Blochet – Moufazzal ibn Abil-Fazaïl, Histoire des sultans mamlouks (in Patrologia Orientalis tome 12) — archive.org text layer

History/Historians – Christian Egypt · al-Mufaḍḍal ibn Abī l-Faḍāʾil — al-Nahj al-sadīd wa-l-durr al-farīd (Histoire des sultans mamlouks) · none · L0 witness

Source and licence

share: publicnone

Source: text layer of corpus/incoming/histories/historians/mufaddal-sultans-mamlouks/patrologiaorient12pariuoft.pdf (archive.org OCR; tools/build_repository.py histories())

Attribution: Blochet – Moufazzal ibn Abil-Fazaïl, Histoire des sultans mamlouks (in Patrologia Orientalis tome 12); public domain in Canada (death year verified: Blochet d.1937 (https://www.wikidata.org/wiki/Q3719079 d. 1937-09-05); other fascicles of the volume not checked — staged at corpus/incoming/histories/historians/mufaddal-sultans-mamlouks/patrologiaorient12pariuoft.pdf from https://archive.org/details/patrologiaorient12pariuoft (HIST-1, 2026-09-29)); OCR text by the Kemetic project, Yousef Hanna 2026.

Licence: public domain in Canada (author died ≤ 1971, verified; LICENCES.md §7) — US position (recorded, does not gate the class; PD-CA 2026-09-26): US: fascicle year not read

Jurisdiction note: this text is public domain under Canadian law (the project is published from Canada; LICENCES.md §7: author died in or before 1971). It may still be in copyright elsewhere — in countries with a life + 70 term, or where a later edition claims its own rights. The licence line above says what was verified. If you are outside Canada, check your own law before re-using it.

Full provenance and citation

The text — part 3 of 6

27,355 lines · a line number is a link to itself
refL0 witness
p. 385
70144[31]
70145INTRODUCTION.
70146373
70147le plan des Mamlouks du Caire.
70148C'etait cette alliance' avec
70149les Bouddhistes
70150de Maragha et de Tabriz que
70151Ba'ibars ne pouvait pardonner aux Francs
70152de
70153Palestine, et ce fut, ä mon avis, la cause efficiente de la violence avec laquelle
70154il les attaqua. Les Musulmans, tout en detestant
70155les Chretiens,
70156les tiennent
70157pour des gens qui n'ont pas voulu
70158se laisser eclairer par les lumieres de
70159la
70160Foi, revelees par Mahomet, mais qui possedent, au memo
70161titre
70162qu'eux, une
70163partie de l'lslam, les
70164livres apportes par Moi'se
70165et par Jesus-Christ, le Penta-
70166teuque
70167et
70168les
70169Evangiles.
70170Le
70171Chretien
70172est
70173un
70174Musulman
70175incomplet,
70176mal
70177eclaire, qui est reste dans les limbes dune croyance imparfaite, dans lesquels
70178il
70179se debat sans espoir, comme
70180les
70181pai'ens que
70182n'a pas touches
70183la gräce du
70184Christ,
70185et qui vivent obscurement dans les cercles de tenebres, oü Dante fut
70186le
70187temoin de
70188leur descsperance, mais
70189il
70190n'est pas absolument un
70191infidele;
70192s'il
70193associe
70194ä
70195l'unite absolue d'Allah
70196d'autres
70197entites
70198divines,
70199s'il brnore
70200la
70201mission de Mahomet,
70202il
70203n'en
70204est pas moins
70205vrai
70206qu'il reconnait, sans
70207bien
70208les comprendre, la verite dune partie des dogmes de l'lslam. Le Bouddhiste,
70209au contraire, est l'ennemi
70210absolu
70211et
70212irreductible
70213du Musulman,- et
70214l'on ne
70215doit user ä son egard d'aucun menagement; sa religion est aux antipodes de
70216l'lslam;
70217il
70218n'est
70219qu'un yil adorateur
70220d'idoles de pierre et d'or, mensongeres
70221et impuissantes, et de demons furieux qui dechainent le mal sur les hommes.
70222La difference est capitale, et l'on comprend sans peine la colere qui saisit
70223les Mamlouks du Caire, quand
70224ils connurent cette alliance, monstrueuse pour
70225eux, de
70226la Croix et de Sakya Mouni, lorsqu'ils se virent epies par les Francs
70227de Palestine, pour le compte des Bouddhistes, dont le but avere,
70228ils l'avaient
70229assez
70230montre
70231en renversant
70232le Khalifat
70233et en
70234projetant
70235d'aller
70236aneantir
70237la
70238Mecque et Medine,
70239etait de detruire l'lslam
70240et de
70241lui substituer l'adoration
70242de leurs idoles de bois
70243dore.
70244La revolution de palais qui avait fait tomber les Ayyoubites de leur tröne
70245s'etait limitee ä l'Egypte, et eile n'avait eu aucune repercussion dans le royaume
70246de Syrie, que les vicissitudes de la politique venaient d'arracher ä la domination
70247des
70248sultans du
70249Caire.
70250II
70251appartenait
70252alors
70253ä
70254al-Malik
70255an-Nasir Daoud, fds
70256d'al-Malik al-'Aziz Mohammad,
70257fds d'al-Malik az-Zahir Ghazi,
70258fils
70259de Sala-
70260din. Comme son pere,
70261et comme son grand-pere, Daoud avait commence par
70262regner
70263sur« la principaute
70264d'Alep,
70265et
70266c'etait seulement
70267apres
70268la mort
70269d'al-
70270Malik al-Mou'azzam Touranshah, sultan d'Egypte, qu'il avait pris possession
70271de Damas.
702721. Le prince de Tripoli, notamment,
70273fut un allie inebranlable des Mongols de Perse
70274(fol. 36 v°).
p. 386
70275374
70276INTRODUCTION.'
70277[32]
70278Üaoiul, furieux de voir ün'mamlouk, im esclave de sa famille, s'emparer
70279sans coup
70280ferir de
70281cette Egypte, dont
70282la souverainete
70283avait
70284loujours
70285ete
70286le
70287but supreme de tous les
70288princes
70289ayyoubites,
70290entreprit de
70291chasser al-Malik
70292al-Mou'izz Aibek du Caire,
70293et
70294d'aller s'y faire reconnaitre comme sultan.
70295La tache etait plus
70296difficile qu'il ne se l'imaginait; Aibek etait im prince
70297faible de
70298caractere, sans grande
70299volonte
70300et peu
70301intelligent, qui
70302laissait
70303les
70304dignitaires de son royaurae prendre sur
70305lui une influence
70306exageree;
70307il
70308etait
70309reste, malgre
70310l'abdication de son epouse,
70311Sbadjar ad-Dorr,
70312la derniere des
70313Ayyoubites,
70314le
70315prince consort,
70316bien
70317qu'il regnät de son propre
70318chef. Mais
70319c'etait un liomme
70320extremement
70321brave,
70322autrement
70323taille
70324pour
70325la
70326lutte que
70327le
70328petit prince d'Alep, qui
70329avait presume de ses capacites politiques et mili-
70330taires, en comptant, seul et sans alliances, opposer
70331le royaume de Damas ä
70332l'empire d'Egypte. Aibek
70333n'eut pas de
70334peine ä vaincre Daoud,
70335et
70336il
70337se
70338fit
70339ceder la partie meridionale des Etats de son imprudent adversaire, avec Jeru-
70340salem, Ghaza,
70341et tout le Säbel, jusqu'ä Naplouse.
70342Cette victoire
70343sur
70344le
70345prince ayyoubite,
70346l'annexion
70347de
70348la
70349ville
70350sainto
70351de
70352Jerusalem ä l'empire egyptien, auraient pu donner au premier
70353sultan mam-
70354louk la consecration qui
70355lui manquait jusqu'alors,
70356et
70357qu'il aurait
70358ainsi due ä
70359une fausse manceuvre
70360de
70361son antagoniste; mais
70362il
70363etait
70364ecrit que
70365les deux
70366souverains du Caire et de Damas rivaliseraient de maladresse
70367et d'ignorance
70368politique.
70369Aiibek eut l'inconscience de faire assassiner Tun des generaux les
70370plus celebres
70371de
70372son armee, Faris ad-Din Oughoutai, qui
70373s'elait couvert de
70374gloire sous le regne de ses predecesseurs, et cette execution sommaire revolta
70375tellement les mamlouks bahris, les anciens camarades
70376d'Aibek,
70377qu'ils deser-
70378terent,
70379et se rendirent ä la cour d'al-Malik an-Nasir Daoud, qu'ils presserent
70380de marcher sur le Caire, lui jurant de lui donner la souverainete de l'Egyple.
70381L'occasion
70382etait unique,
70383et
70384il
70385etait
70386evident
70387qu'elle ne
70388se
70389representerait
70390iamais; mais Daoud etait un esprit inconsistant et sans energie, qui ne savait
70391pas vouloir; de plus,
70392il avait, depuis longtemps, depasse Tage des
70393decisions
70394promptes et energiques;
70395il
70396aurait bien voulu que
70397les choses
70398se
70399fissent sans
70400qu'il eüt ä s'en meler,
70401et que
70402les
70403officiers egyptieus le proclamassent sultan
70404du Caire, sans qu'il
70405eiit
70406ä prendre
70407la peine de se deranger; peut-etre encore
70408se füt-il fait prier,
70409et
70410il
70411est certain qu'il etait bon de rellechir avant de don-
70412ner des gages
70413ä
70414la milice turbulente
70415et fantasque
70416des Bahris. Tout l'avan-
70417tao'e qu'il tira de cette aventure fut qu'Aibek, dans
70418la crainte qu'il n'ecoutat
70419les objurgations des mamlouks transfuges,
70420lui retroceda Jerusalam,
70421Ghaza,
70422et le Sahel de la Palestine.
70423Les Bahris, decus par la faiblesse etpar l'inaction du souverain de Damas,
70424s'en furent ä Karak, dont
70425le prince, l'Ayyoubite al-Malik al-Moughith
70426Fath
70427ad-Din 'Omar, etait naturellement tres mal dispose contre Aibek,
70428et
70429ils
70430l'in-
70431citerent
70432ä attaquer l'empire
70433egyptien. Sur ces entrefailes, Aibek
70434fut
70435assas-
p. 387
70436[33]
70437INTRODUCTION.
70438375
70439sine,
70440ä
70441l'instigation de sa femme, Shadjar ad-Dorr',
70442et
70443le tröne
70444fut devolu
70445ä al-Malik al-Mansour Nour ad-Din
70446'Ali (1257),
70447sous
70448la regence de
70449l'6mir
70450mamlouk Sai'f ad-Din Koutouz. Le prince de Karak marcha contre Koutouz,
70451mais
70452il fut completement battu.
70453Le prince de Damas, al-Malik an-Nasir Daoud,
70454regrettait d'avoir
70455laisse
70456echapper
70457l'occasion qui
70458lui
70459avait
70460ete
70461Offerte
70462de
70463s'emparer de l'Egypte, en
70464meme temps qu'il voyait avec terreur
70465les progres
70466incessants de
70467la puissance
70468mongole en Perse, et qu'il devinait que les armees d'Houlagou a'attendaient
70469que
70470le moment de s'emparer de
70471la Syrie, qui
70472etait
70473ä
70474peine
70475defendue contre
70476son
70477offensive.
70478Dans
70479cette Situation
70480precaire,
70481il envoya, en
704821258, son
70483fils, al-Malik
70484al-
70485'Aziz,
70486ä la
70487tote d'une ambassade, ä Houlagou, pour
70488solliciter son
70489amitie,
70490et
70491pour
70492lui demander
70493de
70494l'aider
70495ä
70496enlever
70497l'Egypte aux
70498sultans
70499mamlouks.
70500Cette requete aurait peut-etre ete agreee par Houlagou,
70501si
70502le prince de Damas
70503l'avait entourec de plus de formes,
70504et
70505s'il
70506etait
70507alle lui-meme
70508solliciter
70509l'al-
70510liance de l'ilkhan mongol, en lui offrant de se considerer comme son vassal,
70511et de reconnaitre qu'il tenait de son bon
70512plaisir
70513la souverainete de la Syrie
70514et de
70515l'Egypte.
70516Mais
70517al-Malik an-Nasir Daoud,
70518toujours
70519enclin aux demi-
70520mesures, ne voulait pas
70521s'engager ä fond avec Houlagou,
70522et
70523il
70524essayait de
705251. Les mamlouks turks qui s'etaient empares de l'Egypte n'avaient pas d'opposition
70526de principe contre
70527la
70528souverainete d'une femme,
70529et
70530ils
70531se
70532montraient,
70533sur
70534ce
70535point,
70536beaucoup moins
70537rigoristes que
70538les Musulmans de
70539vieille souclie. A une epoque voisine
70540de celle-ci,
70541le royaume de Dehli
70542fat gouverne par une sultane mamlouke, Haziyya Sul-
70543tane,
70544ä laquelle
70545les historiens de Finde (Firishta, Goulshan-i lbrahimi,
70546I, 118) donnent
70547les titres de ^^ \j^Ai
70548ij'jv'
705493 ^-'-
70550Cette
70551princesse,
70552fille du
70553sultan Shams
70554ad-Din
70555Eltetemish, etait une personne d'une tres grande intelligence; eile avait appris ä lire le
70556Coran, et
70557eile
70558avait ete
70559initiee ä la connaissance des sciences musulmanes. L'annee au
70560cours de laquelle
70561il s'empara de Goualior, Shams ad-Din la proclama heritiere de la cou-
70562ronne. Quelques generaux en temoignerent lern- etonnement au sultan; ils lui dirent que
70563cette decision
70564les
70565surprenait,
70566car
70567il avait des
70568fils dont
70569l'intelligence
70570etait notoirement
70571connue,
70572qui etaient parfaitement capables de
70573gouverner l'empire. Shams ad-Din
70574leur
70575repondit que
70576ces princes s'adonnaient au
70577vin
70578et aux femmes,
70579et qu'ils perdaient leurs
70580facultes
70581au
70582milieu
70583de
70584ces
70585debauches,
70586de
70587teile
70588sorte
70589qu'il
70590etait
70591d'avis
70592que
70593le
70594far-
70595deau du pouvoir etait trop lourd pour eux, tandis que sa
70596fille se trouvait ä l'abri de ces
70597deportements.
70598Les
70599faits
70600ne
70601tarderent
70602d'ailleurs
70603pas
70604ä
70605justifier
70606l'opinion du
70607sultan;
70608Firouz Shah,
70609se trouvant
70610ä Dehli
70611ä la mort de
70612son
70613pere, Shams ad-Din Eltetemish,
70614profita de cette Situation privilegiee pour s'y faire reconnaitre comme souverain en 1235;
70615mais sa conduite ne tarda pas ä degoüter ses emirs, qui le deposerent, et qui donnerent
70616le trone ä Raziyya Sultane
70617(1236). Raziyya Sultane s'habillait comme un liomme, et eile
70618montait ä cheval ä la tete de
70619ses armees
70620; eile fut vaincue en 1239 par son fröre, Mou'izz
70621ad-Din Rahram Shah, qui la
70622fit assassiner, apres un regne de trois ans, six mois et six
70623jours.
70624PATR.
70625OK. —
70626T.
70627XII. — F.
706283.
706292U
p. 388
70630376
70631INTRODUCTTON.
70632[34]
70633se menager une ligne de retraite pour le cas oü la puissance mongole subirait
70634une eclipse, comme tout
70635le monde
70636s'accordait ä l'esperer dans l'Islam.
70637Houlagou se raontra fache de l'ambassade peu respectueuse qui
70638lui avait
70639ete adressee, et, pour toute reponse,
70640il envoya au prince de Damas une lettre
70641par laquelle
70642il
70643lui ordonnait de
70644se soumettre ä
70645lui, purement et simplement,
70646sans
70647chercher
70648ä
70649lui
70650poser
70651des
70652conditions. Daoud,
70653voyant
70654l'echec
70655complet
70656d'une tentative qui
70657n'avait eu
70658d'autre
70659resultat que de
70660le rendre suspect aux
70661Musulmans,
70662sans
70663lui rapporter aueun
70664avantage,
70665repliqua au prince mongol
70666par une
70667lettre
70668d'injures
70669qu'il paya eher un peu plus tard.
70670Au mois de septembre 1259, Houlagou envahit
70671la Syrie avec une
70672puis-
70673sante
70674arinee,
70675et
70676son
70677fds, Youshmout,
70678s'empara
70679de
70680Miyafarkin.
70681Le
70682prince
70683de Damas
70684comprit
70685qu'il
70686lui
70687etait
70688impossible
70689d'engager
70690la
70691kitte
70692avec
70693un
70694adversaire aussi formidable,
70695et
70696il se deeida
70697ä demander aux Egyptiens,
70698qu'il
70699avait
70700espere
70701soumettre
70702avec
70703l'aide des Mongols,
70704des
70705secours
70706qui
70707lui
70708per-
70709missent
70710d'arreter
70711la
70712marche
70713des
70714envahisseurs.
70715Sur
70716ces
70717entrefaites,
70718Saif
70719ad-Din
70720Routouz,
70721profitant
70722de
70723la panique que
70724causait en Egypte l'annonce
70725de
70726l'invasion mongole, detrönait
70727le jeune
70728prince dont
70729il
70730etait
70731le
70732tuteur,
70733et
70734se
70735proclamait
70736lui-meme
70737sultan (novembre
707381259). Les circonstances
70739etaient
70740assez tragiques pour que
70741le nouveau souverain de l'Egypte oubliät les pali-
70742nodies du prince de Damas, et pour qu'il accueillit sans arriere-pensee
70743l'offre
70744qu'il
70745faisait
70746aux Egyptiens de marcher
70747avec
70748eux
70749contre
70750les
70751Mongols.
70752Sa
70753terreur,
70754et sa
70755fourberie
70756aussi,
70757etaient
70758telles
70759qu'il n'eprouva aueun scrupule
70760ä
70761ecrire
70762ä al-Malik an-Nasir Daoud
70763que,
70764non
70765seulement
70766il
70767accueillait ses
70768propositions avec reconnaissance, mais que, de plus,
70769il
70770le
70771considerait, en sa
70772qualite de descendant de Saladin, comme le souverain de toutes les contrees
70773qui avaientete soumises au seeptre des Ayyoubites, en y comprenant l'Egypte.
70774II ajoutait que lui-meme, al-Malik al-Mouzaffar Saif ad-Din Routouz, n'etait
70775que
70776son
70777lieutenant
70778general aux
70779bords du
70780Nil,
70781et
70782qu'il
70783s'engageait
70784ä
70785lui
70786remettre le pouvoir supreme s'il voulait venir en Egypte. Koutouz alla jusqu'ä
70787offrir ä Daoud de lui envoyer son armee ä Damas, pour lui eviter la peine de
70788venir en personne au Caire,
70789s'il doutait de la sincerite de ses intentions.
70790Que
70791ces
70792promesses
70793aient
70794ete
70795dictees
70796par
70797la peur
70798d'Houlagou,
70799ou
70800que
70801Koutouz ait cherche ä tromper
70802le prince de Damas, pour lui enlever plus tard
70803ses etats,
70804les Mongols, profitant de
70805l'inaction d'al-Malik an-Nasir Daoud et
70806de Koutouz, poursuivaient
70807leur marche en Syrie,
70808et s'emparaient
70809d'Alep en
70810janvier
7081112(50. Daoud etait dans son camp, pres de Barza, ä quelque distance
70812de Damas, quand
70813il regut cette terrifiante nouvelle. Ses gene>aux, prövoyant
70814qu'il serait incapable de defendre la capitale de la Syrie,
70815lui conseillerent de
70816l'abandonner provisoirement ä sa malheureuse destinee, de retrograder jus-
70817qu'ä Ghaza, oü ils pensaient que les Mongols ne viendraient pas les relancer,
70818et d'implorer l'aide du
70819sultan
70820d' Egypte,
70821de facon ä
70822reprendre
70823l'offensive et
p. 389
70824[35]
70825INTRODUCTION.
70826377
70827ä les chasser des pays qu'on leur aurait abandonnes au cours de
70828la retraite.
70829Ce plan inconsistant etait
70830trop dans
70831la maniere d'al-Malik an-Nasir pour
70832que ce prince songeät ä defendre Damas en y risquant sa vie,
70833et
70834il
70835se
70836häta
70837d'abandonner
70838sa
70839capitale, que
70840son
70841vizir,
70842Zai'n
70843ad-Din
70844al-Hafizi,
70845livra
70846aux
70847Mongols au mois de mars
708481260;
70849la
70850citadelle, qui
70851etait
70852tres puissante, tenta
70853une
70854resistance
70855qui
70856fut
70857vaine,
70858et
70859sa
70860garnison
70861dut
70862capituler
70863le
708646
70865avril.
70866Houlagou rendit au prince ayyoubite al-Malik al-Ashraf Mouzaffar ad-Din
70867Mousa, qui ne possedait plus alors que la petite ville de Tall-Bashir,
70868la sou-
70869verainete de Homs, que Daoud lui avait enlevee douze annees auparavant, et
70870il le nomma son lieutenant general en Syrie. A ce moment, Houlagou apprit
70871la mort de son
70872frere, Monkke Khaghan, souverain des Mongols, qui l'avait
70873envoye dans les contrees de l'Occident pour en faire
70874la conquete,
70875et qui avait
70876termine sa carriere en Chine, au siege de Ho-tcheou.
7087711 remit sur-le-charap
70878le commandement de l'armee de Syrie ä Guetuboukha Noyan.
70879et
70880il partit en
70881toute häte, pour
70882se rendre au
70883kouriltai, ou diete d'election, dans laquelle
70884il
70885comptait vraisemblablement se faire nommer khaghan des Mongols, en invo-
70886quant comme
70887titres
70888ä
70889cette dignite
70890l'importance
70891et
70892l'etendue
70893de
70894ses
70895con-
70896quetes
70897'
70898.
70899II apprit ä Tauris que le choix du nouvel empereur, son frere Khou-
70900bila'f, avait ete decide, tres irregulierement, sans que les princes d'Extreme-
709011. Houlagou
70902n'avait
70903pas
70904neglige d'exagerer considerablement l'importance de ses
70905conquetes dans
70906les pays
70907de
70908l'Occident,
70909car
70910il
70911savait pertinemment
70912que
70913personne ne
70914pourrait jamais,
70915en Mongolie,
70916faire
70917la preuve de
70918ses
70919bluffs.
70920C'est
70921ainsi
70922qu'apres
70923la
70924prise de
70925Baglidad,
70926il
70927ecrivit
70928ä son
70929frere une
70930lettre
70931dont
70932l'esprit,
70933ä
70934defaut du
70935texte,
70936nous a ete conserve par les historiens chinois, dans laquelle
70937il
70938lui annoncait que, plus
70939heureux que Pan Tchao,
70940il avait traverse la mer et battu les Francs dans leur empire.
70941Cette assertion etait un mensonge pur et simple, car Houlagou n'avait nullement tra-
70942verse la
70943mer,
70944et
70945il
70946n'avait meme
70947pas mis
70948le
70949pied
70950sur
70951le
70952sol de
70953l'empire
70954byzantin.
70955D'ailleurs,
70956il
70957n'a
70958jamais
70959fait
70960raconter
70961en
70962Perse
70963cette
70964histoire,
70965qui
70966etait
70967faite
70968pour
70969l'exportation, pour
70970les Mongols de Karakoroum, puisque, beaucoup plus
70971tard, quand
70972l'empire commenca ä se disloquer, Tchoupan, qui
70973s'etait empare de quelques districts
70974du pays de Roum oü
70975les Mongols
70976n'avaient
70977pas
70978encore
70979penetre,
70980s'en
70981vanta comme
70982d'une prouesse extraordinaire, ce qui montre qu'il
70983etait de notoriete publique qu'Hou-
70984lagou
70985etait
70986alle
70987moins loin que
70988lui,
70989et que
70990la reclame
70991electorale ne date pas d'hier.
70992II semble bien qu'Houlagou n'ait jamais eu l'intention de s'aventurer dans les contrees
70993qui
70994sont
70995situees au delä de
70996la
70997mer,
70998car Rashid ad-Din nous apprend qu'apres
70999s'etre
71000empare
71001des
71002forteresses
71003ismai'liennes,
71004il ordonna ä
71005Bai'tchou Noyan
71006d'aller
71007s'emparer
71008de l'empire grec d'Asie et de la Palestine
71009« jusqu'aux rivages de la mer occidentale, et
71010de les arracher aux
71011fils du roi de France
71012et
71013ä Lascaris
71014»
71015: C^,
71016JjL>
71017^
71018\y £ Syf
71019^lf (man. supp. persan 209, folio 279 V). Houlagou savait tres bien que la puissance
71020humaine a des limites, et qu'il fallait laisser passer un certain temps avant d'aller mettre
71021le siege devant Constantinople.
p. 390
71022378
71023INTR0DUCT10N.
71024[36]
71025Orient, qui voulaient escamoter l'election, se fussent donne le temps d'atten-
71026dre ceux d'Oceident,
71027ce qui
71028etait
71029contraire aux regles de gouvernement qui
71030avaient ete formulecs par Tchinkkiz Khaghan. L'amitie qui unissait Houlagou
71031ä Khoubilaü
71032lui
71033fit aeeepter
71034le
71035resultat de cette election irreguliere,
71036qui de-
71037natura completement l'empire mongol, en faisant de ses souverains des em-
71038pereurs chinois;
71039il
71040lui aurait ete bien
71041difficile d'ailleurs de protester
71042c-ontre la
71043fagon
71044etrange
71045dont
71046eile
71047avait
71048ete
71049faite,
71050sans compter que son
71051interet
71052bien
71053entendu etait d'aeeepter les faits
71054tels qu'ils s'etaient passes \
710551. L'histoire olficielle des Mongols, tant en Chine qu'en Perse, raconte que Khoubilaü,
71056s'appuyant sur une legitimile qui paratt tres douteuse, et se prevalant des resultats d'une
71057election plus quesuspecte, vint ä
71058bout, sans rencontrer trop de dillicultes, de son
71059frere
71060Erik Boke, qui
71061s'etait proclame khaghan des Mongols ä Karakoroum, et qui avait ainsi
71062usurpe l'empire. Cela est une Version
71063; mais celle qui est rapportee par Moul'azzal, suivant
71064laquelle Berke marcha contre
71065Khoubilai, et Houlagou contre Berke, est egalement tres
71066possible; eile parait meme jusliliee jusqu'a un certain point par ce que Ton sait de l'his-
71067toire des Mongols. Batou, pere de Berke, avait mis sur le tröne Monkke Khaghan, apres
71068la mort de Kouyouk, parce que, entre autres considerations, les hommes n'etant jamais
71069conduits par une seule raison, ce prince
71070lui avait semble reunir
71071le plus grand nombre
71072des
71073qualites requises pour gouverner
71074les Mongols.
71075Cette designation
71076avait cause
71077de
71078grands troubles dans la l'amille imperiale, et meme en dehors d'elle; car, en ecartant du
71079tröne les descendants d'Ougede'i, successeur immediat de Tchinkkiz, eile avait constitue
71080un grave manquement aux regles de gouvernement etablies,
71081et, pour la juslifier,
71082il avait
71083fallu invoquer des raisons
71084speciales, ce que l'on ne pouvait evidemment faire a
71085la mort
71086de chaque empereur.
71087C'etait vraisemblablement pour
71088reconnailre
71089ces bons
71090Offices de
71091Batou, que sa maison recevait un cinquieme du butin de l'lran. Quoi qu'il en soit, c'etaient
71092les princes de la Horde d'Or qui avaient cree
71093cette Situation, dont ils se trouvaient par
71094cela meme responsables, puisque la devolution du tröne a la famille de
71095Touloui
71096etait
71097le
71098resultat direct de l'intervention de Batou. Or, Monkke Khaghan, partant en campagne
71099contre
71100les Soung,
71101avait laisse son
71102frere,
71103Erik Boke,
71104ä Karakoroum, la
71105capitale, pour
71106gouverner durant son absence,
71107et
71108il
71109lui
71110avait conlie
71111lc sceau de jade
71112qui
71113representait
71114l'autorite supreme
71115dont
71116se prevalait
71117le
71118khaghan
71119dans
71120son empire.
71121II
71122laut
71123se
71124Sou-
71125venir qu'aux
71126yeux
71127des Chinois,
71128et
71129il en etait evidemment de meme chez
71130les Mongols
71131qui
71132copiaient
71133servilement
71134le ceremonial
71135des
71136Fils
71137du
71138Ciel,
71139la
71140possession
71141du
71142grand
71143sceau impliquait celle de
71144la souverainete sur tout l'empire;
71145si un usurpateur parvenait
71146ä s'emparer du sceau d'une dynastie,
71147les Celestes
71148etaient tout prets a reconnaitre que
71149le Ciel eternel lui avait coniere le Mandat divin de gouverner les hommes, et ä le regar-
71150der comme l'empereur legitime. Dans ces conditions,
71151il
71152n'y a pas ä douter que Monkke
71153Khaghan
71154n'ait tres clairement designe son frere Erik Boke comme son successeur, pour
71155le cas oü
71156il trouverait la mort au cours de sa campagne contre la Chine; ce fut bien ainsi
71157que
71158le comprirent
71159les princes
71160de
71161la Horde
71162d'Or,
71163et
71164il
71165n'y
71166avait pas ä
71167s'y tromper.
71168Qu'ils aient cherche a soutenir Erik Boke, legitime empereur, contre Khoubilai, usurpa-
71169teur
71170et souverain anti-mongol,
71171qui,
71172de plus,
71173avait
71174le
71175dessein de recuperer, au
71176detri-
71177ment de ceux qui les possedaient, les apanages constitues par Tchinkkiz, tandis qu'Erik
71178Boke n'avait pas de doctrine sur ce point, ou plulöl qu'il avait celle des Mongols, de la
71179fragmentation
71180indelinie,
71181cela
71182est
71183non
71184sculement
71185possible,
71186mais
71187tres
71188vraisemblable.
p. 391
71189[37]
71190INTRODUCTION.
71191379
71192Des qu'al-Malik an-Nasir Daoud fut arrivc ä Ghaza avcc l'armee qui aurait
71193du defendre Damas, Koutouz entreprit de debaucher ses gdneraux et de les
71194attirer dans
71195son
71196parti;
71197car, malgre
71198les
71199protestations
71200de
71201fidelite
71202qu'il
71203avait
71204prodiguees quelques mois
71205plus
71206tot au
71207prince de
71208Syrie,
71209il ne craignait
71210rien
71211taut que de voir un
71212priuce de
71213la dynastie ayyoubite
71214arriver avec une force
71215armee
71216au
71217Caire,
71218dont
71219la
71220population
71221n'aurait
71222fait aucune
71223difliculte pour
71224le
71225reconnaitre comme l'heritier legitime de Saladiu et des monarques qui s'etaient
71226succede
71227dans
71228la
71229souverainete
71230de
71231l'Egypte
71232jusqu'au
71233regne
71234de
71235l'incapable
71236al-Malik al-Mou'azzam Touranshah.
71237Daoud, abandonne de presque toutes ses troupes, quitta Gbaza sans trop
71238savoir que devenir;
71239il se dirigea vers
71240le sud de
71241la Syrie, oü
71242il
71243se
71244croyait ä
71245Comme tous ceux
71246qui ne peuvent invoquer que
71247le droit
71248et la legitimite pour defendre
71249leur cause,
71250Erik Boke
71251fut
71252vaincu
71253par Khoubilai
71254apres
71255une
71256resistance
71257acharnee,
71258qui
71259marqua la
71260fin de l'empire mongol,
71261tel que
71262l'avait reve Tchinkkiz. Houlugou, qui avait
71263partie
71264liee avec Khoubilai et ses descendants, sous le regne desquels
71265il
71266etait certain de
71267garder la souverainete de la Perse, non seulement pour lui, mais aussi pour sa posteiite,
71268ne pouvait que
71269se montrer hostile aux princes de
71270la Horde d'Or,
71271qui, eux, entendaient
71272soutenir Erik Boke,
71273et
71274les attaquer pour
71275les en empecher.
71276II
71277est
71278tres possible que les
71279evenements se soient deroules ainsi que
71280le raconte Moufazzal, plutöt que de la facon qui
71281est rapportee par l'histoire chinoise et par Rashid ad-Din dans sa Djanü" at-tawarikh.
71282Les Chinois etaient tellement loin du theatre de ces evenements
71283qu'il
71284serait injuste de
71285leur
71286faire un reproche
71287de les
71288avoir
71289imparfaitement connus;
71290de plus, redigee avec des
71291documents recueillis sous le regne de Khoubilai', l'histoire chinoise ne peut que se montrer
71292favorable ä sa these de l'illegitimite d'Erik Boke. Quant ä Rashid,
71293il ne faut pas oublier
71294qu'il ecrivait pour Ghazan, qui, comme Khoubilai', etait un prince de cette lignee de Tou-
71295loui, en faveur de laquelle
71296il n'a pas craint d'alterer la verite historique
71297; on n'ecrit point
71298l'histoire teile qu'elle
71299est, mais
71300teile qu'on veut
71301qu'elle plaise ä celui pour qui
71302eile est
71303ecrite. Le silence du Yuan-shi et de la DjaniV at-tawarikh n'infirme donc pas la version
71304des
71305historiens
71306egyptiens,
71307qui
71308etaient en
71309rapports
71310directs
71311et
71312constants avec
71313la Horde
71314d'Or, et qui nous ont rapporte fidelement ce qui se disait ä Sarai et ä Boulghar, ce qui
71315d'ailleurs pourrait bien
71316etre
71317la
71318verite.
71319II semble
71320qu'il faule rapprocher de
71321cette Inter-
71322vention de Berke en faveur d'Erik Boke contre Khoubilai, une aventure que racontent
71323Rashid ad-Din et l'histoire chinoise, laquelle
71324est ä peu pres incomprehensible
71325si on ne
71326le fait
71327: quand Khoubilai eut triomphe de son frere, Erik Boke, il envoya une forte armee,
71328sous
71329le commandement de
71330ses
71331deux
71332iils, Nomokhan
71333et
71334Gueuktchou,
71335pour s'emparer
71336du royaume de Tchaghatai qui lui etait profondement hostile,
71337et pour continuer ensuite
71338sur
71339la Horde
71340d'Or, dont
71341les
71342sentiments
71343n'etaient pas meilleurs,
71344et
71345contre
71346laquelle
71347il
71348parait bien
71349qu'il poursuivait la revanche de l'aide que Berke avait donnee contre
71350lui ä
71351Erik Boke. Les sous-ordres de Nomokhan
71352et de Gueuktchou
71353se revolterent contre eux,
71354ä la
71355suite d'incidents etranges sur
71356lesquels
71357il
71358serait trop long
71359d'insister,
71360et les
71361firent
71362prisonniers;
71363ils les envoyerent comme otages ä Monkke Temour, souverain de la Horde
71364d'Or,
71365qui avait succede ä Berke, comme pour
71366lui
71367fournir un moyen
71368infaillible d'empe-
71369cher Khoubilai de se venger sur
71370lui de
71371l'inimitie
71372de Berke,
71373et de
71374lc
71375faire renoncer a
71376ses intentions de reprise du royaume de Tchoutchi.
p. 392
71377380
71378INTRODUCTION.
71379[38]
71380l'abri des Mongols qui
71381lui avaient
71382ravi son royaume,
71383et
71384de Koutouz qui Iui
71385avait promis
71386le sien;
71387il
71388errait ä l'aventure, quand, pour comble
71389d'infortune,
71390deux de ses officiers, qui jusque-lä lui etaient demeures fideles, allerent vendre
71391ä Guetuboukha Noyan le
71392secret de
71393sa
71394retraite
71395errante.
71396Le general mongol
71397envoya im detachcment de
71398cavalerie
71399capturer
71400le prince ayyoubite
71401qui avait
71402regne sur Tun des plus beaux royaumes de l'Islamisme, et
71403il le
71404fit conduire ä
71405Tauris. Iloulagou
71406avait
71407peut-etre oublie
71408la lettre
71409d'injures que Daoud avait
71410eu rinconscience de
71411lui
71412adresser,
71413en reponse
71414ä
71415celle par laquelle
71416le prince
71417mongol lui enjoignait de se soumettre ä sa puissance, ou plutöt, car les Mon-
71418gols n'oubliaient guere,
71419il jugeait que
71420le puissant prince de Damas lui serait
71421beaucoup plus utile, dans la politique qu'il comptait suivre envers les Musul-
71422mans, que
71423le
71424tres
71425petit
71426seigneur de Homs,
71427al-Malik
71428al-Ashraf;
71429il
71430le
71431regut
71432aflectueusement, et lui promit de lui rendre
71433la Syrie quand
71434il se serait empare
71435de
71436l'Egypte.
71437II
71438entrait
71439vraisemblablement
71440dans
71441les
71442vues
71443d'Houlagou
71444de
71445reconstituer
71446le royaume des Ayyoubites dans sa plus grande extension, des
71447frontieres de
71448l'empire
71449grec ä
71450la Nubie et aux
71451sables de Barka,
71452de la mer de
71453Syrie
71454ä
71455l'Euphrate,
71456et d'en confier
71457la souverainete
71458tres
71459effective
71460ä al-Malik
71461an-Nasir Daoud, ä la condition que celui-ci reconnüt sa suzerainete, et partant,
71462celle du Grand Khan, Rhoubilai, qui regnait ä Dai-dou sur les
71463fils de Han.
71464Houlagou comptait
71465bien poursuivre
71466ses succes dans l'Ouest et ne pas en
71467rester ä la conquete dejä fort importante d'Alep et de Damas, aussi,
71468il envoya
71469ä al-Malik al-Mouzaffar Koutouz,
71470le nouveau maitre de l'Egypte, l'ordre de se
71471soumettre ä lui,
71472et de reconnaitre la suzerainete des Mongols. La röponse du
71473sultan mamlouk
71474n'etait guere douteuse
71475:
71476l'Egypte etait alors le seul refuge
71477et le boulevard de l'Islamisme;
71478sa capilulation devant les exigences d'Hou-
71479lagou etait la ruine definitive de la civilisation musulmane. Koutouz en appela
71480au
71481sort
71482des armes,
71483et,
71484pour
71485la
71486premiere
71487fois
71488depuis
71489de longues
71490annees,
71491les Mongols
71492subirent un echec
71493retentissant ä
71494'Ai'n-Djalout,
71495la
71496«
71497source
71498de
71499Goliath
71500»,
71501entre
71502Naplouse
71503et
71504Bai'san;
71505le noyan Guetuboukha
71506trouva une
71507mort glorieuse dans la bataille, et les soldats du Conquerant du Monde s'en-
71508fuirent devant
71509ces Musulmans que, depuis
71510l'epoque de Djalal ad-Din Monk-
71511kebirdi,
71512ils avaient pris l'habitude de refouler devant eux comme un troupeau
71513de moutons.
71514La victoire d'Ain-Djalout fut
71515le signal de la delivrance de la Syrie dont
71516la
71517population
71518musulmane
71519se
71520souleva
71521tout
71522entiere contre les Mongols;
71523les
71524troupes
71525d'occupation
71526n'avaient
71527pas
71528un
71529effectif
71530süffisant pour
71531ecraser
71532cette
71533revolution, et les gouverneurs mongols s'enfuirent precipitamment des
71534villes
71535dans lesquelles
71536ils avaient
71537ete installös, de teile sorte qu'en quelques semai-
71538nes, Koutouz recouvra toute la Syrie.
71539Le
71540recit que les
71541historiens de
71542l'Egypte
71543fönt
71544de
71545cette dramatique cam-
71546pagne, dont le resultat
71547fut foudroyant et döpassa les esperances des Musul-
p. 393
71548[39]
71549INTRODUCTION.
71550381
71551raans, montre que tout
71552l'honneur
71553en
71554revenait au
71555sultan d'Egypte,
71556dont
71557la
71558volonte indomptable de marcher ä l'ennemi
71559et de l'ecraser avait
71560reveille
71561les
71562energies somnolentes, et combattu
71563le decouragement des generaux egyptiens
71564que
71565la terreur du nom
71566raongol
71567portait
71568presque
71569ä accepter
71570la souverainete
71571d'Houlagou. Koutouz fut singulierement recompense de son heroisme;
71572il s'en
71573revenait au Caire, dans le triomphe de savictoire, attendu par tout un peuple
71574qui avait splendidement pavoise la ville pour recevoir dignement
71575le souvernin
71576qui,
71577le premier,
71578avait
71579dissipe
71580le cauchemar de
71581la
71582terreur mongole, quand
71583un
71584groupe
71585d'ofliciers
71586generaux,
71587de
71588ces
71589mamlouks
71590pretoriens
71591qui,
71592depuis
71593le regne du
71594sultan Nadjm ad-Din Ayyoub, terrorisaient l'Egypte et la trai-
71595taient
71596en pays
71597conquis,
71598l'assassinerent,
71599apres l'avoir
71600attire
71601dans un
71602guet-
71603apens. Baibars, Tun des principaux conjures, fut appele par
71604le consentement
71605de ses complices ä la souverainete
71606de l'Egypte,
71607et
71608c'est avec
71609la mention de
71610ce crime que commence la chronique de Moufazzal ibn Abil-Fazai'l.
71611La veille du jour oü
71612il apprit le desastro d"Ain-Djalout,
71613le prince Houla-
71614gou, ne doutant point que son armee ne
71615lui soumit l'Egypte,
71616avait donne ä
71617al-Malik an-Nasir Daoud le gouvernement de
71618la Syrie, comme
71619il
71620le
71621lui avait
71622promis, puis, cedant ä Tun de ces revirements extraordinaires qui caracteri-
71623sent la conduite des impulsifs,
71624il s'etait subitement ravise, et il avait fait assas-
71625siner le prince ayyoubite avec tous ses parents et tous ses officiers, ä l'excep-
71626tion de son fds, al-'Aziz.
71627Le general Baidara, qui avait pris le commandement de Tarmed mongole
71628apres
71629la
71630mort
71631de
71632Guetuboukba Noyan,
71633reunit
71634les
71635debris
71636de
71637ses
71638troupes,
71639et
71640il se trouva ä
71641la tete d'un corps de 6.000 cavaliers, ce qui formait encore
71642une force tres respectable.
71643II occupa Alep en novembre 1260, et, reprenant pour
71644son compte
71645le plan de campagne de son
71646chef,
71647il marcha sur Homs, devant
71648laquelle
71649il arriva
71650le
7165110 decembre; mais
71652il fut battu,
71653et
71654il dut remonter vers
71655Alep,
71656oü
71657il ne
71658put meme
71659pas
71660se maintenir
71661quand
71662il
71663apprit
71664que
71665Tarmee
71666egyptienne
71667allait faire une campagne en Syrie.
71668La defaite d"A'in-Djalout avait ete tres sensible ä Houlagou qui ne s'atten-
71669dait pas
71670ä rencontrer une
71671teile
71672resistance
71673sur
71674la route du
71675Caire;
71676il
71677n'etait
71678pas homme
71679ä supporter un
71680pareil echec
71681sans
71682essayer
71683d'en
71684tirer une ven-
71685geance eclatante, mais
71686les
71687vicissitudes de
71688la fortune furent plus puissantes
71689que ses
71690desirs,
71691et
71692elles
71693ne
71694lui
71695permirent jamais de
71696reprendre
71697ses desseins
71698contre la Syrie et de venir attaquer l'Egypte.
71699Le royaume de
71700Batou, qui s'etendait au nurd de
71701l'Iran sur
71702des espaces
71703immenses, etait alors gouverne par le prince Berke, qui s'etait converti ä l'Is-
71704lamisme, et qui avait voue une haine mortelle k Houlagou pour avoir aneanti
71705la
71706puissance
71707du
71708Rhalifat
71709abbasside
71710et
71711mis
71712fin aux
71713destinees
71714du monde
71715musulman.
71716Cette hostilite irreductible
71717d'un puissant souveraiu, dont les armees pou-
p. 394
71718382
71719INTRODUCTION.
71720[40]
71721vaient deboucher, sans trouver d'obstacles serieux, par les dcfiles du Caucase,
71722et venir lui livrer bataille dansl'Azarbaidjan, paralysait Houlagou enle forcant
71723ä
71724reporter dans
71725le nord
71726de
71727ses
71728etats
71729les
71730troupes
71731qu'il
71732aurait pu employer
71733dans
71734l'ouest
71735ä
71736la
71737conquete
71738des
71739pays
71740musulmans. En
717411262, Houlagou
71742fut
71743battu par Berke,
71744qui conclut avec Baibars
71745uue
71746alliance
71747offensive
71748contre
71749le
71750prince
71751de
71752Perse,
71753en
71754insistant
71755pour
71756que
71757le
71758sultan
71759du
71760Gaire
71761envoyät
71762un
71763corps d'armee
71764sur
71765l'Euphrate, de facon ä diviser
71766les
71767forces d'lloulagou
71768en
71769deux parties,
71770et ä l'ecraser sur deux fronts.
71771Houlagou jugea que la Situation etait
71772difficile au point de vue militaire,
71773mais que l'on pouvait essayer d'en modifier les elements par l'intrigue et par
71774la
71775ruse,
71776qui etaient les armes favorites des princes mongols;
71777il
71778ecrivit aux
71779cliefs de l'armee egyptienne pour exciter leur animosite contre Ba'ibars qu'ils
71780n'aimaient
71781guere,
71782et
71783dont
71784ils
71785supportaient
71786avec
71787peine
71788l'excessive
71789severite;
71790ces incitations ä la trahison et ä
71791la revolte ne laisserent pas insensibles tous
71792ceux auxquels
71793elles
71794s'adressaient.
71795De
71796plus,
71797le
71798prince
71799ayyoubite de Karak,
71800al-Malik al-Moughith, qui avait essaye de
71801s'emparer
71802de
71803l'Egypte
71804quelques
71805annees plus
71806tot, avait ecrit ä Houlagou pour le presser d'annexer la Syrie et
71807l'Egypte ä son royaume de Perse,
71808s'offrant de proclamer sa suzerainete,
71809s'il
71810voulait
71811lui conner
71812le gouvernement de
71813la Syrie jusqu'ä Ghaza;
71814le
71815fait etait
71816tellement notoire que Baibars fit arreter al-Malik al-Moughith et le jeta dans un
71817cul de basse-fosse (avril 1263). De leur eöte, les Francs avertissaient Houlagou
71818(1264) que
71819le meilleur moment pour envahir la Syrie etait le printemps,
71820car,
71821dans cette saison,
71822les troupes musulmanes etaient dispersees, leurs chevaux
71823au vert,
71824et Ton pouvait tomber sur elles avant qu'elles n'eussent le temps de
71825se
71826concentrer.
71827Houlagou
71828n'eut pas
71829les loisirs de
71830profiter
71831de
71832toutes
71833ces complicites;
71834il
71835mourut en fevrier 1265,
71836laissant
71837le tröne
71838ä son
71839fils Abagha, que
71840les
71841diffi-
71842cultes de ses guerres avec la Horde d'Or
71843et avec
71844le royaume de Tchaghatai
71845empecherent d'adopter une attitude franchement hostile envers les sultans du
71846Caire,
71847et de couvrir de sa protection les Francs de Palestine.
71848Ba'ibars, libre
71849du cote de l'Euphrate, enleva aux Chretiens Gesaree, Arsouf, Safad, Jaffa et
71850nombre d'autres places (1265-1266), puis
71851il marcha contre
71852le
71853roi d'Armenie,
71854Hai'thoum,
71855dont
71856le
71857seul espoir contre les
71858attaques des Musulmans
71859etait son
71860alliance avec les Mongols de
71861Perse. Mais, avant qu'Abagha eüt pu envoyer
71862des secours aux Armeniens,
71863les Egyptiens ecraserent Levon,
71864fils d'Hai'thoum,
71865et s'emparerent de
71866rrall-Hamdoun et de "Amoudain qui appartenait aux Tem-
71867pliers.
71868Sis,
71869la
71870capitale, Ayas,
71871Masisa, Adana,
71872furent
71873incendiees,
71874et, quand
71875l'Armenie
71876fut
71877completement
71878saccagee,
71879les
71880Egyptiens
71881evacuerent
71882le
71883pays.
71884A
71885ce
71886moment,
71887Haithoum
71888arrivait
71889avec
71890les
71891contingents
71892tartars
71893qui
71894lui
71895avaient
71896ete
71897concedes par Abagha, mais
71898cette
71899aide des
71900Mongols,
71901dont
71902les
71903forces
71904etaient occupees
71905sur
71906d'autres
71907fronts,
71908etait
71909tres
71910precaire,
71911et
71912le
71913roi
p. 395
71914[41]
71915INTRODUCTION.
71916383
71917d'Armenic se
71918vit contraint de signer avec Baibars un
71919traite de paix desas-
71920treux Quin
719211267), aux termes duquel
71922il
71923restituait Bahasna, Darbsak, Marz-
71924ban,
71925Ra'nan,
71926avec
71927d'atitres
71928villes
71929que
71930les
71931Mongols
71932avaient
71933enlevees
71934aux
71935Egyptiens pour les donner aux Armeniens.
71936ßieu
71937qu'il
71938füt engage daus
71939une
71940guerre d'autant
71941plus
71942penible que
71943son
71944adversairc
71945etait presque
71946insaisissable, avec
71947Barakh,
71948prince du royaume de
71949Tchaghatai,
71950qui n'avait d'autre
71951idee que de
71952s'ernparer du
71953Khorasan
71954et de
71955tout Tlran oriental, Abagha adressa
71956ä Baibars une
71957lettre par laquelle
71958il
71959le
71960menacait
71961d'envahir
71962ses
71963etats,
71964dans
71965l'esperance,
71966probabloment,
71967de
71968venir
71969rapidement
71970ä bout du
71971prince du
71972Tchaghatai'.
71973Barakh
71974fut,
71975en
71976effet,
71977battu
71978par les troupes du roi
71979de
71980Perse
71981en
71982juillet
719831270;
71984il mourut peu
71985de temps
71986apres,
71987abandonne
71988par
71989ses
71990soldats,
71991si
71992bien
71993qu'en
71994octobre
71995de
71996cette meme
71997annee, Abagha put s'en revenir ä Tchaghatou,
71998et songer ä la vengeance du
71999desastre d"Ain-Djalout, dans lequel l'armee de son pere avait ete ecrasee.
72000Mais
72001Baibars
72002avait
72003su
72004mettre
72005ä
72006profit
72007le
72008temps
72009durant
72010lequel Abagha
72011avait ete oecupe ä lutter contre Barakh
72012:
72013il s'etait empare en 12G8 d'Antioche,
72014qui appartenait ä Boemond, seigneur de Tripoli,
72015et, presque au meme instant,
72016le roi de France,
72017saint Louis, expirait devant Tunis. Cette mort delivrait Bai-
72018bars de la terreur d'une nouvelle invasion des Chretiens en Syrie, car
72019il etait
72020bien
72021peu
72022vraisemblable
72023que
72024le
72025successeur de
72026Louis IX reprit
72027le
72028projet de
72029croisade
72030qui
72031s'etait termine
72032si tragiquement
72033ä
72034la Mansoura
72035et
72036ä Damiette,
72037tandis que saint Louis n'avait jamais desespere d'une eclatante revanche que
72038la France dut attendre plus de cinq siecles, jusqu'ä la victoire des Pyramides.
72039Des
72040qu'il eut
72041les mains
72042libres du cöte
72043de
72044Barakh, Abagha envoya une
72045armee mongole, avec le corps d'oecupation du pays de Roum, pour enlever
72046la Syrie aux Musulmans (1271). Ces troupes saccagerent Harim et Moroudj;
72047la garnison
72048d'Alep, voyant
72049qu'elle
72050ne r pouvait tenir
72051contre
72052cette
72053invasion,
72054retrograda
72055sur Hamah. Mais
72056les
72057forces qu'Abagha
72058avait
72059mises
72060en mouve-
72061ment n'etaient point süffisantes pour defendre la Syrie contre un retour offensif
72062des Egyptiens;
72063aussi,
72064lorsqu'il
72065se produisit,
72066ä
72067la
72068fin de
720691271,
72070les Mongols
72071se replierent, sans meme essayer de lutter contre les armees de Baibars.
72072Le royaume de Perse
72073etait menace, ä la fois sur ses frontieres du nord,
72074par
72075l'hostilite
72076constante de
72077la
72078Horde
72079d'Or,
72080dont
72081les
72082souverains,
72083convertis
72084ä
72085l'Islamisme,
72086professaient une
72087haine
72088invincible
72089contre
72090leurs voisins boud-
72091dhistes,
72092et sur ses frontieres de
72093l'est, par l'ambition toujours croissante des
72094princes
72095du Tchaghatai,
72096lesquels escomptaient que
72097la dispersion des
72098forces
72099de l'Iran leur permettrait de s'ernparer du Khorasan et du Mazandaran, pour
72100commencer. Cette
72101Situation militaire
72102etait trop defavorable pour qu'Abagha,
72103pris comme dans un etau entre le Nord et l'Est, püt engager une lutte serieuse
72104sur l'Euphrate, ou attaquer la Syrie, avec quelques chances desucces.LaPerse
72105sassanide
72106s'etait usee rapidement ä ce jeu de lutter simultanement sur trois
p. 396
72107384
72108INTRODUCTION.
72109[42]
72110fronts divergents,
72111et les Mongols de l'Iran, bien qu'ils ne connussent
72112point
72113l'liistoire du
72114pays
72115sur
72116lequel
72117le
72118destin
72119les
72120avait
72121amenes
72122ä
72123regner,
72124sen-
72125tirent parfaitement que
72126cette dissemination de
72127leurs
72128efforts conduirait
72129leur
72130empire ä une ruine certaine,
72131et qu'il
72132etait sage d'y renoncer.
72133Aussi,
72134des 1271, Abagha
72135fit-il
72136a Baibars des ouvertures au
72137sujet
72138de la
72139conclusion d'un
72140traite de
72141paix,
72142par
72143l'intermediaire du parvaua du pays
72144de
72145Roum,
72146lequel
72147etait
72148le
72149premier
72150ministre
72151du
72152sultan
72153saldjoukide,
72154vassal
72155d'Abagha,
72156et se trouvait
72157assez
72158qualine pour ce
72159röle de
72160mediateur. Ba'ibars
72161connaissait
72162parfaitement
72163les
72164diflieultes au milieu desquelles
72165se
72166debattait
72167le
72168prince de Perse,
72169et
72170il ne se faisait aucune illusion sur les causes qui l'avaient
72171amene
72172ä adopter ä son egard une
72173attitude
72174moins
72175intransigeante.
7217611 tint ä
72177bien
72178lui
72179faire savoir qu'aucun des
72180eleraents de
72181la Situation ne
72182lui etait reste
72183inconnu, et qu'il
72184avait recu de Monkke Temour, souverain de la Horde d'Or,
72185la proposition d'une alliance offensive contre
72186lui,
72187ce
72188qui
72189troubla eonsidera-
72190blement le maitre de l'Iran.
72191Abagha n'eprouva aucun scrupule ä reiterer ces offres, etranges de la part
72192d'un prince mongol,
72193et, en septembre 1272, Baibars recut une nouvelle ambas-
72194sade par laquelle Abagha demandait que
72195le
72196sultan d'Egypte, ou quelqu'un
72197de
72198sa
72199cour,
72200vint
72201en
72202Perse pour
72203traiter de
72204la
72205paix.
72206Cette
72207proposition,
72208au
72209moins en ce qui
72210concernait
72211le
72212voyage
72213ä
72214Tauris du
72215sultan du
72216Caire,
72217etait
72218completement inadmissible;
72219il se peut que ces negociations, engagees dans
72220une voie oü
72221il
72222etait
72223clair
72224qu'elles ne
72225pouvaient
72226aboutir ä rien de
72227serieux,
72228dissimulaient un piege qu'Abagha essayait de tendre sous
72229les pas de
72230Ba'i-
72231bars,
72232ou tout au moins
72233le
72234desir de
72235faire
72236trainer
72237les choses
72238en
72239longueur.
72240Mais
72241le sultan d'Egypte etait trop averti pour se
72242laisser prendre ä une ruse
72243ä ce point depourvue d'artifice,
72244et
72245il demanda ä son tour ä Abagha,
72246soit'de
72247venir lui-meme au
72248Caire,
72249soit
72250d'y envoyer
72251l'un de
72252ses freres en
72253qualite de
72254plenipotentiaire.
72255Pendant que
72256ces negociations
72257peu
72258serieuses
72259se
72260poursuivaient
72261entre
72262les
72263deux cours,
72264les Mongols, auxquels l'ecrasement de Barakh
72265rendait quelque
72266liberte sur l'Euphrate, attaquerent
72267la ville de
72268Bira,
72269mais
72270ils furent comple-
72271tement battus en decembre 1272 par Baibars qui
72272entreprit, en
722731273
72274et en
722751275, de nouvelles campagnes contre l'Armenie, dont
72276le roi
72277etait
72278le protege
72279des Mongols. Ce fut ä peine
72280si Abagha
72281fit quelques preparatifs militaires pour
72282aller attaquer Baibars,
72283et cette inaction montre, ce que
72284les evenements pos-
72285terieurs ne tarderent pas d'ailleurs ä confirmer entierement, que la puissance
72286offensive de la
72287Perse mongole
72288etait tres loin
72289d'etre ce que
72290l'orgueil de
72291ses
72292souverains voulait faire supposer. Et cependant, Abagha avait des afildes
72293et
72294des
72295allies jusque dans
72296la Forteresse du Caire,
72297car,
72298en 1274,
72299Baibars inter-
72300cepta des lettres que plusieurs de
72301ses
72302officiers,
72303d'origine mongole ou turke,
72304avaient
72305ecrites au
72306prince de Perse, pour
72307l'inciter
72308ä
72309envahir l'Egypte
72310et
72311ä
p. 397
72312[43]
72313INTRODUCTION.
72314385
72315s'en emparer.
72316II convient d'ailleurs d'ajouter quo Baibars ne manquait pas non
72317plus d'intelligences ä la cour d'Abagha, que
72318le prince de Soumai'sath, Shams
72319ad-Din Baghatour, fut longtemps son informateur, jusqu'au jour oü son espion-
72320nage ayant ete demasque,
72321il eut juste
72322le temps de se refugier eu Egypte, oü
72323le sultan lui conceda des
72324fiefs (1274).
72325Les evenements qui se
72326produisirent ä la
72327fin du regne de
72328Ba'ibars,
72329et au
72330milieu desquels
72331il trouva la mort,
72332furent beaucoup plus importants que tous
72333ceux qui les avaient precedes. En somme, les Mongols, battus par les Egyp-
72334tiens, avaient du renoncer ä
72335leur dessein de s'emparer de la
72336Syrie, puis de
72337continuer leur chemin sur
72338le Caire,
72339et Ba'ibars avait recupere, sans
72340difficulte
72341aucune, tous les districts dont
72342ils s'elaient empares; leurs attaques sur l'Eu-
72343phrate contre l'empire egyptien etaient demeurees ä peu pres vaines, quand,
72344tout ä coup,
72345profitant de conjonctures politiques que
72346rien ne permettait de
72347prevoir,
72348le sultan d'Egypte porta un coup droit ä la puissance mongole
72349en
72350attaquant
72351le pays de Roum,
72352qui
72353faisait partie integrante de l'empire
72354d'Iran,
72355et dont le sultan, nomme par le Grand Khan, avait certaineraent moins d'au-
72356torite,
72357ä
72358Sivas
72359et
72360ä
72361Cesaree,
72362que
72363les
72364generaux
72365qui
72366commandaient
72367dans
72368l'empire
72369des
72370Saldjoukides
72371le
72372corps
72373d'occupation
72374envoye
72375par
72376le
72377prince
72378de
72379Perse.
72380Les deux sultans saldjoukides,
72381'Izz ad-Din et Bokn ad-Din, qui regnaient
72382conjointement sur le pays de Roum, avaient vecu en bonne intelligence durant
72383tout le temps du gouvernement
72384de
72385leur ministre, Shams ad-Din Mahmoud.
72386Quand
72387il mourut,
72388ils trouverent indispensable de prendre chacun un minis-
72389tre,
72390et ces deux personnages n'eurent pas assez de sens politique pour com-
72391prendre que
72392l'interet essentiel de
72393leurs
72394maitres
72395etait de
72396rester
72397etroitement
72398unis. Mo 'in ad-Din
72399Solai'man, ministre de Rokn ad-Din, concut
72400le
72401projet de
72402faire de son souverain
72403le seul sultan de r l'empire
72404saldjoukide,
72405et
72406il amorca,
72407ä
72408cet
72409effet,
72410des negociations avec Alintchak Noyan,
72411qui
72412etait
72413le
72414lieutenant
72415general mongol dans le pays de Roum, en lui laissant entendre qu"Izz ad-
72416Din
72417etait
72418l'allie du
72419sultan mamlouk de
72420l'Egypte,
72421tandis que Bokn ad-Din
72422etait le protege loyal d'Abagha.
72423Cette Imputation
72424n'etait d'ailleurs point une calomnie,
72425car, en
724261262,
72427ce
72428meine
72429'Izz ad-Din, associe de Bokn ad-Din, avait eu l'idee, au moins singu-
72430liere,
72431d'ecrire
72432ä
72433Ba'ibars
72434qu'il
72435lui cedait
72436la moitie de
72437l'empire saldjoukide,
72438celle
72439qui
72440etait sa propriete,
72441bien que
72442lui
72443et
72444son
72445frere
72446regnassent
72447indivisi-
72448blement sur
72449le pays de Boum. Baibars
72450fit immediatement partir des troupes
72451de Damas et d'Alep pour aller soutenir 'Izz ad-Din contre son frere, Bokn ad-
72452Din,
72453et contre les Mongols. Houlagou, mis au courant de cette algarade,
72454en-
72455voya l'ordre de tuer
72456'Izz ad-Din sur-le-champ, et
72457'Izz ad-Din, apres avoir eu
72458l'audace, ou l'inconscience, de penser ä
72459aller
72460se
72461justifier aupres du prince
72462de
72463Perse,
72464s'enfuit ä Nicee
72465chez
72466l'empereur
72467grec,
72468Michel
72469Paleologue,
72470pour
p. 398
72471386
724721NTR0DUCTI0N.
72473[44]
72474lui demander
72475des
72476secours
72477qui
72478lui permissent
72479de rentrer dans
72480son empirc
72481et d'en chasser Rokn ad-Din.
72482Michel Paleologue
72483n'etait pas de taille ä lulter contre
72484les Mongole,
72485et
72486il
72487le savait parfaitement
72488; tout ce
72489qu'il pouvait esperer,
72490c'etait que les Mongols,
72491qui etaient ddjä les maitres du pays de Roum, oublieraient de mettre la main
72492sur la partie asiatique de l'empire byzantin;
72493aussi,
72494il
72495se garda bien de
72496faire
72497droit ä la requete d"Izz ad-Din,
72498et, par mesure de precaution,
72499il
72500le
72501fit enfer-
72502mer dans
72503la
72504forteresse
72505d'Ai'nos,
72506sur
72507la
72508cöte
72509de
72510Thrace. On
72511verra dans la
72512suite
72513de
72514cette histoire comment les Mongols musulmaus
72515' de
72516la Horde d'Or
72517intervinrent en faveur d' 'Izz ad-Din, qui etait leur allie et leur partisan, pour la
72518seule raison qu'il etait rennemi de leurs ennemis,
72519les princes bouddhistes de
72520Perse,
72521et comment
72522ils s'emparerent
72523d'Ai'nos.
72524S'il n'est pas
72525exact, comme le
72526pretend Rashid ad-Din, que les troupes de Berke entrerent dans Ryzance,
72527il
72528sen
72529fallut
72530de peu que
72531cet
72532evenement
72533ne
72534prit
72535une
72536importance
72537extraordi-
72538naire;
72539il
72540aurait
72541certainement
72542change
72543la
72544face
72545du monde,
72546si
72547ces
72548Mongols
72549n'avaient ete, en dehors du commandement d'hommes comme Tchinkkiz ou
72550comme
72551Khoubilai',
72552des
72553impulsifs,
72554incapables
72555d'executer
72556ä
72557la
72558lettre un plan
72559premedite,
72560et
72561d'en
72562poursuivre
72563la
72564realisation jusqu'ä
72565ses
72566extremes
72567limites,
72568des bandes de Kirghizes, bons ä charger l'ennemi en hurlant, et ä s'egailler
72569apres un premier contact, comme une bände d'etourneaux.
72570Monkke Temour, successeur de
72571Berke, conceda un apanage ä
72572'Izz
72573ad-
72574Din, en Crimee,
72575et cette aventure bizarre valut ä Rokn ad-Din de rester seul
72576sultan du pays de Roum. Les evenements
72577avaient tourne mieux que l'am-
72578bitieux Mo'in ad-Din Solaiman n'aurait pu l'esperer, mais la disparition d"Izz
72579ad-Din ne
72580lui
72581laissait pas encore les coudees assez franches
72582;
72583il trouvait que
72584Rokn ad-Din etait une gene pour sa politique, et qu'il n'etait point suffisam-
72585ment libre d'en
72586faire ä sa guise;
72587aussi,
72588il
72589le
72590fit assassiner, sous
72591le pretexte
72592assez fallacieux qu'il voulait se
72593revolter contre les Mongols, et
72594il mit sur
72595le
72596tröne son
72597fils, Ghiyas ad-Din, lequel etait alors äge de quatre ans.
72598Sous le regne de cet enfant, Mo'in ad-Din Solaiman usurpa naturellement
72599toute l'autorite dans le pays de Roum;
72600il se montra si tyrannique, qu'en 1276,
72601des seigneurs de cet empire, excedös des abus de pouvoir
72602qu'il commettait,
72603se
72604refugierent en Syrie,
72605et inciterent Baibars ä s'emparer de leur patrie. La
72606campagne
72607n'offrit pas de
72608difficultes serieuses aux troupes aguerries du sultan
726091. Si les Mongols de la Horde s'etaient convertis au Christianisme,
72610ils seraient vrai-
72611semblablement devenus tsars de
72612Russie, mais
72613ils s'en
72614souciaient
72615fort peu;
72616ce qui
72617les
72618interessait, c'etait de vivre en nomades au long de la Volga.
72619II est bizarre que, suzerains
72620d'un pays
72621chretien,
72622ils
72623se
72624soient
72625convertis
72626ä
726271'Islam. Les Mongols
72628de
72629Perse
72630avaient
72631pour le faire de puissantes raisons
72632poliüques, mais ces raisons, les princes de la Horde
72633ne les avaient pas.
p. 399
72634[45]
72635-
72636INTR0DUCT10N.
72637387
72638d'Egypte, qui, en avril 1277, batlit les armees d'Abagha et do Ghiyas ad-Din,
72639reunies sous
72640le commandement de Mo 'in ad-Din Solaiman, ä Abouloustain.
72641Cette victoire
72642lui ousrit
72643les portcs de Cesaree,
72644et
72645il
72646s'assit sur le tröne des
72647sultans saldjoukides, en qualite de souverain du pays de Roum. Mo 'in ad-Din
72648s'etait enfui ä Tokat avec le jeune sultan Ghiyas ad-Din
72649; ne sachant si Ba'ibars
72650serait capable de
72651sc
72652maintenir
72653ä une
72654aussi grande distance de
72655ses
72656bases,
72657mais doutant
72658que
72659les
72660Mongols, dont la
72661puissance, malgre des
72662apparences
72663trompeuses,
72664etait dejä
72665sur son
72666declin,
72667et
72668n'etait plus aussi
72669irresistible que
72670jadis, pussent lutter contre
72671lui avec avantage,
72672il l'envoya saluer par im de ses
72673olliciers en qualite de sultan du pays de Roum, sans se compromettre ä fond en
72674allant
72675le reconnaitre lui-meme comme
72676le successeur de
72677ses maitres.
72678Ba'ibars
72679comprit
72680la duplicite de
72681la conduite de Mo'in ad-Din, dont l'ambition person-
72682nelle avait toujours
72683ete
72684le mobile unique
72685;
72686il
72687lui ordonna, puisqu'il
72688le traitait
72689comme son souverain, de venir ä Cesaree pour y prendre le gotfvernement du
72690royaume
72691qu'il voulait
72692lui conner, tandis
72693qu'il
72694retournerait en Egypte oü sa
72695presence etait necessaire. Mo'in ad-Din diflera d'obeir ä l'ordre du monarque
72696qu'il avait volontairement reconnu en trahissant son maitre, ce qui montra ä
72697Baibars que le puissant ministre cherchait ä evoluer entre lui et les Mongols,
72698dont on pouvait toujours craindre un retour oifensif, de facon
72699ä menager sa
72700Situation quelle que füt
72701l'issue des evenements, ce qui d'ailleurs commencait
72702ä devenir ardu.
72703Ba'ibars
72704sentait que
72705son
72706expedition
72707contre
72708le pays de Roum, malgre
72709la
72710victoire
72711d'Abouloustain et l'occupation facile de la capitale, etait une equipee
72712dont
72713le
72714resultat
72715final ne pouvait guere
72716etre qu'une
72717reculade,
72718et,
72719en
72720defini-
72721tive, un grave
72722echec
72723moral.
72724Les
72725grands seigneurs du royaume de Roum
72726detestaient
72727les Bouddhistes
72728qui
72729etaient
72730les maitres de l'empire saldjoukide,
72731mais aucun
72732d'eux
72733ne
72734voulait
72735soutenir
72736Baibars, dans
72737la
72738crainte quAbagha
72739n'envoyät une armee pour reconquerir le pays,
72740et que
72741les Egyptiens ne pus-
72742sent,
72743ä une
72744teile
72745distance de Damas
72746et du
72747Caire, soutenir avec
72748succes
72749la
72750Lutte contre les troupes de Perse. De plus, Baibars, ä Cesaree, etait ä la merci
72751d'un corps mongol qui aurait pris l'initiative d'une attaque sur Rahba, et qui,
72752marchant sur
72753la Mesopotamie
72754et
72755le Diar Bakr,
72756l'aurait coupe
72757de ses Com-
72758munications avec
72759le Caire. Militairement, l'expedition du pays de Roum etait
72760une
72761folie, car les princes de Flran disposaient encore de forces considerables
72762qu'il leur etait relativement facile d'envoyer en Cappadoce, et Baibars n'aurait
72763pu
72764s'y maintenir, encore avec beaucoup de dillicultes, qu'ä la condition que
72765les grands seigneurs prissent fait et cause pour lui, en le reconnaissant comme
72766leur souverain, successeur legitime des Saldjoukides,
72767et en lui pretant toute
72768l'aide materielle dont
72769ils etaient capables, ce qu'aucun d'eux ne voulait faire.
72770Aussi, apres quelques jours d'une occupation tres inutile,
72771le 28 avril, sachant
72772probablemcnt qu'Abagha
72773allait intervenir, Ba'ibars evacua Cesaree en disant
p. 400
72774388
72775INTRODUCTION.
72776[46]
72777qu'il
72778n'avait
72779jamais
72780eu
72781l'intention de
72782s'emparer
72783du
72784pays
72785de
72786Roura,
72787mais
72788uniquement celle d'en chasser les Mongols
72789et de
72790lui rendre son autonomie.
72791L'argument etait miserable, car l'empire saldjoukide
72792n'aurait ete delivre des
72793Mongols
72794que
72795si
72796Ba'ibars y
72797etait
72798reste
72799pour
72800le
72801defendre
72802contre
72803eux,
72804et
72805sa
72806retraite
72807le
72808livrait sans defense
72809ä
72810la sauvagerie des
72811Bouddhistes;
72812il
72813n'avait
72814merae pas l'avantage de sauver la face. Le 8 juin, Baibars ätait de retour ä
72815Damas, oü
72816il mourut le 30 de ce merae mois.
72817Les Mongols de Perse consideraient
72818le pays de Roum, jusqu'ä ses fron-
72819tieres
72820avec
72821l'empire
72822byzantin, comme
72823faisant
72824partie
72825integrante
72826de
72827leurs
72828domaines; aussi, Abagha
72829entra dans une
72830terrible
72831colere quand
72832il
72833apprit
72834la
72835defaite
72836d'Abouloustai'n, et son resultat
72837naturel, l'occupation de Cesaree par
72838les Egyptiens.
72839II partit de Tabriz au mois de juillet, mais Ba'ibars avait pru-
72840demment evacue
72841le
72842pays un mois
72843plus
72844tot,
72845de
72846teile
72847sorte que
72848le
72849prince
72850mongol trouvä l'empire saldjoukide delivre de tout ennemi. Bien que ce resul-
72851tat füt ä considerer,
72852il ne
72853satisfit
72854point
72855le
72856barbare, qui donna
72857ä
72858ses officiers
72859l'ordre de saccager toute
72860la contree entre Cesaree
72861et Arzan ar-Roum,
72862et de
72863massacrer sans pitie tous les Musulmans, qu'il accusait d'avoir favorise l'exe-
72864cution des plans de Ba'ibars
72865; puis
72866il laissa son frere Khounkghouratai comme
72867gouverneur
72868de
72869l'empire
72870saldjoukide,
72871et
72872il
72873fit mettre
72874ä
72875mort Mo 'in ad-Din
72876Solaiman sous
72877l'inculpation inexacte
72878d'avoir appele les Egyptiens
72879et de
72880les
72881avoir fait entrer ä Cesaree.
72882Le regne ephemere d'al-Malik as-Sa'id Berke, fds de Ba'ibars, ne fut signale
72883par aucune Operation serieuse,
72884ni contre
72885les Francs, ni contre les Mongols.
72886En mai 1279,
72887il envoya une armee contre Kala'at ar-Roum,
72888ville situee
72889sur
72890la
72891rive
72892oecidentale de
72893l'Euphrate,
72894en
72895face
72896d'al-Bira, mais
72897les generaux du
72898sultan d'Egypte desespererent de
72899la reduire par la force, et ils s'eloignerent
72900de la place au bout de cinq jours, apres avoir constate leur impuissance.
72901Le long regne du sultan al-Malik an-Nasir Kalaoun
72902fut autrement fecond
72903en evenements importants. Le gouverneur de Damas, Shams ad-Din Sonkor
72904al-Ashkar
72905qui, comme Kalaoun,
72906avait
72907ete un mamlouk des Ayyoubites,
72908et
72909qui
72910avait
72911servi
72912ä
72913ce
72914titre
72915sous
72916les regnes de Shadjar
72917ad-Dorr,
72918d'al-Malik
72919al-Mou'izz Aibek et de Rokn ad-Din Baibars, trouvait
72920tres injuste qu'on
72921lui
72922eüt prelere Kalaoun, une
72923oie sauvage,
72924ä
72925lui, Sonkor al-Ashkar, un gerfaut
72926aux pennes rousses. Aussi,
72927il pensa que, puisque Kalaoun regnait en Egypte,
72928il convenait que, de
72929son
72930cöte,
72931il regnät
72932en
72933Syrie; dans
72934cette
72935intention,
72936il
72937se declara independant ä Damas,
72938et prit
72939le
72940titre royal d'al-Malik al-Kamil.
72941Cette dichotomie de l'empire mamlouk ne pouvait que servir la politique d'ex-
72942tension indefinie des princes mongols qui rögnaient sur
72943ses frontieres et qui
72944etaient
72945ses ennemis acharnes
72946; aussi,
72947"Ala ad-Din Ata
72948Malik, gouverneur de
72949Baghdad, qui a ecrit, sous le titre de Tarikh-i Djihangousha, une histoire des
72950Mongols, envoya-t-il immediatement un officier ä Sonkor al-Ashkar avec une
p. 401
72951[47]
72952INTRODUCTION.
72953389
72954lettre qui l'engageait ä se soumettre ä Abagha. La Situation aurait pu devenir
72955tres dangereuse pour le sultan du Gaire, si la fortune des armes avait favorise
72956Sonkor
72957al-Ashkar, qui, sans
72958se soumettre absolument
72959au
72960prince de Perse,
72961aurait certainement ete entraine dans sa politique d'hostilite contre l'Egypte.
72962Les troupes de Kalaoun n'eurent pas de peine ä triompher de
72963Celles du
72964nouveau souverain
72965qui, par deux
72966fois,
72967fut
72968battu ä plate couture,
72969ce qui ne
72970l'empecha pas de persister dans sa rebellion. Bien plus, comme
72971il comprenait
72972fort
72973bien quo jamais Ton ne pourrait opposer serieusement
72974les Syriens aux
72975Egyptiens,
72976il ecrivit ä Abagha pour l'inciter ä entrer en Syrie,
72977et ä
72978l'aider
72979ä
72980venir ä bout d'al-Malik al-Mansour Kalaoun.
72981Les troupes mongoles envahirent la Syrie en octobre 1280 et s'emparerent
72982d"Ai'ntab, de Baghras et d'Alep; on
72983aurait pu croire qu'elles
72984allaient pour-
72985suivre
72986le
72987cours de
72988leurs succes
72989et descendre vers
72990le sud,
72991sur Damas, pour
72992faire
72993leur joiiction avec
72994l'armee
72995de Sonkor
72996al-Ashkar, quand, tout
72997ä coup,
72998elles rebrousserent chemin
72999et disparurent apres
73000avoir tout saccage sur leur
73001passage. Comme on l'avait dejä vu ä l'epoque de l'invasion de l'empire grec
73002par
73003les
73004troupes de Berke, comme on
73005le
73006vit
73007plus
73008tard au cours de
73009la cam-
73010pagne de Ghazan contre
73011les Mamlouks,
73012c'etait un
73013simple
73014raid de cavaliers
73015merveilleux
73016et superbement conduits,
73017et rien de plus;
73018d'ailleurs,
73019les armees
73020mongoles se composaient principalement de troupes montees
73021', et si les cava-
73022leries peuvent se livrer ä des chevauchees splendides
73023et ä des corps
73024ä corps
73025heroi'ques, que peuvent-elles faire sans l'appui d'une solide infanterie ?
73026Kalaoun n'eut meme pas ä poursuivre les Mongols qui
73027s'etaient evapores
73028devant lui comme une fumee legere, et Sonkor al-Ashkar, voyant que les sol-
73029dats d'Abagha etaient des auxiliaires aussi precieux que ses troupes de Da-
73030mas etaient de vaillants guerriers, traita en mai 1281 avec le sultan d'Egypte,
73031dont
73032il
73033dut
73034se
73035resigner ä reconnaitre
73036f'autorite,
73037en
73038abandonnant
73039son
73040reve
73041inconsistant d'empire du Nord.
73042Abagha considerait, non sans raison,
73043qu'il avait un compte ä regier avec
73044les Egyptiens qui etaient venus l'insulter jusqu'ä Gesaree, et que l'invasion de
730451280 ne comptait pas. Aussi, en
730461281,
73047il reprit
73048le projet d'lloulagou contre
73049l'empire des Mamlouks, mais
73050il renonca au plan d'une armee unique opcrant
73051par
73052le nord de
73053la Syrie,
73054et
73055il resolut d'attaquer son adversaire ä la
73056fois sur
73057l'Euphrate et sur sa frontiere syrienne, de faQon ä l'enserrer comme entre les
73058mächoires d'une
73059tenaille. Abagha prit en personne
73060le commandement
73061de
73062la
730631. Les armees mongoles etaient,
73064il
73065est vrai, accompagnees par un nombre conside-
73066rable d'auxiliaires destines ä faire
73067le siege des villes, mais ces troupes etaient plutöt du
73068genie
73069et du train que de
73070l'infanterie;
73071la
73072guerre,
73073ä
73074cette epoque,
73075etait
73076essentiellement
73077une guerre de mouvements,
73078et
73079le
73080sort des empires
73081se
73082reglait
73083le sabre au poing par
73084des charges furieuses.
p. 402
73085390
73086INTRODUCTION.
73087[48]
73088premiere armee qui
73089se
73090dirigea
73091vers Rahba,
73092et
73093il
73094confia l'armöe
73095qui devait
73096envahir
73097la Syric ä son fröre, Monkke Temour.
73098Seule,
73099cette seconde armee
73100mena
73101la campagne
73102ä
73103fond,
73104car Abagha,
73105pour
73106des
73107raisons
73108inconnues,
73109ne
73110traversa meine pas l'Euphrate et ne prononca pas son offensive, de
73111teile sorte
73112que sa marche fut nne demonstration sans portee reelle.
73113II est probable que
73114ce prince ne
73115voulut pas
73116s'engager lui-meme dans une campagne en Meso-
73117potamie, dans la crainte que les princes de
73118la Horde d'Or et du royaume de
73119Tchaghatai ne profitassent de son eloignement des frontiercs septentrionale
73120et Orientale de son empire pour envaliir la Perse, et
73121il sc peut aussi
73122qu'il ait
73123recule devant les difficultes qu'il aurait rencontrees dans une marche le long
73124de l'Euphrate pour aller rejoindre Monkke Temour aux environs d'Alep.
73125Quoi qu'il en soit, la demonstration d'Abagha, qui, mieux conduite, aurait
73126au moins pu couper en deux les forces du sultan Kalaoun
73127et en immobiliser
73128la moitie, sinon plus, dans la direction de l'Euphrate, eut un eilet negatif,
73129et
73130ce fut le prince Monkke Temour qui supporta tout
73131le poids de la campagne.
73132II traversa le pays de Roum, ravagea Hainah, et arriva ä la fin d'octobre dans
73133les environs de Horas, oü
73134il essuya une defaite complete, le 30 octobre 1281.
73135Cette deroute, dont
73136keifet materiel
73137et moral
73138fut aussi considerable que
73139celui de
73140la bataille d"A'in-Djalout sous
73141le regne de Koutouz, delivra l'Egypte
73142de
73143la terreur des Mongols jusqu'aux entreprises de Ghazan qui,
73144elles aussi,
73145devaient echouer piteusement. Elle rendit toute sa
73146liberte a Kalaoun du cöte
73147des
73148Francs,
73149contre lesquels
73150il
73151n'avait pu poursuivre
73152le
73153plan de campagne
73154de
73155Baibars,
73156dans
73157la
73158crainte
73159d'etre
73160attaque
73161sur
73162ses
73163frontieres du
73164nord
73165et
73166de
73167Test,
73168pendant que
73169ses
73170troupes
73171seraient
73172occupöes
73173dans
73174le
73175Sahel
73176de
73177la
73178Palestine.
