ont
42430traités
42431«
42432ainsi , et devaut lesquels vous avez pris Ja fuite ? » Ces attaques des geus du
42433peuple contre ht
42434soldats étant armées à un point scanda]ein,oti fitptoeh-
42435mer au Cure et à Fostat que sî un homme du peuple parlait à un soldat» sa
42436TÎe et ses biens seraient ii la disposition du sultan.
42437. On leva à Damas un impôt qui oonàstait en quatre taxa» du loyer des pitH
42438priétés et des wak/. On Teitigea de tous ceux qui habitaient dans h ville et dans
42439les environs. Bans les villages» on leva, sur chaque imuU ^A^t une somme
42440de six dirliems deux
42441tiers. Le mn/Ii est une surface de seize cents coudées car-
42442rées. On exigea des fdla/ts (cultivateurs) Téquivalent du produit de l'année C98,
42443et on demanda aux riches le tiers de leurs revenus. Cette mesure
42444fut
42445, pour la
42446population, une sotirce de calamités. I>es habitants coupèrent les
42447arbres
42448frui-
42449tiers,
42450et en
42451vrudireut le bois.
42452En sorte
42453(|ue
42454le ki/ttar, mesure de Damas,
42455se
42456donna pour trois tliiliems, dont
42457il
42458fallai!
42459fitTilqurr un dirheai
42460et demi pour
42461les
42462frais de l'abattage. La \alléc de Goutali
42463lui licjît upk'c
42464, cl une lionne
42465jiartic
42466des habitants se réfugia eu Égvpie. Lors<|ue Ton eut achevé ù Damas
42467la levée
42468de la contribution , ou employa cet aident à enrôler huit cents palefreniers
42469pris parmi les Curdes, et dont chacun reçut une somme de six cents dirhams
42470Mais
42471ils sVnfuirent pour la plupart » et A n*en
42472résulta aucun inconvénient
42473réel. A Fostat , on enrôla un nombre considérable d*arlisans et.auljies. Les émirs
42474firent dresser leurs tentes flans le Madan»aikti6mk, afin de faire la. revue des
42475soldats,
42476des chevaux, des lances, et de
42477s'amurer si tout était en bon
42478état.
42479Chaque jour,
42480ils inspectaient dix commandants de la kalkah avec leurs subor»
42481donnés. Ils en avaient d'abord supprimé un petit nombre. Mais ils crurent devoir
42482les Conserver tous, attendu l'influence que les commandants exerçaient sur tes
42483soldats,
42484et on maintint même ceux qui étaient visiblement des intrus. Le
42485re-
42486censement fut terminé dans l'espace de vingt jours, et on prépara
42487les
42488vivres.
42489Toute l'Égypte était remplie de fugitifs qui venaient de la Syrie. Au moment de
42490leur
42491arrivée,
42492les
42493prix, des denrées baissèrent; et
42494le froment,
42495qui se vendait
42496vingt dirhems Vartleb, louilia a quinze. Le Milt ati partit de la citadelle le samedi
42497treizième jour du mois de Safar, et se icndit à hidàuiah , en dehors du
42498Caire.
42499Digitized by Gopgle
p. 475
42500176
42501HISTOIRE Di:S SULTANS MAMLOUKS,
42502Là| il fut joint par les émirs et les troupes ; ensuite on se dirigea ver» Gnzali
42503où le prince
42504resta deux jours. On reçut
42505la
42506nouvelle que Gazan
42507, après avoir
4250858
42509traversé l'Euphratc, inarcliait
42510vers Antiodie.
42511I>a popnlafinn
42512fuyait devant
42513lui.
42514Iji province d'Ali-p
42515resta drseite.
42516Kara-sonkor, naiù de celle
42517ville,
42518.se réfugia
42519à Hamah. K« tl)ojj:a
42520,
42521/hie/j de
42522cette dernière place, se décida à sortir des murs
42523le vingl-deuxième jour du mois de Rebi-premier. Des renforts étant arrivés de
42524rÉgypte et de la Syrie, on campa en dehors de la ville de Hnash.
42525Cependant Tannée avait pris la route d*Aoudja. Dans sa marche, die éprouva
42526des fatigues prodigieuses causées par les pluies qui tomiiérent sans interrup-
42527tion l'eqMce de quarante et un jours, et empêchèrent
42528l'arrivée de ceux qui
42529auraient apporté des vivres ; aussi la clierié devînt-elle exorbitante. Le froid af-
42530faiblit ^lemcnt ks animaux et les esclaves. La charj^e de paille monta au prix
42531de quarante diiliems;la ration iU» d*OT||e, à trois dirhenu. Trois pains ronds
42532coûtaient un dirhem, et
42533la viande se vendait
42534trois dirhems le rot/. A
42535la pluie
42536succéda une inondation terrible , qui détruisit une grande partie des bagages.
42537Plusieurs esclaves et quatre soldats périrent
42538par suite de la rigueur du froid.
42539Au moment du départ
42540,
42541la mute
42542était couverte de boues profondes.
42543Sur ces entrefaites, im
42544courrier de
42545la
42546poste, expédié d'Alcp
42547, annonça que
42548(îazan
42549s'était dirigé des
42550nionlagiies
42551d'Antioclie vers celles de Sounimak, JL^.
42552jj;L^t; que ce prince était retourné vers Koroun-llamali ¥L,a.
42553et Scliai/ar;
42554qu'il avait
42555pillé
42556le pays, emmené
42557prisonniers un
42558grand! nombre d'habitants,
42559et enlevé une énorme quantité de troupeaux et autres objets.
4256011
42561t>e disposait
42562h marcher vers Damas. Hais Dîeu envoya contre hû des |dniea et des neiges
42563Idles qu'on n'en avait jamais vu de pareilles. La mortalité se mit parmi
42564les
42565chevaux et les chameaux de l'armée. Les écuries de Gasan, qui se composaient
42566de douie mille chevaui , n'en renfermèrent bientôt plus qu'environ deux miUe.
42567line bonne partie de Tarmée se trouva à pied. Et au moment de la retFaite,
42568les soldats, pour la plupart, montaient en croupe derrière leurs camarades;
42569Gazan passa TEuphrale à gué, le onzième jour du mms de Djoumnda-premier.
42570Cette nouvelle répandit dans
42571la population une joie universelle. L'émir Seif-
42572eddin-Bektemur,
42573le sifahddr,
42574l'émir Belià-eddin-lakouba, avec
42575les personnes
42576de leur suite, se
42577rendirent
42578à Alep, à
42579la tête d'environ deus mille cavaliers,
42580afin d'être à portée de recevoir des nouvelles et de tranquilliser la population.
42581Le sultan, ayant sous ses ordres le reste de l'armée, prit
42582la route de l'Égypte
42583Digitized by Gopgle
p. 476
42584M TOofiSot).
42585XI. HELIK-MASElt-IIOHAllMeO-fiBIMCELAOlIlf.
42586177
42587à Ia fio du mois de ILebî^eoond. L'émir Stir-eddii^BedUiftndeiiieani, oomme
42588ttatt de Salàd, eo rtemplaoement de Keral, qui a^t teaooéé k aon
42589titre.
42590Celui-ci reçut en dédommagement Yt'kta vacant par la mort de Témir Balbaii-
42591Tabbàkhi. Bell)an, \edfOttkenJdr,/i(ti^'tàdeD3anas fut installé dans cette ville» en
42592qualité de xcA<l<^( inspecteur) des bureaux. L'armée arriva à Damas le seplièrae
42593jour du mois de Djoumada-premier. Le Sultan rentra au château de la Montagne
42594le onzième jour du mois. Lorsque l'on apprit à Damas la
42595iclravle de ce prince,
42596la
42597populaiion
42598éprouva
42599de
42600vives alarmes;
42601el une
42602Ijoinie partie des habitants
42603quitta la ville pour se retirer au
42604('aire. Le neuvième jour de Djoumada-premier,
42605on fit proclamer, à Dnma^ que tout homme qui, à la suite de cet ave^ti^^senlenl,
42606resterait dans la ville, serait responsable de sa mui t,
42607et que ceux qui n'étaient
42608pas en état d'entreprendre
42609le voyage n'avaient qu'à se cantonner dans la cita-
42610delle. Le refte des habitants prît la fuite, et se dirigea au hasard. Les prix des
42611denrées augmentèrent, à Datnas, d*nne manière exorbilante. Le ghirdniA de
42612fîromenl se vendait jusqu'à trois cents dirfaems, et le roU de viande ooAlail neuf
42613diriienis. Après le départ des fugitifs, le ghirdrah tomba à deus. cents dîrbems.
42614Au mois de Djoumada-second, des bruits nombreux apprirent la retraite des
42615Tatars. Les provinces de Syrie se trouvaient évacuées par la population , qui
42616avait pris la route de Sjrrie.
42617.
42618Au mois de Redjeb, une catastrophe vint frapper les tributaires ï-*-)Jl
42619,
42620c'est-à-dire
42621les juifs
42622et les cbréticns. Leur
42623luxe, au Caire el à Fostat,
42624était au
42625plus haut point. Us montaient & l'cuvi des chevaux fringants et de belles muleK
42626couvertes d'ornements somptueux. Ils se rev^-taient d'hahifs magnifiques, et fw-
42627cupairnt les emplois les plus importants.
42628A. cette épo(]uc, un
42629\ i/ir (hi souverain
42630du Wat:M
4263111
42632iuriva en Égypte, se prf)posant de fane le pèlerinage de
42633la Meetjue.
42634Il eut plusieurs entrevues avec le Sultun cl
42635les én»irs. Tandis qu'il se trouvait au
42636bas de la citadelle,
42637il vil passer un homme monté sur un cheval, et entouré d'un
42638grand nombre d'individus qui s'avançaient à pied à côté de son ëtrier. Ils s'adres-
42639saient à lui humblement, rimploraieni
42640et lui baisaient les pieds. Lui les évitait,
42641ne fanait aucune attention à eux, les repoussait , en criant à ses pages de diasser
42642ces importuns. Le vizir du Magreb ayant appris que ce cavalier était un chrétien
42643en fut vivement blessé.
42644Il alla trouver les émirs Bibars et Sebr, leur raconta ce
42645qull avait vu, leur en témoigna son mécontentement. Il versa des larmes abon*
42646dantes, parla des chrétiens avec un extrême mépris. « Comment, leur
42647dit-il
42648H. ( ffNWIrMMie furUê.)
42649«3
p. 477
42650IJÔ
42651HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
42652Là, il fui joint par les émirs et les troupes ; ensuite on se dirigea vers Gazali
42653où
42654le prince
42655resta deux jours. On reçut la nouvelle
42656<]uc Hnzan
42657, après avoir
42658r»''>8
42659traversé TLuphrate, marchait
42660vers Antioche. La population
42661fuyait devant lui.
42662Iji province d'Alep
42663r»*sta dZ-sertc.
42664Knra-sonkor, naïù
42665^^v
42666cette ville, se réfugia
42667à Hamali. kclboga
42668,
42669/uiîf> de
42670cette dernière place,
42671se décida à sortir des murs
42672le vingt-deuxième jour du mois dt> Rebi-premier. Des renforts étant arrivés de
42673rÉgypte et de la Syrie, on campa en dehors de la ville de Hamah.
42674Cependant Parmée avait pris la route d*Aoudja. Dans sa marche « elle prouva
42675fies fatigues prodigieuses causées par les pluies qui tombèrent sans interrup-
42676tion Tenace de quarante et un jours, et empêchèrent
42677Tarrivée de ceuft qai
42678auraient apporté des vivres ; aussi la cherté devint-dle ciorbitante. Le froid af-
42679faiblit également les «nîmaus et les esclaves. Ln charge de paille monta au prix
42680de quarante dirhems; la ralion «jUU d'orge, h trois dirhems. Trois pains ronds
42681coAtaient un dirhem, et la viande se vendait
42682trois dirhems le n^I. A la pluie
42683succéda une inondation terrible, qui détruisit une grande partie des bagages.
42684Plusieurs esclaves et quatre soldats périrent
42685par suite de la rigueur du froid.
42686An moment du départ
42687,
42688la route
42689«^fait couverte de houes profondes.
42690Sur ces entrcfaife<;
42691, un
42692rnurrier de la
42693poste, expédié d'Alep
42694, annonça que
42695(îazan
42696s'était dirige
42697des montagnes d'Antioche vers relies de Soummak, JLa»,
42698^L^l; que ce prince était retourné sers Konuin-llamah
42699f'L^a. j_yî et Scliai/ar;
42700«pi'il avait
42701pillé
42702le pays, emmené
42703prisonniers un
42704grand, nombre d'habitants,
42705et enlevé une énorme quantité de troupeaux et autres objets.
42706Il se disposait
42707à marcher vers Damas. Hais IKeo envoja contre hiî des pluies et des a^es
42708telles qu'on n'en avait jamais vu de pareilles. La mortalité se nût parmi la
42709chevaux et les chameaux de Fermée. Les écuries de Gonn, qui se composaient
42710de douae mille chevaux, n'en renfermèrent bientôt plus qu'environ deux mille.
4271113 ne bonne partie de Farmée se trouva h pied. Et au moment de la retraite,
42712les soldats, pour
42713la plupart, montaient en croupe derrière leurs camarades;
42714Gazm passa l'Euphrate à gué, le onzième jour du mois de Djoumada-premicr.
42715Cette nouvelle répandit dans
42716la
42717population une joie universelle. L*émir Seif-
42718eddin-Oektemnr,
42719le
42720siln/nlilr, l'émir Behâ-eddin-lakouba» avec 1« personnes
42721(le
42722leur suite, se rendirent
42723à Alep,
42724à
42725la
42726téle d'environ deux mille cavaliers,
42727afin d être à portée de recevoir des nouvelles
42728et de
42729tranquilliser la population,
42730le sultan, ayant sous ses ordres le reste «le l'armée^ prit la roule de TÉgyple
42731Digitized by Gopgle
p. 478
42732AV 7<io(i3o>}.
42733XI. HXUS-KASEB-MOBAHMED-BEM-KELAOIIN.
42734177
42735à la fin du mois de RidiMeoôtid. L'émir Sdr<eddiii>Bedklift« demeon, oomnie
42736fftf£& de
42737Safiid, ta m»inplMeiuent de Kenil, qui
42738avait renoiM^ à son titre.
42739Celui-ci recul en dédommagement Yiiia vacant par la mort de rénuîr 6elban>
42740TabbâKlii. Belban, le dfouAentiiii\/i(iti/ibâe Damas fut installé dans cette ville, en
42741qualité de schdiUl ( inspecteur) des bureaux. L'armée arriva à Damas le septième
42742jour du moisdeDjoumada-prcmier. Le Sultan rentra au château de la Montagne
42743le onzième jour du mois. Lorsque l'on apprit à Damas !a
42744rclraile de ce prince,
42745la
42746population
42747('ptouva
42748de vives alarmes;
42749et
42750uitp
42751hontip partie des habilants
42752quitta la \ille pour se retirer au Caire. Le neuvième jour de i>joumad.'>-[)i emier,
42753on
42754fit [Mociamer, à Damas, que tout homme qui
42755, à la suite de cet averli:»!»emeut,
42756resterait dans la ville, siérait re;>pousable de &a mort, cl (juc ceux qui nVlaienI
42757pas en état d'entreprendre le voyage n'avaient qu'à se cantonner dans la cita»
42758délie. Le reale des habtlanls prit la Tuile, et se dirif^ au basard. Les prix d«
42759denrées augnsentèrent, à Damas, d*ane manière exorbilanle. Le ghirémh de
42760froment se vendait jusqu'à trois cents dirfaems, et le roU de viande coûtait neuf
42761dirhems. Après le départ des fugUifs, le ^drérah tomba à deox cents dirbems.
42762Au mois de Djoumada-second , des bruits nombreux apprirent la retraite dca
42763Tatara. Les provinces de Syrie se trouvaient évacuées par la population, qui
42764avait pris la route de Syrie.
42765Au mois de Redjeb, une catastrophe vint frapper les tributaires i-»-îJ'
42766J-*'
42767c'est-à-dire
42768les juifs
42769et
42770les chrétiens. Leur luxe, au Caire et à Fostat,
42771était au
42772plus haut point,
42773lis montaient à l'envi des chevaux fringants et de belles muleii
42774couvertes d'ornements somptueux.
42775Ils se revêtaient d'hahils magnifiques
42776, et oe-
42777cupaient les emplois les plus importants. A cette époque, un vi/.ir du souverain
42778du MaLMcl) arriva en Kyjpte, se proposant de faire le pèlerinage <le
42779la Meccpic.
42780Il eut j)lusieurs entrevues avec le Sultan et
42781les cmirs.
42782i audis (pi'ilse trouvait au
42783bas de la citadelle,
42784il vil passer un homme monté sur un cheval, et entouré d'un
42785grand nombre d'individus qui s'avançaient à pied i c6té de non ëtrter. Ils s'adres-
42786saient à lui bumblement , l'imploraient
42787et lui baisaient les pieds. Lui les évitait,
42788ne faisait aucune attention à eux, les repoussait , en eriaol à ms pages de chasser
42789ces importuns. Le vizir du Magreb ayant appris que ce cavalier était un dirétiea
42790en fut vivement blessé.
42791Il alla trouver les émirs Bibars et Selar, leur raconta ce
42792qu'il avait vu , leur en témoigna son mécontentement. Il versa des larmes abon-
42793dantes, parla des chrétiens avec un extrême mépris. « Gomment, leur
42794dit-il
42795U.(fMilrMiMpar«ta.)
42796«3
p. 479
42797fjS
42798BISTOIRE DES SULTANS MAMLODK&
42799poavra-TOUB Mptfrer. le secours du ciel, tandis ^ae cbes vous ka dirélieos se
42800« montrent à cheval , portent des turbans de couleur blanclie , humilient les mu-
42801« salmans , et les font marcher à pied dans leur cort^e ?» Il se répandit eo for-
42802mules d'improbatioti
42803, et sVtenditsurrobligaiion qui était imposée aux meoBbites
42804du gouvernement, d'abaisser ces tributaires, et de les forcer d'adopter un autre
42805coaturee^Son discours produisit une vive impression sur r* s[>i ii des émirs. Us
42806mandèrent les kndis, les Takilis; ils appelèrent également le
42807l'ali iaiclic <lrs cliié-
42808lieiis.
42809I n rcsci il
42810( tiiam
42811ilii
42812Siillaii enjoignit aux trilmlaii cs de se roiildt iiuT a
42813i:t'
42814que n rlaiiiail
42815la
42816lui
42817iniisiiliiiaiK'.
42818I.cs
42819kadis se
42820r< imirciil
42821«lans
42822If
42823MiiIicm/i Sài«-
42824liiali
42825, plat
42826i- culi f les deux palais. Ou
42827« lniisil parmi eux
42828, pour la conduite de celle
42829affaire.
42830\v knili-dlkoilat Scliems-eddin-Alimeil-Seroudji ,
42831le Iianéfi. Ce magistrat
42832> manda
42833le
42834l'atriarclic
42835cl
42836les évèqucs des cin-étiens, ainsi que le juge ^llj des
42837juifs. Après éne longue conférence entre eux,
42838il fut décidé que leS'âvétieotfliÉ
42839distingueraient des musulmans en portant des turbans bleus, et lesjUift edai
42840turbans jaunes; que les uns ni les autres ne pourraient monter des cbevaÉlBdrii
42841des mules,
42842et s'abstiendraient de tout ce que
42843la loi leur interdisait. On les
42844astreignit
42845à
42846toutes
42847les
42848conditions que leur
42849avait
42850imposées le prince
42851dss
42852croyants Omar4ieii-Rhattàb. Us acceptèrent cette mesure, et le patriarche dé-
42853clara devant témoins qull défendait à tous les chrétiens de contrevenir à ce
42854règlement, et de
42855s'en écarter.
42856Quant au chef ^j^jt et au ju"e
42857j'-Ti des juifs, chacun prononça ces mots
42858:
42859« Je fais tomber l'anathème
42860.^jû^I sur tous les juifs,
42861s'Us contreviennent
42862560 «à cet accord, ou s'en
42863ccarlcnt
42864fotV!. »
42865L'asscu)l)l<'o se srpara
42866, et
42867l'on informa
42868le Sultan
42869et les émirs de cf
42870<|iii
42871a\ait
42872«'té
42873rt'sohi. Le résultat
42874en
42875fut annoncé
42876par des lettres
42877fpii furent
42878expt'dii es dans
42879les difli rentes jnoviiices de
42880l'Épyple
42881et de
42882la Syrie. Le jeudi, appelé Llminii-uLulid, j^-^l
42883>
42884jeudi du Testa-
42885ment (le jeudi saint), qui tombait le vingtième jour du mois de Redjeb; on
42886nssembla les chrétiens et les juifii qui se trouvaient au Caire , à Misr et dans la
42887{»Si Noinïri, qui doaae sur cet év^iemeM des délaib lort drcaosltaeiét (foL tos v* «t suiv.)
42888,
42889«xpose, en ces lernu-s, Irs conditions rigoureuses iinposép'; .lux chri'ticns et aux juifs
42890:
42891•>
42892Il fu( dc-
42893< cidé que les chrétiens se distingueraient des musulmans par des turbans bleus, et les juifs par des
42894turbans jaiuies : que les femmes, dans chacune des deux religions,
42895porteraient un signe qui les
42896« limit Koomisilic; qoe Ict imKvidos ne poornient DÎ nimterà
42897oMatcndoit des Sms tm tiamn, ea se semât île bits nns aneaM valeur ai aaean
42898«cae-
42899Digitized by Google
p. 480
42900M 700 (iSoi).
42901XL MBLlK-HAflER-MOHAMlIBlKBEN-KiELAOUN.
42902179
42903bMilteae. On leur déclara qn'aueuii dTentreeuxiiepoumit oeeupir 110 emploi
42904dam le dùniim (bureau) du Soiiao» ni dans ceux des émin; qu*ib ne powv
42905raient monter «ur des dievaox ni sur des mules ; qu'ils devaient s'eng^^ à
42906obaerver fidèlement les conditions qui leur avaient été piescrites» Cette ordon*
42907oanoe fut proclamée au Caire et à Hisr, et on menaça de
42908la mort ceux qui y
42909contreviendraient. Les chrétiens, profondément afTligës, s'efforcèrent, à
42910prii
42911d'ai^ent , d'obtenir la révocation de cet arrêt. Mais Témir
42912Bibars, led/dteh^-
42913kir y déploya un zèle
42914fort
42915louable
42916cl une extrême
42917rcrnicl^, pour maintenir ce
42918qui avait été résolu,
42919l.es
42920cliK ticns
42921f'urcni
42922olili-^is de
42923se soumettre.
42924Amiti-al-
42925moulk-Abd-allah-ben-Algaiinain
42926,
42927Mofi.shioiifi-assohbtUi
42928,
42929embrassa rislamisme,
42930ainsi qu'un grand nombre de clirétiens.
42931fjui tenaient à cnuîierver leui-s rangs,
42932et rougissaient d'être
42933ubligt'^ii de porter des
42934Itu bauit bleus et de monter sur des
42935ânes. Des courriers de la poste, expédiés dans toutes les contrées qui s'étcndeot
42936depuis Domkolah , ville de Nubie, jusqu'à l'Euphrate, y portèrent Fordr» d'as-
42937treindre les dirétiens et les juib aux règlements susdits.
42938La populace, encouragée par la décision ^y»du scbeikh Nedjm-eddin*
42939&hmed*Beo-Molianimed>Ben-Arrafiih, porta la main sur les enlises des diié>
42940tiens, ainsi que sur les synagogues des juifs, et les démolit. Les émirs mande-
42941rent le* kadis et les fidcifas (jurisconsultesVpour examiner ce qui ooncemaiC
42942ces édiHces. Ebu-Arrafah soutint qu'ils devaient être renversés. Le kadi-alkodeU
42943Taki-eddin-Moliaumied-fien-Dakik-alid
42944fut d'une opinion
42945contraire.
42946« Si
42947l'on
42948« petit, dit-il, fournir la preuve que ces bâtiments ont
42949été élevés depuis
42950l'isla-
42951mi<;n)e,
42952il
42953faut les abattre; sinon,
42954il
42955n'est pas permis d'y loucher, p Le reste
42956des aitiaistauts partagea cet avis, et l'assemblée se $épara.
42957• ment ; ({uHt céderaient nus musaloiaDS k mUieu des chemins; qiie , dins leur; aaaemblées, ils se
42958• lèveraient de \rnv^ sir^'o>;, par honneur pour les inu»ulman'>;
42959qu'ils nVIèver.iirnt pas In vnîx,
42960dt»
42961«manière à couvrir cdic Ucs musulmans^ que leurs rou$tructioD»nedèpsi6eniieat pas en hauteur
42962• Mlle déi imMalmans; qu'ib ne edlébrerneut pa& |»ibliquemeat ToISra éù dimsiiclw d«e huimmbSi
42963«etM fimpi>craicnt pas leurs cloclics; qu'ils n'admeUraieal sucan nraaolnuHi à «nbns&er te chria»
42964' tinnlsnie ou le judaïsme; qu'ils n'achèteraient point rnmtnr> t><irlnv(> un musulman, ni iiiifiumme
42965• fait prisonnier par un niiuuloian; et n'acquerraient
42966rien de ce
42967qui serait échu en partage aux
42968• mawlonRB 1 que tout juifou cbrédea qui eelreniit diu» un bain awwt wrin de M disliiigiMr de»
42969ounulmaus par wb ligne particidiCT, e^Cit-A-dire par une cloche suspendue à son cou;
42970t|u'il» ne
429711 poiiiTuieiit faire graver sur Iciii-s anneaux des inscriptions arabes,
42972ni insi'îgiicr à leun? enfants ie
42973• Koi an, qu'ils ne pourraient employer à des travaux pcmt>les aucun niusulman ; que tout juif 00
42974• clkrëlîen qai aiinit eu eomiMroe avec me finame mnaeliniae tmal pmii de nuMt. »
42975a3.
42976Digitized by Google
p. 481
429771^
42978HISTOIRE DES SULTANS NAML0DK8.
42979Loraqu« les babitaots d*Atexaudrie eurent reçu Tédit du Sultan , qui conoer-
42980aait les tr3>ulaîres, ils se soulevèrent contre les chrétiens, et démolirent deux
42981éghses. Ils renversèrent paiement, pami les maisons des juifs et des cbrétiens,
42982celles qui s^élevaient au-dessus
42983des maisons voisines habitées par des mnsul-
42984mans. Us abaissèrent \ef> mastaht-h (estrades^ de leurs l>outiques,cn sorte qu'elles
42985se trouvassent au-dessous du niveau
42986des boutiques des musulmans. Dans
42987le
42988Fayoum, deux églises
42989furent renversées. Le courrier qui
42990portail l'ordre n-latif
42991aux tributaires
42992arriva
42993à Damas
42994le Unnli septième jour du mois de Scitaban.
42995Les kadis
42996et
42997les principaiiv personnages
42998s'élant réunis cliez
42999l'éraii' Akousch»
43000Alafram, on
43001leur
43002iil
43003lecture de
43004Vh\\\ du
43005Sultan.
43006Le vingt-oinquiènie jour du mois, on
43007fit crier dans
43008loiile
43009la
43010villt
43011ijue
43012les
43013cbrétieus eussent à porter des
43014turbans bleus,
43015les
43016juil's des
43017turbans jaunes,
43018et
43019les samaritains I des turbans rouges.
43020Les chrélwns et les juifs , dans toute l'âendne de Tl^pte et de la S^rie,
43021s'engagèrent à observer le rè|^ement prescrit, et firent teindre leurs turbans,
43022il n*y eut d'esceptîon que pour la ville de Karak. Uémir AkousdifAschrafi s*es>
43023cusa de fiiire observer l'arrêté, alléguant que la population de cette
43024ville se
43025561
43026composait en grande partie de chrétiens. En conséquence, les chrÀiens de
43027Karak
43028et de Scbaubak ne
43029furent
43030point
43031astreints] à dianger la couleur blan-
43032che de leurs turbans. En Ég^pte, les ^lises restèrent fermées
43033l'espace d'une
43034année.
43035Des and>assadeurs
43036, envoyé par I^scarfs, empereur des Francs, étant venus
43037solliciter rouverlme de ces édifices, on
43038roinrit
43039l'és^lisc
43040fie ^loallakali,
43041sitiice
43042dans la ville de Misr, ainsi (pir celle
43043'!<
43044>1ikail
43045Saint-Michel), détliée aii\ anges.
43046Ensuite,
43047stir
43048la demande
43049des
43050aiuh.issaclciirs
43051d'autres souverains, on rouvrit
43052l'église de
43053la
43054rue de Zawilab
43055, et
43056l'église de Saint-Nicolas.
43057Cette aiiiicc vil périr une grande partie de:> bueufs de TÉgypte.
43058Line maladie
43059dangereuse Uj, qui avait attaqué ces animaux à la (in de l'année précédente,
43060atta totijours en croissant, de manîm que les métiers à roues w>JYj^ cessèrent
43061de marcher ; que les saHah (roues hydrauliques) durent s'arrêter, ce qui causa,
43062pour
43063la population , uu
43064tort immense. Un homme de
43065la
43066ville d*Osdamoun-
43067Tannah , qui possédait mille vingt et un bœufs, en perdit mille trois ; il ne lut
43068en resta en tout que dix-huit. Les habitants
43069furent contraints de substituer
43070aux bœufs
43071les chameaux et
43072les
43073ânes. Le prix d'un
43074taurMu s'âeva & mille
43075Digitlzed by Google
p. 482
43076A» 700 (i3oi).
43077XL MELIlUfASER'MOllAllMElVBEN-KELAOVir.
43078l8l
43079dirhenu. Cette année, Viaâr AtfriukmiirwKurdji fui nommé ntM de Tanbolm,
43080aprè» la démianon de Véaalr Katloubek-Hanaouri.
430814 cette époque y la divirion éclata parnd les Anbes de la province de Bohal>
43082rah. Le» deux tribus de 1>jaber et de Berdis te livrèrent des combats dans les-
43083quels
43084il périt un nombre d'hommes coiuidérable.
43085Ijb tribu de Benfit resta vie-
43086loriean, Uémir Bîbars, le dawdtkir, se rendit h Taroudjeh, accoropaffné de vingt
43087émin de
43088Tabl-khdiutft. I^s Arabes pi iront
43089la fuile devant eux, et furent pour*
43090suivis jusqu'à Lilounali
43091Âj>jU)l- On
43092leur prit
43093leurs chameaux et leui^ moulons.
43094Les émirs mandèrent ensuite les principaux personnages des deux tribus,
43095les
43096réconcilièrent, et rflourncrcnt à leur poste.
43097Vere
43098le inème temps,
43099le
43100vizir Scliems eddin-Sonkor alasar partit à h tële de
43101cent manilouks du Sultan, et se dirigea vers la parue méridionale de
43102i lCgyple,
43103attendu que celte contrée était
43104livrée au désordre, au
43105ravage, et
43106tju'uii grand
43107nombre d'habitants, à
43108la faveur de l'embarras
43109<|uc causaient
43110les
43111hostilités de
43112Gazau, refusaient de payer HnipAt. Il
43113fit des hicursions subites dans plusieurs
43114cantons du Sald, égorgea un grand nombre de séditieux, et enleva tous les
43115dievaux qui se trouvèrent dans le SSid. tl ne laissa aucun cheval appartenant
43116à onfdiâht à un bédouin, à on kadi, àunfaJahy à un kdtib (éœivain). Ilredier-
43117cba avec 00 soin scrupuleux les armes qui étaient entre les mains des Felldh*
43118ainsi que des Arabes, et les enleva, jusqu'à la dernière. Il emmena ^lement
43119les chameaux. De la
43120ville de Kous, il reprit le chemin du Caire, conduisant
43121avec lui mille soixante-seize dievaox, huit cent soixante<dix chameaux, seise
43122cents
43123lances, douze
43124cents
43125épées,
43126sept
43127cents
43128boucher»,
43129six
43130mille moutons.
43131Les désordres qui régnaient dans ces provinces se trouvèrent ainsi apaisés; les
43132FelldJts se soumirent, et consentirent
43133à payer l'impôt.
43134Sui- ces entrefaites, un
43135chrétien ayant ouvert
43136une église,
43137le peuple se
43138ras-
43139^^^2
43140scinbia, et se
43141j)rés€nla devant Iciuir Selâr,
43142le naiù, en
43143se plaignant
43144(|ue
43145les
43146chrétiens eussent, sans permission, ouvert une
43147église.
43148Ils ajoutau'nt que
43149j)lu-
43150sieurs chrétiens relusaient de porter un turban bleu. Cette requête étant favo-
43151risée par les émirs, ou
43152fit proclamer, dans les villes du Caire et de Misr, que
43153si un dirétien ne voulait pas se soumettre à porter le turban bleu , sa maison
43154serait pillée, ses biens et sa femme livr& à quiconque voudrait
43155les prendre;
43156qu'aucun
43157chrétien ne serait employé auprès
43158d'un émir, dans aucune des
43159diaiges conféré» par le Sultan , ni dans aucun poète lucratif. La popuboe atta-
43160Digitized by Google
p. 483
43161i8s
43162HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
43163qua les juib et le« chrétiens ^ et ks aesommait presque, en les fittf^nt à ooups
43164redoublés sur la nuque , avec des
43165b&ts et des sandales. Bien des chrétiens
43166s*abstinm(it de marcher dans les rues, craignant pour leur vie.
43167Sur ces entrefitîles, des ambassadeois envoyés par Gaan arrivèrent sur les
43168bords de l'Euphrate. Un courrier de
43169la
43170poste ayant apporté cette nouveUct
43171Vémlr Seïf-eddin-Kerai (partît sur les chevaux) de la poste, pour aller les rece-
43172voir. Ces dqmti's eiiti èrenl à Damas le mardi
43173, vingt-troisième jour du mois de
43174Dhou'lka'l.ili
43175F.u.\
43176et leur suite étaient au nombre de
43177vingt personnes. On les
43178fit
43179loger
43180«ians
43181la
43182cilaclelle.
43183El
43184trois
43185d'entre eux
43186fiirrnt
43187lioisis pour
43188faire
43189le
43190voyage
43191de rÉgyiile, savoir
43192:
43193K.eiiiâl-eddin-M<uiia-Kl)!i-luuiies, kadt-aikodat de
43194Mausel (Mosul); Nâser-^ddin-Ali-Miodjà
43195, et un adjoint. Ils se mirent eu marche
43196le vingt-huitième jour du mois,
43197et
43198arrivèrent dans la ville du Caire le lundi,
43199quinzième jour de Dbou'lhidjah, et furent reçus avec les plus grands honneurs.
43200Le mardi seize , au moment de Vasr^ les émirs et les troopes se réunirent dans
43201le cfaAteau de la Montagne. Les mamlouks étaient revêtus des plus magnifiques
43202cmiumes, portaient des bonnets objd^ de brocart d'or
43203et des bordures
43204de même éioflè. A la fin de la soirée, le sultan prit place sur son trône, qpant
43205devant lui mille flambeaux allumés. Les mamlouks étaient rai^ en deux files,
43206depuis la porte de bi forteresse jusqu'il celle de Vlwan, On amena les amh«Ma
43207denrs , qui firent leur salut Le kad^Ukodat de Hausel se leva . ayant la tête oou>
43208verte d'une /aMa/i Is^^.
43209Il prononça une harangue
43210àJ»». courte et éloquente,
43211qui exprimait le désir de la paix, et adressa au
43212ciel des prièrss pour le sultan,
43213pour Gazan et pour les émirs.
4321411 présenta une lettre écrite au nom de fîazan ;
43215eiic était cachetée, et ne lut point ouverte.
43216I.es ambassadeurs furent reconduits
43217à leur logement, où
43218ils reslétcnt jusqu'au
43219hindi. On ouvrit alors la lettre, qui
43220était formée d'une demi-fetiille de j)apier de Bagdad ^iljjJI
43221^"i
43222,>
43223,
43224et
43225écrite en cataclères luouguls. Elle fut traduite en arabe, et le lendetnaui on en
43226lit la lecture en présence des membres du gouvernemenL
43227Elle conteuaii, en
43228substance, ce qui soit
43229: « Dans le cours de l'année précédente, des troupes
43230" égyptieimes ayant pénétré sur les frontières des étals de Gazan , et y ayant
43231« porté le rav^e, ce prince, irrité de pareils actes, est entré en Syrie, et a mis
43232« en fuite les années qui lui étaient opposées. Ensuite ,
43233il a repris la route de
43234M son royaume, nns avoir eu aucun ennemi i combaltre, mais pour ^rgner
43235« les eouirées musulmanes, et empêcher leur ruine. Du reri», quoique préparé
43236Digitized by Google
p. 484
43237A«7oo(i3ot).
43238Xi. MELIK-KASER-MOHAHMEO-BEM-KELAOUK.
43239i83
43240« àrla guerre,
43241il ezhoEle à
43242la paix
43243(ft(»). » Od
43244écrivit une rëpon«et dont on
43245cfamigHi r^mir Se1i«ina-eddiii-MoliAittined, Iiiuid-eddin-AU>ben-A]Mi-elaii»'beD-
43246Abd-errahinan-bcn-41kk«lali-Sakkazi, kAdtH (prédicateur) de la mosquée de
43247Hftkeoiy et Témir Hosâm^ddin-Ezdeniur-Moudjlri.
43248Cette année,
43249la guerre était alliimée dans tous les pays du globe. Meiik-Ma-
43250soud-Ala-ftliîin-Sandjâr, affranclii j;^ de Schems-eddin-Aïtainesch , aflrancbi
43251du sultan (laialli-eddin
43252,
43253et
43254souverain
43255de
43256Delhi, ayant,
43257l'année précédente,
43258attaqué un peuple
43259\()isin
43260,
43261<
43262t lui-ci. à son
43263tour, marcha vers Dehli
43264, pilla cette
43265ville, et emmena <Je nombreux prisonniers. Ce uiènje prince elil ù luUei' contre
43266l'urtnée des Tatars,quii coiuballii dans plusieurs grandes batailles, et mit en
43267pleine déroule.
43268L'année in-écÀleDte, en Abjwrinie, iJ avait paru un individu, nommé Abou^
43269Abd<aliah-liI6liammed, qui appelait les peuples à FifllamiMne. Ayant réuni autour
43270de loi environ deux oent mille hommes. Il attaqua, cette année» le souverain
43271d*Ambara, et lui livra de nombreux combats. Dans le Yémen » le prince de
43272Mtle contrée, llélik«Mouwftîad>Hiad»beddin, en vint aux nuina, à pluateors
43273repriam , avec les Zdtdis.
43274Cette année, Témir-vizir SonkoMdaaar devint insupportable aux émirs,
43275at-
43276tendu
43277sa
43278fierté, son orgueil, son arrogance,
43279l'extrême considération dont il
43280jouissait et le respect profond dont
43281il était environné. 11 avait fait battre à coups
43282de fouet Tatlj-edcUn-Ebn-Saad-edclaulah, moustaoïifî de l'cmpirp, l'avait contraint
43283à embrasse?'
43284l'ishtmi'^inr,
43285rf
43286p\!f;;(' dc lui des somnirs
43287ronsirl('!Tililps. Tadj-eddin
43288était du Mouiijre des personnes atlacliéos à
43289l éniir
43290tiibars
43291,
43292le i/jàic/teiikir
43293,
43294et
43295il
43296nn
43297utrait dans ses actions de
43298la folie el une démence extrême. Se voyant ainsi
43299traite par
43300le
43301vizir,
43302il
43303renonça
43304a
43305sa eliarge,
43306el se confina dans le zduia/i du
43307scbeikb Mà8er^Man}>edji, situé hors de la porte de JVatr. Le scfaellih s'aboucha
43308avec rémir Bibani , pour obtenir que Tadj-eddin f(kt déchargé de ses foodioiM.
43309fiibar», qui avait pour le sdiéikh une profonde vénération, et accueillait toutes
43310ses paroles avec bienveillance, accéda à sa demande. Les émirs foulaient faire
43311destituer le vizir. Toutefois, comme la population conservait encore pour loi
43312un reste de considération , on résolut de lui témoigner des égwds et du respect.
43313fa(î) J« doooeMn dbn* l'appeadlce le ttxte et la MideetMNi do cette lettre, cl de la réppRM qn y
43314fut fUt».
p. 485
43315l84
43316HISTOIRK DES SULTANS 1IA1IL0IIK&
43317Od
43318le d^iigoa pour
43319aller inspecter les forteresses de la Syriei veiller à ienr
43320réparation, les oi^niser complètement» et surveiller lenrsapprovjsioDneinettti.
43321Or, à cette époque, toutes les places étaient puiTaitcincnt fournies de famismis,
43322d'ai^ent ei d armes. Le
43323vi/.ir partit pour aller remplir sa mission.
43324Cêtte année,
43325le Sultan épousa la princesse
43326Artlekin,
43327fille de Nuuk.aï,et
43328qui avait ét^ femme dv son IVcn' AI«^lik-Adel-.\schraf. Ce manaj^c fut cc'lt'hré avec
43329pompe,
43330el
43331l'on
43332distiil)iia
43333à
43334tous
43335les employés du gouverneiuent
43336des
43337robes
43338d'iionneiii'
43339el
43340autres présents. A celte
43341« poque, la crue du Nil s'éleva à dix-sept
43342coudéei>
43343(juiiize doigts. Celte année
43344fut une année heureuse, dans
43345la(|iielle
43346les
43347denrées se maintinrent à des prix modupies. L tinir bektemur,
43348le djuukendâr.
43349Ut le pèlerinage de la Mecque
43350;
43351il dépensa dans ce voyage une somme de quatre-
43352«ingt-cinq o^lle dinars ,
43353et se signala par de nombreux tictes d« bienfaisance.
43354564
4335511 expédia, par la mer de Kolxoum
43356, sept vaisseaux cbaiyés de grains, de fiwine,
43357de miel, de sucre, d'huile, de sucreries et autres aliments de toute eqièoe.
43358Lorsqu'il atteignit
43359la ville de Janbo, trois de ces bfttioieols y Paient déjà ar-
43360rivés. Là, par son ordre, on forma de toutes ces denrées des monceaux, et on
43361fit crier parmi les pèlerins que ceux qui avaient besoin de provisions de bouche
43362ou de sucreries n'avaient qu*à se présenter. Les [mivres vinrent en
43363foule,
43364et
43365pas un n'éprouva un refus. Le reste des denrées fut distribué à ceux des pèle^
43366rîns que leur aisance avait empêchés
43367de réclamer ce bienfait,
43368ou
43369donné aux
43370liabilnnls dManbo. Les autres vaisseaux ayant aViordé
43371à Djiddali, l'émir
43372lit
43373à
43374la
43375Meccjue ce qu'il avait fait a lanlio, et distribua
43376la eli.uge tle ces navires entre les
43377habitants de cette ville,
43378les (akirs el
43379les
43380[uM»"tiiiH de la Suie.
43381\ cette ('poque,
43382tous les souverains des tlilTérentes couUecs claient des jeunes geos, donl aucun
43383n'avail atteint i'àgc de trente au.s.
43384Parmi
43385les liouimes marquants que celle année vit mourir, on compta:
43386t* ré«
43387mir Ixa^iddin-Aldemnr-Dâheri, Fun de ceux qui remplirent les fonctions de nalb
43388de Damas sous le règne de Melik-Dfther. H occupa ce poste jusqu'à sa mort, qui
43389eut lieu le mercredi, second jour du mois de Rebi*premîer. a* l'émir lis^eddin-
43390Albek-Rurdji-DAheri, l'un des imirs de mitle. H mourut à Damas, le dixième
43391jour du mois de Dbourikadah. 3« L'émir Seif>eddiu>Belban-TabbAkhi , nàtb
43392d'AI^.
43393Il mourut à Gazali , au moment où il revenait de la province de fiohal-
43394rah. 40 L'émir Djemàl<eddin-Akousck-Sclierifi, tudb de b forteresse de Sait et
43395de la banlieue 'jt de Kàrak et de SchaubsL Cëlait un homme universellement
43396Digitized by Google
p. 486
43397«K TOI (i3m).
43398XL HiILIK*llA6EMI0HAHMED>KELA01}](.
43399tSB
43400redouté. 5* L'émir IfeMddiD4fobammed*beii*AbMlialdjftpIfonadâDiArM^
43401in»'
43402pectenrde Dama».
43403Il moarui cur
43404la rovie de YÉgypttf k ton retour de cette
43405contrée, à Vijge de quatre-vingts an». C'était nn homme Mvaut dana la UtléFa-
43406ture et dans Thistoire , d'une conduite exemplaire. 6* Le sclieïkii Scliems-eddin*
43407Maljmoud-ben-Abi'fieki^benFAbi'Ialà-Kàbâdi-Bukliari le faradi, le Iianéfi. Il mon-
43408rntàDamasau commencement du mois de Rebi-premier;iU'i>ait fait le voyage du
43409Caire, et se dislingtiait par un mërite éminent. 7° Tadj-eddin-Mohammed-ben-
43410Vlmied-ben-Hibet-allah-ben-KadaH-Ermenti, mitf/n du collège DâVieriab, qui est
43411situé eulie les deux pakk. Paroii
43412les
43413ver» qu'il a composés, on dte les sui-
43414vants
43415:
43416a Garde ta langue
43417: pour moi
43418, je ne dirai rien
43419; ou si je parie, ce sera pour le
43420• donner uu avis qui ét:liapperu à tous les assistai)
43421I s. »
43422« le m'abstiendrai de te censurer amèrement, quoique celui qui exerce sa
43423c Mtire contre les autres jolÛMe éÊCUt le mauàit d'une grande considération. »
43424Au commencement du mois de Moharrem^les ambaamdeurs de Gamn ae re--
43425mirent en route» accompagnés des arobassadeon du Sultan, qui étaient diargés 7
43426de la réponse de ce prince. Le dixième jour du même mois, Fémir laa-eddin-
43427'
43428Aîbek-Bagdadi4llansouri fui installé dans les fonctions de vizir, en remplacement
43429de Sonkor-alasar, qui se trouvait alors en Syrie. L'émir Bibars-Tàdji , un des
43430iaSan àon/j't's, fut nommé w>rf/< du Caire, comme successeur de NAser-eddin-Mo-
43431bammed-ben<iAlfichaikhi; et ce dernier, le vingiième jour du mois, fut transféré
43432au poste de gouverneur de la province de Djizeh. Le même jour, Je Sultan partit
43433pour la cljasse. Eu méaie
43434teaipsi, un cnurrirr
43435tic
43436la poste apporta la nouvelle
43437qu'Alâ-cddin-.\U-ben-Scbcrf-cddin-Muliaininc(l-K.alànîsi, accompagné de Srberf-
43438eddin-b€a-Alallur, élail anivé Uu pays des Tatars à Damas,
43439le viiigl-ucuvicinc
43440jour du mois de Djoumada*premier. Tous deux avaient été
43441faits prisonniers à
43442ré|M>que où
43443les Tatars étaient entrés en
43444Syrie. S'élant échappés,
43445ils avaient,
43446dans leur voyage , éprouvé des difRcultés du genre le plus grave.
43447L'émir Asendemur^Kurdji se rendit k Tuvbolos, pour prendre possession du
43448rang de naîà , qui était vacant par la déanssion de Témir Katloubek. Il arriva k
43449Damas, le onxième jour de Mobarrem. L'émir Seff-eddin^Belban le tffouÂmdàr
43450fut nommé 'cAif<&2 (inspecteur) des bureaux ^1^^ de Damas, en remplacement
43451de
43452l'émir
43453Se'if-eddin-Akdjiâ. Ce dernier fut élevé au rang de
43454ruilb^ssalianah
43455(vice^roi) de Damas , à la place de l'émir Rokn-eddîn-BibarB-Houkafi. Au Caire,
4345611.
43457{fuamtmrartit.'i
43458a4
p. 487
43459iBG
43460HISTOIRE DES SULTAXS MAMLUUKS.
43461uti individu se montra en public» prétendant
43462être le Mabdi. On
43463lui inflige*
43464une pnnilion
43465, après quoi on lui rendit la liberté.
43466Cette aiuKc,
43467le douzième jour de Djoumada-premipr, l'imam H;ikrni-hi-amr-
43468allah-Abou labhas-Aliiued moumt dans l'enceinte des maiidurali
43469i pav illiuis) de
43470Kabsch.
43471Son
43472corps
43473fut
43474lavé
43475|>ar
43476le
43477S4:heik.b kerim-eddin-Âbd-elkcnui-Anioli,
43478si-/ieïkh-tdsdt<nouUi. La
43479prière
43480fut
43481faite sur le mort, dans la grande mosquée
43482d'Ebn-Touloun. Les émirs et toute la popublion assistèrent à ses funérailles. 11
43483fut enterré dans le voisinage du Mts^hed'NefbL II «mit| dorant qoarante ati>
43484nées, occupé en Égvpte le rang de khalife. Il laina, en mourant, plasieura fils,
43485savoir
43486: AbouVrebi^Souleiman,
43487qu'il avait désigné pour son successeur, et
43488Ibrabiniy
43489fils, d*AlK>u*Abd-«lla]i-MobammedtMouslaauilL-bi*ltah.
43490Le diplôme
43491d'investiture du nouveau khalife fut rédigé et lu en présence du Sultan, ledi^
43492nianjehe, vingtième jour du mois de Dhoulbidjah. Gd jour fut regardé comme
43493un jour de féle. On Qt la kholbah au nom du
43494khalife, comme on l'avait faite à
43495r^rd de son père.
43496II continua à monter à cheval avec
43497le Suhan ponr aDer
43498jouer à la paume, et à l'accompagner dans ses parties de cbasse; en sorte que
43499tous les deu\ semblaient deux frères, llâkem avait désigné, comme liériHer du
43500klialifat
43501, so«i fds l'émir Abou-Abd-allab, et lui avait conIVré
43502le
43503titif de
43504tnons-
43505(ainsik-billah. Et Abou'rrebi ne venait qu'après. iVloustanisik
43506mourut,
43507et
43508cet
43509évcnemenl causa au
43510khalife Hàkem
43511la plus
43512vive douleur.
4351311 désigna jiour sou
43514héritier Ibrabim,
43515fils de Mobammed-Mouslamsik; mais, au inunienl du décès
43516de Hâkem, son fils Abou'rrdiù fht reconnu ponr k^hfe, et Ton ne songea point
43517à Ibrahim.
43518Getie même année,le9 Arabes commirent de grands ravages dans la partie mé-
43519ridionale de TÉ^pte. Leurs brigandageseu vmrent à ce point que, dans les villes
43520de Solout et de Hanfàlout, ils imposèrent sur les marchands et les hommes livrés
43521aux différentes profiessions jSjW1 w^jl^
43522(^7)* 'l*'^'' levaient à finstar
43523de la capilation. ils ne montraient que du mépris pour les gouverneurs, em->
43524pécbaient
43525la perceptioti de l'impôt. Us se donnèrent à euxomémes le titre d'é*
43526mir, et clioisirent
43527«latis leurs rangs deux
43528cliefe, dont l'un reçut d'eux
43529le tiom
43530de BiùofVf et l'autre celui de Selar, Us se revêtirent d'armures complètes, et
43531(a?) Le verbe jfs^, coosb-iiit avec
43532I.i préposition
43533, signifie fmpntfr,
43534et
435351<? mot
43536jL,.aj->^J
43537désire une tazcp une coatriàutùn. Un
43538iit duus les Annaiti d'Eutychius (t.
43539Il, pag.
435403o<))
43541: ^j)jJlj
43542Digitized by Google
p. 488
43543AS 701
43544(i 3m].
43545XI.MWIL'MASEA-MOUAIIMED'KCLAQinr.
43546tê^
43547Dirent en liberté tous les prisonniers. Le» éaàtt mai^d^nent les ludb et !«•
43548fakibsf pour avoir leur avis sur le projet de combattre les Arabes* Tov«!«3faii(
43549décidé que cette guerre serait licite, les émirs résolurent unanimemeutd^ sotIîr
43550en armes, pour attaquer ces brigands, et leur fermer le chennin, 4ç panière
43551qu'ils ne pussent se réfugier dans les montagnes ou dans les déserts, et faire ainsi
43552avorter rtnlre[)nso. On manda Tmiir INâser-eddin-Molianjmed bni-AlsclTaïkhi
43553gouverneur de
43554la province de
43555Dji/eli, et on
43556lui recommanda d'em}Kjclïer que
43557personne nr se tcndii dans
43558le Saûl
43559,
43560soit par icrrc,
43561soit parla voie du fleuve.
43562Oo déclara
43563(|uf s il
43564« lait avéré qu'un homme quelconque eùl
43565fail
43566ce voyage,
43567les gouverneurs en répondraient sur leurs (êtes. Ces olTiciet:» cxcrcèretiL à cet
43568^rd une extrême surveillance. Les émirs répandirent le bruit qu'ils TOiil#e|it
43569se rendre en S^ rie, et l'on donna des feuilles de route j)îp| à ceux qui étaient
43570censés devoir faire ce voyage, et qui étaîait au nombre de ^<ngt eommand$nUf
43571îa_lM
43572^Ift
43573« On îi''vpra sur les Copte» une contribution de dettx
43574din.irs. • Plus loin
43575(pag. 3io):jbji3
43576I ji-:^
43577^^r^fjj
43578l^ur contribution s'clevait à douxe
43579«ariMiooB dtt daan. • Et (pag. 3i8j
43580: ^f*^^
43581joji
43582• il impoat a» eux I* traniL • Dam U
43583Dtsertptkm de eÊgyptf dellaUn {nm. «\ 64», fol. 96 r*} : ^\ lA^^m»^- qJUJI ^ jrj^
43584j\Ati
43585<> Il imposa sur la population une mnit ilxition de cinq cent mille dinars.
43586» Ailleurs
43587[t. Il:
43588man. 798, fol. 277 r")
43589:
43590i,^
43591. -yj-» (_/^
43592• l' imposa une
43593l onii ibniion Mir le gou-
43594• verueur de ia province de Garbiab, et lui lit donner
43595l.i bastonnade. > Dans VHhtutrt
43596à.' K\\meA*
43597àaUlini (nmii. ar. 656, fol. «36 v*) : yj£ "^l^t^
43598>0b inpoM , stir Us («rreai
43599des contributions
43600considcr.ibles.
43601» Dans
43602VHittoire d'Égrple
43603IÛ)Mt\loa.\\iâetx (man. anib. 6S3,
43604fol. n)« v"
43605; AjAi\
43606—
43607Jl
43608«On imposa rette cocijniission
43609îi
43610t-.ns
43611les émirs.
43612•
43613Ailleurs (man.
436146(i6,
43615fol. 81 r"^
43616: ^ ^ ^(j'*
43617(j* »jX3i t^J-*
43618* " iinpo^a
43619cette «nntribuiion
43620• sur tout le monde.
43621» Et
43622ib.)
43623: j^Ut ^jLs L»yw*p^ «Oo rim|>o&a sur la population.
43624•• Et (f. 8a),
43625^\j3
43626^^y^Lw
43627^^j^
43628I.
43629Il imposa sur lonles les leriwde Tl^ple du» coolriba-
43630• tioiis. > Uaii» le MMAet-f^fi du mënc énÎTaÎB (It If aHui. 747*
43631fol. 61
43632r")
43633: L.^-»! ^^Jm» fj'j^
43634•
43635Il imposa sur la popul.-ttion une contribution considérable.
43636» Dans VHùioirt d'Kbn-
43637Khaldoiin
43638t. 111, f. 45a v")
43639: jSS\
43640j^Ui ^-y-j-
43641^3'_y-^' i^u^J^^ w~*^ -Onimpovi sur le»
43642• marches les taxes cjui étaient de cinq dinars sur chaque mesure appelée 4wr. «Et (t 60Î t''):^j^
43643^
43644^Oais^fou m le» ntmnika h nomntàn'j^^
43645H hommes. » Dans VHistoire de t't^éifftiui/tmçÊdutm Égypig (pag. l^?) : «Ji* \J^fi- c)^
43646^
43647'w.e^»> 3ÎiJî « Il
43648u'a point permis d'imposer, sur
43649Ir-i di[Térctites provinL-ei, une wule
43650• contribution. » On
43651lit dans le Mémoire sur lesfinances d'Égrpie
43652de M. bstéve (pag.
436531 1), qu'un
43654genre d'itnpit était désigné par le mot /eridek-cNakrir, Enliu , le Guide Jrançait'mnèt -imigairc,
43655paUié tout f^eeniaeot à U|MsI, par IL Bsrnim (col. $), oflhe m no(» : J»}y^^ f^j^
43656n ks a aec^fe 4*1019611»
43657•>
43658H-
43659Digitized by Google
p. 489
43660t88
43661HISTOme 0B8 SULTANS HAHLOUKS.
43662aoeompngnés de leon Miboi-doon^
43663Ils furent dmséi en quatre corps, tionl
43664l'un
43665devait
43666prendre par la rive
43667occidentale} un autre, par la rive orienlale;
43668on troisiènie devait aVmbarquer sur le Nil, et le quatrième suivre la route ordi^
43669naire. L'émir Scliernspeddia-Sonlior^Iasar, qui était arrivé du pays des Titars,
43670se dirigea vers Alwah (l'Oasis) , accompagné des cinq émirs. Il fut arrêté que
43671quatre émirs, du nombre des ammmdmu, resteraient auprès dti Sultan. On
43672enjoignil à tous ceux qui devaient nui relier vers un point ((udconquede passer
43673au ni de l'épée les petits, les grands, les hommes distingués et ceux d'un rang
43674infime; de ne laisser en vie ni vieillards,
43675ni enfants, et de mettre en sûreté les
43676richesses de
43677tout
43678genre. L'émir Sclàr
43679so mit en
43680mnrclie
43681le quatrième jour de
43682Djoiimada-sfcond
43683, arrompagné d'un grand nunihif dViniis,
43684et
43685prit
43686la route
43687de
43688la ri%e uccidenlale. L'émir Bibars, avec ceux
43689<jui
43690t'(;iiiM)l smis ses ordres,
43691^e
43692dirigea par
43693le
43694Hdtljrr
43695(^8), de
43696la rive occidentale, sur ia route des
43697Oasis. L'émir
43698lieklascli, émir^iltthf avec sa
43699suite, marcha vers
43700le Fayoum;
43701l'émir fieklemur, le JJoukendir, avec son corps d'armée, anîvil k mute de k
43702rive orientale;
43703Kattal-assaba, Bibars, le
43704thtvaddr, et Belban-Almeschi, wjêXA
43705sotts leur commandement les Arabes de la province de Scharkiab, se dirigèrent
43706(«Si Le mol hiidjcr
43707^
43708\
43709%v froHVi» ptii<i«»ttrs
43710fois chez
43711les «'criv.iîns de l'Éyyptf
43712(\n
43713lit ilaiu
43714VBàtture fief tniriarrhes ti'Alexandne
43715(t. II, p. agSJ
43716: Âj^Jùiwl Jjl^Lor'l
43717jL-
43718« il
43719se rendit
43720« par la rouM du iM^k AlojnDdiie. > Oana VBisitm d'AboalnialiiMn (naa. 669, f. Sa
43721:jL»
43722JtyJt JJt J j^ia^ ^0****^
43723jJlr*Véu&t Bcfcliadi, a<m ceux qni Vêmeam-
43724« patfnaicut,
43725prit la ronfc du hdljer, en suivunt la rive orientait-.
43726..
43727Khalil-D'iliPri
43728(nianuscr. 69$,
43729fol. a4a), parlant du diemia iini coudait du Caire à Alexandrie, ajoute
43730:^ ^jà^ y^^j^àJ^S
43731^Lx-"
43732jr^^
43733« L'autre route est celle qui
437345iiit la pluine, et que l'on dési]^
43735« par le nom de hiii(/er. > Dans
43736ic Ditvan^aliatchâ (man. iâ73, UA. 85 y")
43737: ^^^i
43738M LaAififwr est la in«ntagpie da Fayoam. » Daas VBMaln ttÉtrpi* à» Ojcbertî (t. I, f. laS «*) t J,l
43739.k^Li^ ^U
43740« Jusqu'au
43741de Manfâtoot. > Afllvun (toa». m, M. «44 v*) t
43742L^ti y^^Sj
43743^Lar^i
43744^ ^Jjt
43745. Il »c dirigea vers le midi par la n>nte du Mtf/er. • Et (fol. a7S V*)t<y» sS
43746! JJl
43747j-\
437481 T^l ^ ^jjU
43749»
43750Il se dirigea, par
43751la plaine orientale, vers
43752If? midi du
43753« flâner, a On
43754lit dans ,1a
43755l^pografy 0/ Thebes de air Wilkinsoo
43756(pag. 40):
43757hager est
43758cette
43759• plaiiM paneméa de rocs ou sablotmeose, qai est bornée, d'an eAté, par les noatagnes, «t de
43760l'autre, par la tel d'alhwiea qu'arrose la Nil. • On lit, plus loin (pag. 45i) i«Ul même espèce
43761« de pierres se trouve, en gmnde aboodanrc, sur le ha^eron plaine sablonneuse,
43762qui
43763s'ëtend
43764à
43765• l'ouest des monticules de
43766Deuderab. > On
43767lit dans
43768le voyage de M. Hoskin
43769à
43770la grande Oasis
43771(pag. £9 Cl 65), • Qv'inw cbatoa daBeattsues appaiéa Bat^BO^aâtik, fanaelk Ibalta «ricotale de
43772• la Bnada vatlca da celte oasis. «Si je Moae traanpa, la notA^ge/ aoas repféseoia Id la moi Méfier.
43773Digitized by Google
p. 490
43774a*70i(i$m}.
43775XI. MELIK-NASER-HOHAMMEIMCELAOUN.
43776189
43777vers Souis (Sim) «t Tor. L'émir Kâiuljak et m suite marcha ven jfkahaituuia
43778J^IXJ». Saktaba
43779, gouveraeiar,de Kous, ayant sous son commandement le»
43780AndMS soumis, s'avança de son c6té,
43781et intercepta
43782la route des diserts» en
43783sorte que les habitants du Saïd ignoraient complètement les mouvements des
43784armées. On
43785tomba
43786à
43787l'improvisle
43788sur
43789la
43790population
43791des
43792divers
43793districts.
43794On passa au
43795fil
43796de
43797l'épée
43798les Imliilants
43799, en commençant
43800{lai-
43801la province de
43802Djizeh, sur
43803la
43804rive occiilcntalo,
43805et
43806rrlle d'MlihjSurlc bord oriental. Tout fut
43807impitoyaltitnient
43808égorgé. Lnviron
43809seize
43810mille hommes
43811furent
43812éventrés
43813\ ^...y
43814On enleva
43815toutes
43816les richesses, et
43817les femmes
43818lurent
43819t iiinicnécs
43820captives. Si
43821un individu se donnait pour un
43822habitant des bourgs ^ya=>-
43823, on
43824lui
43825disait de
43826prononcer le moX dakik
43827^jJi.
43828Lorsqu'il
43829faisait
43830sentir le
43831X-<7/ arabe,
43832il
43833était
43834massacré (29). Ls frayeur s'empara de toute la population desAralMs. Dtentôt les
43835émirs tombèrent sur eus, les surprirent sur tous les points ob ils s'étaient ré-
43836fu§^, les forcèrent d*aban4k»nner leurs retraites , et
43837les masmcrerent, sur les
43838deux rives du NU , jusqu'à la ville de Kous. Tout le pays fut infecté de Todenr 567
43839dm cadavres. Des Arabes, en grand nombre, s'étant cadiés dans les caverne*
43840des montagnes, on alluma à l'entrée des feux considérables, en sorte que ces
43841hommes périrent jusqu'au dernier. On fît prisonniers environ sMxe cents pro«
43842priélaires de champs et de cultures, et leurs biens procurèrent une masse im-
43843ruensc de rirlicsses, qui furent partagées entre les assailiaiits. On remit au fisc
43844seize mille tètes de
43845bétail,
43846choisies sur quatre-vingt millr,
43847lant moutons que
43848chèvres, et, en outre, environ quatre mille chevaux, trenu>deux mille chameaux
43849et
43850laut mille bœufs, sans compter ceux de ces animaux qui furent destinés à
43851travailler dans les pressoirs. Environ deux cent soixante charges d'armes, épées,
43852armures et famoes; de» ridMSsea pécunidres , qui formaient la dMurge de deua
43853cent quatre>viogls mules. Les soldats, les esclaves et les pauvres qui suivaient
43854Fannée avaient recudlli un butin
43855si considérable, qu'un bélier grasse vendait
43856de trois A deux dirbems ; une chèvre , un dirhem ; tme toison de laine , un demi-
43857diriiem i on vêtement , de cinq A deux dirbems ; un
43858riti (rotl) de beum, un
43859quart de dirbem. Quant aux gnina, âs étaient slabondants qu'ils ne trouvaient
43860(19) Ce fait rappelle l'épreuve à laquelle, suivaot le Livre des/uget (cbap. XU, v. 6^ les juib du
43861piyi de Galaad soumireot txax de la
43862U-ibu d'Ëpbraïot, en bar faÏMOt proMMMr lu mot SdM-
43863loiMil r^tf (é|ii)tatt«iidn 4|ne ces domim ne |iouvant articolor le ttf , laimnt cptandr», ou lien
438644
43865t
43866Digitized by Google
p. 491
43867100
43868HlStOlBE DES SULTANS MAML0UK8.
43869d'w^eteure; car l'invasion des diverses provinces avait eu lien ait noiiMDt
43870où
43871la
43872population
43873éiaîi duns nue sécurité coinpièle,
43874et où
43875la perception de
43876l'impôt était ai riéiée depuis deux années. Larmée rebroussa chemin le seizième
43877jour de Redjeb. Les difTérents cantons
43878étaient
43879tellement
43880déserts, que l'on ne
43881rencontrait sur la route aiicini lioinme. I.ctisque l'on s'at if fî^it dans un village,
43882on n'y trouvait que des fenunes
43883et des enfants en bas âge. On rendit la liberté
43884aux prisonniers, et on
43885les renvoya eliez eux
43886,
43887p(jin-
43888r|u'îls veillassent à la ^arde
43889di s piuvinces. Cctlc année,
43890dai»)>
43891la partie nu'iidiaualc de l'Egypte,
43892la récolle
43893de:» grains avait été d'une abondance exc^ive , eu sorte qu'ils n'avaient ancunÉ
43894valeur.
43895Cette annëe, un courrier de la poste arriva d*Alep , apportant la nouvelle que
43896le Toka/br^^&U roi de Sis» avait ïefnsé d'acquitter son tribut, a'était aoaaivait-à
43897TobéÎMance du Sultan d'Égypte» et avait embrasié le parti deGaian. On décida
43898que l'armée mardierait pour lui faire la guerre. L*émir Bedr^din-Bektàsdi-
43899Vàkhn,éinir-*ilaht et l'émir Iifreddin-Ad)ek,
43900le khazimidr Ctrésorier), parti*
43901ivnt» au moîa de Ramadan
43902, accompagnés des émirs qui étaient attachés à leuiB
43903personnes, et des SêoufreiU. Us se rendirent à Hamah. Melik-Adel-Kciboga se
43904mit en campagne avec eux , le vinpt-cinquième jour de Schewal. Ilsarrivèrent à
43905Alep, le premier jour du mois
43906lie Dlion'lkadali
43907;
43908ils en repartirent le troisième
43909jour, et
43910le septième
43911ils pénétrèrent
43912dajis
43913le
43914drfilé y^^i de Bagras. île
43915là
43916ils se
43917répandirent dans
43918le pays de Sis, biùlèrenl les moissons,
43919et
43920pillneul
43921l(uil ce
43922qu'ils piircul atteindre. Ils niircut le siège devant la ville de Sis, et recueillirent
43923au pied de la citadelle un immense butin, qu'îb «nlevérent ans Arméniens fu-
43924gitifii. De là , repassant le défilé jcjij^ , ils retoinrnèrent à la plaine d'Anlioche,
43925et arrivèrent à Alep le dix^neuvième jour du mois. Ensuite,
43926ils allèrent de»>
43927§68 cendre dans la ville de Hamah , le vingt-septième jour du même mois. Mdik»
43928Adid4Letbo(pi était déjà malade. Cette année, un courriw de la poste apporta
43929de Tarabolos la nouvelle que ks Francs s'étaient emparés dHine
43930lie
43931située
43932viB*è-vis de cette place, et nommée Ar\vad:\^% qu'îb l'avaient abondamment
43933pourvue de momlions et de machines de guerre, et y avaient placé une nom^
43934breose ^mison; que, de là, ils faisaient des courses sur mer et enlevaient les
43935vaisseaux musulmans,
43936vizir donna ordre d'éqniper quatre galères de guerre;
43937et l'on travailla à réaliser ce projet.
43938Sur ces entrefaites, le lundi, vingt-quatrième jour du mois de Rebi-premier,
43939Digitized by Google
p. 492
43940*ir9ot
43941(i3o»).
43942XI. MCL1K-M4S£II-HOHAMMKO-KBLAOUN.
43943191
43944F«thred«li»Ahme(I (Ebn) Albakaki, de h ville de Hamah , eut la téle imoehée,
43945comme coupable d'impiété iijJj. Bientôt après, rëmirBeklcmur-Hosâmi Tut des-
43946titué du rang tïémir^A/iory par suite de la baiwiiue lui avaient vouée les ëmirs,
43947attendu qu'il avaii de fréquentes conversations avec le Sultan. Or, les émirs ne
43948voulaient pas que personne fût connu
43949particulièrement du prince. Rpktemur
43950resta quelque temps
43951sans emploi.
43952Enfin, Moglataï-Takwi
43953, l'un des
43954/inirs de
43955Damas, élaul venu à mourir dans celte ville, sou i/i(a
43956fut conféré à Bektcmur,
43957et celui-ci eut pour successeur, dans ses foDclions à'émir^khor, Alem eddiu-
43958Saudjar-Sâléhi.
43959Un «oarrier de la poste, arrivé de Hamah , apporta la aouveile qnll était
43960tombé, entre cette
43961yille
43962et Hish^krad
43963(le éhAteau des Cunle»),
43964«ne pluie abondante, suivie d'une grêle, dont les grains présentaient la figure
43965d*horomcs ou de femmes, et qoelqucsHnu offraient
43966la forme de singes. On
43967dressa sur oe phénomène un rapport détaillé.
43968A, Damas, des nuées de saut^
43969rallee (tôvorèrant les feuilles et les fruits des ,ari>res. Sur ces entrefeites, Bedr^
43970eddin-Moliammed-ben-Djem&ah , AKnifi&<iiK^0r/<a/ de Ditn as
43971, réunit à ces fonctions
43972le rang de sclieïkh-alschoioukh de cette ville , qui était vacant par la mort de
43973Fakhr-eddin-lousou f-ben-Hamou iah
43974Cette année, l'émir Bibars,
43975le df'aschfnkir,
43976Hr
43977)e
43978pèlerinage de la Mecque,
43979accomj)agné de
43980trente
43981émirs.
43982Ils formaient une caravane séparée
43983,
43984et derrière
43985eux.
43986venait
43987le
43988icstc des pèlerins divisés en deux troupes. C'était l'émir Bibars-
43989Mansouri, let/e/a dt/tir, qui remplissait les jonctions *ï émiiHiifuidj . L'émir Bihars,
43990le djasckenkhir^ partit du Cuite
43991le premier jour du mois de Dhou'lkadah. Du-
43992rant son séjour à la Mecque, les deux scbérife, Otalfeh et Abou'lgaîb, fils d*Abou>
43993Moumal, se présentèrent devant lui, et lui portèrent des plaintes contre leurs
43994deux frères, Asad-^eddin-Roumalthah èt Iza-eddin-Homatdali, qui, i la mort de
43995leur père, les avaient attaqués et jetés en prison, d'oùi ils s'étaient éi^appés avec
43996peine. Ronmaltfaah
43997et Hbmaldah fnrant
43998arrêtés et conduits en
43999figypte. On
44000établit il leur place, dans les rangs d'émirs de la Mecque, Otaîfeh et Àbou1>galb.
44001Bsrmi
44002les hommes distingués que cette année
44003vit monrit
44004, on compta
44005: 1* le
44006mousnid de
44007celte
44008époque,
44009Sclic1i;ib-eddin-Alimed-bcn-Kafieddin-lsbak»ben-
44010Mohammed-hen-nflouwaid-Abrekouhi. U mourut à la Mecque, le vingtième jour
44011du mois de Dhou'lhidjalj
44012, à l'âge de <|uatre-vingl-sep1 ans.
44013Il
44014était né l'au 6ï5
44015dans la vîUe d'Abrekouh , qui fail partie de la province de Sclûraz. a" Le hdfid
44016Digitized by Google
p. 493
44017ig-x
44018HISTOIRE DES SILIANS MAMLOLKS.
44019Scherf-eddin-Abou'Ihosaïn-Ali
44020,
44021fils tk'.Vwiam Ahou-Abd-allah-Mohammed-hen-
44022569
44023Abi-'Ihosaïn-\limed-ben-Abd-allo!i-b«Mi-îsi\-ben-AlKiu'dO)en-Molianîmed-loiinini.
44024Il mourut dans la ville de Balbt-k
44025Je jeudi
44026,
44027\\ni'i
44028el unième joui- de Kamadaa.
4402911
44030était né dans la même ville
44031le onzième joui de Redjeb ,
44032l'an 6a i. 3° L'émir
44033Alem-eddin-Sandjar-Ardjewàâcb-Man&ouri, Ata/^ (gi)uverneur) de la citadelle de
44034Dinat. Il moaratle vingi-deuxïèinejoardeDliou'lbidjab. 4" IMA«diliii^iiM(l>
44035ben-HoniD, fii« du seheUth d« Sdamiah. Il mourut à ftainat le mardi, ^ng-
44036Uème jour de Dhoulkadah. 11 ^lait père de Kotb^ddio-UouM et de FUhrieddin.
440375* Fall>«ddin^Ahmed-beii-Mo1iamroed>Eba-Aibakaki*Haimwi.
44038Il périt» par le
44039'glaive de la loi, le vingt-quatriènM jour de Rebi-premier. Sa téte fut placée au
44040haut d*ttiie lance, et son corps traîné jusqu'à
44041la porte deZawilab, où
44042il fut
44043attadié à un
44044gibet. Voici
44045les motifs qui amenèrent 80B supplice. C'était on
44046homme d'esprit, plein de sagacité, qui connaissait parfialttnent la littérature et
44047les sciences anciennes. On rapporte de lui plusieurs erreurs grossières.
44048Il
44049disait
44050un jour
44051:
44052Si Hariri, Tauteur de&moÂdmai, avait eu du bonheur, les Makdmat
44053serait
44054lit Im s près des mihrab.
44055Il blâmait ceux qui jeûnaient durant le mois de Ramadan
44056-,
44057et lui-mcnie ue
44058pratiquait pas le jeûne. Lorsqu'il voulait pi cndre quekjue objet disposé sur une
44059armoire,
44060il ne craignait pas de mettre, puui
44061» élever,
44062les deux pieds sur un
44063Coran. En outre,
44064il montrait une hardiesse extrême dans son laugage, méprt-
44065sait les kadis, les rsgardait avec dédain, et les
44066traitait dignoranta. Ayant été,
44067dans une oocasion, envoyé avec le AatH-aUutdat Tski-eddiQ-Abnied-lien-Dakik-
44068alid, il ne daigna presque pas répondre à ce magistrat Pois , se levant,
44069il dit :
44070L'amour s*est arrêté ; » faisant allusion à ce vers :
44071« L*amoar s^est arrêté auprès de moi, partout où tu te trouves
44072: Et je n*ai
44073rien trouvé qui le précédAt ou le suivit. »
44074II voulait insinuer par là que le kadi n'existait plus. Ebn-Dakik-alid dit alors
44075à Fatli-eddin-ben-Seïd-annâs
44076: « Cet hommelà court infailliblement à sa perte. *
44077Et cette prédiction ne i.u-da que vingt jours à se réaliser; car Ebn-Albakaki
44078fiit
44079mis à mort
44080le
44081vioL'i
44082i
44083uini-îiie jour de ce mois.
44084Il se répandait eu invectives
44085contre Zeui-eddin-Aii-btu-Makhluui
44086,
44087kadi des Malékis
44088, el ne
44089cessait en
44090toute
44091circonstance de le ravaler
44092el de l'injurier. Zeïn-eddin, informé de ces propos,
44093conçut contre leur auteur une baiuc viuleute, et iraNaiiia a sa ruine. Bien des
44094gens, poorfiyra kur cour au kadi, se portèrent accusateurs contre Eba-Alba-
44095Digitized by Gopgle
p. 494
44096«V 701
44097(*'<»»).
44098XI. MeLIK-RASER-MOHAMHEl).B£N-KELAOU!f.
44099193'
44100kaki. Zein^ddin i*«y«Dt mtiidë devant son Iribunal, «t ayant reçu les d^posi*
44101tions
44102défi témoins, prononça une sentence de mort.
44103Ebn-Dakik-alid
44104voulait
44105d'aboi-d empêcher l'exécution de l'arréJ ; mais
44106il hésila à prendre ce parli. Nâser-
44107eddio-Mohammed-hen-Alscliaïkhiet plusieurs d'entre les écrivains se déclarèrent
44108en faveur d'Ebn-Albakakî, et cherchèrent à le faire déclarer atteitit de folir, afin
44109de
441101p sniiver de
44111la mort. Mais Ehn-Makhiouf insista pour que
44112l'exi'rulion
44113ei^l
44114lieu. S t'taiit rendu auprès du Sultan aecotiipagné du kfif/i-n!findaf Sv\u'mii (.'d(ï\it'
44115Scroudji
44116,
44117le liatiéfi
44118, tous deux ne cessèrent de
44119solliciter
44120le
44121j)rinre jiis(|irà ce
44122qu'ils obtinrent son consentement.
44123Ils descendirent
44124vers
44125le collège Sàléliiah,
44126siltié enire les deux palais. Ils avaient avec eux Ebn-Alschaïkln et le /i^<:^/^. Ebn-
44127Albakaki fut àmené de la prison , chargé de chaînes , pour être mis à mort. Il
44128criait et disait : « Ailea-votis faire périr un homme qui dit : Dieu est mon Seâ-
44129c gnenr. » Et
44130il prononçait la profession de foi musulmane. Hais on ne tint
44131aueun compte de ses réclamations, et on loi Iranclia la tète. Cette tête, placée
44132an bout d'une lance , fut promenée dans la ville, et le corps fut pendu à la
44133porte de Zawihh. Schehab«ddin%\bnied-beD«Abdel>melili«Azftsi se rendit Fins*
44134tigateur de la condamnation d'Ebn-Albakakî, et adressa dans celte circonstance
44135à Ebn-Dakik-alid les vers suivants
44136:
44137" Dis à l'imam
44138choisi de Dieu, à celui qui sait éclaircir les pointa les plus
44139difficiles
44140et
44141les plus obscurs
44142:
44143R M'accoi-de pas de sursis à un
44144infidèle, et
44145fais exécuter l'arrêt qu'un
44146vrai
44147«croyant a prononcé contre un
44148inij)ie.
44149»
44150Parmi
44151les vers dl'-bn- Albakaki
44152, on cite ceux-ci,
44153(ju'il écrivit, de
44154sa prison ^
44155au kadi des MaU'kis,
44156et qui lurent de sa part un
44157Irait de folie
44158:
44159aO
44160loi, qui
44161t'es revêtu contre moi d'une robe formée de fourberie, mais
44162« qui présente le gracieux et le poli de la robe du serpent;
44163« O toi t qui as préparé pour m*atlaquer une cuirasse d'un tissu serré;
44164c^est
44165« à moi d*en percer les mailles avec mes flédies. »
44166Le kadi, à la lecture de ces vers, dit hautement : « Nous espérons que Dieu
44167M ne lui laissera pas le lerops de réaliser ce souhait. »
44168Parmi les morU de cette année, on compta égateaaent : i* DJemàl-eddin-Oth'
44169niiMi*ben-Ahmed-ben-OthmanJ)en-Hibet-4iliah-ben-.\hi-Haw&tir, reîs (chef) des
44170médecins; le schérîf Abou-Noumaï-Mohammed-ben-Abi-Saad-Hiisan-ben-AIi-bcn»
44171Kaladah-l>en-lixlris ben-i\lolto>ben>Abd«l Kerim-ben-l8à>ben>Hosaïn beu^u-
44172II. duMriimt pùrtte.)
44173aS
p. 495
44174iç/l
44175HlSTOlKi^ DES SULTANS MâMLOUKS.
44176leiman-ben-Ali-beii-Hasan-ben-Ali-bcu-Abi-Tâleb, émir de la Mecque.
44177Il mourut
44178le mercretli quatrième jour du mois de Safar, après avoir exerci' pendant qua-
44179rante
44180ans
44181les
44182fonctions de
44183ïi'///ira(.
44184Il
44185nvail
44186fait j)lusieurs fois
44187le voyage du
44188Ciiire. On disail de lui
44189:
44190S'il n'apparltiiait pas à
44191la
44192secle des Zci/lù, il scrail
44193, par
44194ses
44195l)ellt;s qualités, digne du
44196khaliPat
44197; a" Vlohamined-hen-Medjd-eddin-Iousouf-
44198beu-MoUauimcd-beu-Ali-ben>Kabaktbi-Aiisàri,
44199le moutiiu/lclii {aeefiuué) d» b
44200ville de Tarabolos.
44201Il e»t auteur de poésies et de
44202letlres; 3^ rémir lu-eddin
44203Aibek-Nedjibi, le chef de la poste ^jJ\ Jlj, à Damas. Il mounit dans oetle
44204ville le seiMénie jour du mois de Rebt*premier ; 4* Sehems-eddiii^Stfld-beD-
44205Mofaammed-ben-Alathir, qui mourut à Damas le dis-aepliéme jour de Dhou*lka-
44206dah. U était dans cette ville secréiaire de la chanoelletie .U»i1
44207^tf.S'OaM
44208celle même capitale, mourut le sch-îkh du Khmikah (monastère) Sdtemsiâ-
44209tiali, le sc/icïkh-ttlschoïoulih Sclierr-eddtO-Abou-nckr-Abd-allab'ben-Tadj-eddiD-
44210$71
44211Abou-Mobammed-ben-Uamouialu
4421211 mourut
44213le
44214lundi
44215dix-septième jour de
44216Rebi-preniier, et
44217il eut pour successeur
44218le katU-alkodat Bedr-eddin-Abou-Mo-
44219hammcd-ben-I)jemâab
44220,
44221qui obtint
44222cette
44223place par
44224le
44225sufîrage
44226des
44227sofis ;
44228G" l'émir
44229\la-eddin-Moglataï-Takwi-Mansouri.
44230l'un
44231des
44232émirs de Damas.
44233Il
44234monrni dans celle ville le vinut-^puitritme jour de Redjeb, et soo emploi tjÀ
44235lui duiiiié à l'émir Seit-cddin-lkkicinur-Hosânu
44236, énntHtkhor.
44237Le premier jour du mois de .Mobarrem, l'émir Bibars, le djdscltenkir^ arriva
4423870a du Hedjaz, amenant avec liri, diargés de chaînes, ks déttx sch^fs Homaldah
44239et Roumallbab, qui furent mis en prison. Le huit du même mois, des amhaatt'
44240deurs de Gaxan
44241arrivèrent en Égypte, avec une lettre de ce prince. On
44242les
44243renvoya, porteurs d'une réponse. On fit
44244partir, comme ambassadeurs auprès
44245de Gaxan, Témir Hofi&m««ddin-Azdemur>Moudiiri, Schems-eddin-Mohammed,
44246et Imad-eddin-àli-bea-Abd'-elaaz^ben-Alsakari.
44247Ils
44248se mirent en marche le
44249diittme jour de Rebi-premier, et arrivèrent àuprès de ce prince , qui H*oppoia
44250à leur retour, par
44251suite d'un événement que nous rapporterons pins bas.
44252Ils
44253séjournèrent chez les Mongols jusqu'à
44254la mort de Gann, et ne partirent que
44255sous le règne de t^liarbenda.
44256Le même mois
44257, on acheva
44258la construction des galères ^lyjî, sur lesquelles
44259on
44260ciTil>;ir'|iia des soldats et des instruments de guerre. Elles élaicnl sous le com-
44261inandcuieul de l'émir Djemàl-eddin-Akfjtisch-Kâri-Al.iii. i^ouverneur de Belmesa.
44262Une foule nombreuse se rassembla, pour assister aux évolulious de celle troupe.
44263Digitized by Gopgle
p. 496
44264Aii7<n(i^)}> IL MELIK-NASERrlIORAMIIED-BEN-KELAOUN.
44265l<)5
44266Akôttsch ëlâil iifont^ bur 1» iJus^«iid« des galères, et deacem^t le fleuvejusque
44267Tic-è>vi« le Mekia» (3o). Le Sultan en personne, accompegné des ^mirs, était des-
44268cendu du pelais pour éire témoin du spectacle; et Ton voyait réunie sur le même
44269point une nmhilude immense. Le loyer d'une barque, pouvant contenir six per.
44270sonnes, s\'k>va a cent dirliems. Les deux rives du fleuve, depuis Roulak jusqu'à
44271l'arsenal iiU^M
44272, étaient couvertes de monde, en sorte qu'on ne trouvait pas l'es-
44273pace d'un pied qui restât vide. L'armée se plaça sur le rivage du jardin de Habhâb
44274^^LîT^t ijU-j. Les émirs montèrent sur des banjues jf^^l^, et passèrent dans
44275rHe de Raoudab. En mi^me temps
44276les galères s'avancèrent pour esécirter leurs
44277évolutions
44278comme si elles avaieut élc au moment du combat.
44279prcniière,
44280la seconde et la troisième firent cet exercice d'une manière qui causa à toute la
44281fonleune satisfaction entrêmc^ attendu que ces bâtiments étaientabondamment
44282garnis de soldats, de pièces d*artifioe lyj et de maebines de guerre. Ensuite, la
44283qoatriénoe galèrei que montait Akonseh» partit du port de Farsenal, XbIlJT âu>
44284à Miar, et arriva au milieu du NH. Mais» en oe moment la violence du vent
44285Tagita, la fit pencher tout entière, et la renversa complètement, en sorte qu'elle
44286se tronw sens dessus dessous. Toute la foule pousw un cri aflreux, qui était
44287capable de faire avorter les femmes enceintes; et
44288le
44289plaisir que causait In fêle
44290fut tout à
44291fait troublé. Tout
44292le monde s'empressa de joindre la galère
44293,
44294et de
44295repccber
44296tout ce qui
44297était tombé dans
44298l'eau.
44299Il ne périt rien,
44300à
44301l'exception
44302d'Akouscb, et le reste des hommes fui saiivr. T^e Sultan
44303renf rA dans
44304la citadelle,
44305accoinpjigné des émirs
44306,
44307et l'assendiiée se
44308(11,s|um s;i. 'l'iois jours après
44309, on
44310letita
44311du
44312fleuve la galère submergée. La femme du
44313rc/.f
44314( pilote
44315), et un enlant qu'elle
44316ailaitait, se trouvèrent encore en
44317vie. On
44318fut même extrêmement surpris que
44319ces deux
44320étiT^
44321eussent pu, dans un
44322.si long intervalle,
44323rester
44324sains et
44325saufs.
44326On s'occupa avec ardeur de réparer le b&timent, jusqu'à ce que
44327la construc-
44328tion en fût adwvée.
44329L'émir Sdir-eddin-Zarrftk-Mansouri fut désigné pour la
44330conduite de cette expédition, en remplacement d'Akousdi-KAri. Le nouveau
44331commandant se
44332rendit,- avec
44333les
44334galères, k
44335Tarabolos.. U, ayant
44336pris un
44337renfort de aoixante mamiouks, sans compter les bahiis et les volontaires, il se
44338dirigea vers
44339Tile d'Arwad, située dans le voisinage de d'Antartous.