73179L'echec de l'expedition d'Abagha contre l'empire mamlouk donna ä refle-
73180chir aux successeurs de
73181ce prince
73182qui,
73183non seulement n'avait pu
73184effacer
73185la
73186honte de la defaite que
73187les troupes de son pere avaient subie en
73188Syrie, mais
73189qui, de plus, avait attire un nouveau desastre sur les armes mongoles. Takou-
73190dar Oughoul, qui avait pris
73191le
73192titre de
73193Sultan Ahmad,
73194et qui
73195etait musul-
73196man, jugea
73197inutile de reprendre les hostilites contre un adversaire qu'il etait
73198impossible d'entamer;
73199il envoya meme une ambassade ä Kalaoun, en
73200aoüt
732011282, pour lui apprendre qu'il professait l'Islamisme
73202et
73203qu'il
73204etait anime de
73205sentiments paciiiques. Le motif de cette resolution etait honorable,
73206et
73207il pou-
73208vait
73209dissimuler
73210les
73211veritables
73212causes du renoncement au
73213plan de
73214conquete
73215d'Houlagou, mais
73216il parait que Kalaoun
73217avait des renseignements precis sur
73218rimpuissance des princes mongols ä entreprendre reellement la conquete de
73219la
73220Syrie
73221et
73222de
73223l'Egypte,
73224car,
73225lorsqu'une
73226seconde ambassade
73227de Takoudar
73228arriva dans
73229ses
73230etats, apres avoir ete retardec dans sa route,
73231si bien que le
73232prince mongol mourut avant qu'elle ne se fut acquittee
73233de
73234sa mission (aoüt
732351284),
73236il
73237la
73238fit recevoir
73239ä Damas d'une fa90ii tout ä
73240fait cavaliere,
73241et sans
73242le
p. 403
73243[49]
73244INTRODUCTION.
73245391
73246moindre egard
73247: l'ambassadeur de Takoudar
73248fut meme jete dans une prison
73249de cette
73250ville,
73251et
73252il y resta jusqu'ä
73253sa mort. Le
73254sultan d'Egypte repondit au
73255prince de Perse d'une facon fort peu courtoise,
73256et, eu
73257128)},
73258il alla faire une
73259expedition
73260contre l'Armenie
73261donl
73262lc
73263roi
73264etait
73265le
73266protege
73267des
73268Mongols
73269de
732701'lran.
73271Arghoun,
73272qui succeda
73273a Ahmad Takoudar, ne
73274put
73275rieu entreprendre de
732761284
73277ä 1289 contre l'empire egyptien,
73278et
73279il n'eut memo pas
73280Ies moyens de
73281venger la defaite que ses troupes essuyerent devant Mausil cu 1286. Arghoun
73282etait un bouddhiste farouche;
73283il professait une haine mortelle contre
73284l'Isla-
73285misme,
73286et, pousse par son ministre, le juif Sa 'ad ad-Daula, qui
73287attisait cette
73288haine,
73289il coneut
73290le
73291projet, qu'il
73292aurait peut-etre
73293mis
73294ä execution,
73295s'il
73296n'etait
73297niort
73298prematurement,
73299d'aller
73300detruire
73301de fond
73302en
73303comble
73304h's
73305deux
73306villes
73307saintes de la Mecque
73308et de Medine, pour
73309faire
73310disparaitre, avec
73311la Coopera-
73312tion des Francs de
73313Syrie,
73314l'Islani de
73315la surface de
73316la terre. Les eveneinents
73317qui se produisirent apres
733181289 le forcerent ä ajourner l'execution de
73319ce des-
73320sein qui
73321aurait vraiseniblablement conduit
73322lc monde
73323ä des
73324destinees
73325toutes
73326differentes
73327de
73328Celles
73329qui
73330furent
73331les
73332siennes,
73333et
73334qui,
73335tout au
73336inoins,
73337aurait
73338refoule la foi musulmane dans les regions du Maghreb.
73339En 1289,
73340l'un des prineipaux generaux d'Arghoun, Naurouz, se
73341revolta
73342contre son maitre
73343dans
73344lc Khorasan;
73345il
73346etait
73347le lieutenant general du prince
73348mongol dans
73349cette province
73350Orientale de l'empire,
73351et sa conduite l'avait tou-
73352jours rendu digne des faveurs dont
73353il
73354avait ete comble. Quand
73355le
73356vizir Bou-
73357kha'i eut ete assassine par ordre d'Arghoun, Naurouz craignit d'ctre entraine
73358dans
73359sa disgräce,
73360et cette
73361crainte n'etait certainement pas vaine, bien
73362qu'il
73363tut
73364reste inebranlablement attache
73365ä Arghoun, aux heures
73366des pires infor-
73367tunes que
73368ce prince
73369avait vecues.
73370Mais,
73371chez
73372les Mongols,
73373qui
73374etaient de
73375veritables barbares,
73376le
73377souvenir des
73378setvices passes
73379et des devouements les.
73380plus heroiques ne tenait pas devant une calomnie ou une delation, et Naurouz
73381savait, comme tout le monde, ä quoi s'en tenir sur ce point.
73382Naurouz reunit les ofliciers qui servaient sous ses ordres
73383;
73384il leur annonca
73385que
73386le prince Ghazan,
73387lils d'Arghoun, gouverneur du Khorasan et du Mazan-
73388daran, avait resolu de les faire tous perir, et
73389il marcha contre
73390lui. Arghoun,
73391averti
73392ä temps de
73393la revolte inattendue de Naurouz,
73394avait pu envoyer
73395des
73396renforts ä Ghazan qui engagea la lutte avec les insurges; mais, le 8 mai 1289,
73397il
73398fut battu dans la plaine de Radagan, et dut retrograder.
73399II
73400reprit bientöt
734011'offensive et refoula Naurouz qui, ne
73402se sentant pas
73403la force de
73404resister aux
73405armees de Ghazan et de l'ilkhan Arghoun, s'enfuit, par le Badakhshan, jusque
73406chez
73407Rhai'dou,
73408lequel,
73409avec
73410l'aide
73411des
73412princes
73413du
73414Tchaghatai,
73415soutenait
73416depuis de longues
73417annees une
73418lutte epique contre les descendants de Tou-
73419loui',
73420qui
73421regnaient
73422sur
73423l'Iran
73424et
73425sur
73426la Chine,
73427et qui
73428lui
73429avaient vole
73430la
73431souverainete de l'empire mongol.
73432F.
734333.
7343427
p. 404
73435392
73436INTRODUCTION.
73437[50]
73438Rhaidou
73439fut
73440ravi du
73441renfort
73442inespere
73443qui
73444lui
73445arrivait en
73446la personne de
73447l'emir
73448Naurouz,
73449et
73450il essaya immediatement
73451de
73452l'employer pour
73453faire
73454une
73455diversion puissante en Perse, sinon pour s'emparer de
73456ce pays;
73457il
73458lui donna
73459ä
73460cette
73461fin une armee de 30.000
73462cavaliers commandes
73463par Eboguen
73464et
73465par
73466Ouroung Temour, et
73467il le chargea d'envahir l'Iran. Ghazan ne put tenir devant
73468cette avalanche,
73469et
73470il dut evacuer le Khorasan qui fut ravage par les troupes
73471de
73472Naurouz.
73473Cette
73474expedition
73475aurait
73476pu
73477coüter
73478le
73479tröne
73480ä
73481Arghoun,
73482et
73483donner a Rhai'dou une puissance formidable,
73484grace ä laquelle
73485il
73486aurait ren-
73487verse
73488les
73489Mongols
73490de
73491Chine pour
73492se
73493substituer
73494ä
73495eux, mais
73496eile
73497s'arreta
73498court,
73499et les troupes de Naurouz ne pousserent pas plus
73500loin que Bistham,
73501puis elles retrograderent.
73502Peu de temps apres ces evenements, Arghoun mourait, apres avoir abuse
73503de drogues invraisemblables pour prolonger sa vie, en mars 1291.
73504L'acharnement d'Arghoun contre
73505les
73506Musulmans
73507etait
73508arrive
73509ä un
73510tel
73511paroxysme, qu'au milieu de ces complications politiques qui, avec un peu plus
73512d'esprit de suite de
73513la part des generaux de
73514Khai'dou, auraient pu
73515lui
73516faire
73517perdre la souverainete de la Perse, en proie
73518aux
73519affres de la maladie qui
73520le
73521conduisait
73522au tombeau,
73523il
73524n'avait pas
73525renonce
73526au
73527projet
73528dalier
73529saccager
73530l'Egypte, si bien qu'il ecrivit au roi de France, Philippe
73531le Bei, pour lui assi-
73532gner un point de
73533concentration de
73534leurs armees en
73535Syrie
73536au printemps de
735371291, date ä laquelle
73538il
73539lui promit de
73540lui remettre Jerusalem, quand
73541ils
73542l'au-
73543raient enlevee ä Kalaoun
73544:
73545«
73546Si tu tiens ta parole,
73547si tu envoies des troupes ä
73548l'epoque
73549fixee,
73550si Dieu nous
73551favorise, quand nous aurons pris ä ce peuple
73552(les Musulmans) Jerusalem, nous te la donnerons.
73553»
73554II est probable que
73555ce n'etait pas la premiere fois que les Bouddhistes de
73556Tauris faisaient cette promesse allechante au roi de France, et
73557il est vraisem-
73558blable que la lettre d'Arghoun est la premiere qui, par un hasard extraordi-
73559naire, nous ait ete conservee.
73560II faudrait savoir jusqu'ä quel point Philippe
73561le
73562Bei pouvait compter sur cet engagement dArghoun
73563: les Mongols, au temoi-
73564gnage de tous ceux qui ont eprouve le desagrement d'etre en relations avec
73565eux, Chretiens ou Musulmans, moines ou princes, de Taveu meme de leurs
73566historiens, ne se faisaient pas le moindre serupule de violer leurs promesses
73567les
73568plus
73569solennelles,
73570et
73571personne,
73572en
73573Orient,
73574n'ajoutait
73575la moindre
73576foi
73577ä
73578leurs
73579engagemcnts.
73580Qu'Arghoun
73581ait
73582cherche
73583ä
73584obtenir
73585du
73586roi
73587de
73588France
73589lenvoi d'un corps de troupes
73590qui eüt opere sur le flanc gauche des armees
73591de Kalaoun,
73592pendant que
73593les
73594generaux mongols
73595auraient
73596attaque Tempire
73597egyptien sur l'Euphrate
73598et par sa frontiere du nord,
73599cela est certain; quant
73600ä ce
73601qui
73602se
73603serait passe apres l'ecrasement des Musulmans,
73604il
73605parait bien
73606difficile d'admettre qu'Arghoun
73607ait eu veritablement
73608le dessein de
73609livrer
73610la
73611Syrie aux Francs, et
73612il est beaucoup plus probable
73613qu'il
73614les aurait immedia-
73615tenient jetes ä la mer, ou, du moins, qu'il aurait tente de le faire.
p. 405
73616[51]
73617INTRODUCTION.
73618393
73619Le regne
73620de
73621Gueikhatou,
73622qui succeda
73623ä Arghoun
73624en
73625juillet
736261291,
73627fut
73628marque par
73629peu d'evenements
73630exterieurs.
73631Al-Malik
73632al-Ashraf Salah
73633ad-üin
73634Klialil, filset successeur de Ralaoun, mettant ä profit l'inaction dans laquelle
73635Arghoun
73636etait
73637reste durant tout son regne,
73638et
73639celle de
73640Gueikhatou,
73641s'em-
73642para en
736431291 de Saint-Jean
73644d'Acre, de
73645Tyr, de Tortose et de
73646Bairout,
73647les
73648seules villes qui restassent encore en
73649la possession des Francs, sans qu'une
73650de ces armees mongoles qui devaient se mettre aux ordres de Philippe le Bei
73651et
73652lui donner
73653la Terre Sainte, eüt esquisse im mouvement strategique pour
73654defendre
73655les
73656derniers
73657remparts
73658des
73659allies
73660des
73661princes de
73662Perse.
73663L'annee
73664suivante
73665(juin
736661292),
73667les
73668Egyptiens
73669s'emparerent de
73670Kala at ar-Roum, ou
73671residait le patriarche des Armeniens; les troupes mongoles survinrent lorsque
73672les Egyptiens eurent tout ravage. Gueikhatou mourut assassine' en avril
7367312U.'>,
73674laissant
73675le tröne ä Ba'idou.
73676Trois mois auparavant, l'emir Naurouz, abandonne de la plus grande partie
73677de ses troupes,
73678et ne pouvant continuer
73679la guerre,
73680s'etait reconcilie avec
73681le
73682prince Ghazan. L'ambitieux Ghazan se declara contre Bai'dou, et, aide de Nau-
73683rouz, marcha contre
73684lui; apres quelques alternatives de succes et de revers,
73685Bai'dou, vaincu par Naurouz, abandonne
73686et trahi par
73687ses generaux,
73688s'enfuit
73689vers la Georgie, dans l'esperance de trouver im
73690refuge
73691dans
73692le royaume de
73693la Horde
73694; rnais Naurouz
73695le rejoignit ä Nakhtchouvan, oü
73696il
73697le
73698fit assassiner
73699le 5 octobre
737001295. Ghazan lui succeda dans la souverainete de l'lran,
73701et son
73702regne
73703fut solennellement inaugure le 3 novembre de cette meme annee.
73704Un evenement d'une importance
73705capitale pour l'histoire du monde mon-
73706gol etait survenu entre
73707la mort
73708d'Arghoun et l'avenement de Ghazan. L'emir
73709Naurouz,
73710fils d'Arghoun Agha,
73711professait depuis longtemps rislamisme;
73712il
73713jugeait
73714avec
73715raison
73716qu'il
73717serait
73718toujours
73719impossible
73720aux
73721princes mongols
73722d'absorber completement
73723la
73724Perse, ef de
73725s'en
73726faire
73727reconnaitre comme
73728les
73729souverains
73730legitimes,
73731taut
73732qu'ils
73733demeureraient
73734attaches
73735aux dogmes
73736du
73737Bouddhisme. En
73738fait,
73739les Mongols
73740se
73741trouvaient
73742campes
73743dans
73744l'lran,
73745au
73746milieu d'un peuple
73747qui avait embrasse rislamisme depuis des siecles,
73748et qui
73749poursuivait d'une
73750haine
73751feroce
73752d'iconoclastes
73753ces adorateurs
73754d'idoles, dont
73755les pretres revaient de remplacer
73756le Coran par les
73757livres sanskrits du canon
73758bouddhique.
73759Bien qu'on ne
73760connaisse
73761presque rien, pour
73762ne pas dire rien,
73763de
73764l'etat
73765religieux
73766et social de
73767la Perse
73768sous
73769le regne des Mongols,
73770depuis
73771l'epoque
73772des
73773gouverneurs
73774envoyes
73775par
73776Tchinkkiz
73777et
73778par ses
73779successeurs,
73780et
73781investis de missions temporaires, jusqu'au regne de
73782Ba'idou,
73783car les his-
73784toriens de
73785cette periode, peu enclins ä s'occuper de cet objet, l'ont volontai-
73786rement passe sous silence,
73787le peu
73788qu'ils en
73789revelent,
73790d'une
73791facon tout
73792inci-
73793dente,
73794sans dessein precis
73795d'en parier, montre que
73796la
73797Perse
73798etait couverte
73799de temples bouddhiques,
73800que
73801les lamas
73802tibetains
73803et
73804les
73805pretres
73806indiens y
73807vivaient en nombre considerable, que
73808les souverains mongols de l'lran, plus
p. 406
73809304
73810INTRODUCT10N.
73811[52]
73812intolerants sur
73813ce
73814point que Monkke
73815ou
73816KhoubilaT,
73817execraient
73818les Musul-
73819uians,
73820et qu'ils
73821leur preferaient de beaucoup
73822les Chretiens
73823et
73824les
73825Juii's,
73826les
73827.1 uifs surtout, auxquels
73828ils confiaient volontiers les meilleures placcs de l'ad-
73829ministration civile.
73830Cette Situation ne pouvait durer qu'autant que les Mongols se condamne-
73831raient ä n'elre que les
73832cliefs dun corps d'occupation vivant sur un pays qu'ils
73833tyrannisaient,
73834et oü
73835ils ne
73836regnaient que par
73837la
73838force
73839et par la terreur. Un
73840tel regime
73841etait
73842ä
73843la merci des
73844vicissitudes de
73845la fortune
73846:
73847il
73848etait evident
73849que
73850la puissanee mongole, qui
73851se serait tres bien accommodee de ce regime
73852ä l'epoque de Tchinkkiz, etait sur son declin,
73853et qu'il sullisait desormais d'un
73854accident grave, sur l'Euphrate ou dans
73855le pays de Roum, qui diminuerait
73856la
73857puissanee
73858militaire des
73859princes bouddhistes de
73860Perse, pour provoquer dans
73861leur royaumc d'Iran une revolution niusulmane qui emporterait leur dynastie.
73862Les evenements ne devaient pas tarder ä donner raison ä ceux qui jugeaient
73863qu'il
73864etait iinpossible aux
73865Mongols
73866de
73867gouverner
73868plus
73869longtemps,
73870avec
73871la
73872securite du
73873lendemain,
73874la
73875Perse
73876niusulmane,
73877tant
73878qu'ils
73879professeraient
73880le
73881Bouddhisme,
73882car, meme
73883lorsqu'ils eurent
73884embrasse
738851'Islaniisme,
73886lorsqu'ils
73887curent completement renonce au
73888eulte des
73889idoles,
73890les
73891Persans continuerent
73892ä les regarder comme des etrangers qui dominaient chez eux par la force bru-
73893tale,
73894et ä les poursuivre de leur haine;
73895ils se desinteresserent completement
73896du sort de
73897leur dynastie,
73898qui
73899s'eilbndra apres Abou
73900Sa'id sans
73901laisser aux
73902peuples de l'lran l'ombre du moindre regret.
73903Ghazan,
73904qui
73905etait
73906un
73907prince
73908autrement
73909intelligent
73910qu'Houlagou
73911ou
73912qu'Abagha, qui
73913arrivait ä une epoque
73914critique, que
73915ses predecesseurs, plus
73916voisins des triomphes incroyables de Tchinkkiz,
73917n'auraient jamais soupgon-
73918nee, se rendit aux raisons de Temir Naurouz,
73919et
73920il embrassa lTslamisme au
73921mois de jüin 1295. Cette conversion
73922etait toute politique, et
73923le jeune prince,
73924qui avait eprouve depuis quelques annees les vicissitudes les plus cruelles de
73925la destinee, n'y voyait guere qu'un moyen de conquerir le tröne de Perse.
7392611
73927s'en
73928fallut meme de
73929peu, au temoignage de
73930l'auteur de
73931la
73932Vie d'OltchaUou,
73933que son successeur, son frere, Kliorbanda Ültcliaitou Sultan, et ses generaux,
73934deconcertes par
73935les
73936divergences
73937qu'ils
73938remarquaient
73939dans
73940les dogmes
73941des
73942sectes musulmanes, ne
73943s'en retournassent
73944au Bouddliisme, qui
73945avait ete la
73946religion de leurs peres,
73947et qui, au moins sous
73948la l'orme restreinte et elemen-
73949taire qui avait cours en Asie centrale, convenait beaucoup mieux ä leur men-
73950talite que les complexites de
73951la casuistique niusulmane.
73952Le commencement du regne de Ghazan
73953fut loin de repondre
73954ä
73955ses espe-
73956rances et ä celles de Naurouz, car
73957il
73958fut signale par des
73959revoltes
73960et par des
73961defections que n'avaient connues
73962ni Abagha,
73963ni Arghoun,
73964ni meme
739651'iQSuffi-
73966sant Gueikhatou, quand
73967ils
73968etaient montes
73969sur
73970le
73971tröne.
73972II y faut voir,
73973en
73974tres grande partie, Teilet de
73975la reprobation unanime
73976que
73977la conversion
73978inat-
p. 407
73979[53]
73980INTRODUCTION.
73981395
73982tendue de Ghazan a l'Islamisme provoqua cliez los Mongols, qui etaient plus
73983attaches
73984qu'on ne
73985le
73986pourrait
73987croire
73988ä
73989leur
73990religion
73991nationale,
73992ainsi
73993qu'ä
73994leurs
73995traditions,
73996d'ailleurs
73997tout
73998ä
73999fait
74000apocryphes,
74001qui
74002avaient
74003ete
74004forgees
74005sous le regne de Tchinkkiz, et dansdcsquelles on ne rencontre presque aucun
74006souvenir de l'histoire reelle de I'antiquitö altaique.
74007Ce
74008fut im mouvement analogue, pour ne pas dire identique, qui se pro-
74009duisit
74010cliez
74011les Mongols d'Extreme-Orient, quand
74012Khoubilai Khaghan,
74013qui
74014avait ete destine par Tchinkkiz
74015a gouverncr
74016le Celeste
74017Empire,
74018et
74019qui, dans
74020cette
74021intention,
74022avait
74023recu
74024une
74025Instruction
74026chinoise,
74027accapara
74028la
74029souve-
74030rainete
74031de
74032l'empire du Conquerant du Monde, que Monkke Khaghan avait
74033devolue ä Erik Boke,
74034qui,
74035lui, representait la vieille tradition mongole, dont
74036Khoubilai
74037n'avait
74038qu'une connaissance
74039imprecise,
74040et
74041que
74042ses
74043successeurs,
74044les empereurs chinois de Khanbaligh, oublierent completement.
74045Le Khorasan etait completement degarni de ses armees que leur general,
740461'emir
74047Naurouz,
74048avait conduites
74049en
74050Persc au
74051service de Ghazan,
74052et
74053gräce
74054auxquelles
74055il P avait mis sur le tröne; Dogha, prince du Tchaghatai, etSarban,
74056fils de Khaidou, qui marchaient simnltanement contre
74057la Perse
74058et
74059contre
74060la
74061Chine,
74062ne
74063voulurent point
74064laisser
74065passer
74066cette
74067occasion
74068favorable
74069sans
74070la
74071mettre
74072ä
74073profit,
74074et
74075ils
74076entrerent
74077dans
74078le
74079Khorasan,
74080mais
74081l'emir
74082Naurouz
74083parvint
74084ä
74085refouler
74086leurs bandes dans
74087la Transoxiane en leur
74088infligeant
74089des
74090defaites
74091serieuses. Presque en meme temps, une partie des troupes de Gha-
74092zan se
74093revoltait
74094contre
74095lui,
74096dans l'intention de
74097le detröner,
74098et
74099une
74100fraction
74101de
74102la celebre tribu des
74103Eui'reuth, les Ouiraghod des Mongols, qui etait can-
74104tonnee ä Baglulad, s'enfuit pour passer sur les terres des sultans mamlouks.
74105Tarakhai, chcf de cette horde, etait, ä ce que racontent les historiens, menace
74106de mort pour avoir marche avec Baidou contre Gue'ikhatou; Guetuboukha,
74107sultan d'Egypte, qui etait lui-meme
74108uTi mongol,
74109et qui avait ete capture ä la
74110bataille
74111de
74112Homs
74113en
741141260,
74115recut
74116ces transfuges
74117(janvier
74118129G)
74119et
74120les
74121fit
74122conduire a Damas.
74123Bien qu'elle monträt la desallection complete d'une vieille tribu mongole,
74124cette
74125desertion
74126n'etait pas d'une importance
74127capitale,
74128et,
74129en tout
74130cas,
74131eile
74132etait beaucoup moins grave que
74133la
74134revolte qui ne tarda pas
74135ä eclater dans
74136le pays de Roum,
74137Iaquelle
74138ne
74139fut que
74140le
74141prelude
74142d'une
74143autre
74144insurrection
74145beaucoup plus retentissante.
74146Le general mongol Soulamish, qui commandait dans le royaume de Boum
74147avec une
74148autorite presque absolue,
74149renia
74150l'autorite
74151de Ghazan,
74152et, comme
74153il ne pouvait engager ä
74154lui seul
74155la bitte contre le sultan de
74156Perse,
74157il
74158ecrivit
74159au
74160souverain
74161de
74162l'Egypte pour
74163lui
74164demander
74165aide
74166et secours.
74167Le
74168sultan
74169du Caire
74170avait
74171lä une occasion
74172unique
74173de s'emparer d'une province impor-
74174tante
74175de
74176l'empire
74177mongol,
74178qui
74179etait
74180d'un
74181acces
74182difficile pour
74183les troupes
74184de Perse,
74185tandis que
74186les armees de Syrie y pouvaient prononcer une
74187offen-
p. 408
74188396
74189INTRODUCTION.
74190[te]
74191sive
74192rapide, commc
74193l'avait
74194montre Baibars
74195; mais
74196lo souverain ögyptien
74197se
74198borna
74199ä promettre son appui
74200ä
74201Soulamish,
74202sans
74203rien
74204faire de
74205serieux. En
74206mars
742071299,
74208Ghazan
74209envoya
74210contre
74211le
74212general
74213rebelle
74214une
74215armee
74216de
7421730.000 hommes,
74218et,
74219le 27
74220avril, Soulamieh, abandonne par ses troupes pres
74221d'Akshahar, s'enfuit en Syrie, d'oü
74222il passa en Egypte, oü
74223il arriva au mois
74224de juin;
74225mais
74226il commit
74227l'imprudence
74228de
74229rentrer dans
74230le pays de Roum,
74231oü
74232il fut capture. Cette meme annee, quatre generaux egyptiens cpie Monkke
74233Temour,
74234mamlouk
74235du
74236sultan
74237Latcliin,
74238voulait
74239faire
74240assassiner,
74241Kiptchak,
74242Bektemour,
74243Ilbegui et A'zaz, se refugierent avec 300 de leurs hommes dans
74244les Etats
74245de
74246Ghazan,
74247et
74248ils
74249l'inciterent
74250ä
74251entreprendre
74252sans tarder
74253la con-
74254quete
74255de
74256l'Egypte, dont
74257l'etat
74258politique
74259etait desastreux,
74260et
74261qui, dans
74262leur
74263opinion, ne pouvait presenter une grande resistance aux
74264attaques du sultan
74265de
74266Perse.
74267L'autorite
74268royale y
74269etait f'ortement atteinte
74270: Mohammad,
74271fds de
74272Kalaoun,
74273avait
74274succcde
74275ä
74276son
74277frere
74278Khalil en decembre
742791293,
74280et
74281il
74282avait
74283ete,
74284en novembre
742851294, renverse par Guetuboukha. Deux annees plus tard
74286(novembre
742871296),
74288Guetuboukha
74289etait
74290detröne
74291par
74292Latchin,
74293et
74294recevait
74295le
74296gouvernement de
74297la ville de Sarkhad,
74298trop heureux d'eehanger une royaute
74299dangereuse
74300et precaire contre une place de tout repos qui convenait beau-
74301coup mieux
74302ä
74303sa mediocrite
74304que
74305le
74306pouvoir
74307souverain. En
74308janvier
743091299,
74310Latchin,
74311assassine
74312par
74313ses
74314officiers,
74315qui
74316etaient
74317revoltes
74318par
74319ses moeurs
74320infames,
74321etait remplace dans
74322la royaute
74323de
74324l'Egypte
74325par Mohammad,
74326fds
74327de Kalaoun, que Ton fut oblige d'aller chercher ä Karak, oü
74328il tuait le temps,
74329et d'oü
74330il
74331ne
74332tenait
74333nullement
74334ä
74335revenir
74336au
74337Caire,
74338pour
74339regner
74340sur
74341une
74342milice de sacripants dont
74343il
74344fallait tout craindre.
74345Ghazan etait un tout autre souverain que ses predecesseurs,
74346et im princc
74347d'une envergure beaueoup plus puissante
74348;
74349il nourrissait de vastes desseins et
74350des projets immenses qui l'userent avant l'age. Houlagou et Abagha avaient
74351attaque la Syrie parce que la conquete de cette province
74352et celle de l'Egypte
74353etaient dans le programme mongol, et qu'il convenait qu'il füt execute;
74354il est
74355douteux qu'ils aient jamais vu l'utilite et l'importance, d'ailleurs contestables,
74356de
74357cette
74358conquete. Ghazan y
74359mit
74360toute son äme;
74361aussi, quand
74362ses
74363projets
74364eurent echoue,
74365lorsqu'il fut convaincu de l'inanite de ses efforts,
74366il fut saisi
74367d'un chagrin mortel qui preeipita la marche de
74368sa maladie.
74369Ge ne furent pas les encouragements de Kiptchak et des autres transfuges
74370egyptiens
74371qui durent beaueoup
74372influer sur sa volonte
74373et sur ses
74374decisions,
74375car
74376il declara
74377la guerre
74378ä Mohammad ibn Kalaoun des que
74379l'etat
74380interieur
74381de
74382son empire
74383se
74384fut
74385suffisamment
74386ameliore pour
74387qu'il püt envisager sans
74388crainte l'eventualite d'une guerre etrangere.
74389Heureusement pour l'Egypte, cette campagne fut menee d'une facon aussi
74390absurde que
74391Celles d'Iloulagou
74392et d'Abagha.
74393Parti de
74394Tauris
74395le
7439616 oetobre
743971299, Ghazan
74398arriva
74399ä
74400Nisibe
74401le
7440221
74403novembre;
74404il
74405traversa
74406l'Euphrate
74407le
p. 409
74408[55]
74409TNTRODUCTION.
74410397
744117 d^eembre,
74412et arriva devant Alep
74413le
7441412 de ce
74415meine
74416mois.
74417II
74418passa devant
74419Ia
74420ville saus memo
74421so
74422donner
74423l;i
74424peine
74425de
74426l'assteger,
74427et
74428il
74429iit
74430de möme
74431ä
74432I lainah,
74433en vue
74434de
74435Iaquelle
74436il passa
74437le
7443820. Le 23,
74439il rencontra
74440les troupes
74441egyptiennes
74442ä
74443Iloms,
74444et, apres
74445les
74446avoir
74447dispersees,
74448il
74449cntra,
74450au commen-
74451cement du mois de janvier 1300, ä Damas, dont
74452la
74453forteresse refusa energi-
74454quement de se rendre et engagea la lutte contre l'armee mongole.
74455La campagne avait ete assez rapidement menee;
74456si Ghazan avait commis
74457une faute en oubliant qu'un
74458general ne doit jamais laisser sur ses derrieres
74459des forteresses non reduites, corame
74460il
74461I'avait
74462fait pour Alep et pour llamah,
74463ä moins d'immobiliser devant leurs defenses des forces
74464süffisantes pour
74465les
74466masquer, la prise de Hamas rachetait cette erreur de tactique, car la posses-
74467sion de
74468cette ville par
74469les Mongols
74470coupait les places de
74471la Syrie du nord,
74472particulierement
74473Alep
74474et
74475Hamah,
74476de
74477toutes
74478leurs
74479Communications
74480avec
74481l'Egypte, d'oii elles ne pouvaient plus
74482recevoir aucun
74483secours, de
74484teile sorte
74485qu'il
74486etait fatal que,
74487dans im
74488delai
74489plus ou moins
74490long,
74491leurs garnisons
74492se
74493verraient contraintes de mettre bas les armes. De plus, la Syrie
74494etait, ä cette
74495epoque,
74496reduite
74497pour
74498se
74499defendre
74500aux
74501forces
74502qui
74503occupaient
74504ses
74505forte-
74506resses,
74507car l'armee egyptienne, qui avait cependant
74508ete
74509avertie ä temps de
74510la marche de Ghazan, ne
74511s'etait pas portee au-devant de lui pour lui barrer
74512le chemin.
74513Soudain, apres moins d'un mois de
74514sejour
74515ä Damas,
74516le
74517sultan de Perse
74518annonca
74519qu'il allait
74520s'en
74521retourner dans
74522ses Etats
74523(4
74524fevrier
745251300), donnant
74526pour raison de ce brusque revirement dans son esprit que les chaleurs allaient
74527survenir,
74528et
74529qu'il ne voulait pas s'exposer ä
74530les
74531souffrir
74532ä Damas. La verite
74533etait
74534tout
74535autre,
74536et
74537autrement grave
74538:
74539des que
74540Khai'dou
74541et Dogha avaient
74542appris que
74543leur ennemi, Ghazan,
74544avait quitte
74545la Perse pour marcher contre
74546les pays d'Occident,
74547ils avaient repris leurs
74548projets,
74549qu'ils
74550n'avaient jamais
74551abandonnes, de conquete, ou tout au moins, de pillage de l'Iran. Le
74552prince
74553Khoutlough Khotcho,
74554fds
74555de
74556Dogha, du royaume de Tchaghatai,
74557qui
74558etait
74559seigneur
74560de Ghazna,
74561Sidjistan,
74562Balkh, BadaUhshan et Marv,
74563fut charge
74564de
74565l'operation,
74566et l'on ne
74567pouvait mieux
74568s'adresser;
74569ce prince
74570etait im redou-
74571table chef de brigands, im veritable
74572«
74573condottiere
74574d'uomini
74575d'armi
74576»,
74577qui,
74578comme
74579im
74580chef kirghize,
74581se
74582promenait
74583dans
74584le
74585royaume
74586de
74587Tchaghatai',
74588tonjours
74589en
74590quete
74591d'un mauvais
74592coup
74593ä
74594faire,
74595ä
74596la
74597tete
74598d'une bände
74599de
74600sauvages,
74601les
74602Karaounas,
74603dont
74604le
74605nora
74606indique
74607une
74608origine
74609mandchoue.
74610Khoutlough Khotcho langa une
74611dizaine
74612de
74613milliers
74614de
74615ses
74616Karaounas sur
74617l'Iran,
74618et cette meute
74619sc
74620rua,
74621sans
74622eprouver de
74623resistance
74624serieuse,
74625car
74626il
74627semble
74628bien
74629que
74630Ghazan
74631avait emmene toutes
74632ses
74633forces
74634vives en
74635Syrie,
74636jusque dans
74637Ia province du
74638Fars. Tout le pays
74639fut saccage, mais
74640l'attaque
74641des Karaounas ne fut pas poussee ä fond, et, des qu'ils eurent
74642suffisaminent
74643pille,
74644ils penserent ä s'en retourner dans leurs repaires pour jouir du produit
p. 410
74645398
74646INTRODUCTION.
74647[56]
74648de lcurs larcins; traques
74649et poursuivis dans lour
74650retraite, ces gens perdirent
74651la plus grande partie de leur butin,
74652et
74653ils disparurent comme un nuage,
74654ne
74655laissant dans l'Iran d'autre souvenir que les ruines qu'ils avaient aecumulees
74656sur leur passagc
74657Ha'ithoum,
74658qui etait tres bien renseigne sur les menus
74659faits de
74660l'histoire
74661des
74662Mongols,
74663et
74664qui
74665n'avait
74666pas, comme
74667les chroniqueurs
74668musulmans,
74669de
74670raisons
74671peremptoires de
74672taire
74673les
74674causes veritables de leurs
74675actes,
74676dit
74677for-
74678mellement quo
74679ce
74680fut cette
74681attaque des Karaounas, provoquee par Khaidou,
74682qui determina
74683la
74684retraite de Ghazan. La cause etait minime pour une reso-
74685lution aussi
74686grave,
74687qui
74688compromettait
74689sans
74690retour
74691le
74692succes
74693d'une
74694cam-
74695pagne qui
74696s'annoncait sous d'heureux auspices,
74697et dont Ghazan attendait
74698la
74699souverainete de la Syrie et de l'Egypte. L'extreme
74700rapidite avec laquelle
74701les
74702bandes
74703de
74704Khoutlough
74705Kliotcho
74706s'etaient
74707evanouies
74708montrait que Ghazan
74709avait
74710bien
74711tort
74712de
74713s'inquieter
74714d'elles,
74715qu'elles
74716etaient completement
74717inca-
74718pables d'entreprendre
74719la conquete en regle de l'Iran, sans compter que Khai-
74720dou
74721et üogha eux-memes,
74722qui cependant regnaient sur de vastes royaumes,
74723et qui
74724avaient un
74725bul
74726politique
74727defmi, ne possedaient pas assez d'esprit de
74728suite pour mener ä bien une
74729teile entreprise. Tout
74730ce qu'il pouvait craindre
74731de leur
74732part
74733etait
74734le
74735pillage
74736de
74737l'Iran,
74738et encore de
74739ses
74740provinecs
74741Orien-
74742tale*;
74743il
74744aurait
74745fallu
74746immobiliser des
74747couvertures
74748considerables
74749ä
74750la fron-
74751tiere, comme
74752l'avaient
74753fait Khoubilai
74754et Temour aux marches
74755de
74756la Chine,
74757pour
74758les empecher de
74759la violer;
74760il pouvait
74761etre preferable, au
74762point de vue
74763de Ghazan,
74764d'employer ces forces en
74765Syrie.
74766En quittant Hamas, Ghazan
74767avait remis
74768ä Khoutlougshah
74769le commande-
74770ment de l'armee
74771mongole,
74772et
74773il
74774avait nomine
74775les
74776transi'uges
74777egyptiens qui
74778l'avaient
74779incite
74780ä
74781la guerre contre
74782le
74783sultan du
74784Caire
74785aux
74786grands gouver-
74787nements de la Syrie; Kiptchak avait regu
74788celui de Damas; Bektemour,
74789celui
74790d'Alep, Iloms et Hamah;
74791Ilbegui avait ete nomme gouverneur de Safad, de
74792Tripoli et du Sahel de la Palestine. Khoutloughshah entreprit l'attaque de la
74793forteresse qui
74794tenait
74795toujours,
74796et qui ne voulait pas
74797se rendre.
74798Soudain,
74799le
7480014
74801fevricr,
74802dix jours apres
74803le
74804depart de Ghazan, Khoutloughshah
74805annonca
74806que,
74807lui
74808aussi,
74809il rentrait en Perse, comme son maitre,
74810et
74811il laissa ä Damas
74812une garnison mongole commandee par le general Moula'i dont la position etait
74813d'autant plus
74814oritique
74815que la citadelle etait toujours au pouvoir des troupes
74816du
74817sultan du Caire,
74818et qu'elle ne manifestait aueune intention de capituler.
7481911 est diflicile d'admettre que Khoutlougshah ait agi de son propre chef en
74820evaeuant la Syrie, et, bien au contraire,
74821il faut voir dans
74822cette retraite l'exe-
74823eution d'un plan qui avait ete elabore avec Ghazan, lequel esperait peut-etre
74824que les dix jours qui separerent son depart de celui de Khoutloughshah sulli-
74825raient
74826ä sauver
74827la reputation des armes mongoles,
74828soit que la forteresse lüt
74829emportee
74830d'assaut, soit que le general qui
74831la commandait se
74832laissät acheter
p. 411
74833[57]
748341NTR0DUCTI0N.
74835399
74836par Kiptchak. Quoi
74837qu'il on
74838soit,
74839ces deux retraites
74840successives de Ghazan
74841et de Rhoutloughshah
74842etaient l'abandon complet du plan
74843de campagne qui
74844avait
74845ete
74846suivi
74847jusqu'alors,
74848et
74849dont
74850l'execution
74851avait
74852ete
74853couronnee
74854d<^
74855succes.
74856Quelques
74857jours
74858avänt
74859de
74860quitter
74861Damas,
74862Ghazan
74863avait
74864ecrit
74865aux
74866generaux
74867qui commandaient les
74868nieilleures places fortes de la Syrie au nom
74869du sultau Mohammad ibn
74870Kalaoun,
74871et
74872qui
74873etaient
74874tous
74875d'origine turke ou
74876mongole, pour
74877leur ordonner de reconnaitre son autorite
74878et de
74879renier
74880celle
74881de leur souverain. Aucune de ces lettres ne recut de reponse, non que ces
74882officiers
74883pussent
74884se
74885targuer
74886d'un
74887loyalisme
74888inebranlable
74889pour
74890le
74891sultan
74892d'Egypte, mais uniquement parce
74893qu'ils ne voyaient pas qu'avec leur habi-
74894tude
74895de tout commencer et de ne
74896rien terminer,
74897les Mongols
74898fussent capa-
74899bles de mener
74900ä bien une
74901ceuvre
74902aussi
74903considerable
74904que
74905la
74906conquete
74907de
74908l'Egypte;
74909la
74910retraite
74911preeipitee
74912de Ghazan
74913et de Khoutloughshah ne
74914tarda
74915pas ä leur montrer d'une fagon peremptoire
74916qu'ils avaient
74917ete bien inspires
74918de se tenir sur une reserve prudente.
74919Pendant ce temps, les troupes egyptiennes ne faisaient pas un mouvement,
74920et elles laissaient tranquillement ecraser l'armee de Syrie, ce qui montre que
74921Ghazan
74922n'aurait eu qu'ä le vouloir pour sonmettre en un tour de main toute
74923la Syrie au-dessous de Damas, et arriver jusqu'ä al-'Arish, sur la frontiere de
74924l'Egypte, oü les veritables dillicultes auraient commence pour
74925ses
74926troupes.
74927Moulai,
74928qui commandait l'armee de Damas,
74929attendit patiemment
74930le mois de
74931mars,
74932qui
74933voit commencer ces
74934chaleurs
74935devant
74936lesquelles son maitre
74937avait
74938feint de reculer,
74939et
74940il langa ses cavaliers dans les
74941districts de Jerusalem,
74942de
74943Ghaza, de Ba'albak et dans la Bika'. Dans l'etat oü
74944il se trouvait, ce general ne
74945pouvait tenter
74946qu'un
74947raid sans
74948portee
74949militaire,
74950et
74951il
74952lui
74953etait
74954impossilih
749551
74956,
74957n'ayant pas de
74958reserves pour
74959le soutenir, de pretendre ä oecuper militaire-
74960ment
74961et
74962definitivement
74963la
74964Syrie
74965moyenne.
74966II
74967le
74968pretendait
74969si peu
74970que,
74971le
7497230
74973mars,
74974suivant en
74975cela
74976l'exemple de Ghazan
74977et
74978de Khoutloughshah,
74979il
74980evacua la Syrie et rentra dans le pays de Roum.
74981Le lendemain, 31 mars 1300,
74982le sultan al-Malik an-Nasir Mohammad, fds
74983d'al-Malik al-Mansour Kalaoun,
74984partait bravement du Caire
74985ä la
74986tete de ses
74987armees victorieuses, pour
74988aller chasser
74989les Mongols de
74990cette
74991Syrie
74992qui, en
74993deux mois,
74994avait
74995ete evacuec
74996trois
74997fois
74998par
74999le prince
75000et
75001les generaux qui
75002avaient jure de la conquerir.
75003A peinc
75004les Mongols etaicnt-ils partis, quo Kiptchak, Bektemour et llbe-
75005gui,
75006sollicites
75007par
75008le
75009sultan
75010d'Egypte,
75011lui
75012avaient
75013fait leur
75014soumission
75015et
75016avaient pris la route du Caire, abandonnant les gouvernements qu'ils tenaient
75017de l'ennemi, et qu'il leur etait impossible de conserver desormais.
75018II est assez
75019difficile de
75020se rendre un compte exaet des
75021raisons qui por-
75022terent Ghazan ä renoncer aussi rapidement ä l'occupation de la Syrie.
75023Peut-
75024etre furent-ellcs
75025plus complexes qu'on ne peut
75026le determiner par
75027la
75028lecture
p. 412
75029400
750301NTRODUCTION.
75031[58]
75032des
75033historiens
75034arabes,
75035et
75036il
75037est probable que
75038le
75039Sultan
75040<le
75041Perse
75042tablait sur
75043un
75044concours
75045qui
75046lui
75047fit
75048defaut
75049au
75050dernier moment,
75051alors
75052qu'il
75053le
75054jugcait
75055indispensable pour
75056la reussite de
75057ses projets. Ce qui est certain, c'est qu'en
75058automne, Ghazan
75059reprit
75060ses desseins de conquete
75061de
75062la Syrie;
75063il partit de
75064Tauris,
75065le 30 septembrc
750661300,
75067parut
75068le
75069janvier
750701301
75071devant Alep,
75072dans
75073l'intention d'envahir la Syrie, que
75074ses generaux avaient si etrangement eva-
75075cuee
75076quelques
75077mois auparavant. A
75078la
75079fin d'octobre
750801300, Mohammad ibn
75081Kalaoun
75082etait parti du
75083Caire pour
75084ri'pousser
75085les Mongols,
75086mais
75087les deux
75088armees ne se rencontrerent pas, car Ghazan battit en retraite le 3 fevrier 1301,
75089ä la meme
75090date,
75091ä un jour pres, que l'annee precedente,
75092en pretextant que
75093le mauvais temps,
75094la pluie
75095et
75096la neige genaient les Operations,
75097et que beau-
75098coup de ses chevaux etaient morts. Bien que les
75099chevaux jouassent un
75100röle
75101capital
75102dans une armee oü
75103l'infanterie
75104£tait
75105consideree comme une troupe
75106auxiliaire,
75107il est certain que, du temps de Tchinkkiz, d'Ougedei et de Monkke,
75108les intemperies et
75109le froid ne suflisaient pas ä arreter les armees mongoles,
75110et,
75111si les soldats de Ghazan n'etaient pas les descendants indignes de ceux
75112qui
75113avaient jadis
75114conquis
75115la Chine
75116et
75117la
75118Perse,
75119il faut
75120chercher une autre
75121explication de
75122la retraite de Ghazan.
75123C'est llaithoum qui, dans
75124la Fleur des
75125liisloircs
75126de
75127la terre d'Ovient, donne
75128la Solution de cette
75129difficulte.
75130D'apres
75131ce chroniqueur, Ghazan comptait sur
75132la Cooperation du
75133roi d'Armenie, qui lui etait acquise, des Chretiens d'Occi-
75134dent,
75135c'est-ä-dire
75136du
75137roi
75138de
75139France,
75140dont,
75141tout comme
75142Arghoun,
75143il avait
75144tres vraisemblablement
75145sollieite l'alliance,
75146et des Francs de Chypre. Khout-
75147loughshah partit ä l'avant-garde et arriva ä Antioche, oü il fut rejoint par le roi
75148d'Armenie, vassal de son souverain; les Francs de l'ile de Chypre, les grands-
75149maitres des ordres de l'Höpital et du Temple,
75150arriverent jusqu'ä l'ile d'Ante-
75151rade, bien
75152decides
75153ä attaquer l'empire
75154egyptien
75155de
75156concert
75157avec Ghazan,
75158quand, soudain,
75159le bruit se repandit que le sultan mongol
75160etait tres malade,
75161et dans l'impossibilite de continuer la guerre. Khoutloughshah s'en retourna
75162alors en Perse, pendant que les Francs de Chypre et d'Occident quittaient File
75163d'Anterade pour regagner leurs pays.
75164II y a certainement une erreur dans
75165le
75166recit d'Haithoum, car l'on
75167sait par les historiens musulmans que,
75168si Khout-
75169loughshah etait bien, en eilet, parti avec une armee d'avant-garde pour eclairer
75170la marche de son maitre, Ghazan,
75171lui aussi, etait parti de Perse,
75172et etait arrive
75173jusqu'ä Alep. Ce qu'il faut retenir de l'affirmation du chroniqueur armenien,
75174c'est que les Francs, pour une raison ou pour une autre, ne purent rejoindre
75175les Mongols, vraisemblablement parce
75176qu'il
75177leur etait completement impos-
75178sible
75179de
75180s'aventurer
75181en
75182Syrie
75183oü
75184ils ne
75185possedaient
75186plus
75187une
75188seule place
75189forte qui leur servit de point d'appui et de base, et que Ghazan, dejä malade,
75190ne voulut pas poursuivre dans ces conditions defavorables une campagne pour
75191laquelle
75192il se trouvait prive d'une partie importante de ses moyens.
p. 413
75193[59]
75194'
75195INTRODUCTION.
75196401
75197Le double echec quo Ghazan venait de subir n'avait point diminue l'envie
75198qu'il
75199ressentait
75200de s'emparer de
75201l'Egypte,
75202ni
75203le
75204sentiment que
75205les
75206sultans
75207raamlouks
75208devaient
75209reconnaitre
75210sa
75211suzerainete.
75212Le 22 aoüt de
75213cette memo
75214annee, des ambassadeurs de Gliazan arriverent au Caire, apportant des lettres
75215par
75216lesquelles
75217le
75218sultau de
75219Perse exigeait que Mohammad
75220ilm Kalamin
75221se
75222reconnüt
75223comme
75224son
75225vassal.
75226Cette
75227pretention,
75228renouvelee
75229du
75230temps oü
75231Tchinkkiz Khaghan
75232dictait
75233ses
75234volontes
75235aux
75236rois
75237qu'il
75238allait
75239attaquer au
75240uom de
75241la
75242divinite
75243immuable
75244qui
75245regne dans
75246le
75247Giel
75248eternel,
75249etait assez
75250etrange
75251de
75252la
75253part
75254d'uo
75255souverain dans
75256une
75257position
75258aussi
75259critique
75260que
75261Gliazan, menace sur deux de ses frontieres, au nord et ä Test, par des ennemis
75262puissants,
75263lesquels,
75264lieureusement pour
75265lui,
75266agissaient chacun de son
75267cöte,
75268sans avoir combine un plan d'attaque. La faiblesse du rovaume de Perse etait
75269assez
75270notoire pour que
75271Tokhtoglia,
75272fils
75273de Mankou Temour,
75274souverain de
75275la Horde d'ür, qui regnait du Jaik au Danube,
75276et de
75277la mer Noire ä l'ocean
75278Arctique,
75279ait eu l'idee d'envoyer une mission
75280ä Ghazan pour lui demander,
75281comme on
75282le
75283sait par
75284le temoignage de Mirkhond,
75285la cession immediate de
75286l'Arran
75287et de l'Azarba'idjan, sous
75288le
75289pretexte un peu
75290lointain que ces deux
75291provinces
75292iraniennes avaient
75293ete concedees
75294par Tchinkkiz aux descendants
75295de Tchoutchi,
75296et qu'il ne convenait pas qu'un petit-fils de Touloui' les detint
75297plus longtemps. Ghazan, furieux de se voir reclamer ainsi deux de
75298ses plus
75299helles provinces au nom d'un yasak que les princes de
75300sa famille oubliaient
75301de jour
75302en
75303jour
75304davantage,
75305et
75306qu'ils
75307violaient
75308sans
75309le
75310moindre
75311scrupule,
75312repondit aux envoyes de Tokhtogha qu'il saurait defendre son royaume quand
75313leur maitre viendrait l'attaquer,
75314et qu'il ne craignait rien de
75315lui.
75316Cette singuliere reclamation du souverain de la Horde est symptomatique,
75317et Rashid ad-Din a oublie ä dessein de parier de cette humiliante ambassade
75318ijui n'est connue que par Mirkhond'. Le silence de Rashid n'infirme en rien
75319la vraisemblance du recit de l'auteur du Rauzat
75320as-safa, car
75321il ecrivait, sous
75322le regne de Ghazan,
75323une
75324chronique
75325qui
75326lui
75327avait
75328ete commandee
75329par
75330ce
75331prince, et que celui-ci attendait pour lire, en persan, l'histoire des souverains
75332de
75333sa
75334race; aussi
75335s'est-il
75336tenu
75337sur
75338une
75339reserve extreme pour
75340tout
75341ce
75342qui
75343touche ä l'histoire de Ghazan, et sa partialite pour les descendants de Touloui
75344est un
75345fait patent. Ce
75346n'est pas
75347la seule
75348fois
75349qu'il
75350se
75351laisse prendre en
75352fla-
75353grant
75354delit d'inexactitude, car
75355il a tout nettement supprime dans l'histoire de
75356la Perse le court regne de Bai'dou, l'ennemi de Ghazan, de facon ä faire passer
75357ce prince pour le successeur immediat d'Arghoun.
75358Le HO janvier
753591:50:5,
75360Ghazan
75361entreprit
75362une
75363troisieme
75364expedition
75365contre
753661. Mirkhond avait acces aux archives des Timourides dans lesquelles on avait verse
75367les pieces des archives des Mongols ä Tauris, ou ce qui en restait;
75368c'est lä qu'il a pris
75369connaissance des lettres envoyees par Tokhtogha ä Ghazan,
75370ä moins
75371qu'il uen
75372ait copie
75373le texte dans quelque chroniq.ue de l'epoque mongole.
p. 414
75374402
75375INTRÜDUCTION.
75376[60]
75377l'empire
75378egyptien,
75379et son
75380armee
75381vint
75382camp'er
75383devant
75384Damas,
75385le
7538619
75387avril.
75388Elle tourna la capitale
75389de
75390la
75391Syrie sans
75392l'attaquer,
75393car l'experience de
75394l'an-
75395nee 1300 montrait quo la citadelle n'etait pas facilement reductible, et qu'ellc
75396pouvait continuer la
75397kitte bien apres que
75398la ville avait ouvert ses portes
75399et
75400s'etait rendue.
75401L'affaire
75402avait
75403d'ailleurs assez peu d'importance,
75404si
75405les Mon-
75406gols,
75407comme
75408ils
75409l'esperaicnl
75410bien,
75411infligeaient
75412une
75413defaite
75414serieuse
75415aux
75416troupes du sultan d'Egypte au-dessous de cette
75417ville. Ce
75418fut le contraire qui
75419arriva;
75420le
75421sultan Mohammad
75422ihn
75423Kalaoun
75424defit
75425les
75426Mongols
75427a
75428Mardj
75429as-
75430Saffar,
75431et, si Ton en croit le temoignage de Mirkhond,
75432il leur
75433iit 10.000 pri-
75434sonniers (20-21
75435avril). Le 23
75436avril, Mohammad ihn Kalaoun entra ä Damas,
75437puis, jugeant que la campagne
75438etait terminee,
75439il s'en retourna au
75440Caire. Le
75441general
75442mongol Khoutloughshah
75443reunit
75444les
75445debris
75446de son armee
75447et
75448rallia
75449Gliazan, qui rentra en Perse.
75450Ghazan ne voulait pas demeurcr sur un tel affront, le plus sanglant que les
75451armes mongoles eussent jamais eprouve depuis que Tchinkkiz avait entrepris
75452la conquete du monde, et
75453il prepara une nouvelle expedition contre l'Egypte.
75454Les
75455echecs
75456repetes
75457qu'il
75458avait
75459subis,
75460l'hostilite
75461inveteree des royaumes
75462de
75463Tchoutchi et de Tchaghatai qui meditaient sa perte,
75464lui montraient clairement
75465que, reduit ä ses seules forces,
75466il ne pourrait jamais venir ä bout de la puissance
75467des sultans du Caire.
75468C'est pourquoi, en 1303,
75469il envoya des ambassadeurs
75470au roi de France
75471et au roi d'Angleterre pour leur inspirer un nouveau projet
75472de
75473croisade,
75474au cours de laquelle
75475ils debarqueraient,
75476soit en
75477Syrie,
75478soft en
75479Egypte, de faeon ä paralyser les eiTorts de Mohammad ibn Kalaoun, pcndant
75480que lui-meme envahirait par
75481le nord
75482la Syrie
75483reduite aux garnisons de
75484ses
75485places
75486fortes. Ce qui est assez etrange,
75487c'est que, pour attendrir les rois de
75488France
75489et
75490d'Angleterre,
75491Ghazan
75492leur
75493parlait,
75494au
75495dire de
75496la
75497Chronique
75498de
75499Saint-Denis, du grand desir
75500qu'il
75501avait d'embrasser
75502le Christianisme.
75503II ne
75504faul pas en inferer que l'ambassade qui fut recue en France etait une superche-
75505rie, et qu'elle fut conduite par un personnage qui n'avait aucun mandat omciel
75506de Gliazan
755071
75508. Depuis l'epoque a laquelle les princes mongols etaient entres en
75509relation
75510avec
75511les
75512souverains
75513chretiens
75514de
75515rOccident,
75516ils
75517n'avaient
75518jamais
755191.
75520Ohsson
75521croit
75522que ces
75523ambassadeurs duperent
75524le
75525roi
75526de France
75527et
75528le
75529roi d'An-
75530gleterre en pretendant que leur maitre etait chretien; cela est moins que prouve
75531: Gliazan
75532et Oltchaitou, en
75533parlant de leur desir d'embrasser
75534le
75535Christianisme,
75536ne faisaient que
75537suivre une vieille tradition,
75538et qu'employer une formule consacrec. Ohsson va jusqu'ä
75539direqu'Oltcliuitou n'avait aucun interet ä aider les Chretiens ä recuperer la Terre Sainlc:
75540cela est evident, mais
75541il
75542avait, ou
75543il croyait avoir, ce qui, en l'espece, revenait au meme,
75544un
75545interet
75546considerable
75547ä
75548battre
75549les
75550sultans mamlouks du Caire avec
75551l'aide
75552des
75553rois
75554chretiens, quitte ä se debrouiller plus tard avec eux. Arghoun, non plus,
75555n'avait aucun
75556interet
75557ä
75558donner
75559la Terre
75560Sainte aux Francs,
75561et cependant
75562la
75563lettre
75564qu'il
75565a
75566ecrite
75567ä
75568Philippe le Bei est assez categorique sur ce point. Je ne vois pas tres bien comment un
75569auteur aussi serieux qu'Ülisson a pu imaginer des ambassades fictives des Mongols aux
p. 415
75570[61]
75571INTRODUCTION.
75572403
75573cesse, comme on
75574le voit par les copies des lettres qui leur furent adressees,
75575de
75576Iaisser entendre
75577qu'ils
75578etaient tout
75579prets ä
75580se faire baptiser,
75581alors qu'en
75582realite
75583ils n'avaient aucune intention d'abjurer
75584le Bouddhisrae. Ghazan jugea
75585que, bien qu'il füt musulman, cette antienne
75586n'avait
75587rien perdu de sa valeur,
75588et
75589il en joua pour determiner
75590les
75591rois de France
75592et d'Angleterre
75593ä marcher
75594avec
75595lui,
75596ce
75597({ii'üs n'avaient aucune
75598envie de
75599faire.
75600D'ailleurs,
75601presque
75602sur
75603ces
75604entrefaitos,
75605l'etat
75606de Ghazan s'aggrava brusquement,
75607et
75608il monrut,
75609le
7561017 inai 1304, sans avoir pu entamer l'empire des snltans d'Egypte, emportant
75611dans
75612la tombe
75613son dessein
75614de soumettre
75615ä
75616ses
75617lois Damas
75618et
75619le
75620Caire,
75621ce
75622dont ses successeurs
75623n'eurent pas
75624la
75625nioindre eure,
75626et
75627ce
75628qu'ils n'auraieut
75629pu faire an milieu des dillicultes innombrables qui fondirent sur l'empire des
75630Mongols de l'Iran,
75631et qui preeipiterent sa ruine.
75632Oltcliaitou
75633Sultan Mohammad Khorbanda, qui succeda ä Ghazan,
75634n'avait
75635aucune de ses qualites; c'etait un prince assez terne et peu intelligent, qui ne
75636comprenait point
75637tres
75638bien
75639les
75640vicissitudes
75641au
75642milieu
75643desquelles
75644il
75645etait
75646appele a regner, que ses fonetionnaires volaient sans pudeur, et qui aurait ete
75647beaueoup mieux ä sa place ä Commander un
75648millier de
75649cavaliers qu'ä gou-
75650verner
75651la
75652Perse.
75653II
75654conlinua par tradition
75655la
75656politique
75657de
75658son
75659frere,
75660sans
75661ressentir en
75662rien
75663ni
75664le
75665besoin
75666ni
75667le
75668devoir
75669d'annexer
75670ä
75671ses domaines
75672les
75673plaines de
75674la Syrie
75675et celles de l'Egypte. L'execution du testament politique
75676de Tchinkkiz, qui comportait l'extension vers l'ouest de la puissance mongole,
75677se trouvait de plus en plus
75678releguee au nombre
75679des choses
75680qu'il
75681etait bien
75682impossible de
75683realiser,
75684et auxquelles
75685il fallait etre fou pour songer au milieu
75686des crises politiques d'un empire dont les differentes parties, devenues com-
75687pletement etrangeres les unes aux autres, ne songeaient qu'ä s'attaquer et a
75688se detruire. Les princes de
75689Perse, comme ceux de
75690Chine,
75691qui
75692avaient
75693des
75694interets communs,
75695devaient se
75696dire
75697qfle
75698le maximum avait
75699ete
75700atteint sous
75701Monkke, lorsque Iloulagou
75702avait soumis l'Iran
75703et
75704detruit
75705le
75706Rhalifat,
75707que,
75708depuis ce temps,
75709les Mongols n'avaient pas gagne grand'chose,
75710si meme
75711ils
75712ne voyaient pas la decadence qui aecourait
75713a grands pas au milieu des
75714dis-
75715cordes qui
75716divisaient
75717les royaumes soumis
75718au
75719seeptre
75720des
75721descendants
75722de
75723Touloui, de Tchaghatai, de Tchoutchi, qui les preeipitaient les uns contre les
75724autres, comme s'ils n'avaient pas ete gouvernespar des princes du meme sang.
75725rois de
75726la Chretiente, lesquels n'etaient pas
75727assez
75728naii's pour se Iaisser duper par des
75729charlatans. Ce qui est certain, c'est que la Cour pontilicale se
75730fit longtemps des illusions
75731sur la possiljilite de convertir les Mongols ä la foi chretienne, puisqu'en 1338. Benoit XI 1
75732envoya une ambassade au dernier empereur mongol de
75733la Chine, Toghon-temour, que
75734les Celestes noniment Shun-ti. A cetle epoque,
75735il y avait longtemps que ses predecesseurs
75736s'etaient convertis
75737au Bouddlüsme,
75738et
75739qu'ils regnaient
75740sur
75741les
75742rives de la mer Jaune
75743comme les heritiers
75744des dynasties
75745glorieuses qui
75746s'etaient transmis au
75747cours des äges
75748le seeptre imperial.
p. 416
75749404
75750INTRODUCTION.
75751[62]
75752Le
7575319 septembre
757541304,
75755Oltchaitou
75756recut ä Tauris des ambassadeurs de
75757Temour Rhaghan, enipereur de la Chine, de Tchapar,
75758iils de Rhaidou,
75759et de
75760Dogha,
75761fils de Barakh
75762;
75763ils
75764lui annoncerent que leurs dissensions, au milieu
75765desquelles l'empire
75766avait
75767failli
75768disparaitre,
75769etaient heureusement terminees,
75770et que
75771le monde mongol ne formait plus desormais qu'une seule domiuation,
75772comme au temps de Tchinkkiz. Au
75773inois de mai
757741305, Oltchaitou
75775ecrivit ä
75776Philippe le Bei pour lui apprendre cet evenement insolite dans
75777l'histoire des
75778Mongols,
75779et pour
75780l'assurer de son alliance, sans en
75781dire plus long, en lais-
75782sant evidemment ä ses ambassadeurs, suivant la coutume Orientale,
75783le soin de
75784developper verbalement des intentions qu'il ne tenait pas äconsigner par ecrit.
75785II s'agissait,
75786ä n'en point douter, d'une proposition analogue ä celle que
75787Ghazan avait faite au roi de France et au roi d'Angleterre, d'attaquer simul-
75788tanement la Syrie, ä la fois sur son front de mer, sur les cötes de Syrie, et,
75789sur ses frontieres continentales, par le pays de Roum. On le sait, d'une facon
75790suffisamment
75791nette, par la reponse que
75792le
75793roi d'Angleterre, Edouard
75794II,
75795fit,
75796en
757971307,
75798ä des propositions analogues,
75799et dans laquelle, sans vouloir s'en-
75800gager ä rien de precis,
75801il disait
75802qu'il
75803ferait volontiers
75804la guerre aux Musul-
75805mans,
75806c'est-ä-dire aux Egyptiens,
75807si
75808les circonstances favorisaient une
75809teile
75810entreprise.
75811En
75812realite, ni Oltchaitou,
75813ni Abou Sa'id,
75814qui
75815lui succeda, n'auraient pu
75816reprendre les projets de Ghazan contre la Syrie et contre l'Egypte
75817: les troubles
75818Interieurs,
75819qui
75820avaient eommence
75821ä
75822sourdre
75823avec Ghazan,
75824eclaterent
75825avec
75826violence sous
75827le regne
75828d'Oltchaitou,
75829et
75830ils atteignirent leur paroxysme sous
75831Abou
75832Sa'id,
75833au point de
75834ruiner la
75835puissance des Mongols
75836dans
75837l'Iran. Ge
75838furent, en 1307,
75839la penible conquete du Guilan, dont les Mongols comptaient
75840ne
75841faire
75842(ju'une bouchee;
75843l'expedition
75844contre
75845Berat, dont
75846le
75847prince, Fakhr
75848ad-üin,
75849n'avait pas voulu reconnaitre Oltchaitou;
75850les intrusions maladroites
75851de
75852ce
75853sultan, comme
75854s'il
75855n'avait pas eu assez des siennes, dans
75856les affaires
75857du pays de Tchaghatai, dont le prince, Esen Boukha,
75858fit envahir le Khorasan
75859par une armee
75860aux ordres
75861de Reupek, Daoud Rhotcho
75862et Yasaghour,
75863qui
75864pousserent jusqu'a
75865Berat,
75866et qui
75867n'allerent pas plus loin, uniquement parce
75868qu'Esen
75869Boukha
75870les
75871rappela
75872pour
75873les
75874opposer
75875aux
75876troupes
75877de
75878Temour
75879Rhaghan
75880qui attaquaient ses Etats;
75881la revolte de Rhouroumshi, gouverneur
75882du pays de Boum, en
758831312; l'appui qu'Oltchaitou dut fournir ä Yasaghour,
75884qui
75885soutenait
75886tlans
75887le
75888pays
75889de Tchaghatai une
75890lutte
75891inegale
75892contre Esen
75893Boukha,
75894et qui
75895voulait quitter ce prince pour passer au Service de la Perse;
75896les
75897dillicultes constantes avec
75898la Borde d'Or, dont les souverains,
75899allies des
75900Mamlouks du Caire, ne songeaient qu'ä nuire au souverain de
75901l'Iran,
75902et ä
75903detruire sa puissance.
75904Malgreces circonstances defavorables, Oltchaitou avait tente en 1312 une
75905attaque contre l'empire egyptien; mais
75906le
75907siege de Rahba (23 decembre —
p. 417
75908[63]
75909INTR0DUCT10N.
75910405
7591125 janvier) s'etait termine de
75912la part des Mongols par une crise de pure folie,
75913et
75914ils
75915s'etaient
75916enfuis,
75917sans cause, au momcnt oü
75918ils
75919allaient s'emparer
75920de
75921la ville, abandonnant
75922leurs machines, leurs bagages et leurs teutes. Oltchai-
75923tou en resta sageiuent lä, et son bis, Abou Sa'id, eut toutes les raisons de ue
75924jamais renouveler cette tentative. En 1323,
75925il signa avec le sultan d'Egypte'
75926im traite de paix qui mit fm a cette longue periode
75927d'liostilites qui avait dun'
759281
75929plus de söixante ans.
759301. Moufazzal cite, en 725 et en 732,
75931le sultan Abou Said comme entretenant des rela-
75932tions aroicales
75933JLa» avec le sultan d'Egypte
75934(i'ol. 198 r° et 215 v°).
75935C
75936Julllet 1911.
75937Note additionnelle (page 4, notel.
75938Les
75939Toukliousba
75940sont
75941les
75942restes
75943des Toukhouz-Oughouz,
75944ce
75945qui
75946est
75947le nom
75948des
75949Ouighours, que
75950l'on trouve en arabe sous
75951la forme
75952V^V*'- Bd est pour bona, reduction,
75953par
75954la chute de
75955la
75956gutturale, du mot boukha
75957« boeuf
75958»,
75959qui
75960est
75961l'equivalent de eukuz
75962« boeuf». Eukuz = oitghouz,
75963avec
75964lc changement de registre de
75965la
75966vocalisation
75967et
75968la
75969confusion turke des series de
75970gutturales k, g, et kh, gh. Les Yeta sont les
75971restes des
75972Ephtalites, et mieux des Getes, dont les Ephtalites etaient Fun des clans.
75973Note additionnelle (page 22).
75974Cette vocalisation est veritablement etrange; on
75975lit au
75976folio 34 v"
75977: L->
75978<~-^>\
75979^y
75980-*>.
7598151/^1
75982{J^.
75983Ij», w^53
75984j!UI ;>L
75985J,! ^UJi ^_C J
75986c,lkUI
75987; WK j j&i
75988jUÜi; 51^1
75989cr^l,
75990au
75991folio 34
75992r°; ^^Jait,
75993folio 34 r° ;y~z
75994alb,
75995ibid. et passim
75996;
75997Ü.jiUl
75998tl\.
75999Jb,
76000folio 35
76001r°;
76002passages dans lesquels toutes
76003les
76004voyelles sont autant
76005de fautes
76006grossieres
76007;
76008,
76009.lii'etant en particulier
76010la forme ultra-vulgaire kleb des Jargons
76011de
76012l'Afrique
76013du
76014nord.
76015L'auteur
76016tient
76017tout^articulierement
76018ä
76019ses
76020formes
76021telles
76022que
76023'Azz-aladin pour
76024izz
76025ad-Din;
76026on
76027lit,
76028en
76029effet,
76030au
76031folio
7603235
76033r
76034n
76035, ^.^
76036,jj
76037c
76038rr.-!>
76039A-
76040^jjJI
76041.y
76042(sie
76043._yj), et quantite d'autres qui prouvent surabondamment que l'auteur lisait
76044Jl ala-
76045l'article que
76046la grammaire nous apprend
76047a vocaliser J' al- au commencement
76048d'une periode,
76049et Jl
760507- dans
76051tous
76052les autres
76053cas,
76054ce qui
76055est conforme ä
76056la
76057definition
76058memo du
76059«^jujoJI
76060»i. Des formes comme w*5jJ! alamarkab, pour w-ij-J! al-Markab,
76061sont
76062constantes dans
76063le texte de
76064Moufazzal
76065;
76066il
76067n'y
76068faut certainement point voir
76069l'une
76070des
76071caracteristiques
76072de l'ignorance
76073de
76074cet
76075historien,
76076mais,
76077au
76078contraire,
76079le
76080temoi-
76081gnage
76082de
76083l'existence
76084d'une
76085prononciation
76086extremement vulgaire
76087qui ne
76088tenait aueun
76089compte de ce que nous appelons les lettres solaires,
76090ni du fait qu'en arabe classique,
76091le
76092lam de l'article ne porte point de voyelle. On trouve en effet dans la litterature bistorique
76093syrienne des formes vr*.
76094^;, vr^
76095p., ^
76096soj, qui transcrivent les noms
76097arabes ^-^
76098^fj
76099Rokn ad-Din, ^jjJt Je
76100'Izz ad-Din, ^.jJ!
76101ijj Nour ad-Din, dans la prononciation litte-
76102rale, mais qui, dans la bouebe des Syriens, devaient etre Rokn aladin,
76103'Izz aladin, Nour
76104aladin.
7610511 est tres peu vraisemblable, en
76106effet, que
76107ces
76108gens, d'une
76109culture analogue a
p. 418
76110406
76111INTRODUCTION.
76112[64]
76113celle du copte Moufazzal, aient eu l'idee de transcrire ces noms
76114lettre par lettre, ä l'imi-
76115tation de
76116la graphie musulmane, pour
76117les prononcer
76118suivant
76119les
76120regles
76121strictes de
76122la
76123grammaire arabe, de facon ä donner des formes
76124qui, dans la prononciation litterale, par
76125suite du traitement special des lettres dites solaires, different tres sensiblement de ce qui
76126est ecrit; ^JjJt Je
76127etant
76128'lzzo'd-Din,
76129'Izzi'd-Din,
76130'Izza'd-Din,
76131suivant
76132sa
76133fonetion
76134dans
76135la
76136phrase,
76137aurait
76138ete
76139ecrit
76140^.p. par
76141les
76142Syriens,
76143s'ils
76144avaient
76145voulu
76146noter
76147la
76148prononciation
76149classique,
76150en
76151sous-entendant
76152la reduplication du
76153d,
76154avec
76155la disparition
76156complete de 17, comme dans les transcriptions chinoises Tsa-hi-lou-ting de
76157,.rf J-"
76158r.^^
76159Sai'-fo-ting de c^--' ^-V- > Hou-sa-mou-ting de ^jJI
76160A-~&-,
76161et
76162la presence de Vi dans
76163la forme ^^
76164p., du moment
76165qu'elle
76166n'est pas
76167l'imitation de
76168la graphie arabe
76169jjjjJI je,
76170ne peut
76171qu'indiquer
76172la prononciation
76173'Izz
76174aladin.
76175Ce
76176fait
76177est amplement prouve
76178par
76179l'existence d'une Serie de formes syriaques qui na peuvent s'expliquer que par
76180la voca-
76181lisation J' ala- de
76182l'article J' al-
76183: ^^
76184>^o. nom du
76185iils de
76186Salah
76187ad-Din, >s^ /ioo
76188et
76189.-asx /v»,
76190qui
76191transcrivent
76192des noms
76193bien
76194connus
76195dans
76196l'liistoire
76197des Ayyoubites,
76198avec
76199l'omission vulgaire du premier
76200article,
76201J^as^il oX-U',
76202v
76203jwi^l oXUt,
76204oX-U'
76205Jäjs!.
76206^v»s\
76207^^io
76208transcrit ^_^^t
76209v_iXL(J!) (al)-Malika
76210'1-Ashraf
76211par
76212l'intermediaire
76213dune
76214forme
76215arabe
76216vulgaire
76217.^JjJUI oXU(M)
76218(al)-Malik
76219alashraf;
76220^^asv
76221p^o»
76222transcrit
76223J^aSü
76224oXL,(M)
76225(al)-Malika '1-Afdhal par
76226celle
76227de J*JÜ!
76228s^XJL(Jt)
76229(al)-Malik alafdhal,
76230et ,-q^ ,^0,
76231Jaj^l
76232viXU(3l)
76233(al)-Malika
76234'1-Awhad, par
76235Imitation de
76236J^!y)
76237^_i£L(J!)
76238(al-)Malik alawhad. Ces formes prouvent jusqu'ä
76239l'evidence
76240la prononciation
76241vulgaire
76242ala- de
76243l'article arabe al-;
76244si l'on remarque que
76245cette prononciation antigrammaticale
76246peut
76247seule
76248expliquer le nom espagnol de l'Alameda, la celebre promenade de Valence,
76249qui est [^]!j-vjt Alamaida(n), pour
76250.ti-^JI al-mai'dan « le champ de manoeuvres », qu'elle
76251se retrouve expressement marquee dans la vocalisation des textes arabes importes ancien-
76252'
76253C£
76254s s
76255nement ä Madagascar,
76256^£«»=£^1
76257alakhamishi pour ^^stM
76258al-khamis,
76259J^Sr-
762601
76261! alaha-
76262mali pour J^srM
76263al-htamal,
76264ifiyi\ alakoshi pour /»^'
76265al-kaus,
76266il
76267en
76268faut conclure
76269qu'elle
76270n'est point une fantaisie due
76271ä l'ignorance de Moufazzal, mais
76272bien
76273la notation
76274d'un phenomene linguistique curieux, qui s'etend ä l'universalite de la langue arabe.
76275Note additionnelle (page 59). — Le nom du prince de la Horde d'Or parait dans les ma-
76276nuscrits des ebroniques persanes sous les formes
76277.yU> IXSoy Monkke Temour et
76278y~2 «£»
76279Mangou Temour, de meme que le nom de l'empereur Monkke Khagan se trouve sous les
76280formes bSiy Monkke et_XL» Mangou. Un fait certain est que les manuscrits les plus anciens
76281et les plus corrects de l'liistoire des Mongols de Rashid ad-Din,
76282qui
76283est
76284la chronique
76285ollicielle des Mongols oeeidentaux, ont %5Liy> Monkke, ä l'exclusion de_X^ Mangou. La
76286forme chinoise Mong-ko renvoie
76287ä Monkke, et non a Mangou, laquelle forme se trouve
76288dans Guillaume de Ruysbroeck sous la forme Mangu. En mongol, münkke signifie
76289« eter-
76290nel, imperissable
76291», et c'est ainsi que les Chinois ont compris le sens du nom du kha-
76292ghan qui succeda ä Kuyuk; münggiin
76293et miinggii
76294signifie « argent, metal inalterable ».
76295La graphie oXiy> recouvre aussi bien miinggii que münkke; miinggii temour « l'argent-
76296fer
76297»
76298est le silber-stahl,
76299silver-steel des Germaniques,
76300« acier superieur
76301», et non acier
76302argente », periphrase qu'ils ont empruntee aux Altaiques, comme
76303le mot chinois kons,
76304« prince vassal
76305», qui est devenu konge, könig, king.
p. 419
763061. Lire
76307J,/i!!. —
763082. Sic. — 3. Man. omet jjj& ^1 A*** u^LJI.
76309Au nom du Dieu dement et misericordieux, en qui
76310se trouve toute
76311aide
76312!
76313*
76314Pol
76315i v
76316Louange
76317ä Dieu qui est
76318le
76319Primordial, et qui
76320n'a pas
76321eu de commence-
76322ment; qui sera
76323le Dernier,
76324et qui n'aura pas de
76325fin; qui connait
76326les verites
76327absolues de toutes choses,
76328et dont le
76329saint nom
76330est invoque dans toutes les
76331langues par l'universalite des hommes. Je le loue de la louange d'un etre qui
76332lui rend gräces, et qui reconnait son impuissance
76333; je proclame qu'il n'a besoin
76334ni de
76335conseiller,
76336rii de general,
76337ni de
76338ministre; je
76339lui adresse les actions de
76340gräces d'un serviteur qui
76341l'aime
76342d'un amour
76343sincere,
76344parce
76345qu'il
76346en
76347est
76348le
76349plus digne et qu'il le merite
76350le plus.
76351Quand j'eus lu la chronique de feu le shai'kh al-Makin, Georges,
76352fils d'al-
76353Amid, je
76354vis qu'elle se termine au commencement du regne d'al-Malik
76355az-
76356Zahir
76357Baibars
76358al-Bondokdari,
76359c'est-ä-dire
76360au
76361dimanche
76362seizieme
76363jour
76364du
76365mois de Zilka'ada de l'annee 658 de l'högire, la 6752" annee, deux mois
76366et
76367seizejours de 1'äge du monde, en annees
76368solaires, tandis que notre epoque
76369s'etend jusqu'ä
76370la
76371fin du regne d'al-Malik an-Nasir Mohammad ibn Ralaoun.
76372Je
76373trouvai bon d'ajouter
76374ä
76375cette
76376chronique
76377le recit des evenements
76378et des
76379vicissitudes (qui se sont passes dans cet intervalle), tant generaux que parti-
76380PATR.
76381OR. —
76382T.
76383X. —
76384F.
763853.
7638628
p. 420
76387408
76388MOUFAZZAL IBN ABIL-FÄZAIL.
76389[66]
76390'"ÜMJl;
76391JL.VI
76392~L«j JLcVl
76393jc-l. j*
76394\-*-°^~~°
763956j-\ &&A\j
76396i_y
76397£»WI
76398o^j^JIj
76399jjirl b^j
76400(.laT L^ jU ^IkJI
76401dUUl
76402Jci
76403UJ
76404*II
76405JlSj ® J Ul
76406<>-*-j
76407j\^\
76408*-»* J
76409*
76410foi.
764112
76412]". y*j
76413^ÜäJl
76414ctUJL
76415w>ä)j
76416(*/liLL> j5fc»-l
76417^^At *5^oVl
76418x."
76419«iAilrl
76420O*--*^
76421o"-^ ^"^ ^J
76422^jls
76423^.Yl
76424<0
76425JU>
76426JUJI
76427Jj
76428^j^JI
76429Jls
76430«i^-sJI
76431jl-01
76432d^Jl
76433d)y* j^ ^yi
76434L.
76435Lire
76436k!Ä~Jl
76437Jl»!
76438»L>j
76439JLiM! -V^- —
764402
76441-
76442Man.
76443omet ^r?^'
76444ipjjäl;
76445H
76446y
76447avait,
76448a cette epoque, deux grands emirs, parmi beaucoup d'autres, qui
76449se nommaient,
76450Tun Djamal ad-Din Oughoush an-Nadjibi
76451as-Salihi,
76452l'autre
76453'Izz
76454ad-Din
76455Ai'temour
76456al-
76457llilli:
76458il
76459s'est produit dans ce passage un bourdon, qui a ete amene par la ressemblance
76460graphique de
76461-^s^l
76462et de
76463)^\ qui est souvent transforme en ^L=-t.
76464culiers, en implorant l'aide de Celui qui consolide les ceuvres (des hommes),
76465qui
76466realise
76467les
76468esperances de
76469sante
76470dans
76471ce monde,
76472et qui leur donne une
76473fin heureuse (dans l'autre monde).
76474L'historien a dit
76475: Lorsque, corame le recit en a ete fait plus haut, al-Malik
76476al-MouzafTar Koutouz eut ete assassine,
76477le choix des emirs tomba, apres de
76478nombreux pourparlers,
76479sur
76480l'emir Rokn ad-Din Baibars al-Bondokdari. Le
76481foi.
764822
76483i". premier qui s'avanca,
76484* et qui
76485le reconnut comme souverain,
76486fut l'emir Faris
76487ad-Din, I'Atabek;
76488ensuite
76489vinrent
76490les
76491emirs suivant
76492la difference
76493de
76494leurs
76495grades. Baibars recut
76496le titre d'al-Malik az-Zahir, et
76497il fut
76498le quatrieme des
76499rois des Turks dans l'empire egyptien.
76500L'historien a dit
76501: L'emir Faris ad-Din lui dit sur-le-champ
76502:
76503« Tu n'auras
76504pas l'empire dans toute sa plenitude tant que tu n'auras pas pris possession de
76505la Citadelle du
76506Caire.
76507» Le sultan monta ä cheval et se häta de s'y diriger;
76508il rencontra sur son chemin Djamal ad-Din Oughoush
76509' an-Nadjibi et l'emir
76510'Izz ad-Din
76511al-IIilli, qui
76512etait vice-roi au Caire;
76513il apprit ä l'emir les evene-
76514ments qui se precipitaient,
76515il
76516le pria de lui jurer fidelite, ce que
76517fit l'emir, qui
765181.