44340il tomba
44341sur les Francs, k l'iroproviste, les enveloppa de toutes paris. Après un combat
44342(3o) J*ai1iiippriiiié idiiiie phrase qui oHnit, tam émâe par uaa méprÏM du copiste, l'iiidieMifMi
44343du MHiPrag)! indiqQé quelque» Hgnc* ptin bae.
44344a5.
p. 497
44345196
44346HiSlUlllL: DhS SULTANS UAMLOUKS.
44347de quelques
44348monieiils,
44349la
44350vicibire
44351déclara
44352pour l'armée égyptienne» qui
44353pasM au
44354fil de l'épée un grand Domi>re d'ennemis. Les autres, ayant demandlé
44355une capitulation, furent
44356faits prisonniers le vendredi \ingl-huitièine jour du
44357mois de SaPar. Tout ce
44358qu'ils pos!»ëd «tient tomba au pouvoir du
44359vain(|ueur. Le
44360g(;nérai
44361, de
44362retour
44363à
44364Tara bolos, après avoir
44365mîs
44366h
44367jiarl
44368le quart du
44369l>iilin
44370,
44371pmir t'iip envoyé au Sultan, distrihiui
44372tout
44373le
44374i rste.
44375Ia' nombre ties [m isonmen»
44376s
44377t II va à
44378jHo. Un courrier de la poste, expédié de Tarabulos
44379, ayaul apporté
44380ces
44381noiivi-lk-s, un
44382bultit
44383les tauibours dans
44384la
44385citadelle en
44386signe de
44387réjouis-
44388Bance
44389, ^UJI oid> Ce jouira même, l'émir 6edr«ddin-BeklAach arrÏTa, revc»
44390nant de l'expédition contre Sis.
44391Après
44392la
44393mort du kadt^tkoAa, Taki-«ddin-Mobainnied-bcD ( Dakik-«iid>
44394Bedi>«ddin-bett-DjemAah fut mandé , pour être son «uecesMur). Il ae rnidit à
44395OaniM le dix-septième jour du moi» de Safar. 11 en partit le disHteuf, et arrita
44396au Caire, où
44397il
44398fut revêtu d'une robe d'honneur, le nmedi quatrièmejoar de
44399Rebi-premier, et fut installé dans le rang de kacli-alkndnt. Nedjm-eddin-ilbaMd'
44400ben-Sas.tri fut norruné kadi de Damas» Belbati
44401, h; tlfoukenf{flr,
44402ftii installé comme
44403naib de
44404la citadelle de celte ville,
44405en remplacement d'Ardjewàsch, et
44406il eut
44407pour successeur, dans la place de sckédd (inspecteur) des bureaux de Damas,
44408l'émir Bibars-Melfiwi.
44409Le
44410(jiiali ième jour du mois de Djoiiinailà-second , on
44411vil parailie dans
44412!e Ml
44413un aiimuil
44414(pii avait la couleur du buffle, et était dépourvu de poils. Ses tjieilles
44415ressemblaient ù celies du chameau
44416; ses yeux et ses pat liei^ sexuelles représen-
44417taient une femelle de chameau. La vulve'était recouverte d'une queue longue
44418d'une palme et demie, et qui se terminait comme une queue de poisson. Son
44419cou avait la grosseur d'un sac ^jjîi rempli de
44420paille. Sa gueule et sas lévrss
44421oflraient limage d'un instrument a carder le coton.
4442211 avait quatre défenasa
44423SfAJtS , rangées deux par deux aiwiebsus les unes des autres, et qui présentaient
44424une longueur d'environ une palme, et une ki^eur de deux doigts. La gueule
44425contenait quarante-huit dents ou mAchelières, qui rassemblaient a des ptona
44426du jeu d'éetieos. Les pieds de devant, dans leur partie intérieure, avaient deux
44427palmes et demie de longueur; depuis le genou justprau sabot ^U. , ils ressem-
44428blaient à la partie (3 1) inférieure du pied ji\}b\ du chameau. Le dos avait deux
44429(Si) Je «roit qnlei, au lieu de^lit (les Mgic»), il Ûmt Ui« ^Ji^\ (les •ibots); ou plutôt,
44430il w trouve ici nue petite Uteme ipie l'on pent maplir à raid» dn récit d'ElwrAits. On 7 lit f ^jm^
44431Digitlzed by Google
p. 498
44432coudées pi demie de bn^ear; et» de la gpeule à Uiqueue|,la longueur éiait de
44433quinze
44434pieds. Le corps
44435renfermait
44436trois estomacs ^j^^' La chair, qui était
44437de couleur rouge, avait l'odeur ïyj de celle du poisson, et le goût de la chair
44438'
44439de chameati.
44440I-i peau avait quatre doigls d'épaisseur, et drs épëes ne poii%aienl
44441l'eiilainer.
44442Klle
44443élait
44444si lourde,
44445qu'il fallut; pnur
44446la
44447|)()t ter, cinq chameaux, qui
44448la traiuèreiit
44449resj)ace d'une heure. Ou
44450la
44451timsjioiiait successivement sur le dos 573
44452de chacun de ces annuaux. Ou
44453l'avait remplie de paille; et elle arriva enfin au
44454château de
44455la Montagne.
44456Un courrier de la poste, arrivé d'Alep, annonça que Gazan
44457se préparait
44458à
44459ftiré une ezpMîlioD en Syrie. On arrêta que l'armée ae meltrail en campagne.
44460On désigna, pour cet eiTct» parmi
44461|cf émirs, Bibars,
44462le
44463tljascheiUiir ^ Togril-
44464ipni, Kenl-MaiMOttri » Biban, le éawaddTf Sookoracliah-BlaDaouri et Hoeim-
44465^^Lk) < Depuis le genou, jusqu'au sabot, elle était, ramrt)<> le corps it'iia serpent, jaune et
44466• crépu. L« Mbot était amMcIi 49oaiiiie me meule. On y voyait
44467({u;i(re ongles Mmbliblet i was
44468• d'an ebanen. •Uw mon Alitolnv é^Égj^ on trouve quelques djlaîJ» qui m *• rencoDlNat pas
44469dans la nanation de Malu-izi. On y lit
44470: V^Lâ>
44471{J»^j^'^'^
44472*S b^^^
44473» Dans
44474l'inléiicur
44475tîti
44476corps,
44477on
44478iraaTait trot» ettoutac*
44479: l'ua renfermait des pierres et des
44480cailloux ;
44481le second renremail du
44482« poisaon; et le troirièma de nwrba. »
44483Le mot
44484signilie eai'UoK. On lit dans la r<r dic MAan par Nowaïri (M. 67
44485: ( tjiJbi ) lyuJ
44486LDj îÂlâ3l ^1 SJiiJj ^jA'.iàr^t - Ils nettoyèrent
44487le fossé, et transportèrent i la citadelle unê
44488« quantité de cailloux. . Unns les MUle rt une nniu (tom.
444891 , pag. 58o)
44490:
44491vl^lUj ^^J^ *^
44492L^j iXij
44493. On y voyait quatre cailloux, dont cbacna pesait deux mils.
44494- Plus loin (tom. II,
44495p. a?)
44496: iaij 'iji^ l*'^) « Je !«• remplirai de picmaidecaflloiu.' Et (ib.)
44497:
44498^ ^Lm^TL»
44499« De pedltt ptcrres dit genre de» caiUoax. » Dans le maniMcrit aS? du Valiean (M. 80) : \yS^ J
44500II^L^
44501)jL»t 'ib ne laiMaîeat personne pe^r avec des cailloux ou des pierr».»
44502On lit dan» rnisioire d'ÉgyfIt que j ai déjà citée
44503: ù\
44504J^-'T^'
44505yjj^
44506^yiya ^' "»* iJL<â4ir<< La largeur de son dos était de huit palinos.
44507Il
44508t-rHit plat comme un mattahA.*
44509Dans un Tmitr d'Hippiatrii/uf
44510'ni.iii. arab.
44511loy'ï,
44512fo!
44513iq v"}
44514: L-v
44515ijlC» ^^j^
44516"
44517• lieu ne soit pas plat. » Ailleurs ^lol.
445181',
445191")
44520: >^—3r^=^
44521^\ -jy-» »Elle
44522ira vers une terre
44523< plate. « Dans U Description tit l'Égyptc de Makriù (tom. Il , mau. 79», fol. a75r»)!^jJ1 Jij
44524impà
44525L^^
44526'^ '" * f.^^'
44527Il vit ce qn*il croyait plat et aao» aucniie proéminence. > Dnna
44528m¥lBstoire d'Égypie d'AtKm'InMdiiMa (hmo. 671,
44529fol. i35) : JCi. ilsc^ JljAo. ^ D) j ^y^Ji
44530tt ^j^l «li la BdiaUdam na inMminMitdafar qoi préwniaitiafignra d'une eocne plate.»
44531Digitized by Google
p. 499
44532i^d
44533UiSTOIR£ D£S SULTAN.H MAIIL.OUK&.
44534eddiii»LAdjin, Roumi, Vostaddr, avec les personnes de leur suite, et trois mille
44535honirncB de la milice. Tous se mirent en Marche ie dix-huilicme jour de Redjeb.
44536Bientôt des nouvelles oonsi^culives annoncèrent que Gazan était venu camper
44537sur le bnrd de
44538l'Euplii aie
44539,
44540que
44541son
44542nrrtiéc
44543arrivée devant Rnhbah
44544,
44545et
44546qu'il avait voulu fornicr
44547le siège de cette
44548place, où commandait Mcm-rddin-
44549Sandjar-Gatmi
44550;
44551mais
44552(jue
44553ce général,
44554par des négociations
44555amicalt's
44556,
44557l'avait
44558engagé
44559à abandonner
44560ce
44561pinji-i. En
44562conséqiirnre
44563, Gaxan
44564avait repassé
44565l'Eu-
44566phiato;
44567il avait
44568cii\u)é un
44569de
44570.ses
44571générauv,
44572Kallouscliali , pour
44573envahir
44574la
44575Syrie, à
44576la
44577tétc d'une armée nombreuse, composée de
44578quatre* vingt
44579mille
44580bomineB. Il écrivît à Véaàt IxMddîn'Albek-Alarram, iiafft de Damas, poor ren-
44581gager à se soumettre à loi. L*Ànir Rihars» \t t^asehenkir avec «a suite, arriva
44582à Damas au
44583milieu du mois de Scliabao.
44584Il adressa des dépédies au Sultan
44585,
44586pour le presser de se mettre en
44587marche. Bientôt les habitants d'Alep et de
44588Hamah, arrivèrent à Damas, par suite de la craiole que leur inspirait Tapprodie
44589des'hiars. De son côté,
44590la population de Damas se prépara à la guerre,
44591et
44592n'attendait plus que le moment d'entrer va campagne. On
44593fit proclamer dans
44594la ville que si quelqu'un se mettait eu marche, ses biens et sa vie seraient à la
44595disposition de tout le monde. L'émir BehadurAs, l'émir Katlouhck,
44596et Anes,
44597le djemddr, h la
44598téte d'un corps d'armée, prirent la roule de Ilatiiah. Ils furent
44599joints par les troiipps de Tarabolos et de Hems,
44600et tous se trouvèrent
44601i-éunis
44602devant Hamnb
44603, aiijjies de Melik-Adel-Keiboga. Les Tatars, avertis de leur arri-
44604vée, détachèrent, du
44605col»';
44606tif^ Karialaiii, uu corps de troupes considérable qui
44607tomba bur ki>
44608i urconiau!». A&tiideuiur-K.urdji, nalb de Tarabolos, Behaduras
44609Ghizlou-Adeli , Timur, assaki (rëcfaansou), Anes, le djemddr^ et Mohammed-
44610ben-Kara-sonkor; se mirent en marche, à la téte de quinze cents cavaliers, et
44611surprirant rennemi daiis le campement deOrd
44612'ùy^ , le onzième jour du
44613mois de Schaban. S'étant partagés en quatre corps , ils attaquèrent avec ^gueor
44614les Tatars, qui étaient, dit«n, au nombre de quatre mille, les pressèrent sans
44615relâche , depuis le milieu du jour jusqu'à XAst^ et les esiermioèrent. ils mirent
44616en liberté lesTurcomans, ainsi que leurs femmes et leurs enfants; ce qui for-
44617mait un nombre de six nulle prisonniers.
44618Il ne périt
44619, de l'armée égyptienne,
44620que réoiir Anes, le «^'emr/r/;- Mausouri, Mohammed-ben-Bascbkird-lNAsen, et cin-
44621quante-six
44622soldais de
44623la
44624milice
44625I.fs fuyards
44626retournèrent auprès de
44627Katlou-
44628schah, laissant au pouvoir de
44629l'armée d'Égypie cent quatre-vingts prisonniers
44630Digitized by Gopgle
p. 500
44631(aiars. On manda
44632cette nouvelle «n Sultan
44633;
44634et
44635, dans la ville de Damas , on
44636l>attil
44637ie tambour destiné à l'annonce des évéaeoiento heureux. Le Sultao était
44638purti du eliàteau de la Montagne le troisième jour du mois de Schaban, accom-
44639pagne du
44640ktialifc Moustakfi-hillali-Ahou-'rrebi-Souleïman,
44641et d'uii^
44642niuiihteiise
4464357/1
44644armée.
44645Il
44646laissa,
44647j)oui
44648gmirvcrncr
44649l'I-^^yplo en
44650son
44651absence, liu-cddiu-Aibek-
44652Ragdâdi. Kallouschab, iiulanl sa marclic à la tète des armées tatares, vint camper
44653a Knroun-Haraali
44654le treizième jour du mois. Les troupes égyptiennes reculèrent
44655devant lui jusqu'à Damas. Âdel-Kelboga monta en
44656litière, altcndu qu'il
44657était
44658malade. Tout le monde étant réuni à Damas,
44659les avis
44660se trouvèrent partages
44661•ur le quettion de safoir s'il fiiUait sortir pour ccNubatlre reonemi, ou attendre
44662l'arrivée dn Suliaa. 0ieDt^ on. craignit d*allaquer le* Talars; et on se décida
44663à partir. Le trouble se r^>aadit parmi les habitants de Damas » et ils oommen-
44664cèrent à quitter le vUle pour se diriger au hanrd. On achetait un àoe six cents
44665dîrhenu»
44666et un
44667dieval
44668mille
44669dirhems.
44670Des habitants, en grand nombre,
44671se réfugièrent tous seuls daoa la eitaddle, abandonnant leurs femmes et leurs
44672enfonls. A peine la nuit élait-elle arrivée, que des conteurs de Tatarase répan-
44673dirent dans tous les environs de
44674la
44675ville. Les troupes se mirent
44676secrètement
44677en marche, pour aller à la rencontre de Teonemi. Toute la population de Damas
44678passa
44679la nuit dans
44680la principale mosquée, implorant à grands cris le secours
44681de Dieu. Le iixatin
44682, les Tatars s'éloignèrent de la ville, après avoir campé dans
44683la vallée de Goulah. Les éraii-s, ayant
44684été informés de rapjiroche du Sultan
44685,
44686partirent de Merdj-Râliet, 1»!^
44687rencontrèrent ce prince au
44688défilé de Scha-
44689djourâ.
44690tj^ac-^ Li».
44691Il
44692s.uin
44693II second jour de Ramadan,
44694et
44695baisèrent
44696la
44697terre
44698devant
44699lui. En
44700a- inonieut, on
44701rrnit
44702la nouvelle que les troupes
44703arrivaient,
44704au nombre de cintjuaniL
44705uiilie kouimes, sous
44706le commandement de Kallou-
44707schah, fuuô (lieutenant) de
44708Gazan.
44709Aussitôt toute l'armée
44710prit les armes,
44711et
44712l'on résolut de livrer bataille dans le lieu nommé ScAéUtkaù, wxarS^, situé au
44713pied de la montagne de Ghabagbib, v^lé^ (3a). Katlouschah était campé sur la
44714partie la plus haute de la rivière. Le Sultan se plaça au centre, ayant à ses côtés le
44715khalife, le khdûnddr (trésorier), Sëil^ddin-Bektemur, le sUahdâr, DiemAl-eddin-
44716iUtoaadi-Alafram, naUt (vice-roi) de Syrie; Bulurghi, Albek-Hanuwi, Beklemnr-
44717Boubekri<Katloubek-ïrougBt, )eMiahddr, et Aghiriou-Zcini. k sa drmte setton-
44718{H) Om« l'ilMieit 4*AlMm1nali«seQ «a Ut v^L> $étkA.
44719ri
44720»
44721Dlgltized by Gopgle
p. 501
44722M>0
44723HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
44724èfent Hotàm-eddin-Udjin
44725, Vostadàr MoubAriz-eddin-Siwar,
44726émir-schikar
44727(veneur), lakouba-Scliehrizonri,
44728!Mr>ii])âii/.-c(idin-Ou)tà-ben-Karaman. A
44729Taile
44730gauche, on voyait rémir Kandjak (Kabdjiik), à la téte des troupes de Hamah,
44731e! (Ips \if(hps.
44732\ la gaucbe él;iu'ril IVinir Rpdr-eddîn-Reklâsch-Fakliri, rmir-ulah,
44733leniii
44734Kara-sonkor, avec
44735les
44736Iroiipcs d'Alei)
44737, rémir Bcdkhâs, n/M^ de Safad et
44738Togril-Igaiii , Beklerimr, le silaluldr, et
44739Bihars, le ddwndàr, avec toute leur suite.
44740Le Sultan s'avança,
44741à pied, uyaiil à colé de
44742lui
44743le khalife, et acc(»nipai,Mié des
44744lecteurs, qui récitaient le Koran, excitaient les musulmans à cuinbaitre, et leur
44745promettaient le paradis. Le Sultan s'arrêtait, et le khalife disait
44746:
44747» Défenseurs
44748« de ! foi , ne voyez>vous pas votre prince? combattez pour Toe financs et potir
44749575 « la défense de la religion de votre Prophète (»ur qui reposent les bénédictions
44750« de Dieu et le salut). » Tous
44751les assistants veranent des larmes abondantes.
44752Quelques-uns se jetèrent à bas de leurs cbevauK.
44753fiilMira et Settr recommandè-
44754rent à tont le monde de tenir ferme dans le combat. Le Sultan retourna à son
44755poste; les esclaves, avec les bagages, se placèrent sur une seule ligne, derrière
44756l'année. On leur dît
44757: < Si on soldat quitte le champ de bataille, massacrex-le
44758a et prenez pour vous ses armes et sa dépouille. » L'armée n'était pas compté'
44759tement rangée en ordre de bataille, lorsque, le samedi même, un
44760peu
44761après
44762rWenre de midi, Ips escadrons des Tatars
44763approclièrent
44764,
44765pareils aux
44766ténèbres
44767delà
44768nuit.
44769Kallousclial» s'avança,
44770à la
44771tête des Toumans (corps de
44772dix
44773mille
44774hommes), qui raccompagnaient
44775,
44776el fondit sur la droite des lroii))es éi;y|itiennes,
44777qui
44778soutint
44779lallaque avec
44780couiafje. Hosâm-eddin-IJidjiii
44781,
44782\o^toiliir\ Oulia-ben-
44783Karaman, Sonkor-Kafouri,
44784Aidéiuui'-Scbciusi-kaÂclii>cliâ.sch
44785, Akouscb-Scbeni&i
44786{ehddfib, Hosâm-eddin-Ali<ben-Bàkbil, et environ
44787mille cavaliers, furent turâ
44788snr la place. Cependrot dn énûrs du centre et de la gauche innrent renfc»foer
44789les combattants. Sdàr s'écria ; « Grand Dieu t llalamisme va
44790périr. >
44791Il app^
44792a haut» votK Bibars et
44793les bordfù, qui te réunirent autour de
44794lui. Ils Dirent
44795aussitôt attaqués par Katlousdiah. Selàr et Bibars se signalèrent, dans cette
44796journée, par des faits éclatants. Enfin , les Tatars forent repoussés et forcés de
44797fuir devant les musulmans. Ojooban et Karmedji , deui des dieft des Toumans
44798des Tatars, avaient conduit un
44799renfort à Boulai
44800, qui se trouvait alors derrière
44801les musulmans. Âpcrcevani
44802la défaite de Kallouscbab,
44803ils
44804se rendirent auprès
44805de
44806lui,
44807et
44808se
44809placèrent devant
44810Selàr
44811et
44812Bil>ars. Aussitôt plusieurs émira du
44813Sultan, Asendemur, Kalloubek, Kandjak, accompagnés
44814des
44815marolouks du
44816Digitized by Google
p. 502
448174>7fM(i3oS). XL lieLlK-ffASEI(-HOHAMllKD.BEir.KBl.ilOUN.
4481830l
44819Solum, aoooorureot au lecours de Selar et de Biba», orairinrent renneml el
44820le mirent eo déroute. Les IMers tombèrent sur Burlughi ;
44821fls
44822forcèrent sou
44823corps de trou|Ms à se débander. Le combat se soutint entre le corps <f«raiée
44824de Selar et celui de Katlousdiab. Cbacun des deux partis tenait ferme en pré-
44825sence de l'ennerni. Cependant , à la suite de la mort d'une partie des émirs de
44826la droite, les soldats qui étaient sous leurs ordres avaient pris la fuile, et avaient
44827été poursuivis par lesTalars.
44828L'alarme se répandit partout,
44829et l'on crut que In
44830(!éraile était générale. Le gros de l'armée çjbs^i]^] s'approcha des
44831trésors du
44832Sultan , brisa les coffres , et enleva les richesses qu'ils renfenuaient. Les femmes
44833et
44834It's
44835enfants, qui étaient sortis de Damas au moment du dt'part des émirs,
44836prirent aussitôt
44837l'alarme. Les femmes découvrirent
44838leurs
44839vis;it;es
44840,
44841et
44842laissèrent
44843flotter leurs cheveux. Toute cette
44844foule adressa à
44845grands
44846cris des prières au
44847ciel. Les esprits, à
44848la vue de
44849celte déroute, étaient prescjue perdus et
44850égarés.
44851Jamais on n'avait vu un
44852spectacle plus effrayant.
44853Bientôt
44854les deux années sus-
44855pendirent le combat Katlouscbab, a la téte de son corps de troupes, se porta
44856vers une montagne voisine, sur laquelle il monta.
44857Il était persuadé quil
44858avait
44859remporté la victoire, et que Boulai était à la poursuite des fuyards. Arrivé sur 57Ci
44860la montagne ,
44861il vit la plaine et les rochers couverts de troupes, et Taile gauche
44862du Sultan, qui toiaît ferme, avec ses drapeaux déployés. Fra|^ d'étonnement
44863et de stupeur,
44864il resta dhms son poste jusquii ce quil eût réuni autour de lui
44865tout sou corps d'armée.
44866Il fut joint ensuite par ceux qui avaient poursuivi tes
44867fuyards de l'armée du Sultan
44868, et qui ramenaient un grand nond)re de prison*
44869nier» mustdmans, au nombre desquels
44870se
44871trouvait l'émir
44872Izz-eddin-Aldemur,
44873nakib des mamlouks du
44874Siih;H>. Katlouschah avant
44875fait
44876venir
44877cet ofRcier,
44878lui
44879demanda d'où U
44880était;
44881it
44882i( |MuiLlit.
44883: Je suis un des émii-s d'Égypte.
44884il annonça
44885easuile à Kallouscliah l'arrivée du .Sultan. Ce pénér-al apprit ainsi que
44886le prince
44887était sur
44888le champ de bataille, ù
44889la
44890lèle
44891dt:!> troupes égyptiennes.
44892Ayatil réuni
44893ses ofUciers,
44894il
44895les consulta sur le parti qu'il
44896fallait prendre. Dans ce moment
44897les tambours et les troiiq»etles du Sultan s'approchèrent; leurs sons firent trem-
44898bler la terre, et
44899portèrent reCfroi dans les cours. Boulai, Tun des généraux
44900tatars, décidé è ne pas tenir plus longtemps, ^éloigna de Katlouscbah , & la téte
44901d'environ vingt raille hommes; et, après le coucher du soleil, il descendit de
44902la montagne, et prit la fuite. Le Sultan et les soldats qui composaient son armée
44903passèrent la nuit à cheval, et taisant battre les tambours.
44904liss fuyards , guidés
44905IL (fMOlrMHM fsrllf.)
44906a6
44907Digitized by Coogle
p. 503
44908aoa
44909HISTOIRE DËS SULTANS M VMLOUKS.,
44910par le son des tyrabalcs du Sultan et des taiiilxiurs de guerre, vinrent siicoes-
44911livemeal rejoindra le prince. L'urmcc du Sullau bloqua de tous côtés la mon-
44912tagne sur
44913le sommet de laquelle les Talars avaient passé la nuit. Bibars, Selar
44914Kandjnk
44915[ Rabdjak) et les grands émirs, employèrent toute la nuit à visiter les
44916émîrs et les soldats, leur donnant des avis, !ps rangeant en bon ordrp,
44917et
44918les
44919pressant de
44920la manière
44921la pins
44922vive
44923de
44924se
44925tenir éveillés,
44926et de
44927pieiidic
44928par-
44929faileinent
44930leurs mesures. Le dimaiiclie
44931, an
44932|)oint du jour,
44933lt)Utes
44934les
44935troupes
44936du Sultan
44937.se Irouvaieiit
44938réunies. Chaque
44939éiuïr se plaça dans
44940son
44941poste,
44942ac-
44943compagné de
44944ses
44945soldats. Les munitions
44946et
44947les bagage»
44948^laieot
44949à quelque
44950distance. Tout cet ensemble pffaentait un spectacle imposant. On resta dans
44951cette position jus({u'au moment où
44952le soleil s'éleva sur l'horiaon. Alors Kat-
44953lonscfaah commença k ranger son armée en bataille. Tous, fantassins et cava*
44954liera» descendirent dans la plaine, et le combat s'eng^^. Les mamlouks du
44955Sultan, ajant leurs commandants i leur tête, s'avancèrent contre Katlouac^h
44956et Djouban, les attaquèrent avec une extrême vigueur, les combattant tantôt à
44957coups de flèches, et tantôt de près. Les émirs, de leurcôtè, tenaient tête à ceux
44958qui se trouvaient devant eux. Cliaque émir venait successivement
44959engager
44960le
44961rondiat.
44962[^es manilotiks du Sultan soutinretit
44963!ri
44964lutte avec une extrême npiniâ-
44965treté. Plusieurs de ces guerriers eurent trois chevaux tués sous eux. Les choses
44966se maintinrent de celte
44967manière jusqu'au milieu du jour.
44968Alors
44969Kallouscbali
44970regagna
44971la montagne
44972, après avuir eu environ (piatre-vingts hommes tués et un
44973grand nond)re de blessés. Toute son armée était consumée par
44974la
44975soif. Cepen-
44976dant, un des prisoniders fidls par Teniiemi, s'êtant échappé , se rendit auprès
44977du Sultan, et Favertit «pie lesTatars avaient résolu de descendre, dès le matin
44978,
44979et d'attaquer l'amiêe égyptienne. La nuit se passa de cette manière, jusqu'au
44980point do jour. Le lundi, à la quatrième heure, les Tatars montèrent k cheval,
44981577
44982et descendirent de la montagne sans éprouver aucune opposition.
44983Ils Vavancè-
44984rent vers la rivière, où ils ne lardèrent pas à se précipiter. Dans ce moment,
44985la malédiction divine tomba sur eux. Les musulmans, fiivorisés par la protec-
44986tion de Dieu , attaquèrent les Tatars et faisaient sauter leurs tètes de dessus leurs
44987corps.
44988Ils
44989les
44990pouisuivirent jusqu'au moment de
44991Vasr,
44992et retournèrent alors
44993auprès du Sultan. Des pigetins, expédiés
44994vers Cazah, y portèrent, avec la nou-
44995velle de
44996la
44997victoire, un ordre
44998d'itilerdire aux
44999fnvartls
45000l'entrée de
45001l'Égypte, de
45002rechercher ceux qui avaieut pillé
45003les
45004trésors du Sultan , et de
45005les tenir sous
45006Digitized by Google
p. 504
450074ir 701 (i3o3}.
45008XL MELlK-NASElt-MOUAMMED-HËN'KELAOUlf.
45009l>onne
45010gnr de. lA'niir Bed^«ddii]hBeklOUl-F«tlàh fut désigné pour annoncer en
45011Égypte le succès du Sultan, et partit à l'instaDt même. Des lettres, adressées
45012à Damas et aux antres forteresses, y transmirent également ces nouvelles. Le
45013Sultan passa la nuit
45014siii-
45015If^ clinmp de
45016hntaille. Le mardi, au
45017point du jour, la
45018popuialiun de Dnmrï^
45019sortit
45020an-devant du
45021prince. Lui-mémo
45022se
45023dirigea veis
45024relte
45025ville, à la léle d'un corlé^e roniposr
45026de
45027ravaiiers, de gens du
45028peuple,
45029d'honunes distingués, de fVniuies, d'enlanls
45030, et formant une troupe immense,
45031dont Dieu seul pouvait couuailre
45032le nombre. Tous, à grand;» cris, adressaient
45033des prières au ciel et des félicitations au Sultan. Ij» iarmes coulèrent en abon-
45034dance. On battit le tambour destiné à Tamionc» d<» nottvdlea heureuses. Et
45035ce jour présenta un spectacle tel qu'on n*en avait jamais vn de pareil.
45036Le Sultan vint descendre dans !e Kasr-ablak ( le palais blanc). Toute la ville
45037^kait magnifiqneinent décorée. Les émirs poursuivirent reauenii jusqu*lh Ra-
45038riataln. Les chevaua des Tatara étaient épuisés de fatigue. Les soldats, com-
45039plètement découragé, jetaient leurs armes, et se livraient voioniairemenl & la
45040mort. Les troupes égyptiennes
45041les égoi^eaîent sans trouver de
45042résistance. Jus-
45043que-là, que les liommesles plus
45044vils de la populace et
45045les esclaves tuèrent un
45046grand nombre d'ennemis
45047,
45048et
45049enlevèi-ent un
45050riche butin. Ln
45051seul d'entre
45052les
45053soldats m^fssacra vin{,'t
45054Tafars,
45055et
45056plus. Les Araljes des dirPéimtcs provinces
45057joignirent
45058!cs Talars
45059.
45060et
45061s'^tiMi liciciii
45062à leur tendre des pièges.
45063Deux ou
45064trois
45065dVnlff on\ <î'appmdi;ii(
45066i
45067t
450681 m corps nombreux de Tatars, comme
45069s'ils avaient
45070voidu
45071les conduire au travers de
45072la
45073])Iaine, par un chemin plus
45074court. Us
45075le»
45076accompagnaient ainsi jusqu'à la nuit; aloi^
45077ils les
45078laissaient, et retournaient
45079sur leurs pas. Les Talars, enfoncés au milieu du désert, ne tardaient pas k
45080mourir de soit D'antres, s'élant enfui du c6lé de Goutah, furent attaqués par
45081la population, qui en massacra un grand nombre. Ijs Sultan, étant sorti dans
45082la campagne, ordonna de réunir les corps de tous les musulmans qui avaient
45083péii dans le combat , «t les fit enterrer dans un même lieu , sans ablution et sans
45084'
45085linceul. On bâtit sur leur séptfllare un monument circulaire.
45086Le
45087naîb
45088de Ga/ah rechercha
45089avec soin
45090ceux des soldats qui
45091avaient
45092fui
45093du champ de bataille
45094.
45095les
45096fil arrêter et fouiller. On tnmva sur plusieurs d'entre
45097eux des bourses pleines d'aigent, et qui étaient encore tontes cachetées. i;émir
45098\lem-e(Klin-Sandjar-Djàouli se porta
45099stir la roule de Damas, accompagné des
45100trésoriers et des sckàhid du trésor.
4510111 arrêta plusieurs esclaves, sur lesquels il
45102a6.
45103Digitized by Google
p. 505
45104ao4
45105UlSTOlRii DES SULTANS MAMl.OUKS.
45106saisit une portioo eoniidërable des objets qu'ils avaient volés.
4510711 y eut beaucoup
45108«riiommps fjui
45109, pour ce motif,
45110riirnil mis en prison
45111L'émir ne discontinua pas
45112SCS poursuites jusqu'à ce cpi'il
45113*'ùf
45114rpcitf il!i
45115la plus grande partie de ce
45116cpii avait
45117578
45118t t*' pill
45119' dans le
45120trésor,
45121el
45122<.\u d ne
45123niati<]uàt plus qn'niit
45124(|iiaiiuté d'ohjets
45125in-
45126signitiaute. Le
45127Sultan
45128gratifia
45129les émirs de
45130rohes diumneur
45131et
45132de
45133présents.
45134L'émir Seif-eddin-Burluglii, l'un de ceux qui avaient pris
45135la
45136fuite, selaut pré-
45137seDté à la cour du prince, ne fut point admis auprès de lui. «Gomiikent, dit-il,
45138«c cet homme oeerait-il paraître devait moi, et «mlmiir ma vue? » Toutefois,
45139les ^rnirs ayant intercédé pour lui avec duleur, le Sultan lui pardonna, radont
45140en sa prince. Et Témir baisa la terre devant son souverain.
45141On arrêta un des ^irs d*A]ep,qui avait embrassé le parti des Tatars, et leur
45142indiquait les chemins. Il fut doué sur us dhameau, et promené ignominien-
45143sement dans les mes de Damas et dans les environs.
45144Durant tout le mois de
45145Ramadan , la population se livTa sans interruption à des transports de joie. Le
45146Sultan
45147fit
45148la prière, le jour de la féte de
45149la
45150rupture du jeune. Et le troisième
45151jour de SchewaI,
45152il partit de Damas, el prit
45153la route de l'Égypte.
45154Quant aux Tatars,
45155ils avaient perdu
45156la plus grande partie de leur armée; «i
45157Kallouscliuli, eu repassant rKu[)hrate,
45158n'avait
45159sous
45160ses
45161(jidrcs qu'une
45162trf)upe
45163peu nombreuse. La nouvelle de Ja défaite étant arrivée dans la
45164ville de Hama-
45165dan, des cris
45166se rnenl entendre dans toutes
45167les
45168provinces.
45169Les
45170habitautb de
45171Taurisel autres villes sortireut à la rencontre des fugitifs, pour s'informer du
45172sort de ceux
45173entre eus que Ton ne voyait pas revenir. Durant deux
45174aiois«
45175dans la ville de Tauris, on continua à gémir sur le sort de ceux qui avaient pâi
45176dans cette guerre. Gasan , informé de cette catastrophe, en fut profondénaent
45177affligé. Le sang coula en' abondance de ses narines t
45178il fut sur
45179le
45180point de
45181mourir : et
45182il se rendit invisible pour les kkans» En
45183effet, sur dix hommes,
45184il
45185en était à peine revenu un senl. Cependant, on convoqua tous ceux qui com-
45186posaient Yordou. Ga7iin
45187, s'éiantasns, fit comparsitre devant lui Kaltouschah,
45188Djouban
45189, Soutaï et les émirs qui les avaient accompagnés. Après avoir adressé
45190à
45191Katloiiscliah des reproches sévères,
45192il donna
45193l'ordre de
45194le mettre à
45195mort.
45196Toutefois,
45197fléchi par
45198ifs
45199[nières de ses ofïîciers,
45200il lui
45201fit grAre de
45202la vie. Mais,
45203pai-
45204son
45205ordi'e, ou
45206l
45207i iniuena de devant
45208le trône,
45209et on
45210le plaça
45211à une
45212assez
45213grande distance, de manière
45214(ju'il pouvait être vu du prince.
45215Il
45216était tenu par
45217les chaml>ellans. Tous ceux qui composaient l'assemblée, et qui étaient en très-
45218Digitized by Gopgle
p. 506
45219*]r70i(i3o3}.
45220XL MËLlK-liASER-MOHAMMED-BEN-KELAOUN.
45221ao5
45222gcmd nombre, se ruèrent sur Kallouscbabf et lui crachèrent au visage, jusqu'à
45223ce que toute la foule se
45224fût dissipée. Après quoi Katlouschali fut exilé dans
45225la
45226province de
45227Kilan.
45228iioulaï reçut un grand nombre de
45229coups de
45230bâton ,
45231et
45232éprouva les traitements les pbïfi ignominieux. Des poètes célébrèrent dans des
45233vers nombreux
45234la
45235défaite den
45236Tatars. Le Sultan
45237partit de Damas.
45238Hektout-
45239Faltâli arriva an Caire
45240le lundi huitième jour du mois de Ramadan, el donna
45241ordre de décorer
45242la
45243ville,
45244depuis la porte de Nasr jusqu'à Bdb-tissilstlah
45245(la
45246porte de
45247la Giaine), qui
45248fait partie de
45249la citadelle.
45250Il
45251écrivit dans lesdifK-
45252rentea pronnoe* de l'Égypte, pour qu'on en
45253fit venir
45254les nnuictens «rabes.
45255Avant Tanirée de Bektout , une dépêche portée de Katia, par un pigeon , avah
45256annoncé la victoire. Gomme BelLtont avait ralentin nnarche, à raisoD d'un mal
45257qnll avait à la main , tout la population était en alarmes. On avait fermé les
45258marchés. Le pain ae vendait un dirhem les quatre riU (rotl) , et Foutue h^j
45259d*ean , quatre dirhams. Au moment
45260ojli cet oflider arriva, tous les habitants
45261sortirent & sa rencontre. Et ce fut réellement un jour de féte. Tout le monde 579
45262n lenvi s'empressa de décorer la ville. On
45263dressai des châteaux. Les ostadarde»
45264émirs se partagèrent la grande rue du Caire, jusqu'à la citadelle
45265: c!)acun d'eux
45266prit
45267la partie qui
45268lui était assignée,
45269et y éleva des châteaux. Ou
45270fil orîer dans
45271la ville que quiconque emploierait un artisan pour un autre ouvrage que pour
45272l'ércrfinn
45273des chàleanx
45274, se rendrait coupa])le d'une offense envei-s
45275le
45276Sultan.
45277I
45278(
45279«iiois,
45280les roseaux
45281et
45282les outils
45283de
45284menuiserie montèrent à des
45285prix
45286élevés.
45287On
45288se
45289fit une gloire d orner magnifiquement les liiaUaux, La population
45290du
45291Ai/(33} accourut au Caire pour contempler l'entrée du .Sultan et la décoration
45292(3$) Le mot ri/; qui rdlnt plaiM miêf„^^\ «v raUbiff sJoij^ iiesigne «ne campagne. On lit
45293«Uns le Commentaire A<e Tebrixi sur le bamàsah
45294(p. 676)
45295: wft-i^1 JjjJ
45296JL» ^^-toar*!
45297WfJî
45298t/* ^lî^^'
45299'—' "^^ niolr/dt'si(»nc an bourse
45300Snivant Kbn Doraïd, on enteod,
45301|Mr le terme ri/, U partie <if l'iVrabit-quiavoisint: le
45302.Sawiitl
45303la
45304liabyloniej.
45305« On
45306lit dans lis //-« .(/<
45307<
45308d*iUMNi1ala (pag. i58)
45309:
45310^^îj ^>LlJ1 «•ii^
45311» Combien entre
45312le ri/ de
45313la Syrie et
45314• Karlhm lnNm>t-fl «FalwcQvoin. . . 7 » Td>rU, sur re passage , sVx prime ce cm temei : ob^t
45315COQlKC lies
45316• Arabes, une partie quiett voisine de l'eau. Ost ce qu'atteste Ebn-Doraïd. » Dan» un ver» <|iie cite
45317Tauleur du Sirat-arretoui
45318(uian. arab. fiag), 00 trouve ces nwU : i>t^«>
45319J
45320«jj!
45321-
45322^
45323^
45324^_j>Ji\ * En allant vtn loi , aou» avons dépassé la campagne d« ffC • Dm note am^îMle doaae
45325l'ei'pUcatiun siùvaate
45326: JU9 «U^ 1^5$
45327. .l^l^j
45328V^^f
45329^jJl.
45330Digitized by Google
p. 507
45331aû6
45332HISTOIRE DES SULTANS M4ML0UKS.
45333de (n
45334ville. Rn eflet
45335, les babitanis avaient exposé au jour «les Ujouk^des p{«r-
45336reriés, des perles et des ^tolTes de soie de tout genre, jfoar anuHt lears MolK
45337•
45338/iftrrrth rt lie K'tufiifi,
45339nirtiî qiir
45340li s
45341v:!lii-^rs
45342ijiii m rihinrnt
45343rrx ffnt.r
45344villes. Oh dil aus^i
45345, n lalivc-
45346- in«*nt au
45347infti rif, qu'il
45348si;{riifi<> une iirrr tvitfinrnctf
45349t-t frrtile.
45350fituritH esl »^L>jl.
45351• On
45352lit dan»
45353le oéae auTn^B (f. so4 r*| :
45354it^^^lkij j
45355I û^
45356t «Caflt b ville priiici]iai« du Hnéytt.
45357• nous le rap|iori «les rampâmes, de b force et du nombre des habiuoti.ii Mawudi(AibnMi4r« (• l|
45358fol. 6 1
45359r"») , in)U5 ofrrc ces mots
45360: LAjj
45361>jXJl~^t
45362t « Le plus important d«-i niynume», et
45363•• relui qui renferme les plus vastes rampaj;nes.
45364• Ou
45365lit d.ins les AfUiiam'ina ad hittnritim Mrabum
45366i pag. 78)
45367; ,,^^'1 ij^"^.
45368^ y^^'
45369* "
45370permit d'entrer d;iD& le ri/. . Dam les AnnmU* de Ta-
45371feuri (uniet, 1». iA>)tVDU Irmmis : i»L«^l
45372Le^ie*Ml-i<îliKis campagne én YémâMli» •
45373Ailleurs (luiti. Il ,
45374\i!k^. a4
45375:
45376>
45377^ \
45378t
45379^'"'^
45380' ^'^"^ attaquerons cette €aupa|{ne. • Kt (pag. aS)
45381:
45382^•'J^^î' w?/"d
45383'"^'^f-'
45384•Celui '|ui n'a
45385p.is vu Ics Campagnes ,
45386et ne ronnail pas les
45387« pains ai rniidis.
45388•
45389l
45390ii
45391\ crt
45392l ilr dans If Yvtimtih
45393lu. ar.
45394i '$70. fol. 181 v"
45395,
45396alTi c ces
45397ini)!-.
45398:
45399I
45400* ^
45401-«-^
45402y^^jj Ol-ïsw
45403tj^~
45404" Tant que souille le veut du nord, uuiis simuuf.s cuire des jardiu
45405• el dêscaai|>agnca. • Aineun (f. Vii r*)
45406: \sL» ^«Wv»^
45407^j-*
45408<J
45409«Il avait son qnai-tUr
454104 d'biver dàes le» plaibes de OjordjaD. Dam le 7)wiW dg rMortqmed'Uhû-K'ialÙnr (f II, f. si3 1*)
45411^1^1
45412'-t-\
45413*
45414'
45415•
45416Il se tenait ronsiamment dans le rt/ (les cainp
45417iL,'rn
45418île l'Irak. » Dans le
45419KiMb-atildi/il (man. ar. 653,
45420f.
45421r"
45422: ^j^^ J»,' cT'-t" v_r**' 4)^'
45423(J^.?^' -T^"*'
45424j*^*^' (J^'
45425«w**
45426" ''^ P'"'"''* des croyant» m'a ordouiic de ro'etablir dans
45427la
45428« partie la plus recidéc de la contrée des Arabe», et daiu la paitie dt la province de rifVi pins v«i-
45429•ioedela Perse. » On voitque, dam ce paMofe, le met
45430rf^fdésigne expresséneiit
45431la Babgrloote mi
45432Chatdée qui est, en effet* une ccmtrée tonte cûmposéede plaines. • bu» VBûlom de /Hélène (de
45433ItlOII aunttSCrit, loi. 74
45434v*)
45435: wà^^ J.»l ^^^CJ pJ_j
45436J*! U-f LJ'
45437Nous sommes
45438<li s peuples
45439« pasteurs; et nous ne fûmes jamais des peuples agricultetirs.