76519,
76520ijä) se trouve en turk oriental sous la forme ipy^,
76521qui signifie
76522« petit-fds
76523», les
76524noms de parente etant employes comme noms propres chez
76525les Mongols et les Turks
76526orientaux. Dans les transcriptions des noms mongols et turks, (JJ= j-= fi et les voyelles
76527peuvent
76528etre
76529indiquees
76530par
76531les
76532lettres de
76533Prolongation
76534de
76535l'arabe
76536ou
76537non marquees,
76538les graphies arabes omettant
76539l'indication des voyelles la oü les Persans
76540les ont notees
76541;
76542,
76543-jys! pourrait egalement representer ,^y
76544,«' Ak-Koush,
765451'
76546«
76547oiseau blanc
76548»;
76549cf.
76550\js
76551if>J} Kara Koush,
765521'
76553« oiseau noir »; ^Ly ^> Bai-Koush
765541'
76555« oiseau blanc
76556».
p. 421
76557[67]
76558HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
76559409
76560f^iYl
76561,V-*JI Jzj
76562jt-^l J^ iS~^^
76563^yß^
76564'r*J
76565"^
76566'J
76567-5
76568'*-;-c -1^
76569(j -^J cÜä*
765704ä,L>.j
76571'IfJlj
76572'jlS'j-i ^jjl
76573jU>
76574^,-^1
76575*_^-3
76576'j^Ij.>
76577J^Jj-ül
76578j>_a!1
76579fL»-3
76580jUl>
76581^j,!
76582«jlt^JI
76583JIW1
76584jl£,
765852 JjV!
76586g.. ;mjI1 UUI
76587IjJL», J^ ^VJ
76588yi>. r^ J>J
76589j-1
76590J
765911a* ^UÜl dUi
76592l_pr^
76593LU1 ^
76594jUiJl
76595^lUÜ
76596Jj*£*
76597jl
76598j-U!
76599Ij>^lj
76600dLUI
76601^c-
76602j^*»/
76603lS^. i^^^
76604"VI
76605(j-Ül
76606^*i>
76607J
76608jlyJI
76609*lL>
76610Uis
76611SytUJI
76612üj
76613idiJl
76614io_jc.
76615j^
76616*Jit
76617>_jji>-
76618(j-UI
76619Jpds
76620®,^C'lLU
76621_y&ÜäJI
76622vilUl
76623jlLLJJ
76624Ij^olj y ^A
76625\
766265J^a^
766274 Ia=- \j£ t>i\y
766283 ÖÄ=-I
76629^yLkJI
76630j^J
76631*LJ1\
76632ija
76633Os.
76634\j\£ L
76635Jl ipjl
766361.
76637II
76638faut
76639lire Lbui;
76640ces
76641formes
76642montrent que
76643l'auteur
76644ne
76645prononcait
76646pas
76647les
76648voyelles de la declinaison. — 2.
76649II faudrait quelque choso comme J_^' ^r**^ C^j j.
76650— 3. Man. ^AaJ, pour ^Äi.'
76651;
76652cette forme est impossible grammaticalement,
76653il
76654faut
76655corriger en Ja!. — 4. Man.
76656ä»., qui
76657n'offre aucun sens. —
766585. Lire J-^is^f.
76659prit place parmi les personnes qui faisaient escorte au sultau. Le sultan avait
76660dejä
76661designe Oughoush
76662an-Nadjibi
76663pour
76664etre
76665ostad
76666ad-dar,
76667'Izz
76668ad-Din
76669al-
76670Afram, emir djandar, Hosam ad-Din ad-Darfd, davaddar',
76671Sa'if ad-Din Bala-
76672banar-Roumi, davaddar,
76673et Baha ad-Din, emir-akhor. (Le sultan et ses
76674offi-
76675ciers)
76676continuerent hätivement
76677leur
76678route
76679jusqu'ä
76680ce
76681qu'ils
76682arriverent
76683ä
76684la
76685Citadelle au moment de la premiere priere, l'ascendant etant le Cancer.
76686Le Caire avait ete pavoise ä l'occasion de l'arrivee d'al-Malik al-Mouzaffar,
76687et les gens etaient dans une joie intease. L'aube
76688se
76689leva, et les gens
76690atten-
76691daient que Ton proclamät 2 le nom d'al-Malik al-Mouzaffar, suivant l'habitude;
76692mais on proclama
76693tlans
76694la Citadelle
76695le nom d'al-Malik az-Zahir. Quant
76696ä la
76697ville du Caire, lorsque
76698le jour se leva, les
76699habitants ne connurent les evene-
76700ments que par les
76701crieurs publics qui
76702criaient
76703:
76704« Implorez
76705la
76706misericorde
76707d'Allah pour al-Malik al-Mouzaffar, et priez pour le sultan al-Malik az-Zahir,
76708votre
76709sultan
76710!
76711»
76712Les gens furent envahis par une peur immense de voir revenir les Mam-
76713louks bahris, ä cause
76714du mal qu'ils leur
76715avaient
76716cause. Al-Mouzaffar
76717avait
76718imaginc
76719des
76720innovations
76721tres
76722nombreuses
76723dans
76724le but
76725de
76726se
76727procurer de
767281.
76729,!3tjJ
76730est pour
76731.ta k^J
767321^^, par
76733assimilation du
76734t
76735au d; ce mot, qui
76736est
76737persan,
76738comme tous
76739ces
76740titres,
76741signifie
76742«
76743porte-ecritoire
76744»
76745; l'ostad ad-dar. ou ostaddar, etait le
76746marechal du
76747palais; l'emir
76748djandar, le maitre de
76749la garde-robe; l'emir akhor, le grand
76750ecuyer. — 2. Litteralement
76751« que Ton saluät ä l'aurore du jour
76752», ce qui est
76753le sens de
76754^r-9 ) cette ceremonie se celebrait tous les matins.
p. 422
76755("Ol. 2 V
76756410
76757MOUFAZZAL IBN ABIL-FAZAIL.
76758[68]
76759ül^jJI
76760iül?
76761Jki-Ij
76762ly'l^jj
76763Ij^ybj
76764tibi»VI
76765(*^aj"
76766*
76767^r* J^ ^k^°3
76768i-*^l v—
76769:
76770Jlj-«VI
76771<0j|
76772ljAl=-j
76773^j-UI
76774OjA»
767750;Üa9
76776^>LJI
76777i*
76778(J^Sj
76779l»ij>"
76780viü-i»
76781-_^>J
76782^AÜül
76783tiXUI
76784^i\
76785*XM\
76786Zj>j**»\
76787L*Jj
76788®7-^iJl
76789ilc
76790lj^/3
76791*-At
76792kiio
76793U
76794,_jL*i>l
76795*-jJI
76796l^itLäj
76797JU'
76798^äIÜI
76799dUUI
76800(JJs-
76801iUxill
76802(^j
76803^JLt
76804,joL.
76805Aa-Vl
76806fy_ J^
76807IjJ
76808^Aliill
76809<jltjl
76810Jt-sj
76811j^alJI
76812tiilJlj ^a^-
76813,_^U> vJ^Vl
76814«iÜJl
76815^Jl
76816t_OJ
76817i^Ci^JI
76818C~-Jo
76819£JJl!I
76820jlj>J j
76821•y-01
76822«.>U
76823^iiiJI
76824Jlj i-Lc-L^Yl
76825Jlj j *^ä
76826^o-Lff
76827jUjX-
76828jjUidl
76829^Jlj
76830it»j>- i_»Lj
76831v.
76832u^i
76833dllJI j
76834«JU
76835^»^J?
76836^QäJI
76837dlLrj
76838^j-l^Ji Uli
76839t5i=Jl
76840oL"^ (^
76841-c*"^
76842ÜiiU-li
76843<J
76844^iAseJL
76845*y«J^J J^-i j^l?
76846^yUä^M
76847JAUI
76848*jJj
76849,j>.-*«a
76850*1/*V1 ^
76851üAlft
76852jlS
768531.
76854Lire
76855lil^O"
76856fol.
768572 v
76858. l'argent pour combattre l'ennemi et pour chasser les Tatars,
76859* comme de faire
76860un cadastre des biens immobiliers, de determiner leur valeur et celle de leur
76861dime;
76862il prit le
76863tiers de
76864cette dime
76865et un dinar pour cbaque homme,
76866et
76867cet
76868impöt atteignait
76869chaque
76870annee
76871la somme
76872de
76873six
76874cent mille
76875dinars
76876misris.
76877Al-Malik az-Zahir leur fit remise de cette taxe, et
76878il promulgua ä ce sujet un
76879edit qui
76880fut
76881lu
76882sur
76883les minbars
76884(des
76885mosquees).
76886Cette rnesure
76887rejouit
76888les
76889cceurs des gens qui rendirent gräce au Dieu tres-haut;
76890ils pavoiserent la ville
76891le
76892double de
76893ce qu'elle
76894avait
76895ete pavoisee pour le retour d'al-Malik al-Mou-
76896zaffar
76897', et ils se livrerent ä tous les transports de leur joie.
76898Lorsque se dissipa la nuit durant laquelle al-Malik az-Zahir etait arrive, la
76899nuit dudimanche, seizieme jour du mois de Zilka'ada, al-Malik az-Zahir s'assit
76900dans la salle d'honneur de la Gitadelle,
76901sur
76902le tröne de
76903la royaute;
76904il
76905ecrivit
76906ä al-Malik al-Ashraf,
76907seigneur de Homs, ä al-Malik al-Mansour, seigneur de
76908Ilamah,
76909ä al-Malik al-Mouzaffar 'Othman, seigneur de Sihyoun, aux
76910Ismai-
76911liens, ä
76912'Ala
76913ad-Din,
76914fils
76915de Badr
76916ad-Din Loulou,
76917seigneur
76918de
76919Mausil,
76920ä
76921l'emir 'Alam ad-Din al-llalabi, gouverneur de Damas.
76922L'historien a
76923dit
76924: Lorsque l'emir 'Alam ad-Din al-Halabi apprit l'assas-
76925sinat d'al-Malik
76926al-Mouzaffar
76927et
76928qu'al-Malik
76929az-Zahir
76930s'etait empare de
76931la
76932souverainete,
76933il sentit s'eveiller en lui
76934les desirs du pouvoir supreme.
76935II reunit
76936les emirs qui se trouvaient aupres de
76937lui, lesquels avaient ete nommes par al-
76938Malik al-Mouzallar,
76939ainsi que les notables de Damas, et
76940il leur demanda de
769411. Litteralement
76942«
76943qui redoublercnt
76944le pavoisement du double de
76945ce qui
76946etait
76947pour
76948lui
76949».
p. 423
76950[69]
76951HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
76952411
76953IfJL*
76954.JÜij &&
76955^>\p\
76956J\ ^j
76957jiaUJI dUUL
76958,_JJL" ^Vl
76959<J p
76960UJ»
76961*iü3
76962J\
76963xj>l»_j3-
76964JL*o
76965yU«Jl
76966J»C-
76967^„.iai-
76968^-äA)
769694_il*^-'_5
76970V*_~»J>-J
76971(jU->
76972"C^*
76973/ff*3
76974*--—''
76975^AA
76976/>/•
76977C*Ja
76978iiÜA5si
76979AäIä^JI
76980jlljl
76981i_JL_«i
76982(jJLJl*)"
76983|^-*JI
76984is-Uj
76985^P-Jj
76986^Üill
76987liiLJJ
76988J^i-O
76989joj
76990^fcLäJI
76991ctUJl
769924,,,ä_;
76993^»—
76994dU*j" UJ
76995_yblUJI
76996cLÜJl
76997jl
76998Jlsj
76999®U-^>- Ly—l
77000»aIj-»J1
77001«Ufr
77002jUlJ
77003jejjWj cl^^b
77004v_oVI J
77005M^li JOJ
77006_^o)J1
77007J^
77008Ji-^l
77009jj».j
77010.j-^
77011_/„3^
770121.
7701311 faut Ja.) au nominatil'.
77014lui preter
77015serment
77016(de
77017le reconnaitre comme leur souverain)
77018; ces personnes
77019accepterent, et quand l'aflaire se fut terminee ä son gre,
77020il se decora du
77021titre
77022d'al-Malik al-Moudjahid;
77023il ecrivit aux gouverneurs qui se trouvaient dans les
77024forteresses,
77025et
77026il leur demanda de les lui livrer;
77027il y en eut qui obeirent ä
77028ses
77029injonctions, d'autres qui refuserent.
77030II ecrivit egalement ä al-Malik al-Ashraf,
77031seigueur de Homs,
77032ä al-Malik
77033al-Mausour, seigneur de Hamah,
77034aux
77035emirs
77036'Azizis
77037', ä Alep, pour les inciter ä embrasser son parti,
77038et pour les inviter ä
77039se ranger sous son obeissance.
77040Le sixieme jour du mois de * Zilhidjdja de cette annee, qui est l'annee 658
77041*
77042fol.
770433
77044r°
77045de l'hegire,
77046on
77047fit
77048la khotba-
77049sur
77050les
77051minbars
770523 dans
77053toutes
77054les
77055grandes
77056mosquees de Damas au nom du sultan al-Malik az-Zahir,
77057et l'on mentionna
77058apres lui celui qui regnait ä Daraas, al-Malik al-Moudjahid
77059';
77060ce fut de meme
77061que l'on frappa les pieces de monnaie ä leurs deux noms simultanöment.
77062On a dit qu'al-Malik az-Zahir, quand
77063il se proclama souverain, se nomma
77064lui-meme al-Malik al-Kahir; ä cette epoque,
77065en Egypte,
77066le
77067vizir etait
77068Zai'n
77069ad-Din ibn
77070az-Zobair, qui
77071excellait dans
77072la philologie, dans l'art
77073epistolaire
77074et dans
77075la connaissance de
77076l'histoire.
77077II
77078conseilla au sultan
77079de changer ce
77080titre, et
77081il
77082lui
77083dit
77084:
77085« Aucun
77086prince ne
77087fut
77088pare
77089de
77090ce
77091titre
77092qu'il
77093n'ait
77094ete
77095vaincu;
77096c'est
77097ainsi qu'al-Kahir
770985
77099,
77100fils d'al-Mo 'tadhid, prit ce nom, une annee
771011. Mamlouksdu sultan al-Malik al-'Aziz. —
771022. La grande priere, au cours de laquelle
77103on
77104priait pour
77105le
77106khalife
77107et
77108pour
77109le sultan
77110regnant. —
771113. Les chaires
77112ä
77113precher. —
771144. C'est-ä-dire qu"Alam ad-Din
77115«1-IIalabi, tout en
77116se proclamant souverain de Damas,
77117reconnaissait
77118la suzerainete
77119d'al-Malik az-Zahir,
77120ce qui
77121reconstituait
77122l'etat
77123feodal des
77124Ayyoubites, dans lequel
77125le prince de Damas etait le vassal du
77126sultan d'Egypte. — 5. Al-
77127Kahir,
77128« le Tout-Puissant », est un
77129attribut d' Allah qui ne convient pas ä ses creatures,
77130soitseul, comme ce fut le cas pour
77131le
77132khalife abbasside al-Kahir,
77133soit en composition
77134avec al-Malik,
77135« le roi
77136», comms dans le titre du
77137(ils du prince de Mausil.
p. 424
77138412
77139MOUFAZZAL IBN ABIL-FAZAIL.
77140[70]
77141OwJ
77142f«-«J
77143"ULjI
77144jJJaT
77145Ai
77146(J^ayj]
77147i^^^-Ls
771481
77149A)
77150^aUDi
77151<>
77152i_JÜj
77153iJ**^J
77154,*-k>-J
77155Al^-
77156ub->v>'
77157\*
77158L=-J
77159._fl...e.j
77160/*LUj
77161i^-Jl
77162'Lli
77163»_Jj-
77164[5^-&
77165CJjJl
77166viAJj
77167ij,
77168\Jy—«
77169^L^ydl
77170,_^>-La
77171jIjl^äII
77172Jxf"^
77173Ö!"^
77174f^~
77175-c*"^ ^^
77176v*^.
77177ö^j
77178®jL\»
77179t_i)l
77180ör-**" ö"~rr^
77181^JjuÜ
77182iVf"^
77183iV -*^
77184fL^>-
77185^r^°Vl
77186U^aJj
77187JijLS
77188AjiÜ»
77189,j
77190l^i^-lj
77191fc^5w»3
771924l«
77193,_/Ul
77194«i-yj
77195JLr
77196*-UI
77197-u^-j
77198jLS
77199^Uä*!!
77200dÜJI ^
77201Col
77202ii-l
77203->i
77204j_p-LJI
77205<3:-^
77206r^—*-
77207ne
77208s'ecoula pas
77209qu'il
77210fut
77211renverse
77212et
77213qu'on
77214lui
77215creva
77216les yeux;
77217al-Kahir,
77218fils du prince de Mausil, le porta egalement, et
77219son
77220regne ne fut pas long,
77221car
77222il
77223fut empoisonne
77224et mourut
77225ainsi.
77226»
77227Le
77228sultan
77229choisit
77230alors
77231le
77232titre
77233d'al-Malik az-Zahir.
77234L'historien a dit
77235: Lorsque al-Malik az-Zahir s'empara de la souverainete
77236de l'Egypte, al-Malik
77237al-Mouzaffar 'Ala ad-Din',
77238fils de [Badr ad-Din] Lou-
77239lou,
77240prince
77241de
77242Mausil,
77243etait
77244alors
77245souverain
77246d'Alep;
77247il
77248se
77249conduisit mal
77250envers ses
77251sujets;
77252il
77253les
77254traita d'une facon tyrannique;
77255il
77256les opprima, et
77257il
77258imposa aux habitants d'Alep un impöt de 50.000 dinars.
77259L'emir Hosam ad-Din Latchin
772602 al-djoukandar
77261al-'Azizi
772623 se trouvait ä ce
77263moment ä Alep;
77264les
77265'Azizis et les
77266Nasiris
772674 qui
77268etaient ä Alep s'entendirent
77269avec
77270lui pour s'emparer de
77271la personne d'al-Malik al-Mouzaffar,
77272et pour lui
77273faire restituer ce
77274qu'il avait extorque aux gens.
77275Ils se saisirent de
77276lui et l'en-
77277fermerent dans
77278la
77279citadelle de Shagl
77280; puis ils choisirent pour leur chef l'emir
77281Hosam ad-Din Latchin al-'Azizi, et ils lui confiferent la charge de vice-roi (naib
77282as-saltana)
77283ä Alep.
77284Ces
77285evenements
77286se passerent
77287le septieme jour du mois
77288de
77289Zilhidjdja
77290de
77291cette annee.
77292Get emir Hosam ad-Din, dont
77293il vient
77294d'etre
77295question, avait obtenu d'al-
77296Malik al-Mouzalfar Koutouz, que
77297le Dieu
77298tres-haut
77299le gratifie de sa miseri-
77300fol.
773013 v. corde
77302I
77303la permission de se rendre (ä Alep) pour rentrer en possessioil
77304* de ce
77305qui lui restait des
77306fiefs et des depöts d'argent qui lui appartenaient depuis le
77307regne d'al-Malik an-Nasir.
77308.-v
773091. Makrizi, dans le Kitab as-soulouk, donne ä ce prince le
77310titre d'al-Malik as-Sa'id.
77311— 2. Latchin cn mongol signifie
77312« faucon
77313». —
773143. Mamiouk du sultan d'Alep, al-Malik
77315al-'Aziz. — 4. Mamlouks du sultan d'Alep, al-Malik an-Nasir.
p. 425
7731671]
77317HISTOIRE DES SULTANS MÄMLOUKS.
77318413
77319Ulj ®^U1
77320ülLJI
77321fLj
77322j.
77323<d ^ ^1 <~J^J
77324^UssVI ^
77325aJ ^
77326U
77327* ^Mkx-.V
77328*
77329foi.
773303 v
77331\J ^t
77332Ul
77333JUS
77334\yp
77335£j\z\>')
77336AtLLsl
77337^Ae
77338ü-kj»
77339jlj
77340<J
77341Uli
77342jj-^,.
77343j'j
77344v^** J ^
77345^r-^ÄS
77346ÄääJI
77347<£3
77348j-tfr
77349<joL<
77350.^.«idl
77351fy_
77352v-~U>-
77353^11
77354jLJI
77355>LoU-
77356IjJj
77357®j^u>
77358liAlo
77359jÜI
77360»Jkio JOJ
77361JjP>X*}>\
77362^yjl
77363fc^C j
77364')^V1 ^
77365<** JO ^j ^ jJ!
77366fl~>-
77367,^»V1
77368l^
77369Jl
77370»JU»
77371l_^
77372J.ÄJI
77373M^VI ^Uj
77374UJj
77375«IäjM; J
77376I^Ä-Jj
77377Ijl«
77378\j>l£- f
77379djU» j
77380^Jl
77381j^jw jLj ^
77382(JäJj
77383j^JI
77384T ^i-
77385diJi
77386(JA»»" LiJJ
77387<~A&
77388iL>-
77389dAJj
77390jl
77391^^ki
77392A^-Lx)l
773931.
77394II faut au nominatif
77395, *~L>r'.
77396Quand arriverent les evenements qui viennent d'etre relates,
77397il se trouvait
77398* ä
77399Alep,
77400et
77401les habitants de cette ville
77402s'accorderent tous pour
77403le nommer
77404leur
77405chef; ('Alam ad-Din)
77406al-Halabi
77407lui
77408ecrivit pour
77409lui
77410demander
77411de
77412faire
77413reciter
77414la priere en son nom ä Alep, de gouverner cette
77415ville en reconnais-
77416sant son autorite,
77417et
77418(ä ces conditions,
77419il
77420lui promettait) d'augmenter consi-
77421derablement
77422les
77423fiefs qu'il possedait; mais Hosam ad-Din lui repondit
77424:
77425«
77426Je
77427suis
77428gouverneur
77429pour
77430le compte
77431de
77432celui
77433qui
77434possede
77435la
77436souverainete
77437de
77438l'Egypte.
77439s
77440Cette
77441annee,
77442le
77443jeudi,
77444seizieme
77445jour du mois de
77446Zilhidjdja,
77447les Tatars
77448revinrent devant Alep;
77449l'emir Hosam äd-Din
77450et
77451les emirs qui
77452se trouvaient
77453avec
77454lui
77455firent une sortie
77456ä
77457l'aube de
77458ce raeme jour
77459; le general
77460des Tatars
77461se nommait Baüdara. Quand les Tatars arriverent devant Alep, on cria dans
77462les
77463rues de
77464la ville
77465et sur
77466les minarets des mosquees qu'il n'y
77467avait
77468rien ä
77469craindre,
77470qu'on etait en securite complete,
77471et on
77472fit demeurer les gens dans
77473leurs maisons. Ensuite (llosam ad-Din
77474et
77475ses
77476officiers) sortirent de
77477la ville,
77478et ils poursuivirent
77479(les Tatars) dans le pays qui en depend.
77480Quand les emirs qui se trouvaient ä Alep arriverent ä Hamab,
77481ils envoye-
77482rent quelqu'un ä al-Malik
77483al-Mansour,
77484prince
77485de
77486cette
77487ville, pour
77488l'inviter
77489ä prendre
77490garde
77491aux
77492Tatars,
77493et
77494ils
77495lui
77496conseillerent
77497de. faire
77498cause com-
77499mune avec
77500eux.
77501Al-Malik
77502al-.\Iansour s'imagina
77503que
77504cela
77505etait un strata-
77506geme
77507dirige
77508contre
77509lui (pour s'emparer de
77510son
77511lief),
77512mais, quand
77513il
77514se
77515fut
77516convaincu de
77517la verite (des assertions des emirs d'Alep),
77518il
77519sortit de Hamah
77520et
77521alla se joindre
77522ä eux
77523;
77524il marcha
77525ensuite
77526en
77527leur compagnie
77528sur Homs.
77529Apres
77530cela,
77531le
77532raid des Tatars
77533arriva jusqu'ä Hamah.
p. 426
77534*
77535fol.
775364
77537r°
77538414
77539MOUFAZZAL IBN ABIL-FAZAIL.
77540[72]
77541**j*2~ J
77542|»Jic.
77543'Mi-
77544^Ltü J ÖJl
77545<iHr J
77546jl^j ®JLo- J\ jLull
77547ijli-
77548vrX=3
77549XT
77550<jo^>-
77551^1
77552^jli-
775532
77554J»J
77555^jJI
77556vst;
77557jl*JI dUJI ^y
77558LJj «jj^j^
77559'j-äJI
77560Jl»_^l A«
77561ftLsYI
77562fcJjj
77563Jl
77564liliu
77565Aj'lij ^i-
77566jlllJlj
77567Juai'l
77568UJ)
77569VoJjU
77570^^>-La
77571JUiji
77572.V-^' ^t
77573^i
77574)? Jl
77575jl
77576<*J
77577'MJLäj
77578ja^o-»-«
77579iVy
77580w^3*
77581(**-J
77582r**-
775831-"-^"
77584äaIs-I
77585ULb
77586<J
77587kj^*-«?! U
77588|»jl«
77589^«yjiJ
77590«iUJI
77591JL-Tj
77592ol*
77593J^>
77594ss-jJlj
77595jl
775961 jxj
77597' jjj"Vy*
77598^-.j
77599° j%"j\J»
77600_yLkJ
77601viÜJI
77602(j-
776031. 5Vc;
77604il
77605faut y^\
77606JJ»,. —
776072. Man.
77608v^CI. —
776093. Le
77610man.
77611porte
77612fjosA,
77613il
77614faut
77615Lasr^. —
776164. Man.
77617.\ff*$ ^
77618J^
77619**j; Koutouz
77620ykä signifie en turk oriental
77621« chien
77622enrage »; noyan, dans les textes -persans
77623[>.y, designe dans le mongol de cette epoque
77624un
77625chef
77626militaire
77627de
77628Ires
77629haut
77630rang,
77631^yj?-
77632est
776331'aboutissement
77634du nom
77635mongol
77636Tchourmaghoun, qui est ecrit en persan
77637._jiU.ja., avec la chute du gh intervocalique.
77638— 5.
77639II faudrait "^li au duel, comme plus loin. — 6. Forme habituelle du manuscrit pour
77640.bJL.I
77641La Kara Arsalan,
77642«
77643le lion
77644noir
77645», correspondant
77646ä une prononciation vulgaire
77647Kara Raslan. —
776487.
77649.«j/iLa represente exactement
77650la forme qui se
77651lit dans Ilai'thoum,
77652Ilolaon,
77653qui derive de la forme primitive Houlagou par
77654la chute de
77655la gutturale g et
77656par Fadjonction d'un -n paragogique. jj/^j», jj^* se trouve aussi dans Ihn Wasil,
77657man.
776581702,
77659fol.
77660422
77661r°; j^"^»
77662se
77663lit dans
77664l'abrege
77665d'Ibn
77666'Abd
77667az-Zahir,
77668ms.
776691707,
77670fol. 61
77671r°.
77672Cette annee,
77673il y eut un grand rencherissement en Syrie sur toutes
77674les
77675choses, et le
77676ritl de pain atteignit deux dirhams.
77677Cette
77678annee,
77679mourut
77680al-Malik
77681as-Sa'id Nadjm ad-Din Il-ghazi
77682ibn
77683al-
77684Malik al-Mouzaffar Nasir ad-Din Ortok,
77685prince de Mardin
77686;
77687lorsque
77688la nou-
77689velle de
77690sa mort arriva aux Tatars,
77691ils envoyerent une ambassade ä son
77692fils,
77693al-Malik
77694al-MouzalTar,
77695et
77696ils
77697lui demanderent de reconnaitre
77698leur
77699suzerai-
77700neteL
77701Al-Malik
77702al-Mouzaffar
77703envoya aux Tatars
77704un
77705oflicier nomme
77706'Izz
77707ad-Din ibn ash-Shamraa' pour qu'ils lui fissent connaitre quelles etaient leurs
77708intentions secretes
77709ä son egard. Quand
77710Ibn ash-Shamma' eut une entrevue
77711•
77712fol. 4 v. avec
77713les deux generaux des Tatars, Koutouz Noyan
77714*
77715et Tchourmaoun,
77716ils
77717lui dirent
77718:
77719« Entre al-Malik al-Mouzaffar Kara-Arslan
77720et Houlaoun,
77721il existe
77722un
77723pacte,
77724d'apres
77725lequel,
77726lorsque
77727son pere sera mort
77728et
77729lorsqu'il aura
77730ete
77731investi de la royaute,
77732il reconnaitra
77733la suzerainete des Tatars
777342
77735.
77736»
77737'Izz ad-Din ibn ash-Shamma' leur repliqua
77738: « Cela estexact, et cependant,
777391. Litt.
77740:
77741« d'entrer sous leur obeissance ». — 2. Litt
77742: « il entrera sous l'obeissance (des
77743Tatars)
77744».
p. 427
7774573]
77746HISTOIRE DES SULTANS MAMLDUKS
77747415
77748jjJI
77749ly»lj
77750jjjYy*
77751,J1
77752M-j
77753j*-l ^
77754Jji
777553
77756pvJI
77757ü^lftls
77758dUi
77759*»j£j
77760^>_jJI Je
77761iUi
77762.i«-*--.
77763(3»^
77764J^=*
77765ü'
77766in*r! '^^
77767j£~l
77768*»*
77769^ji-j
77770^«fv*.
77771jl ^
77772(_s-Uc
77773j^xr
77774^>_Uj
777751. Comme ä la note
777765
77777de la page precedente,
77778il faudrait "^U au
77779duel. — 2.
77780.li, qui
77781est ecrit
77782,!b dans les chroniques
77783persanes,
77784est dans ces livres im titre reserve exclusi-
77785vement ä l'empereur de Chine; mais, dans
77786les textes arabes,
77787il est l'equivalent du
77788titre
77789de khan,
77790ou
77791ilkhan, qui
77792etait porte par
77793les
77794souverains mongols de
77795la
77796Perse. —
777973. Le
77798pluriel, au
77799lieu du duel, peut signifier qu'al-Mouzaffar envoya un ambassadeur chez
77800les
77801Mongols,
77802et non specialement
77803a Koutouz
77804et ä Djourmaoun, sans quoi
77805il
77806faudrait U-^l
77807;
77808mais, en realite, Moufazzal confond l'emploi du pluriel et du duel;
77809cf. p. suivante, note 2.
77810vous avez devaste" ses
77811Etats et vous
77812avez tue
77813ses
77814sujets. Pour
77815quelle raison
77816alors
77817se
77818reeonnaitrait-il comme
77819le
77820vassal des Tatars,
77821et pourquoi
77822se mon-
77823trerait-il plein d'attentions pour Houlaoun?
77824i> Les generaux tatars lui repon-
77825dirent
77826:
77827« Nous nous portons garants de tout ce
77828qu'il desire
77829; nous lui assu-
77830rons
77831que,
77832lorsqu'il
77833aura
77834reconnu
77835la
77836suzerainete des
77837Tatars,
77838lorsqu'il aura
77839ainsi tenu sa parole,
77840lorsque
77841l'Ilkhan
77842' apprendra ce
77843qui
77844s'est
77845passe,
77846il
77847le
77848dedommagera de ce qu'on
77849lui a saccage.
77850»
77851'Izz ad-Din ibn ash-Shamma' s'en
77852revint aupres de son maitre, auquel
77853il
77854fit connaitre le resultat de cette entrevue. Al-Malik al-Mouzaffar Kara-Arslan
77855le renvoya aux generaux tatars pour leur
77856dire
77857:
77858«
77859J'enverrai
77860des ambassa-
77861deurs
77862ä Houlaoun;
77863vous,
77864envoyez-moi
77865des otages
77866qui
77867demeureront
77868ä ma
77869cour jusqu'ä ce que mes ambassadeurs
77870s'en reviennent.
77871» Les choses
77872s'ar-
77873rangerent entre eux de
77874teile maniere
77875qu'il
77876fut convenu que Koutouz Noyan
77877enverrait son
77878fils,
77879et Tchourmaonn,
77880le
77881fils de son
77882frere, comme otages (chez
77883le prince de Mardin), et
77884qu'ils resteraient chez
77885lui.
77886Quand
77887ils
77888eurent envoye ces otages,
77889al-Malik al-Mouzaffar Kara-Arslan
77890fit partir Nour
77891ad-Din Mahmoud,
77892fils
77893du
77894frerc
77895d'al-Malik
77896as-Sa'id
77897Berke-
77898Khan, en compagnie de Koutouz Noyan.
77899Ces
77900deux personnages arriverent
779011. Il-khan,
77902«
77903le grand khan
77904»,
77905e;ait
77906le
77907titre
77908officiel des princes mongols de Perse;
77909bien qu'etymologiquement
77910il en
77911soft un
77912amplificatif,
77913il
77914etait
77915tres inferieur
77916ä
77917celui de
77918khaghan ou kha'an qui
77919etait
77920porte par l'empereur de Mongolie
77921et de Chine, suzerain
77922de tous les royaumes mongols,
77923Perse, Toghmakh
77924et Tehaghatai.
p. 428
77925416
77926MOUFAZZAL IBN ABIL-FAZAIL.
77927[74]
77928^^Jilj
77929Cjs-
77930^y»
77931iUsä
77932j^jw
77933Ju*>j
77934ij^i/
77935dUÄ, J ^03
77936v^?"^
77937^L-^l
77938ij-5^ jjjV^*
77939Jo
77940-Ic-
77941i^IJJuo
77942(»L-lj
77943(**—->
77944;t-L-aJi
77945j^_ÄJj
77946"oijU
77947Jl
77948O^sti
779494~«-\Ju
77950»»Ol
77951"^
779521A3
77953foi.
77954i
77955v". ii^_50!
77956c-Jo 4 l^ij «LyLj
77957<iCjlj üaiJlj
77958* aaIäJI
77959dlldl
77960< J^\ j^.^3 ^aLü! viAUl
77961_^-Lj
77962dljUlj
77963j^^-wUJI
77964»l^-oVI
77965j* jo
77966,y»
77967\>
77968b-^-ji
77969(j^*^
77970(Jl
77971\^A-^3
77972<LJI
77973iÄA
779741. Pluriel de
77975.L»j, äquivalent du mongol yarligh
77976p-Jj>.- — 2. Cette forme de duel est
77977isolüe au milieu de formes de pluriel, ce qui montre la negligence avec laquelle ce texte
77978a öte
77979ecrit. —
779803.
77981Kuhudei
77982est
77983l'adjectif mongol
77984forme
77985par
77986le
77987suffixe -tat
77988de kuku
77989«
77990mamelle
77991»
77992; ce nom
77993signifie
77994« qui a des mamelles
77995»
77996;
77997la gutturale k
77998s'est
77999affaiblie en
78000/;. Kehetei
78001g*f
78002-, qui se rencontre dans l'histoire
78003des Mongols
78004de Rashid
78005ad-Din,
78006est
78007gueguegen-tai
78008« savant
78009», avec la chute des
78010gutturales et de
78011l'-ra. —
780124. Le manuscrit
78013omet \^3-
78014a la com-
78015d' Houlaoun,
78016et
78017ils exposerent
78018la
78019mission dont
78020ils
78021etaient charges.
78022Houlaoun acquiesca ä
78023leur demande,
78024et
78025il leur
78026ecrivit
78027des commandemenls
78028ä cet
78029effet.
78030II
78031fit partir avec eux des ambassadeurs pour traiter en son nom,
78032et
78033il garda aupres de
78034lui l'ambassadeur d'al-Mouzaffar; ensuite
78035il ordonna aux
78036denx
78037otages
78038(retenus
78039ä
78040la cour
78041d'al-Mouzaffar)
78042de
78043quitter
78044Mardin.
78045Puis
78046il
78047envoya
78048des ambassadeurs accompagnes de Kuhudei,
78049qui
78050etait Tun
78051de
78052ses
78053generaux
78054les
78055plus
78056considerables
78057;
78058ces
78059dignitaires
78060arriverent
78061ä
78062Mardin,
78063et
78064la
78065paix
78066fut
78067conclue
78068entre
78069le
78070prince
78071de
78072cette
78073ville
78074et
78075Houlaoun.
78076Kuhudei
78077embrassa l'Islamisme par l'entremise d'al-Malik al-Mouzaffar, et
78078il
78079'
78080lui donna
78081sa soeur en mariage.
78082En
78083l'annee 659
78084de
78085l'hegire,
78086les Musulmans
78087n'eurent
78088point
78089de
78090khalife,
78091comme
78092cela
78093a
78094ete
78095raconte;
78096le
78097sultan
78098d'Egypte
78099etait
78100al-Malik
78101az-Zahir;
78102ä
78103fol. 4 v. Damas, regnait
78104al-IIalabi al-Malik
78105al-Moudjahid;
78106*
78107la khotba,
78108ainsi que
78109la
78110l'rappe des monnaies, etaient divisees entre eux deux
781112
78112.
78113Cette annee, les Tatars furent battus
78114ä Homs
78115;
78116il a ete parle de leur arri-
78117vee ä Hamah dans
78118[le
78119recit des evenements de] l'annee precedente; quand la
78120presente annee commenca,
78121ils arriverent ä Iloms;
78122ils trouverent
78123la, parmi les
781241.
78125Il-Kuhudeii. —
781262.
78127C'est-ä-dire
78128que
78129l'on
78130faisait
78131la priere simultanement ä leurs
78132deux noms,
78133et que l'on
78134gravait
78135leurs
78136litres en meine temps sur
78137les monnaies, comme
78138l'auteur le raconte plus haut.
p. 429
78139[75]
78140IIISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
78141417
78142,j
78143(VÄJ
78144ijS^JJ
78145(V-^^ -^
78146(Jjl
78147i5*"J-*
78148ij? -^' VJ^"
78149Jj*"''
78150C-UwJl joo-
78151k^.o-Lsj
78152ÜLs»
78153^ic ^L;
781544JJL
78155' j^J—Jl jLiJj ^jU
78156^jVI
78157i^*- J jül
78158Ll^j ^jU
78159<L;L»j1j
78160»
78161«Jl
78162Jl ^U"
781634.ÜI J&£
78164«JLa-lj
78165J^-J
78166£L>-
78167j^Jfr
78168ly^s-3
78169JUsJli-
78170ÖU>
78171^l»"
781724)1
781731_j*l>_) Jb«
78174VI ^
78175^>ei
78176pis
78177t_j ..r,ll
78178»^9
78179*i>jj
78180j^-I
78181iJ-Lc-
78182" i£^-l>.
78183Jj jÜl
78184f-A-£«
78185u-^-; v^
78186dLUI
78187**
78188i«sjJI
78189siA ^
78190c~^ JU
78191,j^Ji\
78192,y„-d\
78193j-^ ^Vl
78194j^
78195<jr^~3
78196®*j~
781970**
78198jlSj
78199lj^tis>-L
78200jUI
78201fc*f-j
78202^>^£ ^*j
78203(j^2--;
78204->j~*
78205(5***i
78206^L»*
78207&">-=-
78208i-^-L»
78209j^aLJi
78210iiJ^O oJI>
78211y* ^3
78212(V
78213i*^^ ^^
78214üjJl
78215ü-i*
78216jl
78217Jlij
78218^JUr
78219*ül
78220aic
78221\_«
78222^-aJI
782231. Äc; lire
78224,_y*L~J', au nominatif. — 2. Man.
78225,_£yj.
78226ernirs d'Alep et
78227les princes (de
78228Syrie),
78229le seigneur de Hamah
78230et
78231le seigneur
78232de Homs, al-Malik al-Ashraf MouzafTar ad-Din Mousa ihn Asad ad-Din Shir-
78233kouh;
78234ils etaient ä la tete
78235de quatorze cents cavaliers, tandis que les Tatars
78236etaient au nombre de six mille
78237cavaliers.
78238Les Musulmans
78239implorerent
78240l'aide
78241du Dieu tres-haut pour
78242les combattre,
78243ils invoquerent sa puissauce avec une
78244intention pure,
78245et
78246ils chargerent les Tatars comme un seul homme.
78247Alors
78248le
78249Dieu
78250tres-haut considera leurs
78251cceurs
78252et
78253l'excellence
78254de
78255leurs
78256desseins,
78257il exauga leurs prieres
78258et abaudonna leurs ennemis. La bataille se
78259livra pres du tombeau de Khalid, qu'Allah
78260soit
78261satisfait
78262de
78263luil
78264Baidara,
78265le
78266genöral des
78267Tatars,
78268prit
78269la
78270fuite
78271et ne
78272s'arreta chez
78273personne. Les Tatars
78274furent haches ä coups de
78275sabre,
78276et
78277il
78278ne- s'echappa
78279[du massaere] que ceux
78280qui prirent la fuite.
78281On a raconte que l'emir Badr ad-Din al-Kaimari a dit
78282:
78283«
78284J'assistais ä ce
78285combat aux cotes d'al-Malik al-Mansour, prince de Hamah;
78286j'ai vu de mes
78287yeux
78288des
78289oiseaux
78290blancs
78291qui
78292i'rappaient
78293le
78294visage
78295des
78296Tatars
78297avec
78298leurs
78299ailes
783001
78301. La victoire vint de l'aide dWUah,
78302le tres-haut!
78303» On a dit que
78304cette
78305bataille tut plus importante que celle d^Ain-Djalout, par suite du grand nom-
78306bre des Tatars et des faibles effectif^ des Musulmans.
783071.
78308L'auteur du Tazkirat ash-sho'ara raconte que Tchinkkiz Khaghan ful guide dans
78309ses expeditions
78310contre
78311les Musulmans par les grands saints soufis qui portent
78312le nom
78313d'« hommes
78314de
78315Dieu
78316»
78317aU'
78318JU..
78319;
78320il
78321«st
78322rapporle dans
78323le
78324Coran,
78325qu'ä
78326la
78327bataille de
78328Badr, Allah envoya 5.000
78329(ou
783303.000)
78331aijges au secours
78332des compagnons de Mahomet.
78333Plusieurs commentateurs affirment que'ces anges prirent la forme d'oiseaux blancs. Le
78334sultan du Khwarizm disait que toutes
78335l«s fois qu'il livrait bataille aux Mongols,
78336il vovait
78337les
78338« hommes de l'Invisible
78339»
78340w-> :r*-" jV-n
78341les
78342grands
78343saints,
78344crier
78345ä
78346ses
78347adversaires
78348:
p. 430
78349418
78350MOUFAZZAL IBN ABIL-FAZAIL.
78351[76]
78352,_JL>-
78353J\
78354Ijilc
78355j^ls
78356jluül ^
78357*L,
78358^-*Jlj
78359(**r^
783600*
78361l?-^-*3 «J^^L-JI
78362^LLs3 jWI
78363sj^»
78364U
78365(j-UI
78366»X*>
78367^»Aä
78368JjS»
78369>rvl=~
78370(_U1
78371j^
78372jlS
78373^»
78374-n-s
78375ij^ij
78376x_>*
78377<~ij
78378^1^.
78379Uj=-
78380fol.
783815
78382'"'
78383*_.
78384XjS\
78385,J2aj>
78386Jj-J^lä J
78387SUJI
78388jl
78389'j^UJI J^J d
78390SlaJI
78391jl
78392*ljii\
78393Jia «W
78394*
78395J03
78396/w^ji
78397'jir^J W^'
78398lj-**-l
78399^[Vr^^
78400J-*"*
78401J" ^*
78402^i/^l
78403/*•*
78404i \~-A>ü}
78405L^*ij
78406A,-.-.Aggll
78407(CjaäJI
78408Ai-*J|
78409^-l"
78410/jjI
78411|V-*J'
78412jj^i
78413fv^»?- ^j
78414^-Ä^'
78415^^*j'
78416>->j«l
78417Jj-«
78418<vfrl*»-
78419(»j-9
78420Ia»-I
78421Ij^ö
78422Jj
78423Ij.
78424I^LU-Ij
78425-üJl
78426^Jl
78427jjJI J ü
78428l^ol
78429S-f
78430,*aCI
78431fcjlXJ» -^
78432Js^j
78433^1
78434olyYI
78435cli'j
78436jl»iVI
78437vrJUJ
78438®^il
78439<«jl
78440ctJUi Je
78441IjJs'Ij
78442yi
78443J^a,
78444V3 l^ rj»
784451.
78446Sj'c; lire
78447.j-JbA — 2. &c;
78448lire j^.yM.
78449Les Musulmans poursuivirent
78450les Tatars,
78451et ceux qui se tirerent sains
78452et
78453saufs de cette bataille s'en retournerent ä Alep
78454;
78455ils firent sortir de cette ville
78456les hommes et les femmes,
78457et
78458il n'y resta que les personnes qui etaient dans
78459l'incapacite de
78460se remuer,
78461lesquelles
78462se cacherent par crainte de perdre
78463la
78464vie.
78465Ensuite les Tatars crierent pour les avertir
78466:
78467« Que les habitants d'Alep
78468fol.
784695 r. se retirent!
78470» Mais
78471les gens ne comprirent pas
78472ce qu'on
78473*
78474leur voulait.
78475Les etrangers s'imaginerent que
78476cela etait
78477le salut pour eux
78478et les gens
78479d'Alep penserent que
78480cela
78481etait leur delivrance; un certain nombre d'ötran-
78482gers
78483se
78484retirerent avec
78485les habitants d'Alep,
78486et un groupe de gens d'Alep
78487partirent avec
78488les etrangers. Quand
78489les deux troupes furent
78490separees
78491l'une
78492de
78493l'autre,
78494les Tatars capturerent les
78495etrangers,
78496et leur trancherent la töte;
78497parmi eux, se trouvaient plusieurs parenis d'al-Malik an-Nasir, et, au nombre
78498de ces personnes, furent Amin ad-Din ibn Tadj ad-Din al-Hamavi, ainsi que
78499le kadi Asad ad-Din Mouslim ibn Mounir.
78500Ensuite,
78501les Tatars
78502firent
78503le denombrement de ce qui
78504restait des
78505gens
78506d'Alep;
78507ils confierent chaque groupe ä ua de leurs hommes qu'ils
78508rendirent
78509responsable
78510de
78511leur
78512vie;
78513ils
78514leur
78515perinirent
78516de
78517rentrer
78518dans
78519la
78520ville,
78521puis
78522ils la cernerent,
78523et
78524ils ne laisserent personne en sortir ou y entrer.
78525Ils
78526resterent ainsi pendant quatre mois.
78527Le taux des denrees fut tres eleve,
78528et les vivres manquerent, ä
78529tel point
78530que
78531le
78532ritl
78533de
78534viande
78535atteignit
78536le prix
78537de
78538soixante-dix dirhams;
78539le
78540ritl
78541de
78542« O
78543Infideles!
78544massacrez
78545ces
78546debauches
78547»
78548ij=ki
78549\
78550\Jä)
78551.yft!
78552l£l
78553[Tazkirat,
78554pages
78555134-135).
p. 431
78556[77]
78557HIST01RE DES SULTANS MAMLOUKS.
78558419
78559jM\
78560[
78561j±>J\}
78562l*j^ ^W
78563vil*Ji
78564* jy.» l^j^ o^r
78565r-
78566ül '^^ 6 ^"
78567^jj
78568i^Jlj
785692 (**jj J^tc ^^-^j
785702
78571(**->•> ör~^
78572iS-^J
78573p*->J
78574ö^r"
78575^L^'
78576jblji
785774L_»J>-
78578^-UJIj 4 p*J^
78579(JU1 VJ^J
78580p*-*-3
78581>-*"'"' *^b
78582(*->•> i—*«* ^=^1)
78583^—i^j
78584J>rtJI
78585jp-bll ^J^^l
78586^.1
78587j>„^ j* ö^ ^>3 ® JÜlj i>Jlj öJl ^Ul
78588cA$\j
78589Z>\j&
785905
78591rTU
78592»Jls-I ^16
78593JjtMa-
78594,1.1^
78595~jl
78596lS-^J
78597f^Vl
78598ctU,"
78599^-J»
78600LJu
78601C~^
78602Jls
78603c~
78604:
78605i»
78606~»j.>
78607w»v\ o-
78608r,J
78609\y>j
78610(**j^ a^^J ^
78611r^- ^
78612<-*
786135
78614rr-" c?^J <-^J
78615\yfj^ *y>l» ^^ ~ ^
786160*-"*^ *L^
78617-Z*^
786181 ^^ ^ ^
78619®r*JJ
78620ir11*
786211. 5ic;
78622lire
78623JJ=. sans
78624l'article; regulierement,
78625il faudrait
78626J-L, U^
786271 JJ^,
78628CC~. JJ^,
78629£j, etc. — 2. Sic; lire IsO. — 3. Lire \s^>3
78630U»,.). —
786314.
78632Lire L*^. —
786335.
78634S**e; lire \&>
78635;
78636le suffixe
78637T>» n'etant employe que pour les personnes humaines, et non pour les animaux.
78638— 6. Forme tout
78639ä
78640fait vulgaire pour ^_y&\ X-Lj jl IjU., composee de la pröposition
78641_, soudee au
78642verbe U.
78643et conjuguee
78644avec
78645lui. —
786467.
78647Lire
78648l$*-J. —
786498.
78650Lire
78651vJ^*j. —
786529. Lire UL~i,l. — 10. Man.
78653^_$y*>.
78654poisson,
78655trente dirhams;
78656lc
78657ritl
78658de
78659lait,
78660quinze
78661dirhams
78662;
78663le
78664rill de sucre,
78665cent dirhams
78666;
78667le
78668ritl de
78669miel, cinquante dirhams
78670; le ritl de vin, soixante-dix
78671dirhams. Le chevreau se vendit cinquante dirhams; une poule, vingt dirhams;
78672im
78673oeuf, un dirham
78674et demi; im
78675oignon, un
78676demi-dirham; im fromage, im
78677demi-dirham; une botte de
78678salade, un -dirham; une pomme,
78679cinq dirhams.
78680Les gens mangerent de la charogn«, des peaux et des semelles.
78681On
78682a raconte de Badr ad-Din
78683ilfn as-Sarkhadi,
78684le marchand bien connu,
78685qu'il a
78686dit
78687:
78688« A
78689cette epoque, je d«meurais ä Alep,
78690et j'avais quatre vaches
78691laitieres; j'en
78692tirais du lait pour mi
78693Süffisance, pour Celle de ma famille,
78694et,
78695chaque jour, je vendais pour
78696cent iuarante dirhams (de leur
78697lait). On m'en
78698ofTrit six mille dirhams, mais
78699* je rtfusai de les vendre. Je vendis cinq brebis
78700*
78701fol.
78702>
78703v°.
78704et
78705trois
78706moutons pour une somme de neuf cents dirhams,
78707et
78708celui
78709qui me
78710les acheta realisa un gain de deux jents dirhams.
78711»
78712Cette
78713annee,
78714al-Malik
78715az-Zahif
78716ecrivit
78717aux
78718tJmirs
78719qui
78720etaient
78721avec
78722al-
78723Halabi;
78724ils
78725accueillirent
78726ses propopitions
78727et sortirent de Damas
78728; parmi eux,
78729se trouvaient Temir
78730'Ala
78731ad-Din d-Bondokdar
78732et Baha ad-Din Yaghoudai
78733'
787341. Ce nom transcrit vraisemblablement le mongol yaghoutai « combien
78735», ou peut-
787366tre
78737dsakhatai, anciennement yakhati i
78738«
78739brillant, eclatant
78740». Ce mot
78741a ete emprunte
78742par le
78743turk,
78744sous
78745la
78746forme y-=V.>
78747avep
78748l'equivalence des deux suffixes adjectivaux -tai
p. 432
78749420
78750MOUFAZZAL IBN AB1L-FAZAIL.
78751[78]
78752Jl
78753^Jyxi\
78754Alk».
787552?
78756Ifüicj
78757Ijii-AS
78758•üAäil
78759^gJI
78760*J^>f»
78761ft'J^-J
78762ilf-Vlj
78763'I^YI
78764jj-«
78765Aju ^
78766j^o
78767^Jl
78768J-vjaJI
78769^jJI
78770t>U.
78771J^ij
78772dLU.
78773.„Ai.j
78774*UJI
78775ciUr J
78776l^
78777j^s».
78778jl
78779JJu
78780aJ QU
78781ilftj
78782®j*UäJI
78783«iiUI
78784jUJ:
78785^^Ij
78786f-MäJl
78787,j*
78788Lä.^1_jä^
78789L
78790Acj
78791IjJlc
78792Jj_l-Jj
78793_X&
78794Jliols
78795<JyÄ<JI
78796Jb-Ul
78797Jl
78798Jl>-J
78799Vol
78800(V-^l
78801J-*°
78802^r- ^'
788034-Ä-O
78804«CfcL-
78805*w0
78806Oi>J
78807*? }l^
78808Cte
78809dlU j ^It)
78810^iLJxlj Ol
78811flu
78812JläJI
78813«wU
78814}U
78815^aILJI
78816dlUI jlkUI
78817/^L»VI
78818f v
78819(j
78820A~"^
78821*"^*
78822i3J
78823®JL«J
78824i_f^*J
78825Jl»j
78826JlJb
78827<*J
78828(v-JJ
78829*-Aft
78830stA»)
78831<*
78832lä&
78833'Ij,
78834^>.\^sii
78835*L,<LL»JI
78836j*J-*JJ
78837^jljjJ^
78838^>l
78839jAÜäJI
78840viUJI
78841(jiji
78842JjVI
78843»«-JJ ^
78844J^l*
78845^ij
78846j«äJi
78847jv-l""
78848(V
78849-U^u
78850"UJl
78851j^x-
78852^j1
78853(V-^-li
78854AiX»
78855^clä)'
78856/ol
78857Aaj^«
78858/u
78859\i.
78860.v-01
78861al-Ashrafi. Al-Halabi
78862se
78863mit
78864ä leur poursuite
78865avec
78866ceux
78867des
78868emirs
78869et
78870les
78871soldats qui
78872lui etaient restes fideles,
78873et
78874il leur livra combat;
78875(les
78876emirs fugi-
78877tifs) le mirent en deroute
78878et
78879le
78880rejeterent
78881sur
78882la
78883forteresse, dans
78884laquelle
78885il
78886entra, et dont
78887il ferma
78888la porte. Ensuite, la peur
78889l'incita ä sortir de la cita-
78890delle durant cette meme
78891uuit, et ä gagner Ba'albek.
78892Ala ad-Din al-Bondok-
78893dar entra ä Damas,
78894il
78895prit
78896possession
78897de
78898la
78899ville
78900et des forteresses qui
78901se
78902trouvaient dans ses environs,
78903et
78904il arbora
78905les armoiries d'al-Malik az-Zahir.
78906II fut gouverneur de Damas au nom de ce prince durant deux inois, apres
78907lesquels
78908il
78909fut destitue de
78910ces
78911fonctions,
78912et al-Hadjdj
78913'Ala ad-Din Taibars
78914'
78915al-Vaziri fut nomine gouverneur.
78916II attaqua al-Halabi,
78917le caplura,
78918et l'envoya
78919immediatement
78920en
78921Egypte,
78922en
78923la
78924conpagnie
78925de
78926l'emir
78927Badr
78928ad-Din
78929ibn
78930Radjdjal. Badr ad-Din introduisit
78931le prisonnier durant
78932la nuit aupres du
78933Sul-
78934tan al-Malik az-Zahir dans la Citadelle du Gaire. Le sultan
78935se
78936leva pour le
78937recevoir, bembrassa, puis
78938il
78939lui adressa ie longs
78940reproches sur
78941la
78942conduite
78943qu'il avait tenue; ensuite,
78944il
78945lui accorda son pardon et
78946lui remit un vetement
78947d'honneur.
78948II lui attribua par un rescrit des chevaux, des mulets, des
78949etoffes
78950et de Talent.
78951Cette meine annee,
78952le
78953lundi, huitiemt jour du mois de Rabi' premier, le
78954sultan
78955al-Malik az-Zahir confia
78956la
78957charge du vizirat
78958et
78959le gouvernement de
78960l'empire au sahib Baha ad-Din
78961'Ali ibn Mohammad,
78962fils du kadi Sadid ad-Din
78963Abou
78964'Abd Allah Mohammad
78965ibn Sabin, connu sous
78966le nom d'Ibn Hinna,
78967et
78968il
78969lui
78970remit un vetement d'honneur.
78971Tou«
78972les grands personnages
78973de
78974Misr
78975et-tou.
78976II est possible que
78977,_<?'-*;' Boghda'i soit uie forme de '-ijj boghda
78978« qui est arrive
78979ä la redemption, saint
78980», lequel est en ou'ighour tokhta, et en mongol boghdo.
789811. Le
78982« grand tigre », lal etant dans ce mot le chinois thai « grand
78983».
p. 433
78984[79]
78985HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
78986421
78987CJÜl
78988~cVb
78989ijtö\
78990O.A^ J
78991iT"^?"3
78992*!/•*'
78993,*^*^"j
78994*—«-*=>-
78995(3
78996j^Lj
789975 ^jj
78998*-Ac
78999*.U».j
79000La-
79001\,l
79002L.
79003JÜ1
79004jU
79005(jäj
79006Ijjj ®^jJl
79007cyJi ^
79008*So»eAJ
79009jj—^=>-j 'lfm
79010fc»?-j
79011*~°-*^-
79012jj
79013joij-ui
79014,b»5J\
79015^yÜ'ls
79016_y>lLJI
79017jLkLJI
79018,Jli
79019j»jw jß}
79020CjJtlXSjä- ^
79021ifcl*»-
79022Je
79023Lftj
79024Jjj
79025<Cl
79026fcri-lj
79027t^J pc^ o*^
79028oy^C,
79029^UaJIj
79030,jj*JI
79031jzifj
79032tS*üJI
79033j,jJ1
79034je.
79035»|^,VI
79036^y
79037^«
79038d~i*Jl
79039JJ^
79040.y
79041lyA-L—T
79042^>-2'
79043f*J j^ (3 liXjJÜl ^AUill
79044viiLJl
79045Äi-I
79046Lij ®
79047r=*-^ ^L^-
79048<J*>-_)
79049^-U
79050,y-OI
79051Jij
79052jl.Vl
79053^Ac
79054(_^S
79055Ua>J
79056^i-VI
79057£>j
79058^-2 Jj
79059_^-£
79060^,_jj|
79061_jj
79062^y
79063JjVi
79064ytJI J >4^ j^
79065^UÜl
79066dJUUI
79067jl
79068dUi J ^1 j^3 ^U ^
79069jUJI
790701. Man.
79071, cJju.
79072fol.
790736
79074i
79075et du
79076Caire monterent
79077ä cheval pour
79078lui
79079faire
79080escorte;
79081l'emir
79082Sai'f
79083ad-Üin
79084Balaban
79085' ar-Roumi,
79086le davaddär, prit egalement place
79087* dans son cortege, ainsi
79088que tous les emirs. Ce meine jour,
79089le kadi tint seance pour rendre la justice.
79090Gette annee, al-Malik az-Zahir
79091fit emprisonner plusieurs emirs Mo'izzis 2
79092.
79093Eu
79094effet, im cavalier des troupes
79095d'as-Saikali
790963 vint trouver
79097le
79098sultan, et
79099lui
79100apprit que son maitre avait distribue de Tor
79101ä une troupe de mamlouks
79102qui
79103avaient
79104ete ses camarades
79105', et
79106qu'il avait deeide avec eux
79107de l'assassiner \
79108Parmi
79109les
79110emirs,
79111'Alam
79112ad-Din
79113al-Ghatmi, Bahadour
79114al-Mo'izzi
79115et Shodja'
79116ad-Din Bektout, avaient donne leur entier assentiment ä son
79117projet. Le
79118sul-
79119tan les
79120fit emprisonner
79121ainsi qu'im «ertain nombre d'autres emirs.
79122Cette meine ann6e, al-Malik az-Zahifs'empara de Shaubak", au mois
79123de
79124Rabi' premier,
79125et
79126il en recut la redt
79127Fath ad-Din
79128Omar
791297
79130. Au mois
79131de
79132l'emir
79133Zain ad-Din Yaghoudai
79134;
79135il
79136ition des
79137officiers d'al-Malik al-Moughith
79138Rabi'
79139second,
79140le
79141sultan
79142fit emprisonner
79143*ut
79144conduit au
79145Caire
79146et emprisonne dans
79147la
79148Citadelle,
79149oü
79150il
79151demeura
79152enfdrme
79153jusqu'ä
79154ce
79155qu'il
79156mourüt
79157dans
79158les
79159chaines. Allah est le plus savant!
79160Cette
79161annee,
79162les
79163Tatars
79164evaeuferent Alep. La
79165cause
79166en
79167fut qu'al-Malik
791681.
79169,.,UL balaban,
79170en turk
79171oriental,
79172lesigne un
79173epervier. —
791742. Mamlouks du
79175sultan
79176Makrizi, dans 1c Soulouk, nomine ce personnage
79177mamlouks qui
79178avaient
79179ete au Service
79180du meine
79181ne, existaient des liens de camaraderie speciaux.
79182assassine Koutouz. —
791836.
79184Shaubak (Yakout.
79185III,
79186la Syrie, entre 'Amman, IIa, Koulzoum;
79187eile est
79188voisine de Karak.
79189- - 7. Prince ayyoub:;e qui
79190utait reste en possession de son
79191fief apres
79192la chute de sa maison en Egypte.
79193d'Egypte al-Malik al-Mo'izz Aibek. — 3.
79194Sa'i'kal. —
791954. Khoshdash designait
79196les
79197ollicier, et entre lesquels, par ce fait me
79198— 5. Comme az-Zahir avait lui-meme
79199333) est una forteresse sur les confins d
79200fol.
792016 r
p. 434
79202422
79203MOUFAZZAL IBN ABIL-FAZAIL.
79204[80]
79205j\xSy^\ j^V
79206^.01
79207fL^ ^\5
79208{J^^\
79209L Lyi
79210^_jJ| ja ^V! >VI £>j
79211,j
79212_i=»
79213jJä
79214'j^=v*
79215®(*t^
79216_j£~*M
79217^J^".
79218i**3v^*!. J^Jl ^
79219l^P
79220,_y
792217F>^
79222^y^>
79223fol. 6 V. ,__i!l
79224j_iJ|
79225^L, ,-^lJj
79226j^Äc-J
79227lji»l
79228JjLä ^aJI
79229^ici ^V!
79230IjAi-j
79231UJj
79232* S^ojl*
79233^S
79234(J
79235° <J»^
79236ö'~
79237ü"*-"
79238-K*^
79239"-^J
79240es*3"
79241^.
79242f
79243-5
79244^t-Ö-J^i
79245r*A->'5
79246*-*M
79247<JUlwj
792481. Man. LdJ!
79249; U~dJ|, dont derive LJJ1, signifie «'le taureau d'or
79250»
79251; ce nom est ecrit
79252dans les
79253textes persans \äj>
79254jjj^'- — 2 - Man. ^1^*31;
79255'Ain-tab
79256« la bonne source
79257» est
79258une forteresse et un petit district entre Alep et Antioche (Yakout,
79259III, 759), dont l'ethni-
79260que se trouve egalement sous
79261la forme
79262-^"- —
792633.
79264Sic;
79265lire
79266.j.jTjJI. —
792674. Man.
79268aJ«~j jLjj^j birouniyya
79269« etranger
79270», du persan ^m^ biroun
79271« exterieur
79272», signifierait
79273des pieces d'argent persanes, grecques,
79274etc., ou des pieces de mauvais aloi, des mon-
79275naies frappees en dehors des ateliers ofliciels
79276de lE'tat, voir page 159, note. — 5. Man.
79277XJI
79278;
79279cv>V*^ J>j*^ <Ap' r,^*
792805"" i^**^» ^ans Nowai'ri (man. arabe 1578, fol. 13 v°;
79281cf. 13
79282r°,
79283oü manque
79284le
79285titre
79286d'al- 'Azizi)
79287;
79288c^jJ! >Sj}-^
79289^ul
79290wX»e
79291,j jA^t
79292i-tf-
792935-" (r**^
79294ou
79295^j-JI, dans
79296le al-Manhal as-safi d'Aboul-Mahasin (man. arabe 2069,
79297folio 3 r°).
79298az-Zahir
79299fit
79300partir, dans
79301les
79302dix premiers jours du mois
79303de
79304Rabi' second,
79305l'emir Fakhr ad-Din Altounboukha al-Homsi, l'emir Hosam ad-Din Latchin,
79306le
79307djoukandar,
79308et l'emir Hosam ad-Din al-Aintabi,
79309ä
79310la
79311tete
79312d'une
79313armee
79314nombreuse
79315pour chasser
79316les
79317Tatars
79318d'Alep. Quand
79319ces
79320emirs
79321arriverent
79322ä
79323Ghaza,
79324les Francs
79325d'Akka
79326ecrivirent aux
79327Tatars pour
79328leur
79329apprendre
79330le
79331depart de
79332l'armee
79333destinee
79334ä
79335les
79336combattre.
79337Les
79338Tatars
79339evacuerent
79340alors Alep
79341dans
79342les dix premiers
79343jours du mois
79344de Dioumada premier. Une troupe d'apaciies qui vivaient ä Alep se rendirent
79345maitres
79346de
79347cette
79348ville;
79349ils
79350assassinerent
79351les
79352habitants,
79353les
79354pillerent,
79355et
79356se
79357livrerent sans retenue ä tous les mauvais instincts qui etaient en eux. Quand
79358les emirs nommes plus baut
79359arriverent
79360levant Alep,
79361ces
79362apaches
79363sortirent
79364de
79365la ville et prirent la fuite.
79366*
79367toi. 6 v°.
79368Lorsque
79369* l'emir Fakhr ad-Din entra dans Alep,
79370il confisqua les biens des
79371habitants,
79372il leur infligea des supplices, etil leur extorqua un
79373million
79374et
79375six
79376cent mille dirhams bai'routis.
79377II demeura
79378a Alep jusqu'au moment oü arriva
79379l'emir Shams ad-Din Albourounlou
79380', au m)is de Djoumada second; Fakhr ad-
793811. Aboul-Mahasin explique Albourounlou,
79382etyJl, ouyj^JI, par
79383v
79384jjiU
79385« qui a mal au
79386nez
79387». Ce mot est Albourounlou
79388« qui a
79389le nez louge
79390», compose avec J! dl
79391« rouge
79392»,
79393qu'il ne faut
79394pas prendre
79395pour
79396l'article arabe
79397il-. Albourounlou
79398etait Tun des grands
79399emirs d'al-Malik al-'Aziz
79400Ghiyas
79401ad-Din Mohanmad,
79402fils
79403d'al-Malik
79404az-Zabir Ghazi,
79405fils de Salah ad-Din.
p. 435
79406[81]
79407HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
79408423
79409(_£_L<0
79410^j*
79411T^r=-
79412-^
79413<^Lr-^
79414Ö^J
79415^
79416*"^*B
79417'
79418*^" ^
79419l-*^» <Xll
79420^-^ieJ
79421^p-VI
79422^.il»»-
79423,je}ted1
79424,j
79425<Ac
79426iLsJI
79427J*«-£j
79428/^A)l
79429^>cj ^Yl
79430«teläsS
79431l^lc
79432i_JÜ)
79433jl
79434A.„.n
79435!
79436<wj»l
79437_JL^
79438UAJ
79439"S^-J^sdl
79440J^o
79441<CX*i
79442<UI
794434.L»I_oj
79444ÜJ^.
79445<0
79446ia^yJ
79447jUaJLJI
79448^1
79449^yLjl
79450^Jli.
79451jl
79452o,
79453U-«
79454CJj^*
79455>_iV'
79456**—
79457»jJ^-
79458^jji-3
79459<;Uc-al
79460ij, CA>
79461\>
79462J^lj
79463_^~«YI
79464*-)£•
79465A9JJ
79466«iaälj
79467d^C«
79468jVI
79469iujl
79470jUi,JI J
79471JjSJ
79472v-i^
79473^-,'jjī
794740'l£ ^1
79475J>U!I J*
79476Klc
79477J»t».|
79478AtL^-
79479**
79480ilJoL)
79481\^y>ui
79482^äII~_JI
79483I-Lft> JDj
79484isJfclä)!
79485Jl
79486"ÜJl
79487^»:r
79488,H
79489Jusj
79490Lij
79491®Cia>l
79492öl/~'
79493k-0*
79494e^
79495j^-i—Jl
79496jLi
79497»AjIlUl
79498^l-U)
79499jUI
79500l^xic
79501LlJi
79502,j»LjJI
79503^1
79504\^
795051. Man. J>^. —2. Man. ^Jju.
79506Din sortit de
79507la ville pour
79508se rendre ä sa
79509rencontre, dans
79510l'idee qu'il venait
79511pour lui preter assistance. Albourounlou
79512etait parti de Damas, s'enfuyant
79513de
79514cette
79515ville,
79516lorsqu'il
79517eut
79518acquis
79519la
79520certitude
79521qu'al-Malik
79522az-Zahir avait
79523fait
79524emprisonner Yaghoudai, car
79525il avait compris qu'il le ferait egalement arreter.
79526Quand
79527il fut entre ä Alep,
79528il concut le dessein de s'emparer de cette ville.
79529L'emir Fakhr ad-Din prit peur de Shams ad-Din,
79530et
79531il trama contre lui une
79532ruse, de facon ä s'en debarrasser
79533:
79534il pretexta qu'il
79535voulait
79536se rendre aupres
79537du sultan pour interceder aupres
79538de
79539lui- en faveur
79540de Shams ad-Din,
79541et
79542le
79543retablir dans
79544les bonnes gräces de
79545fce
79546prince. Shams ad-Din, dans ces condi-
79547tions, le laissa sortir d'Alep.
79548Des qu'il fut parti, Albourounlou se mit egalement ä extorquer de l'argent
79549aux habitants d'Alep et
79550ä maltraiter
79551les personnes qui avaient vecu
79552dans la
79553societe
79554de Fakhr ad-Din;
79555il nomnja des emirs et conceda
79556des Tiefs. L'emir
79557Zamil ibn Hadithavint
79558le trouver a\ec ses compagnons, et Shams ad-Din leur
79559distribua sept mille mesures des denrees dont
79560il avait la garde, et qui etaient
79561emmagasinees ä Alep;
79562de meme,
79563il
79564en distribua
79565quatre
79566mille mesures aux
79567Turkomans.
79568Cette annee, al-Mostansir
79569billafi arriva au Caire. Cet al-Mostansir
79570billah
79571avec un
79572certain nombre
79573d' Abbassides;
79574iaghdad,
79575ils les mirent en liberte. Al-Mos-
79576tansir se rendit dans l'ouest de l"|rak et vecut mele aux Mongols. Quand
79577al-
79578Malik az-Zahir se
79579fut empare
79580de h
79581souverainete,
79582il se rendit aupres de
79583lui,
79584se trouvait emprisonne ä Baghdac
79585quand les Tatars s'emparerent de
79586PATR.
79587OR. —
79588T.
79589XII. — F.
795903.
p. 436
79591424
79592MOUFAZZAL IBN ABIL-FAZAIL,
79593[82]
79594ÜLa£)!_)
79595li>-
79596/y)
79597jjy^ ^J
79598fclÜlj
79599jUaLJl
79600v^/
79601®Ly>
79602jV-Ol
79603j+ak
79604j-*$\
79605/^»Xi«
79606*
79607fol.
796087 r.
79609,_jl
79610^y
79611Ji-->3
79612v-f*--* -f
796131
79614ö* u^
79615cTt*^'
79616$y.
79617<J ^fj
79618*-^??^
79619iijLaJIj
79620j^iJlj
79621jsJLa ^
79622,_^>-j
79623_^ic
79624JiX
79625Jj^-»*VI ^ jö
79626LÜj
79627®ta_^i-.
79628C_y_ joj
79629SykUJl
79630Jj^j
79631^«aJI
79632^isj ^ui ^ij -uu
79633j\
796341 llx^>\3
79635j\yyi
79636^Aiyi duüi jUjui
79637^ju- öji
79638^gJlfr
79639»T^VI
79640Xj
79641^j^l f jLkJLJl
796424»l>j
796434*lj
79644Ol
79645Ü-Vj
79646JL. J
796474i
79648*^9-J
79649(iiJj
79650*ä*a>
79651^jti
79652j_s_j
79653»_^aj
79654ij))-^
79655i_)v»jcj
79656l.sa—<
79657*j«ii>-
79658tj^ju
79659^a-JläcJi ^1
79660jL*^
79661(Li—«
79662(_3J
79663®/»«rliLe
79664»_^Sj
79665jLaJJ
79666i*'j
79667iV*-
796681 '
79669'
79670c_y ö^ ™3
79671^-ji^äJi
79672^aIIL
796734^J>-
79674,_^3>j
79675<ckl_Jl
79676ia~U_T
79677^jSj
796781. On
79679lit,
79680dans
79681la
79682marge
79683exterieure
79684:
79685^
79686} *~*sJ\j
79687=jLJ| ^
79688j*a^~J\
79689Ijj^
79690w^L*)!
79691«Ulär'l
79692y>
79693._y'ÄÜ!j
79694(V^l
79695_y»j
79696^«*L-JI
79697\Ji5yj',
79698les premiers
79699mots
79700ayant
79701ete presque entierement coupes ä la reliure.
79702accompagne de
79703plusieurs des Banou Maharish,
79704qui
79705etaient dix emirs, dont
79706le chefetait Nasir ad-Din Mohanna.
79707Le sultan monta ä cheval pour aller recevoir al-Mostansir billah, accom-
79708*
79709fol.
79710- r. pagne du vizir Ibn Hinna, des kadis, des shahids,
79711et des Chretiens
79712* portant
79713l'Evangile.
79714Cet evenement eut Heu
79715le jeudi,
79716deuxieme jour du mois de Ra-
79717djab.
79718II entra
79719pa-r la Porte de
79720la Victoire et traversa le Caire
79721(dans toute
79722sa
79723longueur)
79724; ce fut un jour splendide.
79725Lorsque
79726fut
79727arrive
79728le lundi,
79729treizieme jour du mois de Radjab
79730de
79731cette
79732annee, le sultan al-Malik az-Zahir vint tenir seance
79733' dans
79734la grande
79735salle (de
79736la Citadelle de la Montagne), ayant ä ses cötes le khalife
79737-
79738;
79739il
79740fit venir le vizir,
79741le kadi des kadis, et tous les dignitaires; on lut la genealogie du Khalifat par-
79742devant le kadi
79743Tadj
79744ad-Din
797453
79746;
79747les assistants temoignerent par serment de la
79748veracite de ce qui etait dit,
79749et le kadi
79750des kadis en dressa un acte juridique.
79751Ensuite,
79752il etendit la main vers al-Mostansir billah, et le reconnut solennelle-
79753ment comme khalife; le sultan le reconnut egalement comme khalife, ensuite
79754le vizir,
79755et apres lui les emirs suivant
79756l'ordre de leur grade.
79757Le
79758premier jour du mois de
79759Sha'ban, le
79760khalife ordonna que Ton
79761fit un
79762vetement d'honneur noir, un
79763collier d'or et une chaine
79764d'or,
79765et
79766il
79767ecrivit un
79768diplöme conferant la souverainete
79769(ä al-Malik az-Zahir). On dressa une tente
79770en dehors du
79771quartier de Karafa,
79772et,
79773le
79774lundi, quatrieme
79775jour
79776du mois
79777de
797781. Makrizi dit explicitement que le sultan ne
79779s'assit pas sur un
79780tröne, evidemment
79781par respect pour
79782la majeste du Commandeur des croyants. — 2. La glose
79783signifie
79784: Ce
79785Mostansir fut le 57 e des rois des Musulmans, etle 38e des khalifes 'abbassides. —
79786:i.
79787II
79788s'agit ici du kadi des kadis, Tadj ad-Din
79789Abd al-Wahhab, surnomme Ihn ßint al-A'azz.
p. 437
79790[83]
79791HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
79792425
797934j>jj»5
79794«iäJI
79795jLLUI
79796j«JLi
79797£»-idl
79798«iUr
79799^11
79800<3j-UI
79801b^=-jj jüjJb jlLO)
79802<uüjdl
79803C<CH
79804j^aJI
79805Hjyl
79806JjJÜl J.U ^Vlj
79807CjJ^i
79808(y»JLsJI
79809JjJ-a
79810J;.*J1 ^
79811^l^jiaJI
79812«J
79813(fjlsj
79814j-—«JÜl
79815jLA>
79816(V"^'
79817^•»Vlj
79818IjIüL-,1
79819ju&-
79820tV-^'
79821jL*u
79822i^äj^Ul
798233 ljl-VJla- ^J
79824-Uj-1
79825^jLj-ÜI
79826Jjjl
79827^jOJI
79828rc^j
79829^r^Vlj
79830* ij'SljJ gjyjj\
79831j»3j\
79832/>>
79833^.-01
79834toi. 7 v°
798351. Man.
79836Li.^j! que l'on retrouve plus loin; l).^ dans Makrizi. — 2.
79837pOjl ^j a disparu
79838dans une eraflure du papier. — 3. En arabe classique,
79839il faudrait
79840.jjjla.
79841>**).
79842Sha'ban,
79843le
79844khalife,
79845le
79846sultan, le vizir
79847et
79848les
79849dignitaires de
79850l'empire monte-
79851rent ä cheval pour se rendre dans cette tente. Le khalife revetit le
79852sultan des
79853vetements d'honneur
798541
79855,
79856il
79857lui
79858passa
79859le
79860collier
79861au cou, et
79862il
79863lui
79864attacha
79865(les
79866jambes avec une chaine)
798672
79868. Fakhr ad-Din ibn Lokman, directeu'r
79869de
79870la chan-
79871cellerie secrete
79872de l'empire, monta
79873sur une
79874chaire
79875et
79876lut
79877le
79878diplörae
79879d'in-
79880vestiture, qui etait de son ecriture
79881et qu'il avait redige
798823
79883.
79884Lorsque la ceremonie de
798851 investiture
79886fut terminee,
79887le
79888sultan s'occupa de
79889fournir au
79890khalife
79891tout
79892ce
79893dont
79894il
79895avait
79896besoin
79897et de
79898le
79899faire
79900partir pour
79901Baghdad
79902'
79903:
79904il
79905lui designa
79906l'eunuque Baha ad-Din Sandal
79907as-Salihi comme
79908echanson, l'emir Sabik ad-Din Abourita
799095 as-Sai'rafi comme atabek,
79910le sayyid-
79911sharif
799126 Shihab ad-Din Dja'far comme ostaddar,
79913l'emir
79914Sai'f ad-Din Balaban
79915ash-Shamsi
79916et Faris ad-Din ibn Ezedemur
799177 al-Yaghmouri comme davaddars,
79918* l'emir Fath ad-Din ibn Shihab ad-Din Ahmad comme emir djandar,
79919l'emir
79920>
79921Nasir ad-Din ibn Sai'ram
799228 comme ,'khazandar,
79923le kadi Karaal ad-Din Moham-
799241.
79925D'apres
79926Makrizi.
79927il
79928y
79929avait un turban
79930noir,
79931dore
79932et brode
79933d'or,
79934et une
79935robe
79936violette. — 2. Makrizi dit explicitementjqu'on attacha les jambes du sultan, evidemment
79937pour montrer
79938qu'il
79939etait Fesclave du
79940ijhalife abbasside qui
79941lui donnait
79942l'investiture. —
799433. Makrizi donne
79944le texte de ce documint. —
799454. On voit par le
79946recit de Moufazzal et par
79947celui de Makrizi que
79948le
79949sultan d'Egyjte
79950avait hate de
79951se
79952debarrasser
79953de
79954la
79955presence
79956genante de
79957ce successeur des
79958'Abbassides. —
799595. ^\j? dans Rashid ad-Din,
79960\j.y_ dans
79961Wassaf [TDjami
79962at-tawarikh, II, App. ,31) et Makrizi. Abouzba ou Bouzba sont egalement
79963inexplicables.
79964vj'j^l Abouri-ta = Aboui-tou signifie en mongol
79965« un
79966individu qui a du
79967caractere
79968».
79969Abouri-ta
79970est
79971l'adverbe rlont Abouri-lou est
79972l'adjectif.
79973U\j>. Youzaba peut
79974s'expliquer par
79975« le chasseur de pantl eres »
79976(Cat. des Man. persans,
79977II,
799782), mais cette
79979forme
79980est moins vraisemblable que Abourita. —
79981(i.
79982Alide descendant de Mahomet. —
799837.
79984Eze-demour,
79985avec
79986l'equivalence
79987c instante
79988s =
79989z,
79990est pour Esen-temour
79991«
79992Je
79993fer
79994solide »,
79995.y*~3
79996ij*~i) en transcription pjrsane, avec la chute reguliere de -n. — 8. Sai'ram
79997est
79998le nom d'une
79999ville dans
80000le Turkotan chinois
80001;
80002les Mongols
80003et
80004les Turks
80005portaient
80006volontiers des noms de
80007ville.
80008fol.
800097 v
p. 438
80010426
80011MOUFAZZAL IBN ABIL-FAZAIL.
80012[84]
80013UCJL^j
80014Uli Li-
80015?->t-j ^!>=-
80016<!
80017crf^J ®Lro
80018-uU- Ü
80019jj»,-*Jl
80020v-ir^i
80021l/JJ ^Sj^L_N
80022iLiD^jjj
80023^j'-* r^JJ
80024^J'-5 r^—J
80025*jj1-W=-
80026j^l«
80027,_Jj
80028IS^L^
80029<Jxr*'-
80030;
80031ry""*^
80032j'^J
80033J^-3
80034Stli-
80035vT^-i-Lj
80036SUls»
80037<_r^J
80038JUs- ^LS
80039tr-^-J J^
80040_r'a-'
80041ir-^J
80042<_0*
80043^-^
80044*J
80045j-^J
80046(j
80047^
80048j-^l?
80049«l^^as^
80050/"^'y"
800513\j*"
80052iV
80053***
80054-**J jJ v^J
80055^J-*3 kUj
80056SU L=- ^j^j
80057jl
80058"y
80059Jlc-
80060fl«YI
80061,V
80062SjULflJl «—Jj
80063fc^ä—
80064J-*
80065*—Jls
80066isj_lijl ^U
80067jj
80068jÜalül ^Äjj
80069^y
800704 j[zl^\ 3y^
80071^-c<!1
80072J^UA!
800733
80074lS;^I JU
80075^jliJI jUU
80076<^.j
80077AI ^ JÜ»
800781.
80079II faut corriger en t.^^j K'-X oXJLv. — 2. Le manuscrit a ib!
80080blj. —
800813. Man.
80082JisWI
80083jjJI. Toun est une ville du Khorasan. Le Moufarridj al-kouroub (man. arabe
800841702,
80085fol. 412) donne
80086->yJt
80087JU
80088ja, et
80089fait deux personnages differents de Abou
80090'Ali
80091at-Touni et de al-IIaiiz al-Kindi, ce qui est probablement la veritable lecon. —
800924.
80093Man.
80094jtax)!; Moufarridj
80095-iU~*.M.
80096mad
80097ibn
80098Izz ad-Din as-Sindjari commc
80099vizir,
80100Sharaf ad-Din Abou Hamid
80101comme secretaire (katib).
80102II fixa pour lui un tresor, un arsenal, des mamlouks, grands et petits, au
80103nombre de quarante;
80104il nomma les uns djamadars (officiers de
80105la garde-robe),
80106d'autres
80107silahdars (porte-armure), d'autres rambdars (porte-lances),
80108d'autres
80109zardkashis (porteurs de la cotte de mailles).
80110II ordonna qu'on
80111lui
80112fournit cent
80113chevaux, dix attelages de mules et dix de chameaux, qu'on lui etablit un oflice
80114de chambellans, une garde-robe, un
80115oflice de bouche
801161
80117, qu'on
80118lui donnät un
80119imam
80120et un muezzin. Le
80121sultan ecrivit des diplömes
80122conferant des
80123fiefs aux
80124personnes qui etaient venues de l"Irak avec le khalife,
80125et
80126il lui permit de se
80127mettre en route et de
80128partir quand bon lui semblerait, et oü
80129il voudrait.
80130Ensuite,
80131le
80132sultan
80133partit pour Damas
80134le dix-neuvieme
80135jour du
80136raois de
80137Ramadhan. Le sultan desira vivement etre investi de l'ordre de la Noblesse,
80138et (le khalife)
801392 Ten revetit avant son voyage. La Noblesse
801403 passa de l'imam
80141'Ali ibn Abi
80142Talib,
80143qu'Allah honore sa face!
80144ä Salman
80145al-Farisi,
80146ä
80147'Ali
80148at-
801491. Litt.
80150:
80151o un office oü Ton gardait
80152les boissons
80153et les medicaments du prince
80154». —
801552. Makrizi
80156dit formellement dans le Soulouk qut
80157ce
80158fut le khalife
80159qui
80160revetit
80161al-Malik
80162az-Zahir des insignes de la Noblesse. — 3. La Noblesse iya
80163est Tun
80164des Stades les plus
80165eleves du Soufisme. Son investiture se faisait, comme celle de
80166la dignite de directeur de
80167l'ordre
80168soufi, par la remise d'un vetement. Les Mystiqucs affirment que la Noblesse fut
80169revelee
80170ä Mahomet durant
80171la nuit de son ascenson au Ciel, et
80172qu'il la transmit comme
80173un heritage precieux ä
80174'Ali, de qui eile passa aux jersonnes dont Moufazzal et Tauteur du
80175Moufarridj
80176al-kouroub
80177(ms. ar.
801781703,
80179fol. 412) uous ont donne les noms.
p. 439
80180HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
8018142:
80182[85]
80183jüji ^y jl^ ^ß ^Jjüi ^j^j y^Ji J>V ^U»
8018451
80185r1- ^ v ^ J^
801863jl^
80187y.1 dO
80188jl&JI j^I ^V ^UJI
80189Jbü) 2
80190fJl<J
80191rf
80192!
80193J~i ^LiU V^
801941
801956^1
80196j, >J
801975J^)I >J
80198^>JI
80199L^J ^
80200A.iaJ
80201j)>»j
80202^.M) ^jUJI
802034*üjJ
80204jJUJ ^Ül
802051. Man. omet
80206<r^y~
802072. Moufarridj *£J\
80208.*>. —
802093. Man. ,U~
80210I
80211J
80212et
80213le J/o«-
80214farridj ,Lo^
80215-•'. —
802164. Man.
80217»tfj^; Moufarridj *jj_y). —
802185. Moufarridj J± ^gl
80219JJj-eM. —
802206.
80221Man.
80222^J! ^
80223__r**J
80224l
80225,
80226pour
80227HJI? —
802287.
80229Moufarridj
80230a*=>.. —
802318.
8023271/o«-
80233farridj ^~*~J. — 9. Moufarridj
80234Li U!
80235[>yj. —
80236«"
80237M*,.*.„iAi
8023810. Moufarridj
80239^_r'^^
80240>
80241' ^ J^
80242II. Man. ^'
80243.o. —
8024412. Man.
80245».iO
80246j1
80247Touni,
80248ä
80249al-Hafiz
80250al-Kindi,
80251ä
80252'Aouf al-Ghassani,
80253ä Aboul-'Izz an-Nakib, ä
80254Abou Mouslim al-Khorasani
80255',
80256ä
80257Hilal an-Nabhani,
80258ä Djoushan
80259al-Fizari,
80260ä
80261l'emir
80262Hassan, ä Aboul-Fazl
80263al-Kourashi, au
80264ka'id
80265Shibl Aboul-Makarini,
80266ä
80267Fazl
80268ar-Rakkashi,
80269ä
80270Aboul-Hasan
80271an-Nadjdjar,
80272au
80273roi Abou Kalindjar,
80274ä
80275Rouzbah al-Farisi, ä l'emir Wahzaii, au kaid
80276'Isa, ä Mohanna al-'Alavi, ä 'Ali
80277as-Soufi,
80278ä Mou'izz ibn Anas,
80279ä Aboul-Kasim
80280ibn Hinna,
80281ä Nafis al-'Alavi,
80282ä Baka ibn at-Tabbakh, ä Hasan ibn ash-Shirabdar,
80283ä Abou Bakr ibn Djou-
80284haish, ä Omar ibn ar-Rassas, ä 'Abd Allah ibn al-'Ain, ä
80285"Ali ibn Za'im, ä
80286'Abd al-Djabbar,
80287ä l'imam an-Nasir
802882
80289, ä son
80290ai'eul
802913
802921. Le general qui mit les
80293'Abbassiqes sur
80294le trone. —
802952. Le
80296khalife an-Nasir etait
80297shi'ite.
80298comme
80299al-Mamoun
80300etait
80301manfcheen. —
803023.
80303Al-Mostansir
80304billah
80305Aboul-Kasim
80306Ahmad etait le fils du khalife az-Zahir k le petit-fils du khalife an-Nasir
80307; c'etait en cette
80308qualite
80309qu'il
80310etait le grand-maitre de Vordre de
80311la Noblesse.
80312II y
80313a
80314ici une lacune d'un
80315feuillet.
80316Makrizi raconte dans
80317le Souliuk que Ba'ibars
80318et
80319le khalife partirent ensemble
80320pour Damas: le
80321sultan,
80322d'apres
80323Makijzi,
80324avait eu tout d'abord l'intention de donner
80325ä
80326al-Mostansir billah un corps de 10.0o| cavaliers pour l'accompagner ä Baghdad; puis,
80327apres reflexion,
80328il ne
80329lui donna que JOO hommes, dans
80330la crainte qu'il ne se retournät
80331contre
80332lui. Le khalife
80333partit de Damaaet arriva
80334ä Rahba
80335oii
80336il fut rejoint par l'emir
80337'Ali
80338ibn Hodha'i'fa; de lä,
80339il se rendit ä Nadjhf, oü
80340il trouva un pretendu 'Abbasside, qui voulait
80341se
80342faire ^econnaitre comme khalife. il-Mostansir
80343billah
80344lui
80345ecrivit pour
80346lui
80347offrir une
80348amnistie, puis
80349il se rendit ä 'Ana, ä Iliditha,
80350et prit la route de Hit.
p. 440
80351428
80352MOUFAZZAL IBN AB1L-FAZAIL.
80353[86]
p. 441
80354[87]
80355HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
80356429
80357Li* «Ol
80358VI
80359l^JO
80360%» J—»lj
80361j_«y
80362Ol,U>-
80363«jL
80364-*J
80365j-u
80366^^s-U. jlLUl
80367l jl
80368^-^>U
80369l
80370t-U ü lj oOJYl
80371"J
80372\jLs-j
80373-ü
80374LajJLj
80375ljOiL'3
80376l^Jlj
80377aJI
80378Jj;
80379^_a^_JI J^j
80380i*."
80381»T^Vl
80382j-<
80383*~
80384jLi
80385<y*
80386-^»-1 (^^^ O
80387-*-"^
80388r^ -'^
803892-^ j^
80390öl-^ -^
80391C^li-
80392l^O^s
80393<tlDlj »Ol
80394«J
80395Ij-lbj
80396LjXa»!
80397I^äJ
80398LjOl
80399J~>3
80400Uiä
80401£>-^>- O
80402l^
80403ijs-j
80404J*j
80405_pL->
80406^p-Vlj ^\/
80407(a*—»
80408Ofc-lO
80409jV»!
80410jlOl
80411Ojjj ^
80412**PB-"
80413j1-^«->
80414joj
80415®«J
804161. Man. ^liLJ!
80417^
80418Usou-j;
80419'^«-'.Wj
80420ayant
80421ete
80422ajoute par
80423une
80424main moderne
80425pour
80426raccorder deux pages qui ne se suivaient point. — 2. Sic; lire O.
80427fol. 8 r
80428«
80429...
80430* que
80431le
80432sultan, souverain de l'Egypte, lui
80433a pret6 serment en le recon-
80434naissant
80435comrae
80436khalife,
80437*
80438et
80439le
80440voici
80441qui
80442arrive;
80443nous
80444ne
80445livrerons
80446(la
80447forteresse)
80448' qu'ä lui seul.
80449»
80450Lorsque al-Mostansir arriva,
80451il campa devant
80452lui
80453et devant
80454la
80455ville;
80456il
80457engagea des pourparlers avec les gens qui s'y trouvaient, lesquels la lui ren-
80458dirent
80459et lui porterent des provisions de bouche. Le khalife donna cette place
80460en
80461fief ä
80462l'emir Nasir ad-Din Ghoulmish
804632
80464,
80465frere de
80466l'emir Alam ad-Din
80467al-
80468Halabi, Tun des emirs qui l'accompagnaient. Ensuite,
80469il partit de cette ville et
80470marcha sur Haditha
804713
80472; quand
80473il se presenta devant cette ville,
80474la population lui
80475en
80476ouvrit
80477les
80478portes,
80479et
80480se
80481deelara
80482toute
80483prete
80484ä
80485se
80486ranger
80487sous
80488son
80489obeissance.
80490Le khalife prit cette pl^ce comme sa propriete particuliere.
80491II y avait ä Baghdad, en
80492qualitfc de gouverneurs, deux generaux tatars,
804931.
8049411 est assez
80495difficile de savoir au juste de quoi
80496il
80497est question, Makrizi racontant
80498ces evenements d'une faQon tres succincte
80499; le khalife va de Hahba ä Nadjaf, puis ä
80500'Ana
80501ijlc, puis ä Haditha, dans Makrizi; dansjMoufazzal, le khalife se presente immediatement
80502devant Haditha, apres s'etre rendu mailre de la ville dont
80503il
80504est parle dans ce passage
80505tronque:
80506il
80507faut vraisemblablement en conclure
80508qu'il
80509s'agit
80510ici de
80511la prise de
80512posses-
80513sion de
80514'Ana par al-Mostansir,
80515ce quijexplique
80516la presence du pronom feminin dans
80517Is^iwj
80518l»Jib_j JOlj Ol
80519Jjji. —
805202. ^r*pi
80521pour j^Ojc =
80522l *iOjS,
80523toutes
80524ces formes
80525se
80526lisant egalement Ghoulmish,
80527qui
80528«st
80529le
80530participe
80531passif du verbe oui'ghour Oy
805321
80533fol.
805348 r
80535ghoulmak
80536« demander pardon
80537»
80538citees par
80539Yakout
80540(II,
80541222
80542et
80543sqq.)
80544:
80545Fourat ou Hadithat al-Noura, qui est ä
80546c.
80547Plusieurs
80548localites qui ont porte ce nom sont
80549Hadithat
80550al-Mausil,
80551sur
80552le Tigre;
80553Hadithat
80554al-
80555quelques farsakhs d'Anbar, celle dont il est ques-
80556tion
80557ici.
80558II y a egalement une Haditha dans la Ghouta de Damas.
p. 442
80559430
80560MOUFAZZAL 1BN ABIL-FAZA1L.
80561[881
80562_>Ji]l
80563Jusj
80564lil
80565"Ol
80566<>w
80567JJ£)
80568|*jJl
805694a-jXjl
80570«CoJsdl
80571jLi-l ^
80572i^j
80573L)
80574Cijlü»
80575c~a ^1
80576^.Js> J\
80577«Uli
80578j*aZ~J\
80579Äiiijl
80580Juaj
80581ISÜ
80582®
80583l^r^J
80584J^-Vl -k^
80585J\
80586*J>\jJ\
80587£*>
80588O,
80589^j
80590<ääJ|
80591(ji
80592^9-1 J v^^
80593l^
80594er5"
80595iv*^"j ^
80596J>j -^ ^ui
80597IjAaI
80598lyic.
80599\,JÜl
80600Ju-I ^Yl
80601l^Al« fc^jC-c ^y
80602Ļii?
80603vi*j
80604jjjJl
80605Jji l^
80606J^-j
80607X>"
80608®l^i
80609J^
80610jkj
80611ilUÜl
80612liür jUVl
80613uJUo
80614^.Lj Sj?=^
80615l ^y)
80616ot-^ J^
80617-c*"^
80618Cf" ^
80619:>^*Ä*
80620«^'UJI J
80621~JI j^JL ^LJI ^ a« ^J ^
80622ÄUU1 Uly ^b
80623Uis
80624-v»VI iü
806251. Man.
80626b'
80627y\. —
806282. Le
80629pluriel regulier de L^Ur* est ^jU-
806305
80631.
80632dont Tun se nommait Karaboukha',
80633et lautre Bahadour
806342
80635;
80636'Ali al-Kharizmi
80637etait (egalement) gouverneur de Baghdad
806383
80639.
80640Ils avaient sous leür commande-
80641ment une armee de cinq mille Mongols.
80642'Ali al-Kharizmi avait un
80643fils
80644qu'il
80645envoya
80646ä
80647Hit
80648k pour y
80649epier
80650ce
80651qui
80652parviendrait
80653des
80654nouvelles du
80655khalife
80656qui se dirigeait vers eux
80657;
80658il decida avec son
80659fils que, lorsque le khalife arri-
80660verait dans
80661le
80662voisinage
80663de
80664l'endroit oü
80665il
80666se
80667trouverait,
80668il enverrait
80669des
80670bateaux vers l'autre
80671rive,
80672et qu'il les incendierait
806735
80674.
80675Quand
80676le. khalife al-Mostansir billah
80677arriva devant Hit,
80678la population de
80679cette ville en ferma la porte pour l'empeeher d'y penetrer. Le khalife mit alors
80680le siege devant Hit, et
80681il l'investit jusqu'au moment oü
80682il s'en empara.
80683II y
80684fit
80685son entree le dernier jour du mois de Zilhidjdja et pilla tout ce qui s'y trouvait.
80686Ensuite,
80687il
80688partit
80689de
80690cette
80691ville
80692et
80693vint
80694camper
80695devant
80696ad-Dour
806976
80698;
80699il
80700envoya une partie de son armee en avant-garde, sous
80701le commandement de
80702l'emir Asad
80703ad-Din Mahmoud,
80704qui
80705remplissait ces
80706fonctions
80707en
80708remplace-
80709ment
80710de
80711l'emir
80712Sabik
80713ad-Din Abourita
80714as-Salrafi;
80715il passa
80716cette
80717nuit,
80718qui
80719etait
80720la nuit du dimanche, dans les environs d'al-Anbar \ Quand Karaboukha
80721apercut
80722l'avant-garde
80723de
80724l'armee du
80725khalife,
80726il ordonna
80727aux
80728troupes
80729qui
80730etaient avec lui de traverser le fleuve dans ses gues.
807311. En transcription persane
80732läjJ
80733\ß
80734; en mongol
80735« le taureau noir
80736». —
807372. Baghatour
80738«
80739le brave
80740»,
80741en mongol. —
807423.
80743Moufazzal
80744parle,
80745en
80746fait, de deux gouverneurs,
80747et
80748il
80749en
80750cite
80751trois. —
807524. Nom
80753d'une
80754ville
80755sur
80756l'Euihrate,
80757dans
80758les
80759environs de Baghdad,
80760au-dessus d'al-Anbar
80761(Yakout,
80762IV,
80763997). —
807645. Pour l'avertir de l'arrivee du khalife. —
807656. Makrizi ne parle pas de cette
80766localite;
80767d'aprcs Yakout
80768(II, 615), Dour est
80769le nom de
80770sept
80771localites des environs
80772de Baghdad, parmi lesquelles Dour Takrit,
80773et Dour 'Ara-
80774baye,
80775qui
80776se trouvent toutes
80777les
80778deux
80779entre Samarra
80780et
80781Takrit,
80782Dour
80783Bani
80784Aukar,
80785egalement connue sous le nom de Dour al-Vasäi 'Aoun ad-Din, laquelle est distante de
80786Baghdad de cinq farsakhs. —
807877. Al-Anbar,
80788dit Yakout
807891,
80790397), est une
80791ville sur l'Eu-
80792phrate, ä dix farsakhs de Baghdad; cette ville, qii existait avant la conquete arabe, por-
80793tait, ä l'epoque des Sassanides,
80794le nom de Firouz Shapour.
p. 443
80795[89]
80796IIISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
80797431
80798^Jjj Ut lyyC V
80799(Jy~ ilo« Jis.
80800^y.
80801^ma o^ o*
80802!»L» ^ £-r^ -^ ^
80803JL»
80804jtf US
80805* ^C-Jl ^ l^j Cw ^3
80806jL^II J~»
80807LU. j^
80808' UTl
80809ü-^Jl
80810'
80811fol.
808128 v.
80813fc^Lc
80814^i«
80815*sjj
80816ji^
80817l)^-5^ jL^b
80818^>J^
808190* *" 0& ^ ^^ ^iL*
80820<u-i'J
80821-
80822^j Jwi
80823fLYI
80824j^j >•
80825iy^ J
80826^^.U^ <i^D
80827jldl
80828l^/lj
80829Jfc«J1
80830j^tdlj 'i^\
80831iy^ ^JÜl aJj ^-^iJI
80832jULj
808335 lr#l
80834J..AÜ j^Lj
80835r^ y)
808364 j.a)I ^Uj Cy>
80837^aJI
808381.
808395fc,' lire
80840AjI. —
808412. Man. omet j. —
808423.
80843Lire ^^^au nominatif,
80844l'accusatif etant
80845employe ici
80846ä la place du cas
80847sujet. — 4. Le manuscrit omet jjjjJl^obj, par confusion
80848avec le nom precedent. — 5. Man. u,_y.
80849Lorsque
80850Taube
80851dissipa
80852les tenebres
80853de
80854la
80855nuit, Karaboukha
80856isola
80857Ies
80858troupes de Baghdad
80859qu'il
80860avait sous ses ordres, dans
80861la crainte
80862qu'elles ne
80863se tournassent contre
80864lui
80865'
80866; le khalife disposa (son armee) en douze escadrons;
80867il fit des Turkomans
80868et des Arabes
80869l'aile droite et l'aile gauche, *et du reste
80870*
80871fol. 8
80872de
80873ses troupes,
80874le ceutre; ensuite,
80875il chargea en personne avec vigueur, ä la
80876tete
80877des Arabes
80878et
80879des Turkomans
80880qui
80881se
80882trouvaient
80883avec
80884lui;
80885ils
80886rom-
80887pirent
80888Bahadour,
80889et une
80890partie
80891de
80892son armee
80893tomba
80894ä
80895l'eau;
80896puis
80897des
80898troupes, qui s'etaient dissimulees dans une embuscade, sortirent pour soutenir
80899les Tatars.
80900Quand
80901les Turkomans
80902et les Arabes
80903virent
80904cela,
80905ils
80906prirent
80907la
80908fuite,
80909et
80910Farmee des Musulmans se rangea autosr du khalife. Le combat fut acharne,
80911et les Tatars finirent par
80912laisser la place libre au khalife
809132 qui se sauva avec
80914dix personnes,
80915lesquelles furent l'imam al-Hakim, Nasir ad-Din Mohanna
809163
80917,
80918Nasir ad-Din ibn Sairam, Sabik ad-Din Abourita, Balaban ash-Shamsi, Asad
80919ad-Din Mahmoud,
80920et une troupe
80921de
80922cavalicrs,
80923qui
80924comptait
80925une
80926cinquan-
80927taine de personnes.
80928Nadjm ad-Din
80929et Fath ad-Din al-Yaghmouri furent tues; Ton n'eut plus
809301. Parce qu'il craignait de voir les Musulmans de Baghdad, que les Mongols avaient
80931forces ä marcher
80932avec
80933eux,
80934se
80935refuser
80936a engager
80937le combat contre
80938al-Mostansir,
80939et
80940passer dans ses rangs. —
809412. Makrizi
80942tlit que
80943l'avant-garde des Tatars
80944fut rompue par
80945la Charge menee par le khalife, mais que les Arabes
80946et
80947les Turkomans, qui formaient
80948une partie importante de ses troupes,
80949le trahirent
80950et ne combattirent pas
80951: des reserves
80952mises en embuscade par les Tatars
80953s'etant montrees, les Arabes et les Turkomans pri-
80954rent
80955la fuite. —
809563.
80957Sur
80958ce personnage,
80959voir page
8096082;
80961il
80962etait le chef des emirs des
80963Banou Maharish.
p. 444
80964432
80965MOUFAZZAI, IBN ABIL-FAZAIL.
80966[90]
80967JrU»
80968Jj. J
80969«fl ^1 j^
80970jv^us
80971cJi-l ^jl ^1
80972\jsj-
80973Vj ^ ^
80974<d)L ^l~J ^WJ
80975fol.
809769
80977r°. .sLs
80978*
80979<0I
80980SijJl
80981AJj^»L
80982jjjVy»
80983Ju.j CaaJ
80984J>> Jä!I »W j
80985jlS Uü 11%
80986^1
80987USlc
809881. Lire
80989.i_jjU>.
80990aucune nouvelle du khalife
80991al-Mostansir
80992billah,
80993et
80994l'on
80995ne
80996sut
80997dans
80998quelle
80999terre son
81000corps
81001repose.
81002II y a des gens
81003qui
81004pretendent
81005qu'il
81006ne cessa de
81007combattre
81008jusqu'au moment oü
81009il
81010fut tue
81011dans
81012la melee;
81013d'autres
81014disent
81015qu'il
81016fut blesse,
81017qu'il survecut
81018ä
81019ses blessures
81020et
81021qu'il mourut ensuite. En
81022resume,
81023il
81024disparut,
81025et Allah
81026seul
81027sait ce
81028qu'il devint!
81029Cette meme annee, al-Malik al-Mouzaffar Kara-Arslan, prince de Mardin,
81030se rendit aupres d'Houlaoun, emportant avec lui des cadeaux precieux, parmi
81031lesquels se
81032trouvait une
81033grande coupe
81034incrustee de
81035pierres precieuses,
81036qui
81037valait quatre-vingt-quatre
81038mille dinars; al-Malik al-Mouzaffar fut
81039recu ä
81040la
81041cour d'Houlaoun qui le combla de temoignages d'estime, et qui lui dit
81042:
81043« J'ai
81044appris que
81045les
81046fils du prince
81047de Mausil se sont enfuis en Egypte,
81048et je
81049sais
81050que ce sont leurs officiers qui sont la cause qu'ils ont ainsi quitte leur royaume.
81051Aussi, abandonne
81052tes
81053officiers, ceux
81054qui
81055sont venus
81056avec
81057toi
81058ä ma
81059cour,
81060car je ne
81061nie
81062porterais pas garant qu'ils ne
81063te detourneront pas de moi,
81064et
81065qu'ils
81066ne
81067t'inciteront
81068pas
81069ä abandonner
81070tes
81071etats pour
81072aller
81073chercher
81074un
81075refuge
81076en Egypte.
81077»
81078Al-Malik al-Mouzaffar
81079obeit
81080ä
81081cet
81082ordre,
81083contraint
81084et
81085force;
81086il ne pouvait pas croire qu'il se
81087füt sauve de ce danger.
81088II quitta ensuite Houlaoun, s'en retournant dans sa principaute; quand
81089il
81090fut
81091arrive
81092ä
81093la
81094moitie du
81095chemin,
81096il
81097fut rejoint par des envoyes d'Houlaoun
81098*
81099fol.
811009
81101i-. qui lui ordonnerent de
81102revenir
81103ä
81104la cour de
81105ce prince.
81106II s'en revint
81107* chez
81108Houlaoun, et
81109il tremblait de tous ses membres par suite de la peur qu'il lui
81110inspirait. Houlaoun lui dit
81111:
81112« Tes officiers m'ont appris que tu veux te retirer
81113chez
81114le
81115souverain de
81116l'Egypte;
81117aussi,
81118j'ai
81119pense
81120qu'il
81121est bon
81122qu'il y
81123ait
81124aupres de toi des officiers ä moi, qui t'empechent d'agir de
81125la sorte.
81126» Puis
81127il
81128fit
81129partir avec
81130al-Malik
81131al-Mouzaffar
81132Kara-Arslan
81133des
81134emirs
81135qui
81136devaient
p. 445
81137[91]
81138HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
81139433
81140kV£
81141*jj _*Jl
81142j»L_s~j
81143"
81144jLäJi
81145(V-ui
81146x-lj
81147a.Ȋ*
81148[V-^' Jy
81149cv^i
81150-^• »
81151)'
81152ki-*XJl
81153"^1
81154Jj-Tj'
81155^
81156j^-V
81157jiC
81158Jj
81159j-u».
81160j,_aJI
81161p-ltj
811624_»iDl
81163Jlj
81164j>^\
81165»>lcj ^^Udl
81166^_jJI
81167J*ä$
81168^oJl ^3 JUI
81169^>1
81170j^jOI ^i*
81171Ju-jl
81172IjJj ®^LLlJI diXJl
81173A^>- ^
81174i\J\
81175Ulj 3 C'i
81176JoAjdl
81177ljl*<i
81178i)Ljj £aa
81179^ytÜäJI viUUI
81180Jl
81181C-LtLw-Vl
81182p-^s Jt
811834
81184(^JyL_JI
81185jl^juül
81186^%>
81187^Ui Jl
81188L^Uls
81189(.^wjlj ^Ü!
811903ja J
81191^ItliJVI ^ ^J
81192jli
81193L.
81194]j>-JJ=>j
81195jl^JIj
81196JuJI
81197J*
811986Jo-lj ^j OL ^Jl
81199jl JiA> jlkUI
81200''Jl
81201Jls b^«JI Jfr J~J1
81202Ij^Jt
81203tÜs
812041. Lire
81205ijH^-~. —
812062. Man.
81207-Ss^l. — 3. Lire wo i. — 4. &c; lire
81208AJjX-Jl. — 5.
81209II
81210y a dans cette phrase une hesitation entre l'emploi du
81211duel U^jWU,
81212et du pluriel dans
81213les autres formes. — 6. Sie; lire L'^l., ä l'accusatif.
81214rester aupres de
81215lui, et
81216il le renvoya dans son royaume en ajoutant ä ses pos-
81217sessionis Nisibin et al-Khabour.
81218II lui ordonna de demolir les tours crenelees
81219de
81220la forteresse
81221(de Mardin).
81222Quand Kara-Arslan l'eut quitte, Houlaoun
81223fit decapiter tous ses ofiiciers,
81224qui
81225etaient au nombre de
81226soixante-dix personnes, parmi lesquelles se
81227trou-
81228vaient al-Malik al-Mansour Nasir
81229ad-Din
81230ibn
81231Ortok
81232ibn
81233al-Malik as-Sa'id,
81234Nour ad-Din Mohammad, Asad ad-Din al-Bakhti, Hosam ad-Din 'Aziz, Fakhr
81235ad-Din al-Hadjiri,
81236'Ala ad-Din, gouverneur de
81237la forteresse
81238(de Mardin),
81239et
81240'Alam ad-Din Haiidar; aucun d'eux n'avait commis de faute, et Houlaoun vou-
81241lut seulement, par ce moyen, couper les ailes ä al-Malik al-Mouzafl'ar.
81242Cette annee, Razi ad-Din ibn
81243al-'Ali
81244et Nadjm ad-Din ibn ash-Sha'rani.
81245souverains
81246des
81247forteresses
81248des
81249Ismailiens,
81250envoyerent
81251au
81252sultan
81253al-Malik
81254az-Zahir des presents
81255et une
81256lettre contenant des intimidations
81257et des pro-
81258messes;
81259ils reclamaient
81260les
81261fiefs qui
81262leur appartenaient sous
81263le regne d'an-
81264Nasir
812651
81266,
81267et
81268les
81269impöts
81270(qu'on y
81271levait);
81272le
81273sultan
81274acceda ä
81275leur demande.
81276Quand
81277ils furent dans
81278Tintention de
81279s'en
81280retourner,
81281al-Malik
81282az-Zahir leur
81283dit
81284:
81285«
81286J'ai
81287appris
81288qu'ar-Razi
81289est mort
81290»';
81291il nomma
81292ä
81293sa
81294place Tun
81295des
81296deux
81297ambassadeurs,
81298et
81299il
81300lui
81301ecrlvit un
81302diplöme
81303lui
81304conferant
81305l'autorite
813062
81307.
81308Ce personnage
81309se mit
81310en route,
81311et
81312(ä
81313son
81314retour)
81315il
81316trouva
81317Razi ad-Din
813181. Al-Malik an-Nasir Daoud, prince de Syrie, auquel Baibars avait succede dans la
81319souverainete de cette contree. —
813202. C'est-ä-dire que Baibars
81321fit acte de suzerainete vis-
81322a-vis de
81323ces
81324sectaires heterodoxes.
p. 446
81325our
81326434
81327MOUFAZZAL IBN ABIL-FAZAIL.
81328[92]
81329i-Lfi.Lw-.Vl
813304>
813311 ^^
81332|*^
813334>'LC» ^Jyj
81334oLj J".^
81335kl?!
81336i^Lr* ^"^r^
81337j^
81338p-1
81339''
81340f^J ir^
81341*-**
81342*
81343fol.
813449 v°. Jöo ^
81345(i-i-O
81346^il
81347«Uli
81348^«l
81349(»SLäJI
813504jLL>J|
81351Jl^jJ
81352^rfcyD
81353<CLlwj
81354(VI-
81355O-
81356,_jj
81357^wjj ^~£3l rJl 3J
81358*!>!$ ^^ ^LUJl dÜJI
81359JuL^-lj ^^S^VI ^>j
81360^ifr
81361*>L
81362j, j^>,
81363/y
81364V -»
81365-UaSj
81366<j"^äJI
81367jljJI
81368'I
813694jl«
81370M-^J
81371Cf-
81372(**J -^
81373^^*
813741. Lire J^.. — 2. Lire^^t. —
813753. Man. omet j. —
813764.
81377Sic,
81378LTjS' haukaban p
81379kaukaboun, par confusion des deux tanwin; lire *—>££
81380vivant en
81381parfaite
81382sante;
81383il cacha ce
81384qui
81385lui
81386etait arrive pendant
81387dix jours,
81388apres lesquels Razi ad-Din tomba malade durant quelques jours, et mourut
81389'.
81390II prit alors sa place, mais
81391les
81392Ismailiens ne furent pas
81393satisfaits
81394de
81395lui,
81396et
81397ils le tuerent.
81398En
81399l'annee 660 de
81400l'hegire,
81401le
81402khalife al-Hakim bi-amr
81403Allah
81404arriva ä
81405*
81406fol.
814079 v».
81408*
81409j)ama s,
81410et
81411il
81412fit ensuite son entree au
81413Caire,
81414le dix-septieme jour du mois
81415de
81416Rabi' second. Al-Malik az-Zahir s'empressa de
81417se rendre ä sa rencontre,
81418il le
81419fit descendre dans
81420la grande tour (de
81421la
81422citadelle), et
81423il fixa une somme
81424d'argent
81425süffisante
81426pour
81427ses
81428depenses.
81429Le
81430fils
81431du
81432khalife
81433etait venu
81434avec
81435son
81436pere.
81437Lorsque
81438les
81439Tatars
81440s'emparerent
81441de Baghdad
81442en
81443l'annee
81444656,
81445cet
81446al-
81447Hakim
81448resta cache dans la ville jusqu'au commencement de l'annee 657;
81449il
81450partit alors de Baghdad, accompagne
81451de
81452trois personnes,
81453les memes qui se
81454rendirent en Egypte
81455en sa
81456societe.
81457Al-Hakim
81458alla
81459chez
81460Hosai'n
81461ibn Salah
81462ibn Rhafadja, chez lequel
81463il demeura jusqu'ä cette epoque (660). On a dit que
81464lorsque al-Mosta'sim
81465fut tue par les Tatars, une etoile se cacha,
81466et qu'on ne
81467la
81468vit plus
81469jusqu'ä ce que parut cet al-Hakim
814702
81471.
814721.
81473C'est-ä-dire que
81474l'individu que
81475Ba'ibars
81476avait nomme chef des Ismailiens
81477lit em-
81478poisonner Razi ad-Din. —
814792. Quand Iloulagou arriva devant Baghdad et commenca
81480le
81481siege de cette ville, un astrologue musulman
81482qui
81483se trouvait dans son armee
81484lui predit
81485des catastrophes cosmiques
81486si
81487le
81488khalife abbasside venait ä etre tue
81489:
81490ce
81491fut un autre
81492musulman, Nasir ad-Din at-Tousi, qui rassura
81493le prince mongol,
81494en
81495lui disant que ces
81496cataclysmes ne se produiraient certainement pas.
p. 447
81497[93]
81498HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
81499435
81500~J1 J^J
81501Aj) JU
81502X_T
81503AI, \y^i
81504dUJÜ ,^1 £j**ä ®I-L»
81505p^UJl ^
81506J!»-
81507^lä
81508pAs
81509j^oj dLo
81510^ȊJ
81511«J
81512lyi»
81513*J^->j
81514-Ci
81515^J^l»
81516^i}^"-N
81517jtitJl
81518J.-0I
81519JLp-
81520al-U
81521j»
81522j,-ül ^i—
81523jil JJ
81524j>
81525^jJI j^
81526-Cc
81527l_^
81528jS
81529Vjl
81530jl^j
81531jv«
81532aJ
81533Jii SiU
81534^JLl.
81535^Ul
81536dlUI
81537Jl
81538a,
81539Jj=.j
81540L^, ^
81541lS~f
81542j>^\
81543JtjJb
81544*t^ J*5-
81545j*->* &*»
81546Oi
81547<_s^
81548^__t ^Vl
81549aJI
81550_/J»i ®
81551f
81552ltJI
81553SX»j O^V öf
81554c5
81555ift
81556jl~^
81557-r^S ^ J-^\ %J-
81558Jc£
81559aUI
81560%a
81561j\ iXJ
81562Ul
81563fcUJi ^^
81564Jl
81565i^H-j
81566li!
81567JlÄs
81568j^UJI
81569CUVI ^>u
81570.
815711. Man. omet
81572,1
81573Les Arabes pousserent des
81574cris de
81575surprise quand
81576ils furent temoiiis de
81577cet evenement
81578qui
81579les
81580stupefia. Quelques jours
81581plus
81582tard,
81583Djamal ad-Din
81584al-Moukhtar, connu sous
81585le nom d'ash-Sharabi,
81586vint de Baghdad rejoindre
81587les (partisans d'al-Hakim), Iesquels, des
81588qu'il fut arrive,
81589lui dirent
81590:
81591« Nous
81592allons
81593te
81594presenter ä l'imam al-Hakim »; mais
81595il leur repondit
81596:
81597« Ce n'est
81598pas utile; ce qu'il est urgent de faire,
81599c'est que vous l'envoyiez ä Damas'.
81600»
81601Al-Hakim
81602s'y rendit, accompagne d'un shaikh des Tbada, nomine Na 'im;
81603tout
81604d'abord,
81605ils descendirent
81606chez Nour ad-Din ibn Amal ibn Sauf ad-Din
81607'Ali ibn Haditha; ensuite, Sharaf ad-Din
81608'Isa
81609ibn Mohanna s'employa pour
81610lui, et
81611il
81612le
81613fit connaitre au souverain de Damas. C'est alors qu'arriverent, par
81614le
81615fait des Tatars, les evenements que l'on connait
816162
81617. (L'imam al-Hakim) s'en
81618retourna alors chez l'emir Tsa (ibn Mohanna), aupres duquel
81619il resta jusqu'au
81620moment oü al-Malik al-Mouzaffar Routouz
816213 partit d'Egypte avec
81622s'on armee,
81623battit
81624les Tatars ä
81625'Ain-Djalout \
81626et reconquit
81627la Syrie
816285
81629.
81630L'emir
81631'Isa ibn Mohanna
81632se rendit chez
81633le
81634sultan,
81635et
81636il
81637lui
81638fit connaitre
81639l'etat de l'imam al-Hakim. Le sultan lui
81640dit
81641:
81642« Quand nous serons revenu
81643en Egypte,
81644envoie-le nous,
81645afin que nous
81646le
81647recevions avec toute
81648la magni-
81649ficence (qui lui est due),
81650s'il plait
81651ä Allah!
81652» Mais al-Malik al-Mouzaffar
81653fut
81654assassine,
81655et, lorsque
81656fut arrivee
816576
81658la presente epoque,
81659* al-Hakim
816607 vint
81661(en * fol. 10
81662r°.
81663Egypte),
81664comme nous
81665l'avons
81666rapporte.
81667Al-Malik
81668az-Zahir
81669lui
81670renouvela
816711. Pour que, de lä, au besoin,
81672il puisse passer en Egypte ä la cour du sultan du Caire.
81673— 2. L'auteur veut
81674parier
81675ici de
81676la mort du sultan al-Malik an-Nasir qui
81677laissait
81678al-
81679Hakim sans protecteur. —
816803.
81681Li' troisieme
81682sultan mamlouk du
81683Caire. —
816844.
81685La source
81686de
81687Goliath. —
816885.
81689Qu'il
81690reprit aux Mongols. —
81691fi. Lannee 660. — 7. On lit en marge
81692du manuscrit
81693:
81694«
81695Cet imam al-llakim fut le soixantieme des rois des Musulmans,
81696et le
81697trente-neuvieme des
81698khalifes 'abbassides.
81699»
p. 448
81700436
81701MOUFAZZAL IBN ABIL-FAZAIL.
81702[94]
81703jhJI ^o
81704^Sj
81705^„HiJl
81706jl
81707jJ*}\
81708Jt^j cJI
81709üÄä> Jj «JL:
81710-0J1
81711'Li
81712jl
81713^Ji J>-^i
81714,_V-Jjl
81715^r^sj
81716X»
81717jjj">L-S>
81718^gAfr
81719^-a^Jl O/
81720jlj
81721»jlUS
81722OSJfiTj ^-^1
81723(*t^*
81724"-"J*^
81725jojLäT
81726jjbÜäil
81727ö\aS\
81728jlkLJI
81729j4»-
81730Ijjj
81731jbJi
81732ijj- ^ jL^j ^»
81733v_jLa3I
81734,_j
81735(j^Aj
81736®io*ä)l
81737(^j J
81738Iji^ji
81739(_5^JI
81740ij^^JI *>U jrj^J tr
817413^-^^
81742i>."^ ^
81743<?*-*-** Cr^*
81744J^
81745«!«_)
81746t_jL»&j
81747(5^*'s j
81748t^*
81749"^ "-^
81750v-*"-?
81751fcj-^j
81752'»JL»
81753£^*f-
81754Je-
81755lj-tt=-lj jlLO
81756( ~-»-Sj ^Lju
81757JjOjL.
81758^o-Ls
81759j^lwjly
81760yLllJI
81761vilUI
81762j^jw JDj
81763' jjS^X^-
81764~.^JuL.j
817651. On
81766lit en marge
81767cette note ecrite ä l'encre rouge
81768: ^>
81769(^~JI _j-^
81770*iLs-'
81771^U^!_*»j
81772.w__L»Jl
81773AiLs-M
81774^
81775._yj'büi)t_3
81776*~.LJ!
81777_j»j
81778~>*L»J!
81779\jfyj', dont les premiers mots ont ete
81780presque entierement coupes ä la
81781reliure. — 2. M.
81782v^OJL»,
81783ce qui signifierait que Sanda-
81784ghoun
81785etait a l'avant-garde. — 3. Man.
81786,y.X~o\ Rashid ad-Din, DjamV at-tawarikh,
81787ensuite sa reconnaissance comme khalife, et nous raconterons cet evenement
81788par
81789la
81790suite,
81791s'il plait ä Allah.
81792Cette annee, on recut
81793la nouvelle que des
81794discordes
81795avaient eckte entre
81796les Tatars ä la mort de leur grand
81797roi
81798', qu'ils
81799etaient en complet desaccord,
81800et que Berke avait battu Houlaoun.
81801Ensuite, au milieu
81802du mois de Rama-
81803dhan, de faux bruits
81804circulerent ä Damas au sujet des Tatars
818052
81806.
81807Cette meme
81808annee,
81809le
81810sultan
81811al-Malik
81812az-Zahir envoya des detachements
81813de troupes
81814ä
81815Damas, sous le commandement de 'Ala ad-Din ad-Dimiati et de al-Hadjdj 'Ala
81816ad-Din ar-Rokni; ils arriverent dans cette ville au mois de Zilka'ada.
81817L'emir Ala ad-Din Taibars al-Vaziri, gouverneur de Damas, sortit de cette
81818ville pour les aller recevoir, mais
81819ils se saisirent de
81820sa personne,
81821et
81822ils Fen-
81823voverent au sultan;
81824puis
81825ils
81826lirent main basse
81827sur
81828toute
81829sa
81830fortune,
81831et
81832ils
81833la confisquerent. La cause en fut que
81834'Ala ad-Din Taibars
81835se conduisait dans
81836Damas
81837d'une
81838facon tyrannique,
81839et
81840qu'il
81841s'y
81842livrait
81843ä
81844toutes
81845les exaetions;
81846c'est ainsi qu'il empecha
81847les Arabes de porter les
81848recoltes ä Damas,
81849et que
81850la disette
81851eclata dans cette ville.
81852Cette
81853annee,
81854les
81855Tatars attaquerent
81856Mausil;
81857leur
81858geueral
81859etait
81860Sanda-
81861ghoun, qui
81862etait aecompagne
81863d'al-Malik al-Mouzaffar Kara-Arslan, prince
81864de
818651.
81866II s'agit ici de la mort de Monkke Khaghan. — 2. En
81867realite,
81868il s'agissait de Mon-
81869gols qui avaient penetre sur les territoires de
818701 Islam pour venir se mettre au Service du
81871sultan d'Egypte.
p. 449
81872[95]
81873HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
81874437
81875j._jJI
81876rfij
81877l ^JLJl
81878dlUI uUjJI J jl^j jlXi ^1
81879j.a)I
81880^y-o-ij XlJI
81881^'^3
81882j,_jS\
81883' ti»^<
81884^j^ifrj
818854—<J>-
81886lj~lc
81887>_«~al» ®,j-J^
81888*-»L« «—
81889<«_) ^jj
81890^-Ol
81891jA.
81892^jjl
81893JLc»J
81894aJI rj>&
81895>r^=- ^y
818964
81897<J°^ äJ
81898.A"
81899cT-*^ -^"^ J^*-' ^JUl dlUI ^^cli
819003 jLjj
81901Jj-aj
81902(>f*J"l5
81903»-'Jjr' lS^
81904l^J^
81905*^*tfJ
81906jÜlf
81907Juai'l
81908twl» ®jUtü*-
81909Jl
81910Jusj
81911jl
81912Jl
81913jLwj
81914*
81915fol. 10'
81916pjTAt
81917J-ajjJI Ja
81918«W«
81919jt$
81920^yL«
81921ijJJÜa.
81922° jji-U-s jLi
81923pAji'%
81924jl
81925*j) p-JJ üi»
81926(j-jU
81927Cj'U
81928«~T
81929'(J^JI
81930/«•«
81931j^-Ül
81932l £-~d\
81933*-**
81934jL<J
81935®jLä^—
81936-UaS_J
81937^rjl*
81938*_iVI
81939ii)-£^
81940man.
81941suppl.
81942pers.
81943209,
81944folio 293
81945r", nomme
81946ce general _jcl^JL~.,
81947les deux formes
81948etant
81949equivalentes,
81950le n de Sandaghoun ayant ete ajoute comme
81951celui de
81952.,j^^» = jS^^.
819531. Man. JU!
81954s^ J~=jJt J j^j. —
819552.
81956Lire li^
819578
81958. —
819593.
81960Lire I.Lo. — 4. Man.
81961Jj,JI,
81962qui, comme les
81963deux mots
81964suivants,
81965a presque disparu dans une
81966eraflure du
81967papier. — 5. Man.
81968,y.X~s. — 6. Man. J^Jl.
81969Mardin, avec une armee, de Shams ad-Din Younis al-Moushidd
81970', et de Shams
81971ad-Din,
81972le grand veneur. Al-Malik as-Salih Rokn ad-Din Isma'il, fds de Badr
81973ad-üin Loulou, se trouvait dans Mausil avec
81974sept cents
81975cavaliers.
81976(Sandaghoun) dressa contre
81977la
81978ville vingt-cinq balistes,
81979et
81980il ne s'y trou-
81981vait point d'armes avec lesquelles les assieges pussent combattre contre
81982lui,
81983ni provisions, de teile sorte que le prix des denrees s'eleva d'une facon exor-
81984bitante,
81985et que
81986le makouk
819872
81988(de
81989ble)
81990atteignit vingt-quatre
81991dinars. Al-Malik
81992as-Salih
81993Isma'il demanda
81994alors
81995ä
81996l'emir Shams
81997ad-Din
81998Albourounlou
819993 de
82000venir d'Alep ä son aide.
82001L'emir sortit pour
82002se porter au
82003secours du
82004prince
82005de Mausil,
82006et
82007il marcha jusqu'ä ce qu'il parvint
82008*
82009ä Sindjar.
82010Mut. 10 v
82011Quand les Tatars connurent son arrivee,
82012ils se deciderent ä fuir; mais, ä
82013ce moment meme, Zain ad-Din al-Hafizi arriva aupres des Tatars, venant de
82014chez Houlaoun
82015;
82016il leur apprit que l'armee qui se trouvait avec Albourounlou
82017n'etait qu'un detachement
82018fort peu important,
82019et
82020il leur ordonna de marcher
82021contre lui. Sandaghoun
82022partit ä la tete d'une troupe prise parmi l'armee qui
82023se trouvait avec
82024lui devant Mausil, dont
82025l'effectif s'elevait ä dix mille cava-
82026liers,
82027et
82028il se dirigea sur Sindjar.
82029L'armee
82030qui
82031etait
82032avec
82033Albourounlou
82034comptait
82035neuf
82036cents
82037cavaliers,
820381. Moushidd,
82039et shadd,
82040designaient des inspecteurs de tout
82041genre. —
820422. Makouk
82043signifie, d'une fagon generale,
82044« mesure
82045»
82046;
82047le copiste a oublie
82048ici un mot indiquant de
82049quelle denree
82050il s'agit. —
820513. Cet otficier
82052etait gouverneur d'Alep.
p. 450
82053438
82054MOUFAZZAL IBN AB1L-FAZAIL.
82055[96]
82056^ilijjll
82057,V-*Jl
82058(«^
82059*»* j^ J^
82060<J-y ^*v?"
82061fJv'l} O* ^r~~^
82062c-ilxs
82063^i-Vl
82064^jLjs-
82065,j ^1
82066Uaj
82067^^«sUI
82068CjjINo
82069jJj_a)1
82070t_^^-3
82071k-^JJ
82072(*lf
82073(j
82074,
82075.JJ^
82076r*^-
82077l>^-"l5
82078®,Jj~sU\
82079jljjl
82080Lli-iJ
82081f»*^
82082<SjLä-9
82083iij^J'
82084^11
82085LLsJJ
82086A_)^^Ulj
820874_>Jj>«Jl
82088\*
82089S-—_>
82090ifrUjs-
82091«—.1."
82092,j
82093^Jl
82094J^» r^»^
82095^ 0^ f^
82096"Jjio
82097<j
82098^AÜall
82099jAUl
82100\*
82101jiVl
82102._~Ua>
82103^X«
821041. Man. Oj*Sj. — 2. Man. J.^1.
82105quatre cents Turkomans et cent Arabes. Albourounlou sortit contre les Tatars,
82106et se rencontra avec eux,
82107le dimanche quatorzieme
82108jour du mois de Djou-
82109mada second.
8211011
82111fut ecrase et
82112prit
82113la
82114fuite, Messe;
82115parmi
82116les
82117officiers
82118sous
82119ses
82120ordres,
82121furent
82122tues 'Alam
82123ad-Din
82124az-Zoubasbi
82125',
82126Izz ad-Din Ai'bek as-
82127Solaimani, Bahadour Yousouf, Hosam ad-Din Dourounada'i
821282
82129,
82130Keukelde'i
82131al-
82132Halabi et Sindjar an-Nasiri.
82133Les Tatars firent prisonniers Alam ad-Din Djoulam
821343 avec son
82135fils et Sai'f
82136ad-Din Bektout
82137an-Nasiri; Albourounlou echappa au desastre avec un petit
82138groupe d'Azizis et de Nasiris
821394
82140;
82141ils arriverent ä al-Bira, oü
82142la plupart d'entre
82143eux
82144se
82145separerent d'Albourounlou
82146et entrerent sur
82147le
82148territoire
82149egyptien
82150;i
82151.
82152Apres ces evenements,
82153Iloulaoun
82154lui envoya demander de venir ä sa
82155cour,
82156pour
82157lui
82158conferer un
82159fief dans les pays soumis ä sa
82160domination
82161(en recom-
82162pense de sa belle conduite).
82163Mais,
82164ä ce meme moment, Albourounlou faisait demander ä al-Malik az-
82165Zahir
82166la permission
82167d'entrer en Syrie
821686
82169;
82170le
82171sultan
82172la lui ayant accordee, Al-
82173bourounlou partit d'al-Bira, le dix-neuvieme jour du mois de Bamadhan,
82174et
82175il
821761.
82177-Ä>^jj, pour
82178-iX>j~?, en turk oriental
82179jJjj~>,
82180litt.
82181«
82182le chef de l'eau
82183»,
82184titre qui
82185designa ensuite un
82186officier de police;
82187s et z s'echangent facilement. —
821882. En mongol
82189toromtai designe
82190le
82191tiercelet; l'echange de m et n est constant; dourounada'i, qui cor-
82192respond exactement ä
82193la grapliie
82194arabe de ce nom,
82195signifie
82196«
82197oriental
82198», de dourouna
82199» Orient
82200»
82201;
82202cet adjectif se trouve en mongol moderne sous la forme dotirounatou,
82203qui
82204equivaut a dourounadai;
82205cf. dourounadeki
82206«
82207qui
82208est
82209ä
82210l'orient
82211». —
822123. Probablement
82213le turk oriental
82214.y^y^- tchoulan « droit, veridique
82215». — 4. Mamlouks des sultans d'Alep,
82216al-Malik al-'Aziz
82217et al-Malik an-Nasir. — 5. Les domaines des sultans du Caire s'eten-
82218daient en effet jusque dans ces environs. Bira (Yakout,
82219II,
82220787)
82221est une ville proche de
82222Soumaisat, entrc Alep et les frontieres du pays de Roum. — 6.
82223II etail plus prudent de
82224s'en remettre ä la parole du sultan d'Egyple que d'ajouter foi aux promesses systema-
82225tiquement mensongeres des Mongols.
p. 451
82226[97]
82227I1IST0IRE DES SULTANS MAMLOUKS.
82228439
82229^jJLll
82230v«
82231~,l=oU
82232^^-"Vl;
82233^^^«Ji
82234<Ji jji-Al«a jlc
82235jji-Al-a
82236^y. C^-S
82237-*j»3
82238Aj^-äJI
82239j
82240Jji-jJl>
82241«Je
82242Ij^^iij
82243AjJ-Jy 'ts^
82244fbt^ l^J^
82245Jujj-JI
82246^o-Ls «JUI
82247dUJl U
82248dllJ!
82249^.1
82250j.jJI
82251»Ms
82252Ij-ALs
82253jL*i J^» U
82254jUa^llj
82255JLäJI jj*iJ
82256*»*
82257jjjYy*
82258kli»
82259aJL>- ^»-^
82260A9
82261jtJLaJl
82262JDj @*jm
82263dJ^l
82264rcLa
82265LJl
82266fc^L.9
82267'
82268S»_j
822691
82270«_J.i
82271JsLLftJ
82272ji)
82273.
82274Ji
82275l'-Cfr
82276jvjjl
82277JLsj Uü
82278ss-dj
82279j^-01
82280»Mc
82281*jJI r_p-^
82282*>Jj (^
82283^JU^JI
82284j^iej J^J
82285J^-äM ^
822861. Man. Jj-Jl. — 2. Le mot ,jj!,
82287lequel est le plus important de toute
82288la phrase, est
82289ecrit dans l'interligne. — 3. Sic; lire kol.
82290penetra
82291sur
82292le territoire
82293egyptien dans
82294les dix premiers jours du
82295mois de
82296Zilkä'ada. Al-Malik az-Zaliir
82297le
82298gratifia de sommes d'argent,
82299lui remit des
82300vetements d'honneur, et lui confera
82301le grade d'emir de soixante-dix cavaliers.
82302Quand Albourounlou se refugia sur le territoire egyptien, apres avoir ete
82303battu par Sandaglioun,
82304ce general s'en retourna ä * Mausil avec les prison-
82305niers qu'il avait eaptures;
82306il les
82307iit penetrer par les poternes
82308' aupres d'al-Malik
82309as-Salih,princede Mausil, pour qu'ils lui apprissent la deroute d'Albourounlou
82310et sa
82311fuite,
82312et pour
82313qu'ils
82314lui
82315conseillassent de
82316se ranger sous l'obeissance
82317d'Houlaoun. Ensuite
82318la bitte etle siege se prolongerent jusqu'au premierjour
823192
82320du
82321mois
82322de
82323Sha'ban. A
82324ce
82325moment,
82326les
82327assiegeants
82328demanderent
82329qu'on
82330leur envoyät
82331'Ala ad-Din,
82332fils
82333d'al-Malik as-Salih,
82334et
82335ils
82336pretendirent qu'ils
82337avaient regu d'Houlaoun une
82338lettre
823393 qui
82340disait
82341:
82342« Gertes,
82343le
82344fds d'al-Malik
82345as-Salib
823464
82347n'est coupable ä nos yeux d'aucune faute; nous lui pardonnons
82348le
82349crime de son pere
823505
82351;
82352envoie-le nous pour quo nous
82353decidions avec lui de
82354la
82355paix que nous t'accorderons.
82356»
82357Al-Malik as-Salih etait alors dans l'incapacite de continuer
82358la
82359bitte,
82360ses
82361Forces etaient epuisees, et ses mamlouks le dominaient entierement;
82362il envoya
823631. Ou« par les chemins secrets »,
82364plutöt que
82365« par
82366les breches du mur d'enceinte
82367»,
82368^_jjü pouvant avoir ce double sens. — 2. Moustahall,
82369!e
82370» moment oü parait
82371le crois-
82372sant de la nouvelle lune hilal »,
82373le premier jour du mois, les deux prcmieres, et meme
82374les trois premieres nuits du mois [Lisan al-'Arab, XIV, 227). — 3. II s'agit certainement
82375ici des Mongols qui etaient venus mettre le siege devant Mausil, quoique leur nom ne soit
82376pas prononceune seulefois, et bien que l'auteur les designe constamment par
82377« ils
82378», ce
82379qui n'est point fait pour eclairer le sens de son recit. — 4.
82380Ala ad-Din,
82381tils d'as-Salih.
82382— 5. C'est-ä-dire ton crime de rebellion.
82383path. on. —
82384T.
82385XII. — F.
823863.
8238730
82388ful.
8238911
82390i"
82391fol. il
82392r*
p. 452
82393roi.
8239411 v
82395Pol.
823961
823971 V
82398440
82399MOUFAZZAL IBN ABIL-FAZAIL.
82400[98]
82401J^Ji
82402jJÜl
82403J>\
82404Jji--*Jli
82405"
82406JLii.UI
82407^jJl
82408<*-*-£
82409\j^*\ f ®
82410***
82411<j<»
82412j^lcj
82413*>
82414l_jl>l^-1
824151.
82416Lire
82417Jtfl. —
824182. Man.
82419-ä~eUI.
82420son
82421fils,
82422'Ala
82423ad-Din,
82424aux
82425Tatars,
82426et, quand
82427il
82428fut arrive aupres
82429d'eux,
82430(le
82431jeune prince) resta en leur compagnie pendant douze jours. Al-Malik as-Salili
82432pensa que
82433ces gcns l'avaient envoye choz Houlaoun.
82434Ensuite, apres quelques jours, les assiegeants envoyerent iine lettre ä al-
82435Malik as-Salih pour
82436lui demander de
82437rendre
82438la
82439ville,
82440«
82441et,
82442si
82443tu
82444u'agis pas
82445aiasi,
82446lui
82447disaient-ils,
82448tu
82449ne
82450t'en prcudras
82451qu'ä
82452toi de
82453ce
82454qui
82455arrivera,
82456car
82457nous
82458entrerons
82459dans
82460la
82461ville
82462le sabre
82463au poing,
82464et nous
82465te massacrerons,
82466aiusi que tous ceux qui s'y trouvent
82467».
82468Al-Malik
82469as-Salili assembla
82470la popu-
82471lation de la cite et les troupes,
82472et
82473il leur demanda leur avis sur ce qu'il con-
82474venait de
82475faire;
82476ils
82477lui
82478conseillerent d'operer une sortie contre les Tatars;
82479il
82480leur dit
82481:
82482« Ces geus me tueront immanquablement, et ils vous tueront apres
82483in oi.
82484»
82485Mais
82486ils
82487persisterent
82488dans
82489leur
82490idee
82491qu'il
82492lui
82493fallait
82494sortir
82495et attaquer
82496les
82497Tatars. Al-Malik
82498as-Salili
82499sortit
82500alors
82501pour
82502les combattre,
82503le vendredi,
82504quinzieme jour
82505du
82506mois de Sha'ban,
82507apres
82508la
82509priere,
82510apres
82511avoir
82512l'ait
82513ses
82514adieux au peuple et s'etre revetu d'habits blancs
82515'. Des qu'il fut arrive dans les
82516lignes des
82517assiegeants,
82518ils
82519le
82520lirent
82521prisonnier
82522en
82523meine
82524temps
82525que
82526les
82527soldats qui l'accompagnaient.
82528Ensuite,
82529ils ordonnerent ä Shams ad-Din ah-Baghshiki
825302 d'entrer dans la
82531ville
82532;
82533il y penetra, portant le firman
825343 (d'Houlaoun), et il proclama ä la population
82535qu'on lui accordait la vie sauve;
82536les habitants se montrerent apres etre restes
82537caches,
82538et les Tatars commencerent ä demolir les murailles de Mausil. Quand
82539• * les gens furent bien rassures, quand
82540ils eurent vendu et achete
82541',
82542les Tatars
825431. Pour marquer
82544qu'il
82545allait
82546ä une mort certaine. —
825472.
82548Baghshika,
82549dit Yakout,
82550I,
82551472, est un village qui dopend de Mausil, dans
82552les environs de Ninive
82553yj,y~j,
82554ä Test du
82555Tigre. —
825563.
82557,jb J farman
82558est
82559la
82560traduction du niongol yarligh
82561« ordre
82562royal
82563».
82564-
825654. C'esl-a-dire quand les transactions de
82566la
82567vie eurent
82568repris leur cours normal.
p. 453
82569[991
82570HISTOIRE DRS SULTANS MAMLOUKS.
82571441
82572oAJl
82573^1
82574l_^Utjj
82575j_^JI
82576Ij^jj&j
82577jLuS ^
82578^j^ixJlj
82579jj-^LJl
82580,J
82581(V^-
825825
82583j^3
82584f^-fj
82585CS
82586ix&y*
82587(**-5
82588l*(%r'
82589(j ^^'
82590cilldl
82591IjAzäJ
82592U-b-J
82593ji->''
82594WtA^J
82595^_äJ|
82596^U-
82597«JUaJI
82598_yüiJ!
82599dLUIj
82600S^jaell ^^L?
82601jpc~l
82602j^a)I
82603i_?--
82604aaIäJI dlUI
82605jl^j ® Ö3jV_y>
82606Oj--*
82607Iji-jJ'j
82608j!ä1~
82609Jj^o
82610^fV="
82611ol^JI
82612^U-
82613jltJI
82614L)jj"
82615UJ
82616J&cL~
82617l_^=-Ls
82618Ac
82619/»»-^l
82620aMc-
82621düJ^j C>U!
82622a.WLiyi ^3 ^1 ^Li ^
82623jla Jl ^lül dUUI
82624jlkAJI
82625Jl
82626^ir^J
82627(J-^j-»jl
82628/}-•
82629_^y
82630A>-*Jl
82631j-k
82632^Vjl
82633^Jj^
82634o-a&Ij
82635j^XJU-cj
82636(VäjVjIj
82637^a-LlJI
82638y>\
826391. Lire j_j^_p *»j;
82640il faut, soit cette lecon,
82641soit A^y^^j, ce qui indiquerait qu'al-
82642Malik as-Salih
82643se
82644dirigeait
82645vers
82646l'ordou d'IIoulagou quand
82647il
82648fut assassine,
82649ce qui
82650est
82651unc lecon invraisemblable.
82652entrerent dans
82653la
82654ville
82655et passerent la population au
82656fil de l'epöe durant neuf
82657jours.
82658Ils y penetrerent le vingt-sixieme jour du mois de Slia'ban et ils demo-
82659lirent
82660son
82661eneeinte
82662fortifiee;
82663ils trancherent par
82664la
82665moitie du
82666corps
82667lc
82668lils
82669d'al-Malik as-Salih, sur le pout, et ils pendirent soncadavro. Puis ils partirent
82670de
82671Mausil,
82672et
82673ils
82674tuerent eu
82675route
82676al-Malik
82677as-Salih,
82678alors
82679qu'ils
82680se
82681diri-
82682geaient vers
82683le campement
82684'
82685d'lloulaoun.
82686Al-Malik al-Moudjahid Saif ad-üin Ishak, prince du
82687Djazira
826882
82689, et al-Malik
82690al-MouzalTar
82691'Ala ad-Din
82692'Ali, prince de Sindjar
826933
82694, quand
82695les
82696Tatars
82697vinrent
82698mettre le siege devant Mausil, partirent de Sindjar, et ils se rendirent chez le
82699sultan al-Malik
82700az-Zahir,
82701en Egypte;
82702le sultan
82703les
82704recut
82705d'une
82706facon
82707tres
82708alTectueuse
82709et
82710leur confera de bons
82711fiefs
82712;
82713le
82714fröre
82715d'al-Malik
82716al-Mouzaffar,
82717leurs
82718fds
82719et leurs mamlouks ägirent de meine. Ce fut ainsi que
82720la souverai-
82721nete des
82722111s de Badr ad-Din Loulou disparut de Mausil, du Djazira, de Sin-
82723djar, de Nisibin, de ses forteresses ä Mausil, de al-Djazirat al-'Omariyyaet ses
82724districts,
82725d'al-Bavazidj \
82726d'Afarsous
827275
82728,
82729de Dara
82730et
82731ses
82732districts,
82733des
82734for-
827351. oj.^i
82736litt.
82737« les tentes
82738», traduction du mongol ordou, qui designe le campement
82739d'un prince, et qui se trouve sous
82740la forme
82741_jJ.I dans Moufazzal. —
827422.
82743II y a plusieurs
82744Djazira (Yakout,
82745II,
8274672
82747et
82748sqq.)
82749: Djazirat Akour,
82750entre le Tigre
82751et l'Euphrate,
82752voisin
82753de la Syrie;
82754le Djazirat ibn
82755'Omar, .qui est
82756le
82757£jj**J!
82758h?.j^} de Moufazzal; Djazirat ibn
82759'Omar est une
82760ville au-dessus de Mausil,
82761ä une distance de
82762trois journees de chemin;
82763eile possede un territoire, lequel
82764est, ä proprement parier,
82765le Äj^»jJ!
82766ijijs?}, —
827673.
82768Sin-
82769djar (Yakout,
82770III, 158)
82771est une grande ville du Djazira, ä trois jours de Mausil. — 4. Ecrit
82772fautivement
82773j!,_jJ| dans Moufazzal; al-Bavazidj
82774^Jj^yl est une
82775localite bien connue,
82776citee par Ibn al-Athir et par Yakout
82777(I,
82778750); c'est une ville pres de Takrit, sur la bou-
82779che du Zab inlerieur, ä son conlluent avec le Tigre
82780; on la nommait egalement Bavazidj
82781al-Malik
82782«
82783les embellissements du
82784roi
82785»
82786; ä l'epoque de Yakout, cette place dependait de
82787Mausil. —
827885.
82789II n'y a dans Yakout aucun renseignement sur cette localite. —
827900. Dara
82791(Yakout,
82792II, 510)
82793est une
82794ville entre Nisibin
82795et Mardin.
p. 454
82796442
82797MOUFAZZAL 1BN ABIL-FAZAIL.
82798[100]
82799yUilj
82800\j\35 'jv^ifj
828017*~> j'^JlJ yb^-'j ^j^**)l i^stlij
82802^U^j-JL
82803Ijf-yisj
82804\™-ai_5
82805jUtLwj
82806'pljJl
82807<Ji
82808**
82809IjfrMy
82810IjiLtlj
82811jIäL-j
82812l^loXj
828133 ^j^j
82814ij^LjJI
82815f-^U)lj
82816lylS
82817L»
82818.wo}
82819L.» L5^.9
82820LAäIJ
82821j«J~il
82822liU)'
82823.J^aiL'l
82824Xj'
82825Ui JÜI
828261.
82827Man. Lo^Jb,
82828corrige
82829par un
82830lecteur posterieur
82831en J^JIj
82832[sie). —
828332.
82834Man.
82835ipyvjSi&j
82836^i\.yi\y —
828373. Man.
82838J_ji
82839;
82840p. baüJ!
82841est
82842en
82843apposition
82844ä loL*Jt
82845et ä
82846JjT. —
828474. Man.
82848»~^!; *~#! dans Aboul-Fida. — 5. Ce passage so trouve dans
82849la continuation
82850du
82851Kilab ar-raudhalain, man. arabe
828525852,
82853fol.
82854242
82855v°
82856et
82857ssq.
82858;
82859il
82860n'y en a
82861ici
82862qu'un
82863resume. — 0. Lire ^
82864^wdjJL «jLJ! ^j,. — 7. Raudhatain J^-I.j
82865,
82866„.,li ^o U ^ajLjs->.
82867teresses d'al-'Imadiyya
82868', de
82869Kouli
82870'-,
82871et de
82872leurs
82873pays, de
82874Sindjar,
82875de
82876ses
82877dependances
82878et de
82879ses forteresses avec
82880la
82881citadelle d'al-IIaitham
828822
82883.
82884Et
82885ces
82886annees,
82887et les hommes qui les ont vecues, ce fut comme
82888si
82889ni
82890ellcs,
82891lii eux,
82892n'avaient existe.
82893Au cours de cette meme annee, l'armee de Sis et son mfanterie firent une
82894ineursion d'Antiocbe ä al-Fou'a
828953
82896, qui depend d'Alep, et ä Sarmiu;
82897ils pillerent,
82898le pays et
82899ils s'y livrerent ä toutes les depredations
82900;
82901Ala ad-l)in ash-Shihabi,
82902gouverneur (natb as-saltana) d'Alep, mouta ä cheval et marcha contre eux avec
82903une armee;
82904il battit les Armeniens
82905et
82906leur
82907lit un
82908certain
82909noinbre
82910de
82911prison-
82912niers qu'il envoya au Gaire, oü on les trancha par la moitie du corps.
82913fol.
8291412
829151".
82916Le sliaikh Shihab ad-l)in Abou Shama a dit dans sa chronique que,
82917* cette
82918annee,
82919le vingt-septieme jour du mois de
82920Zilka'ada,
82921il arriva ä Damas,
82922de
82923l'armee des Tatars, deux cents cavaliers
82924et fantassins, avec leurs
82925l'emines et
82926leurs enfants,
82927qui
82928s'etaient enfuis chez
82929les Musulmans.
82930Ils
82931raconterent que
82932l'armee d'Houlaoun avait ete
82933battue par son cousin Berke', que les troupes
82934d'Houlaoun avaient pris la fuite,
82935et qu'elles s'etaient dispersees dans les con-
829361.
82937Al-'lniadiyya,
82938dit
82939Yakout
82940(III,
82941717),
82942est une
82943puissante
82944forteresse,
82945au
82946nord
82947de
82948Mausil,
82949bätie par 'Imad ad-Din Zangi. — 2. Yakout ne parle pas de
82950cette forteresse. -
829513. D'apres Yakout
82952(III, 923),
82953c'etait un grand village dans les environs d'Alep, ou
82954il y
82955avait un couvent. — 4.
82956Fils de Batou,
82957f ils de Tchoutchi,
82958frere
82959de
82960Touloui,
82961lloulagou
82962etanl le fils de Touloui.
p. 455
82963[101]
82964HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
82965443
82966^jVI
82967ßs»\ j
82968cijiJj jjjVy»
82969J-f*- c^i
82970&j>
82971*lc
82972^>l
82973ijJ>
829742 jjjYy»
82975i JL^.
82976^>üi
82977*!
82978Jli
82979^-^
82980fl
82981"J
82982jl£j ^^C
82983^^c
82984^.i^VI
82985iji-1
82986ctiUL
82987<Cl£«
82988^Ijj ^U
82989jls
82990^<Lfr
82991Ij^r-^J
82992H ly^«
82993iSj^
82994<£j>
82995j*=->J
82996\^*~*>.
82997&*\
82998-^J
82999»J«j"Ls
83000l0Cü
83001jU-
830021. Raudhatain X~e
83003.! i~—
83004.,!
83005Ijt&j. — 2. Raudhatain S^*$,
83006altere
83007ici en la forme
83008vulgaire. —
830093.
83010Raudhatain L.^
83011uu'Us
83012Ji" J-aäs
83013^bLI! j
83014Lxxiuij
83015IjS'^j»
83016isU^. w^s
83017yliJl J&
83018Jl iüjQJ) Üa ^..äJ,. — 4. Raudhatain y^\
83019IJmj. —
830205. Raudhatain Jl; ,
83021^
83022Jl !Jia.
83023,' o^,l
83024-Jl üyLJi .L^J!
83025^-~~>
83026»*))
83027,^ ^i
83028IjIS'U
83029vt-^. —
83030(3.
83031.s'/V:
83032lire
83033..jJibJ!; Raudhatain
83034,. t:^iJI "^»
83035jaso^ä-t^. — 7. Raudhatain Jäcal. —
830368. Man.
83037^.U ^c; Raudhatain
83038Si
83039^C'f-\ dans
83040Iiashid ad-Din,
83041ce prince
83042est nomme
83043l$jJ
83044<J^jl
83045Arik Boka; dans
83046'Ari Mako,
83047le
83048'ain
83049est
83050le durcissement
83051du haniza
83052de Arik ^.1;
83053le
83054k final est tombe, comme
83055le
83056fait est courant en mongol, et Mako equivaut
83057ä Boka avec
83058in =
83059b. — 9. Raudhatain xli
83060; dans Rashid __C%jJ. —
8306110.
83062Raudhatain
83063--'-Ju
83064Ulli.
83065— 11. Man. LU
83066Cj*$,
83067dans lequel Yalifa. ete ajoute par imitation des formes verbales
83068telles que |y^; Raudhatain JSj ^Jj*J-
83069trees de la terre; cette troupe (qui etait arrivee ä Damas) s'etait dirigee vers
83070les pays des Musulmans.
83071Les Musulmans
83072se
83073rejouirent
83074de
83075ce
83076fait, et
83077les
83078opinions
83079et
83080les craintes
83081qu'on
83082avait coneues au
83083sujet de ces gens s'evanouirent. Ces fugitifs racon-
83084terent que le roi supreme des Tatars, que Ton nommait Mangou Ka'an ', etait
83085mort, et que son plus jeune frere,
83086Ari AFako, lui avait succede dans la royaute\
83087II
83088avait un
83089frere
83090aine, nomme
83091Koubilai Khan,
83092lequel
83093etait
83094alors
83095absent
830962
83097;
83098(Koubilaü) fut indigne de cet evenement \
83099et
83100il marcha contre son
83101fröre avec
83102son armee; Berke porta secours ä
83103'Ari Mako'',
83104et
83105ils vainquirent l'armee de
83106Koubilai'.
831071. Fils de ToulouT,
83108et frere d'Houlagou. — 2.
83109II gouvernait la Chine,
83110tandis que
83111le
83112siege de
83113la puissance mongole etait Karakoroum, sur les hords de POrkhon. —
831143. Kou-
83115bilai avait regu une Instruction soignee qui
83116le preparait ä
83117la souverainete du
83118Celeste
83119Empire, tandis que
83120'Ari Mako etait reste ä peu pres incultc, comme tous les Mongols.
83121II
83122est evident que Koubilai, et cela non sans raison, se considerait comme tres supe'rieur ä
83123ses freres. — 4. L'histoire olTicielle des Mongols, tant en Chine qu'en Perse, raconte ces
83124evenements d'une maniere toute differente; mais
83125il est certain que Mangou Ka'an
83126avait
83127designe 'Ari Mako comme son successeur;
83128le
831294° mois de
83130la
83131l
83132r " annee Tchong-thoung
83133(1260),
83134'Ari Mako (= Arik Boka)
83135se proclama khagban des Mongols
83136a Karakoroum;
83137mais, au cours du
831383' mois de cette meme annee,
83139Koubilai' s'etait
83140fait nommer khaghan
83141ä Pe-king par les princes et les generaux mongols qu'il avait sous ses ordres.
p. 456
83142444
83143MOUFAZZAL 1BN ABIL-FAZAIL.
83144[102]
83145J>LJ\
83146«.0^5
83147:tyC
83148^^c
83149ÜaL.
83150*J$
83151dUi
83152<Ot j£
83153'-'jjjYy*
83154^A.
83155UJi
83156«s'^^li
831576Ü-UL
83158*1^b-.
831595 jjjV>*
83160J>3
831614 £y£" ^ J
83162JjS ^
83163*i*
83164J
83165l~J ^
83166*-*}
83167jbj 9yr
83168ÄUü
83169^Jl
83170jjjYy» ^j
831718 l«£, >ie ^1
83172cju-JI ^Lc J
83173J^-3
831747 jjjVy>
83175* fol. 12 V. Aa-I
83176^JkiJI
83177<üSl Ai
83178J.I
83179^-01
83180Olc ^
83181^^5^
83182Jls
83183*
83184jtJI
83185j^o
83186£SJ
83187^JJI
83188«_Äüdl
83189UJ
83190a|ju
83191j, k-l
83192jbdl
83193jjJ^I
83194Jli"
83195jISIjjJI ^Jl nJ^ Ot^ ^r ^vl ^^
831961. Raudhatain
83197a*l»3. —
831982. Raudhatain
83199S^&j*. —
832003.
83201Man.
83202.jJ-=
83203,j^c; Raudhatdin
83204£Li
83205j£ie. —
832064. Man. -c^OI
83207; Raudhatain »^öl. —
832085.
83209Raudhatain _/"%*. — 6.
83210/?««-
83211dhata'in ^£<p-}
83212, ^UL, Salamas
83213et Khoi'. —
832147. Raudhatain y 3^». —
832158. Le Raudha-
83216tain omet
83217la mention de ce nombre
83218de jours. —
832190. Raudhatain
83220-i-j. —
8322110. Raudha-
83222tain
83223.Urf. ib
83224^.-^'- —11- Man.
83225AJj.
83226Quand
83227Houlaoun
83228apprit
83229ces
83230faits,
83231il
83232cn
83233fut vivement peine,
83234et
83235il
83236se
83237refusa ä reconnaitre la souverainete de 'Ari Mako;
83238il rassembla ses troupes et
83239se disposa ä
83240aller attaquer Berke. Borke marcha contre lui
83241et
83242vint camper
83243dans le pays des Kurdjs, tandis qu'Houlaoun campait dans la plaine de Sala-
83244mas
83245'
83246;
83247la rencontre se produisit dans les environs de Shinvan
83248-
83249; un tres grand
83250nombre d'hommes perit dans les deux armees; la defaite tomba sur Houlaoun,
83251et son armee fut sabree pendant douze jours. Houlaoun s'enfuit vers la forte-
83252resse de Tala, qui se
83253trouve au milieu du
83254lac de l'Azarba'idjan 8
83255;
83256il y
83257entra,
83258il empecha que personne n'y peneträt, et
83259il y vecut comme un prisonnier.
83260L'historien a
83261dit
83262:
83263Parmi
83264ce qua
83265raconte le
83266saliib
83267Izz ad-I)in ibn Sbad-
83268dad dans la Vie d'al-Malik az-Zahir
832694
83270, quand
83271il parle des evenements de cette
83272annee, et de
83273la cause de la discorde qui
83274eclata
83275entre
83276les Tatars, cet auteur
83277dit
83278:
83279'Ala ad-Din ibn 'Abd Allah al-Baghdadi, Tun des officiers de l'emir Saif
83280fol.
8328112 v".
83282* ad-Din Balaban ar-Roumi ad-davaddar, m'a raconte ce qui snit
83283: Los Tatars
83284nie firent prisonnier ä Baghdad
83285lorsqu'ils
83286s'emparerent de
83287cette
83288ville,
83289et je
83290vecus
83291parmi
83292eux,
83293mele
83294ä
83295eux,
83296et
83297tout
83298ä
83299fait au
83300courant de
83301leurs
83302affaires.
833031. Salamas est entre Ourmia et Tabriz, ä deux jours d'Ourmia, ä trois de Tabriz;
83304eile
83305est ä une etape de Khoi (Yakout,
83306III,
83307120). — 2.
83308Ville dans
83309la region de Bab al-Abvab,
83310ou Darband, distante de cent farsakhs de cette ville. — 3. Ou
83311« dans un lac dans l'Azar-
83312bai'djan
83313», suivant la lecon d'Abou Shama;
83314il s'agit du lac dOurmia, dont parle Yakout
83315(I, 513). — 4. La
83316Vie de Raibars n'existe pas ä la Bibliolheque Nationale.
p. 457
83317[103]
83318HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
83319445
83320&*.
83321i£Jl£
83322l'wU
83323®*»jL»-l
83324J)6.
83325LjJal«)
83326j^i
83327Lktj>w pÄAi
83328Cj-Vp
83329^3 COj
83330jldl
83331UjJjJ
83332üU^>
83333'~'sU^LL> ^Vlj ^M»
83334^^i-o
83335Laa=-I
83336jV^-j o^
83337-Ct ^
83338ijj
83339<ü
83340eLl-j j^
83341t5i^,_ ^L
83342jjjYy> Xc
83343jl£j
83344jjjVjJ»
83345S/»t-
83346IjA^i ^ä-
83347j^i
83348d^.j jjjVy ^1
833491. Man.
83350Li-j. —
833512. Man. liJal». —
833523.
83353Lire jiu,
83354le vav ayant
83355ete ajoute par imita-
83356tion des formes verbales comme
83357!y*3.
83358Quand
83359fut arrivee l'annee
83360six cent soixante, deux ambassadeurs vinrent
83361de la cour de Berke; l'un sc nommait Bilaghia', l'autre Tatarshah;
83362ils appor-
83363taient
83364une lettre dans
83365laquelle
83366se
83367trouvaient
83368contenues
83369les
83370formules
83371habi-
83372tuelles; parmi ee qui y
83373etait exposc,
83374il y etait formule
83375des reclamations au
83376sujet de
83377ce que la coutume voulait qu'on envoyät ä la maisou de
83378Batou
833792
83380, du
83381butin qui avait ete fait dans la conquete des pays.
83382La coutume
83383etait, en
83384eilet, que
83385les Tatars reunissaient ce qu'ils pillaient
83386dans les pays qu'ils conqueraient et sur lesquels
83387ils etablissaient leur doraina-
83388tion, depuis le Djihoun,
83389ii l'ouest de ce fleuve
833903
83391;
83392ils diyisaient ce butin en cinq
83393parts
83394: deux parts
83395allaient au grand Ka'an \ deux ä l'armee,
83396et une part ä la
83397maison de Batou
83398:i
83399.
83400Quand Batou
83401fut
83402inort, et quand Berke fut montc sur le tröne, Houlaoun
83403defendit qu'on lui payät sa part. Berke envoya alors ses ambassadeurs ä Hou-
83404laoun, et il
83405fit partir avec eux des sorciers
83406° qui devaient corrompre les magi-
83407ciens d'lloulaoun. Ce prince avait alors aupres de sa personne im sorcier qni
83408se nommait Yik-sha'
83409;
83410ils lui donnerent des cadeaux que Berke avait envoyes
834111. Ce nom transcrit le mongol bilaghou « massuc
83412». —
834132. Fils de Tchoutchi, et pere
83414de Berke. — 3. C'est-ä-dire dans
83415les pays donnes en apanage a Houlagou, l'Iran, et ce
83416qu'il devait conquerir, la Syrie, l'Egypte et l'empire
83417gree. — 4. Le grand Ka'an,
83418ce qui
83419est l'expression. meme dont se
83420sert Marco Polo,
83421est
83422le suzerain
83423des oulous inongols,
83424Mangou Ka'an,
83425puis
83426les empereurs de
83427la Chine, Koubilaf, Temour. Ka'an
83428est
83429la forme
83430reduite de khaghan
83431..UU., qui, en mongol, signifie
83432« souverain
83433». —
834345. C'etait Batou qui,
83435contrairement au lestament politique de Tchinkkiz Khaghan, avait mis Mangou sur le
83436trone, au detriment de la lignee d'Ogotai;
83437il etait naturel qu'il se fit payer cette complai-
83438sance. — ü. Ces sorciers portaient en oui'ghour et en mongol
83439le nom de kham, qui est
83440transcrit
83441.»lä dans
83442les livres musulmans. — 7. Transcription du cliinois fX'$
83443Yik-sha
p. 458
83444*
83445fol.
8344613
83447i"
83448446
83449MOUFAZZAL IBN AB1L-FAZA1I,.