45440Dans Vlli^i^irr irF.spn;;>ii:
45441<1.- Makarri
45442(tome 1 1 man. 704,
45443f. 40 v"^
45444:
45445^z"^**^^*—*ij-î l?**^'
45446"
45447abordèrent aux pUtino ftcLulcn-
45448' talea de l'Espagne. • Osas le» Pnl^omèiiet d'Eba-Khaldnnn (fol. 49
45449r")
45450:
45451^J-»
45452^IjJt^ ^UUÏ « lU s'cloigoêrent des plaiees de la Syrie et de l'Irak. » Dans VHUMf du même
45453écrivain(t.
45454II,
45455f. 6 v»): .l^ar^fj ^^^î^^ ^ji ^^f*
45456s}^ sS> ^^^ji^
45457"
45458œeeïieol, chaque
45459« .mnrr, dr visiter stirrcîsivemeiit
45460la plaiiio cl !e cîi'sert. • Ailleurs (tom. VI, fol. 16 r")
45461^
45462J>akl
45463^^^pJ u i^j^j Ja—j^ill
45464..^^Ltjl
45465« Us possédaient, dans tes plaine»
45466r do MagrelHaotisai et dau de* terraioiieultiv&, ce quea'availisoiais possédé aueos des ZeniHk»
45467DaMl'Hïitef^* rfe JGaIruwwm (man. «r. 75a, M. iffi^J :^ v:,*#jJ
45468L|^^ tj'>|/^ s-X-t^
45469«Unefeamie, poctce dans une
45470litière, le rencontra au irtoincnt où «IbeiTÎvait du n/(àe
45471• la plaine. < Dans im Tmùè de Géographie qui appartient à M. Delaporte
454721 fol. 68 verso)
45473: ^^yLj
45474^st^l
45475"
45476dcsceiidcut vers i« n/ de la mer. > Mats, dans ce passage , je crois qu'il faut lire
45477«.Jr* *^ rivafede Umer.»
45478Ce terme a pkssé ^iement dattS le langage arabe de rÉg>'pte, où 9 se prend dans deux sens.
45479Tantôt, it désigne en gêncn|,iwr^&Hliei «ama^p^e. Tantôt, iftaisflut i«rcnKat,«t surtout chca
45480Digitized by Google
p. 508
45481Aii70»(i3o3;.
45482\I. iHELlJL-KA&ËR-MOilAHMËO^EIiT&ELAOUN.
45483.
45484ftO?
45485ions. Avaaila Cm du mois de Ramadan ^ lout ce qui avait rapport aux dt^tcaux
4548640 ttopiTA terminé, Mâ8er-e4<iui'Uoh]uiivie(KEbD)-Alscliaikbi, Itt wdU, fit élever,
45487le$ écrivains d'uoe date ancienne, il s'appliqae expressément à la province infi-rieure, «^iic les (irec*
45488ont nommée le Delta, et qui «t,en effet, la partie de l'Égypte où se trouvant
45489li s plus vastes plaines.
45490On
45491lit dans le Dia-4n-alinschd [nvxn. ar.
45492i S^î, fol.
45493r")
45494:
45495V^lj
45496•'-cri^
45497*»
45498^ ^»)
45499j^^Hj.
45500.
45501. Jj[)l
45502.
45503.
45504ï.^t j'^ jJLj
455051% S^
45506^
45507» Le not f^Tf dans lâ Uiigue Httérale, désigne m» Bea tAoïiimt en eaax tt e» cwiteiw. Ensuite , ou
45508l'applique 'ipi'cialrment à un canton cumposéde villaires.
45509I,'l^j\ ptc
45510s.:
45511tliviç.p en druv
45512[uirtii ^.
45513.
45514• partie méridionale.
45515. .et la partie septentrionale. • Dans YHhUiire
45516ties
45517Fniritircfies <CMcjiaadrie
45518(fen. I, paj;. 93)
45519: ji^lj iS*^ '^.J^^ •X.J^\ ^j-yi
45520^^^^j:-w>^.««J • Une fortetene,
45521• appelée Babylone, eoostraile «n pierrea ^ et aitoée entre le Saîd «t le Bif. » Il «si dair que dan» ce
45522passajjc, le mot rif opposé à celui de saul, dèsqpie VÉgrple ii^fiMeiin. Plus loin (paj;. 9!) rjJUx-'t
45523jjL
45524" Tiiiis ct'iix qui âe trouvaient dans
45525le Said <lesceiidirent
45526• vers le A//^ pour aller chercher des graios. « Ailleurs (tom. II , p. a8j
45527: ^^^^^i JL^^I ^l—^ ^1
45528^ juA^lj « Ven toutes tes proeinees » les dedx Rrfet les dnnx 5*tf. » Plus bas (p. 3 1
45529;
45530:
45531j^jj
45532w^tr^' U^)^
45533J^^^v^t
45534^ • Leur descente de la province do Saïd i oélle du Kf. • Ailleurs
45535(pu 76)
45536: i^Jsjjueilj
45537^
45538ij<^ mL«!
45539'
45540évêques de la contrée d'fj;y|)tc- ^.
45541- rassemblèrent, savoir ceux du iî{/'<-t ceux Jes iltiix S. lût.
45542. Plus bas
45543'p
45544gj^
45545:
45546-^-î
45547li Jc_ ^1 2^
45548« Il se transporu ver* le Hi/.
45549.
45550. 11 sortit du côte de Scndef.i. • Plus bas (p,
455511 ii), ou
45552lit que des rats nomlirau penwcnt dans If Eifet dévortreiit les molMtws. Plus bas (p.
455531 36), il est
45554(ait mention de Vim^peeÊoirtbi Jl^wi|j)!
45555Aillears (p. iSa) :
45556t
45557^llb \jC\
45558*
45559Lji^ij « Ils fiitcat naltres de toute la province du
45560savoir ; le Scliarltia]i et le Qarbtab. > Plus
45561loin 'p. 170)
45562: ï.
45563„TvrAt,ili rxercfT leur niltniiti' sur
45564• le Hif,
45565< t iU
45566s'i-ii
45567< iTip.ircTcnt.
45568<
45569Et {ibitl.)
45570: X^ju^}^ ^.^.^^
45571* " Cowijuil
45572Ir Rif e.\ le Sin;!
45573Plus
45574ba» ,p.
45575a.'.;)
45576: ,.^^^^^1
45577.
45578.
45579. L|;*
45580.
45581.
45582. A;*Jlj ,..^^1 ^ IjiijI L* ^\
45583\^iS
45584^1
45585jLJuJIj « QnVs hdiilent oA ib voudront, dans le Jt^Tmi dons le Sud, Ils sortirent de li , et se
45586répandirent VOS ks ftgT (les plaine») et le SsVI. « Aillenrs (p. 376) : ht^i^ ,J
45587^ S
45588^'
45589i!^ (t)^
45590^^^'ilj
45591« Il décida qu'aucun moine ne résider.iit
45592(l ins une
45593villi^ on
45594«I.ms rtne campagne. » Et enfin
45595(p. 400)
45596-
45597Jt .
45598,3 ^Lai^l
45599(t envoyait tes moines dans
45600li^ vilb s vx la canipngnc.
45601"
45602Enfin, ùaus une division del'i^pte inférieure , qui bous est indiquée par Makrizi [Deicription de
45603fÉ^fP»% nan. 6Aa, fol. 4t 1^, et qnll a sans doute empruntée à un çanfaip oMérienfi wm de»
45604parties de cette contrée porte
45605le nom deJMM-iuvirwijiy I
45606\ et c'est ceUe qui a ponr capitale
45607la ville de Maaoïtf. F.bn-Haukal , dans sa Ot-otiriipliii', emploie le mnl
45608^
45609^j pour fif^'^ier l'Fjîyple
45610supérieure.
4561111 dit que îcs çauxdu Nil séjournent sur
45612les terres dans te Ht/tA
45613le
45614Hauf. Plus
45615loin,
45616il expose qu'une frontière de TÉgypIf se termine an désert «pi se trouve mi ddtors dtt
45617et
45618jusqu'au voisinage de Kolzoum. Enfin, il s'exprime aînai
45619: J •
45620J-^-Ul ^
45621^J^''"* .^jjyMg—^1
45622j31 )
45623v«Àj'L.j
45624^__j*^'Lj
45625>^ jiy-> ^ L^^J»LLm.9.M
45626« 1^ vsiolhtttif
45627•désigne la contrée qui s'étend depuis le Kil au-dess«is de Fostat. Le pajs, an mi«|ii de «etic ville «
45628Digitized by Google
p. 509
45629aoB
45630HISTOIRE DES SULTANS HAMLOUKS.
45631à la porte deNatr, un ehftteau qui offirait à la vne toutct forte» d'objets sérieux
45632ou plaisaots. Par son ordre, on avait placé des bassins ^t^l remplis de sucre
45633. (xiru- le nul» dcRlJ. Les villages d l^^ypte sont pour la plupart <ian» le Hau/ei le Rif. > Ou »«Dt
45634qu«, dwsces |M5Mages, le terme rtf^ qcii déngne «n féoénl» btptrti» «MitM* dt fifCff»t «v I»
45635dtuxHimdu
45636ArY,
45637N appli'iin' principalement Bux plunea qui s'étendent «lepuis le Caire juqu'MX
45638rtttrtriPtt-s. Al)ou lléiLi [Dt <cn/jtio
45639Eg}pti,eA. Michaeli»,
45640|>.
45641assure que 'la purtie de l'Égypte
45642< i]ui s'étend au-dessus du Fostat, sur les deux rivet du ^il, portent le nom de Smid, et
45643la partie
45644• tafétieiira celui de Jl^> H 4wte que fat largeur du Jtj^depui» le» en«inM» d'Alexandrie jusqu'am
45645«j<»tr£nitês du Beur oriental , est de hnSt jonroéei. >
45646pas!.a|;e e«t sans cloute très-|>rccis. Mais on
45647jfiir snpjw'wr qn»', dans cette circonsl.nnce ronimp
45648tl.iii>
45649I
45650t
45651iiicciip d'autres, le géojfraphe arabes
45652plus son^e à copier des écrivains antérieurs , qu'à représenter ce qui existait rcellewent k l'époque
45653u6 il rcdigedt «on ouvrage. Makriii, décrivant les OMeort des hiibitMils de l'^jple {Dettriptkm ée
45654rÉgyplt. D«.68n. f.
45655^ ^Jjj
45656>l ^ î*b ^ tS^JSK
45657>t
45658Utjjl • lics habitants du n/;des campantes) sont pins aelifiiy ph» appliqués que les habitants de»
45659•• villes, ausMjoins«it»nl-ils d'une m'-'itlciire sanle.
45660« Lem^mc ccrivnin
45661'ih'td.
45662fol, 107 r"), emploie
45663le
45664HKit
45665pour désigner les canipngiics de lu Imute £gypte,
45666et
45667les dbtinguer du désert qui le»
45668«voisine. Plus loin (fol. 108 r°)
45669:
45670j^jl^
45671w^^^
45672" ^ "-^ C'*-'^
45673plaines) du Sud dlfil^ple.»
45674Ailleni* (fol. 335 1^ : U^^^ lï V
45675'
45676J"^'
45677'
45678^'^ '
45679>
45680'
45681(^''^
45682campagnes. • Ailleurs (L B»
45683nidi». 798, fol. 376 v°):
45684•^-f^j iJjXwC^' ^f^L:^ . Les ('pliscs d'Alexandrie et des rampa irni-s
45685« de l'Egypte. . Plus loin
45686(fol, iSg \')
45687: J^L.*»",} ol^j^^^ l/^'-^'
45688* ^* «S''*** "tuées dans les
45689« campagnes et les villages. • Dans w» passage où k néaie MslorieD parle dn rctabliSKineBt des
45690trihns anbes dans l'Cgypte (nMn.68t, M. 45 r*]^ on KC:
45691V!r^^ ^£t^'^
45692dans cet endroit
45693il ne faudrait pas traduire te Rif iffif^pte, comme désignant d'une manière exclu-
45694sive VÉgfpte i^érieurti mais qu'on doit rendre les mots
45695-—^tj P**^
45696*'*"''P**S'*"'
45697l'Bgxptt.
45698Htis bas (fol. 46 O* OB
45699qu'une femme «opt« offritm Uialifc Minioun
45700I îjA» • Le prcsaot
45701du rif, c'est-à-dire,
45702les denrées que fournltaidflOt les rampignas de
45703l'Égypte. • Dans le X/M^
45704aitolmiA du même historien (lom. I,
45705p.ig. i85)
45706: wj^U'
45707^_?£j
45708H "•'«•rapara de la cam-
45709• p.ignedu
45710!VIa(,'rel>. > Ailleurs (tom. ill,nian. 674, fol. lattr*)
45711: ^Ljij"5!!j jJ4^ i't* «La roa-
45712« jeure partie des
45713villes et des campagnes. • Plus bas {ib. \') i .^_^Lij'^) ^1 ^_^LJI ^J-^
45714'
45715« «Node sortit dans les campagnes. > Dans le TmMdmfmùm (lU. t% v") :
45716L*
45717I ^IT
45718lnSbk|^j«^ JÂmI ^ aflaMilaosmpajian» dans les régions inférieures et supérieures de
45719«l'Egypte, les lisbîuniS BWUralent.» Plus Imm (fol. ii>yt
45720^ .b^t^ > La niof
45721talité fut considérable dans les c»mp;ipnes et les villages. » Et ffol. 3a)
45722:
45723j ?^LsJt ï^La.
45724• La
45725banlieue du
45726(.;iii<
45727i-t
45728ht r»mp;iL'ne de celte ville.* Dans VBistoire d'Ahmed-Askalâni (tom.
45729Il,
45730fwl. Ifi v")
45731: ^^jr
45732! 3
45733!j
45734! ^ !â» • Voitt ce qui avait lieu i la ville, quant à la campagne... •
45735PlHsl»t(fol. SSr») :
45736Jl
45737^yL «Tonkla moud* sortît dana las campagnes.- Omh
45738la fie de Melik-Aschraf (df \wm ni.iruiscril, fiil.79V*) :
45739^ w'bLa.'ill C.JL.e|^'
45740Les
45741•• denrées arrivaieui eoniiouelleffieut dM campagaes. > Dans la Gé^iéab^ dn dmkn (loi. 109 v")
45742:
45743Digitized by Google
p. 510
457444.> 7<>a(t3o3j.
45745XI. MbLIK NAb£ft-MOiIAMM£0.fi£N-KËLAOUN.
45746aog
45747el de citrons. Et auprès étaient raogës ses maodoulu, qui
45748tenaient en
45749main
45750des
45751tasses
45752*i^lfji> (M) pour donoer à boire aux
45753soldats,
45754Ije Sultan arriva le
45755i^jijj^ Lm» >x*u. ^
45756« Cnt & MinicMiaiBr, et dus h cKmpKgDe voisiiie, qa'bahltciit
45757• le» Beuou-Saad.
45758" l/auieur du Meidlek-alabxdr (m. 583, fol. i6i r*), parlml rîe l'Égypte, s'ex-
45759prime ainsi
45760: >^J>j^,_ 9
45761i
45762'
45763-ir-^.
45764I
45765^ <Lj
457663 « Dans
45767les campagnes r<in/f6
45768variait de
45769prix.
45770»
45771Dans le itfonAc/-/^^ d'Aboulmahâsen (tom. l, fol. ao5 r")
45772: «j^îj s^Vj'^^ ^
45773* 0
45774m dus ks campagne* et Itaroei. » DiM om mMw d'Ègypte, qui ooiiini«flc« à l'aonée 1099 de
45775rh^ifc (4e nos nvuMcvit, fol. i»3 r*) :
45776i^UJt
45777^ « A Hiir, «n Caire, et «fam
45778« les campagnes.
45779• Ce mot e^t encore en «sage en
45780Égypfr. Léon l'africain nomme plusieurs fois la
45781partie de l'Égypie, appelée Jrrifia {Afnca, p. 666).
45782il ilU que la contrée depuis le Caire Jusqu'à
45783Rosette se nomme Anifia. PltM bas (p. 669) ,
45784il désigne
45785, par la vàmt déttonîitatKNi, lir cAte marn
45786ttme où se trouvrnt Alexandrie, Rotette et autres vititi. MaU là eaMmeatUaiUS, Léon s'a fidt que
45787copier des rcrlvain-. pluN
45788r^rii
45789i mis qu'il avait sous le^ yeux
45790; et «.on témoignage ne prouve rien pour
45791l'époque où
45792il composait
45793&ou ouvrage.
45794Burckliardt [Arabie proverbs,
45795p. S7)
45796atteste que le mot
45797• rtf <,Jit^\f dans son acception vsueUe , désigne la contrée ouvert*, et les Tillagea sitoA entre le
45798• Caire et la MêdîtéiTance. » Sir mikiason {Tapt^inphjr of
45799Thebes,
45800p.
45801348) s'exprime en osa
45802« termes
45803: « L** nom rerf(terre cultivable) n'eît pa» restreint à tine portion parliculii-rt' do l'figvpte.
45804• n s'applique à toute la vallée du Nil en opposition avec le désert. » Bremond ( fiaggi neW Eptlo^
45805p. 5) nuiiime la province appelée Errtf. Et PavI Lucas emploie la même expression. Hais, suivant
45806toute apparence, ces deux voy.igeurs n'ont faitautn chose que copirr
45807l'.issrrtion de Léon rafrï-
45808cain. Enfin, leschtikii Hcfa [f'"y"S'', p
4580936) nomme s.i'^j^' '^"^
45810femmes de la campagne. ^
45811De là dérive le mot
45812^ qui si^juific vilhgfnis, rustique. On lit daos Ics Mille et une Nuits, tom. II,
45813p. 4a3j
45814:
45815»-j<ij
45816'
45817l'"<-- villageoise s'ennuie. • Dan» le T*t^ d'agriculture d'£bn-Aw&m
45818(t,
45819I,
45820p. 14): iJl^! ^.j^^ ,J^M<LeaBoatiN«x, lechampém, e«I«i delà plaine, «Oana kAw-
45821«rfptfM Ar4i0ywîkllskriii(aMn.6Si,r. iMf^:]^ jo^t ^ .C'astunctemduunpétw.»
45822Dans les Annales d'Rutychias (ton. Il, p. 409)
45823:
45824Àî.j-^^ ^jXkmS « Le giteau de
45825la campagne. »
45826Dans la Conquête d'È^i /ite d'Abd-elhakam
45827( p. aT)
45828:
45829î-Mj
45830I ^
45831• C'est xme terre oham-
45832pétre et déserte.
45833• Da«is la Collection de* canons des conciles (man.
458341 1 8,
45835f. im r°
45836:
45837,,^J
45838• Un villageois, un paysan. « Del* vient épleneot le mot
45839qui kigniGe un vUlageois. Ikaiia
45840VHtntiné'âgrptt d'Ebn-Aias (ton. II, f. aogO : wLJ^ ^J^%
45841« U plus grande partie
45842• d'entre cas se conposait de culttvaieun et de villageois. • Ailicnfs (£ 14S
45843: ^l^t^Tt ^
45844^
45845• l<a pl)<$ grande partie de* pilerina se conposait de cnltivateon et de
45846< paysaiu des difTcrcatcs provinces. «
45847Les nombreux
45848passages réunis dans cette note dcnontreot, si je M n* trompe , que le mot
45849t^,
45850n'ost pas propreneni le nom d'ime provlnae)
45851désigno, on génénd, wm oinii.
45852pagne, un
45853lieu cuUieé; que dans l'É^iyptu,
45854< t
45855stirloiit che« les
45856chri;tir r;s, qui lq-ics éci ivains ont
45857applique cette dénomination & l'Égjpte inférieure, attendu que cette parité présente les plaines
45858tes plus vastes
45859et
45860les plus reitilei. Hais que, diex la plupart d«» UHOfkna «t des géographe»,
45861]I.(|»«arfiaiwparfli.}
45862vj
45863Digitized by Gopgle
p. 511
45864aïo
45865HISTOIRE DES SULTANS MAMLOLKS.
45866flwnli vingt-troisième jour du mois de Scliewal. Toute
45867la population
45868sortit à
45869sa rencontre.
45870Le loyer d'une maison
45871devant laquelle devait passer 1« prince
45872s'éleva
45873à cinquante, et méiiie cent dirhcms.
45874Dès que
45875le Sultan eut
45876atteint
45877la porte de
45878\(isr, tous
45879les émirs dest
45880« ndn eut
45881de cheval. Le premier
45882dViilre eux qui mil pied à
45883terre fut l'émir Bedr-eddut-
45884Beklàsch, Vf'mir^i/d/t.
4588511 prit les armes du Sultan. Le prince, en considération
45886du grand âge de cet odicier, lui enjoignit de renonler à dieval, et de faite
45887porter le» armes derrière lui. Bckt&sdi refusa d'obéir, et conlinoa de mardier
45888à pied. L'ÀnirMoubftrî&-eddin<Siwar-Rouiiii, VénùyseMhir (veneur) portait le
45889parasol et l'oiseau ,^^1, S^l ; Vévnr Beittemur, émir^andér, portait le sceptre,
45890L«J1 et l'émir Sandjar, le ba^makddr, la massue, ^^jJtl. Chaque émir marchait
45891à son rang. Chacun d'eux étendit
45892par terre des pièces d'étolTe
45893,
45894^j/Ll , depuis
45895son diâteau jusqu'au château voisin. Lorsque le Sultan
45896avait dépassé un de
45897ces
45898édifices, on
45899s'empressait, dans
45900le château le plus proclie, d'étendre
45901les
45902tapis, sur lesquels
45903le prince, avec son cheval
45904,
45905passait lentement, attendu que
45906les émirs marchaient devant lui. Toutes les fois que le Sultan voyait le ch&teau
45907ce nom a toujours
45908iodirjué
45909tes campagnet, et surtout les caropagoe* qui s'étendcat sur
45910les deu
45911rivet 4a Mil, et qui oonstitiwiil la aeale pactie fèMile «le TÉgypie.
45912Diaprés les dsUÛb que je viens de comigiier ici , on pourra modtGer ceux que J'ai donnés , il j
45913a longt«>mps, sur cette matUne, dans nm Xetkenàes «tr h kutgut «t la UUénOÊitvde l'Jigfpu,
45914p. lëo et suiv.
45915(S4) Lsmftl hjLékAffvtmfMue, ime laite. On^lit dut k JDeter^plbn tk PÉgfpÊt ét Ihimi
45916(ttNn. 1. fd. »S O :
45917^3f*
45918^y^' . •S-^'^l «Jlj»
45919«Paran cas v«mb m trouvait aac
45920• tasse d'onyx avec une aiise bleue. • Et [ibid.)
45921: u
45922s2.*j<Sj
45923•< La tasse tomba. • Ailleurs (m. 797
45924f. 3îo r"Jî ijj*^
45925cWT^ i;)i)s^' \^ «Parmi
45926les vases à boire se trouvaient vingt
45927tasses
45928• «aitf». * DaasrAriuMf llv^97Mt4'Aboa'lnabâseis (mu. 663,
45929f. 54 y")
45930:
45931yLdJl I^Lj ^^^h^
45932U 6t placerm amlmiks, qui tenaient «ks
45933tasses, afla de donner à boire
45934«aias soldats.
45935» Dans le Manhel-sâfi du m^nif .uitcur (man. 75 1,
45936f. 164 v"^
45937:
45938I>
45939L.^_^ ^
45940-
45941^^a^Jo
45942•L4' «Une tasse
45943d'eau
45944s'y vendait
45945un dirhem. •
45946D.uii
45947l'Histoire d'Ègyptc de
45948Djéboid
45949e
45950prix
45951(Cntit'
45952t.?ç«.e d'eau moula jus(]u'ii un
45953• dinar.
45954» Dans la Biographie du A'/' siècie j^pag. loo)
45955: ^
45956\^^ ^
45957iijL u tj'J^j
45958~ U
45959sJoJL,.» ^jJu ^
45960•> Ea eremaat tou tombeau, on y trouva uae lasse daai on ao pat savoir de
45961••fiielloaiatiArefllleélaitiMit.» LemoimmehmMi*jL»tUmlÊÊtmgMt!alàat.4iû}kiÊMhi
45962rignafw d'Ebn-Batoutah (fol. 61 v") .hyU] ç^AUi ^g^îjg^
45963«J1 • DtgraadsfMCsdte-
45964• gent que l'on désijjnp pnr
45965le mot de mesehrabah. » Le voyageur Burckhardt {Travets in Jratria,
45966(t. 1, p. i66j, fait mention de vasM d« terre, appelés metkrebe, dont il donne 1* description. •
45967Digltlzed by Google
p. 512
45968A«7(«(>3»3>
45969XL IIBL1K4<A8BR4I0HAI1ME1KBEN-KELA0I)N.
45970«Il
45971dW émÔTt H
45972s'arrêtait, aiott que hm émtn, pour comaidéiw oOt Mifloef -et
45973mnaniiier tooe les objets qu'il renfomuiit. Le» prisonniers tatani maraluieol
45974devant le Sultan, chai^ de chaînes» et portent, suspendues à leurs cous, les
45975têtes de ceux de leurs compagnons qui avaient péri dans
45976l'action. En
45977outre
45978,
45979mille
45980(êtes étaient
45981plac/'cs au haut d'un nombre ^gal de lances. Les prisonniers
45982étaient au nombre de seize cenU»
45983, et les
45984têtes suspendues à leurs cous se trou-
45985vaient en même quantité. Devant eux, on
45986portait leurs tambours crevés.
45987Voici
45988l indication des châteaux qin avaient été élevés dans cette circonstance
45989i
45990Le château de l'émir Nàser-eddiu-heti-Alsckaïkbi, placé dans le voisinage de lu
45991porte de AW/*; tout auprès était eehii de Vémlt A]&-e^în-HoglBlaX, rât^edjlis ;
45992ensuite celui d*Elm-Itmeseh-Sadi; cdni de rénur Alem-eddin-Sandjar-DjÂouli ;
45993celut de rdmir TogriUIgfcni ; celui de Behàdur4onaoofi (35); celui de Souri;
45994cehiî de Bilik-Khatirij
45995celui de Barlogbi; cdui de lloubâri»«ddin, rdsnr-
45996sekUtarf celai d'AIbrit, le Uidûndébr (trésorier) t celui de Sookor4das«r j cdni-
45997de Bibars , le dau>dddr; eelni de Sonkor-Kemftii ; celui de Mous& ,
45998fils de Helik» 580
45999Sâieh; celui de Seîf-eddin-Mclik ; celui d'.\lem-eddin-Sawâni
46000;
46001celui dr
46002T>jeniâl-
46003eddin-Taschlàki
46004celui de Seif-eddin-Adam; celui de l'émir Selar, le naià; celui
46005de Bibars,
46006le djâschenkir; celui de Bektàsch, Vvmir-sildh ; celui du tawâschi
46007Mourschid, le kficizlntldr [XrésGt'w^. \^ cliàteau
46008rie relui-ci était place à la porte
46009du collège Mansounah
46010;
46011ensuite venait
46012le château de Bekiemiir. Yému'-sildh
46013;
46014puis celui du tamischi Djendar; celui d'Aïbek-Bagdâdi
46015, le naïb-aii^huiL/uh ; puis
46016celui d'Ebn-Émir-Silàh
46017;
46018puis celui de
46019Bektout-Fattâli ;
46020celui de ScIiùker<To-
46021grili) celui de Tali, le sHahddri celui de fiektemur, le silahdàr; celui de LÂdJin-
46022SilMdj , le didKhaUtir; celui de TUbars,
46023le kkatmddr,
46024nakià de Tarniée ;
46025celui de Balbâii-Tanui; celui de Sonkor>AlaI;
46026cetui de Q^hà-eddin-lakooiM ;
46027celui d'Abou'-Bekri; celui de BdiJMlur-Moêzu; celui de KoukAl; odui de Kani-
46028lldjio;
46029celui de KenA^Bbosouri $
46030celui de Djemâl'eddin-Akouacb-lUttàl-as-
46031saba. Le cbAtsau de celui<ci était placé à la porte de Zawilah.
46032Le Sultan s'arrêta, et
46033ftt monter à ^eval» derrière lui, l'émir Bedr^din»
46034fiekiâscli, r£'/mr-j//f/A, qui portait
46035les armes du prince;
46036ensuite
46037il s'avança,
46038marchant sur les tapis de soie
46039(36), qui r^naient jusque dans l'intérieur de
46040(S&) Dans l'histoire d'Abou'lnuhâacB ou
46041lit
46042: Behl-cddiD-Iou»oufL
46043(36) U nol «ekiMak «U., qui fût m pturiri «AiM ^Jâii. «a ^^UU. désigne KMpièu d'ét^.
46044Digitized by Google
p. 513
46045HISTOIRE DES SL LTANS MAMLOUKS.
46046la citadelle. Des fëlicifations
46047^L^i" avaieni
46048li
46049n dans le palais du Sultan, dans les
46050maiBons des émirs et autres. Ce jour ollni Tiiuage de ia fête la plus imposante.
46051^^^1 w>b
46052> U«fs pièces de soie jiODMfltnMfS, brochée, qM l'oo «Mad MMK ItS pitds éu dMtal
46053• dn mourque , et cda (eulement, tonqu'il arrive d'an voyage èloigaé} il aaiKhc dessot dc|Miis la
46054M porte de JVorr. > Dans les Foyaget d'Ebn-B;iiouUh
46055(fui. 66
46056r**]
46057:
46058a. A.
46059{^f-r"* w<—«t^^
46060L^Je ^-*-^« j>
46061« On ftenilit devant lui des
46062pièc-rs de soie sur lesquelles
46063il
46064oiarrhnit.
46065^
46066Danj
46067YUistnirr d'Jtep{mat\. 7aH, fol. 87 r'i
46068: jj-ltl
46069^jj jj ^. -la-^l
46070«Les habitants
46071« d'Alep revêtirent la tour appelée Bourdj-alglianam
46072(la tour des trunpeauxj d'utic pièce
46073d'<tl&u
46074« (satin). • Dan» la Cfawtifue de Dkehibi (inaa. 646t Col- t3g
46075: aiULL ts^L^ej
46076^1 J^J
46077ijl&lj 1 jî *-^ ^ir*.JLj)
46078• On du qne sa tonique , son turban , sun tdilemn et son caleçon
46079étaient faits d'une même pièce d'élolTe. « Dans les Annales d'Abou'lféda
46080(t. V, p. loa) :
46081k.^
46082i^lilt
46083^^^cJ-,J ! ^
46084iS-t
46085^3
46086• On étendit devant ton chevnl un grand nombre de
46087L-e:, iretonVo magnifiques.
46088Dans l'Histoire des Patriankfit d'Jlexandrie (U U, p. 3ooJ
46089: ^,^^1
46090<>j
46091Util» • Il acheta uae pièce de grosse étoffe et ua mondiair. * Oaaa Ice Vtym^ dTbB"
46092Batoaiah (fol. 47 v**)
46093: ïjUar' jLi& J ^ «]1 lui dealÎDa une piè* c d'étofle feraïaDt vnelidèie. »
46094Dans \'Hi%tmnd'È%jptei:^hx\-K\&i
46095(t. II, fol. 8^ t^^^l ^3^' ^ ^-Z^^ «On
46096étendit pow
46097" fA\i-
46098Il s []!(<« (le soie.
46099"
46100Ailteiii
46101(foL lya v**)
46102: LÂ-ii. LjL» lL» J>^tj
46103•' Il y avait, pour chacun
46104- de nous, ceul pietés d t*toffe. » El \ibH.) :
46105^^^-^
46106y^$^^
46107I^^rAJI
46108> Les pièces de
46109soie qui étaient employées pour les Icctcnrs et les prédicaicurs. « Uans
46110l'ITMBdw tTÉgyple de Djéberti {IWM. UI, f. a3g r") -.yyj\ ^JCiJt
46111JIa
46112< Sur tes boo-
46113' tiqurs rlaifiit drs pitces de soie.
46114" D.nns la Description de l'Égrpte de Makrizi (lom.
46115I, roan. 797,
46116fol. 346 r°j, il est dit, eu parlant d'une tente
46117: Lui.^ li^
46118*»j.laii
46119, V « Elle se composait d'échantillons
46120« rappertcs et de ^è«s d'étoffe. > Voyez aussi Abou'Imahâsen (maa. 663, fol. 54
46121v»). Au rapport
46122deMakriaî, le mot U& désignait wm «m». On
46123Ut, dans cet historien, Deter^tHom de fÉgypm
46124{man. 68a,
46125f. Sgo r")
46126: Îx-^X-.
46127J^-j:—»
46128^^t-tt^
46129J,l
46130-
46131II entra dsns la
46132fe/(/>fj;<jA,
46133• qui était une tente arrondie et vaste.
46134• Ces détails sont empruntés au MesdUk-alabtdr (man. 583,
46135Jbl. 171 verso).
46136n désigne iBùaA ce que les Penans BomneotiMn^penileA '^^b' c'est-à-dire «a* «fowMt d!'éti0u
46137qur l'on place autour d'une tente. On
46138lit dans YHistoire de Saliulln de neha-eddin
46139'p. i85}
46140: ^'j^
46141ÏjjIj a£1_j^^jJI «On lendit
46142le lic/iHz et une schihktili
46143(jui régnait tout autour,
46144i- Et (p- a
46145i î
461461
46147;
46148iii» ^JF*- ^yo^ Vy'fc w^^i^^j
46149' On plaça uiil Mile autour île laquelle réf^nait une sekikkah.
46150«
46151Le mot kJJu signilie une pièce de métal ou d uutre chose. On
46152lit dans
46153les
46154Mille
46155et une nuiu
46156(ton. 1, p. a5)
46157:
46158^J* ijr^,
46159^ • ^ portese composait de deux pièces d'ébène.
46160- Et
46161(Atf.) : »AJt
46162.fta ^sfcJt
46163t
46164« La pièce s'onvrit avec ses deax pièces (ses dei»a battants). • Dans
46165l'/riMW»dlv/4«IM«SMl(BMa. 714, p. i44j:iiA. ^\ î»f- ^joLcji^ Jfâi. ^J' ooc-il ^L- J*
46166Digitized by Google
p. 514
46167Aff fO« (t3o3).
46168XL MELIK-NASER-MOHàMMED-BEN-KELAOCN.
461693tl3
46170Lorsque
46171le Sultan
46172fut
46173arrivé dans
46174la citadelle ,
46175il
46176gratifia d'une somme de
46177trente nulle dirhems
46178l'émir
46179Biirlughi,
46180et
46181le nomma émir de
46182(a caravane,
46183v_„J^I
46184Tons les émirs s'nvnnrèrent l'un après l'autre.
46185I,e prince écrivit de
46186sa main, » Ahoirignih el
46187à srii
46188IK
46189, nnirs de la Mecque, pour leur enjoindre
46190de ne plus
46191soulTrir que dans
461921 annonce de la
46193prière on employât
46194la formule
46195J^! jfô.
46196^JLb
46197, « venez à la meilleure des œuvres. » Depuis cette époque,
46198aucun Iman Zeldi n'osa se présenter pour iaire la prière sur le territoire sacré.
46199Celte même «laée, Nmir Bibivs, le djiisehenàù', se montra vivement irrité
46200contre son Moréteire, le moatlan Manftwir attendu qu'an monnent de raetion
46201a avait pris la
46202fuite, et
46203s'était retiré à Gamh. il manda Abooi'lfiKlad'Alirem,
46204le dirëlien, écrivain du hamvtàiiiff^kkânahf et
46205le prema vivement, jusqu'il ce
46206qU'il eût embrassé ndamisme. Ensuite il le
46207fit revêtir d*nne robe d^onnenr,
46208et l'inelalla à la téle de son tSwan (bmvan). Cét homme se trouva alors placé
46209dans un rang très-élevé, et prit
46210le nom de Kertm«eddin*fcebir. Nous raconte^
46211rons,
46212s'il plait à Dieu, la suite de ses aventures.
46213Cette même année
46214. l'émir Bibars
46215, te tljdschenkir, s'occupa du soin d'abolir
46216la Féie du martyr, qui
46217cf'K'hrnit en Égypte. Les chrétiens oonservaient un
46218coffre où se trouvai? (ntniin
46219un
46220doit^t
46221, qui, suivant
46222eux,
46223elait
46224le
46225doiijt
46226d'un
46227de leurs martyrs,
46228lis
46229preteinJaient (jue la crue du
46230Nil ne pouvait avoir lieu
46231,
46232si l'on
46233n'y
46234jetait ce coftVe. Les
46235chrétiens de l'É^vpte se ra8send)laient sur le
46236territoire de Scboubrû. La population du Caire et de bo&tat sortait eu fouie de
46237oes deua villes. Les chrétiens montaient & cbeval pour se divertir. Tonte la
46238plaine était couverte de tentes, et le fleuve de barqum remplies de monda
46239Il n*j avait pas on musicien, un bouffon , qui ne vint à cette IHe. Les courti-
46240aanes y accouraient de toulm les villes. Dans ce seul jour, on vendait du vin $81
46241pour une valeur d'environ cent mille dirhems. Et même, une innée, un cbré»
46242tien vendit pour douae mille dirhems de vm. Les babitanis de Sdioubii ae-
46243quitlaîent le kUamdj
46244( la capttaiion) avec
46245le prix du vin. Le jour de la fSte,
46246de nombreux désordres avaient lien, et
46247il se commettait plusâeura meortrm.
46248• Sur le toU de la mosquée étaient de» pièce» de plomb au nombre de sept mille. > Dans la Det-
46249tjipHon de Ut tmaquée de Jérusalem éeSoSboli (Ae mon mamucrit, fol. 6) r")
46250:
46251—
46252' !
46253jjj**^h^'^^^ *^
46254joL^yll ya, ^«LetotidelaaMMqnéc
46255•M compote de lept mine sept cenli pièce» de ploinb. OusoDe de o» pièoat pèie ioixâHle>diz
46256Digitized by Google
p. 515
46257ai4
46258HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
46259L'émir Bibars ordonna d'abolir cette
46260féte, et défendit de jeter le cofTre dans
46261le Nil.
46262Il mit on mouvement les hdiljib et le wdU, poùr empêcher les réunions.
46263Il avait eu soin dV'-crire à tous les gouverneurs de faire proclamer que personne
46264ne se mil en marclie pour aller célébrer la Féte du martyr.
46265Cette déren«ve causa aux dirétiens un chagrin bien
46266vif. Réunis aux Coptes,
46267qui avaient feiut
46268d'cial>rasi>er l'islamisme,
46269ilii allèrent trouver Tadj-eddiu'ben-
46270SaUl-«dd«alah, qui jouisaait d'un grand er^t «tipnb de VèaÂT Bib«r». Tliidj>
46271flddin M reodit aupm de Témir, et eitaya de lui fiûre craindre que h per-
46272ception du khanu^ ne
46273restât arriérée, h la l%te
46274était supprinnée, et n, par
46275soile, la crue du Nil n'avait pas lieu. Bibars, loin d'écouter aes soilicitalîom
46276persista dans le projet d*abotir la fitoe. Et la éfaose reçut aoo eiécution.
46277Cette même année, le souverain de Sis équipa, sur la mer de Chypre, plu*
46278sieurs vaisseaux chargés de marchandises, dont la valeur
46279s'élevait à environ
46280cent mille dinars. Ces b^tinients furent jetés par le vent dans le port de Da-
46281miette, et pris jusqu'au dernier.
462824 celte même époque, on reçut
46283la nouvelle que, dans îa contrée soumise à
46284Taktaï(37), ^ULu, la disette avait régné l'espace de trois ans; qu'à cette famine
46285avait succédé une mortalité qui attaquait les chevaux
46286et les troupeaux; en sorte
46287que tous ces animaux avaient péri. T^es habitants, n ayant plus rien à manger,
46288avaient vendu leurs enfants et leurs proches à des marchands, qui les emme-
46289nèrent en Égypte et dans d'autres pays.
46290Vers ce même tempe, on éprouva en Ég) pie un violent iremlilenent de terre.
46291Au Caire et à Fostat, au moment oà Ton âeva les cldteaui , et où Ton déoon
46292la ville, les désordres commis avec les femmes, et les eoines d'ivroguerie lurent
46293portés il un point qui! est impossible de décrire; et cela, depuis le cinquième
46294jour de Ramadan jusqu'au huit du même mois, époque où les châteaux furent
46295démolis. Le jeudi vingt-troisième jour du mois de Dhoulbidjah, au moment
46296delà prière du matin, la terre tout entière
46297s'agita; on entendît im craquement
46298dans les murailles, et, dans les toits, des bruits effrayants. Les hommes à pied
46299étaient contraints de se courber; les cavaliers tombaient de leurs chevaux. \m
46300(37} N«a$ apprenons de Mtkrizi (pag. $95, 6 ta, 671, 667) que ce prince, qui était fils de Mas-
46301goutimour, n-gnatt SUT Ics pafS éu oord , c'cai-à>diK sur 1« TîUe de Sftcai ct U awtiéa do Ki^
46302tchak ou Kiptchak.
46303Digitlzed by Google
p. 516
46304AVfO*(i3oS).
46305*XI. M£LIKNASER-MOIIAMMED-BËN-K£LAOUN.
46306ilS
46307population s'imagioB que le oiel allait s'afl'aisser sur la terfe.ïoi|» le» habitants,
46308hommes
46309et femmes,
46310sortirent dans
46311les
46312rues.
46313frayeur
46314et
46315ht précipitation
46316étaient
46317telles, que
46318le^ femmes ne prirent pas le temps de voiler leurs visages.
46319Partout régnait un .tOk ux lunuiUo; partout se faisaient entendre des cris et des
46320hurlements,
46321lies maisons sVcroulèrent
46322des murailles &e fendirent
46323; les mina-
46324rets des mostfuées et des collèges
46325furent
46326renrersés
46327; des femmes enceintes, en
46328grand nombre , accouchèrent avant terme. Des vents impétueux s'étant élevés
46329U Nil dâiorda , et jeta à la distance d'un jet de flèche 1m barques qui se trou-
46330Ttient sur le rivage. Eniuile Feau ae retira, et laissa à see oes bAtimenU, ^nt
46331Ica aneres liaient brisées. Le vent entraîna les bateana qui vognaîent au milieu
46332du eouraut, et
46333les jela sur
46334la
46335rive. La populatioa éprouva des pertes iaïF
46336nienses. Car oenx des habitants que la frayeur chassait de leurs maisons les 582
46337quillèrent, sans
46338se
46339mettre en peine de oe qu'ils y laissaient, fit des brigands
46340VjLejw)! ^1
46341pénélrèient dans
46342ces
46343retraites,
46344et enlevèrent tout ce qui leiir
46345plaisait.
46346Les habitants sortirent du Caire, passèrent, pour ta plupart, la nuit en dehors
46347de
46348la porte de la Mer
46349v_^Li
46350, et dressèrent des tentes depuis Boulak Jusqu'à
46351Raudali. Peu de maisons
46352, au Caire et à t'ostat, restèrent complètement à l'abri
46353de la destruction; piusieura furent entièrement dégradées. Les barrières w,,^
46354placées sur le sommet des maisons s'écroulèrent,
46355tl ne resta pas une maisou
46356sur la porte de laquelle on ue
46357vît de la terre, des briques, et autres objets du
46358même fenre. Les babitants passèrent la nuit du vendredi dâns les t^dnù ét les
46359dOMMquées, implorant le secoure de Dieu , jusqu'au moment de la prière de
46360vendredi.