83450[104]
83451jLSj ®^m
83452jirls
83453~*>j£
83454j^Ac
83455j^äslj»
83456jl
83457ispLj
83458«dl
83459«LS^
83460Iji»
83461ijt*
83462^LcLi
83463LiX.
83464l™0
83465,J>~V
83466UaiJl
83467jj-o
83468fc^-L
83469«U.«j?dl
83470,_j
83471cMfJ
83472(Of*-*-^. ,V
83473<-^*t/
83474aX>r
83475d"?" jjj^y
834761
83477«LdÜ ^
83478(^—*»-J
83479fn^S-
83480(jä^
83481-fl-)L; ^LJ
83482dU-L
83483^j-=-l
83484fdl=>-
83485O-oAt
83486UJi
83487j»AjLi-l
83488k.
83489«ulkJ
83490JL—Jl
83491aj
83492jiS
83493(_5-*Jl
83494^p-LJI
83495Ual
83496^tsj
83497(V^*5
83498<jr*
83499~?;.
83500^"^
83501*—**'
83502Jju
83503r»^
83504r***
83505^*
83506kilül
83507Jl
83508<i-j
83509>i^i>3 jjjV^J
83510Sjl^JI ^Ul
83511*»jpe~j
83512^*-j
83513Je» ^/ M ^» ® ^^
83514CjU
83515j^Lo
83516Jl j>XA
83517,^äJI
83518J-jSl
83519jJ»,a!1
83520JLs-
83521^>YI
83522f-vs
83523Ijjj «JL"
835244)1
83525»Li
83526pour
83527lui,
83528et
83529ils
83530lui demanderent de s'entendre avec eux, de facon qu'ils pus-
83531sent realiser leurs projets. Le sorcier se mit d'aecord avec eux.
83532Houlaoun
83533avait
83534place
83535aupres de
83536ces
83537ambassadeurs
83538des personnes
83539qui
83540devaient se tenir ä leur service,
83541et il mit parmi
83542elles une sorciere du Rhita ',
83543qui
83544se nommait
83545Kim-sha
83546a
83547, pour
83548le reuseigner sur leurs
83549affaires. Ouand
83550eile
83551apprit ce qui se passait,
83552eile en avertit Houlaoun. Ce prince ordonna que Ton
83553se
83554saisit de
83555ces
83556gens
835573
83558,
83559et
83560il les
83561fit emprisonner dans la forteresse de
83562Tala;
83563puis,
83564quinze jours apres leur
83565arrestation,
83566il
83567les
83568fit
83569mettre
83570ä
83571mort. On tua
83572egalement le sorcier nomme Yik-sha.
83573Quand Berke
83574apprit
83575le meurtre de ses ambassadeurs
83576et de ses sorciers,
83577il se declara Tennemi d' Houlaoun, et il envoya des ambassadeurs ä al-Malik az-
83578*
83579fol.
8358013
835811". Zahir
83582* pour l'inciter ä s'allier avec lui contre la maison d'Houlaoun. La men-
83583tion de cet evenement viendra en son lieu,
83584s'il plait ä Allah
83585le tres-haut
83586!
83587Cette meme annee, l'emir Djamal ad-Din Oughoush an-Nadjibi as-Salihi
83588arriva ä Damas en qualite de gouverneur,
83589et Tai'bars sortit de cette ville, se
83590rendant en Egypte. Cette meme annee, au mois de Zilhidjdja, parut, au lieu-ilit
83591« entre les deux forteresses
83592», pres de la « colonne parfaite
835934 », une pierre sur
83594laquelle
83595etait ecrit
83596:
83597« Ceci est la mosquee de Moi'se,
83598sur
83599lui
83600soit
83601le salut!
83602»
83603« sable noir », plutöt que du mongol yekeshik
83604« assez grand
83605», avec la chute du k final;
83606peut-etre ä lirc UX =
83607£j
83608:
83609fy Bak-sha
83610« sable blanc
83611».
836121. Le Khita, dans les textes de cette epoque, designe la Cbine du nord, par Opposi-
83613tion ä Manzi, qui est la Chine du sud. — 2. En chinois j£ £J? Kim-sha
83614« sable d'or
83615». —
836163. Des ambassadeurs et des sorciers de Berke. — 4. Le ar-rokn al-moukhallnk, dit Mak-
83617rizi dans le Khitat (man. arabe 1731,
83618fol.
83619334
83620r"),
83621etait im
83622lieu-dit,
83623qui,
83624ä
83625son epoque,
83626se trouvait en face du bassin de
83627la Djami al-Akmar,
83628ä la droite de
83629la mosquee connue
83630sous
83631le nom de Ma'bid Mousa. On
83632le nommait ar-rokn
83633al-moukhallak
83634ä cause de
83635la
83636pierre gravee qu'on y decouvrit en 660,
83637laquelle
83638ötait une
83639inscription hieroglyphique
83640qui fut lue d'une facon fantaisiste et arbitraire, suivant l'habitude des Musulmaus.
p. 459
83641[105]
83642HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
83643447
83644JLg
83645^*lü!
83646dÜUl
83647J>j
83648Jl_p ^le J cc
83649JUr
83650£sl ^j
83651f5UI
83652-uc
83653£.1
83654jyJl
83655.u>
83656jv^UJI
83657»LcVl
83658*-U»
83659Jis- ^-V
83660<jLü»
83661crrl3 Irf^
83662Ä_5Ui:^3 j^j
83663i^-^l c_ Jj
83664dUU
83665jUaJUl y=>
83666fjr**^ £~^
83667o"?***"
83668f-?- ^ ^
83669A^3 ^T
83670ö*
83671f"^"
83672L*~~^
83673saJjj
83674LI»-
83675/j»1
83676(\>jJ1 ^
83677,_*s>-La!1
83678^>-j ^^äJI
83679L?JI
83680idl;
83681j[y_Vl>
83682(j-lp-j y^
83683A^\
83684CLV1 <»U
83685SIjjüI ^Uj
83686<\j»V\
83687jUlj >VI
83688c~o
83689^,1 iUJÜl
83690^itfj ^oJI >i
83691^>UJI
83692jtf
83693jllaXJI
836944»l>
83695S-Ce
83696Co*
83697UAs
83698l^
83699-yij
83700£Ltt)l ^Is
83701^Js. O-J
83702c^sj
83703«Uli ^L
837041. Man.
83705J-orM ,äj~.; la lecture J^l
83706(j>j~> est formellement donnee au
83707folio 61
83708r".
83709Cette
83710annee, mourut
83711le
83712shai'kh
83713'Izz
83714ad-Din
83715'Abd
83716al-'Aziz ibn
83717'Abd
83718as-
83719Salam, qu'Allah
83720soit satisfait de
83721Iui!
83722le dixieme jour du mois de Shavval. Al-
83723Malik az-Zahir descendit (de la Citadelle de la Montagne), et
83724fit la priere sur
83725son corps dans le marche aux chevaux
83726'
83727. Ce fut egalement au cours de cette
83728annee que fut tue l'imam
83729al-Mostansir billäh
83730le Noir
837312
83732, ä
83733Hit, comme
83734cela
83735a
83736ete raconte plus haut.
83737En l'annee 661 de l'hegire,
83738il
83739n'y eut point
83740de khalife; et
83741(la khotba) fut
83742faite au nom (d'al-Mostansir billah)
837433 jusqu'ä la venue de l'imam al-Hakim, sui-
83744vant ce qui a ete raconte precedemment des motifs qui causerent son arrivee.
83745Quand on fut au jeudi, neuvieme jour du mois de Moharram, le sultan al-Malik
83746az-Zahir vint s'asseoir sur le tröne dans Ja grande salle (Iwan) de la Citadelle
83747de la Montagne, la bien-gardee. Le sahib Baha ad-Din ibn Hinna et son
83748fils,
83749Fakhr ad-Din, furent presents, ainsi que le kadi des kadis, Ibn
83750Bint al-A'azz,
83751les
83752emirs les plus notables
83753et
83754les dignitaires
83755de
83756l'etat, pour preter serment
83757a l'imam al-Hakim
83758bi-amr Allah; sa genealogie
83759fut
83760lue
83761par-devant
83762le kadi
83763des kadis qui attesta son
83764authenticite. Quand
83765tont fut etabli en bpnne forme,
83766le sultan reconnut l'imam al-Hakim comme
83767khalife, puis
83768le sahib,
83769et ensuite
83770toutes
83771les personnes
83772(qui
83773assistaient
83774ä
83775la ceremonie)
83776dans
83777l'ordre des
83778prc-
83779seances.
83780i.
83781Makrizi, dans son Khitat, ne donne pas de renseignements sur ce souk, qui avait
83782probablemenl change de nom
83783ä
83784son epoque;
83785cet auteur
83786parle du
83787^.j***-
83788cnH
83789(^J**i
83790le
83791« marche entre les deux forteresses
83792» (man.
83793arabe 1732, 90 v°), comme du marclie le
83794plus grand du monde;
83795il s'elevait sur un emplacement extremement vaste, dans lequel,
83796ä l'epoque des Fatimites,
83797dix
83798mille hommes,
83799tant fantassins
83800que
83801cavaliers, pouvaient
83802aisement se
83803tenir. —
838042.
83805L' 'Abbasside, parce que
83806le
83807noir etait
83808la couleur des khalifes
83809de
83810cette
83811dynastie. —
838123. Al-Mostansir billah
83813disparu
83814a
83815Ilit.
p. 460
83816448
83817MOUFAZZAL IBN ABIL-FAZAIL.
83818[106]
83819jy-£s
83820**s»
83821jk^>
83822y>
83823JjVI
83824j-iJI J
83825ÖJI
83826iÄA Jj
83827«S^ULis
83828^gJlc
83829,j-UI
83830j»U
83831j?
83832* fol. 13 v". is.yi\
83833j*
83834Äi-lj
83835^^ill
83836^jiiJI
83837^il
83838t5l^_
83839kyJI
83840JaI
83841J^>
83842! ^s~j
83843<lU:s
83844jl£j
83845i&yJlj
83846'
83847V^J lSJ^
83848^5-^
83849l>-"^
83850l>^>
83851-Jt*^
83852j'
83853(*>* ®^ p*-?^^ ^3
83854J^>- (v^
83855ff-^J
838561. Lire J=^. —
838572. Lire jj-S^f**!. — 3. Man. omet ^^s.
83858Cctte annee, dans les dix premiers jours du mois de Safar, le takafour
83859',
83860prince de Sis
838612
83862, rassemhla une troupe d'Armeniens, tant cavaliers qu'hommes
83863de pied,
83864et
83865fit une
83866incursion jusqu'ä ce
83867qu'il arriva ä al-'Amk', a al-Ma'ar-
83868fol. I3v. rat
838691
83870* et ä
83871al-Fou'a.
8387211
83873eut pour guide dans cette
83874expedition un
83875nomine qui
83876liabitait
83877ä
83878al-Fou'a,
83879et qui
83880se nommait
83881Ihn az-Zahir al-Fou'i. Lc takafour
83882enleva
83883ä al-Fou'a
83884trois cent
83885quatre-vingts hommes,
83886et
83887il attaqua Sarmin
83888s
83889par surprise.
83890II se
83891trouvait dans cette
83892ville
83893quelques emirs en detachement
83894;
83895c'etaient Baha ad-Din al-Hamavi, Rokn ad-Din as-Saroui
838966
83897et
83898Alam ad-Din
83899Kaisar az-Zahiri; ces emirs
83900se refmnerent dans
83901la maison du oouvernement
83902'
83903de Sarmin, mais une
83904foule enorme s'ameuta
83905contre eux et
83906les y
83907assiegea.
83908Alorsl'emir Rokn ad-Din 'Isa as-Saroui monta ä cheval, ainsi que les emirs
839091. En armenien P »njnunji thakavor,
83910litt.
83911« couronne »; en perse takabara; en persan
83912,jau tadjvar; ce mot, chez
83913les Turcs,
83914qui
83915le prononcent tekfour, designe l'empereur
83916byzantin;
83917Tekfour
83918Serai
83919est
83920l'IIebdomon en
83921ruines;
83922takabara
83923est
83924devenu
83925en arabe
83926taifour \&)°, avec le changement de
83927/.• en
83928i. — 2. Forme vulgaire de Sisiyya i^r" (Ya-
83929kout,
83930III,
83931217),
83932qui
83933est une
83934des
83935plus grandes
83936villes
83937des
83938fronlieres de
83939l'lslam,
83940enlre
83941Antiocbe
83942et Tarsous. —
839433. Beaucoup de localites ont porte
83944le nom de al-'Amk;
83945eelle
83946donl
83947il est question
83948ici se trouve dans les environs immediats d'Alep (Yakout,
83949III,
83950727).
83951-
839524. Ma'arrat an-No'man,
83953grande
83954ville
83955qui
83956depend de
83957Iloms,
83958situee
83959entre Alep
83960et
83961Hamah
83962(Yakout,
83963IV,
83964575). —
839655.
83966Sarmin
83967dependait
83968d'Alep;
83969ä l'epoquc
83970ä
83971Iaquelle
83972ecrivait Yakout
83973(III,
8397483),
83975eile
83976e'tail peuplee d'Ismailiens. —
83977(i. Originaire de Sarou, qui
83978est une petite
83979ville en Egypte,
83980voisine de Damietto,
83981pres de
83982la
83983bifurcation du Nil en
83984ses deux branches qui
83985se
83986dirigent vers Asbmoum
83987et Damiette;
83988Sarou dependait du
83989pays d'ad-Dakahliyya (Yakout,
83990III, 87), lequel tire son nom de
83991la
83992ville de Dakabla, sur
83993une branche du Nil,
83994ä quatre farsakhs de Damiette —
839957.
83996Cette traduetion de Sjcw!
83997( b
83998est tout ä
83999fait conjecturale,
84000et
84001il ne s'agit pas
84002ici d'une mosquee
84003; cette expression n'est
84004point classique.
84005Sarmin
84006elant une
84007petite
84008ville,
84009tous
84010les Services du gouvernement de-
84011vaient se trouver reunis dans le meme edifice, ou maison de
84012ville, justice, administra-
84013tion civile et militaire.
p. 461
84014[107]
84015HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
84016449
840171.
84018Lire
84019.j .jS'öJt. — 2. Man. omet C-j. — 3. Man. omet _.. — 4. Man. ^fJI.
84020dont les noms viennent d'etre cites;
84021il ouvrit la porte de la maison du gouver-
84022nement,
84023ils
84024sortirent et cbargerent les gens qui les
84025cernaient. Tout ä coup,
84026au milieu de
84027la foule des combattants, Rokn ad-Diu
84028se trouva
84029face
84030ä
84031face
84032avec le prince de Sis, mais
84033il ne le recoimut point;
84034il
84035le frappa d'un coup de
84036lance,
84037et le jeta ä bas de sou coursier;
84038cela refroidit l'ardeur de ses soldats
84039qui
84040s'enfuirent
84041ä
84042la debandade,
84043et aucun
84044ne
84045se
84046retourna pour
84047voir ce que
84048devenait son prince. Les prisonniers qui
84049se trouvaient au pouvoir des Arme-
84050niens rccouvrerent ainsi
84051la liberte.
84052Cette meme annee,
84053le
84054sultan
84055al-Malik az-Zahir partit du Gaire pour
84056sc
84057rendre ä Damas, le samedi, septieme jour du mois de Rabi' second, et
84058il vint
84059camper ä la mosquee de Tibn
84060', oü
84061il sejourna jusqu'au mercredi, dixieme jour
84062de ce meme mois;
84063il en partit
84064le onzieme jour. Quand
84065il fut arrive ä Ghaza,
84066la mere d'al-Malik al-Moughith Fath ad-Din 'Omar 2
84067, prince d'al-Karak
840683
84069, vint
84070le trouver pour Timplorer en faveur de son
84071fils.
84072Le sultan alla
84073la recevoir
84074et
84075lui temoigna beaucoup d'honneurs, puis
84076il
840771. D'apres
84078Makrizi, Baibars
84079partit
84080le
840817 de la Forteresse de
84082la Montagne, campa en
84083dchors du Cairc, et se mit en marche le 11. La mosquee de Tibn, suivant la prononcialion
84084vulgaire, de
84085Tibi-
84086ö' dans
84087celle
84088des lettres, etait en effet en dehors du Caire, et eile se
84089nommait anciennement la mosquee du puits j^J) ~^^" ou du sycomore tj^s:
84090I
84091Js«^.
84092Cette mosquee
84093etait voisine du fosse du Caire et de la localite connue sous le nom d'al-
84094Matariyya w ^kjl
84095(Makrizi. Khitat,
840961732, 355 v° et
84097173<>, 529
84098r°). —
840992. Prince ayyoubite
84100qui avaitconserve son apanage en Syrie malgre la depossession de sa dynastie en Egypte.
84101— 3.
84102II y a trois localites dont les noms s'ecrivent de la meme fagon, mais dont la pronon-
84103cialion
84104est
84105un
84106peu
84107differente
84108: Kark •Jifßi ?ui est une v 'U e situee au
84109pied du Liban
84110(Yakout,
84111IV,
84112261),
84113laquelle n'a
84114rien
84115de commun avec Karak yjSy, qui
84116est une
84117forte-
84118resse tres
84119puissante dans
84120le pays
84121de
84122la Balka ULM,
84123dans
84124les
84125montagnes, entre
84126IIa,
84127la
84128mer
84129de
84130Koul/.oum,
84131et
84132Jerusalem,
84133ä Test de
84134la mer
84135Morte;
84136l'autre
84137Karak
84138^L5)>
84139est un village voisin de Ba'albak ses habitants croient qu'on y trouve le tombeau du pro-
84140phete Noe (Yakout, IV, 262).
p. 462
84141450
84142MOUFAZZAL IBN ABIL-FAZAII..
841431108]
84144V.
84145Cjji-
84146rü>-lj
84147^JJl_i
84148<ik>
84149,^~idl dÜdl
84150Jl\
84151jliaUl
84152Jl~.jbj
84153®wla£.
841544, ä .':„»
84155^£-jJI
84156lÜ
84157£^iJI
84158jl
84159*>*
84160iw-üJI
84161«J'Llj
84162iu^JJl
84163JUsVI ^ <ULU
84164Ji JO U
84165<Qfc
84166^jLi
84167jl
84168fol.
8416914 r. ^_Sj ^C_JI
84170^Jl
84171Ju?j Uü
84172®«_J^>.
84173! L»
84174UJli-
84175dJ^xll
84176*
84177(j*
84178r^p-
84179<C£-
84180^s-01
84181je.
84182,_Ji.
84183\\
84184tJL*
84185X>*
84186*-V
84187e-
84188^>l
84189Olc Cx
84190c*sj
84191IX-ls
84192'[^"Vl
84193^j-«
84194icLj» j
84195iliJlj
84196jlLUI
84197JLjJI
84198^>-|
84199JO3
84200J05JI
84201iJLi
84202JJL^lj
84203jlsjläJI
84204jilJs\
84205J^-Ol
84206(
84207_j~»-i
84208^C*"^
842094-=*-»
84210S^äUJI
84211"J
84212v_iA>
84213jl£
84214jlLLJI
84215jls
84216^a|^J ^^"
84217»T^VI
84218<_/»;
84219i^>-3 J ^
84220^Ac- <j^ ^J ®^
842211. Man. omet
84222b>.
84223lui permitde s'en retourner chez eile. Ensuite,
84224il partit pour at-Tour'. Alors
84225Allah,
84226qü'il
84227soit
84228exalte! envoya des
84229pluies qui empecherent que Ton trans-
84230portät
84231les denrees, de
84232teile
84233sorte que les cours s'eleverent beaucoup, et une
84234grande misere pesa sur l'armee.
84235Le
84236sultan envoya un
84237officier ä al-Malik al-Moughith pour
84238le prier de
84239se
84240rendre aupres de
84241lui; mais le prince differa
84242d'obeir ä
84243cet ordre, et
84244il invoqua
84245toutes sortes d'excuses de son retard, parce qu'il redoutait que le sultan ne
84246le
84247fit emprisonner pour le punir des actes reprehensibles qu'il avait commis darts
84248le passe
84249et des crimes dont
84250il s'etait jadis rendu coupable. Quand
84251il ne
84252lui
84253*
84254fol. 14 r. fut plus possible de refuser de venir, al-Malik al-Moughith partit * d'al-Karak,
84255dans
84256la terreur des evenements qu'il prevoyait.
84257Lorsqu'il arriva ä l'armee, Baibars monta ä cheval et se porta ä sa rencon-
84258tre avec quelques emirs; quand
84259le regard du sultan tomba sur lui,
84260il ordonna
84261qu'on
84262se
84263saisit
84264de
84265sa personne;
84266puis
84267il
84268l'envoya
84269au
84270Caire,
84271sous
84272la garde
84273de l'emir Shams ad-Din Ak-Sonkor al-Farikani. (Le prince ayyoubite)
84274fut jete
84275en prison dans la Forteresse de la Montagne,
84276et ce fut
84277ainsi que se termina
84278sa
84279carriere.
84280Quand
84281le
84282sultan
84283fit
84284arrcter
84285al-Malik
84286al-Moughith,
84287l'indignation
84288et
84289le
84290degoüt
84291se
84292peignirent
84293sur
84294le
84295visage
84296de
84297plusieurs
84298emirs;
84299Baibars
84300avait en
84301elTet
84302jure
84303ä
84304al-Malik al-Moughith sous
84305la
84306foi de
84307quarante
84308serments
84309(qu'il
84310n'attenterait pas ä sa liberte), parmi lesquels
84311se trouvait
84312la
84313repudiation de la
843141. Tour, dans le langage des Arabes,
84315signifie montagne;
84316aussi y a-l-il beaucoup de
84317localites qui portent ce nom
84318;
84319la plus eelebre est la montagne qui domine Naplouse, et
84320il ne
84321faut pas
84322la confondre
84323avec
84324celle
84325dont
84326il
84327est qucstion
84328ici,
84329qui
84330est une
84331forteresse
84332distante de
84333quatre farsakhs de
84334Tiberiade
84335du
84336Jourdain,
84337que
84338le
84339prince
84340ayyoubite
84341al-
84342Malik al-Mo'azzam 'Isa
84343fit construire.
p. 463
84344[109]
84345HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
84346451
84347^^ ^L, J^VI
84348^UJlj
84349cT^VI jlUJl >^l
84350jC*
84351®l*^» d^UJl clU
84352'^ ^
84353-ji-l £ ®
84354*5U! juJ Jb ^j»
84355jtdl J1
84356ä-iJI ^
84357(^Jl £>b Ut
84358-^3
84359»• j^j
84360j^-^JI ^. SjÄ\ JLj
84361jUie
84362jjjJI dUUI yy vi
84363d-aJl
84364*|j Ja»
84365<;'!
84366lfL>
84367j.
843681. LirejJ.
84369mere
84370d'al-Malik
84371as-Sa'id
84372'. On
84373dit que,
84374apres
84375ccla,
84376la
84377sultane
84378epousa
84379un
84380mamlouk,
84381et que, par la suite, on ne
84382revit jamais ce mamlouk
84383'-.
84384Ensuite, le
84385sultan convoqua
84386les emirs
84387et al-Malik
84388al-Ashraf,
84389prince
84390de
84391Iloms, qui
84392etait venu chercher un asile aupres
84393de lui,
84394et
84395il
84396leur
84397sortit des
84398lettres
84399d'al-Malik
84400al-Moughith
84401adressees aux
84402Tatars, par
84403lesquelles
84404il
84405les
84406poussait a attaquer les pays (musulmans )'.
84407Puis
84408il
84409fit
84410produire
84411les
84412arrets des juristes, lesquels disaient
84413qu'il n'etait
84414point
84415licite de
84416laisser sur
84417le
84418tröne le
84419susdit prince, parce qu'il avait corres-
84420pondu avec
84421les Tatars,
84422et parce
84423qu'il les avait
84424incites ä
84425faire
84426la guerre aux
84427Musulmans
84428;
84429les emirs
84430furent
84431d'avis
84432que
84433cela
84434justifiait
84435la conduite du
84436sul-
84437tan.
84438Ensuite,
84439les
84440juristes rendirent un
84441arret d'apres
84442lequel
84443le serment
84444par
84445lequel le sultan
84446s'etait engage etait nul, puisque, du moment oü al-Moughith
84447avait ecrit aux Tatars, sa condamnation äjanort etait juridiquement ineluctable.
84448Apres ces evenements,
84449le sultan
84450partit pour
84451al-Karak,
84452et
84453il
84454ecrivit aux
84455gens
84456qui
84457s'y trouvaient pour leur demander de
84458lui rendre
84459la
84460place;
84461ils
84462sti-
84463pulerent avec lui certaines conditions, notamment qu'il donnerait une eharge
84464d'emir au
84465iils d'al-Malik
84466al-Moughith,
84467al-Malik al-'Aziz
84468'Othman. Al-Malik
84469az-Zahir
84470prit possessiou
84471d'al-Karak,
84472le jeudi, vingt-troisieme jour du mois
844731.
84474Baibars
84475avait jure au prince
84476ayyoubite,
84477s'il
84478le
84479faisait emprisonner,
84480de divoreer
84481d'avec son epouse, dont
84482il
84483avait eu al-Malik as-Sa'id Berke-Khan. —
844842. En
84485se parju-
84486rant, Baibars avait rompu son union avec sa femme,
84487et. comme, suivant toutes les vrai-
84488semblances,
84489il avait jure
84490d'apres la formule
84491la plus severe,
84492il ne pouvait
84493se
84494remarier
84495avec eile que lorsque, apres
84496trois epoques
84497successives,
84498eile aurait epouse un homme,
84499lequel,
84500divorcant volontairement
84501d'avec
84502eile,
84503la
84504rendrait
84505libre, ce qui
84506lui
84507permettrait
84508d'epouser de nouveau
84509Baibars. JbLrM
84510et J-i^'
84511sont
84512les
84513expressions juridiquement
84514consacrees
84515qui designent ce
84516remariage.
84517Quant
84518au
84519mamlouk,
84520l'auteur
84521veut
84522dire que
84523Baibars le
84524fit disparaitre. — 3.
84525« Les pays
84526» ^Ul signilie en realite l'empire des Mamlouks.
p. 464
84527I'ol
84528452
84529MOUFAZZAL IBN AB1L-FAZAIL.
84530[110]
84531^
84532»«'Ij wsd! ^
84533y>
84534iJÜl icUI d^Wl üs
84535Jöoj
84536^p-VI
84537i^aL»»-
84538'(jijr^i ^^
84539rp-
84540X.T
84541®jLa*VI JU
84542^Jl
84543«4/^ JULi
84544^UJI
84545.LjjLj
84546jujuJI
84547£jsU» ^
84548l^
84549jy.
84550•'^^Jl
84551Jj._jJ!
84552^L-3-j
84553^^JsLojJI
84554jJLI
84555j._jJI Jfrj
84556i^Aji^JI
84557jLL
84558Jj._jüI
84559i_i—
84560^.yi
84561ic
84562^U- 3
84563<S^
84564\=-
84565(j-a
84566jy_j—j
84567oL-=j
84568«cJl
84569ssäa ^j
84570*s<—j^pcJl
84571Ju=JI
84572<*Ü>
84573j^Xicl)
845743 ^lo^JI
84575,j;.^ J^
84576^*-Vlj
84577öl»ja t^^
84578ij^
84579(j*."^^
84580J^^-
84581t5*~
84582>.
84583L*-*-^>-l
84584.—?-j
84585Jis-
84586lÄ*
84587jlj
84588^_-*JI
84589li^l
84590,_>« ^1
84591JUr
84592oJl
84593ÄJU^JI
84594j_^ko
84595jlfy
84596<jjAjC^yi
84597^1
84598^>JI
845991. Lire
84600^
84601fj^doJ^ v^JU'. — 2. Lire ^ ^j jüjJtj
84602ciU)!. — 3. Man.
84603J^-"-
84604de
84605Djoumada
84606second,
84607et
84608il
84609entra
84610dans
84611la
84612forteresse
84613'
84614de
84615cette
84616ville
84617k
84618la
84619deuxieme heure du vendredi.
84620II repandit ses bienfaits sur les gens d'al-Malik
84621al-Moughith
84622qu'il
84623y
84624trouva,
84625et
84626les heureuses
84627nouvelles
84628de
84629sa
84630prise
84631de
84632possession d'al-Karak
84633se repandirent dans tout l'empire.
84634Ensuite
84635le
84636sultan
84637partit
84638d'al-Karak,
84639se
84640dirigeant vers
84641le Caire, aecom-
84642pagne des
84643fds
84644d'al-Malik
84645al-Moughith
84646et
84647de
84648ses femmes; quand
84649il
84650arriva
84651"fol.i4V.au
84652Caire,
84653il
84654donna au fds
84655* d'al-Moughith,
84656al-Malik al-'Aziz
84657Otliman, une
84658charge d'ömir,
84659et
84660il
84661lui assigna comme residence
84662la Dar
84663al-Kotbiyya
846642
84665,
84666(au
84667lieu-dit) entre
84668les deux forteresses.
84669Cette meme
84670annee,
84671le vingt-deuxieme
84672jour du mois de Radjab,
84673le sultan
84674fit
84675arreter l'emir Saif ad-Din Balaban ar-
84676Rashidi,
84677Izz ad-Din A'ibek ad-Dimyati et Hosam ad-Din Albourounlou;
84678il
84679les
84680fit emprisonner dans
84681la Forteresse de
84682la Montagne,
84683la bien-gardee.
84684Cette meine
84685annee,
84686arriverent deux ambassadeurs envoyes par Berke
846873
84688,
84689le onzieme jour du mois de Radjab;
84690le premier se nommait Djalal ad-Din,
84691fils
84692du kadi de Dokat'',
84693et le second,
84694Izz ad-Din at-Tourkomani;
84695ils vinrent par
84696mer ä Alexandrie. Le contenu de la lettre qu'ils apportaient etait le suivant
84697:
84698« Tu sais que moi, j'aime cette religion (musulmane
84699(jui est la tienne),
84700et que
84701mon ennemi 5
84702,
84703je veux
84704dire Houlaoun,
84705est un
84706infidele
84707;
84708il a coneu le projet
847091. Yakout dit en effet que
84710le Karak avait une citadelle
84711et une esplanade
84712if».\,
84713c'est-
84714ä-dirc, comme dans
84715toutes
84716les
84717villes fortes, un espace libre entre
84718le mur d'enceinte
84719et
84720l'espace bäti. —
847212.
84722Makrizi
84723cite cette Dar al-Kotbiyya dans
84724le Soulouk, mais
84725il ne
84726lui
84727consacre pas de notice dans le Khitat. — 3. Prince de
84728la Horde d'Or et de Russie. —
847294. Dokat, ou Tokat o~j*'i ßi"-juuif3 en armenien, est une ville du pays de Roum, entre
84730Konia
84731et
84732Sivas,
84733distante
84734de deux
84735jours
84736de
84737Sivas
84738(Yakout,
84739I, 893). — 5.
84740Litt.
84741« cet
84742ennemi
84743». —
84744G.
84745Houlagou
84746etait
84747en
84748elfet
84749bouddhiste,
84750ce
84751qui
84752ne
84753l'empecbait
84754point
84755d'afficher une grandc tolerairce pour le Christianisme des Nestoriens.
p. 465
84756[111]
84757IIISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
84758453
84759cÄj
84760-*ij f*-^ ^ Jy-^3
84761j^»A~JI J3
84762^It
84763i£Ju>"
84764-*i)
84765^sLS
84766J3_jYy>
84767j^»
84768j-u!l
84769<L^>-
84770Ij<a
84771Ol
84772JüJj
84773dUi
84774^.U- jlkUl
84775<J
84776j5Cii
84777®fM~,Y1
84778.>%
84779j. u_ j L ^y^'
84780\ja)I
84781(j-jU
84782„£*YIj
84783,^-L^JI
84784i_s-°-~^ prV^
84785"***
84786O?-"*^ ^^
84787^—%r~^
84788-aX_JI j^j Vj—jj
84789b_^5
84790iL>j>-} C'^-ä«
84791^t*->-J «V**} ^^ ^-—=-3
84792^**-J
84793-y^J ^JJJ
84794i^J
84795(j^jYl
84796vill"
84797i^jXS-—1
84798kjL'j
84799' .5^-3
84800j'j'J
848014J«^«l_5
84802<-ÜIA»C
84803^as-j
84804A_JaS
84805~ «LiUl-Wjij
84806C-Laaj
84807tJ*L>~"
84808iV*
848091. Man. a^jLc xJläj. — 2. Man. ^l>|jjt*.£.
84810; sham'-ddn est compose de l'arabe
84811p-t^*
84812« bougie
84813»
84814et de ddn,
84815suflixe
84816persan qui indique
84817l'objet
84818qui contient la
84819cliose au nora
84820duquel
84821il est suflixe. —
848223.
84823Lire '^^>- —
848244.
84825Lire w.J^x-..
84826monstrueux de massacrer les Musulmans et il s'est empare de leurs pays '. J'ai
84827juge bon quo toi,
84828tu
84829marches
84830contre
84831lui
84832de
84833ton
84834cöte, pendant que moi,
84835je
84836marcherai
84837contre
84838lui
84839du
84840mien;
84841nous l'attaquerons simultanement, nous
84842le
84843chasserons de ses etats,
84844et moi, je
84845te donnerai
84846les pays de 1'Islam
84847qu'il pos-
84848sede -
84849.
84850»
84851Le sultan rendit gräces
84852ä Berke de ces propositions,
84853et
84854il
84855lui envoya de
84856beaux
84857presents
84858ainsi
84859qu'un
84860ambassadeur,
84861le
84862sayyid
84863sharif
848643
84865'Imad
84866ad-Din
84867Abd ar-Rahim al-Hashimi al-'Abbassi,
84868et 1'emir Faris ad-Din Oughoush al-
84869Mas'oudi al-Asadi, pour aecompagner les ambassadeurs de Berke. Parmi tous
84870les presents qu'il lui faisait parvenir,
84871il y avait, comme betes sauvages incon-
84872nues dans ce pays lointain, un elepbant,~une girafe, des singes, des zebres
848734
84874,
84875desdromadaires, des änes d'Egypte, une quantite considerable de vetements,
84876de
84877bijoux, des candelabres d'argent %
84878des
84879tapis
84880c
84881fabriques
84882ä 'Abdan
848837
84884,
84885des
84886objets rnobiliers divers, des vases de porcelaine, des tissus ouvres ä Alexan-
84887drie
84888et
84889sortant
84890de
84891la
84892manufacture
84893de
84894broderies
848958
84896,
84897du
84898sucre
84899caudi
84900et du
849011. Des terres du Khalifat abbasside
84902et des riebes provinces de l'Iran jusqu'a l'Oxus.
84903— 2. Berke offrait a Baibars de
84904lui laisser reconstituer l'empire des khalifes de Bagbdad.
84905— 3. Descendant d"Ali, et par consequent de Mahomet, par Fatima. —
849064.
84907Litt.
84908« des
84909anes sauvages a
84910la robe ondee
84911»,
84912->)^ designant un gros taffetas onde, avec des stries
84913de couleur alternees. —
849145.
84915II s'agit
84916iri de
84917tres
84918belies pieces d'orfevrerie au
84919cbiifre de
84920Bai'bars;
84921il existe dans
84922les musees des candelabres, des plats, des aiguieres,
84923fabriques
84924en Egypte sous
84925le regne des Mamlouks,
84926et d'une
84927execution
84928parfaite,
84929quoique un peu
84930lourde. —
84931G. Ou
84932«
84933des
84934etoffes ornees de
84935dessins
84936». —
849377.
84938'Abdan
84939,b^s est.
84940d'apres
84941Yakout
84942(III,
84943603), une localite pres de Bassora. —
849448. Makrizi, dans le Khitat, ne con-
84945sacre pas de notice a la jt^J'
84946,'-•
p. 466
84947454
84948MOUFAZZAL IBN ABIL-FAZAIL.
84949[112]
84950-P
84951(V'jX-'UI
84952ljA=^3
84953<C_LLlla..,.,lil
84954LL^j UJi ® jjjVjA .J*
84955iA^U^JIj
84956j-ijLaJl
84957^-—^J
84958i&LLJ\
84959jl
84960Jl
84961*tAi»L*)_
84962Jjj_ J
84963p." ®pA^soj
84964iyu ^^
84965lj)
84966lj-«^i
84967jlj
84968* ?
84969: . W
84970,')?
84971,, „ al l
84972Jl ^^Jl
84973ÜAfcl
84974Jl
84975dll>v<w' J
84976jl
84977jj->j-ä>
84978*-JI
84979Ij^*1
84980fv^-« J^3
84981l*A»
84982^j-il
84983<li>3 O-
84984i-Ut
84985j»J
84986c*Lt«
849871. Man.
84988l>l~S\ —
849892. Man.
84990omet SLJwü);
84991les pays du
84992nord,
84993oü
84994regnait
84995BerktS. —
849963.
84997Lire b-Xcli.
84998fol. 15 r°. sucre
84999blanc
85000en
85001quantite
85002considerable.
85003* La
85004lettre
85005(que
85006Baibars
85007envoyait)
85008contenait l'assurance
85009qu'il
85010se rangeait ä l'avis de Berke
85011'
85012;
85013il y demandait de
85014vivre en bonne intelligence
85015avec lui,
85016et
85017sollicitait son aide contre Houlaoun.
85018Quand
85019les ambassadeurs arriverent ä
85020Gonstantinople,
85021ils trouverent que
85022Ie basileus, Kour Mikhaül 2
85023, souverain de
85024cette
85025ville,
85026etait absent,
85027et occupe
85028ä une
85029guerre
85030qui
85031avait
85032eclate
85033entre
85034lui
85035et
85036les
85037Francs.
85038Lorsqu'il
85039apprit
85040leur arrivee,
85041il les manda aupres de lui;
85042ils voyagerent pendant vingt jours ä
85043travers des localites bäties qui se succedaient sans interruption
85044,
85045et
85046ils eurent
85047une entrevue avec
85048lui dans
85049la forteresse de
85050Kasaba. Le
85051basileus
85052se
85053rendit
85054au-devant d'eux,
85055il
85056les combla de marques d'bonneur,
85057et
85058il leur promit
85059de
85060leur preter son aide pour leur permettre de se rendre dans le pays (de Berke).
85061Ils trouverent
85062ä
85063sa
85064cour un
85065ambassadeur
85066qui
85067etait venu
85068le
85069trouver de
85070la
85071part dlloulaoun,
85072et
85073il s'excusa de
85074retarder leur voyage, dans la crainte
85075qu'il eprouvait qu'Houlaoun n'en füt informe. Ensuite,
85076il
85077leur donna
85078l'ordre
85079de
85080retourner ä Constantinople et de rester dans
85081cette
85082ville jusqu'au moment
85083011 lui-meme y reviendrait,
85084et prendrait ses dispositions pour les faire partir.
85085Mais
85086il
85087ne
85088fit que
85089differer
85090l'execution
85091de
85092sa promesse,
85093si
85094bien
85095qu'ils
85096passerent
85097ä sa
85098cour une
85099annee
85100et
85101trois mois.
85102Quand
85103leur
85104attcnte
85105se
85106fut
85107ainsi prolongce,
85108ils
85109lui
85110envoyerent dire
85111:
85112«
85113Si
85114tu
85115ne
85116peux nous
85117aider dans
85118notre
85119voyage,
85120renvoienous
85121en
85122Egypte.
85123»
85124Le
85125basileus
85126permit
85127au
85128sharif
851291. Le texte signifie litteralement
85130:
85131«
85132qu'il entrait dans l'obedience de Berke
85133», ce qui
85134est trop dire, Baibars n'ayant certaineiuent jamais songe ä recounailre
85135la suzerainele de
85136ce barbare. — 2. Micbel Paleologue.
p. 467
85137[113]
85138HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
85139455
85140^y>
85141<«
85142jl£
85143U
85144jl£\
85145diu
85146J^>-
85147j^il-
85148iJu
85149^/jUJI
85150jö-^i
85151<—«^Jl
85152^1*»
85153j «jVyt
85154i^ÄJl
85155jj-^UUI ^^3 ^^1
85156^.U.
85157jlij
85158Q-:...)j:)a
85159ä\\
85160A-as o^
85161^jC_t
85162jl
85163x; ® jl^=>JI
85164J^t J
85165j}UI
85166jl
85167"J
85168JyL
85169O^.
85170j>~~£-
85171^Ju,
85172J\
85173,£Sy~~dl
85174(j-jUll
85175do»3
85176IfJ
85177jo
85178^^iLi
85179iAJblfc V -^3
85180*J>JLa
85181/**
85182^Lj
85183,_j
85184jUJI
85185j'j
85186^äiLüJ
85187^ftlia)]
85188kiiXdl
85189jlL-LJI
85190®Oj
85191Jl
85192<»-«.'JI
85193"y>
85194«UUj J
85195<C
85196I_j
85197fcjLS-l
85198«JL»
85199*Jlj
85200viUÄi
85201<Uai>-
85202AJ
85203,_^lX3
85204\3i-k
85205^lai- *fol. 15v°
85206jl^
85207<JlJ
85208J^jjJI Jt
85209jlkLjl
85210<W«
85211,_īalJj
85212Ö-ÜalL-i-ll
85213^Jx. ^ O^
85214^5C_t
85215J^V*
85216^)l
85217,j«jli)1
85218J-4f"
85219(j-*.L. Ul
85220jl
85221X>*
85222®l^L.
85223ij^p-ls
85224<v.C.la.'la..Jill
85225pMs
85226Jy«
85227"üls ^ C-^ä«
852284,Uäi
85229u
852304..L>.=>-
85231\^
85232<~Ä->
85233Js-
85234J*U&>
85235jl
85236ytvä*
85237"UL-JJ
85238*^f-
85239(V«
85240iy-J
85241^**
85242«i>»3
85243o^>
85244de
85245s'en
85246retourner
85247tont
85248seul,
85249et
85250il
85251s'excusa
85252de
85253uouveau
85254aupres
85255d'eux en
85256invoquant
85257la crainte
85258qu'il eprouvait de
85259la part d'Houlaoun. Le sharif partit
85260et Faris ad-Din
85261resta encore pendant deux annees,
85262si
85263bien.que
85264la plupart
85265des animaux qu'il avait avec lui moururent.
85266Apres cela, l'armee de Berke marcha sur Gonstantinople
85267',
85268et euvahit ses
85269approches;
85270le basileus
85271qui regnait dans cette ville
85272prit la
85273t'uite,
85274et
85275il envoj^a
85276Faris
85277ad-üin
85278al-Mas'oudi
85279au
85280general
85281qui commandait
85282l'armee
85283de
85284Berke,
85285pour lui
85286dire
85287:
85288«
85289Certes,
85290le pays
85291(sur lequel
85292je
85293regne)
85294est dans
85295l'alliance
85296du
85297sullan al-Malik az-Zahir et
85298vit
85299en paix
85300avec
85301lui;
85302le Ka'an~
85303est en paix
85304avec qui est en paix avec al-Malik az-Zahir et l'allie de qui est son
85305allie
853063
85307.
85308»
85309Le basileus demanda ä Faris ad-Din d'ecrire une lettre sur ce point'; l'emir
85310redigea une missive dans ce sens, et
85311il
85312specifia qu'il etait reste de son plein
85313gre ä Gonstantinople, et qu'on
85314ne
85315l'avuijt point empeebe de se rendre aupres
85316de
85317* Berke.
85318*
85319toi.
85320is v
85321L'armee de Berke se retira des environs de Gonstantinople, et eile emmena
85322avec eile
85323le sultan
85324Izz ad-Din
853255
85326, qui etait emprisonhe dans une des forteresses
85327dependantes (du royaume) de Gonstantinople, dont les Tatars le ürent sortir.
85328Apres
85329ces evenements,
85330le
85331basileus
85332fit
85333partir
85334Faris ad-Din pour
85335la
85336cour
85337de Berke,
85338et
85339il envoya en meine temps que
85340lui
85341un ambassadeur en son nom
85342personnel, porteur dune lettre dans laquelle
85343il
85344etait
85345dit
85346qu'il se lixait ä
85347lui-
853481. Voir l'appendice ä l'histoire des Mongols de Rashid ad-Din, Leyde,
853491911, p.
8535054.
85351—
853522. Berke. —
853533. Berke
85354et l'empereur grec
85355etant
85356tous
85357les deux
85358les allies du
85359sultan
85360d'Egypte, aueune hostilite ne devait se produire entre eux. En
85361realite, l'empereur by-
85362zantin,
85363tres embarrasse entre Houlagou
85364et Berke,
85365qui menacaient
85366tous
85367les
85368deux
85369ses
85370frontieres, aurait bien voulu rester neutre. —
853714. Que Michel Paleologue
85372etait l'allie de
85373BaTbars. — 5. Le sultan saldjoukide du pays de Roum, frere de Rokn ad-Din, avec lequel
85374il
85375avait regne conjointement, et qui
85376s'etait refugie ä
85377la cour de l'empereur grec, lequel
85378l'avait
85379fait emprisonner ä Ai'nos.
85380PATR. OR. —
85381T.
85382XII. —
85383F.
853843.
8538531
p. 468
85386456
85387MOUFAZZAL IBN ABIL-FAZA1I..
85388[114]
85389As-y
85390st ®*i%
85391ac
85392U?Iaxj
85393ajw^I«
85394,j
85395j^x,
85396jl
85397( Jx
85398^Ji»l
85399kjj»
85400ÄJLik'
85401<*«
85402uP
854031*L*
85404ÖUjaii__äJI
85405v^i-Up
85406jl
85407Jl£»
85408fc^-i-L"
85409\Ac
85410^Xil
85411<>
85412,**^?-l W*
85413^_/
85414<JI
85415(J"^^'
85416*>*
85417y*\±k\\
85418«JJJLJI J^V
85419li)Af-ljl U
85420lil
85421JUS
85422i^X~t
85423^AÄJ
85424A, ^^
85425Lw 4a^
85426*J1
85427r-^is
85428V.
85429j-U?
85430Lj
85431viUj
85432i**a-
85433Ai^u
85434^AlläJl
85435vilUI jlLO
85436^Jl ^>
85437A>_-»JI J&
85438jlLUl
85439jl
85440dUJI
85441Ju-j
85442^Ll»l
85443Jus JD
85444<,\
85445y&ÜaJI
85446J-x.
85447Jjil
85448,j>_-*JI
85449<y"
85450JIS ®^~aiu)l
85451A/°
85452(j-jUJI
85453Jl
85454IjAa-j
85455i* öl
85456Oj_a* j
854572 (_$^_OtV1
85458<^JUl>
85459»ji^S» J
85460Ijj^» <o^ dLUJl
85461^&lk!l
85462Jo-U
85463jsj
85464^Lu~s.i
85465^\
854661^3
85467Jj^lLJ
85468^1
85469Iji«
85470x»
85471Lj>_
85472^ji^t*
85473S-^
85474(J
85475A.r_; .k :la..,.,äH
854761. Man.
85477^srJ
85478. — 2.
85479( C^i'^t,
85480C^C"^',
85481CtXLgJj ne sont pas al-Ashkari, al-Askari, al-
85482'Askari, mais Lashkari, Laskari, L 'askari, ce qui correspond exactement ä la transcription
85483de Lascaris, comme, en Algerie,
85484Aj"\ est L'arbi, et non al-'Arbi, comme, ä Mossoul,
85485^»^ Lamin = al-Amin est la graphie vulgaire de .^^H- Ce phenomene est commun ä
85486tous les sabirs
85487arabes. — 3. Nowai'ri
85488dit, man. arabe
854891578,
85490fol. 25 v°
85491: J^lL-sl
85492J! l^
85493meme, au nombre des
85494objets
85495qu'il
85496lui
85497enverrait
85498chaquo annee (en
85499tribut),
85500trois cents pieces de
85501satin,
85502ä la condition qu'il füt son allie
85503et
85504qu'il defendit
85505son empirit (contre Iloulaoun).
85506Faris ad-Din partit pour la cour de Berke
85507et, quand
85508il eut une entrevue
85509avec ce
85510prince,
85511celui-ci
85512lui reprocha
85513le retard
85514qu'il
85515avait mis ä
85516se rendre
85517aupres de
85518lui.
85519Faris ad-Din
85520lui
85521repondit que
85522c'etait l'empereur de Constan-
85523tinople qui Ten
85524avait empeclie:
85525Berke
85526lui
85527mit
85528sous
85529les yeux sa
85530lettre, qui
85531etait ecrite de
85532sa propre maiu, au general de son armee
85533', et
85534il lui
85535dit
85536:
85537« Je
85538ne nie fache
85539pas
85540contre
85541toi par
85542egard
85543pour al-Malik az-Zahir.
85544»
85545Ensuite,
85546le sultan
85547'Izz ad-Din
85548ecrivit au sultan al-Malik
85549az-Zahir pour
85550lui apprendre
85551tout
85552cela,
85553et
85554ce qui
85555etait
85556arrive par
85557suite de
85558l'incapacite de
85559Faris ad-Din
855602
85561.
85562Mohyi ad-Din
85563ibn
85564'Abd az-Zahir
85565:1
85566dit que
85567les ambassadeurs d'al-Malik
85568az-Zahir, avant de se rencontrer avec le roi Berke, se rendirent au cours de leur
85569voyage chez le
85570roi Lascaris, dans
85571la ville d'Aina''; ensuite, en vingt jours,
85572ils
855731. Dans laquelle
85574il lui disait que
85575c'etait de son plein gre
85576qu'il restait ä Conslantino-
85577ple. — 2. Ou
85578:
85579« et l'echec (relatif) de la mission de Faris ad-Din ». — 3.
85580II n'existe ä Paris
85581qu'un resume sans valeur de la Vie de Baibars d'lbn
85582'Abd az-Zahir,
85583i'ait par un certain
85584Shaii' ibn
85585'Ali ibn 'Abbas, sous
85586le
85587titre de jo^UJ!
85588iü**JI
85589,y> I^pJI
85590*-!rJl >_-^^JI. Cet
85591auteur y resume le recit de
85592cette ambassade d'une facon insignifiante (man. arabe 1707,
8559338
85594v"). —
855954. En grec
85596Aivo?;
85597Nowai'ri raconte
85598cette ambassade dans son
85599Eneyclopedie,
85600mau. arabe 1578,
85601fol. 25 v°, et cela est la source de Moufazzal.
p. 469
85602[115]
85603HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
85604457
85605il»
85606-b—.I3
85607J^JI
85608lj^_
85609jV^JI
85610JLi-
85611fc-Ccj
85612J>|.^ <*—^
85613\»JI
85614«^LL
85615^1^1
85616jvfcliuJli J^j—
85617,j
85618L«^.
85619(jir-'"
85620\s?~»
85621***
85622b->^"
85623(*-•
85624k-»f-
85625vl'^il
85626<«iUr
85627j-lß
85628fP^Jl
85629j-^j
85630«_jY!
85631S^i-t
85632*
85633fol.
85634I6r°
856351. Man.
85636(jU^'i; Nowairi ^J^\. —
856372. Man. JLi\; Nowairi JM\.
85638allerent ä Gonstantiaople,
85639et, de
85640lä, ä
85641Isfcanbol
85642'
85643; Je
85644lä, ä
85645Daksaiita
856462
85647, qui
85648est
85649sur
85650le
85651rivage
85652de
85653la mer de Soudak.
85654Le
85655göuverneur de
85656ce
85657district,
85658qui
85659se
85660nommait
85661Tai'ouk,
85662se porta
85663au-devant
85664d'eux
85665;
85666il
85667avait avec
85668Iui
85669les chevaux
85670du yolagh 3
85671, c'est-ä-dire de
85672la puste.
85673Le nom
85674de
85675cette terrc est
85676la Crimee;
85677eile est habitee par un certain nombre de Kiftchaks
856784
85679, de Russes
856805
85681,
85682d'Alains
85683;
85684du rivage de
85685la mer a ce bourg,
85686il y a la distauce d'une journee de chemin.
85687Les ambassadeurs
85688marcherent
85689ensuite jusqu'ä un
85690autre jour;
85691ils
85692trou-
85693verent alors un
85694autre
85695chef, nomine Tokhtogha
856967
85697,
85698qui
85699ctait commandant de
8570010.000 hommes
857018
85702, et qui gouvernait
85703* tous ces pays. Puis
85704ils le quitterent, et
85705*
85706fol.
85707ic r
85708ils marcherent durant vingt jours dans
85709des plaines remplies
85710de
85711tentes,
85712de
85713troupeaux
85714de moutons
85715et
85716d'autres quadrupedes, jusqu'au fleuve
85717Etel",
85718qui
857191. Je ne sais quelle difference l'auteur
85720fait entre Constantinople
85721et Istanbol; Yakout
85722(I,
85723300)
85724dit
85725formellement
85726que
85727c'est
85728la meme
85729ville,
85730ce
85731que
85732tout
85733le
85734monde
85735sait.
85736-
857372.
85738Yakout
85739ne
85740parle
85741ni
85742de
85743Daksaiita,
85744ou
85745Daksita.
85746ni
85747de
85748Soudak.
85749Nowairi,
85750dans
85751le
85752passage correspondant, dit que Daksaita se trouve sur le rivage de la mer de Soudak. du
85753c6te des Etats de l'empereur grec, qu 'ensuite les envoyes du sultan d'Egypte se mirent
85754en mer pour gagner
85755le rivage oppose,
85756que" l'on met, suivant
85757le
85758vent,
85759de deux ä dix
85760jours pour faire ce trajet,
85761et que, sur
85762cette rive,
85763ils gruvirent la montagne de Soudak.
85764—
857653.
85766Yolagh
85767est
85768la transcription du turk-oriental olagh,
85769qui designe un cheval de
85770la
85771poste, en mongol olagha, d'oü derive
85772olagh, par la chute de la finale. — 4. En mongol
85773Kiptcliak,
85774en
85775transcription persane (J^
857769
85777. —
857785.
85779Les
85780textes
85781persans
85782qui
85783traitent de
85784riiistoirc des Mongols nomment les Russes
85785, ^
85786I üurous, ce qui est la forme mongole
85787du nom des Russes, d'ou
85788eile a passe en chinois sous la forme de la transcription Ou-
85789lou-sseu. —
85790G. c
85791,-U
85792est generalement ^i\. —
857937. Vraisemblablement
85794le
85795prince
85796dont
85797Rashid ad-Din (texte persan, tome
85798II, pages 143
85799et ssq.)
85800ecrit
85801le nom
85802lüjy,
85803et Nowairi
85804vkL», qui battit Nokhai'. Tokhta est la reduetion phonetique de Tokhtogha;
85805ce nom
85806est
85807transcrit
85808en chinois sous la forme Tho-tho. — 8. Le
85809corps de 10.000
85810cavaliers,
85811Limite
85812la
85813plus importante de
85814l'armee,
85815portait, en mongol
85816et en
85817turk,
85818le nom de touman. —
858199. La Yolga; dans
85820les dialectes
85821turks,
85822Etel, qui est
85823le nom d'Attila,
85824lequel
85825se retrouve
85826dans la legende germanique sous
85827la forme
85828Eitel, Etzel en flamand, Atzel en hongrois;
85829la forme primitive de ce nom, Etzel, est
85830le nom que
85831les Chinois donnent
85832ä un prince,
85833qu'ils pretendent
85834(ils de Tchoutchi, et qu'ils appellent
85835Yue-tsi-lie, ce qui transcrit Etzel
85836(Rashid ad-Üin, Histöire des Mongols,
85837II,
8583891).
p. 470
85839458
85840MOUFAZZAL
85841II3N ABIL-FAZAIL.
85842[116]
85843Jj
85844<L~
85845C**»
85846_yU-
85847^SO
85848_^A)
85849J&J
85850^Ä>
85851^1
85852^-ilj^Jlj
85853fllfcVlj
85854Oljö^jJL
85855S^lfc
85856£[/»E«»
85857J^
85858CjLIs'YI
85859aJI
85860JuäT J»UI
85861I-Lfcj
858624 *£j
85863dlLJI
85864<Jj-L.
85865_j>j «^j^l
85866^lr° V3
85867-^a*
85868Vj ^>^
85869Vj <-k—>
85870*>"^» ^
85871^" -^
85872J^-^i
85873"^ Ob ®ü~Cr" ^
85874ü'5k*^ jy^3
858751. Forme
85876vulgaire pour ^ULs"'
85877,
85878pluricl de «1^^. — 2.
85879Pluriel du persan
85880tOjä.
85881« tente »; Nowai'ri a ^Ulffp.. — 3. Man.
85882Jjj', les deux leeons JjüI
85883et J-u! etant egale-
85884ment possibles; Nowai'ri JjI. — 4. Nowai'ri, plus clairement, dit
85885:
85886is '&ß ^Xlj! jjj^j
85887jJLsL. J^Js
85888«
85889le campement du
85890roi Berke
85891so. trouvait au long de
85892sa rive (de
85893I'Etel) ». —
858945. Nowai'ri a ^,^1
85895l^ji^ U
85896« quand
85897ils s'approcherent de l'ordou »,
85898le terme mongol
85899ordou designant le campement d'un prince.
85900est un fleuve dont les eaux sont douces ä Loire, d<mt
85901la largeur est egale ä
85902celle du Nil d'Egypte,
85903et sur lequel naviguent les bateaux des Russes.
85904C'est
85905lä que
85906se
85907trouvait
85908le campement
85909de
85910Berke',
85911et Ton
85912porte
85913ä
85914ce
85915rivage des provisions de
85916bouclie de tous ces
85917autres pays. Quand
85918les ambas-
85919sadeurs approcherent de
85920cet endroit,
85921le
85922vizir Sharaf ad-Din al-Kazwini, qui
85923parlait l'arabe
85924et
85925le turk, se rendit au-devant d'eux pour
85926les recevoir;
85927il
85928les
85929lit descendre dans un bon logis,
85930et
85931il leur
85932fit porter un
85933repas de bienvenue
85934compose de viande,
85935de poisson, de
85936lait",
85937et
85938d'autres mets.
85939II
85940se
85941trouva que
85942le
85943roi
85944Berke
85945campait dans un
85946lieu
85947voisin
85948;
85949il
85950manda
85951aupres de lui les ambassadeurs
85952(du
85953sultan
85954d'Egypte). On
85955leur avait appris
85956ce
85957qu'ils
85958auraient
85959faire quand
85960ils
85961seraient
85962introduits aupres de
85963ce
85964prince,
85965c'est-ä-dire entrer par le cöte gauclic; quand on prendrait de leurs mains
85966les
85967lettres (du
85968sultan),
85969ils devaient se porter du cöte droit,
85970el, de
85971plus,
85972s'asseoir
85973sur les deux genoux
859743
85975.
85976Aucun d'eux
85977ne devait penetrer dans sa tente portant sur
85978lui un sabre,
85979un
85980couteau ou une
85981arme
85982quelconque,
85983ni
85984toucher
85985du
85986pied
85987le
85988seuil
85989de
85990la
859911.
85992Les princes de
85993la Horde d'Or avaient pour residencc la
85994ville de
85995Sarai' ^j— sur
85996la Volga; mais, en nomades farouclies
85997qu'ils
85998etaient,
85999ils
86000aimaient autant
86001aller camper
86002sous leurs tentes de l'eutre, le long des rives du fleuve. — 2.
86003II s'agit ici du koumis, lait
86004de jument
86005aigri, dont
86006la Fermentation lactique developpe de
86007l'alcool qui enivre comme
86008de l'eau-de-vie. — 3. C'est-ä-dire, pour parier francais, se mettre ä genoux devant Berke,
86009et laisser porter tout le poids du Corps sur les jainbes repliees; cette position incommode
86010est, en
86011eilet, tres souvent representee dans
86012les peinlures des livres persans de l'epoque
86013mongole.
p. 471
860141117]
86015MISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
86016450
86017c-ji) ^Yl
86018^JUJI
86019ifr
86020L^li
86021oic
86022'-»öl
86023,ds
86024Ijlj
86025ÜD^iJl
86026<L"& 4=^
86027(_rj-^.
86028Vi ^
86029J
86030*_y
86031L^
86032Vj
86033(*X
86034J^l»
86035Yj
86036ClS ol^r J
86037p-a»
86038Yj
86039*/j
86040^U=3 j^l ^ *~y
86041*__," S^
86042älf^i- J
86043o,j
86044dlUI
86045ljAp-3
86046j^l
86047&* ®£ü-
86048^-ti»
86049»-Li-
86050,jiji
86051jlj
86052~j->jY1
86053<LL<Cj
86054(JÜai-j
860554olX«a
86056^X—«
86057LAi-1^
86058J^J
860593 L\J
86060IjU
86061Sj^lK*
86062^Jtj
86063,_/jls
86064<JL
86065^j-**-
86066\j1
86067fc-V«,
86068JyJI
86069iVj>
86070<JI
86071jLi-Jlj
86072jjj
86073<J
86074(_rJj
86075jyli-
86076J^J
86077jj-»"l»- ^^^
86078l**j
86079^txf"
860801. Nowairi a Ljjy il=rf U. ^yül ^a ^ ^LJj ,__jU-
86081j
86082! ^U
86083"Sil tfJx ^Lü^l
86084*1« ^j
86085LUj
860864ilS\j' j J^d
86087"^L.
860882.
86089Le
86090manuscrit
86091a
86092Ia
86093lecon
86094inintelligible ij^
86095j,
86096mais
86097Nowairi a correctement j^'. —
860983.
86099Lire J^^- — 4. Man. w'^
86100; Nowairi ^ta-UsJ.
86101— 5. Man. oX^Ä
86102.
86103tente'; quand Fun d'eux voudrait quitter son equipement,
86104il le
86105ferait du cöte
86106gauche
861072
86108;
86109ils devaient
86110retirer leur
86111arc
86112de
86113son
86114etui
861153
86116, en detendre
86117la corde,
86118et ne pas
86119laisser
86120une
86121seule
86122fleche dans
86123leur
86124carquois.
8612511
86126etait egalement
86127defendu
86128de manger
86129de
86130la
86131neige
86132et
86133de
86134laver
86135les vetements dans
86136L'ordou
86137',
86138et
86139s'il
86140arrivait qu'on les lavät,
86141il
86142fallait les etendre pour les
86143faire secher de
86144facon qu'ils fussent Caches ä tous les regards.
86145Ensuite,
86146ils
86147trouverent
86148le
86149roi Berke dans une grande tente qui contenait
86150cinq
86151cents
86152cavaliers
86153;
86154eile
86155etait (ä
86156Lexterieur)
86157recouverte de feutre blanc, et
86158ses
86159parois etaient dissimulees sous des tapis et des
86160etoffes de soie chinoise,
86161decorees de pierres preeieuses
86162et de perles
861635
86164. Berke etait assis sur im tröne,
86165ses deux pieds
86166reposant mollement sur
86167l'estrade
861681'', sur
86169laquelle
86170etait place
86171un
86172coussin, parce
86173qu'il
86174souffrait dune
86175attaque
86176de
86177goutte.
86178A
86179cöte de
86180lui,
86181se trouvait son epouse
86182* principale,
86183laquelle
86184se nommait * fol. 16 v
86185Tokhtoghai
86186Ivhatoun
86187"
86188;
86189il
86190avait deux femmes
86191en
86192plus
86193de
86194celle-ci,
86195qui
86196se
86197nommaient Tchetchek
861988 Ivhatoun et Keher " Ivhatoun.
86199II a'avait pas de fils; le
862001.
86201Ces recommandations superstitieuses
86202se
86203retrouvent
86204enumerees dans
86205Guillaume
86206de Rubruck,
86207qui avait vecu chez
86208les Mongols. Rasliid ad-Dinen cite plusieurs dans son
86209histoire. — 2. Les vetements mongols boutonnaient
86210ä
86211gauche.
86212--
862133.
86214..Xijä
86215est un mot
86216etranger a l'arabe, —
862174. Dans l'enceinte du camp du prince. —
862185.
86219Encore aujourd'hui,
86220certaines etoffes de soie fabriquees
86221en Chine sont ornees,
86222si Ton peut dire,
86223de
86224petites
86225plaques de verre disposees de place en place. — 6.
86226L'estrade sur laquelle
86227etait place le
86228tröne, takht; s'il n'eüt pas eu mal aux jambes, Berke aurait ete aecroupi. — 7. Le meme
86229nom que celui du prince nomme plus haut Uj r$jb. —
862308. En mongol,
86231tchetchek, ou
86232tchitchek, signitie fleur. — 9. En mongol, keguer
86233« rouge brun », avec la chute de la gut-
86234turale,
86235keher.
p. 472
86236460
86237MOUFAZZAL IBN ABIL-FAZA1L.
86238[118]
86239j'ls
86240±1S
86241\>\
86242lyyb
86243,V
86244_j-^
86245_}$****
86246*-»-"'j
86247^i^aJI
86248^-»i'
86249tg*"..
86250y^"
86251^f".
86252[—kj3"3
86253**-="'
86254J\
86255&j>
86256dUUI ^
86257jl<j Jj
86258fl
86259j-
86260jlj>-l
86261jll!
86262y^j ^
86263viUJIj
86264jilf
862652lyl
86266j,
86267i^_fljj
86268iyi^
86269£ J
86270(j
86271*^-Jl
86272^,~5
86273*-äU|
86274(_JLü-
86275OLsj
86276®<C.
86277\*_*»i-}
86278C~-
862797t_)jUl
86280iiJJ,i
862811. Man.
86282(,'
86283**>,
86284avec l'omission de^C^. —
862852. Lire^'o.
86286prince designe pour
86287lui succeder
86288etait
86289le
86290fils de son
86291frere,
86292et
86293il etait connu
86294sous lc titrc d'Emir khalou', c'est-ä-dire de petit emir;
86295il se nommait Man-
86296gou Temour,
86297fils de Togho'an, fds de Toushou Ka'an, fds de Batou Ka'an
862982
86299;
86300le
86301roi Berkö
86302e1
86303Toushou
86304Ka'an
86305etaient deux
86306freres
86307nes
86308d'une meme mere
86309et d'un meme pere. Le
86310roi
86311Berke
86312avait,
86313ä
86314cette epoque, cinquante-six
86315ans.
86316Pour
86317ce
86318qui
86319etait
86320de
86321son apparence,
86322Berke
86323avait
86324la barbe clairsemec,
86325unc grosse
86326figure
86327d'une
86328couleur jaune,
86329et
86330ses
86331cheveux
86332etaient
86333reunis
86334en
86335tresses aupres de ses
86336oreiltes.
86337II portait ä chacune de ses oreilles un anneau
86338d'or dans
86339lequel
86340etait enchässee
86341une
86342pierre
86343precieuse
86344d'une
86345tres
86346grande
86347valeur;
86348il
86349etait
86350vetu
86351d'une
86352robe
86353de
86354soie
86355de
86356la
86357Chine,
86358et
86359il
86360avait
86361sur
86362la
86363tete
86364un bonnet mongol
863651
86366;
86367il
86368portait une
86369ceinture''
86370d'or
86371garnie
86372de
86373pierres
863741. Je ne comprends pas
86375:
86376« petit » se dit utchuguen en mongol; peut-etre khalou est-il
86377le mot qui se trouve
86378dans khalou merguen
86379« balbuzard
86380», khalou tchetchek
86381«
86382fleur du
86383printemps »; de
86384plus,
86385il
86386faudrail
86387klialou Emir et non Emir khalou; khalou n'a rien ä
86388voir avec
86389les mots
86390arabes
86391Uli,
86392..Üb
86393«
86394ardeur juvenile
86395», qui sont des masdars, d'un
86396emploi d'ailleurs rare. —
863972. Mangou Temour
86398etait
86399le
86400fils de Toghogban, dans Rashid
86401ad-Din
86402.lälijj
86403« cbaudron
86404», nom qui
86405se trouve
86406tres souvent sous
86407la forme reduite
86408Toghon
86409,U_^j'
86410;
86411la forme qui se trouve dans Moufazzal,
86412,Lii=, represente un Stade
86413in-
86414termediaire,
86415Togho'an, dans
86416lequel
86417la
86418gutturale mediale
86419n'etait
86420pas encore comple-
86421tement tombee. yt*3 est
86422le
86423personnage
86424qui, dans
86425Nowai'ri,
86426est nomme
86427J^y Toushi,
86428ce
86429qui
86430est
86431la
86432transcription
86433arabe du nom
86434de Tchoutchi
86435s^j=., ou mieux Dzoutchi
86436.Ä_ja;
86437les Arabes ne pouvant rendre
86438les sons d-z, t-ch les ont discrimines, et ils ont
86439cboisi pour le premier d =
86440t, pour
86441le second
86442ch:
86443teile
86444est
86445la seule explication raison-
86446nable de
86447cette forme Toushi.
86448Tchoutchi
86449est
86450le pere,
86451et non
86452le
86453fils de Batou, et Berke,
86454fils
86455de Tchoutchi,
86456est
86457le
86458frere de
86459Batou. —
864603.
86461-pj^y»
86462est
86463la transcription du persan
86464_jäLw, fijcL«, ou (ijSti—
86465,
86466qui s'explique par y~.
86467«
86468tete
86469», et r£j=l ou
86470,
86471j^jSl, theme de
86472.XJ^jä] ou
86473,XJ^S\
86474«
86475embrasser,
86476entourer
86477»; rr^U— signilie
86478« ce qui ceint
86479la
86480tete
86481»
86482;
86483malheureusement,
86484les
86485peintures qui
86486representaienl Berke dans l'histoire des Mongols
86487de Rashid ad-Din ont ete arrachees, de Sorte qu'on ne peut savoir au juste ce
86488qu'etait ce
86489sarakoutch. — 4. LaLa. dansle Lisan al-'Arab est une sous-ventriere, puisune ceinture.
p. 473
86490I1IST01RE DES SULTANS MAMLOUKS.
86491461
86492fc-Ci-j
86493w-~*-^
864944.«.«Jü
86495*&-jL*a
86496Sy~>
864971)5J>
864980~>L>-
86499(jj
86500i_i-_
86501<Ll~5
86502«jbOl
86503ii-lj
86504i.v)^
86505Cäc
86506^JJi
86507<LÄfcl
86508üL^JI
86509Ij^lj
86510-Ut
86511LU-i
86512Uis
86513®a;IS^>. J ^--^
86514AjJb
86515Vo
86516*L«V(
86517k_iA=»
86518ÜD/äJI
86519yJa-
86520«w
86521.»A-CJj C^w
86522^£-
86523p^jiJ
86524p£
86525^"4/4
86526_/J^'
86527^*'J
86528^1
86529£->"
86530®lj.ols CC-J
86531l*sJ
86532*jJ
86533j^a^-\
86534£>*
86535-^ ^JaJI
86536L_JI
86537ÜA*j
86538JaÜJI
86539jvjl
86540^"-^
86541Us^äi!
86542*-•* ^yj>-
86543(J j_y^
86544i*r
86545i^-^'
86546l^
865475*^'
86548W5 jy^-
86549'
86550>^?t?'
86551**?"jj -^
86552(v'j*^
86553Ij^ju
86554JJI
86555^Afr
865564 X.w>
86557f}\ ^ Üa£
86558J\
86559C**-*-~
86560JU>J
86561j^oa Ju*
86562JjCj JJI
86563JS- JLj
865641. Ecrit sur un grattage. — 2. Lire
86565.ij~*».. — 3. Man. *j£sr^. — 4. Lire !.«*».
86566precieuses avec une bourse
86567' en
86568cuir de Russie
86569vert.
86570II
86571avait aux
86572pieds des
86573bottes de velours" rouge, et
86574il ne portait pas de sabre au cöte; ä sa ceinture
86575pendaient des cornes noircs recourbees avec
86576une
86577monture d'or
865783
86579. Autour de
86580Berke,
86581se trouvaient cinquante emirs assis sur des estrades dans sa tente.
86582Quand
86583les ambassadeurs du
86584sultan d'Egypte penetrercnt aupres de
86585lui,
86586leur arrivee l'etonna au supremo degre;
86587il prit la lettre (dont
86588ils etaient por-
86589teurs),
86590et
86591il ordonna au vizir de la lire; ensuite
86592il
86593fit passer les ambassadeurs
86594ä sa droite,
86595et
86596il les envoya se ranger contre
86597les parois de la tente,
86598derriere
86599les emirs, en face de
86600lui.
86601II
86602fit apporter ä
86603leur intention
86604le koumiz
86605', puis
86606le
86607miel cuit\ ensuite de la viande
86608et du poisson
86609qu'ils mangerent.
86610Apres
86611cela,
86612Berke
86613ordonna
86614qu'on
86615les
86616conduisit
86617chez
86618son epouse Tche-
86619tcliek Khatoun; dans
86620la matinee, quand
86621ils arriverent,
86622la khatoun leur offrit
86623un
86624repas
86625dans
86626sa
86627tente",
86628et,
86629ä
86630la
86631fin de
86632la journee,
86633ils
86634se
86635retirerent pour
86636rentrer dans leurs logements. Le sultan Berke les faisait venir constamment,
86637et
86638il leur posait
86639des questions
86640sur
86641l'elephant,
86642sur
86643la
86644girafe;
86645il
86646les
86647interro-
86648geait sur
86649le Nil
86650et
86651sur
86652la
86653pluie du Gaire
866547
86655.
86656II leur
86657dit
86658:
86659«
86660J'ai entendu dire
866611. J—, soulou, en
86662turk-oriental i$yj~> souloukh
86663«
86664chose qui
86665contient
86666»;
86667le sens de
86668cuir de Russie pour ^CjJj est bien connu. — 2. w-^r
86669est pour JL±*r = U^~ kimkha,
86670lequel parait dans
86671les textes persans avec le sens de
86672«
86673velours, brocart »,
86674et qui est le
86675chinois kim-houa
86676« [brocart]
86677ä
86678fleurs
86679d'or
86680»;
86681ce mot sc trouve en turk-oriental sous
86682la
86683forme dS.=3 khöumkha; c'est le camo.cas du vieux francais; cette etoffe etait nommee en
86684persan
86685..iJ-Js" goulbadan
86686« qui a le corps comme une rose
86687», qui
86688est devenu ^jyj^Zgou-
86689labatoun
86690et
86691.\'-->^ kalabdan en turc. — 3. Peut-etre
86692< incrustees d'or ». —
866934. Lait de
86694jument
86695fermente
86696qui
86697enivre
86698borriblement. —
866995.
86700II
86701est probable que, par
86702cet euphe-
86703misme,
86704l'auteur veut designer
86705l'affreux the
86706mongol. —
867076.
86708Chacune des femmes d'un
86709chef mongol avait naturellement son ordou particulier. — 7. Je pense qu'il s'agit
86710ici de
86711ce qu'on
86712appelle
86713la
86714« chute
86715de
86716la goutte
86717», qui
86718est
86719le
86720prelude de
86721la crue du Nil;
86722en
86723effet,
86724il ne pleut pas au Caire, et la pluie, dans
86725les autres villes d'Egypte, ne presente
86726aucune particularite.
p. 474
86727462
86728MOUFAZZAL IBN ABIL-FAZAIL.
86729[120]
86730•^o
86731~«!
86732Joj i>S
86733Ä^=-
86734iAlt
86735*J
86736^^äJI
86737A*j>-I
867387c~~£-'l
86739<»-~l
86740/» 4IÜJ1
86741Jlftl
86742/^
86743^Jij
86744jj-bj
86745_J'15C«
86746~) »A-U
86747jj»..-^'
86748jti^Jlj
86749c^'j j^
86750jy^*-
86751(J-^Jj
86752c^'i
86753lPJ-«
86754^Alc
86755^>\y<
86756©Äjil
86757«LS
86758jl Vpi
86759ij'^~'3
86760^-L^-'J
86761iV**i5 (J—^
86762*"**"
86763<_<'
86764I^T
867656,
86766**"*
86767lJ—Lr'
86768'j-^'J
86769ö\j^'
867701. Lire
86771«slkct. —
867722. Man.
86773ISy.l. —
86774.n
86775>. Man.
86776.j-Jjb —
867774. Man.
86778j>U>.!.
86779fol.
8678017 r. qu'il y a un os d'homme etendu en
86781travers du
86782Nil
86783et que les gens
86784* passent
86785sur cet os »
86786;
86787ils repondirent
86788:
86789« Nous n'avoris pas vu cet os ',
86790et cela n'existe
86791pas dans notre pays.
86792»
86793Les
86794ambassadeurs
86795demeurerent
86796ä
86797la
86798cour
86799de
86800Berke
86801durant
86802vingt-six
86803jours,
86804et
86805il leur donna une certaine quantite de la monaaie d'or avec laquelle
86806on opere les transactions dans le royaume de Lascaris
868072
86808. Ensuite, son epouse,
86809celle
86810dont
86811il
86812a
86813ete
86814parle
86815plus
86816haut,
86817leur
86818remit
86819des vetements
86820d'honneur.
86821Berke leur donna
86822la reponse
86823ä la
86824lettre
86825qu'ils avaient apportee,
86826et
86827il les
86828fit
86829partir avec des
86830ambassadeurs qui
86831se nommaient
868323
86833Ere-boukha, Eze-temour
86834et Temourtash.
8683511
86836y
86837avait
86838aupres
86839du
86840roi
86841Berke
86842un
86843nomine
86844religieux,
86845originaire du
86846Fayyoum,
86847qui
86848se nommait
868491c
86850shaikli Ahmad
86851al-Misri,
86852et Berke
86853lui
86854temoi-
86855gnait un grand respect. Chacun de ses emirs avait dans
86856sa maison un muez-
86857zin
86858et un imam, de meine que chaque grande dame
86859'
86860;
86861leurs enfants avaient
86862des ecoles oü
86863ils apprenaient ä
86864lire
86865le Coran. La duree de l'absence des am-
86866bassadeurs
86867se prolongea jusqu'en 665,
86868et nous en
86869l'erons
86870mention
86871sous
86872la
86873rubrique de cette annee,
86874s'il plait au Dieu tres-haut.
868751. D'apres
86876la
86877tradition musulmane,
86878c'etait un os du geant
86879'Oudj,
86880qui
86881etait d'une
86882taille prodigieuse: en cffet, Moi'se, qui, d'apres ces contes, avait 40 coudees
86883<,
86884.i, tcnant
86885ä la main une canne de 40 coudees,
86886et faisant un bond de 40 coudees, lui toucha ä peine
86887le genou. Ce geant plongeait
86888la main au fond de
86889la mer,
86890y
86891saisissait
86892une
86893baieine,
86894la
86895faisait cuire au
86896soleil,
86897et la mangeait. —
868982. Dans l'empire byzantin, ce qui montre que
86899la monnaie d'or byzantine avait cours
86900ä la Horde. — 3. Ces noms ne sont donnes,
86901ni
86902par
86903Nowairi,
86904ni par lbn Wasil
86905(ms.
869061702, 422
86907r° et
86908ssq.) au cours du
86909recit
86910de
86911crlle
86912ambassade:
86913leur
86914reslitution
86915est
86916assez douteuse d'apres
86917les formes de Moufazzal.
86918Ere-
86919boukha
86920signifie
86921«
86922le
86923taureau
86924male
86925»;
86926il est possible
86927qu'il
86928faule
86929lire <iy\\ Eze-boukha,
86930le
86931« taureau entier », pour Ksen-boukba; Eze-temour
86932se trouvc dans
86933les historiens de
86934l'Egypte
86935sous
86936la
86937forme j^^:];
86938c'est
86939l'alteration
86940de
86941Esen-temour;
86942Temourtash,
86943«
86944la
86945pierre de
86946l'er
86947»,
86948est un nom
86949tres connu;
86950il
86951se pourrait que ce dernier nom
86952soit ä
86953lire
86954,pb.t Ertemish [al-Manhal as-safi, tome
86955I, folio
86956153
86957r"). —
869584. Khatoun designe non
86959seulement lafemme d'un prince, mais aussi celle d'un general.
p. 475
86960[121]
86961HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
86962463
86963l^L.
86964^}J> Je JyJi
86965«u^^ajl
86966jUII
86967-V-=9
86968j^5 k^J
86969Vl^.lj
86970f^l»C pA^lj
86971*<1~.
86972fcJL« j
86973IjJj
86974ULlfcl
86975f-^J
86976ifcJa^
86977k>*7~ >*^
86978b->^ ^"^ ^!^a'^'
86979jLjJl
86980^l
86981Jj*)l
86982<Jj^
86983tl^o
86984*!
86985l_jJl£»
86986tr^aJl
86987jl-01
86988^Jl
86989*4y^ ^
86990fi^
86991£A*i-j j^ c-
86992Jl J^—
86993j^ali^^JL
86994^^Lj
86995,
86996jLäjJI
86997j-£-
86998'y
86999L5r,u
87000„
87001(j;
87002-*-**«
87003-^y. V^* ö^J V%/* ^
87004u*
870051. Man.
87006.r~j>
87007'
87008f^J*
87009est une
87010altürati 011
87011de
87012,
87013r->y =
87014[j^.y- —
870152. Man. jS] ^ j*j
87016J^iJI 0-5^> ce l 1" est une
87017f°rme impossible
87018;
87019il
87020faut,
87021soit ^^ O/A*
87022j~}^ j^j,
87023soit
87024J^iJl
87025v_sj^L*
87026jl/l
87027. -r» jay, la suite de cette phrase indique que la premiere de ces lecons
87028est la seule possiblc. —
870293.
87030s^~> est ecrit sur un grattage,
87031et
87032corrige de w~«.
87033Cette annee, mourut
87034le Roi de France',
87035qui
87036sc nommait Louis
870372
87038;
87039il etait
87040le plus graiul des rois des Francs; c'etait lui qui possedait la puissance la plus
87041considerable,
87042le royaume le plus vaste, l'armee
87043la plus nombreuse, les tresors
87044les plus inepuisables,
87045les Etats
87046les plus etendus.
87047II
87048avait
87049attaquc l'Egypte;
87050il s'etait rendu maitre de l'une de ses frontieres,
87051et
87052il
87053avait, conquis Damiette
87054en
87055l'annee
87056647, comme
87057cela a
87058ete
87059raconte
87060plus haut
870613
87062;
87063mais
87064ensuite,
87065Allah
87066deeut ses
87067esperances,
87068et permit aux Musulmans de triomplier de
87069lui.
87070II
87071est
87072egalement nomme le Francais*.
8707311 retourna dans ses Etats quand
87074il &ut rccouvre la liberte, gardant dans
87075son coeur la rage de
87076ce qui lui etait arrive,
87077et, dans son äme,
87078l'idee de
87079s'en
87080revenir en Egypte pour y prendre sa revanche.