46361Des nouveUes, arrivées suceessivement de la province de Garbiab, annoncè-
46362rent que, dans la vQle de Sakhi , famtes les noaisons délaient écroulées, en sorte
46363qu'aucune n'était restée sur pied, et qu'elles ne présentaienc qu'un monceau
46364de décombres; qtie deux villages du Scliarkiab avaient ét^ renversés, et trans^
46365formés en un monceau de ruines. Suivant des nouvdks que Ton reçut de la
46366ville d'Alexandrie,
46367le
46368phare
46369s'ouvrît,
46370et environ quarante de ses créneaux
46371s'écroulèrent. La mer se souleva,
46372et ses
46373flots, poussés par le vent, aifeifrnirent
46374la porte de la Mer, et jetèrent
46375^iir
46376la cote les vaisseaux des Francs. Une bonne
46377p:i[tiê du rempart fut renvoi s
46378't-
46379; et un grand nombre d'hommes perdit la vie.
46380On apprit également que , dans la partie méridionale de TÉgypte , au jour ci-
46381Digitlzed by Google
p. 517
46382«l6
46383HISTOIHE DES SULTANS MAMLOUKS.
46384dessus indiquô
46385, il avait soufflr un vent noir et ténébreux
46386; en sorte que, durant
46387l'espace à'unv heure, les hommes ne se voyaient pas les uns
46388le»* autres.
46389Ivi terre
46390s'ag^îta. pul^ sduvrit, montrant nne couche de sable blanc, et, d;uis d'autres eD-
46391diuiu, de sable rouge. Sur piuMt urs points, le vent enleva
46392la terre, et
46393laissa
46394à découvert des bâtiments que le sable
46395avait
46396recouverts.
46397Ia\
46398ville de Kous fut
46399renversée. Un homme
46400était occupé à
46401traire une vache. Au moment du Irem-
46402blMnenl de terre, cet bomme fat aoulevëy avec le vue wJU' qu'il tenait à b
46403naÎD. L'anifloal fut <galeafl«nt enlevé de terre. El, lorsque la aeoouue s'apaisa
46404,
46405oai Itomiiie se retrouva à la place qu'il avait occupée précédenimeot , «aut
46406qull te fAt rëpaudu aucune portion du lait contenu dans le vase* Suivant les
46407nouvelles arrivées de la province de Bolialrah , la ville de Damanhour-alwahsck
46408avait été oomplétenient rainée.
46409Parmi les édifices célèbres qui furent renversés, on compta
46410:
46411i" la mosquée
46412d'Anwoa«ben*AlaSf à Fostat. L'émir
46413Selar,
46414le nalô,
46415se
46416chargea de
46417la
46418Taire
46419rebfttîr.
46420i"
46421la mosquée
46422iz/tar.
46423I.'émir
46424Selar, auquel
46425s'associa l'émir Sonkor-
46426alasar, s'enj^agea à faire les Irais de la reconstruction. 3» La mnsqiu'-e <\e Sfilch,
46427située en dehors de
46428la porte de Zawilah. Elle fut relevée aux dépens du
46429trésor
46430particulier du Sultan.
46431Ft ce fut Téniir .\lem-eddin-Sandjar qui
46432fut
46433cliarf;é de
46434présider aux travaux. 4° Le minaret h^'^ du collège Mansouriah.
46435Il fut
46436rebâti
46437sur les revenus du
46438iMikf, et sous l'inspection de l'émir Seif-eddin-Keherdàs , le
46439mnélt (rartifieier). 5* Le nunaret XîSU de la mosquée appelée Djami-alfikihéM,
46440Des lettres expédiées à Alexandrie ordonnèrent de rebfttir tout ce qui avait été
46441renversé par le Irenblement de terre. On
46442vérifia que la partie écroulée du
46443rempart se composait de quarante courtines t*^ et de vingt<sept
46444tours. Le
46445désastie fut bientôt réparé.
46446583
46447Suivant ce qu'annonça un courrier de la poste, arrivé de Safad,
46448le jour du
46449tremblement de terre, une grande partie de la dtadcUe de celte ville avait
46450été renversée. Du côté d'Akka, la mer sTétait retirée à
46451la distance d'environ
46452deux parasanges, puis s'étùt précipitée sur le rivage. Dans plusieurs endroits,
46453on avait aperçu au fond des eaux des quantités considérables de mardumdiseB
46454de tout genre. A Damas, les muraUlcs de la mosquée des Ommiades s'ouvrir
46455rent Le tvennblement de terre continua Fespace de €suu{deffés (38). Mab, durant
46456( 38) L« mot <krt<^th i^j^ i^S'*) «'emploie pour désirer un petit eymee de temps, une minute.
46457Digitized by Google
p. 518
46458A« 70« (i3o)).
46459XLU ELIK-N4SEftrlI0llAHHED B EH-KBL40U N.
46460a 1
46461vingt joan, la tèm ne «ena d'être den» un Aat d'agitation,
46462il
46463flo«M les
46464raines une quantité iocalcubble de personiMM. On élait alon in
46465été. Bientôt
46466apr^, dee vents empoisonDés , d'une clialeur étoof&nte, soufflèrent, sans inter»
46467iu])tion
46468, l'espace d'un grand nombre de jours. Au Caire et à Fostat
46469, la popu-
46470lation fut longtemps oocupëe à réparer ce qui avait soufiert des d^adalions,
46471à rrhi^tir les t'dificps renversas.
46472Les Irais de construction
46473aiigniciilcrcDt considéi-ableuient
46474,
46475ii raison des notn-
46476breusc demandes
46477(|ui
46478avaient
46479lieu
46480a
46481cet égard. En
46482effel,
46483les
46484den.x
46485villes du
46486Caire et de Misr se trouvaient dans une position
46487telle, que tout homme qui les
46488vo)'ail aurait pu croire qu'elles avateiii été envaliii'ii et ruinées par l'enuemi (39).
46489On lit dans
46490\' Histoirt d'Égypir (l'Abou'Imahàsen
46491(ni. 666,
46492f. 178 t°]
46493:
46494,S
46495c—i^ ^Xc-
46496^jjj^^
46497» Il s'était iHoulf
46498,
46499(lu lundi, cinq degrés. « Ailliurs
46500111:111. ^67,
46501f,
46502lay r")
46503:
46504m'
46505' ^3
46506-j.^- i^r^s»
46507" Environ cinq degrét avant Vatr. » Plu» bas ^fol. i3o r";
46508:
46509^^i.
46510;
46511ï Q. 'i^l ^
46512jsar^
46513• Oa M intBvaitalora i cnviRM dis ifefnAnB pev «vsstl'Mr. • Phi» loia
46514(f. 174
46515^jtj^j
465165^
46517* Vingt-cinq «A^aprèk lelem- dnaoleil.»
46518Et (iM.)
46519: ^^^^M
46520^
46521"
46522environ trente dcgn'-s du lever du lOiail.*
46523Dans YHimire d'Abou'Ssoroiir
46524(fol.
4652518 y"): »^L«j ^^^-ra^jjJ) jx*
46526^..^.S*
46527. Il rc^ta encore environ
46528• deux degrés, puis mnurut.
46529• Plu» bas (fol. 7) r")
46530: ïaj^ ijijJ''^^
46531«'-^^^ «Xm
46532« Jus(|u'A
46533<• «nriron vingt degrés après \*«tdtd. • Dans VHiHoin de Djâ>erti (t. Il, Toi.
465341 97 r"}
46535:
465361
46537i>
46538^j^^jJ^tji
46539i » < n s'assit «veelui l'espace de deux degrét. » Dans fHi$iatn itÊgrfêt d'Ebtt-AÎSS
46540(ion. Il» fol. i49 v'j
46541:
46542^y^jlj» 'j^^ 3*'^ ^1
46543• Ce ne fut qu'un
46544petit moment,
46545l'f^pacede cinq clcf^n-t
46546»
46547.Villetirs r'fol. l 'iS
46548r")
46549:
46550«»^ ^
46551.-^.^li, _
46552-
46553I ~
46554Î_J_)J_»
465551
46556«
46557« Dans l'espace* Uc cinq degrés,
46558il s't'nipar<i
46559<!«' la
46560ville cl de la ctiadelle d'Alcp.
46561• Ailleurs (tome 1,
46562t*pwt. M. lag v")
46563;
46564^^ilî ^J^^^ iJHT"
46565«Hw restait plus quelreDlediiyrA
46566«jusqu'au lever du soleil. >
46567(Î9)
46568« O ircmblenit'iit de terre est également décrit par notre historien, dans sa Detcnption
46569• de
46570l'Égypie
46571(t. U, man. 798, fol. aS^, v")} AboulmabAsen (maa.663, fol. 61, r°) EJui-Aus
46572*(mtlein ég i'ÉffpiK, c I, foi i«6, i^et V*), et an historien anonyme
46573( de noo BWBWSOffit,
46574« M. iSl» >* et s^), donnent sur cet événement des détails circonsUnciés. Au reste
46575,
46576il
46577faut ob-
46578« server que ce genre
46579tîi' phénomène a toujours été, en
46580fifjyple, d'une extrême
46581rarelé,
46582Niiwaïri
46583« (a6' partie, man. de Leyde, foi. 118, v°)
46584fait mention, à l'aonée S97 de l'hégire, d'un
46585irem-
46586• UflOMat de terre qoi se fit sentir en Egypte; Cest
46587le mène que décrit Abd-aUalif ,
46588ténioi»
46589« oculaire. Au rapport de
46590Makri7.i (So/ouA ,
46591t. I, pag. io5}, l'an 600 de la même ère, un
46592trcm-
46593• bleraent do terre considérable
46594fit
46595SL'niir cbiis
46596la
46597plus grande partie de l'Égypte,
46598la Syrie, le
46599Djéiirah (la Mésopotamie), le pays de Aoum ,
46600la Sicile, Chypre, Hausel,
46601l'Irak, et s'étendit
46602• jnaqu'à Scbtah, dutt la contrée de Migreh.
46603Hnit ans après
46604( pog» itt), un violent tnoiUo»
46605; de terre ébranla TÉgyple» et reavecsa, dans le» deux TiHce du Caire et de liisr,,^piaBiilé
46606II. iauatrèèm parOe.)
46607a8
46608Digitized by Google
p. 519
46609f tS
46610HISTOIRE DES SULTANS MAMLODKS.
46611On pnt vdr dan» «et évâieinent une preuve de h iKmté d« Dieu à l'i^gaid jde
46612•es serviteurs, car ils renoncèrent à ane partie des jeux et des désordres aux-
46613quei* ils c'éiaieot livrés pendant le temps qu'avait duiv la décoration de la ville.
46614• de maison». Au
46615rapport de Makrui
46616( Solouk,
46617t. Il,
46618niao. 673 ,
46619foL 36;, t^)\ d Ahmed-AslLi-
46620• liai
46621(t. il, inan. 657, ^
46622v*), et d'Ebo-AÏM { 1 1, a* partie, fol. im, v«), an trembla-
46623n ment de terre «ut lieu ea Êgypte l'an 8a8 de l'hégire, et, £x aos après
46624( M.ikrî^i, nu. 673,
46625• fol. 341, v°, '^11
46626. r"\ on éprouTi On Beau du voitat geere, sur lequel Makriai nous donne
46627• des détails assez étendus.
46628« Qui] ow
46629toit pccnis, à
46630cette
46631oeeasion,
46632de répondre à «ne
46633asscrtiM qe'a iaàm mam
46634• savant confrèrr, M. LetrOIWtj 4faws mju Mémoire sur la
46635statue iBMfe de Memnon
46636( pages aS
46637et suivantes).
46638Il
46639sti|>|>o$e,
46640en
46641rappiorlirint du
46642Kvsu- de Sirahon un
46643passage de
46644la chronique
466454 d'Ëu^be, que
46646le colosse de Mcœnon
46647fui renverse, par l'efTct d'un treiublcment de
46648terre
46649qui
46650• «ni liea en Égypte, 1
46651la eent quatrc-Tingt-hnilièiiie olyonpiade, la seiatème aimée du règne
46652• d'Augmfc, vingt-sept ans avant JéiMis-Christ. Ce rapprocliement est à coup sûr
46653fort
46654ingénieux.
46655« Touielois j'userai ne pas admettre le< conséquences qu'en tire l'habile critique. D'abord, et malgré
46656• les explications plausibles que donne
46657M. Letroone,
46658il me parait bien diilcilc de sttppoacr que,
46659« qvaad «a coioM* est eoaipoaé dTaae BMliAre aussi dnnqne Mite lirèelM sUkcnse, dansl^ucHeà
46660• été
46661t.iilli- cet immense monolithe, un tremblement de terre ait pu briser par le milieu, et horizoo-
46662•> talement, celle énorme masse, renverser la partie supérieure, en
46663laissant sur pied
46664les
46665parties
46666« înTérieures du
46667corps,
46668ainsi que
46669le trùne. Je
46670concevrais paifaitemint qu'une secousse
46671violente
46672« eAt
46673fàil Umiber la
46674staliie tout entière, et qoe, dans cette horrible chute, le corps eAt été
46675• rompu eu deux portinn<>. Mais
46676une- scp.irîition du genre de celle dfint
46677il est qnr-timi
46678m-
46679satir.iit
46680« guère avoir lieu dans un monolithe, et ne peut $e supposer que quand
46681il
46682s'agit d'un monument
46683coBfipOlé d'assises, qui,
46684olTraot des solutions de oontinuiié
46685, peuvent 4tra cnlevto de leur plaee
46686, et préd^tées k tecfe par reffet d'un ébeanlemeat un peu liort, sans que la maase entière s'écroule:
46687• En sccoud
46688lieu , est-il bien vrai qu'un
46689tremblement de
46690t<'i re
46691-.o
46692soii
46693fait
46694sentir
46695.\
46696Thi'lies,
46697ï
46698• l'époque indiquée par mon savant confrère? Eusèbe dit,
46699il est vrai, d'après la version de
46700saint
46701• JIrtme
46702( page
467031 54 ) , Thehir ^gjpti tuttoùm atqve dimm, et la version aménienne wprodak
46704• les Bsénaes détrila. Ibia le chroniqueur n'indique pas que cette catastrophe ait eu IfcQ par felbl
46705• d'un tremblement de terre.
46706S'il en avait été ainsi
46707,
46708il est probable qu'Eusèbe eût exprimé
46709le
46710fait
46711• d'une manière claire et précise ; car, parlant de la destruction de la ville de Traites (Chronicon Ar-
46712• mammt p. 356) , dadoasa villes d'Ane fp^ «63 ), de Laodioée, Himpolisct Colosse (p. 37a}, de
46713• l>aisvUleadeiHedeCb7pre(p.a96),de}i]nsicnn villesdeGràoe(p. 3lo)*(fAntloehe(p. ata),
46714• de trois villes Je dalntie
46715fih
46716", de Nicomédie et de
46717>'ii:<'-e
46718'il).\
46719il
46720nttesic
46721d'une
46722iiiani<^re expresse
467231 qu'elles furent renversées par des tremblements de terre. 11 est à croire que, dans la circonstance
46724• qui nous ooeupe, Ensèbe n'aurait pas manqué de rdalerk phénomène terrible qui avait amené
46725« bdeslijiction des édISeesde Thébes.
46726S'il n'en dit rien, cTeat que probablement aneuB tremble-
46727« ment de terre ne se
46728fit simtîr, à rrttn époque, dans
46729l.i hantr
46730I''^ypte, On peut supposer, d'après
46731• les expressions dont
46732se
46733sert
46734Eusèbe, que la
46735ville moderne de
46736Ihélies,
46737soit par suite d'une
467384 févolia de ses habitants, on de rinewiion dTn anDeni étranger, avait éprouvé une raine lo-
46739• talo. C'est ainii que, suivant l'aHertion du même Eusèbe ( p. 3«9 ) . dans villas de la llttaide,
46740Digitized by Google
p. 520
46741M 9M (iSqS).
46742XI. llBLfE-llASBR.|IOBAM]ICD.BEII^KKLAOU(l.
46743«i^
46744QodqnflMitit néiae abandonnèrent tout k fiiit ce genre d*ftinnaeni«its, attendu
46745que des nouvellefl oombreoees qui arrivaient sucoesaivement dtii pays des Franc*
46746et dee itttrei eontr^ du globe atleitdreot ka rav^ea cauaëa par le tremble*
46747menl de
46748terre; Pwml le» ctraonaumce» eingnllères qui ae«>in|Mfnèrent cette
46749oataslrophe, noua citerona le trait saifanr. L'emtr Bibara, le ^dschenkir^
46750fiû-
46751aant travailler, pour réparer les dégâts qu'avait éprom/s la mosquée de HAkeiis,
46752on trouva, dana on dea piliers d» minaret , une main humaine accompagnée
46753« Busim etCopUM, s'eUnt révoltées contre
46754lea> Iloiuaius, fureul r«nTenées de fond en combler
46755• On bicoM psBt admetu-c que plusienn des aiOBiuurntt de Tliibe»i QÙnés par le tenip», •'éeuMi*'
46756« lèreot à l'époque indiquée par Eusèbe.
46757• Si le colosse de Memnon avait
46758« if ilftmit
46759p:ir rpfTpt d'un
46760lr<>mbleineiit de terre sî voisin du
46761• voyage de Strabon en Égrpte, ce giographe, en parlant de cette catastrophe, n'aurait pas employé
46762• Mite cxfireHioB dolHialive
46763: 6c ^«m, «donne m rf»»
46764il am«il parié d'une nauiàre affirmative;
46765« car le
46766fait lui aurait été certilié par des témoins oculaires de cet événement. Et leur déposition
46767« ne lui aurait pa» permis de conserver, à cet égard ,
46768la moindre incertitude. D'ailleurs , si la ca-
46769• tastropbc avait été d'une date si récente,
46770les
46771parties supérieures du colosse auraient joiwbi le
46772« lol dlnmenaes débrk, qui a'aunient pas manqué de ftappcr les yein 4e Stnben, tt dont il
46773« aurait parle d'une
46774maniîrc cxpresic.
46775Or,
46776il
46777ne
46778dit
46779pas un
46780mol de l'otistencp de ce*
46781ruines.
46782II
46783« est donc probable que ces masses énormes avaient disparu depuis longtemps. Et, ce qui achève
46784« de fMttTw le 6lt« c'est qu'au moment où on s'oanipa de lélablir le «doeie, «a n'employa pat
46785< les parlie»<(Bi lot aTaient appartenu prfeédammcnt; mais qu'on se servit de pièces de frès qui
46786n'offrent ntirtin rapport avec
46787la matière dont se composcnl les parties inférieures de
46788la
46789stattie.
46790• Si Strabon a employé l'expression aijeiuiv "ppnfàw^t &^ fwi
46791, partit, dit-m
46792, d'un tremble-
46793« m«*< dir tare» il a probablement iteaitt faire alluaion A quelque érénemcnl de ce genre, d'une
46794« date inamniie, par lequel certaines penonnes
46795prétendaient expliquer la destruction
46796violente
467971 d'un pareil monolithe.
46798Enfin, si, du
46799temps d'Adrien, une croyance tinivn stllr
46800, m
46801Éy;ypti'
46802" attribuait k Cambyse la mutilation du colosse de Merainm, cette tradition ne prouve pas,
46803il
46804est
46805• vni, d'une manière
46806infinilible. la réalité du flnt; nuis dn moins «Hé atteste que révénemaat
46807« n'avaii
46808[
46809< u tieu à une époque si rapprochée, et par (tiite d'un affreux tremliicmi'nt de terre}
46810• car de semblables caïastroplus hii.^^nt dans la mémoire des liomnies des (races ineffaçables, et
46811« U souvenir s'en pei-pétue dans la suite des Ages.
46812« Rinr résumer, «B deox mets, mon opmiott, je ne crois pas, malgré la eenjeenin rapporté*
468131 par Strabon, que te ndnc du colosse de Memnon ait été causi-e par on tremblement de terra.
46814< Je pense qu'une main ennemie
46815,
46816scjil
46817telle
46818àv
46819(Lainlnse,
46820soit
46821celle de quelque conquérant non
46822« moins barbare, avait, à une époque recuice, et par de longs efforts, mutilé ce vaste rooiiuliUie j
46823« qn* les parités supérienres tombées sur le «ai avaient été brisées péaiblement, et ttansportées
46824an loin, poar être employées en guUe de
46825matériaux. Que la statue éunt brisée
46826|>ar le nnliea»
46827« une secousse de trcmblcmoiit de terre ait fait glisser à terre la partie supérieure de cette masse,
46828• le
46829fait, k coup sûr, n'aurait rien d'impossible j mais je ne puis admettre que cette chute, que
46830• celle dalmclîon aient en lien à nne époque ansfi rtoente que le règne d'Anpialu. •
46831Digitized by Google
p. 521
46832>ao
46833HJSTOIR£ DES SULTANK MÀMLOUK&
46834de son poignet , et enveloppée dans des bandes de coton lur lesquelles étaient
46835traoéas des li^es d'une écriture
46836incoiiniie. Le maio élaît encore
46837fraîche. On
46838déterra ces objets. Parmi les «'dinces que les secouss<es renversèrent, se trouvait
46839la maison d'un
46840fabricant de
46841briques.
46842I/es pouires s'étant croisées O-JUù'
46843au-
46844dessus de la
46845tête de
46846cet homme,
46847il
46848lesla eu
46849vie.
46850Il
46851avait
46852auprès de
46853lui
46854une
46855ci uc)i(> de
46856lait dont
46857il se
46858iiounil
46859«luiaiit
46860]ilu.sieurs Jours. Lorsqu'on
46861le tira de
46862desiioui»
46863les
46864l uiiic^,
46865il était encore vivaul, et n'avait éprouvé aucun mal.
46866('ettc année, l'émir Sonkor-scliab-Mansouri
46867lui nommé naîb de Safad
46868,
46869en
46870remplacement de Bedkhas, qui
46871reçut en dÀlomraagement
46872le rang d'émir en
46873^lypte. Kandjak ( Kabdjak) fut Irant^ré du gouvernement ûL» de Schaubak
46874à celui de Hamah, comme successeur de Melik-Adel-Ketboga, qui venait de
46875mourir. Belliân» le (^ouàenddr, prit possession du gouvernement
46876de Heona,
46877qui était vacant par la mort de Self-eddin-Albeki. Maïs, ayant ensmie donné
46878sa démission,
46879il fut remplacé par Izz-eddîn-Albek-Hamawi, auqud succéda,
46880dans
46881le gouvernement de la
46882citadelle de Damas, Bibars-Talawi. La crue du
46883Nil
46884s'éleva à dix-huit coudées.
46885dette année, dans la ville de Nabolos
46886( Naplouse)
46887,
46888les Hanbalis,
46889suivant
46890leur usage, commencèrent
46891le jeûne avec toute
46892la précaution
46893possible
468941jL:-..L)-
46895Tandis que
46896les Schaféis
46897et
46898auties laissèrent
46899finir
46900le mois de Sehahan
46901,
46902pui-i
46903se
46904livrèrent au jeune, les llanhaiis, au bout
46905île Ireiile
46906joiii-s
46907, muipireiil
46908le jeune
46909,
46910célébrèrent
46911la fête,
46912el tirent
46913la prière en usaîje dans celte solennité, et cela sans
46914584
46915avoir vu
46916la nouvelle lune. LesScbaiti», ainsi que
46917la niasse des habitants, jeû-
46918nèrent ce jour>là; le lendemain matin, ils
46919rompirent
46920le jeûne, célébrèrent la
46921ftie, et 6rent la prière udtée en cette circonstance. Le tuOb de b Syrie r^rû>
46922manda le gouverneur de Nabolos,
46923et
46924lui demanda comment
46925la
46926population
46927n'avait pu s*eniendre pour choisir un jour unique ;
46928il ajouta cpi'un pareil évé-
46929nement n'avait jatonais eu lieu.
46930Chea le* habitants de la ville de Grenade, en Espagne, il arriva que le jeûne
46931du mois de Ramadan dura seulement vingts jours , attendu que , pendant
46932plusieurs mois,
46933avant celui de EUmudan , le ciel avait été couvert de nuages
46934épais. La nuit du vingtnseptièmejour, on monta au minaret SbU pour l'illuminer,
46935suivant l'usage ; dans ce moment
46936, les nuages se dissipèrent, et laissèrent voir
46937la nouvelle lune. On rompit aussitôt le jeûne.
46938Cette année vit mourir, entre autres personnages marquants, i^Borban-eddiu-
46939Digitized by Google
p. 522
46940«ir7M(iS«S>.
46941XI. HBL|]C.NÀSEIUAOHANll£D-fiEM.KEl«AOt)N.
46942«al
46943Ibrahim-ben-F«llah-Eba-llbfaaimiied4)en'Ilalem>Selm
46944(natifd*AI«undrie)»
46945le aAtSSl, 11 mourut à Damas le vingt^joetridoie jour de Sciiewil. Il él«U; oé
46946dam la ville d'Alexandrie, l'an €36,
46947Il élait eélâire pour sa science, ainsi que
46948par sa piëtë. U avail rempli la place de nalh (aubelitut) du khatib ( prédicateur)
46949de
46950la mosquée des Ommiades, à Damas. Il exerça, dans
46951la même
46952ville,
46953les
46954Ibnctions de jirg<^
46955rt de professeur, et
46956s'y rendit longtemps
46957utile,
46958a"
46959Kenu'il-
46960etldin- Miniod-hen - \bi'lfatali-l)eti-Mahmoud-ben-Abi'lwahsch-A.sad-ben-Sala-
46961mah-hcn-Sonleîiikati-ben-F'atian, plus coiiiui sous le nom à! Ebn-Elattar. Celait
46962un
46963dos
46964kàûb-mltierdj,
46965^j-^' ^Lf.
46966Il mourut
46967dans
46968celte
46969ville
46970le
46971vingt-qua-
46972trième jour du mois de Dhou Ikadali.
46973Il était né
46974l'an 6a6.
46975Il
46976se
46977livrait avec
46978assiduité à la lecture du Coran
46979,
46980aimait à entendre disserter sur les
46981tradilions
46982musulmanes, et en donnwt luinnéme des leçons. Citait un homme important
46983d'un grand mérite ,
46984avait ^lement écril en vers et en prose. Dnmnt qua-
46985rante années consécutives ,
46986il écrivit sur
46987les Kdes ^jJI (4o)u
469883"
46989le schelkb
46990C4o) L* mot
46991denff qui fUt sa plarid ^^ji, dM^m mur/atfMr tb pt^- On Ut dun k
46992Diwan^linsehA{m»n,
46993fol. 109 V*) :w^l ^M-^^ JjP^
46994w^^' J -y^. ^^A'^
46995JLojI ij* ^
46996-L Daus le langage tuuci , on cntcad
46997, par le mot der^j, ud papier allongé , formé de
46998« plusieur» pièce» réuaics. • Dans les Milir et une nuits
46999(t.
47000I, p. 5S1
47001: (Jîj^' {j" W"J-^ J^Lj
47002» Tu
47003• prendras une reuilla de papier.
47004• Dans ï'Hittoire d'Abou'lniahiisen ^man. 671,
47005fol. ^ r"}
47006:
47007i&IOl ^
47008. Il prit «ne Caille de papier. > Plm Ida (fd. i38 r*) : U.j> 1^^ ^J-^'
47009•LmO^I ^^yi
47010^
47011•1' "^1
47012• Il tirait de sa manche nn papier qui lui avait été envoyé de
47013la
47014" chancellerie.
47015- Ailleurs (roan. 663, fol. 61 v"}
47016: IL. (^j^j^ '^'^^ w'C» ^13^
47017« 11 écrivit sur les
47018« rûles Tcspucede quarante ans.» Dans la A7e des mèdetins d'Ebn-Abi-Osaibah(f. 1x7 T*)
47019: ^^JUmI
47020La.jJij
47021ïtj.) • U «e
47022fit apporter uo écfitoire et une feuille de papier.
47023» Dant la Dejer^pKAm de
47024règypie de Mskriai (tom. H, man. 798, M. *i<i v*)
47025: Ltmj
47026*m • Il avait avec
470271 lui une feuille transcrite de la main de son père
47028et oArut on tmtlinmt
47029- Ailleurs (man. 68a,
47030•>
47031Il forma
47032les registres de peaux, et
47033" abandoima l'usage des derdj (rùles).
47034» Dans VHiUoire des patriarches d'Âiexandric
47035(t.
4703611, m.
47037i/iu,
47038p. 83)
47039: SiUlT% sÂ>^ J?^'
47040JT^ zj^
47041iJ^J-*^
47042' ^ '^'''^^'^ que l'on prit
47043un (^and papier, fenné d'une finiille, qui mwiniWan 4 «n re^tre,et qn'on le pliât aam y rieii
47044•• écrire. » Ikns la rie de Bièan deNowairi(fol. 35 r*): L« ^j-^t
47045^jstt ^
47046çJj4^
47047Jli«
47048n I.C mouvakki (secréuire) écrivit, k la droite du rôle, les mots suivants. « Plu» bas (f. 40 v")
47049:
47050w-:^
47051.^js>-->
47052vJ'* pT**^ T/"**^-
47053" "
47054f ppliqucr des apostilles sur des feuillu
47055«blanches sur lesquelles
47056il écrivait. « Daus VHistoire de Bctrout (man. t*ai, fol. 41 r") :
47057.\^x!L^
47058leMwJl^^lj^t
47059^y^.
47060• Il copia une feuille qui prétentait les sept genres d'écriture.
47061Dans l'Oewiafr M«nv«igne de TaU-eddin-Plii (^^t Aialt) (tom. lU, fol. i5 v*} :
47062Digitized by Google
p. 523
47063IISTOIBB DBS SOLTàllS KAHLOUKA.
47064Sclielilb-«ldiiinAhmtd4wii*Boi4Mtt-«ddin
47065ri.
47066Il
47067mourut au
47068Caire. 4° L'émir
47069Fàriir-eildiii-Albeki asséki (récbanaon), Tua d«
47070mtmlouks de Ifelik-O^er-fiiban.
4707111
47072fut promn à diUtéreoto «mplob, juM|tt*à
47073jLSÎI
470741>^3. i-jj
47075«Il avait avec kui un rôloqui ofTrail l'écritm
47076<li
47077^ iirincipauz iœanu.»
47078Ailleurs (f. loa v")
47079: ^
47080*^
47081'
47082PO'""
47083'* f<^unic.
47084• Dans VHutoire d'Égrpte d'Ebn-
47085AjM(toae I, première partie , fol. 6 recto)
47086:
47087^
47088L—jjJl ijy^
47089On infiâ, pour BMchid. lu fifim dn nMMde
47090entier, m» ihm feuflle de papier.» DuisrjRr-
47091Katce lai m long rM«, sur lequel étaient écrits Pdviroii vingt vit» du geni^ appelé aei^l. » DttM
47092le Ditvdn-4itttuchâ (man.
47093i ";;!, M. i88 r*)
47094: ^jJl Jjl J
47095*jLJ3 Ijuj
47096. Il commençaîl par
47097• écrire le tormh en
47098ti'-ti' du rùlf.
47099•• On lit dans l'ouvrage que je viens de citer (f,
471001
471011
47102r*)
47103: ^'-^
47104>^
47105«Quant aux secrétaire*
47106" d« la cliauceUcrie secrète à Gaieali,
47107si Sis, dans la
47108|>I;ice d'Alexandrie et ù Karak, on ne les de»
47109• signe que par le làSMtétkoHttah-mUei^, • Ailteors
47110(r. 109 r")
47111: w>l^ ^^<^ ^
47112• w>L^>^
47113^ %:U^jJt • Les Mtf^edfen^ tant, pour le rang, aunketeitt dei kâA'iMut, • Vli» ha*
47114(fM^ T*} :
47115Jjipt ^» J
47116wJU)^ IJL» ^3
47117^jJf wLâ^
47118« Lct kOtOf-adderdj (écrivains des rôles ; ont re^u ce BOBi parce qoe, la plopeit d« Mnpa, ils <erl-
47119• vent sur les rôles du papier du trésor. » Ailleurs (f.
471201 18 r" et v")
47121: s^^lST
47122^
47123^J>J-^^<S ç»j j^'-^' i^r^ sJ:^jJI s^isif Sïj]
47124îy^G UUj
47125^ ^— jJl
47126^IjjjJb ol^^i
47127'LtJj » Len kê^b-ndder^i sont, pour le rang, au-dessous des i«/ir&-«<(AM.
47128« Ce M»t , pour la plupart, des cafiiiits du kâtA-«diett, qui dâmieat dans la carrière. Ibae bemcat
47129< à écrire re que leur iniliijuc le kdtim-asfirr fscm'tnire de
47130I.t
47131rhnnrrllf'ric secrète), concernatil
47132le
47133• montant des taxes,
47134les petits rescrits, le» diplômes,
47135les feuilles de route,
47136les permissions, tes
47137« copies, les brontlloosi et autra objets da même genre. On pourrait les désigner, en général, |>ar
47138le nom de kâ^-^lintehâ, attendu qu'ils copient tous les actes émanés du bureau de la ehaa-
47139« cellerie. • Dans la Vie de Bibart (man. So3, fol. Il
47140r")
47141: -^^i
47142jJ jL-«
47143. Il était son kâtih-
47144atlderdj.* Dans VHistoire de Nowaui (a6' |>artie, inan. de l/cyde, fol. ii6 v")
47145: s--»lî^
47146^,--« jL»*
47147^j)^ jJl « Il fut mis au nombre des àMb-adderrij. « Dans l'Histoire d'Abou'lmahdsen (maiiuM r. 666,
47148fol. 19 v^)
47149: kjj>^\ j'-j«x)b gj<^^
47150«Le mtmt^Ai-addenlj (écrÎTain du rôle) en Ëgjpie>*
47151L*aaledr dalKî*a»aiauci<4 parlaat de l'éqrmologie de ce not (f, 134 v% s'eaprime aiari : jLi
47152«tytl» J» â'Ji^t
47153JA.j^1^ iJ
4715413} U.^^ «fijdt *Aanptiortde Bca-BIdjib-
47155• Noman
47156, dan*, Touvrage intitulé le Trésor des éerivaint,
47157le terme denlj
47158était, dans
47159l'oiigine,
47160lUi
47161t nom d'aclioo, dérivé de l'espreseion
47162c'est- à-direy'a<' écril rigidement
47163Digitized by Google
p. 524
47164âw fot (t3o3)L
47165ZI. KEtlK-HASEM08AIIllED>BEll.EfiL40DR.
47166^3
47167«e qu*U Ittt au iMMidir» do éaàn dTÉgyple. Ayant ëlé mit an prison , 0 dut ta
47168liberté à Melîk-MaiHOttr-KelaiMin , qui lui conrëni la (prada
47169d'émir, paît le
47170Dumma ttaift de Saftd.
47171Il occupa ce poêle respaoe de dix ans. Il prit la fuite
47172avec Kandjak (&abdjak), et alla chercher un aatle aupria de Gaaan, dont il
47173i^pousa la sœur.
47174Il accompagna
47175ce prince dana son expédition ; ensuite
47176il ae
47177rendit
47178auprès du Sultan, qui
47179le choisit pour
47180nai'b
47181(de
47182Hems).
47183II mourut
47184dans
47185cette
47186ville
47187le
47188mardi
47189huitièaae jour du mois de
47190Dou'lkadali.
47191Celait
47192un
47193homme d'une belle figure, qui ne
47194s'as-ieyail jamais sans avoir chaussé des
47195bot-
47196tines.
47197Lorsqu'il moîilRÏt
47198à clieval. ou qu'il eu descendait, son djemtidr
47199portnif
47200son schd.'^cli
47201( la mousseline de sou turban). Au moment où
47202il
47203voulait reuioii-
47204ter,
47205il roulait cette mousseline
47206, en une seule fois, au iiasard
47207, puis se
47208mettait
47209en aelle. Et jamais il ne
47210roulait deux
47211fois le schdsch autour de sa
47212téte.
472135** Izz-
47214eddîn>Aidemur, naii& (vioe-roi) de la Syrie , reçut la couronne du martyre dans
47215le combat de Schalchab. Cëtait un homme extrêmement plaisant, qui a donné
47216• tbnt ou bwn de ^
47217.il , o'aM.'àrdin /i mpÊU /« Um, • Cette aaeonde é^nologie ne pvait la plus
47218natiirclle.
47219L>« là s'est formé le mot
47220^j'^t
47221pluriel ^^-^i et iéixjgae un papier piié, tut
47222voùune. On lit dans la Oetcriptioa de (Ègfpte de Makriu (man. 689, f. Si v")
47223: w«r C;^
47224ij*^-
47225*^y>^
47226« Ce que Tan 7 écrirait fonuait des Knca plies. « Dui VSktab* d'Effilé de
47227Makarri (tom. I, fol. gi v")
47228: X^^eh liyS^
47229^j>^
47230» En detlaiis du livre était
47231• un pjipier peint écrit
47232fii lettres d'art^nit.
47233^ ÏHm YTÎhtoirt d'At/'p (maa. 716,
47234fol. 191 v"'
47235:
47236s^.>l_j^l ^
47237*j
47238.
47239.
47240. gjJ-' ^ " J'»' 'u dan» un livre qui contenait plusieurs rcciu d'év»--
47241nements. > Dans YBisiolndn »driMaed*Ebi>>Abi-OaulMb (f. 168 v*)
47242: ^tj4t ôj-k
47243^
47244« il ne quittait pas les voltioM» al les copies.)» Ailkur* (f. 78 v'J
47245: ^^i-^ Âît^ ^ ju^j
47246jjj^ s_^'^ Jttàrf Jv> ^ ^ jl* • <hi trouva, dans la bibliothèque de BaUillesdioa un vduuie
47247« écrit de la main du secrétaica de Gabriel.
47248" D.uis
47249la Deser^Otun Je t'Égypte de Makrizi (tom. I,
47250nUD. 797, fol. 367
47251r°): ^ji- ^J* 'U—^ ^'"'^^ ^^.'db^!
47252^ ç\ mJi «Cbacun des eiu-
47253• ployés
47254recevait
47255une
47256feuille contenant
47257les noms de ceux
47258qui avaient
47259été honorés. >
47260Ailleurs
47261(fol. 3;5r*} : <Lij^l
47262<JI
47263i^j'^
47264^
47265* ^
47266^ **
47267•><>«
47268feuiJIa qui lui avait été apportée du bureau de la ebaBedIarie. > Et anSu (foL Sgt i*) :
47269Jf
47270•Jl oJL>^ 1.5^' ^1jy4l^Xm ^ «Cbaeuu «tdt placé suivantlai feuilles qui Iniaraieni été
47271" expédiées. • Dans
47272\'Histoire des patriarfhej d'Alexandrie (tom. It, p. i85)
47273:
47274^L^^ "Ils i'nivirent un acte portant qu'il n'était
47275|>us lii^uc
47276lU' cette place.* Aitleurs
47277(pag. 367)
47278: ieLyi^l i>^Jaa^ ^ jwxb La.j Ju>
47279• Il écrivit un acte qu'il faisait souscrire par la
47280• nultiiade.»EkwaBaJVliMwd'i^/«7/'<«^<l««ws
47281^j4I wiV
47282• L'ccrirain de Facta
47283i
47284Digitized by Google
p. 525
47285iiA4
47286BISTOIRE DES SULTANS MAHLOUKS.
47287son nom au petit marché izzi
47288Ub^ « dlué bon du Giif». 6^ Vèam Aide-
47289585
47290roup«Sehemsi-Katclischftsch. Il «vait gouverné les dens provinoei de Scbarkiah
47291et de Gariiîah. Il était exirémement redouté. Lonqu*U puuiMail les malftiteuri,
47292il leur infligeait des ehàtiments
47293affreux.
47294Voici un de ces aupplioee
47295: Har son
47296ordre, on plantait en terre un pieu, dont la partie pointue se trouvait en haut.
47297A côté, on
47298plaçait un mât
47299fort élevé, auquel ou suspendait
47300le criminel; puis
47301on le laissait descendre, et
47302il tombait sur 1p pieu, qui pénétrait dan<î son corp<i,
47303pt
47304sortait
47305par
47306le
47307ventre. Durant le gouvernement df
47308cet émir,
47309aiiciiii feiltlh
47310dans les provinces de Scharkiah et deHarblah, n'osait porter
47311iiii
47312l//c<^/r 40
47313noir,
47314ni monter à cheval
47315, ni se ceindre d'une épée, ni porter un
47316bàloii orné
47317de
47318fer.
4731911
47320ftt, dans les deu& province», élever des
47321cliaustiées,
47322et cieuscr des
47323canauK; et tous eesouvrafes furent parfaiinmeiit eséculét.
47324Il construisit, entre
47325Mahallah-Sendefii et le cantoo de Semenhoud, une levée qui porte le nom de
47326{4i} Ix mot mùar
47327désigne une pièce J'éfqffe de laine que l'on route autour du turban, on
47328<ANif «« oÊfHappe Mf ^^MuUet. On lit àtm Is MngmpMe «Ai JEI* iUeis tb fhtf^ (niuiuscr. p. go) :
47329JU* ,Jfi^ .^jj^^L
47330|>,iiir,i ^
47331Il psruùk, pour liwban, me piios de laine, appelée
47332< mimar. • Plus loin (p* \&f) :^ ^^y^
47333^l-A J1 '^^^ ^
47334^ ^y^^ ^ JLT^
47335ç- ^
47336J—a^'j
47337JL>y~^
47338" Il portait sur sa lélc un mizarde laine, suivant l'usage des princes
47339de
47340la
47341' race d'Otbman, qui adoptent ce i^enre de costume, à la mort d'un membre de leur famille. « Dan»
47342kciWnUrerwwmiAf (took i.pag. 58iJ:
47343jj.^
47344< Sa tête était couverte d'un
47345' mUarét l«ine. > Aillenn (tom. Il , p. (35) :jj4b
47346i 7 ' • Elle lui couvrit la léle d'un «Isor. •
47347Dwm YHUtaire d'AboulnulUiMB (aua, 6S3^ foi. i84 O i
47348jyj»
47349Sur sa léte était
47350• tm«WMr de laine.
47351» Ailleurs (man. 666, fol.
47352t'H
47353r''
47354:
47355v-lj ^Jx
47356« Il se loiffa ta
47357« léte d'un misa/- de laine
47358I>aiis Vnr,t,yin-
47359«I Kbn-kadi-Schohbah fmau. 687,
47360fol.
47361C,
47362r°)
47363: j^', ^
47364"Sur sa tcle était un miiaraoir. « Ailleurs (f, 90 r'): ^JOf^\
47365L^k>.
47366.
47367•
47368• Il vît le Prophète qui était eoiffé d'un mittur blanc. • Dans la Deaâ^Mio» de ftgfft» de Malcrid
47369(tnm.
47370II
47371, mail. 798,
47372f. 379 v°)
47373: ^^j^ i-lj
47374.. Sur sa téte était un mizar de laine.
47375^ Dans
47376le t'dkihat-atkkotafah d'Ebn-Ar.«bsrhah
47377p. 18-)
47378:
47379Sa tête rt iif couverte d'nn
47380» mitar précieux. . Dans VBUtirire d'AbniCil-Askalâtii (tom. U, f.
47381v»)
47382;
47383* ft
47384; ^^
47385J
47386Sur son épaule était an jn/xw de iabe qui pendait.
47387Dan» l'fflMDffv d'igypie d'Ebn-iUiH
47388(tom. I, a* partie, f
47389S;
47390v»)
47391: î:y"
47392jj^ tiiS ^
47393. Sur son épaule était un misar de bine
47394• qui l'enveloppait.
47395- Ki
47396(fol. yo r*)
47397; ^joyj\ jj^
47398^
47399, Sur sa
47400Irtc étiiit ttn mt&ar blanc. >
47401Chex des auteurs plus anciens, le motj^ est pris dan^ le sen, de ceinture. On
47402lit dans le Kitdb-
47403alagdni (loin. Il,
47404f. 3a8 v°)
47405: ^jj^ Ja.
47406jJ* 1—•
47407« Votre mère ne sait pas quel homme a
47408> détié M eeintuK. » On voit que eeUe expression répond à edie de Catulle (Carmtm II, p. 4)
47409:
47410Qnerf aoimiin mMt éH Ugaimm.
47411Digitized by Google
p. 526
47412f
47413tf7M (i3«S}.
47414XI. MEUK-NASBlHiOHAIlMEIKKELAOUK.