8708111 reunit des troupes conside-
87082rables,
87083et
87084il consacra un soin extreme (ä la preparation de
87085cette guerre) pen-
87086dant deux annees, jusqu'au moment oü, en l'annee 660,
87087il se decida ä partir
87088pour
87089aller
87090attaquer l'Egypte.
87091Les grands personnages
87092de
87093son royaume
87094lui
87095dirent
87096:
87097« Tu
87098as
87099dejä
87100attaque
87101l'Egypte
87102au commencement
87103de
87104ton
87105regne;
87106souviens-toi de ce qui
87107t'en
87108est
87109arrive;
87110ce qu'il convient que tu
87111fasses,
87112c'est
87113d' attaquer Tunis qui se trouve
87114' dans lTfrikiya.
87115»
87116Le
87117roi de
87118ce pays
87119etait alors Mohammad
87120ibn Yahya ibn
87121Abd al-\Yah-
871221. Re de Frans; sur
87123cette
87124expression
87125qui
87126a
87127passe
87128dans
87129la
87130litterature
87131persane
87132et
87133en mongol, voir V Histoire des Mongols de Rashid ad-Din,
87134II,
87135346, note. — 2. iU]y. dans
87136le Manhal d'Aboul-Mahasin,
87137II, 97
87138r°, deformation de ,j^)j>] Aboul-Mahasin, dans ce
87139passage,
87140a copie
87141la meme source que Moufazzal. —
871423.
87143Dans
87144l'histoire d'al-Makin. —
871454. Al-Fransis.
87146fol. 17 v«
87147fol.
87148i:
87149v".
p. 476
87150M0UFAZZA1
87151[BN ABIL-FAZA1L.
87152122
87153.^-
87154...
87155dU-J y
87156,^~<~
87157Ciil
87158cJCu
87159Uli
87160ciiil.
87161,U>
87162,b 4
87163b.w. il
87164>*
87165._
87166.
87167sjLJl ^
87168jJk
87169dÜJ
87170jÜaJLJI
87171.
87172dUi
87173s
87174*JI
87175.
87176d
87177...
87178A^.
87179J-^
87180yJL*J
87181r^,
87182i^sei
87183ULI-,
87184\~>
87185y^"
87186O-
87187i.
87188^i
87189jjl
87190C<. ^_V
87191ydJiJI Ca.'
87192C-ltJlj L^J jU
87193.^wj
87194JUaJ
87195^IrJl
87196.
87197sjUj,
87198>jJ1
87199_^
87200,1k.
87201y. ^L*
87202j^JI
87203te^s
87204> sjte»
87205fcjül ^L*
87206>»
87207.
87208utJ
87209y
87210±&- ^Uj J~j >
87211,u
87212> ^
87213yjü
87214jy wJ
87215JUUI
87216L. Man. omel
87217'.
872182. Man.
87219-^^'
87220j. toUa — .
87221--
87222:. Man.
87223;U^.
87224hab.
87225(jui
87226etait surnomme al-Mostansir billah,
87227et
87228l'on
87229faisait
87230la priere en son
87231Dom
87232sur
87233les chaires des mosqnees Jans
87234toute
87235l'Ifrikiya.
87236i Quand
87237tu
87238anras
87239conquis
872401'ItVikiya.
87241lui
87242dirent-ils,
87243tu pourras alors attaquer l'Egypte,
87244ä
87245la fois
87246par terre
87247'
87248et par mer.
87249a
87250I
87251roi de France se rangea ä leur avis;
87252il rassembla une armee
87253et attaqua
87254Tunis
87255ä
87256la
87257töte d'un monde
87258considerable
87259et
87260d'une
87261reunion
87262de
87263rois.
87264.Mais
87265Allali
87266fit tomber sur son armee une violente epidemie. Le Franeais. qui est le
87267meuie que
87268le Roi de France, en
87269monrut,
87270ainsi que plnsienrs des rois
87271qui se
87272tronvaient reunis avec
87273lui devant
87274Tunis.
87275Le
87276reste
87277des
87278Francs]
87279rentra dans
87280leur pays, decu dans son esperance. Les nonvelles de cet heureux evenement
87281parvinrent
87282au
87283snltan
87284al-Malik
87285az-Zahir
87286qui
87287eerivit
87288des
87289lettres
87290pour
87291Les
87292repandre dans tont son empire.
87293En
87294l'annee
87295l»t^2
87296de
87297l'hegire,
87298le
87299khalife
87300des Musulmans
87301etait
873021'iinam
87303al-
87304Hakim lu-anir Allah Aboul-'Abbas Ahmad:
87305le snltan de Pempire egyptien et
87306Syrien. al-Malik az-Zahir;
87307le prince de
87308la Meeque. Abou Nama:
87309le prince de
87310line, Djammaz
873112
87312ihn
87313Shiha
87314al-Hosalni;
87315le
87316prince
87317da Yemen.
87318al-Malik
87319al-Mouzaffar Shams ad-Din Yonsonf ihn
87320al-Malik al-Mansour Nour ad-Din
87321Omar ihn
87322Ali ihn Rasoul: le prince de Marrakesh, au Maghreb, Abou Hafs
87323Omar, lequel portait
87324le
87325titre d'al-Monrtida;
87326le prince de Tunis. Abou
87327'Abd
87328.seil Je traverser
87329les sables Je Barka pour attaquer l'Egypte par
87330terre. en
87331venant de Tunis,
87332etait absurde. — 2. Ce personnage
87333est
87334rite dans
87335le Manhal,
87336III,
87337'» v
87338:
87339-
87340Qommait Djammaz ihn Shiha ihn Hashim ihn Kasim ihn Mohanna ihn HosaTn ihn
87341Anna ihn Daoud
87342ihn Kasim
87343ihn
87344Abd Allah
87345ihn Thahir ihn Yahya
87346ihn
87347al-Hosain
87348ihn Dja'far ihn al-Hosaln al-Asgbar ihn
87349Ali ihn al-Hosain ihn
87350Ali ihn Abi Talib.
p. 477
87351[123]
87352HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
87353465
87354JL*.i
87355l^^s-Ljj Lpj
87356jI
87357/jj
87358XL&vs
87359<üil
87360Xx-
87361»>1
87362,v-»'_y
87363k-^-v-»
87364-iT^JL
87365,_JLLj'
87366j*t
873676 j>k.jij»
87368jLÜJI
87369kiUJI
87370JjÄjL
87371U-»-L>j ® 5 -W.
87372dLtl ^
87373jC
87374y\
87375^JÜ
87376J>1
87377All
87378* A£jw
87379^jiJJl
87380j-pI»
87381Jj-alJI
87382dUJI
87383SLa- v^^3 ijy^—"
87384(J
87385•3^^
873860*-"^' '^
873870*^ *
87388f" IINl
87389"
87390^^
87391j^aJI
87392jlii. iJ^VI
87393^iUJI ^^^
87394u-o-Ljj jmjm
87395j^jJI ^r JLkJ
87396JJLU1
873971. Man.
87398.r-'
873991
87400. — 2. Man.
87401J,i. —
874023.
87403Man.
87404, ^Lol
87405ecrit
87406sur un grattage. —
874074. Man.
87408omet
87409,,y'^-. —
874105.
87411Man.
87412omet
87413-'-»—. —
874140. Man. .j^-J /W o£U'. —
874157.
87416II
87417faut
87418probablement »«Jl
87419iilj v_^a.Lo. — 8. Lireij^^f sans l'alif. — 9. Man. omet il*X
87420Allah Mohammad
87421i 1 > 1 1 Abi
87422Zakaria;
87423le
87424souverain
87425de
87426Dehli,
87427Nasir
87428ad-Din
87429Mahmoud
87430ibn Shams
87431ad-Din
87432Entetemish
87433'
87434:
87435la souveraine
87436du
87437Rirman
87438etait
87439Turkan Rhatoun
874402
87441;
87442le souverain du Fars, Abou ßakr,
87443fils de l'atabek Sa ad.
87444Le
87445prince
87446de
87447Mardin
87448etait
87449al-Malik
87450al-Mouzaffar
87451Rara
87452Arsalan,
87453fils
87454d'al-Malik
87455as-Sa'id;
87456le
87457souverain
87458du
87459pays
87460de
87461Houm
87462etait
87463Uokn
87464ad-Din
87465Kilitch
87466' Arsalan ibn Ghiyas ad-Din Rai-Rhosrau ibn
87467Ala ad-Din Rai-Robad,
87468le
87469Saldjoukide;
87470le
87471prince
87472de
87473Hamah,
87474al-Malik
87475al-Mansour
87476Nasir ad-Din
87477Mohammad
87478* ibn
87479al-Malik
87480al-Mouzaffar Taki ad-Din Mahmoud;
87481le prince de*foi.i8i
87482Homs,
87483al-Malik
87484al-Ashraf
87485Mouzall'ar
87486ad-Din
87487Mousa,
87488fds
87489d'al-Malik
87490al-
874911. Le nom de
87492ce souverain se trouve sous les formes
87493^ji^täi],
87494rz*zai) Eltelemish
87495et nieme ji-Äil
87496Ertetemish,
87497avec
87498l'altcrnance
87499l =
87500r, Entete-mish = Eltete-mish
87501avec
87502l'equivalence
87503/ =
87504n.
87505Eltete-mish
87506est
87507le
87508participe passif en -mish
87509du theme pas-
87510sif mongol
87511elte-kte- du verbe
87512elte-ku
87513«
87514ecraser, broyer
87515», en turk
87516elte-mek
87517«
87518battre
87519un ennemi
87520», avec
87521la chute de -A-; mish, au xin c
87522siecle, etait une
87523formative du parti-
87524cipe passif mongol au meme titre que -ksan.
87525.£*\j.\ ou rjWil Ertemish [Maninil,
875261. 153
87527.
87528qui est traduit *La9
87529« superiorite
87530»,
87531est
87532le participe
87533passif du verbe w-O^' erte-mek,
87534Variante de O-CJA
87535Cf.
87536*ijj)
87537erte
87538«
87539d'abord
87540», oXiuo!
87541erlern;
87542<•
87543les premieres
87544Iueurs
87545de Taube
87546»,
87547.jjj-'l erten
87548et
87549j-V* erden
87550« de bonne heure
87551». —
875522. Sur cette princesse,
87553voir YIHstoire des Mongols de Rashid ad-Din,
87554If, page 552. — 3. On explique
87555Kilitch
87556Arsalan par
87557«
87558le sabre-lion
87559»,
87560Kilitch
87561^--',
87562en arabc
87563Kilidj
87564-li,
87565signifianl
87566sabre en
87567turk.
87568Cette
87569explication
87570est denuee de
87571tout sens
87572:
87573kilitch, ou
87574pluUJt
87575kalitch,
87576est appa-
87577rente au
87578mongol
87579khallchi-khou
87580«
87581raser
87582»
87583;
87584cf.
87585khaltchaghcü,
87586khaltchighai
87587«
87588chauve,
87589qui a perdu son
87590poil
87591», qui est devenu khaltcha'i par
87592la chute de -gh-
87593;
87594d'oii
87595Khalitch
87596Arsalan signifie
87597«
87598le lion deplume
87599»
87600;
87601il semble que, dans l'onomastique de cette epoque,
87602c.^3^1 soit
87603la traductioD de
87604J$s. La lecture Arsalan est certaine,
87605le mongol marquant,
87606d'une maniere qui ne
87607fait point de doutc, V-a- medial de ce mot.
p. 478
87608466
87609MOUFAZZAL IBN ABIL-FAZAIL.
87610[124]
87611<—j-U iL
87612V«
87613f-lyjJl
87614jü
87615<C_JI
87616bÄA
87617,jj
87618ist?^
87619tltf
87620JLfc»-
87621^r^VI
87622J>-£-«A>
87623^iaJLJI
87624«XlaTj ^p
87625-^
87626'-ü
87627(3
87628POt**"*
87629—"^
87630^ijli-
87631,«*—>'
87632U~«»-
87633&]_/»'
876340^
87635jt*
87636f»*
87637^p
87638-
87639' uUj
87640i_Ji
87641>
87642Aj
876431
87644<U
87645JjJlLS
87646jL-ÄM
87647Li«
87648j»j^>
87649/y»J
87650Ll£
87651»jAstLJ'
87652j\z*£-
87653ULä-sJ
87654lj~-aJ ^
876551*1 y
87656*y«
87657?iÄS
87658(^k^-j/l
87659i'jJu
87660iy»»«J>
87661AA.«^-
87662<V**
87663U~-a-'
87664ic^
87665'-s*1*- W™1
87666i_J
87667*
87668•**«
87669xmZsö
87670LlX^.)
876711. Ce mot bahradja,
87672dans
87673le sens de
87674«
87675se promener pare de tous ses atours pour
87676aguicher
87677le
87678public
87679et se
87680faire admirer
87681»,
87682est
87683le denominatif de bahradj, lequel est la
87684transcription, avec m =
87685b, de mahärädj « prince
87686», du
87687sanskril
87688ifjuj^l mahärädja.
87689Bahradja
87690signifie donc
87691« se promener en faisant le prince, ou la princesse
87692».
87693Mansour
87694Nasir ad-Din
87695Ibrahim,
87696fils
87697d'al-Malik
87698al-Moudjabid Asad ad-Din
87699Shirkouh;
87700le gouverneur
87701'
87702ä Damas, l'emir Djamal ad-Din an-Nadjibi. Ce fut
87703cette
87704annee que Ton termina
87705l'edification du
87706College
87707d'al-Malik
87708az-Zahir,
87709qui
87710se
87711trouvait dans
87712le
87713lieu-dit
87714«
87715entre
87716les deux forteresses
87717». On en avait
87718commence la construction au commencement de l'annee (560.
87719Gelte
87720annee,
87721des
87722cadavres
87723apparurent
87724dans
87725le
87726canal du
87727Caire
877282
87729,
87730et
87731on
87732accusa
87733ä
87734leur
87735sujet une
87736quantite
87737de
87738gens
87739;
87740cela dura pendant un mois
87741et
87742quelques jours encore. On
87743sut
87744ensuite qu'une femme dune grande beaute,
87745nommee Ghazia, se promenait fastueusement dans un costume magnifique, et
87746qu'elle
87747inspirait ä ceux qui
87748la voyaient
87749le
87750desir
87751de
87752la possöder.
87753Elle
87754etait
87755accompagnee dune
87756vieille femme qui traitait pour
87757eile avec les hommes qui
87758avaient envie de pecher avec eile
87759;
87760eile
87761leur disait
87762:
87763«
87764II
87765lui est impossible de
87766recevoir un homme dans un autre endroit que dans
87767sa propre
87768maison,
87769car
87770eile craint pour sa securite.
87771» Gelui que la violence de sa passion faisait ainsi
87772courir au-devant de la mort souscrivait ä ces conditions
87773et
87774partait avec
87775eile.
87776Tandis
87777qu'il
87778etait oecupe
87779avec
87780la jeune
87781femme, deux hommes surgissaient,
877821. Na'ib as-saltana,
87783litt.
87784« le Substitut dans la souverainete
87785», quelque chose comme
87786un lieutenant general. — 2.
87787II
87788est question de
87789ce canal dans le Khitat de Makrizi, man.
87790arabe
877911731,
87792fol. 49
87793v°.
87794II se trouve, dit cet auteur, en dehors du
87795Caire, ä l'ouest, entre
87796cette ville et Maks ,i~v
87797; dans les premiers temps de
87798l'Islam,
87799il etait connu sous le nom
87800de
87801« canal du Commandern- des croyants
87802»,
87803et
87804les gens du coinmun le nommaient cou-
87805ramment
87806«
87807canal
87808de Ilakim
87809», du nom du
87810klialife
87811fatimite
87812al-IIakim bi-amr Allah;
87813ils
87814l'appelaient aussi Khalidj al-Louloua iyyi] ^.Jä, ou
87815« grand canal
87816»
87817v~Jül Js-', ibid.,
87818C"
87819.
87820C"
87821fol.
87822294
87823v°. Ce canal etait
87824tres
87825ancien,
87826et
87827les
87828Egyptiens
87829n'hesitaient pas ä prelendre
87830qu'il fut creuse par le pharaon legendaire Toutis,
87831fils de Malia, souverain de Memphis.
p. 479
87832[125]
87833HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
87834'.67
87835U
878362UU3 iM^i
87837l J^j ^ t>
87838l*Xc. ^>
87839lil» ^ £**» ^ ^
87840lc üil^JI
87841U^l ^^x
87842jl
87843LL>
87844j^j
87845Ul^-jlj
87846As
87847Sl^l
87848l!Xe
87849IJ
87850cJLsj Jy^ V^
87851^^r1-*
87852JUJIj
87853«jLlJl j,
87854<~U
87855*
87856CjjJi
87857L. U^UI ^L^
87858ütj
87859gl
87860^ir
87861jl L^jlj Sx^foi.is
87862Ja,lj ÄkiUl
87863l^tJ Jl p
87864®£jUJl
87865^i^allj ^-^
87866CÜ-^J
87867j^Jl
87868^rlj V ^^
87869£*
87870Syklill J>u
87871Jl ijWl
87872.sÄ l*j^li U>
87873jt JU
87874LJI iU*
87875ijUJI
87876je U^i-
878773
87878**jJ»j
87879»ai^ls j^lj C*—iJI
87880-H»-y
87881jl-^ p^3 JL^
87882v4/ ^^ *-^ ^I^j
878831.
87884Lire
87885.,-.=.,. — 2. Lire .i^b, aJ&äJ, etmieux, ä l'aoriste,
87886l^ä-lj
87887s&di». — 3. Lire
87888le
87889tuaient,
87890et prenaient
87891tout ce
87892qu'il avait sur lui, ainsi que
87893ses vetements.
87894Ces gens changeaient constamment de
87895domicile
87896dans
87897la crainte que Ton
87898ne vint ä connaitre
87899la facon dont
87900ils vivaient,
87901et
87902ils finirent par aller demeu-
87903rer en
87904deliors de
87905la porte Bah ash-Sha'riyya
87906', sur
87907le canal.
87908II arriva alors
87909qu'il y avait au Caire une habilleuse
87910tres connue; la
87911vieille femme vint chez
87912eile,
87913et
87914lui
87915dit
87916:
87917«
87918Nous avons
87919chez
87920nous
87921une dame
87922que
87923nous
87924marions;
87925nous voudrions
87926que
87927tu
87928te charges
87929de
87930lui
87931faire
87932sa
87933toilette,
87934ainsi que
87935de
87936la
87937parer de la facon
87938la plus splendide,
87939et que tu
87940apportes avec
87941toi tout ce que
87942tu pourras
87943en
87944fait
87945de robes
87946et de
87947parures. Nous recompenserons ton
87948office
87949d'une facon magnifique.
87950» Elle
87951fit promettre ä 1'habilleuse de venir chez
87952eile
87953durant
87954la
87955nuit.
87956Celle-ci
87957se chargea de tout ce qu'elle put
87958* en
87959fait de robes
87960*
87961iv>i.
87962is-
87963et de parures
87964; eile se
87965fit accompagner par une jeune esclave qui
87966lui
87967apparte-
87968nait et vint chez ces gens;
87969eile penetra chez eux,
87970et son esclave
87971la quitta
879722
87973.
87974Ces miserables tuerent 1'habilleuse,
87975et son esclave ne la vit pas revenir;
87976eile
87977vint
87978alors
87979la
87980chercher
87981et
87982demanda
87983ce
87984qu'elle
87985etait
87986devenue,
87987mais
87988les
87989gens chez qui 1'habilleuse etait entree lui dirent qu'ils ne savaient pas de quoi
87990eile voulait parier.
87991Elle
87992se
87993rendit chez
87994le gouverneur du Caire
87995et
87996lui apprit
87997ce qui se passait.
87998II monta ä cheval,
87999fit une perquisition dans
88000la maison, oü
88001il
88002trouva
88003la jeune
88004iille
88005et
88006la
88007vieille femme,
88008qu'il
88009fit
88010prisonnieres;
88011il
88012les
88013pressa
88014de
88015questions,
88016et
88017elles
88018finirent
88019par avouer leurs
88020crimes,
88021ainsi
88022que
880231. Makrizi, dans le Khitat, man. arabe
880241731,
88025fol. 315
88026r°, mentionne
88027cette
88028porte. Elle
88029avait pris ce nom d'une tribu de Berbers, nommes
88030les Banou ash-Sha'riyya. — 2. Cette
88031jeune fille portait les paquels de vetements et n'avait pas ä preter son oflice ä 1'habilleuse.
p. 480
88032468
88033MOUFAZZAL IBN ABIL-FAZAIL.
88034[126]
88035c^oYI
88036*jL£ ^
88037Aa-Ij
88038*y_
88039,_j
880404™.*it'l
88041lj^^J
88042(»A^^
88043jliaJLJl
88044IjjJÜäJ
88045i^Ci
88046Üji^o
88047S-ji»-
88048>-J;««^
88049L'-Cfr
88050IjJljj
88051i-i-i» ^1
88052\y\
88053*f\
88054JuS_J ® kio'Uj
88055,3~«y_
88056^läl
88057£>*
88058J^üLL>li
88059ÜJ^YI
88060,J
88061JUS
88062i—Iji^
88063^ylj ^
88064jyjjl
88065ij*»,
88066^ä!|
88067jIseIA)
88068j»*Aa.|
88069Jlä
88070Ij^*-
88071Uis
88072fc^Li ^»-
88073UJi
880741. Makrizi, qui
88075raconte
88076cette histoire
88077en abrege,
88078dit plus
88079clairement dans
88080le Sou-
88081louk,
88082man.
88083arabe
880841726,
88085folio
88086159
88087r°
88088:
88089kJ^ä)'j
88090vjub Jiyli^
88091JjJ!
88092^
88093'jj-t^'j
88094«
88095üs
88096revelcrent l'existence dans
88097la maison de caves que Ton avait remplies de cadavres
88098»
88099; la
88100tournure employee par Moufazzal est tout ä fait vulgairc. — 2. Pour
88101._-^J^> *j£l
88102c^
88103ja.)
88104; en arabe tout ce qu'il y a de plus vulgairc, on a soude
88105k
88106,
88107ä
88108c=="\
88109ce qui, en langue
88110classique, n'offre aueun
88111sens; cette forme indique une prononciation nadji lek b-toubib
88112akhir, qui est devenu nadji-b lek toubib akhir. — 3. Nowairi nomme la jeune femme qui
88113fut
88114riieroi'ne de
88115cette
88116histoire (man.
88117arabe
881181578,
88119fol. 25
88120recto)
88121isb-s-M
88122w:lc
88123«
88124Ghazia
88125Fdtrangleuse
88126». d'oü
88127il suit qu'il
88128faul lire ÄäLsr!
88129J^s-~>
88130; le manuscrit a isb-s-L
88131ceux des
88132tleux hommes
88133et
88134d'un
88135autre
88136individu,
88137briquetier
88138de
88139son
88140metier,
88141qui
88142faisait
88143cuire les briques.
88144Quand
88145ils avaient tue un homme,
88146ils portaient le cadavre
88147cliez le fabricant
88148de briques, lequel
88149le
88150brülait dans son four, de teile sorte que l'affaire restait
88151cachee; on
88152sortit de
88153la maison une
88154cave pleine de
88155cadavres'. On
88156avertit le
88157sultan du crime de cette bände, et on
88158les cloua ä
88159la potence tous
88160les
88161cinq,
88162le
88163memejour. Les emirs implorerent ensuite en faveur de la jeune femme qui fut
88164remise en liberte"
88165; eile survecut deux jours, puis eile mourut.
88166On a raconte que ces gens etaient alles trouver un medecin, et lui avaient
88167dit
88168:
88169« Nous avons
88170cliez
88171nous un malade.
88172» Quand
88173le medecin se presenta
88174cliez eux,
88175ils
88176le tuerent. Lorsqu'on les cloua ä
88177la potence, Tun de ces mise-
88178rables
88179dit au
88180charpentier
881812 qui
88182lui
88183enfoncait
88184les clous
88185dans
88186les membres
88187:
88188« Menage-moi, car je suis malade.
88189» Le charpentier
88190lui repondit
88191: « Tu veux
88192que nous t'amenions un autre medecin'
881931
88194.
88195» Apres cela, on convertit la maison
88196dans laquelle ils avaient vecu en mosquee, et cette mosquee est connue aujour-
88197d'hui sous le nom de Masdjid al-Khannaka (la mosquee de l'etrangleuse).
88198Cette
88199annee,
88200lloulaoun
88201fit mettre
88202ä mort
88203Zai'n ad-Din
88204al-Hafizi,
88205lequel
882061. Comprendre que Ton sortit une quantite de cadavres qui remplissaient une cave.
88207-
882082. Lequel jouait
88209lc role de bourreau. —
882103. Pour
88211le
88212tuer, comme
88213le premier.
p. 481
88214[127]
88215HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
88216469
882174ü'
88218ic
88219^U>ic «
88220^...Ifl.i'U cü
88221CJ,
88222viU* ^>U
88223c~.Ai»
88224^i*
88225Jj.Hl. ^Lt^Uj
88226cL.
88227J*ii ^Ül
88228dÜUl ^j^ Jl ^ f®^??-
88229<-W ö-
88230«*•>' J^
88231fkll
88232* v^u
88233'
88234'"'' lyr -
88235vjlj^
88236cJlj J^UI J
88237^ic
88238G-jli-
88239^aILüI J
88240^yw
88241c-JLi
88242^—2.^ ^^l^
88243^'Ix;'
88244lic^ij
88245k^il S^ CjO
88246aJ
88247.i-Icj Sjä
88248slljL
88249,£_jJ1
88250Ij-J^i
88251u-Ä^
88252*UI
88253A^-j ^
882544X^1)1
88255A—Ji
88256J.
88257II
88258faul <1~S
88259; dans
88260Ia
88261langue
88262de
88263cet historien ^
88264et ^> sont Äquivalents,
88265et ces
88266deux l'ormes se prononcaient egalement tabata.
88267se nommait Salman ihn al-Mouayyad ibn 'Amir
88268al-'Akrabani, avec toute sa
88269famille, ses parents
88270et ses
88271enfants. Houlaoun
88272l'invectiva ainsi
88273:
88274« J'ai acquis
88275la certitude de ta mauvaise iniluence, qui se joue des destinees des empires
88276;
88277en efTet, tu
88278as tout d'abord
88279servi
88280Ie prince de Ba'albek en qualite de mede-
88281cin,
88282puis tu
88283l'as trahi;
88284tu
88285t'es eutendu
88286avec
88287ses
88288officiers
88289pour l'assassiner,
88290de
88291teile
88292sorte
88293qu'il
88294a
88295ete
88296tue.
88297Ensuite,
88298tu
88299es passe au
88300service
88301d'al-Malik
88302al-Hafiz, par le nom duquel tu es conuu
88303'
88304; puis tu as complote contre
88305lui avec
88306al-Malik an-Nasir, prince
88307* de
88308la
88309Syrie,
88310si bien que tu
88311l'as
88312fait
88313sortir de
88314la
88315»fol.
88316L9r°
88317forteresse de
88318Dja'bar
883192
88320.
88321« Alors, tu t'es rendu ä la cour d'al-Malik an-Nasir; ce prince t'a comble de
88322toutes
88323sortes
88324de
88325bienfaits,
88326tels que
88327ta
88328passion
88329n'aurait jamais pu
88330les
88331con-
88332cevoir; tu l'as trahi pour moi,
88333si bien qu'il lui est arrive ce qui lui est arrive.
88334Ensuite, tu es passe ä notre service
883353
88336; je t'ai accable de faveurs telles qu'elles
88337ne t'etaient jamais venues dans l'esprit; c'est alors que, pour m'eu temoigner
88338ta reconnaissance, tu
88339as commence
88340des menees
88341seditieuses, et
88342que tu
88343t'es
88344mis
88345ä
88346entretenir une
88347correspondance
88348avec
88349le
88350souverain de l'Egypte. Tu es
88351avec moi pour l'apparence exterieure, mais,
88352au
88353fond, tu es mon ennemi. On
88354ne peut mieux te comparer qu'a une gourde qui
88355flotte ä la
88356surface de l'eau
88357;
88358quand
88359le
88360vent
88361la
88362frappe,
88363eile
88364va
88365lä oü
88366il la pousse.
88367»
88368Houlaoun
88369enumera
88370ensuite un grand nombre des crimes dont al-Hafizi s'etait rendu coupable,
88371et
88372je
88373les passe sous silence, parce qu'il
88374serait trop long de
88375les rapporter.
883761. Zai'n ad-Din al-Hafizi
88377etait, comme
88378l'indique son surnom,
88379al-IIafizi,
88380le
88381serviteur
88382d'al-Malik al-Hafiz. — 2. Lc sultan al-Malik
88383al-'Adil avait donne ä son
88384fils, al-Malik al-
88385llafiz Arsalan-Sliah, eette forteresse de Dja'bar. — 3. Au service des Mongols.
p. 482
88386470
88387MOUFAZZAL IBN ABIL-FAZAIL.
88388[128]
88389y»iyi duui jikjui
88390ji
88391^*LkJi dLUi i^ j
88392jiJLi
88393^i
883944£j
88395ul*3 ®y^y i^
88396<x-
88397"T-^ii
88398-J'
88399LUI
88400^"itj
88401Jj-i-o
88402Zw«
88403^liVl>
88404v_ij^*-»JI
88405Aaj>-1
88406(V-^i
88407il*fr
88408*l=-l
884091&-Cwl
88410LtS
884114-i-l
88412JI
88413i_^XXj
88414jl
88415iv^lj
88416lA-j»
88417U'lj
88418*J
88419i_w'j_)
88420(«J'JJ
88421*oL«
88422y^^Ki
88423JY*"*
88424L? ^^^
88425(*** J
88426«LiblksYl ^
884274-^SJU„ ^3 jlLUI
88428JjLlSC j <-^3
88429^
88430i^xJij
88431<J
88432jUaJLJI
88433iXJ
88434aJ
88435«i^a,
88436•C^i
88437jLfrl 'j
88438jLxJI
88439<J 1^.1
88440>_J'lSI
88441jl
88442C~«J£-
88443-*ij
88444j-lzäi
88445i.-.,-. j i>~i
88446d)-A.
88447(j
88448«iJ
88449lÄA
88450'fui. i»v".
88451J-,.
88452* 1^
88453mjjle
88454-; JÜj ^ J3jYy>
88455•üil^,
88456pJü «J^t
88457Li
88458*jl£V
88459f
88460l±JI_; ^^,
884611. Lire
88462-eJou>!. —
884632. Man. omet j, qui
88464n'est pas indispensable, aJjJ
88465lO -
88466pouvant
88467etre en apposition ä .LxM
88468ijl^t.
88469Parmi
88470les
88471faits
88472qu'a
88473racontes
88474Ibn Shaddad dans
88475l'histoire
88476d'al-Malik
88477az-Zahir,
88478il y
88479a que ce
88480sultan inanda
88481aupres de
88482lui, de Hamas, le
88483frere
88484de
88485Zain ad-Din al-Hafizi, 'Imad ad-Din Ahmad, qui etait connu sous le nom d'al-
88486Ashtar;
88487il le retint durant quelques jours aupres de lui, puis
88488il
88489le
88490congedia;
88491il le gratifia de cinq cents dirhems par mois, et
88492il lui assigna une excellente
88493probende. Le sultan
88494lui ordonna d'ecrire ä son frere une lettre dans laquelle
88495il
88496lui apprendrait quelles
88497etaient ses intentions ä son egard,
88498et au cours de
88499laquelle
88500il lui ferait son eloge
88501;
88502il pria al-Ashtar de presser vivement son frere
88503d'entrer en correspondance avec
88504lui
88505',
88506et de
88507lui dire
88508qu'il s'engageait ä
88509lui
88510donner en
88511lief ce qui
88512lui
88513ferait
88514plaisir,
88515et ce
88516qu'il choisirait lui-meme
885172
88518;
88519«
88520et,
88521apres cela
885223
88523, (ajoutait-il), tu seras entierement libre de determiner
88524si tu restes
88525(cbez lloulaoun), ou
88526si tu viens
88527(ä ma cour)
88528».
88529Ouand Zain ad-Din al-Hafizi
88530recut ces lettres,
88531il
88532les
88533porta
88534ä
88535lloulaoun,
88536et
88537il les
88538lui donna
88539ä lire;
88540il
88541lui
88542dit
88543:
88544«
88545Le souverain de
88546l'Egypte ne m'ecrit
88547dans ces termes que pour que cette correspondance tombe
88548entre
88549tes mains,
88550et pour que
88551cela
88552soit la cause que tu nie fasscs mettre
88553ä
88554niort. Mais
88555j'ai
88556le
88557dessein d'ecrire ä ses grands einirs
88558et aux notables de son empire, en Egypte
88559et en Syrie, pour lui tendre im piege, comme
88560il m'en a tendu un.
88561»
88562lloulaoun ne fut pas de
88563cet
88564avis, mais al-Hafizi
88565revint plusieurs fois ä
88566la
88567fol.
88568i'j v°. charge ä ce sujet,
88569* de teile sorte qu'il finit par lui en donner
88570la permission.
8857111
885721. Pour trahir lloulagou, prince niongol de
88573Perse. — 2. Dans l'empire egyptien. —
88574•'S. Quand tu auras reyu ces
88575fiefs
88576;
88577la ruse
88578etait assez grossierement tramee, car
88579il etait
88580evidemment impossible ä une personne qui vivait a la cour mongole d'accepter des apa-
88581nages en Lgypte, sous peine d'attirer sur eile
88582les plus terribles soup^ons.
p. 483
88583[129]
88584HISTOIRE DES SULTANS MAMLOÜKS.
88585471
88586jM dlUI jlkUl
88587ju
88588J
88589c-Sji
88590'T^V!
88591j.
88592fcL».
88593J\ te ^
88594dUi j
88595<J
88596jil
88597jjsj iUJ «
88598i_**£3l
88599JU>3
88600<~c
88601i<^!l
88602JjjJ
88603Ij-i^t
88604<)'_p dUi J \\j
88605^>ya£j\$ jjjVy»
88606,5^9
88607^-JjJl
88608Jl» ®düj
88609jjA*ü
88610*j>L* j
88611^x5ol jy^j
88612|>t^
88613j^l
88614«•: J^ ppül
88615*U»-I
88616Lit
88617(„äs»s
88618jjjV** ^
88619^t-Uäs
88620*_*lx)l
88621IjJ
88622lj-*f-_^s
88623L»j-i>3
88624UjÄi-l«
88625>-» 1*1)1 jÜ!
88626Jjp'
88627®dlU
88628Jlcl
886294Ü3 ^^iisUJI
88630jipl
88631vj^' ^LJ ^!
88632cJliCs
88633Lft^l
88634i^Sj
88635dUUI
88636}U>-
88637c^L;' Lo
88638|*^U-
88639J*
88640d!_ji»Jlj
88641oi-liJlj
88642ÄJLi-j ^"-3
88643.!>%" c-
88644cJioj
88645jl
88646^AliiJI
88647dlUI
88648J\
886492^\
88650lj-93 JUr
88651<u)l
88652l*^j
88653J\ jy^
88654*Ils ^^ ^U ^i^Vl
886551. Forme
88656vulgaire, pour uSS. —
886572.
88658Nowairi
88659dit plus clairement, folio 27
88660r°
88661:
88662<j£\
88663ecrivit
88664alors des lettres
88665ä plusieurs des emirs (egyptiens), lesquelles tombe-
88666rent entre les mains du sultan al-Malik az-Zahir; ce prince comprit qu'elles
88667ötaient une ruse pour repondre ä celle dont
88668il avait use ä l'egard d'al-Haüzi.
88669Le
88670sultan
88671lui
88672ecrivit
88673alors pour
88674le
88675louer
88676d'avoir montre
88677ses
88678lettres
88679ä
88680Houlaoun, et pour
88681lui
88682dire
88683qu'il
88684approuvait entierement sa
88685conduite, puis-
88686qu'il
88687les
88688avait montrees
88689pour
88690detourner
88691les
88692soupcons
88693de
88694sa
88695personne.
88696II
88697envoya ces
88698lettres par des
88699courriers avec lesquels
88700il
88701convint quo, lorsqu'ils
88702arriveraient ä
88703la rive du Djazirat ibn 'Omar',
88704ils se depouilleraient de leurs
88705vetements, comme
88706s'ils s'etaient sauves a la nage, qu'ils emploieraient toutes
88707les ruses pour se cacher, de
88708teile sorte que Ton crüt qu'ils
88709s'etaient noyes,
88710les
88711lettres du
88712sultan
88713se
88714trouvant dans
88715leurs
88716vetements.
88717Ils agirent
88718ainsi.
88719L'historien a dit
887202
88721: Les officiers des Tatars apercurent ces habits,
88722ils
88723s'en
88724saisirent,
88725les examinerent,
88726et ils y trouverent les lettres (du
88727sultan al-Malik
88728az-Zahir). Elles furent portees ä Houlaoun qui en prit connaissance, mais qui
88729ne parla
88730pas de
88731cette
88732affaire
88733(ä
88734al-IIallzi). Ge fut
88735la cause
88736principale de
88737la
88738ruine de Zai'n ad-Din al-Hafizi. Allah seul connait la verite sur cet evenement!
88739L'annee 663 commenca, le khalife
88740et les
88741rois
88742se trouvant dans
88743le memo
88744etat que
88745l'annee precedente,
88746ä
88747l'exception
88748d'al-Malik
88749al-Ashraf,
88750prince
88751de
88752Iloms, qui
88753s'en
88754etait
88755alle
88756vers
88757la
88758misericorde
88759d'Allah
88760le
88761tres-haut.
88762Cette
88763annee; al-Malik az-Zahir apprit que
88764quelques hommes
88765se
88766reunissaient tres
887671.
88768Pour comprendre
88769ceci,
88770il
88771faut
88772savoir que
88773l'une
88774des
88775rives
88776de
88777l'Euphrate
88778etait
88779ögyptienne, l'autre mongole. —
887802. Nowairi, dans son FJncyclopedie,
88781folio 20 v°,
88782raconte
88783cette histoire dans
88784les memes termes;
88785c'est lä que Moufazzal
88786l'a copiee.
88787PATR. OR. —
88788T.
88789XII. —
88790F.
887913.
8879232
p. 484
88793472
88794MOUFAZZAL
88795lli.X ABIL-FAZAIL.
88796[1301
88797p*3
88798fi[£i\ J
88799b-H>
8880033
88801-L»kJl
88802Ij^lj ^
88803j^Ij
88804jlj J
88805olijVl
88806iJlc
888071^1=*, ^L^
88808jl ^1
88809x>*
88810viJWi
88811Jfiislj ^JJ
88812iJt ^*^3 ^o^ ^^ iJ^j
88813**-*.»-!
88814^-»~i ^^
88815*->*^»*
88816S^ftlaJl. J\ß
88817^j\y ^
888184frL=>-
88819glA
88820jlkUI
888212 «JaS
88822LjJj
88823®A>I
88824«*
888251 \'asA ^ä,
88826V
88827jÜaUl
88828£»*J 3 J»UI
88829^Us
88830iUall
88831«r^r jj>' 1^ jl^c Jb
88832l^_i
88833J"|
88834x»* 1^ ULi
88835^UJLJI p_,
88836]jü
88837sdJ J ^ ^UJUU oXJi J^'U sJyJ! ^ j«J| J| ^»| ^r
888381. 5/c,"
88839lire
88840J-a-l. —
888412.
88842Nowai'ri
88843dit,
88844folio
8884527
88846r°
88847:
88848^_>!y
88849**
88850ÄcUs.
88851^Jo! Jj
88852...
88853...iLu,
88854^j>
88855^j>3.})jz; man.
88856i^J\
88857,
88858,1^5,
88859ä
88860corriger en jLJl
88861,
88862,ly, d'apres
88863ce
88864qui
88865est
88866dit dans Nowai'ri, et, un peu plus
88867loin, par Moufazzal. — 3. Man. JaJ«3l.
88868frequemment dans la maison de Tun d'eux, qu'ils y mangoaient lc toutmadj
88869',
88870et qu'ils sc repandaient en attaques contre
88871le gouvernement.
88872Ils etaient
88873trois
88874individus
88875: Tun d'eux fut cloue ä
88876la potence; Sonkor at-Tourki
88877fut aveugle,
88878et on
88879lui coupa les
88880inains
88881et les pieds;
88882le troisieme
88883fut remis en
88884liberte. Le
88885sullan
88886ordonna
88887ensuite que
88888desormais
88889aueun emir
88890ne
88891se
88892reunit
88893avee un
88894autre
888952
88896.
88897Cette annee,
88898le sultan
88899fit couper les mains de plusieurs des
88900Substituts du
88901gouverneur du
88902Gaire, des
88903ofliciers
88904de
88905la
88906police, des gardes de la
88907ville, des
88908veilleurs de nuit;
88909la cause en fut que des vaurierts s'etaient montres au Caire,
88910fol. 2or°.
88911*
88912et qu'ils avaient commis toutes
88913sortes
88914d'exces. Ces bandits etaient ensuite
88915venus attaquer
88916les Arabes qui campaient au-dessous
88917de
88918la Citadelle
889193
88920;
88921cela
88922provoqua un tumulte que le sultan entendit, et
88923il apprit (ainsi) ce qui se pas-
88924sait. Le lendemain,
88925ä la premiere heure, le
88926rapport de la matinee monta ä la
889271. D'apres
88928le dictionnaire persan de Johnson, TUo designe le
88929vermicelle,
88930le maca-
88931roni,
88932mais
88933c'est un
88934plat d'originc
88935lurke, comme son nom, car
88936le Sangilakh explique
88937~.Ljy par « päte en forme de
88938fils
88939»
88940; la forme -iL'y
88941, qui est donnee par Pavet de Cour-
88942teille dans son Dictionnaire turk-oriental, est une
88943faute
88944qui remonte au Khilasa-i
88945'Ab-
88946bassi, lequel est l'abrege assez medioere du Sanguilakh.
88947Toutmadj est en rapport avec
88948le turk tout-makh
88949« manger
88950», et avec le mongol toutour-gha, qui designe le riz; cf.yar-
88951ghou
88952et yar-ligh. —
889532.
88954Cette maniere
88955d'exprimer l'ordre de Baibars
88956est ridicule,
88957et
88958Nowai'ri dit,
88959d'une faijon beaueoup plus
88960claire, que
88961le sultan
88962fit paraitre un
88963rescrit par
88964lequel
88965il etait defendu ä deux emirs de se reunir, evidemment pour critiquer les acles du
88966gouvernement, dans un memeendroit. — 3. De la Citadelle de la Montagne, qui domine
88967la ville, et dans laquelle residerent les priaces ayyoubites et les sultans mamlouks.
p. 485
88968[1311
88969IIISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
88970',:;>,
88971J» j£^ ^ J* ^ CA
88972(Jj cH
88973^->J ^
88974Jüül ^
88975L^ >-JI r^J
88976jU ^£U1 ^
88977J J->
88978ijl> ^Ul
88979Jljp»! ^
88980i>U)l
88981JI f^ju
88982Jji
88983jl^ ^lüll
88984sO»
88985vjL.1 ^il
88986U_»
88987jl<j ^U^ ^Ul „
88988lyu
88989iLY^I
88990J*l
88991***>
88992JIS
88993jj^J^C
88994jlLLJI
88995JnrJ UjU^
88996S^Jl ^b
88997jb.ll
88998Jjj.
88999j** J\
89000jl^Vl üjj
89001l,ij
89002®^k£)l
890031. Lire
89004ä=^.;
89005Nowai'ri,
89006folio 27
89007r°
89008: J,!^! ^Ssj> jz.» ^y.
89009Citadelle;
89010il ne
89011contenait aucune mention de
89012l'incident
89013qui
89014s'etait
89015produit;
89016le sultan bläma
89017la conduite du gouverneur,
89018et
89019il dit
89020:
89021« Ni les Substituts du
89022gouverneur, ni les officiers de la police, ni
89023les gardes de la
89024ville, ne nie don-
89025nent le moindre detail sur cette eehaull'ouree.
89026»
89027On
89028a dit que
89029le sultan al-Malik az-Zahir descendait quelquefois au Caire
89030apres
89031s'etre deguise, de facon
89032ä
89033se
89034rendre meconnaissable, pour vöir com-
89035ment les gens se comportaient. Une fois,
89036il apercut im homme, qui etait Tun
89037des officiers de police du Palais du gouvernement, lequel tenait une femme ä
89038laquelle
89039il avait, de sa niain, arrache les vetements qui cachaient son sexe;
89040les
89041gens se tenaient lä immobiles, et nosaient pas interpeller le
89042policier. Le
89043sul-
89044tan s'ecria
89045:
89046« G'est de cette facon que tous les fonctionnaires publics se con-
89047duisent avec le peuple.
89048» Gela fut la cause principale de cette aventure
89049'.
89050Cette annee arriverent au Caire les nouvelles qui apprenaient que les Talars
89051etaient
89052venus camper
89053devant
89054al-Bira,
89055et
89056quils
89057l'assiegeaient
89058;
89059le
89060sultan
89061fit
89062partir une armee, dont
89063il donna le commandement ä l'emir
89064Izz ad-Din Ighan 2
89065,
89066lequel etait connu sous le nom de Samm al-Maout
890673
89068,
89069ä l'emir Djamal ad-Din
89070Oughoush al-Mohammadi,
89071et ä quelques autres generaux.
89072II envoya ä l'armee
89073de Syrie tout entiere l'ordre de se joindre ä eux.
890741. De la facon impitoyable dont Bai'bars traita les policiers. — 2. Dans le al-Manhal
89075as-saft,
89076II,
8907741
89078r°, jli>t, ce qui montre que ces noms, au moins quelques-uns,
89079etaient
89080transmis graphiquement, et non
89081oralement. Ces deux formes sont presque egalemenl
89082inexplicables,
89083ä moins que
89084^lijl
89085ne
89086soit
89087pour
89088Yaghan,
89089lequel
89090trariscrit
89091le
89092mongol
89093yaghan
89094« rouge
89095» ou yakhan
89096« elephant
89097».
89098Ai"-khaz signifierait en
89099turk
89100<> l'oie noire
89101»,
89102de ai
89103«
89104noir
89105», emprunte au
89106chinois he; ce nom
89107serait,
89108dans cette hypothese,
89109l'equi-
89110valent ouighour du mongol Khara ghalaghoun, en
89111transcription arabe
89112.}ii^J
89113\f. —
891143. Le poison
89115de
89116la mort: un
89117individu
89118qui
89119vivait
89120ä
89121cette meme epoque
89122se
89123nommait
891240/!
89125*~
89126« le poison des Arabes ».
p. 486
89127fol. 20 v
89128toi. 20 V
89129474
89130MOUFAZZAl, IDN ABIL-FAZAIL.
89131[132]
89132,e~~£-
89133fjl-^' J/«
89134(Jl
89135j£«
89136•*» j^J
89137<C*Lsj
89138*l/^>
89139^~^=J
89140i^>-
89141^Jjt-J ^pLJI
89142Cj«a^-U
89143^
89144cJI
89145i-L* Jj ®^äJI
89146jL-OI
89147]\
89148^SLJI
89149»loLtj
89150Jj^-JU»-
89151Ijj^jj
89152lyü>-
89153jlj=-
89154IpelLs
89155X-T
89156*U1
89157i^lj»
89158IftA*
89159Ij^jiAs
89160C*«aft)
89161JjVl
89162^iU»-
89163jVLi*
89164<j
89165i_i_JL
89166£j_Lc
89167lp=lij
89168ctUr
89169*^>-
89170ülL
89171<*J
89172\
89173j»T
89174®lij
89175l^*?-
89176<J^-
89177W>*^
89178(*'' ^^
89179<_?^ ^ ö^
89180dr*
89181t
891821-/*-?
891831. Lire
89184r
89185-
89186.^JLjüIj
89187JuJ!.
89188Ces armees firent leur jonetion
89189et marcherent jusqu'ä cc qu'elles
89190arrivas-
89191sent
89192ä l'Euphrate
89193qu'elles traverserent. Le
89194sultan avait envoye
89195ä Sharaf ad-
89196Din
89197'Isa
89198ibn Mohanna quelqu'un pour lui
89199ordonner de monter
89200ä
89201cheval
89202et
89203d'aller faire une ineursion ä Harran. Quand les Tatars apprirent l'arrivee des
89204troupes (egyptiennes) et le raid des Arabes contre Harran,
89205ils prirent peur et
89206retrograderent, decus dans leurs esperances. Les armees s'en revinrent alors
89207en Egypte.
89208Cette meme annee, le samedi, quatrieme jour du mois de Rabi' second, le
89209sultan partit
89210* pour la Syrie, se dirigeant vers Cesaree
89211;
89212il vint camper devant
89213cette ville,
89214il
89215rinvest.it
89216et la conquit par
89217la force,
89218le
89219glaive ä la main,
89220le hui-
89221tieme jour du mois
89222de Djoumada premier; mais
89223la
89224forteresse continua
89225la
89226resistance apres la prise de
89227la ville, pendant dix jours; ä la
89228fin, le sultan
89229s'en
89230empara, et la garnison qui
89231s'y trouvait
89232s'enfuit vers
89233Saint-Jean
89234d'Acre. Le
89235sultan
89236fit demolir Cesaree, et il la rasa jusqu'au sol.
89237Apres
89238cela,
89239il conceda tous
89240les pays qu'il avait conquis, et tous
89241les dis-
89242tricts dontils etaient formes, en fief aux emirs qui avaient assiste au siege de
89243Cesaree; puis
89244il partit pour Arsouf ',
89245qu'il investit et qu'il assiegea;
89246il poussa
89247le
89248siege de cette place avec une extreme vigueur, et il s'en empara, le jeudi,
89249vingt-deuxieme jour du mois de Radjab, Fisole
892502
89251; ensuite,
89252il
89253la rasa jusqu'au
89254sol. Les
89255nouvelles de cet beureux evenement furent portees
89256ä Damas
89257et au
892581. Yakout, I, 207, nous apprend qu'Arsouf est une ville sur le rivage de la mer de Syrie,
89259ontre Cesaree et
89260Jaffa, qui fut conquise par le franc Kondofri
89261c^jjS de Jerusalem, en
892624i)4 de llicgire; eile etait en la possession des Francs ä l'epoque ä laquelle Yakout ecri-
89263vait son dielionnaire geographique. —
892642. Ce nom
89265provient de ce
89266i'ait quo Radjab est
89267suivi de
89268trois
89269mois, Zilka'ada,
89270Zilhidjdja, Moharram, pendant lesquels, ä l'epoque du
89271Paganisme,
89272il
89273etait defendu de
89274faire
89275la guerre.
p. 487
89276[133]
89277HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
89278475
89279®dUJü
89280ij»\Jä\
89281J^jj j^l C^3 ^
89282Jlj Ji-o
89283Jl
89284jJLiJI
89285^~^3J L^ ^jVl
89286Ü'j ju S^l
89287J^ ^it ^"C- j ^^s ^J ^-^
89288J»M-uJI J*
89289<iJ~~i>
89290*^*J
89291jLL-
89292^1
89293jj.1
89294ijl«
89295-\ J&
89296Vjl
89297l^ii
89298'J^3 *^
89299f-^" ^
89300J-*"-3
89301C-*~°J ö^M
893021
89303Lire
89304,»JJi)l
89305Jlx»
89306*>. —
893072.
89308Le
89309recit de cet incendie se trouvc dans l'histoirc de
89310Nowalri,
89311folio
8931227
89313v°,
89314dans des
89315termes souvent
89316identiques,
89317mais
89318abreges;
89319Makrizi
89320le
89321mentionne egalement dans le Khitat,
89322II, folio 8
89323r°. — 3. y>UJlj Lll>UI,
89324dit Nowairi.
89325Caire; on frappa les tambours dans ces
89326villes, et
89327le
89328Gaire fut pavoise poar
89329celebrer cette victoire.
89330Cette ville de Cesaree etait une
89331cite des temps
89332anciens
89333; eile
89334fut conquise
89335en
89336la dix-neuvieme
89337annee
89338de l'hegire,
89339apres
89340la
89341bataille d'Adjnadai'n
89342'
89343et
89344la
89345prise de Damas, comme cela se trouve raconte plus haut (dans l'histoire d'al-
89346Makin). La premiere
89347fois
89348qu'elle fut conquise, ce fut par Mo'aviya, filsd'Abou
89349Sofian;
89350cinq mille Musulmans trouverent
89351la couronne
89352du
89353martyre
89354sous ses
89355murs,
89356et ce
89357fut
89358lä que
89359s'arreterent les conquetes
89360des Musulmans en
89361Syrie,
89362laquelle
89363contree tomba tout
89364entiere
89365au
89366pouvoir des Musulmans.
89367Louanges
89368en
89369soient rendues ä Allah, le Maltre des mondes
89370!
89371Cette annee eut lieu le celehre incendie de la Batiliyya
893722
89373, dans lequel furent
893741. AdjnadaTn est une petite
89375localite voisine de Ramla, dans le canton de Bait Djibrin
89376(Yakout,
89377I,
89378137), qui est celebre dans l'histoire musulmane par la bataille qui s'y
89379livra
89380entre les Arabes et les Byzantins, sous
89381le regne
89382d'IIeraclius;
89383si Ton en croit les tradi-
89384tionnistes islamiques, cent
89385mille Grecs y trouverent
89386la mort. — 2. La
89387Batiliyya
89388est au
89389Caire, comme
89390l'ajoute Nowairi,
89391et comme on le
89392sait par
89393Makrizi.
89394Misr, ou Fostat,
89395est
89396une
89397ville absolument
89398differente du Caire;
89399c'etait ä
89400Fostat
89401que
89402sc
89403trouvait
89404le
89405siege du
89406gouvernement des
89407souverains,
89408tels
89409les
89410Ikhshidites,
89411qui
89412ont regne
89413sur
89414l'Egypte avant
89415les khalifes
89416'Obaidites. En fait, les deux villes se rejoignaient, car les habitants du Caire
89417avaient construit des maisons, en dehors de la porte de Zawila, jusqu'ä Misr
89418(Makrizi,
89419Khitat,
89420I,
89421fol. 295
89422r°). Le Caire, comme Ton sait, fut bäti par le kaid Djauhar
89423{ibid.,
89424fol.
89425296
89426i°). La rue de la Batiliyya LiLU!
89427u.U. est citee par Makrizi dans le Khitat, incidem-
89428ment dans le tome
89429I, 297 v°, 307
89430r°,
89431et dune facon plus
89432speciale dans la description des
89433rues du Caire,
89434II,
89435folio
894367 v°;
89437eile avait recu son nom de gens que l'on avait appeles les
89438Batiliyya
89439«
89440ceux
89441qui
89442n'ont
89443rien
89444regu
89445», parce queal-Mo'izz
89446n'eut rien
89447ä leur donner
89448quand
89449ils
89450se presenterent
89451devant
89452lui
89453lors
89454de
89455la
89456distribution
89457qu'il
89458fit
89459au
89460peuple. Cet
89461.incendie passa en proverbe dans
89462la population du Caire, et l'on
89463disait couramment de
89464quelqu'un qui avait bu de
89465l'eau en quantite immoderee
89466qu'il avait le feu de la Batiliyya
89467dans
89468le ventre;
89469le desastre avait
89470ete
89471si
89472terrible que
89473la Batiliyya,
89474ä l'epoque ä laquelle
89475ecrivait
89476Makrizi,
89477ne
89478s'etait
89479pas
89480relevee de
89481ses
89482ruines;
89483en
89484735,
89485le
89486tawashi Bahadour
89487al-Mokaddam y
89488fit quelques constructions,
89489lorsqu'il
89490s'y bätit un
89491hötel.
p. 488
89492476
89493MOUFAZZAL IBN ABIL-FAZAIL.
89494[134]
89495<k=>Jl
89496iäj
89497Ja Uli
89498>uj
89499ij^ls-l
89500X?
89501"CjA^Ji
89502».ii^-il
89503jJ^-
89504LLsj
89505jlSj
895067r_^
89507(»j
89508üj^-i-Ji
89509<;ls
895104rjl*£
89511/jXw
89512Jj <^
89513<üs1
89514(b^o
89515^»sliJI iy ^^
89516Cäi}
89517joj
89518^»dl ^^
89519JlaJt
89520C^>ol
89521iiJLl^M
89522ij<-i-<
89523t
89524Ä-JU)
89525«ÖjJäi
89526JJjpdl
89527jLSj
89528jUo
89529,_jjn
89530i^-tcj
89531i
89532c-J
89533jJl
89534TT'-5-'
89535* fol. 21 r- ^Ul
89536^j^äI
89537U
89538i^L<!
89539Jü>-
89540aljj
89541^.Vl
89542lÄ*
89543* ^j
89544«j-UI
89545*»AaJ
89546Jl 1^3
895474 jUIj
895481. Sic;
89549lire t.b
89550, JL,
89551Üj'^j'. — 2. Alan. ~
89552»i; Nowairi _ i. — 3. Man.
89553>»_ajIsü; Nowairi
89554^.•L... —
895554. Nowairi
89556dit
89557:
89558^Jz
89559lüj
89560jITj
89561,ji
89562&j^
89563»pfci*JI l#^ ^ jj^l ^J^
89564J±U\
89565J*j U J^ oX)5 jjJU« ^UJI jt^l
89566glij teMl J* LkJ! ^jLJj
89567^obio!
89568.jjL*».!
89569^y
89570^-JjÄJ!
89571-^1
89572folio
8957327
89574v
89575n
89576;
89577la
89578phrase
89579de
89580Moufazzal
89581est tres mal
89582construite et nc sifmifie
89583rien.
89584brülees entierement soixante-trois maisons; apres quoi, le feu gagna Misr, oü,
89585parmi les quartiers connus de
89586la
89587ville, fut incendie le quartier de Faradj, qui
895886tait constitue en toakf pour les
89589'Alides de MedineV Apres cela, fut incendie
89590le quartier d'al-'Adil
895912
89592,
89593qui
89594est du cöte qui donne sur
89595le fleuve;
89596ce quartier
89597etait constitue
89598en
89599wakf pour
89600le mausolee
89601de
89602l'imam
89603ShaPFi, qü'Allah soit
89604satisfait
89605de
89606luil On
89607ne
89608put reconstruire
89609ce quartier
89610parce
89611qu'il
89612eüt
89613fallu
89614pour
89615cela plus de 20.000
89616dinars. On
89617trouva quo
89618l'incendie
89619avait ete occa-
89620sionne
89621par
89622des
89623bandes
89624d'etoupe
89625roulees,
89626bourrees
89627de
89628soufre
89629et d'autres
89630matieres inflammables, que
89631l'on avait jetees
89632sur
89633les terrasses (des maisons)
89634des gens
896353
89636.
89637loi. 21 r.
89638Cet incendie causa im bruit enorme,
89639et les gens furent tellement hvpnoti-
89640ses par cette catastrophe qu'il arriva Faventure suivante
89641: un ent'ant fut pique
896421. Ces quartiers, que Makrizi mentionne sans en
89643faire
89644l'objet d'un chapitre
89645special,
89646etaient, en effet,
89647constitues en wakf;
89648il en cite
89649un,
89650ibid.,
89651fol. SOS
89652v", qui etait un wakf
89653pour
89654le
89655College
89656Kamili;
89657c'etaient
89658plutöt
89659des pätes
89660de
89661maisons
89662delimites par
89663quatre
89664ruelles, des cites, que des quartiers
89665: le quartier qui etait un ivaÄ/pour le College Kamili
89666sc trouvait dans un marche (souk); dans
89667le meme passage, Makrizi parle d'un quartier
89668s.j., qui, durant un certain temps, avait ete un marche (souk)
89669011 l'on vendait des
89670livres,
89671puis oü
89672l'on
89673avait par
89674la
89675suite
89676prepare des peaux. Sur
89677le grand
89678canal,
89679sc trouve
89680la
89681porte de Faradj ~ßi\
89682^l;,
89683ibid.,
89684fol.
89685296
89686v°, 298
89687r°, 313
89688r°, l'une
89689des
89690trois portes de
89691rOccident. — 2. Un J-il*M
89692(JJ-ä parait dans le Khitat, voisin de la mosquee d'al-llakim,
89693ibid.,
89694fol. 309
89695r°. —
896963. Nowairi
89697et
89698Makrizi
89699disent que
89700la rumeur publique
89701aecusa
89702les
89703Chretiens
89704d'avoir mis le feu ä la ville par represailles de
89705ce que le sultan avait fait dans
89706le pays des Francs en incendiant les eglises.
p. 489
89707[135]
89708HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
89709477
89710dUJÜ>
89711_^.VI
89712Jj)
89713J3
89714®j^il
89715^pj ^j^ i^Ul «^
89716' C^lc
89717<c*J
89718jl
89719Je
89720UJi o-uJl
89721pil^-l
89722aljlj
89723JL*JI
89724dUUÜ
89725'-'Ob UL
89726^dl
89727Uäll.
89728cJl£
89729öj?- J ^Ü^VL
89730jUl
89731i
89732äJI
89733\_^j>t>
89734Aj^
89735,JS
89736^j
89737lyLo
89738ja^jib jUO
897391
89740fljl
89741"LiL
89742_^>u
89743^»Al_yl
89744—-_ä)I
89745-*fcl__rÜls
89746(jto r^JI
89747»LiliJl
89748Aa-1
89749^J^-dl
89750-^UJJ
89751jl£ VU
89752SjÜL* J
89753A>j
89754"Ol JUi
89755jl_jA=>-
89756i_U>-
897571.
89758II y a
89759ici une faute
89760grossiere;
89761il ne faut pas
89762corriger
89763uJic en
89764,
89765)ic;
89766il
89767faudrait
89768,'j
89769fäc *auJ;
89770mais, dans son Jargon, Moufazzal pronongait
89771ju ^ AauJ,
89772que, comme im
89773pur illettre,
89774il
89775a
89776ecrit \>y^\
89777encore
89778faut-il
89779remarquer
89780qu'en
89781langagc classique ^.f*
89782est masculin et non feminin. — 2.
89783Nowai'ri dit
89784£*liü! C-o^
89785fjaa Jlc
89786»^»
89787«-.-F
897883
89789;
89790il fau-
89791drait dans
89792lc texte de Moufazzal pour qu'il
89793fut
89794correct
89795:
89796Uj
89797<~JI
89798jkJjüb
89799v_r^-> f
898005.J9-
89801i_j
89802t.lj
89803l$J,
89804et encore. — 3.
89805Lire J-V-
89806par un scorpion et s'ecria
89807:
89808« Au feu! Au feu!
89809» Lc gouverneur monta ä cheval
89810et aecourut,
89811pensant qu'un incendie avait
89812(de nouveau) eclate dans la villc.
89813Ouand
89814il
89815sut que
89816c'etait un scorpion qui
89817avait pique
89818l'enfant,
89819il
89820le frappa
89821ä
89822coups de cravache pour avoir parle du feu.
89823Les choses resterent dans cet etat jusqu'ä ce que le sultan revint de Syrie
89824;
89825il
89826ordonna
89827alors
89828que Ton
89829arretät tous
89830les Chretiens
89831et tous
89832les Juifs, sans
89833aueune exception,
89834et qu'on les brülät tous sur des büchers, dans une depres-
89835sion
89836qui
89837se
89838trouvait
89839pres
89840de
89841la Fortefesse
89842',
89843dans
89844laquelle
89845le
89846sultan
89847avait
89848construit une
89849residence
89850pour
89851al-Malik
89852as-Sa'id.
89853II
89854voulait tous
89855les
89856brüler,
89857mais
89858le moine al-Habis
898592
89860les racheta au prix de 500.000 dinars, dont chaque
89861annee
89862ils verseraient 50.000 dinars
898633
89864.
89865Cet al-Habis, au commencement de sa carriere, avait ete employe ä l'office
89866de la Chancellerie
89867''
89868; ensuite,
89869il embrassa la vie monastique, et
89870il vecut loin de
89871la societe des hommes,
89872dans
89873la montagne de
89874Holwan
898755
89876. On dit
89877qu'il trouva
89878dans une caverne un tresor qui avait appartenu ä al-Hakim FObaidite
89879ll
89880,
89881I'un
898821.
89883Nowai'ri dit qu'ils
89884i'urent reunis au-dessous de
89885la Forteresse;
89886il y avait, en
89887effet,
89888au-dessous de la Forteresse, une
89889depression de terrain dans laquelle le
89890sullan Baibars
89891fit elever plusieurs construetions. — 2. Ilabis signifie ermite. —
898923. C'est-ä-dire que cette
89893contribution
89894serait versee en
89895dix
89896ans. —
898974. Ce qu'on a appele plus tard iLi^
89898,.)'.£ >,
89899ce qui
89900etait
89901l'office du Protocole. —
899025. Nom dun
89903village
89904distant de
89905Fostat de deüx
89906farsakhs environ, du cöte du Sa'id, sur le Nil;
89907il s'y trouvait un couvent fameux (Yakout,
89908II, 321; Makrizi, Khitat,
89909I,
899101(35 v°). —
89911(5. Le khalife fatimite al-Hakim bi-amr Allah.
p. 490
89912478
89913MOUFAZZAL IBN ABIL-FAZA1L.
89914[136]
89915s^i-
89916J*J\s ® jloVI
89917j5U ^
89918dlJL-Jlj
89919'lyuül
89920\,
89921jJ
89922i
89923JLJl
89924Iäa
89925"0 J^> U_ü
89926GlS ^ jlkUI
89927.JÜ»
89928jl
89929*}
89930JUS
89931JLJl C «Ug l^\a
89932jAUl
89933dUÜl jlUJl
89934k^Ua>
89935U
89936^Afc jAi
89937V
89938*A)
89939fcjjLsT ^
899404p-
89941j*
89942ct-LJl
89943(JLai
89944CxJj
89945}ls
89946i£-*->
89947/v« ^-^
89948j^jlw
89949ÄjiSUJl
89950fc-Lft
89951OiiS
89952U-U
89953JkÄJu"
89954}ti
89955J-L,
899564
89957üi
89958jja^i-
89959Ja
89960fcAcLJj
89961AJafcl
89962j|s ^
89963V«
89964Li«
89965JjALuj
89966(j»ysJl
89967Jl»—*..
89968jlSj
89969©^jLäJI
89970( J^.
89971Jj£dl
89972JLJl
89973dAJÄi
89974jlLUI
89975V*
89976l'ol. 21 v°. cW
89977,j^
89978»_J«»
89979LÜ
89980<jAJ-oj
89981'^^Lü-
89982jl
89983jo
89984JuLT
89985AjUj
89986^y-
89987Jf-l* yj
89988^„a
89989<-At jo
89990^!l ^SU
89991dU-Oj
89992j^
89993^jL
89994U
89995|»^
89996^.ilj
89997^Jl
89998^sU
89999äjJäJI
90000i_Ul
90001j^
90002jjr^l
90003-VowJI
90004jliaLJI
90005«-iks
90006«A^ii
90007LX&I
90008\a
90009^l^ÄäJl
90010i_5jtä
90011v^-l^*s
90012*JIä> U
900134i«
9001411&I
90015^J^s
90016ijjjjx^YI
90017«i-^j
900184,lL>L>j
90019J*f^J
90020<9jJ»>
90021(»^
90022®*J
90023J^ss-
90024OIjäJI
90025^1
90026/)-•
90027^SJ^t.
90028jlj
90029JLJl
90030Co
90031^Jjsj
90032-Ol
900331. Lire LLiö-jl
90034.6
90035Xäj.
90036des khalifes egyptiens. Quand cet argent fut cn sa possession,
90037il s'en servit
90038pour secourir
90039les pauvres et les indigents de loutcs
90040les confessions.
90041Le sultan al-Malik az-Zahir entendit parier de son histoire;il
90042le manda
90043aupres de lui, et lui demanda de lui donner cet argent. Le moine lui repondit
90044:
90045«
90046Si le sultan me demande que je
90047lui verse directement, de ma main, quelque
90048chose,
90049cela non; mais
90050s'il t'arrive
90051' quelque
90052difficulte
90053de
90054la part d'un homme
90055ä qui tu imposes une amende et qui ne puisse payer ce qu'on lui demandera,
90056alors, moi, je donnerai cet argent, et je l'aiderai ä se tirer de tes mains. Mais
90057ne
90058te häte
90059point (d'en
90060profiter).
90061» Quand
90062cette catastrophe
90063arriva,
90064il repon-
90065dit envers
90066le sultan de la contribution qui fut fixee aux Chretiens.
90067Ce moine allait visiter les prisons,
90068et
90069il en
90070faisait sortir ceux qui y etaient
90071lui. 21 v. detenus pour dettes et qui ne pouvaient
90072* s'en acquitter, que la somme fut con-
90073siderable,
90074ou,
90075au
90076contraire, de peu d'importance.
90077II en
90078fut de meme quand
90079Ton demanda aux gens du Sa'id
90080les contributions
90081imposees aux
90082tributaires
90083(chretiens);
90084il partit pour leur pays,
90085et
90086il
90087paya
90088ce
90089qu'on
90090leur
90091reclamait.
90092Ce
90093fut
90094de
90095la meme
90096facon
90097qu'il
90098se
90099rendit
90100ä
90101Alexandrie,
90102et
90103la
90104population
90105de
90106cette
90107ville
90108lui
90109Vit
90110verser
90111des
90112sommes
90113dont
90114l'enormite
90115la
90116terrifia. Les
90117juristes d'Alexandrie envoyerent (au Caire) des arrets ordonnant qu'on le mit
90118ä mort. Le sultan se le
90119fit amener;
90120il lui demanda son argent,
90121et de lui faire
90122connaitre dans quels endroits
90123il avait trouve ce tresor.
90124Le moine
90125se
90126refusa ä lui donner cette indication;
90127il chercha ä differer lc
90128moment oü
90129il serait force de s'executer
90130et de lui verser cette somme. Le sul-
90131tan
90132le garda aupres de
90133lui, dans l'interieur du
90134palais, jusqu'au moment oü
90135il
901361. Malgre lo changement de personne,
90137il s'agit toujours du sultan.
p. 491
90138[137]
901391IIST01RE DES SULTANS MAMLOUKS.
90140479
90141U^
90142C>-jl=-
90143^jj^"
90144->^°
90145'—*^
90146iJLw-
90147jLx»
90148A~*'w
90149***
90150ij ^k^
90151c-AiLJi
90152äs^»-j.li
90153dUr
90154jlSljjJI <yjjl jU J^l
90155i—«j- ^Vl xt
90156.^Islj
90157Csljjl dlU
90158J^£-
90159Uly3 L^U?
90160jx,
90161^»J,
90162^ilÄll
90163^Aj
90164J>^o
90165^iiä
90166w-Ai
90167_^~i ® «-i^jl
90168^l*»"
901694iM «i
90170^j^-
90171^11»
90172<üSl
90173<u^>-j
90174desespera
90175de
90176rien tircr de
90177lui
90178;
90179il
90180le
90181fit
90182alors
90183supplicier de toutes
90184sortes de
90185manieres,
90186si bien qu'il mourut. On
90187fit sortir son cadavre de la Citadellc de
90188la
90189Montagne,
90190et on
90191le jeta dehors, ä la porte de Karafa.
90192On a dit qu'on avait evalue les sommes qu'il versa au tresor dans les con-
90193jonetures qui ont ete mentionnees plus haut, dans l'espace de deux annees, ä
90194600.000
90195dinars
90196egyptiens, sans compter ce
90197qu'il avait donne lui-meme aux
90198gens, de sa propre main,
90199cn
90200secret,
90201ni
90202les personnes
90203qu'il avait tirees a
90204ses
90205frais des prisons.
90206II ne prelevait rien sur cet argent pour
90207se nourrir ou pour
90208s'habiller.
90209C'etait un homme d'une
90210generosite
90211extraordinaire.
90212Allah
90213est
90214le
90215plus savant
90216!
90217Mohyi ad-Diu ihn 'Abd az-Zahir a raconte ce qui suit
90218:
90219« Quand Allah, le
90220tres-haut, eut gratifie
90221le
90222sultan al-Malik az-Zahir de la conquete de
90223Cesaree
90224en Syrie et du pays qui en depend, quand l'on connut d'une facon certaine les
90225villages
90226et
90227les
90228bourgs de
90229cette
90230contree
90231qui
90232produisaient des
90233recoltes
902341
90235,
90236le
90237sultan
90238en
90239fit
90240dresser
90241des
90242listes,
90243lesquelles
90244resterent
90245en
90246la possession
90247de
90248l'emir
90249Sa'if ad-Din Balaban
90250ar-Roumi,
90251le
90252davaddar,
90253qu'Allah
90254le
90255tres-haut
90256lui
90257fasse
90258misericorde! jusqu'au moment
90259oü
90260Allah
90261gratifia
90262le
90263sultan de
90264la
90265prise d'Arsouf.
9026611
90267envoya
90268alors
90269querir
90270le
90271kadi
90272de Damas,
90273qui
90274etait
90275le
90276kadi
90277Shams
90278ad-Din
90279ihn
90280Khallikan
902812
90282,
90283ainsi
90284que
90285les
90286notaires
90287de
90288cette
90289villc,
90290le
90291prepose
90292ä
90293la surveillance du
90294tresor,
90295avec
90296plusieurs juristes
90297et imams,
90298et
90299il donna
90300l'ordre
90301d'investir les emirs*qui avaient
90302fait la guerre contre les Francs de la
90303* foi.asr
90304propriete des pays qu'Allah,
90305qu'il soit exalte
90306et
90307glorifie!
90308avait permis
90309qu'ils
90310conquissent
90311par
90312leur
90313valeur. On
90314ecrivit
90315ä
90316l'intention
90317de chaeun
90318des emirs
903191. Litt.
90320:
90321« qui etaient ensemences
90322», parce qu'ils pouvaient l'etre,
90323le reste du pays
90324consistant en un cailloutis infertile. On ne pouvait evidemment donner en
90325fiefs que
90326les
90327premiers,
90328les autres ne rapportant rien. —
903292.
90330Auteur d'un excellent
90331dictionnaire
90332bio-
90333graphique intitule ,jlf^' O^ji
90334CIU '
90335^ul continue
90336et amplifie par Salah ad-Din
90337Khalil
90338ibn Aibek as-Safadi, puis par Aboul-Mahasin Yousouf ibn Taghribirdi.
p. 492
90339480
90340MOUFAZZAL [BN ABIL-FAZAIL.
90341[138]
90342(jlLi'
90343jl
90344ja\$
90345ÜJVlj
90346'Ijiill ^
90347ifrU=-3
90348JUI
90349vS-;
90350J~"JJ
90351yj-**3
90352j^X-Ai-
90353jVl
90354J^-^
90355fol.22r». J<!
90356^Ui,
90357^ilyll ^j ^A.J ^U
90358Jp-j Je
90359«üi!
90360l^i
90361(^Jl
90362a>U!
90363^_aaU-JI
90364*
90365»T^Vl
90366^«_-äJ1
90367jl«_OJ
90368Jl-U^idl
90369.iai-j
90370yjy>
90371-**»-
90372Ij-ic-
90373-Vi-Ij ^j^äJI
90374jIaJI
90375^'l
90376Ll^-J
90377(»^-«
90378des diplömes leur conferant la propriete de leur
90379fief, et on envoya ces diplö-
90380mcs en Egypte, pour
90381les faire
90382revetir de
90383la signature du
90384vizir, de Celles du
90385tresorier
90386(de
90387l'empire), du (chef du)
90388ministere
90389des armees
90390'
90391victorieuses,
90392et
90393de
90394la signature du chef du departement des finances ä
90395la
90396suite du sultan
903972
90398.
90399Ces diplömes furent etablis en bonne et due forme sans que cela soulevät la
90400moindre
90401difficulte; on
90402les apporta par-devant
90403le
90404sultan
90405qui
90406les
90407confia aux
904081. Divan al-djouyoush; divan
90409,.)'_?.•>- est un mot persan qui designe l'endroit oü l'on
90410ecrit,
90411puis
90412ce
90413qui
90414est
90415ecrit, un
90416recueil
90417d'ecrits
90418en
90419prose ou en
90420vers,
90421cf.
90422dibir jo2
90423«
90424ecrivain
90425». Ce mot est derive du perse achemenide
90426dipi, par l'adjonction du suffixe
90427ii na, qui forme des noms et des adjectifs d'appartenance
90428; dipi signifiait en perse
90429«
90430ins-
90431cription
90432»,
90433et ce (erme a ete emprunte par le sanskrit sous
90434la forme lipi
90435« eeriture »
90436; les
90437Iudous, en
90438effet, ne connaissaient pas
90439l'ecriture avant que
90440les Arameens au service des
90441Achemenides ne leur eussent apporte leur aiphabet, quand le roi de Perse eut conquis les
90442marches occidentales et le nord de linde; c'est de meme que les mots sanskrits pusta
90443ty*jT
90444pustaka "^W^
90445«
90446livre
90447»
90448sont des emprunts au perse achemenide pusta (en zend
90449pästa
90450MJ« aj JE£)
90451i Par fausse lecture d'une forme jufojsj^) qui peut se lire pansta ou pusta,
90452la voyelle
90453u
90454n'etant ecrite que comme une
90455« mater lectionis » et n'indiquant pas la lon-
90456gueur de
90457Yii de pusta)
90458« peau (preparee pour recevoir
90459l'ecriture)
90460». pustaka
90461« chose de
90462peau (pour ecrire)
90463». Dipi est emprunte ä l'assyrien dippu
90464« inscription
90465», qui est l'arabe
90466li
90467«
90468planche,
90469objet
90470plat, tablette
90471», primitivement
90472« tablette sur laquelle on ecrit
90473»;
90474les Achemenides, comme l'on sait, avaient emprunte leur Systeme graphique ä Babylone.
90475Dans l'administration musulmane, les divans sont plutöt des chambres de ministere que
90476des minisleres proprement dits. Du sens de chambre dans laquelle on ecrit, divan a fini
90477par passer ä celui de meuble sur lequel on
90478siege dans cette
90479piece. yhi et^xo daftar et
90480dabtar
90481«
90482cahier,
90483livre
90484» ne derivent pas de
90485dipi, mais du grec
90486Supöipa
90487« peau appretee
90488pour recevoir l'ecriture », ce que traduit le sanskrit pusta, pustaka. — 2. Quand le sultan
90489partait
90490en
90491voyage,
90492il
90493laissait au
90494Caire
90495les fonetionnaires dans
90496leurs charges;
90497mais
90498il
90499emmenait avec
90500lui, pour expedier
90501les affaires courantes dues ä son initiative, des fone-
90502tionnaires portant
90503le meme titre, qui etaient dits
90504«
90505a la suite
90506». Le mostaufi as-sohba,
90507dont
90508il est question dans ce passage, avait ete primitivement
90509l'un de ces fonetionnaires
90510« ä
90511la suite
90512», mais, comme on le voit par les bistoriens egyptiens dont l'aulorite a ele
90513invoquee
90514par
90515Quatremere
90516[Mamlouks,
90517I,
905181,
90519202
90520et
90521ss.),
90522ü avait
90523fini par avoir une
90524n'sidenoe
90525fixe au
90526Caire,
90527d'oü
90528il
90529exercait
90530sa
90531juridiclion
90532dans
90533tout l'empire,
90534sa charge
90535consistant ä ecrire des diplömes tels que ceux que Baibars voulait faire dresser.
p. 493
90536[139]
90537IIISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
90538481
90539Li» C^C ^ Sji
90540jl jKli-
90541Jjl
90542J..AÜ ^„^
90543SlklJl
90544yil»
90545dÜi
90546X»
90547ji»-J
90548^jJ
90549j,jJI JL~
905503 ^VIj guC
905512J>
90552i?U-»l
90553ö*.-01
90554ü"-^ ^
90555' 0^ ®4^!l
90556;
90557^.Vb
905584 bj cj
905597^J
90560j^aJI o^i o-- ^ r> ^> ^
90561^u>
90562)1
90563G^
905641. Cette
90565liste est donnee dans l'abrege de
90566la
90567Vie de Baibars par Mohyi ad-Din ibn
90568'Abd az-Zahir, man. arabe
905691707,
90570fol.
9057109
90572r°
90573et ssq.,
90574et dans Nowairi, man. arabe 1579,
90575fol.
9057670
90577r°
90578et
90579ssq., avec quelques
90580differences.
90581Presque
90582toutes les petites localites dont
90583il est question dans
90584ce passage existent encore aujourd'hui en Palestine, identiquement
90585sous
90586les memes noms, dans l'hinterland du Sahel,
90587de Cesaree
90588ä Arsouf, comme
90589il est
90590facile de s'en rendre compte en Consultant les cartes ä grande echelle de
90591la Syrie. Les
90592autres
90593villes
90594sonl bien
90595connues. —
905962. Dans l'abrege d'Ibn 'Abd az-Zahir,
90597fol. 69
90598r°,
90599J^t. _ 3.
90600II faut evidemment sous-entendre la preposition J, j^^J, comme dans le cours
90601de toute cette enumeration. — 4. Man. bj
90602; Ibn 'Abd
90603az-Zahir
90604lx>j. —
906055. Man.
90606j:j*~>;
90607^Cj~?.
90608dans
90609Ibn
90610'Abd
90611az-Zahir,
90612fol.
9061369
90614r°,
90615ce
90616demier
90617manuscrit
90618ajoutant ^~*iJ!
90619^sJLJt. —
906206. Cet emir est oublie par Ibn "Abd az-Zahir; man. sjXlo; oXlo dans
90621le
90622Manhal d'Aboul-Mahasin,
90623ä
90624sa place
90625alphabetique.
90626--
906277. ^jZ^
90628{sie) dans Ibn 'Abd
90629az-Zahir.
90630davaddars auxquels
90631il ordonna de les repartir entre
90632leurs
90633destinataires
90634. Ces
90635pieees furent ainsi distribueos
90636; les emirs se presenterent devant
90637le sultan,
90638et
90639se
90640prosternerent
90641devant
90642lui.
90643Apres
90644cette
90645edremonie,
90646le
90647kadi
90648des
90649kadis,
90650Shams ad-Din ibn Khallikan, s'en vint ä Ghaza, etil ecrivit une charte collec-
90651tive de cet envoi (des emirs) en possession des terres conquises.
90652L'emir Faris ad-Din Oughontai
90653' regut pour sa part
90654'Attil
90655- en son entier.
90656L'emir Djamal
90657ad-Din Aidoghdi
906583
90659al-'Azizi
90660eut
90661la moitie
90662de
90663Zita;
90664l'emir
90665Badr ad-Din Ba'isari
90666', la moitie de Tour-Karam
906675
90668; l'emir Badr ad-Din Bilik
906695
90670,
906711. Sur Oughoughtai, qui
90672s'est reduit ä Oughoutai, en mongol
90673« celui qui termine une
90674serie, le dernier
90675»,
90676voir YHistoire d'Egypte de Makrizi, page 521,
90677nole. —
906782. Yakout
90679ne donne pas de renseignements sur
90680la majeure
90681partie de ces
90682localites. Les noms en
90683sont tres corrompus dans les manuscrits de Moufazzal, d'Ibn 'Abd az-Zahir, de Nowairi
90684et de Makrizi
90685; je me bornerai
90686ä donner les principales variantes des deux premiers de
90687ces historiens, en leur ajoutant ä l'occasion les formes donnees par Nowairi. — 3.
90688« La
90689lune s'est levee», du verbe turk ijf&ji
90690« se lever », dogh-di etant la3
90691G personne du sing,
90692du
90693parfait;
90694cf.
90695-i*i->j' Ai'doghmish, qui a le meme
90696sens, mais dans lequel dogh-mish
90697est
90698le partieipe passif de dogh-mak. On comparera ,_£->-£>
90699.S Gundoghdi et L/><^- ^y
90700Gundogmish
90701«
90702le
90703soleil
90704s'est
90705leve
90706». —
907074.
90708L'etymologie
90709-
90710v-^~.
90711fj^j,
90712ou ^y\
90713J-n*—
90714<
90715qu'Aboul-Mahasin donne
90716de ce nom
90717j£j~.
90718j;\j,
90719qui
90720signifie probäblement
90721«
90722le milan
90723blanc »
90724(cf. saritcha et sa?; le premier etant pour sarigh-tcha), dans le Manhal,
90725II, 112 v",
90726est tout ä
90727fait artificielle. — 5. Le sage,
90728le savant, en mongol et en
90729turk.
p. 494
90730'.82
90731MOUFAZZAL IBN ABIL-FAZAIL.
90732[140
90733\
90734i»Ju->
90735^~»YlJ
90736£j—^9
90737i_JLa>
90738^>3_J^
90739J£~
90740^.-^
90741(J-
907424-"1
90743^"^J
90744iij-jAs
90745i»_i~&
90746''
90747-AäJI
90748<:i ^JI jU ^ß > ^ rV! ^ u^
907498^Y1
907507 jjjM?
90751^jJI
90752,a!I
90753rU ^Vb
90754gi-<
9075510^1
90756fl
90757ifz&
90758J-ß\
90759^jJI
90760JL». ^Vlj rVI
90761w-
90762•
90763j^Vlj
9076414^ U^>
90765l3 ^X^J\
90766Jß\
90767j^jJI JL^ ^Vlj
90768l^LjC
90769l2 jL,
90770^gJUJI
90771t.
90772Voir la note
907734 de la page precedente. — 2. Ibn'Abd az-Zahir ajoute
90774^U:.
907751 '. —
907763. Man. ^J-I^ät; Ibn'Abd az-Zahir ^^Lj!. —
907774. Ibn 'Abd az-Zahir ajoute
90778gsrLJl. —
907795.
90780Man. iiji'1 ^"
90781;
90782Ibn
90783'Abd az-Zahir aJ^JI
90784iil>. —
907856.
90786Ibn
90787cAbd
90788az-Zahir
90789ajoute
90790>_s=rLJi. —
907917. Ibn'Abd az-Zahir
90792,^i.— 8. Ibn'Abd az-Zahir ajoute ^Ul. —9. Cet
90793emir est oublie par Ibn 'Abd az-Zahir. — 10. Man. *s^l
90794>t
90795; Ibn 'Abd az-Zahir,
90796fol. 69 v°,
90797*sß\
90798J. — 11.
90799Ibn
90800'Abd az-Zahir ^-. —
9080112. Man.
90802.L>; Ibn
90803'Abd az-Zahir
90804,b. —
9080513. Ibn
90806'Abd
90807az-Zaliir ajoute
90808^s^LJI. — 14. Ibn'Abd az-Zahir t^^y- — 15. Ibn 'Abd
90809az-Zahir
90810LjjJa)). —
90811l(i.
90812Ibn
90813'Abd
90814az-Zahir
90815saute toute une
90816ligne,
90817de
90818facon
90819ä rendre
90820son
90821texte incomprehensible. — 17. Man.
90822^-XtJj).
90823le
90824tresorier, la
90825moitie
90826de Tour-Raram;
90827l'ömir
90828Shams ad-Din
90829lltekuz
90830'
90831ar-
90832Rokni,
90833le quart de Zita;
90834l'emir
90835Sa'if ad-Din Rilitch
90836al-Baghdadi,
90837le quart de
90838Zita;
90839l'emir Hokn
90840ad-Din
90841Rhass-Turk,
90842Afrasin
908432
90844,
90845dans
90846sa
90847totalite;
90848l'emir
90849'Ala ad-Din al-Bondokdar, Bakat ash-Sharkiyya, dans sa totalite.
90850L'emir
90851'Izz
90852ad-Din Aidemur
90853al-Halabi
90854ent
90855la
90856moitie
90857de
90858Kalansouwa;
90859l'emir
90860Shams ad-Din Sonkor
90861ar-Roumi,
90862la moitie
90863de
90864Kalansouwa; l'emir
90865Sai'f ad-Din Ralaoun
908663
90867al-Alfi,
90868la
90869moitie
90870de
90871Thayyibat
90872al-ism;
90873l'emir
90874'Izz
90875ad-Din
90876Ighan
90877ar-Rokni,
90878la
90879moitie
90880de
90881Thayyibat
90882al-i?m;
90883l'emir
90884Djamal
90885ad-Din Oughoush
90886an-Nadjibi, Oumm al-Fahm*, en
90887sa totalite
90888; l'emir 'Alam
90889ad-Din
90890Sindjar al-Halabi, Batan dans sa
90891totalite; l'emir Djamal ad-Din Ou-
90892* fol. 22 v. ghoush al-Mohammadi,
90893la moitie de Bourin; l'emir * Fakhr ad-Din Altounba
908945
90895al-Homsi,
90896la moitie de Bourin.
90897L'emir Djamal ad-Din Aidoghdi al-Rhassi eut la moitie de Bizzin; l'emir
908981. La lecture de
90899ce nom est certaine
90900d'apres la transcription chinoisc Yen-thie-kou-
90901sseu; on
90902le
90903trouve egalement sous la forme j->JJt;
90904c'est
90905le
90906mongol
90907Il-tegus
90908«
90909le
90910Ires
90911parfait
90912». —
909132. Nom
90914d'un chäteau
90915fort,
90916voisin
90917de Ramla
90918de
90919Palestine. —
909203.
90921Forme
90922reduitede ghalaghoun qui, en mongol, designc, en göneral, les oiseaux d'eau. — 4. Oumm
90923al-fahm est une localile en face de Laodicee. —
909245. Affaiblissement de Altounboukha
90925« le
90926taureau d'or
90927».
p. 495
90928[141]
90929I1IST0IRE DES SULTANS MAMLOUKS.
90930483
90931^~»Ylj
90932J iJU~
90933dJl*
90934^^1-uJl
90935j>U
90936<ji.-^
90937(_r~*^
90938~c^'b
90939'^»- ^"
90940*i***J1
90941j^I
90942jLic.
90943^.^Yl T ^-J1
90944v_L^J
90945i5^r*t^'
90946l>.-^
90947-^Ij
90948-C^J ^^~ ^
909494
90950j^-lr^
90951^>.-*Jl
90952fJ^
909537 ju^l
90954^jJI j~ ^.Vb
90955j-*Y1 ^! UL-
909566
90957t5^JI
90958jLl
90959^jüI
90960»jl.
90961^Vlj
90962dUJIj
909639 ls»
90964iJL«
90965u jIj^U! ^~
9096610 j!
90967^_jüI
90968^^j; ^Vlj
909699 UL.
90970<_i-»
90971s ^juJI
90972(_ä^;
90973jIäL-
9097413 ^.^>-Ld.
90975^LSä*JI dUJIj
9097612<jUj eX*^
90977J^jJI
90978t^L»
90979^1
90980aaIäJI
90981^jji je
90982^.vij yijC
9098315 jvaiii ^a
90984j^-C^
90985ä:
90986-Uä-'
90987u*.*^ -^' ~>^J ® 14£lo
90988^jJI
90989ja, ^Vlj 16£Cyü! ^*;
90990iftl jj^ ^.jJI u^
90991^.V!j 16i5CyJ1
90992^jl» ^Vl
909931. Man. oXlo. —
909942. Man. iLs.; Ibn
90995Abd az-Zahir i*Sk; Nowairi
90996v>la. egaleinen
90997t
90998dans
90999les deux autres passages,
91000notes 3
91001et
910025. — 3. Man.
91003aL=>.;
91004Ibn 'Abd az-Zahir aU=v.
91005— 4.
91006Ibn 'Abd az-Zahir a U> L~». — 5. Man.
91007iL».; Ibn 'Abd az-Zahir
91008**!». —
910096.
91010Ibn
91011'Abd az-Zahir omet cet emir. — 7. Ibn 'Abd az-Zahir ^--'o'; man.
91012jjipLil. — 8. Man.
91013^JuJt. —
910149. Man. L>
91015;
91016Ibn
91017'Abd az-Zahir Uj;
91018Nowairi Uj. —
9101910. Man.
91020omet
91021jjl. —
9102211.
91023Ibn
91024'Abd az-Zahir a ; b _ÜJt
91025et ajoute
91026j,jA1Ä\. —
9102712.
91028Man. ülo;
91029Ibn 'Abd az-
91030Zahir -:'-0;
91031Nowairi lAo. —
9103213. Yoir note 10 de la page precedente. —
9103314. Man. ajIo.
91034—
9103515.
91036Man.
91037.y*si\j>Z; Ibn 'Abd az-Zahir
91038J^^aaJl ^O;
91039Nowairi Jj-aJt jJ->.
91040—1(3.
91041Ibn
91042'Abd az-Zahir,
91043fol.
9104470
91045r° XLyJl.
91046Badr ad-Din
91047Bilik
91048al-Aidemuri,
91049la
91050moitie
91051de
91052Bizzin; l'emir Fakhr ad-Din
91053Othman ibn (al-Malik) al-Moughith, le tiers de Halba
91054'
91055;
91056l'emir Shams ad-Din
91057Salar
91058al-Baghdadi,
91059le
91060tiers
91061de
91062Halba;
91063l'emir Sarim ad-Din
91064Siraghan
910652
91066,
91067le
91068tiers de
91069Halba;
91070l'emir
91071Nasir ad-Din
91072al-Kai'mari,
91073la
91074moitie
91075d'al-Bonrdj
91076al-
91077ahmar; l'emir Sauf ad-Din Balaban az-Zai'ni, la moitie d'al-Bourdj al-ahmar;
91078l'emir
91079Sai'f ad-Din Entetemish as-Sa'adi,
91080la moitie de Yamina; l'emir Shams
91081ad-Din Ak-Sonkor,
91082le silahdar,
91083la moitie de Yamina. Al-Malik al-Moudjahid,
91084fils du prince de Mausil, eut la moitie de Dannaba, et al-Malik al-Mouzaffar,
91085prince de
91086Sindjar,
91087la moitie de Dannaba.
91088L'emir Nasir ad-Din Mohammad ibn Berke-Khan
91089eut
91090Dai'r al-Kousoun,
91091dans sa
91092totalite;
91093l'emir
91094'Izz ad-Din al-Afram,
91095la moitie d'ash-Shouwaika
91096:
91097;
91098l'emir
91099Sai'f ad-Din Keremun
91100'' Agha,
91101la moitie d'ash-Shouwaika; l'emir Badr
911021.
91103Halba, dont le nom
91104est generalement
91105ecrit
91106LL».,
91107est une
91108localite situee
91109a deux
91110milles environ dans le nord-est d'Arka
91111;
91112il ne
91113laut pas
91114la confondre avec Djabala,
91115ville
91116fortifiee tres connue, sur
91117le
91118rivage de laMediterranee, qui dependait d'Alep,
91119et qui est
91120voisine de Laodicee (Yakout,
91121II, 25). — 2. En mongol shirakhan
91122« jaunätre
91123». — 3. Nom
91124dun village dans
91125les environs de Jerusalem (Yakout,
91126III, 337). —
911274.
91128«
91129L'ecureuil
91130»
91131; cn
91132mongol moderne, keremu, avec la chute de V-n.
p. 496
91133484
91134MOUFAZZAL IBN ABIL-FAZAIL.
91135[142]
91136j>_jJI ^J^ ^Ylj
91137<j!sr
91138*-***
91139cf->j^ Oi^
91140Cr~> -j?^
91141cf^r"
91142l-*^'
91143<Sj'->5^
91144Moi.
911452.3
911461-. gy,M jijJ,
91147£jJ>\
91148*^t ^Vlj
9114912^jl ».J^ ^V!
91150ll j%~
91151^.aJI ^^
91152*
91153^-.Vlj
911541.
91155Man.
91156/ r^=;
91157Ibn 'Abd
91158az-Zahir i/'jja \
91159Nowairi
91160tpr)°- —
911612.
91162Man. tr>y>\ No-
91163wa'iri et Ibn
91164'Abd az-Zahir t^y)?- —
911653. Man. ^UUJ.jS; Ibn
91166'Abd az-Zahir omet, ainsi
91167que
91168Nowairi. —
911694.
91170Ibn 'Abd az-Zahir yzf.
91171;
91172Nowairi
91173l^jc. —
911745.
91175Ibn
91176'Abd az-Zahir
91177omet
91178cet emir. —
91179G.
91180Ibn 'Abd
91181az-Zahir J=-
91182-;
91183Nowairi AaA'O,
91184avec
91185la vocalisation
91186duguedjul. —
911877. Ibn 'Abd az-Zahir -.^J»; Nowairi --^i». —
911888.
91189Man.
91190jju&I;
91191Ibn
91192'Abd
91193az-Zahir blu.1
91194; Nowairi UulwI. — 9. Man.
91195'--—; Ibn
91196'Abd az-Zahir et Nowairi |j^. —
9119710. Man.
91198et Nowairi — b"
91199I
91200;
91201Ibn 'Abd az-Zahir ~1>.L — 11. Man.
91202ometj£i~>. —
9120312. Ibn
91204'Abd az-Zahir
91205_L>,I.
91206ad-Din al-Vaziri,
91207la moitie de Toubras; l'emir Rokn ad-Din Mankouvars \ la
91208moitie de
91209(Toubras; l'emir Saif ad-Din Koushtemour
912102 al-'Adjami,
91211'Allar, en
91212totalite;
91213l'emir
91214'Ala
91215ad-Din
91216Gur-Kibshak
912173
91218,
91219la
91220moitie
91221de
91222'Ar'ara;
91223l'emir
91224Saif ad-Din Kiftchak al-Baghdadi,
91225la moitie de
91226'Ar'ara;
91227l'emir
91228Saif ad-Din
91229Duguedjul al-Baghdadi,
91230la moitie
91231de
91232Far'oun;
91233l'emir 'Alam ad-Din
91234Sindjar
91235al-Ezkeshi,
91236la
91237moitie de
91238Far'oun;
91239l'emir
91240'Alam ad-Din
91241Tartidj
912424
91243al-Asadi,
91244Aktaba, en totalite; l'emir Hosam ad-Din ibn Atlas Khan, Sida,
91245en
91246totalite.
91247L'emir 'Ala ad-Din Gundoglidi az-Zahiri, as-Sofra, dans sa totalite; l'emir
91248*
91249fol.23r°. 'Izz ad-Din
91250al-llamavi
91251az-Zahiri,
91252la moitie d'Artah
91253'
91254; l'emir* Shams ad-Din
91255Sonkor al-Alfi,
91256la moitie d'Artah. L'emir 'Ala ad-Din Taübars az-Zahiri eut la
91257moitie de Bakat al-gharbiyya
91258;
91259l'emir 'Ala ad-Din
91260Ali al-Tunkuzi
91261°, la moitie
912621. Probablemcnt Mankoubars
91263«
91264le
91265tigre
91266d'argent
91267». —
912682.
91269«
91270L'oiseau
91271de
91272fer
91273», en
91274turk. — 3.
91275« Kibshak (= Kiptchak)
91276l'adroit », gw-ayant pris le sens de chefde clan, par
91277extension du sens d'adroit. — 4. Malgre l'accorddes auteurs (cf. page 201), on seraitassez
91278tente de corriger
91279en
91280J^y*
91281tolokh
91282«
91283outarde
91284»,
91285qui
91286est
91287connu en mongol,
91288et dont
91289derive le turk
91290J°J° touti, vulg. doudou
91291« perroquet
91292», puis
91293« perruche
91294», puis
91295« jeune
91296fille
91297»
91298et
91299« dame
91300»
91301«-^->;
91302peut-etre Tartidj
91303est-il une forme de
91304partieipe actif du verbe
91305tafta-mak i*4^1
91306)
91307° supporter
91308»,
91309cf. sew-mek,
91310sew-idji,
91311et, pour
91312la
91313chute de
91314Vi, l'oui-
91315ghour deurtundj
91316«
91317quatrieme
91318>>,
91319en
91320face
91321de
91322l'osmanli deurtundji. —
913235. Artah
91324est
91325lc
91326nom d'une forteresse et d'unc ville qui dependaient d'Alep (Yakout,
91327III,
91328190). — 6.
91329At-
91330Tunkuzi
91331est
91332le mamlouk de Tunkuz
91333\j£->y
91334et
91335'S^
91336«
91337lc porc
91338»,
91339at-Tengizi,
91340celüi
91341de
91342VrvJ Tcngiz
91343«
91344la mer
91345».
p. 497
91346[143]
91347HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
91348485
91349^.Vlj
91350l^UC
91351r, ^Ui»1 4J^JI
91352j*L*
91353^_jJ!
91354fb
91355j^VIj gU-C 3
91356w^£ll i5j«Jl viLl
91357^ j*
91358'^Lül J^
91359j^-ül
91360^Ujs
91361^-Vlj
913626ji5 ^l^ ^>JI j^-
91363j..aJI ^j
91364J^jJI
91365^J^i ^Vlj
913668
91367t5cb J&
91368v-i^
913699
91370err^
91371^Ai-C^
91372^_JÜI
91373<>M
91374^.Vlj
913758 y&lj
91376(_£jljjJi ^JjJl
91377^p&u»
91378iV"^'
91379i*^
91380^r-*^ 13
91381* 4--^*,^r;
91382*—ä^ jj*»
91383/*;' is^y Cy
91384<j\-±>-
913851.
91386Man.
91387Li;
91388Ibn
91389cAbd az-Zahir,
91390fol.
9139170
91392v", üb;
91393Nowalri wb.
91394--
913952. Man.
91396,_£}&JI;
91397Ibn 'Abd az-Zahir
91398v_^CJl; Nowairi j&.. — 3.
91399Ibn 'Abd az-Zahir ^~=ä)!; Nowairi ^«asü!.
91400— 4.
91401Ibn
91402Abd az-Zahir ajoute
91403k_£f»lkJI. —
914045. Man.
91405jflbel; Ibn
91406'Abd az-Zahir jaLaä.1
91407;
91408Nowairi ^sLs».!. — 6. Man.
91409. f ji,
91410recrit sur un grattage;
91411tl
91412j*äs dans Ibn 'Abd az-Zahir;
91413^v~äs dans Nowairi. —
914147.
91415Ibn
91416Abd
91417az-Zahir
91418lui ajoute
91419la
91420qualite
91421de
91422,'--^-ä j^\.
91423-
914248. Man.
91425-cl V>
91426räT; Ibn 'Abd az-Zahir
91427et Nowairi
91428-st.
91429j£ —
914309.
91431Ibn 'Abd az-Zahir lui
91432o> \jjj&}; Ibn
91433Abd az-Zahir
91434et Nowairi
91435-sl,
91436ajoute
91437le titre de w*s^l !y^! ^Xw. — 10. Man., Ibn 'Abd az-Zahir et Nowairi
91438li~i".
91439-
9144011. Man. l>y*J. —
9144112. Man.
91442ja--,: Ihn
91443'Abd az-Zahir t&y,; Nowairi
91444iSöy.. --
9144513. Man.
91446^i-Ol; Ibn
91447'Abd az-Zahir,
91448fol.
9144971
91450r°, &\yü\\ Nowairi ^jl^JI.
91451--
9145214.
91453Man. '&>ß
91454Ibn
91455'Abd az-Zahir A^.'
91456011
91457A*>j>\ Nowairi
91458iSLiß.
91459--
9146015. Man.
91461,_jä.l _^»l
91462; Ibn 'Abd az-Zahir
91463et Nowairi
91464^JjUj...-- 1
91465. — 16. Man. Ij^jU^
91466; Ibn 'Abd az-Zahir ^_}j~J ^ bjiL.; Nowairi
91467v
91468J Or
91469de Bakat
91470al-gharbiyya ;
91471I'emir
91472Tzz
91473ad-Din Ai'bek
91474al-Fakhri,
91475al-Kosair
914761
91477, en
91478totalite; I'emir
91479'Alam ad-Din Sindjar af-Sa'irafi, Akhsas
914802
91481, en
91482totalite;
91483I'emir
91484Rokn ad-Din
91485Baibars al-Mo'izzi,
91486la moitie de
91487Kaffin; I'emir Shodja' ad-Din
91488Toghril ash-Shabli,
91489la moitie de Kafr-ra'i; I'emir
91490'Ala ad-Din Gundoghdi al-
91491Djai'shi,
91492la moitie
91493de
91494Kafr-ra'i;
91495I'emir
91496Sharaf ad-Din
91497'Isa
91498al-Hakkari,
91499la
91500moitie de
91501Kasta;
91502I'emir Baha ad-Din Ya'koub ash-Shahrzouri,
91503la moitie de
91504Kasta.
91505L'emir Djamal ad-Din Mousa ibn Yaghmour
915063
91507, la moitie de Barnikiyya
915084
91509;
91510I'emir
91511'Alam ad-Din
91512Sindjar
91513al-llalabi
91514al-'Azazi,
91515la
91516moitie
91517de
91518Barnikiyya;
91519I'emir
91520'Alam
91521ad-Din
91522Sindjar,
91523emir djandar,
91524la
91525moitie
91526de Hanouta
915275
91528;
91529l'emir
915301. Ce nom est
91531frequent dans l'onomastique arabe, un Kosair est le premier
91532relais
91533que Ton rencontre en allant de Homs ä Damas (Yakout,
91534IV,
91535126). — 2. Akhsas, dont
91536la forme est garantie par Ibn
91537'Abd az-Zahir et Nowairi,
91538signifie
91539«
91540les magnaneries
91541».
91542—
915433. Yaghmour,
91544en ouighour,
91545signifie
91546«
91547la pluie
91548». —
915494.
91550II
91551ne
91552s'agit
91553certainemcnt
91554pas
91555ici de
91556la
91557ville de Ramla qu'on
91558n'eüt pas
91559partagee entre deux obscurs
91560emirs. —
915615. Localite qui depend
91562d'Arsouf,
91563sur
91564la cöte.
p. 498
91565486
91566MOUFAZZAL IBN ABIL-FAZAIL.
91567[144]
91568^Vlj
91569:'^=- cM
91570cS^Ui)!
91571j»x\
91572^_jJ1 > ^Vlj
91573yU_C
915742 L-;.v
91575J^J\
91576' jlpJu
91577^
91578e^-5-^
91579lA?*' ö
915801-"^
91581^^?"
91582-C*^'l3
915833^»- ^* lS^^
915844 *^-
91585j***" lÄ^
91586O-»^
91587jUaJUI
91588Jyil
91589».* ® 8U ?äJI?.
91590d.i." ^jjl
915917 L<^
91592j^-vJI ja. ^YIj
915937 y^?- ^' (^—^1
91594^»\ JX)
91595<C«
91596^j)l
91597J^SJ
91598dUio
91599/mUJI
91600t^V"^
91601dLLdl ^O
91602>_^>3
91603dJJij
916044—£
91605^ifr
91606* fol. 23 V. ®J}JUO
91607Jl
91608%4"J-9
916094~^fr
91610/*^"li
91611SUalll
91612(8^^
91613jJI
91614jÜaLJl
91615fj~.s>-lj
91616&Ü
91617<cCb
91618L> AJw
916191.
91620Man. jUxj;
91621Ibn 'Abd az-Zahir j^l>;
91622Nowai'ri
91623J-*^.->. —
916242. Man. Lj^s);
91625Ibn
91626'Abd
91627az-Zahir lwu.ij;
91628Nowai'ri
91629•wi.iiJ;
91630ces
91631deux
91632auteurs
91633ajoutent que
91634cette
91635localite
91636depend de Kai'sariyya. — 3. Man. et Ibn 'Abd az-Zahir da.
91637; Nowai'ri
91638d*a.
91639et
91640d^a.
91641;
91642Ibn
91643AI m1
91644az-Zahir
91645et
91646Nowai'ri
91647ajoutent que
91648cette
91649localite depend
91650d'Arsouf.
91651-
916524.
91653Man.
91654t[&Jü~»,
91655forme
91656possible. —
916575.
91658Man.
91659Ujar*?-;
91660Ibn 'Abd az-Zahir
91661^vLs-k=>-. —
916626.
91663Ibn
91664Abd az-Zahir ^Jjl^J
91665;
91666dans
91667le Manhal, Aboul-Mahasin
91668cite
91669plusieurs
91670officiers
91671sous
91672le nom
91673de
91674^&>&2J>. —
916757. Man.
91676l=A';
91677Ibn 'Abd az-Zahir
91678\5<sß
91679;
91680Nowai'ri
91681aar* ^y^,-
91682— 8. Man. Ujs*?-; Ibn 'Abd az-Zahir a la lecon tout ä fait corrompue
91683ada. jS.
91684Sauf ad-Din Bai'daghan
91685' ar-Rokni,
91686Fardisya 2
91687,
91688dans
91689sa
91690totalite; l'emir
91691'Izz-
91692ad-Din A'idemur
91693az-Zahiri,
91694le tiers de
91695Ilabla; l'emir Shams ad-Din Sonkor-
91696dja az-Zahiri,
91697le tiers de
91698Ilabla;
91699l'emir Djamal ad-Din Oughoush ar-Roumi,
91700le
91701tiers
91702de
91703Habla;
91704l'emir
91705Badr
91706ad-Din
91707Bektash
917083
91709al-Fakhri,
91710le
91711tiers
91712de
91713Djouldjouliyya
91714;
91715l'emir
91716'Ala
91717ad-Din
91718Gushdoghdi
917194 ash-Shamsi,
91720le
91721tiers
91722de
91723Djouldjouliyya;
91724l'emir
91725Badr ad-Din
91726Kedjike
917275 ar-Roumi,
91728le
91729tiers de
91730Djoul-
91731djouliyya.
91732Ensuite,
91733le sultanjura sur son honneur de respecter ces dispositions,
91734et
91735l'on
91736ecrivit l'acte d'investiture suivant
91737la forme legale, englobant l'ensemble
91738de
91739ces donations; puis
91740l'on
91741tira des
91742eopies de
91743cet acte
91744general, une
91745copic
91746pour chaque emir,
91747concernant
91748specialement
91749la part
91750qui
91751lui
91752avait
91753ete con-
91754cedee. Le
91755sultan eombla
91756le kadi des kadis de temoignages d'estime,
91757il
91758lui
91759fol. 23v.
91760fit don d'un vetement d'honneur,
91761et
91762le renvoya
91763* ä Damas.
917641.
91765Lecture douteuse;
91766ce nom ne
91767se trouve
91768pas
91769dans
91770le
91771al-Manhal
91772as-safi;
91773bai'-
91774daghan
91775signifie en mongol
91776«
91777le poulain blanc
91778»
91779et bai-doghan
91780«
91781le chaudron blanc
91782»
91783;
91784en
91785turk,
91786bai-doghan
91787signifie
91788«
91789le faucon
91790blanc
91791».
91792Balaban, dans Ibn
91793'Abd az-Zahir,
91794signifie
91795« le faucon
91796». — 2.
91797Peut-etre ä lire Fardisa, ^mJ.^ en syriaque signifiant
91798«
91799para-
91800dis
91801»,
91802forme empruntee au persan firdaous, qui
91803est apparente au grec
91804irapaosioo«;
91805/?/•-
91806daous parait derivcr d'un mot perse
91807* fradoisa
91808et
91809ie grec
91810Tnxpao£t?o:; du
91811perse
91812* para-
91813desa, en sanskrit parädesa
91814« le monde de Fau-delä »; fradoisa ayant le meme sens que
91815paradesa. —
918163.
91817« La pierre blanclie
91818», en
91819oui'ghour,
91820equivalent
91821de Tchaghan-tchila-
91822ghoun en mongol. —
918234.
91824« La nuit
91825s'est
91826levee
91827»,
91828de gutch
91829«
91830nuit
91831», avec
91832ich rcndu
91833sh,
91834suivant
91835la
91836notation
91837habituelle de
91838l'arabe. —
918395. En
91840turk.
91841/. Hchike signifie
91842Ie
91843der-
91844riere de
91845la
91846tete, puis
91847l'arrierc-garde dune armee.
91848.
p. 499
91849[145]
91850HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
91851487
91852jlj U
91853üjJj
91854^.Lt o~^1
91855jjjVy*
91856^L_t
91857jl jlkUI
91858J\
91859_^Jl
91860ajj cJ
91861xäa Jj
918620£/*
91863C^.
91864<-^ J
91865V*. ö^J
91866£\r^
91867lAr*
91868-^"^'
91869£?->
91870£^"
91871J
91872^-^*
91873JJ-^'y
91874<L^>
91875jlj
91876<Lls
91877<Uc ^3
91878Ij.
91879(j-s^3
918801 >^->"
91881<«Ai
91882Jj\
91883J-ä-j
91884Lc\ja aL
91885<o}Ia
91886jL>j
91887dUj C<Cw
91888Js
91889i-aydl
91890^UlfrV
91891jlyJl
91892^1 ^J^ (^ jkUl
91893i>yä
91894>>j~>5
91895l»J
91896J^=J
91897dLU! ^U
91898Jl_j-i
91899^iff
91900^l*
91901^^-^'1
91902cjj_ j
91903l^sj
91904®Ij-Ip
91905*.
91906»«I Ls ^LJI
91907J",-iJ
91908jljij
91909^>3'll
91910>_;l
91911\a
91912o^-JJ
91913S^aLoJI
91914^AUi
91915Jl
91916LS'j
91917Jj>J
91918''ilt
91919S-T
91920*.~il>
91921jJ&
91922O^UJl
919234jJj
919241. Man. &. — 2. IlLU!
91925Uiuj ^IkUl iXU, dit Nowairi, man. arabe 1578, fol. 24
91926r°.
91927— 3. Nowairi
91928dit,
91929ibid.,
91930qu'apres avoir porte
91931la ghashia devant son fils
91932:
91933^LLLJ'
91934<o>..
91935Cette raeme annee,
91936le sultan
91937recut
91938la nouvelle que l'armee d'Houlaoun
91939avait
91940proclame
91941Abagha,
91942son
91943bis, comme
91944souverain
919451
91946.
91947Houlaoun,
91948en
91949effet,
91950etait mort,
91951le
91952septieme jour du mois de
91953Rabi'second, du haut mal, dont
91954il
91955avait des
91956crises deux
91957fois
91958par
91959jour.
9196011
91961avait rendu
91962l'äme dans
91963la
91964ville
91965de
91966Maragha,
91967et son corps
91968avait
91969ete transporte dans
91970la forteresse
91971de
91972Tala,
91973oü
91974on l'avait inhume, et oü Ton eleva une coupole sur son tombeau. (Le sultan
91975apprit en meme temps) que Berke
919762
91977avait attaque Abagha et
91978l'avait battu.
9197911
91980concut alors
91981le dessein de se rendre dans l"Irak, dans l'intention de profiter
91982de
91983cette
91984occasion, mais cela ne
91985lui
91986fut pas
91987possible, parce que ses
91988troupes
91989se trouvaient dispersees dans les
91990territoires
91991dont
91992il les
91993avait
91994gratifiees.
91995Cette meme annee, le jeudi, douzieme jour du mois de Shawwal, al-Malik
91996az-Zahir donna ä son fils al-Malik as-Sa'id Nasir ad-Din Mohammad Berke-
91997Khan le
91998titre de sultan;
91999il
92000le
92001fit monter
92002ä cheval, revetu des insignes de la
92003souverainete;
92004(il
92005le
92006fit descendre dans
92007cet
92008equipage) de
92009la
92010Citadelle de
92011la
92012Montagne, et
92013il porta la ghashia
920143 devant
92015lui, en personne; puis
92016il quitta la
92017parade
92018-
92019',
92020et Berke-Khan
92021descendit
92022en
92023grande pompe
92024jusqu'au
92025dehors du
920261. Les souverains mongols, tant en Chine qu'en Perse, etaient en efFet elus par une
92027assemblee des princes du sang et des generaux, qui se nommait khouriltai ^UL .ß. —
920282. Souverain de la Horde d'Or. —
920293. La ghashia
92030etait un tapis de
92031seile en
92032etoffe pre-
92033cieuse,
92034qui,
92035chez
92036les
92037Saldjoukides
92038et
92039les
92040Sultans
92041mamlouks,
92042constituait
92043le
92044symbole
92045tangible du pouvoir
92046royal.
92047Porter
92048le
92049tapis
92050de
92051seile
92052de
92053quelqu'un
92054etait
92055reconnailre
92056explicitement sa souverainete. Les Turks
92057et les Mongols, chez lesquels le cheval jouait
92058un röle considerable,
92059tiraient volontiers des details de son equipement,
92060les metaphores
92061qui designent
92062la
92063souverainete.
92064Voir Rashid
92065ad-Din, tome
92066II, Appendice, page 65. —
920674. C'est-ä-dire que le sultan porta
92068la ghashia quelques
92069instants devant son fds, et que,
92070comme l'ajoute Nowairi,
92071il la passa ensuite auxemirs pour qu'ils continuassent la parade.
92072PATIt. OR. —
92073T.
92074XII. —
92075F.
920763.
9207733
p. 500
92078fol. 24
92079i
92080488
92081MOUFAZZAL IBN ABIL-FAZAIL.
92082[146]
92083Ly_
92084jlSj
92085<UJj
92086Ac.
92087j~iJi
92088<_bb-
92089t5^r~i
92090(j*.
92091'
92092->"*•!
92093w^^'i
92094j^'J
92095SLaail
92096(_5^^3
92097jl
92098dUi J
92099^^Jlj
92100£y»YI
92101^i-1-,
92102J.-0I
92103^j^J; ^.Vl
92104^Js. jlkUI ^Ls
92105IjJj ®li^L.
92106vilU!
92107<^l
92108^eol
92109ij=-j
92110<j«j S-w!l ^S
92111,j
92112jLLLJI ^e o^
92113ctUJI
92114<^p- ,>
92115^jj Vv-j
92116«0
92117-yii
92118dUij
92119"0
92120Jkfi.
92121^y "C
92122^ALs
92123^jli-
92124J^-Ol
92125olf-i
92126^^fl-kJI
92127dLUl
92128All
92129vJ^-iVI
92130^ül—
92131A>yJI
92132jj—»-i .^Yl ^
92133Ju=«j
92134fc^«l Ac ijixi ®e-_yVI ^ä ?.«
92135(VjJI
92136--«-2
92137,^~«YI
92138"'•
92139"cic-
92140jjüJl
92141_j»l»
92142liUi
92143^Ac
92144jLLLJI
92145Ji?li o^ j%
92146v«
92147blfcX— lj
921484i.li-
92149JLöJl
92150f-^s'Yl
921511. Man.
92152^Cj—.^'. —
921532. Man.
92154.^.xUl^i., forme vulgairo qui se rencontre quelquefois ä
92155cette epoque, et qui se prononcait tres vraisemblablement Shihabaladin (voir page 63).
92156Caire.
92157II
92158rentra ensuite dans
92159la ville par la Porte de laVictoire, et
92160il la tra-
92161versa dans toute son etendue
92162', les emirs marchant devant lui,
92163et l'emir
92164'Izz
92165ad-Din
92166al-IIilli
921672 caracolant ä son
92168cöte. Le
92169vizir Baha ad-Din
92170et
92171le kadi des
92172kadis figuraient egalement ä cheval dans
92173ce cortege, tandis que l'emir Badr
92174ad-Din
92175Ba'isari portait
92176le parasol
921773
92178au-dessus de
92179la
92180töte d'al-Malik as-Sa'id.
92181Ce fut une
92182fete splendide.
92183Cette annee,
92184le
92185sultan
92186fit
92187emprisonner
92188l'emir Shams ad-Din Sonkor
92189al-
92190Akra' *. La cause de cet ineident fut qu'un ambassadeur arriva chez le sultan,
92191venant de la cour du roi Berke, au mois de Zilka'ada;
92192il etait aecompagne d'un
92193individu qui pretendait etre al-Malik
92194al-Ashraf,
92195fds d'al-Malik al-Mouzaffar
92196Shihab
92197ad-Din
92198Ghazi
921995
92200.
92201Le
92202sultan
92203lui
92204demanda de trouver
92205quelqu'un
92206qui
92207affirmät par
92208serment
92209(la
92210realite
92211de)
92212la
92213parente
92214qu'il
92215revendiquait;
92216l'emir
92217Shams ad-Din Sonkor al-Akra' en reconnut la validite par serment.
92218Le
92219sultan
92220prit des renseignements
92221sur
92222cet
92223individu,
92224et
92225il
92226fit
92227faire une
92228enquete
92229qui
92230le
92231conduisit
92232ä
92233decouvrir
92234que
92235c'etait
92236l'emir
92237Shams
92238ad-Din
92239Sonkor al-Akra' qui avait envoye quelqu'un pour
92240le chercher,
92241et qui l'avait
92242fol, 24
92243r°. fait venir * du royaume de Berke. Quand
92244il apprit cette supercherie,
92245il ordonna
922461. Pour rentrer ä
92247la Citadelle. — 2. Malgre les incertitudes du manuscrit de Moufaz-
92248zal,
92249la lecture
92250al-IIilli
92251«
92252originaire de
92253llilla
92254»
92255ne
92256fait aueun
92257doute, comme on peut le
92258voir par un passage formet de Nowairi, man. arabe
922591578,
92260folio
9226132
92262r°. —
922633. Le para-
92264sol,
92265chez
92266les Turks
92267et les Mongols,
92268etait
92269l'un
92270des
92271insignes
92272les
92273plus importants de
92274la
92275souverainete;
92276ils
92277ont emprunte
92278ce Symbole aux Chinois,
92279et
92280c'est de Chine
92281qu'il
92282s'est
92283repandu dans lout l'Extreme-Orient, et en Perse, oü les souverains de race turke
92284l'ont
92285apporte. — 4.
92286« Le sonkor deplume
92287», traduetion du mongol Shingkhor Khalatch; voir
92288page 123,
92289note. — 5. Prince ayyoubite de Mesopotamie, de
922901230 a
922911245
92292(628-643 IL);
92293il etait le
92294fils d'al-Malik al-'Adil Sal'f ad-Din Abou Bakr,
92295fils de Nadjm ad-Uin Ayyoub,
92296lequel etait
92297le pere de Salah ad-Din
92298et de Saif ad-Din.
p. 501
92299[147]
92300HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
92301489
92302•jjAjI
92303tr-*^
92304jz**' ^^
92305{_f^
92306*x?3
92307P-_^*
92308j>
92309i
92310jH-~"
92311Cf.
92312ij~'
92313i~~'
92314j~*^'
92315*^*^>5
92316«^.ULx-lj
92317"" jl jls
92318*ks
92319(5-01
92320jjsj
9232113-U5
92322lil
92323-Uj^Ij
92324lyScOj
92325^»J'
92326(^Uj
92327jji-j^
92328jiplTj
92329^J'tXl«;
923305*(jL»—
92331I
92332( j£-
923331. Man. yub
92334;
92335dans un manuscrit du Supplement au Mirat az-zaman de Sibt ibn al-
92336Djauzi, par Kotb ad-Din Mousa al-Younini
92337(Bibl.
92338Bodleienne, Pocock
92339132,
92340fol. 133 v°),
92341il
92342est
92343dit, dans
92344la biographie
92345d'IIoulagou
92346: ,$y
92347iLU*
92348^3
92349jjo\j
92350jdj
92351,J,
92352Uj!
92353»jJj
92354,fi.
92355*^> ij ^^-^äJI j^J2—9- —
923562. Ces noms sont completement defigures dans
92357le man.,
92358si bien queje juge inutile de reproduire ses lecons; je donnerai leur etymologie dans
92359le
92360tome
92361III de VHistoire des Mongols de Rashid ad-Din, pages 7 et ssq.
92362d'arreter cet aventurier et de
92363le jeter en prison, en meme temps que
92364l'emir
92365Shams
92366ad-Din Sonkor
92367al-Akra'.
92368Celle
92369annee,
92370al-Malik
92371az-Zahir
92372fit egale-
92373ment emprisonner l'emir Shams ad-Din Sonkor ar-Roumi.
92374Cette meme annee, on regut des nouvelles authentiques qui annoncaient
92375la mort d'Houlaoun et l'avenement ä I'empire de son fds Abagha. Ce
92376prince,
92377au moment oü mourut Houlaoun,
92378etait absent,
92379(et se
92380trouvait) dans
92381le pays
92382de Yanghar
92383', en
92384face de Barakh
92385;
92386(ses officiers) l'envoyerent chercher,
92387et
92388ils
92389le firent asseoir sur le tröne. Houlaoun avait eu dix-sept enfants mäles, parmi
92390lesquels
92391Abagha,
92392qui
92393regna
92394apres
92395lui,
92396Youshmout,
92397Teubshin,
92398Tegueshi,
92399Atchai',
92400Y'isoutour,
92401Mangou-temour,
92402Takoudar,
92403Arghoun,
92404Toghai-temour,
92405Gueikhatou, Ahmad Agha et Bai'dou
924062
92407, celui qui
92408fut mis ä mort par Ghazan.
92409Quant aux
92410autres, je ne connais pas leurs noms.
92411Quand commenca l'annee 664,
92412le khalife
92413et les rois etaient dans la meme
924141. Abagha
92415ötait,
92416au moment
92417de
92418la mort de son
92419pere,
92420dans
92421le Khorasan,
92422qui
92423lui
92424avait ete donne en apanage
92425(Rashid, man.
92426pers.
92427209,
92428fol. 297
92429r°). yöL)
92430est une
92431altera-
92432tion de dsakhon gar, reduit a ya'on gar
92433«
92434la main
92435gauche,
92436l'aile gauche
92437».
92438que
92439l'on
92440trouve en persan sous la forme jUjIjä, qui est opposee ä baraghon gar
92441«
92442l'aile droite
92443»,
92444en persan J*i\y.. Chez les Mongols, comme dans
92445l'administration
92446chinoise,
92447la
92448droite
92449designe l'Occident, et la gauche signifie l'Orient. Le Khorasan, etant ä
92450l'extreme Orient
92451de la Perse,
92452etait de
92453l'aile gauche, d'oü dsakhon gar
92454J<j\j. Cette terminologie mongole,
92455qui a passe dans lalangue des Turks orientaux, et dans la litterature persane de lepoque
92456timouride,
92457est un emprunt au Celeste Empire. — 2. Plusieurs de
92458ces personnages sont
92459les descendants d'IIoulagou, mais non ses fils.
p. 502
92460490
92461MOUFAZZAL IBN ABIL-FAZAIL.
92462[148]
92463^Xj! ^aJI Je ^Vl ^U)L
92464y-UI
92465dJ/j
92466Ai-= Jl
92467ytlül dUÜl jlkUI r>- jl~£
92468(^Ac-Ail
92469/y-^i
92470JL»_=>-
92471^~oi
92472f-*-'J
92473C^ »'!=-
92474/v-c-
92475Jjj
92476k-Uj
92477-*»*
92478"'
92479vilLJl
92480<«A=>-
92481^j
92482•i>l
92483^c.
92484ijUU 2 ljt£-^3
92485,_^V1
92486jjj^s
92487^_->Jl
92488^-i^ ^>VI
92489dU-Oj '^C-t ^b ;£J^
92490CJö
92491SjUJI
92492JsÄAj
92493jsl^pVl A-2^
92494,1-^Lr^J
92495^=-J M^J
92496^>^15 ^^
92497(j^
92498'l)J^**
92499®iJ=-L~^
92500fol. 24 v°. ly^^J
92501l Y*
92502t3
92503-*J*-*-?
92504<^
92505r^s^--'*'l üy
92506/»>
92507'Y^b
92508'v*-^3
92509O^*"*
92510rc-U- ^
92511/t-
925123 ^*^1
92513'
92514^-^-*
92515t <
92516Lä«£L«> V
92517jl
92518j^Jfr
92519~>-"J
92520jl»YI
92521I^JJ»
92522jl
92523-U,
92524Jlj_i ^C
92525j1>
92526clHl!l
92527*y_ ^-b
925281. Kcrit sur un grattage;
92529il y avait probablemcnt j^L^o;
92530lire X^sJl. —
925312. On atten-
92532drait les formes du duel plutöt que Celles du pluriel,
92533le singulier etant reserve pour
92534le
92535cas oü le sujet est l'armee, et non les generaux.
92536Situation que l'annee
92537precedente, ä l'exception du souverain de Marrakash,
92538lequel etait surnomme al-Mourtidha.
9253911 avait, en
92540effet, ete tue,
92541et
92542il avait eu
92543pour successeur Aboul-'Ala, qui recut
92544le surnom d'al-Wathik.
92545Cette annee,
92546le premier jour du mois de Sha'ban,
92547le sultan al-Malik az-Zahir
92548partit pour
92549se rendre ä
92550Safad;
92551il
92552laissa,
92553en
92554qualite de
92555vice-roi
92556au
92557Caire,
92558l'emir
92559'Izz
92560ad-Din al-Hilli,
92561aupres de son fils, al-Malik as-Sa'id;
92562il vint campe r ä
92563'Ai'n-
92564Djalout
92565',
92566et
92567il donna
92568le commandement de l'armee
92569ä l'emir Djamal ad-Din
92570Ai'doghdi al-'Azizi, ainsi qu'ä
92571l'emir
92572Saif ad-Din Kalaoun
92573al-Alti;
92574ces gene-
92575raux se mirent en route pour envahir les pays du Sahel
925762
92577.
92578Ils
92579iirent une
92580expedition vers Saint-Jean d'Acre, Tyr,
92581'Arka
925823
92583,
92584Halba *,
92585Tripoli et la Forteresse des Kurdes; cette ineursion eut lieu dans ces localiles
92586ä
92587la
92588fin du mois de
92589Sha'ban;
92590ils y firent du butin,
92591et
92592ils y capturerent des
92593fol. 24 v. prisonniers. L'armee vint ensuite camper devant
92594* Safad,
92595le huitieme jour du
92596mois de Ramadhan,
92597et le
92598sultan
92599fit mettre les catapultes en
92600batterie contre
92601la
92602ville; le siege
92603se continua jusqu'au commencement du mois de Shawwal,
92604et
92605il poussa
92606activement
92607les attaques,
92608tant par
92609l'assaut
92610que
92611par
92612les
92613mines.
92614Le sultan s'empara de Safad le mardi, quinzieme jour du mois de Shaw-
926151. Ain al-Djalout, d'apres Yakout (III, 760); petite ville entre Bai'san
92616et Naplouse. —
926172. Le rivage de la Palestine et une parlie de son hinterland. — 3. Localite ä Test de Tri-
92618poli,
92619ä 4 farsakhs de cette
92620ville, ä un mille de la mer (Yakout,
92621III, 653). —
926224.
9262311 n'y a
92624rien dans Yakout qui corresponde
92625ä cette localite;
92626ä sa place, Makrizi cite ^UJiJ!
92627al-
92628Kola'iat
92629« les petites forteresses », dont on ne trouve aueune mention dans Yakout. Le
92630singulier de
92631ce dernier nom,
92632i«JiJl
92633al-Kola'ia,
92634est
92635le nom de la
92636ville algerienne que
92637l'on
92638appelle couramment el-Goleah. Sur Ilalba, voir page
92639141.
92640,
p. 503
92641[149]
92642HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
92643491
92644dUi
92645-y>
92646iJ^
92647~^j*
92648x>\ «
92649-v_s-j
92650jLs
92651j^p-j^i-
92652Xs.
92653\j t ::.ä<_
92654jlj
92655U-}L-
92656Vj
92657Vit
92658pyiL«
92659Jlc
92660Sjk^alJI
92661Jj-LJl
92662vTjJJs
92663Jljp
92664^^C
92665J^l"
92666W=JI
92667*y_ JD
92668Uiä
92669®JyJI
92670,Ja£S,\
92671^,(iJlj
92672£Ji!l
92673^_j-^>-j
92674»l-^tVI ^S
92675^Ifr
92676^>ir°
92677.^r-^J
92678^=J^.
92679*-^>*
92680pL^'J
92681j|>-VI
92682^~«YI
92683(V""^*
92684«-^J
92685Xs-Ji
92686L»i%
92687*i=*l}
92688r^-Jjj
92689^?U>-JJI
92690LJI
92691JiJj
92692Ij^-ässTj
92693lyjL*
92694wal,
92695apres que sa population eut demande
92696ä
92697capituler.
92698II iniposa aux habi-
92699tants comme -conditions
92700qu'ils n'emporteraient avec eux ni argen t, ni armes,
92701qu'on
92702les fouillerait quand
92703ils
92704sortiraient,
92705et que,
92706si Ton
92707trouvait
92708sur Tun
92709d'eux quelque argent ou une arme,
92710le traite serait considere comme rompu.
92711Le vendredi, dix-huitieme jour du mois de Shawwal, les etendards' vic-
92712torieux
92713furent
92714arbores
92715sur
92716les
92717murailles
92718et
92719sur
92720les
92721tours,
92722glorilies
92723par
92724la victoire
92725et par
92726le triomphe, dresses sur les tetes des ennemis
92727et sur leurs
92728forteresses parla puissance et par la force. Le sultan se tint en personne ä
92729la
92730porte de
92731la ville;
92732il en
92733fit sortir les
92734Chevaliers du Temple
92735et
92736de
92737l'Ilöpital,
92738ainsi que les autres Francs qui
92739s'y trouvaient; quand eile fut evacuee, l'emir
92740Badr ad-Din Bilik,
92741le Khazandar, vice-roi (d'Egypte), y pfcnetra,
92742et
92743il en prit
92744possession.
92745On dit qu'ensuile un certain nombre de Francs furent fouilles, et que Ton
92746trouva quelque argent en leur possession
92747;
92748le sultan ordonna qu'on leur tran-
92749chät la tete.
92750II donna ensuite l'ordre qu'on rebätit la ville, qu'on en reedifiät
92751les fortifications, et qu'on y transportät des approvisionnements et des armes.
92752II distribua
92753le
92754pays dependant de Safad en
92755fiefs
92756ä l'armee
927572
92758,
92759et
92760il designa
927611. Santchak, sandjak, santchouk, sandjouk signifient u lance
92762», puis lance a laquelle
92763on a attache une flamme, hampe, puis lYlendard lui-müme; sandjak a pris ensuite lesens
92764de pays soumis a celui qui a le droit d'arborer un etendard, ce que les Osmanlis rendent
92765egalement par l'arabe liwa. En tchaghatai, santch-mak, sintch-mak signifient
92766« percer,
92767piquer
92768», comme sandj-mak, en osmanli,
92769percer ä coups de lance, tuer
92770». En tcha-
92771ghatai, santchighou signifie
92772« harpon
92773» , santchigh, sintchigh,
92774« une petite lance
92775», puis
92776« arete », sandjak en persan n'ayant conserve que
92777le sens d'epingle; en tchaghatai, san-
92778tchigh, en osmanli sandji, signifient
92779« piqüre
92780», puis
92781« epreinte, colique
92782»; ces mots sont
92783apparentes au mongol
92784shantcha-la-khou
92785« poursuivre Fennemi
92786a coups
92787de
92788lance
92789»,
92790denominatif de shantcha = santchak, dont
92791le
92792primitif shantcha-khou, qui a
92793le meme
92794sens, est identique au turk santch-mak. —
927952. Qui devait tenir garnison ä Safad, et dont
92796les effeetifs furent preleves sur la garnison de Damas.
p. 504
92797'
92798fol. 25
92799i'
92800fol. 25 r
928014(12
92802MOUFAZZAL IBN AB1L-FAZAIL.
92803[150]
92804^.yi
92805zaä\
92806iy3J
92807j%i\
92808^jOI >
92809^jy$ \^\y j ß\ iUj ^J^^
92810j».-^ ^
92811s^Jiioa
92812p)
92813jlkUI
92814j\
92815J%i\ ^^o
92816^JJI
92817J>j
92818jj}\
92819^jC^J *^J^JI
92820^..-«Jl
92821J^_.
92822J
92823^JSoüS
92824<L*-\s>-
92825(j
92826'l^Vl
92827iwisjlj
92828iSj-^
928291 ^ ^
92830Oy\ß
92831^^X-4
92832(T-V''
92833^"'J
92834Ja^5 J^V
92835l^jj
92836LJi OyJ>
92837J^^ ^
92838\yj£
92839^Lr~^
92840ö^J d
92841<^-*^
92842-A>J^
92843(»C^
92844«-^J J^lP
92845Ai-I
928464jl
92847^"
92848i-c&
92849Jj-v^ jlLUl
92850Jjpj ^Jl J^V
92851L^fc
92852^)1
92853«Iaj^JI
92854s.Yy>
92855^l~-l
92856Ji.
928571.
92858II faut ^jr^,
92859; cette forme est tout a fait vulgaire;
92860eile montre que l'auteur ne con-
92861naissait plus la declinaison.
92862pour
92863Commander
92864ces troupes
92865l'emir
92866'Ala ad-Din
92867al-Keupeki
92868'
92869;
92870il donna
92871la
92872vice-royaute
92873du
92874territoire
92875qui
92876environne
92877cette
92878ville
92879ä
92880l'emir
92881'Izz
92882ad-Diu
92883al-'Alayyi,
92884et la charge de gouverneur de
92885la forteresse
92886ä l'emir Madjd ad-
92887Din at-Touri
928882
92889.
92890L'emir Rokn ad-Din Baibars al-'Alayyi a raconte que le sultanne s'engagea
92891point
92892lui-meme
92893par
92894serment
92895avec
92896la
92897population
92898de
92899Safad,
92900mais, au
92901con-
92902traire, qu'il chargea Keremun Agha at-Tatari
929033 de
92904traiter ä sa place,
92905et qu'il
92906lui subordonna
92907les, emirs \
92908Ce
92909fut
92910ce Keremun Agha
92911qui
92912s'engagea
92913par
92914serment
92915avec
92916les
92917habitants
92918de Safad;
92919leur
92920ministre,
92921qui
92922etait chretien,
92923les
92924trompa
929255
92926,
92927et
92928ils descendirent de
92929leur ville
92930sous
92931la
92932foi du serment de
92933Rere-
92934mun Agha. Quand
92935ils en i'urent descendus, on allegua qu'ils avaient empörte
92936* des objets que le serment qu'ils avaient prete leur defendait de prendre avec
92937eux,
92938et
92939ils
92940furent decapites jusqu'au dernier.
92941Ils etaient au nombre
92942d'envi-
92943ron deux mille cavaliers.
92944Quand
92945ces gens
92946eurent
92947ete
92948tues,
92949les
92950habitants
92951de
92952Saint-Jean
92953d'Acre
92954envoyerent un ambassadeur pour dire au
92955sultan
92956:
92957a Accorde-nous
92958la gräce
92959de nous laisser transporter les corps de ces martyrs ä Saint-Jean d'Acre pour
929601. Mamlouk de
92961Keupek;
92962oXj.S',
92963o,C.f signille
92964«
92965chien
92966» en
92967turk;
92968ce nom
92969a ete
92970porte par un prince mongol de Voulous de Tchaghata'i,
92971iils de Dogha. —
929722. Makrizi
92973dil
92974simplement que
92975le sultan nomma Madjd ad-Din gouverneur de
92976la citadelle, et
92977'Izz ad-
92978Din, gouverneur de la ville. — 3. Keremun signifie
92979« ecureuü
92980» en mongol;
92981ce person-
92982nage
92983etait arrive en Egypte
92984tres peu
92985de temps avant ces evenements, et
92986il venait de
92987donner une de ses filles en mariage ä Kalaoun
92988;
92989il est question de lui dans le partage des
92990iiefs, ä
92991la page
92992141. — 4. Litt.
92993:
92994«
92995il avatt fait tenir les emirs ä son Service »
92996; autrement
92997dit,
92998il lui donna de pleins pouvoirs. —
929995. C'est-ä-dire que ce personnagc s'entendit avec
93000Keremun Agha pour les perdre.
p. 505
93001[151]
93002HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
93003493
93004LJi
93005Ixe-
93006>_)L
93007.Ac-
93008ijfcj
93009VI
93010»c—»aJI
93011rc_~.»1
93012Li
93013(J-Ul
93014Jjl
93015/t-<
93016J>L-j
93017^>wji!!
93018/^
93019\c-u^-
93020&j«i
93021,j
93022jLcj ®^-o
93023(3^"
93024r»r^
93025iJ^-ä-9 (t^ ö^
93026pf^L^3"
93027'^^^
93028'jfv^*3 ^^ v
930291
93030- t
93031-*'
93032LUx.
93033_üs
93034j»jjl ^«e
93035jLäs
93036ÜL^JI
93037jlc-lj
93038J^" U
93039Jlsj
93040Jj—^l
93041^.JJ*
93042jJa-OI
93043Jl
93044Ju»j
93045LAs
93046^-.U.
93047f-M3
93048Ü-*jlö)1
93049(_£i
93050^-i
93051JlJlr
93052s^-Jl
93053(»»._
93054Jj-£-o ^
93055I^j-^äs
93056®1(Jü
93057SjUlj
93058_.-u
93059^!l
93060l».L^j
93061J ISjLöJl
93062,aJ
9306351
93064iji"^'
93065tr- -" j~*^
93066^o-CJl
93067( J»«_S3
93068il<^>-
93069>_^»-Us
93070j«^ajl*j|
93071i^LLJl
930721. Lire O-t. —
930732. Mieux vaudrait *»^ij, par accord avec
93074*a>JJ*.
93075la benediction qu'ils
93076ferout descendre
93077sur nous.
93078» Le
93079sultan
93080installa
93081l'am-
93082bassadeur dans sa tente, puis
93083il prit avec lui im detachement de son armee,
93084et
93085il marcha depuis
93086le commencement de
93087la
93088nuit;
93089les premieres lueurs de
93090Taube iTavaient pas encore lui qu'il etait devant la porte de Saint-Jean d'Acre.
93091Lorsque
93092les habitants ouvrirent
93093la porte de
93094la ville et sortirent pour vaquer
93095ä
93096leurs
93097occupations,
93098il
93099se rua
93100sur
93101eux,
93102et im
93103grand nombre
93104d'entre
93105eux
93106furent tues.
93107Le
93108sultan
93109revint ensuite en toute bäte;
93110quand
93111il arriva dans le dahliz \
93112il manda l'ambassadeur aupres
93113de
93114lui,
93115et
93116lui
93117dit
93118:
93119«
93120Que
93121veux-tu?
93122»
93123II
93124lui
93125exposa
93126de
93127nouveau
93128le
93129but
93130de
93131sa
93132mission;
93133alors
93134le
93135sultan
93136lui
93137dit
93138:
93139«
93140Retourne
93141aupres
93142des Francs
93143qui
93144t'ont envoye
93145ici;
93146nous avons
93147fait
93148chez
93149eux des
93150martyrs,
93151et
93152nous vous avons* epargne
93153la peine de
93154les transporter,
93155ainsi que la fatigue de cette Operation.
93156»
93157L'emir a dit
93158: Ensuite, le sultan se rendit ä Damas,
93159le jeudi, premier jour
93160du mois de Zilka'ada; la ville avait ete decoree ä son intention de
93161la facon la
93162plus splendide;
93163il descendit dans la forteresse,
93164et
93165il ordonna aux troupes de
93166marcher contre
93167(le pays de)
93168Sis
931692
93170,
93171et de le
93172livrer au pillage.
93173L'armee partit de Damas le samedi, troisieme jour du mois de Zilka'ada;
93174le sultan en donna le commandement ä al-Malik al-Mansour, prince de Hamah,
93175etil confia la direction des Operations ä l'emir Sbams ad-Din Ak-Sonkor
93176al-
93177Farikani. Les troupes
93178arriverent aux denies
93179:
93180' par lesquels on passe
93181pour se
931821. Le dahliz, mot persan, designe la tente du sultan, avec toutes les enceintes de
93183toile
93184qui formaient une verkable ville. — 2. La forme savante du nom de cette ville etait i*z~c~
93185Sisiyya, mais les gens du peuple la nommaient Sis (Yakout, III, 217), ce qui est la forme
93186que l'on trouve dans tous les
93187historiens musulmans. — 3. Darbanddl,
93188pluriel arabe du
93189mot persan darband, qui designe un deiile dans
93190la montagne.
p. 506
93191fol.2
93192494
93193MOUFAZZAL IBN ABIL-FAZAIL.
93194[152]
93195IjJ
93196Jjo-3
93197^>-^l 3 ~j£. 2 L,
93198as
93199Ij^-L^
93200jlSj ^^ ^1
93201I^l,
93202IjA^a ^ÄJI
93203oIaLjaJI
93204^Jl
93205U^Aa
93206i_f ©^y'UI
93207lj^*j
93208lf> jo ^y
93209"'(j^*:
93210j^tsj
93211J^A-»JI
93212UjiCLi
93213^„li'ULJl
93214v.
93215Sac.
9321625 v"-
93217jj>
93218jj-*~
93219*-*-*"'J
93220irt^
93221v*3"
93222öi
93223l?
93224-^—*-5
93225J"*"-? JfJ
93226M*-*-*
93227<r—" ^^
93228[c-^'
93229ijJ^-jjj
93230U
93231IjÄi-lj
93232U^'3
93233t>A<JI
93234Jl
93235l^ii-^J
93236**/Ol ^ ^^fj
93237*-*-!
93238"y
932391
93240b^r-
932411 ^
93242^J-Oj
93243f^--*
93244J
93245J^JLo
93246ij*
93247*aIüu)I_}
93248*(JI jlkUl
93249ryi*» jÜaUl ^
93250jLLjVI
93251Ijiä-I
93252jl
93253A»
93254Ijalftj
93255IjJ
93256£sj«aJI
93257jl-OI
93258Cobj
93259j^.
93260Cl^j
93261jl
93262viUj
93263v.—3
93264Ijlü jlkUl ^
93265ijjj ®^aJl ^j
93266;L*
93267"ja
93268AS-^a»*
93269Alt
932704jm
93271jr-
93272»»-3
93273iUk=»-
93274,5
93275C-
93276»AiU
93277Aj;„«
93278iV"^' oU-
93279.''.' «Uli
93280mj,
93281«J^.
93282jlS
932831. Lire
93284c^'- — 2. Lire
93285Aj. — 3. Lire
93286L^JLc. — 4. Lire
93287«j*L~Jt. — 5. Lire Laau.
93288rendre ä Sis. Le (roi d'Armenie)
93289avait construit au-dessus de ces
93290denies des
93291tours dans lesquelles
93292il avait place un certain nombre
93293de combattants. Les
93294Musulmans s'emparerent de ces ouvrages, et tuerent une partie des troupes
93295qui les defendaient;
93296le reste prit la fuite.
93297Ensuite, ils les deniolirent et penetrerent dans le pays de Sis, quils mirent
93298ä feu et ä sang, et oü
93299ils
93300capturerent
93301le
93302lils du
93303roi
93304de
93305Sis, qui se nommait
93306*
93307föl. 25 v. Lifon
93308'
93309,
93310* fds de Hai'toum
93311;
93312ils firent de meme prisonniers le fds de son frere et
93313plusieurs
93314des grands personnages de
93315leur royaume. Les Musulmans
93316entre-
93317rent dans la capitale
93318(Sis),
93319ils
93320la saccagerent
93321et s'emparerent de
93322ce qui
93323s'y
93324trouvait, puis ils se retirerent apres
93325avoir completement depeuple le pays de
93326ses habitants. Le sultan sortit de Damas pour
93327se rendre
93328ä leur rencontre, le
93329deuxieme jour du mois de Zilhidjdja.
93330Gette meme annee, le sultan saccagea la ville de Kara
933312
93332. Voici quelle fut la
93333cause de cet evenement;
93334il arriva qu'un ecuyer
933353
93336, sujet de
93337l'empire egyptien,
93338ätait au service du toashi
93339'' Sliihab ad-Din Mourshid, qui
93340etait commandant de
933411.
93342Transcription de
93343l'armenien
93344Levon
93345«
93346Leon
93347»;
93348)jJ
93349«
93350Löon
93351»
93352dans
93353Yakout
93354[Modjam,
93355III,
93356217). —
933572. ü.U dans Yakout, IV,
9335812. C'etait un gros bourg,
93359situe sur un
93360chemin
93361tres frequente;
93362il
93363etait la premiere Station de Iloms vers Damas;
93364sa population
93365etait entierement chretienne. — 3. Les rikabi etaient souvent des expres, des courriers
93366charges de porter les depeches. — 4. On traduit gencralement toashi par
93367« eunuque »,
93368ce qui est un sens particulier de ce mot;
93369la lecture des historiens des Mamlouks montre
93370qu'il designe aussi une
93371classe d'olliciers;
93372toashi est la forme arabe du mongol loahhi,
93373avec tch rendu regulierement sli, que le Sangilakh explique par « officier cliarge du recru-
93374tement des troupes et de leur inspeclion», ce mot ayant pris le sens secondaire de cour-
93375rier, comme
93376rikabi. Abou '1-Gbazi donne
93377ä
93378ce tilre
93379la forme
93380-a.Uy toghatchi,
93381qui est
93382la primitive,
93383et qui transcril le mongol togha-lchi
93384« comptable
93385», de togha
93386« nombre
93387».
93388Toatchi derive de
93389togha-tchi par
93390la
93391chute reguliere de gh.
93392Ce
93393tilre
93394ne
93395doit pas etre
93396confondu avec celui de
93397togha-tchi, de toghan, toghon
93398« chaudron
93399»,
93400qui
93401parait une
93402fois
93403dans YHistoire des Mongols,
93404eh. 39, sous la forme
93405Jjg »X % thouo-houo-tchheu, avec la
93406traduetiou
93407,jj ?j~\
93408« komme qui a la charge des chaudrons ».
p. 507
93409[153]
934101IIST0IRE DES SULTANS MAMLOUKS.
93411495
93412Ja
93413JJJI
93414<Uc ^Jj
93415\Ji
93416y«
93417Ij^9
93418«.kalli y»^
93419<jPj^
93420d^asri
93421l,J
93422*jJ
93423rJI
93424<3LJI
93425^yj
93426i>"
93427ji 4y.u>.j®Liy
93428yjui oi
93429J 3yifj
93430bis
93431y*i
93432y. 2y^i
93433üti
93434a»,
93435vi
93436i j-
93437»
93438!
93439•^y CJI
93440dUr J jl
93441jiflj «ijj^a 9jLy y~j^
934428j>y-^
93443.il^YI
93444y-*>-
93445Jl
93446<.
934477 ly^3
93448Uis
93449äi*ä)I
93450(j
93451^ifyi JJi ^^Is
9345210 b^'
93453i$y«b
93454-^LpVI y-^
93455^jJi y^ j^~
93456o^*.
93457dUi >^
93458Ijli
93459Jl jlkUI
93460Jy
93461LA»
93462aLa-Vl ^i- £
93463(Ui. ^Jl
93464yü,lj yio J^j
93465!jSi\
93466J^.J\ yy
934674j
93468JUä
93469«eis
93470dl
93471^Is
93472dA>lrl
93473yyJI
93474^jU
93475^>Y! Xt
93476Jl
93477jl^JI
934781. Nowai'ridit plus clairement (man. arabe
934791578.
93480folio
934817.'!
93482v°)
93483:
93484.Ifi.olS'J'
93485^»j
93486,1
93487^ilyJI
93488aj ^io
93489Jj
93490o'-)j
93491L^
93492y!^
93493(-?'*" ^P
93494,_?"•
93495~" 2
93496-
93497Corriger
93498en
93499,Xtf].
93500-
935013.
93502Lire
93503^Uj. —
935044.
93505Lire ?-U^.
93506--
935075.
93508Lire
93509»öi.1. —
93510G.
93511Lire
93512wU,Jt
93513.11». —
935147.
93515Lire
93516Lca*. — 8. Lire sliLi, avecla l re forme au lieu de la4 e
93517. — 9. Lire I.Lo. —
9351810. Lire ^.L,!.
93519l'armee de Hamah. Cet ecuyer quitta (la cour du sultan) avec son maitre lors-
93520que
93521cet
93522oflicier se
93523fut
93524acquitte de
93525la mission pour
93526laquelle
93527il
93528etait venu
93529(ä
93530Damas);
93531il tomba subitement malade, et
93532il dut s'arreter, completement epuise,
93533ä quelque distance de Kara
935341
93535. La
93536nuit tomba, et son maitre ne
93537s'apercut de
93538rien; mais deux hommes de Kara vinrent
93539(ä l'endroit oü
93540il se trouvait),
93541et ils
93542lui dirent
93543: «Tu seras notre höte durant cette nuit. »
93544Ils le transporterent ä Kara, et
93545il resta chez ces gens pendant trois jours,
93546apres lesquels
93547il recouvra
93548la sante; alors ces deux hommes
93549se saisirent de
93550lui, ä la faveur de
93551la nuit,
93552ils lui ligotterent les mains derriere
93553le dos, et
93554ils
93555le bäillonnerent;
93556ils le conduisirent dans cet etat ä la Forteresse des Kurdes,
93557oü ils
93558le vendirent pour
93559la somme de quarante dinars de
93560la frappe de Sour
935612
93562.
93563II
93564arriva
93565alors
93566que,
93567cette
93568annee, un marchand de Damas
93569se rendit ä la
93570Forteresse des Kurdes,
93571et qu'il y racheta des prisonniers, parnii lesquels
93572se
93573trouva
93574cet ecuyer. Quand
93575le marchand
93576lüt arrive
93577ä Damas,
93578et quand
93579il eut
93580rendu la liberte ä l'ecuyer, ce dernier se mit au Service dun militaire. Lorsque
93581le sultan vint camper devant Kara,
93582il alla trouver l'emir Faris ad-Din, l'Ata-
93583bek,
93584et
93585il lui conta son histoire; l'emir lui dit
93586:
93587« Est-ce que tu reconnaitrais
935881. Nowai'ri donnele nom de la localite dans laquelle l'ecuyer dut s'arreter, mais sans
93589points diacritiques,
93590de
93591sorte que
93592sa
93593lecture
93594est douteuse;
93595il semble,
93596autant qu'on en
93597puisse juger,
93598qu'elle se
93599soit nommee
93600.y^t
93601&yj> Manzalat al-koubour
93602«
93603la Station des
93604tombeaux
93605». — 2. Sour est le nom arabe de l'ancienne ville de Tyr.
p. 508
93606I'i.l. 26
93607i"
93608496
93609MOUFAZZAL IBN ABIL-FAZAIL.
93610[154]
93611•~o hlUrj \^j^>ä
93612Uj«>jUa=-l ^«Ij *Lä£)1
93613«uiclj
93614jlLLJl ^b
93615dl>l"Yl Ji—vi ®
93616di.li ^!1
93617JUaSJ
93618*
93619ä^j v^J
93620j^-*^
93621-J^
93622<j<a»i!l>
93623_/•!
93624jlk-UI
93625Alf.
93626viUj
93627' d«?
93628UA» J^*
93629-*^ V^
93630Jdl
93631-Uss
93632jtf
93633»-Jj^l;
93634^X-Jl
93635jJj
93636alc
93637X>* l^j
93638l^
93639J^ J^ä
93640Ijls
93641£jli-
936428
93643,JÄ!1
93644üjl-01
936451.
93646Man..L>wOI. —
936472. Lire sUU, par confusion de
93648la
936494" forme
93650avec
93651la
93652l re
93653. —
936543.
93655Lire
93656vi-CU^I.
93657--
936584.
93659Nowa'iri
93660dit,
93661folio
9366274
93663r°
93664:
93665Xya*.\3 üs jaJa
93666^^VjJl
93667>iaJ Jäjj
93668A=-j<ä
93669JTJi Jlö
93670c.lsJ!
93671J3li
93672SLlfir, «jo
93673,.h U^
93674.,U»UI
93675jl o-öi ^Is^l
93676^U
93677jo-j ^j-tl
93678Uli; les deux parties du recit de Moufazzal sont contradictoires
93679: dans l'une,
93680il est question d'un des deux hommes que Ton
93681arrete; dans l'autre, de deux hommes qui
93682nient avoir vendu l'ecuyer; lire... I^CU
93683ajJj
93684( ~o
93685XUj'j \yzs? U».U:^Ij y'3
93686. — 5.
9368711 laut
93688lire U~oU. — 6.
9368911 faut "^läy, ce melange du duel
93690et du pluricl est tout ä fait incorrect.
93691-
936927.
93693Man.
93694^t~o, evidemment pour une
93695forme J>^,
93696ou
93697meine
93698-J^^i,
93699comme
93700plus
93701haut, page 127, avec la confusion de
93702j_j
93703et o- — 8.
93704II faut
93705e^'-
93706Fliomme qui t'a fait prisonnier?
93707»
93708II repondit que cela etait certain; (Faris ad-
93709Din)envoya alors avec lui des djandars qui trouverent Tun des deux hommes
93710qui l'avaient vendu;
93711ils l'arreterent et
93712ils le eonduisirent devant l'atabek.
93713fol. 26 r.
93714L'atabek entra chez
93715le sultan et
93716le mit
93717* au courant de cette aventure.
93718Le
93719sultan ordonna
93720qu'on
93721les
93722amenät tous les deux en sa presence
93723'
93724; on
93725les
93726fit
93727venir et on les confronta par-devant lui
93728; les deux hommes nierent
93729ce
93730qu'on
93731leur reprochait, mais l'ecuyer dit
93732:
93733« Je
93734reconnaitrai
93735leur maison
93736et ce
93737qu'il
93738y
93739a
93740dedans.
93741» Cet argument
93742les
93743forca
93744ä
93745avouer leur crime,
93746et
93747ils dirent
93748:
93749« Nous,
93750et tous les gens qui habitent dans la ville, nous agissons ainsi.
93751»
93752Des moines grecs
93753etaient venus
93754de Kara, apportant au
93755sultan des
93756pre-
93757sents, en signe de bienvenue, et ils se tenaient ä
93758la porte du
93759dahliz. Quand
93760le
93761sultan
93762fut certain de
93763la veracite des
93764accusations (portees contre les gens
93765de Kara),
93766il ordonna d'arrcter les moines;
93767il monta ä cheval en personne, et il
93768alla attaquer
93769le monastere
93770qui
93771se trouvait
93772en dehors
93773de Kara;
93774il massacra
93775tous ceux qui
93776s'y trouvaient, et
93777il
93778le
93779mit au pillage;
93780il
93781s'en
93782revint
93783ensuite,
93784ordonna ä ses troupes de monter ä cheval et marcha vers
93785la colline qui
93786est
93787en dehors de
93788la
93789ville, au nord;
93790il envoya mander aupres de lui Aboul-'Izz,
937911. Les deux hommes que l'ecuyer accusait de l'avoir vendu ä
93792la Forteresse des Kur-
93793des; on ne peut comprendre
93794ici, comme Nowairi, l'homme de Kara et l'ecuyer.
p. 509
93795[155]
93796IIISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
93797i97
93798^j'jj
93799If.
93800(*v^-'tj
93801(**^.3 üLJ^l 0" Vt^
93802tlr* y ^
93803(*°* ®^^f~
93804'*?"
93805ü'
93806v*'J V~~
93807*^i. J* J
93808-Cl
93809^äU>-j
93810CwJi
938114i^_
93812jl^j jJI
938134 ^,l j-^ ^ ^j ^^J
93814y^*""
93815'v:
93816*a£ U ^^» ^.^
93817y, kU^\ ^LJI
938185 liu)l3 J>j jlkUt
93819jl
93820x.* ®4.'j-u^>_
93821lyl£
93822U..
93823®i^>Jl
93824^j
93825"jjj^ipj jj-^ j
93826viUjj
938274j_A> ^w ^^Ylj
93828jvL^JIj J-Lo d=>OJ (V"
93829J^J
93830* '"' 26
93831'
938321. Lire Lt. — 2. Lire
93833,y-ob\ — 3. Lire
93834JU3'. —
938354. Lire
93836^j'. —
938375.
93838Lire ^-iJ'.
93839-
938406. Lire ^r* ^j^cj
93841^"-"L^ j.
93842qui
93843etait gouverneur (de Kara),
93844et
93845il lui
93846dit
93847:
93848« Nous sommes dans
93849l'inten-
93850tion d'aller chasser; fais
93851sortir vers nous
93852les habitants de
93853la ville.
93854» (Aboul-
93855'Izz) les
93856fit tous sortir
93857en dehors de Kara,
93858et, quand
93859ils
93860en furent eloignes,
93861le
93862sultan ordonna
93863ä ses soldats de
93864les
93865decapiter tous. On trancha
93866ainsi la
93867tete de
93868la population
93869entiere,
93870et aucun de ses habitants ne
93871put
93872se sauver,
93873sauf ceux
93874(jui se cacherent, qui prirent la fuite, ou qui se retrancherent dans
93875les tours que la ville possedait.
93876L'armee musulmane
93877fit dos
93878prisonniers;
93879ils
93880etaient au nombrc de
93881mille
93882soixante-dix personnes, tant bommes que femmes et enfants. Ensuite,
93883le sultan
93884ordonna egalement que l'on tranchät les moines par le milieu du corps, tous
93885jusqu'au dernier;
93886l'armee entra alors dans Kara
93887et
93888la saccagea;
93889les
93890soldats
93891ravagerent
93892l'eglise,
93893et
93894le sultan donna
93895l'ordre que Ton construisit une mos-
93896quee (sur son emplacement).
93897Le sultan
93898fit ensuite transferer dans cette ville des gens pris cliez les Tur-
93899komans, ainsi que dans d'autres tribus,
93900et
93901il
93902la leur assigna comme sejour;
93903il
93904y nomma un predicateur
93905et un
93906kadi, mais
93907il permit au gouverneur, Aboul-
93908'Izz, de
93909continuer
93910ä y
93911resider.
93912II connaissait ce
93913personnage
93914depuis
93915long-
93916temps,
93917et Aboul-'lzz lui avait jure qu'il n'avait connu aucun des crimes dont
93918les habitants de Kara
93919s'etaient rendus coupables.
93920Le sultan retrograda ensuite
93921et alla rejoindre l'armee qui s'en retournait,
93922comme cela a ete dejä.mentionne, de Sis;
93923il s'en revint avec ces troupes, et
93924il
93925entra dans Damas, precede par le butin et par les prisonniers
93926qu'il avait faits,
93927* le vingt-cinquieme jour du mois de Zilhidjdja.
93928*
93929lul
93930- 26
93931»
p. 510
93932498
93933MOUFAZZAL IBN ABIL-FAZAIL.
93934[156]
93935^Jl
939364=-y) ^T^aJI
93937jl-01
93938^Jl
93939^JlsjUÜ
93940^->JI
93941^j-^Ji ^^Vl
93942<Lä^
939432 J£)1
93944JÜj
93945d^ll
93946k_ii?%
93947d'bb
93948(»lila ®üü*S
93949^-jCls
93950(j^l
93951*>
93952L5Cä XXaÜ ^JJ
93953lj>j O^
93954Jj3j
93955dij&\
93956lj,[jS
93957->j>j
93958Sytlä)!
93959Jl
93960<s>~y
93961X»*
93962S^i-
93963Jl
93964jLj
93965\Z*j*
93966|j
93967t-^i
93968isc-JI
93969^jls
939701s-
93971kJü
939721%^ jlLUI
93973'Lul
93974<C_J1
93975iÄ*
93976,jj ®öj
93977^j—=-l
93978<J
93979^luLfj
93980Asj
93981Syblill ^j ^jf"
93982*-^JJ
93983jdj
93984itojJl
93985S^Ls
939864o
93987JL" J ^j_jJI
93988pU-JI Ajä
93989,j^ dUj
93990Jus joj
93991yi>')l\ «Uo
93992iw-sJ!
93993/>li'
93994jJI
93995-Xa-L~d!
939964-L^-
93997v.
93998-c*> jo
93999Jk>
94000<j
94001v.ij^r'Jl
94002<<mU- ^UJI
94003*li»l
94004-C<
94005ctUi
940061. Lire
94007L)IL>. — 2. Tres nettement
94008ecrit Jidl, avec
94009la
94010confusion du ^
94011et du ^,.
94012— 3. Lire j^j^
94013s-*l=s-", comme dans Makrizi et dans tous les auteurs qui savent la gram-
94014maire; Moufazzal ecrit toujours
94015r*;"^!
94016**"?> ce qui est une faute grave. — 4. Ecrit
94017J-i?,
94018avec la confusion entre i et
940193.
94020En l'annee 655, le premier jour du mois de Moharram, le sultan partit de
94021Damas, dans
94022l'intention
94023de
94024se
94025rendre
94026ä
94027Karak;
94028il
94029envoya
94030le
94031gros
94032de
94033ses
94034bagages, en compagnie de I'emir Shams ad-Din al-Farikani, en Egypte, et
94035il
94036partit lui-meme pour Karak.
94037II vint campcr ä l'etang de Ziza,
94038et monta ä che-
94039val pour prendre
94040le divertissement
94041de
94042la chasse;
94043mais sa monture
94044fit im
94045ecart, lejeta ä
94046terre,
94047et
94048il
94049se
94050cassa
94051la
94052cuisse.