47415m5
47416SçkaÂi^t
47417^^^LSaJI. Longtemps aprèa que obI iaSct Mt obUnu k piIiM dti «wr»
47418tyre, il apparat, durant le jour, an kadide Hahallab, et lui dit t Uieu ni*a fait
47419gr&ce, et m'a pardonné, en récompense de ce que j'ai construit ladiauM^ de
47420Scbakafi. Avant été atteint de paralysie,
47421il
47422s'était démis de son gouvernement,
47423et conliné dans sa maison. Â l'époqne
47424TexpMition de Schakhab,
47425il se mit
47426en marche, porti^
47427dans une
47428litière. Au
47429moment
47430du combat,
47431il
47432se revétii de
47433sou armure,
47434cl monta à cheval, qut'ii]ii
47435il
47436fût en proie à des douleurs violentes.
47437Comme on
47438lui représentait qu'il
47439n'était
47440pas en état de couibaltre,
47441il répondit
47442:
47443«J'attendais
47444ut)
47445pareil jour; par quel
47446auti-e moyen Kaschschâsch
47447pounait-il
47448« ^diappcr à la juste févMié de son Dieu? »
47449Il se précipita sur Feunemi , com-
47450battit avec intrépidité ,
47451et périt dans Fadion. On remarqtia sur son corps sta
47452Uessures, 7* L'émir Ho8Am<eddtn-OnIla-ben-Karaman, l'an des émirs dâïieris.
47453Ffére de la sœur de Karaman,
47454il avait reçu le nom étS^Kanman
47455(fils de
47456XarasDan). Cétait un homme plein de bravoure. 8« L'émir ]i»«ddin-Albek
47457Voftttdàr.
474589*
47459L'émir Izit^Kldin-Aldèniur-Ilain-MBnsouri.
4746010* 1/émir
47461DjeniAI-
47462eddin-Akou.(;cl)-Schemsi, le hddjib.
474631 1"* L'émir Seïf-eddin-Behadur-Rakàdji, l'un
47464des émirs de Hamah.
47465la* Salâh-eddin,
47466fils de Kâmel.
47467i3o Alà-eddin-ben-Djâki.
4746814* Le scheïkh Nedjm-eddin-Aloub-Kurdi (le Ctirde). Il s'était rendu à Datnas
47469l'an 687, accompagné d'un nombre de Ciirdes. Là,
47470il
47471obtint, de
47472la
47473part
47474des
47475émirs, la plus haute vénératiou (4a). Us
47476lui ofTrirent des présents, qu'il di&-
47477(4a) 1^ vwlie <Xt» I , qui signifie propromeiitaipliv, dédfse ensuite croin aumértm,à la môi-
47478tetp d'un kamme, avoir /xiur lui tle ta considération, de la vénération. On
47479lit dans V Histoire d'Ebn
47480-
47481Khaiiikan
47482;^f. a56 Vj
47483:
474840« ^ »
47485>
47486t
474877 ».j
47488Il le vénérait pour sa science el sa religion.
47489Ml«urt (f.
47490193 T*) :
47491:\jc£, \
47492^ < La populatiou avait pour lui une grande vàié-
47493« nNîoD. m Plus lM>(fiil. 194 r")
47494: ^j^-a^ jULaet *J ^ lO^ * 11* avaient pour lui nue véritaUe tc>
47495• iiération.«Et{t
47496V 3UL»^t ^jmo. Uft JL^I^ ^1$'. Il avait pour loi de gianU
47497n égnrdii, et une grande Téiiérntion. > Dans le Solouk de Makrizi (tom. Il,
47498f. i33 y")
47499:
47500.V.â-r» t \ j-H3I
47501' Le fakir vénéié. • Ailleurs (£.190 y")
47502: .jjJV-S-T-K-tl «t^Âi^t
47503J^a^l « L'un des fakirs TéDérés. *
47504DntrilâSii&n d'Abou'limblsw (man. fiSi,
47505f. ai v°)
47506: .vir^H ^«pftJI « ÏJt uSuSkh riviré.» Et
47507[ihul.)
47508: ^UjlbI
47509« Us avaient pour lui de la Tteimtiaii.» Mllcnn(Dian. 666, r. S5 r*)
47510:
47511M Xfi jJLaUl . L'iMNnne rèvéré, Abd-dlah^Oiléberti. > Pliis bu (f. 171 v*) : ki j^UÎ)
47512^Liaal^ i^f^
47513Tout le monde avait ponr lui de l'attachement et de la vénération. * ïiiaiYHistoire
47514ttEspagneàe Makarri (l. I,
47515f. 176 f)
47516:
47517*5» ji-^w ^^'^•II révérait en lui la vertu. » Djds U
47518yitde JUeiiÂ'Saidde Nowaïri (f. 99 1^):
47519aUj .l^t
47520iiiss^
47521^ «Il était plein
47522IL
47523(quatrièmefortie.)
47524Dlgitlzed by Google
p. 527
47525ai6
47526HISTOIRE DES SULTAKS MAMLOUKS.
47527tribuait en aiunÔQes. Ayant
47528fait
47529le voyage du
47530Caire,
47531il
47532suivit
47533le Sultan dans
47534son
47535expédition
47536, et combattit dans la joui ncc de Schakhab, où
47537il perdit
47538la vie.
475391 50 L'émir Srhrnts-eddin-Sonkor-Schemsi ,
47540\e hâ<ljib.
4754116» Sonkor-Kaliri
47542,
47543l'un
47544des ëmin».
4754517° Sonkor-scliah , ostaddr de Djalik.
4754618^ Hosam-edUin-Ali-ben-
47547Bakhil, l'un des émirs île dix.
47548vo^ I^dfin-Rouuii-Mansouri,
47549f'.r/«c/<7r de ^elik-
47550Uansour-Kelaoun ,
47551et plus connu sous le nom de Hosdm l'osuuhu-.
47552C'était un
47553homme religieux, vertueux, actif, qui avait pris des leçons sur la science des
47554tndhioo». fto* Ilelik-Adel-Ketboga mottrut dans Ja ville de Hamah , le vendredi
47555jour de
47556la
47557fiSte des
47558victimes ^^^^1
47559jl^.
47560Il
47561était dans l'Age
47562viriL Cétait un
475635S6 homme religieux, bon, qui avait le teint brun, une petite
47564taille, une voix
47565grêle, un cou court. 11 était brave, irr^rocfaable dans ses sentiments, humble.
47566Il lirait son origine de la naUon des Mongols. Se maladie fut longue; et
47567il
47568tomba dans une
47569tell«^
47570prostration de force, qu'il ne pouvait plus remuer
47571les
47572pieds
47573ni
47574les mains.
47575Il
47576laissa
47577plusiettrs enfants.
47578Il eut pour successeur l'ëmir
47579Seif-eddin-Kandjak
47580( Kabdjak) Maiisotiri, qui fut
47581transféré du gouvernement
47582de Scliauhak
47583à
47584celui de Hamali. ai°
47585I-c sclicîkh Taki-eddin-Mohammed-ben-
47586Medjd-eddin-Ali-ben-Wahah-ben-.Moutî-ben-Abi'ttâali-KaicÎMn-Manfalonti, plus
47587connu bOUS
47588le nom
47589Ebn-l)akik-nlid
47590^J^^
47591mmiiiit
47592le
47593vendretii
47594onzième jour du mois de
47595Satàr, à
47596l'âge de
47597Hoi\aute-dix-sept ans.
47598Il exerçait
47599« ib vésiérittioa pour les ftlîn et les ^•«••«^ vertueux. » Dans U Biographie du Xi* mèe/e (p. 433)
4760049j ^^«tt* J*f
47601^^«11 était, due son temiM, l'objet de la vcnératiou des haLilants de
47602• l'Égypte.
47603Dam VHistoired'Égjrpte de Djéberti (toin
47604II
47605,
47606f.
476071 58 t")
47608:
47609A:^ tjJLa».. Ij^^ jlT
47610' 11 était ct'ièbro cl vt'-nérr atipr^ do petl|lèe. » Et
47611^f. 1S9 v*)
47612: .LjJ)^ ^^^J-JlJ I UjJJIm < Il était
47613• vénéré de» hommes et des femincs. »
47614L» mot .9Ll»t a pMsé dus U leagoe persane avec la ntoe signification. On lit dans VÂMnirf'
47615« Bagdad tooraiisnt vers cet homme honorable le visage de la vénération. Mus loin (fol. 181 1^ :
47616^l^t >Ljij
47617*^ vénëfatioD des hommes, à son sujet, aboutira «u
47618• desordre. •
47619y
47620Le nM»t9juJL>, «lai làf^Êmfit, enymee, désigne ensuite le tnyanee que Fou m mu mdrUe d'au
47621homme, la considération , la vénération. Ou lit dans \'Histoire d'Stp^fiU de Makarri (t. 1,
47622f.
476231 y 4 *) :
47624ïj-—
47625iiJuSft k^j^^ (3*^ «Les hâbii.ints dv l'fgyplc iirofi-s^^mt pour
47626lui une haute vcnérattrMi. »
47627Ailleurs (C 197 v")
47628:
47629• IljiJuLssait d'uiiv grande vénération, suus
47630le rapport
47631• de la «denee de U th'éologie. » Dans l'Histoire d'Égypte d'Abou'Iauiblscn (raau. 6ti3,
47632t . 4 r") :^Lie
47633ÀyghJ) ïOgiJI 4^ J «Il aviii|KNirlDi «ooeimrfaM vteéfsiiott. • Les arfae» bnm w letmimnt
47634lbl.aiv^
47635Digitized by Google
p. 528
47636«n 7o3
47637(i3o4).
47638XI. M£LlK-NASERrllOBàllllED-KfiU0Iirt
47639alors les fonctions de tmêholkodat. Il
47640né le vînglKnnqittènu joiir dji moit
47641de Schaban, l'an 6a5.
47642L'année suivante,
47643les émirs s'occupèrent activement (43) de relever les ruines-
47644qu'avait causées dans les mosquées le tremblement de terre; et ils dépensèrent,
47645pour ces
47646travaux, des sommes considérables. L'émir Burlughi-Asc lirafi
47647,
47648arri-'
47649vaut
47650(lu Hedjaz, se plaignit du peu de
47651considération qu'inspiraient
47652les deux
47653scliérifs Aboii'lgbaïb
47654et
47655Otail'ah
47656,
47657et
47658des
47659exactions nombreuses,
47660exercées par
47661les îScgrcs, Oj-jJ! , à l'égard des hommes qui étaient en
47662retraite à la Mecque. On
47663lifade priaon
47664les deux schérifs Homaïdah et Romaitluili
47665,^ et ou les amena.»
47666l'audience du Sultan , qui les gratifie de faoniiets ^Luird'ëtofFed'or, J^^- Ho-
47667maideli ne conseolU à porter ces ornemeDlB qu'iris une longue fMatanoe» et
47668lorsqu'on Peut menacé de le nmvofer en priaon. Les deux schAifk prirent place
47669au-deasns de tous le» éniir»; «pr^ quoi ils allèrent occuper le» logement» qui
47670leur étaient destiné» » et où on
47671leur offrit tout ce qui pouvait leur être nécce»
47672saire. Les émirs leur firent de» {wésents ; et on leur assigna des pension», de»
47673rations journalières et des vêtements. Tous deux montèrent à cheval, en com-
47674pagnie du Sultan, et se rendirent auMeidan, où Homayah joua à la paume avec
47675ce prince. Cette année, les troupes partirent du Caire pour aller faire une inva-
47676sion dans la contrée dont Sis est la capitale. Elles ct;iient commandées p:tr Fémir
47677Bedr-eddin-Bekt&sch, em</^<Va/i , qui
47678était acconipi^nt
47679tl*
47680I niiii Altm-eddin-
47681Sandjar-Sawûni
47682, et de
47683l'émir Schems-eddin-Sonkorscliah-.VÎausourj, avec
47684leur
47685suite. Des lettres, expédiées vers les
47686villes de Tarabolos, de Hamab, de
47687Sat'ad
47688et Alep, prescrivirent que les troupes de ces places se missent eu marelie pour
47689la même destination. L'émir Bedr-eddin«Bekftoch arriva à Dama» le dousième
47690jour du mois de Ramadan , et en repertit à la tête de» troupes de Dama». Il se
47691(43) Le verbe s^.»^ i la 8* forme, signilie s'évertuer, s'occuper d'une chose aeec xète, avec ardeur.
47692Onlk èmVmnoin d'Espagne àvWkârti (t. II,
47693f. 76 y")
47694: iJ
47695•tyilJI ^J^) * Le* point
47696«aTéveitirànnt k éerifeaar lui.
47697> Dans l'HàMre d'Ellft-KlldlikaD (f. 24i> v")
47698: ...s^jJl ^ Jj( j*
47699i>jj^\ ^ J a II fut le premier qui s'adonoa sériensenieol à la sciencv de la rédaction
47700def, »cie«
47701• de propriété.» Dans ÏHisloire d'Alep{m».a. 726, f. ig3 r°)
47702:
47703.w-l^J wOJ^I « 11 k'occui>at
47704avec ardeur,
47705ji chercher
47706les moyens de venger la mort de son pére. » Dans VSistobt ^Égfftt de
47707DjéiMrti (ton. 111 , f. 55 *)': S«s«^ wJiât • II s« livra avec ardeur à la calomnie. » Damb Bio-
47708graphie dH XI* siècle (pag. » 1 9)
47709: l*;^
47710V*^
47711" i'^M^tk iérittaas-
47712« aiCBt 4ea «w^,M le» Cûaaitrèfarar. >
47713«9-
p. 529
47714aa8
47715HISTOIRE DES SULTANS MÀMLOUKS.
47716dirigea vers Alep, où Q fut joint par les corps d'armée des diiïérentes villes.
47717Étant tombé malade» il s'anréta daos la ville d'Alep, et aoo fils prit le comman-
47718dement des troupes.
47719Les musulmans brillèrent les moissons du
47720territoire de Sis, détruisirent
47721les
47722villages, et
47723firent prisonniers les babilants. lis mirpnt Ip siège devant Tell-Ham-
47724doun. Une
47725partie
47726considérable de
47727la populatiou du
47728[)ays
47729s'était cantonnée
47730dans
47731In ciladelle de cette
47732ville. Après de vives attaques, la
47733place fut prise par
47734capitulai ion. Et, parmi les prisonniers,
47735.se trouvèrent six princes de la contrée.
47736587 Le Tahtifuui, roi de Sis, Tut affligé de cet événement, et résolnt de nuire à ces
47737princes, pour
47738les punir d*avoir rendu
47739pai
47740capiiulalion la ciladelle de Tell-
47741Hamdoun. Il écrivit au ntàb «fAlep, et lui fit dire que les princes des forteresses
47742étaient ceux qui refusaient de payer TimpAt.
47743Il demandait qu'on ne rendit la
47744liberté à aucun d'entre eux; car» ajouimt-il, je n*ai auprès de moi| excepté
47745eux , personne qui puisse payer les contributions; le nââh ordonna de mettre
47746à mort
47747rt s
47748rifTiciers. Cinq eurent la tête tranchée.
47749I.e demi*
47750i
47751. qui
47752était le gou-
47753verneur de
47754la
47755forteresse de Bamiak^ l^^Su^t embrassa
47756Tislamisnie. Une
47757lettre enjoignit aux troupes de
47758rebrousser
47759chemin. Un
47760courrier de
47761la poste
47762annonça la mort de l'émir Izz-e(Miii-\it)pk-Hamawi , naïù de Hems. Hclbân,
47763le
47764tljofth'nririr,
47765nitib de
47766la
47767riiarlrlh- de Damas, reçut Tordre de passer au gouver-
47768nrmcuLde Hems.
4776911 se mit en marche poiir cette ville le dix-huitième jour du
47770miMb de Djoumadâ-premier,
47771cl eut pour successeur, dans le commandement
47772de la ciladelle de Damas, Behadur-Sandjaii.
47773(]ette année, la mortalité régna en
47774Syrie sur les dievanx.
47775A, Alep et \ Damas,
47776il périt environ quatre-vingt mffle
47777de ces animaux. La maladie se propagea parmi les chevaux de PÉgypte , et en
47778enleva un grand nombre. Les provinces du Sâhd furent dévastées par une im-
47779mense quantité de sauterelles. En Égypte, par suite de la faible crue du Nil «
47780les prix des gndns éprouvèrent une augmentation notable. Vanleb de froment
47781s'éleva à quarante dirbems; mais bientôt une baisse eut lieui et la même me-
47782sure ne se vendit plus que vingl-cintj dirbems.
47783Sur ces entrefaites, l'émir Bedr-eddin-Djeogbelif fils de Schems-eddin-Albaba,
47784l'un des commandants tatars, se mit en marche pour se rendre à la cour du
47785Sultan, accompagné de
47786sa
47787famille
47788et des
47789personnes dp
47790'^a
47791suite.
47792Dè^
47793<|iiiin
47794courrier de
47795la poste eut appris son départ, le naïà d'Alep, en vertu des lettres
47796du huiian , soriii à la rencontre de cet émir, et le combla de témoignages d'hon-
47797<
47798'
47799Digitized by Google
p. 530
47800«Ii7o3(i3o4).
47801XI. MËLiK-NASER-MOHAMMËl>-KELAO0N.
47802229
47803oeur. Le naîb de Damas alla également le recevoir, et
47804fit avec lui son entrée
47805dans cette \ille, le vinj^t-neuvième jour du mois de Dhou'lkad.ili. Sur loule la
47806roule, on disposait pour lui des provisions. Lorsqu'il Tut près du Caire, l¥mir
47807Bibars, le djdschnihir,
47808sortit
47809au-devant de lui,
47810a( conipaL'ii»^ des émirs,
47811le
47812fit monter avec
47813lui à la eitadelle.
47814Le troisième jour du mois de ûhou'lhidjah
47815Djengheli baisa
47816la
47817terre devant
47818le Sultan, et on
47819lui assigna pour demeure une
47820maison située dans l'enceinte du château de la Montagne. L'émir Belià-eddin-
47821Karakouich-Dâberi ayant &à eovoyé à Safiid, avtc le rang d*émir, son grade,
47822qui ëtail celui ^A»ir de ta6ikhd»ah, fut èoaiM à Djcnglieli, auquel on ani-
47823gna une augmcnlation de revenu »*élevant à cent mille dtrbenis; ensuite il fut
47824]»romu au nng à^émir de cent. Anir-Ali, un «le tes compagnons « fut nommé
47825émir de dix; et Nifous« qui était également de m suite, reçut un commande»
47826ment de
47827mille tiommes. Les émirs s'empreseérent d'envoyer des |itéients &
47828Djengheli.
47829.
47830Cette année» on
47831vit arriver un ambassadeur envoyé par le roi des Francs,
47832le
47833roi d'Aragon,
47834le Barcelonais. 11 apportait des présents magnifiques destinés
47835pour
47836le Sultan, ainsi '[uo pour les émirs, et venait demander
47837l'ouverture des
47838églises des elire'tiens. Sa requête ayant été reçue iavorablenienf
47839, on ouvrit l'église
47840des Jacobiles,
47841située dans
47842la rue de Zawilah, et
47843IV'glise des
47844Meikites,
47845placée ^SS
47846dans le quartier des fabricants d'arbalètes, ^^_JLijj_Jl. On
47847fit à cette demande
47848une réponse dont on
47849chargea
47850Fakhr-eddin-Othniau , ostaddr de ieuur
47851Izz-
47852eddin-Afram. Cet envoyé emprunta une somme d'environ soixante millft dir^
47853hems, et déploya un luxe extraordinaire. Au moment du départ, les ambasm-
47854deurs remirent au Sultan une lettre écrite par leur roi, et dans laquelle
47855il
47856fédamait la liberté d'un des prisonniers faits dans file d'Arwad. Gel homme fut
47857élargi, et partit avec les ambassadeurs.
47858Il était déjà arrivé à Alexandrie,
47859lors-
47860qu'un prisonnier s'adressa an Sultan, et
47861lui fit dire: « Cet homose, auqud
47862m VOUS avez rendu
47863la
47864liberté, est fils d'un puissant nu>narque ;
47865si vous aviez
47866c demandé pour sa rançon an vaisseau rempli d'or, on tous l'eût donné. » On
47867expédia aussitôt Tordre de ramener
47868le
47869prisonnier, auquel on
47870fit rebrousser
47871cbemin, et qui fut mis, comme auparavant, dans les lèr».
47872Les andiassadeurs
47873sp
47874mirent en
47875mer.
47876Ix)n>qu'îls
47877furent à
47878(jui lque
47879distancf
47880de la ville d'Alexaudi le, ds iirent descendre dans un es^piif
47881i enur l<akhr-tdtlin-
47882Otbmau, et lui signifièreot qu'il eût à revenir sur ses pas. Et ils retinrent tout
47883Digitized by Google
p. 531
47884a3o
47885HISTUlHt. DES SULTANS MAMLOUKS.
47886ce qui
47887lui appartenait. Le vent l'ayant jeté sur la côte d'Alexandrie, on le con-
47888duisit à Misr, où
47889il se plaignit auprès des émirs, en disant rpie tout
47890ce qui
47891lui
47892avait
47893été enlevé avait
47894été emprunt*' par
47895lui; mais personne neul
47896éj;ard
47897à sa
47898réclamation. Des
47899lettres
47900ailnsf.» ts aux autoiitt's d'Alexandrie leur enjoignirent
47901de faire arrêter tous
47902les Traucs qui arriveraient de Barcelonne.
47903A
47904cette même
47905époque, on acheva
47906la
47907construction du
47908collège
47909Nâseriab,
47910aituë entre les deux pelai*. Le Sultan fit tranepoiter le corps de n oière, du
47911laurbeh (tombmu), situé dans le vokiiiage du MesehAed-N^ti, dans le tourbeh*
47912NAscriah plaoé entre les deux palab. L'emplaoement du oïdl^ Ndserûih était
47913oocupé par une maison qui avait pris en dernier lieu le nom de Témir Seif-
47914eddin4telbftn-Rescliidi. Elle fut adietée par lMik-Adel-&etboga, qvî entreprit
47915de la tranafonner en un collège. Sa porte îat^ provenait des ruines d'Aklm, et
47916avait formé la porte d'une des églises de cette ville. Elle fut nppnrtr'r au Caire
47917par l'émir Alem-eddin
47918, le tltiwaddr, qui
47919avait reçu la oommission de
47920faire dé-
47921molir
47922Akl<;),
47923Soiir,
47924Aildilh, et
47925les autres places conquises par Melik-Aschraf-
47926Mialil-ben-Kelaouu. L'émir Baidara s'était emparé de cette maisnn
47927Maïs elle était
47928eiu t/it; dans son premier élal
479291
47930i
47931cft
47932c'mir fut éporgé. Ketboga dt ^tini
47933r<>t
47934édiliceà servir de collège. La conslruclion n Vtaitjtis rmore achevée m
47935i ninmeut
47936où ketboga lut dépouillé de 8a souveraiueté. Le Sultan Tayant acheté pur
47937i entre-
47938mise du kadi-^Ukodat ZeIn«ddin-Ali<4)en-IIalihIour, terinina les travaux et assigna
47939au collège des mikfmagnifiques , parmi lesquds étalent le kattenah (le mardié)
47940de l'émir Ali, situé dans la rue des vendeurs de tcharàoiucA,
47941i». (44)»
47942rédifice çij, appelé Ai/iûicAaAj S&^, placé pria de la porte de Zawiiab, les
47943boutiques de la porte de Zahoumab,
47944wU» !• hûo, appdé Fai^riak, situé
47945dans les environs du collège SaiSah, la nuuson de la mère du Sultan , les dcui
47946bains du scheikh Khidr, la maison appelée Dar-attOiini ^Mjt^, placée en dehors
47947de la ville de Damas. U établit dans ce collège, comme professeurs, le kadi-tdkodat
47948589 Zeïn-eddin-Ali-ben-MakhIouf, pour
47949les dogmes
47950des Mâlékis;
47951le
47952kadi-alkodtU
47953Scliems-cddin-Scroudji
47954, pour
47955It"; daprnes des Hanélis;
47956le kadi-alkodot Scherf-
47957ed<liri- V}>(l-el<^'iini-Harrùni
47958, pour les dogmes des Uanbalis, et Sadr-eddin-ben-
47959Mourhel , pour ceux des Schaféis.
47960(44) Le mot ^^t.i\jt. désigne le vendeur du genre de coirTurc appdée ^Jtjfjtf^mt laqucUcj'ai
47961Aftaaà ailleurs quelques détails {Bùtnn det Manaouh, 1 1 , i** partiey p. a4$).
47962Digltized by Google
p. 532
47963AIT 703 (i3o4).
47964XL MEtlK-HASSUIOKàHMEMELAODM.
47965aSt
47966Celte méine année, le Sultan, vit naîtra, de con épcMita Ard^in-Aebnfiab
47967,
47968un
47969fils qu'il nomma AU, et qui reçut le surnom de Melik-Mansour.
47970il voulut
47971célébrer cet événement par une féte
47972qui devait durw sept jours. Mais les
47973émirs n'ayant point approuvé
47974la chose,
47975il se
47976réduisît à un seul jour.
47977Acetteaiémeépo(|ne,
47978l:i dissension relata enUe le vizir Iz7>eddin-Aibek.-Bagdadi
47979etNàsetveddin-^loljaiiuTied-bcn-Alschaïklii, gouvenieur de la province df Djizeh.
47980Voici quel en fut le luolif. Fhii-AIschaïkhi montrait, à l'égard du vizir, une supé-
47981riorité dédaigneuse
47982; d'un autre coté, les Copies étaient indisposés coiitie lui
47983, à
47984cause de son extrême hauteur, cl de sa sévère exactitude. D'accord avec le vizir,
47985ils s'engagèrent à ooaslaterque, sur ses comptes et ceux de ses mamlouks, le tré-
47986soravaitàrédamerone somme considArable.Le vizirs'entretint surcet objet avec
47987l'émir Selar, le mOb, qu'il savait être fort anal intentionné pour Ebn-AIschalkhi.
47988Celui-ei demanda les registres de la chancellerie; ensuite il fut appelé en prince
47989des émirs. 'nidj*eddin-Tawily le mousùuifi (maître des comptesj de Tempire,
47990s'attadia à établir la vérité de la rédamalion » et «postroplia de la manière
47991la
47992plus injurieuse Ebn-Aischaïkhi
47993, qui se défendit en produisant des preuves en
47994sa faveur. Enfin, irrité au dernier point, il se leva sur ses pieds, et
47995dit
47996: n .IVn
47997«jure par
47998la prospérité de notre maître
47999le Sultan, œs Coptes ont dévoré
48000les
48001«revenus
48002de
48003l'État.
48004Si
48005l'on m'abandonnait
48006ces hommes<Ià, je m'engagerais,
48007« par un
48008arfp signé de n»a nr,un
48009, à
48010leur
48011faire restituer, au
48012profit du
48013Sultan
48014,
48015« uuf
48016sf>niiiii
48017de trois oeut
48018iiiiili
48019litiars. » Tadj-eddin s'écria
48020:
48021« O NVisfM-eddin
48022,
48023a lu slius u(i
480241
48025issession du pouvoir, th bien! quand tu élèverais la léle jusqu'au
48026«ciel,
48027lu serais, a mes yeux., un
48028fermier soumis, comme
48029tes autres,
48030à
48031des
48032stipulations écrites. » L'émir Bibars, le dfdsehenkir, entra dans une violente
48033colère, et dit à Tadj-eddin : • Ne le suffit-il pas de répète!' les maisonges ima-
48034« ginés par vous? Faot<il que tu confondes un émir avec un fenuier? Pue Dieu
48035,
48036« il n'y a que voua qui dévoriea les revenus du Sultan. »
48037Il donna ordre de
48038(aire sortir Tadj-eddin ; puis il dit à Ebn-Ahebalkhi : « Que viens-tu de dire?
48039• Teogfifes^u k Adn» pqwr,snr ks comptes de ces hommesJlt, la somme îndi-
48040« quée par toi ? » Ebn-AIschaîkhi ayant répondu affirmativement, Bibars ordonna
48041au vizir et aux hddjib de réunir les rostres des bureaux, et de les remettre à
48042Bbn-Alscbalkhi; après quoi l'assemblée se sépara; et, cette nuit-là, il ne resta
48043auprès de l'émir aucun des kflfih (écrivains), à rexception des deux inspecteurs
48044de rempire, Tac^j-eddiD>Abd«errahim^ben<^nkouri et Scbebâb-eddin-Gàzi-ben-
48045Digitized by Google
p. 533
48046»3a
48047HISTOIRK D£S SULTANS MAMLOUKS.
48048Wâiitî.'ll leur enjoignit de dresser un ooD^e des revenus de l'empire, pour
48049un espace de trois années,
48050et les traita avec une extrême sévérité. Tadj-eddin-
48051Tawil
48052subit des châtiments ignominieux
48053et des
48054punitions
48055corporelles. Tadj-
48056cddin-ben-Said-eddaulah
48057s'attacha
48058à seconder Khn- Alschaîkhi
48059;
48060il
48061venait
48062le
48063trouver, durant !a nuit,
48064cl lui fournissait des rcusfigneineiU» ;
48065et l'on
48066s'assura
48067que, sur les comptes des fitilih,
48068il
48069était dû une somme considérable.
48070Bibars le
48071remercia de
48072cette découverte, cl eu informa les émirs.
48073iKs décidèreul que les
48074590 ^^^^ seraient soumis à la torture, et contraints de payer. Scbetiâb-eddinh4)en-
48075WAsiti le répandit alors en Invectives violentes contre Ebn>Msdiaîki , et s*^eria :
48076« O émirs, une pareille conduite est
48077illicite. Qnd était donc, hier, le nii^ de
48078« cet homme ? 11 était» d'abord, dans une boutique, occupé à coudre des bon-
48079* nets, ^L»l; ensuite U devint un
48080fakir ambulant, qui demandât TaumAne;
48081« après quoi il fut fermier sur le quai des grains, ayant à son service des escla»
48082« ves et des mamlouks. Bevéto des fonctions de wdli du Caire, il exerça cette
48083a place de la manière la plus odieuse. > Ebn-Alschaïki, informé de ces propos,
48084fit
48085saisii
48086les biens de cet homme, qui, sur sa demande,
48087lui fut livré par fémir
48088Bibars. Au moment où Schehâb-eddin se présenta chez
48089lui, avec
48090les
48091rasoul,
48092Ebn-A!schaîki le condamna à une punition corporelle, et donna
48093l'ordre de
48094le
48095dépouiller de ses
48096hahits. I^s
48097assistants
48098ayant intercédé en
48099sa faveur, on
48100lui
48101laissa
48102ses
48103vêlements;
48104mais
48105il
48106reçut
48107trois
48108coups
48109sous
48110ia
48111plante
48112des
48113pieds.
48114Bientôt Ebn-Alschaiki , redoutant Us suites de celle affaire, corulila U lumncurs
48115£bn-Wàsiti, ei le uaila avec bienveillapce, aiusi que les kdtib.
4811611 paya, ea leur
48117non , an trésor, une stMnnie de trois cent ndlle dirhemi. Ensuit» il leur rendit
48118la liberté, après avoir pris conseil de Ternir Bibars. Le vixir fut très*méconlent
48119de tout ce qui venait de se passer. Il sollicita et obtint la permission de faire
48120le voyage du Hedjâs avec Témir Selar. De son côté, Ebn-Alsdiaikhi s'attacha à
48121ipigner l'émir Bektemur, émirH^anddr, Témir Burlughi et Sahhar. Il leur promit
48122de leur affermer des districts et des douldù, et de payer leurs dépenses. Il leur
48123fit, en outre, des présents considérables. Il parvint ainsi à satisfaire également
48124ses ennemis et ses amis. H
48125fit fabriquer, pour l'émir Selar, une quantité consi-
48126déraille d'effets de voyage.
48127Il s'appliquait à intriguer auprès des personnes de
48128ia suite de Selar; mais celui-ci
48129résistait à leurs sollicitations,
48130et les repoussait
48131d'une manière insultante, attendu la haine qu'il avait pour F.hii-Alseljallvhi. Enfin,
48132séduit par ces inslances,
48133il accorda son consentement. Ebn-Alschaïkhi fut
48134ins-
48135Digitlzed by Google
p. 534
48136im 7o3 (t3o4).
48137XL MCLIK-N ASBR-llOaAillIBD.BBH-KELAOUH.
48138«33
48139Udlédamle raof de vistr, le lundi dix-neuvidiiie jour du mm» de Scbewal,m»
48140aucune sympathie de la part de 8«^, qui aeuieoMmt ae vit forcë de cousenlir
48141à l'élection. Le nouveau vizir, avec un nombreux cnrt<^ge, se rendit à la maison
48142située, au Caire,
48143dans
48144le
48145voisinage
48146de lUeschhed-hoMùùf
48147et
48148il montra « à
48149l'égard de toute la population, une fierté excessive.
48150Cette année, l'émir Selar,
48151le naîd, parût
48152[m
48153itt
48154]p
48155Hrfljàz, accompagné d'en-
48156viron
48157trente émirs, parmi
48158lesquels on
48159disiin^uait Soukor-Kcmâli
48160,
48161!p
48162/uhJJiù,
48163Alem-eddin-Sandjar-Djàouli , Sonkor-alasar, Kouri, Sondi
48164,
48165ik kiuui-Kai amant
48166Bektout-Schoudjaï, et le tawiischi Scbehâl>eddin-Mourschid.
48167Il ue se mit en
48168mardie qu'après
48169le départ de It etravane, ayant auprèa de lui Fémir Seif-
48170eddin-Anik-HmAmi,
48171emir-arreki (dbef de la
48172caravane).
48173Il envoya par mer,
48174pour le Hedjfts, dix mille ardeba de grain. Sonkor-alasar en envoya mille; les
48175antres émirs firent partir une quantité de froment, qui devait être distribuée
48176aux habitants des deux villea saintes; ee qui fut, pour ces populaticmst une
48177ressource prédense.
48178Sur CCS entrefaites, on reçut
48179la nouvelle que Gazan,
48180fils d'Ârgouo,
48181fils
48182d'Abaga,
48183fds
48184de Houlagou, souverain des Mongols,
48185était mort d'une mala- 591
48186die inflammatoire, le treizième jour du mois de SchewaI, dans
48187les
48188environs
48189de
48190la
48191ville de
48192Heî.
48193II avait régné
48194huit ans
48195et dix
48196mois.
48197II eut pour succes-
48198seur son frère, Klioda-bendah, qui monta sur le trône
48199le vingt-troisième jour
48200du mois de Dliou Ihidjah
48201,
48202et
48203prit
48204le surnom de
48205Gni'ii h-t uldiii-^lobammed. Ce
48206prince écrivit au Sultan, pour
48207lui
48208uolificr son avènement,
48209iiii demander la
48210paix,
48211et rengagera mettre un terme aux bostilités. Des ambassadeurs furent
48212chaînés de cette dépêche.
48213Cependant le visir Nâser-eddin-Hdhammed-ben-AIsdialkbi
48214fit le voyage
48215d'Alexandrie, et ordcmna aux mouêujcfter de dresser un compte financier. Le
48216revenu de la ville d'Alexandrie ne produisait presque rien au trésor du Sultan
48217attendu que les émirs Bibars, Sdar, Burlughi, et les «$lMii(em£fr, avment, cha-
48218cun, dans cette ville, uu dâégué w*»l-* qui inspectait
48219le commerce. Le
48220d'Alexandrie s'opposa aux prétentions du
48221vizir, et lui défendit d'exercer aucune
48222juridiction , jusqu'à ce que l'émir Selar fût de retour du voyage'du Hedjâz. Sur
48223ces entrefaites,
48224il arriva un vaisseau marchand qui appartenait aux Francs,
48225et
48226qui devait payer des droits montant
48227à quarante mille dinars. Le Sultan
48228s'était
48229rendu dans
48230la
48231province de
48232Bohairah, pour prendre
48233le divertissement de
48234la
4823511. (quatrUm partie.)
482363o
48237Digitized by Google
p. 535
48238«34
48239HISTOIRE DES SULTANS MAMLODKS.
48240cl)asse.
48241Le visir eut
48242soin de
48243faire disposer sur la route
48244toutes
48245les provisions
48246nécessaires. Le prince étant lirrivé dans la ville de Teroudjah , manda Scheh&b-
48247eddin-Ahmed-ben-Abàdab, ^116 le kadi-alhodat Zéïii-eddin-Ali-bcivMakhlouf
48248exécufptif tpslamentaire
48249de l'eu le Sultan, avait iiomnié, cotume sou subs-
48250titut, aakil
48251cbargé d'afTaiies), pour toucher le rcveDu
48252dr-^ propricl» s tlu Sullau
48253attiMulu
48254f|iiL' Inj-mënu' élait
48255Ii\ré à
48256sps fom
48257l ions judiciaii es. Le prince lui ayant
48258demandé de rari;eiil
48259, afin
48260(raclielcr, à Alexandrie, quelque objet précieux,
48261il
48262ne put lui iburnir la somme réclamée. Le Sultan
48263l'envoya, pour faii-e un em-
48264prunt aoK iiMirchands d'Alexandrie. Cet homme , ayant eu une entrevue avec
48265le
48266visir,
48267lui exprima
48268ses
48269plaintes de
48270l'état de détresse et de péourie dans
48271lequel se trouvait le Sultan. 11 lui rapporta qu'il élait venu , de la part de ce
48272prince, pour emprunter aux marchands une somme qui le nsit k même d'adie»
48273ter quelques présents pour les femmes et les jeunes esclaves du Sultan. Le vîiîr
48274M
48275dit : « Retourne sur
48276tes p», et demain je porterai au Sultan deux
48277mille
48278dinars. Ebn*AbAdah partit, et
48279alla communiquer cette nouvelle au prince, qui
48280en éprouva une vive
48281satisfaction. Le
48282vizir se rendit auprès du Sultan, et lui
48283présenta
48284la somme de deux mille dinars. Le prince eut avec lui une conversa-
48285tion
48286infitne, dans laquelle
48287il se plaignit amèrement de
48288la gètie
48289»>ii
48290!p retenaient
48291le.«i émirs. Le
48292\i/.ir l'assura qu'il serait un jour maître ab.sDlu de
48293I empire, l'en-
48294couragea, renliarclil
48295à
48296faire niiiiu basse sur les émirs, eu
48297lui représentant que
48298la cbose n'avait rien de
48299dilTicile. Les iljatuUlr gardèrent un vif ressentiment de
48300ce qu'il avait dit, relativement aux émirs. Le Sultan reprit le cbenûn de la cita*
48301délie. De son côté, le viiir revint d'Alesandrie , apportant avec lui une somme
48302d'ai^eni considérable, et des étoffes magnifiques. 11 se plaignit à Témir Bibars
48303de la conduite qu'avait tenue à son ^rd le naïA d'Alexandrie.
48304On reçut de TOè^ou
48305la nouvelle qu'un généial nommé Eobirtava, avait été
48306envoyé pour résider cbins la provinoa de I>ilr>Bekr, en remplacement de Djmi-
48307keli, fds de Bàbâ, qui
48308s'était réfugié dans les contrées soumises i Fislamisnie.
48309592 Le à^y^gaé du Aofé écrivit à ce sujet une lettre dans laquelle on
48310lisait ces
48311vers:
48312^1 u (45) ^Uï
48313cf/^r^'
48314J»"'
48315(45)
48316i'ai cru devoir lire de cette manière, au lieu de s^U>.
48317Digitized by Google
p. 536
48318M 9«3 (3o4)>
48319XL HELIK-irASEIIrlfOH4lflIEI>-R£M4lELA001f.
48320•35
48321«t II Mt venu du pays des idoUtras un gite^ral d'un
48322rang âev4. J'ai tiré ud
48323« prénge de œ qu'on fappetla KokirtMnt. Ea effet, j'espÂM» que, poctéricure»
48324« ment, une nouvelle heureuse nous annoncera que oel homine maudit' a éië
48325« enterré et anéanti. »
48326Cellp
48327;ttin«'e,
48328la crue du Nil s'éleva à seize coudées et seize doipls. Le fleuve
48329avait d'abui d moaté avec lenteur, ce qui avait fait renchérir le prix desgrains (46)
48330Cette
48331année
48332vil
48333mourir
48334;
48335i"
48336Izz-eddin-Aib» k-Hamawi.
48337Il
48338avait
48339fait
48340partie
48341des inaiulouks de Melik-Mansour, /îa/(& de Ilamali.
48342.Melik-Dâhcr-Bibars
48343le de-
48344manda à ce prince, avec Abou-Khars. Tons deux
48345lui ayant été envoyés,
48346il
48347le« éleva au grade
48348d*ëuiir. Eniuite Melik«Aftchnif-K.lialil conféra à
48349cet Aibek
48350le rang de ruM de Damas, en reaaplacement de SandjaivSdioudja).
48351Bfldik-
48352AdeloRetboga
48353le
48354destitua,
48355et lui donna pour successeur
48356Agbirlott.
48357Aibek
48358fut noaun^ suocessîvensent gouveroeur deSarkhad, puis de Hems. Il mourut
48359dans cette
48360ville le dix-neuvième jour du mois de Rebi-seooiid. a* L'émir Bi-
48361bars-Talawi.
48362I! mourut
48363le neuvième jour de Redjeb. C'claît un homme injuste
48364et violait, qui avait rempli les fonctions de sehddd (inspecteur) de Damas,
48365l'es-
48366pace d'un an
48367et quarante-sept jours, en comptant la maladie qui le conduisit
48368au toml>rau
48369, et qui avait duré sept mois.
48370Il eut pour successeur, dans son em-
48371ploi, Kiiiu),
48372le iluivatMri. 3' Sclicms-cddin-Souleîman-ben-lhraliim-bcn-Isuiuii-
48373Malati-Diinascbki, le
48374lianéfi
48375,
48376I un des itmh (substitut) de l'administration de la
48377justice p5^'!, à Uaïuas et au (^airc C'était un homme religieux et révélé. 4° Alà-
48378eddin-.\li-ben-\bd-errahim-ben-M()ui àdJil-Dimasiiki, pere du sdluh Taki-eddiu-
48379Souleîman-beu-Mouràdjil.
48380il mourut
48381à Dama»
48382le seizième jour du
48383mois de
48384Dhoulkadab.
48385il avait fait le voyage du Caire l'an 701. C'était un bomme ha-
48386bile dans la sdeoce du calcul, lettré, et plein de mérite. S" Z^u-eddin-Abd-
48387atkh-ben-Merwan'iben-Abd<s]lah^n-Fli^4>en^asan-Firiki, le schaféi.
4838811 mou-
48389rut A Damas ie vingt et unième jour du mois de Sa&r.
4839011 était né l'an 633.
48391il
48392professa la jurisprudence iJull , et fit b khothah dans la mosquée des Ommia-
48393des, neuf mois avant sa mort.
48394Il eut pour successeur, dans les fonctl<His de
48395khatib, Sadr-eddin-Mobammed-bett-Wakil, plus connu sous le nom OiEbn-
48396AbnardfiU; mais celui-ci n'étant pas du goût de la population , fut remplacé
48397(46)C«4t aiui que j'ai cm devoir lire, «a liea èt\lX^ que présente lé nuDoscrit.
483983o.
48399Digitized by Google
p. 537
48400,a36
48401HISTOIRE DËS SULTANS MAMLOUKS.
48402par Scherf-eddin-KaiAri. 6* Fath>éddiii-Àbou-Mohammed>Abd-allBh,
48403fils du
48404sdhib In-eddin-Mohanimed-ben-Ahmed-^en-fUiàled-ben-Mohammed-Kaï&eràni.
48405Il mourut au Caire le vendredi vingt-cinquième jour du mois de Rcbi-second.
48406Il était né l'an 6a3. Son aïeul, Mouwaffik-eddin-Khàled avait élé vizir de Mclik-
48407Adel-Nour-cddin- Mabmotul-b<ni-Zenki. Fatb-pddin, dont
48408i)
48409est question
48410ici,
48411reiiiplil
48412d'aï>ord
48413,
48414à
48415Daman,
48416les fonctions de
48417vizir.