94053Le sultan resta dans cet endroit, occupe ä se soigner, jusqu'au moment 011
94054il
94055fut pres
94056d'etre entierement
94057retabli;
94058il
94059s'installa alors dans une
94060litierc, et
94061il se rendit ä Ghaza, d'oü
94062il repartit pour le Caire;
94063il etait alors gueri,
94064si bien
94065qu'il put monter sur
94066son coursier
94067et traverser le Caire dans toute
94068sa
94069lon-
94070gueur
94071'
94072; la ville fut deeoree en son honneur de la facon la plus splendide.
94073Cette annee,
94074le sultan imagina de faire reciter
94075la priere du
94076vendredi ä la
94077mosquee al-Azhar
940782
94079,
94080et,
94081avant
94082cette
94083date,
94084on n'y
94085avait pas fait ladite priere
94086dcpuis
94087le regne (du
94088khalife
94089fatimite)
94090al-IIakim
94091al-'Obaidi;
94092cet
94093etat
94094durait
94095depuis
94096l'epoque a laquelle al-IIakim avait fait construire la mosquee
94097qui est
94098connue sous son nom
940993
94100. La mosquee al-Azhar etait comptee au nombre des
941011. Pour se rendre ä la Forteresse de la Monlagne. — 2. On peut voir dans
94102le
94103KJiital
94104de Makrizi une longue
94105notice
94106sur
94107cette mosquee (man.
94108ar.
941091732,
94110fol. 237
94111et ssq.).
94112-
941133. La
94114-a^Ls^I
94115^Is^!, dont
94116parle Makrizi
94117(ibid., 239
94118v°),
94119et non
94120la mosquee de Maks
94121,^«äJ!, qui
94122fut bätie par al-IIakim au bord du Nil, ä Maks, qui etait une
94123ville
94124ancienne
94125(Khitat, ibid., 245
94126v°).
94127Makrizi
94128cite simultanement
94129(fol. 237
94130v°)
94131la mosquee de Maks, la
94132mosquee al-Masdjid al-Ilakimi, construite par al-Hakim, et
94133la mosquee
94134al-Azliar, aux-
94135quelles al-IIakim conceda des wakfs. Makrizi fait egalemenl une longue description de la
94136mosquee de Maks.
p. 511
94137[157]
94138IIISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
94139499
94140sy»li)l ^LÜ ^3 j>
94141Jjl
94142y»j «CJI
94143iÄ* j. 3S>V1
94144~j ^
94145j*t J ^3 ^
94146•j^ij
94147jL>"
94148C-. J
94149JybUll
94150l L
94151As
94152joj
94153ÄJLII.3 J^j
94154tS-^
94155£*« j^"J
94156^rr1
94157<3
941581. Man. l~*J pour l~*£*>, avec
94159la confusion du ^
94160et du o- —
941612
94162- Man.
94163*~jcij', avec
94164la meme confusion. — 3. Lire ^ä.al. — 4. Lire
94165^ij.
94166mosquees dans lesquelles l'on
94167faisait
94168les
94169cinq priores
94170',
94171et
94172eile
94173etait tombee
94174dans un graad delabrement.
94175Quand al-Hilli
941762 construisit son hötel
941773 dans
94178le voisinage de
94179la (mosquee
94180al-Azhar),
94181il en restaura les parties qui tombaient en ruines. Ges restaurations
94182furentla cause qu'ony retablit la recitation de
94183la grande priere du vendredi,
94184et cela se
94185fit, malgre l'opposition de certains theologiens, le dix-huitreme jour
94186du mois de Rabi' second de cette annee.
94187La mosquee al-Azhar
94188Tut
94189la premiere
94190qui
94191fut fondee pour
94192le peuple au
94193Caire*; ce
94194fut
94195le kaid Djauhar qui
94196la
94197construisit quand
94198il edifia cette ville
94199;
94200lorsque sa
94201construction
94202fut
94203terminee, on
94204y
94205fit
94206la priere
94207du vendredi,
94208au
94209mois
94210de Ramadhan de
942111'annee 361
94212;
94213(Djauhar)
94214avait
94215bäti
94216le Caire en
94217358.
942181.
94219II
94220existe une difference essentielle entre la mosquee oü
94221l'on recite les 5 prieres et
94222celle dans
94223laquelle on
94224fait
94225la grande
94226priere du vendredi,
94227la
94228khotba;
94229le nombre
94230des
94231mosquees ordinaires,
94232oü
94233l'on
94234recite
94235les
942365
94237prieres canoniques,
94238est completement
94239Uli—
94240mite,
94241et ä
94242la volonte
94243de ceux
94244qui
94245les
94246bätissent,
94247tandis
94248qu'il
94249ne peut exister dans un
94250rayon de
942514 farsakhs qu'une seule mosquee dans laquelle on
94252recite la igrande priere du
94253vendredi, une seule mosquee djami'. Si l'on voulait traduire cette
94254difference,
94255il faudrait
94256rendre mosquee djami' par paroisse, et mosquee ordinaire par chapelle. — 2.
94257'Izz ad-Din
94258Aitemour
94259al-IIilli
94260[Khitat, ibid.,
94261fol. 238
94262v°). —3.
94263II
94264n'y a pas de renseignements sur
94265cet hötel dans
94266le Khitat an chapitre des .b; mais, dans
94267le chapitre des £»U.
94268(ibid.,
94269fol.
94270239
94271r°), Makrizi mentionne en
94272effet
94273les reparations, ou plutöt
94274les
94275restaurations, de izz
94276ad-Din Aitemour
94277al-IIilli, d'apres laVie d'al-Malik az-Zahir,
94278qui
94279fut ecrile par le kadi
94280Mohyi ad-Din Ihn 'Abd az-Zahir. —
942814.
94282C'est bien
94283ainsi
94284qu'il
94285faut comprendre O^
94286^.UJ
94287jt^sj, ce qui est une phrase coranique, car on lit dans le Khitat de Makrizi (man.
94288arabe 1732, fol. 237 r°)
94289: j&j^
94290JjU3!
94291sLiol
94292^JJlj
94293ifjaläJb
94294^r-T! Xs~->
94295Jjl ^Wi Ua. La
94296mosquee al-Azhar fut terminee, ä ce que dit Makrizi, le samedi, vingt-quatrieme jour du
94297mois de Djoumada premier de l'annee 359, mais son achevement complet n'eut lieu que
94298le dixieme jour du mois de Ramadhan 361
94299; on y
94300fit la priere pour la premiere fois deux
94301jours plus tard. La premiere mosquee qui fut construite en Egypte
94302fut la al-djamV al-
94303'atik, ä Fostat, qu'on nomme aussi £°'.rF
94304J
94305'
94306J->>
94307et Grande Mosquee d'Amrou ibn al-'As
94308(ibid.,
94309fol.
94310214).
p. 512
94311föl. 27
94312r
94313500
94314MOUFAZZAL IBN ABIL-FÄZAIL.
94315[158]
94316V
94317»JÜ»
94318<»o
94319jl
94320Jlij
94321^yfsL/yi
94322jXcj
94323«-Li!
94324*,
94325iJU- J«JI ^
94326jj>JI
94327jl
94328^*
94329ÄJLllj
94330ȟ_yi
94331J^—'
94332*—'L*lLj
94333•^ju^-j (jw <J—
94334,_3
94335jLS
94336UJ3
94337®<J
943387- 1-°-'
94339Vj
94340jyuss-
94341>c£_>
94342jl_$5
94343^>yua
94344y\
94345py=*~-
94346jL<J
94347i_T^"^'
94348***
94349l3^P^'
94350/»-«Wl
94351Ij^^äs-
94352AjiȊJi
94353»y
94354jo
94355lilj
94356aJ
94357jl5j
94358(V-Ol
94359j-Us
94360_^U)I
94361»LjI ^
94362**Udl
94363jll«
94364t^ifr)
94365©Lj.äJ
94366a-i'^jj
94367v_iU
94368<i
943691. Lire J.b C^ii. ou
94370.L3
94371<Ai;
94372la prononciation vulgaire de
94373Xj> est mounar, comme
94374le montre la transcription de ce mot en chinois ^
94375£jjtj jjg mou-na-eulh.
94376Ensuite, al-'Aziz,
94377fils
94378d'al-Mo'izz
94379', y
94380fit des restaurations
943812
94382,
94383et
94384il en recons-
94385truisit certaines
94386parties. On dit
94387qu'il y a dans
94388cette
94389mosquee un talisman
94390"
94391foi. 27 r. qui empeche
94392qu'un
94393seul
94394petit
94395oiseau y
94396vienne
94397demeurer*
94398et y
94399eleve
94400sa
94401nichee.
94402Enl'annee 378, le vizir Aboul-Faradj, qui se nommait Ya'koub ibn Kallas,
94403et d'apres
94404le
94405titre duquel est connue la Vaziriyya
944063
94407, parla au khalife de four-
94408nir des moyens d'existence ä un certain nombre de juristes. Le khalife donna
94409ä chaeun d'eux une somme qui etait süffisante pour son entretien, et
94410il aclieta
94411ä leur intention une maison situee
94412contre
94413la mosquee. Quand venait
94414le ven-
94415dredi, ces gens se rendaient ä
94416la mosquee,
94417et
94418ils y faisaient leurs
94419cours;
94420le
94421superieur de
94422ces personnages, qui
94423etaient
94424plus de
94425trente, se nommait Abou
94426Ya'koub.
94427On sureleva le minaret de
94428la mosquee al-Azhar
94429'
94430ä l'epoque du kadi Sadr
944311.
94432Al-'Aziz billah Abou Mansour Nizar ibn al-Mo'izz li-din Allah
94433{ibid.,
94434fol.
94435237). —
944362. Li.1 A-i
94437i>Xa., dit Makrizi [ibid.). — 3. La ad-dar al-Vaziriyya h^\J\
94438.tjJI
94439; Makrizi ne
94440lui consacre pas de notice speciale dans le chapitre des
94441.b; mais, ä
94442l'article de
94443la al-
94444madrasat as-Sahibiyya
94445L~a.La)l
94446I_.»xJ',
94447il
94448dit
94449(ibid.,
94450fol.
94451321
94452r°) que
94453ce
94454College
94455etait
94456au
94457Caire, dans
94458la Souwai'ka du Sahib
94459.
94460*=s.La'l
94461£sJy~>,
94462et
94463qu'il
94464faisait
94465partie de
94466l'en-
94467semblede l'hötel du vizir Ya'koub ibn Kallas et de la Dar ad-dibadj,
94468qui
94469fut construite
94470par le sahib
94471Safi ad-Din
94472Abd Allah ibn
94473'Ali.
94474Makrizi rapporte, dans
94475la notice
94476qu'il a
94477consacree
94478ä
94479la mosquee
94480al-Azhar
94481[ibid.,
94482fol. 237
94483v°), que
94484le
94485fait raconte par Moufazzal
94486se passa sous le regne du khalife al-'Aziz billah. Le vendredi, les juristes venaient ä la
94487mosquee, et
94488ils y
94489restaient, apres
94490la grande
94491priere, jusqu'ä l'heure de
94492Y'asr. Le
94493vizir
94494leur avait egalement assure, en plus de celle
94495qu'ils tenaient du
94496khalife, une
94497rente an-
94498nuelle. Ces juristes
94499etaient en tout
94500trente-cinq. —
945014. En 800 de
94502l'hegire,
94503le minaret
94504s'ecroula, et on
94505le reconstruisit plus eleve
94506qu'il
94507ne
94508l'etait avant cet aeeident, aux
94509frais
94510du sultan al-Malik az-Zahir Barkouk (Makrizi, Khitat, ibid.,
94511fol. 239 v
94512.
p. 513
94513[159]
94514HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
94515501
94516j\-K>
94517'
94518ljJs-
94519Aslsjl
94520iL*=- ^3 S^O
94521^jUjI
94522<0 cioj
94523<-^s
94524c-LXj
94525v^Ltj <U~~j
94526<Uas
945271
94528( \jjiIT
94529j ^Jj
94530-vSj
94531^-jj^Jl
94532J15 ®£iU
94533*->jlj
94534oMj* c»
94535(j
94536r-_^iJI
94537^jL
94538^LL;
94539^llJI
94540oUJI
945411.
94542Lire
94543^jr-
94544;
94545- —
945462. Lire SjJUä
94547,jj^u=j üu_j. — 3.
94548Lire
94549«ja.. —
945504.
94551II
94552y
94553a
94554apres
94555ä^U^I
94556un
94557petit espace dans
94558lequel
94559le
94560papier
94561a
94562ete
94563gratte,
94564et oü
94565il
94566faut
94567peut-tMre
94568restituer Ji
94569;
94570on
94571lit dans
94572le
94573Khitat
94574de
94575Makrizi (man. arabe
945761732,
94577fol.
94578239
94579r?)
94580:
94581.15^
94582Ul.j
94583glc. oXJj Jju ^i ori
94584Ij—«aS
94585J4
94586Ji ^UrM
94587|ä»
94588k_Äs— . —
945895.
94590Lire U.J.
94591ad-Din
94592'
94593.
94594II y avait dans
94595la mosquee deux grands lampadaires
94596d'argent
94597et
94598vingt-sept
94599candelabres
94600d'argent.
94601Elle
94602possedait
94603des
94604fiefs
94605nombreux,
94606dont
94607une partie
94608etait imputee
94609ä l'hötel de
94610la monnaie de Misr
946112
94612,
94613et l'autre
94614sur la
94615nouvelle fabrique de poteries ä Misr
946163
94617;
94618le revenu en
94619atteignait mille
94620et
94621soi-
94622xante-sept dinars. Quand Misr fut incendiee en l'annee 564, ce monument fut
94623extremement endommage,
94624et on l'oublia. Cette mosquee avait ete construite
94625trop basse
94626* et 011 la sureleva de quelques coudees. On continua ä y faire la
94627grande
94628priere jusqu'au moment ou
94629fut bätie la grande mosquee d'al-Hakim,
94630laquelle
94631fut construite en dehors de la porte Bab al-Foutouh, en l'annee 403.
94632L'historien a dit
94633:
94634J'ai vu dans
94635la
94636vie d'al-Hakim que son auteur a dit
94637:
94638Le vendredi, neuvieme jour du mois de„Ramadhan de l'annee 399, on
94639fit
94640la
94641grande
94642priere dans
94643la nouvelle mosquee d'al-Hakim, qui
94644s'elevait en dehors
946451. Sadr ad-Din 'Abd al-Malik ad-Darbas fut kadi des kadis ä l'epoque de Salah ad-
94646Din
94647Yousouf ibn Ayyoub. —
946482.
94649II y
94650avait
94651trois hötels des monnaies en Egypte
94652: au
94653Caire, ä Alexandrie et ä Kous (Makrizi, Khitat, man. arabe
946541731,
94655fol. 81
94656v°). L'hötel de
94657la monnaie du Caire
94658etait voisin de la Khizanat az-zarf
94659s
94660^.3Jt wlp.,
94661qui,
94662ä l'epoque
94663de Makrizi, etait le khan de Masrour al-Kabir [ibid.,
94664fol. 366
94665r°). Dans un autre passage
94666[ibid.,
94667fol. 335
94668v°), Makrizi
94669dit que
94670cet
94671edifice
94672etait voisin du grand Ivan
94673^-CJ!
94674Sj£&\
94675dans lequel fut emprisonne
94676le
94677khalife
94678fatimite
94679al-IIafiz li-din Allah
94680\j 520
94681IL). J'ai
94682eu
94683l'occasion de parier dans un travail anterieur des monnaies dites kharidj ad-dar ~
94684.U.
94685j'aJI
94686; le sens de
94687« pieces frappees en dehors de la Monnaie
94688». de
94689« pieces fausses
94690», est
94691eertain, car tel est le sens de birounsara
94692\j~s*js qui, en persan, traduit kharidj ad-dar.
94693— 3. Bien que Makrizi ne consaere pas de mention speciale ä cet edifice,
94694il en parle dans
94695sa notice sur
94696la mosquee al-Azhar
94697(man. 1732,
94698fol.
94699237 v°), oü
94700le manuscrit la nomme
94701ÜJJJ^I
94702jjj/3^! j'-5 .
94703avec l'indication
94704qu'elle
94705etait
94706situee a Fostat.
94707--
947084. La toiture
94709de
94710l'edifice, dit Makrizi, avait ete placee trop bas.
p. 514
94711502
94712MOUFAZZAL IBN ABIL-FAZAIL.
94713[160]
94714*i~li>JI
94715J03 £ yJi\
94716^j\i
94717~l
94718Li*
94719iolLII ^L
94720r-jli-
94721^Ä)!
94722a>-Vä!\ ^oUJI
94723**Udl w»dl
94724^AjäS
94725Ü^AÜJI
94726Trjli-
94727^olsJI
94728jwUJI ÄA
94729JDj
94730^AjVl
94731**U-
94732V«
94733^»eJI
94734""'jJ^lj ®Ws-
94735* fol. 27 v*. ^)j£*
94736TTj-JI c^
947373".
94738/"
94739r-y-Ä\
94740^)\>
94741ijj\sKj>
94742J$\
94743ijjJl ^kj
94744j-_jl-äJI
94745_,l
94746*
94747dAJi A*
947481. Man. omet Äx*^
94749r*j^' ^^
94750vij-
94751Le Khitat
94752(ibid.)
94753a
94754:
94755w-J^sr?
94756.IS' &lW!
94757,,U
94758jjj^i
94759sfLsJ' ^
94760LL4J1. — 2. Lire O-JW, comme plus haut
947610»-*x*.>!.
94762de la porte Bab at-Tabia', dans les environs de
94763la porte Bab al-Foutouh. Le
94764khalife y
94765faisait
94766le
94767pröne
94768un
94769vendredi;
94770dans
94771la mosquee
94772al-Azhar
947732
94774,
94775un
94776autre vendredi;
94777dans
94778la mosquee
94779d'Ibn Touloun, un
94780autre vendredi;
94781dans
94782la mosquee de Misr
947833
94784, un autre vendredi.
94785Ensuite
94786le pröne
94787qu'il
94788recitait
94789ä
94790la mosquee
94791al-Azhar
94792fut
94793supprime.
94794La
94795* fol. 27 v. mosquee d'al-Hakim
94796se
94797trouvait
94798en
94799dehors
94800du
94801Caire;
94802*
94803dans
94804la
94805suite,
94806la
94807porte Bab al-Foutouh
94808fut
94809reedifiee,
94810et,
94811sur
94812le mur de
94813facade
94814qui se
94815trouve
94816tout pres de
94817la porte Bab al-Foutouh", avec
94818une partie de
94819la
94820tour,
94821il y a
94822une
94823inscription
94824ainsi
94825redigee
94826:
94827«
94828Ceci
94829est
94830ce
94831qui
94832a
94833£te
94834construit
94835sous
94836le
94837regne d'al-Mostansir (billah), lors du
94838vizirat de l'Emir
94839des armees, en
94840l'an-
94841nee 480.
94842» Entre ces deux dates,
94843il y a un Intervalle de quatre-vingt-neuf ans.
94844Cette annee,
94845le sultan al-Malik az-Zahir ordonna de construire une mos-
94846quee dans l'hippodrome de Rarakoush
948475
94848, ä la Hosai'niyya 6
94849, dans
94850le voisinage
948511. Makrizi ne mentionne pas cette porte dans le Khitat. —
948522. Comme
94853le
94854dit Makrizi
94855dans
94856le
94857Khitat,
94858de sorte que, chaque semaine,
94859le khalife fatimite
94860faisait la priere dans
94861une mosquee differente. — 3. La r5.r*JI
94862^^"'i ou
94863«-»l^x-'l _u, qui fut la premiere mos-
94864quee construite en Egypte, et dont
94865il a ete question plus haut, page 157. —
948664. La porte
94867Bab al-Foutouh, ou Porte
94868des Victoires,
94869fut
94870construite, comme nous l'apprend Makrizi
94871(Khitat, man. arabe 1731,
94872fol. 314
94873r°), par le kai'd Djauhar, en decä de l'endroit oü eile
94874fut
94875plus
94876tard
94877reedifiee.
94878La porte Bah al-Foutouh
94879qui existait ä
94880l'epoque de Makrizi
94881avait ete bätie par l'Emir des armees (Lj^s?}
94882>~j>\, autrement dit par Abou-n-Nadjm Badr
94883al-Djamali, qui, comme Ton
94884sait, etait un mamlouk de Djamal ad-Daulah ihn
94885'Ammar,
94886d'origine armenienne. Cette porte
94887etait
94888fortifiec par un bastion i.jiX>
94889: qui en defendait
94890l'acces. —
948915.
94892Makrizi dans
94893le Khitat (man. arabe
948941732,
94895fol.
94896171
94897v°)
94898se
94899borne
94900ä
94901dire
94902que l'hippodrome ^'-V de Karakoush
94903se trouvait en dehors de
94904la porte Bab al-Fou-
94905touh. Karakoush, ou mieux Khara-ghoush
94906« l'oiseau noir, l'aigle
94907», en oui'ghour, fut un
94908celebre
94909gouverneur du
94910Caire
94911sous
94912le regne
94913de Salah
94914ad-Din
94915Yousouf ibn
94916Ayyoub.
94917—
949186. La
94919Hosai'niyya
94920etait situee en
94921dehors du Caire, comme nous l'apprend Makrizi
p. 515
94922[161]
94923HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
94924503
94925AjLiJl
94926(3
94927^v-J!
94928»a j^*
94929^'»'i
94930j^3 j~^
94931i*-™
949321
94933'
94934^3'J
94935J'y*1
94936"•
94937"' '•'tJL
94938lT>*L^
94939i^jiij
94940_/>VI
94941(5 JW"
949420"*
94943^—*"*^ £
94944**}*.
94945ti
94946Pj^*
94947^-^
94948•1/
94949«i**
94950^gJl
94951JUI
94952S^ix!
94953^Ilj J^bJl
94954,J3^»JI
94955^jj^„JI
94956jj*i«
94957^-01 ^J3 Ij»
94958j,\
94959j,jJ1 ^
94960^»jjJI
94961Jl
94962*,y>\
94963du monastere du shai'kh Khidr'. Le shai'kh Khidr fut cause que l'on dut bätir
94964cette mosquee, par
94965suite de la quantite de monde
94966qui
94967se
94968rendait aupres de
94969lui pour le visiter. On eu commenea
94970la construction
94971le
9497215 du mois de Djou-
94973mada secoud, et le soiu de cette Operation fut confie au vizir Baha ad-Din ihn
94974Minna et
94975ä
94976'Alam ad-Din
94977Sindjar
94978al-Masrouri,
94979lequel
94980etait
94981connu
94982sous
94983le
94984nom
94985d'al-Khayyat-f gouverneur du Caire ä
94986cette epoque.
94987Cette mosquee
94988fut
94989terminöe au mois de Shavval de l'annee 667.
94990Au commencement de l'annee 666, le khalife etait sur le tröne, et les
94991ro.is
94992regnaient comme
94993l'annee
94994precedente.
94995Cette
94996annee,
94997le
94998sultan
94999al-Malik
95000az-
95001Zahir s'empara
95002de
95003Jaffa;
95004il
95005sortit du
95006Caire,
95007le samedi,
95008deuxieme jour du
95009mois de Djoumada second,
95010et
95011il regut des ambassadeurs du prince de Jaffa,
95012qui lui apportaient des presents de bienvenue et des cadeaux.
95013II les
95014fit arreter
95015et charger de chaines. En meme temps,
95016il ordonna
95017ä l'armee de
95018s'equiper
95019(Khitat, man.
95020arabe
950211732,
95022fol. 213
95023r°).
95024Plusieurs grandes mosquees y etaient bäties
95025:
95026les djami' d'Alimad
95027az-Zahid,
95028d'al-Malik, de Guirai, d'al-Kafouri,
95029cette derniere proche
95030de la Soumaisathiyya, du
95031fosse, du
95032naib de Karak,
95033de
95034la Souwai'ka al-djoummai'za, ou
95035du
95036« petit marche du sycomore
95037», de Kidak, de Sharaf ad-Din, d'ath-Thahir, d'al-Hadjdj
95038Kamal at-Tadjir.
950391. Makrizi dans le Khitat (man.
95040arabe
950411731,
95042fol. 368
95043v°) consacre une assez longue
95044notice ä sa zavia;
95045eile se trouvait en dehors de la porte Bab al-Foutouh, dans
95046le quar-
95047tier de la rue Zokak al-Kohl Js-^t
95048jjj^j) sur le grand canal. Son proprietaire se nom-
95049mait
95050Kliidr ibn Abi Bakr ibn Mousa al-Mahrani al-Oudouwwi,
95051et
95052il
95053etait le directeur
95054de conscience du sultan;
95055il s'etait d'abord adonne ä la vie ascetique dans la montagne
95056de Maza
95057i vJt J-^' 1u i se trouve en dehors de Damas, oü l'avait connu l'emir
95058Saif ad-
95059Din Koushtemour al- 'Adjami
95060; ce
95061fut sur les conseils du shaikh Khidr que
95062les assassins
95063de Koutouz nommerent sultan d'Egypte
95064l'emir
95065Bai'bars al-Bondokdari. Quand Baibars
95066se
95067fut empare du pouvoir souverain,
95068il
95069batit au shaikh Khidr une zavia dans
95070la mon-
95071tagne de Maza, une autre en dehors de Ba'albak, une autre ä Hamah, une autre a Iioms,
95072et enfin
95073celle dont
95074il est question
95075ici. en dehors du Caire.
95076PATR. or. — T.
95077XII. — F.
950783.
9507934
p. 516
95080504
95081MOUFAZZAL IBN ABIL-FAZAIL.
95082[162]
95083Jö-Ji ®'UI
95084*ÄS^»
95085JU
95086y~>
95087^jAc ^03
95088AjJiJl
95089^1
95090Lu
950917^Lr*H
95092>^^ V^
95093-
95094r-^3^
95095llft
95096*f^J^j
95097(^»l*
95098j^Vl
95099aAJI
95100JaI
95101IjJLl»
95102L.
95103-u>
95104Ls.yCLj öaJIj
95105' Ji^l
95106^1
95107^£L*)I
95108j^-Vl (>
95109*-^>}k>3 C^-J A»
95110Jö-Ul
95111Jj,
95112ll)
95113^J^jIa.j
95114ili
95115J^
95116CJö}
95117c-uJI
95118dU-Oj
95119*
95120fol. 28 r. ^
95121,j*UI
95122v 5y£-
95123\p*& jo
95124Ist
95125üÄ*j
95126f-jj*J\
95127Jli ®£jL£~3
95128^j-juj'j
95129jL>*
95130iL-
95131(j
95132JL93
95133t5jj>UI
95134düj
95135J>'i
95136ijL.
95137L^ä
95138J.
95139JIÜ.3
95140•c*.
95141JU;
95142<D1 ^j ^<.
95143^\
95144iiili-
951451. Lire ja;
95146,
95147, l'auteur ayant confondu )b et o1
95148.
95149en pleine nuit,
95150et
95151il marcha
95152si
95153bien qu'au matin
95154il
95155se trouva devant
95156Jaffa.
95157Les Francs prirent
95158la
95159fuite,
95160et
95161se
95162refugierent
95163de
95164la
95165ville dans
95166la
95167citadelle
95168qui
95169se trouvait sur une
95170colline elevee,
95171et
95172qui
95173etait defendue par de hautes
95174murailles.
95175L'armee
95176fit
95177irruption
95178sur l'esplanade
95179'
95180et
95181entra
95182dans
95183la
95184ville
95185dont
95186eile
95187s'empara apres que ses habitants eurent
95188sollicite une capitulation. Le sultan
95189la leur
95190accorda,
95191et
95192il
95193leur donna une somme
95194de
95195quarante
95196mille dirhams
95197pour les dedommager des pertes qu'il leur
95198avait
95199fait
95200subir;
95201ils
95202sortirent de
95203la
95204ville,
95205et
95206ils
95207s'embarquerent
95208sur
95209des
95210navires
95211qui
95212les
95213conduisirent
95214ä
95215'Akka. Le sultan
95216s'empara
95217ensuite de
95218la
95219forteresse
95220et
95221il
95222la
95223detruisit
95224ainsi
95225que
95226la
95227ville.
95228Jaffa
95229etait
95230l'une
95231des
95232constructions
95233qu'avait
95234faites
95235le
95236Roi
95237de
95238France
952392
95240lorsqu'il
95241etait venu
95242s'installer dans
95243le
95244Sähel
952453
95246apres
95247qu'il
95248eut
95249ete
95250*
95251loi. 28 r. battu
95252(ä
95253la Mansoura),
95254et apres avoir recouvre
95255la liberte
95256* en l'annee
95257648.
95258L'historien a dit
95259: Cette ville de Jaffa fut conquise
952604 par 'Amrou ibn al-'As
95261sous
95262le khalifat d'Abou
95263Bakr, qu'Allah soit satisfait de
95264lui
95265! D'autres
95266disent,
95267au
95268contraire,
95269qu'elle
95270fut conquise par Mo'aviya,
95271et c'est ce que rapporte
95272al-
95273Balazori.
95274Izz ad-Din ibn
95275'Asakir
95276a
95277dit dans sa chronique que
95278le
95279roi Tan-
95280keli
952815
95282,
95283fils de la
95284sceur du prince d'Antioche,
95285bätit cette
95286ville en l'annee 493.
95287Une
95288nuit,
95289Salah ad-Din vint investir cette ville, en l'annee 588;
95290le patriar-
952911. L'espace laisse libre de toute construction qui
95292se trouve dans
95293les
95294villes
95295fortifiees
95296entre leur enceinte et les premieres maisons, tels les boulevards qui longent les fortifica-
95297tions sur le pourtour de Paris. — 2.
95298« Re de Frans
95299»,
95300ce qui
95301est
95302le nom que les
95303histo-
95304riens arabes donnent a saint Louis. —
953053.
95306IäLJI designe
95307la
95308cüte
95309de la
95310Palestine. —
953114. Sur les Byzantins. — 5. Tancrede,
95312qui regut
95313Jaffa
95314de Godefroy de
95315Bouillon,
95316devint
95317ensuite
95318seigneur d'Antioche;
95319apres une carriere
95320assez
95321agitee,
95322il s'empara de Banias,
95323de Djabala, d'Athrib,
95324et se mit en campagne pour envahir
95325la petite Armenie;
95326il mourut
95327en route, en 506 de
95328l'hegire (1112-1113 de J.-C).
p. 517
95329[163]
95330HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
95331505
95332<ÜU
95333„»i-J
95334\-jlaj_J
95335(jlw
95336'C~- ^
95337iV"^'
953387"}w
95339ly-lC'
95340J^_5 <jU
95341,*->JlJ
95342/vJ>
95343"3
95344Jj%" O-
95345dUi
95346jjJLTj @ ^r*^
95347.^"-^J
95348^^->o
95349^r^j
95350j~-\
95351^r**»'
95352jj-*~-*>
95353i*]^—!
95354UivXij jLYl
95355Ao
95356ljj-ij
95357J^Jl
95358ti
95359^jXlÄVl
95360diu
95361~J1
95362J-^jj
953637t—«all
95364jJI
95365JUJI
95366l^J-"
953671
95368<*?'
95369(*r*J
95370JjLJl
95371dlUI
95372Ipdi
95373UJI3 ^--A
95374pb
95375jj^*^
95376<J>J
95377V* j^~^ J^/
95378dUi
95379IjJaili
95380@ÄJL«
95381-_<J>-j
95382a-h—T}
95383^a>]
95384<Ll-
95385ij ^
95386^o-L^
95387jUlc-
95388j>)*Ji
95389dLUi
95390^pl
95391cj
95392s^n-ju
95393^AÜäJi
95394ctLUI
95395Lptüs
95396^x»-
95397ciiJj
95398( Js.
95399Jj>_ Jj
95400LjI^ääTj
95401I^TjL^c-
95402,j
95403,y~=~i
95404(j-ö^-^j
95405j~*j
954061. Lire ^^-J. — 2. Man. j~ij^'. — 3. Lire J_)J, le sujet etant au feminin.
95407che, accompagne dun certain nombre des personnages notables de
95408la
95409ville,
95410sortit de Jaffa;
95411(ils se rendirent aupres du sultan),
95412ils
95413lui offrirent de prendre
95414possession de la ville en leur accordant une capitulation, d'etre ses prisonniers,
95415et de racheter prisonnier pour prisonnier, grand pour grand, petit pour petit'.
95416II fut alors conclu entre eux que Ton renverrait l'affaire ä Taube; sur ces
95417entrefaites,
95418le
95419roi d'Angleterre
95420vint les
95421rejoindre pendant
95422cette meme nuit;
95423cela leur donna une
95424grande
95425force,
95426et
95427ils rompirent
95428la Convention
95429qui
95430avait
95431ete
95432faite. Le sultan partit
95433alors de devant Jaffa
95434et
95435alla camper ä al-Katoun.
95436Ce fut ainsi
95437qu'il ne put s'emparer de Jaffa
954382
95439, et ce fut seulement al-Malik al-
95440'Adil
95441qui
95442la
95443conquit par
95444le moyen de son armee
95445et des troupes d'al-Malik
95446al-'Aziz 'Othman, souverain de TEgypte, en 591.
95447Ibn 'Asakir a dit
95448: Quand l'Empereur
954493 vint ä Jaffa, sous le regne du sultan
95450al-Malik al-Kamil
954514
95452,
95453il
95454reedifia
95455sa
95456citadelle
95457et
95458fortifia
95459la
95460ville.
95461Ensuite,
95462le
95463Francais, c'est-ä-dire
95464le roi de France
954655
95466, mit tous
95467ses soins ä rebätir la ville
95468et ä
95469la
95470fortifier;
95471eile resta en
95472la possession des Francs depuis
95473cette epoque
954741.
95475C'est-ä-dire que chaque grand seigneur
95476franc
95477serait echange
95478contre un
95479grand
95480seigneur musulman,
95481et ainsi pour les gens de chaque caste. —
954822. L'auteur
95483de la Vie de
95484Saladin raconte que ce prince vint camper devant Jaffa,
95485le
9548615 Radjab
95487588.
9548811 comman-
95489dait le centre de ses troupes
95490; son aile gauche etait sous le commandement de son frere,
95491al-Malik al-'Adil
95492;
95493son
95494aile droite
95495obeissait aux
95496ordres de son
95497fils,
95498al-Malik
95499az-Zahir.
95500L'attaque de
95501la ville commenca
95502le lendemain;
95503les Francs demanderent un armistice qui
95504ne leur fut pas accorde, mais l'attaque
95505faiblit. Le vendredi 18 Radjab, les Musulmans
95506s'emparerent de la
95507ville,
95508et
95509la
95510citadelle continua
95511la
95512resistance. D'apres la Vie de Sala-
95513din,
95514le
95515roi d'Angleterre
95516arriva en Syrie
95517le 13 Djoumada premier 587.
95518L'liistoire de ces
95519evenements est plus compliquee que ne le
95520dit Moufazzal. — 3. Frederic
95521II de Hohens-
95522taufen, empereur d'AUemagne. —
955234. Sultan ayyoubite d'Egypte. — 5. Re de Frans.
p. 518
95524506
95525MOUFAZZAL IBN ABIL-FAZAIL.
95526[164]
95527*l»jVI
95528fj>
95529l^
95530J^-J
955311*^1
95532^y*
95533^ÜäJl
95534ctUJI
95535P-^S
95536UJj
95537rjj-*i\
95538Ji» ®ÖJI
95539i-Äjfc J
95540olo
95541J^.
95542«5jj
95543_^-j
95544_ri£-
95545j^lT
95546*&5ül
95547«»
95548l^ic-
95549Jj^s
95550,_ÄJLiA)
95551CJÜ»
95552,_^>-j ^iü
95553^Ir
95554sjl
95555«J
95556pjül
95557<jl)i
95558( JLc jlkUI
95559*Jl>l
95560UAJ
95561(^j-»l j lj-^
95562^
95563j^kio-1
95564jl
95565,j-a=>dl
95566Äi-I
95567(»^
95568,1)1jU
955694»i
95570^p-V)
95571ClS
95572,_<l£C
95573jl
95574fc^lj
95575^y^^äJl
95576"r*^.
95577llf*
95578^-Vl-ls
95579®5sÄi-l J
95580v,
95581._;. ?*.!!.
95582jvJtJI
95583jj-C*5Cdl
95584jÄäij
95585«J
95586«sj
95587i^Äll yLwl ^
95588IaoU^J
95589L5C&
95590JlaI ^j
955911. Lire ^äJüJIj. — 2. Lire
95592.^J~~JI. — 3. Forme etrange, mais qui n'est pas une faute
95593de copiste; sorte de participe passif d'un verbe
95594. JJ^>, tire du francais
95595« commandeur ».
95596jusqu'au moment oü al-Malik az-Zahir s'en empara, au cours de la presente
95597annee.
95598L'historien a dit
95599: Quand al-Malik az-Zahir eut termine
95600l'affaire de
95601cette
95602ville,
95603il la quitta,
95604le mercredi, douzieme jour du mois de Radjab, se dirigeant
95605sur ash-Shakif ', devant lequel
95606il
95607vint
95608camper,
95609le
95610mardi,
95611dix-huitieme jour
95612foi. 28 v°. du mois
95613de
95614Radjab.
95615II
95616intercepta une
95617lettre
95618provenant
95619*
95620des Francs
95621qui
95622etaient
95623ä Saint-Jean
95624d'Acre,
95625et
95626qui
95627portait
95628les
95629signes
95630caracteristiques
95631-
95632des
95633ofliciers qui gouvernaient
95634dans
95635les deux Shakifs;
95636il y
95637etait dit
95638:
95639« Les
95640Musulmans
95641ne parviendront jamais
95642ä s'emparer de
95643la forteresse
95644si
95645vous
95646la
95647defendez
95648avec
95649vigilance;
95650redoublez
95651donc
95652de
95653soins pour vous
95654proteger.
95655»
95656Quand
95657le
95658sultan eut
95659pris connaissance de ce document,
95660il y vit immediate-
95661ment s'ouvrir devant
95662lui un chemin qui devait le conduire ä
95663la conquete de
95664cette forteresse
956653
95666.
95667Le sultan manda une personne
95668qui savait öcrire en langue franque,
95669et
95670il
95671lui ordonna de rediger une
95672lettre dans laquelle
95673eile employa les signes con-
95674venus
95675entre
95676les officiers des deux
95677villes de Shakif et
95678la garnison de Saint-
95679Jean d'Acre, signes qu'elle
95680prit dans la lettre
95681qu'il
95682avait interceptee. (Dans
95683cette
95684lettre,
95685le
95686sultan) mit le Commandeur qui
95687gouvernait Shakif en
95688garde
95689contre
95690le
95691vizir'' qui
95692residait aupres de
95693lui,
95694et
95695coatre
95696plusieurs
95697autres per-
956981. Deux localites portent le nom de Shakif (Yakout,
95699III, 309)
95700:
95701Shakif Arnoun, celle
95702dont
95703il est question
95704ici, qui
95705est une
95706tres puissante
95707citadelle sur une montagne proche
95708de Banias, dependante de Damas, entre
95709cette
95710ville et
95711la
95712cöte;
95713l'autre,
95714Shakif Tiroun,
95715etait une citadelle tres forte,
95716voisine de Tyr..—
957172. Cachets, marques, et
95718autres
95719signes
95720de reconnaissance, exclusivement connus, sauf en cas d'indiscretion, par
95721les expediteurs
95722et
95723les
95724destinataires, et permettant ä ces
95725derniers de
95726reconnaitre, sans aucune
95727crainte
95728d'erreur, la provenance des lettres qui leur etaient adressees. — 3.
95729Litt.
95730« s'ouvrit devant
95731lui une porte pour sa conquete
95732». — 4. Ce terme de vizir, applique ä un officier chretien,
95733est bizarre
95734et inattendu;
95735il montre
95736Fignorance dans laquelle
95737se trouvait l'auteur de la
95738valeur exacte des mots qu'il employait.
p. 519
95739[165]
95740HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
95741507
95742J^sjlj
95743®,_,l^!l
95744(j
95745<*-! JO
95746kill«
95747A<
95748fcJü-li
95749JL.
95750Jl
95751r-^>-l
95752jl
95753V^J
95754JJ-CXJI
95755Ss-O
95756«
95757j»J_j
95758>_jLlsdl
95759*3_)
95760i_^>JI
95761Ja-
95762i_ ä.ä.Ml
95763,Jjb|
95764i
95765äjj
95766Uiis
95767<U-ä>
95768LJI
95769,_J>Jl
95770^».LLLlI
95771dUJI jlkUI
95772J\
95773\5JL~
95774jl
95775Jl ^
95776^iAiJI
95777pA'Ujli
95778<J
95779\j\£
95780^SS\
95781jUuJI
95782<LjL
95783(«jji
95784(V2^^
95785(V
95786ü-*^
95787j^j
95788jjauX^JI
95789«lk^>'j
95790(_&—Sl>
95791SjjJiUl
95792(JlL
95793->i joj
95794vijuj
95795Ijlc
95796ij^>-j
95797Xj
95798®(^>
95799Jäi-Z?»
95800jV
95801|»j*«
95802ki-mj
95803j_j-«
95804(Ji
95805JLäJI
95806*(-^j
95807%"li«
95808(j<»u>*_)
95809IajIä>£I
95810»Lüj
95811LäI^s
95812—>_/>-lj
95813üjWI
95814lf-Afr /tu
95815—ily» Jl
95816jL-j
95817Jj-2-O
95818Jl
95819Jli'V'
95820_^£1
958211. Lire »jjb-J. — 2. Lire
95822,y>
95823^jtyLnj
95824*~.b j.
95825sonnes dont les noms
95826se trouvaient cites dans
95827la lettre
95828qu'il avait saisie; en
95829meme temps,
95830il
95831fit ecrire une autre lettre
95832'
95833au vizir pour
95834le mettre en garde
95835contre
95836les
95837agissements du Commandeur,
95838et
95839il
95840lui
95841signifia,
95842s'il avait besoin
95843d'argent, de
95844le recevoir d'un roi dont le nom etait donne dans la lettre.
95845Le sultan envoya ces lettres dans la place par ruse
958462
95847. Quand les gens de
95848Shakif en eurent
95849pris connaissance, une erneute eclata parmi eux, en meme
95850temps que
95851le siege de leur
95852ville etait vigoureusement pousse (par les Musul-
95853raans). Leurs disputes
95854arriverent
95855ä
95856un
95857tel
95858paroxysme
95859qu'ils
95860se
95861virent con-
95862traints d'envoyer des gens au sultan al-Malik az-Zahir et de convenir avec lui
95863qu'ils
95864lui
95865livreraient
95866la
95867forteresse,
95868ä rla
95869condition qu'aucune des personnes
95870qui
95871s'y trouvaient ne serait tuee.
95872Le sultan
95873prit possession de Shakif,
95874le vingt-neuvieme jour du mois de
95875Radjab;
95876il s'etait dejä empare du bastion qui couvrait
95877la porte, le sabre ä la
95878main
958793
95880.
95881II traita
95882le Commandeur dune
95883facon
95884tres
95885aimable.
95886Le nombre des
95887personnes qui etaient dans la forteresse
95888s'elevait ä quatre cent quatre-vingts
95889combattants
95890;
95891le sultan les
95892fit monter sur des chameaux pour les conduire ä
95893Tyr,
95894et
95895il
95896fit partir avec eux des gens pour les garder dans leur chemin.
95897Le sultan al-Malik az-Zahir partit de Shakif,
95898et
95899il envoya
95900la plus grande
95901partie de
95902ses bagages ä Damas; puis il se mit en route pour Tripoli;
95903il lanca
95904une incursion sur
95905le territoire de cette
95906ville,
95907il
95908detruisit
95909ses villages,
95910coupa
95911les
95912arbres, aveugla
95913les sources
95914et combla les ruisseaux; de
95915lä,
95916il
95917se rendit
95918ä la
95919Citadelle des Kurdes dont
95920il
95921entreprit
95922le siege. Un ambassadeur arriva
959231. En francais, comme venant des gens de Saint-Jean d'Acre. — 2. En les attachant ä
95924des fleches qu'on lanca dans Shakif et que les habitants ramasserent (Nowaifri, man. ar.
959251578,
95926fol.
9592776
95928v°). — 3. C'est-ä-dire que Shakif etait tout pres de tomber en son pouvoir.
p. 520
95929fol. 29
95930i"
95931508
95932MOUFAZZAL IBN ABIL-FAZAII..
95933[166]
95934'f0l. 29 r». JJ* *j)£ ^3
95935\y\£
95936,ilö-YI Ja
95937J*~J
95938<Lo
95939^j> yltj
95940»fit Uilcli
95941iiL^j
95942<.lsl
959434-9
95944Ja
95945*—»J^r-
95946;
95947'_J-^r-"J
95948jLtil
9594941,
95950jj-lkj
95951IjAäI
95952lii^icS
95953jLswj
95954Jy~_«
95955,j
95956Ij-lfr
95957jLkiül
95958JjJ>
95959alors aupres
95960de
95961lui, envoye par la
95962garnison de
95963la citadelle,
95964avec des provi-
95965sions
95966et des cadeaux de bienvenue, mais le sultan
95967leur renvoya
95968le tout,
95969et
95970il leur reclama
95971le prix du sang d'un homrae de l'armee (musulmane)
95972qu'ils
95973avaient tue quelque
95974* temps auparavant. De la Citadelle des Kurdes,
95975il partit
95976pour Homs,
95977d'oii
95978il se rendit ä llamah, puis
95979ä Afamiyya'.
95980II decampa durant
95981la nuit
95982et
95983il ordonna
95984ä
95985ses troupes
95986de
95987s'equiper. Toute l'armee
95988revetit ses
95989armures, et
95990il vint camper devant Antioche.
95991Histoire de la conquete d'Antioche et des evenements qui l'accompagne-
95992rent.
95993Ce fut au commencement du mois de Ramadhan que le sultan vint assie-
95994ger cette ville. Les gens qui l'habitaient en sortirent pour lui demander une
95995capitulation, et ils stipulerent certaines conditions auxquelles
95996il ne voulut pas
95997souscrire;
95998il les renvoya decus dans leurs esperances, etil commenca l'attaque.
95999II s'empara de
96000la ville
96001le samedi, quatorzieme jour du mois
96002de Ramadhan,
96003et
96004il
96005placa
96006ä
96007chacune
96008de
96009ses
96010portes
96011plusieurs
96012emirs pour
96013surveiller
96014la
96015canaille
960162
96017; quand Tun des Francs
96018sortait avec
96019quelque
96020objet, on
96021le
96022lui pre-
96023nait. On ramassa
96024ainsi tout ce qu'on put,
96025et le sultan distribua
96026le butin aux
96027emirs, aux officiers et aux soldats, suivant leurs grades.
96028On
96029compta
96030les gens
96031qui
96032avaient ete
96033tues
96034ä
96035Antioche,
96036et
96037leur nombre
96038s'eleva ä plus de quarante mille personnes
96039*
96040; on en fit sortir un certain nombre
960411. Apamee. — 2. Que
96042l'on forcait ä
96043sortir d'Antioche. .^j^. a bien
96044le sens de
96045« Ca-
96046naille, apache
96047»
96048;
96049il s'agit ici des Francs, et cette expression de polemique injurieuse est
96050tout ä fait insolite dans le style d'un historien, surtout d'un Historien
96051chretien, parlant
96052d'une
96053calamite qui
96054fondit sur des
96055Cliretiens. Un ne peut comprendre que Baibars
96056fit
96057garder
96058les
96059portes pour
96060arreter
96061les
96062apaches au passage
96063et laisser
96064sortir
96065les
96066honnetes
96067gens, car Makrizi dit formellement que la population entiere dut deliler devant les emirs.
96068— 3.
9606911 y avait 100.000 hommes ä Antioche, sans compter les femmes, et la garnison se
96070composait de 8.000 combattants, ce
96071qui
96072etait considerable pour l'epoque.
p. 521
96073[167]
96074IIISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
96075509
96076<u;>»Jlj
96077iilsJI
96078:OUl
96079ijlfil
96080£*?- Jl JL^ ^
96081p* <8 O JL"
96082*A)1
96083p£Sli
96084^j-Jlj
96085ju-V!
96086fL^II j>J
96087Jä-JI
96088JJUJI ^/«^
96089r^
96090a» • -^-^ ® J^" ^
96091«-»•-> ^»^
96092JLl^jp U-WS J^
96093jt£ L iXt
96094ilijisw
96095^Ä-aJl
96096J»3-)
96097fc-Us9
96098^idl
96099j^Jj
96100SXij
96101«Oll *fol.29V
96102de Musulmans qui
96103s'y trouvaient detenus comme prisonniers,
96104et qui avaient
96105ete
96106captures
96107en
96108Syrie.
96109Le baron
961101
96111,
96112seigneur
96113d'Antioche
96114et
96115de
96116Tripoli
961172
96118,
96119avait profite
961203 de
96121la conquete de la Syrie par les Tatars pour commettre toutes
96122sortes d'horreurs contre les Musulmans d'Alep, pour les massacrer, les faire
96123prisonniers
96124et
96125les emmener en
96126captivite, mais
96127Allah,
96128le
96129tres-haut,
96130tira ven-
96131geance de ses crimes.
96132Ces bonnes nouvelles furent envoyees ä tous
96133les gouverneurs
96134en Syrie,
96135en Egypte,
96136et dans
96137le
96138pays
96139des
96140Francs
96141'
96142;
96143parmi
96144ces missives,
96145se
96146trouvait
96147une lettre adressee au prince d'Antioche, qui
96148residait alors
96149ä Tripoli, et qui
96150fut redigee par Ibn Abd az-Zahir, qu'Allah
96151lui fasse misericorde!
96152Voici
96153le texte de cette
96154lettre
961555
96156:
96157« Le Comte
96158illustre,
96159honore,
96160glorifie,
96161le
96162heros, le lion tres loyal, le foudre de guerre, Boemond,
96163la gloire de la nation
96164qui suit la religion du Messie,
96165le chef de la nation chretienne,
96166le seigneur de
96167ceux qui professent la foi en Jesus (qu'Allah lui inspire
96168le desir de suivre sa
96169voie de verite,
96170* qu'il
96171fasse naitre dans son äme de louables resolutions °,
96172et *fol. 29v.
96173que les bons
96174conseils trouvent en lui un esprit dispose ä garder leurs ensei-
96175gnements), a dejä appris comment nous avons attaque Tarabolos, et porte la
96176guerre au foyer meme de son palais.
96177«
96178II
96179a pu contempler,
96180apres
96181que nous nous fümes
96182retire
96183de
96184ses etats,
961851. Plutöt que
96186«
96187le prince
96188»; prince, quand ce mot
96189ne designe pas
96190le Roi,
96191n'est pas
96192un titre
96193francais. ^1 transcrit (li) barons au nominntif. —
961942. Makrizi nomme ce sei-
96195gneur, souverain d'Antioche
96196et de Tripoli, Boemond.
96197fils de Boemond;
96198il regnait alors
96199ä Tripoli. — 3. Litteralement
96200:
96201«
96202s'etait
96203aide
96204». —
962054. Les Francs
96206de Palestine, pas les
96207Francs d'Europe, naturellement. — 5. Le texte
96208et la traduction en ont ete donnes par
96209Quatremere dans son Histoire
96210des sultans mamlouks, d'apres Nowai'ri,
96211I,
96212n,
96213190.
96214II
96215existe des differences entre
96216le texte de Nowai'ri et celui de Moufazzal. — 6.
96217C'est-ä-dire
96218de se convertir ä l'Islamisme, ce qui etait un souhait platonique.
p. 522
96219510
96220MOUFAZZAL 1BN ABIL-FAZAIL.
96221[168]
96222j\j^\ dUr
96223«JL». U^}
96224jl* J^ > j>V' i-ta ^jVI iL- ^ ^UOI
96225air
96226,lt
96227j!
96228LJJL*JI
96229ily-V
96230^cJUs.
96231L.
96232VI
96233Sji
96234jjj
96235jU-iVI
96236j>^'
96237v-iij «JLpJI c^CLj
96238«jjUI
96239JaI"j
96240^JLöJI
96241(^«^l
96242^-4j ^l^b J^Vl ciiix^
96243cA] o^
96244k_Äpj
96245^.IxJlj
96246^1
96247Ijlj
96248oj^JI ^y
96249*~Ae.
96250^—iJl ^
96251^Jäir
96252c^lj
96253®\Xa ^LJI
96254-Sji
96255|V-*J>JI
96256^jäI-Ij
96257i^u
96258j^
96259J~>-j
96260d)Xß
96261^y
96262LU-j
96263^_l^j
96264Oj-aJI
96265l-V-*>
96266J-Lfr
96267C&ji cJJ Üy«
96268c-«-*
96269^
96270c-ft
96271Vj
96272eJj%
96273LSjU
96274^iij
96275ijJ*,
96276(.y«
96277Ja-I
96278Jl
96279VI
96280«4^"L; ^ ^
96281^^>-lj
962821. Man. ^^A^LJt, pour ^j^'jJ!, du singulier
96283(J^p
96284;-\
96285comment ses maisons avaient
96286ete
96287ruinees; comment
96288la
96289vio de
96290ceux qui les
96291habitaient
96292avait
96293ete
96294faucbee; comment
96295ses
96296eglises
96297(dont
96298il
96299s'enorgueillis-
96300sait) ont ete balayees de la surface de laterre; comment
96301les calamites,
96302suc-
96303cedant
96304ä
96305la paix, ont fondu
96306sur chaque demeure; comment des monceaux
96307de cadavres ont
96308ete accumules
96309sur
96310le
96311rivage
96312de
96313la mer, comme
96314des
96315iles;
96316comment les hommes ont ete
96317tues, leurs
96318enfants röduits en servitude,
96319et les
96320femmes de libre condition condamnees ä l'esclavage.
96321«
9632211 a vu comment les arbres de ses campagnes ont ete coupes
96323; comment
96324nous n'avons laisse que ce qui peut nous servir ä construire la charpente de
96325nos catapultes,
96326s'il plait ä Allah!
96327et ä elever des palissades
96328'
96329; comment nous
96330t'avons ravi,
96331ä toi
96332et ä tes sujets, votre fortune et vos troupeaux; comment le
96333pauvre
96334a ete enrichi
96335; comment le celibataire a trouve' une femme
96336; comment
96337celui
96338qui
96339servait autrui
96340est maintenant devenu
96341le maitre
96342d'esclaves; com-
96343ment celui qui marchait ä pied va aujourd'hui ä cheval.
96344« Et toi, tu contemplais ce spectacle du regard de l'homme qui sent planer
96345sur lui les affres de la mort; quand tu entendais une voix, tu disais, au comble
96346de l'epouvante
96347:
96348« C'est contre moi que cette voix s'est elev^e!
96349» Tu sais que
96350nous sommes
96351parti de tes etats, mais comme quelqu'un qui
96352avait l'intention
96353bien
96354arretee
96355d'y
96356revenir; que nous
96357t'avons
96358accorde un
96359repit, mais que
96360ce
96361repit ne devaitpas durer au delä dun terme que nous connaissions, et auquel
96362nous
96363avions
96364fixe une date. Tu
96365as vu comment,
96366lorsque nous nous sommes
96367eloi^ne de ton royaume
963682
96369,
96370il n'y est pas demeure une bete de somme qui ne
963711.
96372Plus exactement,
96373des retranchements en
96374bois derriere
96375lesquels
96376les assiegeants
96377etaientä l'abri des fleches lancees par leurs adversaires. —
963782. Le sultan, comme on
96379l'a
96380vu plus haut, avait
96381fait une incursion contre Tripoli, puis
96382il
96383s'en revint ä Homs, d'oü
96384il
96385repartit pour aller
96386faire
96387la conquete d'Antioche.
p. 523
96388[169]
96389IIISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
96390511
96391^jj J ^3
96392VI ijU
96393! V3
96394ijl?-
96395llJÜ ^3
96396Vi
96397<üV.
96398V3 i^U
96399toJJ ^3
96400VI ^L.
96401dUr dUu
96402Vj ® ijü.
96403y»3
96404VI
96405dAJ
96406iy>-y>
96407Vj
96408jj-sä* yy
96409VI yj
96410V3 ijU
96411Jjlx-Jl
96412ZjZc« ^\ j ^ J\
96413«ojVI
96414dUL"
96415Vj Ü»LÜl
964162JLpJI ^jjj J ^ ^1 JUI
96417yi
96418ULrj
96419,_iij
96420ja- Ülkl J&jl» Jl
96421LI~>
96422^3 dU
96423UL« ^iij
964243 iJ;U-
96425JjJLxJJi
96426i"
96427L,
96428dULJ ^
96429Iaj® jfVI
96430*
96431Jlß ^~i
96432t-A«
96433jlj d^ -^
96434Lll
96435J-*-**" V ^3 Mol. 30 r.
964365j4rtej ~b
96437*k>VI
96438fJi ^^ ^ di m>j
964394p^ dLk
96440^Ä3!
96441*5Ut ^14^3
96442SjjUI
96443Jl
96444dJ^llc c^->
96445JjjJI
96446<3l~ Jj j^j Jfc— J
96447tJLk;!
96448UjJj
96449jL^s
96450LWj3 7 ji"l/l
96451Cö-I^. J JLi ''JÜaJx^ *£j
96452J^ ^3 @l3^
96453Li I^^J
96454Ij^r-iCs
964551. Nowairi a ^ ü,U USd. J ^»j ^1. —
964562. Man. ^jj ^a ^J! _j>UJ! ^*^
96457Lj
96458JU^t; Nowairi a
96459la lecon adoptee. —
964603. Man.
9646123, U. Jy*Jl_j. — 4. Nowairi a oXv^Jä
96462^ ^jJ! M». —
964635.
96464Lire ^ ^.y^J'j
96465sj[^L —
964666. Man. JJ*J
96467J^". —
964687.
96469Nowairi
96470a
96471füt en notre possession, pas une fille dont nous ne fussions les maitres, aucune
96472colonne
96473qui
96474ne
96475füt tombee
96476sous
96477les
96478coups
96479de
96480nos
96481pics
96482'
96483,
96484pas un champ
96485dont nous n'eussions coupe les
96486recoltes, pas un
96487objet
96488qui füt
96489ta
96490propriete,
96491que nous ne t'eussions ravi.
96492« Tu n'as trouve de defense, ni dans ces grottes creusees aux sommets des
96493montagnes
96494inaccessibles,
96495ni
96496dans
96497ces
96498vallees
96499qui
96500penetrent profondement
96501dans les terres et qui confondent Fimagination. Tu as appris comment nous
96502sommes parti de tes etats; puis, comment nous avons paru devant ta capitale,
96503Antioche, avant qu'aucune rumeur
96504n'erüt annonce
96505notre
96506approche
96507;
96508tu
96509sais
96510comment nous sommes
96511arrive devant
96512ses
96513murailles
96514;
96515tu ne
96516croyais pas que
96517nous nous eloignerions de tes domaines et qu'ensuite nous reviendrions, pour
96518marcher * sur les traces de nos pas.
96519« Nous t'apprenons ces evenements dans leur integrite, et nous te faisons
96520toucher du doigt la calamite qui est sur toi, et qui a frappe tout ton royaume
96521:
96522Nous sommes
96523parti
96524de devant Tripoli, le mercredi, vingt-quatrieme jour du
96525mois de Sha'aban, et nous sommes venu camper devant Antioche
96526le premier
96527jour du mois de Ramadhan. Au moment
96528oü
96529nous
96530arrivämes,
96531tes
96532troupes
96533sortirent de la ville pour nous livrer bataille, mais elles furent vaincues; elles
96534se preterent un vaillant concours, mais la victoire ne couronna pas leur valeur.
96535« Le Connetable, qui se trouvait dans
96536leurs rangs, fut fait prisonnier;
96537il
96538demanda ä retourner vers
96539tes
96540complices,
96541et
96542il
96543penetra
96544dans
96545la
96546ville.
96547II en
96548ressortit,
96549lui,
96550plusieurs de tes moines
96551et des
96552plus notables de
96553tes
96554officiers,
96555fol. 30
96556r».
965571. Litt.
96558:
96559« aucune colonne qui ne füt dans la main des pioches
p. 524
96560512
96561MOUFAZZAL 1BN ABIL-FAZAIL.
96562[170]
96563jjlII J Jyj
96564^JJz^
96565_^idl
96566jj
96567jyjj
96568jlj
96569-u-UJI ^^L
96570(_r_^-^
96571^ÜM->~1
96572,j-*
96573"^->\j\
96574^ilUjL
96575\^Lll«
96576P&J
96577j^W*
96578^"^b
96579jl-iiVl
96580tj
96581JjVl
96582_JÄ
96583iJjbj
96584^^U*-»
96585/*-£-!
96586*LcLJl
96587<_**/!
96588(Ji-OJ
96589j^r»^'
96590j^~
96591Jr*
96592^tt-
96593(_/ä»
96594(3j
96595*—^f""JJ
96596lilLiti
96597*£}•** ^>
96598"yjJuxAj
96599U3
96600Lift
96601iUUtJlj
96602Liäiad
96603j aTiI»-i
96604v« JS
96605ÜI95
96606jUa-oj
96607Jls.
96608*Aj
96609ijUwül
96610/>*>
96611,j^
96612^J,/'
96613A»sj
96614Luj
96615!»jl«
96616*L <-
96617;
96618fc-^j
96619Vi
96620LI^
96621a»-i
96622JL
96623ui
96624LjaJi
96625/^«
96626»,,<£
96627iAlcj
96628VI
96629^wl»
96630A&-I
96631jlS
966321. Man. jJoLz'*
96633.Le!. — 2. Nowai'ri a -i^Jj. —
966343. Nowairi omet
96635«s>j. —
966364. Marshan
96637transcrit marshal = marechal, avec
96638l'equivalence n —
96639l. — 5. Nowairi a v_^»yi J^-j
96640.i&Lwd! ^JJ
96641.*^j
96642.)^*p'- — 6- Nowairi a
96643iJjXä.!
96644« tous ceux que tu avais choisis ».
96645et
96646ils discuterent avec nous
96647: nous reconnümes qu'ils etaient dans
96648les memes
96649vues que toi, ä savoir qu'ils voulaient provoquer la perte des hommes par des
96650desseins perfides; nous avons vu que
96651leurs opinions, quand
96652il s'agit de faire
96653le bien,
96654sont
96655divergentes, mais que leur parole, quand
96656il
96657faut
96658faire
96659le
96660mal,
96661est unanime.
96662« Quand nous vimes que leur destinee
96663ötait
96664ineluctable, qu'Allah
96665avait
96666decide leur mort, nous les renvoyämes, et nous leur dimes
96667:
96668« Nous allons sur
96669« l'heure vous assieger, et ceci est le premier et le dernier avis que nous vous
96670« donnons.
96671»
96672Ils partirent, et ils te ressemblaient dans leur conduite, bienper-
96673suades que tu
96674allais venir
96675les rejoindre
96676avec
96677tes
96678Chevaliers
96679et tes hommes
96680d'armes. En une
96681heure, c'en
96682etait
96683fait de
96684la
96685gloire du Marechal,
96686la terreur
96687envahit l'äme des moines
966881
96689,
96690et
96691le gouverneur de la forteresse s'apercut de
96692la
96693calamite qui fondait sur lui
96694: la mort venait
96695ä eux de tous
96696les cötes.
96697« Nous conquimes Antioche par
96698le sabre ä la quatrieme heure du samedi,
96699quatorzieme jour du mois de Ramadhan; nous massacrämes tous ceux qu'elle
96700renfermait, qui avaient pour mission de
96701la garder et de la defendre contre les
96702attaques
96703de ses
96704ennemis.
96705II
96706n'y
96707avait
96708pas un
96709seul
96710de
96711ces hommes
96712qui ne
96713possedät une part des biens de ce
96714bas monde,
96715et, maintenant,
96716il ne reste pas
96717un seul de nos soldats qui ne possede quelqu'un de ces hommes et une partie
96718des biens qui furent les leurs
967192
96720. Apres cette
96721lettre,
96722il ne
96723te sied plus de nous
967241.
96725II y a dans le texte plusieurs jeux de mots
96726et assonances qu'il est
96727impossible de
96728rendre dans une
96729traduction. — 2. La lettre continue encore longuement dans Nowai'ri,
96730mais
96731Moufazzal
96732l'a abregee pour arriver plus vite ä sa conclusion.
p. 525
96733[171]
96734IIISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
96735513
96736V
96737jl
96738v-w
96739U,U^J! Oa
96740ju,
96741jl Ui
96742l^i-
96743U
96744^-L<r
96745jl
96746Li! ^_ V
96747l irlOl
96748*-L*
96749iiÜa.1
96750_^i-
96751Oui-L
96752Jj
967533<Lai>
96754JLil
96755<J'15CJI
96756*
96757sJL*
96758<Ül
96759C-L3 Hi
96760@
967612 I^>«
96762IäA*
96763JL-T *fol.30r>.
96764d~^ U
96765j^\
96766iilkl
96767j^ JL
96768L.
96769Jl
96770^äJUJI ^LL-
96771J
96772<\ JJ) ^LOl
967731-La ^
96774VI
96775Lj'
96776iJJ j^ ^ jf
96777«r-t l£
96778U
96779«r—9- ^ J>V.
96780-*
967811 ^ ^ L ^ ^ "^
96782^LJI
96783|._jä«
96784-Uc
96785L_JI
96786Ja-.a
96787U
96788^J-
96789I-L*.
96790jlij
96791,j-\j cP j&
96792£^*iJ_5
96793j»(^>-
96794^y
96795-CäJ;
96796jLYI
96797I^AJpj
96798'-^Jj ^ iöJJI
96799ju>
96800^iC_.
96801iADI
96802jl
96803X."
96804®^L^a)lj
96805^s^-DI
96806J-*l
96807Jr*
96808l_5^il^
96809JULVI3 p.,^1 ^ LjL-
96810Ürll. >Lv >
96811iJVI ^L;
96812Li
96813^JfcJ jj
96814jlij
96815Jl
96816A
96817Jo-Vl
96818(»_y
96819S_X J
96820\ij~~* ^a9
96821'
96822f"
968231^ ^
96824.1^1
96825~fi>->^-
96826J43
96827^~->
96828J^=-
96829j^* ^j
968301.
96831Nowai'ri a LiUr^l
96832« apres cet
96833entretien
96834»,
96835formule
96836ä peu pres äquivalente. —
968372. Nowai'ri
96838a Ls-° U^ JLj"
96839"^. —
968403.
96841Lire Jii, l'auteur ayant confondu
96842les emphati-
96843ques (J
968445 et i. — 4.
96845II faut tJoJ^ Ujj.
96846accuser de t'annoncer des nouvelles mensongeres,
96847de memo qu'apres le dis-
96848cours que nous venons de te
96849tenir, tu n'as plus ä demander
96850ä personne de
96851t'exposer la realite de la Situation.
96852»
96853Quand cette
96854* lettre arriva au baron,
96855il entra dans une fureur terrible, et *foi.30v°
96856il ne recut de nouvelles d'Antioche que par cette missive.
96857Si quelqu'un
96858avait
96859jure que personne ne
96860se sauverait d'Antioche,
96861il
96862n'aurait
96863certainement pas
96864fait un faux serment.
96865II y avait dans cette ville cent mille habitants, et meine
96866plus, d'apres
96867ce qua rapporte
96868l'officier tatar qui y
96869etait venu en
96870qualite de
96871resident pour representer (le prince de Perse)
96872; on fit payer un dinar
96873ä chacun
96874des habitants
96875'
96876;
96877leur nombre
96878fut
96879etabli
96880sans tenir compte
96881des
96882gens qui
96883se
96884refugierent
96885dans
96886la
96887ville, paysans
96888des
96889bourgs
96890et
96891des campagnes,
96892quand
96893l'armöe musulmane marcha contre Antioche.
96894La
96895forteresse
96896fut
96897prise
96898apres
96899la
96900ville, au
96901bout dun jour;
96902la
96903garnison
96904demanda
96905ä
96906capituler; huit
96907mille
96908combattants
96909se
96910trouvaient
96911reunis dans
96912la
96913citadelle, sans compter les femmes
96914et les enfants; ces gens etaient en nom-
96915bre beaucoup
96916trop grand pour un espace aussi
96917restreint; beaucoup mouru-
96918rent; les vivres
96919se
96920firent rares, puis vinrent
96921ä manquer totalement. Gela les
96922decida ä envoyer demander au sultan, ä Taube du dimanche, second jour de
96923la conquete de la
96924ville, une capitulation qui
96925les sauvät tout d'abord du mas-
96926sacre, ä laquelle condition ils descendraient pour se constituer prisonniers.
96927Le sultan leur accorda la capitulation qu'ils demandaient
96928;
96929ils sortirent de
969301.
96931Apres
96932la
96933prise
96934d'Antioche,
96935ils
96936devaient etre
9693760.000 au
96938plus, car
96939il
96940est
96941dit plus
96942haut qu'il y eut 40.000 tues dans la
96943ville, et
96944il est ä presuraer que des habitants avaient
96945cherche un refuae dans la citadelle.
p. 526
96946514
96947MOUFAZZAL IBN ABIL-FAZAIL.
96948[172]
96949«-aäJI
96950IjJä-w
96951ty»-
96952»(Jfr
96953Jj^s
96954<ül
96955iil*>,i
96956Ll»j>-jI
96957Sa=Jj
96958Iaj
969591^-ä-O
96960l-t
96961al&
96962(Vj-«-5*"-'
96963J~~5
96964l^Ul
96965J|^~>
96966,j-)>~ ^J
96967rv" «^
96968v_i~J ^ ^j
96969cUJl
96970,>>
96971j^- ^ ^
96972Cjt
96973U*l
96974JL"
96975-»i
96976jl^j
96977jUt.j yu.
96978iJL* J
96979lrJ~;9
96980^UjUll
96981^i~il
96982jj-ül ^^
96983_^-Vl
969841. Lire
96985^ i^r^ts ^^'
96986\J>-
96987la
96988citadelle portant
96989leurs plus beaux
96990vStements,
96991et
96992ils
96993ressemblaient
96994aux
96995fleurs d'un
96996jardin. Quand
96997le regard du sultan tomba
96998sur eux, quand
96999il
97000les
97001entendit tous
97002crier d'une
97003seule voix'
97004:
97005« Fais-nous
97006misöricorde,
97007et
97008Allah te
97009fera
97010misericorde
97011!
97012»,
97013il
97014fut touche de
97015compassion;
97016lorsqu'il
97017les
97018vit
97019tous
97020se
97021prosterner devant lui,
97022il leur
97023fit gräce de la vie, et
97024il ordonna que Ton d^tour-
97025nät le glaive de leur tete.
97026Ensuite,
97027le sultan al-Malik az-Zahir s'empara de Baghras
970282 ä
97029la demande
97030meme de ses habitants
97031;
97032il envoya l'emir Shams ad-Din Ak-Sonkor al-Farikani
97033pouren prendre possession, le treizieme jour du mois de Ramadhan.
97034II
97035s'etait
97036egalement rendu maitre,
97037le neuvieme jour du mois de Ramadhan, de
97038Dai'r-
97039Koush
970403
97041,
97042et
97043il
97044fit
97045la paix avec
97046la population
97047d'al-Kosair
970484
97049,
97050ä
97051la
97052condition de
97053partager par la moitie avec
97054eile les
97055citadelles voisines de
97056cette place
970575
97058; puis
97059il s'en retourna ä Damas, oü
97060il
97061fit son entree
97062le vingt-sept de Ramadhan.
97063L'historien a dit
97064: Maintenant que nous avons raconte la conquete d'An-
97065tioche,
97066il convient que nous mentionnions quelques-uns des evenements qui
97067s'y sont passes et quelques faits de son histoire
97068r
97069'
970701.
97071« D'une seule main
97072»,
97073dit le texte
97074arabe. — 2.
97075Ville ä quatre farsakhs d'Antioche.
97076— 3. Yakout ne donne aucun renseignement sur cette localite. —
970774. Kosair, qui signifie
97078« la petite forteresse
97079», est le nom de plusieurs localites dans l'Islam
97080: l'une est la pre-
97081miere Station que Ton trouve quand Ton va de Homs ä Damas; une autre, Kosa'ir Mo 'in
97082ad-Din, est situee dans le Ghour (Yakout, IV,
97083126). — 5. On a plusieurs exemples
97084de
97085cet arrangement bizarre
97086conclu
97087entre
97088le
97089sultan d'Egypte
97090et
97091les Francs de
97092Palestine;
97093on devine aisement que cette diebotomie de petites cites entre
97094les troupes du sultan du
97095Caire et les soldats chretiens devait etre l'occasion de tiraillements constants et de vexa-
97096tions
97097continuelles. —
970986.
97099II
97100y
97101a
97102ici une lacune dans
97103le
97104mnnuscrit; on
97105trouvera
97106dans
97107Nowai'ri, apres le recit de
97108la
97109prise d'Antioche, un cbapitre sur l'histoire de cette ville
97110que Moufazzal avait resume dans les pages de sa chronique qui se sont perdues.
p. 527
97111[173]
97112HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
97113515
p. 528
97114516
97115MOUFAZZAL IBN ABIL-FAZAIL.
97116[174]
97117* fol. 31
97118r".
97119i\j>
97120Vj
97121/j-iijl
97122_~L
97123jL~
97124IAA
97125jlSj
97126J»»j>m
97127/>> J«-al*
97128yj
97129<il5v^
97130,J}J $0-
97131V-JLL3
97132/Ja>
97133,_j ^öü«i
97134i
97135jl
97136^Afr
97137*jc
97138-väj
97139jj^säJi <S^m Vj
97140S-*~*>
97141i^4.J'j
97142v>y5
97143tiAtl y
97144<*Ji
97145Jlsj
97146l^ü-
97147->i) ijU-
97148*jJ
97149^yaa-lj ® <U
97150dU-L
97151Ij..,:^
97152ibVjJI
97153.IjULo Xt CJU (-»oj
97154Sl^l
971551. Lire J^l
97156*
97157fol. 31 r.
97158...
97159* * et trente annees.
97160Abou Mansour ibn Mohammad lui succöda. Ce Sinan se revetait d'habits
97161grossiers,
97162et personne ne le voyait ni manger, ni boire, ni uriner,
97163ni parier ä
97164qui que ce fut; au lieu de
97165cela,
97166il restait assis sur une pierre, et
97167il monolo-
97168guait depuis
97169le commencement de la journöe jusqu'ä sa fin; les gens croyaient
97170que la divinite etait en lui.
97171Lorsque
97172Nizar
971733
97174fut
97175assassine,
97176les
97177gens
97178de
97179sa
97180secte
97181venaient
97182de
97183lui
97184demander de
97185se rendre parmi
97186eux. Ihn as-Sabbah leur repondit que Nizar
97187etait entoure d'ennemis nombreux, que
97188le pays oü
97189il residait etait tres eloigne
97190du leur, qu'en consöquence,
97191il
97192lui
97193etait impossible de venir chez eux, mais
97194qu'il avait imagine de se cacher dans le ventre d'une femme, de facon ä venir
97195parmi
97196eux,
97197ä
97198l'abri des tentatives de ses ennemis, quand
97199le moment
97200de
97201sa
97202naissance serait arrive. Ges gens se montrerent satisfaits de
97203cette [invention
97204d'Ibn as-Sabbah].
97205II
97206leur envoya alors une jeune femme qui
97207etait devenue eneeinte de ses
97208ceuvres,
97209et
97210il leur
97211fit
97212dire
97213:
97214« Nizar
97215est dans
97216le ventre de
97217cette personne.
97218»
972191. La lacune du
97220manuscrit comprend
97221la
97222fin de Fannee
97223667
97224et
97225le commencement
97226de l'annee 668. — 2.
97227II s'agit
97228ici de
97229Sinan,
97230le celebre
97231chef ismailien de Syrie, contem-
97232porain
97233de
97234Salali
97235ad-Din. On
97236sait qu'en
97237572,
97238Salah ad-Din attaqua les Ismailiens
97239et
97240vint assieger
97241la
97242forteresse de Masyath,
97243qui
97244etait leur
97245place principale; Sinan envoya
97246un de ses affides ä Shihab ad-Din al-Harimi, oncle de Salah ad-Din, pour lui demander
97247d'intervenir
97248et de
97249faire cesser
97250les
97251hostilites,
97252sans
97253quoi, comme
97254represailles,
97255il
97256ferait
97257assassiner
97258loute
97259la
97260famille de
97261Salah ad-Din. Ce
97262dernier
97263renonca alors
97264ä
97265son
97266projet
97267(Ibn
97268al-Athir,
97269XI,
97270289).
97271Makrizi
97272raconte
97273qu'en
97274668, Nadjm
97275ad-Din
97276Hasan
97277ibn
97278ash-
97279Shaghrat, souverain des
97280forteresses
97281des Ismailiens, envoya un ambassadeur au sultan
97282d'Egypte pour
97283lui demander une diminution de
97284tribut. Le prince
97285de Sahyoun
97286s'etant
97287entremis en faveur des
97288Ismailiens, al-Malik az-Zahir
97289lui confera
97290le commandement des
97291forteresses
97292ismailiennes, qu'il
97293retira
97294ä Nadjm
97295ad-Din
97296et
97297ä
97298son
97299fils. C'est vraisembla-
97300blement
97301ä
97302cette
97303occasion
97304que
97305Moufazzal
97306parle
97307des
97308Ismailiens. —
973093.
97310Nizar
97311etait un
97312prince
97313egyptien,
97314fils du kbalife
97315fatimite al-Mostansir
97316billah Abou Tamim Ma'add, qui
97317fut assassine" par son frere, Aboul-Kasim Ahmad al-Mosta'ali billah.
p. 529
97318[175]
97319HISTOIRE DES SULTANS MAMLOUKS.
97320517
97321jm
97322Jlsj
97323L_3-
97324%y>~S
97325J}J*
97326,L>U*3
973270-*Jj
97328fLfl ^ JÖ
97329\ZM
97330SsÄä
97331^^k;
97332,j
97333j\j,
97334j\ ^
97335U*—
97336IJlÜ
97337,*xi«
97338L*Ää-l'
97339üjlj
97340|*^£.
97341(_iJLNi)i ^^y
97342SjlT
97343^iy^ä\
97344L)
97345^_Jl ^
97346Jü> *
97347,\>JJS
97348JIäI
97349*-*in^Jj
97350tljIiJI
97351_G.C«,lj
97352dUio
97353.i}UI
97354j»L>
97355Jlj
97356aU«
97357^1 ^^9
97358«Äilisj
973591.
97360Lire
97361l.hj. — 2. Lire
97362i^i-t ,»«3.. — 3. Lire
97363l-x*s^. — 4. Lire
97364iX>, l'auteur ayant
97365confondu .*, et
97366<jl,.
97367Au bout d'un certain nombre de jours, cette femme accoucha,
97368et
97369eile mit au
97370monde un garcon
97371qu'ils nommerent Hasan,
97372car Hasan
97373ibn as-Sabbah
97374leur
97375avait
97376dit
97377:
97378« Le nom
97379(de
97380Nizar) a
97381ete
97382change
97383ä cause du changement
97384de
97385forme
97386(qu'il
97387a
97388subi).
97389» Quand Hasan mourut en l'annee 515,
97390il
97391laissa pour
97392lui succeder son
97393fils, Mohammad, qui lui-meme transmit ses pouvoirs ä
97394son
97395(fds) Hasan.
97396L'historien
97397a
97398dit
97399: Quand
97400l'empire du
97401Kharizmshah
97402se
97403fut
97404etendu,
97405ce
97406souverain
97407se
97408decida
97409ä attaquer
97410les Ismailiens. Cet Hasan
97411ibn Mohammad
97412'
97413declara alors qu'il avait eu un songe (au cours duquel
97414il avait vu)
97415Ali, sur lui
97416soit le
97417salut
97418! qui lui avait
97419dit
97420:
97421« Tu renoveras les
97422rites de lTslam, ses
97423obli-
97424gations
97425rituelles
97426et sa
97427loi.
97428» Hasan dit alors
97429ä
97430ses
97431fideles
97432:
97433«
97434Est-ce
97435que
97436nous n'avons pas le pouvoir absolu, soit de vous decharger de vos obligations,
97437soit de vous
97438en
97439imposer, selon notre bon
97440plaisir? »
97441Ils lui repondirent que
97442si, et qu'ils etaient tout prets ä lui obeir.
97443Hasan ibn Mohammad
97444ecrivit
97445alors
97446ä Baghdad
97447et
97448dans
97449tous
97450les pays
97451ä ce sujet, et
97452il manda aupres
97453de
97454lui des
97455juristes.
9745611 forca les habitants de
97457Kazwin ä venir le servir et ä lui
97458tenir l'etrier
97459quand
97460il
97461montait ä cheval;
97462il
97463envoya au khalife un
97464ambassadeur pour accompagner
97465celui
97466que
97467le
97468pontife
97469lui avait adresse.
97470As-Sama'ni
97471a
97472dit dans
97473sa
97474chronique que
97475ces
97476sectaires
97477sont nommes
974781. Ce pretendu descendant de Nizar, qui etait, en realite, d'apres cette legende,
97479le des-
97480cendant d'Hasan ibn as-Sabbah, etait devenu le chef des Ismailiens de Perse.
97481II etait en
97482fait Hasan
97483'ala
97484Zikrihi as-Salam,
97485fils de Mohammad,
97486fils de Kiya Bouzourg Oumid; les
97487historiens persans racontent que, le 17 Ramadhan 559,
97488il institua la fete de la Resurrec-
97489tion,
97490abolit
97491les
97492prescriptions de
97493l'Islam, et
97494fit partir de
97495cette
97496date
97497l'ere nouvelle des
97498Ismailiens.

Provenance

Full provenance, licence and citation: part 1.

What the layers are

L0 witness
The text as its witness or edition has it, original spelling; its dialect is a description and is never standardized.
L0.5 transliteration
For Egyptian texts: the transliteration with the editors' marks turned into the symbols ° * < > _ ^ (ruled 2026-09-10). For papyri: the edition's Leiden marks as the same symbols, and the editors' readings beside the scribe's as ‹scribe→editors› (ruled PAP-3).
L1 Cairene
Standardized Greco-Bohairic spelling and grammar, generated by code from the layer above under the rulings of the project.
L2 Kemetic
The Kemetic alphabet, generated by code from L1.
English
Quoted translations where they exist, credited; otherwise model drafts, marked as drafts.