48418Ayant
48419élc destitué,
48420il
48421se
48422rendit an (^iie, où
48423il pxerca, dans
48424la citadelle, l'emploi de niouwdkki-fulilest
48425jj
48426I
48427iLjiy (47).
48428Il était passionné pour la science. On a de lui plusieurs ouvrages
48429(t7)lAmotrfH#s;U<«<)qaitd*i»1ngae|wnaBe«a|MHédanh langw* anb^si
48430^ignifii-ations
48431dirTéreiiies.
48432Il
48433clésij^ne
48434i", comme dans l'ulinmc original,
48435la main,
48436et par suite Al
48437,„,,.,,,.,,„
48438W Clirwttqiie de Dhekt'bi
48439'n\.
48440ar. 6Vj,
48441f.
48442a;?
48443r")
48444: pjJ!
48445y^bj
48446C-.^.'jJlj
48447< Abou'IkiiCU) coiuer\a
48448le
48449titre
48450: mai»
48451l'autoritc appartenait à kàfour.
48452> Les
48453même*mM m irouvnit répété dtm VBUtOn d'Égrpie d'AbealnaliiMB (m. 671 , fol. 111
48454i*;.
48455Oanita CftnMifwde Dhch. bi
48456Toi. i3R v*)
48457: J*
48458j^'^'
48459<w>l;k*.l
48460ij; — ' H
48461•
4846211 vit que la foiifusion était dans les afTaire»,
48463et que Mohammed bfy-Raïk s'était em-
48464• parc de l'autoritr. »_Uaiis les Prolégomènes d'Uba'Khaidoaa
48465(f, 84 r»j
48466: i-ii)Lsc—'I ^1
48467U
48468|^Srt> JJaw^ 1 lorsque le kluKbt cttl été iboG ce ton pouvoir aBémtL
48469af II dnigw ant cUmm
48470fntwtéltt «mjem J'édiees om «ttf«iiiv« «M MWcA. C«sl ainsi que i'oipUqueat les cwnmmmmmii»
48471de Hariri , sur ces mots (Mukam XV, p. ti3]
48472: p> »Ami Wr-^
48473* Lorsiiiie la chaoce fut completc-
48474•
48475iiifiil favorable pour lui. • Et ^p. a/|0; dans la Biographie du Xf siècle (p. 35o)
48476: 4>J ^ >,^X3 jJ
48477v.r.~-JwM
48478« \in^i, îon
48479«iiiccts
48480fut complet.
48481» Dans la Chronique de Diivhébi
48482(fol. 6^ r"^
48483^^.Xul L]
48484wil^piJI
48485^J-'^Jj^J
48486..«.v. H
48487Lor&tjne la chance eut tourné| et qu'Eba-Forat tut arrivé au
48488• luf de visir. • S* Il se me* pour iJL^i sigai8«Dt m diieft. Cest ce qa^aneste l'anMir dn
48489Kamous (t.
48490I, p.
48491i8o). Uans un
48492passage d'Ebn-Arabsdiah [Fita Timuri,
48493t.
48494I,
48495p. 4oa)» Od lit
48496*
48497'Jwi.
48498Il
48499est
48500probable
48501(iii'il
48502faut y
48503substituer
48504les mots Ij—a
48505w«"jJl> et traduire «ce désert avec ses habits déchirés.
48506» 4* Un paquet tfhabits, et par buitc un
48507«4M»e««, um «njniM». Daiie la GùwUqi» de DMiébi (Man. ar. C4<|
48508f. 090 O
48509: J
48510. ra
48511"
48512'
48513jl^*
48514Qjl
48515wl-<^
48516i. A
48517»
48518• Il
48519se parait m.-tgniliqoeBWBt OVee le costume des Tétements des vai'
48520• dredis. » Le Commentaire sur Hariri
48521j).
48522a.',o'
48523expliqtip
48524- n- ^ par
48525,
48526.^-^J n'tm^rnt
48527ftn
48528lit
48529fl.in<
48530l'Histoire des monarchies de FaiLhr-cddin-Râii (fol. 276
48531r'jf
48532J-«tLJi
48533J-ii
48534i-il J—
48535SlJ^I • On toi apporta, da palak du khalife, im costoiae compleL > S* la pompet t'egipanS fof
48536accompagne le souverain ou son ministre. Dans YHistoire iCÉgxple d'Ebn-Aïas (tom.
48537I,
48538a* partie,
48539f. 41
48540r")
48541: ww.xJt J^l^' L4
48542• Lorsque l'appareil fut complet.. Dans
48543la Chronique de Dhehcbi
48544(foLSa v"], en parlant d'un vizir: wm.jJI ^ Jl»)! ^ ''r^J
48545' ^ iendewaio
48546il monta k cheral,
48547« avec l'appareil erdiaaire.» Ailicnrs (C %iff r")
48548: ^làrf Oo^j/t ,J
48549*"
48550""^ l'appeicil
48551ordinaire, et portant des robes d'honneur. * Dans les Annalet d'Abou'Ifédu
48552t. IV,p.3t^t^«^t
48553l 'Ja l
48554) ) 'JL^^ 3 '(J^M ^Cil'
48555"I!
48556fit monter
48557.'i cheval Melik Aziz avec rapp.ireil q»ii aceompagae
48558« larojraute. « Et (p. 5S6)
48559: *JaL.J
48560I «j^J ^
48561vA'j'^ « Il se renditrn Egypte avec l'apparei] de
48562Dlgltlzed by Google
p. 538
48563âs 7o3 (i3o4).
48564XI. MËLIK-NASI^R-MOIIAMMED-BËN-KËLAOUM.
48565et de belles poésies.
485667° Nasir-beo-Ahmed-ben-Ali-Manâwi, connu sous le nom 593
48567Nastr-UtunéaU. Celait un homme lettré, et <fun mérite émtnent. 8^ Le schénf
48568« la rojAUté.» Oani XHittwtd'Êgfpu d'Abou'ImaJiâwn (mao. 671, f. %% r*}
48569: c^i ^
48570"^r^J
48571«HAimii lUMla 1 clienl svcc w» a|ipM«il otdinîiv. « AOtoin (iiiaii.fi8i, foL $4 v*) ilJt
48572ts,0Sf j^U. «Sehiwer sortit Ten Id , vne son appareil ordinaire. « Dana VBiiioùv dTAhmeol-Aa-
48573laUni (ton. II, man.
48574M. iio t*) : iLla î^i^jgS %*^»
48575pl^^^
48576Lmt «otrée se
48577« fit AVer un |,'rand appareil et une pompe magii i tique.
48578Dans le Mankel'S<1fi d' Abou'mah'fvcn
48579(t.
48580T,
48581fol. aog v")
48582: Ï^LJ t
48583t^ -i^i ^
48584\^<tSj,» ^* Il marchait avec uo appareil qui
48585rivalisait
48586âvae celui i» la royauté.» Aiileun (ton. V,{1 >69 v*) :
48587,j ^ji^
48588«Il entra à
48589•Dimaa «tcc uo grand epparcii.» Dans I» DttenpHat dt tAgypia de Makriiî («nh. D, man. 998,
48590fol. 377 r°)
48591:
48592w' liiO ^
48593*
48594^^""''^
48595l'appareil qui accompagne le vi«rat.»llanaiiue
48596BittMit d'Ègjpte (de mon maouKrit, f. 43 v«J
48597: iiC.l,,tl
48598^
48599ntarcha ttvec l'appa-
48600« reil de la royauté. > Dan» rJKffBânr ée$ S*b(foiukit$ d'Imid-eddiiHlifidiAni (foL 89 v°) : JIjL»
48601^LkJJ i'jlj^l vI^mA «0 donna àNidhInn laponpoqui toeonpafne le vitirat. a
486026" Le mot
48603est explique dans le Kamous, par J^,-
48604-M^JUo.Or le terme jJUe, :>ulvant l'ex-
48605plication donnée parM. Lanc
48606! Manncrs and custonu 0/ the modem JEgjptiafu , t.
48607I, p. 277^, et de
48608BofffUiardt {AraHe proverbs, p. aa6 , 227], désigne la patU» ém élpm M sofa qui est ptaei9 tm
48609/imtd'mttfkamin^M tialomi VmK^de dniie, la place d'honneur. Le commeniatear de Hariri
48610explique vJL-- > pnr
48611-L^, salle d'audience (p. i85). Ailleurs (p. 127]
48612il
48613dit
48614:
48615^JLx^l.
48616f L>« U
48617I
48618<
48619moi
48620J signifie le trône. Oa lit dans les Mille et une nuiu (tom. t; p. a68) :
48621^ ^ ^^^^ g;^* 1^ n>i <t>it âaiia iur leifeif (le ti4ne) de» «on»enincl«.
48622Danaon Tertcilépir le JDlMrMiil(nian. 1)74, fol. h* r^ : vjXUJ ^1 .^^«^jJt ^ sfcC)^ J-»9
48623• Est-ce un roî aaaîaanr le trAoe ou nn ânge7a Dans le Mandai d'Amron le nestorieo (p. 887}: éAj
48624t..ii.la !j ts^i
48625• Il le
48626fit monter sur son estrade et l'y
48627fit asseoir. • Dans YHistoire d'Espagne
48628de Makarri (tom.
48629I, fol. i35 v°) :^Lltj iZTjU! C{^jJt
48630wJa.
48631a Les trdues royaux et les
48632• menber en furent déponrvus. » Dans un ven qae cite Ebn-Ktiallikaa (fol. xa8 r°)
48633: b ^Juo ^
48634^
48635juuû ^ ^^oxjJI • Sur le finid de eetie estrade il ne se tint ni asMS ni levé. Dus le mime
48636«unege (fol. i5o r^J
48637: ti^i
48638j j«sûit IjPL»!
48639lU firent remonter Hokuder sur son uAne^ • Et
48640(IbU »si 1^ : yi» ^r*' sâXUI
48641pJt
48642«Je vols qit*aujourd'hui le trône est veeut.*
48643Dans le Kharidah (man. 1)76, fol.
486441 1 1 v*)
48645: vJU-'jJî vjXJjJ oL^j sJ^L»
48646Je suis tout pré-
48647«paré et tout disposé pour ce rang.
48648» Dans VHistoire d'Abou'Imahlsen (man. 67 r,
48649f.
486501 47
48651r*)
48652: ^j-^
48653s^^jjl ^ ^..jLs-l ^u-ij
4865411 s'interdit à lui-mèine de s'asseoir sur le trône.» Dans le Jlfon^^
48655sdji (t. IV,
48656f. 98 r°)
48657: ^1
48658SoLif ij^l-r'
48659w<.«->
48660g}'^ • H était on joar ass» aar le
48661• atége de son adnûnistrawm* den» le pavillon de Fath-eddin. « Dios le Ce«f«iA» dlr AHuaeHni
48662d'inwd.eddÛKlsfalilnî (m. 714, fol. »} O « ^l-t-^ J^^^J\
48663* " s'atudn i BOMer
48664« au rang
48665di! naib.
48666» Ailleurs (fol. aî3 r")
48667^.^^J
48668*Vr*-
48669^'Jii-Jt
48670^^^pl»- • Le Sultan
48671• s'assit dans sa tente sur son trâne.» Dans le Manhel-tdfi (U II, m. 748, f. 6 v^) : QjwA
48672II ^^j-^
48673^JL ^.J» Ij « Il protégea les ttdiM etieiy Itiaimlr.» DnM rfl&tsâ» d'Bfco-KlwMMw (t,
48674111
48675Digitized by Gopgle
p. 539
48676,a36
48677HI&TOIRE DES SULTANS HAMLOUKS.
48678par Schcrf-eddin-Karâii.
486796" Falh-èddin-Abon-Mohammed-Abd-allah ,
48680fils du
486814dAiù lz»-edd in-Mohammed-ben-Ahmed-ben-Kliàled-ben-Mobammed-Kaïseràni
48682II mourut au Caii-e le vendredi vin^jt-cinqnième jour du mois de Rebi-second.
48683lî était
48684nfî l'an
48685Son aïeul, Mouwatfilv-tMJdin-Rbaleil avait été viaùr de Melik-
48686Adcl-Nnur-eddin-Mabmoud-ben-Zt;nki
48687l alh-eddiu, dont
48688il est question
48689ici,
48690remplit
48691d'abord,
48692à Damas,
48693les
48694foiiction^ de
48695vizir.
48696Ayant été destitué,
48697il
48698se
48699rendit au Caire, où
48700il
48701e\erça , dans
48702la citadelle, l'emploi de moumikki-aildejt,
48703„^^jJt
48704(47)-
4870511 était passionné pour la science. On a de lui plusieurs ouvrages
48706(47) Leibot4fai«<JUwdqni»d«lâlaDgii«pafH«e»apiNédaiisla laogiM anbc^apriti
48707signifirations
48708dilTortiiitcs.
48709Il
48710(li'>i^'De
48711i", comme dans l'idiome original,
48712ta main,
48713et par suite /a
48714piii^sdiii c
48715. Dan^ la C/imnIqur Je Dliehcbi
48716'in.
48717ar.
48718Gff6
48719,
48720f.
48721377
48722r")
48723:
48724^..tl H
48725^Si^
48726^
48727ï
48728»
48729j^i^
48730v^l^jJlj
48731• Aboii'lkàseai conserva
48732le
48733titre
48734: mais
48735i'autoritt^'
48736appartenait 4 Kàfuur.
48737Les
48738néiiMtmits M trouvent rëpétéa dans VttttiBÙ* d'ggrptt 4^Kbo^m»Mien (m. 671,
48739fol. tti
48740r<*;.
48741DansU Chronique de Dhehcbi
48742(fol. i36 v'}
48743:
48744^Jfjt^ ^
48745t!HiA^)^ jyi\
48746s_j|^k»l
48747s^,—.jJt
48748"
48749Il vit
48750fjKf 1^ rntifiision
48751t't.iit Jaiis
48752les affairM,
48753et que Mohammed In-y-Raïk «'«uit ciu-
487541 part'
48755tic
48756r.iutoriti'. >J),t[)s les Prolégomènes d' Ehn-Khs^doxia
4875784
48758r»j
48759: i_>l»L^c—'I
48760-i
48761J-^j
48762° l.(ir&(iuc le khalîfat eut été aboli et md pouvoir «éanil. > •* Il déiigue me eil«ti»
48763fmorMti m Jeu d'édkeea ou onfftiiiiT, mt meeà. Cat aimi qw rempiiqucBl 1« MHUiieMaiiNinr
48764de Hariri
48765, sur ces roots {Makam XV, p.
487661 13)
48767: p àjz^i
48768\ ,.r f
48769« Lorsque la chance fut compléte-
48770« ment favorable pour
48771lui. » Et (p. 3.(0} dans la Bw^mphie du Xf siècle (p. 35o)
48772: i-i ^ s.*XJ jJ
48773wwjJf • Ainsi, son succès
48774fut cnmplet. » D.ins
48775la Chronique de Dhehobi
48776'fol.
48777fîi i"!
48778:
48779L4
48780j^jj O
487811
48782Jl
48783X Lor^e
48784la chance eut tourné, et qu'Ebii-t'urat lut arrivée!
48785« reag de vuir. » 3* Il «e lUM pour si.*. A.> sigaiSaiil « diterr. Ccit ee qu'atteste l'antear dn
48786Kamous (t.
48787I, p.
48788180J.
48789Dans un
48790passage d'Ebn>Aral>«chab
48791[Vita
48792Timuri,
48793t.
48794I,
48795p. 4oa), on
48796lit
48797:
48798»..,V
48799II ^
48800lii-i—^1 w^aJ^
48801ti-*-
48802Il
48803est
48804probable
48805qu'il
48806faut y
48807substituer les mots
48808tiu«
48809Om«jJI, et traduire «ce désert avec ses habits déchirés. > 4* Um paquet 4fhabiu, et par suite ha
48810véHtment,m «nMiaie. Dana la CSfoaulfiie de Obehébi (nan. ar. 646« f. ego O
48811: J-v^?^-
48812O^Lt^a^l wU' »JÎ*»«Xi.»
48813« Il se parait magnifiquement avec le costume des vêtements des veB>
48814« dredis.
48815» Le Commentaire sur Hariri 'p.
48816i.'^o] explique
48817par
48818Vêtement. On
48819lit dans
48820YBisioire des monarchies de l'akhr-eddin-Ka/i (fol. 276 r*)
48821^ Jy«lCJi w^Jl M «Jl J-,r>
48822• Oq hii apporta, én palais du Uialife, un eoituate complet.
48823S* I« pompe ^ roppun^ faf
48824accompagne le souverain ou son ministre. Dans Vllhtoire d'Égjrpte d'Ebn-Aïas {tnm.
48825I,
48826»• partie,
48827f. 41 r*)
48828: ,.^w jJ! X^KJ L4 " Lorsque
48829I'appareil fut complet.» Dans la Chronitjue de Dhehébi
48830(fol. 5s v"), es parlant d'un vUir : sJlUwjJt ^ oilt ^
48831' ^ lendemain
48832il monta à dieftl*
48833• avec rappereil ordinaire. • Aillenn (T. vfi 1*)
48834: ^Jâ^ sz^m\^ w<5^
48835U partit, avec rappeivD
48836« ordinaire, et pnrUnt des robes d'honneur. » Dans les Annales d'Abou'Iféda (l. IV, p. 3 16] : v,-^'
48837UJU! C.w5 J^>Jt s.t5CJUt «Il fit monter k cheval Mclik-A?!? ;«vec l'appareil qui accompagne
48838• la royauté.» Et (p. 556): *JaLJl C.m.') ^
48839^tjL.«Il se rcudilco Egypte avec l'appareil de
48840Dlgitlzed by Google
p. 540
488414V 7o3 (i3o4)-
48842Xi. M£LlK-NASËR-MOUAMM£D-BEN-K£hAOt)N.
488439^1
48844et de belles poésies.
48845Nasir-ben-Ahmed-ben-Âli-Manàwi, connu sous le nom 593
48846Nastp-Uamàmù C'était uo homme lettré, et d'an mérite émioent
488478*> Le scliérir
48848• la royauté, » Daos l'Hùtoire d'Mgypte d'Abou'lmahâseo (mao. 671, f. 3a r")
48849: iX^d ^^ iJV"
48850Biraon HMHktft à dbe?al ivae mm «ppanil ordinaife. • Ailleun (mau. 661, fot. 34 v*) tïj\ pt-^
48851tSm-Xi jjiit «Schawar Mulit
48852lui, afve icn appMvcîl ordinaire. • Daaa fJSTtMu/iv d'AbneaUAa»
48853fallni (tiuB. n, aian. 6S7, IbL 1 10 V) : «LU
48854jiJf
48855J ^^^^ JS* Leur «ottée ae
48856•t fit avec un grand appareil et une pompe maguitiquc. » Dans le Manhel-sdfi d' Ahmi'm.ih.lsrn
48857' t.
48858I,
48859fol. ao9 T°)
48860: ILUmJI ^^L«u «JU-»^ ^ w»
48861tj^' "
48862"° ap|>.ir(
48863il qui
48864rivalisait
48865«avae celui da k royauté.* AiUeuis (ton. V,r. i69 v*) :
48866^
48867Jà.^«|] entra à
48868Danaa avae un grand appareil.
48869Dans la DMvr^rtlnii de tÉgypte de Makrjii (torn. U, nun. 7981
48870fol. 177 r")
48871:
48872w— 3 ^r=*-
48873•
48874sortit avec l'appareil qui accompagne le vizirat.
48875Dans une
48876BùHwe d'Égypte (de moa maaiucrit, f. ^3 v«)
48877: iCi^i
48878^
48879''*PP^~
48880• reil de U royauté. • Dnua fSUÊom âtÊ M^^mMu dlnad-eddin-Ufiiliâm (fd. 89 y")
48881: jliu^
48882JdJ ïjIjiPt vS.^ «n donna à Nidhâaii hponpequi McmnpnBW le *îùtt. a
488836° Le mot
48884«t expliqué dans le Kamout, par .j:,^_J! ^ J^.Or le ferme jJuo, suivant l'ex-
48885plication donnée par M. Laiie [Manners and eustums o/ the modcrn Mgjrpiiaiu , l.
48886I, p. a??}, et de
48887Blirekhardt (éâmbk pnverb$^
48888p. aa6, 3^7/,
48889(!• signe la partie dm dinmou sofa qui est platée M»
48890/^aJd'tÊÊteçkmmtret tttmrttM Ftuigl» de droite, la place d'honneur. Le commentaMar de Haviri
48891explitpie -JL^i pnr ^..1 .7"-*, sat/e d'auefiente fp. l8!>}. Ailleurs (p. 327)
48892il dit
48893: j JL^^^
48894ij!
48895-,
48896-.^
48897,
48898^pldr^i.
48899« De là
489001<: mot
48901sijjnifie le trône. On lit dans les Mille et une nuits (tom. I; p. i6è)
48902:
48903triO^ «JUm^ ,j LJL^ siXUI ^(TaLe roi était aisbaur leWkM (le tténe) de la MHmrainelé. »
48904Danton vanalépar leiQbirtiM(nan. 1)74, bl. 4« >1 : <^0^ ^1 OU«»jJt J ^aX")-* J-»j
48905r Est-ce un roi assis sur le trône OU 00 ange?» Dans le Mtdftfat d'Amrou le nestoricn (p. 887) ; uij
48906i>j
48907i:jm>i ^1 « n le
48908fit monter sur son estrade et l'y
48909fit asseoir.
48910Dans l'Histoire d'Espagne
48911de Makarri (tora.
48912I, fol. i3S v°) :jf^^j *?^^ w{}»jJi
48913oA».
48914« Les trônes royaux et les
48915« memher en furent dépoorras. • Dana UO vers que cite Ebn-KlialUkan (fol. ia8 r")
48916: 1^
48917^
48918^
48919^^Af» ^ «JU->jJUSorle Ibnd de celle estrade il ne se tint ni aacU ni levé. «Dons le né^
48920oaTrage(fol. iSo r''}
48921:
48922^tjjaJUl tj^L»!
48923• Ils firent remonter Mokuder sur son tréoe. > El
48924(fid. aai 1^ ; Ul^
48925>^XUI sI^^A ^1
48926« Je vois qu'aujourd'hui le trône est vacant.
48927Dans le XAnnc^A (man. i378,rol. 111 v"):
48928^*jOjJ O^Vj w^'-J 'Je
48929ituis tout pré-
48930parc et tout dis[M>s(- t>our ce rang.
48931« Dans PZf»(o/r? d'AboulmabAsen (man. 671,
48932f.
48933t <',7
48934r°)
48935: p-»
48936C^<>-lt tSij'^^^
48937• Ils' interdit à lui-même de s'asseoir sur le trône. «Dans le IfoÀAe^-
48938$4fi{L IV,
48939f. 98 r*)
48940: JUS^ u\m ùj-^^A o^<)
48941• ^
48942un jour airis anr la
48943« nége de son adnrôristra&Mij dana le pavîUoii de Fath-eddin.
48944Dans la CMfn^ dir Jému^lm
48945dlnttd-eddin-bfaliéni (>. 714, fol. ia3 r*)
48946: LjL^JLU ^.l^Jull sSy^ ' I' ^'attacha à monter
48947« au rang de naît. » Ailleurs 'fn\
48948î
489491 3 r'V
48950Ji.—.3 ^jj;
48951i-^-ai. 3 ^1 1-.i.JI (^/-^
48952Le Sultan
48953« s'assit dans sa tente sur soti trône.» Dans le Manhel-sâfi {l. il, m. 748,
48954f. 6 v') : QyjJ) ^-.,ffc
48955^JL
48956- Il prutegca lesIrAiNifftlesjfitaaieoir.'DaBaraiiiMwir d^Bbo^KhaMann (t. III,
48957Digitized by Google
p. 541
48958a38
48959HISTOIRE DES SULTANS MAMLOllKS.
48960Abou-Fâm-Abd-eUxiz.ben-Elgani-ben-Seronr-hpn-SahmMj-MnnoHfi
48961,
48962Vun
48963des
48964oompigîions du scfaeikh Abou'lhadjadj-Aksart. Ou assurait que c'élait uu sché-
48965f. 487 r°)
48966! ^^^i^lj^^l sJl^Jk^ ^15'
4896711
48968ie-,i:i dans le poste du cominandftm til et de la prohibitinu.»
48969\ni. urs
48970t. Vm
48971,
48972f. 3o/,
48973v"',
48974il dit, en parlant du klialifal
48975: tjitS.j *JU Jia-» ^\
48976ft .
48977-
48978^j->LDl
48979A
48980^ i « l).Uitr asjïir iit à le renouveler cl à relever ioo troue. » Dans YHhtoIre de Koivaïri (la, 683,
48981f. 67 O
48982: «r^l j\j},:>j
48983^j^j
48984* «i—* J ^'j
48985J (jJ?- -n alla siéger, le
48986• même jour* «ur l'estrade du Tbirat, doas la salle destine* à rendre la justice, et daaa lelmreM d«
48987• tWbor. • DaaiVBÛMn éet Sebffoucide* (fol. 99
48988r<>)
48989: »jb ^ bu^ijijji LI»
48990« il prépara , pour le
48991~ vizir, Tinc estrade dans »a maison.
48992Dans tm vers du
48993Yi'thna
48994j|
48995" S'"" c<'ttc estrade élevcc
48996il lui baisait Iti» tloigu». ' Ailleurs
48997(f. ait;
48998v'
48999}
49000: L_«JLa. ^
49001w»-jJ I «->i<^ • Il ëtait assis à coté du dett (du trône). [- Dans U DeKtiption de i Égfpte de Ma-
49002l(riti<t.
49003m^. T»S,f. «Î3 r*): »£UUÏ -J:—^ J* ^jH^ Jjr-' «Udjin •Vnpando tiAna;
49004DlQSl'ilZfMede Bedr-cddin-Aïntàbi (man. 684, f. ao 1^)
49005: hiaiJS vJl^J tjjÂi»! U Lanq«'0
49006« f«it alTenni sur le tn'ne de
49007l.i sonvcraiueto. ^ Dans VHlttùirr de Has.Tn hen-Omtr (manusr'r. 688,
49008f. &4 v') :
49009aCJl» c.^<)
49010^^.LL .J
49011^
49012t Le Stiltan ratouma au sii^ de son ctoptrc au
49013• Caire.» Dans l'îptMgûv d'Ebo-kadUSebobbah (mao. 643, f. i9r*):«a|l«* iJU^ ^j^'^^à,»
49014• L'teîr entra dam le lîêgc de la dt{;nité de naib. > DaurAûiaâv éfà$f^pi» de Makarri (ton. H,
49015r. 58 T*)
49016! 4Swd «iJi^lj «Ji^
49017^UJUt
49018Le Snltui se readil à la adl* d'audience , et
49019« s'assit sur son estr.idr,
49020Dans 17/ii/r3f>r d'Ebn-kadi-Scliolili.ili 'man. G87,rol.
49021i79r''j: tjkfLi ^
49022^UJI ÂjLJ
49023^
49024Il etasl assi^ sur
49025l estradc deslini c au naih de Svric. » Dans YHistoire des Set-
49026rf/o«cirf«d'Ulahàui (fol. i3v'}:
49027^
49028sjjse-*
49029iajfii«i| *J ^jj «LeSultan lut présenu un coussin
49030• prisfuraoo traiie.»Dansla
49031A JhiMM JGRfaflDi (foL aSo T*): s,:^jJI jX«
49032wa^â* ^jJt
49033^^t»^ • Cd«i que ehériMaîeat la piriâriae de l'estra de royale et le ventre da flw«A«r((dmre}. a
49034lUmtVHistoire des Alabeks d Elui-Alathir (p. 3o6)
49035,JI vJl-~jJ!
49036JU'
49037t CpaÎ/
49038• Jp cra
49039î
49040i,' II.^ii'^ dr pissirilii trniu' nu tniiiliciu.
49041»
49042AÏIIlmu-s 'p. 367)
49043: v.;.^jJt
49044^f-.J
49045« Lors-
49046« qu il fut allcrini
49047siii le trùue. » Dans VHùtaire des ieldjoucùies ûe fiondari (man. 767 A,
49048f. 99 v")
49049:
49050*.CLa Cl »> ^
49051«Il descendit an siège de sa piiiaiaBce.a]lanB l'Hisain d'Aboa'lmaliÂ&eB
49052(man. 681,(18 r>):ijlj^tc^.> ^^^^J^»* 11 s'assit sur l'estrade desiioée au visir.kOamla ^
49053de Makmotidpàr Otl)i (fol. 18a v*), on lit
49054; w^jJ! ^ si»^i u»'"^'^
49055^ "
49056chaque salle
49057« d'audience cuieoides estruies d'or.
49058• £t, en marge, oa
49059lit cette note
49060: ^ ^1 èJL^i ^ j^-aJ
49061aJLs^jJm««Ob dit, il s'aasitsnrsoa dèM, e'esti4-d»eanibiid deaaaalla.sDaasrJllUofmd'Eha-
49062iElulliLan (fol. 3a8 r')
49063:
49064CU-..) J^ rll était BW Vestrade destinée au rang de vîiir.-Bt,
49065daUiS l'Histoire des Seldjoucides de Miikliond
49066[p.
49067l'^i^
49068:
49069v^^i
49070.. I/f<,trad<' Au trimt.
49071t
49072Le mot \Ji^i signiGe un ptat et un chaudron. On
49073lit dans la Fie des médecins d'Kbn-Abi-
49074OsaOïah (foLto
49075: ^J3J s.^i «Un plat degftteao.» Dans les i^tttmmikt (t.
49076I, p. 419]
49077:
49078'>Jui«a
49079wljâ.^
49080jljV «n iàut alMo)imMntpré]MNr,pour tes fréiati «m dtaadran
49081• d'«MAA.> Aillenn (t II, pb 5}
49082: ^1/^
49083fllfi\g^
49084«D* loio^t leurs cObts,
49085Digitized by Google
p. 542
49086M 70S (i)o4S
49087XL MBLlK-NASEII-HOHAIIMBO-BEK-KEUO UH.
49088rif dctoeadant d* lltmi. U OMïonit à Hbr la nuit du lundi quiittiéuie jour du
49089moi* de Dbonlliidjah, à Vkfgi ét oent vingt au.
49090Il ëlait paiftitcment «ain de
49091« leurs chaudrons et leurs fouroeaux. » Dans VBimin d'Ji^ (nnp. 7*8, M. 1 3a v") : ^ ! J-^a
49092l«u^ l^l^j, '-r^'^ vJ1^3 «n loi porU no plat d'or et un oîm«d raridii de pîeneriei.
49093Diim tin
49094vers que cite le Kalaid-alikian, on lit
49095:
49096^
49097.> »,... ) U ^^^^tj
49098« Il dîna, de
49099la fortune,
49100.dans If plat do ses cfrsirs. » Dain une Histoire iTÀtep (mari
4910171*).
49102f'nl.
49103188
49104r")
49105:
49106jL» t-j^
49107a
49108s_j!^^i O^'à ^ >.5'^'
49109' "
49110friipp-t avec le goupillon qiu: rciircrinait le
49111plal qui contenait U
49112/U4m.-l)mlirfed^jrefaom(foLa8Sr*):ûL^^'j jU3) wv>DI ^
49113^jJt
49114LaJ w«~>.)
49115> Parmi les objets d'or, que l'on y joignit, se
49116trriuviiicnt
49117ti
49118> ize cenU plattd'or
49119Option. » Dans le* foyages d'Ebn-Bdtoulah (fol. 16 v")
49120: O^J^I-J ^^at^l
49121|^
49122' ï'*
49123« désignent les plats par le mot dotout. »
49124Plus loin (fol. 34 r")
49125: t,,_kg
49126j^^lat' JU"^
49127^>->^ '
49128^
49129» • V « Ou
49130fit cuire les mets dans de grauds chaudrons de cuivre appelés '«A»oiir. « £l
49131(fbC iik v")
49132:
491331
49134>r~^. ^^l>t • Ues plats que Ton désigne par le mot de$t. * Dans VHimm
49135tTÉg^ d'Ebn-ikjas (toD. I, »* part. foU ton v*)
49136: «^a»^ ^ ^Jîv-UI ^j^LdU • On fut bouillir I*
49137« viande dans nn (fe/t (chaudroo). » P'u^ las (fui.
49138«JU~^t i^y^_
49139«lltei^oiit
49140< son vÏMge avec
49141le noir qui s'attacfac aux chaudrons. » Ailleurs (t. ll,f. 5i v*)
49142: ij.
49143> ^^
49144~
49145I
49146« 11 se cacha dans un vaste chaudron.
49147>• Et (fol. «74 v') : ^l^Ujl^i^lj
49148iii^ O^^l
49149«JU «Lm ekandroBS travaiOaieat jour et ouit pour k noerrikifedas Miet, » fiurckbardi [Arabie
49150pnttrUf pu ta), éSpUque le mol Cxn^ par i/lcAnt; et (p. 71) par boUvt turgepam, V 11 indique
49151aussi un
49152échiquier. Comme da1>^
49153< c
49154vt
49155:-
49156cite
49157par Ebn-KhalHkan
49158[m.\n.
491597^0,
49160fol. 294
49161r"j
49162:
49163li'j
49164w«>jl^Aj w>^jJ I ^
49165>L-J
49166I . Lorsque les pions, sur les échiquiers, se tnuiaforiDent en reine». «
49167g** Le mot
49168dc&t|;Dc égalementmm main de /Hipier.On KtdiasrAXftoAvdeBedr^din-Aïo*
49169tlbi (man. 684, f. <4 r*) : âdL^ uUT^J
49170J*d «^^1 \3}^^
49171O»—
49172J^i "On vit ar<
49173« river la dissl (main) de papier de Syrie, composée de vingt-cinq feailles.» Dans le Ditva/i-alinycAd
49174Cman.
491751 1-'^, T
49176r -1- r")
49177; liS O^-^J!
49178-
49179main (de papier) se nomma kajjah. » £t(î^ V) ;
49180iâ^ ^y-^^
49181jJi
49182« La dest ^roain) se compose de vingt-cinq feuilles. >
49183On mot iA>-> •*«<( femc celei d« hU^-aïUut «^hmjJI w^StrCéerivaiD du (6m) , ainsi que
49184celui de«Mn«i(A««ddMf«£*«Jl çiy (eopiaie d«ibtf).Onli( dam le J»wieMiuiMM(f; 109 f*}:
49185^^^0^1 ï\jU
49186ïliar') ^,_.^^! 3 JjkjJI
49187^LkLJt « Les kdtib^ddtft oaX reçu ce nom à cause
49188• du ilest royal. On désigne par ce mot l'estrade sur laquelle ils s'asseyent, en présence du Sultan,
49189• daos la maison de Jajustice, lur» des grandes audiences, pour lire les pkcets. • Le même écrivain
49190nous apprend que, chea les Atimiles (fel. 10 v*) : lei^-iiddei» était le même fonellomialf* qné
49191le X^7/T't-<M«> (serrétaire de la chancellerie secrète). Makrizî, dans sa /)rfm/)r/off r/r fË^-ptr 'v.^m
49192I
49193Ruri. 797, fnt. 332 r°), p.^rlant de? bureaux de la chancellerie des dépêches, Hit
49194: ^!
49195X toujours le plus distingue d'entre les secrétaires éloquents. En lui parlant 00 lui donnait le titre
49196«doacAelllltMMjcl on le désignait parlnaorn da
49197liirt nddwl niic*ef^ On lit dans VBimbt
49198Digitized by Google
p. 543
4919994o
49200HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
49201corps, et avait coDse-rvé l'usage de tous ses seosetaon intelligence touteotiéra.
49202On a de lui un recueil de vers. 90 L'émir Bcktemur, le silahdàr Dàheri. 10* Le
49203Kân-Ilklian-Moïz-eddin-Gazan ,
49204fils d'Argoun
49205,
49206fils
49207d'Ahaga,
49208fils de Houlagou
49209,
49210fils de Touli
49211,
49212fils de Djpnkiz-klian.
49213Il mourut dans
49214la province de
49215Ka/vviii
49216le
49217doLizitMiic jour du mois di^ Schewal. Son corps fui porié à son lombeau, place
49218en dehors de
49219la
49220vilk- de Tauriz.
49221Il était monté sur le trône
49222l'an
492236c)3.
49224Il em-
49225brassa l'islamisme l'an
49226Gt^q* ^
49227celle occasion,
49228il
49229fit répandre l'or,
49230l'argcul
49231et
49232les perles &ur les têtes de ses
49233siijelB. La religion musulmane se propagea dès
49234lors parmi les TaUrs. Gaxan se montra zélé pour la justice ,
49235et prit le nom de
49236Mahmoud. Il régna sur les deux Iraks, le Khorasao, la province de Fars, Je
49237pays de Roum, le Djézîrah. Il portait la titre de Kàn, et voulut être nommé
49238seul dans la Khotàah.
49239Il
49240fit frapper la motuuue en son nom , et non en odui
49241d'Abou'lmahâsen (man. 661,
49242f. 18 v")
49243: iiXi^\ ww3 w>j'ir« Le kdtib-<uUest du khalife. > Dans 1rs
49244CtWafùgicf arabft
49245(f. i6o v")
49246: ïbji^\ wl^'^'j
49247sI-wJlJI ^\IS jL-*t ^ .Plu-
49248<r Sieurs des prinàpaux écrivaios du dett auguste place dans le noble paUu. > L'auteur du DUva»-
49249«SmeM {t t)4 1^ «t v^, •'exprime dnat : 2iL«) v^if
49250«UJ^s^r^
49251v^lT
49252^Uyi
49253JUft ^\
49254^Uiî
49255^ i^jùS
49256iJjlxJI Jjljl J lylTjij IvsV
49257^^-V ^!U3l ^JJj «t^ Ailtib-addatnt le même que le kdtib-alinscM (secrétaire de la chancellerie).
49258• lia pris ce suronm du
49259de rempire; je veux dire l'estrade où
49260il s'assied, avec son chef, en
49261« pré&ence du Sultan, daus les as&emblécs solennelle» de la maison tk justice.
4926211 lit les placets, après
49263« qults ont été lus pir wmi cbef, et y eppliiiae l'apuatiD* qoe pracent l« Svllaii. Ensoite, ce* pltcets
49264«sont portés au kdtih-atsirr,
49265qui
49266en indique
49267la
49268dcstinaiiou. Au lOinmencement de
49269la djna&tie
49270m turque , les kdtib-tUdest étaient seulement trçis Individus, qui avaient à leur tête le kadi Mouhii-
49271« eddiio-Ebn-Abd-«ddidMr. Le nombre iii|piMiiU ensuite} et, de nos jouis, il» sont au nombre ét
49272• plus de vingt* mais ^ni, pou la plnpait, ne rendent micuq service. Ib se difisent en deux ctté-
49273« gories. Ceux de
49274la première classe montent
49275à cheval, à «'té de leur chef, deux
49276fois par sc-
49277• maine. Ceux de la seconde se bornent à
49278écrire ce qui leur est prescrit» (voyex
49279fol. 116
49280t*).
49281Mikriii, dam m
49282D0$€i^Mloit de
49283l 'Égypie
49284(maninerit 798,
49285fol.
49286181 v*},
49287s'exprime emii
49288:
49289s,:,<MjJt
49290v*^^ {j^^f^^ ^^^jl1i»Lv^«PlniîranideceiiXf|td«Mitc]iai8é8
49291d'appliqner les apostilles, et qui sont di">ij;nés par le nom de
49292et demoumBli
49293iwftfctf. •
49294Ailleurs (f 340 r*)
49295: wwX^^
49296Jivl « Un Je ceux qui appliquaient l'apostille dans le dest. >
49297Dans l'Histoire d'Ebo-kadi Scbohbali{maa. 64%
49298f. ta8 v")
49299: ^^jJI ^ «
49300. Ij, -Jl ùbSjLit « U
49301Digitized by Google
p. 544
493024V 704 (iSnS).
49303Xt. liBLlK4IA8EA-IIOyAlliœO-]UI40UM.
49304a4>
493051)11 M4i MpréMi et
49306il expuka de ses Étalt le repv^tentant de ce monarque.
49307Aacnn de tes pères n'avait tenu une
49308pareille conduite,
49309p\
49310il
49311fut
49312imité par ses
49313sucoeaieiin..Ge fut le plus disliogué des souverains de la fanaillede Uoulagou.
49314Seulement,
49315il se montrait avare, en comparaison de ses pères.
49316Le premier jour du mois de Moharrem, un courrier de la poste annonça l'arri-
49317vée de l'émir Seif-eddin-Katàïa-ljpn-Saïr, émir des Benoii-Kelab, qui était accnm- 704
49318pagné d'un grand nouibie de
49319sclieiklis arabes
493201
49321i squ'iU furent parvenuîi
49322t*n
49323Egypte, le Sultan et les émirs les combicreut d iioiuicursj après quoi on les
49324fil
49325retourner à Âlcp, Voici les ftiits qui concernent £bn-Katâîa
49326: s'étapt soustrait à
49327roMianncedn Sultan,
49328il avait J«>ragé la provirce d*Alep,
49329et y avait causé de
49330grands d^Ats. Pounuivi par les troupes de oette ville* il se réfugia daus les con-
49331trées de rOrMni| et s'établit parmi les Moagols^ qui le comblèrent d'bonneura,
49332durant la vie de leur souveraio, Gann-Mahmoud. Après la mort de ce prince
49333ne se voyant plus traité avec les égards- ordinaires, il s'adressa au aaib d'Alep,
49334et ne cessa de solliciter
49335sa Uenveillauce, afin
49336que, par son
49337intercession,
49338il obtint la permission de retourner vers le Sultan. Le naiù accueillit favorable-
49339ment sa demande, et écrivit en sa faveur. Le prince lui accorda le prdon de
49340sa faute,
49341et lui rendit
49342les ikfn qu'il avait possédés dans la ville d'Alep.
49343Un courrier apporta
49344la nouvelle qu'une dissension funeste avait eclalé entre
49345l'émir Ascndenuir-kurdji,
49346n/û'ù de Tarabolos
49347,
49348et
49349l'émir Bâloudj-tiosànii ,
49350l'un
49351des
49352énnrs de cette
49353ville.
49354Voici ce
49355(|ui
49356v
49357avait donné
49358lieu
49359: Asendemur
49360avait
49361'
49362admis dans le:» bureaux de sa cbaocellerie un écrivain samaritain, ap{)elé Abuu-
49363'Ssoroor. Cet homme , se vi^nt investi d'an pouvoir supérieur,
49364fit, pour le
49365compte de son maître» des spéculations commerciales sur quantité de marchan-
49366dises,
49367il montait des chevaux fringants , hym0, couverts de selles ornées d'or
49368et d'aigent. Il s'ancgsa la conduite de tontes lea alTaiivs dans la ville de lara- 594
49369boloe; en sort» que sa
49370prospérilé
49371et ses ridieases parvinrent au
49372plus haut
49373point. 11 se livra alors k quantité d'actes pervera et vexatoires, qui soulevèrent
49374de nombreuses plaintes L'émir s'entremit dans cette aHaire, .s'aboudia avec
49375• ejLcrça les fooctioos d'ccrivain d'apottilles dans le dest. • Ailleurs
49376{(. 55 r»)
49377: sJU«—«jJt mU/
49378«n fnt Dommé à Isptaes deM«n(-«iiAMi; > Et 0».jJI ^Ji
49379• Il excrçAlM fMeliOQ•'deJ*écri-
49380• tnre é'apostinesdaiis le dai.
49381Oantk MbiJM^ (toa. 1, f. 6S v*) : ^^mJJI ^y^y
49382«
49383• des moutvaÂkt-adiisi. • Dans VBiOoift dti kiuBt tFÉgypH (fol. 66 i*) : %I,.mjJI
49384jiX^
49385exerça, dinsIfS bnmiMC debcllSIlcélIcii^lafooctkHIS de mouffakki-mldeM. »
49386II.
49387{ifuatrièmitfWU*,)
493883l
49389Dlgitlzed by Google
p. 545
49390HISTOIRE DES SULTANS MAIILOOKS.
493911m émin de Tarabolos, dmn le but die soiuilraire les musulmans à
49392l'influence
49393de cet homme, et leur promit son secours et son appui. Un jour de marche
49394flolenuelle,
49395il se présenta devant le
49396nart> Asendemur, et lui
49397fit connaitre
49398tout
49399c« que
494001;» populafion
49401avait
49402h
49403souffrir de son
49404secn'tairp
49405If Samnrifaîn,
49406et
49407îes
49408vexations qu'elle éprouvait do
49409la part de ccl lionime.
49410\,v /m/h
49411lui rrpondit avec
49412peu de
49413bienveillance, raccusant de
49414lairi-
49415de
49416faux
49417i-apports, et
49418le
49419traita de
49420la
49421luaaière la plus dure.
49422l.Vruir Bàloudj
49423fui outré d'une pamile conduite. C'était
49424un homme
49425éneri;ique, d'un caractère brutal;
49426il jura, avec
49427des
49428serments
49429Jes
49430plus forts, qu'il ferait ttencher la téte du Samaritain. Il te leva, et quitta l'au-
49431dience da natb Asendemur. Celui-ci le liAta d'écrire à la cour une longue lettre
49432qui
49433contenait des plaintes amèrea contre Bftioudj.
49434Il reçut une réponse par
49435laquelle on l'autorisatt à faire arrêter cet ^mlr, et à le mettre en prison. AusstlAt
49436il ôta II BAIoudj son épée, et le fil incarcérer. Cette ârconstanee ayant redoublé
49437les vexations que le Samaritain exerçait i Péf^rd de la popubtion» tout le monde
49438se souleva contre lui. On rédigea, relativement à lui, des acie^ cpii renfermaient
49439des traits honteux, que l'on rapporlait,et dont on Ht constater raulheuticitédans
49440la ville dr Damas. 1,'f'mir tzz-eddin- Aïhek,
49441rififf) de la Svrie, de son oôlé, adressa
49442drs (léptclies ctHiceinaiit
49443ci'\ lionimo.
49444I/t'inir Hibats,
49445le
49446rZ/V/.tv //r////r , s'eniremif
49447daiJ-s cette affaire. Ou ilouua
494481 Oitire de couduire leSaaiarilaiu à Damas, de le li-
49449vrer au kadi des .Malékis, et de inelli-e en liberté Bâioudj. Celui-ci fut
49450tiré de pri-
49451son, et traité avec une noble générosité. Le Samaritain, chargé de cbuineh, lut
49452remis au ounrrier de la poste , et conduit à Héros, où il fdi massacré. On soup
49453çonne que Témir Asendemur avait aposté on émissaire poul* trancher la téte
49454de cet homme, alin qu'il ne tombât point au pouvoir de se» ennemis. La léte fut
49455portée à Damas.
49456Sur ces entrefaites,
49457le kadi des Malékis prononça une senlence de mort
49458contre Schem»-eddin-MohamnMMl4Ma-AlbAdjerilci. Ifais cet accnié s*ei^it de
49459Damas. L'émir Selar «rriva du Hedjàz au milieu du mois de Safar.
49460Il
49461s'était si-
49462gnalé dans
49463cette
49464province par plusieurs actes
49465très -honorables.
49466Ainsi,
49467il
49468fît
49469dresser un rôle contenant les noms de tous les hommes qui étaient
49470i-n rrlraile
49471à
49472la Mecque, et acquitta toutes
49473les dettes ((u'ils avaient contractées. En outre,
49474il donna à chacun d'eux
49475le montant de sa dépense d une année. Les vaisseaux
49476équipés par lui étant arrivés
49477sans
49478accident à Djiddah, loule la charge de
49479ces
49480bâlimeuts
49481fut
49482distribuée
49483aux
49484habitants de la Mecque, grands et petits. Ou
49485Digitized by Google
p. 546
49486âR7«4 (>3oS}.
49487XI. MfcLiK-IililS£jV>liOHAMMbl>4ii^I,40LK.
49488»43
49489enregistra, par son ordre, les noms de
49490tous les pauvres, des
49491sch^rifs, et on
49492distribua à chacun, en or, en argent et en grain, ce qui Jevaif
49493lui
49494sniTire pour
49495tjne année.
49496Il ne rcstn point, dans la ville de
49497la Mec(|ue, une femme, uu homme,
49498un être d'un rang élevé ou mlinie,
49499iu\ riche
49500, mi pauvre, un esclave, un homme
49501libre, ^chérif ou autre, qui n'eût pai
49502l a
49503lU munificence. Ensuite l'émir mand;i
49504(les |}èleriDs) de Ziila, ei leur
49505til distribuer de
49506l'or, de l'argent, des grains,
49507du sucre, des friandises. Tous en reçurent leur part.
49508Il envoya à Djiddah des
495099lfea»9tijji.L*, qui firent, dans oetle ville, ce qu'il avait
49510fait à la Mecque. 1^ 595
49511reste fut ifiorté à b ville du Prophète (Médine). Selar,^tanl arrivé à
49512la vall^
49513des BeooQ-Salein^ (ut inrprmé que tes Arabes a!vaieot enlevé aux pèlerins
49514un.
49515grand nombre de chameaux.
4951611 pounuivil ces brigands , et fit sur eu» cin-
49517quante prisonniers. Les JitkiA ayant prononcé que ces hommes devaient
49518être
49519considérés comme ennemis, Tëmir leur fit couper les mains el les pieds. Il répan-
49520dit ses dons sur tous les habitants de Médine, ainsi qu'il avait fait à l'égard des
49521habitants delà Mecque. La population des deux
49522%illes saintes se plaisait à répé-
49523ter ces mots
49524'f
49525( \ Selar,
49526juiisse Dieu le délivrer de la eiainte du feui » Jamais,
49527de temps iuimemoiial,
49528j)eisi)inie ne
49529s'était signalé
49530])ar de
49531si grands bieiilaits.
49532Un
49533courrier de
49534la poste, evpédié
49535d'Alep, annonça
49536larrivée d'un
49537corps de
49538Mongols, qui venaient se réfugier dant> lc& contrées soumises à l'islamisme.
49539Ils
49540étaient au nombre d'environ deux cents cavaliers, accompagnés de leurs femmes
49541et de leurs enfants. Parmi eux se
49542trouvaient plusieurs parents de Gasan , et
49543quelques-uns des enfants de Sonkor^ttchkar. Une lettre écrite de la cour en-
49544joignit de les recevoir d'une manière distinguée.
49545Ils arrivèrent au Caire dans
49546le mois de Djoumada-premier. Dans leurs rangs se trouvaient les deux fières
49547de Selar, Faklup-eddîn-Daottd, el Sdf^din-Djdibàr , ainsi que la mère de cet
49548émir. On assigna à ces étrangers des pensions, v^'ij^ ; on
49549leur conréi-a
49550des
49551ikta; et
49552plusieurs
49553d'entre eux furent
49554attachés aux
49555dilTérents émirs.
49556Selar
49557fit
49558construire, pour sa mère
49559, une maison dans l'écurie de Djouk, que Melik-.\del-
49560Ketboga avait transformée en hippodrome, el qui prit ensuite le nom de HiAt-
49561alkhdun. Ensuite
49562iJ
49563fit monter eu grade ses
49564deujt. frères, et leur conféra des
49565postes d'émirs.
49566Le vingl-qualrième jour du mois Ue Siliaban, on vit arrivera Damas l'émir
49567Hosàm-eddin-Âzdemur-Moudjeri, et Imâd-edditi-Ali-ben-Abd-elasiz-Ebn-Âbd-
49568errBhman-ben«Abd-eIali-]>en4llorif-ben-Sal(ari ,
49569qui
49570venaient des conirées de
495713i.
49572Digitized by Google
p. 547
49573a44
49574HISTOIRE i>£S SULTANS MAMLObKS*
49575rOrieni.
49576Ils se rendirent au Caire, où
49577ils firent leur entrée le premier jour de
49578Ramadan. lis étaient porteurs d'une lettre et d'un prêtent de Kbarbenda. Dans
49579sa dépêche, ce prince nutîHail son avènement au
49580trône, comme successeur
49581de son frère Malimoud-Cnzan.
49582Il donnait au Sultîtn Je titre âe frère, témoignait
49583le
49584dé.sir de voir étcitulic
49585Its hostilités
49586,
49587et demandriit
49588la paix. Sa lettre se ter-
49589minait ainsi
49590:
49591i. Oiie Dieu
49592jirii (ioiiiie le passé! Mais (]iie tout homme (lui
49593reiiou-
49594« vellcrait les iioulih's suhi>M
49595la \eiigeance <li\iiie.
49596» On
49597fit léjionse à ce ju inee,
49598et on
49599lui envoya un présent. Son aml)assadeur fut reçu de la manière
49600la plus
49601distinguée,
49602et Von
49603fit
49604partir avec lut Alà-eddiD>Ali ,
49605fils de r&nir Sdf«eddtDt
49606fils de rémir Self-eddin-Belban-Katendji , Tun des «otnmaadanis de la AalkaA
49607,
49608et le sadr^ Sottletman , le SÊaliki Mourtaki, Tun des adt (notaires). Ces député
49609se mirent en marche lé premier jour du moi» de Dhou1kadah|
49610et
49611fitrent de
49612retour au mois de Ramadan de Tannée 7o5. Le iringt-troïsième jour de Djou-
49613mada^eoond, 6edr-eddin-Mohammed'ben»Fadl-al]ab, arriva à Damas, revenant
49614de» États de Gazan.
49615Au commencement de Rebi-premier, des ambassadeurs du
49616prince Taktaî,
49617-
49618souverain de la viUede Saraî, et des contrées du Kapdjak, arrivèrent en Égypte.
49619On leur assigna pour demeure les maïuUiroh de Kab:>ch
49620, et on leur assura des
49621gratifications, v_.o^,. Admis
49622à l'audience du
49623Sultan
49624,
49625ils
49626lui offrirent leur pré-
49627.seul, et
49628la lettre de leur souverain.
49629Klle contenait
49630l'avis ([ue ce j)rinre se décla-
49631rait contre Gay-an
49632, et se disposait à
49633faire
49634la j^uerre. On répoiulil à cette dépêche
49635que Dieu avait ôté aux niusuiiiiaus
49636toute inquiétude du côté de Gazan, el que
49637596 Kharbeuda, frère de ce monarque,
49638s'était résigné à demander la paix. On en-
49639voya i TaktaS no présent dont on chargea Témir Self-eddin-Belban-SarUiadi.
49640Cet officier, accompagné des ambassadeurs, se rendît à Alexandrie, d'oii 3s
49641prirent la roule de la mer. Sur ces entrefaites, arrivèrent pluneum marchan^b,
49642qui se plaignirent de Melik^Blouvalad, souverain du Yémen. Ce prince avait,
49643en outre, supprimé l'envoi du présent que devait fournir cette contrée, et qui
49644montait à une somme de six mille ditliems , avec lesquels on achetait différents
49645objets destinés à être expédiés pour la forteresse des Ismaéliens
49646,
49647et auquel se
49648joignait un présent adressé au Sultan Melik-Moudafrar.IousoufffilsdeMaDSoni^
49649Omar, Tds d'Ali-ben-Rasoul
49650,
49651avait, durant
49652l'espace de quarante ans, acquitté
49653cette redevance. Son exemple fut suivi par son fils Aschraf. Hi/.ebr-eddin-Daoud-
49654ben-Moudatïar-Iousouf s'étant révolté contre sou souverain, interrompit l'envoi
49655Digitized by Google
p. 548
49656«S704(i3o5).
49657XL MBLIK-NASEA-MOBAMIIBO-KELAODN.
49658«4$
49659des deux présents
49660,
49661et ne témoigna que du mépris poar le Sultan d^Êgjpte. On
49662lai adressa une lettre pleine de reproches et de menaces. On en chargea Nàser-
49663eddin-Toudi et Schems-eddin-Moliammed-ben-Adlaii, Qn Jenr ranît aussi une
49664lettre du
49665khalife, qui
49666témoignait au
49667roi du YémeD aoD improbatioik, et
49668le
49669sommait de paver le inhut suivant
49670l'usage.
49671Abai,
49672roi
49673île
49674Donikolali
49675,
49676roi de la Nubie, apporta un présent (pu consisiaii
49677en chameaux, bœufs, eselaves, alun et émeril.
49678Il demandait un corps d'armée
49679auxiliaire. On lui assigna pour dcineiu-e la maison destinée à recevoir les hôlcs.
49680On désigna, pour Tacconipaguer, Tétiiir se'if-eddin-Taktebâ, gouverneur deKous,
49681uaear^deivdfidis, (48) hjii\J\ iil^. Environ trois cent» cavaliers dioieis dans
49682la haUcah, et dans la miltoe des gouverneurs delardon méridionale^ et un nom-
49683bre considérable d'Aralws. Cet troupes, eapMiées à la fois par terre et par fa
49684voie du fleuve , se réunirent dans h ville de Kous. Takt«l)â partit i leur tite,
49685conduisant avec lui Abai, rat de Nubie. C^peadant l'ànir Rokn-eddin-Bibars
49686,
49687le dmvaddr, envoya
49688vers le kadi
49689Sdierf«eddin«Abd>Elvrohhab-ben-Fadl-allah
49690,
49691le kfitib-assir, pour l'engager à adresser une lettre au nnîb de la Syrie. Le kadi
49692déclara qu'il (allait absolument consulter, sur cet objet, le Sultan ou le mAb^
49693Bibars, irrité, manda
49694le kadi
49695; celui-ci étant arrivé, Bibars
49696fil
49697à lui peu d'atten-
49698tion,
49699et
49700lui
49701dit
49702*
49703C.omnïeiit dois-je te parler?
49704... .Ecris ce que lu as à
49705( crire. »
49706Le kadi lui fa réponse
49707: « Émir, observe les forme«; de la
49708j)f>lile!»se, et ne dis pas
49709.^iXJU <) lui. »
49710\ l'instant, Bibars se leva, et
49711lui appliqua
49712trois coups sur la téte.
49713I^e kadi s'empressa de sortir, et se rendit chez
49714l'émir Seiar, le natb, auquel
49715il
49716raconta ce qui lui était arrivé. Selar
49717le garda chez Int. Se trouvant avec les
49718émirs au moment où
49719ils venaient fiûre leur cour,
49720il raconia
49721raflktre à Témir
49722Bibars, le ^dsckenkir, qui en fut vivement aflècté, aussi bien que le reste des
49723émirs. Tous se dédarirent contre Bibars, le danmdàr. On lui enleva son- épée;
49724on le veiint en prison depuis le madn jusqu'à midi, et on le réprimanda de
49725la manière la plus sévère; après quoi
49726il fol destitué du rang de émodât»
49727et remplacé par l'émir Aldemur.
49728Un courrier de la poste, expédié de Damas, annonça que Taki-eddin-Ahmed-
49729beu-Timiab était en dbpute avec les habitanu de cette ville, relativement à la
49730(48) Le mot ^J-^lj que ['«Ml trounre plus ïm (|). a5 1), désigne « Uranger, «t s'applique svrbiut
49731im homnmnM étpaftéa f^aet, Oafit aiHeuri(iMMiinCT*» pb «60) : ^0«lj
49732^1
49733•I Ta etm étn iial^ «D baaid, va éttaagcr. •
49734Digitized by Google
p. 549
49735«46
49736HISTOIRE DES SULTANS MAMI.OUKS.
49737597
49738roche, qui se trouve dans la mosquée de Tarikh , au voisinage du Mosalld de
49739Dtrnas.
49740Il assurait qne laliace imprimée sur la surface n'était pas celle du pied du
49741Prophète; que, par conséquent, l'usage où étaient les habitants de visiter reli-
49742gieusement et de baiser cette relique, ne devait pas être toléré. Ayant amené
49743avec lui des
49744tailleurs de pierre, il rasa cette roche le seizième jour du mobde
49745Bedjeb. Cet acte fnl viveneDt blâmé de tonte la population. On répondit que,
49746ù la choie était coDroroae à son assertion, il avait
49747ikit une action louable, ci
49748supprtnij une pratique superslitieuse ; nab que,
49749s'il en était autrement, dèa
49750qu'on as serait assuré de la vérité des faits,
49751il oe manquerait pas d'être puni.
49752kiagdî-Sdbeliivtourî arriva, avec le titre d*amKBs«adeur, wwyé pw Afaou-
49753Iakoub4ousour>ben'lalioub-ben-Al)tI - rlhakk«ben«Moodjir*b«^lM-Bekrkbcaft-
49754f)jemâah-Merioi , souverain do Magrcb,
49755et porteur d'un
49756présent magnifique.
4975711 élaft accompagné d'uue caravane de Magrebins , qui se disposaient
49758à
49759Taira le
49760pèlerinage. Depuis plusieurs années,
49761le départ de cette caravane avait
49762été in-
49763terrompu.
49764Vhou-Tnkouh
49765autorisa
49766les pèlerins
49767à
49768se mettre en
49769nnrche;
49770il
49771les
49772chargea d un niagnitujuc
49773exeatpiaire du
49774Coran, enfermé
49775dans un
49776étui
49777d'or,
49778enrichi de Ijelles pierreries,
49779et qui devait être iléposé dau!»
49780le .sanctuanx dv
49781ia
49782ïlecque. L'ambassadeur iul reçu de la manière la plus distinguée, logé dans le
49783Sit^danf et on lut asa^nâ des gratifications. Cet Idagdi , au «ornant de l'arrea-
49784lation d'Iakouba, sons le règne de ileUk>DAher,
49785s'était, avec on nombre de
49786Gurdes, réfugié à Barkah. De là
49787il se rendit auprès d'Ebn-Iakoub, et lui offrit
49788un présent. Ce prince l'admit auprès de sa personne, et Téleva en grade; en
49789sorte qu'il parvint au rang de vizir. Il se distingua par une conduite irr^m»
49790èhable. Enfin,
49791il
49792fut envoyé, avec un présent, pour faire le i>èlerinage.
49793Cette année, l'émir Mousa, fds de Sàleh-Ali,
49794fils de Kelaoun, épousa la
49795Tille
49796de l'émir Selar, qui avait été un des mamiouks de SâIeh, son
49797père. Ce mariage
49798fut célébré avec une pi'ando pompe. La fdle de Selar reçut un trousseau valant
49799cent soixante mille
49800dinars. L'émir Bibars, le
49801djilscfietikir^
49802et
49803les autres émirs,
49804aeconipaguèrent à pied le cortège nuptial, et chacun deux
49805olfrit des pr('senis
49806couipitsé» de
49807cire et d'autres objets.
49808quantité de cire donnée à
498091 époux par
49810les émirs se mon lait à trois cent trente kùuar.
49811Bientôt après , arriva
49812la
49813dia^{r&ce du vizir Nàser-eddin-Mohammed-beo-Al-
49814schalki. Void quelle en
49815fut la cause : L*émir Selar, le nofA, à son retour du
49816HedjAa, fut informé par ïeiKl^aaddr que le viw avait eu, dans la ville de Te-
49817Digitized by Google
p. 550
49818AM 704
49819(i3o5|.
49820X].,MEL1K-NASER-M0HAMMËD-KKLA0CN.
49821ft^T
49822roudjah) une cntrerue avec le Snllan,
49823lui avait dooné dea conseils
49824, et remis
49825une aommc de deux
49826mille dinars ; que le prince l'ayant consulté, relativement
49827aax émirs,
49828il
49829l'avait pressé
49830d'agir hardiment contre
49831f»ij\
49832; que
49833le Sultan, lors-
49834qu'il avait besoin de qn<"lf[nc ol)jct
49835,
49836le demandait au
49837vizir, qui s'empressait de
49838le
49839lui envoyer. Ces détails irriièrent violemment Selar, et ranimèrent
49840la
49841liaioe
49842qu'il avait conçue pr(^c<^demuieiii contre le vizir. Comme IVmir Riliat^, le djà-
49843scltenkir, songeait a lanc le pèlerinage, Sclar voulut terminer Taflaire d'Ebn*
49844Ahclialkbi avant le départ de cet émir, dans
49845la crainte
49846qu'il ne nonifAt dit
49847mécontentement, ai une pareille attaque avait lieu durant aon absence. Il con-
49848sulta, à cet ëgard,
49849Téasir Alem-eddin^SandjarwDjioulL Tous deui tombèrent
49850d*aocord, qu'il
49851fiillait mettre en avant on Copte, qui dénoncerait le vitir, et
49852«'attacherait h. prouver qu'il était redevable d'une somnoe d'ai^ent au tréior. lia
49853apoBlèrent, pour cet objet, un homme de leur choix, qui t'occupa de dreaier 598
49854dés cédules financières ^'t^^l- An moment oà
49855les émirs
49856étaient
49857réunis pour
49858fiiireleur cour au
49859Sultan, Selar leur rapporta ce qu'il
49860avait
49861appris
49862relative-
49863ment au vi/ir et à ses mamlouks;
49864puis
49865il se mit à parler de ce fonctionnaire
49866en
49867termes
49868injurieux ''49).
49869Les
49870émirs,
49871d'un commun
49872accord,
49873répondirent:
49874w Si on prouve
49875< oTi!ie
49876lui quelque acte qui mérite
49877la mort, on
49878lui déchirera
49879« la peau à coups de Ibuet. » Le vizir ayant été mamié,
49880et avaul comparu, Selar
49881lui dit
49882: « Écoute ce que dit cet
49883lionmie. U soutient que
49884tu
49885as enlevé fraudu-
49886« leusement l'argent du prince ; tu
49887.sais quelles sont les
49888lois à cet égard. » En
49889même temp il fit signe à oetbomme de prouver son aswrtîon. Ebn-Alaehalhbi
49890poussé par sa mauvaise étoile, a'éeria : • Quel est donc ce misérriile, pour que
49891K je sob obligé de discuter avec lui ,
49892et comment un être id que moi
49893cst4l
49894(49) Le verbe JûL suivi de la préposition
49895, signifie ealom^r quelqu'un, en dSr* «te m»l, te
49896dfJSfkmer. Dams l'ouvrage qui dous oceape (tom. I, |>. tt56) -j^j
49897^J»
49898li n
49899^1 ,J JudLl « U
49900« commença à diffamer Kbu-Zciiboiir. « Dans la Description dt t'Sgypie 4* Makxîai (l. II, ta. 798^
49901fol. 377
49902v**)*: ijjjLiJt ^'-J
49903lix^]
49904y™^^
49905''i^*™* longneroenl l'inspecteur da domainr
49906« prive.
499070
49908|)an<i S'Utsturc d'Kbn-kadi-Scholibah (man. «87, fnl. ag v»)
49909:
49910^ji^ls*/.^ {^^^
49911• TouiR la population
49912le diflamait. » Dan^ la Biographie du XT siècle {1^. m)
49913:
49914I
49915,
49916^
49917'
49918' ^
49919<X>-X^ « Chacun des deux diffamait violenunoit l'antre en son absence. »
49920Un» te Mmiet-téjl d*Abon1aioliftoe«
49921(t. IV, fol. 17 r°}
49922: ^LtjJl ^LtJ J»
49923• Laea-
49924• loDinie contre les eflaplejés.» Dam l'AMMne d'Abawd-AilalâDt (l. Il, lb|. if6 r*]
49925: JUXÀ^
49926iiib^i^ Wl < lia* (ennctiaît 4e vives bavedives contre le» Maaliflib.»
49927Digitized by Google
p. 551
49928a48
49929HISTOIRE DES SCLTANS M4ML0UKS.
49930« contraint
49931tl'enleiulre
49932ses
49933v;iiiis piopos? » A ces mots, Seiar
49934entra dans une
49935\i<)l«iih^
49936rdlèrc
49937,
49938et
49939lui
49940dit
49941:
49942< Insensé! misérable!
49943qui es-lu donc loi-ménîe
49944,
49945«pour
49946iiutntrer un
49947si giand
49948oif^ueil^
49949Lors(]«i'un homnic
49950i> itfil devant nous
49951a révéler
49952tc& malvcrsatiui)!»,
49953tu oses l'injurier eu notre présence.
49954IS as-tu donc
49955m pour uous aucune conadéintion?» P«r «on ordre, le hddjib frappa le viiir
49956sur la léte , jusqu'à ce que son sehdtek fût en lamiieBUX. Après quoi on le
49957remit au sehddd (inspecteur) des bunaux, en
49958loi recommandant de l'appli*
49959quer à la torture» ainsi que les mamlouks Kebek, Qektout et autres. Le dernier
49960jour du mois de Scbaban, on enleva Tépëe du vizir» que Ton emmena avec ses
49961mamlouks.
49962lendenuùn , on tint oonsdl relativement à luL Et
49963il fut résolu
49964qu'on le foi ceraît à payer. En conséquence , on commença à employer les voies
49965de rigueur.
4996611 ne se passait pas un jour sans quizz-eddin- Aïbek-Schoudjal,
49967sckâdilàes bureaux, ne traitât durement le vixir, et ne l'appliquiit à la torture.
49968Il voulait se venger de ce que cet Immme
49969I avait traité avec une hauteur
49970insul-
49971tante,
49972et
49973l'avait
49974forcé,
49975ainsi tjue
49976le
49977du
49978Caire,
49979lorsqu'ils
49980se
49981trouvrjjenf
49982pies de
49983sa
49984maison, à marclier
49985à pied près de son
49986élrici. l'nsuitc, a\ant
49987pris
49988séance dans l'arsenal de Fostat,
49989il manda le vizir, qui se trouvait dans la
49990cita-
49991delle , et le
49992lit amener, monté sur un àne, au travers des rues de Misr, jusqu'à
49993rArsenal. Les habittnts de la ville s'approcJièrent du prisonnier, dans Tinten-
49994tion de lui jeter des pierres, et l*aocaMaient d'injures. Ensuite on le ramena
49995en prison. Le mercredi douzième jour de Ramadan, on manda Saad-eddln*
49996Mobammed4)en-Atida,
49997inspecteur des maisons, et
4999811 fut promu au rang de
49999vinr. Il s'assit pour prendre poBse|siun de la dignité, ajnnt devant lui l'émir
50000Alem-eddin-Sandjar-Djàouli, qui se tenitit d^out, et mettait de côté les feuilles
50001sur lesquelles le vizir devait appliquer son apostille. Trois jours auparavant, Ebn-
50002Ataïa avait été vu, debout, devant Djâouli,lui lisant un acte de compte. Ebn-
50003Alseliaïkhi resta dans la même situation, jusqu'à
50004la nuit delà
50005fête
50006(pii
50007suit
50008le
50009jeûne, sans que l'émir Bibars, le i/jiisc/tr/ilir, se mélàt en rien de son
50010aflaire
50011Lorsque
50012le
50013jr/;f/</</
50014{ inspecteur des bureaux'
50015lui
50016parlait à ce sujet,
50017il
50018se
50019con-
50020tentait de répondre
50021;
50022« Jexécutcrai tout ce «ju a ordonné
50023le ntnù du Sultan.»
50024Cependant il était importuné, relativement à Ebu-Alscliaiklii , dus solUcilalioDS
50025de son épouse, fille de Bdiadur,
50026le Rdt-naubah, de ses deux
50027fils , DJouktemur
50028et Emir-AU, ainsi que de Kbalil son frèra. Tous étaient des amis particuliers
50029S99 de fémw Bibars, et il leur promettait la liberté d'Ebn-Alscbalki. Sur ces entre-
50030Digitized by Google
p. 552
500314R7o4(x3o5).
50032XL MELIK-HAS£R-MOHAMMËJ)-B£N-KELAO0N.
50033«49
50034feites
50035,
50036les ^niirs s'ëlant réunis chei le naib, Bibars lui demanda la grAoe d'Eba*
50037Aiscfaaikhi,
50038et
50039lui
50040fit
50041connaître ce
50042qui
50043s'était passé
50044dans, l'entrevue de cet
50045homme avec le Sultan à Teroudjah. Le naïb tint ferme dans son refus, et se leva.
50046L'émir Bibars, le didsrhpnkir,
50047se mil en marche pour fairo une seconde foi*
50048le voyage du Hedjâz, le prf mirr joui du mois de Dlioti'lkadali.
50049Il emmenait avec
50050lui Ala-eddin-ldagdi-Schehii/iHii
500511
50052, l'aïuhass.ideuf du suuveratu du Magreh, l'émir
50053Bibars-Man&ouri , le tùtmtdùr,
50054i eiiur Belia-eddiii-iakouba, avec un nombre con-
50055sidérable
50056d'émirs. La caravane, qui se composait d'une
50057foule de personnes,
50058étaii partie sous le comoiaudeinent de l'émir lu-eddin-Albek ,
50059le ^azméâr
50060(trésorier), époux de
50061la
50062fille de Hdik-DAher-Mban, et viot camper près de
50063Tétang. Comme
50064le nombre des pèlerins allait toujours croissant, ils se parta-
50065gèrent en
50066trois caravanes
50067; Fane» aous les ordres de l'émir Bibars^Hansouri
50068la seconde, sous les ordres de l'émir Iakouba; la troisième accompagnait Albek.
50069Après le départ de Bibars,
50070le djàschenkirj
50071Selar, le
50072iMfift, ordonna, le même
50073jour, au schAild des bureaux , de frapper à coups de fouet Ebn-Alschaikhi. On
50074continua d'appliquer ce malheureux à
50075la torture, jusqu'à ce qu'il e&pir&t dans
50076les tourments
50077,
50078le septième jfnir du mois.
50079Bientôt après, les deux schénl^, llcinaïdah et Koniaïthah, partirent du Caire,
50080avec l'émir lzïreddin-Aïdemur-KuukeiM.ii
50081, pour
50082m,' rendre à
50083la Mecrpie. L'émir
50084Bibars,
50085\e e^dsdienkir^ ayaut Tait arrêter les deux scbéril's, Abou'lgbaib etOlai-
50086fah ,
50087installa à leur fdaoa Homaîdah
50088et Roaaûthalt. Cependant les pèlerins
50089{pronTèrent sur la route de nombreuses difficulté, telles que la disette d'eau,
50090le prix excessif des denrées, et le souffle des âemoum brûlants,
50091il périt une
50092foule de personnes, attendu que Feau contenue dans les outres s'était dessé-
50093chée. Les pèlerins, en quittant WAdinAnnar, ayant pris une autre route, s'^>
50094rèrent, et perdirent beaucoup de monde. Le tvaîboA d'oige monta à qmrante
50095dirhems
50096, et celui du froment
50097, à soixante.
50098L'émir Bektâsch-Kakhri
50099,
50100Yémir-silah , avec
50101sa suite, arriva de l'expédition
50102contre Sis. La Syrie,
50103depni.'i
50104le canton de Caur jusqu'à Alarisch
50105, éprouva une
50106extièmc sécheiesse. Les eau\ tarirent. Lies habitants
50107, pressés par la soif, nban»
50108donuèrent leurs demeures. El, dans la contrée méridionale, iJuJI
50109iai-JI
50110,
50111deun
50112mille huit cents villages restèrent
50113déserts.
50114\ cette époque, ou découvrit, dans
50115la mine d'émeraudes, une pierre du poidâ de cent soixante-quinze miUiktU. Le
50116fermier la cacha soigneusement, et l'envoya à un souverain
50117, qui en offrit cent
50118Digitized by Google
p. 553
50119a5o
50120HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
50121vrngt mille dirtieros. Mais on ralusa de la lui veudre. Cctle ënaeraudc ayant été
50122«Milevëe des UMIÎDS de cet homme,
50123fut
50124remise au
50125Sultan.
50126Lv fermier mourut
50127(h chn^rui
50128Au mah do nhou'llndjrdi,
50129le scheikh-alislurn, Taki-cdiiin- Ahmed-
50130beii-Tiiniah
50131partit de
50132Danjas, accoinpagé de
50133I rinir
50134Belià-cdditi-Kaiakousch-
50135Mansouri,
50136et se dirigea vers
50137la montagne de Kcsroan, pour engager les liabi-
50138fanls à se soumettre. Comme
50139ils
50140i-elusèreut, les troupes se préparèrent à les
50141oombaitre. Le scUërif Miier-eddiu-Ahou-Omar-Mansour prit posseiskMi du gou-
50142600 veraenienl de
50143la ville da Prophète, après
50144la mort de son
50145père» r^mir 1»>
50146eddîn-Abott<SAkr'Haiiian-ben*ScbabBd , au mois de ndti-eecond. U crue du Nil
50147s'éleva , ceue année, à dix-sepl coudées et douze doigts.
50148Parmi les hommes que celte année vit mourir, on oompta : i* Zcin-eddîn-
50149Ahaaed, ais du tàhib Fakbi^ddin-Mofaammed,
50150fils du siUùb Bebâ^ddin-Ali,
50151fils de Mohammed, fds de Sellni
50152, fds do Khàfi. Il mourut la nuit du jeudi hui-
50153tième jour de Safar. Cétait un jurisconsulte» sobaféi, plein de mérite, religieux
50154,
50155imposant, universellement re.specté, et plein d'alTection pour les gens de bien.
50156a<* Fath-eddin-.\limcd-ben-Moharnmcd-hen-Sultan-Kou*i.
501571o schafci, wdkil du
50158trésor de Kous, et l'un des
50159principaux
50160it(MsoiiiKiges de
50161t<
50162ii
50163-
50164ville.
50165Il mourut
50166le on7.ième jour
50167de Moharrem.
501683'
50169Scheu»ii-<Hldin-Ahmcd-l>eii-Ali-ben-liibel-
50170allali-ben-Âs&udid-A^iiaii,
50171k/mliù de
50172la
50173ville dWsnâ, et naîb-alhokm
50174(8ubsti>
50175tut du kadi) dans
50176cette
50177place,
50178à Edfou
50179et
50180à Kous. H était parreou an rang
50181de rd[s (dief) du Saïd. Il fit construire, à Kous , un collège. Cétait un homme
50182d'un caractère énergique, Irès-libéral, respecté et loué de tout
50183le moade.
50184Il
50185dépensa, pour as faire maintenir dans le rang de nSt, plosien» milliers de
50186ptéoes d'or. On amure que sa nomination comme noA-alkokm, à Kous»
50187lui
50188coûta
50189quatre^vingt mille dirhems (ISo). Ayant bk un
50190voyage à Misr,
50191il
50192y
50193mourut. 4^ L'émir Bifa«i»'MooMn(Taki-Mansouri,
50194l'un
50195des émirs de Damas.
50196Il
50197mourut dans cette ville le mercredi vingt-troisième jour du mois deDjoumada-
50198second, ayant été étranglé tandis qu'il
50199était
50200ivre.
502015"
50202L'émir-schérif T//-oddin-
50203DjammàK-l)en-Schihah , émir de la ville du
50204Prophète,
50205il était devenu
50206a\eiigl€,
50207et eut pour successeur Nàser-eddin-Mansour-beu-Djammâz. 6" Bchâ«eddia-Abd-
50208Llaiulisiu,
50209lils du .>u7</^ Muhi-eddin-Mohammed
50210,
50211(ils de Ilibet-allah , et connu
50212sous
50213le nom d'Âbi-Djeràdab.
50214Il mourut au
50215Caire. C'éLail un
50216sclieikh révéré,
50217(5o) Ab<n*lmaiiêwDdit:dtaacaifnl/fc.
50218Digitized by Google
p. 554
50219AS 704 (iSoSX
50220XL IIILIK-1IA8EII-MOHAM1IKMEN.KELA0UN.
50221a&i
50222flkin.de nériie, qoi «iitwgiia Im ttadîttotu d'apris iMttoaf-bett'Rhalili et antres.
502237* .A]aBa-eddiii>4bdpelk«riUftJMo-A]U>eii4>inai^Ài^^ , plaa connu août lenoin
50224d'Alem-Irâki.
50225C'était un jurisconsulte
50226scharéî, qui
50227professait Tinterprétation
50228du Coran dans
50229la koubbah (coupole) Mansouri.
5023011 mourut le mardi
50231sixième
50232jour de
50233Safar,
50234à
50235l'âge de plus de quatre-vingts
50236ans.
50237C'était l'homme
50238le
50239plus
50240savant de l'Égj'pte. 8" Tadj-eddin-Ali-ben-Alimed-heri- Ahd-elmolisin-Hosaïni-
50241Irâki-lskenderi
50242, jrAcv/V/
50243de
50244la
50245ville d'Alexandrie
50246,
50247Fntrim,
50248colicciput de
50249tradi-
50250tions.
50251Il mnurtil
50252rui mois de Dlioti'lhidjah. Seul,
50253il
50254!> a[>])uyail sur les
50255cilatioiii»
50256d'un grand
50257uouibrc de savanis;
50258et, de
50259tous
50260côlës, on
50261venait
50262le
50263consulter.
50264Cétait un jurisconsulte très-iiMtruit. 9° Nedjm-eddin-Omar^en-AbrUcâMin-EbD-
50265Ab<Wlmottnii»-ben-lIohamned>beiv-Ilaaan'J>en-AI>i'tkatil^
50266Abrilaiil>Diina6dbi, inspecteur dn mArestan (hâpital) Nouri, à Dama», iospei^
50267leur du trésor, et mdàl du B^t-eînuU (trésor),
50268il mourut la nuit du vendredi,
50269au auHao du nmia de Djoumada-scooad. Cétaàk un juriaeonaulle, un profes-
50270Mur, qui, dana laa dIfRSrents emplois qu'il
50271avait occupés, n'avait mérité que
50272deséloges. ic^Amin'eddin-Mohammed, fdsdu schrïkb Kotl>€ddin-Mobammed'
50273ben-Almied. U mourut à la Mecque au mois de IVfoharrem. Il avait étudié, dan<t
50274cette ville, la science des hntUlJt
50275'traditions;), cl fut
50276|)iomii au rang de schdkh-
50277alhfuUlh
50278(docteur, dans
50279la st^ience des
50280traditions).
5028111° Scliems-fddin-Moliam-
50282med,
50283fib du
50284sdhib
50285Scliorr-^ddin-lsmaîl-ben-Abi-Saïd-ben-Aiinesi-Aiiiidi ,
50286l'un
50287des émirs, et naïb de
50288la maison de justice JjjJl^b, établie dans
50289la
50290citadelle.
5029112" L'érair Moubâriz-eddin-Sonkor-Boumi , emir'Schikdr {yeneuT)^ l'un de ceux
50292qui étaient arrivés du paja de Boum,
50293^ ûjitpi
50294sons le règne de
50295Melik^Dfther. Cétait un homnie généreux, brave, et trés-reUgieux. |3" L*émir
50296Srïfeddîn^BehaduriSamar, qui fut massacré par les Arabes de Syrie. i4" I/émir
50297et viûr Ntoep«ddln*llIoliammed-beo-Danibai-Alacba]kbi. U monml an milieu
50298des tortures, le septième jour du mois de DbouFkadah. Son oorps fut kmporté
50299sur une planche,
50300, et conduit au
50301cimetière de Karafah, où
50302il
50303reçut la
50304sépulture. C'était un homme d'un caractère noble, ambitieiix
50305, indocile. U avait
50306une belle écriture,
50307et connaissait bien
50308la science du
50309calcul.
50310Mai.s
50311il joignait à
50312ces qualités l'injustice,
50313la violence,
50314la hauteur, et imagina une foule de vexa-
50315tions.
50316Il
50317f'f
50318iit
50319orisïinaire du pays de Màredin,
50320et
50321était
50322arrivé
50323à Damas avec
50324Schems-nLlin-Moiiamnied-hen-.4onesi. De
50325là,
50326il
50327se
50328rtudiL
50329au
50330Caire, comme
50331un
50332fakir, détaché des choses du monde, marchand à pied. Durant quelque
503333a.
p. 555
50334»5a
50335H1ST0IR£ U£S SULTAN6 MAMLOUKS.
50336lemps,
50337il exerça, dans un
50338des marché du Caîra, le métier de ooudre des
50339bonnets (5i). EnsuUe,
50340il
50341prit
50342le costume des soldais, se mit ta tervioe de»
50343.vch(Ul(l ( inspecteun), y resla quelque lemps , et s'atlaclia h» service de Hosâm-
50344Bournak,
50345sc/idd'f du niesurage, îJUÎI. Lorsqu'il
50346fut
50347parfaitcineiit informé des
50348recelfes
50349el
50350îles
50351dt'[)etises
50352inhérentes à cet emploi,
50353il pagna
50354, par des
50355flatleries
50356et des
50357])ronies!st's, (|iiclf|ues-uns des adjudicalaires du
50358niesuratie, et
50359obtint
50360la
50361feruii; des grains du
50362|>ort de Boulak.
50363Il mit dans su
50364ge^iliou une grande sévé-
50365rité, en sorte qu'il pix>cura un excédant de revenu. Ayant
50366fait sa cour an44kià
50367(viiir) Fakhr^ddin-ben-Klialili, et gagné lea émînpar dcâ présents, il Ait
50368i
50369se^ddd (^inspecteur) des bureaux « evec le grade d*émir de di*. De Vkf il
50370au rang de sehéddét la province de Djizeh et de wel/i du Caire, rfonissant en-
50371semble
50372ces deux
50373emplois , et
50374il prit rang parmi
50375les émirs de - TaUàhâtutk.
50376Enfin,
50377il fut promu à la dignité de
50378vi/ir, et
50379il mourut dans rcxerdoe de ses
50380fonctions. i5°Le schérif Alx>u-Abd-allali-MohammedJ>en<Scbehab*eddin-Abou-
50381Ali-Hosain-ben-Schems-eddin*Abou*Abd-allah-Muhammcd-Ourmawi» ntikiù des
50382sclu'i ir>.
50383Il mourut le dix-ncuvièmc jour de Sclieval
50384,
50385et eut pour successeur
50386le
50387Keliérii fiedr-eddin-ben-lz2-eddin.
50388Il
50389fut
50390rais à mort, à Damas, par ordre
50391d'Abou'Ssorour, le Samaritaio, secrétaire de l'émirSeïf-eddin-Aaendemur>Kurdji,
50392/taï6 de Tarabolos.
50393Au coDimeuceuient du
50394mois de Moharrem , Djelâl-eddin-Muhammcd-ben-
50395joS^Abd-errafaman beo-OnuuvliazwiDi exerça à Damas les fonctions de fuO^^kokm
50396(sttbslilut do kadi)i an nom de Nedjm-eddin-Ahmed-beii'SftSBri. Le
50397(5i) L* mot çfS qui hk au plariel ^l—
50398, signifie mm (wMCt On lit dans le JAmn^HifiMdM
50399dm Matoudi (um. H ; f. a6o)
50400: ç^^j ^ ^L5^« Ils portaient d« boBoel» tnr icon létes. > Duw
50401io fdMI dellaluw (t, II, C 99 t*) ijij^^ ^J^
50402^ î^l-t b
50403Un larban de soie sur un
50404bonnet de soie. » Dan^ VHhtoirc de Jénua!em (nian.
504057 il,
50406p. 289^
504071ju5 *_t^ Jx.
50408L>L^ "H menait snr sa
50409tt'tc un bcmiiet sans turban.
50410> Dans VHtHoire d'Kbn-kadi-Schohbah (ma-
50411nuscr.
50412f. 149 r"^
50413:
50414i
50415,1 ^1^1 ^^»-ar-*
50416iL»L^ «Sur le sommet de la t<*le était un
50417« turban mm bonnet • Dan» VObtoire d^AbouInabiaen (ma. 663, fol. >i4 v").:^
50418. . .ùj^] ^jit.
504190^1 • Un nàétek (noiindîne) noire , et un bonnet noir. » Ailienn (m. (K7, f. it9 r*) : Jh.ly ^
50420^1^1 ^
50421" Sur sa tète était un vaste turb in
50422et un bonnet de drap, extrêmement ample, autour
50423• dtiquel on roulait plus d'une pièce d'ctone £«a/^A<b très-ioe. Suivant d'autre^ on j mettait dent
50424« piécea d'étoflc k la place du scMsck. >
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